View Full Version : Power Plants in Morocco


BiladAtlas
April 27th, 2010, 07:17 PM
L'un des defis majeurs du Maroc est l'Energie. On est presque le seul pays arabo/amazigh qui est sans petrole.
Dans ce thread je veux encourager des discussions plus particulierement sur les centrales electriques au Maroc (Thermiques, Hydraulique, Eolienne, solaire,...),
J'ai vu pas mal de discussions dans d'autres threads qui sont pas loin de ce que je propose ici. Mais le but de ce thread est d'arriver dans quelque mois a une liste de toutes nos centrales energetiques avec les nouvelles et debats qui vont avec.
Peut etre une source de chez l'ONE nous donnera cette liste en quelque minutes. Mais on peut aussi entrenir un debat autour de ces questions en utilisant cette liste. Des image sattelitaires "google earth" de ces centrales ajouteront plus d'animations au thread. Merci pour vos contributions.

BiladAtlas
April 28th, 2010, 05:14 AM
L'ONE renforce son parc de production (http://www.one.org.ma/FR/pages/interne.asp?esp=2&id1=5&id2=54&t2=1)
Afin de satisfaire la demande en énergie électrique et dans le cadre du renforcement de son parc de production,
l'ONE a engagé des projets d'équipement s'étalant sur la période 2007-2011 :

Production thermique
Centrale thermosolaire de Ain Beni Mathar (thermique, 470 MW)
Centrale à Groupe Diesel de TANTAN (116 MW)
Centrale à Turbines à Gaz de Mohammedia (300 MW)
Centrale à charbon à Safi (thermique, 2 x 660 MW)
Transfert des turbines à gaz de Tan Tan à la Centrale de Laâyoune (thermique, 3x33 MW)
Centrale Turbines à gaz de Kénitra (thermique, 300 à 360 MW
Projet de Groupes Diesel à Agadir (thermique, 72 MW)
Rénovation des deux tranches à charbon de la CTM

Production hydraulique
Complexe hydro - électrique de Tanafnit El Borj (40 MW)
Projet de réhabilitation et de télégestion des usines hydrauliques
STEP Abdelmoumen (hydraulique, 300 MW)

Production éolienne
Initiative 1000 MW (Projets de parcs éoliens)
Parc éolien de TANGER 140MW
PARC EOLIEN DE TARFAYA


one.ma

Superanouar
April 28th, 2010, 12:32 PM
Sympa l'idée de créer un thread unique !

Je reposte un diagramme de l'Economiste posté par walou et qui donne une idée assez précise d'où seront à terme réalisés les prochains investissements dans le domaine énergétique

http://www.leconomiste.com/upload/article/14_99240.jpg

42% d'énergies renouvelables
+ 7% d'énergie nucléaire

= 49% d'énergie sans origine fossile (sans émanation de CO2 et ne générant aucune dépendant énergétique vis-à-vis des pays producteurs d'hydrocarbures).

A noter que seuls 25% de nos besoins énergétiques exigeront des importations d'hydrocarbures dans la mesure où le charbon est extrait au Maroc et le sera encore a priori en 2020. Une vraie victoire :banana:

Par contre, on note qu'en terme de valeur absolue, la production d'énergie à partir de charbon croîtra puisqu'elle passera de 1799 MW à 3791 MW soit une augmentation de 105% ! D'où notamment la construction de la fameuse raffinerie à Safi, malgré les nombreuses contestations de la population. J'espère d'ailleurs qu'un des Safiotes du forum ira nous faire un compte-rendu régulier de l'évolution du chantier de la raffinerie :)

Marocko
April 28th, 2010, 02:00 PM
c'est vraiment cool..
le future est d'energie renouvelables

filsdugrand
April 28th, 2010, 08:11 PM
Moi ce que je ne comprend pas (enfin si a cause de desertec) on fait tout un raffut pour les 2000MW de solaire, alors qu'on aura plus de 6000MW d'eolien dans la meme periode...

BiladAtlas
April 29th, 2010, 05:57 AM
C'est ce qui arrive lorsque le Politique se mele de l'Economique

BiladAtlas
April 29th, 2010, 06:49 AM
Jlec: La centrale qui produit 50% de l’électricité nationale
· 25% de la capacité installée au Maroc
· 3,6 millions de tonnes de charbon consommées par an

Jorf Lasfar Energy Compagny est la plus grande centrale thermique
indépendante de la région Mena. «50 % de la consommation du Maroc en
électricité provient de cette centrale», souligne Majid Iraqui, directeur
général de Taqa Maroc et administrateur de Jlec.
Lancée en 1997, la construction de la centrale électrique avait fait l’objet
d’un montage financier impliquant ABN Amro, Bank Amsterdam, Crédit Suisse
et BNP, soit une cagnotte de 900 millions de dollars pour un financement total
de 1,5 milliard. Le reste étant apporté par ABB (americain) et
CMS (helvetico-suédois), leaders mondiaux dans le domaine de l’énergie
Composée de quatre unités de 330 MW chacune, la centrale est basée sur
un seul site. Combinées, ces unités représentent 25% de la capacité
installée au Maroc. En 2007, l’entreprise a contribué à satisfaire plus de 44%
de la demande nationale en électricité et 50% de sa production.
L’électricité produite est fournie à l’ONE dans le cadre d’une concession
de 30 ans.
La centrale consomme environ 3,6 millions de tonnes de charbon par an
(10.000 tonnes par jour), importé à 100%. Jlec entretient un stock de
sécurité couvrant 35 jours de consommation.
Durant les 10 dernières années, Jlec a offert des niveaux de disponibilité,
en moyenne, de plus de 92%. «Ceci la place parmi les meilleures centrales
thermiques du monde», s’enorgueillit Iraqui.
En 2007, l’entreprise a changé de main. C’est le groupe emirati Abu Dhabi
National Energy Compagny (Taqa) qui est devenu le principal actionnaire de
Jlec en rachetant le groupe CMS et les parts d’ABB. L’entreprise compte
actuellement 300 salariés et a décroché le trophée 2006 pour le Prix national
de la sécurité au travail dans la catégorie des grandes entreprises
industrielles.
Dans ce sens, l’entreprise s’est engagée à une formation et un
développement continu, qui représente un investissement d’environ 4 millions
de DH par an.
La centrale dispose aussi d’un programme de maintenance préventive qui
améliore la fiabilité et permet un rendement optimal. «Chaque cycle de
maintenance est assuré par plus de 750 contractants supplémentaires qui
travaillent 24h/24 et 7jours/7», explique Ahmed Bayini, directeur exploitation
à Jlec. Comme c’est le cas pour tous les équipements sophistiqués et
complexes, des incidents peuvent se produire occasionnellement. Le taux
d’arrêts forcés est maintenu à un niveau très bas de 2,98% en 2007 et à
3,1% pour 2008, la moyenne internationale étant de 4%.
Pour rappel, Taqa dispose d’autres projets dans le domaine énergétique au
Maroc. Elle a récemment acquis 50% de la Compagnie éolienne du détroit et
elle est préqualifiée pour la construction du parc éolien de Tarfaya pour 300
MW.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=87877
Saad Souleymane BOUHMADI

GoogleMaps
http://img59.imageshack.us/img59/4268/ocp11.jpg (http://img59.imageshack.us/i/ocp11.jpg/)

http://img59.imageshack.us/img59/3752/ocp22.jpg (http://img59.imageshack.us/i/ocp22.jpg/)

Youssef
April 29th, 2010, 08:26 PM
Moi ce que je ne comprend pas (enfin si a cause de desertec) on fait tout un raffut pour les 2000MW de solaire, alors qu'on aura plus de 6000MW d'eolien dans la meme periode...

Il y a aussi les gens de l'ONE qui prefere le solaire à l'eolien .. ils galère avec le vent à ce qu'il parait :lol:

En tout cas .. on est amené à tout développer, du solaire, de l'eolien mais aussi, et pour bien réguler du STEP ..

Gadiri
April 30th, 2010, 04:47 AM
http://img59.imageshack.us/img59/3752/ocp22.jpg (http://img59.imageshack.us/i/ocp22.jpg/)

Pics byme.

Photos prises cette été en conduisant, en venant par le Nord.

On voit d'abord l'importance des lignes à hautes tensions qui partent dans toutes les directions. On send que c'est un lieu stratégique lorsque l'on voit toutes ces infrastructures.

http://img693.imageshack.us/img693/4601/dscf0621.jpg (http://img693.imageshack.us/my.php?image=dscf0621.jpg)

Et voici la centrale.

http://img188.imageshack.us/img188/1236/dscf0623v.jpg (http://img188.imageshack.us/my.php?image=dscf0623v.jpg)

BiladAtlas
April 30th, 2010, 05:06 AM
Tu les cachais ou ces photos ? :)
Merci de les avoir partage

Gadiri
April 30th, 2010, 05:12 AM
Tu les cachais ou ces photos ? :)
Merci de les avoir partage

J'ai + 600 photos exploitables de beaucoup de villes du Maroc mais qui font chacune 5MO, ce qui est très lourd à télécharger. Grâce à l'astuce d'Optimus et ImageShack Upload 2.2.0 je vais mettre le paquet ! :cheers:

BiladAtlas
April 30th, 2010, 05:15 AM
J'ai + 600 photos exploitables de beaucoup de villes du Maroc mais qui font chacune 5MO, ce qui est très lourd à télécharger. Grâce à l'astuce d'Optimus et ImageShack Upload 2.2.0 je vais mettre le paquet ! :cheers:
Merci bien.
Je connais ImageShack, par contre c'est quoi l'astuce a Optimus? est ce qu'il a une differente facon de faire? plus simple?

BiladAtlas
April 30th, 2010, 05:21 AM
......
A noter que seuls 25% de nos besoins énergétiques exigeront des importations d'hydrocarbures dans la mesure où le charbon est extrait au Maroc et le sera encore a priori en 2020. .......

Superanour, tu es sur on a encore du Charbon au Maroc. Depuis la fermeture de Jerada je pense qu'on en importe maintenant.
C'est ce qui est dit sur l'article de l'economiste:

La centrale consomme environ 3,6 millions de tonnes de charbon par an (10.000 tonnes par jour), importé à 100%. Jlec entretient un stock de
sécurité couvrant 35 jours de consommation.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=87877

Gadiri
April 30th, 2010, 05:43 AM
Merci bien.
Je connais ImageShack, par contre c'est quoi l'astuce a Optimus? est ce qu'il a une differente facon de faire? plus simple?

De rien ;)

Regarde le post 31, et tu comprendras.
http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=852022&page=2

BiladAtlas
April 30th, 2010, 06:23 AM
De rien ;)

Regarde le post 31, et tu comprendras.
http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=852022&page=2
Merci.
Je viens de le lire. Pour le "screen shot" sur le portable tu peux utiliser "Fn+Prnt Screen".
Ca depend des claviers. Je suis sur que t'as pas besoin de logiciels pour ca.

BiladAtlas
April 30th, 2010, 06:37 PM
Quelque ligne de l'article:
http://www.aujourdhui.ma/economie-details62697.html

La centrale thermique de Mohammédia (CTM) sera fin prête en 2009. La première phase de son programme de rénovation de ses deux unités à charbon sera achevée au mois d’août, selon l’Office national de l’électricité (ONE). ……, cette centrale est la deuxième unité de production d’électricité sur le plan national après celle de Jorf Lasfar. ……Les tranches concernées par cette rénovation sont les tranches N°3 et 4 à charbon.
«La CTM comprend quatre tranches de 150MW pour chaque tranche, dont deux fonctionnent au charbon et deux autres au fuel . La centrale produit 3000 GWh, dont 46% par rapport à la production ONE, et 15% par rapport à la production nationale», a poursuivit M. Fetian. Le coût global de ce projet est de 1,3 milliard de dirhams. Il est financé à la fois par la Banque islamique de développement, la Banque européenne d’investissement et les fonds propre de l’ONE.......
Les quatres tranches de la centrale montrees sur cette image (Google Power :) ). On voit bien que la fumee ne vient que des tranches a fuel. Les tranches a charbon sont en reparation. Encore une autre fois: Google Power :).
http://img709.imageshack.us/img709/6292/ctmu.jpg (http://img709.imageshack.us/i/ctmu.jpg/)

sakom
May 4th, 2010, 01:07 AM
Centrale thermo-solaire Beni Mathar

Image Google Earth (ou maps) 10 oct 2009

http://maps.google.com/maps?t=h&hl=fr&ie=UTF8&ll=34.068285,-2.105105&spn=0.007217,0.013733&z=17

Gadiri
May 4th, 2010, 05:10 AM
Centrale thermo-solaire Beni Mathar

Image Google Earth (ou maps) 10 oct 2009

http://maps.google.com/maps?t=h&hl=fr&ie=UTF8&ll=34.068285,-2.105105&spn=0.007217,0.013733&z=17

Merci Sakom et mar7ababik :)

BiladAtlas
May 4th, 2010, 05:39 AM
Merci Sakom,
J'ai cherche comme un fou pour localiser cette station, mais sans reussite.
Mra7ba bik khouya.

Gadiri
May 4th, 2010, 05:51 AM
BiladAtlas, c'est pas l'heure du post "Train d'ici, train d'ailleurs" ? :lol:

BiladAtlas
May 4th, 2010, 02:26 PM
Khouya Gadiri, Tu sais il y avait beacoup de distraction ces derniers jours sur SSC. Je fais un effort pour ne pas perdre l'enthousiasme.
Je le ferai aujourdhui :)

Gadiri
May 4th, 2010, 04:16 PM
Y a pas de soucis. Chokran khouya ;)

BiladAtlas
May 7th, 2010, 03:50 AM
Energie : l'appel d'offres pour la STEP d'Abdelmoumen sera lancé cette année

Elle permettra d'alimenter une grande partie du sud du Maroc.
L'appel d'offres sera lancé à la fin de l'année.
Après avoir tenté l’expérience à Afourer, dans la plaine du Tadla, l’Office national de l’électricité (ONE) rempile pour une autre station de transfert d’énergie par pompage (STEP), cette fois-ci dans la région d’Agadir. Liée à la retenue du barrage Abdelmoumen, la Step qui en porte le nom sera mise en service en 2014, selon les prévisions dévoilées par Abdellah Griech, directeur de l’hydraulique et des énergies renouvelables chez l’office. La station d’Abdelmoumen, la deuxième de ce type au Maroc, repose sur l’usage de deux réservoirs d’eau d’une capacité de 1,2 million de m3 chacun. Reliés par un pipeline de 576 m, ces deux réservoirs sont disposés l’un au-dessus de l’autre et se renvoient l’eau grâce à une technique simple de va-et-vient. Lorsque le réseau a besoin d’électricité, généralement le soir, lorsque la consommation connaît des pointes, l’eau du réservoir supérieur dévale le pipeline et se retrouve turbinée au niveau des unités de production électrique. A l’inverse, en heures creuses, l’eau du réservoir inférieur est pompée pour remonter dans le réservoir supérieur. En l’occurrence, la STEP d’Abdelmoumen sera programmée pour pomper l’eau entre minuit et 7h du matin pour ensuite restituer l’énergie issue de cette eau entre 19h et minuit. L’énergie ainsi recueillie permettra d’alimenter la quasi-totalité de la région, avec une puissance installée.

Le début des travaux est prévu pour 2011

Pour l’heure, le cahier des charges est en cours d’élaboration avec l’aide du cabinet spécialisé dans les ouvrages d’infrastructures de grande échelle, Coyne et Bellier. Ce dernier a dores et déjà délimité le terrain et les contraintes techniques liées au projet. L’appel d’offres est prévu pour le dernier trimestre de cette année et le choix de l’adjudicataire devrait intervenir au début 2011 pour que les travaux puissent commencer la même année. Il faut en effet compter trois à quatre ans pour la construction d’une STEP. «Le plus important gain qu’apporte l’utilisation de la STEP réside dans la réduction du coût du KWh», explique M. Griech. L’énergie restituée par la STEP est ainsi moins chère que celle issue des turbines à gaz. L’ONE ambitionne également de limiter les coûts de transport en régionalisant la production d’électricité. Tant qu’il y aura besoin de STEP, l’ONE en construira. Jusqu’à ce que la consommation soit idéalement assurée, de manière la plus écologique possible.
Aujourd’hui, la STEP d’Afourer, inaugurée en 2004, fournit près de 8% de la puissance électrique installée, soit 460 MW sur les 6 000 MW existants au Maroc.
La Vie Economique (http://www.lavieeco.com/economie/16500-energie-l-appel-d-offres-pour-la-step-d-abdelmoumen-sera-lance-cette-annee.html)

Tabouleh
May 7th, 2010, 04:05 AM
Vous pouvez en être fiers pour les énergies renouvelables!!! Chapeau bas! :)

BiladAtlas
May 8th, 2010, 10:55 PM
Overview
Country: Morocco
Location: AIN BENI MATHAR
Sector: Energy & Power
Description
Les composantes du projet sont:

A - Centrale électrique de 470 MW; B - Lignes 225 et 60 kV; C - Postes THT/HT; D - Route d'accès; E- Acquisition de terrain; F- Forages d'eau; G - Raccordement au gazoduc; H - Mesures environnementales; I - Services de consultant

Composante A: Les modifications apportées ont consisté à changer le site de la centrale et à augmenter la puissance de la centrale en la portant de 250 (220 MW en thermique et 30 MW en solaire) à 470 MW. La puissance des centrales thermiques (Centrale à vapeur et Turbine à Gaz) est passée de 220 à 450 MW tandis que celle de la centrale solaire est finalement de 20 MW. Il convient de noter que l'appel d'offres pour la construction de la centrale thermo-solaire avait été lancé sur la base de spécification donnant des plages de puissance pour les parties thermique (450 à 500 MW) et solaire (20 à 30 MW), conformément à la pratique courante compte tenu du fait que les puissances unitaires sont sensiblement différentes dans une gamme donnée. La meilleure offre a proposé une centrale de 20 MW solaire. La puissance retenue est le résultat d'une optimisation de l'ensemble de l'usine faite en fonction du coût d'investissement, des frais de maintenance et du productible annuel de l'îlot solaire.

Composante B: Le tracé des lignes de transport d'électricité a été modifié pour être adapté aux besoins d'évacuation de l'énergie. L'évacuation de la production de la centrale de Ain Beni Mathar initialement prévu vers les postes de Bourdim et Jerada se fera dans la nouvelle configuration du réseau de transport vers les poste de Bourdim et Oujda (au lieu de Jerada). Cette modification a fait passer la longueur des lignes 225 kV de 120 à 155 km. Aucune modification n'a été portée au tracé de la ligne 60 kV, longue de 10 km.

Composante C: Consécutivement à la modification du tracé des lignes, des changements ont été opérés dans les postes de transformation de Bourdim et d'Ain Beni Mathar et Oujda. Le jeu de barre d'Ain Beni Mathar a été doublé.

Composante D: l'accès à la centrale se ferait à partir de la route principale RP19 reliant Oujda à Bouarfa, avec la construction d'un tronçon de route de 6 km environ et la réalisation de deux ponts pour le franchissement des oueds Charef et Tabouda. Ces ouvrages étaient dimensionnés de façon à supporter les charges les plus lourdes des équipements.

Composante E: une superficie totale de 203 hectares avait été estimée nécessaire pour la réalisation du projet. Cette superficie comprenait 160 hectares pour la construction de la centrale (80 ha pour les collecteurs cylindro-paraboliques et 80 ha pour le bloc usine et les bâtiments annexes) et 43 hectares pour les passages, l'amenée de gaz, et les lignes et postes.

Composante F: il est prévu l'implantation d'au moins deux forages pour le prélèvement de l'eau nécessaire à l'exploitation, la maintenance et le refroidissement de la centrale ainsi que le nettoyage des collecteurs. Le pompage de l'eau est prévu d'être effectué pendant une durée maximum de 12 heures par jour pour un débit de 100 litres par seconde. Il est aussi prévu un réservoir d'eau brute d'une capacité équivalente à une journée de consommation. L'eau brute doit être traitée avant son utilisation et les eaux usées recueillies et traitées dans un bassin d'évaporation solaire d'une surface d'environ 2 hectares.

Composante G: le raccordement au gazoduc d'un débit de 10 m3/s et d'une longueur de 13 km doit être réalisé au poste M3 du GME. Une station de détente, une unité de comptage du gaz et une bretelle d'amenée du gaz depuis le gazoduc Maghreb-Europe devaient être construites.

Composante H: Les mesures environnementales concernaient principalement les indemnisations pour les pertes enregistrées dans le cadre d'activités agricoles et l'atténuation des dégâts occasionnés à l'environnement lors de la réalisation des travaux.

Composante I: Les services de consultant sont requis pour les études d'avant-projet détaillées, la préparation des dossiers d'appel d'offres, le suivi du processus d'appel d'offres, la validation des études d'ingénierie et d'exécution des entreprises, l'approbation des plans, les essais de réception en usine et sur le site, la supervision et le contrôle d'exécution des travaux, les essais et la mise en service des installations, l'établissement des rapports trimestriels d'avancement des travaux ainsi que du rapport d'achèvement du projet.


Objectives
Globalement, les objectifs du projet tel qu'évalué en 2004 n'ont pas varié. Seule la capacité de production installée de la centrale a été accrue pour répondre aux retards d'investissement observés dans le programme de développement de l'ONE et l'accroissement plus rapide de la demande en énergie du Royaume. Le projet n'a pas subi de changement dans sa description générale et ses composantes restent les mêmes. Toutefois, des modifications ont été apportées aux composantes A, B et C suite au passage à la variante dite de 'Grande puissance' de la centrale de Ain Beni Mathar. Les modifications apportées ont consisté à changer le site de la centrale (voir paragraphe 5.4.1 ci-dessous) et à augmenter la puissance de la centrale en la portant de 250 (220 MW en thermique et 30 MW en solaire) à 470 MW

Le projet a pour objectif sectoriel la généralisation de l'accès à l'électricité et le développement des énergies renouvelables en vue de soutenir la croissance économique et la compétitivité des entreprises marocaines. Il a pour objectifs spécifiques de contribuer à la sécurisation de l'alimentation en énergie électrique du pays, à la diversification des sources d'énergie et à la réduction de l'émission des gaz à effet de serre.

Le prêt supplémentaire est destiné à couvrir le coût additionnel occasionné par les modifications des spécifications techniques de la centrale et de la configuration du réseau de transport d'électricité. Ces changements sont requis au regard du retard dans la réalisation du programme d'équipements de production combinée à une augmentation plus forte qu'initialement prévu de la demande d'électricité.

Key contacts
AMADOU Zakou - OINF3

Costs
Finance source Amount
ADB UAC 136,005,534
Co-financier UAC 73,718,682
Delta UAC 176
Total UAC 209,724,392
African Development Bank Group (http://www.afdb.org/en/projects-operations/project-portfolio/project/p-ma-fac-013/)

http://img72.imageshack.us/img72/2936/benimethar.png (http://img72.imageshack.us/i/benimethar.png/)

On peut voir pourquoi le solaire coute cher. 80 hectares pour generer 20 MW. Ajouter a ca les turbines a vapeur qui vont avec.

Superanouar
May 12th, 2010, 01:35 PM
Apparemment, il y a une centrale électrique au fuel en projet à Aït Melloul (dans le Grand Agadir pour ceux qui connaissent pas). D'ailleurs, il y a eu des manifs contre ce projet il y a quelques jours ! En fait, le problème qui se pose apparemment avec le plus d'acuité, c'est celui de l'emplacement précis de la future centrale thermique :

Plusieurs dizaines de militants de la Tansikiat d'Aît Melloul pour la défense de l'environnement qui compte une vingtaine d'associations actives dans les domaines de l'environnement, du développement local et des droits de l'Homme, auxquelles se sont joints des centaines d'habitants, ont organisé vendredi dernier un sit-in devant le siège de l'ONE d'Aît Melloul pour protester contre le projet de construction d'une centrale thermique à fuel en plein quartier résidentiel Al Amal sis au lieu dit Aît Oujrar.

Ils demandent le transfert de ce projet en dehors de la ville qu'ils estiment polluant et dangereux pour la santé des riverains. Ce qu'un responsable de l'ONE qui a préféré garder l'anonymat réfute. « Nous élaborons nos projets en tant qu'industriel responsable et consciencieux de notre devoir de réduire au maximum l'impact de nos activités sur le milieu naturel », nous a-t-il déclaré. Mais à la question de savoir s'il existe une étude sur l'impact environnemental probable de ce projet, il a préféré ne pas nous répondre.

De son côté, Abderrahim Chouâaibi, médecin chercheur dans le domaine de l'environnement et la santé, que nous avons contacté à ce propos, nous a précisé que «les centrales fonctionnant au fuel » comptent parmi les «plus polluantes ». La combustion du fuel produit le dioxyde de soufre (SO2) et son accumulation dans le corps humain par inhalation de l'air contaminé provoquent des maladies notamment parmi les enfants et les personnes âgées, a-t-il indiqué.

Idriss Ouchagour
10/05/10

Libération (http://www.libe.ma/Projet-de-construction-d-une-centrale-electrique-a-fuel-Les-ecolos-d-Ait-Melloul-sur-le-pied-de-guerre_a11044.html)

^^ Par contre je suis pas arrivé à localiser l'emplacement. Je connais pas très bien Agadir faut dire :)

BiladAtlas
May 12th, 2010, 06:09 PM
Le projet d’un second site de raffinage se confirme à Jorf Lasfar. Le lancement des travaux est prévu courant 2010. Un investissement estimé à plus de 4 milliards de dollars, opéré par des bailleurs du Moyen-Orient et des privés marocains. Le site sera opérationnel en 2020 avec une production de 200.000 barils par jour dont les trois quarts destinés à l’export
Leconomiste (http://www.leconomiste.com/article.html?r=3)

BiladAtlas
May 13th, 2010, 04:04 AM
Merci Gadiri pour la bonne nouvelle. Ca fait plaisir d'avoir un tel projet delivre a temps. Ca tombe bien avant les pics d'ete.

blacko
May 13th, 2010, 04:10 AM
Merci Gadiri pour la bonne nouvelle. Ca fait plaisir d'avoir un tel projet delivre a temps. Ca tombe bien avant les pics d'ete.

mais le problém c'est que ce projet n'aide pas a diminuer notre dependance a l'etranger au niveau énérgétique puisque 90% de la production se base sur le gaz naturel algerien !!!! je ne vois pas comment ca peut etre diferant des autres centrals de production d'éléctricité en utilisant du fioul ( appart le coté environemental).

BiladAtlas
May 13th, 2010, 04:25 AM
Si on ne fait pas de decouvertes de gas ou de petrole dans le proche avenir, on continuera a dependre de l'etranger. Le solaire est encore cher, trop cher lorsqu'on le compare au Gaz naturel ou au charbon.
Pour cette centrale a Ain Béni Mathar, le gaz naturel utilise est presque "gratuit" (si on peut utiliser le mot gratuit) puisqu'on le recoit comme comission au gazeoduc qui traverse le Maroc.

belgiumguy
May 13th, 2010, 04:39 PM
Leconomiste (http://www.leconomiste.com/article.html?r=3)

Je repete ma question aussi ici,pourquoi tant des investissements dans le petrolier?Ou est ce que c'est just normale?

BiladAtlas
May 13th, 2010, 05:05 PM
Je repete ma question aussi ici,pourquoi tant des investissements dans le petrolier?Ou est ce que c'est just normale?

C'est simple. Le Maroc a ete chanceux d'avoir une position geographique tres strategique. Ca a ete neglige depuis l'independance. C'est maintenant qu'on commence a realiser qu'on peut tirer profit de notre position geographique. Il n'y a qu'a voir les prix des maisons qui sont sur 'achouka". Les maisons qui ont deux facades. Elles sont cheres parcequ'on peut avoir un 7anoutte bien positionne.
Si jamais on decouvre du Petrole, ca va etre connu par tout le monde. Ce sont des compagnies etrangeres qui font ces recherches. Elles ne peuvent pas cacher ce genre d'information a leur investissuers.

BiladAtlas
May 15th, 2010, 06:41 AM
05/04/2010
Une délégation de la Société Tunisienne des Industries de Raffinage (STIR) effectuera une mission au Maroc du 12 au 14 avril. Selon le quotidien marocain "Les Echos Quotidien", elle étudiera la possibilité d’importer des produits pétroliers (gasoil et essence) dans le cas où la production marocaine (raffinage) enregistrerait un excédent.
Ibrahim Laâjimi a confirmé cette information, lors d’une déclaration accordée à l’hebdomadaire arabophone " Al Ousboui", tout en précisant que la délégation tunisienne a pour objectif d'étudier la possibilité d'acheter le gasoil et l'essence marocains dans le cas où il y aurait un surplus. Bien que le Maroc ne soit pas, traditionnellement, un pays exportateur de pétrole brut, il dispose néanmoins d’une importante unité de raffinage de pétrole d’autant plus qu’il ya des pourparlers entre le Maroc et certains pays de voisinage pour exporter l’excédent de la production marocaine.

M. Laâjimi a tenu à préciser que l’objectif étant de réduire les frais de transport, les prestations offertes par les armateurs européens étant trop chères, cette opération serait un des premiers marchés importants dans le cadre des contrats de 5 ans signés entre les ministères tunisiens de l'Industrie, du Transport et 4 sociétés pétrolières.
http://www.businessnews.com.tn/BN/BN-lirearticle.asp?id=1089504

BiladAtlas
May 19th, 2010, 06:56 PM
Production d’électricité
Cofely Maroc parie sur le site de Ouarzazate
· Soumission à la manifestation d’intérêt pour la production d’électricité
· La filiale de GDF Suez réalise déjà un CA de plus de 2 millions d’euros
Plus de 2 millions d’euros. C’est le chiffre d’affaires que réalise au Maroc la filiale 80% de GDF Suez, Cofely Maroc. Mais l’entreprise ne compte pas s’arrêter là. «Nous avons une stratégie de développement sur cinq ans qui nous permettra de multiplier par 10 notre chiffre d’affaires», annonce Amine Homman Ludiye, directeur général de Cofely Maroc.
Le contexte actuel dans lequel le pays est en train de constituer son identité environnementale, notamment avec les projets relatifs aux énergies renouvelables, semble favorable à cette ambition. D’ailleurs, Cofely Maroc vient de soumissionner à l’appel international à manifestation d’intérêt lancé par l’agence marocaine de l’énergie solaire (Masen). Cet appel à manifestation concerne la participation au processus d’appel d’offres pour la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le financement d’un complexe de production d’électricité par énergie solaire, d’une puissance de 500 MW, près de la ville de Ouarzazate (cf. www.leconomiste.com). «Nous sommes en train de finaliser les modalités de positionnement du groupe sur ce projet. Maintenant, il s’agit de pouvoir produire la réponse la plus efficiente possible», souligne Homman Ludiye. Présente au Maroc depuis 2001, l’entreprise s’appelait Minds jusqu’au 25 janvier dernier. Depuis cette date, elle est dénommée Cofely Maroc. En 2009, l’entreprise a signé un contrat-cadre avec Medz pour l’amélioration et la réduction de la consommation énergétique de l’ensemble de ses sites offshoring existants ou prévus. Elle a également un contrat de maintenance des installations techniques du groupe Attijariwafa bank qui porte sur sept sites à Casablanca avec une superficie globale de 65.000 m2. Le portefeuille clients de Cofely comprend aussi la maintenance des installations techniques de l’assureur Axa Maroc (3 bâtiments et 3 villas), l’hôtel Barcélo (mise en place d’indicateurs de performance et d’outils de suivi), Marjane et Aircelle (filiale du groupe Safran, site de production de 8.000 m2).
Avec la CGI, Cofely réalise une étude portant sur la mise en œuvre de solutions techniques pour la gestion et le recyclage de l’eau au niveau du son site de la Marina à Casablanca. «Nous avons déjà proposé les premiers aspects des volets techniques. Il ne reste que les solutions économiques», précise Homman Ludiye. Cofely, qui est née de la fusion d’Elyo et Cofathec, conçoit, met en œuvre et exploite des solutions permettant l’optimisation de l’énergie et la réduction de l’impact environnemental en limitant notamment les émissions de gaz à effet de serre.
J. B.
LavieEco (http://www.leconomiste.com/article.html?a=100576)

BiladAtlas
May 27th, 2010, 06:11 PM
DIMANCHE, 23 MAI 2010 21:52
Pour une question de coûts, l’ONE a tout intérêt à installer un terminal gazier dans la région du Nord, ou Centre-nord. C’est ce qui découle des consultations réalisées dans le cadre de la préparation du Plan Directeur Portuaire National (PDPN). Le ministère de l’équipement a mandaté le cabinet d’étude CID pour mener des consultations auprès des organismes utilisant les infrastructures portuaires afin de collecter des informations quant à leurs besoins futurs. L’idée de base est de dresser un inventaire des attentes pour cadrer le futur plan portuaire du pays. C’est dans cette optique que l’ONE a décliné sa vision future en corrélation avec les infrastructures à réaliser.

Justement, que veut l’ONE ? Selon les annexes du PDRN (dont nous détenons copie), l’Office a une feuille de route claire : développer la production électrique à base de charbon au sud du pays, et celle à base de gaz au nord et au centre. La nature du combustible conditionnant son mode d’acheminement et de stockage.

Rappelons d'abord que le plan énergétique national donne la part belle au charbon et au gaz (le solaire étant traité à part). De la sécurité de l’approvisionnement découle la stabilité de la stratégie énergétique. Et si le charbon ne pose pas de problème (sauf au niveau des coûts de transport), le dossier du gaz est un peu particulier. L’Etat table ainsi sur « des partenariats régionaux (l’Algérie probablement) et sur la construction d’un terminal de réception de GNL d’une capacité initiale de 5 milliards de m3 », mentionne l’annexe du PDPN.

L’emplacement de cette infrastructure de stockage ne laisse aucun doute dès que l’on prend connaissance des implantations futures de l’ONE. Ainsi, selon les termes du PDPN, « l’ONA envisage de reconvertir les centrales de Kénitra et éventuellement Mohammédia au gaz d’ici 2012. L’Office a dans ses cartons le lancement de trois nouvelles centrales à gaz à Wahda, Dhar Doum et Oued El Makhazine, en plus de celle de Tahadart actuellement en fonction. Conclusion : « Toutes ces unités nécessiteront une consommation de 5 milliards m3 de gaz d’où l’opportunité d’un terminal gazier dans le Nord ». La conclusion est celle des rédacteurs du PDPN.

Quant au port de Jorf Lasfar, la porte d’entrée principale pour le charbon utilisé par JLEC (Jorf Lasfar Electric Company), il a besoin d’un réglage stratégique. A en croire le PDPN, « la profondeur de ce quai, égale à 12,5 m, est insuffisante pour permettre d’affréter des navires entrés en activité pour le transport du charbon de 100.000 t de capacité qui ont besoin d’un tirant d’eau de –17 m. L’utilisation du fret actuel assuré par des navires inférieurs à 40.000 t à cause du tirant disponible induit selon l’estimation de l’ONE un surcoût de transport de 10 à 12 $/t par rapport aux navires de 100.000 t ». On se demande pourquoi on n’y a pas pensé au moment de sa construction.
Khalidn Tritki
ktritki@maroceco.ma


MarocEco.ma (http://www.maroceco.ma/web/%C3%89CONOMIE/SERVICES/loffice-national-de-lelectricite-maintient-loption-dun-terminal-gazier-dans-le-nord.html)

BiladAtlas
June 2nd, 2010, 07:28 PM
Le Maroc, qui se fournit en pétrole en Arabie Saoudite, en Irak et en Russie, a vu ses dépenses exploser depuis le début de l'année, en raison de la flambée des cours du brut.

La facture pétrolière du Maroc, pays démuni de ressources énergétiques, a augmenté à plus de 8 milliards de dirhams (environ 800 millions d'euros) depuis le début de 2010 contre 393 millions d'euros par rapport à la même période de l'année dernière, selon une source officielle. La hausse de la facture pétrolière du royaume s'explique par la flambée des cours du brut sur les marchés internationaux, a indiqué mardi l'Office des changes (public). L'importation du tonnage de brut, en hausse de 22% en 2010, a atteint pour sa part quelque 1,75 million de tonnes contre 1,43 million de tonnes, selon la même source.

Les fournisseurs du Maroc en pétrole durant les quatre premiers mois de l'année sont l'Arabie Saoudite (366 millions d'euros), l'Irak (258 millions d'euros) et la Russie (194 millions d'euros). Démuni de ressources énergétiques, le Maroc importe la quasi totalité de ses besoins pétroliers.
JeuneAfrique (http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20100602095018/petrole-maroc-importation-russiela-facture-de-petrole-a-double-en-2010.html)

BiladAtlas
June 5th, 2010, 05:07 PM
Energie. La SNI dans le pipe

On pensait le projet de terminal gazier enterré,
mais le voilà qui ressuscite par la bonne volonté
du holding royal.

Contribuant à 4% seulement de la production d’énergie au Maroc, le gaz naturel a pourtant toujours été au centre de la stratégie énergétique du pays. En février 2006, une convention est signée en grande pompe entre le ministère de l’Energie, Akwa Group, l’Office
national de l’électricité (ONE) et la Samir pour la mise en place d’un terminal portuaire de gaz naturel liquéfié. Sauf que le projet est tombé aux oubliettes, avant de refaire surface la semaine dernière. Le même projet de construction d’un terminal gazier fait à nouveau les manchettes des quotidiens, mais avec un nouveau consortium pour le piloter. Exit la Samir et l’ONE, bienvenue à la SNI, holding royal qui vient de signer une nouvelle convention avec Akwa. “Nous ne sommes pas définitivement mis à l’écart, nous explique Jamal Ba Amer, patron de la Samir. Nous serons forcément impliqués dans ce projet gazier, vu que nous serons un des premiers clients. Nous sommes même intéressés pour prendre une participation de 10% à 20% dans ce nouveau consortium”. Du côté de la SNI, pas question de se faire passer pour l’invité surprise. “C’est un projet mûrement réfléchi. Le groupe travaille dessus depuis plusieurs années”, nous confie une source proche du holding. Le partenaire “permanent”, Akwa Group, est, pour sa part, ravi de cette nouvelle mouture. “Avec un partenaire aussi solide, cette fois-ci le projet devrait se concrétiser”, promet Rachid Idrissi Kaïtouni, responsable du pôle gazier du holding de Aziz Akhannouch. Sauf que là, tout est à reprendre à zéro en matière d’études et d’arbitrage entre les sites. Affaire à suivre… Fahd Iraqi
TelQuel (http://www.telquel-online.com/427/actu_economie2_427.shtml)

Gadiri
June 29th, 2010, 03:39 PM
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Gadiri
June 29th, 2010, 03:41 PM
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Superanouar
June 29th, 2010, 08:19 PM
Thread intéressant, mais il y a des informations traitant des énergies renouvelables qui ont été traités sur le thread energy power plants. Il y a même des discussions entre les différents modes de production. Pourquoi ne pas fusionner les 2 ?

Totalement d'accord avec toi Gadiri ! Je propose que les 2 threads soient fusionnés. De toute façon, à terme, il n'y aura pas d'autre projets de Power Plants que des sites produisant de l'énergie renouvelable :D

Quoiqu'il en soit, c'est vrai que la vitesse à laquelle s'enchainent les projets est impressionnante, et a de quoi rendre fiers tous les Marocains !

Ωρτimuş
June 29th, 2010, 08:49 PM
Thread intéressant, mais il y a des informations traitant des énergies renouvelables qui ont été traités sur le thread energy power plants. Il y a même des discussions entre les différents modes de production. Pourquoi ne pas fusionner les 2 ?

il y a également le thread { Sustainable Development News } qui contient un certain nombre de sujets sur les énergies renouvelables
par contre les grands barrages hydrauliques ne sont pas considéré comme relevant de l'approche écologique durable vu leur impacte sur l'écosystème des fleuves
donc ça serait plus logique une intégration énergie renouvelable/développement durable, plutôt que énergie fossile-hydraulique/énergie propre
sinon pour le moment on est juste à 2% d'énergie éolienne

Totalement d'accord avec toi Gadiri ! Je propose que les 2 threads soient fusionnés. De toute façon, à terme, il n'y aura pas d'autre projets de Power Plants que des sites produisant de l'énergie renouvelable :D

Quoiqu'il en soit, c'est vrai que la vitesse à laquelle s'enchainent les projets est impressionnante, et a de quoi rendre fiers tous les Marocains !

On sait jamais, on peut toujours découvrir du Pétrole au Sahara ou Offshore (sourire) ce qui serait une arme à double tranchant
le Maroc il faut pas l'oublier a également des visées sur l'énergie nucléaire civile (l'uranium du phosphate ?)
il y a aussi les projets des barrages hydroélectriques ainsi que du Gazoduc maghrébin qui passe par le Maroc
donc la part des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), de l'énergie hydroélectrique, (du nucléaire éventuellement ?) ne risquent pas de tomber en dessous de 60% pour le quart de siècle prochain au Maroc

Tomb Raider
June 29th, 2010, 08:58 PM
I've merged both threads and edited the title, hope it suits you.

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 08:53 AM
la exemple de sujet sur les stations thermodynamiques qui devrait être mis à part et non pas avec les énergies renouvelables


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La centrale électrique de Tahaddart certifiée du label environnemental ISO 14001

La centrale électrique à cycle combiné de Tahaddart a été certifiée du label ISO 14001 de la bonne gouvernance managériale environnementale, délivré par le bureau de certification international Veritas.

Cette certification a été délivrée, mercredi, lors d'une cérémonie commémorant le cinquième anniversaire de la centrale, tenue en présence de la ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Mme Amina Benkhadra, de représentants de l'Office national d'électricité (ONE) et des responsables de cette infrastructure énergétique.

Située à 10 km environ au nord de la ville d'Asilah sur la route principale Kénitra-Tanger, la centrale de Tahaddart est la première au Maroc, à utiliser la technologie des cycles combinés, qui ne génère pratiquement pas de polluants dans l'atmosphère.

En effet, la centrale, qui couvre près de 12 pc de la demande en électricité du Maroc, dégage six fois moins de d'oxydes d'azote (NOx) et un tiers en moins de dioxyde de carbone (CO2) qu'une Centrale Conventionnelle.

Intervenant à cette occasion, Mme Benkhadra a affirmé que cette centrale constitue un exemple à suivre en matière d'exploitation saine et efficace des ressources naturelles, soulignant que cette distinction témoigne de l'engagement du Maroc à prendre en considération les exigences environnementales.

Elle a également noté que cette certification coïncide avec le lancement des concertations autour de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable, ajoutant que le Maroc entend développer l'utilisation des énergies propres et renouvelables et mettre en place des projets énergétiques d'une capacité de 6.000 MW à l'horizon 2012.

De son côté, le directeur général d'Energie Electrique de Tahaddart (EET), M. José Luis Alfaro, a souligné l'importance de cette distinction, un signe de reconnaissance pour les efforts menés depuis 5 ans pour faire de cette centrale une composante phare de la nouvelle politique énergétique du Maroc.

D'une puissance électrique de 384 MW, la centrale de Tahaddart, fruit d'un partenariat Public-Privé, a coûté 3 milliards de DH. Elle est gérée, depuis l'initiation du projet en 2002, par EET en vertu d'une concession sur une durée de 20 ans.

Le cycle combiné est un procédé où deux gigantesques turbines tournent par la combustion du Gaz Naturel, pour la première, et la vapeur d'eau produite par cette combustion, via une chaudière de récupération, pour la deuxième.

Le rendement énergétique du cycle est de l'ordre de 58 pc, très nettement au-dessus de celui des cycles simples des centrales thermiques classiques, qui atteignent au mieux 40 pc.

map






Station de Tahaddart: de l'énergie électrique au moindre coût

http://www.idom.es/fotos/pry_im1_48_2.jpg
La Station thermique à cycle combiné de Tahaddart (28 km de Tanger), la première du genre au Maroc, assure près de 11,5 % de l'énergie électrique nationale produite avec le moindre coût environnemental grâce à une technologie performante et à l'utilisation du gaz naturel.
La station, inaugurée en janvier 2005 par SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de la visite du Roi d'Espagne Juan Carlos 1-er au Maroc, affiche fièrement son slogan "Une énergie nouvelle pour un nouveau Maroc".
La station thermique de Tahaddart est la première au Maroc à utiliser la technologie du cycle combiné. Il s'agit d'un procédé où les deux gigantesques turbines tournent par la combustion du gaz naturel, pour la première, et la vapeur d'eau produite par cette combustion, via une chaudière de récupération, pour la deuxième.

Le projet de la centrale, entrepris par l'Office national de l'électricité (ONE) en partenariat avec ""Endesa"" (Espagne) et ""Siemens"" (Allemagne), a été confié à la société de droit marocain ""Energie Electrique de Tahaddart"" (EET) pour assurer sa gestion durant une période de 20 ans.

Le capital d'EET est détenu à hauteur de 48 % par l'ONE, 32 % par Endesa et 20 % pour Siemens.- Lors d'une visite organisée pour la presse dans les installations de la station, le directeur général de Energie Electrique de Tahaddart, M. José Luis Alfaro, a expliqué que les atouts écologiques et la performance d'une telle station sont incontestables en comparaison avec les stations thermiques classiques fonctionnant au fuel ou au charbon.

En raison de l'utilisation d'un combustible propre (gaz naturel), la réduction des rejets d'une centrale thermique à cycle combiné par rapport à une centrale classique est de 84,2 % pour l'oxyde de nitrogène (Nox), de 21,4 % pour les particules et de 32,4 % pour le CO2, a-t-il précisé. Contrairement à une station thermique utilisant d'autres types de combustibles fossiles, la station de Tahaddart n'engendre aucun rejet liquide ou solide. L'eau utilisée pour le refroidissement dans son cycle eau-vapeur est refroidie avant son évacuation vers oued Tahaddart, a-t-il indiqué.

Une imposante construction sert de tour de refroidissement de l'eau qui est portée à près de deux degrés de sa température naturelle lorsqu'elle a été captée sur le cours de Oued Tahaddart. Une telle précaution sert à protéger et à préserver l'écosystème de cette zone marécageuse qui accueille une importante variété d'oiseaux migrateurs.

Outre ses atouts écologiques, la station thermique à cycle combiné a le mérite de mieux s'intégrer dans son environnement. Ses installations n'étant pas aussi grandes que celles des stations thermiques classiques. Ce type de stations permet une meilleure optimisation de l'espace et une réduction de l'impact visuel lorsqu'elles se situent dans un endroit naturel tel celui de Tahaddart, a-t-il expliqué.

Source : Menara

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 08:58 AM
http://img96.imageshack.us/img96/272/prj0201.jpg

one.org.ma

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 09:05 AM
La centrale électrique de Tahaddart

http://img101.imageshack.us/img101/3676/tahhadart01.jpg

one.org.ma

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 09:09 AM
http://img526.imageshack.us/img526/1633/tahhadart02.jpg

one.org.ma

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 09:13 AM
http://img84.imageshack.us/img84/6673/tahhadart03.jpg

http://www.one.org.ma/FR/pdf/tahhadart_Fr.pdf

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 07:57 PM
http://img156.imageshack.us/img156/2772/prj0205.jpg

one.org.ma

Ωρτimuş
June 30th, 2010, 08:00 PM
http://img256.imageshack.us/img256/5403/prj0206.jpg

one.org.ma

BiladAtlas
July 1st, 2010, 07:04 PM
· Extension de la centrale thermique de Jorf Lasfar

Rendez-vous est pris pour le 6 juillet à El Jadida pour une consultation publique sur le projet d’extension de la centrale thermique de Jorf Lasfar et de son étude d’impact environnemental et social. Le coût global est estimé à 1,5 milliard de dollars dont une centaine de millions alloués à la préservation de l’environnement. Le projet porte sur l’adjonction à la centrale de deux nouvelles unités de production thermique fonctionnant au charbon, d’une puissance de 350 MW chacune. Les 4 unités opérationnelles actuellement offrent une capacité de 1.300 MW et répondent à plus de 50% de la demande d’électricité du pays
Leconomiste

BiladAtlas
July 9th, 2010, 10:03 PM
Jorf Lasfar/Centrale thermique
Le projet d’extension impacte-t-il l’environnement?
· Une étude d’impact confirme
· Deux nouvelles unités qui produiront 700 MW

UN projet grandiose. Quelque 13 milliards de DH d’investissement sur 4 ans, un milliard de DH pour la protection de l’environnement et 1,5 million de DH de suivi annuellement. C’est le projet d’extension de la centrale thermique de Jorf Lasfar. Jlec (Jorf Lasfar Energy Company) compte, en effet, mettre en place de nouvelles unités de production électrique. Ces dernières viendront compléter les quatre unités existantes.
Le projet, une fois réalisé, permettra de produire 700 MW, à hauteur de 350 MW chacune. Les nouvelles unités éliront domicile au site de la centrale existante, situé à Jorf Lasfar à proximité du port. Il faut rappeler que les deux premières unités ont commencé à fonctionner en 1994, tandis que les deux autres ont démarré en 2000. Actuellement, la centrale thermique est d’une puissance totale de 1.300 MW et satisfait près de 50% de la demande totale de l’électricité du pays.
Pour ce genre de projet, l’étude d’impact sur l’environnement est rendue obligatoire par la loi (12-03) à partir d’une puissance de 300 MW. Un décret d’application de cette loi fixent les modalités de l’enquête publique destinée à informer les populations des impacts éventuels du projet et de recueillir les avis des citoyens. Un second décret établit les modalités et les attributions du fonctionnement du Comité national de l’environnement et des comités régionaux.

Système de mesure des émissions
Au niveau des émissions, les nouvelles tranches de la centrale utiliseront le combustible charbon (900.000 tonnes/an). Les principaux polluants émis sont les oxydes de soufre et d’azote, les particules et les métaux lourds (mercure principalement). Toutefois, «les nouvelles tranches de la centrale comprendront un système de mesure des émissions en continu qui garantira que celles-ci seront toujours en dessous des limites légales», indique l’étude d’impact. Pour le contrôle de la qualité de l’air, une cabine de surveillance de Jlec assure le respect des limites de la qualité de l’air en vigueur.
Les rejets constituent l’autre source de polluants peuvant impacter le milieu marin. Ils sont de trois catégories: les graisses et les huiles, les eaux usées et les effluents chimiques. Les courants sont ségrégués en fonction de leur nature et sont traités avant rejet. Et ce, pour que la qualité finale respecte les limites fixées par la Banque mondiale dans la mesure où la législation marocaine dispose uniquement des normes de rejets liquides.
En ce qui concerne les déchets, ces derniers sont de divers types: déchets ménagers et assimilés, industriels dangereux, nettoyage de fosses septiques, évacuation de cendres mâchefers et volantes et déchets industriels banals. A chaque type de déchets, un traitement à part. Les déchets ménagers (132 tonnes/an) seront acheminés vers la décharge publique d’El Jadida. Les déchets industriels et dangereux (50 tonnes/an), une partie ira à l’incinération, une autre au recyclage ou au stockage des cendres. Les fosses septiques, quant à elles, elles sont confiées à une société sous-traitante. Les cendres (257.000 tonnes/an) sont évacuées au site de stockage ou vendues aux cimenteries pour usage (près de 95%). Les déchets industriels banals vont également au recyclage.
La pollution sonore est par ailleurs une source non négligeable de nuisances. «Les nouvelles tranches disposeront de nombreux équipements qui, durant la phase d’exploitation, produiront des niveaux importants de bruit», indique l’étude d’impact. Des mesures d’atténuation (fermeture et couverture acoustiques, installation de silencieux) ont été intégrées afin de réduire le niveau de bruit à l’intérieur de la centrale ainsi que celui répandu hors site. Ces mesures portent sur des équipements comme les chaudières, les conduites d’admission d’air, le surchauffeur, les soupapes de sécurité et les conduites de récupération de purges. Encore une fois, ce sont les limites de la Banque mondiales qui sont prises comme références, le Maroc ne disposant pas de normes en la matière.
Côté justification de la sélection de l’emplacement de la centrale thermique à Jorf Lasfar, l’étude met en avant l’aménagement préalable du site à des fins industrielles. Mais aussi l’existence de lignes de distribution et de transport et surtout la présence de points d’approvisionnement en combustible (port et chemins de fer).
L’existence de points d’approvisionnement en eau et les infrastructures de communication (routes, chemins de fer) est aussi un atout. La centrale thermique étant conçue dès le départ pour fonctionner au charbon dans les six tranches, il n’y a pas lieu d’utiliser un autre carburant fossile sauf pour l’allumage et le transport. Idem pour la technologie de combustion qui reste la même. L’adoption d’autres procédés compliquerait les infrastructures, le fonctionnement et augmenterait le coût de construction. Finalement, pour les tranches 5 et 6, c’est la technologie du charbon pulvérisé qui est choisie et est compatible avec celle en fonction pour les 4 tranches existantes. Bien plus, elle présente un excellent rapport technologie/coût de l’investissement et les émissions seront plus restrictives en conformité avec les limites de la BM.

Techniques de dépollution
DANS la collecte des particules, le dispositif utilisé est le filtre électrostatique. Sa perte de charge très réduite et son coût d’entretien par rapport aux autres techniques militent pour son choix. Son efficacité est aussi élevée selon le rapport de l’étude d’impact et qui est de 99%. Ce qui réduit sensiblement l’émission de poussières dans l’atmosphère.
S’agissant de l’oxyde de soufre (S02), la réduction repose sur la technique de la désulfuration à l’eau de mer. «Elle est la plus appropriée pour nettoyer le gaz d’échappement avec un taux d’efficacité élevé», conclut l’étude.
Leconomiste (http://www.leconomiste.com/article.html?a=101635)

Ali JAFRY

Ωρτimuş
July 10th, 2010, 09:24 AM
Merci bien BiladAtlas pour cet article intéressant qui analyse l'étude d'impact de la centrale de Jorf Lasfar


Système de mesure des émissions
Au niveau des émissions, les nouvelles tranches de la centrale utiliseront le combustible charbon (900.000 tonnes/an). Les principaux polluants émis sont les oxydes de soufre et d’azote, les particules et les métaux lourds (mercure principalement). Toutefois, «les nouvelles tranches de la centrale comprendront un système de mesure des émissions en continu qui garantira que celles-ci seront toujours en dessous des limites légales», indique l’étude d’impact. Pour le contrôle de la qualité de l’air, une cabine de surveillance de Jlec assure le respect des limites de la qualité de l’air en vigueur.
Les rejets constituent l’autre source de polluants peuvant impacter le milieu marin. Ils sont de trois catégories: les graisses et les huiles, les eaux usées et les effluents chimiques. Les courants sont ségrégués en fonction de leur nature et sont traités avant rejet. Et ce, pour que la qualité finale respecte les limites fixées par la Banque mondiale dans la mesure où la législation marocaine dispose uniquement des normes de rejets liquides.
En ce qui concerne les déchets, ces derniers sont de divers types: déchets ménagers et assimilés, industriels dangereux, nettoyage de fosses septiques, évacuation de cendres mâchefers et volantes et déchets industriels banals. A chaque type de déchets, un traitement à part. Les déchets ménagers (132 tonnes/an) seront acheminés vers la décharge publique d’El Jadida. Les déchets industriels et dangereux (50 tonnes/an), une partie ira à l’incinération, une autre au recyclage ou au stockage des cendres. Les fosses septiques, quant à elles, elles sont confiées à une société sous-traitante. Les cendres (257.000 tonnes/an) sont évacuées au site de stockage ou vendues aux cimenteries pour usage (près de 95%). Les déchets industriels banals vont également au recyclage.

Leconomiste (http://www.leconomiste.com/article.html?a=101635)

Ali JAFRY

Mauvaise décision que de rendre la production d'électricité dépendante à 50% d'une centrale à charbon aussi polluante, au moment même où on essaient de promouvoir les énergies vertes
Juste un peu vers le nord on trouve la plage de Sidi Bouzid ainsi que la plage d'Al Jadida, son port de pêche et sa foret qui s'étend jusqu'à l'embouchure de l'Oum Rbia, et vers le Sud on a la magnifique lagune de Oualidia avec son aquaculture, cette zone devrait être protégé des déchets chimiques !!
Ça aurait été mieux d'investir dans des centrales à gaz (comme celle de Tahaddart) ou thermo-solaire (comme celle de Beni Mathar), car plus efficientes et beaucoup moins polluantes
http://img132.imageshack.us/img132/3755/prj0201b.jpg

BiladAtlas
July 10th, 2010, 09:31 PM
Effectivement Optimus, le charbon n’est pas la meilleure solution. Comme le montre la figure ci-dessous, le gas naturel a plus d’avantages que le charbon. (moins cher et moins polluant).
Pour des raisons géostratégiques, le Maroc ne peut pas miser fortement sur le gas naturel.
Le problème avec les centrales à gaz naturel est leur limitations en terme de stockage. Il faut liquéfier le gas pour pouvoir le stocker, autrement il faudrait des grands réservoirs qui sont impossibles à construire. D’ou la nécessité du projet du terminal à gaz naturel liquéfié (11 milliard de DH).
Tant qu’on n’a pas construit ce terminal, on a besoin d’un pipeline. La centrale électrique de Tahaddart et celle de Ain Beni Mathar utilisent le gas naturel prélevé à partir du Gazoduc Maghreb-Europe. Ces deux centrales dépendent du bon vouloir de l’Algérie. Ce pays peut fermer les valves à tout moment.
Aujourd’hui, 50% de notre électricité provient des centrales à charbon de Jorf Lasfar. Le charbon a l’avantage en terme de stockage. On peut en stocker suffisamment pour garantir nos besoins pour des mois. Chose impossible pour le gas naturel.
On a vu comment Poutine a utilisé le gas pour prendre l’Europe en otage. Le Maroc peut-il permettre aux généraux d’Algérie de nous prendre en otage?
Apres les expériences douloureuses des centaines de milliers de Marocains expulsés d'Algérie par Houari Boumedienne la veille de l’3eid lakbeer, le Maroc ne laissera jamais 50% de ses besoins en électricité dépendre de la bonne humeur d’un General.


http://img85.imageshack.us/img85/3191/coalgas.png (http://img85.imageshack.us/i/coalgas.png/)
source: Shell

Gadiri
July 10th, 2010, 10:52 PM
Effectivement Optimus, le charbon n’est pas la meilleure solution. Comme le montre la figure ci-dessous, le gas naturel a plus d’avantages que le charbon. (moins cher et moins polluant).
Pour des raisons géostratégiques, le Maroc ne peut pas miser fortement sur le gas naturel.
Le problème avec les centrales à gaz naturel est leur limitations en terme de stockage. Il faut liquéfier le gas pour pouvoir le stocker, autrement il faudrait des grands réservoirs qui sont impossibles à construire. D’ou la nécessité du projet du terminal à gaz naturel liquéfié (11 milliard de DH).
Tant qu’on n’a pas construit ce terminal, on a besoin d’un pipeline. La centrale électrique de Tahaddart et celle de Ain Beni Mathar utilisent le gas naturel prélevé à partir du Gazoduc Maghreb-Europe. Ces deux centrales dépendent du bon vouloir de l’Algérie. Ce pays peut fermer les valves à tout moment.Aujourd’hui, 50% de notre électricité provient des centrales à charbon de Jorf Lasfar. Le charbon a l’avantage en terme de stockage. On peut en stocker suffisamment pour garantir nos besoins pour des mois. Chose impossible pour le gas naturel.
On a vu comment Poutine a utilisé le gas pour prendre l’Europe en otage. Le Maroc peut-il permettre aux généraux d’Algérie de nous prendre en otage?
Apres les expériences douloureuses des centaines de milliers de Marocains expulsés d'Algérie par Houari Boumedienne la veille de l’3eid lakbeer, le Maroc ne laissera jamais 50% de ses besoins en électricité dépendre de la bonne humeur d’un General.


http://img85.imageshack.us/img85/3191/coalgas.png (http://img85.imageshack.us/i/coalgas.png/)
source: Shell

Je serai un peu plus nuancé que toi. Poutine a coupé les vannes car l'Ukraine ne payait pas ses factures et qu'un projet contournant Ukraine et Pologne en passant par la Mer du Nord était en projet. Le pipeline traversant le Maroc alimente l'Europe de l'Ouest. Le marché gazier est basé sur des contrats de longue durée (20ans) donc il y a peu de risques qu'un petit pays veuille en faire autant qu'une grande puissance pour montrer ses petits muscles. Mais le gazoduc direct Algérie-Espagne nous fragilise (il est fini non ?).

BiladAtlas
July 11th, 2010, 07:50 AM
La construction du gazoduc (MedGas) direct entre l'Algérie et l'Espagne est terminée. Il sera opérationnel en septembre selon les officiels d'Alger.
Le début des travaux d'un autre gazoduc reliant l'Algérie a l'Italie (le Galsi) est prévu pour 2010.
Le Maroc touche 7% comme redevance sur le gaz qui traverse son territoire. Il la reçoit en une partie de gaz). Seul l'Espagne (peut être Portugal aussi) dépend du pipeline qui traverse le Maroc. L'Algérie peut exercer des pressions sur le Maroc une fois le second pipeline opérationnel.
Donc on ne doit pas prendre de chance avec un fournisseur qui peut piquer une colère a n'importe quel moment (comme celle qui a poussé a la fermeture des frontières).
La solution maintenant est d’augmenter la part du charbon et démarrer le projet du terminal gazier pour le stockage du gaz naturel liquéfié.

Ωρτimuş
July 11th, 2010, 07:19 PM
http://img180.imageshack.us/img180/3202/chiffresclesmai201001.jpg

http://img231.imageshack.us/img231/9466/chiffresclesmai201002.jpg

Ωρτimuş
July 11th, 2010, 07:21 PM
http://img408.imageshack.us/img408/7047/chiffresclesmai201003.jpg

http://img341.imageshack.us/img341/42/chiffresclesmai201004.jpg

Ωρτimuş
July 11th, 2010, 07:22 PM
http://img24.imageshack.us/img24/7916/chiffresclesmai201005.jpg

http://img231.imageshack.us/img231/975/chiffresclesmai201006.jpg

Ωρτimuş
July 11th, 2010, 07:22 PM
http://img227.imageshack.us/img227/9209/chiffresclesmai201007.jpg

http://img204.imageshack.us/img204/271/chiffresclesmai201008.jpg

http://img180.imageshack.us/img180/9738/chiffresclesmai201009.jpg

http://www.mem.gov.ma/ChiffresCles/Energie/ChiffreEnergie.htm

BiladAtlas
July 17th, 2010, 08:09 AM
Energie. Un gazoduc en phase terminale

Pour éviter de se retrouver dépendant du pipeline algérien, le Maroc mise sur la construction d’un terminal portuaire pour l’importation de gaz naturel liquéfié. Vieille histoire d’un gazoduc et contours d’un nouveau projet.

A côté du solaire et de l’éolien, le gaz naturel est l’une des plus importantes composantes de la nouvelle stratégie énergétique du pays. Néanmoins, si ces deux premières sources d’énergie font l’objet de plans ambitieux, le royaume reste très en retard sur le gaz naturel. Le plan gazier élaboré en 2003, qui visait à porter à 20% en 2020 (contre 4% actuellement) la contribution de ce combustible dans la production d’énergie, n’a effectivement jamais pu être mis en place. Aujourd’hui, le voilà remis sur le tapis avec l’annonce, en mai dernier, de la signature d’une convention entre le holding royal SNI et le groupe Akwa pour la mise en place d’un terminal portuaire de traitement de gaz naturel liquéfié (GNL). Nuance, apportée par ce haut patron qui a fait une bonne partie de sa carrière dans le domaine de l’énergie : “Depuis sept ans, les études se suivent et se ressemblent, sans aucun résultat concret”.
En effet, en février 2006 déjà, une convention quasi identique avait été signée entre le ministère de l’Energie, Akwa Holding, l’Office national de l’électricité (ONE) et la raffinerie La Samir. Les études étaient même finalisées et un projet ficelé avait été déposé au gouvernement. Quelques mois plus tard, la proposition du consortium avait été définitivement enterrée par la ministre de l’Energie, Amina Benkhadra. “Dans ce plan d’équipement, il n’y avait aucune assurance sur la disponibilité du gaz. Nous ne pouvions pas le bâtir sur des capacités en gaz dont l’approvisionnement n’était pas garanti”, a déclaré la ministre à la presse, en janvier 2009. Ainsi, ce sont les sources d’approvisionnement qui poseraient problème. Pourtant, l’un des plus grands exportateurs au monde de gaz naturel n’est autre que le voisin algérien. Une bonne partie de son gaz acheminé vers l’Europe passe d’ailleurs par un gazoduc qui traverse le territoire national. Un pipeline qui avait autrefois symbolisé la reprise des relations commerciales entre les deux Etats. L’histoire remonte à une vingtaine d’années déjà.
Négociations ratées
Cet expert du Maghreb se souvient encore de la venue du président algérien au début de l’année 1989. “Hassan II avait reçu Chadli Bendjedid dans le palais royal de Fès. Ce dernier avait fait le déplacement avec quasiment tout son gouvernement pour signer un protocole d’accord pour la création d’une société algéro-marocaine chargée de piloter les études pour le gazoduc”, raconte-t-il. La ratification de cet accord était la consécration d’une ouverture politique entre les deux pays. “Le choix de construire un gazoduc s’expliquait par deux faits : la technique de pose d’un gazoduc en eaux profondes était depuis peu maîtrisée par la compagnie italienne SAIPEM, et le marché espagnol d’énergie était en pleine croissance. Le Maroc, lui, y trouverait son compte grâce aux royalties qu’il en tirerait”, explique Francis Ghilès, spécialiste des questions énergétiques et de l’intégration économique au Maghreb, dans un récent entretien publié sur le site web de l’Institut Amadeus. Il ajoute : “La perspective d’achat par le Maroc de gaz algérien (au-delà des quantités offertes par les royalties) s’ouvrait également, et cela permettait au royaume de satisfaire ses besoins croissants, notamment à Jorf Lasfar et à Casablanca”.
Dans la même interview, Ghilès livre même des révélations croustillantes sur les détails des tractations entre les deux pays. “Ces négociations aboutirent au début des années 1990 à un accord pour construire le gazoduc Pedro Duran Farrell. Le Maroc a commis néanmoins deux maladresses : la première fut d’insister pour obtenir des royalties de 7% du flux de gaz ( la Tunisie avait accepté 5,5% pour le gazoduc Enrico Mattei qui reliait l’Algérie à l’Italie depuis 1983) ; la seconde fut de refuser une participation de l’Algérie au capital de la partie sous marine du nouveau gazoduc, alors que tel était le cas pour la partie sous-marine du gazoduc Enrico Mattei. En plus, le Maroc, qui s’était initialement engagé à acheter 1 milliard de mètres cubes de gaz algérien par an au-delà des royalties, a retiré cette offre juste avant la signature du contrat”.

Royalties du gaz
Le royaume avait donc la possibilité dès le début des années 1990 de sécuriser son approvisionnement en gaz naturel en signant le contrat avec les Algériens. Mais quelques mois seulement après le lancement des travaux de ce pipeline de 1400 kilomètres de longueur (dont 548 au Maroc), les relations entre les deux pays se sont à nouveau détériorées. Conséquence : le gaz est devenu non grata dans le bouquet énergétique du royaume, afin de ne pas se retrouver dépendant vis-à-vis de l’Algérie. Même pour les droits de passage, le Maroc va pendant longtemps préférer les encaisser en devises (voir infographie) plutôt qu’en nature. Ce n’est qu’en 2005, avec la finalisation de la centrale électrique de Tahaddart, que l’on a commencé à se servir modestement du pipeline Maghreb-Europe qui traverse notre territoire.
Aujourd’hui encore, les deux pays se regardent toujours en chiens de faïence. L’Algérie préfère contourner le sol marocain pour renforcer sa capacité de transport vers l’Espagne via l’installation d’un gazoduc maritime Medgaz (opérationnel dans quelques semaines). Le Maroc, de son côté, préfère miser sur l’importation de gaz liquéfié, d’où ce nouveau projet de terminal portuaire. “Le Maroc a tout intérêt à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier et diversifier ses approvisionnements. Mais écarter définitivement un accord commercial avec l’Algérie ne serait pas forcément à son avantage, explique notre expert. Puiser directement dans le gazoduc est une option nettement moins coûteuse que d’importer du gaz liquéfié avec toute la logistique de transport, les installations pour la transformation et la distribution qui vont avec”. En effet, le projet de terminal gazier récemment réactivé par SNI et Akwa devrait coûter plus d’un milliard de dollars, pour une entrée en service en 2016. Inchallah !

Législation. Mais où est donc passé le code gazier ?
Evoqué depuis le début des années 2000, le code gazier devait normalement préparer le terrain à l’extension de l’utilisation du gaz naturel dans la production énergétique. L’objectif : assurer le cadrage réglementaire et juridique de ce secteur et d’instaurer une autorité indépendante de régulation pour assurer la transparence des opérations, l’application des règles de concurrence et l’équité des tarifs pour les consommateurs. Néanmoins, après la présentation d’une première mouture en 2007, le projet de loi sur le gaz naturel a été jugé peu attractif et peu étoffé par les opérateurs du secteur. Depuis, il prend de la poussière dans le tiroir de l’administration et le code n’est plus évoqué. Ce qui n’a pas empêché le royaume d’accorder plusieurs permis d’exploration en se référant au code sur les hydrocarbures promulgué en 2004. Plusieurs découvertes de gisement de gaz ont d’ailleurs été annoncées au cours du premier semestre 2009. Pour leur exploitation, il faudra patienter une bonne décennie.
TelQuel

Gadiri
July 17th, 2010, 05:48 PM
L’Algérie préfère contourner le sol marocain pour renforcer sa capacité de transport vers l’Espagne via l’installation d’un gazoduc maritime Medgaz (opérationnel dans quelques semaines).

On en parlait il y a une semaine de la finalisation ou non de ce gazoduc et de la sratégie de dépendance à l'Algérie. On est aussi lu par Telquel ?

BiladAtlas
July 19th, 2010, 06:10 AM
Par Telquel:
L’Algérie préfère contourner le sol marocain pour renforcer sa capacité de transport vers l’Espagne via l’installation d’un gazoduc maritime Medgaz (opérationnel dans quelques semaines).

On en parlait il y a une semaine de la finalisation ou non de ce gazoduc et de la sratégie de dépendance à l'Algérie. On est aussi lu par Telquel ?

On a parlé de ca le 19 Juillet. L'article de TelQuel a été publié le 09 Juillet 2010 :). 24 heures avant ton post :). On doit inviter Telquel a visiter le Forum :).

.................. Mais le gazoduc direct Algérie-Espagne nous fragilise (il est fini non ?).
posté le: July 10th, 2010, 10:52 PM

Ωρτimuş
August 8th, 2010, 02:00 PM
Station de Tahaddart près d'Asilah

http://a.imageshack.us/img134/2370/dsc00220fz.jpg

http://a.imageshack.us/img444/9336/dsc00217bf.jpg

01/08/2010 Optimus

timo9
August 31st, 2010, 09:01 AM
J'ai pas remarqué ce thread, vraiment génial comme idée je propose donc qu'on regroupe tous les projets concernant les centrales électriques dans ce thread :)

AÏN BENI MATHAR | Centrale Thermo-Solaire | #Realized (http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=953810)

JERADA | Extension de la Centrale Thermique | #Project (http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1205449)

KENITRA | Centrale Thermique | #Project (2012) (http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1205443)

BiladAtlas
September 15th, 2010, 05:27 AM
· Jorf Lasfar: Extension
Pour développer leurs capacités d’importation de charbon et de soufre nécessaires au développement de leurs activités de production d’électricité et des produits à base de phosphates, l’ONE et l’OCP sont sur le point de lancer des travaux d’extension et de réhabilitation du port de Jorf Lasfar.
Ce projet, qui sera développé par les propres moyens des deux établissements, porte sur la construction et l’aménagement de sept quais portuaires (charbonnier et phosphatier) sur une durée de 36 mois. L’étude d’impact pour ce projet vient d’être lancée

· Une centrale groupe diesel à Tiznit
L’ONE peaufine les derniers détails pour un projet de groupe diesel à Tiznit. Celui-ci doit permettre de renforcer l’approvisionnement de la région de Sous-Massa-Draa en électricité dans les meilleures conditions de fiabilité et de coût. En effet, la demande régionale en électricité croît à un taux compris entre 8 et 9% par an, et l’éloignement des sour-ces de production (350 km de Jorf Lasfar) requiert le développement d’une capacité de production régionale qui assurera l’approvisionnement, en attendant la mise en service de l’extension de Jorf Lasfar 5 et 6, et de la centrale de Safi en 2014-2015. Concrètement, il s’agira d’installer une centrale groupes diesel d’une puissance de 72 MW fonctionnant au fuel. La mise en service est prévue en mars 2012

Leconomiste

BiladAtlas
September 16th, 2010, 04:42 AM
Économie
Electricité : en dépit d'une demande record, l'ONE exclut tout risque de délestage
Publié le : 06/09/2010

Le Maroc dispose actuellement d'une puissance installée de 6 200 MW.
Le record de puissance appelée a été atteint le 11 août dernier avec 4 790 MW appelés.
La hausse du taux d'équipement en climatiseurs et le pompage agricole à l'origine des hausses.

Il n’aura échappé à personne que les températures du mois d’août ont atteint des niveaux difficilement supportables. Et surtout pas à l’Office national de l’électricité (ONE) qui s’est vu confronté brutalement à des pics de consommation d’électricité jusque-là jamais atteints. Ainsi, la consommation journalière maximale enregistrée le 20 juillet 2009 avec 83 576 MWh a été dépassée le 11 août dernier quand 90 161 MWh ont été appelés sur le réseau national d’électricité, soit une augmentation de 7,9% entre les deux dates. De même, le record de puissance appelée, précédemment détenu par la journée du 28 juillet 2009 avec 4 375 MW sollicitée à la pointe, a été balayé par les 4 790 MW appelés le 11 août de l’année en cours, soit une augmentation de 9,5%. L’ONE est certes habitué à de telles augmentations ponctuelles de consommation d’énergie électrique, mais ce 11 août-là, tous les sites de production ont été sollicités de manière intense. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs. D’année en année, le phénomène se répète. Cela s’explique d’abord par la multiplication des vagues de chaleur, mais surtout par l’augmentation du taux d’équipement des ménages et des entreprises en systèmes de climatisation -dont les commandes ont grimpé de 25% depuis le début de l’année- particulièrement énergivores, comme le rappelle à juste titre Abdellatif Bardach, directeur central transport à l’ONE, et enfin par les pompages agricoles nécessaires à l’irrigation.

L'ONE assure 100% de ces pics de consommation

Face à ces hausses subites de consommation d’électricité, l’ONE reste confiant puisque la puissance maximale du système électrique marocain s’élève à 6 200 MW, à valeur d’aujourd’hui, sachant que des unités de production seront prochainement mises en service. A ce titre, M. Bardach rappelle que la nouvelle centrale thermosolaire d’Aïn Beni-Mathar d’une puissance de 472 MW et le parc éolien de Tanger d’une capacité de production de 140 MW ont été inaugurés, respectivement, en mai et juin de cette année. Les barrages, suffisamment alimentés, ont fourni en masse de l’énergie hydraulique permettant ainsi d’éviter les tensions connues l’été dernier au cours duquel quelques industries s’étaient vu rationner la fourniture de courant en période de pointe. Les derniers records et ceux à venir sont donc largement satisfaits, «dans des conditions normales» de fonctionnement, souligne M. Bardach, par le réseau national. Et cela grâce à une stratégie de développement de l’ONE qui prend évidemment en considération les possibilités de dépassement. L’office fait d’ailleurs souvent appel aux données de la Météorologie nationale pour en conclure de façon instantanée des prévisions de pics de consommation. L’information selon laquelle 100 MW auraient été importés depuis l’Algérie le soir du jeudi 26 août dernier vers le Maroc n’est donc en aucun cas à relier à la situation d’augmentation de la consommation. Il s’agirait d’un simple import intervenant dans le cadre des relations régulières établies entre l’ONE et le groupe algérien, Sonelgaz. Dans ce contexte, aucun délestage -méthode consistant à arrêter volontairement l’approvisionnement d’un ou de plusieurs consommateurs pour rétablir rapidement l’équilibre entre la production et la consommation du réseau - n’est envisagé pour subvenir aux besoins de la population en cas de pics de consommation.

Anne-Sophie Martin
LaVieEco

[Prinny Man]
September 18th, 2010, 05:33 PM
Les Japonais sur la piste du Plan solaire

http://www.leconomiste.com/upload/article/8_102767.jpg

· Visite de trois institutions financières et 50 entreprises nippones

· Un workshop sur les énergies renouvelables les 20 et 21 septembre à Rabat

APRÈS les Français, ce sont les Japonais qui tombent sous le charme du Plan solaire. Cinquante chefs d’entreprises nippones arrivent ce week-end au Maroc pour visiter le premier projet des cinq centrales solaires du plan, d’une puissance de 500 MW, qui seront construites sur une plateforme de 2.500 ha sur les hauteurs de Ouarzazate. Cette visite, une première de par son ampleur, est co-organisée par le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie du Japon et le NEDO (New Energy and Industrial Technologie Development) en collaboration avec l’Agence marocaine de l’énergie solaire, Masen. Durant deux jours, les 20 et 21 septembre à Rabat, les principaux acteurs dans les les énergies renouvelables échangeront leurs expériences dans les différents ateliers du workshop prévu à cet effet. Selon l’ambassade du Japon à Rabat, organisatrice de l’évènement, cet atelier étudiera les modalités de faisabilité pour la mise en place de projets bancables. Les participations de la Banque japonaise de coopération internationale (JBIC) et de l’Agence de coopération internationale (JICA) ou encore de l’assureur à l’export japonais (NEXI) à ce workshop est un gage de l’intérêt que le gouvernement japonais porte au Plan solaire marocain.
Déjà, lors du premier forum économique nippon-arabe, tenu à Tokyo en décembre dernier, la ministre de l’Energie, Amina Benkhadra, et le patron de l’ONE, Ali Fassi Fihri, avaient obtenu des promesses des représentants japonais pour la promotion du Plan solaire marocain auprès des entreprises de l’Archipel. Les entreprises japonaises leaders dans les énergies seront présentes à Rabat. Il y va des constructeurs de panneaux photovoltaïques (Sharp, Kyocera, Solar Frontier, JX Nikko), aux fabricants de systèmes automatisés (Tokyo Electric Power Company, Kandeko). Les fournisseurs d’appareillages périphériques (JGC et Chiyoda Corporation) ou encore des entreprises plus généralistes, telles que Mutsubishi, Matsui ou encore Sumitomo, seront du voyage.
A noter le Plan solaire marocain prévoit de porter à terme la part de la puissance électrique installée en énergie renouvelable (éolien, solaire, hydraulique) s’établira à 42% du parc d’ici 2020. A cet effet, le ministre français du Développement durable, Jean-Louis Borloo, déclarait que «la démarche ambitieuse du Maroc témoigne de son engagement dans le développement des énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique». D’autant plus que ses objectifs sont cohérents avec ceux du Plan solaire méditerranéen (PSM). Un volet particulièrement important de l’Union pour la Méditerranée, qui vise à développer des projets de centrales électriques utilisant des sources d’énergies renouvelables sur les rives sud et est de la Méditerranée pour une production additionnelle totale de 20 GW d’ici 2020. D’ailleurs, la France et le Maroc ont convenu de mettre en place un partenariat institutionnel, technique et financier afin d’assurer le succès du Plan solaire marocain, qui prévoit la construction d’une capacité de production électrique utilisant l’énergie solaire de 2GW entre 2015 et 2019.
La caution de la France, voire de l’Union pour la Méditerranée au Plan solaire marocain a permis à son promoteur, Masen, d’aller encore plus vite dans sa déclinaison sur le terrain.

Bachir THIAM


leco

Gadiri
September 21st, 2010, 01:34 AM
http://img10.imageshack.us/img10/3993/18017645.jpg (http://img10.imageshack.us/my.php?image=18017645.jpg)

http://www.eib.org/attachments/pipeline/20070424_eia1_fr.pdf

Gadiri
September 21st, 2010, 01:35 AM
http://img15.imageshack.us/img15/3333/56379773.jpg (http://img15.imageshack.us/my.php?image=56379773.jpg)

http://www.eib.org/attachments/pipeline/20070424_eia_fr.pdf

Gadiri
September 24th, 2010, 12:42 AM
Live high tension isolator wash in Morocco done by Osterman Helicopter during the fall of 2007. The helicopters in the movie are two Bell 206 Jet Rangers.

www.ostermanhelicopter.se

sEiNMhBVu2o

Gadiri
September 24th, 2010, 12:57 AM
www.helisud-maroc.com

NrLSR_oQyvQ


This equipment is called the "javelin water lance".

[Prinny Man]
October 4th, 2010, 05:16 PM
Le thermo-solaire pour commencer


· C’est le choix technologique pour la 1re unité de Ouarzazate

· Une puissance de 125 MW

http://www.leconomiste.com/upload/article/2_103090.jpg

Mustapha Bakkoury lève un coin du voile sur le plan solaire marocain. Le président du directoire de Masen, l’agence de l’énergie solaire, vient en effet de rendre public le choix technologique pour la première unité de la centrale solaire de Ouarzazate. La préqualification des offres pour ce lundi et le verdict final avant fin novembre.
D’une puissance de 125 MW sur un total de 500 MW, cette unité va être équipée de la technologie thermo-solaire. Il s’agira donc d’une centrale solaire thermodynamique dont le principe est la concentration des rayons du soleil à l’aide de miroirs afin de chauffer un fluide caloporteur permettant de produire de l’électricité.
Le gros du chantier de l’Etat, pour produire en quantité acceptable de l’énergie verte, concerne le solaire, encore marginal. A ce titre, le programme d’investissement de 9 milliards de dollars, soit plus de 73 milliards de DH, pour la réalisation du plan solaire est ambitieux. Il prévoit la construction d’une capacité de production électrique, utilisant l’énergie solaire, de 2GW entre 2015 et 2019, répartie sur cinq sites: Ouarzazate, Aïn Béni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah.
A terme, ce plan devrait porter la part de la puissance électrique installée en énergie renouvelable (éolien, solaire, hydraulique) à 42% du parc. En plus de permettre annuellement, selon les différentes études prospectives, d’économiser en combustibles 1 million de TEP (tonne équivalent pétrole) et d’éviter l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2. En tout cas, une chose est sûre. La mise en valeur du potentiel solaire contribuera à donner plus de sens au vaste programme de production d’électricité, dite verte pour non seulement réduire la dépendance aux importations d’énergie mais aussi en exporter vers l’Europe. Les lourds investissements pour produire cette énergie, très coûteuse, sont désormais du domaine du possible au Maroc, en raison de l’intérêt de plus en plus affirmé des industriels et gouvernements européens. Pour cela, Masen inscrit sa stratégie dans une logique économique plus large, en favorisant l’émergence d’une vraie filière économique autour du solaire. Le groupement de banques marocaines dont le chef de file est Attijariwafa bank, qui promet de mobiliser 1 milliard de DH pour accompagner le financement du plan, procède de cette volonté d’ériger au rang de business cette première phase.
D’ailleurs, l’appel d’offres ouvre des perspectives encore plus grandes. Il laisse le choix aux candidats de soumissionner au projet dans sa globalité ou pour seulement une des composantes.

Bachir THIAM

leco

Gadiri
October 6th, 2010, 12:53 AM
Dossier Emergence: Le Maroc face aux défis de l'Energie et de l'Eau

30-08-2010

Dans le domaine de l’énergie, comme dans celui de l’eau, la priorité est à la diversification des sources d’approvisionnements et à une utilisation efficiente. Détails avec Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.





Amina Benkhadra : « Avec cette multitude de chantiers ouverts, de projets en cours de réalisation, nous sommes effectivement considérés comme un pays émergent. »

Les Afriques : Peut-on dire aujourd’hui que le Maroc est un pays émergent ?

Amina Benkhadra : Depuis une décennie, nous voyons la mise en œuvre d’un développement économique et social sur tous les fronts et la conduite de réformes importantes dans beaucoup de secteurs. Il y a eu d’abord, avec l’avènement de Sa Majesté le roi Mohammed VI, un certain nombre de réformes sur le plan politique, avec la consolidation de l’Etat de droit, la promulgation du code de la famille, le lancement de l’Initiative nationale du développement humain (INDH). Il y a eu, parallèlement, un certain nombre de grandes réformes économiques avec des projets structurants et une dynamique impulsée par la vision royale et le développement des grandes infrastructures : les routes, les autoroutes, les ports et les aéroports. Le port de Tanger Med est aujourd’hui reconnu à l’échelle régionale et internationale. Il y a de grandes stratégies dans des secteurs clés, comme la Vision 2010 dans le tourisme et maintenant la Vision 2020 en cours d’élaboration. Il y a également le plan Emergence I, et maintenant Emergence II, pour le secteur industriel et les grands métiers du Maroc dans l’aéronautique, l’offshoring, le textile et autres. Dans l’agriculture, il y a le Plan Maroc Vert et, bien sûr, les grandes stratégies des secteurs de l’énergie et de l’eau, qui accompagnent toutes ces évolutions que connaît le Maroc. Le royaume a connu une croissance économique soutenue depuis plusieurs années, avec une moyenne autour de 5 et 6%. En 2009, nous étions à 4,9%. Pour 2010, nous prévoyons 5%. C’est dire que la croissance est là, le développement est en cours. Avec cette multitude de chantiers ouverts, de projets en cours de réalisation, nous sommes effectivement considérés comme un pays émergent, tiré par une croissance interne et par un développement interne.



LA : De grandes réformes sont en cours dans le domaine de l’énergie et de l’électricité. Quelles en sont les orientations générales ?

AB : Le Maroc a une forte dépendance énergétique de l’extérieur ; elle est de l’ordre de 95% pour les produits comme le charbon, le fuel, pétrole et autres. Pour répondre au besoin croissant de la demande de l’énergie (5% pour l’énergie primaire, 7,5% pour l’électricité) due à ces grands développements économiques et sociaux que nous connaissons, à la croissance démographique, à la généralisation de l’électricité dans le monde urbain et rural, nous devons sécuriser notre approvisionnement et notre disponibilité en énergie. Pour cela, le Maroc a mis en place une dynamique nouvelle, conformément aux orientations royales, avec pour objectif la sécurité d’approvisionnement du pays, à travers la diversification de nos sources et de nos ressources d’énergie. Avec, également, la disponibilité de l’énergie aux meilleurs coûts sur l’ensemble du territoire national. Avec, l’intégration régionale comme axe majeur et la prise en compte du développement durable. Ces grands objectifs sont traduits par des actions concrètes qui tournent autour de la diversification du bouquet énergétique et du bouquet électrique. Cette diversification passe obligatoirement par la montée en puissance des énergies renouvelables (éolien solaire), pour lesquelles le Maroc a un grand potentiel, et l’optimisation de l’efficacité énergétique érigées en priorité nationale.



LA : Où en êtes-vous avec le développement des énergies renouvelables ?

AB : En ce qui concerne les énergies renouvelables, Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a lancé le projet solaire marocain de 2000 MW à l’horizon 2020 et le projet éolien marocain de 2000 MW à l’horizon 2020. Avec l’éolien, le solaire, mais également avec les capacités hydroélectriques disponibles, nous ambitionnons que les énergies renouvelables représenteront 42% des capacités électriques installées, à l’horizon 2020. Ces grands projets structurants et ambitieux sont conçus avec l’exigence d’une intégration industrielle pour attirer au Maroc l’ensemble des industries de la filière solaire et éolienne, avec la volonté de développer la formation des ressources humaines et la recherche de l’innovation. Parallèlement à ces grands projets, nous avons mené un certain nombre d’actions fondatrices sur le plan règlementaire et institutionnel. En janvier 2010, nous avons promulgué la loi sur les énergies renouvelables, qui, pour la première fois, donne au Maroc la possibilité de produire de l’électricité à partir des énergies renouvelables. Nous avons promulgué la loi de création de MASEN (Morrocan Agency for Solar Energy) qui sera le maître d’ouvrage de ce grand projet. Nous avons aussi la loi sur l’efficacité énergétique, adoptée en conseil de ministres, qui passera bientôt au Parlement. Nous avons également transformé la CDER (Centre pour le développement des énergies renouvelables) en Agence pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.



LA : Quid des réformes dans le domaine pétrolier pour limiter les émissions polluantes ?

AB : Le Maroc est un des premiers pays en Afrique et dans le monde arabe à avoir introduit le gasoil 50PPM et l’essence sans plomb, après d’importants investissements au niveau du raffinage. Nous sommes en train d’affiner la politique de stockage stratégique du Maroc et l’optimisation des sites de stockages de produits pétroliers sur l’ensemble du pays, avec les meilleures conditions de transport. Nous travaillons également sur le regroupement de l’ONE et de l’ONEP, car il y a de grandes synergies entre les domaines de l’électricité et la production de l’eau, notamment l’eau potable.



LA : Justement, quelles sont les raisons de ce regroupement ? Est-ce la recherche de l’effet de taille indispensable pour devenir un acteur majeur au niveau régional et international ?

AB : C’est d’abord pour répondre aux défis de ces deux secteurs de l’énergie et de l’eau, à moyen terme. Vous savez que le Maroc est dans une position géographique marquée par l’aridité et la rareté de l’eau. L’eau sera un défi majeur à l’horizon 2020 et 2030. Si nous n’y prenons pas garde, nous pouvons avoir des pénuries. Et donc, en parallèle avec la poursuite de la politique de la mobilisation des eaux conventionnelles à travers les barrages, nous devons développer des méthodes non conventionnelles, comme le dessalement de l’eau de mer, le transfert d’eau des bassins excédentaires vers les bassins déficitaires, ainsi que les projets de retraitement des eaux usées et leur utilisation après purification pour l’arrosage et l’irrigation. Donc, tous ces défis doivent être adossés à des synergies. Dans le regroupement de l’ONEP et de l’ONE, nous visons d’abord une meilleure organisation au niveau national, pour que cet office, qui va être responsable de la disponibilité de l’eau et de l’électricité, puisse avoir une organisation optimisée pour faire jouer toutes les synergies. En ce qui concerne la coopération avec l’Afrique, je voudrai vous rappeler que l’ONE intervient dans un certain nombre de pays amis dans les projets d’électrification rurale : Sierra Leone, Cap Vert, Kenya, Guinée, Sénégal, Guinée équatoriale, Tchad et Niger. L’ONEP intervient dans plusieurs pays, dont le Cameroun et la Mauritanie, pour la gestion et la production de l’eau. Ces interventions seront optimisées dans le cadre du nouvel office.



LA : Il y a 20 milliards de mètres cubes de gaz algérien qui transitent par le Maroc pour alimenter le marché européen. Combien le Maroc perçoit-il sous forme de redevance ? Y-a-t-il une volonté de promouvoir la consommation nationale de gaz ?

AB : D’abord, la capacité actuelle du gazoduc Maghreb-Europe est de 12,5 milliards de mètres cubes. En moyenne, c’est 10 milliards de mètres cubes qui transitent. Le Maroc en reçoit 7% sous forme de redevance, tirée sur la quantité qui transite, dépendant en général des besoins du marché espagnol et portugais. En 2009, avec la crise économique, il y a eu moins de quantités. Au début, nous avions touché les redevances en dollars. Mais, dès que la centrale de Tahadart a été mise en production en 2005, elle a été alimentée par une partie de la redevance en nature (450 millions de mètres cubes par an). Et depuis l’entrée en production de la centrale de Ain Beni Tahar, nous percevons la totalité de la redevance, qui varie entre 650 et 800 millions de mètres cubes par an, pour alimenter les deux centrales à cycle combiné. Evidemment, le Maroc n’exclut pas la possibilité d’introduire davantage de gaz naturel dans son bouquet énergétique s’il sécurise les approvisionnements.

« Avec l’éolien, le solaire, mais également avec les capacités hydroélectriques disponibles, nous ambitionnons que les énergies renouvelables représenteront 42% des capacités électriques installées à l’horizon 2020. »

LA : L’interconnexion électrique avec l’Europe est une réalité. Quid de l’Afrique ?

AB : Comme je vous le disais tantôt, le Maroc a une position géostratégique qui lui permet d’être un acteur dans la région, de par sa proximité avec l’Europe. Nous avons avec l’Espagne deux lignes à une capacité de 1400 MW. Une troisième ligne est en étude. Avec l’Algérie, l’interconnexion a été renforcée avec une troisième ligne, qui a permis de faire passer la capacité à 1400 MW à la fin 2009. Avec l’Afrique subsaharienne, nous envisageons de pousser plus loin la coopération, comme avec la Mauritanie, avec laquelle une interconnexion nous permettrait d’atteindre beaucoup de pays.



LA : Où en est le Maroc avec le marché du carbone ?

AB : Le Maroc a eu un rôle déterminant dans l’accélération des négociations du protocole de Kyoto. Les accords de Marrakech, en 2001, après la COP7, ont permis de sortir les négociations de l’impasse en faisant adopter des résolutions concrètes, dont le mécanisme de développement propre, principal outil du Protocole de Kyoto. Le Maroc a pris conscience de l’importance de ce mécanisme, non seulement comme moyen de résorption des émissions, mais aussi pour créer une dynamique de développement durable chère à SM Mohammed VI. Nous avons mis en place l’autorité nationale pour le développement du MDP. La première et la deuxième communication nationale ont permis d’identifier un important potentiel de réduction des émissions de CO2. Nous avons un portefeuille diversifié d’une soixantaine de projets MDP, à différents stades d’approbation, dont quatre ont été enregistrés au conseil exécutif du MDP, à la fin 2008, ce qui a permis au Maroc d’occuper une position avancée au niveau du continent africain. Tout cela va nous permettre d’éviter 7 millions de tonnes de CO2 par an.



LA : Au delà du MDP, il y a lieu de souligner les Hautes Instructions Royales de mettre le développement durable au cœur de toutes les stratégies et programmes du Royaume.

Pour en revenir à l’eau, y-t-il une stratégie à long terme pour le Maroc ?

AB : L’eau est une denrée rare ; de par sa position géographique et de par l’impact du changement climatique, le Maroc est très concerné par cette question. Ce secteur a fait l’objet de la mise en place d’une stratégie de l’eau, qui a été présentée à Sa Majesté. C’est une démarche de gestion intégrée qui repose sur deux piliers : la poursuite de la mobilisation de toutes les ressources de l’eau. En quelque sorte, un bouquet diversifié pour l’offre d’eau, par analogie au bouquet électrique ou énergétique. Ainsi, nous allons poursuivre notre politique qui a permis de construire 130 barrages, 18 milliards de mètres cubes d’eau. Nous projetons la construction de deux grands barrages par an, ainsi que de quinze à vingt petits barrages collinaires pour lutter contre les inondations. A côté de cela, nous allons développer les méthodes non conventionnelles, avec les programmes de dessalement. A l’horizon 2020, nous prévoyons de dessaler pour 400 millions de mètres cubes dans la région de Casablanca. Auparavant, il y a des projets dans les régions d’Agadir et de Boujdour. Il y a également les projets de transfert des eaux des bassins excédentaires aux bassins déficitaires, à l’horizon 2020 et 2030. Il y a aussi le retraitement des eaux usées et leur purification aux troisièmes degrés pour leur réutilisation dans l’arrosage. A côté de cette politique de mobilisation de l’offre sous ses formes conventionnelles et non conventionnelles, il y aura le programme de gestion efficiente de la demande, qui rappelle l’efficacité énergétique. Plusieurs actions sont envisagées pour limiter les pertes d’eau. Actuellement, 87% des eaux mobilisées vont à l’agriculture et 50% de cette eau est perdue. Il y a un programme spécifique pour le développement de l’irrigation, avec la technique du goutte-à-goutte dans le Plan Maroc Vert. De manière globale, notre approche eau concerne aussi bien la gestion de l’offre que de la demande.

Propos recueillis à Rabat par Adama Wade et Daouda Mbaye

Bio express

1978, diplômée et ingénieur civil des mines de l’Ecole nationale supérieure des mines de Nancy. 1980, docteur ingénieur en sciences et techniques minières (ENSEM, Paris), Formation en management à l’Université de Columbia. 1982, fonctions clés au Bureau de Recherche et participation minière. 1994, directeur des Mines au sein du Ministère de l’énergie et des mines. 1998, directeur du BRPM. 2000, directeur général de l’Office national de recherches et d’exploitations pétrolières (ONAREP). 2003, directeur général de l’Office national des hydrocarbures et des Mines (ONHYM). Depuis 2007, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

http://www.lesafriques.com/actualite/dossier-emergence-le-maroc-face-aux-defis-de-lenergie-et-de.html?Itemid=89?articleid=26076

[Prinny Man]
October 7th, 2010, 04:37 PM
Energie: Solairedirect s’installe au Maroc

Le 2e producteur français d’électricité solaire se positionne pour saisir l’immense opportunité du boom de l’électricité solaire à prix de marché dans les pays émergents.

Après l’Afrique du Sud et l’Inde, c’est au Maroc que ce pionnier du modèle d’énergéticien solaire intégré va s’installer, en créant une filiale à Casablanca. Solairedirect a déjà répondu à l’appel à manifestation d’intérêt pour le Plan solaire marocain, en consortium avec Schneider Electric.

leco

Gadiri
November 3rd, 2011, 08:11 PM
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http://www.one.org.ma/fr/pdf/Rapp07_strat.pdf

Gadiri
November 3rd, 2011, 08:12 PM
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Gadiri
November 3rd, 2011, 08:12 PM
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Gadiri
November 3rd, 2011, 08:13 PM
http://img16.imageshack.us/img16/9606/rapp07strat10.jpg (http://img16.imageshack.us/i/rapp07strat10.jpg/)

http://img641.imageshack.us/img641/3463/rapp07strat11.jpg (http://img641.imageshack.us/i/rapp07strat11.jpg/)

http://www.one.org.ma/fr/pdf/Rapp07_strat.pdf

BiladAtlas
May 21st, 2012, 04:01 AM
http://img845.imageshack.us/img845/7749/planonr1020.png (http://imageshack.us/photo/my-images/845/planonr1020.png/)

http://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Project-and-Operations/Maroc%20-%20RE%20Projet%20Ouarzazate%20I%20%282%29.pdf

UCF
April 12th, 2013, 01:22 PM
Jorf Lasfar

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LeSoir-Echos.com

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