View Full Version : Les Projets de Villes Nouvelles au Maroc
Ωρτimuş June 6th, 2010, 08:22 PM Les Projets des Nouveaux Pôles Urbains au Maroc
Villes Nouvelles / Zones Nouvelles d'Urbanisation
En cours de réalisation
Tamesna (Rabat)
Tamansourt (Marrakech)
En projet
Melloussa/Ch'rafate (Tanger)
Akrach (Rabat)
Al Boustane (Rabat)
Zenata (Casablanca)
Lakhyayta (Casablanca)
Tagadirt (Agadir)
Chwiter (Marrakech)
Bouknadel (Salé-Kénitra)
Proposés
Lghazoua (Essaouira)
Al Aroui (Nador)
Ajdir (Al Hoceima)
(Oujda)
Déjà réalisé
Sala Al Jadida (Salé)
(liste à completer)
http://img404.imageshack.us/img404/7519/villesnouvelles.jpg
jeuneafrique.com
marocurba.gov.ma / wikipedia
aaabbbccc June 6th, 2010, 09:59 PM any one have a model of what zenata will look like ?
Superanouar June 7th, 2010, 01:14 AM any one have a model of what zenata will look like ?
I don't think anything has been shown yet !
Sinon Ωρτimuş, que dire de plus sinon que c'est une fois de plus une excellente idée ! Surtout que sur ce coup-ci, rien n'existe encore sur le net. Je savais pas qu'Al Arwi était en soit considéré comme une ville nouvelle. Pareil pour Ajdir !
Par contre, pour Akrach, je crois pas qu'on puisse considérer que ce soit une ville nouvelle si ? C'est quand même dans le prolongement immédiat de Hay Souissi et des banlieues sud de la ville non ?
Pour Marrakech, il y a aussi Chwiter du groupe Alliances sur la route d'Aït Ourir ;)
C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
Ωρτimuş June 7th, 2010, 01:22 PM I don't think anything has been shown yet !
Sinon Ωρτimuş, que dire de plus sinon que c'est une fois de plus une excellente idée ! Surtout que sur ce coup-ci, rien n'existe encore sur le net. Je savais pas qu'Al Arwi était en soit considéré comme une ville nouvelle. Pareil pour Ajdir !
Par contre, pour Akrach, je crois pas qu'on puisse considérer que ce soit une ville nouvelle si ? C'est quand même dans le prolongement immédiat de Hay Souissi et des banlieues sud de la ville non ?
Pour Marrakech, il y a aussi Chwiter du groupe Alliances sur la route d'Aït Ourir ;)
C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
Pour Al Arwi j'ai vu qu'elle était mentionnée sur cette carte ici (http://www.jeuneafrique.com/photos/009072009153925000000infographie_VillesNouvelles.jpg) parue dans jeune afrique, Oujda également
Quand à Ajdir elle est citée sur marocurba.gov.ma ici (http://www.marocurba.gov.ma/du/Nouvellesvilles/villesnouvelles.htm) au chapitre (SDAU d'Al Hoceima : Ville nouvelle d'Ajdir, un cas exceptionnel)
Sinon pour Akrach ça serait peut-être comme Sala Al Jadida qui n'est pas loin de certains quartiers périphériques de Salé, mais considérée administrativement comme une ville à part
À Marrakech ils parlent sur marocurba de "Harbil" et "Noors Zaer" je me demande si ce n'est pas les mêmes qui ont été renommé Tamensourt et Chwiter
En tout il y a une quinzaine de villes nouvelles annoncées sur certains articles
Superanouar June 7th, 2010, 04:37 PM ^^ Ah ok, merci pour toutes ces précisions Ωρτimuş ! Pour Harbil, c'est effectivement le nom d'un assez gros douar à côté de Tamansourt. Apparemment, ils n'avaient pas encore fixé le nom de la ville à l'époque. Je me souviens que cette page existe depuis un bon bout de temps, et elle n'a pas l'air d'avoir été remise à jour :)
Pour Noor Zaer, il est dit sur le site (l.4 du premier paragraphe) qu'elle serait liée à Rabat. A mon avis, il s'agit de Tamesna, à côté de la petite ville de Sidi Yahya Zaer, vu que le nom de Tamesna ne figure nulle part sur le site ! A moins que ce soit Bab Zaer, de la société de Moulay Hicham. Mais apparemment, plus de nouvelle de ce projet, sans doute à cause des relations pas franchement chaleureuses entre Moulay Hicham et le reste de la famille royale ! Sinon Chwiter, c'est un projet d'Alliances dès le départ. Je crois pas que la société ait remporté d'appel d'offres donc je crois que ce n'est pas un projet planifié par le ministère :)
Gadiri June 7th, 2010, 04:51 PM Chwuitter c'est 100% Alliances. Il n'y a pas d'autres opérateurs. 14 000 logements ou lots de terrains. Il y a un thread dessus.
Ωρτimuş June 10th, 2010, 08:24 PM Les projets des nouveaux pôles urbains de l'agglomération Rabat-Salé-Témara
(Villes nouvelles / Zones nouvelles d'urbanisation)
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DepressedAli June 10th, 2010, 09:38 PM Oujda!!! What project will be there?
timo9 June 14th, 2010, 11:16 PM le nouveau pole de Aroui est deja lancé par le roi l'année derniere
Pour Oujda, ils ont choisis de construire des pôles au sein d'oujda meme a savoir l'Urba Pole et Le Rose Camp.
Superanouar June 15th, 2010, 09:11 AM le nouveau pole de Aroui est deja lancé par le roi l'année derniere
Pour Oujda, ils ont choisis de construire des pôles au sein d'oujda meme a savoir l'Urba Pole et Le Rose Camp.
Ce qui en soi n'est pas une mauvaise idée, loin s'en faut ! Marrakech par exemple aurait bien eu besoin, en plus de la création de Tamansourt et accessoirement de Chwiter, de voir se requalifier certains pôles déjà existants, notamment du côté de Mhamid, et surtout de Douar El Koudia (Akioud) :)
Pour cette zone nouvelle d'urbanisation à Ain El Aouda mentionnée sur la carte d'Ωρτimuş, je crois qu'il s'agit comme je l'avais dit de la ville verte de Bab Zaër (http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=533389), projet en veilleuse à cause sans doute des dissensions entre Moulay Hicham et le reste de la famille royale.
Par contre, ça donne quoi cette ville nouvelle à Sidi Bouknadel ?
adamelstar June 15th, 2010, 12:09 PM C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
Si à Fes il y a le nouveau pôle Ain chkef qui est oublié dans la carte:)
Gadiri February 17th, 2011, 04:32 PM Éditorial
Tamesna, cité pilote
Publié le : 16.02.2011 | 15h30
En procédant mardi à l'examen de l'état d'avancement des travaux d'aménagement de la nouvelle ville de Tamesna, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a une nouvelle fois illustré sa méthode de travail: la présence et le suivi des chantiers. C'est une profession de foi, car le Souverain tient à ce que les délais fixés aux projets qu'il lance soient non seulement respectés, mais respectés dans la norme, en termes de temps et de qualité.
La nouvelle ville de Tamesna, dont le Souverain a posé la toute première pierre en mars 2007, s'étend sur une superficie globale de 870 hectares et mobilise un investissement total de près de 22,3 milliards de dirhams. C'est peu dire, en effet, qu'il s'agit d'un projet urbanistique majeur, en termes de conception architecturale, d'organisation spatiale, d'aménagement des sites et des segments qui le composent et, au-delà bien entendu, de mise en place d'un cadre de vie.
La nouvelle ville abritera à terme quelque 50.000 unités de logement dont 10.000 destinées à éradiquer les bidonvilles hérissés dans la région. Elle constitue aujourd'hui un modèle d'agglomération urbaine moderne, parce qu'elle réunit tous les critères, spatiaux, urbanistiques, architecturaux, sociaux, esthétiques et humains. Rien n'a été laissé au hasard pour offrir un espace intégré, avec ses services et ses prestations, ses infrastructures et ses projections futures.
C'est une ville dessinée dans le détail au service et le bonheur des citoyens comme l'exige Sa Majesté Mohammed VI. C'est dans cet esprit qu'il a présidé à la signature de deux conventions relatives à la desserte Tamesna-Rabat et la réalisation d'une série d'établissements scolaires dans la nouvelle ville. La réflexion sur l'organisation sociale et humaine est ici multiforme, elle est menée en amont et en aval.
Tant et si bien que l'on ne peut que se réjouir du chemin parcouru dans la mise en œuvre de cette vision: ce sont 8.280 unités de logement qui ont été achevées entre 2007 et aujourd'hui, ce sont aussi 10.142 autres qui sont en cours de réalisation et 95% des infrastructures de base qui sont aménagées. Il s'agit pour ce dernier volet des réseaux d'assainissement, de voirie, d'eau et d'électricité, dans la perspective aussi – ce qui n'est pas le moindre détail – de voir s'édifier incessamment une station d'épuration d'eau qui est à la ville ce qu'un organe vital est au corps. L'esprit du projet réside dans une conception urbanistique exigeante: offrir aux citoyens démunis un cadre de vie décente, mettre à leur disposition les infrastructures nécessaires, les services publics et, point central s'il en est, des établissements scolaires pour l'éducation de leurs enfants. La ville de Tamesna sera raccordée au réseau autoroutier, elle fera partie de l'ensemble régional que constituent Rabat, Salé et Témara. Une ville, ce n'est pas seulement des logements et des écoles, c'est aussi des centres commerciaux, des espaces culturels, sportifs, des mosquées et parcs verts.
Aussi, le premier programme vise-t-il la construction de 24 établissements scolaires, 1 lycée et 1 collège et initialement 3 mosquées, 2 centres de santé, 2 Maisons de jeunes, 1 club pour femmes, outre la réalisation de 2 zones industrielles qui seront le miroir économique de la nouvelle ville. Faut-il rappeler dans ces conditions que près de 80 hectares de l'espace seront dédiés aux activités économiques génératrices d'emplois et 120 hectares aux espaces verts, renforçant ainsi la vaste forêt de chêne-liège qui se trouve à proximité de la nouvelle cité.
Il convient de souligner que la nouvelle ville, inscrite dans le sillage de l'INDH, constitue un exemple significatif de l'engagement de Sa Majesté Mohammed VI pour, d'une part, assurer une mise à niveau globale du secteur du logement social, et, d'autre part, mettre en place les infrastructures nécessaires en faveur des catégories sociales démunies à revenus limités. Cependant, au-delà de la nouvelle ville de Tamesna, il s'agit d'élargir l'expérience au niveau du territoire national, puisqu'un programme est déjà entériné pour l'aménagement de quatre autres villes nouvelles, sur une superficie totale de près de 5.000 hectares, destinées à abriter jusqu'à 1,1 million d'habitants.
La création de cette nouvelle ville, si elle s'inscrit dans le cadre d'une politique de désengorgement et de décompression du bassin Rabat-Salé, entend également donner l'exemple pilote conforme à la conception d'une cité moderne, attirante pour les citoyens, distinguée en termes de création architecturale et bénéficiant d'un réseau efficient de services publics. Sa Majesté le Roi imprime, en effet, un esprit novateur à nos villes, il n'a de cesse – comme les tournées qu'il entreprend dans tout le Maroc en témoignent – de mettre à niveau l'ensemble des cités avec le critère de faire émerger ce suprême paradigme de l'harmonie de la ville avec ses habitants.
Par LE MATINhttp://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=146952
Gadiri May 8th, 2011, 04:05 AM Villes nouvelles au Maroc
«10 milliards d'euros mobilisés par le projet phare»
Publié le : 07.05.2011 | 12h47
Quatre villes nouvelles, en cours de réalisation au Maroc, mobilisent un investissement de 10 milliards d'euros, a indiqué, samedi à Lyon (Centre de la France), le secrétaire d'Etat chargé du Développement territorial, Abdeslam Al Mesbahi.
Il s'agit de Tamansourt (région de Marrakech) Tamesna (près de Rabat), Cherafate (Tanger) et Lakhyayta (Casablanca) qui abriteront à terme plus d'un million d'habitants, a précisé le ministre à l'occasion de l'ouverture de la 3e édition de Simmeurope Lyon, le Salon de l'immobilier marocain en Europe.
Le chantier des villes nouvelles constitue un projet «phare» dans le cadre du programme national visant à résorber le déficit en matière de l'habitat social, qui constitue 60% de la demande effective, a-t-il rappelé. Il a rappelé les mesures incitatives prises par le gouvernement sur les plans législatif, fiscal, financier et foncier pour promouvoir les investissements dans le secteur de l'immobilier, particulièrement dans le logement social.
Le secrétaire d'Etat a aussi mis en exergue le climat des affaires au Maroc favorable aux investissements, comme en attestent les rapports des organismes internationaux de notation qui confirment leur confiance dans les réformes entreprises par le Royaume.
Evoquant le Simmeurope, dont la 3e édition se tient jusqu'au dimanche au Centre des congrès à Lyon, El Mesbahi a souligné qu'il présente une plate-forme de rencontres entre les opérateurs du secteur de l'immobilier et «un rendez-vous important» pour les futurs acquéreurs et investisseurs désirant s'informer de l'offre disponible au Maroc.
De son côté, l'adjoint au Maire de Lyon chargé des relations internationales, Jean-Michel Daclin, a mis en exergue l'initiative du franco-marocain Abdellatif Essadki, organisateur du salon, soulignant qu'elle atteste de la dynamique marocaine.
En plus d'être «un lieu de rêve pour tous les amis du Maroc», ce salon est aussi «la partie visible de l'iceberg» des denses relations entre la France et le Maroc, a estimé Daclin, citant à titre d'exemple la coopération décentralisée liant Lyon à Rabat.
Outre Daclin, l'inauguration officielle du Salon a été marquée notamment par la présence de maires de trois villes nouvelles françaises, liées ou intéressées par des actions de coopération décentralisée avec leurs homologues marocaines.
La cérémonie d'ouverture, à laquelle a pris part aussi le consul général du Maroc à Lyon, Saâd Bendourou, a été l'occasion pour les organisateurs et l'assistance de condamner l'attentat «barbare» de Marrakech et d'observer une minute de silence à la mémoire des victimes de cet acte terroriste qui a fait 17 morts, dont huit français et deux marocains.
L'assistance a, également, marqué sa solidarité avec les deux journalistes de France Télévisions, Hervé Ghesquière et Stephane Taponier retenus en otage depuis 494 jours par des taliban en Afghanistan.
Le Comité de soutien des deux journalistes et de leurs trois accompagnateurs afghans disposait d'un stand à ce Salon, où les visiteurs peuvent signer une pétition appelant à leur libération.
Par ailleurs, les organisateurs ont souligné que malgré l'attentat de Marrakech et la conjoncture politico-économique, «le Simme de Lyon a tenu à ouvrir ses portes, fermement convaincu d'un Maroc nouveau mis en œuvre par S.M. le Roi Mohammed VI».
Outre la présence de quelques grands noms de la promotion immobilière au Maroc et des établissements bancaires pour dispenser les renseignements nécessaires aux futurs acquéreurs de biens immobiliers, cette édition connaît la participation d'associations culturelles et sportives de Marocains établis en France.
Le Salon propose des rencontres entre les représentants du monde économique, mais aussi un programme inédit de conférences laissant une large place à la femme et à l'économie, sans oublier le cadre festif synonyme de retrouvailles entre les membres de la communauté marocaine établie à l'étranger.
Le programme culturel et économique, qui se veut une large promotion du Maroc nouveau, propose des conférences sous les thèmes de l'investissement dans l'immobilier au Maroc, de la coopération décentralisée entre les villes nouvelles françaises et marocaines Villefontaine et Tamansourt, la politique de voisinage et les relations entre l'Union européenne et le Marocain, ainsi que la question du genre en relation avec l'entreprenariat au service du développement.
Concernant le volet artistique, une soirée animée par les chanteurs Souiri et Mernissi et l'humoriste Khayari, aura lieu samedi soir.
Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=150733
Gadiri May 24th, 2011, 06:05 PM Par ilyesdemars :
LES VILLES NOUVELLES, UNE EXPÉRIENCE RATÉE?
LES CAS DE TAMESNA ET TAMANSOURT
CADRE DE VIE, TRANSPORT, SÉCURITÉ,… POINTÉS DU DOIGTS
11 CITÉS NOUVELLES EN PROJET
http://www.leconomiste.com/sites/default/files/22_38.jpg
LE Conseil du développement et de la solidarité (CDS), un groupe de réflexion présidé par Mohamed Benamour, a placé la barre trop haut. Il a consacré sa première sortie, mercredi dernier, à un thème d’actualité: «Ville nouvelle, vies nouvelles». D’emblée, un consensus sur le constat d’échec des deux villes nouvelles: Tamesna et Tamansourt.
La difficulté liée à la mobilité et l’indisponibilité des équipements collectifs: pas d’écoles, problèmes de raccordement aux réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement. A croire que ces deux villes étaient conçues pour des couples sans enfants. Et surtout le problème de transport qui plombe les villes nouvelles de manière générale. Un des intervenants le dira beaucoup plus clairement: une ville nouvelle a besoin d’un moteur économique, des activités viables et un transport fluide. La sécurité est devenue aussi une composante essentielle.
La rencontre a été également l’occasion de poser la question de savoir quelles sont les motivations de la création des villes nouvelles. La finalité dominante porte sur la recherche d’opportunités foncières. En tout cas, dans le cas marocain, on s’est aperçu de l’absence de vocation économique et d’une préoccupation d’aménagement du territoire. Une ville suppose une vie sociale, avec des enseignes.
L’un s’est demandé où se trouvait le coiffeur, le cimetière? Autant de questions auxquelles une ville nouvelle doit trouver des réponses. Ali Ghanam, ancien wali et actuel patron de la CGI, résumera la problématique en rappelant que la création des villes nouvelles a servi à désengorger les villes qui offraient de l’emploi. Abdellatif Jouahri, wali de Banque Al-Maghrib, avait prévenu: les villes nouvelles ne doivent pas être des réponses à l’exode rural et synonymes de «bidonvilles» où pourrait prospérer l’économie informelle qui plombe la croissance.
Pour Said El Hadi, président du conseil de surveillance de TMSA, il s’agit de trouver une articulation entre le projet économique portuaire et l’urbanisme. Chrafat, la ville nouvelle du côté de Tanger, et TMSA (pour son extension future) sont concurrentes sur le sol.
Pour Jean Luc Rolan, bourgmestre et président d’Ottignies-Louvain-la-Neuve en Belgique, la ville nouvelle a été pensée comme le modèle urbain italien qui est celui de la médina où se mélangent toutes les fonctions d’une ville. Avec un projet d’université intégrant toutes les fonctions urbaines.
Au Maroc, sur 15 sites potentiels, 2 ont été lancés. A cela s’ajoutent 11 villes qui ont déjà été identifiées comme la ville de Zenata entre Casablanca et Mohammedia, Tagadirt et Chrafate. La réalisation de ce programme met en exergue plusieurs enjeux, notamment la capacité de ces entités à attirer hommes et capitaux, le positionnement au niveau du développement urbain du territoire et la relation entre la ville-mère et son satellite. S’ajoutent aussi le mode de gouvernance, l’équilibre financier du projet ou encore la mise à disposition des infrastructures et des équipements collectifs.
Pour Saâd Hassar, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur et ancien pilote de la villes Sala Al Jadida, «la réussite des projets de ville nouvelles requiert l’implication de tous les acteurs concernés, qu’il s’agisse de l’Etat, des élus, du secteur privé ou des citoyens. Un management efficace est aussi l’une des clés de réussite d’une ville nouvelle». Chakib Benmoussa, président du Conseil économique et social, et ancien ministre de l’Intérieur, partage cet avis. Pour lui, «le succès d’une ville nouvelle est tributaire d’une bonne gouvernance et d’un management à la hauteur, qui implique la maîtrise des coûts et des délais».
Sur un autre registre, une étude réalisée par le cabinet Valyans Consulting a défini un certain nombre de pré-requis pour qu’une ville nouvelle puisse offrir un espace de vie intégré. Ainsi, elle doit être desservie par un réseau de transport interne et externe, autonome avec des services de santé et d’éducation. Elle doit également contribuer à la cohésion sociale et à l’accès à la propriété avec des habitations de qualité à prix attractifs pour toutes les catégories socioprofessionnelles. Pour Mohcine Jazouli, PDG de ce cabinet, «tous ces éléments doivent être pris en compte dans la réalisation du programme des villes nouvelles afin qu’elles soient de véritables leviers de développement».
A l’issue de la rencontre, les différentes conclusions retenues feront l’objet d’un livre blanc. «Celui-ci pourra contribuer à la mise en œuvre d’une véritable stratégie de villes nouvelles intégrées avec la pleine implication de tous les acteurs publics et privé du secteur», indique Mohamed Benamour, président du CDS. Le prochain thème de ce think tank portera sur la relation Sud-Sud à Ouarzazate.
l'économiste
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