ra1
July 7th, 2010, 06:53 PM
http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/palais-futuriste-ecole-princes-2010-07-05
Le palais futuriste de l’école des princes
LE ROSEY | Connue pour avoir formé des têtes couronnées, des stars et de riches héritiers, l’école privée va bâtir à Rolle un centre culturel avant-gardiste. L’institut a déjà d’imposantes installations sportives.
http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/diapo/1_10.jpg
© BERNARD TSCHUMI ARCHITECTS
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© BERNARD TSCHUMI ARCHITECTS
Yves Merz | 06.07.2010 | 00:02
La liste des équipements sportifs et artistiques à disposition des 400 élèves du Rosey, à Rolle, a de quoi faire des envieux. Et la prestigieuse institution va encore investir de gros sous dans ses infrastructures. Elle est en train de réaliser un terrain de sport synthétique, elle envisage de commencer les travaux de son fabuleux bâtiment des arts et spectacles au printemps 2011, et elle souhaite accueillir ses internes dans un nouveau campus, près de Gstaad, en janvier 2014.
«Les anciens Roséens qui sont devenus des personnalités influentes de par le monde comptent sur nous pour perpétuer l’excellente réputation de l’institut, déclare Philippe Gudin, directeur. Nous recherchons le top, non seulement dans le domaine sportif, que nous avons toujours privilégié, mais aussi dans d’autres activités. Nous ne pouvons pas négliger l’environnement ni les arts. Raisons qui nous ont motivés à réaliser une ferme éducative et qui nous ont conduits au projet de centre des arts et spectacles, baptisé le Carnal Hall, en hommage au fondateur du Rosey, le Jurassien Paul Carnal.»
Convaincu que le développement des facultés artistiques est une des clés essentielles pour préparer les Roséens aux métiers de demain, Philippe Gudin a souhaité un outil performant, aux formes avant-gardistes. Suite au concours d’architecture, c’est d’abord le projet de Paul Tange qui avait été retenu et révélé au public (24 heures du 11.10.2007). C’est finalement la «soucoupe volante» de Bernard Tschumi qui sera réalisée.
Le Carnal Hall comprendra une salle de spectacle d’un millier de places, qui sera occasionnellement ouverte au public de Rolle et de la région. Il abritera aussi les lieux nécessaires à l’exposition et à la formation de tous les arts, du théâtre à la musique, du design à la cuisine, ainsi qu’un learning centre avec restaurant et médiathèque, véritable lieu de vie au sein du campus.
L’autre projet d’envergure du Rosey concerne ses quartiers d’hiver. Depuis 1916, les élèves vont passer trois mois à Gstaad, où l’institut possède des bâtiments sur 8000 m2 au centre de la station. «Nous devons être la seule école du monde qui est assez dingo pour passer trois mois par année hors de ses murs. Car déménager une école n’est pas une sinécure. Mais cette folie a aussi contribué à faire notre renommée», explique Philippe Gudin.
Aujourd’hui, le site est devenu trop petit et les équipements inadaptés à une pédagogie moderne. Le Rosey a donc décidé de reconstruire un campus à Schönried (BE), sur une parcelle quatre fois plus grande, située à dix minutes de Gstaad. «Ces constructions respecteront le style d’architecture locale et traditionnelle. Le projet est évalué à une soixantaine de millions de francs, précise le directeur. Autant le Carnal Hall que la réalisation de ce nouveau campus d’hiver généreront des dépenses qui sont hors de proportion avec nos ressources courantes. C’est la vente de nos biens au centre de Gstaad, estimés à plus de 100 millions, qui nous permettra de financer ces projets.»
Nobles, fortunés ou stars: quelques Roséens célèbres
Fondé en 1880, l’institut Le Rosey a accueilli quelques têtes couronnées, comme le shah d’Iran, Rainier de Monaco, Karim Aga Khan IV et le roi Albert II de Belgique. Ce ne sont pourtant pas les royautés qui ont alimenté le fonds de commerce de la célèbre école privée rolloise mais plutôt les héritiers des plus grandes fortunes mondiales. Il y a eu des descendants de familles fortunées, comme les Rothschild, Du Pont, Benetton et Rockefeller. Et des enfants de célébrités comme ceux de John Lennon, Elizabeth Taylor, Roger Moore et Diana Ross. On citera aussi l’architecte japonais Paul Tange, auteur du premier projet de Carnal Hall. Ainsi que Julian Casablancas, fils du fondateur de la fameuse agence de mannequins Elite, actuel chanteur des Strokes, groupe de rock and roll qui se produisait hier soir au Montreux Jazz Festival sur la scène du Miles David Hall. Cela dit, les élèves du Rosey ne sont pas nécessairement issus de familles célèbres ou couronnées, mais certainement de milieux qui ont de gros moyens puisque la pension et l’écolage varient entre 70 000 et 90 000 francs par année suivant l’âge de l’élève. L’internat emploie 170 personnes, dont 90 professeurs, au service de 380 élèves de 53 nationalités différentes. Afin de garantir cette représentation internationale, un quota maximal de 10% par pays a été adopté.
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Le palais futuriste de l’école des princes
LE ROSEY | Connue pour avoir formé des têtes couronnées, des stars et de riches héritiers, l’école privée va bâtir à Rolle un centre culturel avant-gardiste. L’institut a déjà d’imposantes installations sportives.
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Yves Merz | 06.07.2010 | 00:02
La liste des équipements sportifs et artistiques à disposition des 400 élèves du Rosey, à Rolle, a de quoi faire des envieux. Et la prestigieuse institution va encore investir de gros sous dans ses infrastructures. Elle est en train de réaliser un terrain de sport synthétique, elle envisage de commencer les travaux de son fabuleux bâtiment des arts et spectacles au printemps 2011, et elle souhaite accueillir ses internes dans un nouveau campus, près de Gstaad, en janvier 2014.
«Les anciens Roséens qui sont devenus des personnalités influentes de par le monde comptent sur nous pour perpétuer l’excellente réputation de l’institut, déclare Philippe Gudin, directeur. Nous recherchons le top, non seulement dans le domaine sportif, que nous avons toujours privilégié, mais aussi dans d’autres activités. Nous ne pouvons pas négliger l’environnement ni les arts. Raisons qui nous ont motivés à réaliser une ferme éducative et qui nous ont conduits au projet de centre des arts et spectacles, baptisé le Carnal Hall, en hommage au fondateur du Rosey, le Jurassien Paul Carnal.»
Convaincu que le développement des facultés artistiques est une des clés essentielles pour préparer les Roséens aux métiers de demain, Philippe Gudin a souhaité un outil performant, aux formes avant-gardistes. Suite au concours d’architecture, c’est d’abord le projet de Paul Tange qui avait été retenu et révélé au public (24 heures du 11.10.2007). C’est finalement la «soucoupe volante» de Bernard Tschumi qui sera réalisée.
Le Carnal Hall comprendra une salle de spectacle d’un millier de places, qui sera occasionnellement ouverte au public de Rolle et de la région. Il abritera aussi les lieux nécessaires à l’exposition et à la formation de tous les arts, du théâtre à la musique, du design à la cuisine, ainsi qu’un learning centre avec restaurant et médiathèque, véritable lieu de vie au sein du campus.
L’autre projet d’envergure du Rosey concerne ses quartiers d’hiver. Depuis 1916, les élèves vont passer trois mois à Gstaad, où l’institut possède des bâtiments sur 8000 m2 au centre de la station. «Nous devons être la seule école du monde qui est assez dingo pour passer trois mois par année hors de ses murs. Car déménager une école n’est pas une sinécure. Mais cette folie a aussi contribué à faire notre renommée», explique Philippe Gudin.
Aujourd’hui, le site est devenu trop petit et les équipements inadaptés à une pédagogie moderne. Le Rosey a donc décidé de reconstruire un campus à Schönried (BE), sur une parcelle quatre fois plus grande, située à dix minutes de Gstaad. «Ces constructions respecteront le style d’architecture locale et traditionnelle. Le projet est évalué à une soixantaine de millions de francs, précise le directeur. Autant le Carnal Hall que la réalisation de ce nouveau campus d’hiver généreront des dépenses qui sont hors de proportion avec nos ressources courantes. C’est la vente de nos biens au centre de Gstaad, estimés à plus de 100 millions, qui nous permettra de financer ces projets.»
Nobles, fortunés ou stars: quelques Roséens célèbres
Fondé en 1880, l’institut Le Rosey a accueilli quelques têtes couronnées, comme le shah d’Iran, Rainier de Monaco, Karim Aga Khan IV et le roi Albert II de Belgique. Ce ne sont pourtant pas les royautés qui ont alimenté le fonds de commerce de la célèbre école privée rolloise mais plutôt les héritiers des plus grandes fortunes mondiales. Il y a eu des descendants de familles fortunées, comme les Rothschild, Du Pont, Benetton et Rockefeller. Et des enfants de célébrités comme ceux de John Lennon, Elizabeth Taylor, Roger Moore et Diana Ross. On citera aussi l’architecte japonais Paul Tange, auteur du premier projet de Carnal Hall. Ainsi que Julian Casablancas, fils du fondateur de la fameuse agence de mannequins Elite, actuel chanteur des Strokes, groupe de rock and roll qui se produisait hier soir au Montreux Jazz Festival sur la scène du Miles David Hall. Cela dit, les élèves du Rosey ne sont pas nécessairement issus de familles célèbres ou couronnées, mais certainement de milieux qui ont de gros moyens puisque la pension et l’écolage varient entre 70 000 et 90 000 francs par année suivant l’âge de l’élève. L’internat emploie 170 personnes, dont 90 professeurs, au service de 380 élèves de 53 nationalités différentes. Afin de garantir cette représentation internationale, un quota maximal de 10% par pays a été adopté.
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