View Full Version : CHARLEROI | Le patrimoine à réhabiliter


Tiernoise
August 18th, 2010, 10:31 AM
J'imagine depuis pas mal de temps un thread sur le patrimoine carolo à réhabiliter. Notamment le patrimoine industriel. Charleroi n'est pas New York, Londres, ou même Bruxelles, les lofts, par exemple, n'y sont toujours pas prisés. Mais un jour, peut-être.

En attendant, cet article de L'Avenir m'incite à créer ce fil dès aujourd'hui:

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=38976687&postcode=6000

La Ville va vendre son patrimoine

CHARLEROI - L'échevin Éric Massin est clair : « On ne brade pas, on valorise ! » . La liste des biens à vendre sera finalisée pour la rentrée.


Vendre le patrimoine excédentaire de la Ville pour rattraper l'important déficit budgétaire : c'est l'une des conditions que le centre régional d'aide aux communes (le CRAC) avait imposée au collège communal de Charleroi pour soutenir sa demande de prêt exceptionnel de 75 millions €. On y arrive bientôt.

« La régie foncière finalise l'inventaire des biens qui pourraient être vendus, observe son échevin de tutelle Éric Massin (PS). Les réunions préparatoires se sont multipliées et la liste devrait être prête pour la rentrée de septembre. » Concrètement, des biens à vendre seront classés en quatre catégories, la première étant celle des biens transmis dans le domaine public et la seconde de ceux gardés dans le domaine de la Ville. [...] Ces biens réalisables ont été identifiés : il s'agit de logements, infrastructures diverses et terrains. [...]

Si certains ont déjà des amateurs comme la parcelle de Trévieusart que le groupe Decathlon compte acheter pour y aménager un point de vente, d'autres font l'objet d'offres en dessous des valeurs fixées par le comité d'acquisition : c'est ainsi que la technopole Villette où Despi avait imaginé de regrouper les services techniques fait l'objet d'une option d'achat à 600 000 € quand il est estimé à 1,5 million €. « En 2003, la Ville l'avait acheté 1,2 million € et y a réalisé d'importants travaux. Mais c'est un complexe industriel en pleine ville », constate l'échevin.

D'autres biens vont être mis sur le marché comme les 30 appartements du Saint Charles et, sans doute, le Coliseum. Pour l'ensemble de ces biens dont le nombre devrait atteindre plus de septante, l'idée est de charger les notaires de Charleroi d'en organiser la vente par lots, sous le contrôle du comité d'acquisition. « Pour ne pas rester avec les moins intéressants sur les bras ».

La volonté est aussi d'en étaler la vente dans le temps. « Sur deux années », suggère Massin qui pense qu'une mise massive sur le marché risquerait de le déréguler. L'imagination sera au pouvoir avec différentes formules de vente, l'intention étant de retirer de l'opération un maximum de profit.

Photo: Le Coliseum
http://www.lavenir.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2010/08/18/2204319_966_644.jpg.275.jpg

Tiernoise
August 18th, 2010, 11:02 AM
Je commencerai par la fameuse Brasserie des Alliés.

Le Soir:

La brasserie des Alliés en mal de réhabilitation
SAUSSEZ, ISABELLE

Jeudi 10 avril 2008

Charleroi
La brasserie des Alliés en mal de réhabilitation
Cela fait maintenant près de vingt ans que les Marchiennois attendent la réhabilitation de l’ancienne brasserie des Alliés. Construit par l’architecte René Dubois, le bâtiment, récemment classé site de réhabilitation paysagère et environnementale par la Région wallonne, mériterait un fameux lifting et une nouvelle affectation plus conviviale. À défaut de conclure un accord avec l’actuel propriétaire « récalcitrant aux démarches de la Ville », selon l’échevin de l’Aménagement urbain Eric Massin, les autorités communales envisagent une mesure d’expropriation. Si cette initiative se conclut, des lofts et des espaces dédiés aux petits commerces et à des services à la collectivité pourraient voir le jour dans le bâtiment. (I. S.)


Aux dernières nouvelles, l'ex-brasserie serait éventuellement affectée à l'accueil de sportifs en résidence qui joueraient dans le nouveau stade de Charleroi, tout proche.

Un article du Soir de 1994 (les choses ont heureusement changé entre-temps)

LES ALLIES : UN TEMOIN MENACE DU PATRIMOINE INDUSTRIEL DE CHARLEROI QUAND JOSEPH TIROU TENAIT UNE BRASSERIE
GHESQUIERE,DENIS

Mardi 2 août 1994

Les Alliés: un témoin menacé du patrimoine industriel de Charleroi

Quand Joseph Tirou tenait une brasserie...

Il y a bien longtemps que les Carolos n'honorent plus d'un regard ce mastodonte abandonné, qui semble participer - que les Marchiennois nous pardonnent - à la disgrâce générale de ce quartier. Et pourtant, un regard bienveillant admettra que cet édifice familier ne manque pas de cachet. Aujourd'hui chancre méprisé, la brasserie des Alliés fut un foyer d'activités exceptionnel, et sa robuste architecture avait fait grande impression dans les années 30. Surtout, elle est l'imposant témoin d'un secteur naguère florissant dans la région carolorégienne, qui comptait plus de deux cents brasseries au début de ce siècle.

Avant d'être identifié à un bâtiment, la brasserie des Alliés avait été une société, née d'une idée assez originale. La concurrence entre les nombreux marchands de bière, qui se fournissaient auprès d'une foule de petites brasseries et perdaient beaucoup de temps et d'argent en procédant eux-mêmes à l'embouteillage, se faisait au détriment du breuvage.

Le nommé Fernand Lovrix pensa qu'il serait intéressant de les regrouper en une coopérative de vente, et de leur fabriquer, avec des techniques industrielles modernes, une bière de qualité. L'adhésion sans réserve de Louis Cornelis, un des plus grands distributeurs de bières en Pays noir, cautionna l'idée auprès de ses pairs. La brasserie des Alliés fut constituée le 9 avril 1920, dans l'étude du notaire Victor Cornil, avec un capital de quarante mille francs.

Parmi les signataires de l'acte constitutif se trouvait un certain Joseph Tirou. Celui qui allait devenir le grand bourgmestre que l'on sait avait en effet accepté de s'investir dans la gestion financière de la brasserie.

On commença à brasser petitement en louant les installations de la brasserie Hubeau, au 27 de la rue Habart, à Marcinelle. Quelques mois plus tard, le 5 septembre 1921, les Alliés déménagèrent leurs activités dans les bâtiments de la brasserie-malterie de la Sambre, sis rue Léopold Vasse, à Marchienne-au-Pont, à l'emplacement actuel du Colruyt.

Cette année-là, la production passa de 12.000 à 25.000 hectolitres. La brasserie des Alliés pouvait déjà être considérée comme une réussite technique et commerciale. Son essor remarquable fut encore accéléré par la mise en service, en 1928, d'une bouteillerie comportant un groupe de soutirage de 3.000 bouteilles par heure.

Cet outil amena une petite révolution dans le monde brassicole, puisqu'il permit, pour la première fois, de lancer sur le marché le «bouchon-couronne», à savoir la capsule métallique, plus hermétique et plus hygiénique que le bouchon mécanique en porcelaine, muni d'un joint en caoutchouc. Le succès fut total: en 1935, la production de la brasserie des Alliés avoisinait les 150.000 hectolitres, soit près de 10 % de la production totale des 250 brasseries alors en activité sur le territoire du Hainaut.

Cette croissance constante de la production amena les administrateurs à décider la construction d'un nouveau complexe, le long de la route de Mons.

C'est le bâtiment que les Carolos connaissent aujourd'hui comme l'ancienne brasserie des Alliés. Les travaux, confiés à l'entreprise Lixon, avaient été entamés en juin 1937, et l'édifice fut inauguré en septembre 1938. Les dimensions de ce nouveau bâtiment, avec ses 3.600 mètres carrés de surface utile et sa façade principale s'étendant sur plus de 60 mètres, étaient assez impressionnantes. Un tunnel sous la rue Léopold Vasse, reliait les anciennes installations, désormais vouées uniquement à la production, au nouveau complexe, qui abritait les services administratifs et commerciaux, les stocks, la bouteillerie...

TRINQUER AU SOMMET

Le cachet particulier du bâtiment réside bien sûr en grande partie dans sa tour, avec son horloge à trois cadrans. Le nom de la brasserie s'y affichait en lettres de néon... La salle de dégustation et les terrasses, à quarante mètres de haut, offraient une vue imprenable sur le paysage carolorégien.

On ne s'étonnera pas de la déception ressentie par certains amoureux du patrimoine industriel, après l'avis défavorable au classement émis par le conseil communal en mai dernier. Rachetée en 1979 par Piedboeuf, la brasserie marchiennoise a interrompu ses activités au début des années 80 et est considérée comme un chancre encombrant et sans attrait par les édiles.

Il se dit que des candidats repreneurs se proposaient d'en faire un «bazar», projet qui aurait sans doute eu les faveurs de la communauté turque, mais ne fut pas concrétisé. Ce symbole de l'ancienne prospérité du secteur brassicole à Charleroi est peut-être, tout bonnement, appelé à disparaître du paysage marchiennois, dans l'indifférence quasi générale.

DENIS GHESQUIÈRE


Voici quelques liens pour des photos :

http://bp0.blogger.com/_S2gJ7dJEt-k/RiEfHjSPbMI/AAAAAAAAAII/NOGec8UWzHw/s320/P1010004.JPG

http://bp3.blogger.com/_S2gJ7dJEt-k/RiEe7TSPbLI/AAAAAAAAAIA/GQ6uBeFytYo/s320/P4140010.JPG
=>
http://nicau666.blogspot.com/2007/04/la-brasserie-des-allis.html

http://www.photosp.be/photos/explo_urbaine/industriel/brasserie_des_allies/brasserie_des_allies.html

Projet Porte Ouest : http://www.espace-environnement.be/pdf/urba_porteouest_080415_pleniere.pdf

Karnoit
August 19th, 2010, 02:15 PM
^^

Bonne idée ce thread.

Je ne me doutais pas que la brasserie des Alliés était si grande. Mais j'avoue que je préfère des lofts qui restent vides pendant un moment avant de trouver un acquéreur qu'un bazar :nuts: . L'idée d'y accueillir les sportifs est bizarre aussi, ils peuvent bien construire une structure de ce type directement sur le site d'AMS.

Tiernoise
August 19th, 2010, 04:15 PM
Oui, un bazar... Un peu comme le Palais du midi à Bruxelles, en quelque sorte : soit un bâtiment superbe qui trouverait certainement une affectation plus reluisante si le quartier dans lequel il se trouve ne s'était pas autant paupérisé.

C'est tout le problème de la Porte ouest de Charleroi : ancien quartier riche débordant d'activité mais qui n'en finit plus de dépérir.

Il suffirait pourtant de réamorcer la pompe pour y faire revenir une population plus aisée, réintroduire de la mixité sociale. Sans aller jusqu'à la gentryfication. Trouver un juste milieu. Le futur stade, s'il se concrétise, pourrait être le bon signal. Ainsi que, justement, une réaffectation de la Brasserie des alliés en logements de qualité, en centre d'art (cf. le Wiels), en restaurant/brasserie (cf. le Wapping Project de Londres - http://www.thewappingproject.com/). Un restaurant design dans la grande salle voutée, couplé à des logements pourrait inciter une nouvelle population à s'installer à Charleroi.
Bien sûr, manquent des investisseurs avec une certaine foi dans la ville. Les élus ne peuvent pas tout faire…
L'actuel propriétaire du bâtiment doit encore être la société Abetech. On trouve sur leur site un historique de la brasserie et quelques belles photos anciennes:


http://www.abetech.be/ancien/Brasserie-annees-30.JPG

http://www.abetech.be/index_fr.htm

http://www.abetech.be/ancien/brasserie.htm

Et voici des informations supplémentaires dans les archives du Soir :

http://archives.lesoir.be/classe-le-majestueux-batiment-marchiennois-est-sauve-pa_t-19950630-Z09Q88.html

Karnoit
August 26th, 2010, 01:24 PM
^^

Un peu de gentryfication ne ferait quand même pas de mal dans certains quartiers, c'est toujours drôle de penser que dans certaines villes c'est considéré comme un problème.
Malheureusement j'ai parfois l'impression que la seule manière d'introduire de la mixité pour les socialistes c'est de construire des logements sociaux:ohno:.


Concernant le patrimoine à valoriser le théâtre Varia à Jumet est aussi un triste exemple:

http://mrw.wallonie.be/dgatlp/dgatlp/Pages/patrimoine/ce/RW/AcJP2001/Hainaut/Hai_20.jpg

http://i184.photobucket.com/albums/x296/telefunker/cinema2.jpg

http://www.forbidden-places.net/explos/24/2l.jpg

http://www.forbidden-places.net/exploration-urbaine-cinema-theatre-varia

http://www.urbexforums.co.uk/showthread.php/6150-Cinema-Theatre-Varia-Jumet-December-2009

Construit de 1910 à 1913 par l'architecte liégeois E.Claes, c'est un bâtiment de béton armé avec une façade imposante d'un style Art Nouveau.

C'est une des rares exemples de théâtres cinématographiques pré-première guerre mondiale subsistant encore.Le "Ciné Varia" est aujourd'hui un lieu dépouillé. Toutes les décorations ont disparu. Toutefois le lieu est impressionant de par son vaste volume intérieur, ses larges balcons et son grand rideau rouge.

L'accès à l'intérieur du théâte étant impossible, le lieu est resté protégé des vandales, pilleurs et autres taggeurs.

Et puis, que s'est-il passé? 1986 marque la fin des activités du théâtre. En 1992, les façades et un versant de toiture du bâtiment sont classées comme monument historique.

En 2000 seulement, l'IPW (institut du patrimoine Wallon) devient propriétaire du théâtre.Les façades doivent retrouver leur aspect d'antan, mais les travaux ne débutent que fin 2004!

Mi-2005, date de l'exploration du bâtiment. Par manque de crédit, les travaux sont interrompus. Projets de cente culturel? Maison pour l'enfance? Ces beaux projets semblent aujourd'hui sans lendemain...



Je n'ai pu trouver aucunes infos récentes sur google, apparemment les rénovations se sont juste arrêtées il y a quelques années par manque de fonds. Sur le deuxième lien, les photos datent apparemment de fin 2009. Peut-être que tu en sais plus?

Le Bruxellois
August 26th, 2010, 08:09 PM
'y a de belles choses. J'espère qu'après les grands projets 100% neufs de Phénix, on s'attardera aussi à ce patrimoine à l'abandon !

Tiernoise
August 31st, 2010, 12:46 PM
@ Karnoit

C'est sûr.... Pour faire (re)venir une classe moyenne à Charleroi et ainsi doper les finances de la ville, il faut qu'elle soit plus belle et agréable à vivre. Mais pour rendre la ville plus belle et agréable à vivre, il faudrait que les finances soient meilleures. L'éternel cercle vicieux. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que Viseur soit parvenu à créer le cercle vertueux espéré. L'échéance de 2012 sera certainement trop courte, mais j'espère que la population reconnaîtra les avancées réalisées et le travail titanesque accompli en coulisses pour ne pas remettre en selle les anciens qui ont laissé la situation dépérir à ce point.

Il y a du boulot aussi avec le théâtre Varia ! Mais ça ferait par exemple une chouette salle de concert...

@ Le Bruxellois

Le Carolo se plaint, à raison, que tout avance trop lentement. Mais tout est à refaire ici, donc par où commencer ?

Karnoit
September 9th, 2010, 04:47 PM
à propos de la Brasserie de l'Union:

À l'abandon, l'Union est en péril

L'Union en péril... On ne parle pas du pays, mais bien des bâtiments de l'ancienne brasserie de Jumet, qui ne cessent de se détériorer.

À l'abandon depuis 2007, l'ancienne brasserie de Jumet se détériore. La ville met le propriétaire de remplir ses obligations. Mais quel avenir pour le site ?

Il y a moins de quatre ans, la brasserie de l'Union faisait la fierté de Jumet. Il faut voir aujourd'hui l'état pitoyable de cet ancien fleuron industriel du groupe Alken Maes qui y produisait sa gamme de spéciales et blondes fortes, dont les Grimbergen et Ciney : infrastructure à l'abandon exposée au pillage, vitrages brisés et gouttières volées, grillages saccagés...

C'est un bien sombre tableau qu'a dressé le conseiller MR Maxime Sempo au conseil communal. Il a le mérite de mettre en évidence d'importants problèmes de sécurité publique.

Des dispositions rapides

Il apparaît clairement que des dispositions doivent être prises rapidement pour protéger le site, qui constitue une véritable plaie. Ce que la ville s'est engagée à faire.

C'est ainsi qu'elle vient de mettre le propriétaire en demeure de prendre des mesures pour éliminer tous les risques identifiés sur place. Alken Maes dispose d'un délai de 8 jours pour s'exécuter, selon l'échevin de l'Urbanisme Eric Massin dont le service a établi un rapport.

« Il est clair que la brasserie est en train de devenir une friche industrielle », renchérit le bourgmestre Jean-Jacques Viseur. Si le groupe brassicole a tenté d'en vendre les bâtiments, l'opération a échoué.

C'est avec le promoteur HE Immobilier, filiale française d'un investisseur allemand, qu'un projet de réaffectation avait été élaboré sur base des possibilités offertes par la revitalisation urbaine en Région wallonne.

[...]


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=39027055&postcode=6000

Tiernoise
September 15th, 2010, 10:40 AM
Je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble la Brasserie de l'Union de Jumet. Je connais juste un peu l'histoire de sa fermeture il y a quelques années seulement.

Je connais mieux Bruxelles, qui fut ma ville pendant une quinzaine d'années, que Charleroi, en fait...

Tiernoise
September 22nd, 2010, 12:32 PM
Pas vraiment à réhabiliter, car toujours bien habité, mais néanmoins désormais classé : la résidence Albert de Leborgne.

http://www.lavenir.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2010/09/21/12258224_965_1291.jpg.275.jpg

CHARLEROI - La Résidence Albert, à Marcinelle, vient d'être classée. (...)
Il s'agit du deuxième building construit par l'architecte Marcel Leborgne à faire l'objet d'une protection dans le périmètre du centre-ville, le troisième à Charleroi avec la villa Darville, à Mont-sur-Marchienne.

Sur le quai de Brabant, en effet, le bâtiment des pianos De Heug est classé depuis 1993. Classé mais en piteux état. Il a été racheté par Shalom Engelstein qui souhaite en faire l'élément de façade principal de l'entrée de son futur hôtel quatre étoiles dans le quartier Rive Gauche. Une étude de marché se poursuit. Le temps presse, estiment les amoureux du patrimoine comme Benoît Dussart, spécialiste de Leborgne. Avec le temps, l'édifice se dégrade. Il ne faut donc plus trop traîner à entreprendre la restauration.

Juste avant la guerre


C'est en 1938 que Leborgne édifie la Résidence Albert, qui compte quinze appartements et le cercle de bridge au rez-de-chaussée. Ce bâtiment aux allures de paquebot se dresse à la proue du bloc de constructions de l'avenue Meurée, à Marcinelle. Le galbe de la façade cache des intérieurs cossus que l'on peut découvrir lors de visites organisées par Benoît Dussart qui habite le building. Architecture mais aussi éléments de décoration, choix des matériaux justifient un décret qui porte sur différents éléments de la résidence, dont la façade et la toiture. Une façade que les propriétaires avaient le projet de restaurer. Ils vont pouvoir bénéficier d'une intervention de la Région wallonne sur les travaux.

La procédure de classement pour la résidence Albert remonte à la précédente législature, sous le mayorat de Jacques Van Gompel. Sept ans plus tard et après des enquêtes publiques largement positives, voici qui donne à l'oeuvre de Leborgne une visibilité accrue dans sa région natale, même s'il est considéré comme un moderniste belge et reconnu en Flandre comme un visionnaire.

Il n'en reste pas moins que des ensembles très significatifs de son travail sont en péril à Charleroi. Comme la Cité de l'Enfance, réalisée la même année que la résidence Albert. Les menaces de démolition d'un de ses pavillons ont incité des riverains et historien à relancer une procédure de demande de classement du site. Une pétition a recueilli un grand succès et des démarches s'organisent auprès de la commission, indique Benoît Dussart.


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=39052724&postcode=6000

Karnoit
September 22nd, 2010, 01:23 PM
^^

La façade mérite quand même bien un petit nettoyage, la dernière fois que je suis passé devant je l'ai trouvé assez ternie. Mais bon c'est vrai qu'il y a bien pire.

7 ans de procédure par contre, quelle lenteur :nuts:

Tiernoise
September 23rd, 2010, 09:40 AM
Oui, la façade est fort salie par le temps et la pollution. Mais maintenant, les propriétaires pourront toucher des subsides pour sa réfection.

Pour celles et ceux qui s'intéressent à Marcel Leborgne, le magazine "Villas" (http://www.villas-decoration.com) consacre dans le numéro actuel plusieurs pages à la villa Diricks à Rhode-Saint-Genèse – Sint-Genesius-Rode, qui vient d'être entièrement rénovée.

http://www.villas-decoration.com/couv/080.jpg

http://www.villas-decoration.com/article.php?code=8001&lan=fr

http://www.marcelleborgne.be/rechercher.php?selection=ok&id=72

Karnoit
November 9th, 2010, 01:24 PM
Toujours Leborgne:


La Cité de l'Enfance préservée ?

http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/novembre/hermes/ID2436548_citeenfance03_014FTP_0.JPG.jpg
Déserté par l’école de jeunes du Sporting de Charleroi, le pavillon d’entrée de la Cité de l’Enfance de Marcinelle pourrait être démoli.


Un couple de passionnés a introduit une demande de classement. Des menaces pèsent sur l'avenir de l'ancien orphelinat de Marcinelle, oeuvre de l'architecte Marcel Leborgne. Les époux Lierneux ont introduit une demande de classement. Avec l'appui d'Espace-Environnement et d'une pétition forte de 1.700 signatures.

Risque-t-on de rééditer l'erreur qui a fait démolir la Maternité Reine Astrid, à Charleroi ? Afin de l'éviter, une demande de classement de la « Cité de l'Enfance » de Marcinelle vient d'être introduite par les époux Lierneux-Garny, attachés à Charleroi, à son image et à son patrimoine, avec le soutien d'« Espace-Environnement ».

Œuvre de l'architecte Marcel Leborgne, qui avait conçu la maternité et quelques autres bâtiments qui ont fait la valeur patrimoniale de Charleroi, la « Cité de l'Enfance » a hébergé depuis la fin des années 30 plus de trois cents orphelins, qui y trouvaient une forme d'abri éloigné des orphelinats composés de dortoirs collectifs. La conception architecturale de Leborgne tenait du modernisme social, s'inscrivant dans un cadre verdoyant d'une douzaine d'hectares, où se posaient des pavillons qui constituaient un orphelinat modèle, constitué d'unités de vie de petite taille.

Depuis 1993, la « Cité de l'Enfance » a perdu cette vocation liée à l'aide à la jeunesse. Ses pavillons ont connu une autre destinée, celle d'une cité-jardin à l'anglaise, utilisant au mieux les pavillons promis à d'autres utilités. Une partie d'entre eux, passés à la société de logements La Carolorégienne, sont devenus des logements et des propriétés diverses, ce qui peut nuire à l'unité de l'ensemble. Les voiries ont été entretenues, des ajouts ont été imaginés avec des bonheurs divers à des bâtiments existants, tout comme on a entretenu, parfois sans les soins adéquats, les espaces verts qui les entouraient.

Aujourd'hui, des menaces pèsent sur le pavillon d'entrée du site. Son locataire, l'école des jeunes du Sporting, a été expulsé. L'endroit est resté inoccupé, avec les risques que cela suppose pour sa pérennité. Aujourd'hui, c'est de sa destruction pure et simple dont il est question.

C'est ce qui a suscité cette demande de classement. Les époux Lierneux ont adressé leur revendication au ministre wallon du Patrimoine, Benoît Lutgen, avec l'appui d'une pétition qui a recueilli 1.700 signatures. L'objectif est de préserver l'intégrité de l'ensemble de la « Cité », au prix d'une protection urbanistique, d'un classement comme monument ou comme ensemble architectural, ou d'une concertation entre les occupants.

Sous peine de voir disparaître, une fois de plus, un joyau de l'architecture carolo du 20e siècle.

http://www.lesoir.be/regions/hainaut/2010-11-09/la-cite-de-l-enfance-preservee-802542.php

Tiernoise
November 10th, 2010, 09:21 AM
Pour ceux qui l'ignorent, la maternité Reine Astrid de Leborgne, que je n'ai pas eu la chance de connaître puisque j'ai mis les pieds à Charleroi pour la première fois en 1996, a été remplacée par le Stade de football du pays de Charleroi. Qui lui même sera bientôt démoli. Ou partiellement démonté.

La maternité était un joyau moderniste, assez similaire au Paquebot de Flagey. On sait donc combien, réhabilité, le bâtiment aurait pu connaître son petit succès...

Karnoit
November 24th, 2010, 01:30 PM
Charleroi: 32 habitations classées

C'est suffisamment rare que pour être signalé : plusieurs maisons d'une même rue viennent d'être classées par la Région wallonne. Ces bâtisses de la rue Léon Bernus ont été construites au début du XXème siècle et se distinguent par leur style "art nouveau".

Une rue classique, presque banale, de Charleroi. Et pourtant, lorsqu'on s'approche, c'est un tout autre spectacle qui s'offre aux yeux des passants. Plus de trente maisons de style "art nouveau" sont concentrées en une seule et même rue. Claude Vael, historien d'art : "C'est un style qui connaît différentes expressions. Tout d'abord, les formules que l'on connaît bien de Victor Horta. Et puis il y a des manières de faire qui sont plus géométriques. Je pense à Hankar qui, lui, s'inspire davantage des formules viennoises. Les bâtisses de Charleroi, à la rue Bernus, sont vraiment les reflets de ces deux tendances là. Sur un front de rue, on a un résumé de l'architecture 'art nouveau'."

Evènement plutôt rare à Charleroi, la mise en évidence de ce patrimoine architectural réjouit les spécialistes : "C'est une ville qui ne dispose pas d'un nombre considérable d'immeubles classés. Donc, un tel classement est évidemment une nouvelle tout à fait excellente. C'est une façon de donner un coup de projecteur sur le patrimoine carolo qui a autant de qualités d'ailleurs que le patrimoine d'autres cités."

Les propriétaires des biens classés auront la possibilité de recevoir des primes de la Région wallonne en vue d'une rénovation, quelle soit du toit ou de la façade. L'intérieur des maisons, lui, n'est pas concerné par le classement.

http://www.rtbf.be/info/regions/charleroi/charleroi-32-habitations-classees-278739

Karnoit
August 27th, 2011, 10:46 AM
Cité de l’Enfance : classement en vue

Le ministre wallon du Patrimoine, Benoît Lutgen, vient d’annoncer l’ouverture de la procédure de classement de la Cité de l’Enfance.

C’est une bonne nouvelle pour le patrimoine social et bâti de Charleroi. Dans un courrier du début du mois d’août, le ministre wallon du Patrimoine, Benoît Lutgen, annonce la mise à l’instruction de la demande de classement de la Cité de l’Enfance à Marcinelle, un ensemble pavillonnaire conçu par l’architecte moderniste Marcel Leborgne en 1938.

Une procédure s’impose pour déterminer s’il y a lieu de lui accorder le statut de monument et d’établir une zone protection.

C’est en juin dernier que riverains et historiens se mobilisent pour sauvegarder le site. En cause : la possible destruction des pavillons de l’entrée. Longtemps, ce double corps a hébergé l’école des jeunes du Sporting de Charleroi dont les infrastructures sportives ont été transférées de l’autre côté de l’avenue Mascaux.

La sécurisation ne met pas le bâtiment à l’abri d’une démolition, comme l’envisage alors la société de logements « La Carolorégienne », propriétaire du bien.

Le classement : c’est une solution pour éviter un massacre à la Cité de l’Enfance ; le même massacre que celui qu’a connu la maternité Reine Astrid, une autre œuvre de Leborgne, reconnu aujourd’hui comme un architecte majeur du mouvement moderniste.

L’espoir que ça aille vite

Actuellement, l’ensemble de la cité est inscrit à l’inventaire du patrimoine monumental de Belgique mais ne fait l’objet d’aucune mesure de protection décrétale. Il faut donc lui donner les moyens d’échapper à toute altération.

Quatorze bâtiments et ensembles « Leborgne » sont inventoriés en région de Charleroi, mais seulement trois sont classés : après la villa Darville, à Mont-sur-Marchienne, et l’immeuble De Heug racheté par Shalom Engelstein sur le quai de Brabant, la résidence Albert, à Marcinelle, abritant le cercle de bridge à son rez-de-chaussée, a connu le même sort. Sept années de procédure ont été nécessaires pour arriver à cela. C’est en effet sous le mayorat de Jacques Van Gompel en 2003 que la demande de classement avait été introduite.

L’espoir est que les choses aillent plus vite pour la Cité de l’Enfance, qui porterait alors à quatre le nombre de bâtiments et ensembles « Leborgne » classés en région de Charleroi.


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20110826_00036525

pamplosophe
September 22nd, 2011, 10:51 AM
Excellente idée de topic.

Une bon aperçu du patrimoine carolo nous est donné par le tome 20 du "Patrimoine monumental de la Belgique" consacré à l'arrondissement de Charleroi. C'est une vraie mine d'or : 600 pages de notes et d'illustrations répertoriant autant des batiments classés que des édifices d'intérêts. Une nouvelle édition est actuellement en préparation (vu le boulot, ça peut prendre des années). Mais, pour ceux que ça intéresse, on peut dénicher l'édition de 1995 (encore très valable) pour 10 euros (au lieu de 75!) chez Bibliopolis (sans vouloir faire de pub, bien-sûr).

Un immeuble remarquable,dont on a un peu parlé pendant les dernières journées du patrimoine, est selon moi l'ancien siège du Journal de Charleroi à la rue du Collège. Un superbe bâtiment moderniste, hélas menacé de destruction dans le cadre du projet Rive gauche.
Cliquez ici pour la photo. (http://www.flickr.com/photos/klaasfotocollectie/3031420217/)

Karnoit
September 28th, 2011, 05:07 PM
Une brassée d’inquiétude pour l’Union


http://1.lavenircdn.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2011/09/28/PID_$647656$_cc162f9c-e8ef-11e0-9aa7-bdc133c302e1_original.jpg.h170.jpg.280.jpg

Le sort de la brasserie de l’Union s’assombrit. Le centre d’évocation du folklore serait installé à la maison communale de Jumet Chef-Lieu.

Les Jumétois ont mal au cœur : lieu emblématique de leur culture populaire et de leur histoire sociale et industrielle, la brasserie de l’Union se dégrade de plus en plus.

En réponse à une interpellation du Conseiller communal Gérard Monseux (PS), l’échevin de l’Aménagement Urbain Éric Massin a déploré l’état de ce bijou du patrimoine, squatté et saccagé jusqu’au pillage du zinc de ses toitures. On se souvient avec nostalgie du fleuron brassicole qu’il fut, produisant notamment la « Cuvée de l’Ermitage », l’une des rares bières belges brassées avec du houblon frais, mais aussi le pôle important que l’Union était restée après le rachat par le groupe Alken-Maes puisque c’est à Jumet qu‘étaient élaborées les spéciales et blondes fortes, Grimbergen et Ciney en tête.

Si le groupe a tenté de vendre les bâtiments, l’opération a échoué. C’est avec le promoteur HE Immobilier, filiale française d’un investisseur allemand, qu’un projet de réaffectation avait été élaboré sur base des possibilités offertes par la revitalisation urbaine en Région wallonne. L’idée était de créer un complexe de logements avec du commerce et des services : un projet validé par la commission consultative d’aménagement du territoire en juillet 2008. Depuis, la crise qui est passée par là a emporté les espoirs de revitalisation. L’ancienne brasserie est devenue un chancre.

La piste du classement

La classer pour la préserver de la disparition ? Si l’idée de Gérard Monseux n’enchante pas le Collège compte tenu de l’état lamentable des lieux, elle a au moins le mérite de rouvrir le débat. Sans imaginer que l’institut wallon du patrimoine puisse protéger l’ensemble, il veut croire à un classement partiel. Les éléments les plus anciens de la brasserie ont été préservés du vandalisme et du pillage, il suffit donc de s’entendre sur ce que l’on veut sauver.

Modération : c’est aussi le mot d’ordre de l’échevin de la Culture Antoine Tanzilli qui a enterré le projet de centre d’évocation des arts populaires et du folklore de l’ancienne majorité. Transformer la brasserie pour en faire un lieu de pèlerinage et de découverte de la Madeleine : le dessein est au-delà des moyens de la Ville et de la Région wallonne. « Les nouvelles réalités budgétaires ont modifié la donne, il faut être raisonnable », indique Tanzilli.

Et de citer l’exemple de Bouffioulx dont le centre d’évocation de la poterie aménagé à grands frais draine à peine 2000 visiteurs par an, c’est-à-dire 40 par semaine. À Jumet, l’idée serait donc d’installer un centre d’évocation dans les locaux de la maison communale du Chef-Lieu. Un projet mesuré qui a pour lui le charme de son réalisme. Parce qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20110928_00051193

pamplosophe
September 29th, 2011, 08:41 AM
^^

Oui! C'est vrai. Ni la Région wallonne, ni la ville de Charleroi ne disposent de moyens financiers à profusion.
C'est le cas partout en Wallonie. Cependant, on voit aisément qu'il y a des endroits où le patrimoine est bien mieux défendu qu'à Charleroi...
Les autorités carolos montrent très peu d'intérêt pour le patrimoine. Rien que les dossiers sur les deux brasseries (l'Union à Jumet et des Alliés à Marchienne) en sont la preuve. Aucun échevin ne s'est bougé pour trouver une solution.
Le contraste par rapport à Rive gauche est saisissant : on donne au promoteur une place publique, on lui promet des expropriations, on exerce des pressions à différents niveaux, bref on se bat. Un seul point commun avec les brasseries : on ferme les yeux sur le patrimoine.

Tiernoise
September 29th, 2011, 03:38 PM
^^
On oublie aussi souvent la brasserie BAF, à Couillet, en bord de Sambre.

Je n'en connais pas l'histoire, si ce n'est que c'était la bière de prédilection de mes grands-parents quand j'étais tout gamin...

Photos ici : http://www.nicau.be/bafs/baf.html

Karnoit
September 29th, 2011, 03:57 PM
^^

Le problème c'est que la ville opte quasi toujours pour les projets les plus "subsidivores". C'était évident que les finances communales n'auraient jamais pu supporter un centre d'évocation du folklore.
La ville devrait se montrer moins réticente à laisser la porte ouverte au privé dans des dossiers en rapport avec le patrimoine et ne pas vouloir tout transformer en musée. Le C-Mine à Genk est un bon exemple de partenariat public/privé de rénovation d'un ancien site minier, avec des installations culturelles et éducatives mais aussi un cinéma, de l'horeca, un espace de congrès etc.

Karnoit
October 7th, 2011, 05:54 PM
05/10/11 : L'avenir de la brasserie de l'Union

Ce qui était il n'y pas si longtemps encore une entreprise brassicole va de mal en pis. Une reconversion en un prestigieux Centre d'Evocation du folklore régional a même été évoquée, mais les Amis de la Madeleine n'ont que leurs yeux pour pleurer : le projet est chaque fois raboté.


TéléSambre (http://telesambre.rtc.be/content/view/12611/166/)

Karnoit
May 4th, 2012, 12:01 PM
La Cité de l’enfance bientôt classée

Un pas important a été franchi pour le classement de la Cité de l’enfance, à Marcinelle. Le ministre Di Antonio vient de le confirmer.

Œuvre remarquable de l’architecte Marcel Leborgne, la Cité de l’enfance est sur la voie du classement. Le ministre wallon Carlo Di Antonio, qui a le Patrimoine dans ses attributions, a récemment fait savoir qu’il a adressé « confirmation formelle à l’Administration du Patrimoine, d’entamer, sans plus tarder, la procédure d’ouverture de classement ». Garantie supplémentaire : si, en raison des difficultés engendrées par la multiplicité des propriétaires, la procédure de classement ne pouvait être entamée à bref délai, le bien serait de toute façon inscrit sur la liste de sauvegarde du patrimoine wallon.

L’idée d’un classement remonte à 2010. À l’initiative d’André Lierneux et Béatrice Garny, le nombre de signatures requis pour introduire un dossier de classement avait été atteint. Benoît Lutgen, alors ministre compétent, avait lancé la procédure en urgence auprès de l’administration. Mais des menaces ont commencé à planer sur le site marcinellois : d’une part, certains pavillons laissés à l’abandon sont la proie de vandales ; d’autre part, un permis d’urbanisme a été introduit pour l’extension d’une maison de repos proche du site, ce qui aurait dénaturé l’oeuvre de l’architecte moderniste. C’est pourquoi les époux Lierneux-Garny ont jugé utile d’évoquer la question auprès du successeur de Benoît Lutgen, Carlo Di Antonio, et de lui suggérer l’inscription sur la liste de sauvegarde.

Le ciel s’est finalement éclairci, notamment avec le concours de plusieurs mandataires carolos, locaux ou régionaux. La menace d’une construction gênante est à présent écartée, le permis ayant été refusé par les autorités communales. Et à présent, la procédure de classement, qui semble bien engagée, devrait permettre, à terme, d’assurer la préservation de l’ensemble architectural.


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120504_00154602

jeanpierre-arte
May 16th, 2012, 08:24 AM
Je satisfais bien volontiers à l'invitation de Karnoit !

L'ilôt Dauphin : ma vidéo du 4 décembre 2010 (montage)

Un fils sorti des pierres (http://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=vc7Buis95aQ)

Je vais rechercher d'autres photos et venir les déposer.

Si je me suis trompé de thread, merci de me le signaler :nuts:

fabricarolo
May 24th, 2012, 10:49 AM
http://nsm05.casimages.com/img/2012/05/15//1205150329441497769855452.jpg

http://nsm05.casimages.com/img/2012/05/15//1205150329451497769855453.jpg

Rue du Canal, dans le cadre du projet Rive Gauche, cette splendide façade à été classé et ne sera donc pas détruite, cette façade se situe juste à coté de l'immeuble Piano de Heug de Marcel Leborgne

nanoschmil
June 3rd, 2012, 08:46 AM
De passage hier à Charleroi pour une bonne heure, j'en ai profité pour faire quelques clichés du porche de la gendarmerie, avant son éventuelle disparition...
J'ai remarqué également la rénovation très réussie d'un bel (maintenant) immeuble. Je dois dire que jusqu'à présent, je le trouvais austère, attristant terriblement le rond point. Rénové, c'est tout le contraire...

http://charleroi-decouverte.be/images/general_michel_depelsenaire_1936.jpg

La description de l'immeuble dans le guide du patrimoine monumental de Belgique :

"N° 13, Immeuble de rapport, bâti par l'architecte M, Depelsenaire en 1936 (fig, 52).Volume d'angle en briques et béton comprenantcinq étages d'appartements sur un r.d.ch. commercial conservé, Traitement d'angle intéressant, proche des conceptions de l'école d'Amsterdam et encore marqué par «l'Art déco". Toit plat."

Karnoit
July 7th, 2012, 07:44 PM
06/07/12 : Le Varia se transforme

A Jumet, l'ancien cinéma Varia va connaître une seconde jeunesse, mais sous la forme d'une bibliothèque. Le collège carolo vient en effet de marquer son accord pour cette reconversion proposée par l'échevin de la culture Antoine Tanzilli. La prochaine étape, et non des moindres, ce sera de trouver des sous pour financer les travaux de ce bâtiment classé en 1992.


Reportage Télésambre (http://telesambre.rtc.be/content/view/14920/166/)




http://dgo4.spw.wallonie.be/dgatlp/dgatlp/Pages/patrimoine/ce/RW/AcJP2001/Hainaut/Hai_20.jpg

pamplosophe
August 22nd, 2012, 10:53 AM
Rue du Canal, dans le cadre du projet Rive Gauche, cette splendide façade à été classé et ne sera donc pas détruite, cette façade se situe juste à coté de l'immeuble Piano de Heug de Marcel Leborgne

Etes-vous certain de cette information? Car la plans du promoteur Saint Lambert Promotion effacent complètement ce batîment. Et presque tous les autres d'ailleurs, seuls les immeubles "Ranstadt" et "DeHeug" sont conservés sur les plans. Le reste est détruit et remplacé par une nouvelle construction.

Par ailleurs, la demande de permis d'urbanisme pour Rive Gauche prévoit un déclassement du passage de la bourse! S'il n'est pas question de détruire ce patrimoine, le déclassement permettrait au même promoteur de transformer les lieux pour les adapter davantage à son centre commercial...

Karnoit
August 30th, 2012, 03:19 PM
Un vent froid sur la Cité de l’Enfance

L’octroi d’un permis d’extension pour le home la Tramontane mobilise le comité de défense du site de la cité de l’Enfance à Marcinelle.

Comment la Région wallonne peut-elle en même temps annoncer l’inscription de la Cité de l’Enfance à Marcinelle sur la liste de sauvegarde du patrimoine et y autoriser l’extension d’un de ses pavillons, au mépris du maintien en l’état de l’ensemble?

La question est au cœur d’un débat qui oppose le comité de défense du site en voie de classement au fonctionnaire délégué de l’Urbanisme Raphaël Stokis. Il porte sur l’octroi en date du 7 mai dernier d’un permis d’extension de la maison de repos «La Tramontane», côté avenue Mascaux.

Deux semaines plus tard s’ouvrait l’enquête publique relative au projet de classement. Avec une poignée de propriétaires et locataires, les époux Lierneux-Garny, historiens de formation, et le sociologue Benoît Dusart, spécialiste de l’architecture moderniste de Marcel Leborgne, en viennent à craindre une dénaturation du site. Pour y faire obstacle, ils n’envisagent rien moins que l’introduction d’un recours devant le Conseil d’État, comme le prévoit la procédure.

«D’une part, nous invoquons la présence d’une erreur cadastrale dans l’autorisation, confie Jacqueline Lefin, locataire. De l’autre, nous jugeons que l’extension altère l’œuvre de Leborgne.» Un argument que balaie le fonctionnaire délégué de l’Urbanisme qui a accordé le permis. Raphaël Stokis dit avoir pris sa décision en tenant compte de la valeur architecturale de la Cité de l’Enfance, au terme d’un premier refus en 2011. «C’est ainsi que j’ai demandé à ce que l’extension soit déconnectée du bâtiment principal», insiste-t-il. La création d’un passage de liaisonnement en verre est prévue dans le projet. «Pas question non plus d’encourager du faux Leborgne : j’ai exigé que la nouvelle construction ne présente pas de coin arrondi, comme c’était dessiné sur les plans. Le bâtiment sera angulaire.»

Enfin, le fonctionnaire délégué dit avoir tenu compte du caractère social du projet, pleinement compatible avec l’esprit de la Cité de l’Enfance.

Pour lui, d’ailleurs, «une procédure de classement ne doit pas aboutir à transformer un quartier en musée. Au contraire, il est important de veiller à le faire vivre pour l’intégrer dans son époque.»

Ce qui ne manque pas d’étonner dans ce dossier, c’est le silence de la commission des monuments et sites pourtant concernée au premier chef par la demande de classement.

Si le Collège communal a marqué un avis défavorable à l’octroi du permis, la commission n’en a communiqué aucun. Le recours est à l’examen. Pour autant évidemment que le délai de 60 jours courre à partir de la date à laquelle la Ville de Charleroi a informé les riverains de la délivrance du permis, en juillet, et non de sa signature en mai.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120829_00197883

Karnoit
September 26th, 2012, 10:32 PM
Charleroi Magazine septembre 2012

http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/26/1209261021538305410366624.jpg

Pluto9
November 8th, 2012, 01:58 PM
http://www.lesoir.be/115694/article/actualite/regions/hainaut/2012-11-08/menaces-sur-cit%C3%A9-l%E2%80%99enfance-%C3%A0-marcinelle

Menaces sur la Cité de l’Enfance à Marcinelle

Le couple Lierneux-Garny dépose trois recours contre des projets de construction non loin du site alors que le processus de classement a été entamé.

En 1938, l’architecte conçoit la Cité de l’Enfance dans un cadre verdoyant d’une douzaine d’hectares. L’ensemble est à l’abandon depuis plusieurs années. Une procédure de classement a été lancée pour le préserver. © TTLAGENCY.

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Après avoir porté en 2010 la demande de classement de la Cité de l’Enfance (à l’appui d’une pétition de 1.700 signatures), André et Béatrice Lierneux-Garny remontent au créneau pour mettre le site de Marcel Leborgne à l’abri de ce qu’ils considèrent comme « une atteinte à son intégrité architecturale et à l’esprit de sa conception : une cité-jardin unique en Belgique. » En 1938, l’architecte la conçoit en effet dans un cadre verdoyant d’une douzaine d’hectares, où il imagine de petites unités de vie d’une capacité de 18 à 20 lits. Si l’ensemble est relativement bien préservé, des projets d’urbanisme font peser des menaces sur son intégrité.

Avec quelques riverains, le couple Lierneux-Garny vient d’introduire trois recours qui visent les permis récemment accordés par le fonctionnaire délégué de l’Urbanisme à Charleroi, Raphaël Stokis, dans le périmètre concerné par le projet de classement.


Empêcher le chantier


Le premier de ces permis l’a été au mois de mai : quelques jours avant la confirmation de l’ouverture d’une procédure de classement mais aussi, selon les requérants, quelques semaines après l’annonce de cette intention par le ministre wallon du Patrimoine Carlo Di Antonio (CDH), le fonctionnaire délégué a autorisé l’extension de la maison de repos la Tramontane. Raphaël Stokis s’est expliqué sur sa décision. « La construction de cette annexe a été conditionnée au respect de consignes : le nouveau bâtiment est déconnecté de l’ancien, son architecture est différente. » Pour lui, une procédure de classement ne doit pas aboutir à mettre un quartier sous cocon mais à l’aider à continuer à évoluer.

Alors qu’une double action a été introduite devant le Conseil d’État pour suspendre et annuler le permis, l’affaire sera aussi plaidée en référé à Charleroi. Comme l’explique leur avocat Me Vincent Letellier, « il s’agit de s’opposer à l’ouverture du chantier. Les plaidoiries ont été fixées à la date du 18 janvier. »

Quant au second permis délivré en juillet, il concerne la construction d’un volumineux ensemble de logements avec garage sur une parcelle qui servait autrefois de plaine de jeux pour enfants.

« À propos de cet autre projet, d’autres recours suivront le mois prochain, annoncent les Lierneux qui dénoncent « la passivité d’un collège communal peu scrupuleux de son patrimoine.

Karnoit
March 9th, 2013, 01:12 PM
Un projet de rénovation du patrimoine récemment terminé:

Les Fonderies Thiébaut de Monceau


Le bâtiment industriel désaffecté de Monceau-sur-Sambre a été réhabilité en centre d’hébergement et en appartements.

Reconstruire l’intérieur d’une ancienne fonderie tout en conservant la structure du bâtiment. Voilà le pari tenu par divers bureaux d’architectes, bureaux d’études en stabilité et en études spéciales, par un bureau de coordination sécurité et santé, ainsi qu’un entrepreneur.

Au total onze appartements pour jeunes ménages, d’environ 50 m2 chacun, et un centre d’hébergement de 20 chambres ont été créés.

«Nous avons mis l’accent sur le concept de durabilité, affirme Éric Lenelle, architecte au Bureau d’architecture Laurent, Lenelle et Marlier. Les murs et le plancher sont en terre cuite et les châssis sont en bois, recouverts d’aluminium.»

La spécificité de la restauration reste, néanmoins, la «rue intérieure». Celle-ci permet d’accéder aux onze appartements par un escalier métallique extérieur. Le but de l’opération étant de pallier l’absence d’éclairage naturel sur la façade arrière. La structure métallique portante du bâtiment a été conservée de manière à rappeler l’époque glorieuse de la sidérurgie.

«Ce projet est une grande satisfaction, poursuit Éric Lenelle. Cela permet de redonner vie aux structures désaffectées qui sont dans des villes peu valorisées.»

Le coût total de cette opération est revenu à 3 200 000 € hors TVA. Elle fut financée par le programme européen Feder, la Région wallonne et la Ville de Charleroi.

A.Bou.

http://img.pagesdor.be/mysite/media/10/11/34/cd9c8b7c-de5a-4e0f-b14e-c762bc492db5_LARGE.jpg

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130309_00279822

Karnoit
March 28th, 2013, 12:15 PM
Vers le classement de la cité de l’Enfance


La cité de l’Enfance voit le bout de l’instruction de sa procédure de classement. La Commune y a marqué son feu vert.

Un pas de plus vient d’être accompli dans la reconnaissance comme ensemble architectural de la cité de l’Enfance à Marcinelle. Appelé à se prononcer en urgence, le conseil communal de Charleroi a dit oui au classement. Il appartient à présent au ministre wallon en charge du Patrimoine, Carlo Di Antonio, de prendre sa décision sur base des avis émis par les administrations et pouvoirs locaux concernés. La bonne nouvelle pourrait tomber à court terme, selon l’échevine cdH de tutelle, Véronique Salvi.

L’idée de mieux protéger le site pavillonnaire de l’architecte Leborgne remonte à 2010. À l’appui d’une pétition de 1700 signatures, deux historiens de Charleroi très impliqués dans la défense du Patrimoine (NDLR : André Lierneux et son épouse Béatrice) introduisent une demande de classement. Favorablement accueillie par Benoît Lutgen, elle ne fera l’objet de l’ouverture d’une procédure d’enquête qu’en mai de l’année dernière, à l’initiative de son successeur Carlo Di Antonio. L’octroi de deux permis pour de nouvelles constructions a suscité la grogne dans le chef des riverains et porteurs du projet de classement. C’est ainsi que des actions ont été introduites en justice, devant le tribunal de première instance de Charleroi où elles ont été jugées irrecevables, et devant le conseil d’État où elles suivent leur cours. Elles portent d’une part sur l’extension de la maison de repos «La Tramontane», de l’autre sur la création d’un nouveau pavillon résidentiel de trois logements. Sur le fond, le fonctionnaire délégué de l’Urbanisme persiste et (re-) signe. Pour Raphaël Stokis, le classement d’un site ne doit pas aboutir à en faire une sorte de musée figé pour l’éternité. Au contraire. Cela doit lui permettre de continuer à évoluer. Tant que l’œuvre primitive n’est pas dénaturée et que les projets s’inscrivent dans le sens de l’histoire et de la vie du site, rien ne justifie que l’on s’y oppose. Et cela ne changera pas demain. Quant à la construction illégale et sauvage, sans permis, d’une extension de logements, l’affaire a fait l’objet d’un PV de l’administration et d’une plainte auprès du Parquet de Charleroi qui n’a pas poursuivi. Cette infraction est-elle régularisable? Il appartient au fonctionnaire délégué de trancher, dit-on au cabinet de l’échevine de l’Urbanisme Ornella Cencig (MR).

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130328_00288877

Karnoit
April 3rd, 2013, 11:44 AM
Plus de moyens pour le patrimoine

Le patrimoine est un élément d’attractivité et de développement urbain. Charleroi veut se donner les moyens de mieux le protéger et le valoriser.

On le sait (trop) peu : Charleroi compte presque autant de bâtiments et de sites classés que de quartiers. «Nous en avons cinquante-deux», confirme l’échevine en charge du patrimoine remarquable, Véronique Salvi (cdH). Cela va d’édifices ou d’ensembles prestigieux comme l’hôtel de ville ou le Bois du Cazier, tous deux repris sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie, à des constructions privées telles la maison des médecins à la Ville Haute, des lieux de culte, des châteaux (Monceau et Marchienne), voire des sites (terril du Martinet à Roux). Parmi eux, certains sont particulièrement mal en point, qu’il s’agisse de biens privés comme l’immeuble De Heug sur les quais de Sambre ou de biens publics comme l’église Saint Laurent à Couillet.

Se donner les moyens de mieux les protéger, c’est l’ambition portée par l’échevine au sein du collège communal. À ce propos, Véronique Salvi entend défendre le recrutement d’un agent entièrement affecté au service patrimoine dans le plan d’embauche 2013. «Sa mission sera, d’abord, de tenir à jour un état des lieux du patrimoine remarquable afin d’identifier les priorités d’intervention mais aussi, renforcer l’information et l’accompagnement des propriétaires, que ce soit les fabriques d’églises, les associations ou les particuliers, tout en se mettant au défi d’obtenir le maximum pour nos propres dossiers communaux. C’est l’objectif que je me fixe au cours de cette mandature.»

Il est en effet des domaines dans lesquels Charleroi n’obtient pas sa part. Exemple : alors que le budget régional pour le petit patrimoine wallon (chapelles, statues, vitraux, éléments de décor urbain) s’élève à 600 000 €, la ville n’en a reçu que 2 000 € l’an dernier et 3 000 € la précédente, soit moins de 0,5 %.

De même, la Ville avait prévu de réparer les toitures de son hôtel de ville et de désamianter sa salle des fêtes sans recours aux subsides régionaux. «Nous venons donc de compléter le dossier afin d’obtenir jusqu’à 95 % de financement», note l’échevine. Pour elle, la fonction de responsable du service patrimoine peut devenir très vite et largement «self-supporting».

Renforcer l’attractivité, la mémoire et l’identité de Charleroi dans l’un de ses quartiers les plus riches, celui de la Ville Haute, devrait en outre constituer une couche supplémentaire à l’opération Vauban. Salvi va en faire la proposition au collège communal.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130403_00291480

Karnoit
April 19th, 2013, 10:43 AM
La cité de l’Enfance est classée


La cité de l’Enfance allonge la liste des sites et monuments classés à Charleroi. Le ministre Di Antonio vient de signer l’arrêté de classement.

Bonne nouvelle pour les amoureux du patrimoine : le ministre wallon de tutelle Carlo Di Antonio (cdH) vient de classer comme monument et ensemble la cité de l’Enfance à Marcinelle, un site pavillonnaire construit en 1938 à l’initiative des architectes Marcel Leborgne, Raymond Van Hove, Victor Bourgeois et du paysagiste Joseph Lemingneau. En 2010, un couple d’historiens très impliqués dans la défense du patrimoine (Béatrice et André Lierneux) ainsi que Benoît Dusart en avaient proposé le classement, à l’appui d’une pétition de 1700 signatures. L’opération vient d’aboutir. Pour bien comprendre la portée de cette décision, il faut savoir que seuls le portail et le pavillon d’entrée se voient reconnaître le statut de monument, qui donne accès à un financement régional de 65 % sur les travaux de restauration. Le reste du site est classé comme ensemble, ce qui le met à l’abri des altérations sans lui ouvrir le droit à des subsides wallons. Il s’agit de la totalité des pavillons construits dans la première et la seconde phase du projet, de la pouponnière «Le Berceau» du tracé et des cheminements du parc arboré. Une zone de protection accompagne le classement.

Au dernier conseil communal de Charleroi, l’échevine cdH Véronique Salvi en charge du Patrimoine avait apporté la dernière pièce au projet de classement : un feu vert du collège communal. Le ministre a donc rapidement tranché, portant à 53 le nombre de monuments et sites (tant publics que privés) classés à Charleroi.

Depuis lors, l’octroi de deux permis d’urbanisme (extension de la maison de repos La tramontane et immeuble de six logements) a suscité la grogne dans le chef des propriétaires et locataires du site. C’est ainsi que des actions ont été introduites en justice, devant le tribunal de première instance de Charleroi où elles ont été jugées irrecevables, et devant le conseil d’État où elles suivent leur cours.


http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130416_00297264



http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/98-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/99-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/100-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/101-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/103-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/104-181.jpeg

http://www.marcelleborgne.be/ArchiModInventaire/102-181.jpeg

Inventaire Marcel Leborgne (http://www.marcelleborgne.be/rechercher.php?selection=ok&id=181&img=y)

Meurisse
April 19th, 2013, 10:54 AM
^^ très belles! Et bonne nouvelle qu'on va proteger ce site. Jusqu'à aujourd'hui cet architecte m'était inconnu...

Karnoit
May 7th, 2013, 10:16 AM
Le beffroi de Charleroi est en piteux état

Le beffroi de Charleroi est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce fleuron architectural reconnu est pourtant dans un triste état. Le carillon, en panne, doit être réparé depuis plusieurs années tandis que l’ohorloge est tombée en rade dans le courant du mois de mars. Dernière mauvaise nouvelle en date, l’ascenseur vient lui aussi de rendre l’âme. Triste image pour ce beffroi qui est sensé attirer les touristes.

S’il est bien une spécialité belge connue mondialement ce sont les beffrois. Ce n’est pas pour rien si ces édifices sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. On l’oublie souvent mais le beffroi de l’hôtel de Ville de Charleroi a lui aussi bénéficié d’un classement au patrimoine des Nations Unies. Il a été conçu en 1936 et allie Classicisme et Art déco. Ce Beffroi, haut de 70 mètres surplombe la Ville Haute. Il est certes majestueux mais en piteux état. C’est son carillon qui pose problème depuis de nombreuses années. La première panne remonte à 2001. Finalement réparé après plusieurs années, « il est de nouveau aphone depuis près de deux ans », relève Luc Parmentier, le conseiller communal Écolo. Non content d’être muette, l’horloge est à présent en rade également.
M. Ka.


http://www.lanouvellegazette.be/718730/article/regions/charleroi/actualite/2013-05-06/le-beffroi-de-charleroi-est-en-piteux-etat


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Karnoit
May 8th, 2013, 10:32 AM
Quel avenir pour l’Amicale Solvay ?

À Couillet, le bâtiment de l’ancienne Amicale Solvay se détériore. L’échevine du Patrimoine va interroger les propriétaires privés sur leurs intentions.

Charleroi et son patrimoine, ce n’est pas toujours une histoire d’amour. En tout cas quand on voit l’état de certains biens classés par la Région wallonne, dans un état de détérioration inquiétant comme l’immeuble des pianos De Heug sur le quai de Brabant, où il est prévu d’aménager une auberge de jeunesse, ou le bâtiment désaffecté de l’Amicale Solvay à Couillet.

Dans une question écrite au conseil communal, le chef de file écolo, Luc Parmentier, est venu aux nouvelles à propos de cet imposant bâtiment acquis en 2005 par une ASBL arabo-musulmane. «Symbole de l’esprit du paternalisme industriel de la fin du XIXe siècle et du début du XXe , l’immeuble est édifié en 1937 pour répondre à des besoins d’épanouissement social et culturel du personnel de la soudière», écrit-il. Inauguré l’année suivante pour les 75 ans de l’entreprise, il abrite une piscine, une salle de spectacle, un casino, un restaurant et des espaces polyvalents. L’architecture est imposante. La façade avant intègre une haute rotonde vitrée qui domine l’espace public.

Revendu par l’ULB en 2005

Après une acquisition par l’ULB en 1994, au lendemain de la fermeture de l’usine de soude de Couillet, le bien a été racheté en 2005 par une collectivité musulmane qui portait le projet d’y établir une mosquée, selon Luc Parmentier. Depuis, le bâtiment dépérit.

Selon l’échevine Véronique Salvi (cdH) en charge du Patrimoine, «aucune demande de permis ni de certificat de rénovation n’a été introduite par le propriétaire. Mais nous allons l’interroger sur ses intentions», dit-elle.

Voici quelques semaines, elle annonçait sa volonté d’améliorer l’information des propriétaires privés (fabriques d’églises, particuliers, associations) afin de les encourager à rénover. Cela reste l’une de ses priorités politiques pour améliorer la sauvegarde et la protection du patrimoine classé. «Sur le territoire communal, il existe 52 bâtiments, ensembles et sites protégés par arrêté ministériel», rappelle l’échevine.

Véronique Salvi veut intensifier la communication sur les aides régionales et leurs taux et, si possible, accompagner les privés dans leurs démarches administratives. L’Amicale de Solvay sera contactée prochainement, s’engage-t-elle. Avant d’autres propriétaires dans la foulée, notamment celui de la Maison des médecins à la Ville Haute.
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130508_00307618

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