View Full Version : Ces lofts de rêve qu'on s'arrache


Cyril
August 12th, 2004, 05:17 PM
DEPUIS TROIS ANS, c'est une vraie explosion. De plus en plus de candidats à l'achat immobilier jouent des coudes pour dénicher le loft de leurs rêves à Paris. Le plus souvent désespérément car ces surfaces atypiques à aménager ne sont plus réservées aux seuls créateurs de mode ou aux architectes en mal d'originalité.
Aujourd'hui, les cadres, supérieurs le plus souvent, sont de plus en plus friands de ces grands espaces. « Ce sont surtout des couples de jeunes bobos qui recherchent ce type de logement », précise Grégory Janco, le directeur de l'agence Côté loft, côté extérieur, implantée rue du Faubourg-Saint-Antoine dans le XIe. Il ne s'est pas installé là par hasard. Alors que, du côté de la rue, le faubourg perdait ses grandes boutiques de meubles, dans les arrière-cours, une autre métamorphose s'opérait : la disparition progressive des ateliers d'artisans. Autant de surfaces à transformer en appartements. Une mine d'or pour Grégory et son équipe.

« En général, ça part en dix jours »

L'agent immobilier ne s'en cache pas : les annonces des sociétés en liquidation sont pain bénit pour les personnes à la recherche de lofts. « On essaye aussi de repérer les ateliers de plombiers, de menuisiers, les garages... Lorsque les patrons sont sur le point de partir à la retraite sans avoir trouvé de repreneur, on peut conclure une bonne affaire », explique Grégory. Autre filon à exploiter : les marchands de biens. « Ils rachètent des immeubles entiers avec les entrepôts situés sur la cour. Pendant qu'ils s'occupent des appartements, nous nous chargeons de revendre le reste. »

C'est le cas pour ce petit immeuble rue Dugommier dans le XIIe. La façade typiquement faubourienne ne paye pas de mine. En fait, la perle rare se cache dans la cour intérieure où, auparavant, était installée une fabrique de persiennes. Les surfaces ont été redécoupées et trois grands lofts de 80 à 120 m2 attendent d'être achetés. Même à 4 000 € le m2, ils ne resteront pas sur le marché très longtemps. « En général, ça part en dix jours », souligne le professionnel.

Grégory a acheté son premier loft du côté de la porte de Pantin (XIXe). Il s'agissait d'une ancienne manufacture de textile. « A l'époque, les prix de l'immobilier commençaient à remonter et en achetant des volumes à réaménager, on obtenait des prix de l'ordre de 40 à 50 % moins chers que ceux des appartements traditionnels », affirme le jeune homme. Et même avec les travaux d'aménagement (« Il faut compter 600 € du m2 »), les perspectives de plus-values restaient substantielles.

Aujourd'hui, dans la capitale, il est plus difficile de trouver ce type d'affaire. Il reste encore quelques surfaces dans le XIXe, du côté de Flandres ou Jaurès, dans les hauts de Belleville (XXe) ou encore du côté de la Chapelle (XVIIIe). Selon Grégory cependant, c'est vers la proche banlieue Est qu'il faut désormais se tourner. « Pour moitié prix, vous aurez le double de surface ! » s'exclame le jeune homme.

Alors, à bord de son 4 x 4, il sillonne les petites rues pour repérer les usines désaffectées. La partie n'est pas gagnée d'avance. « Parfois, les villes préemptent les sites pour éviter de voir fuir toute l'activité économique », soupire-t-il. Reste encore à exploiter le filon des boutiques parisiennes vides. Grégory demeure pourtant sceptique. « Honnêtement, habiter au rez-de-chaussée dans une rue passante, ce n'est pas idéal. Et je trouve important de maintenir les petits commerces de proximité. »

Marie-Anne Gairaud Le Parisien , jeudi 12 août 2004

Manuel
August 19th, 2004, 02:54 PM
quel retard !

Manuel
August 19th, 2004, 02:55 PM
j'aimerai bien voir de vrais lofts parisiens (pas le pseudo sous le toit avec serre pour plantes tropicales). si quelqu'un connait des sites ou peut poster des photos...