Cyril
August 16th, 2004, 01:37 PM
Nicolas Barotte (Avec AFP.)
La composition de la nouvelle Commission européenne a suscité la désapprobation de l'opposition française. Pour François Loncle, vice-président PS de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, la composition de la Commission «souligne à l'évidence le déclin vertigineux, l'effacement de la France dans les instances européennes». «Succédant aux excellents et influents commissaires Pascal Lamy et Michel Barnier, Jacques Barrot, symbole de l'Europe de l'UMP, celle du plus petit dénominateur commun, n'obtient qu'un portefeuille secondaire», a déclaré le député hier. «Cette incroyable perte d'influence de la France est due aux décisions personnelles de Jacques Chirac, à son absence de vraie conviction européenne», explique-t-il.
Même déception à l'extrême droite. «La France perd quasiment toute influence», a affirmé hier le Front national, en regrettant que Jacques Barrot «hérite d'un demi-portefeuille secondaire». Pour le FN, Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin sont «plus que jamais soumis aux diktats de l'euromondialisme».
Jacques Barrot, nommé vice-président en charge des Transports, est évidemment d'un tout autre avis. L'ancien ministre a estimé que son portefeuille «porte sur un des axes majeurs de la construction européenne. C'est un moyen essentiel pour promouvoir la cohésion territoriale de l'Union élargie» et «un outil majeur pour accroître la compétitivité de l'économie européenne».
L'annonce de la composition de la nouvelle Commission européenne a d'une manière générale suscité des réactions positives dans la plupart des membres les plus anciens qui la jugent «équilibrée», tandis que plusieurs nouveaux pays se sont félicités d'obtenir des postes clés.
Le Britannique Peter Mandelson s'est déclaré «ravi» de s'être vu confier le poste de commissaire européen au Commerce, «à la fois pour l'aspect politique commerciale et l'aspect concurrence internationale».
Pour ce proche de Tony Blair, «l'Europe continuera d'autant plus à bénéficier de la globalisation que les échanges et les investissements seront encore plus libéralisés». Le nouveau commissaire chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, l'Italien Rocco Buttiglione, s'est félicité que la nouvelle Commission présente «un équilibre entre les grands et les petits pays, les riches et les pauvres, les anciens et les nouveaux membres».
La nomination de la Suédoise Margot Wallstroem à un poste de vice-présidente, en charge des Relations institutionnelles et de la Stratégie de communication de la nouvelle Commission, a été saluée par le premier ministre suédois, Goeran Persson, comme «une reconnaissance de son expérience et de sa compétence».
La commissaire a indiqué de son côté à l'agence TT que «la Commission n'a pas su s'y prendre dans sa communication et ses contacts avec les parlements nationaux. C'est un enjeu capital pour faire accepter le nouveau traité». L'ex-commissaire chargé de la politique régionale, le Français Michel Barnier, a appelé la nouvelle Commission européenne à faire un effort d'«explication du projet européen».
Le Figaro, 14 août 2004
La composition de la nouvelle Commission européenne a suscité la désapprobation de l'opposition française. Pour François Loncle, vice-président PS de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, la composition de la Commission «souligne à l'évidence le déclin vertigineux, l'effacement de la France dans les instances européennes». «Succédant aux excellents et influents commissaires Pascal Lamy et Michel Barnier, Jacques Barrot, symbole de l'Europe de l'UMP, celle du plus petit dénominateur commun, n'obtient qu'un portefeuille secondaire», a déclaré le député hier. «Cette incroyable perte d'influence de la France est due aux décisions personnelles de Jacques Chirac, à son absence de vraie conviction européenne», explique-t-il.
Même déception à l'extrême droite. «La France perd quasiment toute influence», a affirmé hier le Front national, en regrettant que Jacques Barrot «hérite d'un demi-portefeuille secondaire». Pour le FN, Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin sont «plus que jamais soumis aux diktats de l'euromondialisme».
Jacques Barrot, nommé vice-président en charge des Transports, est évidemment d'un tout autre avis. L'ancien ministre a estimé que son portefeuille «porte sur un des axes majeurs de la construction européenne. C'est un moyen essentiel pour promouvoir la cohésion territoriale de l'Union élargie» et «un outil majeur pour accroître la compétitivité de l'économie européenne».
L'annonce de la composition de la nouvelle Commission européenne a d'une manière générale suscité des réactions positives dans la plupart des membres les plus anciens qui la jugent «équilibrée», tandis que plusieurs nouveaux pays se sont félicités d'obtenir des postes clés.
Le Britannique Peter Mandelson s'est déclaré «ravi» de s'être vu confier le poste de commissaire européen au Commerce, «à la fois pour l'aspect politique commerciale et l'aspect concurrence internationale».
Pour ce proche de Tony Blair, «l'Europe continuera d'autant plus à bénéficier de la globalisation que les échanges et les investissements seront encore plus libéralisés». Le nouveau commissaire chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité, l'Italien Rocco Buttiglione, s'est félicité que la nouvelle Commission présente «un équilibre entre les grands et les petits pays, les riches et les pauvres, les anciens et les nouveaux membres».
La nomination de la Suédoise Margot Wallstroem à un poste de vice-présidente, en charge des Relations institutionnelles et de la Stratégie de communication de la nouvelle Commission, a été saluée par le premier ministre suédois, Goeran Persson, comme «une reconnaissance de son expérience et de sa compétence».
La commissaire a indiqué de son côté à l'agence TT que «la Commission n'a pas su s'y prendre dans sa communication et ses contacts avec les parlements nationaux. C'est un enjeu capital pour faire accepter le nouveau traité». L'ex-commissaire chargé de la politique régionale, le Français Michel Barnier, a appelé la nouvelle Commission européenne à faire un effort d'«explication du projet européen».
Le Figaro, 14 août 2004