View Full Version : Total aurait des vues sur Shell


Cyril
August 16th, 2004, 05:37 PM
Selon l’hebdomadaire dominical britannique The Observer, Royal Dutch Shell, quatrième société pétrolière mondiale, redouterait une OPA de Total. Les cadres de Shell reconnaissent que la société, affaiblie par le scandale de la surestimation de ses réserves, pourrait devenir la proie d'un prédateur. Et selon The Observer Total est le seul en mesure d'obtenir l'approbation du régulateur. Les deux groupes se sont refusés à tout commentaire. Lundi matin, le titreTotal affichait une légère baisse, en ligne avec le CAC 40. «Le marché n'y croit pas vraiment. C'est la raison pour laquelle il ne réagit pas tellement», indiquait un vendeur d'actions parisien.

Source : L'Expansion.com

Article de The Observer : http://observer.guardian.co.uk/business/story/0,6903,1283124,00.html

eomer
August 16th, 2004, 08:12 PM
Après Fina et Elf, Royal Dutch Shell: rien que cela.
Et bien, la mégalomanie semble sans limite chez Total. Il va leur falloir une troisième tour à la défense.

Bender
August 16th, 2004, 08:46 PM
Une idée du prix de l'OPA??

Ca doit aller chercher dans les centaines de milliards d'Euros une affaire comme ça.

Matthieu
August 16th, 2004, 08:59 PM
C'est peu crédible, mais ça serait monstreux.

Quel est la 2eme tour à "La Défense"? Je vois pas laquelle c'est.

ERIC
August 16th, 2004, 09:18 PM
C'est celle-ci, appelée aussi Tour Michelet

117 m, 34 étages, 1985

http://80.65.232.176/Photos/00/00/06/43/ME0000064316_3.JPG

ERIC
August 16th, 2004, 09:19 PM
http://80.65.232.176/Photos/00/00/06/43/ME0000064317_3.JPG

Matthieu
August 16th, 2004, 09:25 PM
merci

Bender
August 16th, 2004, 10:38 PM
Analyse un peu plus détaillée sur boursorama:

En cette deuxième partie du mois d'août, l'hebdomadaire britannique "The Observer" ressuscite l'hypothèse d'un intérêt du groupe pétrolier Total pour l'anglo-néerlandais Royal Dutch/Shell, déjà évoqué dans ses colonnes à la mi-juillet. L'action Total cède 0,59% à 156,40 euros dans le sillage du repli du baril de pétrole, suite à l'annonce officielle du maintien à la tête du Venezuela de son président Hugo Chavez.

A la différence de son article de la mi-juillet, "The Observer" n'invoque plus l'exploration par le groupe pétrolier Total d'options pour lancer une offre d'achat sur Royal Dutch/Shell, mais de craintes de sources internes au géant anglo-néerlandais que celle-ci ait lieu.

Même si la capitalisation boursière de Total (68 milliards de livres sterling) est moins importante que celle de Shell (94 milliards de livres sterling), le PDG de Total a déjà fait montre de son goût du risque, souligne le journal dominical.

Ce dernier précise que Total est considéré comme le seul prédateur, dont le rapprochement avec Shell serait approuvé par les autorités de régulation. La fusion nécessiterait des cessions d'actifs, notamment dans le raffinage, mais donnerait lieu à des synergies. La forte présence de Total au Proche-Orient doperait celle Shell, alors que la nouvelle entité serait l'acteur dominant au Nigeria.

Toutefois admet "The Observer", il n'existe aucune indication que des membres du conseil d'administration des sociétés ou des conseillers aient parlé d'une fusion, mais la possibilité d'un accord fait l'objet de spéculations fiévreuses à la City.

Le groupe pétrolier français a indiqué conformément à son habitude qu'il ne commentait pas les rumeurs. Les investisseurs devront donc se contenter des déclarations du groupe au cours de ces derniers mois à propos d'éventuelles acquisitions : le moment n'est pas propice en raison des prix élevés du pétrole.

Total préfère redistribuer ses surplus aux actionnaires. Au titre de 2004, ces derniers devraient ainsi recevoir 6 milliards d'euros sous forme de dividendes ou de rachat d'actions.

3tmk
August 17th, 2004, 01:49 AM
Il va leur falloir une troisième tour à la défense.
C'est la principale raison je suis pour ce rapprochement.
Sinon, je vois aucune raison.
Total devrait chercher des proies plus petites, et pas avoir ses yeux plus grand que son ventre.

Bender
August 17th, 2004, 12:40 PM
C'est la principale raison je suis pour ce rapprochement.
Sinon, je vois aucune raison.
Total devrait chercher des proies plus petites, et pas avoir ses yeux plus grand que son ventre.

En cas de fusion, reste à savoir si le nouveau groupe n'irait pas s'enregistrer sur des cieux plus hospitaliers.

J'ai lu que Total voulait monter dans Repsol en Espagne ou racheter ENI en Italie. Tout ça, c'est bien mais à l'échelle mondialen ce sont des miettes. Pour lutter contre les américains, il faut autre chose que des PME de quartier!

Manuel
August 19th, 2004, 12:17 PM
oui comme Banco Santander qui rachète Abbey et qui se repositionne à Londres...

En tout cas ça sent le Vivendi Universal à plein nez...la crédibilité du grand capitalisme français n'est pas très bonne...je ne suis pas sûr que tout cela soit positif.

Phil
August 19th, 2004, 12:35 PM
N'oubllions pas que Shell est à majorité Neerlandais.

Et personellement ça m'étonnerait que Total Delocalise à Londres....

Bender
August 19th, 2004, 12:52 PM
oui comme Banco Santander qui rachète Abbey et qui se repositionne à Londres...

En tout cas ça sent le Vivendi Universal à plein nez...la crédibilité du grand capitalisme français n'est pas très bonne...je ne suis pas sûr que tout cela soit positif.

La comparaison avec Vivendi est assez hasardeuse. Total, c'est du solide qui crache ses 10 milliards d'Euros de bénéfice annuel quand même.

Bender
August 19th, 2004, 12:53 PM
N'oubllions pas que Shell est à majorité Neerlandais.

Et personellement ça m'étonnerait que Total Delocalise à Londres....

Justement! Une partie de Renault-Nissan (je ne sais pas trop quoi au juste, peut-être la filiale chargée des achats communs) a été s'installer aux Pays-Bas.

icon
August 19th, 2004, 01:22 PM
Une idée du prix de l'OPA??

Ca doit aller chercher dans les centaines de milliards d'Euros une affaire comme ça.

pour memoire france telecom avait rachete orange 320 milliards d'euros mais cetait a lepoque des dot coms

Manuel
August 19th, 2004, 01:41 PM
Je serait curieux de voir ce qu'un tel merger induirait sur les systèmes économiques régionaux de la Ranstad, IDF et Londres.

Julien
August 22nd, 2004, 03:30 PM
Une idée du prix de l'OPA??

Ca doit aller chercher dans les centaines de milliards d'Euros une affaire comme ça.

Total vaut à peu près 100 Milliards et Royal Dutch Shell à peu près 115 milliards mais Total a par le passé déja avalé des plus gros que lui (Elf).

Julien
August 22nd, 2004, 03:33 PM
oui comme Banco Santander qui rachète Abbey et qui se repositionne à Londres...

En tout cas ça sent le Vivendi Universal à plein nez...la crédibilité du grand capitalisme français n'est pas très bonne...je ne suis pas sûr que tout cela soit positif.

Le grand capitalisme Francais a ses gamelles et ses réussites comme tout le monde. Evidemment si pour toi la crédibilité est fixée par les Anglo-saxons à partir de là la France est juste bonne à vendre du fromage et des liqueurs.

Julien
August 22nd, 2004, 03:34 PM
pour memoire france telecom avait rachete orange 320 milliards d'euros mais cetait a lepoque des dot coms

Ton chiffre de 320 milliards ne peut pas être en Euros. Il doit être en Francs.

gun57
August 22nd, 2004, 08:42 PM
en tout cas on ne peut pas dire que cette rumeur souleve l'entousiasme chez nos amis européens, sur le forum euro le capitalisme à la française n'a pas l'air d'avoir bon réputation...
je ne sais pas si ce serait vraiment une bonne chose que total absorbe shell, c'est une entreprise qui me semble en plutot mauvaise santé et qui sera difficile a digéré vu le nationalisme exacerbé des anglais.

Bender
August 22nd, 2004, 09:48 PM
Où ça sur le forum euro? Y a pas grand monde qui peut nous donner des leçons de capitalisme en Europe à part les anglais.

Phil
August 22nd, 2004, 10:13 PM
C'est sur, avec nos champions nationaux et nos services publics , on est super capitalistes....

gun57
August 22nd, 2004, 11:01 PM
Où ça sur le forum euro? Y a pas grand monde qui peut nous donner des leçons de capitalisme en Europe à part les anglais.

section Domus Ludicrous Maximus
le dernier post date de hier donc il est vers le milieu/bas de la page

eomer
August 23rd, 2004, 08:33 AM
J'ai lu les derniers posts sur EDF.
Mais personnellement, l'opinion des idéologues de gauche comme de droite sur la question de la concurence dans la distribution de l'électricité, je m'en fout completement.
Ce qui est important, c'est l'intéret du consommateur. La compagnie peut être public ou privée, cela ne change absolument rien. Et actuellement, je ne suis pas sur qu'une compagnie privée puisse garantir le même service au même prix qu'EDF.

icon
August 23rd, 2004, 09:07 AM
Ton chiffre de 320 milliards ne peut pas être en Euros. Il doit être en Francs.

ouais je crois mea culpa

gun57
August 23rd, 2004, 12:34 PM
Si la distribution en europe est entierement liberaliser edf va s'imposer c'est sûr, et ce sera quand meme plus juste vis a vis des autres pays européens comme l'italie et la GB où edf fait ses courses.
Maintenant je sais pas si ca aura vraiment une incidence sur les prix, peut etre un peu a la hausse et plus volatile.
mais surtout ce qui me convint le plus en faveur de l'ouverture a la concurrence c'est la privatisation d'edf qui va suivre, en tout cas une restructuration profonde, et j'espere qu'ils vont exploser ce comité d'entreprise vereux (et tout les cocos qui s'y tournent les pouces)

Manuel
August 23rd, 2004, 12:42 PM
Si la distribution en europe est entierement liberaliser edf va s'imposer c'est sûr, et ce sera quand meme plus juste vis a vis des autres pays européens comme l'italie et la GB où edf fait ses courses.


:yes:

lepied
August 23rd, 2004, 06:15 PM
Fait ses courses CAD ?

Bender
August 23rd, 2004, 07:45 PM
mais surtout ce qui me convint le plus en faveur de l'ouverture a la concurrence c'est la privatisation d'edf qui va suivre, en tout cas une restructuration profonde, et j'espere qu'ils vont exploser ce comité d'entreprise vereux (et tout les cocos qui s'y tournent les pouces)

Alors ça, c'est pas gagné. Parce que les cocos justement, ils leur restent que ça et ils le défendront bec et ongle.
Avant une bonne dizaine d'années, ça me semble impensable. A moins que les enquêtes actuelles fassent exploser le système mais je n'y crois pas.

Bender
August 23rd, 2004, 07:47 PM
Fait ses courses CAD ?

Ils rachètent des producteurs locaux et profitent donc de la libéralisation précoce dans ces pays.

Maintenant allez savoir ce qu'est vraiment la situation financière d'EDF? Publient-ils des comptes aux normes internationales? Avec leurs retraites et leurs centrales à démanteler, ils ont intérêt à avoir mis de côté.

eomer
August 23rd, 2004, 09:02 PM
Oui enfin, les cocos cégétistes, c'est l'un de leur dernier bastion avec la sncf. Il ne vont pas être faciles à déloger. Il n'y a pas vraiment de problème d'effectif à EDF: il y a simplement trop de monde dans les bureaux et pas assez sur le terrain...mais les lignards font un travail formidable.

Heureusement, il n'est pas question d'ouvrir le transport de l'electricité à la concurence car il risquerait d'y avoir un peu trop de lignes THT dans le paysage !!!

lepied
August 23rd, 2004, 09:22 PM
Il semble que malgrès tout le marasme Français, on est quand meme possesseurs de super multinationales qui diffusent des produits et services dans tout l'europe : EDF-GDF, FT avec wanadoo (de la Hollande au Maroc...), il me semble que certaines automobiles s'exportent bien (à vérifier si qqun a des infos), et bien entendu toute l'industrie du luxe et de la gastronomie !

Bender
August 23rd, 2004, 09:28 PM
Il semble que malgrès tout le marasme Français, on est quand meme possesseurs de super multinationales qui diffusent des produits et services dans tout l'europe : EDF-GDF, FT avec wanadoo (de la Hollande au Maroc...), il me semble que certaines automobiles s'exportent bien (à vérifier si qqun a des infos), et bien entendu toute l'industrie du luxe et de la gastronomie !

EDF n'est pas un très bon exemple.
France Telecom s'en sort bien mais on peut toujours venir nous dire -et à juste titre- qu'ils profitent de leur rente des abonnements, et de leur position de leader dans le mobile acquis du temps du monopole (avec SFR, mais bon, c'était pas trop comparable) et du fait qu'il n'y ait que 3 opérateurs de mobile. + un quasi monopole de l'ADSL et d'internet en général jusque très récemment.

Bizarrement, je crois qu'on est forts à l'export en services mais je ne vois pas quelles sont les entreprises concernées.

lepied
August 23rd, 2004, 09:42 PM
Je pense avoir oublié d'autres secteurs comme l'industrie de pointe, les équipements militaires, les transports.... On peux citer le TGV, Alstom, l'ex concorde, et notre bon vieux famas :)

gun57
August 23rd, 2004, 09:46 PM
franchement on peut etre fier de nos multinationales, edf est le premier électricien au monde, air france la premiere compagnie aérienne (pour le CA) et la France vient de battre des records d'exportation d'automobiles il y a quelques mois !!!
sans parler d'areva, LVMH, Pernot-Ricard, FT, l'oréal, Sanofi...vous en connaissez surement plus que moi
toutes ces boîtes sont aux toutes premières places mondiale dans leur secteur et beaucoup d'économistes considerent que ces multinationales tire le reste du pays (avec des pan entiers de notre économie sclérosés par le syndicalo-comunisme)

lepied
August 23rd, 2004, 11:25 PM
franchement on peut etre fier de nos multinationales

L'anticapitalisme Français fait aussi ses classes sur ce forum, dixit les nombreux avis des forumers ici présents... Je ne sais pas si ils ont raison ou tort, malgré certains palmarès bien étoffés, comme ceux précédement énoncés.

Bender
August 24th, 2004, 08:32 PM
franchement on peut etre fier de nos multinationales, edf est le premier électricien au monde, air france la premiere compagnie aérienne (pour le CA) et la France vient de battre des records d'exportation d'automobiles il y a quelques mois !!!
sans parler d'areva, LVMH, Pernot-Ricard, FT, l'oréal, Sanofi...vous en connaissez surement plus que moi
toutes ces boîtes sont aux toutes premières places mondiale dans leur secteur et beaucoup d'économistes considerent que ces multinationales tire le reste du pays (avec des pan entiers de notre économie sclérosés par le syndicalo-comunisme)

Perso, je mets à part les entreprises publiques ou récemment privatisées.

Air France a reçu des subventions pendant longtemps, aujourd'hui je suis sur qu'ils sont très performants mais bon, c'est pas une entreprise qui a toujours été privée et qui ne peut compter que sur elle-même. EDF c'est un cas à part.

En automobile, on n'est pas mauvais surtout qu'on est passés très près de la catastrophe générale dans les années 80 (Peugeot et Renault en quasi faillite). On a une vraie industrie automobile et peu de pays peuvent en dire autant : l'Allemagne, les USA, le Japon et la Corée. J'entends encore les jérémiades d'un Jacques Calvet (l'ex PDG de PSA) sur le péril japonais...

C'est vrai que Michelin, l'Oreal, Total, Renault, Bouygues, France Telecom (un peu similaire à Air France), Axa, BNP-Paribas, Suez et les autres sont bons. En même temps, on n'est la 5e puissance économique mondiale (ou 4e? j'ai un doute sur le coup). Il nous manque quand même des vrais gros molosses du style General Electric ou Siemens. Deuxième problème : pas énormément d'entreprises récentes vraiment importantes.

Electron
August 25th, 2004, 10:33 AM
Les champions nationaux, c'est bien, mais c'est pas grace à eux que la France peut aller bien.. l'emploi c'est les PME qui le crée, pas dans les multinationales.

Si les USA ont connu plus d'une décennie de croissance exceptionnelle c'est pas grace à GE, Boeing, Wall Mart ou Exxon.

lepied
August 25th, 2004, 11:27 AM
Au fait, nos 30 glorieuses ne seraient-elles pas un bon tissus de mensonges et d'exagérations : Notre pays a été détruit et tout a été à refaire, donc quand on parle de prodiges de l'économie, c'est de "la triche", si on part de Zero on peut que mieux faire...

Bender
August 25th, 2004, 01:00 PM
Au fait, nos 30 glorieuses ne seraient-elles pas un bon tissus de mensonges et d'exagérations : Notre pays a été détruit et tout a été à refaire, donc quand on parle de prodiges de l'économie, c'est de "la triche", si on part de Zero on peut que mieux faire...

Sauf qu'il y a pas mal de pays qui sont toujours à 0 en ce moment et on se demande ce qu'ils attendent pour mieux faire justement.

Bender
August 25th, 2004, 01:02 PM
Les champions nationaux, c'est bien, mais c'est pas grace à eux que la France peut aller bien.. l'emploi c'est les PME qui le crée, pas dans les multinationales.

Si les USA ont connu plus d'une décennie de croissance exceptionnelle c'est pas grace à GE, Boeing, Wall Mart ou Exxon.

Pas les entreprises industrielles à faible valeur ajoutée. Mais d'une façon ou d'une autre les PME sont les fournisseurs de ces grosses entreprises.

Electron
August 25th, 2004, 02:11 PM
Pas les entreprises industrielles à faible valeur ajoutée. Mais d'une façon ou d'une autre les PME sont les fournisseurs de ces grosses entreprises.

Certes, mais ca reste vrai si ces grosses entreprises ne sont pas francaises...

Bender
August 26th, 2004, 10:45 PM
OK, il y a la mondialisation et tout.

Mais Renault achète surtout en France, VW en Allemagne, Boeing aux Etats-Unis...

Ces exemples ne sont pas très bons, surtout Boeing. Ce que je veux dire, c'est qu'une multinationale française, fait vivre beaucoup de monde en France, en plus de ses employés.

gun57
August 27th, 2004, 03:19 PM
et une multinationale française à son siège en France (en général), la RD est aussi tres souvent dans le pays d'origine de la multinationale...
en faite la plupart des emplois tres qualifiés dans une multinationale sont implantés dans le pays d'origine, c'est pour ca qu'une multinationale française sera toujours plus bénéfique à notre économie qu'une étrangère

Bender
August 27th, 2004, 11:12 PM
et une multinationale française à son siège en France (en général), la RD est aussi tres souvent dans le pays d'origine de la multinationale...
en faite la plupart des emplois tres qualifiés dans une multinationale sont implantés dans le pays d'origine, c'est pour ca qu'une multinationale française sera toujours plus bénéfique à notre économie qu'une étrangère

C'est cela, d'autant que la multinationale peut rapatrier les bénéfices de ses filiales étrangères et que d'une façon générale, leurs actionnaires sont plus français qu'autre chose et que les dividendes tombent donc dans la poche d'épargnants français qui consomment en France...

Cyril
September 9th, 2004, 02:00 PM
Feryel Gadhoum
[09 septembre 2004]

Total n'est pas pressé de devenir une super-major. C'est le sens des propos tenus hier par son président, Thierry Desmarest, à l'occasion de la présentation des résultats semestriels. La société n'est «pas handicapée par sa taille», affirme-t-il à l'attention de ceux qui spéculent ou militent pour une nouvelle fusion géante avec un concurrent.

Porté par l'envolée des cours du brent, le bénéfice net semestriel de Total a atteint 4,01 milliards d'euros, en hausse de 8%. Avec un baril en moyenne à 33,7 dollars contre 28,7 dollars un an plus tôt, et en dépit d'une baisse de 11% du dollar face à l'euro, le chiffre d'affaires a bondi de 8%, à 56,75 milliards d'euros. Avec un bénéfice net par action de 6,67 euros (+ 50% depuis janvier 2001), le groupe se place même en tête des majors du secteur. Toutes les branches ont contribué à ces bons résultats, même la chimie qui pâtit notamment de l'augmentation du prix du Naphta. Du coup, le retour sur capitaux employés moyens (ROACE) est seulement de 4% dans la chimie, contre 31% dans les activités amont et 17% dans l'aval.

Le groupe, qui compte se concentrer sur les activités amont et aval liées au pétrole et au gaz, a bien fait avancer son projet, annoncé en février, de séparer l'entité chimie. Une introduction en Bourse de «CIP», la structure destinée à porter ces actifs, est prévue, probablement en 2006-2007.

En attendant, la branche aval continue à se développer : la production d'hydrocarbures s'est établie à 2,6 millions de barils équivalent pétrole par jour contre 2,5 millions un an plus tôt. Le positionnement de Total dans des régions non membres de l'Organisation de coopération et développement économiques (OCDE), c'est-à-dire sur des marchés moins matures, garantit de meilleurs rendements. Même si pour certains analystes, la trop forte exposition de la compagnie dans des pays à risques pourrait se retourner contre elle. La direction du groupe a réaffirmé hier ses objectifs d'une croissance moyenne de sa production de 4% par an entre 2003 et 2008, grâce notamment à un investissement annuel de 6 milliards d'euros.

Dans les activités aval, la société veut renforcer sa position, notamment en Europe, où elle est le «premier raffineur avec près de 20% des capacités». Le budget d'investissement dans ce secteur est évalué à plus de 1,2 milliard d'euros par an. Les capitaux employés du groupe dans chacun de ses métiers passeront à 60% dans les activités amont, 22% dans l'aval et 18% dans la chimie d'ici à 2008. En 2002, les ratios étaient de respectivement 48%, 25% et 27%.

Reste que malgré les 8 à 9 milliards d'euros d'investissements prévus chaque année, Total est bien loin d'épuiser sa trésorerie évaluée par Goldman Sachs à plus de 30 milliards d'euros. Cette enveloppe comprend les 10 milliards d'euros des 13% que le groupe détient encore dans Sanofi-Aventis.

Pour le moment, le gearing (dette nette sur fonds propres) de Total est à peine de 30%. Cette réserve financière impressionnante suscite des rumeurs, malgré les dénégations du groupe. Cet été, Total était pressenti pour mettre la main sur son concurrent Royal/Dutch Shell, fragilisé par l'affaire des fausses informations sur ses réserves prouvées.

Reste que le groupe anglo-néerlandais qui a annoncé hier la cession de 338 stations-service en Espagne est coté sur deux marchés. Cette situation obligerait Total à déposer deux offres publiques. En outre, Shell pèse environ 50 milliards d'euros de plus que le groupe français en Bourse. «Honnêtement, aujourd'hui, je ne vois pas d'opération d'acquisition présentant suffisamment d'attrait», réaffirme Thierry Desmarest. Et d'ajouter: «On n'est pas des fanatiques des mégafusions».

Des opérations de taille moyenne ne sont en revanche pas exclues par le marché qui table sur des prises de participation dans l'italien Eni, l'espagnol Repsol ou encore le russe Sibneft après l'échec de son rapprochement avec Ioukos. Mais, comme de nombreux groupes, qui dorment sur un véritable pactole et que le marché sanctionne à la moindre rumeur d'acquisition, Total opte aujourd'hui pour la prudence et la discrétion. La compagnie préfère pour le moment dorloter ses actionnaires.

A l'instar des PSA ou de L'Oréal, Total poursuit ses programmes de rachats d'actions. Le groupe a ainsi dépensé plus de 6,3 milliards d'euros en un an et demi pour reprendre 6,5% de son capital. Et, nouveau signal à ses petits et gros actionnaires, il a avancé le versement de moitié du dividende à la fin de l'année. Un dividende estimé à 2,40 euros par action par les analystes pour 2004.

Le Figaro, 9 septembre 2004

Bender
September 9th, 2004, 10:27 PM
Ca m'aurait amuser d'énerver les anglais mais la stratégie de Total a fait ses preuves.