View Full Version : Vital Kamerhe : J. Kabila's Alpha and Omega???
BUTEMBO21 December 17th, 2010, 12:17 AM Mercredi, 15 Décembre 2010 18:01 PDF Imprimer Envoyer
Goma : Des Coups de feu dispersent les sympathisants de Vital Kamerhe
Après le lancement sans heurt de son parti politique UNC (Union pour la Nation Congolaise) à Kinshasa, le bouillant Honorable Vital Kamerhe, Ancien Président de l’Assemblée Nationale, a fait ce mercredi 15 décembre 2010 le déplacement de Goma, son fief naturel, pour y poser les structures de base de son parti politique nouvellement porté sur les fons baptismaux en R.D. Congo. Comme d’accoutumée au Congo-Kinshasa, toute rencontre d’un homme politique de la trempe de Vital Kamerhe, doit commencer par un petit bain de foule avec une courte adresse au large public avant d’entrer en réunion de travail avec les cadres locaux du parti politique. Si cette procédure n’a pas rencontré d’embûches à Kinshasa, à Goma, elle a été tout simplement bloquée et réprimée par des coups de feu. On a cru que les volcans environnants étaient entrés en ébullition sans préavis des géologues.
Ville de Goma: Rond Point Rutshuru
Attendu à Goma à 11h00, l’avion du Président de l’UNC a d’abord été bloqué lors de son escale à Kisangani pour un motif inconnu. Pour les observateurs, Kisangani serait complice de Goma dans le coup fait au Président de l’UNC. Mais n’ayant pas de raison de bloquer pour longtemps l’avion de Vital Kamerhe, la RVA Kisangani l’a finalement laissé s’envoler pour Goma où il a atterri à 15h30, heure de Goma. En l’absence du Gouverneur de Province, Son Excellence Julien Paluku Kahongya, en séjour à Kinshasa, le Président de l’UNC a été accueilli par le Ministre Provincial de l’Intérieur, Son Excellence Muhindo Mutete Mundenga.
Le constat est que le blocage de l’avion à Kisangani a été plutôt bénéfique pour Vital Kamerhe car toute la ville a eu le temps d’apprendre la nouvelle du blocage et de vouloir exprimer sa sympathie pour ce fils du Sud-Kivu qui n’est pas inconnu au Nord-Kivu et qui dans l’opinion locale est l’un des grands favoris aux élections de 2011. Comme Goma porte mieux que quiconque les plaies de la guerre d’agression qui dure depuis 1996, il faut comprendre que l’idée du changement de régime en R.D.Congo est le mot de passe dans cette ville des volcans. L’éviction de Vital Kamerhe du perchoir de l’Assemblée Nationale pour avoir dénoncer l’alliance contre nature de Joseph Kabila avec le Rwanda fait de Vital Kamerhe un héros au Nord-Kivu car en effet, ce qu’il craignait est arrivé, à savoir, l’insécurité, les massacres des populations. Pour cela, Vital Kamerhe est tenu pour prophète dans cette partie du pays.
L’annonce du ralliement sans condition et sans repentance aucune du CNDP, symbole des tueries massives au Nord-Kivu, à l’AMP, n’a fait davantage qu’éloigner les Nord-Kivutiens de Joseph Kabila, autorité morale et candidat présidentiel de l’AMP. Les Nord-Kivutiens auraient que Joseph Kabila conditionne l’adhésion du CNDP à l’AMP à l’arrêt des tueries, et à l’acceptation par l’armée du CNDP de servir aussi ailleurs qu’au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, et que les commanditaires des tueries soient punies par la loi congolaise. Aucun de cela n’a eu lieu.
Et comme si cela n’était pas suffisant, au cours de la nuit précédente, l’épouse de l’évêque Levy Mbala Milenge de l’ECC/Nord-Kivu, Maman Viviane, a été assassinée en son domicile dans la nuit par des hommes en uniforme. L’évêque lui-même survivant de l’attaque lutte entre la vie et la mort.
Tous les ingrédients pour assaisonner un accueil délirant à Vital Kamerhe, le héros de la dénonciation de l'alliance avec le Rwanda, étaient donc réunis.
De leurs quartiers, les Gomatraciens ont convergé en grand nombre au Rond Point Bralima, Centre Ville de Goma, non loin de l’OZACAF et de l’Alimentation TUTANE pour s’offrir une petite consolation et une lueur d'espoir d'une alternance politique au Congo de la part de l’ancien speaker de la Chambre.
Mais la Police en avait décidé autrement. Des policiers armés jusqu'aux dents et munis des bombonnes de gaz lacrymogène, ont pris position au Rond Point Bralima pour disperser la foule nombreuse qui s’y était amassée et qui agrandissait au fur et à mesure que l’arrivée de Vital Kamerhe était retardée. Cette foule qui a déjà tant pleuré a résisté sans problème au gaz lacrymogène. Devant ce défi inattendu, la police a recouru aux tirs de sommation pour créer un climat de terreur dans la ville et disperser la foule. Mais ces tirs n’ont fait que répandre la présence de Vital Kamerhe dans la ville et la méchanceté de la Police de la ville de Goma.
http://benilubero.com/images/stories/VilledeGomarontpoint00.jpg
VilledeGomarontpoint00
Le premier meeting de Vital Kamerhe n’a pas eu lieu mais son message sans mot est passé grâce à ceux qui l’avaient empêché de parler. Sans le savoir, la Police de Goma vient de faire de Vital Kamerhe, un autre héros de la lutte contre l’occupation de la R.D. Congo.
Pour sa securité personnelle, Vital Kamerhe s’est refugié au gouvernorat. La question que tous se posent est de savoir pourquoi une autorité accueillie avec honneur par le Ministre de l’Intérieur qui a en charge la securité de la Province peut être empêché par la Police de saluer les membres de son parti ? Est-ce que la Police de Goma dépend toujours du Ministère de l’Intérieur, ou alord du gouvernement parallèle que Vital Kamerhe a fustigé hier à Kinshasa lors du lancement officiel de l’UNC ?
Quoi qu’il arrive, l’arrivée de Vital Kamerhe à Goma est une grande réussite en ceci qu’elle a une fois de plus révélé que la République Démocratique du Congo n’est pas encore démocratique. Le peuple congolais est prêt pour la démocratie, mais ses dirigeants et leurs parrains internationaux ne sont pas prêts. C’est pourquoi l’opportunité de 2011 est une occasion en or pour que le peuple congolais reprenne son pouvoir de souverain primaire. Et pour cela, il faut des leaders convaincus et qui n’ont pas peur des armes ou de la mort car il n’y a pas de révolution sans martyrs. L’échec de la longue transition congolaise qui voulait se passer de la dure loi de la révolution est là pour rappeler aux congolais que leur libération ne fera pas l’économie de la lutte sous toutes ses formes. Les partis politiques de la R.D.Congo devraient se mettre en ordre de bataille pour diriger cette lutte congolaise contre les ennemis de la R.D.Congo.
Vital Kamerhe vient d’en goûter à Goma. Ceux qui ont cru faire œuvre utile en empêchant son meeting de Goma, ont, sans le savoir, fait sa campagne. En effet Vital Kamerhe est apparu comme un des Nord-Kivutiens réprimés par les armes depuis 1996 et qui n’ont pas la liberté d’exprimer leur ras-le-bol. Pour les politiciens, cette empathie avec la base est un capital politique de haute facture. Il ne faut pas être prophète pour prédire que, plus l’armée réprimera les candidats de l’opposition au Nord-Kivu et ailleurs à l’Est du pays, plus l’AMP alliée du CNDP-symbole de la répression sanglante, perdra davantage sa crédibilité et peut-être aussi la bataille électorale de 2011.
En effet, avec son monopole des armes, certains observateurs qui ne voient pas comment l’AMP alliée au CNDP non repenti peut remporter les prochaines élections en R.D.Congo, prédisent déjà le syndrome ivoirien avec la balkanisation de la R.D. Congo entre Est et Ouest. Le CNDP qui contrôle déjà militairement l’Est, constituerai l’armée de cette partie du pays où Joseph Kabila pourrait se refugier avec une défaite dans les urnes. L’infiltration incontrôlée de ceux qu’on appelle retournés du Rwanda ou déplacés de Masisi est perçue au Nord-Kivu comme un moyen de s’offrir une population sympathique parlant la même langue que les parrains rwandais du CNDP. Le refus d’arrêter ou de dénoncer les massacres actuels des populations congolaises du Nord-Kivu serait un message aux populations du Nord-Kivu qu’elles doivent laisser la place aux retournés du Rwanda plus proches du CNDP… Mais à la différence de la Côte d’Ivoire où chacun de deux belligérants est populaire dans son fief, le CNDP n’est ni populaire ni majoritaire à l’Est du pays. Il ne s’y maintient que par les armes. Pour que le CNDP établisse son règne à l’Est du pays, il a deux choix, notamment, la conversion à la vraie démocratie ou le génocide des populations congolaises qui lui opposent depuis toujours une résistance farouche. Pour l’instant, il parait que la deuxième voie soit celle sur laquelle le CNDP est engagée en dépit de bonnes intentions de démocratie exprimées ci et là. Au CNDP de prouver le contraire dans les jours et les semaines qui viennent.
Interrogé sur le pourquoi de l’attitude de la Police de Goma, un policier qui a requis l’anonymat a dit que, d’après sa hiérarchie, l’heure de la campagne n’était pas encore arrivée et que Vital Kamerhe était accusée d’aller vite en besogne. Il y aurait donc une confusion entre lancement d’un parti politique, un rassemblement des membres d’un parti politique et une campagne électorale. Pourtant le lancement de l’UNC de Vital Kamerhe n’avait pas été réprimé à Kinshasa ? Pourquoi Goma fait-il toujours le contraire de ce qui se fait à Kinshasa ?
Interrogés sur leur appartenance politique et sur leur candidat favori aux élections de 2011, plusieurs sympathisants n’ont pas caché leur profond mécontentement vis-à-vis du gouvernement actuel avec son record des promesses non tenues, l’insécurité, la collaboration avec le Rwanda qui n’a fait qu’accroître l’insécurité dans la région au lieu de l’éradiquer comme promis, etc.
A la question de savoir s’ils sont pour Vital Kamerhe, plusieurs ont répondit qu’entre la vie et la mort, le choix est clair. D’autres ont dit qu’ils voudraient d’abord connaître tous les nouveaux candidats présidentiels pour se prononcer et qu’ils voulaient d’abord entendre le message de Vital Kamerhe. La bataille électorale de 2011 au Nord-Kivu s’annonce ainsi très dure et époustouflante pour les candidats qui devraient braver les intimidations de la police et faire mieux que d’entonner des petits slogans, faire une litanie des promesses, distribuer des pagnes frappées à leurs effigies, etc.
De Goma,
A. Maene
©Beni-Lubero Online
BUTEMBO21 December 17th, 2010, 12:21 AM Citation Envoyé par mwanabk .
Il semble qu'à bukavu aussi la police vient de faire aussi des barricades partout comme a Goma, et la residence privée de Mr Kamerhe située à Nyawera derrire la place Mulamba qui est aussi le siege temporaire de son parti (UNC ) est entourée des policiers..
A suivre.
Cortege de V. Kamerhe a Bukavu.
http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs1220.snc4/155246_167781946591927_100000803670242_291027_3665107_n.jpg
Bureau Siege de UNC.
http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs1336.snc4/162813_167722593264529_100000803670242_290842_4428579_n.jpg
http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs736.ash1/162947_167727746597347_100000803670242_290862_7483011_n.jpg
http://congoforums.net/politique_8/kamerhe_stope_goma_et_bukavu_dinaugurer_son_parti_politique-12305/
C-RDCONGO December 17th, 2010, 04:09 AM Vital is in my point of view going to be the biggest challenger.
I am starting to believe he might actually win this .
I do hope hey does, Kabila seems very Very desperate. Look how he is working with
The CNDP and the other rebels . I don't know what leader work with the people who kill , and rape and murder his people.
BUTEMBO21 December 17th, 2010, 04:54 AM Vital Kamerhe: «Je suis venu dire à la population de Goma que j’avais menti en 2006».
publié il y a 8 heures, 49 minutes, sous Actualité, Nord Kivu, Politique.
Vital Kamerhe faisant sa déclaration à Kinshasa, 14/12/10
Le président de l’Union pour la nation congolaise(UNC), Vital Kamerhe a effectué, depuis le mercredi 15 décembre, une visite de vingt-quatre heures à Goma (est de la RD Congo) avant de se rendre à Bukavu (Sud-Kivu). Il s’est défend d’être en précampagne; affirmant être venu expliquer à la population de Goma qu’il s’était trompé sur la politique sociale de son ancien parti, le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD).
Vital Kamerhe a déclaré, mercredi à Goma:
«J’étais convaincu que les projets de société du PPRD allaient être appliqués. Mais dès lors que nous commencions à nous en écarter, j’ai préféré quitter.»
L’ancien président de l’Assemblée nationale est, cependant, convaincu de jouir de la confiance de ses électeurs de 2006:
«Je n’ai jamais été Premier ministre, j’ai été président de l’Assemblée nationale et le peuple a vu comment j’ai géré.»
Le secrétaire exécutif du PPRD au Nord-Kivu, Nzanzu Kasivita, a affirmé, quant à lui, que la question de projet de société évoqué par Vital Kamerhe, est un faux problème:
«Nous avions fait le projet de société ensemble avec Vital Kamerhe. Si aujourd’hui, il crache sur ce projet, ce n’est pas parce qu’il est convaincu qu’il est mauvais. Il veut plutôt répondre à ses sentiments personnels.»
Des incidents ont émaillé l’arrivée de Kamerhe à Goma. Son cortège a essuyé des jets de pierres et les autorités locales l’ont empêché de tenir un meeting public.
Le président de l’UNC qui a eu des entrevues avec les acteurs sociaux et politiques de Goma, devait partir pour Bukavu alors que la ville de Goma était toujours sous un dispositif sécuritaire spécial depuis son arrivée.
http://radiookapi.net/actualite/2010/12/16/vital-kamerhe-%C2%ABje-suis-venu-dire-a-la-population-de-goma-que-javais-menti-en-2006%C2%BB/
BUTEMBO21 December 17th, 2010, 04:55 AM Not politically smart to say that you lied. bad start.
C-RDCONGO December 17th, 2010, 06:27 AM I actually respect that and I think its smart of him.
lets face it there isn't to many politician who would admit to lying. In fact its quite interesting coming from some one in our country.It shows really the guy wants things to change and have a clear open policy.
BUTEMBO21 December 17th, 2010, 05:30 PM I actually respect that and I think its smart of him.
lets face it there isn't to many politician who would admit to lying. In fact its quite interesting coming from some one in our country.It shows really the guy wants things to change and have a clear open policy.
Lying = Politician.
But when you admit , its more dangerious. That word "lying" is very powerful. and him saying that, people will think that he will be lying again and again and again.
They will ask, him. what makes it that he is now telling the truth.
C-RDCONGO December 19th, 2010, 02:11 PM Its a big risk he is taking. But hey I think its the right thing ti show the public were you went wrong.
Him showing his mistakes and vision , plays into his hand. So now if he comes out and starts showing all the areas JOKA has gone wrong and the lying ,
I would say definitely Joka is in for a nightmare.
But hey we will see.
The one thing I would dream to see is the 3 candidates having a national debate as they do in strong democratic states.
C-RDCONGO December 19th, 2010, 08:26 PM Dans son allocution prononcée mardi 14 décembre à l’occasion de la sortie officielle de son parti, Vital Kamerhe a décoché plusieurs "flèches empoisonnées" en direction de son ancienne famille politique en général et de son «autorité morale» en particulier. Pour les «super faucons» de la «Kabilie», «Vital», passe désormais pour un «traître».
Sans doute que ceux-ci se préparent à rendre coup pour coup. A Goma et à Bukavu, les «kabilistes joséphistes» l’ont fait savoir en réservant à l’ancien président de l’Assemblée nationale un "accueil agité", annonciateur d’un duel à mort. «Ça, c’est de l’intimidation, a déclaré Kamerhe à Bukavu, sa ville natale. Les intimidations doivent cesser.
Personne ne doit plus vous intimider encore. Si une personne vous
intimide, vous l’intimidez aussi.» Ancien haut cadre du parti
dominant, le PPRD, Kamerhe découvre, en passant de l’autre côté de la
barrière, les difficultés pour les forces politiques et sociales de
l’opposition de se frayer des espaces de liberté dans ce Congo dit
démocratique.
Quarante-huit heures après la sortie officielle de son parti «UNC»
(Union de la nation congolaise), Vital Kamerhe, que d’aucuns ne
désignent plus que par les initiales «V.K», est arrivé jeudi 16
décembre à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud Kivu à la tête
d’une délégation composée d’une trentaine de personnes. Dans la suite,
des observateurs ont aperçu notamment Jeannot Mwenze Nkongolo,
l’ancien tout-puissant ministre de la Justice de LD Kabila. Il importe
d’ouvrir la parenthèse pour relever que Mwenze se réclame de «Mzee».
Il se considère comme le «dépositaire» de la «pensée politique» du
président décédé mystérieusement le 16 janvier 2001. A maintes
reprises, cet ancien ministre a accusé «Joseph Kabila» de
«déviationisme». Bref, d’avoir trahi la mémoire de LD Kabila. Les
«déçus» du régime de «Joseph Kabila» vont-ils suivre l’exemple de
Mwenze et rejoindre l’UNC? Fermons la parenthèse. Mercredi 15, Kamerhe
et sa suite sont arrivés à Goma. But de la tournée : implanter les
fédérations provinciales de sa formation politique. Au chef-lieu de la
province du Nord Kivu, l’arrivée de l’ancien président de l’Assemblée
nationale a été émaillée d’incidents graves. Que s’est-il passé ?
Meeting «non-autorisé»
Selon des sources, après avoir quitté l’aéroport de Goma, le cortège
de l’ancien «Speaker» de l’Assemblée nationale a été bloqué au niveau
d’un carrefour par plusieurs dizaines de moto-taxis conduites par des
militants du PPRD. Selon Roger Rachidi, le maire de Goma, cité par
l’AFP, «des incidents ont éclaté entre supporteurs de M. Kamerhe et
des militants du parti présidentiel, les seconds accusant les premiers
d’être des «traîtres». «Il y a eu des échauffourées et des jets de
pierre entre ces deux groupes, la police a dû éparpiller ces gens et
tirer en l’air», a-t-il précisé. Le maire d’ajouter : «M. Kamerhe
avait prévu de faire un meeting sur une place du centre-ville, mais il
n’a pas demandé l’autorisation. Je n’interdis pas les réunions
politiques, les conférences de presse, mais je ne peux pas donner une
autorisation de meeting à chaque parti qui vient ici, car il y en a
plus de 400 en RD Congo».
Etrange discours de la part d’une autorité administrative censée se
mettre au-dessus des contingences partisanes pour affirmer
l’impartialité de l’Etat. A moins qu’il ne s’agisse de mauvaise foi,
Roger Rachidi semble ignorer que le pluralisme politique fait partie
des libertés fondamentales en RD Congo (article 6-1 de la
Constitution). Il en est de même des réunions pacifiques sans armes
(article 25). Le maire de Goma semble ignorer également que la
Constitution en vigueur impose aux organisateurs de manifestation sur
la voie publique l’obligation d’«informer par écrit» les autorités
compétentes et non celle d’obtenir une «autorisation» préalable de ces
mêmes autorités (article 26). Un partisan de "Vital" donne sa version
des incidents: «Une rixe a éclaté entre deux groupes de jeunes motards
dressés par le maire. Ils ont brûlé trois pneus et la police est
intervenue pour les disperser et a tiré des coups de feu en l’air pour
empêcher le rassemblement à la grande place de Goma où le président
Kamerhe devait tenir un meeting». L’homme qui a confié ces propos à
l’AFP s’appelle Claudel-André Lubaya, ancien gouverneur de la province
du Kasaï Occidental. Selon lui, jusque mardi 14 décembre, le meeting
prévu à Goma était «autorisé». Ce n’est que mercredi matin que le
maire a changé d’avis. Aurait-il reçu des instructions de la part de
la «haute hiérarchie»? Sans doute. Il faut dire que dans son
allocution prononcée mardi 14 au site GB dans la capitale, Kamerhe ne
s’est pas limité à présenter sa vision de la société congolaise de
demain. Il a surtout pilonné les positions de ses ex-camarades du PPRD
en dénonçant pêle-mêle la mauvaise gestion, les violations des droits
humains, l’impuissance des pouvoirs publics face à l’instabilité qui
règnent à l’Est et l’impunité accordée aux miliciens des groupes
armés.
«Rendez-vous avec l’espérance»
Dans son speech, Vital Kamerhe, sans renier son passé de «kabiliste
pur et dur», s’est évertué non seulement à couper le cordon ombilical
avec son mentor mais aussi à aborder les thèmes qui fâchent. Auteur du
fameux opuscule «Pourquoi j’ai choisi Kabila» édité en 2006 avant le
premier tour de l’élection présidentielle, Kamerhe est conscient du
fait que la grande majorité de la population congolaise lui tient
rigueur pour son rôle dans la «victoire» du président sortant. «Même
si j’avais écrit pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila, dit-il, j’ai le
droit de prendre une position opposée lorsque je me rends compte que
la voie qu’emprunte ma famille politique n’est pas celle qui conduira
à la réalisation des promesses faites à notre peuple.» Pour "Vital",
il a décidé de quitter l’écurie PPRD suite à «des divergences et des
contradictions de fond».
Adoptant une tonalité idéologique chère aux sociaux-démocrates, il
commence par décrire la misère sociale en RD Congo en clamant sa
volonté d’éradiquer la pauvreté. L’homme prend aussitôt une posture
moralisatrice : «On entre en politique pour être au service des
autres». Pour lui, la politique en RD Congo est devenue une sorte de
«réfectoire» où chacun vient pour se remplir l’estomac. «(…), malgré
quelques timides progrès constatés ici et là, remarque-t-il, le pays
avance péniblement chaque jour de 100 mètres, alors qu’au même moment,
il recule dangereusement d’au moins 1000 mètres.» Il dénonce au
passage le mauvais climat des affaires lequel n’encourage guère les
investisseurs à s’aventurer au Congo.
Au lieu de stigmatiser les militaires et les magistrats, Kamerhe leur
fait un clin d’œil. Aux premiers, il lance : «L’homme en uniforme doit
être réhabilité». Aux seconds, il dénonce la politique dite de
«Tolérance zéro» qui s’est illustrée par des nominations, des
révocations et des mises à la retraite des magistrats. Pour lui, «les
magistrats sont devenus les boucs émissaires d’un système défaillant».
«Pourquoi révoquer seulement les magistrats en violation de toute
procédure alors que les véritables malfrats continuent à gangrener
l’Etat ?», s’est-il interrogé.
«Vaincre la peur»
Dans son allocution, «Vital» a invité la population congolaise «à
vaincre la peur». Parce que, «la peur est le premier ennemi de la
démocratie.». Et de marteler : «Nous devons dorénavant refuser d’avoir
peur de penser. La peur d’assumer, de s’assumer lorsqu’on s’est
trompé. La peur de la vérité, même lorsqu’elle s’impose. Nous devons,
pour aller de l’avant, nous débarrasser de toutes ces peurs qui
paralysent beaucoup d’entre nous. Personne ne devrait plus craindre
pour sa vie.»
Vital dit sa volonté d’instaurer «un leadership différent réellement
au service du peuple». Pour démontrer son attachement aux valeurs
démocratiques, il esquisse, à l’appui, un petit «bilan» de son
parcours professionnel : «J’ai été ministre de l’Information du
gouvernement de Transition 1 + 4. Mon premier réflexe a été d’abord de
garantir la liberté d’expression et ensuite de réaliser la
réunification communicationnelle de notre pays (…). Au bout d’une
année, au terme de mon éphémère mandat à la tête de ce ministère,
aucun organe de presse écrite ou audiovisuelle n’a été fermé ni menacé
de l’être. Aucun signal des médias étrangers n’a été coupé.» Une
attaque frontale en direction de l’actuel ministre de la Communication
et des médias, Lambert Mende Omalanga, réputé autant pour ses
pitreries que pour sa servilité à l’égard du "raïs". Kamerhe de
poursuivre : «Aucune information erronée n’a été donnée sur la
situation de l’Est du Congo. S’agissant par exemple de Bunia, dans
l’Ituri, du Nord ou du Sud Kivu, il m’a été donné de me rendre sur
place pour amener la bonne information car seule la vérité affranchit.
J’avais déjà compris à ce moment là qu’il ne servait à rien de faire
des incursions radiotélévisées pour proférer des mensonges à notre
peuple et au monde, car la vérité finie toujours par triompher et
refaire surface. Dans la position délicate qui était la mienne dans un
gouvernement de Transition, je me suis interdit d’être le chantre de
ma composante et de son chef. Ce n’était pas un manque de loyauté :
j’ai toujours considéré que l’intérêt général passe avant tout.»
«Duel entre l’intelligence et la force brutale»
Kamerhe va sans aucun doute jouer le rôle de poil à gratter pour la
mouvance kabiliste. Il doit encore convaincre ses concitoyens - ils
sont nombreux - qui le suspectent, à tort ou à raison, d’être un
"infiltré" au service de "Kabila". En attendant, l’homme propose à
toutes les «forces de changement» d’adopter «un programme préélectoral
commun». Et exige de «lier les dates de la tenue des élections
générales et les élections municipales, locales et urbaines». Pour
lui, il s’agit de «stimuler des initiatives locales et obliger les
gouvernants de rendre constamment compte au peuple à travers leurs
organes délibérants.»
Le président de l’UNC a eu l’audace dévoquer certains sujets tabous en
invitant le Rwanda de Paul Kagame à "ouvrir son espace politique pour
des véritables pourparlers avec des Hutu et des Tutsis pour parvenir à
une réconciliation nationale». Pour lui, une telle ouverture
"permettra aux rebelles Hutu" ayant trouvé refuge dans les deux
provinces du Kivu "de rentrer chez eux" pour permettre la pacification
de cette partie de la RD Congo. Il a lancé le même message en
direction de l’Ouganda de Yoweri Museveni dont les rebelles «occupent
et terrorisent» une grande partie de la Province Orientale.
Comme il fallait s’y attendre, au PPRD, on semble minimise le départ
de Vital Kamerhe. Interrogé par Radio Okapi, Louis Koyagialo,
secrétaire exécutif adjoint du PPRD a eu ces mots : «S’il estime qu’il
n’avait plus de place au sein de la famille politique du chef de
l’Etat et qu’aujourd’hui il se positionne au sein de l’opposition,
nous prenons tout simplement acte et nous laisserons au peuple
congolais la liberté de décider qui de Kamerhe et de Kabila, peut
mieux conduire la destinée de ce pays.» Un confrère kinois de
commenter : "Kamerhe pourrait devenir à terme du poil à gratter pour
le clan kabiliste. Le duel entre "Joseph" et "Vital", c’est la lutte
finale entre l’intelligence et la force brutale...».
B.A.W
© Congoindépendant 2003-2010
Mulopwe December 19th, 2010, 09:55 PM Let's hope that all is credible and that he is not being used to weakened true opposition. Joka has much deeper pocket ........
Mulopwe
C-RDCONGO December 19th, 2010, 11:00 PM LETS DO HOPE , I GUESS WE CAN JUST WAIT AND SEE WHAT HAPPENS.
DEEP POCKETS CAN ONLY GO SO FAR THOUGH. LOOK AT IVORY COST, OR MOBUTU
Pius December 20th, 2010, 09:15 PM QUELQUES OBSERVATIONS SUR LA CANDIDATURE DE VITAL KAMEHRE ET D’ETIENNE TSHISEKEDI
Depuis quelques jours, la RDC vit dans l’effervescence des « retours » des certains poids lourds de la politique congolaise, en l’occurrence Etienne Tshisekedi et Vital Kamhere qui se sont, par ailleurs, déclarés candidats à la prochaine élection présidentielle. S’il est clair que ces deux hommes ont insufflé une nouvelle dynamique dans la vie politique nationale, je crains que l’avantage dû à la « résurrection » ne soit de courte durée, surtout pour Vital Kamehre. Car, en dépit des apparences, certaines hypothèques entourent sa personne ; elles constituent un boulet attaché au pied et qui risque de l’empêcher de terminer la course en tête. Que sont-elles ?
a) Vital Kamehre a quitté le PPRD (le parti présidentiel) par contrainte et non de son propre chef. Il a, certes, protesté contre la décision unilatérale de Joseph Kabila de permettre une opération militaire conjointe avec l’armée rwandaise sur le sol congolais, mais il ne comptait pas démissionner de la présidence du parlement. Il y a été contraint par Kabila. Sa candidature à la présidence contre son ancien allié est perçue par beaucoup plus comme un désir de vengeance qu’un signe de conversion politique.
b) Par ailleurs, la désormais fameuse déclaration de Goma, « Je suis venu vous dire que je vous ai trompé en 2006 », faite par VK, constitue une véritable épée de Damoclès suspendue à son cou. En effet, s’il avoue avoir trompé le peuple en 2006, qu’est-ce qui prouve à ce peuple qu’il lui dit la vérité en 2010 ? Le doute est justifié en l’espèce car, en effet, il y a une grande différence qualitative entre avouer s’être trompé – ce qui serait excusable – et avouer avoir intentionnellement trompé le peuple, avoir abusé de sa confiance.
c) En raison de ce qui précède, l’opposition de VK est jusque-là réactive (donc non constructive) au lieu d’être proactive. Dire non à tout ce que le pouvoir en place entreprend ne peut tenir lieu d’un projet de société susceptible de sortir le pays de la crise.
d) Se déclarer candidat à l’élection présidentielle à un an de la tenue de cette dernière comporte un risque majeur car on s’expose trop tôt à l’examen rigoureux et aux intrigues des ses adversaires. A titre d’exemple, VK a qualifié le pouvoir actuel de corrompu en allant jusqu’à pointer du doigt Joseph Kabila lui-même comme étant l’instigateur de cette pratique, « le poisson commence à puer par la tête », aurait-il dit. Désormais, il va devoir expliquer au peuple congolais l’origine de sa propre fortune (un domaine à Sandton City, la banlieue la huppée de Johannesburg en Afrique du Sud, pour ne citer que celui-là), lui dont la carrière s’est déroulée dans le pauvre microcosme politique congolais.
e) Il devra également faire face à un phénomène redoutable : la versatilité du peuple congolais. En effet, ce dernier est connu pour son manque de conviction et d’endurance politiques. Devant une nouvelle initiative, le peuple congolais déploie un enthousiasme sans bornes, mais qui se relâche au fil du temps, surtout en l’absence d’incitatifs matériels. En termes électoraux, c’est le candidat le plus généreux qui emportera son adhésion dans l’urne. Or, en l’espèce, c’est Kabila qui dispose du plus grand coffre à cadeaux, vu le contrôle qu’il exerce sur les finances publiques. La terrible misère dans laquelle croupit la population congolaise n’est pas étrangère à ce comportement malheureux.
f) Dans la course à la présidence, c’est le trop plein de candidats à l’ego surdimensionné. Qui se ralliera à qui au second tour ? La question n’est pas anecdotique quand on connaît la propension des Africains à l’action émotionnelle, notamment la contestation des résultats électoraux défavorables ou le changement d’alliance pour des raisons de convenance personnelle.
g) Enfin, contrairement aux apparences, la popularité nationale de VK reste à démontrer ; même le grand Kivu est loin de lui être acquis. Mobiliser une foule de badauds et de chômeurs (90% de la population étant concernés) n’est pas la mer à boire, surtout dans un contexte de misère généralisée. En novembre et décembre 1996, pendant la guerre dite de « libération », des millions de Kinois étaient sortis dans la rue pour applaudir Etienne Tshisekedi, de retour de Cap-Martin/France où il était allé demander à son « ennemi irréductible », Mobutu, en convalescence, de le nommer Premier ministre ;quelques semaines après, les mêmes Kinois étaient encore dans la rue pour réserver un accueil triomphal à Mobutu, l’ennemi de Tshisekedi, qu’ils considéraient désormais comme le seul sauveur du pays face à l’invasion étrangère dont Laurent Kabila était l’homme de paille. Cinq mois plus tard, toujours les mêmes Kinois conspuaient Mobutu déchu et accueillaient Laurent Kabila, l’homme de paille des envahisseurs rwando-ougandais, en « libérateur ».
Peut-on sérieusement croire qu’un peuple aussi versatile transformera l’accueille réservé à VK en plébiscite électoral ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus que les arguments sonnants et trébuchants ainsi que l’initiative de la reconstruction sont dans le camp de Kabila. « Sauveur » pour les uns, « traître et opportuniste » pour les autres, VK est un personnage controversé et il n’y a que les urnes qui départageront les deux camps. En attendant, il est imprudent de le considérer déjà comme le future président de la République.
Quant à l’autre « revenant », Etienne Tshisekedi, son destin politique est confondu avec celui du Congo post-colonial d’une manière assez particulière. En effet, depuis l’indépendance du pays, Tshisekedi a toujours été aux avant-postes de la direction du pays, soit dans le gouvernement soit dans l’opposition. Il a été le témoin privilégié, mieux, le co-acteur des décisions politiques qui ont marqué la tumultueuse histoire nationale (vice commissaire général – vice-ministre- de la Justice lors de l’assassinat de Lumumba, ministre de l’Intérieur lors de l’exécution des martyrs de la Pentecôte et de la fondation du parti MPR, etc.).
La singularité de Tshisekedi est que même dans l’opposition, il est difficile de savoir si le personnage est mû par l’ambition personnelle ou s’il se bat pour l’intérêt général. Il serait fastidieux de reprendre ici toutes les ambiguïtés qui émaillent la longue carrière de Tshisekedi, mais laissons, néanmoins, à Mme Colette Braeckman, observatrice chevronnée des moeurs politiques congolaises, les soins de décrire le comportement de celui que certains ont surnommé « le sphinx de Limete » lors de la guerre d’agression contre la RDC que l’Histoire a retenue comme « la première mondiale africaine ». Si le passé sert à préparer l’avenir, que ce récit soit la lumière qui guidera le peuple congolais dans son choix.
« En réalité, la partie est déjà engagée plus avant. Une fois exposées les contradictions internes du RCD, les insuffisances de Bemba, le front intérieur est affaibli et le gouvernement se prépare à ramener la partie là où se trouvent les seuls véritables enjeux : auprès des intervenants extérieurs. Entre-temps, Kagame, furieux de l’exclusion de ses protégés du RCD menace de reprendre la guerre et débauche un Tshisekedi qui avait refusé de signer l’accord de l’hôtel Cascades. Le vieil opposant se retrouve ainsi à la tête d’une bien incertaine « Alliance pour la sauvegarde du dialogue » comme s’il s’agissait encore de revenir à la case départ, c’est-à-dire à la lettre de l’accord de Lusaka. Alors que, dans les faits, cet accord est déjà dépassé.
Malheureux Tshisekedi ! Lui qui, Durant des années, avait incarné la résistance contre Mobutu, était parvenu à démystifier le dictateur et s’était identifié au combat démocratique, le voici obligé de se rendre à Kigali, de se promener, à la demande de ses protecteurs, dans toutes les capitales africaines pour prêcher l’évangile de l’agresseur. On le verra même à Kisangani, assister en plein soleil, trois heures durant, à un défilé militaire qui fut vécu par la population comme une insulte.
Quand à Goma, fin 2002, je rencontre l’éternel opposant, il me paraît tragiquement seul, confiné dans une villa qui domine le lac Kivu. La vidéo repasse en boucle les images de ses meetings, il réécoute ses propres discours et les répète à l’intention des visiteurs de passage. A l’extérieur, des soldats rwandais, discrets comme des ombres mais qui saluent en anglais, veillent sur le vieux politicien qui renoncera finalement à se rendre à Bukavu, où la population avait déjà préparé des paniers de pierres destinées à lapider celui qu’elle considère comme un traître1 ». Fin de citation.
Par Pius
1. Colette Braeckman, Les nouveaux prédateurs, éds. Fayard. P.291
BUTEMBO21 December 20th, 2010, 09:34 PM This is going to be very interesting.
JoKa must be loosing sleep . Loosing Sud-Kivu and Possibly Nord-Kivu and Maniema to VK.
Then The Kasais and Kinshasa would go to Tshitshi , more nightmare if Euquateur and Bas-Kongo goes to Tshitshi.
He will be left with Katanga. P.Oriental is a swing province because Ituri has promised if Kabila doesn't give them their province , they will pursuade their constituents to vote for someone else. Bandundu will go eitherway .
The TRIANGLE of Death.
BUTEMBO21 December 21st, 2010, 03:10 AM VITAL a GOMA et BUKAVU.
Z74AOhTDpSU
BUTEMBO21 December 21st, 2010, 03:22 AM Done. Sud-Kivu province is gone. Nord-Kivu province gone. I want him in Maniema now.
Kasai Orr, Kasai Occ, Kinshasa are also gone to Tshitshi. Which Equateur and Bas-Kongo are more Likely to vote along.
The Kivus is Kabila's Armagendon . He can't win with Katanga and Oriental Province alone.
C-RDCONGO December 21st, 2010, 03:56 AM WOW JUST LIKE THAT ....
C-RDCONGO December 24th, 2010, 04:46 PM THERE IS CHANGE IN THE WIND.
II n’a pas attendu d’être chassé du Pprd comme cela a pratiquement était le cas lorsqu’on le poussait à partir de la présidence du bureau de la chambre basse du parlement. Se disant dans son for intérieur que l’heure était bel et bien venue pour lui de fixer l’opinion une fois pour toutes sur son long silence interpréter en sens divers, celui qu’on appelle déjà l’homme du moment par ses sympathisants a claquer la porte du Pprd et assumer toutes les conséquences qui s’en suivaient. Désormais l’opposant au président Joseph Kabila s’attire comme il fallait s’y attendre, s’expose à toutes les flèches mal en point des lieutenants kabilistes. Le cas Bongeli en est un...
Qui n’a pas dit que l’on ne jette de pierres que sur l’arbre qui porte de fruits?
De l’avis des observateurs de la classe politique rdcongolaise, Vital Kamerhe est un sujet à insomnie de la part des tenants de l’Alliance pour la majorité présidentielle, Amp. En effet, les nouvelles en provenance de l’Est du pays ont fait état d’un succès foudroyant récolter par Vital Kamerhe au terme d’une visite d’explication de 4 jours à Goma et Bukavu.
Cependant, cette visite a été émaillée d’une note sombre. Vital. Kamerhe n’a pas pu s’adresser à la population de Goma venue en si grand nombre l’écouter.. La magie des hommes en uniforme avait “correctement” fait le travail pour cela.
Nonobstant cette interdiction, Vital Kamerhe a su démontrer qu’il draine derrière son ombre, une frange importante de la population acquise à sa cause.
Les images tournées par les chaînes de télévision dans deux provinces qui avaient poussé Joseph Kabila à la victoire en 2006 en réalisant pratiquement le plein de voix, et qui démontrent aujourd’hui la force mobilisatrice de Kamerhe, n’est absolument pas un simple fait divers.
D’ailleurs, nos sources renseignent qu’une série de réunions se tiennent à Kingakati pour analyser de fond en comble la réalité politique actuelle consécutive notamment au retour au pays du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps, mais surtout sans nul doute le cas Vital
Kamerhe et son nouveau parti politique déjà enregistré au Ministère de l’intérieur et sécurité.
il ressort desdites réunions qu’il faudrait procéder au retournement de cadres qui sont avec Vital Kamerhe, et essayer par tous les moyens possibles à le fragiliser.
li va s’en dire que la série de points de presse lancée par Emile Bongeli, aussi bien que des déclarations de toutes natures et même des invectives, c’est la musique désormais en vogue au Pprd pour diaboliser Kamerhe auprès, de qui peuvent les entendre.
Pour revenir à ce fameux point de presse animé par l’ancien vice-Premier ministre Emile Bongeli, l’opinion a noté que cette réaction n’a rien d’étonnant. C’est ce qui arrive lorsqu’on voit venir le danger, et la menace véritable d’un homme qui a des atouts des arguments pour mettre en branle l’édifice Pprd dont il maîtrise mieux que quiconque les faiblesses.
Dans ses propos, l’opinion retiendra que le secrétaire national en charge de la Communication a bien eu du mal à répliquer.
En effet, faute de disposer d’arguments solides pour mettre en moule les propos de Vital Kamerhe sur la gestion actuelle du pays sous le régime Ppdien, Emile Bongeli s’est appesanti à analyser les raisons du départ de Vital Kamerhe.
Grosse erreur, car en fait pour l’opinion, rien n’a été enrayé de tout ce que Vital Kamerhe a déclaré, surtout lorsqu’on sait le bilan négatif de la gestion du pays par le Pprd, correspond mieux aux conditions sociales précaires dans lesquelles se trouve la population. Ceci n’est aucunement une commisération douteuse tel que l’a affirmé Emile Bongeli. Que les raisons ,soient valables ou non, il n’appartenait pas du tout au Pprd de se livrer à un tel exercice, puisqu’en fait Kamerhe étant parti, son ex-parti ne pouvait que prendre acte de son départ tout simplement.
L’opinion aurait bien voulu entendre Bongeli répliquer en apportant la preuve contraire des allégations de Kamerhe, mais ce qui n’a pas été fait.
Dans la foulée, de l’avis des observateurs, Kamerhe n’avait plus sa place au sein du Pprd pour ne pas parler de l’Amp. II est à noter que plus d’une fois, Vital Kamerhe avait mailles à partir avec sa famille politique pour pas mal de questions relevant de la politique nationale, le cas Fdlr souligné par Bongeli n’est qu’une simple illustration de cette vérité.
Toujours incompris ou très mal compris par ses ex-camarades, il n’avait plus d’autres choix que de savoir partir lorsqu’il faut le faire. Aujourd’hui, tenter de le contrer tel que Bongeli l’a très mal osé, n’est qu’une erreur grossière.
Il faut savoir lire les signes du temps. Pour l’heure, Vital Kamerhe a le vent en poupes. Et il est impossible de s’interposer sur son chemin.
Le professeur ferait mieux de le savoir, et de s’occuper beaucoup plus de son parti, que de croire qu’il peut contrer Kamerhe. Même au sein du Pprd, il y en a qui le regrette mais qui n’ose pas le dire. Ceux qui ont connu les années de gloire du Pprd avec Kamerhe comme secrétaire général ne nous contrediront pas du tout. Ils savent dans quel état il a trouvé le parti après le départ de Chikez Diemu, et dans quel état il se trouve aujourd’hui après son départ de la tête de ce parti. L’histoire retiendra que cet homme qui ne se montre pas ingrat à l’endroit du chef de l’Etat, aura aussi pour beaucoup contribué à son élection. Ce que beaucoup dont Bongeli n’ont pas fait et ne feront peut-être jamais, faute d’une véritable assise populaire.
Le contraire étonnerait, car la plus part de cadres du Pprd y compris ceux qui ont dans des postes stratégiques, ont eu du mai à se faire élire dans leur propre territoire. Bongeli pour l’heure est presque vomi par ses frères de la province Orientale pour son implication dans l’affaire Me Firmin Yangambi.
L’opinion comprend l’acte téméraire de Bongeli qui court derrière un poste maintenant qu’il est au placard. La radio trottoir fait état de sa quête effrénée pour déboulonner Evariste Boshab du commandement du parti. Sa stratégie c’est de s’attaquer frénétiquement aux gens pour s’attirer la sympathie du chef, comme ce fut le cas peu avant sa nomination au poste de vice-Premier ministre.
Un peu d’eau dans ton verre cher prof, car ce Kamerhe que vous voyez a pris de l’envol comme l’avion quitte le sol pour prendre les airs. Son réseau de sympathie traverse les frontières nationales.
Tenez, selon un sondage réalisé au Congo Brazza parles compatriotes vivant dans ce pays, lequel s été publié dans notre supplément Pool Malebo, Vital Kamerhe occupait la première loge devant Joseph Kabila, ‘Etienne Tshisekedi et JP Bemba.
Aujourd’hui, ce sont les congolais d’Angola qui pensent que Kamerhe damne les pions àtous ses adversaires politiques et le placent également en tête de leur classement.
C’est dire que Vital Kamerhe est bel et bien l’homme du moment. Après l’Est, c’est l’Ouest qui est désormais acquis à sa cause.
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BUTEMBO21 December 25th, 2010, 01:05 AM There are no ways Kabila will win North, South Kivu, Maniema, Kasai Occ, Orie,Kin, Bas-Kongo, Equateur.
Thats 9 out of 11. no way he will stay. He better leave because the Elections.
BUTEMBO21 December 28th, 2010, 09:29 AM Tshitshi's comeback to Kinshasa.
Gs-DeqbrZZc&feature
BUTEMBO21 December 28th, 2010, 09:31 AM Edited
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