Cyril
August 23rd, 2004, 04:47 PM
Ils sont de plus en plus nombreux à poser leurs valises à La Défense. Premier épisode de notre enquête sur les Franciliens qui ont choisi de vivre à l'ombre des hautes tours du quartier d'affaires. «A VENDRE à Puteaux, dans résidence de standing, appartement neuf situé à deux pas de La Défense.
Faire vite. » Même à 4 500 € le mètre carré en moyenne, ce type de logement s'arrache aujourd'hui dans le quartier. Idem à Courbevoie où la cinquantaine d'immeubles cossus construits dans le nouveau quartier du Faubourg-de-l'Arche ont déjà attiré 13 000 habitants supplémentaires à deux pas du parvis. Les derniers appartements y seront livrés l'an prochain. Depuis la construction du premier immeuble d'habitation en 1969, La Défense ne cesse d'élargir ses frontières. Et lorsque Nanterre aura aménagé ses terrains en friche entre l'Arche et la Seine, ce sont 10 000 habitants de plus qui vivront à l'ombre des buildings. La présence de 1 500 entreprises, dont 15 des 50 premières mondiales, explique l'essentiel de cet extraordinaire engouement. « N'oublions pas que nous sommes en bordure d'un des plus importants parcs tertiaires de France et que la génération de logements aujourd'hui proposée à la vente est récente et de bonne qualité, souligne Eric Mazoyer, directeur général de Bouygues Immobilier. Les villes de Courbevoie et Puteaux ont par ailleurs entamé d'importantes restructurations urbaines qui sont en train de changer la physionomie de certains quartiers. Tout cela explique que le secteur ait une image très positive. » Tellement positive que des programmes entiers sont vendus en quelques mois... avant même d'être construits. « Nous avons mis sur le marché en septembre dernier quatre-vingt-six appartements dans une résidence de standing à Puteaux située à 300 m de La Défense, raconte William Truchy, directeur commercial du groupe Kaufman & Broad. L'immeuble ne sera livré qu'en juin 2006, mais nous avons déjà vendu soixante-dix appartements. » Parmi les acquéreurs, on trouve des investisseurs alléchés par l'assurance d'un bon placement à long terme, des étudiants attirés par la proximité des transports en commun et des cadres travaillant dans les tours de bureau. A 650 € le studio et 1 400 € par mois le trois-pièces au Faubourg-de-l'Arche, les locations trouvent assez facilement preneurs. Du coup, « certains propriétaires n'hésitent pas à mettre la barre de plus en plus haut » confie un agent immobilier.
Des acheteurs de toutes nationalités Les prix, légèrement moins élevés que dans certains secteurs huppés de la capitale, contribuent par ailleurs à attirer des Parisiens qui préfèrent « lâcher » leur appartement dans un immeuble haussmannien pour obtenir « plus grand et moins cher » à deux pas de Paris. « Je vois des acheteurs de toutes les nationalités, affirme Monique Arzel, commerciale dans une agence immobilière du Faubourg-de-l'Arche. Des Chinois, des Russes, des Argentins, des Libanais... Certains étrangers achètent des logements près de La Défense pour leurs enfants qui font des études en région parisienne. Je me souviens avoir refusé un samedi matin de vendre un trois-pièces à un jeune Chinois qui voulait l'appartement pour... le soir même. Il portait sur lui un petit sac en toile qui contenait deux millions de francs en espèces ! »
Frédéric Mouchon
Le Parisien , lundi 23 août 2004
Faire vite. » Même à 4 500 € le mètre carré en moyenne, ce type de logement s'arrache aujourd'hui dans le quartier. Idem à Courbevoie où la cinquantaine d'immeubles cossus construits dans le nouveau quartier du Faubourg-de-l'Arche ont déjà attiré 13 000 habitants supplémentaires à deux pas du parvis. Les derniers appartements y seront livrés l'an prochain. Depuis la construction du premier immeuble d'habitation en 1969, La Défense ne cesse d'élargir ses frontières. Et lorsque Nanterre aura aménagé ses terrains en friche entre l'Arche et la Seine, ce sont 10 000 habitants de plus qui vivront à l'ombre des buildings. La présence de 1 500 entreprises, dont 15 des 50 premières mondiales, explique l'essentiel de cet extraordinaire engouement. « N'oublions pas que nous sommes en bordure d'un des plus importants parcs tertiaires de France et que la génération de logements aujourd'hui proposée à la vente est récente et de bonne qualité, souligne Eric Mazoyer, directeur général de Bouygues Immobilier. Les villes de Courbevoie et Puteaux ont par ailleurs entamé d'importantes restructurations urbaines qui sont en train de changer la physionomie de certains quartiers. Tout cela explique que le secteur ait une image très positive. » Tellement positive que des programmes entiers sont vendus en quelques mois... avant même d'être construits. « Nous avons mis sur le marché en septembre dernier quatre-vingt-six appartements dans une résidence de standing à Puteaux située à 300 m de La Défense, raconte William Truchy, directeur commercial du groupe Kaufman & Broad. L'immeuble ne sera livré qu'en juin 2006, mais nous avons déjà vendu soixante-dix appartements. » Parmi les acquéreurs, on trouve des investisseurs alléchés par l'assurance d'un bon placement à long terme, des étudiants attirés par la proximité des transports en commun et des cadres travaillant dans les tours de bureau. A 650 € le studio et 1 400 € par mois le trois-pièces au Faubourg-de-l'Arche, les locations trouvent assez facilement preneurs. Du coup, « certains propriétaires n'hésitent pas à mettre la barre de plus en plus haut » confie un agent immobilier.
Des acheteurs de toutes nationalités Les prix, légèrement moins élevés que dans certains secteurs huppés de la capitale, contribuent par ailleurs à attirer des Parisiens qui préfèrent « lâcher » leur appartement dans un immeuble haussmannien pour obtenir « plus grand et moins cher » à deux pas de Paris. « Je vois des acheteurs de toutes les nationalités, affirme Monique Arzel, commerciale dans une agence immobilière du Faubourg-de-l'Arche. Des Chinois, des Russes, des Argentins, des Libanais... Certains étrangers achètent des logements près de La Défense pour leurs enfants qui font des études en région parisienne. Je me souviens avoir refusé un samedi matin de vendre un trois-pièces à un jeune Chinois qui voulait l'appartement pour... le soir même. Il portait sur lui un petit sac en toile qui contenait deux millions de francs en espèces ! »
Frédéric Mouchon
Le Parisien , lundi 23 août 2004