MyNight
September 14th, 2004, 12:15 AM
Ouest-France, 11 sept 2004
Un plan pour gérer les déplacements
Le plan de déplacements urbains associe la circulation à l'urbanisme
La voiture est largement majoritaire dans le trafic routier, comme l'explique Raymond Perron (à gauche), chargé à la mairie et à l'agglomération de la gestion des déplacements.
L'enquête publique concernant le Plan de déplacements urbains (PDU) se déroulera du 20 septembre au 22 octobre dans l'agglomération. L'occasion de décrypter ce qui doit changer dans nos déplacements... et dans nos comportements. Interview de Raymond Perron, vice-président de l'agglo, en charge de l'urbanisme et des transports.
Quel est le rôle d'un Plan de déplacements urbains ?
Organiser, dans toutes les communes de l'agglomération, les déplacements privés, l'accès aux équipements et aux services en liaison étroite avec l'urbanisation. Il part d'un constat : la circulation automobile capte 84 % du trafic routier. D'où notre volonté de développer les transports en commun.
Comment le Pdu va-t-il se mettre en place ?
Nous allons créer cinq pôles d'attractivité. Un central - Angers - et quatre secondaires : Beaucouzé, Montreuil-Juigné, Saint-Sylvain-d'Anjou et Les Ponts-de-Cé. Dans chacun de ces pôles secondaires, qui rayonneront sur les communes alentours, les habitants devront trouver aussi bien une antenne Assédic qu'un opticien, par exemple. L'objectif est d'éviter à ces habitants de se rendre systématiquement à Angers.
Quelles sont les projets concrets d'aménagement ?
La mise en place, par exemple, de parcs relais automobiles autour de la première ligne de tramway et aussi des lignes de bus. Pour le prix de deux tickets, un automobiliste bénéficiera d'une place de parking gardiennée et d'un billet aller-retour pour lui et tous les passagers de son véhicule, afin de favoriser le co-voiturage. On pourra aussi passer facilement d'un mode de transport à un autre, grâce à une meilleure coordination des horaires, voire des tarifications, entre les bus, le tramway, les trains,...
Quels seront les aménagements routiers ?
Nous voulons terminer « l'anneau » des rocades d'abord avec le contournement nord : ce barreau autoroutier, réalisé par Cofiroute, devrait ouvrir en 2008. Nous n'avons pas encore de date, en revanche, pour la liaison sud, même si le fuseau est déterminé. Par ailleurs, les déviations des centre-bourgs vont continuer, de même que les travaux sur les échangeurs. À Beaucouzé par exemple, le chantier va commencer avant 2006. Nous allons aussi mettre en place de nouveaux panneaux de signalisation dans l'agglo et réorganiser le plan de circulation à Angers. À l'horizon 2010, dans l'hyper-centre, le plateau piétonnier sera élargi et la circulation sera réduite à 30 km/h.
Et le tramway ?
Son arrivée, en 2009, s'accompagnera d'une restructuration totale du réseau de bus, tout en améliorant la qualité de service. Les usagers relèvent des fréquences et des amplitudes horaires insuffisantes, des problèmes de desserte des communes de la première et deuxième couronnes ou pendant les vacances scolaires.
Sur quoi reposera le succès, ou l'échec, du Pdu ?
Cela ne marchera pas s'il n'y a pas un changement de comportement des usagers.
J.-C. Antonini veut redessiner la ville
Il confirme une série impressionnante de travaux et de chantiers pour Angers
Angers est en fête, ce week-end. Les Accroche-Coeurs mettent un peu de baume au coeur à la rentrée. Pour Jean-Claude Antonini, aussi, c'est l'heure de la rentrée. En répondant à nos questions, le maire redessine la ville et annonce une série impressionnante de grands travaux et grands chantiers. Visiblement imprégné par sa toute nouvelle responsabilité de vice-président de la région, il affiche aussi plus que jamais son ambition de donner une vocation de métropole régionale à la ville.
Cette rentrée sonne l'heure des décisions pour le tramway. Où en est votre réflexion, notamment sur les trois points chauds : passage ou pas place du Ralliement, dans le CHU et dans le jardin de la faculté de pharmacie ?
Je suis dans la phase finale de la consultation et des réunions publiques sont assurées par Raymond Perron et André Despagnet. Je prendrai mes conclusions, pour le 21 octobre. Ce que je constate en tout cas, c'est que plus personne ne remet en cause le projet de tramway.
Il s'agit d'un investissement de 170-190 millions € pour la seule première ligne. Vous vous y engagez sans état d'âme ?
Sans état d'âme aucun. Il est évident que pour notre agglomération, qui a pour vocation d'être un grand pôle de l'Ouest, c'est une nécessité. Ce n'est pas un gadget d'élu. Il faut que le sang circule dans les artères de la ville, sinon on va dans le mur.
Le financement fait quand même grincer quelques dents, notamment à la CCI et dans les entreprises !
Je trouve aussi que c'est un peu injuste pour les entreprises, même si administrations, collectivités locales et CHU concourent aussi au financement. Mais c'est la loi. L'État, malheureusement, n'aidera pas à un outil qui transporte des milliers de personnes et lutte contre la pollution. La région, elle, participera. En tout cas, l'aménagement du tramway ne mettra pas en cause les capacités de financement de l'agglomération. Il sera normal de recourir à l'emprunt pour quelque chose qui va servir pendant 30 ans.
La ville va devenir un grand chantier.
C'est une vraie contrainte. Mais nous avons l'habitude des chantiers à Angers. Souvenez-vous de la gare, des Halles. Une ville qui n'a pas de chantier est une ville morte.
14 205 logements rénovés
Précisément, d'autres chantiers sont en suspens depuis plus d'un an : ceux des quartiers. Vous avez été reçu au ministère de la ville pour défendre le dossier d'Angers. Où en est-on ?
J'ai passé un grand oral, en juillet, à l'agence nationale de rénovation urbaine. Je pense qu'il a été positif. J'en attends le résultat pour octobre. Il s'agit de passer un contrat de quatre ans avec l'État, qui permettra une rénovation profonde de La Roseraie, Verneau, Grand-Pigeon, Monplaisir et Belle-Beille. Pour le seul habitat, par exemple, 14 205 logements vont être réhabilités ou reconstruits. C'est une opération de 240 millions € sur lesquels l'État peut intervenir pour 70 millions €.
La recomposition du centre ville est aussi dans les cartons.
En effet, on commence par les Halles. Demain, il y aura la transformation des voies sur berge, l'appropriation de la rivière au lieu de lui tourner le dos, la construction d'un nouveau pont en amont de la Haute-chaîne. Et le quartier des Capucins, dont l'aménagement commencera dès 2005 ou 2006.
D'autres grands travaux semblent avancer, comme le siège de l'Ademe ou le parc du végétal ?
Je suis très heureux que le dossier de l'Ademe sorte enfin ; comme d'ailleurs celui du contournement A11. Je serai très vigilant sur le plan architectural, au Front-de-Maine. Quant au parc du végétal, je trouve que les choses s'engagent bien avec le nouveau président du conseil général. Le département a besoin de cette locomotive touristique et économique.
Et la décision de transférer l'usine d'incinération. Aucun regret ?
Aucun. Quand on a pris une décision, il ne faut pas la regretter. On a fait un bon choix qui permet d'assurer l'avenir, en ayant l'emplacement nécessaire pour réaliser le traitement des déchets dans les meilleures conditions.
Plus dramatique, en revanche, la liquidation de la haute couture angevine et les 58 licenciées de Balmain.
Je trouve ça navrant. C'est un gâchis effrayant. Ces ouvrières avaient une compétence exceptionnelle, reconnue comme unique et on ferme tout pour des raisons financières. Il y a des pays en Europe où la mode fait vivre des milliers de gens. Pourquoi pas en France. On a les mêmes capacités de créativité. Je veux qu'on se mobilise tous.
Précisément, fin 2002, Angers a été meurtrie par la perte d'ACT et 1 500 emplois. Quel est le résultat de la mobilisation qui a suivi ?
Je réponds par quelques chiffres. Au cours des derniers mois, 105 projets de créations d'entreprises se sont concrétisés donnant 1 051 emplois. Il y a eu 60 millions € d'investissements privés et nous allons signer un contrat avec l'État et la région permettant 287 millions € d'investissement en deux ans. Cela montre que lorsqu'on chasse en meute, comme ça a été le cas avec l'État, la région, le département, la CCI, on aboutit à des résultats. On est vraiment dans une politique de gagnant.
Nous sommes à mi-mandat. Un premier bilan ?
Comme je l'ai déjà annoncé, je m'inscris dans un projet de ville qui va au-delà de 2007. Si les Angevins me font confiance, je continuerai. Un sondage réalisé en juin montre que 88 % des Angevins sont satisfaits de l'action de la municipalité. C'est un bon résultat, même s'il faut que l'on améliore nos points faibles. Le taux de chômage est trop élevé, Angers n'est pas une ville riche. Il faut qu'on continue à se développer sans augmenter les impôts. Derrière toute la politique municipale, il y a la volonté de voir Angers prendre sa place au niveau régional.
Maire, président de l'agglomération, vice-président du conseil régional... vous arrivez à concilier ?
Ce n'est pas reposant, c'est vrai. Mais j'ai été habitué à beaucoup travailler comme médecin. Cela m'oblige à m'organiser davantage, à déléguer plus. Au-delà, je pense que ces différentes responsabilités me donnent une perspective plus globale de la ville d'Angers et une vision plus forte de la place qu'elle doit occuper sur le plan régional.
Recueilli par Charles BETGÉ-BREZETZ.
Un plan pour gérer les déplacements
Le plan de déplacements urbains associe la circulation à l'urbanisme
La voiture est largement majoritaire dans le trafic routier, comme l'explique Raymond Perron (à gauche), chargé à la mairie et à l'agglomération de la gestion des déplacements.
L'enquête publique concernant le Plan de déplacements urbains (PDU) se déroulera du 20 septembre au 22 octobre dans l'agglomération. L'occasion de décrypter ce qui doit changer dans nos déplacements... et dans nos comportements. Interview de Raymond Perron, vice-président de l'agglo, en charge de l'urbanisme et des transports.
Quel est le rôle d'un Plan de déplacements urbains ?
Organiser, dans toutes les communes de l'agglomération, les déplacements privés, l'accès aux équipements et aux services en liaison étroite avec l'urbanisation. Il part d'un constat : la circulation automobile capte 84 % du trafic routier. D'où notre volonté de développer les transports en commun.
Comment le Pdu va-t-il se mettre en place ?
Nous allons créer cinq pôles d'attractivité. Un central - Angers - et quatre secondaires : Beaucouzé, Montreuil-Juigné, Saint-Sylvain-d'Anjou et Les Ponts-de-Cé. Dans chacun de ces pôles secondaires, qui rayonneront sur les communes alentours, les habitants devront trouver aussi bien une antenne Assédic qu'un opticien, par exemple. L'objectif est d'éviter à ces habitants de se rendre systématiquement à Angers.
Quelles sont les projets concrets d'aménagement ?
La mise en place, par exemple, de parcs relais automobiles autour de la première ligne de tramway et aussi des lignes de bus. Pour le prix de deux tickets, un automobiliste bénéficiera d'une place de parking gardiennée et d'un billet aller-retour pour lui et tous les passagers de son véhicule, afin de favoriser le co-voiturage. On pourra aussi passer facilement d'un mode de transport à un autre, grâce à une meilleure coordination des horaires, voire des tarifications, entre les bus, le tramway, les trains,...
Quels seront les aménagements routiers ?
Nous voulons terminer « l'anneau » des rocades d'abord avec le contournement nord : ce barreau autoroutier, réalisé par Cofiroute, devrait ouvrir en 2008. Nous n'avons pas encore de date, en revanche, pour la liaison sud, même si le fuseau est déterminé. Par ailleurs, les déviations des centre-bourgs vont continuer, de même que les travaux sur les échangeurs. À Beaucouzé par exemple, le chantier va commencer avant 2006. Nous allons aussi mettre en place de nouveaux panneaux de signalisation dans l'agglo et réorganiser le plan de circulation à Angers. À l'horizon 2010, dans l'hyper-centre, le plateau piétonnier sera élargi et la circulation sera réduite à 30 km/h.
Et le tramway ?
Son arrivée, en 2009, s'accompagnera d'une restructuration totale du réseau de bus, tout en améliorant la qualité de service. Les usagers relèvent des fréquences et des amplitudes horaires insuffisantes, des problèmes de desserte des communes de la première et deuxième couronnes ou pendant les vacances scolaires.
Sur quoi reposera le succès, ou l'échec, du Pdu ?
Cela ne marchera pas s'il n'y a pas un changement de comportement des usagers.
J.-C. Antonini veut redessiner la ville
Il confirme une série impressionnante de travaux et de chantiers pour Angers
Angers est en fête, ce week-end. Les Accroche-Coeurs mettent un peu de baume au coeur à la rentrée. Pour Jean-Claude Antonini, aussi, c'est l'heure de la rentrée. En répondant à nos questions, le maire redessine la ville et annonce une série impressionnante de grands travaux et grands chantiers. Visiblement imprégné par sa toute nouvelle responsabilité de vice-président de la région, il affiche aussi plus que jamais son ambition de donner une vocation de métropole régionale à la ville.
Cette rentrée sonne l'heure des décisions pour le tramway. Où en est votre réflexion, notamment sur les trois points chauds : passage ou pas place du Ralliement, dans le CHU et dans le jardin de la faculté de pharmacie ?
Je suis dans la phase finale de la consultation et des réunions publiques sont assurées par Raymond Perron et André Despagnet. Je prendrai mes conclusions, pour le 21 octobre. Ce que je constate en tout cas, c'est que plus personne ne remet en cause le projet de tramway.
Il s'agit d'un investissement de 170-190 millions € pour la seule première ligne. Vous vous y engagez sans état d'âme ?
Sans état d'âme aucun. Il est évident que pour notre agglomération, qui a pour vocation d'être un grand pôle de l'Ouest, c'est une nécessité. Ce n'est pas un gadget d'élu. Il faut que le sang circule dans les artères de la ville, sinon on va dans le mur.
Le financement fait quand même grincer quelques dents, notamment à la CCI et dans les entreprises !
Je trouve aussi que c'est un peu injuste pour les entreprises, même si administrations, collectivités locales et CHU concourent aussi au financement. Mais c'est la loi. L'État, malheureusement, n'aidera pas à un outil qui transporte des milliers de personnes et lutte contre la pollution. La région, elle, participera. En tout cas, l'aménagement du tramway ne mettra pas en cause les capacités de financement de l'agglomération. Il sera normal de recourir à l'emprunt pour quelque chose qui va servir pendant 30 ans.
La ville va devenir un grand chantier.
C'est une vraie contrainte. Mais nous avons l'habitude des chantiers à Angers. Souvenez-vous de la gare, des Halles. Une ville qui n'a pas de chantier est une ville morte.
14 205 logements rénovés
Précisément, d'autres chantiers sont en suspens depuis plus d'un an : ceux des quartiers. Vous avez été reçu au ministère de la ville pour défendre le dossier d'Angers. Où en est-on ?
J'ai passé un grand oral, en juillet, à l'agence nationale de rénovation urbaine. Je pense qu'il a été positif. J'en attends le résultat pour octobre. Il s'agit de passer un contrat de quatre ans avec l'État, qui permettra une rénovation profonde de La Roseraie, Verneau, Grand-Pigeon, Monplaisir et Belle-Beille. Pour le seul habitat, par exemple, 14 205 logements vont être réhabilités ou reconstruits. C'est une opération de 240 millions € sur lesquels l'État peut intervenir pour 70 millions €.
La recomposition du centre ville est aussi dans les cartons.
En effet, on commence par les Halles. Demain, il y aura la transformation des voies sur berge, l'appropriation de la rivière au lieu de lui tourner le dos, la construction d'un nouveau pont en amont de la Haute-chaîne. Et le quartier des Capucins, dont l'aménagement commencera dès 2005 ou 2006.
D'autres grands travaux semblent avancer, comme le siège de l'Ademe ou le parc du végétal ?
Je suis très heureux que le dossier de l'Ademe sorte enfin ; comme d'ailleurs celui du contournement A11. Je serai très vigilant sur le plan architectural, au Front-de-Maine. Quant au parc du végétal, je trouve que les choses s'engagent bien avec le nouveau président du conseil général. Le département a besoin de cette locomotive touristique et économique.
Et la décision de transférer l'usine d'incinération. Aucun regret ?
Aucun. Quand on a pris une décision, il ne faut pas la regretter. On a fait un bon choix qui permet d'assurer l'avenir, en ayant l'emplacement nécessaire pour réaliser le traitement des déchets dans les meilleures conditions.
Plus dramatique, en revanche, la liquidation de la haute couture angevine et les 58 licenciées de Balmain.
Je trouve ça navrant. C'est un gâchis effrayant. Ces ouvrières avaient une compétence exceptionnelle, reconnue comme unique et on ferme tout pour des raisons financières. Il y a des pays en Europe où la mode fait vivre des milliers de gens. Pourquoi pas en France. On a les mêmes capacités de créativité. Je veux qu'on se mobilise tous.
Précisément, fin 2002, Angers a été meurtrie par la perte d'ACT et 1 500 emplois. Quel est le résultat de la mobilisation qui a suivi ?
Je réponds par quelques chiffres. Au cours des derniers mois, 105 projets de créations d'entreprises se sont concrétisés donnant 1 051 emplois. Il y a eu 60 millions € d'investissements privés et nous allons signer un contrat avec l'État et la région permettant 287 millions € d'investissement en deux ans. Cela montre que lorsqu'on chasse en meute, comme ça a été le cas avec l'État, la région, le département, la CCI, on aboutit à des résultats. On est vraiment dans une politique de gagnant.
Nous sommes à mi-mandat. Un premier bilan ?
Comme je l'ai déjà annoncé, je m'inscris dans un projet de ville qui va au-delà de 2007. Si les Angevins me font confiance, je continuerai. Un sondage réalisé en juin montre que 88 % des Angevins sont satisfaits de l'action de la municipalité. C'est un bon résultat, même s'il faut que l'on améliore nos points faibles. Le taux de chômage est trop élevé, Angers n'est pas une ville riche. Il faut qu'on continue à se développer sans augmenter les impôts. Derrière toute la politique municipale, il y a la volonté de voir Angers prendre sa place au niveau régional.
Maire, président de l'agglomération, vice-président du conseil régional... vous arrivez à concilier ?
Ce n'est pas reposant, c'est vrai. Mais j'ai été habitué à beaucoup travailler comme médecin. Cela m'oblige à m'organiser davantage, à déléguer plus. Au-delà, je pense que ces différentes responsabilités me donnent une perspective plus globale de la ville d'Angers et une vision plus forte de la place qu'elle doit occuper sur le plan régional.
Recueilli par Charles BETGÉ-BREZETZ.