View Full Version : Pollution et transports aériens


MyNight
September 16th, 2004, 09:58 AM
Le Parisien, 16 septembre 2004

Les voitures polluent plus que les avions d'Orly
L'événement

QUEL EST L'IMPACT de l'activité de l'aéroport d'Orly sur la qualité de l'air ? « Le Parisien » s'est procuré en exclusivité un rapport d'Airparif dont les conclusions ne devaient être divulguées que le 14 octobre. Le bureau indépendant de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France y résume son étude réalisée début 2003. Les conclusions sont surprenantes : la pollution générée par l'activité aéroportuaire, notamment le trafic aérien, est « noyée » dans l'ambiance globale de la mauvaise qualité de l'air autour de Paris.
Les voitures et les camions polluent bien plus que les avions. D'après les relevés, le surcroît de pollution de l'aéroport peut être estimé annuellement à seulement 6 % des émissions de dioxyde d'azote, le polluant le plus caractéristique.

Le triangle noir des autoroutes.
Cette étude a été menée sur huit semaines, de mi-janvier à mi-avril 2003, sur 120 sites de mesures provisoires répartis dans 40 communes dans un rayon de 5 km autour de l'aéroport. Pour Airparif, Orly contribue effectivement au phénomène de pollution atmosphérique à l'échelle régionale, mais il ne peut pas être distingué de la pollution globale. En revanche, l'étude démontre l'impact de la pollution automobile, notamment dans un secteur qualifié de « triangle noir » : l'échangeur A 6/A 10 entre Massy et Chilly-Mazarin, où passe aussi la N 20. Avec 252 000 véhicules par jour, cette petite portion de territoire est l'une des plus polluées d'Ile-de-France avec des niveaux qui dépassent même parfois ceux observés dans le centre de Paris, considéré jusqu'ici comme le pire de la région. « Une situation alarmante, estime Bruno Piriou, vice-président PC du conseil général de l'Essonne qui a commandé l'étude à Airparif. Cela montre une fois de plus que le trafic routier est un phénomène préoccupant qu'il faut limiter au plus vite. C'est notre santé qui en dépend. »

Les gros avions épinglés.
Pour la première fois, une étude permet de mettre en évidence l'effet polluant des avions au décollage. Une mesure réalisée grâce à des laboratoires « mobiles » situés aux points cardinaux de l'aéroport à Orly, Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne et Paray-Vieille-Poste et Wissous, dans l'Essonne, qui ont permis de suivre la pollution heure par heure, voire minute par minute. Les résultats mettent en évidence des pics de pollution très nets aux oxydes d'azote lors du décollage des gros-porteurs. Cependant, l'étude n'est pas assez poussée pour déterminer l'impact exact de chaque mouvement aérien sur la qualité de l'air.

Les dépôts de suie bientôt analysés.
Fort de ces nouvelles conclusions, Airparif souhaite maintenant analyser le phénomène de dépôt de suie constaté par les riverains aux abords des zones aéroportuaires. Le bureau va aussi réaliser une cartographie précise de l'impact de la pollution automobile en Ile-de-France.

LES AVIONS sont-ils les principaux pollueurs sur la plate-forme aéroportuaire ? La question attend toujours sa réponse. L'analyse de la pollution dans l'enceinte de l'aéroport s'est avérée très délicate pour les spécialistes. En effet, l'étude du kérosène est « problématique », explique Chris Roth, ingénieur à Airparif.
Sa signature chimique est très proche du gazole. Les campagnes d'analyses ne permettent pas de savoir exactement ce qui est dû ou non aux moteurs des avions ou aux autres activités d'Orly. « Actuellement, ce n'est pas possible de les distinguer », poursuit l'ingénieur. Le carburant des avions (carburéacteur) peut contenir jusqu'à 50 % de gazole, comme de nombreux véhicules, dont les plus puissants qui sont aussi les plus polluants. Les capteurs ont donc enregistré les émissions des avions mais aussi celles des dizaines de camions d'entretien des appareils ou de transport de fret qui passent par la plate-forme ou sur les axes routiers voisins. Lors de la campagne menée par Airparif il y a quelques années à Roissy-Charles-de-Gaulle, une quarantaine d'hydrocarbures différents avaient même été retrouvés. Même ambiguïté pour le dioxyde d'azote piégé par les capteurs d'Airparif. Ce traceur est émis par des moteurs thermiques, qui peuvent être ceux des aéronefs bien sûr, lors des décollages, mais aussi ceux des péniches, ou encore des groupes électrogènes et des engins de chantier. Voire, à un moindre degré, des tondeuses à gazon. Un autre traceur peut également être recherché, sans donner non plus entière satisfaction. Les avions sont aussi à l'origine d'émissions de monoxyde de carbone, quand leurs moteurs tournent au ralenti. Or, c'est aussi une des caractéristiques de la pollution automobile... Il faudra donc attendre que la science découvre le gaz traceur miracle spécifique aux aéronefs.

Cyril
September 16th, 2004, 10:03 AM
bon on ferme Orly et on le construit ce troisième aéroport ? ;)
En plus Orly libèrerait une zone immense pour construires des...immeubles de 7 à 8 étages maxi :D

Manuel
September 16th, 2004, 01:13 PM
On introduit des péages pour l'usage des voies rapides franciliennes.

voir : http://www.lara.prd.fr/larafr.html