Karnoit
March 29th, 2011, 08:56 PM
Le tram de retour en région montoise ?
Des élus montois ont essayé le tram valenciennois samedi. Une liaison est prévue jusqu'à Quiévrain. Mons voudrait aussi avoir son tram
Valenciennes. A mille lieues des limousines noires avec chauffeur. Ce samedi matin, sous un soleil printanier, c'est en tram qu'une dizaine d'élus belges (communaux, wallons et fédéraux) ont visité la ville française de Valenciennes. Sur le quai d'embarquement « hôtel de ville », la belgitude se mêle au chtimi. Une employée municipale distribue un ticket d'embarquement à chacun. Une cloche retentit et le naseau du monstre profilé apparaît. Presque silencieux. De façon très citoyenne, chacun composte son ticket. En route vers l'université.
En chemin, les responsables locaux, dont le maire Dominique Riquet, commentent. « Comme vous pouvez le constater, nous avons privilégié le végétal. Le tram roule sur des écrins de verdure quasi partout. » « Ici, on construit des logements alors qu'avant le tram, ce n'était que friches abandonnées. » « Nous arrivons dans une zone de loisirs avec un espace pour enfants, un bowling mais aussi un supermarché. Le tout est rendu plus accessible grâce au tram. » S'il subsistait des sceptiques parmi les visiteurs belges, à l'issue de la visite ils auraient fini d'être convaincu du bienfait du tramway valenciennois.
Le fait est qu'en ce samedi, seuls des convaincus du tram avaient fait le déplacement dans la métropole française. Leur but : relier Valenciennes et Quiévrain en tramway. Un projet qui pourrait aboutir d'ici 2015.
L'ensemble de la ligne qui mènera de Valenciennes à Crespin, soit une douzaine de kilomètres, coûtera 156 millions d'euros. Un investissement financé aux deux tiers par l'Etat français au travers de huit organismes différents.
Côté belge, la volonté de réaliser les 1.200 mètres entre la frontière et la gare SNCB de Quiévrain est bien présente. Elle fait même consensus. En témoigne la présence à Valenciennes d'élus de toutes les tendances politiques. Parmi eux, Eric Thiébaut, Catherine Fonck, Franco Seminara, députés fédéraux PS, Jacqueline Galant, députée fédérale MR, Carlo Di Antonio, député wallon CDH, Joëlle Kapompolé, députée wallonne PS ou encore Manu Disabato, député wallon Écolo.
Redonner vie à des quartiers
« La concrétisation des 1.200 mètres de réseau belge est intéressante, commente Eric Thiébaut. D'autant qu'elle ne devrait coûter que deux millions. Nous nous sommes tournés vers la Région wallonne et les TEC. Nous leur avons expliqué le dossier. La SRWT (Société régionale wallonne des transports) s'en est saisie. »
Techniquement, cette ligne de tram serait aménagée sur l'ancienne emprise du chemin de fer, une voie unique pour un tramway qui ferait l'aller-retour toutes les vingt minutes. À la gare de Quiévrain, une plateforme multimodale permettrait aux usagers de grimper dans un train SNCB à destination de Mons ou Bruxelles ou de prendre un bus. « C'est très important pour le Valenciennois, justifie Dominique Riquet. Car, pour l'instant, pour venir en train en Belgique, nous sommes obligés d'aller jusqu'à Lille. Grâce au tramway, nous serions à Mons en quinze minutes. » Un calcul qui vaut aussi dans l'autre sens évidemment.
Mais au-delà de la liaison franco-belge, ne serait-il pas judicieux de repenser à la réimplantation du tram dans l'agglomération de Mons-Borinage ? « On y pense, embraie Eric Thiébaut. Ça représente un investissement de 300 millions d'euros. Ça doit se discuter en sachant que les bus sont saturés. Or, l'ancien tram offrait la possibilité de relier Boussu, les écoles, les commerces. Un nouveau tram pourrait aussi relier le centre-ville aux Grands Prés, à la nouvelle piscine du Grand Large. »
A Valenciennes, « le tram a tissé des liens, illustre le maire. Il a décongestionné le centre. Il a redonné vie à des quartiers abandonnés ».
http://www.lesoir.be/regions/hainaut/2011-03-28/le-tram-de-retour-en-region-montoise-830823.phphttp://
Des élus montois ont essayé le tram valenciennois samedi. Une liaison est prévue jusqu'à Quiévrain. Mons voudrait aussi avoir son tram
Valenciennes. A mille lieues des limousines noires avec chauffeur. Ce samedi matin, sous un soleil printanier, c'est en tram qu'une dizaine d'élus belges (communaux, wallons et fédéraux) ont visité la ville française de Valenciennes. Sur le quai d'embarquement « hôtel de ville », la belgitude se mêle au chtimi. Une employée municipale distribue un ticket d'embarquement à chacun. Une cloche retentit et le naseau du monstre profilé apparaît. Presque silencieux. De façon très citoyenne, chacun composte son ticket. En route vers l'université.
En chemin, les responsables locaux, dont le maire Dominique Riquet, commentent. « Comme vous pouvez le constater, nous avons privilégié le végétal. Le tram roule sur des écrins de verdure quasi partout. » « Ici, on construit des logements alors qu'avant le tram, ce n'était que friches abandonnées. » « Nous arrivons dans une zone de loisirs avec un espace pour enfants, un bowling mais aussi un supermarché. Le tout est rendu plus accessible grâce au tram. » S'il subsistait des sceptiques parmi les visiteurs belges, à l'issue de la visite ils auraient fini d'être convaincu du bienfait du tramway valenciennois.
Le fait est qu'en ce samedi, seuls des convaincus du tram avaient fait le déplacement dans la métropole française. Leur but : relier Valenciennes et Quiévrain en tramway. Un projet qui pourrait aboutir d'ici 2015.
L'ensemble de la ligne qui mènera de Valenciennes à Crespin, soit une douzaine de kilomètres, coûtera 156 millions d'euros. Un investissement financé aux deux tiers par l'Etat français au travers de huit organismes différents.
Côté belge, la volonté de réaliser les 1.200 mètres entre la frontière et la gare SNCB de Quiévrain est bien présente. Elle fait même consensus. En témoigne la présence à Valenciennes d'élus de toutes les tendances politiques. Parmi eux, Eric Thiébaut, Catherine Fonck, Franco Seminara, députés fédéraux PS, Jacqueline Galant, députée fédérale MR, Carlo Di Antonio, député wallon CDH, Joëlle Kapompolé, députée wallonne PS ou encore Manu Disabato, député wallon Écolo.
Redonner vie à des quartiers
« La concrétisation des 1.200 mètres de réseau belge est intéressante, commente Eric Thiébaut. D'autant qu'elle ne devrait coûter que deux millions. Nous nous sommes tournés vers la Région wallonne et les TEC. Nous leur avons expliqué le dossier. La SRWT (Société régionale wallonne des transports) s'en est saisie. »
Techniquement, cette ligne de tram serait aménagée sur l'ancienne emprise du chemin de fer, une voie unique pour un tramway qui ferait l'aller-retour toutes les vingt minutes. À la gare de Quiévrain, une plateforme multimodale permettrait aux usagers de grimper dans un train SNCB à destination de Mons ou Bruxelles ou de prendre un bus. « C'est très important pour le Valenciennois, justifie Dominique Riquet. Car, pour l'instant, pour venir en train en Belgique, nous sommes obligés d'aller jusqu'à Lille. Grâce au tramway, nous serions à Mons en quinze minutes. » Un calcul qui vaut aussi dans l'autre sens évidemment.
Mais au-delà de la liaison franco-belge, ne serait-il pas judicieux de repenser à la réimplantation du tram dans l'agglomération de Mons-Borinage ? « On y pense, embraie Eric Thiébaut. Ça représente un investissement de 300 millions d'euros. Ça doit se discuter en sachant que les bus sont saturés. Or, l'ancien tram offrait la possibilité de relier Boussu, les écoles, les commerces. Un nouveau tram pourrait aussi relier le centre-ville aux Grands Prés, à la nouvelle piscine du Grand Large. »
A Valenciennes, « le tram a tissé des liens, illustre le maire. Il a décongestionné le centre. Il a redonné vie à des quartiers abandonnés ».
http://www.lesoir.be/regions/hainaut/2011-03-28/le-tram-de-retour-en-region-montoise-830823.phphttp://