MyNight
September 23rd, 2004, 01:14 PM
Qui a dit qu'en France, tous les maires étaient anti-tours de logement et anti-densité urbaine ? :D
Angers - Le Grand-Pigeon restructuré d'ici 2010
Ouest France, 23 sept 2004
Le maire a dévoilé mardi soir son projet aux habitants du quartier
Le maire a présenté, mardi soir, aux habitants du Grand-Pigeon le projet de restructuration de leur quartier. D'ici 2010, les logements sociaux seront reconstruits ou réhabilités. Mais au fur et à mesure des travaux, les locataires devront être relogés. Le prix à payer pour faire peau neuve.
Aucune rampe de projecteurs. Mais un grand écran sur la petite scène. Mardi soir, dans la salle des sports de l'école du Daguenet, il ne s'agissait pas d'un show. Quoi qu'avec son micro-cravate, tantôt avec humour, tantôt avec fermeté, Jean-Claude Antonini a fait un joli numéro. Le maire a tenu en haleine près de 200 habitants du Grand-Pigeon, lors de la présentation du projet de Zone d'aménagement concerté (ZAC). « Près du centre, vous allez devenir un quartier extrêmement attirant. »
En attendant, le secteur va ressembler à un vaste chantier. Il débute dès cette année pour se finir en 2010, découpé en six phases. Au total, 414 logements sociaux seront reconstruits, 491 réhabilités et 336 démolis. Le solde sera donc positif.
Les logements Lopofa (loyer populaire familial) feront partie de la vague de déconstruction. L'Agence nationale de rénovation urbaine l'a exigé (lire ci-dessous). En revanche, la Tour Chaptal sera conservée. C'est une volonté forte de la municipalité. « Dans ce quartier assez plat, la tour est comme un signal, elle donne une identité », assure le maire. Angers a d'ores et déjà sollicité les services d'un architecte urbaniste, spécialisé dans le « relookage » des tours. Plusieurs de ses réalisations ont été projetées. « Je reviendrai devant vous avec son projet. »
Ce n'est pas le seul « engagement » pris mardi soir par Jean-Claude Antonini, conscient de la gêne occasionnée pour les locataires. Les démolitions et reconstructions vont les obliger à déménager. Provisoirement ou définitivement, selon les cas. « Un déracinement », reconnaît le maire. Angers Habitat va créer spécialement une cellule pour suivre individuellement les dossiers. Objectif : « Que tous ceux qui souhaitent rester le puissent. La priorité, ce sont les habitants. »
Responsable du projet, l'architecte Jean-Pierre Logerais a intégré dans ses plans de nombreux espaces verts, au pied de petits bâtiments collectifs. Tous seront équipés de parkings souterrains, afin de résoudre une partie du problème de stationnement. Les immeubles construits après-guerre sont dépourvus de garages.
Les logements ne seront pas les seuls concernés par la réhabilitation. L'école Daguenet sera déplacée d'ici 2008 près du centre Marcel-Monet, dans de nouveaux locaux, pour créer un véritable centre socio-éducatif. À la place, un ensemble commercial verra le jour. Le boulevard des Deux-Croix sera lui aussi restructuré. À l'angle avec la rue du Daguenet, une place urbaine aérera le quartier. Voilà pour les grandes lignes d'un « projet de vie pour les 15 ans à venir ». Sur le papier, il semble séduisant.
Angers - Le Grand-Pigeon restructuré d'ici 2010
Ouest France, 23 sept 2004
Le maire a dévoilé mardi soir son projet aux habitants du quartier
Le maire a présenté, mardi soir, aux habitants du Grand-Pigeon le projet de restructuration de leur quartier. D'ici 2010, les logements sociaux seront reconstruits ou réhabilités. Mais au fur et à mesure des travaux, les locataires devront être relogés. Le prix à payer pour faire peau neuve.
Aucune rampe de projecteurs. Mais un grand écran sur la petite scène. Mardi soir, dans la salle des sports de l'école du Daguenet, il ne s'agissait pas d'un show. Quoi qu'avec son micro-cravate, tantôt avec humour, tantôt avec fermeté, Jean-Claude Antonini a fait un joli numéro. Le maire a tenu en haleine près de 200 habitants du Grand-Pigeon, lors de la présentation du projet de Zone d'aménagement concerté (ZAC). « Près du centre, vous allez devenir un quartier extrêmement attirant. »
En attendant, le secteur va ressembler à un vaste chantier. Il débute dès cette année pour se finir en 2010, découpé en six phases. Au total, 414 logements sociaux seront reconstruits, 491 réhabilités et 336 démolis. Le solde sera donc positif.
Les logements Lopofa (loyer populaire familial) feront partie de la vague de déconstruction. L'Agence nationale de rénovation urbaine l'a exigé (lire ci-dessous). En revanche, la Tour Chaptal sera conservée. C'est une volonté forte de la municipalité. « Dans ce quartier assez plat, la tour est comme un signal, elle donne une identité », assure le maire. Angers a d'ores et déjà sollicité les services d'un architecte urbaniste, spécialisé dans le « relookage » des tours. Plusieurs de ses réalisations ont été projetées. « Je reviendrai devant vous avec son projet. »
Ce n'est pas le seul « engagement » pris mardi soir par Jean-Claude Antonini, conscient de la gêne occasionnée pour les locataires. Les démolitions et reconstructions vont les obliger à déménager. Provisoirement ou définitivement, selon les cas. « Un déracinement », reconnaît le maire. Angers Habitat va créer spécialement une cellule pour suivre individuellement les dossiers. Objectif : « Que tous ceux qui souhaitent rester le puissent. La priorité, ce sont les habitants. »
Responsable du projet, l'architecte Jean-Pierre Logerais a intégré dans ses plans de nombreux espaces verts, au pied de petits bâtiments collectifs. Tous seront équipés de parkings souterrains, afin de résoudre une partie du problème de stationnement. Les immeubles construits après-guerre sont dépourvus de garages.
Les logements ne seront pas les seuls concernés par la réhabilitation. L'école Daguenet sera déplacée d'ici 2008 près du centre Marcel-Monet, dans de nouveaux locaux, pour créer un véritable centre socio-éducatif. À la place, un ensemble commercial verra le jour. Le boulevard des Deux-Croix sera lui aussi restructuré. À l'angle avec la rue du Daguenet, une place urbaine aérera le quartier. Voilà pour les grandes lignes d'un « projet de vie pour les 15 ans à venir ». Sur le papier, il semble séduisant.