View Full Version : ***The new and liberated Côte d´ivoire thread***
Matthias Offodile May 14th, 2011, 02:39 PM First official trip of IC´s president to Senegal who has greatly and staunchly supported him throughout the election and all the mess that followed
http://iuhuru.com/wp-content/uploads/2010/12/Alassane-Ouattara.jpg
Alassane Ouattara chez son « frère » Wade
Pour son premier voyage officiel en tant que chef d’Etat, l’Ivoirien s’est rendu au Sénégal
samedi 14 mai 2011 / par Simon Maro
Le président Ouattara a effectué sa première visite à l’étranger au Sénégal. Un choix qui ne doit rien au hasard. Pendant la crise post-électorale, ADO a pu compter sur le soutien indéfectible d’Abdoulaye Wade, un allié de poids au sein des réseaux libéraux.
De notre correspondant
Arrivé jeudi en fin d’après-midi au Sénégal, où il effectue sa première visite en tant que chef d’Etat, Alassane Ouattara a eu droit à tous les honneurs. D’abord, c’est dans l’avion présidentiel sénégalais qu’a voyagé l’Ivoirien. Abdoulaye Wade s’est ensuite déplacé en personne sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar pour l’accueillir à sa descente de l’avion. Les deux hommes se sont donné une longue et chaleureuse accolade au pied de la passerelle puis se sont rendu main dans la main jusqu’à la salle de réception. Après s’être entretenus une dizaine de minutes, Abdoulaye Wade et Alassane Ouattara ont grimpé dans un 4x4 et se sont offert un bain de foule. Plusieurs centaines de militants du parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), dépêchés pour l’occasion, agitaient des drapeaux sénégalais et ivoiriens au passage des deux chefs d’Etat.
Dès mardi, la présidence sénégalaise se félicitait de cette « visite d’amitié » en évoquant les « relations traditionnelles qui ont toujours existé entre le peuple ivoirien et le peuple sénégalais ». Dans un éditorial intitulé « Akwaba, Monsieur le président ! », le quotidien pro gouvernemental Le Soleil ne tarit pas d’éloge sur les relations entre les deux pays et sur cette visite « historique ». La presse privée s’interroge elle sur le choix de Dakar. « ADO a choisi le Sénégal après un intense lobbying de Wade, déterminé à récupérer très vite les dividendes de son investissement constant pour l’élection de l’ancien gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) », explique ainsi L’Observateur qui évoque « une invitation insistante à Dakar pour fêter ensemble une victoire presque collective sur Gbagbo, l’ennemi commun ».
Gbagbo, l’ennemi commun ?
Arrivés au pouvoir la même année, en 2000, Abdoulaye Wade, membre de l’Internationale libérale, et Laurent Gbagbo, membre de l’Internationale socialiste, n’ont jamais eu des relations très cordiales. D’ailleurs, ce n’est sans doute pas un hasard si le Sénégalais reste le seul président africain à avoir réagi publiquement à l’arrestation de Laurent Gbagbo. Deux jours après sa chute, Abdoulaye Wade avait déclaré dans une interview au quotidien français Le Figaro : « C’est une très bonne chose. À l’avenir, aucun chef d’État africain ne pourra plus s’aviser de refuser le verdict des urnes. Si l’on avait accepté le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir, ce n’était plus la peine d’organiser des élections en Afrique. » Bien avant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, le Sénégalais avait choisi son champion. Il s’était d’ailleurs fait un malin plaisir d’inviter Ouattara à Dakar au lendemain du premier tour, suscitant la colère de Gbagbo qui avait alors décidé de rappeler son ambassadeur. Sans doute l’épilogue d’une longue série de crises entre les deux hommes.
La première éclate en janvier 2001. Lors d’une conférence, Wade affirme qu’« un Burkinabè souffre plus de racisme en Côte d’Ivoire qu’un noir en Europe ». En septembre 2002, quand la tentative de coup d’Etat éclate, nombre d’Ivoiriens favorables aux Forces Nouvelles cherchent asile à Dakar. Le Sénégal octroie même un passeport diplomatique au chef des rebelles… un certain Guillaume Soro. La chasse aux Sénégalais est alors ouverte à Abidjan, et Wade envoie un avion évacuer ses compatriotes.
Une amitié libérale
Les liens entre Abdoulaye Wade et Alassane Ouattara vont toutefois bien au-delà de leur inimitié commune envers Laurent Gbagbo. L’Ivoirien a vécu de nombreuses années au Sénégal à l’époque où il travaillait à la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les relations entre les deux hommes ne datent donc pas d’hier. Abdoulaye Wade étaient déjà un proche du fondateur du Rassemblement démocratique républicain (RDR), Djeni Kobina. Quand en 1999, Alassane Ouattara accède à la présidence du parti, les liens sont maintenus. Wade et Ouatarra s’apprécient et partagent la même idéologie : le libéralisme. En 2003, le Sénégalais apporte son soutien à la candidature du RDR à l’Internationale libérale. Le parti intègre l’organisation la même année lors d’un congrès à Dakar. Sous l’égide de Wade, ce réseau libéral aurait d’ailleurs été mis à profit lors des dernières élections ivoiriennes.
En tout et pour tout, la visite d’Alassane Ouattara au Sénégal aura duré moins de 24 heures. Un dîner officiel a eu lieu jeudi soir en son honneur. Vendredi, il a rencontré la communauté ivoirienne du Sénégal avant de se livrer aux questions des journalistes. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le président sénégalais, les deux hommes se sont félicités des « retrouvailles de la grande famille sénégalo-ivoirienne » et ont annoncé la relance de « l’axe Dakar - Abidjan ». « Nous avons besoin de renforcer l’axe Dakar - Abidjan, a estimé Alassane Ouattara. Non seulement dans l’intérêt de nos deux pays, mais dans l’intérêt de l’Afrique de l’Ouest et du continent Africain tout entier ». Abdoulaye wade a ensuite expliqué qu’Alassane Ouattara était venu à Dakar s’enquérir des conseils du « grand frère ». « Alassane Ouattara m’a toujours considéré comme son grand frère. Il est venu au Sénégal pour me demander des conseils », a-t-il indiqué. Wade lui a donc prodigué trois recommandations : « désarmer les civils, pratiquer le pardon et penser à la jeunesse ». Avant de quitter le Sénégal, le « petit frère » n’a pas manqué d’inviter son aîné en visite officielle en Côte d’Ivoire. Aucune date n’a encore été annoncée
http://www.afrik.com/article22842.html
Matthias Offodile May 14th, 2011, 02:48 PM They not only destroyed a once thrving country but recklessly pillaged the accounts of BCEAO - 300 Billion (!!!!) CFA were stolen by Gbgabo Clan
:bash:
Braquage de la Bceao 300 milliards F emportés par le clan Gbagbo
Publié le samedi 14 mai 2011 | Le Nouveau Réveil
Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, a révélé, hier, après sa visite d'amitié et de travail au Sénégal, qu'après le casse de la Bceao par le clan de Laurent Gbagbo, ce sont au total 300 milliards F qui ont été retirés des caisses de l'agence nationale à Abidjan-Plateau. De son avis, cette information lui a été donnée par le Gouverneur intérimaire de cette institution bancaire ouest-africaine, Jean-Baptiste Compaoré. Toutefois, le chef de l'Etat ivoirien, qui a grande conscience de cette malheureuse perte, a promis de tout mettre en œuvre pour ne pas que les Ivoiriens en ressentent les effets.
Matthias Offodile May 14th, 2011, 03:43 PM African Development Bank announces highly likely return from Tunis to Abidjan...after ten years of crisis
Audience avec le Premier Ministre / Youssouf Ouédraogo, conseiller spécial du Président de la Bad révèle : "Le climat est favorable pour le retour de la Banque en Côte d’Ivoire"
Publié le samedi 14 mai 2011 | L'intelligent d'Abidjan
Le Ministre du plan et du développement Mabri Toikeuse a échangé avec une délégation de l'UEMOA
- TCI - 12/5/2011
Dossier
Relance économique 2011
Reçu à la primature, le vendredi 13 mai 2011, par le Premier ministre Guillaume Soro, Youssouf Ouédraogo, conseiller spécial du Président de la Bad (Banque africaine de développement) est venu traduire la solidarité « avec compensation », au Président de la République, Alassane Ouattara et au peuple de Côte d’Ivoire, de son institution, au nom de son président et au nom de l’ensemble du personnel de cette banque, pendant cette période de commémoration des trois jours de deuil national. L’occasion était également bien indiquée pour réamorcer le processus de coopération à la fois opérationnelle et institutionnelle entre la Côte d’Ivoire et la BAD. A ce niveau, Youssouf Ouédraogo a rassuré que les choses avancent. « Au moment où je vous parle, il y a une forte délégation multisectorielle de la Côte d’Ivoire qui sera à Tunis pour discuter de tous les détails qui seront mis au point », a-t-il souligné. S’agissant du retour de la Bad en terre ivoirienne, le conseiller spécial de Donald Kaberuka a fait savoir qu’un ensemble de discussions devrait être mené. Et de justifier : « Il faut faire tout cela avec à la fois les dispositions qui sont prises par le pays et avec les autres Etats membres. Mais je vous dis que le climat est très favorable pour le retour de la banque ». A la suite de ces échanges, le chef du gouvernement ivoirien a échangé avec le président de la CEI (Commission électorale indépendante). Au sortir de cette rencontre, Youssouf Bakayoko a résumé ainsi l’entretien : « Nous avons rapidement fait l’évaluation des pertes que la CEI a subies du fait des actes de vandalisme. Ensuite, nous avons évoqué les possibilités de reprise de nos activités en mettant l’accent sur la tenue des élections législatives. Il s’agissait donc d’une évocation de ces questions. Nous allons nous revoir pour aller plus au fond des choses ». Les audiences du Premier ministre Guillaume Soro se sont achevées par un rendez-vous avec Bouraïma Badini, représentant spécial du facilitateur dans le cadre de l’APO (Accord politique de Ouagadougou). L’envoyé du Président Blaise Compaoré a indiqué que les discussions ont tourné essentiellement autour d’une redynamisation de l’APO afin d’aider la Côte d’Ivoire à retrouver la paix et la quiétude pour son développement.
R. Dibi
http://news.abidjan.net/h/399003.html
HP announces to install its regional headquarters/distribution centre for West Africa in Abidjan
http://news.abidjan.net/photos/photos/Aitek_abidjan%20(14).JPG
Informatique / Nouveau partenaire du groupe Aitek : HP s`installe à Abidjan
Le grossiste informatique panafricain AITEK et le leader mondial des solutions d’impression HP signent un accord de distribution régional sur l’ensemble des 24 pays d’Afrique de l’ouest et du centre pour la division des solutions d’impression et imagerie numérique.
Sortie de crise : les Ivoiriens de la diaspora amorcent le retour au pays
Publié le mardi 12 avril 2011 | LAT
Diaspora ivoirienne: Koné Lancina, ivoiro-américain candidat au retour au pays
http://news.abidjan.net/photos/photos/Konelancina%20(Large).jpg
Economie : Lancement du projet entreprenariat et création emplois jeunes
- RTI - 11/5/2010
Dossier
Industrie-développement
La Côte d’Ivoire « is back » dans le concert des nations après une élection de référence et la prise de pouvoir effectif du Président Alassane Ouattara. Il n’en fallait pas plus pour que les Ivoiriens qui monnayaient leur know-how dans les pays développés envisagent le retour au bercail. A l’image de Koné Lancina, américain d’origine ivoirienne, génie en technologie, qui décide de retourner à la terre natale qu’il a quittée à l’âge de 15 ans, pour se mettre au service du Président Alassane Ouattara.
Il y a encore deux mois, l`Américain vivait une vie paisible de banlieue dans le New Jersey avec ses trois enfants, une belle voiture et de sa propre compagnie. Il est maintenant en guerre. Mais son doigt caresse plutôt une souris d`ordinateur qu’un déclencheur. Et au lieu de ceintures de munitions en bandoulière, il entretient une boîte de réception de courriels pleins d’atrocités.
Le natif ivoirien est donc retourné dans son pays natal au nom de la démocratie au milieu d’une guerre entre les milices fidèles aux deux hommes qui prétendent au pouvoir dans ce pays d`Afrique de l`Ouest : le président sortant Laurent Gbagbo et l’ancien opposant Alassane Ouattara, le vainqueur internationalement reconnu de la dernière élection présidentielle de l`automne.
Beaucoup de gens en Côte d`Ivoire savent comment se battre. Les forces pro- Ouattara ont lancé une offensive visant à dégager Gbagbo du pouvoir et dimanche dernier déjà, les combats s’étaient intensifiés à Abidjan, la capitale économique du pays, pendant que la population se voyait obliger de se cloitrer dans la maison dans plusieurs quartiers de la ville. Des échanges nourris ont été constatés autour du palais présidentiel, la station de télévision d`État, RTI et une base militaire. Les troupes françaises ont repris l`aéroport d`Abidjan.
Mais dans ce pays, seulement une poignée d`experts maitrise les outils modernes de la propagande de guerre : comment mettre en place une chaîne de télévision, comment brouiller le signal de télévision de l`ennemie, pirater son signal radio ou créer un lien de TV par satellite. Et la plupart d`entre eux travaillent pour Gbagbo.
C’est donc dans cette optique que l`Américain, qui est propriétaire d`une entreprise de communication de haute technologie aux États-Unis qui fait des affaires en Afrique, a été sollicité. Accepterait-il de retourner en Côte d`Ivoire pour lutter contre une guerre de l`information que Ouattara était en train de perdre ? L`ivoiro-américain insiste sur l`anonymat par crainte de la violence à l`égard de sa famille, dont certains vivent à Abidjan, ville dont les ruelles étroites et sales sont devenues le théâtre de meurtre.
« Ils essaient effectivement de savoir qui aide » Ouattara, affirme l`Américain, 45 ans, qui a quitté la Cote d’Ivoire, il y a 30 ans et qui est un ami du président élu.
Avant l’arrivée de cet Américain, Ouattara n`avait aucune présence télévisée, alors que la télévision d’Etat entretenait des messages de propagande au profit du camp Gbagbo, accusant les rebelles de massacres et revendiquant que l`Organisation des Nations Unies serait coupable d`un complot génocidaire avec la France pour tuer les Ivoiriens et à installer un étranger pour gouverner le pays.
Les combattants du président Ouattara ont brièvement pris le control de la RTI jeudi dernier, mais les pro-Gbagbo sont revenus au contrôle pour appeler les jeunes milices à combattre jusqu`à la mort pour Gbagbo.
Gbagbo avait également bloqué la distribution des journaux pro-Ouattara et arrêté l’émission des sms, le moyen le plus utilisé en Afrique pour joindre la masse et organiser des rassemblements.
Soukalo de Kibouo
(Source Los Angeles Times)
http://news.abidjan.net/h/396615.html
Paris allocated 400 million euros (580 million US dollars) to revive the economy of Ivory Coast
Paris. .- The French Economy Minister Christine Lagarde, today announced that Paris will allocate 400 million euros to finance emergency needs of Ivory Coast and to help revive its economy. This contribution will be "at first, to finance emergency expenditures for the population, the city of Abidjan and the return to normal public services," the minister said in a statement.
"This support should also be used (...) to revive economic activity and allow credit" Ivory Coast "in the face of financial institutions," said Lagarde. France also called for lifting the economic embargo against Ivory Coast. According to the Foreign Ministry, the decision to end the embargoes imposed by the European Union at the request of France, could be taken this afternoon during the General Affairs Council of the Twenty held today in Luxembourg.
The same sources added that the situation in that African country is "human urge" and stressed that the priority now that the outgoing president, Laurent Gbagbo, has been caught, "help to restore acceptable living conditions" and restore the supply electricity and drinking water, disrupted in recent days.
In addition, said French diplomats are concerned about the 800,000 Ivorians displaced inside the country and 135,000 refugees in Liberia, according to United Nations data. "All our action tends to support the Ivory Coast in this new chapter in its history, which have begun to write," he said at a news conference the foreign ministry spokesman, Bernard Valero, who noted that "no time to lose" because "Ivory Coast has lost a lot of time" and its economy "has suffered a lot." Asked about the role of French forces Licorne mission stationed in Ivory Coast, Gbagbo has now been arrested, said the mission is "strictly limited to the implementation of the resolution (1975) Security Council United Nations ".
However, he did not rule in the future under United Nations supervision of the French soldiers to participate in the work of disarmament, if requested by the president Alassane Ouattara.
popa1980 May 15th, 2011, 11:54 AM Little by little. And now theres more stability you will get the oil firms coming. There must be lots of oil along the border with Ghana.
Rayman87 May 15th, 2011, 12:09 PM Let's wait and see.
African leaders that come with the white suit of democratie almost end up with the black stained suit of dictatorship.
oshon May 15th, 2011, 05:20 PM Let's wait and see.
African leaders that come with the white suit of democratie almost end up with the black stained suit of dictatorship.
How old are you Rayman? like 12?
Matthias Offodile May 15th, 2011, 09:35 PM Little by little. And now theres more stability you will get the oil firms coming. There must be lots of oil along the border with Ghana.
In Ghana yes...but not in Côte d´ivoire - only about 1 billion barrel which is nothing when compared to what lies offshore in the Arabian Gulf or in Nigeria!
Tbite May 16th, 2011, 12:58 PM I hope so.
It is yet to be seen the effects of these revolutions/changes in Africa.
I certainly will not be celebrating in any event, until I have seen the changes materialize.
I hope for the best.
BUTEMBO21 May 17th, 2011, 03:37 AM Let's wait and see.
African leaders that come with the white suit of democratie almost end up with the black stained suit of dictatorship.
+1.
I hope the best for CI, but i will wait and see as well.
Matthias Offodile May 21st, 2011, 11:21 PM French president Sarkozy has arrived in Abidjan to congratulate Ouattara on his presidential inauguration day - the only Western president among 23 other African presidents...Alain Juppé is there as well...France will also annul the billions of debt owed to them..French army will also help to totally pacify the country and engage in reconstruction process as well as reorganisation of the Ivorian army....Good news...
Côte d`Ivoire: Sarkozy soutient Ouattara et veut garder une force militaire
Publié le samedi 21 mai 2011 | AFP
http://news.abidjan.net/photos/photos/skozy1.jpg
French president Nicolas Sarkozy (C) hugs Ivory Coast President Alassane Ouattara (front) next to French foreign minister Alain Juppe (R), on May 21, 2011 upon arrival at the airport in Yamoussoukro. Ouattara is due to be sworn in today as the president of long-troubled Ivory Coast, which he hopes to reunite after a bloody crisis when his predecessor refused to step down. According to the organising committee, 23 heads of state are expected in Yamoussoukro, led by the president of the former colonial power France, Nicolas Sarkozy, who will make a brief return trip, like UN Secretary General Ban Ki-moon.
Investiture et Prestation de serment du Président 2011
ABIDJAN - Nicolas Sarkozy est venu apporter samedi en Côte d`Ivoire son soutien total au nouveau président Alassane Ouattara et s`est engagé à maintenir, à moyen terme, une présence militaire destinée à protéger les milliers de ressortissants français qui y vivent.
M. Sarkozy a entamé sa première visite dans l`ex-colonie française par sa capitale politique Yamoussoukro (centre), où il a participé, seul chef d`Etat occidental, à la cérémonie d`investiture de son "ami" Alassane Ouattara avec une vingtaine de ses pairs africains et du secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon.
Sitôt descendu d`avion, le président français a tenu à souligner le sens de sa présence. "C`est important d`être en Côte d`Ivoire aux côtés d`Alassane Ouattara, pour la démocratie, pour l`Afrique", a-t-il lancé à la presse.
Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy a détaillé devant des centaines de Français réunis dans le camp militaire français de Port-Bouët, dans le sud d`Abidjan, les contours de ce soutien, notamment militaire.
"Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants", a-t-il déclaré sous les applaudissements.
La présidence française a précisé dans la foulée que les effectifs de la force Licorne, actuellement d`un millier de soldats après en avoir atteint 1.700 au plus fort de la crise qui a abouti à l`arrestation de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le 11 avril, devraient être progressivement réduits "en accord" avec les nouvelles autorités ivoiriennes.
Le détachement maintenu sur le sol ivoirien pourrait participer à la réorganisation de l`armée ivoirienne, a-t-on ajouté.
Conformément à ce qu`il a appelé sa "nouvelle politique africaine", Nicolas Sarkozy a affirmé que les troupes tricolores n`avaient pas "vocation à assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, fût-il un gouvernement ami" ou à "intervenir dans les affaires des Etats africains".
Il en a aussi profité pour justifier à nouveau l`intervention controversée de la force Licorne, sous mandat de l`ONU, décisive dans la chute de Laurent Gbagbo. "Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l`a demandé", a-t-il répété.
Et le président français a renouvelé son soutien à M. Ouattara, dont la victoire à la présidentielle de novembre avait été reconnue par la quasi-totalité de la communauté internationale. Qualifiant de "hold-up électoral" le refus de M. Gbagbo de quitter le pouvoir, il a souligné que "la démocratie (n`était) pas un privilège réservé aux pays occidentaux".
Enfin, Nicolas Sarkozy a exprimé "la confiance de la France" en Alassane Ouattara pour relever les "défis" de la relance économique et de la réconciliation d`un pays déchiré par des années de crise politico-militaire.
Lors de son discours d`investiture, le nouveau dirigeant ivoirien a promis de "rassembler les Ivoiriens" et, comme nombre de ses partisans l`ont crié à Yamoussoukro au passage du président français, dit "merci" à Nicolas Sarkozy au nom du "peuple ivoirien".
Sur le plan économique, le chef de l`Etat français a confirmé que la France annulerait la dette ivoirienne à son égard si la Côte d`Ivoire parvenait à un accord avec les institutions financières dans le cadre de l`initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Cet engagement "dépassera 2 milliards d`euros", a-t-il précisé.
Enfin, Nicolas Sarkozy a dit qu`il voulait "croire" que les deux Français enlevés le 4 avril à Abidjan étaient toujours vivants. "Ceux qui ont fait ça auront à rendre des comptes", a-t-il promis.
ufookoro May 22nd, 2011, 09:30 AM French president Sarkozy has arrived in Abidjan to congratulate Ouattara on his presidential inauguration day - the only Western president among 23 other African presidents...Alain Juppé is there as well...France will also annul the billions of debt owed to them..French army will also help to totally pacify the country and engage in reconstruction process as well as reorganisation of the Ivorian army....Good news...
Fantastic news !!!! Some people have misgivings about what is unfolding in Ivory Coast. I say, there is no better option. Too many conflicts in Afirca. :cheers:
Matthias Offodile May 22nd, 2011, 11:42 PM Ban ki Moon came to Côte d´ivoire
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Sarkozy in Côte d´ivoire
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Nigerian presidnet officially congratulates Ouattara
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charming young girl
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the cleric
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Ouattara's inauguration raises hopes for scarred city
By François PICARD in Ivory Coast (video)
Guillaume GUGUEN , special correspondent in Abidjan (text)
Ivory Coast's president elect, Alassane Ouattara, will be inaugurated Saturday after a six-month battle with his predecessor, Laurent Gbagbo. Ouattara was elected with 54.1 per cent of votes cast in a presidential run-off last November. But his rise to the presidency was blocked by his rival Gbagbo, who stubbornly refused to admit defeat after ten years in power. The battle between the two sides, which embroiled UN and French forces and saw almost 3,000 people killed, finally ended on April 11 with the arrest of Gbagbo. Ouattara, 69, took power the same day.
Making Abidjan secure again: a major challenge
Several foreign leaders including French President Nicolas Sarkozy gathered for the inauguration ceremony in the political capital, Yamoussoukro, the birthplace of the "father of the nation" and long-serving president Houphouët-Boigny,:cheers: who died in 1993.
The ceremonial capital has undergone a facelift in the recent days and has been festooned with the national colours, while the venue, the Houphouet-Boigny Foundation, is also under tight security provided by the army and UN peacekeepers.
Meanwhile in Abidjan, the country's largest city and its business capital, local inhabitants are still dressing their wounds from the bloody battle that ended on their doorstep last month.
Turning a page
Abidjan's commercial district of Plateau was one of the last pro-Gbagbo districts to fall to Ouattara's forces. It was only a month ago, at the height of the fighting, that corpses could be seen strewn by the wayside.
Today shops and banks have reopened, suited businessmen hail taxis, and the sound of impatient horns has returned. The locals here are hoping that Ouattara's inauguration will "turn a page" and bring prosperity back to the neighbourhood. But the scars of civil war are everywhere to be seen, not least on the neighbourhood's cherished glass skyscrapers, which are still dotted with gaping holes where they were hit during the conflict.
Desolate but hopeful
Over in Yopougon, in eastern Abidjan, things are also getting back to normal, albeit slowly. Known as Abidjan's party district before the election, this was where people went out to restaurants, bars and nightclubs.
By April, it had become Gbagbo's only remaining bastion, the final pocket of resistance defying Ouattara's Republican Forces of Ivory Coast (FRCI). Even after Gbagbo's arrest in the neighbouring district of Cocody, his militiamen in Yopougon carried on the fight. For them, it had become a matter of survival, not of political allegiance.
Today, desolate petrol stations dot the neighbourhood, their pumps ripped out of the ground and the kiosks ransacked. Shops and stalls lie empty, some of them burnt down. Mohamed, who works at a joinery specialising in aluminium frames, pensively works through the losses the company suffered during what he meekly describes as "the crisis". His employers had 150,000 euros worth of equipment stolen. But Mohamed, who left his native Nigeria for Ivory Coast, once West Africa's economic powerhouse, is accepting of the situation. "It was war, and there are always people who profit from war," he says. His main concern is that the business doesn't fold. "Even without the machines, we keep on working. We keep our spirits up because we know things could have been worse. Others lost their lives."
Back in the bars, but not after nightfall
Rated 85% secure today by the FRCI, the Yopougon district, which is home to around a million people, is slowly experiencing a return to normal. At a busy market beside the Siporex crossroads, stall owners are laying out books, jewellery, pirated DVDs, mobile phones -- as well as the obligatory inauguration T-shirts of Alassane Ouattara and his wife, Dominique.
From behind his mobile phone stall, Mickaël and his co-workers are happy to be back at work, united despite their differing political opinions. "We don't all support the same party," he says. "We even have our token bété [person of the same ethnicity as Gbagbo]. But we all get along."
Custom is picking up in the bars too, but not late into the night like it used to. Bars tend to empty out at around 7 or 8 pm, instead of 2 in the morning, like before, Mickaël explains. "There are still a lot of firearms in the city," says Koffi, another stall owner. "People haven't got their confidence back when it comes to nightfall," his neighbour adds.
These young stall owners will set up a TV at the market on Saturday, so they can watch the inauguration. "It's a symbolic event for a united Ivory Coast," says Koffi.
Fingers crossed, it will mark the end of the civil war.
http://www.france24.com/en/20110520-ouattara-inauguration-raises-hopes-new-era-abidjan-ivory-coast#
Sarkozy: la France gardera "toujours" des forces militaires en Côte d`Ivoire
Publié le samedi 21 mai 2011 | AFP
Investiture et Prestation de serment du Président 2011
Le président français Nicolas Sarkozy a assuré samedi à Abidjan que la France garderait "toujours" des forces militaires en Côte d`Ivoire, dont il n`a pas précisé les effectifs, pour "assurer la
protection" des milliers de ressortissants français.
"Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants", a déclaré M. Sarkozy lors d`un discours prononcé devant plusieurs centaines de Français réunis au camp militaire français de Port-Bouët, dans le sud d`Abidjan, quartier général de la force Licorne.
Les effectifs de Licorne, actuellement d`un millier de soldats après avoir atteint 1.700 militaires au plus fort de la crise qui a abouti à l`arrestation de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, devraient être progressivement réduits "en accord" avec le nouveau chef d`Etat Alassane Ouattara, a précisé la présidence de la République.
Les effectifs ayant vocation à rester déployés sur le sol ivoirien pourraient participer à la réorganisation de l`armée ivoirienne, a-t-on ajouté.
"Mais je veux que les choses soient claires entre nous. L`armée française n`est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que cela soit, fût-il un gouvernement ami. Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir", a immédiatement précisé M. Sarkozy.
"Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes. Leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela en accord avec les autorités de la Côte d`Ivoire. Mais l`armée française n`a pas vocation, c`est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats
africains", a insisté Nicolas Sarkozy devant la communauté française.
Il en a profité pour justifier, une nouvelle fois, l`intervention controversée de la force Licorne, sous mandat de l`ONU, dans les jours qui ont précédé l`arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril dans la capitale économique ivoirienne par les troupes fidèles à Alassane Ouattara.
"Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l`a demandé. Je dois vous dire avec honnêteté que si nous n`avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus", a-t-il ajouté.
"Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l`action que nous avons menée, c`est une action dans un cadre international", a conclu Nicolas Sarkozy.
http://news.abidjan.net/h/399662.html
Côte d`Ivoire: Ouattara aux commandes pour une difficile réconciliation
Publié le dimanche 22 mai 2011 | AFP
Investiture
© Abidjan.net par Guylasme
Investiture du president Alassane Dramane Ouattarra
samedi 21 mai 2011;Yamoussoukro ,fondation houphouet Boigny de la paix ,investiture du nouveau Président ivoirien SEM Alassane Ouattara ,en présence d`une vingtaine de chefs d`Etats africains et européen(Nicolas Sarkozy) mais également de représentants de Présidents occidentaux
Activités du Président de la République 2011
ABIDJAN - Investi lors d`une cérémonie samedi à Yamoussoukro, Alassane Ouattara est désormais pleinement président de la Côte d`Ivoire, mais il aura fort à faire pour rassembler et réconcilier, priorité pour un pays déchiré par six mois d`une sanglante crise post-électorale.
"ADO", comme le surnomment ses partisans, assis sur son majestueux fauteuil présidentiel, et entouré dans la capitale politique d`une vingtaine de chefs d`Etat, dont le président français Nicolas Sarkozy, et du secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon: la fête avait tout d`un couronnement.
Même s`il est aux commandes depuis plus d`un mois, "il fallait à Ouattara le sacre de l`investiture: d`une façon symbolique, il a maintenant l`autorité", explique un expert à l`AFP.
L`intronisation a marqué l`épilogue de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010, qui a conduit à dix jours de guerre dans Abidjan et à l`arrestation de l`ex-président le 11 avril.
D`emblée, le nouveau chef de l`Etat a placé son mandat sous le signe de l`unité retrouvée: "la Côte d`Ivoire se réconcilie et se rassemble".
Mais la tâche s`annonce particulièrement ardue après six mois de violences - près de 3.000 morts, selon le nouveau pouvoir - et une décennie de crise politico-militaire.
La sécurité reste un défi majeur. Elle incombe encore aux Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI) de M. Ouattara, c`est-à-dire aux ex-rebelles du Nord, qui à leur arrivée à Abidjan se sont livrés à des pillages massifs et sont parfois accusés de règlements de comptes, dans la
capitale économique et le reste du pays.
"Il n`y a pas plus de 20% des forces jadis loyales à Gbagbo qui sont revenues au travail", souligne l`expert, pointant l`immense chantier de la réorganisation des forces armées, sur fond de méfiance entre anciens ennemis.
Alassane Ouattara a confié à son Premier ministre Guillaume Soro, "chef incontesté des FRCI", le soin de "régler ce problème", indique une source diplomatique africaine.
Selon des sources proches du dossier, M. Soro doit en effet garder la tête du "gouvernement d`union" attendu "dans les prochains jours", et chargé de la délicate consolidation du pouvoir, a priori jusqu`aux législatives prévues avant fin 2011.
Le camp Gbagbo, dont le chef est en résidence surveillée à Korhogo (nord) et entendu par la justice ivoirienne, est censé y compter des ministres, ce qui signerait de premières retrouvailles.
Mais, privé de l`essentiel de ses hauts cadres - en résidence surveillée aussi ou en exil, en particulier au Ghana -, il reste pour l`instant sans voix.
Le nouveau président a créé une Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation, mais promis dans le même temps qu`aucun crime commis depuis le 28 novembre ne resterait impuni. Il a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d`enquêter sur les crimes les plus graves.
Cependant, alors que l`Etat et l`économie se remettent peu à peu en branle, autres conditions essentielles d`un nouveau départ, la quiétude est loin d`être revenue partout, avertissent des ONG internationales.
"Insécurité et violences sexuelles continuent d`accabler des communautés en Côte d`Ivoire, empêchant de rentrer chez eux des centaines de milliers de déplacés actuellement dans des camps ou des villages de Côte d`Ivoire et du Liberia" voisin, alertait cette semaine International Rescue Committee (IRC).
Matthias Offodile May 24th, 2011, 10:10 PM Côte d'Ivoire : année zéro
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23/05/2011 à 19h:00 Par P. Airault, M. Groga-Bada et Ph. Perdrix
Dévasté par une décennie de crise, le pays doit se reconstruire. Et les Ivoiriens, réapprendre à vivre ensemble. Un chantier titanesque…
« C’est le début d’une nouvelle ère de réconciliation et d’union entre toutes les filles, entre tous les fils de notre chère Côte d’Ivoire. » Nous sommes le 6 mai, à Abidjan. Le président Alassane Ouattara vient de prêter serment. Derrière le volontarisme affiché et l’emphase propre à ce genre de circonstance, ces quelques mots fixent les défis qui attendent le pays.
En Côte d’Ivoire, c’est beaucoup plus qu’une reconstruction qu’il faut engager, c’est la refondation d’un destin commun et partagé par le plus grand nombre. Mais aussi nécessaire soit-elle, cette réconciliation de 21 millions d’Ivoiriens déchirés par plus d’une décennie de crise demandera courage et patience.
Cela commence, bien évidemment, par une purge au sein des forces issues du régime Gbagbo – ethnicisées et, dans certains cas, transformées en milices. Cela implique aussi une sévère mise au pas des combattants pro-Ouattara. Les charniers découverts dans le quartier populaire de Yopougon, à Abidjan, et les massacres de Duékoué, dans l’ouest du pays, sont autant de plaies béantes.
La Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation présidée par l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny doit conduire ce qui relève finalement d’une catharsis nationale. Mais quelle nation ? « La Côte d’Ivoire traverse une profonde crise de la citoyenneté. L’occultation de la question nationale durant le régime d’Houphouët-Boigny a produit en retour une puissante logorrhée nationaliste », explique le chercheur Richard Banegas, du Centre d’études des mondes africains (Cemaf) de Paris. Le funeste concept d’ivoirité a prospéré sur ce terreau et durablement fragilisé l’identité ivoirienne. Les fruits ont été amers. Très amers.
À cela s’est ajoutée l’incapacité de la classe politique à régler la succession du « Vieux », décédé en 1993. Henri Konan Bédié a été mal élu en 1995, et Laurent Gbagbo en 2000 dans des conditions que lui-même qualifiera de « calamiteuses ». Vainqueur par les urnes, Alassane Ouattara est installé au pouvoir par les armes. Entre-temps, les crispations communautaires se sont exacerbées dans un pays meurtri et balafré. Que pense aujourd’hui la moitié des électeurs qui ont voté Gbagbo le 28 novembre dernier ? Quant à l’autre moitié, sera-t-elle magnanime ou animée par un esprit de revanche ?
« En Afrique, le pouvoir est encore trop centralisé, et tout le monde se bat pour y accéder. Conséquence : quand on perd, on met le feu au pays ; quand on gagne, on ne s’intéresse qu’à conserver le pouvoir », regrette l’historien sénégalais Mamadou Diouf, enseignant à la Columbia University de New York. Avant de conclure : « Pour conjurer ce rapport de force belliqueux, Ouattara doit constituer un gouvernement d’union nationale avec l’ensemble des acteurs politiques. » Un gouvernement au pied du mur. Le chantier est gigantesque.
Rétablir la sécurité
Sans sécurité des biens et des citoyens, pas de reprise des activités. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, militaires pro-Ouattara) ont réduit à néant les dernières poches de résistance dans la commune de Yopougon, à Abidjan. Mais de nombreux miliciens et mercenaires – libériens pour la plupart – ont réussi à prendre la route de l’Ouest. Le long du littoral, ils ont commis des exactions dans plusieurs localités (Dabou, Grand Lahou, Sassandra et Soubré), faisant plus d’une centaine de morts. Et ils pourraient trouver des appuis auprès des milices pro-Gbagbo encore implantées dans l’Ouest.
À Abidjan, la police et la gendarmerie peinent à se redéployer. Les commissariats et les casernes ont subi de lourds dégâts. Le maintien de l’ordre est essentiellement effectué par les FRCI, les forces de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) et les militaires français de Licorne. « Nous nous répartissons les rôles et assurons aussi des opérations de sécurisation mixtes, explique Hamadoun Touré, porte-parole de l’Onuci. C’est dissuasif pour les fauteurs de troubles. » Les anciens « comzones » (commandants de zone dans le Nord et ex-rebelles aujourd’hui intégrés dans les FRCI) se sont réparti les différents quartiers où leurs hommes sont censés assurer la sécurité des populations et des entreprises. Censés, car le racket des anciens corps habillés des Forces de défense et de sécurité (FDS) de Gbagbo a été remplacé par celui des FRCI. Et toutes les exactions n’ont pas cessé. Dénonciations, règlements de comptes, exécutions arbitraires… Les autorités devront remédier à ces problèmes au plus vite et renvoyer les anciens rebelles dans leurs casernes en attendant la constitution d’une nouvelle armée.
Relancer l’économie
Le patronat réalise actuellement un inventaire des dégâts. Peu de chiffres sont encore disponibles, mais le coup a été rude. Tout porte à croire que le pays connaîtra cette année une croissance quasi nulle. En fait, depuis décembre, l’économie est à l’arrêt. La Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) déplore une perte approximative de 30 milliards de F CFA (plus de 45,7 millions d’euros) dans le seul secteur de la téléphonie. Bon nombre d’opérateurs économiques ont été pillés, particulièrement dans les quartiers de Yopougon, d’Abobo et du Plateau. « Pas une entreprise n’a été épargnée », déclarait la semaine dernière dans nos colonnes le président la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon, qui demande à l’État des dédommagements et des abattements fiscaux, sur la TVA et l’impôt foncier notamment, pour favoriser la reprise.
Tout n’est pas perdu. Les banques et les ports sont à nouveau fonctionnels. La campagne agricole est excellente, et les cours des matières premières, assez élevés – une chance ! Mais le port d’Abid*jan est engorgé. « En raison de l’embargo, les entrepôts sont pleins à craquer, indique un opérateur économique. Plus de 1 million de tonnes de produits agricoles attendent d’être exportées. »
En attendant, il faut d’ores et déjà préparer la prochaine campagne agricole. Il y a urgence non seulement pour le cacao, mais aussi pour le coton. Les producteurs ont besoin des engrais en juin, date des premières pluies. La récolte actuelle devra atteindre 170 000 tonnes, et les prévisions sont de 200 000 t pour l’année prochaine. La production d’anacarde (février-juillet) devrait, quant à elle, s’élever à 400 000 t. Ces bonnes récoltes pourraient permettre au pays de ne pas tomber en récession, voire d’atteindre 1 % de croissance. Une mission conjointe du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale est attendue à Abidjan pour la fin de mai. « Nous pourrons dresser un état des lieux des finances publiques et étudierons les modalités de la reprise des programmes de coopération financière, explique Madani Tall, directeur des opérations de la Banque mondiale dans la sous-région. Nous discuterons aussi des grands projets de réforme dans les filières stratégiques comme le cacao et les hydrocarbures. L’objectif est d’arriver à plus de transparence et d’orthodoxie financière. »
Réformer la filière cacao
Première ressource de l’État (40 % des recettes d’exportations et 20 % du produit intérieur brut), la filière café-cacao est vitale pour la Côte d’Ivoire. Heureusement, les exportations ont repris, le 8 mai, avec le chargement du premier navire depuis le début de la crise postélectorale. Environ 500 000 t attendent d’être évacuées. « Seul 1 % des fèves a été dégradé, et les autorités se sont engagées à nous dédommager, explique un trader. La campagne est excellente. On pourrait atteindre entre 1,4 et 1,6 million de tonnes. »
Prochain chantier : la réforme de la filière. « Nous créerons une structure publique qui sera la seule à organiser la gestion de la filière, expliquait Alassane Ouattara dans son programme électoral. Nous réinstaurerons un prix minimum d’achat [aux paysans, NDLR] garanti que tous les acheteurs seront tenus de respecter. Nous limiterons l’ensemble des prélèvements fiscaux revenant à l’État à 25 % du prix international. » Est également prévue la mise en place d’un prélèvement mutualisé permettant de financer la modernisation des outils de production et des infrastructures rurales (routes, pistes, centres de santé, écoles, eau potable…). Les cacaoyers préparent actuellement une grande rencontre avec le nouveau chef de l’État prévue après son investiture. Il restera enfin à régler la question des barons du cacao, dont le procès – qui doit faire la lumière sur toutes les dérives financières des dernières années – a été ajourné.
Réviser le foncier
Le nouveau président va-t-il faire mieux que ses prédécesseurs ? « C’est un dossier sensible qui a exacerbé les tensions politiques au cours des dernières années, mais personne n’a pris le problème à bras-le-corps », regrette un consultant indépendant. Depuis une vingtaine d’années, les conflits fonciers entre populations autochtones, allochtones et allogènes ont fréquemment dégénéré en affrontements meurtriers dans le centre et l’ouest du pays. En cause, outre l’instrumentalisation politique : l’insuffisance de cadastres, la pression sur les surfaces cultivables et la croissance démographique.
Pourtant, en 1998, la loi sur le foncier rural était censée régler le problème. Elle reconnaît aux autochtones leur droit sur la terre, tout en accordant aux populations venues d’ailleurs le droit de l’exploiter. Un programme national d’enregistrement a été mis sur pied. Des fonctionnaires ont été déployés sur le terrain…
Mais le processus a été suspendu faute de moyens. Aujourd’hui, moins de 1 % des surfaces exploitables a été cadastré, et la plupart des propriétaires terriens ne sont pas en possession de leurs titres fonciers.
Cette ambiguïté dans la gestion de la terre entraîne une « double imposition » pour les exploitants, relève le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Jean-Louis Billon. « Les exploitants agricoles doivent parfois payer des taxes à l’État et des taxes coutumières. Il n’y aura pas de développement du secteur agricole sans régler cette question une bonne fois pour toutes. »
Remettre en marche l’administration
Les administrations publiques ont été durement touchées par les combats, notamment dans le quartier du Plateau, à Abidjan. Il faut rééquiper plusieurs ministères. Mais le gouvernement doit surtout redonner aux fonctionnaires le goût du travail. « Nous voulons mettre en œuvre une grande réforme administrative, explique Gnamien Konan, ministre de la Fonction publique et de l’Emploi. Nous voulons une administration qui repose sur l’excellence, la probité et le mérite. » Le ministre a mandaté un comité d’experts. Sont notamment prévus l’accélération de l’informatisation, la révision des concours d’entrée et un meilleur suivi des carrières.
« On va également proposer la journée de travail continue (7 h 30-16 h 30) », précise Konan. Les autorités souhaitent ainsi faire baisser l’absentéisme, promouvoir la ponctualité et obtenir une meilleure efficacité au travail. À terme, elles se pencheront également sur la réduction des effectifs qui ont doublé sous l’ère Gbagbo pour atteindre 162 000 personnes. « 43 % de nos recettes fiscales servent à payer les fonctionnaires, indique Konan. Cela coûte à l’État près de 800 milliards de F CFA par an. » Enfin, le ministre souhaite rendre l’administration indépendante du pouvoir politique en recrutant les principaux cadres des ministères au sein d’un grand corps d’inspecteurs d’État. Toutes ces réformes seront discutées avec les partenaires sociaux.
Restaurer la police et la justice
C’est évidemment l’une des priorités. Les forces de police sont sous-équipées tandis que les tribunaux fonctionnent avec très peu de moyens. Avec de l’argent frais, ces difficultés peuvent être résorbées. Il sera, en revanche, plus ardu de rétablir la confiance entre les populations et l’appareil judiciaire, devenu une machine prédatrice.
« Si vous ne voulez pas mouiller la barbe, inutile d’espérer que vos papiers soient prêts en temps et en heure », témoigne un Abidjanais. « Mouiller la barbe » : une expression courante pour désigner un bakchich. Comptez une à deux semaines pour un certificat de nationalité ou un extrait de casier judiciaire. Beaucoup plus si vous ignorez les coups d’œil appuyés du clerc de service.
Pour ce qui est des procédures judiciaires, il faut s’armer de patience. Les délais sont longs et c’est compter sans les soupçons de corruption qui pèsent sur les magistrats, aussi bien du parquet que du siège.
La police, ethnicisée, a été complètement discréditée par le racket quasi généralisé. « Le nouveau gouvernement devra améliorer le recrutement des agents de police et surtout mieux les former », commente un opérateur économique. Le 6 mai, l’Union européenne a débloqué une première tranche des fonds promis à la Côte d’Ivoire : 18 millions d’euros sont dévolus à la justice et à la police.
Rénover le paysage médiatique
Alassane Ouattara a nommé Pascal Brou Aka, animateur du débat historique qui l’a opposé à Laurent Gbagbo, à la tête de la Radio Télévision ivoirienne (RTI) et Venance Konan, journaliste écrivain, à celle de Fraternité matin, le quotidien gouvernemental. Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur qui assure l’intérim de celui de la Communication, a appelé les journalistes à plus de responsabilité. « Les médias de la haine, c’est fini ! » a-t-il expliqué. Va-t-on vers une presse moins partisane ? « Il faut que les patrons de presse aient une approche moins politique et même moins messianique et qu’ils réfléchissent davantage à l’économie de leur publication », explique Ibrahim Sy Savané, ancien ministre de la Communication qui vient d’être nommé à la tête de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (Haca). Beaucoup plus réservée, l’organisation française Reporters sans frontières craint un développement de la « pensée unique » du fait de « l’absence de presse d’opposition ».
Conseil supérieur de la publicité, fonds de soutien à la presse, organisations professionnelles… Les structures existent pour favoriser un développement plus harmonieux du paysage médiatique. Dans le domaine audiovisuel, de nouvelles radios et télévisions privées devraient faire leur apparition. Mais seul le décollage de l’économie – et du marché publicitaire – permettra l’émergence de groupes de presse indépendants.
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Matthias Offodile May 27th, 2011, 05:46 PM Société / La renaissance d'une ville: Abidjan (Reportage)
Abidjan3Abidjan, 27 mai (GABONEWS) - Le vol Libreville-Abidjan se pose, un vendredi après-midi, sur l'aéroport Félix Houphouët Boigny où son aérogare, aux immenses baies vitrées et ses satellites, confère aux installations un air de Roissy Charles De Gaulle sous les tropiques; le visiteur découvre ainsi une capitale économique ivoirienne qui reprend ses couleurs ''vives'' après les affres d'un conflit postélectoral, sans merci.
Signes patents d'une destination à nouveau fréquentable, sur le tarmac, des aéronefs battent pavillons de diverses compagnies et déversent des passagers aux multiples nationalités. Devant ce frémissement, des policiers et douaniers tandis que dans le brouhaha du hall, parents, amis et connaissances échangent sur fond d’humour. La bonne humeur semble de retour.
Sur le parking, des ''agents'' de change proposent diverses monnaies à taux d'intérêts variés au moment où des porteurs de bagages tentent de soulager les passagers et de jouer parfois aux guides touristiques devant des étrangers incrédules, naïfs.
A ce jeu de qui perd-gagne, les chauffeurs de taxi (compteur), eux-aussi, s'y mêlent. Le prix de la course se négocie plus qu’hier contre l'arrêt de la machine, véritable torture dans les embouteillages à l'entrée d’Abidjan intra-muros.
Sur le boulevard Giscard D’Estaing, passage obligé pour rejoindre le centre-ville, le visiteur aperçoit la zone industrielle avec, entre autres, la brasserie -où s'échappent des odeurs de houblon, l'une des composantes de la bière – et une usine de torréfaction du café, principale matière première à l'exportation de la Cote d'Ivoire, leader mondial.
Puis, survient l'un des ponts enjambant la lagune Ebrié qui permet d'apercevoir les grues du port. Ils figurent parmi les rares infrastructures à avoir été épargnées par les déflagrations.
Au Plateau, centre administratif et des affaires, des bâtiments (parfois incendiés) portent les stigmates des combats d'avril dernier entre les Forces républicaines et les ex-Forces de Défense et de Sécurité.
S'ajoute à ce décor à la limite apocalyptique, l’insalubrité. Des ordures jonchent le sol ici ou là.
Le phénomène se distingue singulièrement dans les marchés d'Adjamé, d'Abobo, Marcori et Treichville où des tas d'immondices jonchent la rue au grand dam des consommateurs. Aussi, face aux risques d'épidémie, les autorités du District d'Abidjan ont lancé une opération de sensibilisation marquée par des appels au civisme et à la responsabilité. Mais, que valent-ils dans une mégapole où l'impératif reste la survie après les heures cauchemardesques?
LES PRODUITS DE BASE HORS DE PRIX
L'inflation devient également l'ennemi public numéro un. '' Tout coute cher. Les produits de première nécessité tels que l'igname, la tiéké, la banane sont hors de prix'', fulmine Amina, surprise dans une discussion avec une commerçante, au quartier Vallons.
Les plus futés des habitants et nantis, apprend-on, n'hésitent pas à se rendre à plus d’une centaine de kilomètres de la ville pour se ravitailler à peu de ''frais '' en produits du terroir.
Côté sécurité, en diurne et nocturne, les Forces Républicaines de Cote d'Ivoire (FRCI) que l'on distingue par leur tee-shirt blanc et kalachnikov en bandoulière, les éléments de la mission de l'Onu sur des chars et de l'opération Licorne poursuivent leurs patrouilles à travers les points névralgiques d'une ville presque endormie après 20 heures. Tard, Abidjan s'offre le luxe d'un couvre-feu qui n'ose pas dire son nom. Les téméraires, cependant, osent se rendre aux bars, qui distillent les derniers tubes ivoiriens, aux boîtes de nuit presque déserts et aux restaurants ostensiblement vides, au grand dam des belles de nuits, prostrées aux alentours.
Vraisemblablement, les habitues des libations nocturnes attendent des jours meilleurs pour renouer avec leurs sorties et les tenanciers ne désespèrent pas de relancer l'activité après le retour des expatriés, partis se mettre à l’ abri hors de Cote d'Ivoire. Sécurité oblige.
Au chapitre des actions prioritaires, la reforme de l'armée compte parmi les priorités du nouveau président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara qui, en mars 2011, a porté sur les fonts baptismaux les FRCI nées de la rébellion des Forces Nouvelles. Depuis, les forces pro-Ouattara accueillent en leur sein des militaires, gendarmes et policiers ayant servi Gbagbo.
Néanmoins, ''comment faire cohabiter, dans une seule armée nationale, les ennemis d'hier?'', s'interroge le Forum de la semaine, un journal paraissant au Togo à travers un focus consacré à la Cote d'Ivoire.
LES FINANCEMENTS DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ATTENDUS
Dans ce dossier, notre confrère togolais croit savoir qu''' il faudra de l'argent, beaucoup d'argent, pour reformer cette armée. Certains pourront être placés à l'étranger dans des ambassades, d'autres pourraient servir dans des opérations de maintien de la paix. Mais de nombreux autres quitteront l'armée qu'avec un pécule et une formation professionnelle''. Les financements de la communauté internationale sont attendus dans les programmes de démobilisation et réinsertion.
Pour l'heure, la nuit tombée, la peur perdure dans certains quartiers d'Abidjan. Mettant à profit le manque de moyens d'identification, des hommes en arme rackettent, volent et pillent. Et, le secteur privé en pâtit.
Nombre de commerces baissent leurs rideaux de fer peu après 19 heures. Naguère, les supermarchés, lieux de courses par excellence et de loisirs pour enfants, poussaient la bride jusqu'a 22 heures.
'' ça va aller'', rassure un gardien de nuit aux abords d'un restaurant de la zone 4, l'un des points géographiques où bars, restaurants et certains lieux de libation peuvent encore afficher complet de minuit à l'aube en toute quiétude. Normal. Y habitent, des communautés étrangères principalement occidentale et libanaise avec comme voisins des fonctionnaires de l'ONUCI.
Le propos d'Alassane Ouattara selon lequel la ''Cote d'Ivoire est de retour sur la scène internationale ''après plus d'une décennie d’absence, séduit les milieux d'affaires qui pâtissent la stagnation de l'économie et attendent maintenant engranger les dividendes de la restauration de l'image du pays. Les opérateurs économiques souhaitent que les nouvelles autorités fassent pression sur la Banque Africaine de Développement(BAD), délocalisée à Tunis, et les agences régionales de l'ONU fassent leur retour dans la capitale économique ivoirienne, plaque tournante en Afrique de l'ouest.
Nul ignore les avantages qu'offrent la présence de la BAD à Abidjan entre embauches (cadres locaux, secrétaires, coursiers, jardiniers, cuisiniers) sans omettre les effets induits comme la sous-traitance et le pouvoir d'achat des fonctionnaires internationaux dans une métropole; toute chose qui va profiter aux commerces et à la location des loyers. Convaincre la BAD, c'est le défi que doit relever le ministre des Affaires Étrangères issu du gouvernement d'union nationale annoncé par M. Ouattara.
Déjà, les signes de la renaissance de la ville sont plus que perceptibles. Les titans, mastodontes des routes, ont repris le trafic entre les ports et l'hinterland voire les pays voisins.
Si le rétablissement de la confiance en direction des investisseurs locaux et étrangers est essentiel, les plaies demeurent toutefois béantes. Des familles recherchent toujours les leurs depuis la fin des hostilités. L'un et les autres se regardent encore en chien de faïence. Des dignitaires et thuriféraires de l'ancien régime se terrent tant à l'intérieur qu'à l'étranger.
LES DOSSIERS LES PLUS GRAVES
''Justice sera faite’’, répète le président Ouattara, devant les violations des droits de l'homme durant la crise. La Cour Pénale Internationale (CPI) va s'occuper des dossiers les plus graves, relatifs aux crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Depuis quelques jours, l’ancien président Gbagbo est entendu-dans sa résidence surveillée de Korhogo (au nord du pays)- par le procureur Abidjan
Certes la justice est indispensable, mais la nécessité de ''vivre ensemble'' a conduit le nouveau pouvoir à annoncer de la mise en place de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, bâtie sur le modèle sud-africain. Charles Konan Banny, ancien premier-ministre, reconnu pour sa sagesse, est le président de cette structure dont les attributions et les compétences sont attendues aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays pour la renaissance du pays après avoir '' éradiqué le poison de l'ivoirité'' et '' laver les cerveaux'' des forces qui ont contribué à freiner le '' miracle ivoirien''.
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