View Full Version : La City défie les mauvais pronostics


Manuel
September 29th, 2004, 09:02 PM
City defies euro doom-mongers
Darren Behar, This Is Money
29 September 2004

THE City is continuing to dominate global financial markets despite gloomy predictions that London would suffer if the UK did not join the single currency.

The pro-euro lobby had claimed that financial institutions would flood out of London to rival centres.

But figures from the Bank for International Settlements (BIS) in Basle, Switzerland, show that the value of foreign exchange deals in London increased by 49% from April 2001 to April 2004.

Institutions, banks, brokers, governments and companies are trading more currency in the City than anywhere else.

An astonishing £416bn was traded daily on average in April this year compared with £278bn in April 2001.

Britain's share of the global market has hit 31.3% - a slight rise from 31.2% on 2001 - says the BIS, which represents central banks around the world.

That compares with 19.2% for the second-placed US and dwarfs the 2.7% for France and 4.9% for Germany.

Critics of the euro said that the figures showed Britain had not been hit by staying outside the single currency.

Neil O'Brien, from the No Campaign, said: 'This report blows away the myth we were going to lose out from not being in the euro.

'The same people who said it would be devastating if we didn't join the euro are now trying to tell us that we will lose millions of jobs if we don't sign up for the constitution. The reality is that we are better off keeping control of our own economy.'

The anti-euro lobby believes that membership of the single currency would damage the Square Mile by imposing excessive red tape and quelling the City's distinctive and highly successful culture.

Chancellor Gordon Brown has made the impact on the financial services sector one of his five tests for assessing whether the UK should join the currency.

Shadow Chancellor Oliver Letwin said: 'So much for the doom-mongers who told us that Britain outside the euro would lose its financial markets. The reverse has happened.

'London's dominance as a financial market has increased. What matters is having a free market, not being a huge currency bloc.'

London has traditionally been a strong market for foreign exchange since the days of Empire. Historically, firms were attracted to locate in the City aided by the fact that English is the first language.

Today, the power of the Square Mile has been maintained. London is also well placed in terms of time zones between the other strong players in the US and Asia.

Metropolitan
September 29th, 2004, 09:44 PM
The pro-euro lobby had claimed that financial institutions would flood out of London to rival centres.Personne n'a jamais imaginé que Londres ne serait plus la capitale financière européenne si elle ne joignait pas l'Euro !

Pour expliquer rapidement, le financement de l'activité économique s'est fait traditionellement selon deux écoles : celle des économies d'endettement et celle des économies de marchés financiers. Les économies d'endettement (France, Allemagne, Japon, Italie) se financent principalement par l'emprunt bancaire. A l'inverse, les économies de marchés financiers (Royaume-Uni, Pays-Bas, Etats-Unis) se financent principalement au travers des marchés financiers.

Depuis les années 80/90, le modèle de financement par endettement a perdu en competitivité et depuis lors, les économies traditionellement financées par ce biais se sont reconvertie en grande partie en économie de marché.

C'est cette avantage historique qui explique la superiorité écrasante des bourses anglo-saxones par rapport à leurs autres équivalentes continentales. Ainsi, la Bourse de Londres détient une capitalisation à elle-seule qui est à peu près l'équivalent de la capitalisation de Francfort et Paris réunies. Il est donc naturel que Londres soient la capitale financière de l'Europe ! Et c'est pas demain que ça va changer !

Non, ce qui était dit par contre, c'est que le fait que la Grande-Bretagne n'est pas rejoint la zone Euro a joué au détriment de Londres puisque cela a empêché la constitution d'une place boursière européenne unifiée (à Londres). L'idée est simple, une bourse européenne ne peut réellement fonctionner qu'à la condition que la monnaie soit la même sur toute la zone. Il est ainsi difficile de construire une telle bourse européenne si le Royaume-Uni ne rejoint pas la monnaie unique.

Certes, il est vrai que l'euro est déjà une réalité pour douze pays d'Europe ; toutefois, il est tout simplement contre-productif d'essayer d'établir une bourse européenne pour ces 12 pays qui feraient concurrence à Londres. Et donc ça n'est pas la solution. Ainsi, le projet de faire une seule place boursière pour la zone euro est tombée à l'eau.

Mais par contre, ce que je réfute, c'est cette article qui déforme complétement la réalité de la thèse des "pro-euros". Jamais personne de sensé ne niera que Londres est d'ores et déjà la capitale financière de l'Europe. Toutes les principales banques d'affaires européennes ont leurs sièges à Londres pour des raisons évidentes. La City est le plus grand pôle de qualification dans ce domaine d'Europe, et de très loin. Alors que l'Europe est en train de s'intégrer en un espace unique, il est tout simplement naturel que les activités boursières se concentrent à Londres. L'euro n'a rien à voir là-dedans, c'est une conséquence du marché commun ! Par ailleurs, ça n'est pas mauvais pour l'Europe, car cela tire la croissance de l'ensemble du continent vers le haut.

Manuel
September 29th, 2004, 10:25 PM
merci, exam passed.

Metropolitan
September 29th, 2004, 10:37 PM
merci, c'était un test ! passed.Non, la seule chose que je ne comprends pas, c'est la conclusion de l'article en lui-même. Tu as trouvé ça en Angleterre ?

Il faudrait bien expliquer un jour ou l'autre aux anglais que l'époque où les différents pays d'Europe étaient des concurrents est aujourd'hui révolue. L'Europe est aujourd'hui un marché commun. On est tous des partenaires, et nos économies se spécialisent (après s'être diversifié des années 50 aux années 90).

Ainsi, l'automobile et l'aéronautique se concentre sur la France et l'Allemagne, qui sont aujourd'hui les économies les plus industriels d'Europe, alors que le Royaume-Uni se transforme au travers de Londres en un pôle financier. La Scandinavie par ailleurs a tendance à se spécialiser dans les télécommunications (Ericsson, Nokia). Il n'y a pas de raisons pour que cela cesse en fait. C'est le propre même d'un marché commun, l'activité se concentre dans des pôles de compétences.

Manuel
September 30th, 2004, 09:00 AM
ok.