Gadiri
June 14th, 2011, 04:37 PM
Pour Nador-Taourirt ce devrait être après 2015 :
L’autoroute Fès-Oujda ou l’Autoroute du Levant :
Reliant Fès à Oujda, afin de réduire la distance-temps entre l’Oriental, d’une part, le Saïs (Fès-Meknès) et la côte atlantique moyenne (Rabat-Casablanca), d’autre part, cet axe devra faciliter grandement le déplacement des personnes et le transport de marchandises dans les deux sens.
Cette autoroute d’importance de plus en plus ressentie pour Oujda en raison de la situation de cette ville en cul-de-sac (frontière fermée), l’est tout autant pour Nador, la Basse Moulouya et les Hauts Plateaux.
Pour l’instant, l’intensité relativement modérée du trafic sur l’axe Fès-Oujda, pourrait ne pas justifier le lancement immédiat de ce grand projet, et attendre que la cadence de la circulation devienne plus trépidante. Il n’en reste pas moins vrai que la réalisation de cette autoroute revêt une importance réelle et multidimensionnelle, pour différentes raisons :
- Une raison stratégique, tout d’abord, étant donné le caractère frontalier de la Région et le besoin de lui assurer une liaison terrestre rapide. Les contingences politiques sont tellement imprévisibles que la prévention devient justement le moyen le plus probant de la real-politique ;
- Une raison économique, puisque l’autoroute est le cordon le plus solide pour arrimer l’Oriental aux foyers économiques les plus actifs du Centre et de l’Ouest du pays. La réduction de la distance-temps rapprochera énormément l’Oriental de la façade atlantique moyenne et contribuera certainement mieux à son intégration dans le contexte national.
Cela renforcera grandement son rôle d’espace charnière aux plans maghrébin et méditerranéen, rôle qu’elle est destinée à jouer à moyen ou long termes.
L’une des retombées essentielles et directes de l’Autoroute du Levant sera de consolider le trafic du port de Bni Ançar à la fois comme plate-forme d’échanges extérieurs (rayonnement direct sur le Saïs, la Haute Moulouya, le Moyen Atlas Oriental et le Rif Central) et comme port de voyageurs fortement concurrent pour ceux de Mlilia, Sabta et Tanger ;
- Une raison psycho-sociale, dans la mesure où la réduction de la distance-temps diminuera fortement le sentiment de marginalité parmi les résidents de la Région, ainsi que celui d’excentricité parmi ceux des régions lointaines à l’égard de l’Oriental.
Un tel rapprochement ne pourrait que contribuer à augmenter le pouvoir de rétention de l’Oriental auprès de ses habitants et notamment de ses élites, d’un côté, et à encourager les détenteurs de capitaux extra-régionaux à venir y investir, ainsi que les détenteurs de savoir-faire à s’y installer pour travailler, faire-travailler et produire, de l’autre.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, l’ouverture de l’Autoroute du Levant représente un levier important pour le développement régional et l’intégration économique de l’Oriental de manière plus concrète dans le corps national.
L’autoroute Oujda-Nador ou l’Autoroute de la Méditerranée :
Cet axe autoroutier est indispensable pour mettre en connexion synergique les deux grands pôles urbains et économiques de l’Oriental, à travers la zone agro-industrielle de la Basse Moulouya et permettre au port de Bni Ançar de mieux desservir la Région, notamment sa partie la plus dynamique au plan économique et sa zone la plus peuplée.
La réalisation de ce projet, dont l’importance est largement démontrée, mettra en phase, et de manière directe, Oujda et Nador, pour en faciliter la complémentarité dans l’encadrement de la Région et dans la répartition des tâches entre ces deux pôles afin d’impulser l’économie régionale.
Cela aura donc pour conséquence essentielle de gommer les effets d’une ancienne frontière coloniale dont les séquelles sont encore vivaces et qui ralentissent les efforts de construction de l’entité régionale.
Autant l’Autoroute du Levant aura des effets certains sur le degré d’intégration de la Région aux plans national, maghrébin et méditerranéen, autant celle de la Méditerranée consolidera l’intégration régionale interne, sans oublier ses retombées aux plans précédents, notamment en direction de l’Algérie.
Cela signifie que l’inscription de ce projet sur la liste des priorités est tout à fait justifiée, avec la préconisation de sa réalisation à moyen terme, c’est-à-dire avant l’avènement de l’Ouverture et l’application intégrale des termes des Accords de Libre Echange.
Les deux autoroutes viendront ainsi, à point nommé, contribuer à la mise à niveau économique de la Région et l’habiliter à jouer pleinement son rôle de zone économique doublement charnière (Maghreb, Méditerranée).
L’autoroute Nador-Taourirt ou l’Autoroute de la Moulouya :
Il est certain que la liaison entre Nador et Taourirt vient de bénéficier de la construction d’une nouvelle route. Il est vrai aussi que la réalisation attendue d’une voie ferrée dans ce sens constituera un axe de transport de grande importance pour la Région.
Nul doute que la complémentarité entre ces deux axes de transport et de communication (route et ligne de chemin de fer) permettra à Nador, à son port et à son aéroport de bénéficier d’une accessibilité tout à fait convenable, non seulement à partir de la Région de l’Oriental, mais également depuis des régions plus ou moins lointaines.
En prospectant le long terme, il paraît viable de réaliser un axe autoroutier entre Taourirt et Nador, afin de connecter cette grande agglomération urbaine, ainsi que les centres satellites en accroissement très rapide, et la porte maritime de Bni Ançar, à l’Autoroute Fès-Oujda et, donc, au Maroc du Centre et de l’Atlantique.
Cette réalisation devra intervenir à partir de 2015-20, date vers laquelle le besoin se fera certainement
Le tout sans évoquer Nador West Med dont le projet n'éxistait pas encore.
Par conséquent, plus que jamais, cette ouverture peut être lancée dans le programme post-2015.
L’autoroute Fès-Oujda ou l’Autoroute du Levant :
Reliant Fès à Oujda, afin de réduire la distance-temps entre l’Oriental, d’une part, le Saïs (Fès-Meknès) et la côte atlantique moyenne (Rabat-Casablanca), d’autre part, cet axe devra faciliter grandement le déplacement des personnes et le transport de marchandises dans les deux sens.
Cette autoroute d’importance de plus en plus ressentie pour Oujda en raison de la situation de cette ville en cul-de-sac (frontière fermée), l’est tout autant pour Nador, la Basse Moulouya et les Hauts Plateaux.
Pour l’instant, l’intensité relativement modérée du trafic sur l’axe Fès-Oujda, pourrait ne pas justifier le lancement immédiat de ce grand projet, et attendre que la cadence de la circulation devienne plus trépidante. Il n’en reste pas moins vrai que la réalisation de cette autoroute revêt une importance réelle et multidimensionnelle, pour différentes raisons :
- Une raison stratégique, tout d’abord, étant donné le caractère frontalier de la Région et le besoin de lui assurer une liaison terrestre rapide. Les contingences politiques sont tellement imprévisibles que la prévention devient justement le moyen le plus probant de la real-politique ;
- Une raison économique, puisque l’autoroute est le cordon le plus solide pour arrimer l’Oriental aux foyers économiques les plus actifs du Centre et de l’Ouest du pays. La réduction de la distance-temps rapprochera énormément l’Oriental de la façade atlantique moyenne et contribuera certainement mieux à son intégration dans le contexte national.
Cela renforcera grandement son rôle d’espace charnière aux plans maghrébin et méditerranéen, rôle qu’elle est destinée à jouer à moyen ou long termes.
L’une des retombées essentielles et directes de l’Autoroute du Levant sera de consolider le trafic du port de Bni Ançar à la fois comme plate-forme d’échanges extérieurs (rayonnement direct sur le Saïs, la Haute Moulouya, le Moyen Atlas Oriental et le Rif Central) et comme port de voyageurs fortement concurrent pour ceux de Mlilia, Sabta et Tanger ;
- Une raison psycho-sociale, dans la mesure où la réduction de la distance-temps diminuera fortement le sentiment de marginalité parmi les résidents de la Région, ainsi que celui d’excentricité parmi ceux des régions lointaines à l’égard de l’Oriental.
Un tel rapprochement ne pourrait que contribuer à augmenter le pouvoir de rétention de l’Oriental auprès de ses habitants et notamment de ses élites, d’un côté, et à encourager les détenteurs de capitaux extra-régionaux à venir y investir, ainsi que les détenteurs de savoir-faire à s’y installer pour travailler, faire-travailler et produire, de l’autre.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, l’ouverture de l’Autoroute du Levant représente un levier important pour le développement régional et l’intégration économique de l’Oriental de manière plus concrète dans le corps national.
L’autoroute Oujda-Nador ou l’Autoroute de la Méditerranée :
Cet axe autoroutier est indispensable pour mettre en connexion synergique les deux grands pôles urbains et économiques de l’Oriental, à travers la zone agro-industrielle de la Basse Moulouya et permettre au port de Bni Ançar de mieux desservir la Région, notamment sa partie la plus dynamique au plan économique et sa zone la plus peuplée.
La réalisation de ce projet, dont l’importance est largement démontrée, mettra en phase, et de manière directe, Oujda et Nador, pour en faciliter la complémentarité dans l’encadrement de la Région et dans la répartition des tâches entre ces deux pôles afin d’impulser l’économie régionale.
Cela aura donc pour conséquence essentielle de gommer les effets d’une ancienne frontière coloniale dont les séquelles sont encore vivaces et qui ralentissent les efforts de construction de l’entité régionale.
Autant l’Autoroute du Levant aura des effets certains sur le degré d’intégration de la Région aux plans national, maghrébin et méditerranéen, autant celle de la Méditerranée consolidera l’intégration régionale interne, sans oublier ses retombées aux plans précédents, notamment en direction de l’Algérie.
Cela signifie que l’inscription de ce projet sur la liste des priorités est tout à fait justifiée, avec la préconisation de sa réalisation à moyen terme, c’est-à-dire avant l’avènement de l’Ouverture et l’application intégrale des termes des Accords de Libre Echange.
Les deux autoroutes viendront ainsi, à point nommé, contribuer à la mise à niveau économique de la Région et l’habiliter à jouer pleinement son rôle de zone économique doublement charnière (Maghreb, Méditerranée).
L’autoroute Nador-Taourirt ou l’Autoroute de la Moulouya :
Il est certain que la liaison entre Nador et Taourirt vient de bénéficier de la construction d’une nouvelle route. Il est vrai aussi que la réalisation attendue d’une voie ferrée dans ce sens constituera un axe de transport de grande importance pour la Région.
Nul doute que la complémentarité entre ces deux axes de transport et de communication (route et ligne de chemin de fer) permettra à Nador, à son port et à son aéroport de bénéficier d’une accessibilité tout à fait convenable, non seulement à partir de la Région de l’Oriental, mais également depuis des régions plus ou moins lointaines.
En prospectant le long terme, il paraît viable de réaliser un axe autoroutier entre Taourirt et Nador, afin de connecter cette grande agglomération urbaine, ainsi que les centres satellites en accroissement très rapide, et la porte maritime de Bni Ançar, à l’Autoroute Fès-Oujda et, donc, au Maroc du Centre et de l’Atlantique.
Cette réalisation devra intervenir à partir de 2015-20, date vers laquelle le besoin se fera certainement
Le tout sans évoquer Nador West Med dont le projet n'éxistait pas encore.
Par conséquent, plus que jamais, cette ouverture peut être lancée dans le programme post-2015.