JP
October 8th, 2004, 01:24 PM
Le Théâtre de l'Empire sera transformé en hôtel
L'événement
LE GRAND COUTURIER John Galliano organise demain son défilé au Théâtre de l'Empire, 41, avenue de Wagram (XVII e ). Ce sera sans doute l'un des derniers grands rendez-vous médiatiques qui va se dérouler ici. La société Saint-Clair, qui gère cet ancien théâtre transformé en cinéma puis en studio de télévision et aujourd'hui utilisé comme lieu de manifestations pour grandes entreprises, a déjà arrêté sa programmation au mois de juin.
A partir de cette date, son grand escalier ne sera plus qu'un lointain souvenir. Le propriétaire des lieux, le groupe Altaréa, prévoit en effet de détruire tout cet immeuble pour en faire un hôtel de luxe de 118 chambres, avec un jardin intérieur.
Un quatre étoiles dessiné par Christian de Portzamparc « Bienvenue au Théâtre de l'Empire... » Pendant vingt ans, Jacques Martin a lancé cette phrase en débutant son émission de télévision « Dimanche Martin ». Dans les années 1970 à 1990, c'était l'un des lieux phares de la télévision française. « C'est le seul souvenir que les Parisiens doivent en conserver », indique le responsable de la communication du groupe Altaréa, qui s'efforce de réduire l'intérêt historique du site. Les initiés, eux, ont encore le souvenir du Cinérama, un immense écran incurvé qui faisait la joie des cinéphiles en 1962. Les plus anciens se souviennent peut-être aussi que le 41, avenue de Wagram a été un théâtre et même une grande salle de music-hall de 3 000 places inaugurée par Maurice Chevalier en 1922. « Mais les années 1970 ont été fatales à l'Empire », soupirent les nostalgiques du Cinérama. L'arrivée de la Société française de production (SFP) a été le coup de grâce. Avec la fermeture des studios de télévision à la fin des émissions de Jacques Martin, l'Empire a perdu tout intérêt. « Nous n'utilisons que 2 000 m 2 de la grande salle. Le reste des 8 000 m 2 de surface, avec les bureaux dans les étages, est inoccupé », explique Marie-Line Antonios, responsable du projet de transformation du site. Aujourd'hui, la loge Maurice-Chevalier est vide. Les anciens studios de télévision en sous-sol sont condamnés. « Nous aurions pu décider de tout rénover. Cela aurait coûté une fortune. Nous avons préféré prendre l'option de tout démolir », souligne encore Marie-Line Antonios. Le groupe Altaréa travaille avec l'architecte Christian de Portzamparc, qui a notamment conçu la Cité de la musique de la Villette. Il planche depuis quatre ans sur ce projet. Altaréa, qui a réalisé Bercy-Village et le centre commercial de la gare du Nord, a pensé, un temps, créer ici une galerie commerciale. « Mais l'idée d'y faire un hôtel de luxe s'est finalement imposée », explique Marie-Line Antonios. La Commission du vieux Paris n'a apporté aucune réserve sur l'intérêt patrimonial. D'autant plus que l'opération assurera une mise en valeur de la salle Wagram, également propriété du groupe Altaréa. Cette salle est inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques. La Ville de Paris a, de son côté, donné son accord de principe. Aujourd'hui, des esquisses du futur hôtel montrent un immeuble de huit niveaux avec des façades de verre et de fer en forme de « tresses », selon la définition de Portzamparc. Chaque chambre aura ainsi une fenêtre en alcôve réservant une vue sur la place de l'Etoile. Les travaux pourraient commencer en 2007.
L'événement
LE GRAND COUTURIER John Galliano organise demain son défilé au Théâtre de l'Empire, 41, avenue de Wagram (XVII e ). Ce sera sans doute l'un des derniers grands rendez-vous médiatiques qui va se dérouler ici. La société Saint-Clair, qui gère cet ancien théâtre transformé en cinéma puis en studio de télévision et aujourd'hui utilisé comme lieu de manifestations pour grandes entreprises, a déjà arrêté sa programmation au mois de juin.
A partir de cette date, son grand escalier ne sera plus qu'un lointain souvenir. Le propriétaire des lieux, le groupe Altaréa, prévoit en effet de détruire tout cet immeuble pour en faire un hôtel de luxe de 118 chambres, avec un jardin intérieur.
Un quatre étoiles dessiné par Christian de Portzamparc « Bienvenue au Théâtre de l'Empire... » Pendant vingt ans, Jacques Martin a lancé cette phrase en débutant son émission de télévision « Dimanche Martin ». Dans les années 1970 à 1990, c'était l'un des lieux phares de la télévision française. « C'est le seul souvenir que les Parisiens doivent en conserver », indique le responsable de la communication du groupe Altaréa, qui s'efforce de réduire l'intérêt historique du site. Les initiés, eux, ont encore le souvenir du Cinérama, un immense écran incurvé qui faisait la joie des cinéphiles en 1962. Les plus anciens se souviennent peut-être aussi que le 41, avenue de Wagram a été un théâtre et même une grande salle de music-hall de 3 000 places inaugurée par Maurice Chevalier en 1922. « Mais les années 1970 ont été fatales à l'Empire », soupirent les nostalgiques du Cinérama. L'arrivée de la Société française de production (SFP) a été le coup de grâce. Avec la fermeture des studios de télévision à la fin des émissions de Jacques Martin, l'Empire a perdu tout intérêt. « Nous n'utilisons que 2 000 m 2 de la grande salle. Le reste des 8 000 m 2 de surface, avec les bureaux dans les étages, est inoccupé », explique Marie-Line Antonios, responsable du projet de transformation du site. Aujourd'hui, la loge Maurice-Chevalier est vide. Les anciens studios de télévision en sous-sol sont condamnés. « Nous aurions pu décider de tout rénover. Cela aurait coûté une fortune. Nous avons préféré prendre l'option de tout démolir », souligne encore Marie-Line Antonios. Le groupe Altaréa travaille avec l'architecte Christian de Portzamparc, qui a notamment conçu la Cité de la musique de la Villette. Il planche depuis quatre ans sur ce projet. Altaréa, qui a réalisé Bercy-Village et le centre commercial de la gare du Nord, a pensé, un temps, créer ici une galerie commerciale. « Mais l'idée d'y faire un hôtel de luxe s'est finalement imposée », explique Marie-Line Antonios. La Commission du vieux Paris n'a apporté aucune réserve sur l'intérêt patrimonial. D'autant plus que l'opération assurera une mise en valeur de la salle Wagram, également propriété du groupe Altaréa. Cette salle est inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques. La Ville de Paris a, de son côté, donné son accord de principe. Aujourd'hui, des esquisses du futur hôtel montrent un immeuble de huit niveaux avec des façades de verre et de fer en forme de « tresses », selon la définition de Portzamparc. Chaque chambre aura ainsi une fenêtre en alcôve réservant une vue sur la place de l'Etoile. Les travaux pourraient commencer en 2007.