Slaoui
July 8th, 2011, 07:37 PM
Textile : le projet de parc industriel de Tanger en stand by
Nassij-Med devra s'étendre sur 200 ha à Tanger Med. Le textile est l'un des 6 métiers mondiaux du Maroc.
http://www.lavieeco.com/images_principale/usine-tanger-zoom-(2011-07-08).jpg
Lancé en avril 2010, l’appel d’offres pour une « étude d’opportunité et de faisabilité technique et financière pour la création d’un parc industriel de textile-habillement dans la région de Tanger-Tétouan » n’a pas encore connu de suite. Les plis pour cette étude devaient être ouverts au mois de mai suivant, mais les dissensions entre la centrale de l’AMITH (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) et son antenne du Nord, les blocages au sein de la direction de l’AMITH-Nord et enfin la nomination au poste de gouverneur d’Ifrane de l’ancien directeur du CRI de Tanger-Tétouan (Centre régional d’investissement), Jelloul Samsseme ont eu, pour l’instant, raison d’une bonne idée. Le directeur du CRI n’a pas encore été remplacé à ce jour. Après l’ouverture des plis prévue pour le 27 mai 2010, 6 mois étaient nécessaires pour finaliser l’étude.
Dénommée Nassij-Med par ses promoteurs, celle-ci devait abriter des usines mais également des show-rooms et un centre de formation, représenter un pôle de production et une vitrine de l’industrie de la confection et du textile marocaine. Selon l’ancien président de l’AMITH-Nord Kamal Mazari, « Nassij-Med est prévu sur 200 ha adossés au port de Tanger Med ».
Face à l’intérêt des marques espagnoles notamment, dont celles du groupe Inditex, de Mango et du Corte Inglès, de sous-traiter une plus grande partie de leurs commandes au Maroc et notamment autour de Tanger pour des raisons de logistique, l’idée avait été émise de créer une zone d’activité réservée aux entreprises du secteur près du port de Tanger-Med. L’intérêt d’une telle idée était de réduire les délais de transport vues que les enseignes renouvellent leurs collections et l’achalandage de leurs magasins jusqu’à six fois par an (fast fashion), la compétitivité dans le prêt-à-porter dépendant de plus en plus de l’introduction de nouveautés en magasin tout en serrant les coûts sur tous les postes, notamment le temps de transport qui consomme frais de carburants et heures de travail supplémentaires. L’autre avantage pour les services de la douane et les finances publiques seraient de regrouper une partie des services douaniers sur la future Nassij-Med au lieu d’affecter des douaniers pour chacune des usines qui exportent sous douane et qui sont réparties sur un vaste territoire allant de Tanger à Tétouan et à Salé et Casablanca.
Malgré le fait que le textile-confection soit inscrit parmi les 6 métiers mondiaux du Maroc (MMM) dans le Plan national d’émergence industriel (PNEI), le projet est à l’arrêt. Sur la seule région du Nord, principalement Tanger, la confection compte 270 entreprises et 45 000 emplois sur un total national de 200 000 emplois. Les concepteurs du Plan Emergence qui reconnaissent l’importance de l’activité de la fast fashion pour développer le secteur à l’avenir, notent que le textile-confection représente 40% des emplois industriels du pays et 27% de ses exportations industrielles pour une valeur supérieure à 2,5 MM d’euros.
Aujourd’hui, si l’AMITH-Nord dispose d’un nouveau président en la personne de Mohamed Said Zniber et que la direction de la Tanger Free Zone qui gère les projets de Grande Plateforme Industrielle affirme qu’elle « a de la place pour tout le monde », le dossier ne bouge pas encore.
Selon des industriels locaux, « le futur de Nassij Med est une question de volonté politique ; si nous voulons être plus compétitifs et de meilleurs partenaires de nos clients, être à Tanger-Med est nécessaire ». Avant de quitter l’Amith-Nord, l’ancien président de l’AMITH-Nord déplorait « « un manque de prise de conscience des défis extérieurs ». Pourtant c’est à Tanger, en juin 2008, qu’avait été signé et lancé le PNEI.
lve
Nassij-Med devra s'étendre sur 200 ha à Tanger Med. Le textile est l'un des 6 métiers mondiaux du Maroc.
http://www.lavieeco.com/images_principale/usine-tanger-zoom-(2011-07-08).jpg
Lancé en avril 2010, l’appel d’offres pour une « étude d’opportunité et de faisabilité technique et financière pour la création d’un parc industriel de textile-habillement dans la région de Tanger-Tétouan » n’a pas encore connu de suite. Les plis pour cette étude devaient être ouverts au mois de mai suivant, mais les dissensions entre la centrale de l’AMITH (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) et son antenne du Nord, les blocages au sein de la direction de l’AMITH-Nord et enfin la nomination au poste de gouverneur d’Ifrane de l’ancien directeur du CRI de Tanger-Tétouan (Centre régional d’investissement), Jelloul Samsseme ont eu, pour l’instant, raison d’une bonne idée. Le directeur du CRI n’a pas encore été remplacé à ce jour. Après l’ouverture des plis prévue pour le 27 mai 2010, 6 mois étaient nécessaires pour finaliser l’étude.
Dénommée Nassij-Med par ses promoteurs, celle-ci devait abriter des usines mais également des show-rooms et un centre de formation, représenter un pôle de production et une vitrine de l’industrie de la confection et du textile marocaine. Selon l’ancien président de l’AMITH-Nord Kamal Mazari, « Nassij-Med est prévu sur 200 ha adossés au port de Tanger Med ».
Face à l’intérêt des marques espagnoles notamment, dont celles du groupe Inditex, de Mango et du Corte Inglès, de sous-traiter une plus grande partie de leurs commandes au Maroc et notamment autour de Tanger pour des raisons de logistique, l’idée avait été émise de créer une zone d’activité réservée aux entreprises du secteur près du port de Tanger-Med. L’intérêt d’une telle idée était de réduire les délais de transport vues que les enseignes renouvellent leurs collections et l’achalandage de leurs magasins jusqu’à six fois par an (fast fashion), la compétitivité dans le prêt-à-porter dépendant de plus en plus de l’introduction de nouveautés en magasin tout en serrant les coûts sur tous les postes, notamment le temps de transport qui consomme frais de carburants et heures de travail supplémentaires. L’autre avantage pour les services de la douane et les finances publiques seraient de regrouper une partie des services douaniers sur la future Nassij-Med au lieu d’affecter des douaniers pour chacune des usines qui exportent sous douane et qui sont réparties sur un vaste territoire allant de Tanger à Tétouan et à Salé et Casablanca.
Malgré le fait que le textile-confection soit inscrit parmi les 6 métiers mondiaux du Maroc (MMM) dans le Plan national d’émergence industriel (PNEI), le projet est à l’arrêt. Sur la seule région du Nord, principalement Tanger, la confection compte 270 entreprises et 45 000 emplois sur un total national de 200 000 emplois. Les concepteurs du Plan Emergence qui reconnaissent l’importance de l’activité de la fast fashion pour développer le secteur à l’avenir, notent que le textile-confection représente 40% des emplois industriels du pays et 27% de ses exportations industrielles pour une valeur supérieure à 2,5 MM d’euros.
Aujourd’hui, si l’AMITH-Nord dispose d’un nouveau président en la personne de Mohamed Said Zniber et que la direction de la Tanger Free Zone qui gère les projets de Grande Plateforme Industrielle affirme qu’elle « a de la place pour tout le monde », le dossier ne bouge pas encore.
Selon des industriels locaux, « le futur de Nassij Med est une question de volonté politique ; si nous voulons être plus compétitifs et de meilleurs partenaires de nos clients, être à Tanger-Med est nécessaire ». Avant de quitter l’Amith-Nord, l’ancien président de l’AMITH-Nord déplorait « « un manque de prise de conscience des défis extérieurs ». Pourtant c’est à Tanger, en juin 2008, qu’avait été signé et lancé le PNEI.
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