yvanh
October 10th, 2004, 03:36 AM
L’État donne son aval à la Cité de Luc Besson
Le projet de Cité du Cinéma de Luc Besson vient de franchir un nouveau cap en obtenant son inscription à la liste des projets d’aménagement prioritaires de l’État.
http://www.lefilmfrancais.com/images/160104/eve.jpg
Le site de la future Cité du Cinéma, installée près de la Seine et de l’A86.
En projet depuis plusieurs années, la Cité du Cinéma de Luc Besson vient de connaître un sérieux coup d’accélérateur avec son inscription par le gouvernement Raffarin parmi les 50 projets prioritaires de la politique d’aménagement du gouvernement. Une décision importante, qui n’implique aucune participation financière de l’état, mais qui permettra au projet d’être traité avec tous les égards par les services de l’État et de la région Ile-de-France. Un atout pour une opération qui s’inscrit dans un vaste plan d’aménagement d’une friche industrielle en Seine-Saint-Denis. Accessoirement, cette bénédiction symbolique devrait rassurer les investisseurs et faciliter le montage financier d’une opération estimée à près de 100 M€.
Le projet de la Cité du Cinéma cher à Luc Besson consiste à créer un véritable studio, sur le modèle de Pinewood ou Cinecitta’, à l’intérieur d’une ancienne centrale d’EDF désaffectée installée en bord de Seine, près de l’A86. La deuxième phase, qui consiste en un parc d’attraction autour du cinéma, est encore au stade d’hypothèse. Elle impliquerait la création d’une bretelle d’autoroute et l’enterrement d’une ligne à haute tension pour viabiliser le site. Mais la Cité du Cinéma n’a pas besoin de ces lourds investissements – à la charge de l’état et des collectivités territoriales – pour voir le jour. EuropaCorp, qui a signé depuis un an une promesse de vente pour l’acquisition des 4 hectares nécessaires à la réalisation de la première phase, pourrait déposer un permis de construire au 1er semestre 2004, pour une ouverture éventuelle début 2007. Dans l’état actuel des études, la Cité du Cinéma comprendrait 15 000 m2 de bureaux, destinés à accueillir sociétés de production et prestataires, ainsi que tous les équipements indispensables : restaurant, salle de projection, et huit plateaux de tournage, de 400 à 1 000 m2.
Des contacts ont été établis avec plusieurs prestataires – notamment Transpalux, Technovision, Eclair… – et, cet automne, Luc Besson a fait lui-même visiter le site au gratin de la production française. Car le réalisateur veut éviter à tout prix que la Cité du Cinéma ne devienne EuropaCorp City, qui y installera logiquement ses bureaux. Le projet se veut fédérateur, ouvert à tous, et surtout, de dimension européenne.
L’objectif de la Cité du cinéma est en effet de créer un nouveau pôle d’attraction européen, concurrent de Pinewood, Cinecitta’ et des studios allemands, apte à attirer de manière durable le tournage de productions étrangères sur le territoire français. Le pari est audacieux, mais s’inscrit dans un large mouvement en marche depuis dix ans dans les pays anglo-saxons, avec à la clef la création de studios flambant neufs en Australie, au Canada, aux Etats-Unis et en Allemagne. En Grande-Bretagne, les frères Scott – Tony et Ridley – affichent une démarche similaire en investissant dans Pinewood et Shepperton, dont ils sont les actionnaires de référence.
Mais dans presque tous ces pays, cette démarche s’appuie sur un solide système d’incitation fiscale et de baisses des charges. Dans le contexte actuel de crise des industries techniques et de surcapacité chronique des plateaux en France, le projet de la Cité du Cinéma de Luc Besson trouvera-t-il son équilibre sans la mise en place d’un système d’incitation français ? Une mesure réclamée depuis des années par de nombreux prestataires.
http://www.u-blog.net/tribulations/img/eve.jpg
Pleyel : le projet Luc Besson
Le réalisateur et producteur de cinéma Luc Besson est à l’origine d’un projet qui prévoit la reconversion des anciennes centrales EDF dans le cinéma.
20 hectares à restructurer sur le site EDF
http://www.plainecommune.fr/gallery_images/site_1/18/PLEYELEDF.gif
DR
Entre la tour Pleyel et la Seine un vaste espace est remodelé depuis un quinzaine d’années.
Après la l’édification du siège de la Direction Production Transport d’EDF, puis de celui de la Banque Populaire, de logements et bureaux, il reste 20 ha à restructurer.
Patrimoine industriel
Cet espace est occupé par des transformateurs (qu’EDF prévoir de miniaturiser) et par les bâtiments des deux centrales de production d’électricité historiques aujourd’hui désaffectées. Elles constituent un patrimoine industriel précieux mais difficile à reconvertir du fait de leur caractère monumental.
Un centre de production cinématographique
http://www.plainecommune.fr/gallery_images/site_1/18/PLEYELBESSON.gif
DR
Le groupe de production du réalisateur (Europacorp) envisage sur un premier site de 4 ha de créer un centre de production cinématographique, des bureaux, des locaux de post-production, dans le cadre d’une unité à l’échelle européenne intégrant les besoins propres du groupe et une offre de location de moyens de production.
Un parc de loisirs
Un parc de loisirs sur le thème du cinéma pourrait voir le jour sur 9 ha supplémentaires, le projet n’est, à ce jour, qu’à l’état de réflexion.
Des incertitudes et des atouts
Un groupe de suivi a été mis en place par le prefet de la Seine-Saint-Denis.
Des incertitudes persistent à propos de ce projet : son montage financier, sa compatibilité avec les projets des villes, les accompagnements nécessaires (bretelle de l’autoroute…) Mais il présente de forts avantages : il offre une destination à un site en souffrance, valorise le patrimoine industriel, contribue au désenclavement du quartier, renforce la filière audiovisuelle du territoire
Le projet de Cité du Cinéma de Luc Besson vient de franchir un nouveau cap en obtenant son inscription à la liste des projets d’aménagement prioritaires de l’État.
http://www.lefilmfrancais.com/images/160104/eve.jpg
Le site de la future Cité du Cinéma, installée près de la Seine et de l’A86.
En projet depuis plusieurs années, la Cité du Cinéma de Luc Besson vient de connaître un sérieux coup d’accélérateur avec son inscription par le gouvernement Raffarin parmi les 50 projets prioritaires de la politique d’aménagement du gouvernement. Une décision importante, qui n’implique aucune participation financière de l’état, mais qui permettra au projet d’être traité avec tous les égards par les services de l’État et de la région Ile-de-France. Un atout pour une opération qui s’inscrit dans un vaste plan d’aménagement d’une friche industrielle en Seine-Saint-Denis. Accessoirement, cette bénédiction symbolique devrait rassurer les investisseurs et faciliter le montage financier d’une opération estimée à près de 100 M€.
Le projet de la Cité du Cinéma cher à Luc Besson consiste à créer un véritable studio, sur le modèle de Pinewood ou Cinecitta’, à l’intérieur d’une ancienne centrale d’EDF désaffectée installée en bord de Seine, près de l’A86. La deuxième phase, qui consiste en un parc d’attraction autour du cinéma, est encore au stade d’hypothèse. Elle impliquerait la création d’une bretelle d’autoroute et l’enterrement d’une ligne à haute tension pour viabiliser le site. Mais la Cité du Cinéma n’a pas besoin de ces lourds investissements – à la charge de l’état et des collectivités territoriales – pour voir le jour. EuropaCorp, qui a signé depuis un an une promesse de vente pour l’acquisition des 4 hectares nécessaires à la réalisation de la première phase, pourrait déposer un permis de construire au 1er semestre 2004, pour une ouverture éventuelle début 2007. Dans l’état actuel des études, la Cité du Cinéma comprendrait 15 000 m2 de bureaux, destinés à accueillir sociétés de production et prestataires, ainsi que tous les équipements indispensables : restaurant, salle de projection, et huit plateaux de tournage, de 400 à 1 000 m2.
Des contacts ont été établis avec plusieurs prestataires – notamment Transpalux, Technovision, Eclair… – et, cet automne, Luc Besson a fait lui-même visiter le site au gratin de la production française. Car le réalisateur veut éviter à tout prix que la Cité du Cinéma ne devienne EuropaCorp City, qui y installera logiquement ses bureaux. Le projet se veut fédérateur, ouvert à tous, et surtout, de dimension européenne.
L’objectif de la Cité du cinéma est en effet de créer un nouveau pôle d’attraction européen, concurrent de Pinewood, Cinecitta’ et des studios allemands, apte à attirer de manière durable le tournage de productions étrangères sur le territoire français. Le pari est audacieux, mais s’inscrit dans un large mouvement en marche depuis dix ans dans les pays anglo-saxons, avec à la clef la création de studios flambant neufs en Australie, au Canada, aux Etats-Unis et en Allemagne. En Grande-Bretagne, les frères Scott – Tony et Ridley – affichent une démarche similaire en investissant dans Pinewood et Shepperton, dont ils sont les actionnaires de référence.
Mais dans presque tous ces pays, cette démarche s’appuie sur un solide système d’incitation fiscale et de baisses des charges. Dans le contexte actuel de crise des industries techniques et de surcapacité chronique des plateaux en France, le projet de la Cité du Cinéma de Luc Besson trouvera-t-il son équilibre sans la mise en place d’un système d’incitation français ? Une mesure réclamée depuis des années par de nombreux prestataires.
http://www.u-blog.net/tribulations/img/eve.jpg
Pleyel : le projet Luc Besson
Le réalisateur et producteur de cinéma Luc Besson est à l’origine d’un projet qui prévoit la reconversion des anciennes centrales EDF dans le cinéma.
20 hectares à restructurer sur le site EDF
http://www.plainecommune.fr/gallery_images/site_1/18/PLEYELEDF.gif
DR
Entre la tour Pleyel et la Seine un vaste espace est remodelé depuis un quinzaine d’années.
Après la l’édification du siège de la Direction Production Transport d’EDF, puis de celui de la Banque Populaire, de logements et bureaux, il reste 20 ha à restructurer.
Patrimoine industriel
Cet espace est occupé par des transformateurs (qu’EDF prévoir de miniaturiser) et par les bâtiments des deux centrales de production d’électricité historiques aujourd’hui désaffectées. Elles constituent un patrimoine industriel précieux mais difficile à reconvertir du fait de leur caractère monumental.
Un centre de production cinématographique
http://www.plainecommune.fr/gallery_images/site_1/18/PLEYELBESSON.gif
DR
Le groupe de production du réalisateur (Europacorp) envisage sur un premier site de 4 ha de créer un centre de production cinématographique, des bureaux, des locaux de post-production, dans le cadre d’une unité à l’échelle européenne intégrant les besoins propres du groupe et une offre de location de moyens de production.
Un parc de loisirs
Un parc de loisirs sur le thème du cinéma pourrait voir le jour sur 9 ha supplémentaires, le projet n’est, à ce jour, qu’à l’état de réflexion.
Des incertitudes et des atouts
Un groupe de suivi a été mis en place par le prefet de la Seine-Saint-Denis.
Des incertitudes persistent à propos de ce projet : son montage financier, sa compatibilité avec les projets des villes, les accompagnements nécessaires (bretelle de l’autoroute…) Mais il présente de forts avantages : il offre une destination à un site en souffrance, valorise le patrimoine industriel, contribue au désenclavement du quartier, renforce la filière audiovisuelle du territoire