Fredo
October 21st, 2004, 09:47 PM
Un projet pour le 5ème centenaire du Havre : la digue « Hermine », digue bâtie de pleine mer
http://www.lehavreestavous.com/images/big_digue.jpg
Le Havre fêtera le 7 février 2017 son cinquième centenaire. Il faut, pour ce rendez-vous historique, un projet à la hauteur du pari de François 1er : Construire un port et une ville, dans une crique, sur des marais. Le 16 avril 1517, le premier coup de pioche fut donné et, le 24 octobre 1518, la nef « Hermine », accompagnée de la nef « Loyse » furent les premiers navires à entrer dans le nouveau port du Havre.
Le Havre, un dialogue entre terre et mer
Toute l’histoire de la construction de la ville et du port du Havre s’est faite sur la mer. De 1664, et la construction, sur ordre de Louis XIV des épis de protection le long de la plage, aux travaux du bassin de la Barre initiés par Napoléon 1er, à l’achèvement du bassin du commerce en octobre 1820, ou à l’inauguration du nouvel avant-port en 1935
Une vie portuaire et balnéaire
Mais, au-delà de ces travaux à but économique, le balnéaire n’a pas été oublié, au point de faire du Havre une station réputée. La baie du Havre, une des plus belles d’Europe, offre en effet un cadre idéal. La promenade en bord de mer fait partie des « cultures havraises » depuis toujours. La création du boulevard maritime, achevé en 1888, a offert aux Havrais un véritable balcon sur la mer. Il a été complété en 1895 par l’esplanade du bout de l’avenue Foch. En 1906 fut construite la digue nord. En 1930, la municipalité entreprend de prolonger le boulevard maritime jusqu’à la jetée. C’est la création du boulevard Clemenceau inauguré en 1931. La reconstruction du Havre, après les bombardements de 1944 a gardé cet urbanisme.
Un espace qui devient une ville en été
La facade maritime du Havre, sa baie et sa plage sont donc ses principaux atouts et, avec la forêt de Montgeon, un grand espace de liberté et de loisir pour les Havrais. Au mois d’août on peut compter 60 000 personnes sur les 2 kilomètres carrés des plages du Havre et de Sainte Adresse. La voile et les sports nautiques se sont démocratisés et , du 15 avril au 31 octobre, les cabanes de plages deviennent de vraies résidences du week-end.
Une promenade de près d’un kilomètre
Une plage promenade, de 900 mètres de longueur, fut inaugurée en 1994, Cette « nouvelle plage », réalisée il y a dix ans fait désormais partie du paysage havrais. Elle se compose de jardins à l’anglaise, de trois promenades sur front de mer, d’une rivière, de restaurants, installés sur seize plates-formes de 144 m2, et de jeux pour enfants. Depuis dix ans, elle remporte un grand succès auprès de la population, sans pour autant attirer des touristes. Il faut donc faire davantage, d’autant plus que le projet entier n’a pas été réalisé jusqu’à l’esplanade et que les deux extrémités de cette promenade n’offrent pas de perspective. D’autre part, les galets continuent de s’accumuler sur la plage, au rythme de 18 000 m3 par ans.
Un attrait qui reste insuffisant
Malgré le pavillon bleu, qui témoigne de la qualité des eux de baignade, il est vrai que, à marée haute, la plage reste une plage de galets, moins attirante que les plages de sable de basse Normandie, Deauville, Trouville ou Cabourg. L’espace de promenade est également limité à des allers et retours entre Le Havre et Sainte Adresse. Il est donc temps de répondre à ce défi par un projet de taille.
Accomplir les mutations du Havre
En lançant, le 21 janvier 1990, le défi H-1000 qui comprenait le projet de classement du Havre en station balnéaire, je voulais aussi accompagner une mutation du Havre. Ville portuaire, elle devait aussi s’affirmer comme ville maritime, avec ses atouts balnéaires, de loisirs et de plaisance. Dans le cadre du projet 2007-2017, je soumet donc aux Havrais un projet audacieux : La digue Pleine Mer.
La digue « Peine mer »
Il s’agit d’une digue bâtie sur la mer, de 800 mètres de long et de 20 mètres de large, partant du cap de la Hève, peut-être du rond-point des Régates à Sainte-Adresse, et se terminant en arrondi au niveau de la porte océane. Cette digue promenade comprend quatre bâtiments bas et des points d’accostage pour des voiliers. Elle est suffisamment haute pour permettre des promenades en toutes saisons. Ses 16 000 m2 seront soumis à un concours d’architectes – paysagistes.
Grâce à elle : Une plage de sable
Cette digue aurait aussi l’avantage de protéger la plage des dépôts de galets, 18 000 m3 par an, en contribuant à en faire une plage avec davantage de sable, même à marée haute. S’il faudra veiller à draguer le fond de ce « lagon havrais » il faut considérer qu’il s’agira d’un des plus beaux espaces nautique d’Europe. Ce nouveau visage du Havre n’oubliera pas les vagues et la pleine mer. La passe de la digue sera un lieu privilégié pour la pêche et les amateurs de haute mer seront au contact direct de l’Océan, sur une digue faite pour la promenade, en toute sécurité.
A côté de Port 2000, un Havre 2000
Port 2000 comprend au total plus de 10 kilomètres de digues. A côté de ce grand projet portuaire, un grand projet balnéaire donnerai au Havre un nouvel atout pour l’avenir. Ce projet accompagnera aussi le Havre comme port d’escale de paquebots, de compétitions nautiques et d’évènements maritimes.
« Hermine » , avec un H comme Havre
En nommant ce projet « Hermine » je rends hommage au premier navire client du port du Havre, le 24 octobre 1718 et à sa création de volonté royale. Ce nom, qui était le nom de la nef, est le nom du projet. Il pourra être modifié si un autre nom s’impose.
Un projet populaire, soumis au vote des Havrais
De nombreuses études complémentaires seront bien sûr nécessaires, notamment pour mesurer l’incidence sur les courants marins, l’environnement, la flore et la faune marine et l’envasement, comme ce fut le cas pour d’autres aménagements. Mais, au stade de sa présentation, ce projet est réaliste et réalisable. Il rapprochera encore plus les générations futures de la mer, qu’il nous faut protéger et défendre. Il doit donc avant tout appartenir à la volonté des Havrais. Si un nombre de soutiens suffisant l’accompagne, nous veillerons aussi à rendre cette digue, dont des espaces seront loués, propriété des Havrais eux-mêmes en créant des parts de co-propriétés rendant, à côté des collectivités, et en complément des fonds européens, nos concitoyens volontaires « co-actionnaires » de cet espace de rêve et d’évasion !
Pour ou contre, que le débat s’engage, et qu’avec lui, se poursuive l’histoire d’ amour de cinq siècles entre un peuple, une mer et une ville !
http://www.lehavreestavous.com/images/big_digue.jpg
Le Havre fêtera le 7 février 2017 son cinquième centenaire. Il faut, pour ce rendez-vous historique, un projet à la hauteur du pari de François 1er : Construire un port et une ville, dans une crique, sur des marais. Le 16 avril 1517, le premier coup de pioche fut donné et, le 24 octobre 1518, la nef « Hermine », accompagnée de la nef « Loyse » furent les premiers navires à entrer dans le nouveau port du Havre.
Le Havre, un dialogue entre terre et mer
Toute l’histoire de la construction de la ville et du port du Havre s’est faite sur la mer. De 1664, et la construction, sur ordre de Louis XIV des épis de protection le long de la plage, aux travaux du bassin de la Barre initiés par Napoléon 1er, à l’achèvement du bassin du commerce en octobre 1820, ou à l’inauguration du nouvel avant-port en 1935
Une vie portuaire et balnéaire
Mais, au-delà de ces travaux à but économique, le balnéaire n’a pas été oublié, au point de faire du Havre une station réputée. La baie du Havre, une des plus belles d’Europe, offre en effet un cadre idéal. La promenade en bord de mer fait partie des « cultures havraises » depuis toujours. La création du boulevard maritime, achevé en 1888, a offert aux Havrais un véritable balcon sur la mer. Il a été complété en 1895 par l’esplanade du bout de l’avenue Foch. En 1906 fut construite la digue nord. En 1930, la municipalité entreprend de prolonger le boulevard maritime jusqu’à la jetée. C’est la création du boulevard Clemenceau inauguré en 1931. La reconstruction du Havre, après les bombardements de 1944 a gardé cet urbanisme.
Un espace qui devient une ville en été
La facade maritime du Havre, sa baie et sa plage sont donc ses principaux atouts et, avec la forêt de Montgeon, un grand espace de liberté et de loisir pour les Havrais. Au mois d’août on peut compter 60 000 personnes sur les 2 kilomètres carrés des plages du Havre et de Sainte Adresse. La voile et les sports nautiques se sont démocratisés et , du 15 avril au 31 octobre, les cabanes de plages deviennent de vraies résidences du week-end.
Une promenade de près d’un kilomètre
Une plage promenade, de 900 mètres de longueur, fut inaugurée en 1994, Cette « nouvelle plage », réalisée il y a dix ans fait désormais partie du paysage havrais. Elle se compose de jardins à l’anglaise, de trois promenades sur front de mer, d’une rivière, de restaurants, installés sur seize plates-formes de 144 m2, et de jeux pour enfants. Depuis dix ans, elle remporte un grand succès auprès de la population, sans pour autant attirer des touristes. Il faut donc faire davantage, d’autant plus que le projet entier n’a pas été réalisé jusqu’à l’esplanade et que les deux extrémités de cette promenade n’offrent pas de perspective. D’autre part, les galets continuent de s’accumuler sur la plage, au rythme de 18 000 m3 par ans.
Un attrait qui reste insuffisant
Malgré le pavillon bleu, qui témoigne de la qualité des eux de baignade, il est vrai que, à marée haute, la plage reste une plage de galets, moins attirante que les plages de sable de basse Normandie, Deauville, Trouville ou Cabourg. L’espace de promenade est également limité à des allers et retours entre Le Havre et Sainte Adresse. Il est donc temps de répondre à ce défi par un projet de taille.
Accomplir les mutations du Havre
En lançant, le 21 janvier 1990, le défi H-1000 qui comprenait le projet de classement du Havre en station balnéaire, je voulais aussi accompagner une mutation du Havre. Ville portuaire, elle devait aussi s’affirmer comme ville maritime, avec ses atouts balnéaires, de loisirs et de plaisance. Dans le cadre du projet 2007-2017, je soumet donc aux Havrais un projet audacieux : La digue Pleine Mer.
La digue « Peine mer »
Il s’agit d’une digue bâtie sur la mer, de 800 mètres de long et de 20 mètres de large, partant du cap de la Hève, peut-être du rond-point des Régates à Sainte-Adresse, et se terminant en arrondi au niveau de la porte océane. Cette digue promenade comprend quatre bâtiments bas et des points d’accostage pour des voiliers. Elle est suffisamment haute pour permettre des promenades en toutes saisons. Ses 16 000 m2 seront soumis à un concours d’architectes – paysagistes.
Grâce à elle : Une plage de sable
Cette digue aurait aussi l’avantage de protéger la plage des dépôts de galets, 18 000 m3 par an, en contribuant à en faire une plage avec davantage de sable, même à marée haute. S’il faudra veiller à draguer le fond de ce « lagon havrais » il faut considérer qu’il s’agira d’un des plus beaux espaces nautique d’Europe. Ce nouveau visage du Havre n’oubliera pas les vagues et la pleine mer. La passe de la digue sera un lieu privilégié pour la pêche et les amateurs de haute mer seront au contact direct de l’Océan, sur une digue faite pour la promenade, en toute sécurité.
A côté de Port 2000, un Havre 2000
Port 2000 comprend au total plus de 10 kilomètres de digues. A côté de ce grand projet portuaire, un grand projet balnéaire donnerai au Havre un nouvel atout pour l’avenir. Ce projet accompagnera aussi le Havre comme port d’escale de paquebots, de compétitions nautiques et d’évènements maritimes.
« Hermine » , avec un H comme Havre
En nommant ce projet « Hermine » je rends hommage au premier navire client du port du Havre, le 24 octobre 1718 et à sa création de volonté royale. Ce nom, qui était le nom de la nef, est le nom du projet. Il pourra être modifié si un autre nom s’impose.
Un projet populaire, soumis au vote des Havrais
De nombreuses études complémentaires seront bien sûr nécessaires, notamment pour mesurer l’incidence sur les courants marins, l’environnement, la flore et la faune marine et l’envasement, comme ce fut le cas pour d’autres aménagements. Mais, au stade de sa présentation, ce projet est réaliste et réalisable. Il rapprochera encore plus les générations futures de la mer, qu’il nous faut protéger et défendre. Il doit donc avant tout appartenir à la volonté des Havrais. Si un nombre de soutiens suffisant l’accompagne, nous veillerons aussi à rendre cette digue, dont des espaces seront loués, propriété des Havrais eux-mêmes en créant des parts de co-propriétés rendant, à côté des collectivités, et en complément des fonds européens, nos concitoyens volontaires « co-actionnaires » de cet espace de rêve et d’évasion !
Pour ou contre, que le débat s’engage, et qu’avec lui, se poursuive l’histoire d’ amour de cinq siècles entre un peuple, une mer et une ville !