soyous_2040
October 9th, 2011, 08:15 PM
Algérie : encore des progrès à faire concernant les femmes, l’eau, l’environnement et les technologies
L’Algérie devrait atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par l’ONU. C’est la conclusion du rapport 2011 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (http://www.beta.undp.org/content/dam/undp/library/MDG/french/UNDP-ADFB-MDG-FR-2011.pdf). Les huit objectifs du millénaire pour le développement ont été définis et adoptés en 2000 à l’ONU. D’ici 2015, ils devront être atteints par tous les pays signataires. L’Algérie elle‑même n’a pas encore réalisé ces objectifs.
Le premier concerne l’élimination de la pauvreté et de la faim. Dans ce domaine, l’Algérie est plutôt bien classée, avec une hausse de 26 % de l’évolution de la population en âge de travailler et de 21 % du PIB par habitant entre 1990 et 2009.
La politique de l’emploi est par ailleurs citée en exemple dans le rapport, jugée « particulièrement ambitieuse » et ayant donné des « résultats indéniables », avec la mise en place de programmes de travaux publics et de subventions aux entreprises pour les inciter à embaucher des chômeurs. Le rapport met particulièrement en avant les dépenses de protection sociale de l’Algérie, qui représentent 11 % du budget de l’État. La dépense sociale est en effet pour l’ONU un critère essentiel pour la réalisation des OMD.
En ce qui concerne la lutte contre la faim, l’Algérie enregistre la meilleure performance du continent africain, avec une diminution de 67,26 % de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5 ans.
L’Algérie a déjà atteint le deuxième objectif qui concerne l’éducation primaire pour tous les enfants. Le taux de scolarisation dans le primaire dépasse en effet les 95 % fixé par l’ONU. Cependant, l’Algérie a encore des progrès à faire en matière d’enseignement des filles, puisque selon le rapport, le taux d’achèvement du primaire des garçons dépasse encore de 10 % celui des filles en 2008.
Mauvais point également pour le troisième objectif : l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Même si la parité dans l’enseignement primaire est respectée – les garçons et les filles ont le même accès à l’école –, les choses s’aggravent avec l’âge. La représentation des femmes salariées dans le secteur non agricole ne dépassait pas les 12 % en 2007 et la représentation des femmes au Parlement reste inférieure à 10 %. L’Algérie est en queue du peloton africain avec un taux qui est passé de 2 à 8 % entre 1990 et 2010.
L’Algérie est en revanche « en bonne voie », selon le rapport, pour réaliser le quatrième objectif, à savoir la réduction de deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Ce taux a déjà baissé de 45 % depuis 1990, grâce à l’amélioration du niveau d’éducation des mères, au renforcement des systèmes de santé et à l’accès amélioré aux services de santé. En 2009, on comptait autour de 30 morts pour mille naissances contre plus de 50 en 1990. L’objectif est d’atteindre les 25 pour mille d’ici 2015.
Le cinquième objectif est relatif à la santé maternelle. L’Algérie est déjà bien classée en Afrique avec un taux de 120 décès de mères pour 100 000 naissances vivantes en 2008. Ce bon résultat est la conséquence de l’amélioration des conditions d’accouchements, puisque quasiment la totalité des accouchements se font aujourd’hui dans le pays sous l’assistance de personnel de santé qualifié. Autre élément positif : le taux de prévalence contraceptive dépasse les 60 % chez les femmes en âge d’avoir des enfants.
Un taux de prévalence du VIH proche de zéro
Dans son rapport, le PNUD évoque peu le cas de l’Algérie concernant l’objectif six qui concerne la lutte contre le VIH et le paludisme. Les données n’étaient pas disponibles pour le paludisme. Concernant le sida, le rapport évoque simplement le taux de prévalence du VIH chez les adultes, qui est en Algérie le plus faible du continent, proche de zéro.
Le septième objectif s’intéresse à la préservation d’un « environnement durable ». Rappelant que l’Afrique est très peu productrice de CO2 (moins de 4 % des émissions mondiales), le rapport remarque tout de même que ces émissions augmentent, parfois fortement dans certains pays. L’Algérie a ainsi vu ses émissions de CO2 passer de 3 tonnes à un peu plus de 4 tonnes entre 1990 et 2007. C’est le cinquième pays africain dans ce domaine.
Les autres critères pointent également les faiblesses du pays pour réaliser cet objectif. Entre 1990 et 2009, les zones géographiques protégées ont peu augmenté, passant de 6,2 à 6,3 % du territoire. Plus grave, le pays a régressé dans le taux d’accès à des sources d’eau améliorées. Il est passé de 90 à 80 % entre 1990 et 2008, les zones urbaines étant les plus concernées. En revanche, l’accès à des infrastructures d’assainissement a quant à lui progressé pour atteindre 98 % en 2008, avec la meilleure performance du continent dans les zones urbaines.
Enfin, le huitième et dernier objectif concerne l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans ce domaine l’Algérie est en retrait, avec à peine 7 lignes téléphoniques fixes pour 100 habitants et 13,47 utilisateurs d’internet pour 100 habitants. Seul point positif : l’Algérie est dans le top 5 africain de la téléphonie mobile avec 90 abonnés à un service de téléphonie mobile pour 100 habitants.
Source: TSA (http://www.tsa-algerie.com/divers/algerie-encore-des-progres-a-faire-concernant-les-femmes-l-eau-l-environnement-et-les_17652.html)
L’Algérie devrait atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés par l’ONU. C’est la conclusion du rapport 2011 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (http://www.beta.undp.org/content/dam/undp/library/MDG/french/UNDP-ADFB-MDG-FR-2011.pdf). Les huit objectifs du millénaire pour le développement ont été définis et adoptés en 2000 à l’ONU. D’ici 2015, ils devront être atteints par tous les pays signataires. L’Algérie elle‑même n’a pas encore réalisé ces objectifs.
Le premier concerne l’élimination de la pauvreté et de la faim. Dans ce domaine, l’Algérie est plutôt bien classée, avec une hausse de 26 % de l’évolution de la population en âge de travailler et de 21 % du PIB par habitant entre 1990 et 2009.
La politique de l’emploi est par ailleurs citée en exemple dans le rapport, jugée « particulièrement ambitieuse » et ayant donné des « résultats indéniables », avec la mise en place de programmes de travaux publics et de subventions aux entreprises pour les inciter à embaucher des chômeurs. Le rapport met particulièrement en avant les dépenses de protection sociale de l’Algérie, qui représentent 11 % du budget de l’État. La dépense sociale est en effet pour l’ONU un critère essentiel pour la réalisation des OMD.
En ce qui concerne la lutte contre la faim, l’Algérie enregistre la meilleure performance du continent africain, avec une diminution de 67,26 % de l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5 ans.
L’Algérie a déjà atteint le deuxième objectif qui concerne l’éducation primaire pour tous les enfants. Le taux de scolarisation dans le primaire dépasse en effet les 95 % fixé par l’ONU. Cependant, l’Algérie a encore des progrès à faire en matière d’enseignement des filles, puisque selon le rapport, le taux d’achèvement du primaire des garçons dépasse encore de 10 % celui des filles en 2008.
Mauvais point également pour le troisième objectif : l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Même si la parité dans l’enseignement primaire est respectée – les garçons et les filles ont le même accès à l’école –, les choses s’aggravent avec l’âge. La représentation des femmes salariées dans le secteur non agricole ne dépassait pas les 12 % en 2007 et la représentation des femmes au Parlement reste inférieure à 10 %. L’Algérie est en queue du peloton africain avec un taux qui est passé de 2 à 8 % entre 1990 et 2010.
L’Algérie est en revanche « en bonne voie », selon le rapport, pour réaliser le quatrième objectif, à savoir la réduction de deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans. Ce taux a déjà baissé de 45 % depuis 1990, grâce à l’amélioration du niveau d’éducation des mères, au renforcement des systèmes de santé et à l’accès amélioré aux services de santé. En 2009, on comptait autour de 30 morts pour mille naissances contre plus de 50 en 1990. L’objectif est d’atteindre les 25 pour mille d’ici 2015.
Le cinquième objectif est relatif à la santé maternelle. L’Algérie est déjà bien classée en Afrique avec un taux de 120 décès de mères pour 100 000 naissances vivantes en 2008. Ce bon résultat est la conséquence de l’amélioration des conditions d’accouchements, puisque quasiment la totalité des accouchements se font aujourd’hui dans le pays sous l’assistance de personnel de santé qualifié. Autre élément positif : le taux de prévalence contraceptive dépasse les 60 % chez les femmes en âge d’avoir des enfants.
Un taux de prévalence du VIH proche de zéro
Dans son rapport, le PNUD évoque peu le cas de l’Algérie concernant l’objectif six qui concerne la lutte contre le VIH et le paludisme. Les données n’étaient pas disponibles pour le paludisme. Concernant le sida, le rapport évoque simplement le taux de prévalence du VIH chez les adultes, qui est en Algérie le plus faible du continent, proche de zéro.
Le septième objectif s’intéresse à la préservation d’un « environnement durable ». Rappelant que l’Afrique est très peu productrice de CO2 (moins de 4 % des émissions mondiales), le rapport remarque tout de même que ces émissions augmentent, parfois fortement dans certains pays. L’Algérie a ainsi vu ses émissions de CO2 passer de 3 tonnes à un peu plus de 4 tonnes entre 1990 et 2007. C’est le cinquième pays africain dans ce domaine.
Les autres critères pointent également les faiblesses du pays pour réaliser cet objectif. Entre 1990 et 2009, les zones géographiques protégées ont peu augmenté, passant de 6,2 à 6,3 % du territoire. Plus grave, le pays a régressé dans le taux d’accès à des sources d’eau améliorées. Il est passé de 90 à 80 % entre 1990 et 2008, les zones urbaines étant les plus concernées. En revanche, l’accès à des infrastructures d’assainissement a quant à lui progressé pour atteindre 98 % en 2008, avec la meilleure performance du continent dans les zones urbaines.
Enfin, le huitième et dernier objectif concerne l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans ce domaine l’Algérie est en retrait, avec à peine 7 lignes téléphoniques fixes pour 100 habitants et 13,47 utilisateurs d’internet pour 100 habitants. Seul point positif : l’Algérie est dans le top 5 africain de la téléphonie mobile avec 90 abonnés à un service de téléphonie mobile pour 100 habitants.
Source: TSA (http://www.tsa-algerie.com/divers/algerie-encore-des-progres-a-faire-concernant-les-femmes-l-eau-l-environnement-et-les_17652.html)