View Full Version : Sarkozy, l'explosion en plein vol


benmabillon
October 30th, 2004, 10:52 PM
Je pense que rarement depuis Bernard Tapie homme politique en France aura poussé la confusion mentale aussi loin. Un long entretien de Sarkozy dans le dernier L'Express où je pense que l'on voit les ingrédients vils et tourbillonants qui vont le faire disparaître de lui-même à l'UMP dans les mois qui viennent.
Y'a pas de craintes à avoir pour 2007. Adieu Concino Concini.

L'Express du 01/11/2004

Religions, République, intégration
Sarkozy s'explique

propos recueillis par Denis Jeambar

Il y a, désormais, une manière Sarkozy de faire de la politique. Une méthode dont le secret est le parler-vrai. Nicolas Sarkozy a choisi de dire (presque) tout ce qu'il pense. Sur (presque) tous les sujets. Dans un livre qui vient de paraître - La République, les religions, l'espérance aux éditions du Cerf - le voici qui redéfinit la République, la laïcité, les relations entre l'Etat et les religions. Ses idées méritent d'alimenter des débats, car elles marquent une volonté, ou une stratégie, de rupture dans l'histoire de notre pays. L'ancien ministre des Cultes brise les frontières entre le temporel et le spirituel. Parce que, soutient-il, la religion seule crée vraiment l'espérance. Ainsi compte-t-il sur la création d'un islam de France, financé par l'Etat, pour redonner de l'espoir dans les banlieues en déshérence et rassurer, dit-il, «5 millions de musulmans français». Ce livre choc soulève un nombre considérable de questions que L'Express lui a posées dans un entretien qui a pris une tournure inédite: à l'interpellation républicaine, Sarkozy a choisi de répondre de manière offensive. Un échange qui le montre tel qu'il est: un homme politique hyperactif, toujours prêt à s'exposer, à s'expliquer, à tenter de disqualifier son contradicteur. D'où cet entretien musclé qui tranche avec le langage policé de la politique


La lecture de votre livre est dérangeante. On en ressort avec le sentiment que ceux qui croient sont plus respectables que ceux qui ne croient pas. Cette empathie qui imprègne votre ouvrage est-elle le fruit de votre propre foi ou la marque d'un homme qui ne croit pas à grand-chose et qui, comme vous l'écrivez, «s'intéresse à tout ce qu'il n'est pas»?

Où avez-vous pu bien trouver une idée pareille? Je me garde bien de juger quiconque! Ce livre est, avant tout, marqué par une très grande tolérance. Nous sommes dans une société qui glorifie toutes les différences. Tout ce qui est différent est frappé du sceau de l'identité et de l'originalité. Sauf quand on exprime une différence religieuse. J'ai donc voulu dire que ceux qui croient sont aussi respectables que tous les autres. La Gay Pride est devenue un phénomène culturel, il ne viendrait à personne l'idée de la critiquer. Les rave-parties sont vécues comme le symbole d'une génération. A l'école, la couleur des cheveux ou le piercing sont, aujourd'hui, des signes de liberté. En revanche, dans notre société, exprimer sa croyance religieuse est devenu plus difficile. Je décris un phénomène qui me semble difficilement contestable.


Vous éprouvez vraiment ce sentiment-là?


Oui, car nous sommes passés d'une laïcité de combat, celle du «petit père Combes», nécessaire à une certaine époque, à une laïcité tellement militante qu'elle revient à faire passer comme un risque pour la liberté des gens qui, par leur foi, n'expriment finalement qu'une espérance. L'homme ne peut pas se définir par rapport au néant. Il ne peut pas être indifférent à la question de savoir d'où il vient et où il va. Si l'homme se voit comme une fin en soi, il est l'homme-Dieu et je redoute qu'il soit alors fondamentalement intolérant. Je me reconnais dans tous ces Français dont une partie d'eux-mêmes les pousse à croire et l'autre à douter. Le monde, à mes yeux, n'est pas séparé entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Chaque homme a sa part de doute et sa part d'espérance. L'idée même de poser la question de l'espérance est-elle dérangeante? Je ne le pense pas: c'est au contraire une forme parmi les plus abouties de la tolérance dont notre société a tant besoin.

«Le droit de croire et de pratiquer une religion est aussi important que le droit de manifester»

De toute évidence, ce qui vous anime dans ce livre, c'est une volonté de rupture. Rupture, parce que les hommes politiques, depuis le début du XIXe siècle, ont veillé à séparer le spirituel du temporel. Ce fut une âpre bataille qui aboutit à la loi de 1905 séparant les Eglises et l'Etat et organisant leurs relations. Vous donnez même l'impression d'ignorer délibérément cette longue histoire, le caractère conflictuel, voire violent, de l'affrontement entre catholicisme et démocratie, l'antagonisme entre le catéchisme catholique et le catéchisme républicain au milieu et à la fin du XIXe siècle. Vous passez outre aussi au sort réservé par Napoléon au judaïsme et au Grand Sanhédrin, l'assemblée des notables juifs, victime d'un décret infâme en 1808 qui rejeta les juifs hors du droit pendant dix ans. La place de la religion dans la République est le fruit de cette histoire que vous ignorez en refusant, au fond, que ces contraintes soient aussi fortes pour l'islam aujourd'hui.


La rupture pour la rupture n'a aucun sens. J'essaie de réfléchir sur la place des religions au sein de la République. La croyez-vous si faible, la République, pour être à ce point craintif? Par ailleurs, à quel moment, à travers quelle proposition ai-je demandé un sort particulier pour l'islam? Je dis même le contraire en demandant que chaque religion ait les mêmes droits et les mêmes devoirs. Je ne demande aucun privilège pour l'islam. Mais est-ce que les droits sont identiques quand on ne peut pratiquer sa religion dans les mêmes conditions? Demander les mêmes droits pour la dernière religion implantée en France, est-ce exiger une indulgence particulière? La France est multiple. Il faut regarder cette réalité en face. Dans la laïcité à la française, le droit de croire et de pratiquer une religion est aussi important que le droit de manifester, de protester, de s'exprimer. Qui ne comprend qu'on sera d'autant plus fort pour faire respecter les mêmes devoirs que l'on sera juste?

Si je vous suis bien dans votre raisonnement, vous cherchez, au fond, à offrir, très vite, aux musulmans une situation comparable à celle de l'Eglise catholique, situation née, elle, d'une très longue histoire.
Parce que je me sens profondément républicain, j'essaie d'être équitable pour éviter les humiliations et les frustrations qui nourrissent l'extrémisme. Je voudrais éviter que les musulmans subissent ce que les catholiques, les protestants, les juifs ont subi. Faut-il une nouvelle guerre de religion? Dans la République, les hommes sont égaux en droits et en devoirs.

J'ai plutôt le sentiment que, dans la République actuelle, on exerce ses droits sans beaucoup se préoccuper de ses devoirs.
Ce n'est pas aussi simple que cela. J'ai été ministre de l'Intérieur pendant deux ans et, unanimement, on a souligné que je menais une politique ferme qui mettait en exergue la question des devoirs. Mais, en me rendant pour la première fois à la grande mosquée de Lyon, et de manière assez bouleversante pour moi, en prenant la parole devant 3 000 personnes, en présence d'ailleurs du cardinal Barbarin et du grand rabbin de Lyon, j'ai réalisé qu'à Lyon, qui n'est pas vraiment une ville musulmane, l'idée même d'une mosquée qui était, il y a dix ans, sujet à polémique ne posait plus aujourd'hui de problème.

C'est bien la preuve que les choses évoluent, se font et assez vite.
De votre point de vue, certainement. Du point de vue de celui qui vit cette réalité comme une injustice, non. Dans la plupart des grandes villes de France, il n'y a pas de lieux publics dédiés à la prière. Une grande mosquée ne pose pas de problème; ce peut même être un facteur d'intégration. Il faut avancer dans cette voie-là, car c'est la seule façon de décourager les intégristes. Ce qui pose problème, ce sont les lieux de culte clandestins dans les caves et les garages, qui se développent faute d'édifices religieux au grand jour. En quoi dire cela serait-il en contradiction avec l'idéal républicain? C'est tout le contraire!

«L'espérance spirituelle n'est pas contradictoire avec l'idéal républicain»

Parce que l'Etat ne construit pas des églises, des temples ou des synagogues...
Parlons-en, justement. Le problème est passionnant. On dit aux musulmans, renoncez aux influences et autorités étrangères pour construire vos lieux de culte et on a raison. Mais on en tire la conclusion: pas d'argent public pour les financer. Quelle logique! Qu'est-ce qui se passe avec cette communauté cultuelle? Elle est plus pauvre que les autres parce que ses membres sont les héritiers des immigrés qui sont venus dans les années 1960 fabriquer des voitures et construire des autoroutes. En quoi dire cela est-il une vérité dérangeante? Je ne suis pas quelqu'un de pratiquant et, ce n'est pas le moindre des paradoxes, cela ne me décourage nullement de m'intéresser à la question spirituelle. Mon livre n'est pas un acte de militantisme pour une religion, encore moins de prosélytisme. Il est simplement une marque d'intérêt pour une partie de nos compatriotes qui espèrent. J'essaie de démontrer cette idée à laquelle je crois profondément: l'espérance spirituelle n'est pas contradictoire avec l'idéal républicain. Ce n'est pas seulement en construisant des terrains de football qu'on fera comprendre à un jeune perdu dans une banlieue devenue une impasse que la vie d'une jeune femme et de son enfant, qu'il prend en leur fonçant dessus en voiture, n'est pas un bien de consommation comme un autre, que cette vie est fragile et unique, qu'elle doit être respectée.

Dès le début du livre, vous abattez vos cartes, celle d'un adepte du libéralisme aussi bien politique qu'économique, en citant Tocqueville. La phrase que vous placez en exergue est éloquente, puisque l'auteur de De la démocratie en Amérique y dit que «la religion est beaucoup plus nécessaire dans les républiques démocratiques que dans toutes les autres». Quand on vous lit, on comprend bien que vous adhérez à cette formule et que vous voulez replacer le fait religieux au centre de la société.
Non, je place la question spirituelle au cœur de l'existence de l'homme. C'est tout et c'est déjà beaucoup. La question la plus importante pour l'homme est la question spirituelle: la vie est-elle le fruit du hasard? Cela va bien au-delà de la religion, des Eglises, des curés, des rabbins et des imams. Est-ce une faute pour un homme politique que de s'interroger sur le sens de l'existence? A la République, le temporel, c'est-à-dire l'organisation de la vie telle qu'elle est; aux religions, le spirituel, c'est-à-dire la réflexion sur le sens et le pourquoi de la vie.


Bien sûr. Mais je pose cette question: l'idéal républicain peut-il répondre à toutes les questions? La réponse est non. L'homme politique peut s'intéresser à la question spirituelle sans mettre en cause les valeurs de la République. Je me suis reconnu dans la démarche de François Mitterrand sur la fin de sa vie, lorsqu'il s'est tourné vers cette question de la mort et de l'existence de quelque chose de surnaturel. Je l'avais accompagné en Ouzbékistan, à Samarkand: il avait visité quatre cimetières alors que la mort était déjà en lui. Ministre des Cultes, j'ai eu à dialoguer au quotidien avec un univers qui ne comprend pas les réflexes d'intolérance qui s'adressent à lui.

Vous savez bien que votre position va être débattue. Pourquoi avoir choisi d'ouvrir ce débat? Je vois trois hypothèses, qui peuvent, d'ailleurs, se compléter. Parce que vous êtes croyant et que vous éprouvez la nécessité d'un retour du spirituel. Parce que, politiquement, vous pensez qu'il faut que la République change de chemin. Parce que, électoralement, vous travaillez ainsi des clientèles. Dans le livre, votre éloge répété, insistant, des musulmans, des catholiques, des protestants et des juifs ressemble aussi à un exercice de séduction.

En quoi serait-il noble pour le directeur de L'Express de vouloir séduire le plus grand nombre de lecteurs et serait-il indigne pour l'homme politique de vouloir convaincre le plus grand nombre d'électeurs? Pourquoi vit-on la démarche de compréhension de l'électeur comme quelque chose de démagogique? La séduction n'est pas la raison de ce livre. J'ai écrit un livre plus personnel, peut-être étonnant pour celui qu'on décrit comme épris d'action et d'immédiateté. La réalité, c'est que je me suis intéressé à cette question des cultes et que j'ai surtout compris combien tous ces hommes qui croient se ressemblent. J'ai pris la mesure de certains malentendus et ce sont eux que je voudrais contribuer à lever.

La politique, à mes yeux, fabrique le lien social, elle donne des raisons de vivre ensemble, elle est à l'origine du contrat social...
... je dirais même que c'est elle qui donne de l'espoir...

Alors, pourquoi, dans le titre même de votre livre et à de nombreuses occasions dans votre texte, vous assimilez religion et espérance. Votre insistance fait qu'on en retire le sentiment très fort que la religion a l'exclusivité de l'espérance. Là encore, vous prenez un risque important. Jusqu'alors, pour les citoyens et les électeurs, la République incarnait l'espérance, c'est-à-dire l'espoir d'une vie meilleure. Comment pouvez-vous abandonner ainsi le champ de l'espérance au religieux? Compter sur l'islam, comme vous le faites, pour ramener la paix sociale dans les banlieues me rappelle l'espoir mis dans l'islam pour vaincre les Russes en Afghanistan. On connaît la suite de l'histoire...
D'abord, y a-t-il une seule espérance? Je n'ai jamais dit cela. Qu'est-ce qu'un homme qui croit? C'est un homme qui espère. Il faut que vous me démontriez que ce n'est pas vrai. La démarche de la foi, c'est une démarche d'espérance face à l'inévitable. J'étais, ce matin, à l'enterrement d'un de mes amis. Il y avait sa femme, ses enfants, ses proches. Que venions-nous faire à ces obsèques? Face à l'inévitable, nous cherchions l'espérance. Autour de ce défunt, nous nous disions que sa vie d'homme n'avait pas servi à rien. Cela peut paraître naïf ou consumériste, mais c'est ainsi: nous étions rassemblés pour espérer. La République, comme vous le dites, c'est l'espoir d'une vie meilleure dans le temporel. La religion, c'est l'espérance d'une vie meilleure dans l'au-delà. Reconnaître l'espérance qu'incarne la religion, ce n'est donc pas nier l'espérance qu'incarne la République. J'affirme que religion et République sont complémentaires. Mais si l'espérance républicaine suffit à vous combler, c'est votre droit le plus absolu. Admettez la réciproque pour les autres.

Tout de même, j'y reviens, vous donnez à croire que l'espérance incarnée par l'islam va remettre de l'ordre dans les banlieues.
N'êtes-vous pas réducteur? Je ne suis pas si naïf, mais à l'inverse convenons que, si l'on veut donner du sens à la vie, si l'on veut que ces jeunes qui n'ont que la religion de l'argent, de la drogue, de la violence et de la télévision apprennent à respecter l'autre, le discours d'un homme de foi et de paix peut être utile. Un lieu de culte est un espace où se retrouvent des gens différents pour y trouver de l'espérance. Et quand vous me dites «regardez l'islam en Afghanistan», vous pratiquez l'amalgame parce que vous ne voyez la religion qu'à travers les extrémistes et les fous de Dieu qui ont bafoué le message de paix originel. Vous dites, dans votre posture, «attention aux religions!» comme on disait «attention aux hérétiques!», mais la religion ne se réduit pas à l'extrémisme. Tout musulman n'est pas un islamiste et tout l'islam ne se réduit pas à Ben Laden et aux Twin Towers. A mon tour de vous appeler à la mesure et à la tolérance.


Ce n'est pas ce que je dis. Je ne dis pas que croire est une menace pour la paix. Je dis que la religion, qui relève de la sphère privée, s'installe dans la sphère publique, en clair prend en charge la vie dans certains quartiers difficiles, parce que la République, la politique, l'Etat sont défaillants et baissent les bras. Je sais que l'intégration est une tâche complexe, ce n'est pas une raison pour l'abandonner aux religions.
Qui vous parle d'abandon? Je crois plus qu'un autre aux vertus de la politique, j'y ai voué ma vie professionnelle, je vis un engagement républicain. Mais la République n'est pas une fin en soi, ce n'est pas l'alpha et l'oméga. Ce n'est pas elle qui répondra à la question de vos enfants sur votre cercueil: pourquoi est-il mort? Dire cela, c'est reconnaître les limites des réponses républicaines.

Ce n'est pas ce que j'attends de la République, puisque ça ne concerne que ma personne, le sens de ma seule vie. Encore qu'on puisse mourir pour sa patrie, au nom d'un idéal républicain et démocratique, c'est-à-dire en pensant aux autres...

Grande question, en effet. On peut même faire autre chose que mourir: on peut consacrer sa vie à ses idées. C'est ce que je fais. Je crois à un engagement temporel et républicain, mais une partie de moi s'interroge aussi sur l'après. Je ne peux pas croire que je sois le seul à me poser cette question-là. On ne peut pas tout maîtriser dans l'univers du temporel. On ne peut pas tout rationaliser et tout expliquer. C'est pour cela que je suis arrivé à la conclusion que l'intégration des musulmans, grand défi pour notre pays, avait tout à gagner à l'organisation d'un islam de France et tout à craindre d'un islam en France. Une identité humiliée est une identité radicalisée, donc dangereuse.

Dans votre éloge des religions, vous soulignez qu'il y a des comportements bien plus contestables et certainement plus dangereux que les comportements religieux. La politique débouche, parfois, sur des atrocités, les questions ethniques également, mais le fanatisme est très souvent le fruit de la religion. On a l'impression que vous minimisez ce risque. Il est pourtant bien réel, aujourd'hui, avec le fondamentalisme islamiste, que vous différenciez très curieusement de l'intégrisme. Vous ne jugez pas le fondamentalisme dangereux - «appliqué à soi-même, l'absolu n'est pas un danger pour la société», écrivez-vous - alors que pour le fondamentaliste le primat de la religion ne se limite pas à soi-même. Il est total. Il ne respecte en rien le libre arbitre de l'autre. Les penseurs musulmans qui défendent le libre arbitre sont, d'ailleurs, dénoncés comme traîtres.
J'ai essayé de mettre un peu de mesure dans tout cela pour éviter les amalgames. La foi implique parfois un engagement fondamental. En quoi cet engagement serait-il dangereux pour la société? Une personne qui va à la messe tous les matins ne représente aucun risque pour la République. Ce qui est dangereux, c'est vouloir imposer sa foi aux autres, y compris aux membres de sa propre famille.

Vous allez tout de même très loin dans la reconnaissance du rôle social de la religion. Vous expliquez que le fait religieux contribue à apaiser et à réguler une société de liberté et qu'il est facteur d'intégration. Vous précisez que, dans les banlieues en déshérence, la mosquée permet de faire reculer la drogue et la violence. Si c'est vrai, n'est-ce pas un terrible constat d'échec pour les valeurs républicaines, qui ne donnent plus de raisons d'espérer, et pour l'Etat, qui ne parvient plus à animer l'espace social? D'une certaine manière, c'est une capitulation. Vous allez jusqu'à écrire que l'engagement social et fraternel, c'est la responsabilité de l'Eglise et de ses prêtres. Là encore, quelle reculade pour la République, qui porte sur ses frontons la devise «Liberté, Egalité, Fraternité»!

Capitulation. Comme vous y allez! Quelle violence! Pour un homme tolérant, vous exprimez une grande intolérance dès que l'on prononce le mot religieux. Vous fait-il peur? A la fin du XIXe siècle et jusqu'à la fin des années 1950, la France est d'abord rurale, et l'intégration se fait par l'instituteur, qui enseigne la République, mais aussi par le curé, qui essaie de donner une morale. Ils s'ignorent, parfois ils se font la guerre, mais, vaille que vaille, c'est bien ainsi que la France avance. Aujourd'hui, la France profonde, c'est la France des banlieues. Il y a toujours les instituteurs, qui font un travail difficile, souvent seuls. Pas un quartier de nos villes sans écoles, sans collèges. Mais il y a moins de curés, de pasteurs, de rabbins. On ne peut nier ce changement-là! Où parle-t-on de la vie, de son sens, de respect, de paix? Je ne demande pas qu'on mette tous les enfants à la mosquée, au temple, à la synagogue ou à l'église. Je dis seulement: ne vous étonnez pas qu'ils ne respectent pas la vie des autres puisqu'on ne leur enseigne plus quel est son sens. Le devoir du politique est d'essayer de comprendre pourquoi ça ne marche plus. Votre réponse, c'est parce que la République est défaillante. Ma réponse, c'est parce que les institutions qui, à l'intérieur de la République, poussaient à la sérénité et à la concorde n'existent plus, ou en tout cas moins. Nos quartiers sont devenus trop souvent des déserts cultuels et culturels. On est passé du «trop» au «pas assez», et même au «vide». Il faut que dans les banlieues puisse aussi s'exprimer la dimension éducative d'une religion choisie en toute liberté. En parlant comme je vous parle, je pense, d'ailleurs, que je prouve mon attachement à la laïcité reconnue comme un droit et non une interdiction.


Certes, mais, même si vous vous en défendez, vous la réinventez quand vous dites: la laïcité «garantit le droit de vivre sa religion comme un droit fondamental de la personne... C'est la garantie pour chacun de pouvoir croire et vivre sa foi». En vérité, votre définition est à la fois incomplète et limitée. La laïcité définit un espace public de discussion, à l'abri précisément de l'impératif religieux, dont les prescriptions les plus fondamentales relèvent de la sphère privée, de l'intime. Vous allez à rebours du processus historique de sécularisation à l'œuvre dans notre pays et en Europe.

La religion, c'est la vie. Le politique, c'est la vie. Votre différence entre espace public et espace privé est très théorique. La loi de 1905 dit que la religion ne doit pas s'occuper du gouvernement. C'est sage, et nul ne le conteste! Je précise même dans le livre que je suis contre l'évocation de Dieu dans la Constitution européenne. Qu'est-ce que Dieu viendrait faire dans tout cela, en effet? Cela dit, les Etats-Unis sont une démocratie, et cette démocratie n'est pas remise en cause parce que Bush ou Kerry sont croyants et prêtent serment sur la Bible. L'opposition espace public-espace privé ne résiste donc pas à la traversée de l'Atlantique.

Chaque pays est le fruit d'une histoire. Chaque pays a son identité. On ne peut l'ignorer. La nôtre est différente de celle des Etats-Unis.

Oui, et je ne demande pas que la religion vienne bénir la République. L'antagonisme pouvoir politique-pouvoir religieux est, cependant, artificiel. Ces pauvres Eglises seraient bien en peine de prendre le pouvoir. Personne ne le leur demande et personne ne le souhaite. La mainmise du religieux dans une démocratie comme la nôtre relève du fantasme, ni plus ni moins.

L'islam pose pour principe qu'il n'y a aucune séparation entre le spirituel et le temporel, et entend bien imposer ses règles au pouvoir politique.

C'est pour cela que je milite pour un islam de France, afin de ne pas avoir à subir un islam en France. L'islam, pour avoir les mêmes droits, doit accepter de se soumettre aux valeurs de la République sans exception. Reste que ce que je redoute, c'est le désert, une société qui ne croirait plus en rien. Je crains que l'on ne surestime le risque du religieux. Un homme qui a des convictions, comme le pape, n'est pas un danger. Je ne fais pas miennes toutes ses convictions, je n'en fais pas ma référence unique, mais je vois ce qu'il peut apporter en donnant du sens à notre vie d'humains. C'est ce qu'il a fait il y a vingt ans au Parc des Princes en disant aux jeunes: «N'ayez pas peur.»



A vous lire, on a le sentiment qu'existe une très grande proximité entre politique et religion. Il est vrai que le politique et le religieux se sont longtemps disputé le pouvoir en France et en Europe. L'islam lui-même continue de le faire dans les pays où il est dominant. Du coup, votre approche crée une certaine confusion sur leurs rôles respectifs. On peut se demander si une religion conquérante comme l'islam, qui n'admet pas la laïcité, ne va pas exploiter votre livre. D'ailleurs, plusieurs fois, vous avez couru le risque d'être en quelque sorte pris spirituellement en otage par des organisations islamistes extrémistes. Je pense à votre participation à un conseil d'administration de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), à votre intervention à la mosquée des Mureaux lors d'un congrès d'imams truffé d'islamistes, dont certains interdits de séjour au Maghreb. Je pense, enfin, au fait d'être accueilli par des jeunes filles impubères mais voilées au congrès de l'UOIF au Bourget. Qu'avez-vous ressenti à ce moment précis?
Si je ne vous connaissais pas si bien, je vous accuserais de sectarisme. Comment pouvez-vous dire que je suis l'otage des extrémismes, alors que toute mon action gouvernementale a conduit à les expulser sans la moindre faiblesse? L'un des grands moments de ma vie politique restera ce congrès du Bourget de l'UOIF où j'ai été sifflé pour avoir défendu l'interdiction du port du voile sur les photos d'identité. C'est faire preuve d'hypocrisie de me reprocher cette visite. Si le congrès de l'UOIF est un danger, alors il faut l'interdire. Cachez ce sein que je ne saurais voir. Si ce n'est pas un danger, alors on doit avoir le courage d'y aller pour engager le dialogue. C'est ce que j'ai fait, pour porter le discours de la laïcité. Quand j'ai accepté de débattre avec Ramadan, on me l'a reproché. Mais, depuis que je l'ai affronté, ses idées ont-elles progressé? Non. On en parle infiniment moins. Je ne me reconnais pas dans ces républicains de salon qui ne se portent la contradiction qu'entre eux. A la mosquée des Mureaux, devant le conseil des imams, dont rien ne vous permet de dire qu'il y avait des clandestins, j'ai dit que je voulais en France des imams qui parlent français et que je n'accepterais aucune dérive dans les mosquées. On ne résout pas les problèmes en restant dans les ors des ministères. Et, au fond, derrière toutes ces réserves sur mon action, n'y a-t-il pas cette pensée qui vous anime: je tolère les musulmans à condition qu'ils ne le soient pas? Pour un républicain, ce n'est guère tolérant.

Vous «biologisez» vous-même le sujet quand vous dites ça: vous en faites une affaire de race. La question, c'est celle des droits et des devoirs dans la République. Rien d'autre.
Encore une invention que cette querelle sur la biologie. Pour le reste, je me reconnais dans cette problématique: pas de droit sans les devoirs qui vont avec. En dehors des stades, où le sport est un exemple d'intégration, l'égalité a plutôt régressé, en France. C'est un fait non discutable. Ceux qui ont plus de handicaps à la naissance doivent être davantage aidés par l'Etat. C'est ce que j'appelle le volontarisme républicain. Il n'y a pas d'autres solutions.

Restons sur la question de l'islam, qui est au centre de votre livre. Comment pouvez-vous dire qu'il est irresponsable de poser cette question: «L'islam est-il compatible avec la République?»? Je revendique, moi, le droit de la poser. Je revendique le droit de constater les contradictions de l'islam, religion qui se dit de paix et d'amour mais qui conteste nos principes de gouvernement, qui nie le clivage fondamental dans nos démocraties entre l'espace public et l'espace privé. Je revendique le droit d'interpeller l'islam qui défend la compatibilité entre lui et la République à condition qu'elle s'adapte. Est-ce être raciste, comme vous le laissez entendre à propos de certains, que de demander aux musulmans d'accepter notre République avec ses règles? Ce n'est pas exiger plus de l'islam que des autres religions.
Il est trop tard pour poser cette question de la compatibilité: que cela me plaise ou non, l'islam est devenu la deuxième religion de France par le nombre de ses fidèles. Il faut donc l'intégrer en la «francisant». Quant à affirmer que l'islam est incompatible avec la laïcité, vous prenez vos craintes pour des réalités. Atatürk s'est opposé à la toute-puissance du pouvoir islamique dans son pays. C'est vrai aussi en Tunisie.

Vous avez raison, mais ils ont agi par la force.
Alors, agissons par la force de la République. Quelle est la stratégie alternative? Que propose-t-on aux 5 millions de musulmans qui vivent en France et sont français? De reprendre le bateau? Je m'aperçois que Le Pen fait des émules.

Là, vous m'insultez! Simplement, j'insiste sur ce point, quand vous dites: «Je veux un islam de France», vous signifiez bien que vous ne voulez pas de l'islam tout court. Il y a donc un islam qui n'est pas compatible avec notre République.
Je dis que poser la question de la compatibilité de l'islam avec la République, c'est faire de cette religion un cas à part et c'est faire un amalgame. C'est dire que toute personne qui vit sa foi de musulman est incapable de vivre dans la République et dans la démocratie. Cela s'appelle un procès d'intention qui ne correspond pas à la réalité.

Reconnaissez tout de même que l'islam tel qu'il se définit dans un certain nombre de pays n'est pas compatible avec notre République.
Cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Ce sont, en fait, des régimes dictatoriaux. Mais souvent la question y est plus celle de la pauvreté et du sous-développement que la seule question de l'islam.

Pour organiser l'islam de France que vous appelez de vos vœux, vous avez créé le Conseil français du culte musulman (CFCM). Naturellement, vous jugez son bilan positif, vous y voyez la preuve que l'on peut ramener par cette voie des organisations extrémistes vers la République. L'expression publique du CFCM pour défendre nos otages en Irak vous semble la meilleure preuve de cette réussite. Je voudrais comprendre comment vous en venez à cette conclusion, que je trouve, dans son exploitation, désagréable pour ces 5 millions de musulmans dont vous parlez. Votre satisfaction dissimule mal une suspicion initiale, comme si la condamnation de ce chantage aux otages n'allait pas de soi de la part de nos compatriotes musulmans. Doutiez-vous de leur humanité?

Qu'auriez-vous dit s'ils ne l'avaient pas fait? La vérité, c'est que les musulmans de France ont peur de l'amalgame. Qu'ils parlent d'une seule voix, d'une voix forte, qui s'inscrit dans la communauté nationale, est indispensable pour faire reculer le racisme et rassurer. Comment ne pas se réjouir qu'à cette occasion les musulmans de France aient expliqué aux musulmans du monde la laïcité à la française? Nous avons vécu là un grand moment pour l'intégration; le CFCM a beaucoup fait pour l'image des musulmans pratiquants de France. C'est ainsi qu'on fera reculer le racisme et l'islamophobie. De surcroît, pour combattre ce fléau de l'antisémitisme, qu'y a-t-il de mieux que le dialogue apaisé entre les religions? Or comment dialoguer si les musulmans croyants n'ont pas de représentants?

Vous donnez l'impression de marquer au fer rouge 5 millions de Français que vous décrétez musulmans et que vous faites représenter par une minorité intégriste au CFCM. Je vous rappelle que 15% seulement de la population immigrée venant de pays de religion musulmane se disent pratiquants. Je vous rappelle encore que plus de la moitié des Français d'origine algérienne déclarent ne pas avoir de religion ou ne pas être pratiquants.
Quel mépris vous portez à tous ceux qui ont été élus dans leur région! Qui vous donne ce droit de coller des étiquettes si infamantes? Je vous rappelle enfin qu'on peut être musulman sans pratiquer. Comme on peut être juif sans aller à la synagogue. Il s'agit d'une appartenance autant culturelle que cultuelle.

Tout de même, c'est remettre au centre des problèmes d'intégration la question religieuse.
La question spirituelle n'est pas artificielle. Elle est essentielle. Plus on reconnaîtra aux musulmans le droit de vivre leur religion, moins il y aura d'extrémisme. Il faut banaliser l'islam. Le religieux, ce n'est pas le mal. Il ne rend pas la République impure. Permettez une comparaison: le Parti communiste français était révolutionnaire, et pourtant il participait aux élections, ce qui contribuait à stabiliser la démocratie. C'est la même chose avec l'UOIF et le CFCM. Intégré à la République, le religieux participe à sa stabilité.

Vous qui êtes féru de politique, vous savez bien que ce sont toujours les avant-gardes agissantes qui provoquent les vraies ruptures. N'avez-vous pas signé un marché de dupes avec l'UOIF et permis à des fondamentalistes de continuer leur travail en passant les habits de la respectabilité? C'est comme si l'on avait organisé la représentation des 45 millions de catholiques en donnant le pouvoir à Mgr Lefebvre.

Qu'un homme à la pensée si fine se laisse aller à une réaction si brutale m'étonne. A-t-on attendu le CFCM pour voir les ravages de l'intégrisme? L'immobilisme que vous défendez avait-il réglé le problème? Je pense que la République ne doit jamais utiliser les méthodes de l'extrémisme. Elle doit toujours dialoguer. Le CFCM sans l'UOIF, on aurait dit: ce sont des «harkis». J'ai voulu que toute la réalité musulmane soit représentée et j'observe que, depuis que l'UOIF est intégrée à cette institution, son discours évolue. Rien ne résiste à la force de la République. Refuser l'UOIF aurait fait reculer la République et ses principes. D'ailleurs, c'est Jean-Pierre Chevènement qui a mis l'UOIF à la table de négociation. Tout simplement parce qu'elle représente une partie de la réalité. Sur quels critères fallait-il la récuser? Et quelle était la stratégie alternative? Si c'était si simple, ça se saurait. Depuis que l'UOIF est dans le CFCM, elle n'a pas manqué à la République.

Elle a expliqué au monde musulman que la loi sur le voile était contraire à l'islam et prôné la résistance à ce texte.
Mais elle n'a appelé à aucune forme de résistance, même si elle l'a ressenti comme une injustice. De nombreux prêtres, et même la Conférence des évêques de France, ont ressenti la même chose. Leur en faites-vous le procès? On vous dirait en croisade. Le CFCM est la voie pour donner naissance à un islam de France, main ouverte, qui permettra d'éviter d'avoir l'islam en France, poing fermé. C'est toute ma politique.

Vous demandez aux Français de ne pas céder à des fantasmes sur l'islam. La situation de la femme n'en est pas un. Clairement, l'islam, pas l'islam de France que vous souhaitez, l'islam, donc, juge la femme inférieure à l'homme. Je vous cite le Coran, la sourate 4 sur les femmes: «Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci.» Et un peu plus loin: »Quant à celles dont vous craignez la désobéissance... frappez-les.» Et je ne parle pas de la répudiation ni de la polygamie. Au passage, je voudrais souligner que le catholicisme a été néfaste quand il s'est écarté des textes, alors que l'islam l'est quand il est fidèle au texte du Coran. L'islam, en fait, contient en lui une régression terrible des droits de la femme, qui ne semble pas vous préoccuper. A propos du voile, vous attribuez aux jeunes femmes qui le portent des sentiments qui laissent pantois: certaines se voilent, dites-vous, à cause du regard porté sur elles. Vous savez bien que la très grande majorité de ces jeunes femmes ne ressentent pas cela et, d'ailleurs, les mariages mixtes se développent de plus en plus: on en compte 2 millions dans l'Hexagone et leur nombre a doublé depuis vingt ans. Dans 1 mariage sur 5 en France, le conjoint est de nationalité étrangère. Ce sont même ces unions mixtes qui, en France, font que l'institution du mariage résiste! Pourquoi vouloir culpabiliser la société française alors qu'elle est beaucoup plus ouverte que vous ne le laissez entendre? Pourquoi ne pas admettre que la loi sur le voile est un service rendu à toutes les jeunes filles qui ne veulent pas le porter?
D'abord, je voudrais dire que votre présentation des rapports des différentes religions avec leurs textes de référence est très contestable. Il y a plein de passages dans la Bible qui prêtent à interprétation, et justement l'un des très grands progrès de la religion catholique depuis cinquante ans est d'avoir su rompre avec une lecture trop littérale de la Bible. Ensuite, je vous rappelle que je n'ai pas fait un livre sur l'islam mais sur les religions. Or celles-ci doivent respecter les lois de la République. En France, l'égalité homme-femme n'est pas négociable. L'islam de France, c'est un islam qui doit respecter l'égalité des sexes. C'est moi qui ai dénoncé les élucubrations scandaleuses du frère de Tariq Ramadan sur les «femmes adultères». Je n'ai pas de leçons à recevoir. Même si l'on ne doit pas réduire l'islam à sa caricature. Mais je voudrais ajouter que toutes les religions ont des problèmes s'agissant de la place de la femme. Les femmes ne célèbrent pas la messe dans les églises. Les femmes sont séparées des hommes dans les synagogues.

«L'assimilation, c'est dire: "Je te digère."
L'intégration, c'est accepter l'autre tel qu'il est»

Vous parlez là de l'espace religieux privé.
Pourquoi faire le procès de l'islam de France? Nous avons nos lois qui s'appliquent. Je refuse le voile sur la carte d'identité, dans les administrations et à l'école. C'est la loi de la République, même si je me suis simplement interrogé sur les conséquences de la loi. J'espère de tout cœur que le résultat ne sera pas la floraison d'écoles confessionnelles où le voile sera une obligation. Que se passera-t-il si la République oblige à choisir une école confessionnelle pour chaque religion? Ce n'est pas une petite question.

La rentrée a montré que le port du voile avait reculé et que la loi s'imposait.
Il semble que les choses se passent plutôt bien, et c'est une très bonne nouvelle. Je pense profondément que ces filles ne doivent être exclues de l'école qu'en dernière analyse, car alors on les condamnerait au communautarisme pur et simple. Ne cédons pas à ce travers bien français qui fait que, quand on a voté une loi, on pense qu'on a réglé définitivement le problème.

N'est-ce pas cultiver le paradoxe que de dire, comme vous le faites, que le meilleur antidote au communautarisme est de ne pas demander à celui qui est accueilli de renoncer à ce qu'il est? Ne serait-il pas préférable de dire que, tout en gardant ses croyances, celui qui est accueilli doit accepter les règles de ceux qui lui ouvrent leurs portes?
Je partage cet avis. Je suis pour l'intégration, que je préfère à l'assimilation. L'assimilation, c'est dire: «Je te digère.» L'intégration, c'est accepter l'autre tel qu'il est. Mais ce n'est pas pour autant se montrer faible. Il faut rappeler la nécessité de respecter nos lois, et l'on ne peut pas me soupçonner de faiblesse en la matière. Au fond, nous avons été trop faibles en n'imposant pas assez de devoirs à ceux que nous avons accueillis et nous n'avons pas été assez généreux en ne leur donnant pas les droits qu'avaient déjà tous les autres. On ne peut pas être ferme si on n'est pas juste. Le déclic est venu de là. J'ai compris qu'en étant ferme je devais être juste. C'est ma ligne de conduite pour régler notre problème d'intégration, qui touche, disons-le, d'abord et surtout, les enfants français d'origine maghrébine et africaine.

Parmi les choses qui m'ont le plus étonné en vous lisant, c'est cette observation: l'éducation religieuse, selon vous, est l'une des activités proposées aux jeunes qui ne soit pas tournée uniquement vers la satisfaction de leur personne. Quand je lis ces propos, je me demande quel rôle vous attribuez à l'Education nationale. Vous ne reconnaissez même plus à la République sa volonté universaliste et sa fonction première qui est la formation de citoyens, c'est-à-dire de gens tournés vers la cité, vers les autres, parties prenantes à la vie collective.
Vous avez raison, mais la massification de l'Education nationale rend impossible la réponse à tous les défis qui se présentent. On demande trop à l'Education nationale, sans d'ailleurs toujours lui en donner les moyens. D'autant que, dans le même temps, on a renoncé au service national. Que 50% des familles en région parisienne sont monoparentales. L'Education nationale ne peut pas remplacer les familles, les églises, le village d'autrefois, ni même la conscription. Ce que je veux dire, c'est que l'éducation religieuse qui prêche le bien n'est pas contraire à l'Education nationale. La religion peut aider la République.

Je voudrais terminer par une question qui touche à votre personnalité. Vous écrivez que vous ne vous reconnaissez pas dans l'expression «l'urgence du retour aux sources». Vous refusez le regard vers le passé. Vous dénoncez «la recherche pathétique de solutions regardant en arrière» et dites ne croire qu'aux vertus de l'action. Mais vous sombrez ainsi dans le culte du présent, de l'immédiateté. La pensée dont naît l'action est faite d'une analyse du passé pour comprendre le présent et tenter d'éclairer l'avenir. L'examen du passé pousse à l'esprit de responsabilité, pas à l'inaction. La célébration exclusive de l'action, que vous assumez, ne rend-elle pas aveugle? Faire, oui, bien sûr, mais en partant d'où, pour obtenir quoi et aller dans quelle direction? Vous ne pouvez pas éviter ces questions-là, sauf à n'être mû que par une ambition individuelle, bref à n'être préoccupé que de la satisfaction de votre personne.


Tout est question d'équilibre. François Mitterrand était fasciné par l'Histoire; c'est à ce titre qu'il se trompa en refusant la réunification de l'Allemagne. C'est au nom de l'Histoire, parce qu'ils n'avaient connu une Douma indépendante que de 1905 à 1917, qu'on a expliqué que les Russes n'étaient pas faits pour la démocratie. On voit aujourd'hui que, comme tous les autres, ils n'aspirent qu'à cela. A ce même titre, l'Afrique serait prétendument faite pour la misère. A trop ressasser le passé on aveugle l'avenir. Je refuse non pas l'Histoire mais le retour aux sources, cette expression qu'utilisent tous ceux qui ont tant de mal à avoir une vision pour l'avenir. J'essaie de me tourner vers le futur en disant qu'on ne peut s'en tenir à la conception de la laïcité du «petit père Combes». Je fais un appel à la tolérance et à une laïcité apaisée. N'est-ce pas notre intérêt de contribuer à l'installation d'imams formés en France plutôt que d'en importer de l'étranger ne parlant pas un mot de français? Regardons-nous: dans chaque homme, il y a quelqu'un qui doute et quelqu'un qui espère. Dans chaque religion, il y a des ambitions communes. Acceptons-nous comme nous sommes. Vivons nos différences dans la tolérance du regard des autres. Acceptons l'idée que la République ne peut pas répondre à tout. Elle est faible quand elle croit répondre à tout. Quant à mon ambition, qui n'est un secret pour personne, devrait-elle m'interdire de réfléchir en homme libre, engagé et même sincère?


Post-scriptum
Le ministre de l'Economie, après des voyages en Hongrie, en République tchèque, en Italie et en Grande-Bretagne, se présentera à la présidence de l'UMP, dont l'élection se déroulera du 15 au 21 novembre; les résultats seront proclamés lors du congrès du 28 novembre. La veille, il aura participé à une soirée avec 2 000 jeunes du parti, dans les Hauts-de-Seine. La semaine suivante, Jacques Chirac devrait lui demander de quitter Bercy.

lepied
October 30th, 2004, 11:00 PM
Je ne pense pas que Sarkozy soit un danger, il a le mérite d'être un homme qui veut du changement, d'être jeune. Un souffle pour l'avenir ? peut-être bien. Et pas un "souffle mou" à la gauche caviar, rose dans la main gauche, pèle dans la main droite.

En ce qui concerne l'islam en France, les choses vont mal, très mal. je suis plutot anti religions (ou plutot contre leurs effets sur le monde), ce que sarkozy essaye d'obtenir, c'est la chance unique de partir sur des bases saines.

J'aimerais rappeller que, à cause d'attitude que je qualifierais de "refus d'admettre que la France a profondément changée", en cachant l'islam, en ne l'officialisant pas, il se démocratise d'une manière radicale et incontrolable dans les caves et les garages des cités. Aucun controle, du chienden qui prône la soumission des femmes et la haine anti occident, voir anti France. Alors qu'un islam réglementé, instauré, et respecté en tant que religion établie du pays, aurait certes le désavantage d'être très visible, mais au moins, on saurait à quoi s'en tenir sur l'avenir.

CF le rapport des RG sur les cités en France qui inspirerait à se barrer du pays avant que tout ne pète.

Je pense que Sarkozy n'est pas une menace, plutot une solution.

gun57
October 30th, 2004, 11:24 PM
l'interview est assez confuse mais je ne crois pas que Sarko soit manipulateur. Par contre ca m'inquiete un peu quand il parle d'integration plutot que d'assimilation ou qu'il envisage de revenir sur la loi de 1905.
Mais il n'a peut etre pas tort, un Islam de France tolérant peut donner une morale à beaucoup de jeunes de banlieue qui n'ont jamais eut d'éducation et qui sont un vrai défi pour la société. Et il faut reconnaitre que la loi de 1905 ne permet pas construire un Islam de France...

Sarkozy clienteliste (comme le sous-entend le journaliste) ?
je crois qu'en France il y a bien pire comme clientelistes... y a qu'a voir le projet initial proposé par les socialistes pour la Mosquée de Starsbourg

pour l'instant je ne vois pas de meilleur (ou de moins pire) président pour la france que Sarko, je ne te comprend pas Ben

kony
October 31st, 2004, 03:29 AM
oui il faut arreter d"assimiler" ! les gens de couleurs et les étranger de france ne renonceront jamais à leurs cultures et traditions pour vénérer le camembert et le vin et écouter édith piaf (je caricature bien sûr), il faut pas rêver !!

quant à moi je me méfie du mot "assimiler" bien plus que du mot "intégrer" ...bien que les 2 soient aussi ambigues l'un que l'autre !

Simplement, laissons les asiatiques pratiquer leurs traditions, les musulmans, leur religion, les africains leurs cultures...tant que tout ça se fait dans le respect du "vivre ensemble" sous le même drapeau...

Forcer les étranger à oublier leurs origines pour mieux se fondre dans le moule français n'aura qu'un effet :les repousser encore plus dans leurs cultures en signe de refuge !

Sinon , je n'accorde généralement pas beaucoup de crédit à chirac et ses potes mais Sarkozy me semble avoir un discours positif et prometteur pour la France...

Sarkozy : le Thacher français ?

alex92
October 31st, 2004, 04:24 AM
Le prob avec ce genre d'interview, c'est qu'elles sont "relues" par les conseillers en communications...

benmabillon
October 31st, 2004, 09:54 AM
Sarkozy : le Thacher français ?

Oui on écrit généralement "Thatcher". Mais tu as raison au fond, Sarkozy risquerait de "tacher" la France.

Quand à ton différentialisme (les noirs, les asiatiques etc) c'est pour moi du lepénisme de gauche.

Phil
October 31st, 2004, 11:09 AM
Pffft faut arrêter aussi, oui d'accord les races ça n'existe pas, les religions c'est nul, la France c'est le pays des lumières, liberté égalité fraternité et gnagnagna.
Faut ouvrir les yeux aussi de temps en temps. Et puis cette obsession anti religieuse qu'on a en France est ridicule. Ici il ne faut croire en rien, car si quelqu'un croit en quelquechose c'est tout juste si on le regarde pas comme si il annonçait qu'il a le SIDA.... Perso je suis pas spécialement croyant, mais je trouve ça lourd.

Manuel
October 31st, 2004, 11:30 AM
Au pays de Descartes on ne croit pas, on ne fait que penser...malheureusement.

lepied
October 31st, 2004, 11:32 AM
Il faut sortir de ce taboo sur la religion, et créer dans chaques grandes villes une "place de la religion", comprenant une grande place, avec, répartis sur chaque coté de cette dernière : une église, une synagog, une mosquée, un temple protestant éventuellement, je ne sais...

que pensez-vous de cette idée ? ça, ce serait un symbole fort dévolution.

benmabillon
October 31st, 2004, 12:29 PM
Pffft faut arrêter aussi, oui d'accord les races ça n'existe pas, les religions c'est nul, la France c'est le pays des lumières, liberté égalité fraternité et gnagnagna.
Faut ouvrir les yeux aussi de temps en temps. Et puis cette obsession anti religieuse qu'on a en France est presque ridicule. Ici il ne faut croire en rien, car si quelqu'un croit en quelquechose c'est tout juste si on le regarde pas comme si il annonçait qu'il a le SIDA.... Perso je suis pas croyant, mais je trouve ça lourd.

Moi je pense que ce qui est lourd c'est précisément cette caricature de la France que tu nous ressers. Les "races" existent, mais ça veut dire quoi, concrêtement. Condie Rice, c'est une "femme noire"? Oui mais ça ne veut rien dire. Elle, c'est Mme Bismarck à la Maison Blanche, et ça suffit largement.
On parle de milions de musulmans en France, mais ça veut dire quoi: tout immigré du Maghreb ou d'Afrique Noire soufie devient "musulman" et ses problèmes divers, variés et contradictoire ( et partagés par des nombreux français non récemment immigrés) deviennent des problèmes auxquels les religieux doivent apporter une réponse?

Les identités religieuses ou raciales ce sont des slogans qu'on utilise pour dominer des gens, créer des communautés conflictuelles (le prêtre et ses fidèles jusqu'à ce que la déchristianisation massive l'ait forcé à en rabattre, l'imam et ses ouailles, le leader noir et les pauvres de son quartier).
Pour rassembler les gens, on a la Nation, dans le cadre d'un Etat avec la démocratie, des règles précises. C'est pourquoi ça devrait occuper tout le temps d'un homme politique. La vraie vie cantonne la sphère publique à des choses...politiques. La religion est très respectable, et a toujours été respectée en France, comme aspiration privée (De Gaulle allait à la messe en privé). Mais l'agitation de Sarkozy et de ceux auxquel il plait trahit pour moi un mec qui ne connaît RIEN aux défis de la nation et veut faire du copier/coller par rapport à ce qu'on lui a dit fonctionner "mieux" en Angleterre.

benmabillon
October 31st, 2004, 12:31 PM
la France c'est le pays des lumières, liberté égalité fraternité et gnagnagna.
Faut ouvrir les yeux aussi de temps en temps

Par ailleurs, je suis rassuré. Tu soutiens Sarkozy et moque la République, donc je conclue à bon droit que Sarkozy est bel et bien en rupture avec la République, et comme la République est la seule tradition politique qui nous reste (y'a pas de prétendant monarchique valable à l'horizon), il est aussi en rupture avec la Nation.
Et bien oui, on a affaire à Concino Concini.

Phil
October 31st, 2004, 12:45 PM
Sois rassuré si tu veux, ça ne m'empechera pas de dormir. Je n'ai pas envie de m'engager dans un débat stérile avec toi puisque nous ne serons pas d'accord de toute façon, sache simplement que je ne moque pas la République comme tu dis, mais opur moi il y a simplement une différence entre les beaux idéaux et la réalité.

benmabillon
October 31st, 2004, 04:41 PM
Sois rassuré si tu veux, ça ne m'empechera pas de dormir. Je n'ai pas envie de m'engager dans un débat stérile avec toi puisque nous ne serons pas d'accord de toute façon, sache simplement que je ne moque pas la République comme tu dis, mais opur moi il y a simplement une différence entre les beaux idéaux et la réalité.

Tu sais, en République ou ailleurs, il n'y a de débats stérile que si l'on n'avance pas d'élément concrêts pour le nourrir. J'avais l'impression de faire justement celà avec deux cas précis ouverts à la contestation: quand est-ce qu'on est "noir" dans son activité, en quoi la couleur de la peau définit-elle quelqu'un sinon dans le regard du raciste? les difficultés d'une partie des immigrés doivent-elles être réglées par le soutien politique de la religion qu'on leur assigne?
Mais bon si tout ça c'est stérile, alors la réalité de la France, républicaine ou pas, peut bien attendre. Et les idées, je me demande ce qu'on peut bien en faire.
D'ailleurs on a eu une heure de plus cette nuit pour faire dodo dans le lit de Sarkozy ou dans un autre. ;)

IGH
October 31st, 2004, 06:13 PM
Tu sais, en République ou ailleurs, il n'y a de débats stérile que si l'on n'avance pas d'élément concrêts pour le nourrir. J'avais l'impression de faire justement celà avec deux cas précis ouverts à la contestation: quand est-ce qu'on est "noir" dans son activité, en quoi la couleur de la peau définit-elle quelqu'un sinon dans le regard du raciste? les difficultés d'une partie des immigrés doivent-elles être réglées par le soutien politique de la religion qu'on leur assigne?
Mais bon si tout ça c'est stérile, alors la réalité de la France, républicaine ou pas, peut bien attendre. Et les idées, je me demande ce qu'on peut bien en faire.
D'ailleurs on a eu une heure de plus cette nuit pour faire dodo dans le lit de Sarkozy ou dans un autre. ;)

effectivement je ne suis pas sûr qu'il y ait réellement 5 millions de musulmans pratiquants. Et alors? Est-ce une raison pour nier totalement sa présence? L'Islam existe en France, c'est un fait, il faut arrêter de fermer les yeux sur ça, en rabatant le discours que la république n'a pas à intervenir sur les faits religieux. Aujourd'hui, si vous êtes chrétiens, vous pourez pratiquer votre religion sans aucun problème. Pour les musulmans, ce n'est pas le cas, bien souvent ils n'ont pas de lieux de cultes appropriés. Est-ce normal qu'un musulman doive prier dans une cave, quand un catholique à plein de magnifiques églises pour pratiquer sa foi? Un état laïque ne veut pas dire un état athée. Je trouve même qu'on devrait accorder un jour férié flexible pour les différentes religions

par ailleurs, l'heure de plus, c'était la nuit dernière :)

lepied
October 31st, 2004, 06:30 PM
Oui, "amen", étant anti religions dans l'âme, je suis néanmoins tout à fait d'accord sur la liberté du cultre musulman et sa facilité en France. C'est pas en laissant l'islam pourrir dans les caves que la France va s'en sortir, au contraire, si on fait rien ça sent la catastrophe;

Que pensez-vous de mon idée de "place religieuse" en France ?

(créer dans chaques grandes villes une "place de la religion", comprenant une grande place, avec, répartis sur chaque coté de cette dernière : une église, une synagog, une mosquée, un temple protestant éventuellement, je ne sais...)

jch
October 31st, 2004, 07:05 PM
Oui, "amen", étant anti religions dans l'âme, je suis néanmoins tout à fait d'accord sur la liberté du cultre musulman et sa facilité en France. C'est pas en laissant l'islam pourrir dans les caves que la France va s'en sortir, au contraire, si on fait rien ça sent la catastrophe;

Que pensez-vous de mon idée de "place religieuse" en France ?

(créer dans chaques grandes villes une "place de la religion", comprenant une grande place, avec, répartis sur chaque coté de cette dernière : une église, une synagog, une mosquée, un temple protestant éventuellement, je ne sais...)

Oui et les pratiquants de chaque partie irait se rejoindre au milieu de la place pour une petite baston générale à la fin de la prière.
Ou chaque mois, l'un des 3 lieux de cultes sera incendiés, histoire de dire "c'est ma place, pas la tienne".
Bon plus sérieusement LePied ton idée est ridicule. Encore on aurait pensé à faire ça ya 200 ans quand tout le plan urbain des grandes villes de France étaient en construction mais en 2004 ...

... On va déplacer les églises ? On va détruire l'immeuble du coin pour faire de la place à la synagogue ? On va détruire la mosquée pour en refaire une à côté de l'église du quartier. On va créer des places et construire les 3 lieux de cultes en même temps, comme si les gens ont que ça à faire ... Je te raconte pas le prix des travaux ...

Bref, mauvaises idées ;)

benmabillon
October 31st, 2004, 07:17 PM
eh rien la même chose que ci-dessus

benmabillon
October 31st, 2004, 07:19 PM
Je vous invite a regarder l'histoire du judaisme en France depuis 1820 ou des communautés protestantes indépendante depuis le milieu du 19eme siècle. Ce sont des groupes qui ont bati leurs lieux de culte sans financement public. De même que l'église catholique depuis 1905. Il y a aujourd'hui largement de quoi financer la construction de mosquées en France sur la base des donations des fidèles. Et on sait que ce nombre de fidèles qui pratiquent réelement n'est pas très élevé mais suffisant pour construire des choses décentes.
Le vrai problème ce sont les carrès musulmans dans les cimetières: dans le monde sécularisé, on ne va pas à la messe tout le temps mais on enterre encore ses parents dans un cadre religieux. Et là il y a eu blocage de nombreuses mairies pendant longtemps, ce qui a été un obstacle à l'intégration en forçant des gens à aller enterrer leurs parents au Maghreb. Mais y'a pas besoin de donner un soutien politique officiel aux branches de l'islam qui plairont au ministre pour faire ça! Il s'agit d'appliquer la loi républicaine.

Aussi, j'ai personellement un intérêt disons historique pour les religions en général et je peux vous dire qu'il y a bien une leçon: le mélange Etat/ Religion n'est pas seulement mauvais pour l'Etat, pour l'esrpit général d'une société (Sarkozy lui espère se batir un pouvoir à la Bush à partir des clientèles religieuses, parce que c'est un con, mais c'est mauvais pour un pays ça)...C'est aussi très mauvais pour la religion qui pert de sa légitimité lorsqu'elle est mélangée aux affaires temporelles. D'où le protestantisme quand l'église catholique était trop liée aux pouvoir (ou en France, le jansénisme puis la révolution anti-religieuse) et d'où aux Etats Unis les éternelles scissions religieuses des protestants.
Est-ce qu'on pense qu'il faut s'amuser à faire joujou avec le contenu explosif du coran (ou de la bible) (et des multiples scissions qui en sortiront) pour résoudre les problèmes concrêts de nombreux immigrés en France qui ont bien quittés des pays où pèse la religion pour une bonne raison?

lepied
October 31st, 2004, 07:42 PM
Si personne ne tend la main vers la paix, si tout le monde reste planqué derrière ses retranchements, c'est là qu'on peut parler des années 1800

Mon idée est peut-être trop idéaliste à moins que ce soit vous qui pensez à toute berzingue que les religieux sont des "incendiaires en puissance".

Quelle est la vision la plus incrédible des deux ?

Est-ce qu'on pense qu'il faut s'amuser à faire joujou avec le contenu explosif du coran (ou de la bible) (et des multiples scissions qui en sortiront) pour résoudre les problèmes concrêts de nombreux immigrés en France qui ont bien quittés des pays où pèse la religion pour une bonne raison?

Parce que tu penses qu'avec notre système actuel, on aura une guerre civile d'ici combien d'années ? et le chômage ? dans les quartiers, on va le faire monter jusqu'a combien ? 80 % ? et l'intégrisme ? faut le laisser tranquile l'immam qui prône la lapidation dans les cités strasbourgeoises ou lyonnaises ?

Laissez tout comme ça, et ça va pêter.

jch
November 1st, 2004, 03:44 PM
Si personne ne tend la main vers la paix, si tout le monde reste planqué derrière ses retranchements, c'est là qu'on peut parler des années 1800

Mon idée est peut-être trop irréaliste à moins que ce soit vous qui pensez à toute berzingue que les religieux sont des "incendiaires en puissance".

Quelle est la vision la plus incrédible des deux ?



Je t'ai corrigé, tu avais fais une petite faute.
... Oui car qui te dis que mettre tous les lieux de cultes dans une même place va regler les problèmes. Faudrait que tu me l'explique stp ...

lepied
November 1st, 2004, 04:28 PM
Deja je n'ai pas dit que ça allait régler tous les problèmes, ensuite c'est pas moi qui fait une erreur de synthaxe, c'est toi qui en fait une en faisant si peu confiance au genre humain.

Que crois-tu ? qu'en France, ça va être la guérilla et les AK47 en plein paris parce qu'on construit 2 lieux de cultes différents proches géographiquement ?

lepied
November 1st, 2004, 04:33 PM
Non, c'est toi qui fait une erreur. quelque chose d'irréalisable, par exemple, ce serait te faire croire en la nature humaine, et te faire arrêter d'assimiler les croyants à des barbares sanguinaires.

gun57
November 1st, 2004, 04:41 PM
[QUOTE=kony]oui il faut arreter d"assimiler" ! les gens de couleurs et les étranger de france ne renonceront jamais à leurs cultures et traditions pour vénérer le camembert et le vin et écouter édith piaf (je caricature bien sûr), il faut pas rêver !!

quant à moi je me méfie du mot "assimiler" bien plus que du mot "intégrer" ...bien que les 2 soient aussi ambigues l'un que l'autre !

Simplement, laissons les asiatiques pratiquer leurs traditions, les musulmans, leur religion, les africains leurs cultures...tant que tout ça se fait dans le respect du "vivre ensemble" sous le même drapeau...

Forcer les étranger à oublier leurs origines pour mieux se fondre dans le moule français n'aura qu'un effet :les repousser encore plus dans leurs cultures en signe de refuge !
[QUOTE]

l'assimilation n'est pas une utopie, elle a tres bien fonctionné pendant la première moitié du XXè avec les espagnols, les italiens, les portuguais ou les belges...
on n'a jamais forcé les immigrés à renoncer à leurs traditions, c'est un processus naturel.

enfin je pense que la question de l'assimilation est un faux-problème puisque la 3è generation d'immigrés maghrebins est culturellement parlant pleinement française.

kony
November 1st, 2004, 04:49 PM
enfin je pense que la question de l'assimilation est un faux-problème puisque la 3è generation d'immigrés maghrebins est culturellement parlant pleinement française


^^^^pleinement français certes (bien que ceux qui voient leur CV aller directement à la poubelle ou bien ceux qui constatent que leur couleur de peau est un frein à leur "intégration dans la société" ne seront pas du même avis que toi !)...

...mais ceci dit c'est pas parceque tu décrète qu'ils sont pleinement français que ça veut dire qu'ils ont troqué le raï pour la chanson française traditionnelle ----> le catalyseur pour ces jeunes français c'est le rap, le raï, ou bien le raï/rnb...ce n'est pas ce que l'on peut appeler des courants musicaux typiquement français...

donc tu me cites que les espagnols et les italiens ont été assimilés (quelle horreur !!!) , moi je te dis que ce n'est pas la formule magique walt Disney qui marchera partout !

D'ailleurs je te conseille un bon morceau de rap : Akhénaton, du groupe IAM (italien d'origine) :le morceau s'appelle métèque et mat, et il y est question justement d'assimilation et de cultures ! très très intéressant. morceau sorti dans les années 90.

jch
November 1st, 2004, 05:42 PM
Deja je n'ai pas dit que ça allait :nono: régler les problèmes, ensuite c'est pas moi qui fait une erreur de synthaxe, c'est toi qui en fait une en faisant si peu confiance au genre humain.

Que crois-tu ? qu'en France, ça va être la guérilla et les AK47 en plein paris parce qu'on construit 2 lieux de cultes différents proches géographiquement ?

Voilà j'ai encore dû te corriger, tu fais pas mal de fautes toi dis donc ...
Ensuite quand j'ai dis que tout le monde allait se battre et incendié les lieux de cultes, c'était ironique ... D'ailleurs j'ai pris le soin de rajouter ensuite " Bon plus sérieusement Le Pied " ... M'enfin passons ...

Donc nous sommes, d'accord, le fait de rassembler les lieux de cultes en une seul place ne résoudrais aucun problèmes.
Le coup du ' symbole d'une évolution ' ne justifie encore moins de tels travaux ...
Comme le feu d'artifice symbolisant la fête nationale ... argent gachée pour faire plaisir à tout le monde mais sans le moindre résultat significatif ...

Idée suivante ...

gun57
November 1st, 2004, 06:07 PM
franchement tu vois un gouffre culturel entre les jeunes beurs et les jeunes blancs ?
moi je te dis que l'assimilation est en marche.
je connais des exemples de jeunes beurs qui sont retournés en vacances en algerie et ils étaient considérés comme des français parles algeriens, eux-memes n'étaient tres mal à l'aise avec les traditions du maghreb...

D'ailleurs je te conseille un bon morceau de rap : Akhénaton, du groupe IAM (italien d'origine) :le morceau s'appelle métèque et mat, et il y est question justement d'assimilation et de cultures ! très très intéressant. morceau sorti dans les années 90.

evidement personne ne reconnaitra qu'il a été assimilé mais pourtant c'est bien le cas : tu trouve Akhénaton plus proche d'un français ou d'un italien ?

kony
November 2nd, 2004, 06:26 AM
oh là coco tu fais un drôle d'amalgame là ! c'est pas parce qu'ils ont du mal à vivre dans leur pays ou à y être considérés comme les autochtones que ça signifie qu'ils ont été assimilés par la culture française ou qu'ils sont en voie de l'être...

Le pb de l'assimilition ou de ceux qui en font la propagande c'est que ça trahit souvent cet image du colon en train d'assimiler les indigènes ! ounga ounga !!

Pour rester dans l'exemple d'akhénaton, bien sûr qu'il est français , de part le fait qu'il a grandi ici, et que ses repères sont plus ici qu'ailleurs probablement...

Mais quand je le vois , je ne vois pas quelqun qui a été assimilé par la culture française , ni par la culture italienne évidemment (on ne peut d'ailleurs pas être assimilé par la culture de ses propres origines) !!

je le vois plutôt comme un élément qui a grandi en France et qui , faute de trouver un vrai écho dans la culture française de base, s'est réfugié vers une autre culture qui lui ressemble plus : la culture urbaine !

et c'est là où je veux en venir : il y a une vraie identité qui se construit autour de la culture urbaine ("de la rue")...

Ces jeunes des cités, qu'ils soient blanc, maghrébins, ou noirs, ne se reconnaissent pas dans l'identité française telle que l'on veut la leur faire boire (à l'école notamment)...et donc la culture urbaine est un vrai lien : une passerelle qui fait qu'un chinois, un noir, un rebeu, va se sentir proche d'un autre jeune de son âge car il sera issu, comme lui, de la culture urbaine !

(je sais de quoi je parle, je suis moi même issu de cette mouvance).

après toi tu me parle d'assimilation !!! il faut remettre tes pendules à l'heure tu sais...

Manuel
November 2nd, 2004, 09:27 AM
Assimilation réussie induit que la culture dominante est dynamique, c a d, qu'elle prenne en compte la culture des personnes en assimilation. Sinon, aucun intérêt et de surcroit très risqué.

lepied
November 2nd, 2004, 09:55 AM
Ces jeunes des cités, qu'ils soient blanc, maghrébins, ou noirs, ne se reconnaissent pas dans l'identité française telle que l'on veut la leur faire boire (à l'école notamment)...et donc la culture urbaine est un vrai lien : une passerelle qui fait qu'un chinois, un noir, un rebeu, va se sentir proche d'un autre jeune de son âge car il sera issu, comme lui, de la culture urbaine !

J'aimerais bien tempérer un peu ceci : que les jeunes issus d'immigration ne prennent pas toute la culture Française en bloc, normal. (les jeunes français gaulois non plus d'ailleurs). Que ses jeunes-là aient une culture urbaine, hip hop rai rnb adidas, ce que tu veux, normal également.

Là où j'aimerais mettre un point d'honneur, c'est dans le phénomène réel de véritable refus culturel de l'autre, issu du communautarisme que tu défends comme si on pouvait lui donner le bon dieux sans confession : une arabe que je connais, haut niveau social et d'études, m'a quand même fait comprendre qu'un arabe écoutera un flic arabe ou un autre arabe, mais que la parole d'un "blanc" comptera beaucoup moins ou qu'il y portera bien moins d'intérêt. Pir encore, au sujet des policiers, un arabe ne protestera quasiment jamais face à un flic arabe, mais cela pourra être systématique face à un arabe de la gaule classique. Je rapèle que je tiens ça d'une arabe elle même, et de son vécu personnel ainsi que de celui de ses amis.
Acceptable ? non, c'est du racisme pur et simple.

Les phénomènes et schémas classiques de refus véritable de la culture Française ne sont pas à mélanger comme vous le faites avec "une culture urbaine assise entre deux chaises". CEtte dernière existe, mais il ne faudrait tout de même pas oublier que, dans des clips musicaux faits par des arabes et des noirs, on ne voit pas le moindre blanc. Il ne faut pas oublier les nombreux gamins qui hurlent dans les rues (véridique) "nique la France, Algérie en force".

Voilà, j'aimerais bien qu'on ne compare pas la culture urbaine avec le jardin des bisounours, tout le monde il est beau tout le monde il est tolérant, alors que c'est une vision bien éloignée de la réalité, à savoir des groupes ethniques qui restent entre eux, et n'ont pas le moindre intérêt pour les autres, ou, dans un cas encore plus avancé, un refus volontaire et affirmé de la culture du pays dans lequel ils vivent.

Et tous les prétextes vus et revus (cités excentrées, communautarisme instauré par la France et non par les étrangers, phénomène de persécution policiaire ou sociale, etc), ne sont plus forcément à prouver, mais tendent réellement à devenir les alibis nécessaires à se comporter n'importe comment, et de justifier tout et n'importe quoi.

Je ne parlerais pas de tout ça si je n'avais pas eu à le voir de mes propres yeux.

Si besoin en était, j'appuierais mon avis par le rapport des RG qui ont étudié 600 cités en France, avec un constat alarmant : pour 300 des 600 cités analysées : communautarisme, racisme anti-français, niveau de déliquance et de chômage intolérable pour un pays développé, remise en cause de la liberté et du respect de la femme, intégrisme et extrémisme religieux bondissant, culture et mode de vie complètement excentrée par rapport à celle du pays... la liste est longue, tu veux une ou deux url ?

IL EST GRAND TEMPS DE RASER LES CITES DE FRANCE, ET DE RELOGER TOUT LE MONDE D UNE MANIERE EPARSE ET CLAIRSEMEE, AFIN DE LIMITER LE COMMUNAUTARISME, ETD'OFFRIR LA CHANCE QUE DANS 10 OU 20 ANS IL Y AIT TJRS UNE FRANCE UNIE, ET DES FRANCAIS ISSUS DE L'IMMIGRATION QUI SE SENTENT FRANCAIS ET FIERS DE L'ETRE. NON A 2 FRANCES DIFFERENTES EN TOUT POINTS, OUI A L'EGALITE DES CHANCES, DE L'EMPLOI, DU TRANSPORT.

OUI A UNE FRANCE OU TOUT LE MONDE VIT DANS LE MEME PAYS.

gun57
November 2nd, 2004, 01:52 PM
oh là coco tu fais un drôle d'amalgame là ! c'est pas parce qu'ils ont du mal à vivre dans leur pays ou à y être considérés comme les autochtones que ça signifie qu'ils ont été assimilés par la culture française ou qu'ils sont en voie de l'être...

en tout cas ca signifie qu'il a perdu la culture de ses parents (ou grands-parents)
ils n'ont pas la culture "française haut de gamme" (chanson française, litterature classique...), COMME beaucoup de français de souche, mais ils n'ont pas une culture propre à eux qui les différencient des autres jeunes français !!

Le pb de l'assimilition ou de ceux qui en font la propagande c'est que ça trahit souvent cet image du colon en train d'assimiler les indigènes ! ounga ounga !!

:bash: tu es impregné des prejugés anglo-saxon sur l'assimilation, l'assimilation est benefique à tous et depuis toujours les immigrés qui sont venus en France l'ont accepté ( en donnant un prénom français à leurs enfants, en parlant le français en famille).
L'assimilation ce n'est pas du pseudo-colonialisme c'est une necessité pour notre modèle republicain :

Pourquoi l'assistance sociale est si forte en France et en Allemagne ? et pas aux USA ou en GB ?
c'est parceque les français "se ressemblent", se reconnaissent entre eux comme membres d'une seule et unique communauté grace à l'assimilation, et donc acceptent de sacrifier une partie de leur revenu pour aider le voisin necessiteux.
aux USA il y a des communautés bien distinctes qui se respectent mutuellement et au sein desquelles il y a une certaine forme de solidarité, mais au niveau nationale il ne peut pas y avoir de solidarité parceque les citoyens sont trop DIFFERENTS.

l'assimilation est indispensable à la solidarité republicaine !!

je le vois plutôt comme un élément qui a grandi en France et qui , faute de trouver un vrai écho dans la culture française de base, s'est réfugié vers une autre culture qui lui ressemble plus : la culture urbaine !

comme je l'ai dis plus haut, le plupart des français (issus de l'immigration ou de souche) n'ont pas la culture française telle que tu te la figures (Victor Hugo, Piaff...), mais tous les français ont "une culture de France" que l'on ne retrouve nul par ailleurs.
la culture urbaine dont tu parles c'est le rap français, le raï français... tous cela ne se trouve qu'en france.
l'assimilation ca veut dire tout le monde a la meme culture et pas forcément tout le monde écoute Piaff ( heureusement :) )

kony
November 2nd, 2004, 04:52 PM
Les phénomènes et schémas classiques de refus véritable de la culture Française ne sont pas à mélanger comme vous le faites avec "une culture urbaine assise entre deux chaises". CEtte dernière existe, mais il ne faudrait tout de même pas oublier que, dans des clips musicaux faits par des arabes et des noirs, on ne voit pas le moindre blanc

ceci est bien entendu totalement faux !!! Il s'agit pas de critiquer sans vraiment regarder ! de quoi parle tu , des clips de rap tournés en France ? je peux t'assurer qu'ils ne correspondent alors pas à l'image que tu t'en fais !

ou bien parles-tu des clips africains ou de musique typiquement raï (du bled) qui passent sur Trace TV (ex MCM Africa) ?? ben sur ceux là je vois pas pourquoi tu t'attends à voir des blancs !!!

Et puis cet argument que tu sors est un peu ridicule car on voit à la télé un nombre incroyable de clips où il y a aucun noirs, chinois, arabe !!! que de blancs ! et est-ce que ça choquent, moi perso ça ne me choquent pas !

D'autre part , étant donné que M6, chaîne nationale, n'a pas l'air de vouloir diffuser des clips de rap (musique française) avec autant de régularité que des clips de house, ou de rock anglais , alors que le rap se vend en France plus que le rock , c'est normal que ceux qui font du rap cherchent à passer sur d'autres canaux !! ce point n'est pas directement dans le sujet mais je tenais à le préciser.

Et puis Lepied si des jeunes se retournent vers leur communauté c'est bien parce que la france leur a tourné le dos trop longtemps, ou bien a humilié leurs parents pendant trop long time !!

Enfin il faut noter qu'en france c'est pas "les noirs entre eux, les arabes entre eux, et les blancs entre eux" , mais plutot :ceux qui sont issus d'une culture urbaine, et qui sont nés de parents souvent méprisés par la société française se comprennent "entre eux" !

Je n'appellerais pas ça plus "communautariste" que les bourgeois qui restent "entre eux" à st-germain-en-laye ou à versailles...you see what I mean ?

en tout cas ca signifie qu'il a perdu la culture de ses parents (ou grands-parents)
ils n'ont pas sa culture "française haut de gamme" (musique, litterature...),

ouai enfin chacun appréciera ce qu'il considère comme être de la culture française "haut-de-gamme"...


Pourquoi l'assistance sociale est si forte en France et en Allemagne ? et pas aux USA ou en GB ?
c'est parceque les français "se ressemblent", se reconnaissent entre eux comme membres d'une seule et unique communauté grace à l'assimilation, et donc acceptent de sacrifier une partie de leur revenu pour aider le voisin necessiteux.


ouai enfin, descend un peu de ton nuage : si on contribue aux charges sociales etc , c'est parce que c'est obligatoire ! ce n'est pas parce qu'un gars paye ses impots ou ses charges que ça veut dire qu'il est d'accord avec l'idéalisme que tu cites (d'ailleurs ta dernière phrase c'est presque de la poésie !))


mais tous les français ont "une culture de France" que l'on ne retrouve nul par ailleurs.
la culture urbaine dont tu parles c'est le rap français, le raï français... tous cela ne se trouve qu'en france.
l'assimilation ca veut dire tout le monde a la meme culture et pas forcément tout le monde écoute Piaff

ah ben pourquoi pas ?? maintenant le rap c'est français et le raï aussi ! bien...c'est vrai que par définition le rap "français" ne se retrouve qu'en France...au sénégal ça serait du rap Sénégalais, au Québec du "rap québécois", et aux Usa du "rap américain !"

rien de vraiment révélateur dans ton argument...

Toutefois je me permets une analogie : on entends en effet de plus en plus de raï, de zouk, de ndombolo, de rap oriental, de rnb zouk sur les grandes chaînes et radios (bien au delà du classique "tube de l'été")...

On ne peut pas dire que ces courants musicaux soient issus d'une quelconque souche franco-française...

d'autre part le couscous est devenu le plat national en France, et dans les fêtes de villages on danse la "saga africa" de Noah...

Alors ? le français "blanc" serait-il en train d'être assimilé, musicalement parlant, par les immigrés ? :)

yvanh
November 2nd, 2004, 05:06 PM
ouai enfin chacun appréciera ce qu'il considère comme être de la culture française "haut-de-gamme"...

Versailles, Le Louvre, les Festivals de Cannes, Deauville, Aix en Provence, Avignon, Le Prix de Diane, Marc-Antoine Charpentier, C'est ça la Culture Française et RIEN D'AUTRE !!!!! la culture française doit ne peut être synonyme que de Prestige ! vous les trouvez prestigieuses les banlieues françaises ??????

kony
November 2nd, 2004, 05:10 PM
c'est ça c'est ça t'a raison !!

quand "les nubians" arrivent (ce qui est extrêmement rare) à percer le marché américain en chantant en français (bien qu'elles soient snobées par la France) et y vendre des millions de disques c'est peut être pas assez prestigieux à tes yeux ?

mais peut être selon toi "culture française de prestige" = culture vulgarisée par des blancs" , vu les ex que tu cites !

finalement tout mon argumentaire sur l'asssimilation trouve un parfait écho dans cette remarque tout à fait "éclairée" d'yvanh...

Vive la France !

yvanh
November 2nd, 2004, 05:13 PM
c'est ça c'est ça t'a raison !!

quand "les nubians" arrivent (ce qui est extrêmement rare) à percer le marché américain en chantant en français (bien qu'elles soient sobées par la France) et y vendre des millions de disques c'est peut être pas assez prestigieux à tes yeux ?

mais peut être selon toi "culture française de prestige" = culture vulgarisée par des blancs" , vu les ex que tu cites !

je ne veux pas te répondre ! je ne suis pas sensible à tout ce qui se passe dans les banlieues, je ne vois que la violence, la dégradation, la saleté, la drogue, la haine, la désobéissance, etc dans ces espaces. je ne peux donc pas écouter du rap et m'identifier à ces gens-là car j'ai toujours vécu dans un petit village en alsace loin des villes et de leurs problèmes.

kony
November 2nd, 2004, 05:30 PM
Posté par yvanh
ouai enfin chacun appréciera ce qu'il considère comme être de la culture française "haut-de-gamme"...

Versailles, Le Louvre, les Festivals de Cannes, Deauville, Aix en Provence, Avignon, Le Prix de Diane, Marc-Antoine Charpentier, C'est ça la Culture Française et RIEN D'AUTRE !!!!! la culture française doit ne peut être synonyme que de Prestige ! vous les trouvez prestigieuses les banlieues françaises ??????

Posté par yvanh
je ne veux pas te répondre ! je ne suis pas sensible à tout ce qui se passe dans les banlieues, je ne vois que la violence, la dégradation, la saleté, la drogue, la haine, la désobéissance, etc dans ces espaces. je ne peux donc pas écouter du rap et m'identifier à ces gens-là car j'ai toujours vécu dans un petit village en alsace loin des villes et de leurs problèmes.

t'inquiète, ta première réponse postée ci dessus m'a déjà assez renseigné sur l'état d'esprit de la "france d'en bas"...mais je veux bien croire que c'était un canular...

gun57
November 2nd, 2004, 05:34 PM
ouai enfin chacun appréciera ce qu'il considère comme être de la culture française "haut-de-gamme"...
t'enflamme pas je me suis mal exprimé

ouai enfin, descend un peu de ton nuage : si on contribue aux charges sociales etc , c'est parce que c'est obligatoire ! ce n'est pas parce qu'un gars paye ses impots ou ses charges que ça veut dire qu'il est d'accord avec l'idéalisme que tu cites (d'ailleurs ta dernière phrase c'est presque de la poésie !))

oui enfin au dernières nouvelles la france est encore un democratie, si l'assistance publique est a un tel niveau c'est parce que les français le veulent bien en tres large majorité (droite et gauche)

pour moi l'integration à l'anglo-saxonne engendre le communautarisme, et les communautés empèchent la solidarité au niveau nationale

On ne peut pas dire que ces courants musicaux soient issus d'une quelconque souche franco-française...

d'autre part le couscous est devenu le plat national en France, et dans les fêtes de villages on danse la "saga africa" de Noah...

Alors ? le français "blanc" serait-il en train d'être assimilé, musicalement parlant, par les immigrés ? :)

:blahblah:
sinon biensur le culture n'est pas figé, elle évolue, elle s'enrichie d'influences étrangères, ce n'est pas nouveau et ca ne m'inquiete pas.
comme je te l'ai dis, ce qui est important c'est que tout les français partagent la meme culture, qu'il n'y est pas de gouffre culturel entre français comme c'est le cas entre americains

kony
November 2nd, 2004, 05:39 PM
je vis au Etats-unis et je ne ressens pas le gouffre culturel dont tu parles...au contraire je constate, par exemple, que le rap et le rnb américain font partie de la variété américaine et passent carrément dans les émissions à la drucker...en france même si le rap et le rnb se vendent par millions (France = 2è marché hip-hop du monde après les US) , les artistes rap et rnb sont assez invisibles sur les grandes chaînes nationales...

gun57
November 2nd, 2004, 05:44 PM
tu ne ressens pas un gouffre culturel entre les asiatiques, les latinos, les noirs et les blancs ?
est-ce qu'il n'y a pas des chaînes, des pub en espagnol ?
est-ce que ces communautés vivent dans les meme quartiers ?

yvanh
November 2nd, 2004, 07:12 PM
je vis au Etats-unis

donc tu es américain et pas français. point.

lepied
November 2nd, 2004, 07:56 PM
Là ou Kony a bien raison, c'est qu'il n'y à pas a tergiverser sur un sujet : aujourd'hui, en france, la culture moderne, la culture qui bouge, la culture contemporaire, elle vient pas d'ailleurs que des quartiers : cette culture, cette fougue, ce dynamisme fait vraiment plaisir à voir, et on le retrouve quasiment qu'ici.

Après, dire qu'il est boudé médiatiquement, peut être, par tf1 et france2 ? qui sont des chaines prout-prout qui ne diffusent d'une manière générale rien de "d'jeuns" à part la starac ! Sur m6 par exemple, y'a aucun souçi, on ne voit que ça, du rnb, du k-maro, du wallen, etc. QUE DE CA.

Je suis pour la médiatisation positive des jeunes issus de l'immigration et des cités, afin, déja, que leur travail et leur talent soit respecté à leur juste valeur, et ensuite pour aider à les "assimiler" ainsi qu'a leur montrer que la société Française change et qu'ils sont les enfants de la France, qu'ils la font bouger.

Je suis totalement pour des ministres arabes et black, des présentateurs métissés, au maximum, car c'est froncièrement ultra positif.

Ca, c'était la vaseline. Je maintiens mon analyse, dans un autre sens y'a une bien trop forte victimisation et une idée de "la méchante France discriminatoire qui a honte de ses métissés". Ca me fatigue. C'est pas faux, mais c'est de moins en moins vrai, et ça le sera encore moins années par années... On a pas à justifier systématiquement les conneries et l'assistanat derrière des faits établis mais qui s'étiolent comme neige au soleil. Il arrive un moment où il faut un peu se prendre en main, et arrêter de se planquer derrière l'éternel "la société ne n'aime pas".

Quand qquna du talent, ça paye cash, la preuve, ceux qui sont médiatisés (jamel, nombreux joueurs de foot, eric et ramzy, dieudonné, smaïn, j'en passe), qui eux ne se sont pas cachés derrière une victimisation outrancière pour faire leurs mini casses et attendre le rmi.

Il faut faire la part des choses, tout n'est pas rose et tout n'est pas noir non plus... sans jeu de mot hazardeux ;)

stephane
November 2nd, 2004, 08:03 PM
Encore un débat sur nos "minorités ethniques"!!! Decidément ça devient récurrent.
Et révélateur d'un malaise !

Phil
November 2nd, 2004, 08:03 PM
donc tu es américain et pas français. point.

:rofl: n'importe quoi

lepied
November 2nd, 2004, 08:54 PM
Non, le malaise c'est peut être quand justement les discussions sont bloquées. je trouve ça bien de parler. Ca veut au moins dire qu'on peut le faire.

stephane
November 2nd, 2004, 08:58 PM
Je suis bien d'accord, mais enfin il y avait eu le même débat il y a quelques temps sur un autre thread !!

Manuel
November 2nd, 2004, 09:15 PM
je vis au Etats-unis et je ne ressens pas le gouffre culturel dont tu parles...au contraire je constate, par exemple, que le rap et le rnb américain font partie de la variété américaine et passent carrément dans les émissions à la drucker...en france même si le rap et le rnb se vendent par millions (France = 2è marché hip-hop du monde après les US) , les artistes rap et rnb sont assez invisibles sur les grandes chaînes nationales...

ça viendra peut être, il faut du temps, je suis sûr que ça ne fait pas si longtemps que ça aux USA.

lepied
November 2nd, 2004, 09:59 PM
et puis sur la M6, c'est un constat qui n'est pas vrai : suffit d'être un peu lève tot comme moi, ou de regarder les clips : la majorité des musiques sont à fortes majorité épicées ou métissées,

kony
November 2nd, 2004, 11:39 PM
@ stéphane personne t'oblige à venir échouer sur ce thread si tu estimes que c'est du débattu-rebattu...d'ailleurs on a, sur d'autres forums, tous les 4 matins un "Nyc Vs Londres", ou "Londres Vs Paris", ou "quelle ville a la meilleure skyline" sans que celà empêche les gens de s'y intéresser à nouveau...d'ailleurs ce débat , contrairement aux autres est parti de la postition de sarkozy sur l'église, ensuite il y a eu extrapolation.

Enfin pour finir, quand tu dis que si on débat encore des minorités c'est qu'il y a malaise, alors je te le confirme (puisque ça t'a apparemment échappé) :oui en France il y a un vrai malaise :au malaise social s'ajoute celui de la participation des gens issus des anciennes colonies à la vie nationale dans toutes ses composantes (logement, emploi, culture)...et au delà celui de tous ceux issus des classes populaires !! réveille toi mon gars !

@ yvanh...sans commentaires, je m'attendais vraiment à mieux de toi comme contribution...


@ gun57...écoute , déjà j'aimerais bien que tu précises ta pensée quand tu dis "gouffre culturel" entre les communautés aux USA ...car j'avoue que ta persistance me laisse interrogatif...

Déjà , as-tu déjà vécu aux USA ? car je me méfie beaucoup des gens qui juge un pays depuis leur sofa sans y avoir jamais mis les pieds !

Quel est ce gouffre exactement dont tu parles ? ben là ou j'habite (c'est un peu l'équivalent de st-denis 93) il y a des gens de toutes origines qui vivent là...

Tu sais les USA, c'est pas des quartiers où tous les noirs vivent dans le même immeubles, tous les chinois dans le même immeubles, tous les latinos dans le même immeuble...il faut pas croire tout ce que tu lis dans les journaux !!!

il y a des ghettos partout tu sais : encore une fois tu sais quel genre de personnes habitent à st-germain en laye, Versailles, ou à La celle-st cloud ???

Et puis je sais pas trop où tu veux en venir avec ton histoire de chaîne en espagnol , ou "pas en espagnol"... en France y'a bien une chaîne pour les bretons, une chaîne pour les beurs , et même une chaîne pour les homos !!!

Donc revoie un peu ton argumentation et avant de voir ce qui cloche aux USA, regarde un peu ce qui peut être amélioré en France....et y'a du travail !

kony
November 2nd, 2004, 11:45 PM
sinon puisqu'on parle de ghettos, je vous conseille à tous le numéros de marianne, en ce moment en librairie, sur les ghettos français....instructif...

kony
November 2nd, 2004, 11:47 PM
sinon quelqun peut-il m'expliquer c'est koi ces boules vertes ou bleues à coté des avatars ? (il me semble d'ailleurs avoir déjà posé cette question ici il a des mois mais sans réponse).

vert ça signifie koi ??

Phil
November 2nd, 2004, 11:49 PM
Bleu ca veut dire que t'es pas présent sur le forum, vert ça veut dire que tu es présent.

kony
November 3rd, 2004, 03:41 AM
ad d'accord Phil, donc maintenant toi t'es présent :)
j'imagine que tu suis en "direct live" la 4ème guerre des étoiles...euh...j'voulais dire l'élection américaine...

sussucre
November 3rd, 2004, 03:44 AM
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?

kony
November 3rd, 2004, 03:51 AM
Back to the topic !

lepied
November 3rd, 2004, 05:31 PM
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
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j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?
j'ai pô la télé, comment ça se passe ?!?

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaHHHHhhhhhhhhhhhhh !!!!

(plouf)

yvanh
November 3rd, 2004, 06:36 PM
@ yvanh...sans commentaires, je m'attendais vraiment à mieux de toi comme contribution...


comment veux-tu que je contribue ?

gun57
November 3rd, 2004, 07:18 PM
@ kony

ce que j'essaie de te dire (surement tres maladroitement) c'est que je suis favorable à l'assimilation plutot qu'à l'integration à l'anglosaxonne parceque grace à l'assimilation il n'y a pas de communautés en France.
je n'ai jamais mis les pieds aux USA mais je pense que tu seras d'accord avec moi sur le fait qu'il existe des communautés éthniques bien distinctes la-bas.
or pour moi le communautarisme est une barrière au système de protection sociale (parceque les individus refusent de s'entraider lorsqu'ils sont trop différents les uns des autres).
d'où mon idée que pour maintenir la solidarité à l'echelon nationale il faut lutter contre le communautarisme et donc assimiler les immigrés.

après je suis aussi convaincu que l'assimilation des immigrés maghrebins est en marche, mais ca c'est plus discutable (je suis de nature plutot tres optimiste).

kony
November 3rd, 2004, 11:34 PM
ah bon ? grâce à l'assimilation il n' y a pas de communautés en France ?? bon déjà il faut que tu saches que même si cette "assimilation" que tu assènes comme un slogan publicitaire et que tu appelles donc de tes voeux, se concrétise IL Y AURA TOUJOURS des communautés en France !!!

L'homme a un instinct profondément grégaire, comme pour l'animal, c'est une caractéristique forte de son mode de vie ! donc tu as beau dire qu'il n'y a pas, ou qu'il n'y aura pas de communautés, je suis obligé de te dire que tu vis dans ton rêve en technicolor !!

les communautés existent en france, tout simplement parce que des corses se sentiront toujours mieux ensemble, des antillais apprécieront la compagnie d'autres antillais, des bretons seront heureux de travailler avec d'autres bretons, des juifs se supporteront entre juifs etc...

ton discours qui tend à nier l'existence de communautés en France (voire à considérer leur réalité comme négative) est un discours bien connu : c'est celui de tous ces homme spolitiques français qui se sont voilés la face pendant des décennies en voulant affirmer qu'en France il n'y en avait pas, maius que tout le monde vivait dans le meilleur des monde fraternel !!

Et bien tu sais quoi : quand on voit à quel point la fracture identitaire est forte dans certains quartiers, on peut dire une chose , ces hommes politiques se sont planté complètement !!!

J'ignore si c'est par peur que certains refusent la réalité des communautés en France mais ce qui est sûr c'est qu'il faut vraiment être naïf pour persister à croire que l'assimilation (si jamais elle se produit) conduira au recul des communautés !!

Quand je te lis je ne peux m'empêcher de penser que t'es carrément à coté de la plaque , avec tous mes respects !

Ton discours sur la solidarité est joli et plein de bonne volonté, c'est poétique....seulement c'est une analyse complètement érronée de la situation !

Ta phrase suivante démontre à elle seule que ton argument est bancale, je cite : "pour moi le communautarisme est une barrière au système de protection sociale (parceque les individus refusent de s'entraider lorsqu'ils sont trop différents les uns des autres)."

Complètement à l'ouest ! tellement à l'ouest que là t'es arrivé en Arizona là :)

gun57
November 4th, 2004, 05:20 PM
je maintiens qu'en france il n'y a pas (encore) de veritables communautés éthniques meme si comme le signale la DATAR on assiste à une montée du communautarisme et à la ghetoïsation de certains quartiers (je suis bien conscient que tout n'est pas rose en france). enfin ca c'est subjectif, je comprends que tu puisses trouvé optimiste mon jugement...

par contre concernant cette analyse frafelue et complétement à coté de la plaque(d'après toi), sache qu'elle n'est pas de moi, elle a deja longuement été debattue et BEAUCOUP de socilogues et de politiciens paratagent cette thérorie.
apparemment je ne suis pas seul en arizona...

enfin juste une chose, je suis d'accord avec toi sur l'instinct grégaire des hommes, simplement cet instinct peut aussi bien souder une seule et unique comunauté nationale que quelques communautés éthniques, ce n'est pas un argument pour nier la réalité de l'assimilation.

kony
November 4th, 2004, 05:36 PM
je constate malheureusement que tu es dans le déniement total...

ceci dit je n'ai pas de mission particulière pour te convaincre, alors si tu pense qu'il n'y a pas de communautés en France, et bien inshalla !

ceci dit il faut que tu apprenne une chose : il n'est pas négatif (comme t'as l'air de le croire) de se tourner vers sa communauté d'origine, c'est tout simplement naturel...

Et puis sur ta dernière phrase concernant l'instinct grégaire qui ferait plus pour souder la communauuté nationale que les communautés ethnique....ma foi je pense que , vu que tu ne reconnais pas l'existence de communautés ethnique en France (juive, arabe, chinoise, malienne, antillaise, pakistanaise, turque, japonaise, sénégalaise etc etc...) ton propos (qui s'appuie sur une comparaison entre communaué ethnique et communauuté nationale) en ressort un peu décridibilisé...

Maintenant je dirais que les jeunes qui, lors d'un match de foot France-Algérie sifflent la marseilleise et soutiennent l'équipe algérienne : c'est une drôle de façon alors de soutenir la communauté nationale !

Mais pourquoi donc ces jeunes "si assimilés" n'ont-il pas vu que leur intérêt était de soutenir la France à travers son hymne et son drapeau ???

Mystère , mystère...

gun57
November 4th, 2004, 05:54 PM
évidemment si tu fonde ton jugement sur Paris, il y a des communautés éthniques en France, mais je te parle d'individus de 2 ou 3è genération, les chinois fraichement installés à Paris ne sont pas assimilés c'est sur.

moi je suis en province (entouré de quartiers chauds) et mon sentiments c'est que les arabes ne se regroupent pas entre eux, les noirs non plus, tous ces jeunes issus de l'immigration n'ont rien de différents des autres mis à part leurs couleurs de peau, et tous les jours dans la rue je vois des groupes de jeunes noirs, beurs et blancs ENSEMBLE.

ceci dit il faut que tu apprenne une chose : il n'est pas négatif (comme t'as l'air de le croire) de se tourner vers sa communauté d'origine, c'est tout simplement naturel...

:bash: je trouve tres bien qu'il y ait des communautés aux USA, tant mieux pour tout ces gens si ils veuleuent garder leurs traditions d'origine, par contre pour notre republique et la solidarité nationale en France (c'est un AUTRE système, la France ce n'est pas les USA !!), l'assimilation est indispensable

Kony tu es issu de l'immigration ou quoi pour faire un blocage pareil sur l'assimilation (et sur ce point c'est toi qui a un jugement tres négatif)

stephane
November 4th, 2004, 08:21 PM
@ stéphane personne t'oblige à venir échouer sur ce thread si tu estimes que c'est du débattu-rebattu...

Et alors! je peux quand même faire un commentaire non !


Enfin pour finir, quand tu dis que si on débat encore des minorités c'est qu'il y a malaise, alors je te le confirme (puisque ça t'a apparemment échappé) réveille toi mon gars !



Oui ben j'ai vecu 3 ans à la Goutte d'Or, alors les problèmes des "minorités ethniques" en France je connais un peu figures toi, j'ai pas besoin que tu me demandes de me reveiller !
Mais bon j'ai pas envie de parler encore de tout ça, ça me gonfle!
Alors je m'en vais sur un autre thread, puisque ma presence sur celui ci te dérange !

kony
November 5th, 2004, 04:20 AM
@ stéphane : ben désolé de t'avoir véxé, ta présence ne me gêne aucunement :)

mais c'est vrai que même si le sujet te gonfle, il peut être intéressant pour d'autres personnes qui n'auraient pas eu l'occasion d'en débattre ailleurs...et puis un forum ça vit, donc fatalement des sujets reviennent de temps en temps, quand d'autres meurent...

@ gun57, non je ne suis pas issu de l'immigration mais c'est un sujet qui m'intéresse du point de vue sociologique...et je connais très bien la france de l'immigration pour avoir vécu 10 ans à garges sarcelles (une des banlieues les plus hétéroclite qui soit !).

Mais je dirais que le blocage que je fais (à tes yeux) quant à l'assimilation est proportionnel à celui que tu fais concernant le fait de reconnaître qu'il y a des communautés en France...

Maintenant , tu me dis que t'habite la province, ça explique une partie du problème...tu n'as peut être pas conscience du visage de la france d'aujourd'hui (L'ile de france n'est pas la France mais c'est quand même 20 % de la population du pays !)


moi je suis en province (entouré de quartiers chauds) et mon sentiments c'est que les arabes ne se regroupent pas entre eux, les noirs non plus, tous ces jeunes issus de l'immigration n'ont rien de différents des autres mis à part leurs couleurs de peau, et tous les jours dans la rue je vois des groupes de jeunes noirs, beurs et blancs ENSEMBLE

Mais je n'ai jamais dit que les noirs , beurs et blancs ne se mélangeait pas !! si tu commences à interpréter mes propos , alors là en effet y'aura quiproquo !

J'ai même dit plutôt le contraire en affirmant que la culture urbaine constituait souvent un lien inter-communautés !!

Mon propos est de dire que même si les gens peuvent se mélanger entre eux, ça ne les fait pas pour autant "s'auto'extraire" de leur communauté d'origine : C'est pas incompatible ! tu peux être beur et traîner dans la rue avec des noirs , puis vouloir également partager certains des moments de ta vie avec tes semblables !! (fêtes religieuses, mariages, sorties etc...)

et ça, tu as du mal à l'assimiler (tiens un mot que tu connais bien !!!)

Et puis tu as l'air de rêver d'une société "idéale" où finalement chacun se fréquente indépendamment de sa race, de son milieu social,ou de son origine !!

Mais déjà, il faudrait que les gens aient envie de se mélanger !!!

qui te dit que les bourgeois du 16ème ont envie d'avoir des amis issus des quartiers chauds de sartrouville,

qui te dit que les turques ont envie d'assister aux fêtes de la communauté portugaise

qui te dit que les jeunes de sarcellles ont envie d'aller aux barbecue des riches PDG de Versailles

qui te dit que le corses ont envie de fêter les fêtes de l'Aïd-el-Kebir (mouton)

qui te dit que les ivoiriens préfèreront une soirée techno à une soirée capverdienne où la musique sera plus proche de celle de leur pays d'origine

qui te dit que les alsaciens auront envie de manger casher avec leur voisin juifs !!

enfin bref je le répète , tant que l'instant grégaire existera chez l'homme , il y aura bien (et là c'est moi qui le martèle comme un slogan publicitaire) des communautés en France qui préfèreront se retrouver entre elles dans certains moments de leur vie !

ça ne signifie pas qu'ils renient la France pour autant !!


Moi même quand je cherche un appartement, un de mes critères est de m'installer dans un quartier où il y a plutot dess jeunes que des retraités !!!

Donc je ne suis pas choqué qu'un asiatique préfèrera habiter marne-la-vallée (où il a une forte communauté asiatique) plutot que l'ouest parisien !

Tout cela coule sous le sens !

Mais ne t'inquiète pas : La france ne s'est pas écroulée du fait que les chinois ont décidé, il y a 40 ans, d'investir des "chinatowns" donc je ne vois pas pourquoi tu devrais te sentir en péril du fait que d'autres populations en fasse autant (quand d'ailleurs c n'est pas les politiques qui les parquent carrément dans les zones les plus pauvres !, mais là c'est un autre débat).

kony
November 5th, 2004, 04:31 AM
d'ailleurs toi, Gun 57 qui vit en province (centre ville ?) entouré de quartiers chauds : as-tu des vrais amis noirs , arabes provenant des quartiers deshérités de ta ville ??

Que fais tu concrètement qui puisse correspondre à ce que tu prèches pour "l'unité nationale" ???

lepied
November 5th, 2004, 06:53 AM
pas évident de venir taper "la bise" à des mecs qui se baladent par groupe de 6, tous de la même couleur. ça fait tout de suite "impressionnant", non ?

On en est encore au jardin des bisounours.

kony
November 5th, 2004, 08:11 AM
Ben ils sont pas tous de la même couleur puisque gun57 te dit qu'il n'y a pas de communautés en france et que les blancs et les black et leurs amis beurs marche tous ensemble main dans la main dans une même fraternité...

lepied
November 5th, 2004, 08:34 AM
c'est faux. Vivant à montpellier je peux vous assurer que sur la comédie, y'a des groupuscules rassemblés par groupe de 5 et par couleur sur la place. je trouve ça désolant, ça n'est pas positif du tout, d'autant plus que ça n'est pas forcément volontaire ni dû aux étrangers eux-mêmes, mais plutot à la fracture sociale sciemment réfléchie dans les années 50/60 par les gouvernements Français de l'époque.

Je me plais à immaginer ce que serait la place de la comédie, si les cités hlm et groupement sociaux excentrés des villes n'avaient jamais existé. Si on avait construit une barre ou une tour, à l'occasion, un peu partout DANS LA VILLE.

Est-ce trop tard pour changer les choses ? pas sûr. pour moi, la solution serait d'engloutir des dixaines de milliards dans la destruction des cités, et dans l'agrandissement et la reconstruction des logements sociaux, mais éparpillés dans les villes, et non rassemblés comme des parias en périphérie. Malheureusement, le gouvernement ne m'a pas écouté (!) car ils sont en train d'investir 30 milliard d'euros dans la destruction/reconstruction SUR PLACE de nombreux nouveaux logements. En gros, ils nettoient un peu le caractère "pourri, vieux, insalubre" des cités, mais les agrandissent... on est donc loin de mon idée qui consiste à tirer un trait DE TOUTE URGENCE sur les cités, afin de permettre de repartir sur de bon rails d'égalités pour les générations à venir.

yvanh
November 5th, 2004, 11:03 AM
c'est faux. Vivant à montpellier je peux vous assurer que sur la comédie, y'a des groupuscules rassemblés par groupe de 5 et par couleur sur la place. je trouve ça désolant, ça n'est pas positif du tout, d'autant plus que ça n'est pas forcément volontaire ni dû aux étrangers eux-mêmes, mais plutot à la fracture sociale sciemment réfléchie dans les années 50/60 par les gouvernements Français de l'époque.


les seuls pays au monde où n'existe pas de fracture sociale : islande, suède, danemark,....
dans ces pays un manoeuvre a presque le même salaire qu'un cadre, voilà la réponse. la france paye à prix d'or des huiles qui ne foutent rien toute la journée !

lepied ça ne pose pas de problèmes les groupuscules, ils sont entre amis ; des amis de conviction religieuse ou de culture différente c'est trop compliqué pour moi, tu ne peux parler de rien et tu dois toujours faire gaffe à ce que tu dis. de plus il vaut mieux être "normal" dans les normes parce les minorités ne sont acceptées que dans notre culture.

gun57
November 5th, 2004, 01:09 PM
j'habite queuleu en banlieue de Metz, juste à coté de Borny pour ceux qui connaissent.

as-tu des vrais amis noirs , arabes provenant des quartiers deshérités de ta ville ??

non, pourquoi ? si l'on ne pouvait parler que de ce que l'on cotoie au quotidien...

Ben ils sont pas tous de la même couleur puisque gun57 te dit qu'il n'y a pas de communautés en france et que les blancs et les black et leurs amis beurs marche tous ensemble main dans la main dans une même fraternité...

cf précedente :sleepy:
je maintiens qu'en france il n'y a pas (encore) de veritables communautés éthniques meme si comme le signale la DATAR on assiste à une montée du communautarisme et à la ghetoïsation de certains quartiers (je suis bien conscient que tout n'est pas rose en france). enfin ca c'est subjectif, je comprends que tu puisses trouvé optimiste mon jugement...

Et puis tu as l'air de rêver d'une société "idéale" où finalement chacun se fréquente indépendamment de sa race, de son milieu social,ou de son origine !!
Mais déjà, il faudrait que les gens aient envie de se mélanger !!!

qui te dit que les bourgeois du 16ème ont envie d'avoir des amis issus des quartiers chauds de sartrouville,

qui te dit que les turques ont envie d'assister aux fêtes de la communauté portugaise

qui te dit que les jeunes de sarcellles ont envie d'aller aux barbecue des riches PDG de Versailles

qui te dit que le corses ont envie de fêter les fêtes de l'Aïd-el-Kebir (mouton)

qui te dit que les ivoiriens préfèreront une soirée techno à une soirée capverdienne où la musique sera plus proche de celle de leur pays d'origine

qui te dit que les alsaciens auront envie de manger casher avec leur voisin juifs !!


si tous ces gens concervent leurs traditions d'origine il n'y a aucune chance pour qu'ils se mélangent, je suis tout à fait d'accord avec toi !!

ils faut qui soient assimilés pour qu'ils se mélangent !!
Des gens qui ne se mélangent pas ce sont des gens qui ne s'entraideront pas et c'est donc la fin des systèmes de solidarité nationale (allocations chomage, SECU, retraites)
ES TU D'ACCORD AVEC CA ?

yvanh
November 5th, 2004, 01:22 PM
essayez donc de discuter homosexualité, religion/lavage de cerveaux, avortement, civisme, racisme avec les gens vivant dans les banlieues ? je ne voudrais pas être noir, homo et vivant dans une ZUP !

lepied
November 5th, 2004, 02:06 PM
il est vrai qu'il m'est arrivé 2/3 fois d'aller dans des chats genre "islam de france"... je dois admettre qu'on ne vit pas du tout sur la meme planète que ses gens là, et à chaque fois que j'y ai été, des dialogues extrémistes y ont été préstents (d'intensité variable). il est clair et net qu'ils vous prennent tt de suite de haut et qu'ils veulent nous apprendre la vie, qu'on est des ceci cela, et qu'aucun dialogue n'est possible. ça, je ne dirais pas le contraire.

kony
November 5th, 2004, 04:47 PM
Tu sais Gun57 chaque idée que tu avances décridibilise un peu plus ton propos :

1)tu commence par marteler qu'il y a un gouffre culturel monstrueux aux Etats-Unis entre les différentes ethnies...mais tu n' y a jamais mis les pieds ! moi qui y vit je ne comprends toujours pas de quoi tu parles.

2)ensuite tu assures, sans sourciller, qu'il n'existe pas de communautés en france...puis tu finis par admettre qu'il y en à Paris. Evidemment tu ne pouvais pas camper aussi longtemps sur une assertion aussi ridicule, ça aurait mis en lumière ton manque de connaissance sur le sujet...

3)tu fais l'apologie de l'assimilation des immigrés, sans vraiment te rendre compte que la résultat de la présence des immigrés en France est en fait un incroyable melting pot dans lequel l'immigré enrichit la culture française et vice versa...si il y a assimilation de culture, alors elle est des 2 côté ! L'immigré assimile le français, et le français assimile l'immigré !

4)tu es assez naîf pour t'imaginer que grâce à l'assimilation que tu prônes, nous vivrons comme le dit Lepied dans un village de Bisounours, où chacun adorera son prochain dans une même fraternité...tu refuses, par la même occasion, de constater qu'il y a un vrai refus de la culture française telle qu'elle veut être ingurgitée aux jeunes des quartiers, à savoir de façon dominante (Cf épisode France-Algérie).

5)Puis toujours aussi sûr de ton fait, voilà que tu dévoile tes "sentiments" et tu nous confies que tu vois dans ta ville de nombreux gens de couleurs différente marcher ENSEMBLE dans la rue...quelle révélation !!! Si tu sortais plus souvent de ton village , tu constaterais que ça n'a rien d'exceptionnel ! et que l'assimilaion n'a rien à voir avec ça (cf mon post sur le lien culturel urbain).

6)chacun de tes post condamnait avec horreur les communautés en France et faisait allégeance avec le "vivre ensemble quelque soit la couleur"...Ceci dit tu vis , semble -til entouré de noirs et d'arabes , et tu n'en a aucun dans tes amis !

7) tu termines magistralement en chantant ton air favori "des gens qui ne se mélangent pas c'est des gens qui ne s'entraideront pas".

Alors que le système de solidarité (RMI, CAF, Assédic etc...) à la française n'a rien à voir avec le fait de se mélanger ou pas , ou bien d'êre assimilé.

Après toutes ces inepties qui prouvent bien ton manque d'expérience dans la vie, tu me demande d'être d'accord avec toi !!!

allons Gun57 soit sérieux, et admets que tu discute d'un sujet dont tu ignores quasiment tout !!! Il suffit pas de voir les étrangers dans le journal de 20 h pour penser comprendre comment ils "fonctionnent" !!


Off Topic @ Yvanh. est-ce que tu peux me dire pourquoi tu m'envoie ce message en Message Privé ???

salut j'étais à la defense paris à la toussaint ! cbx dépasse maintenant bien descartes

Je suis content que t'ait été à la défense à la Toussaint, mais j'étais déjà au courant vu que tu l'a répété à tort et à travers sur pas mal de posts publics de ce forum...

Phil
November 5th, 2004, 05:18 PM
N'oublions pas de rester courtois en tout cas. :D

gun57
November 5th, 2004, 07:19 PM
Tu sais Gun57 chaque idée que tu avances décridibilise un peu plus ton propos :

1)tu commence par marteler qu'il y a un gouffre culturel monstrueux aux Etats-Unis entre les différentes ethnies...mais tu n' y a jamais mis les pieds ! moi qui y vit je ne comprends toujours pas de quoi tu parles.

enfin ce que je voulais dire par "gouffre culturel" (le terme et un peu fort) c'est qu'il y a des communautés ethniques aux USA

2)ensuite tu assures, sans sourciller, qu'il n'existe pas de communautés en france...puis tu finis par admettre qu'il y en à Paris. Evidemment tu ne pouvais pas camper aussi longtemps sur une assertion aussi ridicule, ça aurait mis en lumière ton manque de connaissance sur le sujet...

oui, la plupart des nouveaux immigrés fraichement arrivés s'intallent à Paris et crééent des communautés, ca ne me gènent pas, moi je te parle de la 3ème génération issue de l'immigration, cette génération ne se regroupe pas en communautés.
y a quelque chose d'incoherent la dedans ?

3)tu fais l'apologie de l'assimilation des immigrés, sans vraiment te rendre compte que la résultat de la présence des immigrés en France est en fait un incroyable melting pot dans lequel l'immigré enrichit la culture française et vice versa...si il y a assimilation de culture, alors elle est des 2 côté ! L'immigré assimile le français, et le français assimile l'immigré !

je suis parfaitement d'accord avec toi la dessus, les vagues d'immigrés influencent la culture française, ce qui favorise justement l'assimilation, mais au final les immigrés en France abandonnent leur culture d'origine.
les beurs ne parlent pas l'arabe à la maison, ils n'ont plus de traditions culturelles particulières

4)tu es assez naîf pour t'imaginer que grâce à l'assimilation que tu prônes, nous vivrons comme le dit Lepied dans un village de Bisounours, où chacun adorera son prochain dans une même fraternité...tu refuses, par la même occasion, de constater qu'il y a un vrai refus de la culture française telle qu'elle veut être ingurgitée aux jeunes des quartiers, à savoir de façon dominante (Cf épisode France-Algérie).

je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de problèmes en France !!
mais je pense que l'assimilation est une réalité et qu'il faut chercher ailleurs la source des problèmes.
tout ce rejet pour la France (meme si il ne faut pas généraliser tout les maghrebins ne rejettent pas la republique, et ils ne faut pas dramatiser, de tout temps il y a eut des gens pour cracher dans la soupe et sur leur pays dont beaucoup de français de souche _ne te sens pas visé, quoique_), ce rejet je l'interprete comme un mal etre parceque tout ces jeunes ont perdu leur culture d'origine, ils sont de culture française mais ils ne sont pas encore reconnus comme français à part entière.

5)Puis toujours aussi sûr de ton fait, voilà que tu dévoile tes "sentiments" et tu nous confies que tu vois dans ta ville de nombreux gens de couleurs différente marcher ENSEMBLE dans la rue...quelle révélation !!! Si tu sortais plus souvent de ton village , tu constaterais que ça n'a rien d'exceptionnel ! et que l'assimilaion n'a rien à voir avec ça (cf mon post sur le lien culturel urbain).

pour moi le fait que les gens ne se rassemblent pas par ethnies c'est un signe de la réalité de l'assimilation.
pour le reste de tes propos je ne réponderais pas :sleepy:

6)chacun de tes post condamnait avec horreur les communautés en France et faisait allégeance avec le "vivre ensemble quelque soit la couleur"...Ceci dit tu vis , semble -til entouré de noirs et d'arabes, et tu n'en a aucun dans tes amis !

désolé je n'ai pas cette chance, il n'y a pas d'arabes ni de noirs dans ma classe, ni dans mon quartier
c'est justement la que sont les vrais problèmes, la 3è génération est assimilée mais pourtant ils sont toujours parcés dans des ZUP

7) tu termines magistralement en chantant ton air favori "des gens qui ne se mélangent pas c'est des gens qui ne s'entraideront pas".
Alors que le système de solidarité (RMI, CAF, Assédic etc...) à la française n'a rien à voir avec le fait de se mélanger ou pas , ou bien d'êre assimilé.
Après toutes ces inepties qui prouvent bien ton manque d'expérience dans la vie, tu me demande d'être d'accord avec toi !!!


OUFFF on y arrive !!
tu n'es pas d'accord sur le fait que l'assimilation soit necessaire au maintien du systeme de solidarité (c'est la question que je te posais en gros à la fin de mon dernier post)
soit, mais tu ne me démontres pas que j'ai tort et comme je l'ai deja dis auparavant cette théorie n'est pas de moi elle a deja longuement été debattue et BEAUCOUP de socilogues et de politiciens paratagent cette analyse.

GM
November 5th, 2004, 07:34 PM
Vous avez lu le bouquin de Gaston Kelman "Je suis Noir et je n'aime pas le manioc" ?
C'est un livre qui pourrait trés bien éclairer ce débat.
Je suis loin d'être d'accord avec tout ce que dit l'auteur (notamment sur la nécessité d'instaurer des quotas) mais globalement le livre offre une vision claire, pertinente et sans tabou des problèmes d'intégration de certaines populations immigrées (ou pas, d'ailleurs). La question de l'assimilation est au coeur de la réflexion de cet ouvrage.
Jettez-y un coup d'oeil, il y a des idées intéressantes. L'auteur remet notamment en question une société française qui voudrait intégrer sans assimiler (et inversement aussi !).