View Full Version : RABAT | Marjane Hassan II (commercial & offices) | 100.000 m² | 7ha | 1 MMDH | #Project


cs7even
February 13th, 2012, 08:00 PM
MARJANE: 4,8 MILLIARDS D’INVESTISSEMENT SUR DEUX ANS!

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HORMIS les ouvertures ou la promotion de quelques produits, le groupe Marjane parle peu, voire jamais.
Pourtant, il compte aujourd’hui pas moins de 27 hypermarchés, 30 supermarchés (marque Acima) et 7 magasins d’électroménager (Electroplanet).
Le chiffre d’affaires consolidé en 2011 atteint 12 milliards de DH pour un résultat net de 350 millions de DH. C’est peu, d’abord parce que « la marge dans la grande distribution est étroite» confie à L’Economiste, Mohamed Lamrani, PDG de Marjane group. Et surtout, il y a les investissements, dont la masse explique d’ailleurs que Marjane ne soit pas programmée tout de suite pour une mise en Bourse, conformément à la stratégie de sa compagnie mère, la SNI (voir en pages 23 et 24, le processus de session de Lesieur).
Le groupe Marjane est encore en phase d’investissement. Or la stratégie de cession de la SNI ne porte que sur les filiales mûres, dont l’activité est en vitesse de croisière.

Doublement des investissements

Il est un fait qu’aujourd’hui «les investissements annuels dépassent le milliard de DH», ajoute-t-il. Ils vont dans l’entretien des points de vente existants mais surtout dans le développement de nouveaux projets. Et les projets, ils sont nombreux pour le groupe. D’ailleurs, sa stratégie d’expansion triennale (2012-2014), lui impose un rythme d’ouverture de 5 Marjane, 4 Acima et 4 Electroplanet par an. Fin 2014, Marjane group aura créé 40 nouveaux points. Et ce, pour 4,8 milliards de DH d’investissement, soit plus du double que le montant investi annuellement jusqu’ici. Le total des points de vente aujourd’hui est de 64, toutes enseignes comprises. Le changement de taille va donc être très important.
Rappelons que le principal challenger du groupe, Label Vie est aussi en phase d’investissements autour de la marque d’hypermarchés Carrefour : il est en avance de cinq ans sur son programme. Parallèlement, une note de recherche sortie la semaine dernière chez CFG indique que la surface moyenne de vente au Maroc est de 11m2 pour 1.000 habitants au Maroc contre 40m2 en Turquie. Plus important, la part des ventes de produits frais chez les grandes surfaces n’a pratiquement pas changé en dix ans au Maroc, avec un petit 13% du commerce global des produits frais ; tout le reste passe par les souks, épiceries… et de manière générale par les réseaux traditionnels.

Pour la filiale de la SNI, cela va commencer, en 2012 déjà avec les ouvertures de 5 autres Marjane où il y aura aussi des «Marjane nouveaux» puisque 3 d’entre elles seront accompagnées de parcs d’activité commerciale. Quant à «Acima et Electroplanet elles devront elles aussi faire au moins 4 ouvertures chaque année», indique Lamrani.
Autour de ces investissements le groupe compte développer de nouveaux concepts de distribution non alimentaire spécialisés dans l’équipement de la personne et éventuellement dans les loisirs et divertissement. A travers, ces nouvelles enseignes,le groupe ambitionne «d’atteindre dans chaque nouveau concept une taille critique de 1 milliard de DH en moins de 7 ans».

Nouveaux concepts

La nouveauté de la stratégie de Marjane est l’opportunité de «développer des projets d’immobilier commercial attenants à nos hypermarchés ou sur de nouvelles localisations». Il s’agit de «projets de complexes urbains mixte d’immobilier commercial et de bureau de nouvelle génération», soutient Lamrani. Trois projets sont en cours de réalisation: ceux de Casablanca (Marina Casablanca en joint venture avec Foncière Chellah et Ibn Tachfine) et Hassan II à Rabat. «Les travaux du projet mixte d’immobilier de bureau et commercial Ibn Tachfine ont déjà été entamés et nous comptons y construire plus de 90.000 m2 de surface plancher pour un montant d’investissement, hors foncier de plus de 350 millions de DH», affirme le PDG.

«Pour le projet de Marina (ndlr: 40.000 m² de surface de vente et 20.000 de bureau), nous sommes dans la phase d’autorisation du projet, les études sont déjà réalisées et les consultations des entreprises ont été entamées», souligne-t-il.

Le projet Hassan II à Rabat prévoit la construction d’un complexe mixte immobilier bureau et commercial de plus de 100.000 m² de surface plancher et près de 2.000 places de parking pour un montant d’investissement de près d’un milliard de DH et avec pour vocation de générer 1.000 emplois stables. Mais pour l’instant c’est le statu quo. Un terrain de 7 hectares, propriété des Domaines et son prix de vente (191 millions de DH) ont bien été identifiés, il y a quelques années. Mais Marjane devrait faire face à un ensemble de contraintes qui ont justement provoqué la mise en stand by. Ce terrain est en effet utilisé dans des conditions de légalité assez floues: présence d’un bidonville (dont l’acquéreur devra assurer le relogement), plus une dizaine de logements d’anciens fonctionnaires des PTT et un club sportif !) .

Cette configuration devrait coûter une rallonge de 100 millions de DH en plus du montant initial de l’investissement ; ce qui explique pourquoi ce projet a été stoppé.
Hormis le blocage de ce projet, les autres avancent normalement. Ce qui engendre un gros effort de recrutement et formation. Employant déjà pas moins de 8.000 salariés en direct et 16.000 indirects, le groupe compte pour accompagner son développement, créer quelque 20.000 emplois nouveaux (directs et indirects).

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chnioule
February 14th, 2012, 12:06 AM
Marjane : «Une réserve foncière de 150 hectares»<br>Entretien avec Mohamed Lamrani, PDG


- Les terrains acquis auprès de l’Etat sont soumis à conditions
- Pas encore d’introduction en Bourse pour le moment


- L’Economiste: Avez-vous le foncier nécessaire pour soutenir vos ambitions?
- Mohamed Lamrani: Nous disposons effectivement de foncier pour à peu près 150 hectares de réserves. Parmi ceux-ci, certains sont privés. Nous avons donc toute la latitude et tout le temps pour pouvoir les développer. Et puis, il y a des fonciers acquis auprès des Domaines avec une obligation de valorisation dans le temps. Dans ces cas, nous développons conformément à un calendrier fixé dans le cahier de nos projets. Mais pour pouvoir valoriser ces terrains là, nous devons très souvent apurer le foncier.

- Rencontrez-vous des difficultés à apurer ce foncier dans certains cas?
- Nous avons, en effet, un mal fou à libérer l’assiette foncière pour pouroir la développer, dans certains projets. Prenons l’exemple de celui de Rabat Hassan II, où nous voulions développer notre maillage. Nous avions ainsi prévu de réaliser un projet mixte immobilier de bureau et surface commerciale qui nécessitait une assiette foncière d’au moins 6 hectares. Nous avions identifié un terrain auprès des Domaines, et présenté un projet d’investissement de l’ordre de 1 milliard de DH qui générerait de manière récurrente près de 1.000 emplois. Nous l’avons acquis, en 2008, pour pas moins de 191 millions de DH.
Etant donné que le terrain était occupé par 300 familles de bidonvillois, par d’anciens fonctionnaires des PTT et par un club sportif, nous nous sommes engagés à contribuer financièrement au relogement de ces familles, à l’indemnisation des fonctionnaires et à la construction d’un autre club sportif ailleurs. Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas pu libérer ce foncier.

- Justement comment procédez-vous pour les terrains acquis auprès de l’Etat?
- Généralement, nous identifions les terrains, lorsque nous n’en disposons pas à titre privé, auprès des autorités, nous leur présentons le projet que nous voulons réaliser. Une expertise du terrain est ensuite faite, puis nous acquérons le terrain avec un engagement de valorisation dans le temps. C’est la procédure normale pour tous les investisseurs au Maroc.

- A des prix plutôt préférentiels…
- Nous achetons les terrains auprès des Domaines au même prix que les autres opérateurs. Ce qu’exige l’Etat c’est qu’il y ait un véritable projet d’investissement et qui soit à la fois générateur d’impacts économiques, d’emplois, et créateur de richesse. La où nous faisons la différence avec les autres opérateurs, c’est que nous allons trop vite, car nous sommes un groupe. Mais nous ne faisons pas de miracle quand il est impossible d’apurer le terrain.

- La Bourse pour financer votre développement …
- Depuis que nous faisons des projets de cette envergure nous recourons souvent au financement bancaire. Avant nous comptions sur notre autofinancement. Maintenant, la feuille de route a été tracée depuis quelques temps (2 ans) par l’actionnaire principal (et pour toutes les participations). Une fois qu’une société atteint la maturité, sa structure du capital pourra évoluer. Aujourd’hui, Marjane à 21 ans. Il y a encore beaucoup de gens âgés de 21 ans qui habitent toujours chez leurs parents.


Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI

source : http://www.leconomiste.com/article/891171-marjane-une-r-serve-fonci-re-de-150-hectares-entretien-avec-mohamed-lamrani-pdg

shlouger
December 17th, 2012, 12:46 AM
ca a été abandonné ?