View Full Version : Fusion des bourses européennes ?
Cyril May 23rd, 2006, 04:37 PM AMSTERDAM, 23 mai 2006 - 16h30 (AFP) -
Le groupe boursier paneuropéen Euronext a obtenu mardi le soutien de ses actionnaires pour accepter le projet de rachat présenté lundi par la Bourse de New York, ces derniers ayant rejeté à une nette majorité le principe d'une fusion avec Francfort.
Comme les y appelait la direction, les actionnaires se sont opposés par 43,8 millions de voix contre 30,5 millions à une motion présentée par un fonds d'investissement privilégiant une union avec l'allemand Deutsche Börse, qui gère la Bourse de Francfort.
Le PDG Jean-François Théodore a défendu le choix du conseil de surveillance d'Euronext, qui s'est prononcé lundi en faveur d'une offre de rapprochement de la Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse), au détriment d'une offre concurrente de la Bourse de Francfort.
Les propositions du Nyse "offrent le meilleur prix, les meilleures synergies et le moindre risque d'exécution", a-t-il déclaré.
eomer May 23rd, 2006, 10:36 PM Dommage: même si la fusion avec le Nyse parrait être une bonne solution, j'aurais préféré que l'on privilégie une approche Européenne. Evidement, l'accord avec DB n'aurait pas été parfait mais la construction d'une Europe puissante et autonome passe par ce genre de compromis (c'est ce que n'ont toujours pas compris les 98% de nonistes qui ne regrettent pas leur geste). En fusionnant avec Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, Frankfort aurait bien fini par évoluer...et pour le siège de la nouvelle entité: le Luxembourg auraientt de toute façon fini par s'imposer comme le compromis qui arrange tout le monde.
Cyril May 23rd, 2006, 11:29 PM Comparaisons entre différentes places boursières :
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/05/23/h_4_bourses_mondiales3.gif
Source : http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3234,54-775154@51-770422,0.html
bnmaddict May 23rd, 2006, 11:53 PM ^^ Je n'imaginais pas un tel écart entre NYSE et les autres grandes places boursières! :eek2:
blais May 24th, 2006, 09:53 AM Comparaisons entre différentes places boursières :
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/05/23/h_4_bourses_mondiales3.gif
Source : http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3234,54-775154@51-770422,0.html
Comparaison uniquement sur le critère de la capitalisation boursière.
Donc ca ne veut pas tout dire.
Chicago CME + CBOT est la deuxième ou troisième du monde (après NY et Tokyo) en terme de volume, mais les échanges ne portent pas sur des actions comme NY.
Zurich, Singapour et HongKong sont également des très grandes bourses mais pas en terme de capitalisation.
C-Beam May 24th, 2006, 01:34 PM Le diagramme également n'inclut pas le commerce des dérivés. Eurex est par exemple la plus grande bourse de dérivés dans le monde. Et le diagramme ne montre pas la capitalisation boursière des bourses elles-mêmes, il montre seulement la capitalisation des compagnies énumérées.
Bren May 24th, 2006, 03:36 PM Eurex n'est pas la plus grande bourse dérivés dans le monde.
Source : Future Industry Association
http://www.futuresindustry.org/fimagazi-1929.asp?a=1100#volumetables
C-Beam May 24th, 2006, 07:37 PM http://en.wikipedia.org/wiki/Eurex
"Eurex...is the world's largest derivatives exchange, based on volume."
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=10000100&sid=arD9QnFbE2qU&refer=germany
"Eurex AG, the world's biggest futures market."
http://www.finextra.com/fullpr.asp?id=9130
"Eurex has become the world's largest derivatives exchange"
http://msnbc.msn.com/id/12638103/
"Eurex, the world's largest derivatives platform by volume"
http://www.forbes.com/home/feeds/afx/2006/05/05/afx2723862.html
"the world's largest futures and options exchange, Eurex"
tiger May 24th, 2006, 07:49 PM Korea exchange is by far the largest.
Global Futures and Options Volume
http://www.futuresindustry.org/images/fimag/marapr06/mar-apr06_volume12.gif
Cyril June 2nd, 2006, 01:58 PM NEW YORK, 2 juin 2006 (AFP) - La Bourse de New York (NYSE) et la bourse paneuropéenne Euronext qui regroupe les places de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, ont annoncé jeudi à New York qu'elles s'étaient entendues sur les termes de leur fusion pour un montant d'environ 10 milliards de dollars.
Le New York Stock Exchange avait présenté le 22 mai une offre de rachat qui avait été accueillie favorablement par Euronext.
Dans un communiqué jeudi soir, les deux parties ont indiqué qu'elles s'étaient entendues sur les détails de cette opération qui va créer un véritable marché financier transantlantique.
Nyse Euronext sera une société holding de droit américain dont les titres seront cotés en dollars à la Bourse de New York et en euros à Paris. Le siège américain sera à New York et le siège international partagé entre Paris et Amsterdam, avec Londres comme centre pour les activités sur les marchés des produits dérivés.
Bren June 2nd, 2006, 02:16 PM la DB se laissera absorber par le modèle NYSE Euronext ?
PARIS, 2 juin (Reuters) - Le président d'Euronext < EURONEXT NV > Jean-François Théodore estime qu'il est possible que la Bourse de Milan rejoigne Euronext avant que la fusion NYSE-Euronext soit effective, c'est-à-dire dans six mois.
"La Bourse de Milan a marqué sa préférence pour notre modèle. Nous avons commencé à négocier avec ses responsables. Il n'est pas exclu que leur plate-forme rejoigne Euronext avant que la fusion avec le NYSE soit effective", a-t-il dit dans une interview publiée vendredi par Le Monde.
Il ajoute que "la structure est bien entendue ouverte à la Bourse de Francfort, qui y serait accueillie à son juste rang, si elle adhère à notre modèle fédératif".
L'accord de fusion avec la Bourse de New York prévoit que la fusion sera effective dans les six mois qui suivront les autorisations légales et l'approbation par les actionnaires.
La Bourse de Milan a fait savoir que son patron Massimo Capuano devait rencontrer Jean-François Théodore ce vendredi.
Azcamadrid June 2nd, 2006, 02:39 PM Milan et Madrid ne pèsent quasiment rien.
Market value(november 2005)(millions of dollars):
1 - Nueva York 13,426,366.1
2 - Tokio 4,133,072.0
3 - Nasdaq 3,475,171.8 (dato de octubre)
4 - London 2,955,387.9
5 - Osaka 2,716,742.0
6 - Euronext 2,525,915.6
7 - TSX Group 1,431,804.9 (Canada)
8 - Deutsche Borse 1,167,247.4
9 - Hong Kong 1,035,711.1
10 - Bolsa Espanyola 1,013,254.1
http://www.world-exchanges.org/publications/EQU1105.XLS
Total value of share trading(Nov. 2005)
1 - Nueva York 12,966,762.9
2 - Nasdaq 7,876,771.7 (dato de 2004)
3 - Londres 5,222,656.7
4 - Tokio 3,803,073.8
5 - Euronext 2,675,954.7
6 - Deutsche Borse 1,761,936.5
7 - Bolsa Espanyola 1,465,986.6
8 - Bolsa Italiana 1,209,368.2
9 - Bolsa Coreana 1,044,482.6
10 - Bolsa Suiza 905,296.1
http://www.world-exchanges.org/publications/EQU1305.xls
Thanx to Vapour;)
http://www.bolsasymercados.es/
Bren June 2nd, 2006, 03:02 PM la politique des présidents de bourse et l'influence qu'elle a sur les bourses et sur les régions boursières joue un rôle nettement plus important que les chiffres présentés et sur la base de ces critères, Milan et Madrid ne pèsent que trop peu
Iliun June 2nd, 2006, 08:29 PM Euronext et Nyse signent un accord de principe aujourd'hui
Par La Tribune
ven 02 jui, 16h00
Le rapprochement des deux entreprises est "une fusion entre égaux garantie par les statuts". L'Américain John Thain et le Français Jean-François Théodore présentent leur projet cet après-midi au Palais Brongniart.
John Thain, président du New York Stock Exchange (Nyse), et Jean-François Théodore, patron de la Bourse paneuropéenne, signent aujourd'hui un accord de "fusion entre égaux" des deux entreprises. Moins de deux semaines après l'offre formulée par la Bourse de New York, le projet sera présenté à la place cet après-midi au Palais Brongniart. Il doit donner naissance à la première Bourse mondiale. La fusion doit permettre à Paris de devenir la place européenne de référence pour les cotations internationales, qui font aujourd'hui cruellement défaut à New York. Avant d'être finalisé, le rapprochement doit être soumis aux conseils et aux actionnaires lors d'assemblées générales extraordinaires. Il doit aussi être approuvé par l'ensemble des autorités réglementaires. Un délai de six mois est prévu.
brisavoine June 3rd, 2006, 05:43 PM Quelques extraits du Frankfurter Allgemeine Zeitung (les traductions sont de moi):
Occasion manquée
samedi 3 juin 2006
article (http://www.faz.net/s/Rub5CAECB7768E046A3976500B4D416A560/Doc~E215AE490581C4FC59C9DBF79C00E9F10~ATpl~Ecommon~Sspezial.html)
extraits
"Les bourses américaines viennent en Europe parce que les entreprises européennes et asiatiques ne vont plus en Amérique. Cela explique l'intérêt du NYSE pour Euronext. Mais, d'un autre côté, comment donc les Français peuvent-ils être prêts à passer sous la coupe des Américains? C'est qu'ils ont l'espoir de faire de Paris la tête de pont européenne de ce qui sera le plus gros opérateur boursier au monde. Pas de doute, la fusion avec le NYSE assure l'avenir de la place financière de Paris. Mais personne ne devrait douter aussi que les décisions au sein de la nouvelle "Superbourse" seront prises à New York et non à Paris."
"L'autre solution d'une alliance avec la Deutsche Börse aurait été, il faut l'admettre, un danger pour la place financière parisienne car la Deutsche Börse, en tant que bien plus gros partenaire, aurait voulu faire de Francfort le centre de décision d'une bourse européenne."
"Dans ces conditions, la Deutsche Börse ferait probablement bien de chercher une stratégie alternative. A court et moyen terme, un cavalier-seul ne serait pas un problème. Après tout, la Deutsche Börse reste une des trois plus grandes bourses du monde en terme de capitalisation boursière, et elle possède avec l'Eurex le leader mondial des marchés de dérivés. Pourtant, à plus long terme, elle ne pourra pas échapper à la pression des fusions."
"La Deutsche Börse a laissé passer une occasion, mais ce n'était pas la dernière."
Le NYSE et Euronext fusionnent
vendredi 2 juin 2006
article (http://www.faz.net/s/Rub5CAECB7768E046A3976500B4D416A560/Doc~EC3B5C757AAD2403E8D3B6EF67E2028BF~ATpl~Ecommon~Scontent.html)
extraits
"Les réactions de la classe politique allemande ont laissé transparaître la déception."
"L'ancien ministre des finances Hans Eichel (Social Démocrate) a vivement attaqué Paris: 'Il y a quelque chose d'incohérent à voir le gouvernement français demander sans cesse une Europe plus forte mais ne rien faire concrètement pour cela et même laisser se produire le contraire.' Le ministre de l'économie du land de Hesse, Alois Rhiel (Chrétien Démocrate), a déclaré: 'La Deutsche Börse est et reste puissante.'"
Manuel June 3rd, 2006, 05:53 PM Brisavoine sur le forum français......ALERTE ROUGE :D
brisavoine June 4th, 2006, 01:09 AM Pendant ce temps, dans la presse anglaise, beaucoup de dépit (c'est LSE que le NYSE aurait dû choisir!) et d'incompréhension (les français s'allient avec le grand Satan américain??). Voici divers extraits d'articles de la presse anglaise dite "de qualité" que j'ai traduits pour vous.
Le NYSE présente un accord de 21 milliards de dollars avec Euronext après que Londres se soit montré incapable d'être à la hauteur
par le Daily Telegraph
23 mai 2006
extraits
"Il est quasiment exclu que le NYSE fasse une offre sur le LSE après la publication de sa proposition d'une fusion de 21 milliards de dollars avec la bourse paneuropéenne Euronext."
"Bien que, d'après ce que nous savons, des négociations avec le LSE de Clara Furse ont eu lieu, le manque d'activité de dérivés ou de plateforme de titres à revenus fixes ont dissuadé M. Thain."
"D'après ce que sait le Daily Telegraph, M. Thain et le reste du comité de direction se sont résolument décidés à rechercher un accord avec Euronext plutôt qu'avec le LSE il y a quelque temps de cela."
"La confirmation de l'union entre le NYSE et Euronext aura un goût amer pour les investisseurs du LSE, qui avaient espéré que le NYSE ferait office de chevalier blanc."
Et après pour le LSE?
par le Daily Telegraph
2 juin 2006
extraits
"Tout d'un coup, la plus belle fille sur la piste de danse court le danger de se retrouver à faire tapisserie. Pendant 18 mois Clara Furse a brillé de mille feux. Tandis que les prétendants se pressaient en brandissant leurs bouquets, la 'dancing queen' du LSE souriait timidement, battait des cils et repoussait de la main."
"Maintenant, la musique s'est arrêtée et les deux prétendants favoris de Furse - Euronext et NYSE - se mettent ensemble, laissant Clara toute seule."
"Une des principales raisons pour lesquelles le patron du NYSE John Thain a été si enclin à un accord avec Euronext est le marché des dérivés de ce dernier - ce joli petit bout de marché qui fait si cruellement défaut au LSE depuis que Jean-François Théodore d'Euronext a coiffé au poteau Furse en 2001 pour l'acquisition du LIFFE."
"Thain et Théodore ne semblent pas non plus pressés de voir Furse les rejoindre dans un ménage à trois, ce qui exclut toute manoeuvre rapide pour le LSE."
"Avec des marchés de plus en plus nerveux, l'attitude de la 'vierge de glace' risque de laisser sceptique."
Fusion de bourses qui ne sera probablement pas la dernière
par The Times
23 mai 2006
extraits
"Il y a 100 ans Paris rivalisait avec Londres comme plus grand marché boursier mondial. Les plus grandes entreprises américaines étaient alors en des mains privées hors de la bourse. Bien des décennies plus tard, quand les élites politiques françaises on placé Jean-François Théodore à sa tête, la Bourse de Paris était devenue provinciale, considérée comme morte par New York, Tokyo et Londres. Elle s'était même détournée de la France du fait des vagues de nationalisation et d'interventionnisme étatique.
Euronext, le groupe que l'ancien fonctionnaire Théodore a bâti depuis l'an 2000 à partir de cette situation de départ peu brillante, est un exemple de diplomatie habille et de détermination. Le groupe vaut aujourd'hui autant que le tout puissant, mais seulement récemment introduit en bourse, NYSE et se prépare à fusionner d'égal à égal.
Un groupe essentiellement français qui considère New York comme le chevalier blanc, voilà qui est particulièrement étrange, surtout si l'on considère la mission réelle de M. Théodore. Il devait créer un champion national français, déguisé en champion européen, pour empêcher les Anglo-Saxons de prendre le dessus. Son succès était mentionné par la France comme une preuve que Paris était en train de devenir la place financière clé en Europe."
La France rejoint l'Amérique sur une nouvelle Ligne Maginot
par The Times
22 mai 2006
texte intégral
"Le NYSE, une institution qui symbolise tout ce que la France n'aime pas de l'Amérique, semble avoir gagné le soutien de l'establishment 'gallique' dans la 'Bataille de la bourse' [en français dans le texte].
Les dirigeants politiques et chefs d'entreprise français sont prêts à approuver une fusion d'une valeur de 21 milliards de dollars entre le NYSE et Euronext, l'opérateur basé en Europe continentale. Pour autant, leur approbation est moins la preuve d'un nouvel esprit de confiance transatlantique que des limites de l'alliance franco-allemande. Jean-François Théodore, le PDG d'Euronext, a été encouragé à prévenir une union d'Euronext et Deutsche Börse, qui est basée à Francfort.
Quoique le président Chirac ait décrit l'union entre les deux bourses européennes comme "intéressante" dans une récente conférence de presse en compagnie d'Angela Merkel, la chancelière allemande, il se disait consterné en privé. Il craignait que Paris ne soit avalé par la plus grosse Deutsche Börse, qui a une capitalisation de 11.4 milliard d'euros, contre seulement 8.8 milliards pour Euronext.
Plus préoccupant encore était le fait que la Deutsche Börse avait dit que le siège de l'ensemble resterait à Francfort et que les méthodes allemandes seraient imposées à son partenaire Euronext.
A Paris, les hommes politiques et le monde de la finance étaient prêts à accepter une fusion entre Euronext et Francfort — pourvu qu'elle se fasse aux conditions de la France.
Sous la pression du gouvernement, quatre banques françaises ont rejoint la Caisse des dépôts et consignations le mois dernier pour former un pacte d'actionnaire d'Euronext avec l'intention de bloquer les propositions de fusion de Deutsche Börse. Mais les banques françaises ne détiennent que 11% des actions d'Euronext, comparé aux 37% détenus par les fonds d'investissements étrangers.
Le journal Le Figaro à décrit la pacte d'actionnaire comme une nouvelle Ligne Maginot et s'est demandé si Euronext devait 'se jeter dans les griffes des Américains' pour échapper aux Allemands.
Au final, M. Théodore demandera à ses actionnaires de faire exactement cela lors de l'assemblée générale annuelle de demain. Bien qu'il soit l'incarnation des valeurs du capitalisme américain que la France adore détester, le NYSE a abouti à un accord avec M. Théodore, accord soigneusement pesé pour préserver l'amour propre français.
D'après l'accord, Euronext devrait se voir offrir un large degré d'autonomie au sein d'une holding basée à New York. Les emplois, les normes et le prestige français seront protégés, du moins en théorie.
Toutefois, des doutes subsistent. Les actionnaires d'Euronext pourraient défier M. Théodore et choisir Deutsche Börse. Et s'ils ne le font pas, Euronext pourrait découvrir qu'en tant que partenaire minoritaire dans la fusion avec le NYSE il ne pourra pas tirer la couverture à lui, auquel cas l'establishment français deviendra beaucoup moins enthousiaste."
Manuel June 4th, 2006, 02:10 AM "Son succès était mentionné par la France comme une preuve que Paris était en train de devenir la place financière clé en Europe"
et voila une interprétation qui dépasse très largement le cadre de l'article et qui se révèle stupide.
brisavoine June 4th, 2006, 12:29 PM "Son succès était mentionné par la France comme une preuve que Paris était en train de devenir la place financière clé en Europe"
et voila une interprétation qui dépasse très largement le cadre de l'article et qui se révèle stupide.
Il ne s'agit pas d'une interprétation, il s'agit d'un extrait de l'article que j'ai recopié tel quel. L'extrait original en anglais est rédigé comme suit: "His success was claimed by France as evidence that Paris was becoming Europe’s key financial centre."
Manuel, arrête de faire le clown. Si tu n'as rien d'intéressant à dire sur le sujet, pas la peine de polluer le thread avec des messages stupides qui n'apportent rien.
Cyril June 4th, 2006, 12:33 PM Euh non SVP, pas de remarques de ce type !
Sinon :lock:
Perso je vois plutôt que l'article dit que c'est la France qui prétendait "claim", plus qu'autre chose mais que ça n'engageait qu'elle. Ou bien par Europe, entendre Europe continentale tout au plus.
Phil June 4th, 2006, 12:46 PM Oui mais bon, ça sert a rien d'enculer les mouches, la traduction de la phrase me parait pas si mauvaise, il a dit mentionnait au lieu de prétendait, c'est pas si grave.
Pour la place financière de Paris, perso je m'en fous pas mal. à Priori Euronext lui a été bénéfique (et oui, ça en surprendra surement mais il arrive encore parfois des choses bien à Paris, contrairement à la légende qui veut que Paris soit sur le point de se faire écraser par tout ce qui a plus de 10 000 habitants en dehors de la france) , et je ne vois pas de raison de penser que la fusion avec le NYSE fera l'inverse. apres tout pour qu'un accord se trouve si vite, c'est qu'elle devait être intéressante cette fusion.
brisavoine June 4th, 2006, 01:24 PM Le problème c'est que le verbe "prétendre" dans cette phrase ne passe pas en français. "Son succès était prétendu par la France comme une preuve que Paris..." ça n'est pas du français. C'est pour ça que j'ai utilisé le verbe "mentionner".
De toutes façons comme dit Phil ce sont des détails qui ne devraient pas cacher l'essentiel: le dépit et la déconvenue que j'ai découverts dans la presse anglaise et auxquels je ne m'attendais pas. Comme quoi la fusion avec le NYSE n'est peut-être pas une si mauvaise chose que ça après tout. Si les Anglais nous l'envient... En tout cas les Allemands ont l'air de reconnaître que ça assurera le futur de la place financière de Paris (cf. article du Frankfurter Allgemeine Zeitung ci-dessus).
eomer June 4th, 2006, 01:24 PM Pour la place financière de Paris, perso je m'en fous pas mal. à Priori Euronext lui a été bénéfique
De tout façon, les salles de marchés sont désormais virtuelles et se balladent dans le cyberespace. Peu importe finalement la localisation géographique d'una action que l'on peut acheter et vendre depuis n'importe quel endroit dans le monde et à n'importe quelle heure.
Manuel June 4th, 2006, 02:52 PM Il ne s'agit pas d'une interprétation, il s'agit d'un extrait de l'article que j'ai recopié tel quel. L'extrait original en anglais est rédigé comme suit: "His success was claimed by France as evidence that Paris was becoming Europe’s key financial centre."
Manuel, arrête de faire le clown. Si tu n'as rien d'intéressant à dire sur le sujet, pas la peine de polluer le thread avec des messages stupides qui n'apportent rien.
Interprétation du journaliste, pas de toi. Je critiquais l'extrapolation abusive du journaliste, qu'il soit turc, anglais ou batave.
Pour le reste, piss off.
Phil June 4th, 2006, 02:58 PM Molo les fleurs....
Cyril June 4th, 2006, 03:11 PM roo allez regarder Roland Garros à la téloche ça vous détendra!
Brice June 4th, 2006, 11:14 PM Le problème c'est que le verbe "prétendre" dans cette phrase ne passe pas en français. "Son succès était prétendu par la France comme une preuve que Paris..." ça n'est pas du français. C'est pour ça que j'ai utilisé le verbe "mentionner".
De toutes façons comme dit Phil ce sont des détails qui ne devraient pas cacher l'essentiel: le dépit et la déconvenue que j'ai découverts dans la presse anglaise et auxquels je ne m'attendais pas. Comme quoi la fusion avec le NYSE n'est peut-être pas une si mauvaise chose que ça après tout. Si les Anglais nous l'envient... En tout cas les Allemands ont l'air de reconnaître que ça assurera le futur de la place financière de Paris (cf. article du Frankfurter Allgemeine Zeitung ci-dessus).
Bienvenue sur le forum Français brisavoine. Ta présence ici sera bénéfique. Visiblement ça n'a pas l'air de plaire à certain qui milite contre toi en sous-marin par messages privés.
Bren June 4th, 2006, 11:57 PM Dans le cas où NYSE Euronext se fait, NYSE Euronext ne sera que la deuxième étape d'une bourse mondiale fédérale puisqu'il restera à accrocher le fuseau asiatique; soit Tokyo cesse son isolationnisme (voire xénophobie pour les avoir pratiqué) et rejoint le groupe, soit NYSE Euronext pilote un fédéralisme de bourses émergentes avec Singapore voire HK pour ensuite rattacher le tout à NYSE Euronext (une autre option envisagée serait le moyen-orient avec un fédéralisme piloté par une des bourses de Dubaï pour profiter du potentiel d'investissement mais ces bourses sont trop peu "actives").
La concurrence sera possible avec un axe Nasdaq/LSE/place asiatique et donc les grandes autorités de régulation qu'elles soient boursières ou étatiques ne trouveront rien à y redire.
brisavoine June 5th, 2006, 03:07 PM Aujourd'hui dans la presse anglaise, encore pas mal de dépit. On essaie aussi de se rassurer comme on peut: Londres conservera la tête en Europe malgré tout, nous dit le Financial Times. Le Daily Telegraph essaie même de convaincre ses lecteurs qu'en fait Londres est au centre de la fusion New York-Paris. Du grand art!
Le nom de Londres compte, même pour l'accord NYSE-Euronext
par le Daily Telegraph
lundi 5 juin 2006
extraits
"Il est certain que Londres sera au coeur de la fusion NYSE-Euronext malgré le fait que le LSE a été tenu à l'écart de la combinaison transatlantique de 11 milliards de dollars.
On songe fortement à faire de la marque Euronext LIFFE - le marché international des dérivés londonien - le nom par lequel toute l'activité de produits dérivés du groupe pourrait être connue.
Il est particulièrement ironique que l'on songe ainsi à Londres, quand on sait que le LSE a échoué dans sa tentative d'achat du LIFFE en 2001."
"Hugh Freedberg, directeur général d'Euronext LIFFE, a commenté: 'C'est bon pour Londres qui est le point de convergence majeur pour l'activité d'Euronext LIFFE et pour tout le groupe au sens large.'
Mais il s'est refusé à dire si l'accord NYSE-Euronext pourrait conduire à des créations d'emploi au siège du LIFFE dans la City de Londres, disant qu'il est trop tôt pour se prononcer.
D'après des chiffres pour le premier trimestre 2006, l'activité fusionnée des produits dérivés constituerait 17% du chiffre d'affaire du nouveau groupe.
La vigueur de l'activité de produits dérivés d'Euronext et de sa plateforme de produits à revenus fixes, au travers de MTS, qu'il détient en partenariat avec la Borsa Italiana, est de toutes façons une des raisons majeures qui ont conduit le NYSE à choisir de fusionner avec Euronext et non avec le LSE."
Le LSE écarte d'un revers de la main l'idée d'un danger sur ses introductions en bourse
par le Financial Times
dimanche 4 juin 2006
extraits
"Le LSE a écarté l'idée qu'une combinaison du NYSE et d'Euronext (basé à Paris) pourrait faire courir un danger à sa florissante activité d'introduction en bourse d'entreprises étrangères.
Le LSE affirme que le seul fait d'être une grosse bourse n'est pas suffisant pour rendre le groupe fusionné plus attirant pour les entreprises qui souhaitent entrer en bourse.
D'après le LSE, le réservoir de liquidité, l'accès au capital et la qualité de l'analyse financière ont donné une longueur d'avance à Londres.
Les entreprises russes, chinoises et indiennes utilisent de plus en plus le LSE pour leurs introductions en bourse, dissuadées qu'elles sont de tenter une introduction en bourse aux Etats-Unis du fait des grands risques et des coûts dus à la réglementation américaine.
'Il y a beaucoup de facteurs qu'une entreprise considère quand elle veut entrer en bourse, et la taille de la capitalisation d'une bourse n'est pas un de ces facteurs' a dit un porte-parole du LSE en réponse aux récentes remarques de John Thain, le directeur général du NYSE.
Au cours d'une conférence de presse vendredi dernier où le NYSE et Euronext ont rendu public les termes de leur accord, M. Thain a dit qu'une des raisons pour rechercher un accord avec Euronext était de pouvoir participer à la course aux introductions en bourse des entreprises étrangères.
Jean-François Théodore, PDG d'Euronext, a fait une allusion indirecte à la domination de Londres en ce domaine lors de la conférence de presse: 'Les entreprises ne vont plus à New York mais dans une autre ville européenne.'"
blais June 6th, 2006, 10:20 AM Dans le cas où NYSE Euronext se fait, NYSE Euronext ne sera que la deuxième étape d'une bourse mondiale fédérale puisqu'il restera à accrocher le fuseau asiatique; soit Tokyo cesse son isolationnisme (voire xénophobie pour les avoir pratiqué) et rejoint le groupe, soit NYSE Euronext pilote un fédéralisme de bourses émergentes avec Singapore voire HK pour ensuite rattacher le tout à NYSE Euronext (une autre option envisagée serait le moyen-orient avec un fédéralisme piloté par une des bourses de Dubaï pour profiter du potentiel d'investissement mais ces bourses sont trop peu "actives").
La concurrence sera possible avec un axe Nasdaq/LSE/place asiatique et donc les grandes autorités de régulation qu'elles soient boursières ou étatiques ne trouveront rien à y redire.
Faut pas rêver, le nouveau groupe est AMERICAIN et les français ou les asiatiques ne seront que des subalternes d'une filiale dont le siège est à NY. De plus, la bonne nouvelle ... c'est que le siège européen ne sera pas uniquement à Paris mais aussi à Amsterdam !!! Il y aura une plus grande dilution du pouvoir executif en europe pour un meilleur controle depuis NY.
Vive l'europe !
Bren June 6th, 2006, 11:11 AM Euronext NV est une société de droit néerlandais tricéphale puisque Paris, Amsterdam et Londres sont les centres de décision - modèle fédéral qui fonctionne parfaitement. Rajouter d'autres centres pour d'autres fuseaux horaires ne posera aucun souci.
blais June 7th, 2006, 12:04 PM Euronext NV est une société de droit néerlandais tricéphale puisque Paris, Amsterdam et Londres sont les centres de décision - modèle fédéral qui fonctionne parfaitement. Rajouter d'autres centres pour d'autres fuseaux horaires ne posera aucun souci.
Le rachat d'euronext pas les américains c'est une nouvelle défaite de l'europe C'EST EVIDENT !!!
Comme on dit : le coq est le symbole de la France car c'est le seul animal qui chante quand il a les pieds dans la merde !!! Et bien là c'est pareil, on chante parce que Euronext se fait racheter par les américains et on trouve le moyen de dire que c'est bien.
La france perd clairement à moyen et long terme. Ca sert à rien de dire que non.
Bren June 7th, 2006, 12:47 PM Le rachat d'euronext pas les américains c'est une nouvelle défaite de l'europe C'EST EVIDENT !!!
Comme on dit : le coq est le symbole de la France car c'est le seul animal qui chante quand il a les pieds dans la merde !!! Et bien là c'est pareil, on chante parce que Euronext se fait racheter par les américains et on trouve le moyen de dire que c'est bien.
La france perd clairement à moyen et long terme. Ca sert à rien de dire que non.
Pas grand monde à part les allemands et Chirac souhaitent la fusion DB/Euronext car ce que propose la DB ne tient pas la route. La défaite de l'Europe comme mentionné dans votre post, elle est à l'initiative de la DB pour l'instant
Cyril June 8th, 2006, 11:14 AM rien n'est fait pour l'instant même si les actionnaires ont majoritairement voté pour une fusion avec le NYSE :
FRANCFORT (Allemagne), 8 juin 2006 (AFP) - Le patron de l'opérateur boursier allemand, Deutsche Börse, a rencontré cette semaine à Paris des actionnaires et utilisateurs de l'opérateur paneuropéen Euronext pour les convaincre du bien fondé de son projet de fusion, a indiqué jeudi un porte-parole.
Il confirmait ainsi une information du quotidien économique français Les Echos.
Reto Francioni, accompagné du président du conseil de surveillance, Kurt Viermetz, devait parler notamment avec Henri Lachmann, le président du conseil de surveillance de Schneider Electric.
M. Lachmann a été chargé officiellement par Paris Europlace, association de promotion de la place financière parisienne qui compte plusieurs gros actionnaires d'Euronext, d'évaluer l'accord conclu entre le New York Stock Exchange et l'opérateur paneuropéen. Il doit également étudier des "scénarios alternatifs", preuve d'un certaine réserve d'Europlace devant le projet d'alliance boursière transatlantique.
Deutsche Börse refuse toujours de capituler même si son offre de rapprochement a été officiellement repoussée par la direction puis par les actionnaires d'Euronext, réunis en assemblée générale.
M. Francioni peut compter sur le soutien des politiques européens. Le président Jacques Chirac s'est dit mardi favorable sur le principe au projet Deutsche Börse/Euronext lors d'un sommet informel avec la chancelière Angela Merkel.
Le ministre italien de l'Economie, Tommaso Paddoa-Schioppa, s'est prononcé quant à lui mercredi en faveur d'un mariage européen à trois avec la Bourse de Milan.
"Idéalement, Euronext et Deutsche Börse, ainsi que Borsa Italiana, devraient s'allier dans un réseau boursier européen", a-t-il déclaré à Luxembourg. "J'ai toujours pensé que la zone euro devait avoir une structure boursière unique", a-t-il ajouté selon l'agence Radiocor.
blais June 8th, 2006, 12:32 PM La défaite de l'Europe comme mentionné dans votre post, elle est à l'initiative de la DB pour l'instant
Pourquoi ? Parce que la DB veut le siège à Francfort ? La DB propose en retour les cotations à Paris, c'est comme même pas mal.
La fusion avec le NYSE, c'est le siège à NY et le marché des cotations Américaines et européenne à NY !!! Euronext ne sera que la côte européene du NYSE et les transactions seront ridicules par rapport à NY.
Dans le cas d'une fusion DB-Euronext il n'y aura pas d'écart aussi fort.
Ca m'intrigue toujours que les Français préfére voir partir le siège à Londres ou NY mais surtout pas à Francfort.
C'est complètement ridicule se comportement et d'ailleurs Euronext se mondre vraiment comme une proie idiote ne pensant qu'à court terme et ne prennant pas en compte une vraie stratégie européenne de la finance. Les intérêts à court terme et le maintient des postes des dirigeant d'Euronext sont prioritaires pour Théodore. Ce qu'il n'a pas compris c'est qu'a moyen terme il sera éjecter de la direction du futur groupe, mais il doit le savoir, c'est seulement le cash qu'il emportera qui l'interresse (c'est vrai que les américains sont plus généreux que les allemands).
Bren June 8th, 2006, 01:12 PM Pourquoi ? Parce que la DB veut le siège à Francfort ? La DB propose en retour les cotations à Paris, c'est comme même pas mal.
La fusion avec le NYSE, c'est le siège à NY et le marché des cotations Américaines et européenne à NY !!! Euronext ne sera que la côte européene du NYSE et les transactions seront ridicules par rapport à NY.
Dans le cas d'une fusion DB-Euronext il n'y aura pas d'écart aussi fort.
Ca m'intrigue toujours que les Français préfére voir partir le siège à Londres ou NY mais surtout pas à Francfort.
C'est complètement ridicule se comportement et d'ailleurs Euronext se mondre vraiment comme une proie idiote ne pensant qu'à court terme et ne prennant pas en compte une vraie stratégie européenne de la finance. Les intérêts à court terme et le maintient des postes des dirigeant d'Euronext sont prioritaires pour Théodore. Ce qu'il n'a pas compris c'est qu'a moyen terme il sera éjecter de la direction du futur groupe, mais il doit le savoir, c'est seulement le cash qu'il emportera qui l'interresse (c'est vrai que les américains sont plus généreux que les allemands).
ce n'est absolument pas du tout un problème de siège !
c'est un problème de business model tout simplement et la très grande majorité des actionnaires d'Euronext, le management d'Euronext et la place rejette la proposition actuelle de Francfort. C'est bien pourquoi la DB fait circuler des slides dans les bureaux depuis le début de la semaine où leur proposition est entièrement remaniée et s'apparente plutôt au fédéralisme d'Euronext ... de l'auto mutilation en quelque sorte sous peine de voir les actionnaires de la DB et la place de Francfort refuser le deal
Cyril June 15th, 2006, 09:35 PM PARIS, 15 juin 2006 (AFP) - La fusion prévue entre le New York stock exchange (Nyse) et l'opérateur de bourse européen Euronext permettra d'accroître "le rôle de la France dans l'espace financier mondial", estime le président du Nyse John Thain dans un entretien au Figaro à paraître vendredi.
"Notre alliance ne menacerait en rien le +business+ d'Euronext et la position de Paris en tant que place financière. Au contraire, cela la renforcerait", explique-t-il, et "notamment vis-à-vis de Londres".
"Alors qu'une alliance avec Deutsche Börse déplacerait vers l'Allemagne une bonne partie des emplois et de l'influence financière françaises", selon lui.
"Un mariage Nyse-Euronext donnerait naissance à un champion mondial, ce qui ne serait pas le cas dans l'hypothèse d'une alliance Euronext-Deutsche Börse", juge M. Thain.
Le 1er juin, le Nyse et Euronext, le gestionnaire des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne avait annoncé un accord sur les termes de leur fusion. Euronext avait ainsi écarté la proposition de fusion de Deutsche Börse, opérateur de la Bourse de Francfort.
"Une alliance Nyse-Euronext serait très efficace pour concurrencer la City" et attirer les grands groupes mondiaux candidats à une introduction en Bourse "sur Euronext, sur Paris", ajoute M. Thain.
Concernant le calendrier de la fusion, il faut "finaliser les documents sur lesquels nos actionnaires respectifs devront se prononcer, ce qui devrait prendre environ deux mois, puis convoquer des assemblées générales. Cela se fera après l'été", selon lui.
brisavoine June 26th, 2006, 03:34 PM Paris, future capitale financière
par François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France, président de Citigroup France
paru dans Le Monde daté du 27 juin 2006
Aussi paradoxal que cela puisse paraître à première vue, le projet d'alliance entre le New York Stock Echange (NYSE) et Euronext, fédération des Bourses européennes, est une occasion unique pour Paris de devenir la première place financière de la zone euro. Avec 260 000 emplois, elle est la première filière économique en Ile-de-France à côté de l'automobile et devant le bâtiment. Reconnaissant ce caractère stratégique, le gouvernement a d'ailleurs décidé de lui accorder le statut de pôle de compétitivité. Il s'agit d'un enjeu essentiel pour le financement des entreprises françaises et l'attractivité de notre territoire.
En Europe, la réussite d'Euronext est incontestable. Rares sont ceux qui auraient parié, lors du passage à l'euro, sur l'avenir de la place de Paris, coincée entre Londres, siège de la City, et Francfort, siège de la BCE. Ce succès repose sur un modèle original qui allie proximité avec les utilisateurs (banques, investisseurs, émetteurs) et un réseau européen fédéral ouvert. Cette construction permet d'associer une forte liquidité, des coûts de transaction réduits et une mise en commun de coûts d'investissements croissants.
L'annonce du projet de rapprochement d'Euronext et du NYSE semble mettre fin à la perspective d'une solution entre Paris et Francfort. Cela a suscité des interrogations jusqu'au sommet de l'Etat en France et en Allemagne : une fusion Euronext-Deutsche Börse n'aurait-elle pas permis de créer un champion européen autour du traditionnel axe franco-allemand ? Pourquoi les dirigeants d'Euronext n'ont-ils pas consacré aux discussions avec Deutsche Börse le temps nécessaire à convaincre ses dirigeants ?
Enfin, un rapprochement transatlantique ne risque-t-il pas de conduire à une application aux entreprises européennes des dispositions de la loi Sarbanes-Oxley, adoptée par le Congrès des Etats-Unis en 2002 après le scandale Enron, et qui impose des règles de gouvernance très strictes et coûteuses pour les entreprises cotées sur le marché américain.
Ces interrogations sont légitimes. Il est par ailleurs bien naturel, compte tenu de la logique et de l'histoire de la construction européenne, que le président de la République ait confié qu'il aurait eu une préférence pour une solution franco-allemande. Mais un examen attentif des conditions de ce rapprochement montre que l'intérêt bien compris de l'Europe et de la France passe par une solution qui n'est pas exclusivement européenne.
Compte tenu des exigences et de l'organisation de Deutsche Börse, une fusion avec Francfort risquait de remettre en cause le caractère fédéral d'Euronext, clé de son succès, au profit d'un modèle centralisé, où l'essentiel des fonctions stratégiques eut été concentré outre-Rhin. Comme l'a déclaré avec une surprenante brutalité M. Kurt Viermetz, président du directoire de Deutsche Börse, le 19 mars, "si l'intégralité du système de Bourses de valeurs européennes devait s'installer à Francfort, alors, vous pouvez éteindre les lumières dans le reste de l'Europe".
C'est donc après sept mois de négociations intensives avec Deutsche Börse que les dirigeants d'Euronext prirent acte du caractère irréconciliable des deux modèles. Certes, Deutsche Börse a apporté ces derniers jours des modifications à son offre. Aussitôt critiquées par les syndicats et le Land de Hesse, elles ne changent pourtant pas l'essentiel du débat. Même si la répartition des fonctions est mieux équilibrée entre les différentes places boursières et que le siège de la holding est situé à Amsterdam, Francfort garde l'essentiel des fonctions stratégiques du nouvel ensemble. Le directeur général et le directeur financier seront installés à Francfort ainsi que la direction financière et comptable, celle du développement, des ressources humaines et des affaires juridiques. En outre, le comité exécutif se réunira principalement en Allemagne.
Une victoire de l'Europe n'est donc pas nécessairement synonyme avec une solution limitée aux seules Bourses européennes. Au contraire, le rapprochement avec le NYSE permet à Euronext de passer du statut de champion européen à celui de champion mondial. Il évite l'isolement de la zone euro par rapport à Londres et New York en créant un pont avec la zone dollar. Il permettra aux investisseurs européens de diversifier leurs actifs sur le marché américain et élargira considérablement les possibilités de financement des entreprises européennes.
L'alliance avec le NYSE est également mieux à même de préserver et de développer le modèle construit par Euronext. L'ensemble restera une fédération ouverte, à laquelle pourront se joindre d'autres acteurs, comme en témoignent les discussions actuelles avec la Bourse de Milan, qui souhaite rejoindre Euronext. C'est aussi un modèle qui respecte le droit de la concurrence avec une séparation des fonctions de négociation, de postmarché et de règlement livraison.
L'équilibre de la gouvernance est assuré par une répartition équitable des pouvoirs entre Européens et Américains au niveau des instances dirigeantes (direction, comité exécutif) et des règles de supermajorité sont prévues au conseil d'administration pour protéger les intérêts des Européens sur les grandes décisions stratégiques. Enfin, les sièges internationaux du nouvel ensemble resteront à Paris et à Amsterdam pour les marchés au comptant et à Londres pour les dérivés, maintenant ainsi un maillage des places boursières européennes sans prépondérance d'un acteur dominant.
En termes de régulation, les craintes exprimées par certains quant à la menace que ferait peser ce projet sur le maintien d'un environnement réglementaire et juridique européen spécifique ne paraissent pas justifiées. La loi Sarbanes-Oxley ne s'appliquera pas aux entreprises cotées en Europe, qui resteront soumises aux dispositions nationales, ce qu'a confirmé la Security and Exchange Commission. Le respect des réglementations nationales est donc inscrit dans les termes de cet accord, comme c'est le cas dans d'autres rapprochements transatlantiques. Envisagerait-on sérieusement que les Américains s'opposent à la fusion Alcatel/Lucent sous le prétexte d'un risque d'extension des dispositions du droit du travail français aux Etats-Unis ?
Le rapprochement avec New York constitue une chance unique pour Paris de devenir "la capitale financière de l'Europe au sein de la plus grande organisation financière mondiale", comme le soulignait récemment Felix Rohatyn, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Paris. L'attractivité de Paris sera renforcée et la taille et la liquidité du nouvel ensemble seront des facteurs puissants pour inciter les entreprises des nouveaux pays émergents (Brésil, Chine, Inde, Russie) à choisir Paris pour leur cotation plutôt que Londres.
Le rapprochement NYSE-Euronext est donc un projet européen, au moins autant qu'un projet transatlantique. C'est pour Paris la reconnaissance de l'excellence de notre organisation de place et de nos moyens techniques, C'est une occasion unique pour la France de devenir le centre de gravité financier de la zone euro. C'est enfin une architecture ouverte à d'autres Bourses européennes qui souhaiteraient la rejoindre.
Cyril July 4th, 2006, 07:20 PM PARIS, 4 juil 2006 (AFP) - Le ministre des Finances Thierry Breton a estimé mardi que les projets de fusion concernant Euronext devraient "préserver une capacité à intégrer les Bourses européennes qui voudraient (les) rejoindre", lors des rencontres financières internationales Paris Europlace.
"Il nous faut des assurances sur cinq points qui traduisent ce que la place (de Paris) doit exiger dans une telle opération", a dit M. Breton, ajoutant ce dernier point aux quatre conditions qu'il avait déjà posées.
Il a rappelé qu'il souhaitait une gouvernance équilibrée, le maintien d'une activité forte à Paris sur les actions et sur les technologies de l'information, la régulation par l'Autorité des marchés financiers (AMF) française des opérations réalisées à Paris, et une concurrence suffisante sur chaque segment des activités post marché.
M. Breton a indiqué avoir développé ces éléments lorsqu'il a reçu les dirigeants des deux Bourses, New York et Francfort, qui souhaitent fusionner avec Euronext.
"Je le répète: ce sont les actionnaires in fine qui choisiront", a réaffirmé le ministre, en jugeant "très important que l'on puisse recueillir l'avis de tous pour éclairer les actionnaires".
Le président du conseil de surveillance de Schneider Electric Henri Lachmann, chargé d'une mission sur les conséquences d'une fusion d'Euronext avec la Bourse de New York ou celle de Francfort, avait auparavant estimé lors des mêmes rencontres que le jeu restait "ouvert" entre les deux solutions.
"C'est notre responsabilité à tous, clients, émetteurs, parties prenantes non actionnaires, de dire ce qui est important pour nous, pour que ceux qui auront à voter in fine retiennent le projet qui ait le plus de chances de réussir et d'être créateur de valeur", a insisté M. Breton.
Cyril July 8th, 2006, 02:10 AM PARIS, 7 juil 2006 (AFP) - Borsa Italiana a lancé vendredi un pavé dans la mare en proposant à Euronext et à l'allemand Deutsche Börse la création d'une "Bourse fédérale européenne" les rassemblant tous, mais Euronext ne s'y est dit ouvert qu'à condition que Francfort accepte d'adopter son modèle.
Le groupe italien qui gère la Bourse de Milan, et qui était courtisé depuis des semaines par ses concurrents Euronext (plateforme paneuropéenne rassemblant les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) et Deutsche Börse (Bourse de Francfort), a pris l'initiative en évoquant la création d'une Bourse fédérale européenne ouverte à toutes parties intéressées.
Le conseil d'administration de Borsa Italiana a chargé son patron délégué, Massimo Capuano, "d'ouvrir des discussions avec les Bourses intéressées pour en vérifier la faisabilité", a annoncé la société italienne vendredi soir.
La formation d'un tel groupe boursier regroupant les principaux marchés de la zone euro comblerait d'aise certains responsables européens comme le président français Jacques Chirac ou le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, qui avaient regretté l'annonce au début du mois d'un accord de fusion entre Euronext et la Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse) au détriment d'une "solution européenne".
Mais ce projet risque de rester lettre morte, Euronext et Deutsche Börse ayant jusqu'ici échoué à se rapprocher et campant sur leurs modèles d'activités respectifs qui semblent incompatibles.
Euronext a déjà semblé fermer la porte à une alliance à trois avec Milan et Francfort, posant comme condition l'adoption de son modèle et insistant sur le fait qu'il serait encore renforcé par une alliance avec le Nyse.
"L'extension du modèle d'Euronext à l'Europe est notre souhait depuis le début, à charge toutefois qu'il soit effectivement partagé par tous et qu'il crée un réel marché fédéral", a déclaré à l'AFP Antoinette Darpy, porte-parole du groupe paneuropéen.
Euronext a ainsi renvoyé la balle dans le camp de Deutsche Börse, en appelant implicitement la Bourse de Francfort à abandonner son modèle de marché "vertical" et centralisé au profit du sien, que le groupe paneuropéen présente comme "fédéral" et plus ouvert à la concurrence.
Deutsche Börse est le seul opérateur en Europe qui associe dans la même entité des opérations de marché classiques (négociation des transactions, gestion des cotations...) et des services dits "post-marché" comme le règlement/compensation, via notamment sa filiale luxembourgeoise Clearstream.
Dans la structure d'Euronext ces activités post-marché sont au contraire séparées et peuvent être exercées par des opérateurs concurrents.
De son côté Deutsche Börse n'a pas réagi dans l'immédiat, mais le patron du groupe Reto Francioni avait fait savoir à plusieurs reprises qu'il était allé "aussi loin que possible" dans ses propositions de rapprochement avec Euronext, affichant clairement qu'il n'était pas question d'abandonner son modèle intégré source d'importants bénéfices.
Bren July 8th, 2006, 05:53 AM Il ne s'agit pas de faire plaisir à Chirac, Merkel et Trichet mais de proposer un projet qui bénéficient aux brokers, compensateurs et dépositaires et donc à tous les utilisateurs finaux
Cyril August 27th, 2006, 05:03 PM dim 27 aou, 14h11
MILAN (Reuters) - Le New York Stock Exchange (NYSE) souhaite que Borsa Italiana rejoigne son projet de fusion avec Euronext et qu'elle se décide sur ce point avant les votes des actionnaires attendues fin novembre, a déclaré le président de la Bourse de New York lors d'un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera.
"Il est dans l'intérêt de Borsa Italiana de se joindre à Euronext et de prendre part à notre accord (...) Nous avons déjà anticipé cette possibilité dans la structure de notre accord", a expliqué John Thain au quotidien italien.
Euronext et NYSE Group ont présenté en juin un projet de fusion, coupant l'herbe sous le pied de Deutsche Börse qui espérait conclure un rapprochement avec la Bourse paneuropéenne.
Parallèlement, Deutsche Börse et Euronext ont chacun de leur côté présenté à Borsa Italiana des offres d'achats payables en titres et en numéraire.
La Bourse de Milan s'est prononcée le mois dernier pour la création d'une fédération de Bourses européennes intégrant ses deux prétendants. Le marché italien pourrait aussi choisir de s'introduire en Bourse ou de se rapprocher du London Stock Exchange.
Des sources proches du dossier ont expliqué le mois dernier que Borsa Italiana ne devrait pas prendre de décision sur son avenir avant septembre.
"Pour être incluse avant le vote des actionnaires, Borsa doit se décider rapidement", souligne Thain. Mais il ajoute reconnaître qu'un tel choix pourrait être difficile et assure: "nous les accepterions aussi après (le vote des actionnaires)".
Il précise que les assemblées générales du NYSE et d'Euronext appelées à se prononcer sur leur projet de fusion pourraient être convoquées fin novembre ou début décembre.
Il ajoute qu'associer la Bourse de Tokyo à un rapprochement serait "vraiment une bonne idée".
Cyril August 30th, 2006, 10:19 AM Le groupe boursier paneuropéen Euronext a enregistré un bond de 63% de son bénéfice net au deuxième trimestre et de 96,9% sur le premier semestre. Il confirme également poursuivre la fusion avec le New York Stock Exchange, qu'il compte finaliser début 2007.
Tout va bien pour Euronext. En effet, le groupe boursier paneuropéen a vu son bénéfice net bondir de 63% au deuxième trimestre 2006 à 86,6 millions d'euros, contre 53,1 millions un an plus tôt, et de 96,9% sur le premier semestre à 193,7 millions d'euros.
Les analystes tablaient quant à eux sur un bénéfice net allant de 84,8 à 107,1 millions d'euros au deuxième trimestre. Le bénéfice opérationnel ressort quant à lui en hausse de 45% à 110,6 millions d'euros au deuxième trimestre et de 57,3% à 220,3 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année.
Par segment d'activité, le résultat opérationnel des négociations sur dérivés pour le semestre atteint 108,7 millions d'euros avec une marge de 50,6% contre 33,3% un an plus tôt. L'activité de négociation sur produits dérivés a été très soutenue en raison d'une forte volatilité, de la vigueur des marchés actions et des perspectives incertaines pour l'évolution des taux d'intérêt. Les négociations sur actions affichent un résultat opérationnel de 92,3 millions d'euros avec une marge de 59,3% contre 37,8% précédemment.
Concernant le reste de l'exercice, le groupe s'est dit "confiant dans sa capacité à générer de bons résultats pour l'ensemble de l'exercice 2006, même si l'activité sur les marchés au cours des quatre derniers mois de l'année devait être moindre qu'au cours des mois précédents".
Par ailleurs, "notre rapprochement avec le Nyse (New York Stock Exchange, ndlr) sera présenté à une assemblée générale extraordinaire début décembre et finalisé au 1er trimestre 2007", a annoncé le PDG Jean-François Théodore. Rappelons que ces dernières semaines, des rumeurs de négociations avec la Deutsch Börse s'étaient faites de plus en plus insistantes.
Le cours du titre Euronext cède 0,15% à 67,55 euros en début de matinée.
Source : latribune.fr
JGG August 30th, 2006, 11:04 AM Je ne comprends pas pourquoi les Francais sont contents que Euronext est rachete par la NYSE. Si l'on regarde ce que la NYSE a fait avec Archipelago ca promet. En plus, Euronext ne se vend pas tres cher. Les allemands sont prepares a payer plus. C'est ultra bizarre que les actionnaires d'Euronext accepteraient l'offre le plus bas. Je crois que cette histoire n'est pas encore finie. De la FT:
NYSE/Euronext
Published: August 29 2006 14:50 | Last updated: August 29 2006 14:50
Idle summers are meant to be a European speciality but the New York Stock Exchange has been caught napping. Its shares have drifted down 7 per cent since June 1, when its formal bid for Euronext was announced, leaving its offer worth €66 per Euronext share. Deutsche Börse’s stock, meanwhile, has enjoyed a 9 per cent rise. Its rival bid is now worth about €71 a share. Ominously for the NYSE, Euronext is trading between the two alternatives.
Philosophically, Euronext’s management prefers the US deal with its apparent promise of autonomy within a transatlantic partnership. Euronext’s crew of largely activist shareholders, however, were won round, by a slim majority, mainly because at the time NYSE’s offer was higher. Under the NYSE agreement Euronext abdicated the right to talk to other bidders. But the idea that, after effectively presiding over an auction, management recommends the lowest offer is untenable. Hedge fund TCI alone has a big enough position to force another vote of confidence.
French businessman Henri Lachmann should soon publish his report on the deal’s impact on Paris. It is possible that, with Gallic panache, he will argue both offers are inadequate. Still, Deutsche Börse should press home its advantage. By uniting Liffe and Eurex into a derivatives monolith, its proposal has significant regulatory risk. Deutsche Börse should state, in public, that it will indemnify Euronext shareholders against any forced divestment. It should also reopen the debate about its €2.3bn net cash pile. Historically Deutsche Börse has argued that unspecified regulatory capital requirements for its custody and counterparty activities prevent it from running a more efficient position. Ring-fencing these units could change this.
How can the NYSE respond? The mechanics of Deutsche Börse’s offer mean its value is temporarily flattered, to the tune of about 3 per cent, by Euronext’s recent special dividend. But to win Euronext from under the noses of Europe’s integrationists NYSE needs to be ahead by yards, not behind by inches.
blais September 5th, 2006, 12:53 PM Good news (pour l'europe). Bad news pour les anglo-saxons, les retraitées américains et les vendus d'euronext.
Le rapport sur la fusion NYSE-Euronext ne serait globalement pas favorable au rapprochement.
Les milieux Parisien de la finance ont compris la fuite et l'inféodalisation que cela provoquerait.
Apparemment DB et la bourse de Milan serait en grande discussion.
Ne pas oublier maintenant aussi la bourse de Moscou qui risque de bientôt détroner certaines bourses et qui pourra jouer un rôle majeur dans l'europe boursière (comme prédatrice biensûr).
Bren September 5th, 2006, 11:58 PM Les milieux Parisien de la finance ont compris la fuite et l'inféodalisation que cela provoquerait.
Tu ne dois pas souvent trainer dans les milieux parisiens de la finance pour dire cela. Le projet de la DB est toujours massivement rejetté puisqu'elle refuse d'abandonner son modèle absurde. Après ce sera une histoire de gros sous ou au pire la question sera régler par le politique ce qui ne laisse rien présager de bon.
Quant à la DB, effectivement elle cause avec Milan ce n'est pas un secret de polichinel, mais les milieux italiens sont sur leur garde sachant que toute tentative de rapprochement avec la DB a échoué par le passé avec le LSE et Bourse de Paris.
Quant à l'Europe, elle a montré comment il est difficile de gérer des entreprises dites européennes, cf les déboires d'EADS dans son management et donc dans sa politique industrielle.
brisavoine September 6th, 2006, 12:26 AM Quant à l'Europe, elle a montré comment il est difficile de gérer des entreprises dites européennes, cf les déboires d'EADS dans son management et donc dans sa politique industrielle.
Très bonne remarque. Mieux vaut une bonne alliance avec un groupe non-européen (Renault-Nissan, Daimler-Chrisler), qu'une alliance européenne baclée (EADS). J'espère que l'alliance avec le NYSE se fera.
JGG September 6th, 2006, 02:06 AM Très bonne remarque. Mieux vaut une bonne alliance avec un groupe non-européen (Renault-Nissan, Daimler-Chrisler), qu'une alliance européenne baclée (EADS). J'espère que l'alliance avec le NYSE se fera.
Il y a une grande difference quand meme dans le mot "alliance". Nissan et Chrysler etaient rachetes par des entreprises europeennes, dans le cas de la Bourse de Paris, c'est la NYSE qui rachete Euronext. C'est bizarre que la France ferait tout pour proteger Suez ou meme Danone et pas sa bourse. Peut-etre le fait que le siege social d'Euronext est deja a Amsterdam explique la difference dans la reaction politique francaise.
Je ne comprends pas le commentaire de Bren, je travaille dans la finance et pratiquement tous mes copains francais preferent la proposition de la DB, a part de quelques uns qui sont devenus completement anglo-saxons.
C'est une histoire tres bizarre... La seule explication pour moi c'est que les francais regardent ce rachat d'Euronext comme une perte et que c'est moins honteux de perdre contre les Americains que contre les Allemands. :)
Bren September 6th, 2006, 10:15 AM Je ne comprends pas le commentaire de Bren, je travaille dans la finance et pratiquement tous mes copains francais preferent la proposition de la DB, a part de quelques uns qui sont devenus completement anglo-saxons.
C'est une histoire tres bizarre... La seule explication pour moi c'est que les francais regardent ce rachat d'Euronext comme une perte et que c'est moins honteux de perdre contre les Americains que contre les Allemands. :)
Ce n'est pas une question d'américains ou d'allemands, c'est une question de projets proposés; le projet NYSE Euronext est celui qui laisse le plus de liberté aux places, celui qui ne bride pas la concurrence pour les clearing houses et CSD à cause du modèle proposé et enfin celui qui permettra d'avoir une plage de cotation élargie - bref celui qui est le plus bénéficiaire aux utilisateurs.
Enfin on ne doit pas travailler avec les mêmes personnes, finance est tellement vague que ça ne veut pas dire grand chose.
brisavoine September 6th, 2006, 01:26 PM Je ne comprends pas le commentaire de Bren, je travaille dans la finance et pratiquement tous mes copains francais preferent la proposition de la DB, a part de quelques uns qui sont devenus completement anglo-saxons.
Ben la voila l'explication, ils sont devenus tellement Anglais tes amis, qu'ils ont peur que la place financière de Paris batte celle de Londres si Euronext s'allie avec le NYSE. Alors que si Euronext s'allie avec la Deutsche Börse, ils savent que Paris deviendra une petite place de province qui ne pourra pas faire d'ombre à Londres. Cf. les articles de dépit de la presse anglaise que j'ai traduits plus haut.
JGG September 6th, 2006, 05:57 PM Ben la voila l'explication, ils sont devenus tellement Anglais tes amis, qu'ils ont peur que la place financière de Paris batte celle de Londres si Euronext s'allie avec le NYSE. Alors que si Euronext s'allie avec la Deutsche Börse, ils savent que Paris deviendra une petite place de province qui ne pourra pas faire d'ombre à Londres. Cf. les articles de dépit de la presse anglaise que j'ai traduits plus haut.
:?
Le modele d'Euronext permet une delocalisation complete... aucune raison d'etre a Paris pour traiter sur Euronext. Si historiquement la presence d'une bourse etait importante pour l'etablissement d'un centre financier, ce n'est plus le cas. En plus je crois pas que les Anglais ont peur que "la place financière de Paris batte celle de Londres si Euronext s'allie avec le NYSE" - la distance est simplement trop grande.
En fait je crois que ce sera plutot le contraire - les grandes decisions strategiques et commerciales seront presis a NY maintenant et plus a Paris.
Mais le vrai probleme n'a rien a voir avec tout ca, c'est que Euronext est tres importante pour les entreprises francaises. Plus qu'elle facilite l'access au capital, mieux que c'est pour l'economie francaise. Le probleme c'est qu'en France il n y a que Euronext comme marche. Comme les regulations sont tres differentes aux EU, rien ne changera pour les americains qui veulent investir en France. Le probleme que je vois avec le rachat de Euronext par la NYSE c'est que la COB a toujours protege le marche francais des bourses et banques etrangeres. Donc Euronext a un monopole en France (beaucoup plus que par exemple Deutsche Boerse en allemagne ou la London Stock Exchange en Angleterre).
Le resultat pour la France de cette operation depend completement de la reaction de la COB. Si la COB stimule la competition entre les bourses europeennes et commence a reduire le monopole d'Euronext, c'est fantastique pour la France.
Si la COB ne fait rien c'est une grande erreur strategique pour laquelle l'economie payera a long terme. C'est pas la meme chose que vendre les autoroutes!
C'est interessent de suivre l'histoire BAA en Angleterre. C'est un peu pareil, un monopole local rachete par un groupe etranger. Cette transaction vient d'etre complete et deja le proces a commence pour eliminer le monopole.
Finalement, le probleme du monopole de Euronext en France reste le meme si la DB rachete Euronext. Par contre, leur plan creerait une unification du marche du capital en Europe, ce qui serait un grand avantage pour l'economie europeenne. Ecoutez Trichet!
Bren September 6th, 2006, 11:27 PM Précisions :
- la COB a fusionné avec le CMF pour donner naissance à l'AMF il y a 2 ou 3 ans.
- la COB et aujourd'hui l'AMF n'a jamais eu pour compétence la régulation de la concurrence.
- le LSE n'a pas de concurrent sur le marché britannique.
- ce n'est pas le modèle d'Euronext qui permet de traiter sur Euronext sans être à Paris (ou Amsterdam ou BXS ou Lisbonne) c'est simplement parce que c'est un marché électronique; c'est la même chose pour la DB
Qu'est-ce qu'un marché de capitaux unifié en Europe ?
JGG September 7th, 2006, 01:24 PM Précisions :
- la COB a fusionné avec le CMF pour donner naissance à l'AMF il y a 2 ou 3 ans.?
Pardon, nour parlons encore de la COB
- la COB et aujourd'hui l'AMF n'a jamais eu pour compétence la régulation de la concurrence..?
Si. la COB l'a fait tres difficile d'offrir des produits en France s'ils ne sont pas quotes a Paris. Par contre en Allemagne, Angleterre ou aus Pays-bas c'est tres facile d'offrir des produits au public qui sont quotes uniquement dans un autre pays europeen.
- le LSE n'a pas de concurrent sur le marché britannique.
Comme je viens d'expliquer c'est tres facile d'organiser un offre publique meme quand le produit n'est pas quote a la LSE.
- ce n'est pas le modèle d'Euronext qui permet de traiter sur Euronext sans être à Paris (ou Amsterdam ou BXS ou Lisbonne) c'est simplement parce que c'est un marché électronique; c'est la même chose pour la DB.
Evidemment. De plus en plus les bourses sont devenues des entreprises IT.
Qu'est-ce qu'un marché de capitaux unifié en Europe ?
Plus de frontieres nationales, et aujourd'hui il en ya encore beaucoup!
Bren September 12th, 2006, 11:09 AM Les assauts du Nasdaq sur le LSE (voire OMX et sa technologie concurrente de celle d'Euronext) ne peuvent que militer pour un rapprochement NYSE/Euronext car une place européenne seule ne pourra pas lutter contre une place transatlantique.
Cyril October 5th, 2006, 11:26 PM Par Par Frédéric POUCHOT
jeu 05 oct, 20h01
PARIS (AFP) - Les manoeuvres repartent de plus belle dans le secteur boursier: Francfort et Euronext (Paris: NL0000241511 - actualité) ont salué jeudi des propositions visant à surmonter leurs différends pour créer un marché boursier paneuropéen, mais Euronext a refusé d'en tenir à l'écart son alliée la Bourse de New York.
La Bourse de Francfort (Deutsche Börse) s'est dit elle aussi prête à enterrer la hache de guerre avec Euronext, mais tout en récusant le projet de fusion de cette dernière avec la Bourse de New York (Nyse).
C'est le président du groupe français Schneider Electric Henri Lachmann, qui est à l'origine de ce nouveau rebondissement dans un secteur engagé depuis deux ans dans une course au rapprochement.
Après avoir consulté depuis juin les utilisateurs d'Euronext à la demande de l'organisation Paris Europlace, ce patron respecté a renvoyé dos à dos les offres rivales du Nyse et de Deutsche Börse pour racheter Euronext.
Il a émis à titre personnel l'idée d'un "scénario" alternatif, qui verrait Deutsche Börse apporter ses activités de négociations d'actions à Euronext, en échange d'une participation de 15 à 20% dans le groupe qui gère la Bourse de Paris mais aussi celles d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne.
Sa proposition constitue selon lui une solution susceptible de réconcilier Euronext et Francfort, et serait également ouverte à la Bourse de Milan (Borsa Italiana), mais renverrait à plus tard un mariage avec le Nyse.
Euronext a d'ores et déjà accueilli "favorablement" l'idée et s'est dit prêt à l'étudier, de même que Deutsche Börse.
Mais Euronext et son allié le Nyse, avec lequel il a signé un accord de fusion au printemps, ont aussi laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention de renoncer à mener à bien leur alliance transatlantique, rejetée en l'état actuel par M. Lachmann.
Une porte-parole d'Euronext a qualifié l'idée d'un apport par Deutsche Börse de son marché actions de "complémentaire" de son mariage avec le Nyse.
Le patron du Nyse John Thain s'est dit également ouvert à un rapprochement avec Deutsche Börse et Borsa Italiana, mais à sa manière, en évoquant seulement un possible "ajout" de Francfort et de Milan au futur groupe Nyse-Euronext.
"Nous continuons d'être réceptifs à l'idée d'ajouter d'autres marchés actions à la structure Nyse-Euronext, et cela sera certainement possible dans le cadre de la fusion" entre les deux Bourses, a souligné M. Thain lors d'une conférence téléphonique à New York.
M. Lachmann propose au contraire une alliance entre Européens, avant d'envisager une union transatlantique avec le Nyse qui serait renégociée de manière "plus équilibrée".
Car selon lui, "il est faux de dire que le projet (actuel) du Nyse est une fusion entre égaux, c'est une acquisition" qui risque de priver à terme de leur autonomie les marchés d'Euronext, a-t-il dit.
De son côté Deutsche Börse ne veut pas non plus entendre parler de New York. Le groupe francfortois a salué le rapport Lachmann qui selon lui consacre "la préférence pour une intégration paneuropéenne sous direction européenne", et en a surtout retenu "la conclusion qu'une acquisition transatlantique n'est pas dans l'intérêt du marché européen".
"Deutsche Börse va examiner les conclusions du rapport Lachmann et continuer à travailler avec toutes les parties intéressés à une solution européenne", a dit le groupe francfortois, sans aucune allusion aux déclarations du Nyse.
Il faut dire que les propositions de M. Lachmann interviennent dans un contexte de forte rivalité entre Deutsche Börse et la Bourse de New York: des informations de presse prêtent à Francfort et Milan l'intention de lancer très prochainement une contre-offre sur Euronext, pour faire échec à celle du Nyse.
Selon la presse allemande, les deux groupes souhaiteraient faire une offre de fusion à trois à Euronext d'ici le mois de décembre, pour couper l'herbe sous le pied de l'opérateur de la Bourse de Paris, qui compte soumettre en décembre à ses actionnaires son union avec le Nyse.
Source : Yahoo avec AFP
Bren October 19th, 2006, 02:54 PM Le rachat du CBOT par le CME pourrait changer la donne en Europe dans les opérations de fusion à venir en ce qui concerne les marchés dérivés. Dans tous les cas les positions britanniques sont affaiblies à moins d'un changement de management du LSE.
Cyril October 22nd, 2006, 11:12 AM L'association de promotion de la place boursière de Paris réagit au rapport Lachmann. Elle réclame des discussions plus approfondies entre Euronext et le Nyse. Tout en estimant souhaitable une alliance des activités actions d'Euronext et de Deutsche Börse.
Paris Europlace, l'association de promotion de la place boursière de Paris, aura mis plusieurs jours pour réagir au rapport sur le devenir de celle-ci qu'elle avait commandé au président du conseil de surveillance du groupe Schneider, Henri Lachmann. Mais cette fois, ça y est (voir le communiqué en anglais de Paris Europlace en pièce jointe). Et le moins que l'on peut dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'un blanc-seing au projet de mariage entre la Bourse paneuropéenne Euronext - qui réunit Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne ainsi que le Liffe (produits dérives à Londres) - et le Nyse, New York Stock Exchange.
Déjà, le rapport Lachmann - on savait le président du conseil de surveillance de Schneider assez réticent à l'idée de l'union Euronext-Nyse - avait pris ses distances en proposant d'abord un rapprochement des activités actions des frères ennemis Euronext et Deutsche Börse, peut-être même avec la milanaise Borsa Italiana - avant d'envisager une association avec le Nyse, histoire de renforcer le camp européen avant de se jeter dans les bras des Américains.
Sans se montrer aussi réticente - soulignant par exemple que le tout récent mariage des grandes Bourses de Chicago sur les produits dérivés CME et CBOT souligne le renforcement de la compétition internationale -, Paris Europlace demande d'abord à Euronext d'ouvrir des négociations immédiates avec le Nyse sur la question de la gouvernance d'un tel projet transatlantique. L'association veut en effet que soit "préservée l'autonomie européenne en matière de lois et de régulations sur le long terme, condition nécessaire à une telle fusion".
Sur les liens éventuels entre Euronext et la Deutsche Börse, le président de Paris Europlace Gérard Mestrallet (par ailleurs PDG de Suez, en pleine discussion de fusion avec Gaz de France - ses emplois du temps doivent être un peu chargés en ce moment) rappelle que les deux business modèles sont très différents (ouvert pour Paris et ses alliés, vertical pour Francfort) mais apporte son soutien à une éventuelle alliance des activités actions des deux ensembles. Il renvoie donc la balle dans le camp des Allemands.
Au final, Paris Europlace, qui souligne qu'aucun des deux projets de mariage éventuel pour Euronext n'est satisfaisant dans sa forme actuelle, estime que les utilisateurs d'Euronext - émetteurs, banques, intermédiaires financiers, investisseurs - qui sont aussi en partie ses actionnaires devront peser de tout leur poids pour influer sur le sort de la Bourse paneuropéenne. En oubliant de rappeler que les grandes banques françaises, actionnaires au départ d'Euronext, ont revendu le plus gros de leurs participations, réduisant ainsi leur capacité à peser dans le débat.
Source : latribune.fr (http://www.latribune.fr/info/Paris-Europlace-demande-a-Euronext-de-negocier-sur-la-gouvernance-avec-le-Nyse-~-IDBF845D09EA233F02C125720D005640BD-$Db=Tribune/Articles.nsf)
Cyril October 23rd, 2006, 09:13 PM La bourse paneuropéenne et son homologue new-yorkaise disent être près d'un accord avec le gendarme de la bourse américaine, la SEC, et avec ses homologues européens. Thierry Breton appelle à un mariage équilibré entre Euronext et le Nyse, ce qui n'est, à ses yeux, pas encore le cas dans le projet actuel.
Euronext, la bourse paneuropéenne qui réunit Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et le Liffe (marchés dérivés à Londres) et la grande bourse de New York, le Nyse (New York Stock Exchange) se disent proches d'un accord avec leurs instances de régulations respectives.
Au cours d'un forum à New York de Paris Europlace, l'association de promotion de la place boursière de Paris, Jean-François Théodore, le PDG d'Euronext a indiqué : "nous sommes relativement proches d'un protocole d'accord avec la SEC et avec les régulateurs européens. Nous sommes prêts ainsi à répondre aux craintes d'une main mise américaine sur l'Europe en matière de régulation."
Certains en Europe craignaient en effet, avec un mariage entre Euronext et le Nyse, de voir les Américains imposer aux Européens les contraintes de la loi Sarbanes-Oxley de 2002 sur la gouvernance et la transparence. John Thain, le patron du Nyse a répondu lors de la même manifestation : "la juridiction de la SEC sur les marchés américains sera maintenue et la juridiction des régulateurs européens sur les marchés européens sera également maintenue. Chacun respectera la juridiction de l'autre."
Les deux partenaires ont toutefois dit qu'ils restaient ouverts à des discussions avec la bourse de Francfort, la Deutsche Börse. Dans un rapport commandé par Paris Europlace au président du conseil de surveillance du groupe Schneider, Henri Lachmann, celui-ci conseillait d'abord de procéder à une union entre Euronext et les activités actions de la Deutsche Börse pour renforcer le camp européen (éventuellement avec la bourse de Milan, la Borsa Italiana) avant d'envisager un mariage avec le Nyse.
Paris Europlace a pris bonne note de ce rapport mais a répondu être prêt à un rapprochement entre Euronext et le Nyse, de façon équilibrée toutefois, éventuellement via un renforcement du camp européen avec l'apport d'activités de Deutsche Börse. L'association a en tout cas souligné que les deux projets n'étaient pas satisfaisants en l'état.
Thierry Breton, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, a adressé aux participants de ce forum à New-York un mail pour souligner qu'un mariage transatlantique réellement équilibré constituerait une initiative majeure" mais qu'il le souhaitait "construit sur les bases d'une vraie fusion entre égaux", estimant que ce n'était pas le cas en l'état actuel. Il a incité les protagonistes à prendre le temps de la réflexion avant de trancher et à s'inspirer du rapport Lachmann, soulignant lui aussi que les deux projets n'étaient pas satisfaisants dans leur présente mouture.
Source : latribune.fr
Cyril November 16th, 2006, 06:24 AM Péché d'orgueil
Pascal Aubert
Une occasion manquée pour l'Europe ! Une de plus. L'échec de la Bourse de Francfort dans ses tractations avec Euronext aura démontré une fois encore qu'il ne suffit pas de se draper dans les plis de la bannière européenne et d'invoquer les mânes des pères fondateurs pour bâtir cette Europe plus souvent rêvée que traduite en actes. Malgré un impressionnant " fan-club " - un chef d'État, des chefs de gouvernement, un banquier central de haute volée, une cohorte de ministres - et de solides marques de sympathie de la part de ténors des affaires, la grande place financière de la zone euro ne verra pas le jour. À cause du " scepticisme irrationnel " qui prédomine chez Euronext comme l'explique le patron de la Bourse allemande ? Ou bien parce que le refus de celui-ci de créer les conditions d'une entente équilibrée, seule susceptible de dissiper les arrière-pensées, aura entretenu jusqu'au bout le doute sur ses intentions véritables ? On relèvera que, dans cette affaire, Francfort a commis le péché d'orgueil de se croire incontournable, considérant que l'axe boursier Paris-Bruxelles-Amsterdam-Lisbonne n'était pas suffisamment puissant et attirant pour d'autres partenaires. En ne se montrant pas assez partageuse, la Bourse allemande a, en quelque sorte, incité Euronext à apporter la preuve qu'un autre choix était possible et suscité la concurrence, inattendue, du New York Stock Exchange. La création d'une place financière continentale capable de rivaliser aux yeux des investisseurs avec ses grandes concurrentes anglo-saxonnes constituait un beau et ambitieux projet. Un projet symbolique également car il aurait donné un centre de gravité financier à la zone euro et à la puissance économique de l'Union européenne. Ce projet appartient désormais au passé. Parce que les entreprises de marché sont des sociétés privées dont le sort est avant tout entre les mains de leurs actionnaires soucieux comme il se doit de la qualité du marché qui leur est proposé. Or, que ce soit avant ou après l'irruption du Nyse dans la partie, jamais les offres successives de Deutsche Börse n'ont été suffisamment attractives pour emporter l'adhésion. En cause, visiblement, la conviction de la Bourse allemande qu'elle se suffit à elle-même et que les autres ont besoin d'elle. Conviction qui va être mise à l'épreuve des faits maintenant qu'elle se retrouve isolée.
Source : La Tribune
blais November 16th, 2006, 10:17 AM Tout ceci n'améliore pas les relations entre les milieux économiques Français et Allemands. Déjà Aventis, puis EADS et maintenant Euronext.
C'est malheureux pour l'europe, les dirigeants d'Euronext ne pensent qu'au fric, les américains du NYSE les ont convaincus comme un âne avec une carrotte.
brisavoine November 16th, 2006, 03:14 PM C'est vrai que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe, mais personnellement je trouve que c'est une excellente nouvelle pour Paris et le positionnement de l'agglomération parisienne dans le monde. Ça va renforcer la visibilité de la place financière parisienne, et, il faut l'espérer, cela permettra à Paris d'attirer les entreprises chinoises, indiennes, ou russes, qui pour l'instant choisissent prioritairement Londres pour leur entrée en bourse. Adossée au NYSE, la plus grande bourse du monde, Paris peut espérer attirer ces grandes entreprises qui se détournent des bourses américaines du fait des contraintes de la législation Sarbanes-Oxley. En gros, Paris pourrait devenir la partie extraterritorialisée (donc échappant à Sarbanes-Oxley) de la place boursière new-yorkaise, ce qui, me semble-t-il, est mille fois mieux (pour l'emploi à Paris, pour le PIB parisien, pour la visibilité internationale de Paris) que de rester une petite bourse dans son coin, ou d'être un satellite de Francfort. Je me demande ce qu'en pense Bren...
blais November 17th, 2006, 09:27 AM ... ou d'être un satellite de Francfort ...
C'est bien ca le problème. Ca choque tout le monde que Paris devienne le satellite de Francfort. Mais qu'est ce que Paris va devenir avec la fusion du NYSE ? Ca sera même pas un satellite mais un nabo tellement l'écart sera monstrueux dans tous le domaines.
jef November 18th, 2006, 09:28 PM De toute façon un groupe rassemblant les plus grandes banques (Citigroup, Deutsche Bank, Morgan Stanley, etc.) ont annoncé mercredi qu'elle allait ouvrir fin 2007 leur propre plateforme de trading des companies européennes pour concurrencer directement les bourse régionales européennes. La nouvelle législation européenne qui entrera en vigueur l'année prochaine autorise la fin des monopoles actuels.
Cyril November 23rd, 2006, 10:54 PM Les actionnaires de la Bourse paneuropéenne Euronext se prononceront le 19 décembre lors d'une assemblée générale extraordinaire convoquée à Amsterdam pour approuver la fusion avec le New York Stock Exchange (Nyse).
Source : AFP
Bren November 28th, 2006, 03:39 PM La concentration boursière ne doit pas se limiter à la région Europe car les grandes banques pourront bientôt concurrencer les bourses traditionnelles. La DB aurait dû se joindre à Euronext depuis longtemps et la fusion avec le NYSE aurait été mieux acceptée; force est de constater que toutes les tentatives de rapprochement avec la DB (projet iX à l’eau, différents projets de rapprochements avec la bourse de Paris, Borsa Italiana …) ont échoué et le management de la DB s’entête malgré les changements à sa tête. Le projet Euronext/NYSE verra le modèle Euronext triompher (réduction des coûts pour les clients) et la technologie Euronext utilisée, peu importe la tête managériale car les têtes changent vite. Seulement en Europe on sait trop bien que les meilleurs projets économiques peuvent être facilement balayés par des décisions politiques idéologiques. Un des derniers avantages d’une fusion Euronext/Nyse est qu’il ne manquera plus qu’un maillon asiatique (si possible japonais) pour avoir une cotation en continu.
blais November 29th, 2006, 10:21 AM La concentration boursière ne doit pas se limiter ?* la région Europe car les grandes banques pourront bientôt concurrencer les bourses traditionnelles. La DB aurait dû se joindre ?* Euronext depuis longtemps et la fusion avec le NYSE aurait été mieux acceptée; force est de constater que toutes les tentatives de rapprochement avec la DB (projet iX ?* l’eau, différents projets de rapprochements avec la bourse de Paris, Borsa Italiana …) ont échoué et le management de la DB s’entête malgré les changements ?* sa tête. Le projet Euronext/NYSE verra le modèle Euronext triompher (réduction des coûts pour les clients) et la technologie Euronext utilisée, peu importe la tête managériale car les têtes changent vite. Seulement en Europe on sait trop bien que les meilleurs projets économiques peuvent être facilement balayés par des décisions politiques idéologiques. Un des derniers avantages d’une fusion Euronext/Nyse est qu’il ne manquera plus qu’un maillon asiatique (si possible japonais) pour avoir une cotation en continu.
J'ai du mal ?* comprendre ton enthousiasme. C'est le NYSE, et la finance américaine qui seront les grands gagnants. C'est totalement évident. Dans la presse new-yorkaise on parle d'un simple rachat d'une compagnie européene (que personne ne connait d'ailleurs) et qui permettra de pouvoir diversifier plus facilement les fonds actionnaires en valeurs européennes.
Cyril December 5th, 2006, 12:12 PM PARIS (AFP) - Les régulateurs de la Bourse paneuropéenne Euronext (Paris: NL0000290641 - actualité) ont décidé de ne pas s'opposer à sa fusion avec l'opérateur de la Bourse de New York, le New York Stock Exchange (Nyse), sous réserve de la confirmation d'engagements par les deux groupes, ont-ils annoncé mardi dans un communiqué commun.
L'accord des régulateurs était l'un des derniers obstacles au rapprochement d'Euronext et de la Bourse de New York, qui vise à crer un grand marché boursier transatlantique. Les actionnaires des deux groupes doivent encore approuver ce projet d'union, lors d'assemblées générales extraordinaires convoquées à Amsterdam et aux Etats-Unis respectivement les 19 et 20 décembre.
"Sur la base des informations actuellement disponibles, le Comité des présidents" des autorités de régulation d'Euronext "indique qu’il n’a pas l’intention d’émettre d’objection à ce projet de rapprochement", souligne le communiqué.
Les autorités précisent qu'elles donneront leur approbation finale une fois qu'Euronext et le Nyse leur auront remis un document unique rassemblant l'ensemble de leurs engagements au sujet de la fusion.
Parmi ces engagements et assurances, les autorités de régulations précisent notamment que le nouveau groupe devra obtenir leur accord en cas "d'étape supplémentaire d’intégration qui irait au-delà du contenu actuel du projet de rapprochement", c'est-à-dire d'une extension du futur groupe Nyse-Euronext à un autre marché.
Le futur groupe devra également leur soumettre "toute future nomination en tant qu'administrateur ou membre du Comité exécutif", et assurer "la gestion des marchés locaux dans le respect de toutes les exigences légales et réglementaires applicables".
"La décision finale d’approbation préalable sera sans préjudice des requêtes et/ou demandes d’autorisation qu’Euronext NV et ses filiales doivent déposer auprès des autorités nationales" concernées, précisent les régulateurs.
Les régulateurs européens rappellent par ailleurs être en train de finaliser un accord avec leur homologues américains de la Securities and Exchange Commission (SEC), dont ils assurent avoir déjà obtenu des garanties solides de non-intervention sur les marchés européens d'Euronext.
Les régulateurs d'Euronext jugent à ce sujet que la création d'une fondation néerlandaise, promise par Euronext et le Nyse pour protéger le cadre de régulation des marchés européens, "pourrait constituer une réponse à un risque" d'application de la règlementation américaine en Europe.
"Les déclarations reçues de la SEC apportent une assurance supplémentaire pour ce qui relève du domaine réglementaire". Les régulateurs reconnaissent toutefois "qu’il ne peut y avoir de certitude absolue et illimitée qu’aucune éventuelle législation ou réglementation américaine à venir n'aura, en aucune circonstance, aucun impact sur Euronext, ses marchés, les membres du marché ou les émetteurs qui y sont cotés".
Euronext regroupe les marchés actions de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne plus le marché à terme Liffe à Londres. Outre l'Autorité des marchés financiers (AMF) française, le Comité des autorités de contrôle du groupe paneuropéen regroupe les autorités boursières belge (CBFA), britannique (FSA), néerlandaise (AFM) et portugaise (CMVM).
Dans la foulée, à 10H00 (09H00 GMT), le titre progressait de 2,11% à 87,10 euros dans un marché en hausse de 0,36%.
Source : http://fr.biz.yahoo.com/05122006/202/les-regulateurs-d-euronext-ne-s-opposeront-pas-la-fusion.html
brisavoine December 18th, 2006, 01:29 AM La semaine qui vient s'annonce décisive pour Euronext et la bourse de New York. C'est ce mardi et ce mercredi que les actionnaire d'Euronext et de la bourse de New York devraient donner leur accord au projet de fusion. On estime que les actionnaire de la bourse de New York donneront un oui franc et massif, tandis que ceux d'Euronext devraient eux aussi dire oui. Pour l'avenir de Paris et de sa place financière c'est donc une semaine décisive. Articles à suivre.
Cyril December 18th, 2006, 07:14 AM Décisive pour le futur de l'économie francilienne ?
brisavoine December 18th, 2006, 02:48 PM Décisive pour le futur de l'économie francilienne ?
Personnellement je pense que oui. Tu me diras je vaux pas mieux que tous ces forumeurs londoniens qui nous disent que la finance est la chose la plus importante. Lol. Bon, alors disons au moins que c'est important pour l'économie francilienne, pardon parisienne (n'utilisons pas des néologismes politiquement corrects).
Manuel December 18th, 2006, 03:47 PM "Les régulateurs européens rappellent par ailleurs être en train de finaliser un accord avec leur homologues américains de la Securities and Exchange Commission (SEC), dont ils assurent avoir déjà obtenu des garanties solides de non-intervention sur les marchés européens d'Euronext."
ça c'est le plus important! Et pas le fait ou non d'appartenir au même groupe que NYSE.
C'est ce qui cause la cause du déclin relatif actuel de NY.
brisavoine December 19th, 2006, 02:38 PM Ils l'ont fait ! Vous allez voir les articles dépités dans la presse anglaise de demain. Lol.
Feu vert des actionnaires d'Euronext à la fusion avec le New York Stock Exchange
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 19.12.06 | 14h15 • Mis à jour le 19.12.06 | 14h15
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/12/19/h_9_ill_847436_euronext.jpg
AP/REMY DE LA MAUVINIERE
Les PDG d'Euronext Jean-François Théodore et du NYSE John Thain, le 2 juin 2006. Les actionnaires d'Euronext ont approuvé le projet de fusion, le 19 décembre.
Lors d'une assemblée générale extraordinaire à Amsterdam, les actionnaires de la Bourse paneuropéenne Euronext ont approuvé à une écrasante majorité, mardi 19 décembre, la fusion de leur groupe avec le New York Stock Exchange, le NYSE. Le projet donnera naissance à la première Bourse transatlantique, la plus vaste et la plus liquide au monde.
Au terme d'un débat de deux heures au cours duquel le PDG d'Euronext, Jean-François Théodore, s'est efforcé de rassurer sur le caractère "équilibré" du rapprochement, 98,2 % des actionnaires, présents ou représentés, ont voté en faveur de la fusion. La capitalisation boursière combinée des sociétés cotées sur le NYSE et sur Euronext est de l'ordre de 22,3 milliards d'euros, a indiqué M. Théodore.
UN GÉANT DU SECTEUR BOURSIER
L'alliance d'Euronext, qui rassemble les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, et du New York Stock Exchange, formera un géant du secteur boursier valant 29,1 milliards de dollars. La valeur cumulée des sociétés, cotées sur les marchés du nouveau groupe baptisé NYSE-Euronext, atteindra 21 000 milliards d'euros.
Ce vote constitue l'épilogue d'une longue controverse autour du projet de mariage NYSE-Euronext, annoncé en mai, qui avait soulevé une vague de critiques en Europe. Certains avaient dénoncé une prise de contrôle d'un pan de la finance européenne par les Américains.
L'accord de fusion doit encore être approuvé, mercredi, par les actionnaires de la Bourse de New York. Il doit ensuite recevoir le feu vert final des autorités de régulations, avant que le NYSE puisse lancer une offre formelle aux actionnaires d'Euronext. M. Théodore a indiqué qu'il s'attendait à un lancement de l'offre début 2007.
Cyril December 19th, 2006, 09:53 PM Maintenant avec qui le LSE va-t-il se marier? Francfort ? :)
Manuel December 19th, 2006, 10:27 PM Maintenant avec qui le LSE va-t-il se marier? Francfort ? :)
Nasdaq souhaiterait...
JGG December 19th, 2006, 11:15 PM Discussion interessante... Est-ce que Francfort restera la seule bourse europeenne? Du point de vue des actionnaires en general une acquisition de la LSE par la DB est souhaitable... cela serait un monstre europeen et dans le business financier les allemands et anglais s'entendent plutot bien, en effet le de facto siege social de Deutsche Bank est a Londres. Mais avec tant de pouvoir concentre dans une bourse, DB-LSE, les traders preferent Nasdaq pour maintenir la competition... Rappelez-vous des discussion recentes qui ont oblige les chefs de la DB de quitter leur positions. Et puis il y a le jeu des banques d'investissement a Londres de fonder une nouvelle bourse. Le prix que Nasdaq est prepare de payer, est-ce qu'il reflete le manque de confidence que les banquiers peuvent monter une nouvelle bourse? De toute facon, la bataille par Clara Furse est admirable ... sans aucun doute elle sera vire si Nasdaq rachete la LSE mais les actionnaire l'adorent. Un peu different de Jean-Francois Theodore qui touche une prime personnelle assez geante que les allemands voulaient pas lui offrir... Wall Street recontre Paris. Mais bon, il etait a la bonne ecole.
Tout ces histoires montrent que nos differences europeennes permettent les americains de rester les chefs en europe, mais Euronext, Deutsche Boerse et la LSE ont tous des strategies et des taux de croissance superieures aux bourses amercaines.
Bye bye Euronext, bye bye LSE.
brisavoine December 19th, 2006, 11:44 PM Un peu different de Jean-Francois Theodore qui vtouche une prime personnelle assez geante que les allemands voulaient pas lui offrir...
C'est faire injure à Jean-François Théodore que de penser qu'il a poussé à cette fusion avec le bourse de New York uniquement par pur intérêt personnel et bas calcul matériel. En fait ça fait déjà de longues années qu'il a beaucoup fait pour que Paris reste dans la course au niveau mondial, et c'est lui qui a été à l'origine d'Euronext je te rappelle. Alors je pense que l'idée de fusionner avec la bourse de New York est une stratégie mûrement réfléchie et j'espère qu'elle sera payante, c'est à dire faire de Paris la place financière numéro 1 en Europe continentale, enfin en mesure de concurencer Londres. Mais ça seul l'avenir proche le dira.
Tout ces histoires montrent que nos differences europeennes permettent les americains de rester les chefs en europe.
Bye bye Euronext, bye bye LSE.
Heu, au cas où tu n'aurais pas suivi, il ne s'agit pas d'une reprise d'Euronext par la bourse de New York, ou de la disparition d'Euronext. Il s'agit d'une fusion entre égaux. Euronext aura autant de membres que la bourse de New York au conseil d'administration du nouvel ensemble (qui s'appelera NYSE-Euronext), donc les Américains ne pourront rien décider sans l'accord des Européens. Et Jean-François Théodore sera le Directeur Général Adjoint et Responsable des Opérations Internationales de Nyse-Euronext qui seront basées à Paris, donc je ne vois que des avantages pour Paris. De toutes façons c'est mieux que de rester une petite bourse régionale dans son coin, ou de se faire avaler par les Allemands.
Manuel December 20th, 2006, 12:02 AM Et puis il y a le jeu des banques d'investissement a Londres de fonder une nouvelle bourse.
N'y a t-il pas là encore une majorité de banques US?
Est-ce que tu peux mettre un lien qui ferait référence à tout cela? :)
J'ai lu effectivement les véléités de certaines banques d'investissement...mais je ne comprends pas trop les tenants et aboutissants.
JGG December 20th, 2006, 12:43 AM C'est faire injure à Jean-François Théodore que de penser qu'il a poussé à cette fusion avec le bourse de New York uniquement par pur intérêt personnel et bas calcul matériel. En fait ça fait déjà de longues années qu'il a beaucoup fait pour que Paris reste dans la course au niveau mondial, et c'est lui qui a été à l'origine d'Euronext je te rappelle. Alors je pense que l'idée de fusionner avec la bourse de New York est une stratégie mûrement réfléchie et j'espère qu'elle sera payante, c'est à dire faire de Paris la place financière numéro 1 en Europe continentale, enfin en mesure de concurencer Londres. Mais ça seul l'avenir proche le dira.
A Londres nous adorons et aimons Euronext, parce qu'elle a augmente la competition entre les bourses en Europe. Euronext etait d'apres moi un grand succes. Par contre cette fusion n'a pas ete murement reflechie du plan europeen ou francais. Jean-Francois Theodore est un PDG excellent et il a reussi a convaincre la France de cette transaction, ce qui est une tres bonne affaire. Pour cette raison il touche une prime personelle assez considerable que les allemands ne voulaient pas lui offrir. Regardes les plans de compensation differentes entre NY et Paris ou Francfort et c'est clair. Et c'est probablement juste, parce que Jean-Francois Theodore reste indipensable dans la nouvelle structure. J'ai travaille sur plusiers grands projets avex Euronext et il etait toujours disponible quand nous avions des problemes.
Heu, au cas où tu n'aurais pas suivi, il ne s'agit pas d'une reprise d'Euronext par la bourse de New York, ou de la disparition d'Euronext. Il s'agit d'une fusion entre égaux. .
Hello? Qui rachete qui? Qui sera le chef? Lis la presse americaine si tu n'es pas sur.
Euronext aura autant de membres que la bourse de New York au conseil d'administration du nouvel ensemble (qui s'appelera NYSE-Euronext), donc les Américains ne pourront rien décider sans l'accord des Européens. Et Jean-François Théodore sera le Directeur Général Adjoint et Responsable des Opérations Internationales de Nyse-Euronext qui seront basées à Paris...
Oui, d'accord, jusqu'ils sont payes.
... donc je ne vois que des avantages pour Paris. De toutes façons c'est mieux que de rester une petite bourse régionale dans son coin, ou de se faire avaler par les Allemands.
Deutsche Boerse est la meilleure bourse de l'Europe. Euronext comme la LSE n'ont pas le choix, je suis d'accord. Le proprietaire de la bourse est peu important mais l'exportation des reglementations americaines (comme SOX) peut etre tres desavantageuse, il il faut a tout cout limiter ce risque. Donc c'est pourquoi je prefere que la Deutsche Boerse rachete la LSE, mais comme je l'ai deja dit les traders a Londres n'aiment pas cette solution parce que ceci reduit la competition en Europe. Maintenant pour souvegarder la position de Paris il faut lancer une nouvelle bourse. Cette decision a deja ete prise a Londres parce que la position de la LSE reste trop precaire. Et si ce plan ne marche pas, la Deutsche Boerse sera notre heros. Aucun probleme, le bureau principal de Deutsche Boerse est ou?
JGG December 20th, 2006, 01:00 AM A propos, en concernant la postion de Paris dans le secteur financier, c'est facile a regler: les impots. Si Paris veut faire une attaque a Londres (la competion est toujours favorable) il faut juste baisser les impots sur les grandes fortunes a Paris. J'attends ca depuis longetemps! Allez Sarkozy!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Enfin mon etude de la langue francaise pourrait finalement m'apporter un avantage.)
brisavoine December 20th, 2006, 01:32 AM Oui, d'accord, jusqu'ils sont payes.
This is not French. What did you mean exactly?
A propos, en concernant la postion de Paris dans le secteur financier, c'est facile a regler: les impots. Si Paris veut faire une attaque a Londres (la competion est toujours favorable) il faut juste baisser les impots sur les grandes fortunes a Paris. J'attends ca depuis longetemps! Allez Sarkozy!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Enfin mon etude de la langue francaise pourrait finalement m'apporter un avantage.)
Easy on the exclamation marks.
Apparemment, tu n'es pas non plus au courant des récents développements de la fiscalité française. Le gouvernement a créé un statut fiscal des "impatriés" (c'est à dire des cadres étrangers vivant en France) qui bénéficient de conditions fiscales très avantageuses (exemptions d'impôts, dégrèvements, etc.). Donc je pense que la France est maintenant parmi les pays européens ayant la taxation la plus avantageuse pour les cadres étrangers. Les impôts sur les plus-values mobilières (placements boursiers) ont aussi été allégés ces 5 dernières années, notamment pour les plus-values réalisées par les entreprise. L'impôt sur les sociétés a aussi été baissé à 33,33%. La France a enfin une des fiscalités les plus avantageuses pour la création d'entreprises depuis les réformes entreprises ces 10 dernières années, et cela se sait peu (problème de com, comme d'habitude). Je te conseille de jeter un coup d'oeil sur le site Invest in France pour t'informer des avantages fiscaux qui existent en France: http://www.investinfrance.org/France/?l=en
JGG December 20th, 2006, 02:01 AM This is not French. What did you mean exactly?
Easy on the exlamation marks.
"Yes I agree, but only until they are paid"
Apparemment, tu n'est pas non plus au courant des récents développements de la fiscalité française. Le gouvernement a créé un statut fiscal des "impatriés" (c'est à dire des cadres étrangers vivant en France) qui bénéficient de conditions fiscales très avantageuses (exemptions d'impôts, dégrèvements, etc.). Donc je pense que la France est maintenant parmi les pays européens ayant la taxation la plus avantageuse pour les cadres étrangers. Les impôts sur les plus-values mobilières (placements boursiers) ont aussi été allégés ces 5 dernières années, notamment pour les plus-values réalisées par les entreprise. L'impôt sur les sociétés a aussi été baissé à 33,33%. La France a enfin une des fiscalités les plus avantageuses pour la création d'entreprises depuis les réformes entreprises ces 10 dernières années, et cela se sait peu (problème de com, comme d'habitude). Je te conseille de jeter un coup d'oeil sur le site Invest in France pour t'informer des avantages fiscaux qui existent en France: http://www.investinfrance.org/France/?l=en
Tres interessante. Cette site internet est plutot generaliste, est ce que tu aurais par hazard les coordonees des lois relevantes? Nous avions un projet il y a 4 ans de demenager une bonne partie de notre bureau a Paris mais ces lois proposes par l'UMP n'etaient pas passees. Bon l'imposition sur les societes en Angleterre est plutot 10% si l'on s'organise un peu, mais ce qui est plus interessante est l' imposition personelle. Au niveau personel, dans la City le systeme est degressif au-dessus d'un certain montant. Donc ca monte jusqu'a 41% (y inclus la securite scoiale) mais ca baisse de nouveau jusqu'a 15 - 20%. Les Pays-bas, la Belgique, le Luxembourg et evidemment la Suisse ont des systemes comparables. Le plus grand probleme de la France d'apres moi c'est l'imposition sur les fortunes. Sarkozy!!! Sarkozy!!!
JGG December 20th, 2006, 02:57 AM N'y a t-il pas là encore une majorité de banques US?
Est-ce que tu peux mettre un lien qui ferait référence à tout cela? :)
J'ai lu effectivement les véléités de certaines banques d'investissement...mais je ne comprends pas trop les tenants et aboutissants.
Les banques d'investissment, utilisant la nouvelle directive europenne MiFID, font la guerre aux bourses, supporte par la FSA. J'ai eu l'honneur (pour pas dire que j'ai deteste, ce qui est bien plus proche de la realite) d'assister a rationaliser un projet parreil il y a 4 ans (apres le TMT boom - le projet perdait 70 mio d'euro par an). Et nasdaq avait un projet pareil en Europe, Easdaq. Enfin c'etait facile de battre Nasdaq en Europe avec la cooperatetion de nos amis a Euronext. Par contre on a du licencier la plupart des gens.
En concernant un nombre de projets strategiques JFT etait notre plus grand supporteur et etait tres visionnaire, il a toujours pousse la COB (AMF).
Les banquiers ne savent pas vraiment creer des bourses mais maintenant ils essaient encore une fois et cette fois ci c'est au serieux. Nationalite ne compte plus, c'est le club de Londres, i.e toutes les banques d'investissement. Les americains detestent encore plus la NYSE que nous (Nasdaq ca va, parce que Nasdaq a toujours ete le challenger, mais NYSE....). La guerre commence..., supporte surtout par la FSA, ais aussi quelques autre authorites en Europe. NYSE c'est le pire monopole... Euronext qui achete la NYSE: fantastique. La NYSE qui achete Euronexte: "We need to kill them".
Toute cette histoire avec Euronext n'est pas juste. JFT est un meilleur manager que Twain, mais pourquoi est-ce que nos differences europeenes ne nous permettent pas d'avoir une strategie europeenne? C'est pas la faute des allemands, mais bien des francais et des anglais.
Enfin, je crois que le rachat d'Euronext par la NYSE n'est pas une mauvaise chose pour la France et Paris necessairement. Cette transaction montre une france ouverte et dynamique. La perception a l'etranger aujourd'hui est parfois differente et cette transaction aidera a corriger cette perception.
brisavoine December 20th, 2006, 01:36 PM Les Échos approuvent.
Nyse-Euronext : le mariage de deux réalismes
PAR PIERRE-ANGEL GAY
Les Échos, 20 décembre 2006
L'irréductible village gaulois est à Londres. Paris, lui, a fait hier le choix de New York, cette nouvelle Rome de la finance. C'est outre-Manche, en effet, que, pour la cinquième fois en deux ans, s'organise la résistance du London Stock Exchange à toute tentative de rachat. Hier encore, Clara Furse, sa directrice générale, a demandé à ses actionnaires de rejeter la proposition, « parfaitement inadéquate », du Nasdaq américain. Pour une question de prix ou par patriotisme économique ?
Les actionnaires d'Euronext, en revanche, ont plébiscité, à 98 % des votes, la fusion de la Bourse paneuropéenne - qui fédère les marchés actions d'Amsterdam, Bruxelles, Paris et Lisbonne ainsi que le Liffe pour les dérivés - avec le New York Stock Exchange. Les banques françaises et les sociétés cotées membres de Paris Europlace, qui totalisaient ensemble 15 % des droits de vote, se sont donc ralliées. Ou abstenues. Dexia, dont l'administrateur belge Axel Miller avait appelé à voter contre ce nouvel « Americanext », s'est retrouvé très isolé.
Ce ralliement témoigne du solide réalisme des établissements financiers hexagonaux. Actionnaires trop longtemps indifférents, divisés entre pro-américains et pro-européens, ils se savaient incapables de garantir dans la durée l'indépendance d'Euronext. Ils ont donc fait un double pari. Que la localisation du siège social d'une entreprise de marché ne relève plus de l'attribut de souveraineté. Que la création de cette première Bourse transatlantique assurera la pérennité d'une place financière de Paris qui n'a pas l'aura de la City et qui ne peut s'enorgueillir comme Francfort de la présence de la Banque centrale européenne.
L'habileté de John Thain y a beaucoup contribué. Le patron du New York Stock Exchange jouait gros : prendre le contrôle d'Euronext lui permettait d'élargir son savoir-faire, notamment sur les produits dérivés, et lui donnait une chance de reconquérir les sociétés russes ou chinoises, délaissant Wall Street en raison des lourdeurs de sa réglementation. Il a su le faire oublier, faisant du Nyse le leader de la fusion sans donner pour autant l'impression de se préparer à une annexion.
Loin d'abuser de la position de faiblesse du patron d'Euronext, Jean-François Théodore, venu le chercher pour éviter une prise du pouvoir des « hedge funds » et un mariage allemand imposé, il a su rester à l'écoute des inquiétudes de la place de Paris, des autorités politiques ou réglementaires. Et céder, de son point de vue, ni trop ni trop peu. Lui y a gagné son pari. Et les Européens, un certain nombre de garanties, du rééquilibrage de la gouvernance du futur ensemble Nyse Euronext aux garanties économiques accordées aux places européennes. Les votes d'hier sont venus plébisciter ce réalisme américain.
brisavoine December 20th, 2006, 01:39 PM La Tribune est plus prudente.
ÉDITORIAL
Vote de raison
François-Xavier Pietri
La Tribune, 20 décembre 2006
On les a entendus râler, protester, blâmer, voire s'opposer, et pourtant ils ont tous voté " oui ". Jean-François Théodore a emporté une victoire décisive hier à Amsterdam : 98 % des actionnaires ont approuvé la fusion d'Euronext et de son allié américain, le New York Stock Exchange. Un score dictatorial... Sauf que personne n'avait de revolver sur la tempe. L'adhésion est d'autant plus symbolique que ceux qui voyaient d'un mauvais oeil ce rapprochement pouvaient librement exprimer leur mécontentement, sans même prendre le risque d'une quelconque perte financière puisque ce vote n'est jamais qu'un feu vert qui donne le top départ à une opération financière qui deviendra effective dans quelques mois. Les actionnaires se sont donc rangés à la position du président d'Euronext. Certes, ils n'avaient guère le choix, puisque la Bourse de Francfort, longtemps sur le ring, a fini par ranger ses gants. Et qu'après tout l'offre du Nyse, sur le strict plan financier, est plutôt avantageuse puisqu'elle valorise Euronext à la bagatelle de 8 milliards d'euros. En réalité, l'obstination de Jean-François Théodore a fini par lui réussir. Mais l'opposition de certains membres de la place, dont celle d'Henri Lachmann, porte-parole de nombre d'émetteurs, ou de banquiers très influents, lui aura aussi été utile. Car, après tout, si en termes de gouvernance Américains et Européens s'équilibrent dans le nouvel ensemble, c'est bien grâce, au final, à la pression des opposants. Reste, maintenant, à dessiner l'avenir, quand le projet de fusion aura passé tous les caps nécessaires. Connaissant les us et coutumes de nos partenaires d'outre-Atlantique, les nouveaux amis de Jean-François Théodore se feront certainement de plus en plus pesants. La place de Paris demeurera-t-elle la tête de pont toute-puissante en Europe de la place américaine ? Quelle influence, à terme, des autorités de régulation américaine et de la redoutable SEC ? Les Européens sauront-ils sauvegarder leurs intérêts ? C'est la réponse à ces questions qui permettra de juger, dans quelques années, la pertinence de ce mariage.
Bren December 20th, 2006, 06:39 PM Les principaux clients veulent l'abolition des régions (US, Europe), donc une bourse européenne ne va pas dans le sens du marché tout simplement, la meilleure preuve est que toutes les tentatives de bourse européenne (et elles ont été nombreuses ces deux dernières décennies) ont échoué.
brisavoine December 21st, 2006, 02:39 PM Interview intéressante.
Thierry Foucault, professeur à HEC et spécialiste en finance, favorable à la fusion :
«Une opération profitable pour les deux parties»
Par Nicolas CORI
Libération, mercredi 20 décembre 2006
Le mariage avec le Nyse est-il une bonne solution pour Euronext ?
L'opération est très profitable pour les deux parties. Elle permettra au Nyse d'accéder à la technologie d'Euronext et elle offrira aux entreprises internationales qui veulent se coter à Wall Street la possibilité de contourner la réglementation américaine, trop tatillonne [loi Sarbanes-Oxley, ndlr]. Pour Paris, l'objectif est de devenir une place de premier plan qui contrebalancerait la place londonienne.
Mais l'enjeu dépasse Euronext...
Euronext n'a que quelques milliers de salariés, mais toute l'industrie financière française est concernée. Soit 235 000 salariés, qui représentent 6 % de l'emploi en région parisienne. L'existence d'une Bourse sur un territoire donné fixe les activités financières : fusions et acquisitions, analyse financière, intermédiation de l'épargne... La fusion avec le Nyse devrait freiner le mouvement de délocalisation à l'oeuvre vers Londres.
Pourquoi les politiques, qui ont pesé pour un rapprochement avec la Bourse allemande, ne se sont pas fait entendre ?
Un mariage Paris-Francfort aurait effectivement été un aspect symbolique pour la construction européenne. Mais d'un point de vue économique, cela n'était pas si intéressant. L'important aujourd'hui est d'avoir une grande Bourse internationale pour améliorer la liquidité et attirer le plus d'acteurs. Avec Nyse-Euronext, les investisseurs bénéficieront de transactions transfrontières moins coûteuses, et les entreprises cotées auront une base actionnariale plus large et trouveront plus facilement de l'argent.
Pourquoi le mariage Deutsche Börse-Euronext n'a pas marché ?
Parce que les Allemands ne voulaient pas d'une fusion entre égaux. Leur projet impliquait que le directeur général et le directeur financier du nouvel ensemble fusionné soient basés à Francfort. Et ils n'ont jamais voulu lâcher. De plus, une telle fusion comportait de nombreux obstacles techniques ou juridiques.
Euronext ne risque-t-il pas de se faire manger par le Nyse ?
On aurait pu craindre un déséquilibre, le Nyse étant beaucoup plus gros qu'Euronext. Mais le système de gouvernance mis en place garantit une répartition équilibrée des pouvoirs : le conseil compte presque autant d'administrateurs venant de chaque camp ; les statuts, pour être modifiés, nécessitent l'accord des deux tiers des administrateurs ; enfin, une fondation indépendante a le pouvoir de dissoudre la fusion si elle estime que les intérêts d'Euronext sont menacés. Rien n'est définitif.
Cyril December 22nd, 2006, 06:13 AM On va donc vers un renforcement du pôle financier parisien ?
Bren December 29th, 2006, 06:32 PM On va donc vers un renforcement du pôle financier parisien ?
Si on s'en réfère au rôle de Paris dans le future Nyse Euronext oui. Dans tous les cas, la place n'est pas tuée comme elle l'aurait été avec le projet allemand
Ning December 30th, 2006, 08:23 PM Si Nyse est beaucoup plus grand que Euronext, je pense que à long terme, Paris va quand meme y perdre. A court terme, le système de gouvernance mis en place garantit une répartition équilibrée des pouvoirs, mais j'imagine que ce genre de chose se renegocie au bout d'un certain nombre d'années non?
eomer December 31st, 2006, 12:07 PM Les principaux clients veulent l'abolition des régions (US, Europe)
Qui sont ces fameux "principaux clients" ?
Ce sont les gestionnaires de portefeuilles (dont la plupart n'ont que de très vagues notions d'économie) qui utilisent l'argent de leurs propres clients c'est à dire nous tous. Mais au final, ces fameux gestionnaires ont perdu
tout contrôle sur le système et ne savent plus penser à long terme: ils ne font que valider dans l'urgence les ordres que leur propose leur bécane.
En gros, la machine est emballée et plus personne ne contrôle plus rien.
Celui qui tient l'informatique et les telecommunications tient le pouvoir.
blais January 3rd, 2007, 08:22 AM [QUOTE=Ning;11095619]Si Nyse est beaucoup plus grand que Euronext, je pense que à long terme, Paris va quand meme y perdre. [QUOTE]
Evidemment !
Comme Usinor ou Pechiney, on a fait croire que c'était des fusions.
Dans le cas de Arcelor-Mittal, en trois ans on est passé à 0 français dans le conseil d'administration ...
Il suffira d'atteindre 3 à 4 ans, quand la présence française aura été éjecté du groupe par les américains, pour que les français admettent (peut être) que ce n'est qu'un simple rachat par le NYSE.
Bren January 3rd, 2007, 06:54 PM Mais peu importe !
Iliun January 5th, 2007, 11:49 PM Euronext: transactions record en 2006 peu avant la fusion avec le NYSE
Par Par Sophie DEVILLER
jeu 04 jan, 18h47
PARIS (AFP) - A quelques mois de son rapprochement avec le New York Stock Exchange, Euronext (Paris: NL0000290641 - actualité) affiche une santé de fer avec un nombre record de 209 millions de transactions enregistrées en 2006 grâce à l'attractivité des placements en actions et à la bonne tenue des marchés européens.
Le volume des transactions est en hausse de 34,7% par rapport à 2005 et le montant des capitaux échangés, 2.375 milliards d'euros, progresse de 33,2% sur un an.
Selon Jean-Paul Pierret, directeur de la recherche chez Natixis, ce boom s'explique par la hausse des marchés actions européens, notamment celui de Paris qui a progressé de plus de 17% en 2006.
"Les actions sont des actifs très attractifs par rapport aux obligations par exemple qui ont des taux de rendement extrêmement faibles, cela pousse les investisseurs à jouer sur ce marché", estime, de son côté, Gérard Augustin-Normand, président de la société de gestion Richelieu Finances.
Au 31 décembre 2006, la valeur en Bourse de l'ensemble des 1.210 sociétés cotées sur les marchés d'Euronext s'élevait à 2.812 milliards d'euros, soit une hausse de 22% sur un an.
Euronext, qui regroupe les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, a également été, en 2006, le premier marché dans la zone euro en termes de capitaux levés lors d'introductions en Bourse (21,4 milliards d'euros).
Ainsi, le nombre de sociétés entrées en Bourse et le montant de capitaux levés sont à leur plus haut niveau depuis la création d'Euronext en septembre 2000: avec 142 sociétés introduites en 2006 (dont 57 sur le marché Alternext, pour les jeunes sociétés en forte croissance) contre seulement 78 en 2005.
"La Bourse paneuropéenne a obtenu de très bons résultats cette année", commentent les analystes du cabinet PricewaterhouseCoopers au Royaume-Uni.
Au deuxième trimestre, Euronext est même devenue "la première place boursière européenne en valeur pour les introductions en Bourse" dépassant la Bourse de Londres (London Stock Exchange (London: LSE.L - actualité) ), ajoutent-ils.
La tendance devrait rester soutenue en 2007, Euronext tablant sur "une centaine d'introductions en Bourse rien que sur Alternext".
Par ailleurs, les transactions ont aussi battu un record sur Euronext.liffe, le deuxième marché mondial de produits dérivés (contrats à terme et options) avec une progression de 21% par rapport à 2005.
"Les marchés dérivés correspondent à de réels besoins pour les investisseurs car ils sont extrêmement rentables et cette tendance devrait se poursuivre en 2007", explique Augustin Normand.
En 2007, Euronext doit fusionner avec la Bourse de New York (groupe Nyse), ce qui en fera le leader mondial des places boursières, tant par les transactions que par la capitalisation des entreprises cotées, qui devrait totaliser 21.000 milliards d'euros.
source : http://fr.biz.yahoo.com/04012007/202/euronext-transactions-record-en-2006-peu-avant-la-fusion-avec.html
Grygry January 6th, 2007, 02:20 PM Mais peu importe !
Franchement, je pense qu'a l'heure du tout informatique, ces queurelles de clocher importent peu : les banques vont trader la ou il y a de la main d'oeuvre qualifiee bon marche point barre. Paris restera un place financiere si et seulement si la formation en finance est bonne. Les membres du CA de telle ou telle banque importent peu.
Bren January 13th, 2007, 02:43 PM Une nouvelle version du moteur de cotation d'Euronext qui sera celui utilisé par le NYSE est sur le point d'être mis en production à Paris : des pics de 100000 ordres seconde, moyenne de 25000 ordres seconde, 10000000 trades heure
Iliun January 31st, 2007, 11:12 PM La bourse de New York étend sa domination internationale.
Les Bourses de New York et de Tokyo vont s'allier
mer 31 jan, 15h15
NEW YORK (AFP) - Les Bourses de New York et celle de Tokyo ont annoncé mercredi leur intention de conclure une alliance après celle que vient de conclure la Bourse new-yorkaise avec la place financière européenne Euronext (Paris: NL0000241511 - actualité) .
Les Bourses de New York (Nyse) et la Bourse de Tokyo (TSE) "préparent le terrain pour une potentielle alliance capitalistique" entre leurs deux marchés d'ici fin 2009, a indiqué le PDG du Nyse, John Thain, lors d'une conférence de presse mercredi, sans donner plus de détails.
Selon un communiqué, John Thain et le PDG du TSE Taizo Nishimuro ont signé une lettre d'intention en vue d'"établir une alliance stratégique" entre leurs deux places financières et des groupes de travail vont être mis en place pour étudier les domaines où leur coopération va être développée.
La Bourse de New York est la première place financière mondiale devant celle de Tokyo. Selon les médias japonais, les deux places pourraient procéder à un échange de participations de 10% à l'horizon 2009.
Pour cela, le TSE devra toutefois attendre d'être privatisé, ce qui devrait se produire au plus tôt en 2008.
Source : http://fr.biz.yahoo.com/31012007/202/les-bourses-de-new-york-et-de-tokyo-vont-s.html
Cyril April 1st, 2007, 08:51 AM L'autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé ce vendredi que la nouvelle entité Nyse-Euronext détenait 91,42% du capital et 92,20% des droits de vote d'Euronext sur la base des résultats définitifs de l'offre publique lancée en février sur la Bourse paneuropéenne.
L'offre de la Bourse de *** ****, le Nyse (*** **** Stock Exchange) sur la Bourse paneuropéenne Euronext - qui réunit les places de *****, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et les marchés dérivés de Londres, le Liffe - sera rouverte aux mêmes conditions (21,32 euros et 0,98 action NYSE par titre Euronext) du 2 avril au 17 avril, pour les actionnaires qui n'ont pas encore apporté leurs titres.
L'autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé ce vendredi que la nouvelle entité Nyse-Euronext détenait 91,42% du capital et 92,20% des droits de vote d'Euronext sur la base des résultats définitifs de l'offre publique lancée en février sur la Bourse paneuropéenne.
Annoncé au printemps 2006, le projet de fusion se concrétise comme prévu au 1er trimestre 2007. L'action du nouvel ensemble transatlantique Nyse-Euronext sera cotée à partir de mercredi prochain à ***** et à *** ****. La première Bourse transatlantique voit ainsi le jour avec une capitalisation boursière des sociétés qui y sont cotées de l'ordre de 27.000 milliards de dollars soit plus de 20.000 milliards d'euros.
Source : latribune.fr
brisavoine April 4th, 2007, 06:40 PM Le Financial Times a bien compris les enjeux. Londres pourrait avoir du soucis à se faire...
NYSE Euronext to see Paris listings
By Richard Beales, Anuj Gangahar and Gillian Tett
Published in: Financial Times
On: April 4, 2007
Today's completion of the deal between the NYSE Group and Euronext, creating the world's first trans-atlantic stock exchange, will shift the NYSE's lucrative global listings business from New York to Paris as stock and derivatives exchanges look eastwards for their future growth.
Catherine Kinney, president of NYSE Euronext and a French speaker, will move to Paris, where she will report to both John Thain, chief executive, and Jean Francois Theodore, the deputy chief executive.
She will take responsibility for winning new listings for the combined group from Europe and Asia, in particular from China and India. NYSE Euronext hopes to have a competitive advantage in being able to offer listings in both the US and Europe.
The US has suffered recently as many foreign issuers have elected to list elsewhere, scared off by the potentially litigious nature of the US capital markets and what has been seen as burdensome red tape, such as parts of the Sarbanes-Oxley regulations.
Mr Thain told the Financial Times yesterday that for a big global company interested in listing in the US, the exchange would suggest they also list in Paris. At the same time, he added, for companies that do not want to list in the US and would otherwise opt for a listing in London, there was now the Paris option.
Some analysts have queried whether Paris carries the prestige necessary to attract the largest foreign listings.
Mr Thain said the NYSE already had the best listing business in the world, ahead of the London Stock Exchange, and that the combined brand of NYSE and Euronext would be better equipped to compete with the LSE for listings. Mr Thain sees advantages for companies listed in both Paris and New York, such as NYSE Euronext itself. "You could buy on the Paris exchange in euros and sell the same day on the NYSE in dollars," he said, adding that shares will be seamlessly moved through the clearing and settlement system without the need for duplication.
For companies whose shares are listed in only one of NYSE Euronext's main locations, the advantages of the combination are as yet less clear.
The completion of the deal marks the end of 10 months of intense transatlantic negotiations. Feasting on haute cuisine in the financial district of Paris yesterday, the assembled senior management of NYSE Euronext could be forgiven a sigh of relief as they sipped their wine and reflected on a merger that, at times, faced significant hurdles.
The falls in the NYSE's stock price last summer, amid reports of heavy short-selling by hedge funds, brought down the value of its bid and at one point threatened to derail it entirely. The deal also faced early opposition from politicians and Euronext shareholders, some of whom preferred a "European solution".
But Mr Thain appeared happy yesterday with the NYSE's leading role in the wave of consolidation sweeping the global exchange landscape. He predicted that there would be more to come and that it could be painful for some players. "I certainly wouldn't like to be in Nasdaq's position now," he said.
Nasdaq, the NYSE's main US rival, has failed with repeated bids to buy the LSE and many analysts fear it may have missed its chance to remain competitive with the scale of NYSE Euronext.
Mr Thain emphasised his first priority was to combine NYSE and Euronext successfully, but said he also wanted to improve the group's US derivatives presence. "If you look at our business mix, we are not where we would like to be in the US," he admitted.
One of the key battlegrounds for supremacy in the US derivatives market is Chicago, where the CBOT Group is considering competing offers from the Chicago Mercantile Exchange and the Intercontinental Exchange.
For his part, Mr Thain is keeping an eye on developments in Chicago.
Karakuri April 4th, 2007, 06:53 PM Héhé j'ai adoré le post provoc' sur le forum Uk, ça les a rendu fous.
Sinon vous y croyez à ces projections?
brisavoine April 4th, 2007, 07:03 PM Quel post provoc en particulier ?
Quelles projections en particulier ?
Karakuri April 4th, 2007, 07:17 PM Quel post provoc en particulier ?
Quelles projections en particulier ?
Pas de ça avec moi :lol:
brisavoine April 4th, 2007, 07:22 PM Je ne sais pas. Il y a beaucoup de threads sur le forum britannique. Enfin bref.
Cyril April 4th, 2007, 07:37 PM Je pense que ça pourra amener des société étrangères à s'implanter à Paris mais ça restera marginal à mon avis. ou bien on aura tout ce qui ne relève pas du secteur financier directement. bref on aura peut-être des Fleury Michon mexicains, canadiens etc.. :)
bnmaddict April 6th, 2007, 08:37 PM ^^ Tu travailles dans la finance? :)
Caneton April 26th, 2007, 08:08 PM [QUOTE=Ning;11095619]Si Nyse est beaucoup plus grand que Euronext, je pense que à long terme, Paris va quand meme y perdre. [QUOTE]
Evidemment !
Comme Usinor ou Pechiney, on a fait croire que c'était des fusions.
Dans le cas de Arcelor-Mittal, en trois ans on est passé à 0 français dans le conseil d'administration ...
Il suffira d'atteindre 3 à 4 ans, quand la présence française aura été éjecté du groupe par les américains, pour que les français admettent (peut être) que ce n'est qu'un simple rachat par le NYSE.
Ce n'est pas étonnant.
Et c'est même normal, à la vue encore de la parodie du gouvernement Zappatero dans l'affaire Endesa, quand le nationalisme des pays membres de l'UE empeche les fusions cross-border forcément y a toujours un troisième laron qui arrivent (US souvent et à l'avenir de plus en plus souvent Indie, Russe ou Chinois) qui va mettre tout le monde d'accord.
Il est fort à parier que si une fusion concerne une banque française genre Société Générale pour ne pas la nommer, la mettant en position de cible. Les gvts de gauche comme de droite vont tout faire comme dans l'affaire Suez pour s'opposer à cette fusion dans un premier temps ... et dans un deuxième temps un troisième acteur "arbitre" non européen viendra mettre tout le monde d'accord.
Ce comportement n'est pas propre à la France, l'Italie et l'Espagne aussi le pratiquent régulièrement. Mais c'est un petit jeu à courte vue.
Personnellement je travaille dans une banque de taille petite au niveau européen (capitalisation boursière de 30 milliards d'euro environ) mais qui est déjà le résultat d'une fusion cross border et c'est dingue de voir à quel point les décisions d'investissement ou de localisation de centre de décisions sont le résultat de pressions politiques. On perd énormément de temps, de ressource et de capacité de réaction dans ces conneries alors que la concurrence non européenne grandit en puissance.
Iliun May 10th, 2007, 06:42 PM Signe des temps...
Météo France et Euronext s'associent dans la gestion du risque climatique
jeu 10 mai, 13h30
PARIS (AFP) - Météo France et NYSE Euronext, le gestionnaire de la Bourse de Paris, ont annoncé jeudi la création d'une nouvelle société, aux ambitions mondiales, chargée d'offrir aux entreprises des outils de couverture contre les aléas que fait peser le risque climatique sur leur activité.
Metnext est détenue à 65% par Météo France et à 35% par Euronext (Paris: NL0000290641 - actualité) .
"Notre volonté est de fournir des produits innovants permettant la gestion indicielle du risque climatique", a expliqué Jean-François Théodore, directeur général adjoint de NYSE Euronext, lors d'une conférence de presse.
Metnext fournira des indices sur mesures aux entreprises pour leur permettre d'évaluer leur sensibilité aux phénomènes météorologiques. La nouvelle société va aussi créer des indices permettant la commercialisation de produits de couverture du risque climatique, sur le modèle de ce qui existe déjà depuis longtemps pour les variations des devises ou des taux d'intérêts.
Selon Météo France, 20% à 30% de la richesse créée chaque année dans les pays industrialisés est susceptible d'être impactée par les températures ou les précipitations.
(....)
Selon lui, "Metnext est aujourd'hui sans équivalent dans le monde". "Il y a des entreprises aux Etats-Unis qui couvrent une partie - mais une partie seulement - de ses activités". D'où les ambitions "mondiales" de la nouvelle société, qui compte s'attaquer à terme au marché américain.
Les promoteurs de Metnext ont toutefois refusé d'avancer des prévisions d'activités pour la jeune société, installée Palais Brongniart, dans l'ancien siège de la Bourse de Paris.
source : http://fr.biz.yahoo.com/10052007/202/meteo-france-et-euronext-s-associent-dans-la-gestion-du.html
Cyril June 22nd, 2007, 06:59 PM LEMONDE.FR avec AFP | 22.06.07 | 18h11
Le conseil d'administration de la Bourse de Milan a donné, vendredi 22 juin, son feu vert à la proposition de fusion avec le London Stock Exchange (deuxième place financière européenne en termes de capitalisation), selon l'agence Ansa. L'administrateur délégué de la Bourse de Milan, Massimo Capuano, a reçu mandat de son conseil pour finaliser la transaction d'un montant de 1,6 milliard d'euros par échange de titres.
La nouvelle société chapeautant les Bourses de Londres et Milan sera composée de douze membres, dont sept du LSE et cinq de Borsa Italiana, précise Ansa. Ce rapprochement va permettre aux deux places financières de sortir de leur isolement dans un secteur en pleine consolidation. La place de Milan est un poids moyen en Europe avec une capitalisation cumulée des sociétés qui y sont cotées de 837 milliards d'euros à la fin mai.
La Banque d'Italie, dont le gouverneur Mario Draghi avait regretté fin mai le flou de la stratégie de la Bourse de Milan, ainsi que le gouvernement italien, ont salué l'opération. "La direction de Borsa Italiana est en train de réaliser une opération d'un grand intérêt et prouve le sérieux du travail réalisé pour améliorer sa compétitivité", a affirmé le vice-ministre de l'économie, Roberto Pinza.
D'après le Wall Street Journal de vendredi, le groupe boursier transatlantique Nyse Euronext avait soumis jeudi au groupe Borsa Italiana une offre d'acquisition du même montant que celle présentée par le LSE. Aucun commentaire n'a été fait par le groupe sur cette information.
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-927188,0.html?xtor=RSS-3208
Cyril May 4th, 2011, 04:21 PM Deutsche Börse veut se joindre à nyse-euronext
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/04/97002-20110504FILWWW00554-nyse-euronext-offre-de-deutche-borse.php
X Bomby May 6th, 2011, 04:37 PM Il semble que la partie ne soit pas encore gagné. Le nasdaq et ICE lancent une OPA sur l'ensemble NYSE Euronext.
source: http://wallstreet.blogs.challenges.fr/archive/2011/05/02/nasdaq-et-ice-lancent-une-opa-hostile-sur-nyse-euronext.html
CODEBARRE75011 May 9th, 2011, 06:29 PM Je pense que ça pourra amener des société étrangères à s'implanter à Paris mais ça restera marginal à mon avis. ou bien on aura tout ce qui ne relève pas du secteur financier directement. bref on aura peut-être des Fleury Michon mexicains, canadiens etc.. :)
Qu'est ce qu'il faut pas lire desfois. Parce que Généralli, Aviva, Alliance, Ernest & Young et bien d'autres... ou le siège européen de Microsoft, Coca Cola, Google, E-Bay ce sont des Fleury Michon mexicains, canadiens etc ? :nuts:
Pour remettre les pendules à l'heure j'ajouterais aussi que Paris acceuil d'avantage de sièges de grands groupes étrangers ou multi-nationales que Londres puisque c'est ce que tu sous entend.
brunob May 9th, 2011, 07:09 PM Sieges europeens cites:
Ebay = Dublin, Irelande
Google = Dublin, Irelande
Microsoft = Issy les moulineaux, France
Coca Cola = Uxbridge, UK
CODEBARRE75011 May 9th, 2011, 07:29 PM Euh... depuis quand le siège européen de Coca Cola et E-Bay ne sont plus à Paris ?
Microsoft c'est à Paris également merci de la confirmation, ont peu ajouter comme sièges européens de grands groupes étrangers IBM, Nissan, AT&T, Delphi Corporation, etc. Je ne vais pas tous les citer, Paris est le 1er pôle d’implantation en Europe, elle se range après Tokyo pour l’implantation des 500 plus grandes entreprises mondiales, devant Londres, New York et Chicago (source : Cushman & Wakefield, European Cities Monitor).
Donc des poids lourds, pas des Fleury Michon & compagnies comme le laisse entendre Cyril, je trouve ça d'une sotîse tellement énorme et d'autant plus déplacé que Paris est le numéro 2 mondiale et mieux placé que Londres sur ce point.
Bref c'est toujours la même ranguaine.
Qu'est ce que l'on dirait franchement si quelqu'un osait dire que Londres ne peu espérer acceuillir que des Fleury Michon. Brunob tu serrait sans doute l'un des premiers à lui tomber dessus.
brunob May 9th, 2011, 08:46 PM Je m'en contrefout de Londres.
Personellement, si tout Londres brulait, ce n'est pas moi qui leverait le petit doigt.
Euh... depuis quand le siège européen de Coca Cola et E-Bay ne sont plus à Paris ?
Je ne sais pas. Il faudrait leur demander.
pas des Fleury Michon & compagnies comme le laisse entendre Cyril
Tu as quelque chose contre les entreprises francaises?
CODEBARRE75011 May 9th, 2011, 09:00 PM Tu as quelque chose contre les entreprises francaises?
Je n'ai absolument rien contre les entreprises françaises au contraire même. Seulement la façon dont le dit Cyril est péjorative, il ne faudrait pas inversser les roles, je ne fait que répondre à Cyril et suivre son fils conducteur. Puisque c'est de ça dont fesait allusion Cyril je répond sur ce point précis et pas sur autre chose.
D'ailleurs les entreprises françaises sont les plus nombreuses en Europe dans le top 500 des grandes entreprises mondiales.
brunob May 9th, 2011, 09:17 PM Oui, oui on te fais confiance, tu as toujours raison. Cyril, moi, et tous les autres devraient en prendre de la graine! Aleluja Codebarre :)
jml13 May 9th, 2011, 11:36 PM Et, ce qu'on ne dit pas non plus, c'est que c'est à Paris qu'il y a le plus de sièges sociaux de grandes entreprises françaises. Pratiquement aucune n'est à Londres. Même si on compte l'aire urbaine. D'ailleurs, l'aire urbaine de Londres est moins rurale que l'air de Gentioux-Pigerolles. Et Londres, c'est plein de Londriens. Et je vais finir dans le bar à vin...
CODEBARRE75011 May 10th, 2011, 02:54 AM Et, ce qu'on ne dit pas non plus, c'est que c'est à Paris qu'il y a le plus de sièges sociaux de grandes entreprises françaises. Pratiquement aucune n'est à Londres.
Pas vraiment ils y à des entreprises françaises ayant des quartiers général à Londres et vice et versat des entreprises britaniques ayant leur quartier général à Paris, exemple Aviva à son siège France à Paris et BNP Paribas à son siège Uk à Londres mais il s'agît seulement de siège national et non continentale voir inter continentale. Aucun rapport avec les sièges Europe d'IBM, Microsoft Europe-Afrique-Moyen Orient, Coca Cola, E-Bay, Nissan etc basé à Paris.
jml13 May 11th, 2011, 12:57 AM Trop fort pour moi !
Cyril July 15th, 2011, 07:22 AM http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/14/les-actionnaires-de-deutsche-borse-se-rallient-a-la-fusion-avec-nyse_1548942_3234.html#xtor=RSS-3208
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