View Full Version : Fusion des bourses européennes ?


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Cyril
December 15th, 2004, 02:44 PM
La Deutsche Börse relance la fusion des Bourses européennes en offrant de racheter la place londonienne
LE MONDE | 14.12.04 | 14h55

La Bourse allemande propose un prix de 2 milliards d'euros, une évaluation jugée insuffisante par le London Stock Exchange. Le marché spécule sur les intentions d'Euronext.
Francfort de notre correspondant

La Deutsche Börse a lancé, lundi 13 décembre, le coup d'envoi à la consolidation des Bourses européennes en proposant de racheter pour près de 2 milliards d'euros la Bourse de Londres, le London Stock Exchange (LSE). D'intenses spéculations sur une telle opération avaient déjà fait progresser le titre LSE de près de 25 % depuis le mois d'octobre.

Mais en répondant lundi que l'offre est sous-évaluée et qu'elle poursuit des discussions avec sa rivale germanique, la Bourse de Londres a laissé la porte ouverte à une surenchère. Le LSE permet ainsi de nouvelles spéculations, notamment sur l'entrée en lice d'Euronext - l'alliance boursière de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et du marché à terme londonien, le Liffe.

Le titre LSE a encore gagné 25,58 % dans la seule journée de lundi, à 540 pence, soit 10 pence de mieux que l'offre de la Deutsche Börse jugée insuffisante.

A Francfort, l'action Deutsche Börse a au contraire perdu 4 %, à 42,75 euros, les analystes s'inquiétant de l'effort financier que pourrait représenter l'acquisition du marché londonien. L'agence de notation Standard & Poor's a par exemple mis sous surveillance les notes de solvabilité à court et long terme de la Deutsche Börse jugeant que l'achat du LSE pourrait fragiliser sa structure financière.

La Bourse allemande souligne cependant que sa trésorerie est abondante : plus de 600 millions d'euros et qu'elle dispose de la flexibilité financière nécessaire.

Mais la spéculation gagne aussi Euronext, dont l'action a perdu lundi 5,5 %, à 21,50 euros. Euronext risque en effet d'être marginalisée par une alliance entre Londres et Francfort ou, au contraire, de devoir faire une surenchère coûteuse. Lundi, une porte-parole d'Euronext à Paris indiquait n'avoir "aucun commentaire" à faire sur ces rumeurs.

Dans le petit monde des Bourses européennes appelé à se consolider pour donner naissance à un marché de la taille du Nasdaq américain ou de la Bourse de Tokyo, tout le monde se connaît et se parle de longue date, y compris les marchés suisse, espagnol ou italien.

Si la Bourse de Londres est appelée à être rachetée, c'est qu'elle est en réalité la plus petite des trois grandes entreprises de marché européenne puisqu'elle n'est pas présente sur la cotation des produits dérivés.

Euronext revendique la place de première Bourse européenne pour les actions en termes de volume d'échange même si elle reconnaît que Londres a une plus importante capitalisation boursière. De son côté, la Deutsche Börse affiche une plus grande palette d'activités puisqu'elle occupe la première place mondiale pour les produits dérivés (Eurex, détenu en partenariat avec la Bourse suisse) et qu'elle dispose d'une chambre de compensation, appelée Clearstream.

Le mouvement de consolidation qui débute était attendu depuis l'échec d'un premier projet de fusion entre les Bourses de Londres et de Francfort en 2000. Francfort semble avoir tiré les leçons de ce premier échec : plus diplomate désormais, il propose de conserver les structures des deux marchés de Londres et de Francfort.

La Bourse allemande insiste surtout sur sa volonté de baisser le coût des transactions électroniques, un moyen de séduire les courtiers londoniens et de ne pas faire peur avec des suppressions de coûts agressives. Elle indique que Bruxelles ne devrait pas s'opposer au projet, les marchés concernés n'ayant pas le monopole de la négociation de leurs titres en Europe.

Adrien de Tricornot

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.12.0

Bender
December 15th, 2004, 03:18 PM
J'ai une question qui n'a pas grand chose à voir avec le sujet, ou si peu. C'est à propos de la capitalisation boursière des différentes bourses. Est-ce que dans le cas d'une société semi-privatisée comme France Telecom ou Air France, la totalité de la capitalisation de l'entreprise entre en compte dans le total de la bourse, ou uniquement la partie privatisée?

Autrement dit : Quand 20 ou 30% d'EDF et de GDF seront mis sur le marché, est-ce que la capitalisation boursière de Paris augmentera de 20 ou 30% de la totalité de la valeur de ces sociétés ou alors de tout le capital, y compris celui qui reste entre les mains de l'Etat?

Bren
December 19th, 2004, 06:53 PM
J'ai une question qui n'a pas grand chose à voir avec le sujet, ou si peu. C'est à propos de la capitalisation boursière des différentes bourses. Est-ce que dans le cas d'une société semi-privatisée comme France Telecom ou Air France, la totalité de la capitalisation de l'entreprise entre en compte dans le total de la bourse, ou uniquement la partie privatisée?

Autrement dit : Quand 20 ou 30% d'EDF et de GDF seront mis sur le marché, est-ce que la capitalisation boursière de Paris augmentera de 20 ou 30% de la totalité de la valeur de ces sociétés ou alors de tout le capital, y compris celui qui reste entre les mains de l'Etat?

seules les actions côtées rentrent en compte dans la capi boursière

Bren
December 19th, 2004, 06:54 PM
LONDRES, 19 décembre (Reuters) - L'opérateur de Bourse pan-européen Euronext < EURONEXT NV > annoncera dans la semaine un projet d'OPA sur le London Stock Exchange à un prix supérieur à l'offre formulée par Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 >, rapporte dimanche le Sunday Telegraph.

Jean-François Théodore, président d'Euronext, présentera un projet détaillé à son homologue du LSE Clara Furse, précise le journal dominical en citant une source du groupe.

"Comme nous avons déjà le Liffe à Londres, les synergies pouvant découler d'une fusion avec le LSE seront bien supérieures", a expliqué cette source. "Cela nous permet de lever beaucoup plus de cash pour cette offre".

Une porte-parole d'Euronext n'a pas souhaité commenter cette information.

Des sources proches du dossier avaient indiqué à Reuters qu'Euronext réfléchissait à une contre-offre après le rejet par l'opérateur londonien, il y a une semaine, de l'offre de 1,3 milliard de sterling (2,53 milliards de dollars) de Deutsche Börse./VT

Manuel
December 19th, 2004, 08:01 PM
ça serait mieux en effet, les couts des transactions s'en trouveront diminués. A voir si une concentration s'effectuera sur la place de Londres, comme juste après le rachat.

Bren
December 19th, 2004, 08:50 PM
si tel est le cas, les activités de trading et de clearing seront partagées entre Londres et Paris

Manuel
December 20th, 2004, 12:39 AM
très bien.

Bender
December 20th, 2004, 12:50 AM
seules les actions côtées rentrent en compte dans la capi boursière

OK merci. Donc la bourse de Paris pèsera nettement plus lourd un fois les reliquats de privitisation vendus (Renault, Total? Crédit Lyonnais? et autres participations minoritaires dont on se demande bien pourquoi l'etat les e gardées)

Manuel
December 20th, 2004, 11:19 AM
d'autres questions / réponses :

Q&A: Stock exchange takeover
With news that the London Stock Exchange (LSE) has knocked back a £1.35bn offer from its German rival Deutsche Boerse, the ordinary shareholder may be wondering what lies ahead.

A number of firms have courted LSE in the past
Willl there be much of an impact from a takeover of the LSE?
Arguably, there won't be much noticeable difference.

Pundits predict lower commission charges for dealing, a new trading system and possible link-ups with other exchanges.

Deutsche Boerse has said it intends to preserve the existing market structures of both exchanges - down to the market models, trading currencies and even regulatory frameworks governing the markets.

But it has also promised that, if a deal does go ahead, it would aim to significantly cut the tariffs for electronic order book trading in the UK.

Does that mean that the ordinary investor won't notice any difference?
There may be some slight changes nonetheless.

As Deutsche has said, it aims to cut the cost of electronic trading, many expect more people to head to the UK market.

With more people trading, investors should get a fairer price for shares.

More investors effectively means a narrowing of the gap between the bid price (the price brokers will buy a share at) and the offer price (where they will sell). For small firms that are rarely traded, the difference between bid and offer can be as wide as 20%.

Meanwhile, teaming up across borders should, theoretically, make it easier to invest in overseas companies and markets.

Is the takeover talk a sign that not all is well at the LSE?

The London exchange has come in for harsh criticism in the past.

A look back at its share price suggests that even investors are none too impressed with its performance - spikes in its share price have been mainly confined to times of takeover speculation.

The group has also struggled to attract new companies to list: the only big names that made it onto the market this year included Premier Foods and bookie William Hill.

Air China - which listed earlier this month - was one other big coup for LSE which has been battling hard to convince Chinese companies to list in London rather than New York.

It has also had a hard time convincing major global companies to join its markets.

In Europe exchanges are under pressure to merge, which should allow banks to compete more widely with bourses to trade shares.

Any deal would put pressure on remaining medium-sized exchanges, such as Milan, to decide their own fate as well.

Does a takeover face any hurdles?
Going on the previous merger attempt, yes.

LSE has long been seen as a target of Deutsche Boerse, and the two were all set for a merger four years ago.

However, since then there has been a big shake-up of the UK market.

In 2000, the LSE was owned by its members who decided that a deal would not be in their interests. Now institutional investors hold a major share in the company - which could prompt a different decision.

And as well as getting investor approval, the two companies will have to get regulatory approval for any agreement.

Competition concerns could also rear their head. Europe has only three major exchanges - LSE, Deutsche Boerse and the pan-European Euronext.

Four years ago, LSE was thought to have concerns about a drawn-out wrangle with the European Commission if it did recommend the Deutsche Boerse bid.

So what happens now?
So far, nothing: the LSE has already insisted that the German bid undervalued the business.

But LSE has left the door open somewhat, saying that it will continue to discuss with Deutsche Boerse "whether any significantly improved proposal could be received".

The offer could also spark renewed interest in LSE, which became the subject of a takeover battle in 2000 in the wake of Deutsche Boerse's overtures.

OM Group, which runs the Stockholm Stock Exchange, made an offer, and so did Euronext.

But with shares in LSE surging almost 25% on news of a possible merger, its investors seem to be in favour of a deal - although perhaps at a higher price.

Cyril
December 20th, 2004, 04:17 PM
Euronext convoite à son tour la Bourse de Londres
LE MONDE | 20.12.04 | 14h52

Alors que la place de Francfort souhaite acquérir le London Stock Exchange pour environ 2 milliards d'euros, la plate-forme boursière européenne devrait, elle aussi, déposer une offre. Les Bourses sont devenues des sociétés de services informatiques presque comme les autres.

La bataille entre la Deutsche Börse de Francfort et Euronext est officiellement lancée. Euronext, qui regroupe les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Francfort depuis mars 2000, a affirmé, lundi 20 décembre au matin, "être en discussions avec le London Stock Exchange (LSE)".

Selon un communiqué, "Euronext confirme avoir approché le LSE en vue de commencer des discussions préliminaires concernant une possible offre sur le LSE. Aucune garantie ne peut être donnée à ce stade qu'une telle offre sera faite."

Les marchés s'y attendaient. Depuis que la Bourse allemande a proposé, il y a une semaine, de racheter la Bourse de Londres, ils spéculent sur les intentions d'Euronext. L'action LSE a terminé la semaine, vendredi 17 décembre, à 556 pence, bien au-dessus des 530 pence offerts par la Deutsche Börse.

La place de Londres, qui estime l'offre allemande insuffisante, est cependant entrée en discussions avec cette dernière. Selon le journal britannique Sunday Telegraph du dimanche 19 décembre, Jean-François Théodore, le président d'Euronext, devrait présenter cette semaine à Londres une offre en cash supérieure à celle de la Deutsche Börse, qui s'élève à 2 milliards d'euros.

La Bourse paneuropéenne peut difficilement ignorer cette étape essentielle du mouvement de concentration boursière en Europe. Laisser filer le LSE, c'est prendre un risque énorme : la constitution d'un axe Francfort-Londres, dont l'attractivité serait telle qu'elle capterait à terme toute la liquidité sur les marchés européens, émetteurs et investisseurs privilégiant naturellement les plates-formes qui comptabilisent le plus d'intervenants et de transactions. "Si jamais la liquidité échappait, sur un segment de marché, à Euronext, ce serait le début de la fin, précise un professionnel à Paris, très proche du dossier. Euronext pourrait conserver les transactions sur les valeurs françaises, mais risquerait de perdre des parts de marché sur les transactions sur les taux ou les produits dérivés, qui peuvent se traiter de n'importe où."

OFFRE GÉNÉREUSE

La partie sera onéreuse pour Euronext, ce qui pourrait inquiéter les marchés. Les analystes craignent que les synergies issues d'une éventuelle fusion entre Euronext et le LSE ne compensent pas le surcoût que la Bourse paneuropéenne pourrait devoir consentir afin de remporter sa concurrente britannique à la barbe de Francfort. L'offre de Deutsche Börse est en effet jugée très généreuse, puisqu'elle valorise le LSE 70 % de plus qu'Euronext. Vendredi 17 décembre, Londres valait 2,13 milliards d'euros en Bourse, Euronext 2,7 milliards, et Francfort 4,8 milliards. La Bourse allemande semble avoir calibré son offre pour l'emporter, ayant retenu la leçon de son précédent échec. Son président, Werner Seifert, a reconnu, dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung qu'il n'exclut pas de transférer le siège de la Deutsche Börse à Londres. Les inimitiés entre le LSE et Euronext seraient aussi un handicap non négligeable à la constitution d'un axe Paris-Londres. Le LSE n'aurait toujours pas digéré l'humiliation d'avoir laissé échapper le Liffe, le marché à terme, en 2001.

Euronext dispose cependant de sérieux atouts. Contrairement à Deutsche Börse, elle a déjà un pied dans la City, avec le Liffe. Elle détient aussi une participation dans LCH-Clearnet, la chambre de compensation de Londres. Elle a par ailleurs parié sur des plates-formes techniques ouvertes, n'obligeant pas ses clients à utiliser une chambre de compensation ou un système de règlement livraison en particulier, au contraire de la Deutsche Börse. Enfin, elle est la seule Bourse à avoir pour l'instant prouvé sa capacité à en absorber d'autres.

Cette bataille entre les trois pôles boursiers européens aboutira-t-elle dans les prochains mois, à la perte d'indépendance d'un des acteurs ? le LSE est affaibli, mais a jusqu'ici su résister aux assauts de ses concurrents. Certains dédramatisent par ailleurs la situation : Euronext ne serait pas forcément hors course si le LSE pactisait avec Francfort.

Selon Martine Deroanne, analyste chez Fortis Bank, "Euronext peut continuer à croître en se rapprochant des Bourses d'Europe du Sud - Milan et Madrid - ou des pays de l'Est". Euronext peut aussi compter sur les revenus qu'elle tire de la vente de ses solutions de transaction. Cette place n'est plus seulement un marché où s'opèrent des transactions, mais aussi un prestataire informatique spécialisé dans les échanges financiers.

Cécile Ducourtieux et Adrien de Tricornot (à Francfort)
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.12.04

Manuel
December 21st, 2004, 12:42 AM
c pour ça aussi qu'il est préférable que lse soit acheté par euronext. Un axe Francfort-Londres pour les liquidités ça signifie à terme, Londres toute seule, et donc plus aucune concurrence. Or la concurrence est extrêmement nécessaire face à Nasdaq et dow.

Manuel
December 21st, 2004, 03:02 PM
French Exchange moves on LSE
This is Money,
21 December 2004
SHARES in the London Stock Exchange shot up 26p to 580p today as it confirmed an approach from Euronext which could lead to a full-scale bidding auction for the business.

The move means it is even more certain that the Exchange - set up more than 300 years ago - will end up in foreign hands.

It described the approach as at an early stage and, as such, it was not yet in a position to respond. The bid follows an offer last week from Germany's Deutsche Borse, which the LSE has rejected.

Euronext said it 'confirms that it has made an approach to the LSE with a view to entering into preliminary discussions about a possible offer for the LSE. There can be no assurance at this stage that any offer will be made'.

Shares in the Paris-based grouping of exchanges fell €2.81 to €21.81 on the news as investors feared it would have to borrow heavily to fund any bid.

LSE chief executive Clara Furse is due to meet Werner Seifert, her counterpart at Deutsche Borse, tomorrow in an attempt to squeeze out a better offer than the indicative £1.3bn, or 530p a share the LSE rejected.

But rival Euronext, which encompasses the French, Dutch and Belgian exchanges, is now ready to enter the fray and she will meet its chief executive, Jean-Francois Theodore, within the next couple of days.

Euronext, which beat the LSE in the auction for Liffe, the London International Financial Futures and Options Exchange, is said to be prepared to offer at least £1.4bn. But, following today's share price jump the London exchange is valued at almost £1.5bn.

{2}Some analysts thought Euronext is unlikely to make any move until it had seen a formal offer from the Germans. Merrill Lynch, which is advising the LSE on its takeover strategy, is keen to see the auction get under way.

Financial bookmaker Cantor Index today made Deutsche Borse 4/5 favourite to win, with Euronext even money. Independence is offered at 2/1 and a takeover by the New York Stock Exchange is 5/1.

All parties are keeping closely in touch with the Square Mile's main regulator, the Financial Services Authority. It is said that both the Germans and the French have indicated their willingness to keep business in London, and even move more in.

The London Exchange took delight today in pointing out that it handled eight out of every 10 Initial Public Offerings across Western Europe this year. A total of 275 IPOs raised £7.6bn in new issues, a 64% increase over 2003. Of 65 companies which joined the main market, 49 were IPOs which raised a total of £5bn, the highest since 2002.

The junior Alternative Investment Market had its most successful year since its launch in 1995. Of 333 companies which joined, 226 were IPOs raising £2.6bn.

Among international companies, 10 joined the main market and 53 listed on Aim.

Bren
December 21st, 2004, 06:59 PM
Les rumeurs du jour - donc à prendre avec des pincettes :

- le LSE se fait racheter par Euronext, au passage la hache de guerre est enterrée car les deux opérateurs ont listé des valeurs concurrentes (Dutch sur le LSE et British sur Euronext). La compens serait assurée par LCH Clearnet

- Francfort se rapproche des autres opérateurs : zurich, milan et madrid

- ou Francfort se fait absorber par Euronext/LSE

Bender
December 21st, 2004, 07:55 PM
C'est clair que Francfort se retrouverait un peu seule et finirait surement par se faire racheter à son tour.

Bren
December 21st, 2004, 07:58 PM
mais Furse n'a pas digéré de se faire raffler le Liffe par Euronext, se qui met aujourd'hui le LSE en position de faiblesse car le LSE n'est positionné que sur le marché cash et par sur les dérivés en forte progression en terme de volume donc de frais de transaction

Manuel
December 21st, 2004, 09:16 PM
si LSE rejoint Euronext, il n'y aura plus de pb coté des dérivés non ?

Bender
December 21st, 2004, 09:46 PM
Poulala, je comprends rien. Vous êtes tous traders à Wall Street ou quoi? :D

Cyril
December 22nd, 2004, 02:14 PM
La Bourse de Londres, première place boursière européenne en termes de transactions, a brutalement perdu son image de prédateur lorsque le marché des produits dérivés Liffe lui a échappé en 2002, au profit d'Euronext.

Le London Stock Exchange (LSE) est aujourd'hui une proie que se disputent les sociétés opératrices des Bourses de Francfort et Paris, Deutsche Boerse et Euronext.

"Certains peuvent se demander pourquoi le London Stock Exchange, qui abrite l'un des marchés boursiers les plus diversifiés et les plus importants en termes de liquidités, se retrouve dans cette position", remarque Jeremy Batstone, directeur de recherche à la maison de courtage Charles Stanley.

"Je crains que tout cela ne soit dû à toute une série d'erreurs de gestion", ajoute ce fin connaisseur de la Bourse de Londres.

"L'incident le plus révélateur a été son échec à racheter le Liffe, le marché international des produits dérivés. Quand il est tombé dans l'escarcelle d'Euronext, la main est passée outre-Manche", poursuit Jeremy Batstone.

Le London Stock Exchange, institution vieille de 200 ans, a perdu du terrain sur ses rivales face à la consolidation des marchés boursiers et à la concurrence des plateformes électroniques d'échanges, qui ont conduit à la création d'Euronext en 2000.

Une tentative du LSE de fusionner avec Deutsche Boerse --un projet appelé iX-- s'est soldée en 2000 par un échec, auquel est venue s'ajouter l'humiliation de voir le groupe de technologie suédoise OM Gruppen, pourtant un acteur mineur sur son propre marché, lancer peu après une offre de rachat du LSE.

La même année, le LSE a était privé de son rôle de régulateur du marché financier, au profit de la Financial Service Authority (FSA).

Et alors qu'en 1973, la Bourse de Londres s'était emparée des 11 marchés régionaux de Grande-Bretagne et d'Irlande, ce puissant bastion de la finance britannique est aujourd'hui au coeur de la lutte que se livrent Euronext (issu de la fusion des marchés de Paris, Amsterdam et Bruxelles en 2000) et Deutsche Boerse pour son acquisition.

Selon les analystes, un rachat paraît désormais inévitable. Et les jours du candidat au rachat, qui sortira perdant de cette enchère, pourraient être comptés aussi.

"On est forcé de reconnaître qu'une époque touche à sa fin, celle de l'existence du LSE comme entité indépendante", estime Jeremy Batstone.

"Le vainqueur aura la possibilité de dominer le marché européen des actions. Cela pourrait mettre le perdant en position très difficile, en l'empêchant d'atteindre une taille suffisante pour survivre".

Le LSE est sans aucun doute une cible attrayante, et un rachat est tentant.

La moyenne quotidienne de volume des échanges sur Euronext s'élève à 6,07 milliards d'euros depuis le début de l'année. En comparaison, la moyenne quotidienne sur le LSE pendant le seul mois de novembre s'élevait à 30,2 milliards d'euros.

La place de Londres accueille des entreprises cotées dont la capitalisation totale atteint 2.566 milliards de dollars, contre 2.186 milliards à Euronext et 1.024 milliards à Deutsche Boerse, selon les chiffres de la Fédération Internationale des Bourses de Valeurs (FIBV).

"Le marché londonien des titres est le plus important d'Europe", explique Ranald Michie, professeur à l'Université de Durham (nord-est de l'Angleterre), et spécialiste de l'histoire des marchés financiers.

"C'est pour cette raison qu'Euronext et Deutsche Boerse ont tellement envie d'en prendre une part", ajoute-t-il.

"Les échanges ont tendance à graviter autour des marchés qui ont l'assise la plus large et la mieux ancrée, et le marché le plus large et le mieux ancré en Europe est celui de Londres", conclut M. Michie.

© AFP

Bren
December 22nd, 2004, 05:57 PM
si LSE rejoint Euronext, il n'y aura plus de pb coté des dérivés non ?

de quel pb parles-tu stp ?

Manuel
December 22nd, 2004, 06:24 PM
ça rationalisera et permettra plus de fluidité si liffe et lse sont aux mains d"un meme proprio non?

Bren
December 22nd, 2004, 06:51 PM
ça rationalisera et permettra plus de fluidité si liffe et lse sont aux mains d"un meme proprio non?
pas vraiment de lien, les contrats dérivés vont où est la liquidité mais pas celle des sous-jacents
le LSE vit très bien sans marché dérivés
les contrats du liffe peuvent très bien partir sur Eurex, ça c'est déjà vu pour le bund d'ailleurs

Manuel
December 22nd, 2004, 07:24 PM
ok thanks

gun57
December 22nd, 2004, 07:52 PM
pas vraiment de lien, les contrats dérivés vont où est la liquidité mais pas celle des sous-jacents
le LSE vit très bien sans marché dérivés
les contrats du liffe peuvent très bien partir sur Eurex, ça c'est déjà vu pour le bund d'ailleurs

allo ici Houston....on vous reçois 5 sur 5


ok ok :runaway:

Bren
December 22nd, 2004, 07:57 PM
allo ici Houston....on vous reçois 5 sur 5


ok ok :runaway:

désolé je me suis laissé aller car je bosse dans ce domaine
si vous voulez des infos, explications ou autres demandez moi je me ferai un plaisir pour vous éclairer si vous êtes novices

gun57
December 22nd, 2004, 08:10 PM
la dernière fois que je me suis interessé à la bourse c'était en décembre 2000, j'ai acheté pour 5000 fr d'actions vivendi environement et ST microelectronics, j't'explique pas la suite...

Bren
December 22nd, 2004, 09:06 PM
ben oui, ce n'est pas un jeu ! mais sur le long terme, c'est toujours le placement boursier qui rapporte le plus

Manuel
December 30th, 2004, 11:58 PM
Worrying Times for Frankfurt

The Times - December 29, 2004

Frankfurt fears big job losses if Börse wins LSE
by Jane Davey

The two potential bidders for the London Stock Exchange are expected to continue to work this week on their anticipated approaches. Euronext and the Deutsche Börse have planned no more meetings with the LSE until the new year.

The Börse faces opposition over its plans to relocate its equities and derivatives operations to London if it mounts a successful takeover. The promise was a concession to London but one German newspaper suggests that it could mean the loss of 1,400 jobs in Frankfurt

FEARS that 1,400 jobs will be lost in Frankfurt if Deutsche Börse wins the battle for the London Stock Exchange could not have come at a worse time for the German city.

Frankfurt is already grappling with record amounts of empty office space, with an estimated 20.5 million sq ft lying vacant at the end of this year, the equivalent of 20 Canary Wharf towers.

The figure equates to 16.7 per cent of supply, according to Jones Lang LaSalle, the property consultant. Just three years ago the vacancy rate stood at 1.8 per cent.

Thomas Schmengler, from Jones Lang LaSalle’s Frankfurt office, said: “It is not easy for our city right now, we have never seen such a bad market.”

At the same time that so much office space is lying empty, take-up has dropped to its lowest level for more than six years, with only 3.5 million sq ft leased in 2004 — half the level achieved in the 2000 boom.

Herr Schmengler estimates that 16 million sq ft of office space has been constructed on a speculative basis over the past five years with no occupiers lined up.

Coinciding with this boom in office construction, the German banks took up too much office space in 2000 and 2001 and later attempted to sub-let it to other companies when the market turned down.

“Everyone was so optimisic in 2000, the German banks rented office space in preparation for future expansion. No-one expected such a steep recession in Germany,” he said.

Office rents in the City have plunged from €582.87 (£411) per square metre in 2001 to €414 per square metre this year. Herr Schmengler said that sweeteners, such as long rent-free periods, had also become commonplace in the market to persuade occupiers to commit to new buildings.

Deutsche Börse occupies only a small building outside Frankfurt city centre but moving jobs to London would be regarded in Germany as a symbolic blow to the city.

Just a few years ago the situation was reversed as the British property industry feared that companies would desert London for Frankfurt if the City did not implement a freer planning regime.

In 1999, when he was Lord Mayor of London, Lord Levene of Portsoken argued with some passion that the City needed to protect itself against encroachment from rival financial centres such as Frankfurt and Paris. Ironically, Lord Levene is now sits on the board of Deutsche Börse.

The fear of losing jobs to Frankfurt contributed to a more relaxed regime, which has seen permission granted for a string of large office towers across the Square Mile, including the Heron Tower and the Minerva building, a one million sq ft skyscraper in Aldgate on the fringes of the City.

Bender
December 31st, 2004, 12:13 AM
On devrait faire lire la fin de l'article à un paquet de monde!

Très intéressant en tout cas, j'ignorais que Francfort était en aussi mauvaise forme.

eomer
December 31st, 2004, 08:05 AM
De toute façon, ils peuvent bien fusionner ou séparer ce qu'ils veulent, l'ensemble des bourses de la planête constitue désormais un vaste marché virtuel. La part de transactions réalisées directement dans les corbeilles est de plus en plus réduite.

Cela a un côté effrayant...

Bren
December 31st, 2004, 12:24 PM
De toute façon, ils peuvent bien fusionner ou séparer ce qu'ils veulent, l'ensemble des bourses de la planête constitue désormais un vaste marché virtuel. La part de transactions réalisées directement dans les corbeilles est de plus en plus réduite.

Cela a un côté effrayant...

ton post ressemble à une condamnation du développement technologique

PS : les plus grand marchés avec pit floor sont encore américains

Manuel
December 31st, 2004, 12:55 PM
c'est aussi nier le besoin de proximité...qui n'a jamais été aussi fort. Les nouvelles technologies loin d'avoir rendu obsolète l'espace, précipitent les économies d'agglo, le besoin de face-to-face, d'où l'économie métropolitaine actuelle.

Bren
December 31st, 2004, 12:57 PM
D'autres news de Boursorama

(Cercle Finance) - Le comité de direction du London Stock Exchange, tout en rejetant la première proposition de Deutsche Boerse en raison d'un prix jugé insuffisant (530 pence par action) avait pris le soin de laisser la porte ouverte à de nouvelles discussions avec son homologue francfortoise.

A en croire le Financial Times, Clara Furse et Werner Seifert ont convenu de se rencontre jeudi prochain afin de discuter plus en détail du projet de reprise du LSE par Deutsche Boerse. Werner Seifert a prévu d'exposer à sa consoeur l'intérêt de regrouper les deux places en une seule plateforme paneuropéenne qui aurait pour avantage de faciliter les transactions pour les clients tout en élargissant leur champ d'action et en réduisant leurs coûts d'intervention.

Egalement intéressé par la reprise du London Stock Exchange, Jean François Théodore, président d'Euronext a également prévu la semaine prochaine de faire le voyage à Londres pour faire valoir à son tour les avantages d'un regroupement des deux bourses sachant qu'Euronext a déjà ses quartiers à la City au travers du marché dérivé Liffe, qu'il soufflé il y a deux ans au...LSE.

Le Sunday Times rapportait dimanche dernier qu'Euronext envisageait de lever 1,4 milliard de livres sur le marché obligataire en vue de financer le rachat du LSE, solution de financement qui lui permettrait de ne pas recourir à une augmentation de capital.

Compte tenu de l'envolée récente des cours, les deux acquéreurs potentiels du London Stock Exchange devront accepter de mettre sur la table un prix de l'ordre de 590 à 600 pence par action (le titre LSE s'échange à un cours de 579 pence ce matin).

Bender
January 2nd, 2005, 06:21 PM
LONDRES, 2 jan (AFP)
Werner Seifert, le directeur général de Deutsche Boerse, la place financière allemande, est prêt à réviser à la hausse son offre de rachat du London Stock Exchange (LSE), selon des analystes cités par l'Observer à Londres dimanche.
Werner Seifert serait prêt à réviser à la hausse, à 600 pence par action, sa précédente offre de rachat de la société gérant la place financière britannique, ce qui porterait la valeur de celle-ci à 1,5 milliard de livres (près de 2,2 mds EUR), selon l'hebdomadaire britannique, citant des analystes à Francfort.
"Il (NDLR: Werner Siefert) a travaillé sur cette offre de rachat depuis des mois et il n'y a pas la moindre chance qu'il se retire maintenant", a affirmé, sous le sceau de l'anonymat, un analyste financier allemand au journal.
Deutsche Boerse avait lancé à la mi-décembre une première offre de près de 2 milliards d'euros, soit 530 pence par action, pour s'emparer de la Bourse de Londres. Celle-ci avait été rejetée par l'intéressée, qui s'est toutefois dite prête à discuter d'une proposition financièrement plus intéressante.
Cette nouvelle offre de Deutsche Boerse serait supérieure aux 580 pence qu'Euronext semblait prêt à débourser il y a encore quelques jours, selon des rumeurs. Euronext, présidé par le Français Jean-François Théodore, avait encore fermement démenti cette information vendredi.
Euronext, qui contrôle les places financières de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne, semble un partenaire plus logique pour le LSE, dont il a déjà acquis le marché des produits dérivés Liffe en 2002.
Le LSE, l'une des places financières les plus anciennes au monde, est la plus importante en Europe.

icon
January 2nd, 2005, 08:55 PM
c'est aussi nier le besoin de proximité...qui n'a jamais été aussi fort. Les nouvelles technologies loin d'avoir rendu obsolète l'espace

je suis d'accord avec ca, c vraiment une problématique sur laquelle j'aimerais t'entendre donner plus d'elements (en tant que geographe!)

Manuel
January 2nd, 2005, 11:00 PM
Le débat dans les sciences humaines et sociales et particulièrement en géo et éco a été suscité par Bertrand Badie, politologue.

Cf : La fin des territoires (essai sur le désordre international et sur l'utilité sociale du respect), Paris, Fayard, 1995.

Je te mets le passage le plus cité pour que tu te fasse une idée sur sa position :

...ou quand le politologue s'essaie à la géographie....

p.134 :

"La portion de terre sur laquelle on vit n'est plus, comme auparavant, le support exclusif de nos liens sociaux. Avec les communications à distance, il devient possible d'entretenir une vie sociale même à mille lieux les uns des autres. Cette nouvelle donne est une caractéristique essentielle du tournant historique qu'incarne l'idée de postmodernité, dominée par le pouvoir des médias. Car avec la mass-médiatisation et les réseaux informatiques, plus rien se semble cantonné à une place définie. Au contraire tout circule, s'interpénètre. Et les télécommunications ont introduit de nouvelles pratiques de l'espace, de mieux en mieux libérées des contraintes de la distance et du temps. Elles ont notamment ouvert la voie à une conception synchronique de l'espace-temps, où les repères territoriaux se sont quelque peu dissous.

L'instantanéité des relations dans des espaces sans distances a permis de nouvelles formes de cohésion sociale, en "réseaux", qui transcendent et affaiblissent au fur et à mesure de leur déploiement le sacro-saint principe de territorialité.

Dans l'espace virtuel de l'internet, par exemple, (pour l'instant) ni pouvoir central, ni frontières coercitives, ni urbanisme ni architecture. Ce serait un espace en de multiples facettes qui se recrée constamment, qui se génère automatiquement, qui existe, écrit Anne-Marie Morice, lorsque l'un d'entre nous l'actualise en s'y connectant...

Manuel
January 3rd, 2005, 12:08 AM
ton avis Icon sur ce texte ?

Bren
January 4th, 2005, 07:56 PM
PARIS, 4 janvier (Reuters) - Euronext, qui étudie actuellement la possibilité de lancer une offre sur le London Stock Exchange, s'intéresse également à MTS Group, le système de plates-formes électroniques de transactions sur obligations, rapporte mardi L'Agefi.

"Entamées depuis un an, les discussions informelles en vue d'un rapprochement avec MTS n'ont pas à ce jour abouti", écrit le journal, qui précise que ses informations ont été confirmées par "de multiples sources concordantes".

* Euronext s'est refusé à tout commentaire sur l'information, tout comme MTS. Mais une source proche de ce dernier a déclaré à Reuters que MTS Group étudiait la possibilité de nouer des partenariat avec Euronext et d'autres sociétés européennes.

Même si l'acquisition de MTS n'aurait pas la même portée que celle du LSE, L'Agefi souligne qu'elle aurait néanmoins un grands sens stratégique en permettant à Euronext d'être le seul à proposer des transactions sur les marchés cash actions comme obligataires.

Elle permettrait notamment à la Bourse paneuropéenne de reprendre l'initiative sur les emprunts d'Etat face à Francfort qui, avec l'Eurex, coentreprise entre la Deutsche Boerse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 > et la Bourse de Zurich, possède un quasi-monopole sur l'activité dérivée sur l'obligataire de la zone euro.

A l'origine spécialisée dans les transactions sur les emprunts d'Etat de la zone euro via différentes entités nationales, MTS s'est ouvert aux titres quasi souverains et aux échanges sur différents compartiments spécialisés comme les obligations indexées ou hypothécaires via EuroMTS.

Euronext diffuse déjà des indices obligataires de MTS et a accueille des trackers adossés sur ces indices. Elle possède également 30% de MTS France.

L'Agefi fait encore valoir qu'une acquisition de MTS Group serait pour Euronext moins complexe à mener à bien que celle du LSE et moins coûteuse. Mais il ajoute qu'il sera difficile de valoriser la société, qui ne consolide pas plusieurs entités nationales en raison d'une participation minoritaire.

Selon lui, les chiffres de MTS Group, qui ne prennent en compte que MTS Italie et EuroMTS, font ressortir des transactions portant sur l'équivalent de 17.000 milliards d'euros sur les onze premiers mois de 2004, soit 9% de plus qu'en 2003. Son chiffre d'affaires 2004 est estimé à 60,4 millions d'euros pour un bénéfice avant impôt de 5,3 millions./YLG

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Au passage, Lehman Brothers deuxième banque d'affaires mondiale hésitait entre Paris, Londres et Francfort pour son siège européen, elle a choisi Paris

Manuel
January 4th, 2005, 11:50 PM
@Bren
t'as un lien au sujet du siège européen de LB?

Cyril
January 5th, 2005, 12:30 AM
Ils ont plutôt choisi CW apparemment lol :

http://www.lehman.com/who/history/2000s.htm#

Paris n'a qu'un pauvre petit "instutional offices" ;)
http://www.lehman.com/who/offices/Europe_and_The_Middle_East/Paris.htm

Manuel
January 5th, 2005, 02:27 AM
Je croyais qu'ils venaient de s'installer dans une crappy tour de CW (HQ chais plus combien)...

Bender
January 5th, 2005, 02:21 PM
FRANCFORT, 5 janvier (Reuters) - Euronext < EURONEXT NV > est disposé à débattre d'un transfert à Londres de son siège social dans le but d'accroître les chances de succès d'une éventuelle offre d'achat du London Stock Exchange , rapporte mercredi le quotidien allemand Handelsblatt.

Le marché paneuropéen est prêt à faire d'importantes concessions pour marquer des points face à Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 >, l'opérateur de la Bourse de Francfort, ont expliqué au journal des sources proches des discussions.

"La Bourse a fait preuve de sa flexibilité dans le passé", ont déclaré les sources.

Handelsblatt ajoute qu'Euronext s'est refusé à tout commentaire.

Le président d'Euronext, Jean-François Théodore, devrait avoir cette semaine de nouvelles discussions avec les dirigeants du LSE sur une éventuelle offre d'achat destinée à contrer celle de 1,3 milliard de livres sterling (2,5 milliards de dollars) présentée par Deutsche Börse et rejetée par le marché londonien.

Werner Seifert, le président du directoire de Deutsche Börse, doit rencontrer de son côté jeudi Clara Furse, la directrice générale du LSE, a indiqué une source à Reuters

Bren
January 5th, 2005, 06:52 PM
@Bren
t'as un lien au sujet du siège européen de LB?

non ça provient de la lettre de l'expansion d'avant Noel

Manuel
January 5th, 2005, 06:54 PM
A voir et confirmer, mais je pense qu'il y a un problème, puisque LB-Europe viennent d'augmenter leurs effectifs et d'emménager dans une tour de CW

Bren
January 5th, 2005, 07:03 PM
A voir et confirmer, mais je pense qu'il y a un problème, puisque LB-Europe viennent d'augmenter leurs effectifs et d'emménager dans une tour de CW

oui à suivre mais la lettre est une souce d'infos sérieuses qui souvent annoncent des fiats bein avant leurs communications officielles

Manuel
January 5th, 2005, 07:41 PM
oui oui c'est pour ça que je prends ta news au sérieux !

et que penses tu d'un éventuel déplacement du siège d'euronext à Ldn ? qu'est ce que ça veut dire concrètement ?

Bren
January 5th, 2005, 07:48 PM
et que penses tu d'un éventuel déplacement du siège d'euronext à Ldn ? qu'est ce que ça veut dire concrètement ?

Euronext est une société de droit néerlandais Euronext NV, fiscalité oblige ... je ne sais pas trop, en plus il y a tous les aspects technologiques non négligeables pour les bourses de maintenant.

Sinon je ne sais pas ce que Théodore a dans la tête comme plan entre le LSE, MTS, la part significative dans LCH Clearnet qui compense à la fois Euronext et le LSE (ça risque d'être un casse tête pour DB la compensation d'ailleurs).

Bren
January 6th, 2005, 08:31 PM
LONDRES/FRANCFORT, 6 janvier (Reuters) - Les ambitions de Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 > vis-à-vis du London Stock Exchange ont subi deux revers jeudi dans la mesure où Euronext pourrait bien soumettre une offre en cash sur l'opérateur britannique et où la perspective de devoir peut-être transférer son siège à Londres passe mal outre-Rhin.

Le président du directoire de Deutsche Börse Werner Seifert a eu ce jeudi avec la directrice générale du LSE Clara Furse des discussions "constructives, professionnelles et amicales", selon un porte-parole de Deutsche Börse.

Ce dernier n'a pas dit si l'opérateur boursier allemand avait relevé son offre de 1,3 milliard de livres (2,44 milliards de dollars) sur son homologue britannique, s'il l'avait bonifiée de toute autre manière ou si de nouvelles discussions étaient prévues.

Le LSE a pour l'heure rejeté l'offre initiale de Deutsche Börse, qui représente 530 pence par action. Le porte-parole n'a donc rien dit sur l'éventualité d'un transfert à Londres des sièges de Deutsche Börse, mais aussi du marché des dérivés Eurex et de deux membres de son directoire.


TOLLÉ POLITIQUE EN ALLEMAGNE

Cette idée fait s'étrangler le gouvernement allemand notamment. Une source gouvernementale allemande a dit à Reuters que Berlin voulait préserver le siège francfortois de Deutsche Börse, de façon à ce que le statut de place financière de la ville demeure intact.

"Je pense que tout homme politique et le leadership politique ont intérêt à ce qu'une entité aussi importante reste à Francfort", a dit la source.

Hans Reckers, membre du directoire de la Bundesbank, a souligné qu'"il ne s'agit pas seulement du siège social de Börse mais aussi d'importants segments du marché qui doivent rester à Francfort. Cela revêt une importance toute particulière pour les activités des banques et des consultants".

Alois Rhiel, ministre des Affaires économiques du Land de Hesse, a pour sa part déclaré: "Notre voeu est que le siège social reste ici pour préserver le statut de Francfort de premier centre financier d'Europe continentale. Nous pensons que tel sera le cas parce que Börse occupe une position plus forte dans la négociation".

Une fusion du LSE avec Deutsche Börse ou avec Euronext donnerait naissance au deuxième marché boursier de la planète derrière le New York Stock Exchange (NYSE).

C'était jeudi la troisième fois que Deutsche Börse rencontrait des responsables du LSE, alors qu'Euronext déclarait de son côté qu'une éventuelle OPA sur le marché londonien serait sans doute formulée "uniquement en numéraire".

"A ce stade, aucune assurance ne peut être donnée qu'une quelconque offre sera faite", explique Euronext dans un communiqué.

La Bourse paneuropéenne doit pour sa part s'entretenir avec le LSE vendredi, selon d'autres sources./WYE

Bender
January 6th, 2005, 09:53 PM
Et après ça, les allemands viendront pleurer parce que le gouvernement n'a pas laissé Alstom être racheté par Siemens

Manuel
January 7th, 2005, 12:31 AM
Lu dans le Times d'aujourd'hui que l'association des brokers (européens?) voulait en grande majorité une délocalisation à Londres, afin de rejoindre le LIFFE et de la plupart des opérateurs.

Manuel
January 7th, 2005, 12:36 AM
Sans m'y connaître tellement, une délocalisation des activités francfortoises vers Londres ajouterait à la sinistrose ambiante de Francfort. ça ferait un peu bcp à terme, et le risque c de voir se dissoudre la place allemande relativement fragile comparée à Paris.

Metropolitan
January 7th, 2005, 12:49 AM
Le siège de la bourse est-il réellement important outre la dimension symbollique ?

Après tout, tout est informatisé maintenant. Les bourses sont localisés sur Internet. Néanmoins, je comprends bien que l'idée de délocaliser la bourse passe mal à Francfort, à Londres ou même à Paris.

Franchement, je serai prêt à accepter un transfert à Londres parce que cette ville reste sans conteste la capitale financière de l'Europe. Mais le seul truc qui me bloque c'est que Londres ne fait même pas parti de la zone euro. Une bourse européenne qui siegerait dans un des seuls pays qui ne veut pas de l'euro, ce serait une bien mauvaise ironie au bout du compte.

Bender
January 7th, 2005, 12:49 AM
Est-ce qu'il y a la place pour 3 places financières en Europe?

Francfort semble être la plus fragile, j'espère que Paris pourra résister.

Bren
January 7th, 2005, 01:16 AM
Les bourses sont localisés sur Internet

non, toi tu utilises peut-etre internet pour dialoguer avec ton broker, mais ton broker est connecté à la bourse par des réseaux propres hors internet

Manuel
January 7th, 2005, 01:22 AM
et la dimension n'est pas que symbolique. Il se joue des choses peut être capitale à terme, mais je suis frustré de pas y comprendre assez.

Donc si tu peux m'éclairer autant que tu peux ! je rechigne à me plonger dedans par un bouquin, c un peu comme la géométrie, au premier abord...beuh...

lepied
January 7th, 2005, 01:29 AM
Franchement, je serai prêt à accepter un transfert à Londres parce que cette ville reste sans conteste la capitale financière de l'Europe. Mais le seul truc qui me bloque c'est que Londres ne fait même pas parti de la zone euro. Une bourse européenne qui siegerait dans un des seuls pays qui ne veut pas de l'euro, ce serait une bien mauvaise ironie au bout du compte.

Déja, et en plus, dans un pays excentré, quasiment accessible uniquement par Avion, et à une extrémité de l'europe. le polonais sera content :D ;)

Bren
January 7th, 2005, 01:29 AM
et la dimension n'est pas que symbolique. Il se joue des choses peut être capitale à terme, mais je suis frustré de pas y comprendre assez.

Donc si tu peux m'éclairer autant que tu peux ! je rechigne à me plonger dedans par un bouquin, c un peu comme la géométrie, au premier abord...beuh...

c'est correct, la dimension n'est pas que symbolique. En terme d'emplois par exemple, à Paris il y a les traders, les journalistes qui trainent dans les salles de marché, les salles de rédaction, les centaines de techniciens dans les salles de marché, ceux pour la bourse elle même, les entreprises de marché GL Trade par ex, les analystes ... bref plusieurs dizaines de milliers d'emplois, je ne sais plus le chiffre exact.

certes la délocalisation ne ramène pas ce nombre à 0, mais ça risque de sabrer sec

Sylvain
January 7th, 2005, 01:32 AM
Mais le seul truc qui me bloque c'est que Londres ne fait même pas parti de la zone euro. Une bourse européenne qui siegerait dans un des seuls pays qui ne veut pas de l'euro, ce serait une bien mauvaise ironie au bout du compte.

Et un rachat de Francfort par Euronext : serait-ce envisageable/intéressant pour Paris et Francfort ?

Bren
January 7th, 2005, 01:41 AM
Et un rachat de Francfort par Euronext : serait-ce envisageable/intéressant pour Paris et Francfort ?

il y a déjà eu des discussions il y a plusieurs années, le Matif aurait dû fusionner avec Eurex ... ça n'a pas marché

il y a aussi quelques années le LSE et DB devait fusionner, ça avait planté

Metropolitan
January 7th, 2005, 02:41 AM
non, toi tu utilises peut-etre internet pour dialoguer avec ton broker, mais ton broker est connecté à la bourse par des réseaux propres hors internetCertes, mais il s'agit toujours de réseaux informatiques. Les Front Office, les Back Office, les brokers, les traders et tout ce qui s'en suit sont localisés dans les banques d'affaires, et pas au siège de la Bourse. Pour utiliser une image, les bourses ne sont que des serveurs informatiques.

Par contre, ce qui est vrai, c'est que toute activité économique, a tendance à se développer une fois concentré localement. Ceci est d'autant plus vrai dans les métiers où l'on a besoin d'être informé, et il n'y a pas meilleur exemple que la finance pour l'illustrer. Quitte à se concentrer, autant aller là où la Bourse à son siège.

La Bourse n'est pas intéressante en elle-même, les principales banques d'affaires sont connectés en permanence à plusieurs bourses en même temps. Mais par contre, pour pouvoir être vraiment au fait des dernières nouvelles, c'est sûr que de se retrouver excentré par rapport aux principaux concurrents n'aident pas.

Manuel
January 7th, 2005, 11:41 AM
La perte éventuelle de 1400 postes à Francfort proviendrait de quelles activités ? ceux directement employés dans les deux plateformes ? des emplois induits qui gravitent autour ?

Bren
January 7th, 2005, 03:21 PM
La perte éventuelle de 1400 postes à Francfort proviendrait de quelles activités ? ceux directement employés dans les deux plateformes ? des emplois induits qui gravitent autour ?

je dirais quelques centaines pour la bourse en elle même (administratif, opérationnel, relation membres ...) plus des emplois autour mais je pense que 1400 est sous-estimé

Manuel
January 7th, 2005, 07:55 PM
Vu la structure de "l'industrie" en question et la tendance en cours depuis le Big Bang, on va vers une concentration continue très probable. Mon intérêt c en fait de voir comment ces recompositions et ces mouvements "industriels" peuvent induire des recompositions interurbaines et intra urbaines.

Donc keep me updated de tes lumières !

Bren
January 10th, 2005, 07:23 PM
Théodore est tout sourire ! info ou intox ? à suivre très prochainement

Cyril
January 17th, 2005, 06:57 PM
Les infrastructures, au cœur de la bataille pour le rachat de la Bourse de Londres
LE MONDE | 17.01.05 | 14h29

En cas de reprise du LSE par Euronext ou Francfort, les entreprises Euroclear ou Clearstream risquent d'occuper une position dominante.

En concurrence avec Euronext (qui fédère les places boursières de Paris, de Lisbonne, de Bruxelles et d'Amsterdam) pour racheter le London Stock Exchange (LSE), la Deutsche Börse est passée à la vitesse supérieure. Le conseil de surveillance de la Bourse allemande devait se réunir, lundi 17 janvier, pour approuver les modalités et le financement d'une possible offre formelle de rachat de la Bourse britannique, selon la presse allemande. Vendredi 14 janvier, Francfort s'est refusé à tout commentaire.

Suite dans :
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 18.01.05[/I]

Bren
January 21st, 2005, 06:54 AM
eh oui, les activités de trading d'une bourse ne sont que la partie visible de l'iceberg. Il ne faut pas oublier que les marchés réglementés ne représentent rien par rapport aux marchés OTC souvent dénoués en STP Straight Through processing chez les dépositaires et qui brassent des centaines de milliards d'euros par jours

Bender
January 21st, 2005, 05:19 PM
Y a des nouvelles, sinon? J'ai l'impression qu'on n'en parle plus beaucoup.

Bren
January 21st, 2005, 06:10 PM
ça bouge ... mais en secret
en tout cas la valse des PDG va bientôt commencer et pas forcément ceux que l'on croit

Bren
January 23rd, 2005, 05:26 PM
LONDRES, 23 janvier (Reuters) - La Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 > pourrait opter pour une offre hostile d'environ 600 pence par action sur le London Stock Exchange , écrit dimanche The Observer.

L'opérateur de la Bourse de Francfort avait déjà lancé en décembre une offre de 530 pence pour la place londonienne qui l'avait rejetée.

L'Observer, qui cite des sources proches de la Deutsche Börse, explique le président du directoire de la Bourse allemande, Werner Seifert, commence à désespérer d'obtenir une recommandation de son offre améliorée par le LSE. Selon l'hebdomadaire britannique, il n'attendra pas plus de dix jours.

"Le temps est compté pour le LSE. Nous essayons d'obtenir une recommandation du conseil d'administration de Londres, mais si nous n'y parvenons pas, nous nous adresserons directement à leurs actionnaires en se passant de leur bénédiction", déclare une source à l'hebdomadaire britannique.

"La patience (Seifert) est en train de s'épuiser et depuis le début, notre dossier pâtit d'informations sur le fait qu'une fusion pourrait ne pas bénéficier aux clients. Nous voulons avoir l'occasion d'expliquer notre position et de présenter les aventages qu'une fusion apporterait à tous ceux qui sont concernés".

Le LSE n'était pas immédiatement disponible et un porte-parole de la Deutsche Börse a déclaré qu'il ne ferait aucun commentaire.

L'opérateur boursier londonien a accepté de discuter avec son homologue allemand, mais il négocie également avec Euronext < EURONEXT NV >.

Les deux prétendants cherchent à accélérer leur croissance en rachetant le LSE pour un montant qui pourrait atteindre au moins deux milliards d'euros. Ils espèrent réaliser des économies d'échelle qui permettraient de réduire leurs tarifs et augmenter leur activité.

Vendredi, la Deutsche Börse et Euronext ont présenté des rapports préliminaires à la direction du LSE pour expliquer comment ils gèreraient la Bourse londonienne en cas de fusion, a-t-on déclaré à Reuters de sources proches du dossier.

Les discussions resteront centrées sur les aspects opérationnels mais, dès la deuxième moitié de la semaine, elles pourraient aborder d'autres sujets, tels que le feu vert des autorités de tutelle ou le prix, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Vendredi, le LSE a clôturé aux environs de 580 pence, soit une prime de plus de 9% comparé à la première offre de 530 pence de la Deutsche Börse, ce qui montre que le marché espère une bataille d'enchères.

Euronext a gagné 0,13% à 23,80 euros et Deutsche Börse 0,9% à 45,95./CA

Bren
January 27th, 2005, 06:02 PM
Euronext a confirmé jeudi qu'il poursuivait les négociations avec le London Stock Exchange (LSE) en vue d'une éventuelle offre sur l'opérateur de la Bourse de Londres.

"Euronext confirme la poursuite de discussions avec le LSE relatives à une offre en numéraire qui serait recommandée par le LSE", a indiqué Euronext, engagé depuis décembre dans une véritable bataille avec la Deutsche Boerse pour le rachat de la Bourse londonienne.

"Euronext va procéder de manière imminente à un dépôt (de dossier) auprès de l'Office of Fair Trading", le régulateur britannique de première instance en matière de fusions et acquisitions, a-t-il précisé dans un communiqué.

Il a cependant souligné qu'"aucune assurance ne peut être donnée qu'une quelconque offre sera faite" au final.

Euronext a par ailleurs dit "croire fermement qu'une combinaison d'Euronext et du LSE produirait des synergies de coûts et de revenus significatives et serait bénéfique à la fois pour les actionnaires et les utilisateurs du LSE".

Deutsche Boerse avait précisé ce matin son offre sur le LSE, à "au moins 530 pence" par action, mais la Bourse de Londres l'a rejetée à la mi-journée, la jugeant insuffisante.

Le LSE n'a toutefois pas rejeté le principe d'une fusion avec une autre Bourse.

Deutsche Boerse a immédiatement réagi en se disant prêt à améliorer son offre, en particulier si les clients et les actionnaires du groupe londonien le lui demandent.

Euronext a de son côté indiqué qu'"une annonce complémentaire serait réalisée le moment venu".

Bren
January 28th, 2005, 04:22 PM
FRANCFORT (AFP) - L'inquiétude risque de grandir encore en Allemagne sur l'avenir de la place financière de Francfort (ouest), après la publication par le groupe Deutsche Boerse des détails de son projet de fusion avec la Bourse de Londres, qui fait la part belle à la City.

Francfort ne deviendra "pas une coquille vide", s'est défendu jeudi le patron de l'opérateur boursier allemand, Werner Seifert.

"Il ne s'agit pas d'un match" entre la capitale financière allemande et Londres, a-t-il encore protesté, faisant valoir notamment que le siège officiel de Deutsche Boerse resterait à "Mainhattan", surnom de Francfort (sur le Main), en cas de mariage.

M. Seifert a en outre promis que son bureau ainsi que celui du directeur financier resteraient sur les bords du Main. Tout en précisant hâtivement : "de toute façon, nous voyageons beaucoup."

Ces propos ne devraient pas calmer les inquiétudes nées en Allemagne dès la mi-décembre, lorsque le groupe boursier allemand a lancé son offre informelle amicale sur le London Stock Exchange (LSE) et qui ont encore monté d'un cran jeudi avec la publication des détails du projet.

Pour séduire la direction du LSE, ses actionnaires et ses clients, Deutsche Boerse promet entre autres d'abandonner son nom et de transférer à Londres les principaux marchés.

L'opérateur allemand s'assurera également qu'en cas de fusion, 7 membres de son conseil de surveillance (sur un total de 21, dont 14 représentant les actionnaires) auront "une relation étroite avec Londres."

Lors d'une conférence téléphonique en anglais à partir de la capitale britannique, comme le soulignait vendredi la presse allemande, M. Seifert a par ailleurs promis de conserver tous les emplois à Londres.

"Mais pas un mot sur Francfort!", où sont 1.700 des 3.250 employés de Deutsche Boerse, s'angoisse vendredi Bild, quotidien populaire le plus lu d'Allemagne.

Il n'y a cependant pas lieu de trop s'alarmer, affirme Herbert Bayer, membre du syndicat de branche ver.di et du conseil de surveillance de Deutsche Boerse.

"Nous avons l'assurance qu'il n'y aura à Francfort ni licenciement ni mutation forcée", ce qui n'exclut toutefois pas des suppressions d'emplois via les fluctuations naturelles (départs à la retraite notamment), a-t-il indiqué à l'AFP.

Selon M. Bayer, "les inquiétudes concernent moins Deutsche Boerse elle-même et ses employés que l'ensemble de la place financière francfortoise".

Le risque étant qu'en cas de fusion, banquiers d'investissement, gestionnaires d'actifs et analystes financiers en tous genres désertent Francfort qui "perdrait sa matière grise", fait-il valoir.

"Cela pourrait finir douloureusement", juge le gestionnaire de fonds Winfried Hutmann, de la société Frankfurt Trust, dans la Boersen Zeitung.

D'autant plus douloureusement que la place francfortoise est déjà ébranlée par la crise du secteur financier allemand, qui se traduit par des saignées à répétition des effectifs.

Mais, paradoxalement, l'avenir de la ville pourrait s'assombrir encore davantage si le LSE repoussait Deutsche Boerse et s'alliait avec le groupe paneuropéen Euronext, avec lequel il a en parallèle des discussions.

"Il n'y a pas d'autre issue que la victoire. Si Euronext gagnait, Francfort en pâtirait", souligne le professeur d'économie Wolfgang Gerke dans le Financial Times Deutschland.

"Cela desservirait Francfort à long terme si Deutsche Boerse ne restait qu'une institution allemande", renchérit vendredi la Frankfurter Allgemeine Zeitung dans un éditorial.

Et de louer au contraire le projet de Werner Seifert, "qui a quelque chose de visionnaire."

Bender
January 28th, 2005, 10:37 PM
Quelles sont les chances de victoire d'Euronext chez les connaisseurs?

Bren
January 29th, 2005, 04:17 AM
Quelles sont les chances de victoire d'Euronext chez les connaisseurs?

bataille boursière ... mais en l'occurence les principaux actionnaires sont des banques, des fonds ... donc c'est plus une bataille de place.

en tout cas, dans le camp Euronext, des départs et remplacements de PDG dans cette industrie sont prévus pour le premier semestre, ce qui pourrait laisser entendre que la balle serait plutôt dans le camp d'Euronext, mais ce n'est qu'une supposition ...

de plus dans ce domaine, les gouvernements interviennent toujours en sous-main, même dans les plus petits contrats à l'international

Bender
January 29th, 2005, 02:48 PM
J'ai l'impression que médiatiquement parlant, les allemands sont les plus actifs. On ne parle que de leur offre dans les journaux.

Bren
January 31st, 2005, 06:54 PM
Euronext "n'est pas pressé" de dévoiler son offre sur le London Stock Exchange (LSE), déposée "vendredi" auprès de l'Office of Fair Trading, le régulateur britannique de première instance en matière de fusions et acquisitions, a indiqué lundi à l'AFP une source industrielle.

"Le groupe n'est pas particulièrement pressé de révéler les détails de son offre sur le LSE", a déclaré cette source, précisant qu'Euronext a déposé son dossier auprès de l'Office of Fair Trading "vendredi".

"Aucune décision n'a été prise", a-t-elle poursuivi, ajoutant que le groupe publierait un communiqué lorsqu'il y aurait du nouveau.

Cette source réagissait à des informations des Echos de lundi qui, citant des sources proches du dossier, affirment que le groupe paneuropéen pourrait faire une offre informelle dans les jours à venir.

Euronext avait confirmé jeudi poursuivre ses négociations avec le LSE et avait indiqué être sur le point de déposer un dossier auprès de l'Office of Fair Trading.

Lundi matin, ni Bercy ni Euronext n'avaient souhaité commenter des informations du journal anglais Financial Mail indiquant que le gouvernement français pousserait Euronext à abandonner son offre sur le LSE au profit d'une alliance avec les Bourses de Madrid et de Milan.

Par ailleurs, dans un entretien aux Echos de lundi, Pierre Francotte, le directeur général d'Euroclear, qui possède Crest, chargé des opérations de réglement-livraison à la Bourse de Londres, dit souhaiter "avoir des précisions sur les intentions de Deutsche Boerse", le concurrent d'Euronext dans la course au rachat du LSE.

"Nous avons pris bonne note de l'intention de Deutsche Boerse de conclure un partenariat à long terme avec CRESTco pour assurer la continuité de ses services, efficaces et appréciés, de compensation et de réglement livraison", ajoute-t-il.

"Nous sommes engagés dans un processus d'harmonisation des règles et des pratiques de marché tout en consolidant nos différentes plate-formes de réglement-livraison (...) Ce projet reste nécessaire pour le marché et continuera à avoir le soutien de celui-ci quelle que soit l'issue des ambitions de fusion du LSE des uns ou des autres", conclut Pierre Francotte.

Bender
January 31st, 2005, 07:09 PM
Comme d'hab', il faut que le gouvernement vienne mettre son nez partout. Hahaha, et après on parlera de libéralisme

Manuel
January 31st, 2005, 07:39 PM
oui c grave. Surtout si pour proposer une alliance avec Madrid et Milan, n'importe quoi...enfin, ça sera bien fait pour nous, s'il fait tout capoter. Droite interventioniste néo gaulliste quand tu nous tiens...

Bren
February 1st, 2005, 03:52 AM
PARIS, 31 janvier (Reuters) - Michel Prada, président de l'Autorité des Marchés financiers (AMF), estime que le modèle "fédératif" d'Euronext < EURONEXT NV >, qui réunit déjà les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, ainsi que le Liffe britannique, pourrait facilement intégrer un nouveau membre.

"Le modèle fédératif inventé par Jean-François Théodore (le président d'Euronext) permet d'organiser une relation relativement facile entre la gestion opérationnelle de l'entreprise de marché et l'exercice de leurs responsabilités par les régulateurs", a-t-il declaré lundi aux Echos.

"Au total, je note que le dispositif adopté par Euronext a démontré sa très grande flexibilité. Ce modèle pourrait aisément permettre d'accueillir un nouveau membre", a-t-il ajouté dans le cadre d'un entretien accordé au quotidien, à paraître mardi.

Les deux opérateurs boursiers Euronext et Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 > sont actuellement en concurrence pour une prise de contrôle du London Stock Exchange .

Interrogé par le quotidien sur le "soutien" apporté par le régulateur allemand, la BaFin, la semaine dernière au projet de Deutsche Börse de prise de contrôle du LSE, le président de l'organisme de régulation du marché français a répondu qu'un régulateur n'avait pas à s'exprimer sur le sujet aujourd'hui.

"Il est beaucoup trop tôt pour prendre la parole sur ce sujet. A ce stade, les opérations pour la prise de contrôle du LSE viennent à peine de débuter. Et surtout, le régulateur n'a pas à s'exprimer sur les opérations en cours impliquant les sociétés cotées", a-t-il déclaré. La semaine dernière, Jochen Sanio, président de la Bafin, avait estimé dans les Echos qu'une prise de contrôle du LSE par Deutsche Börse ne soulèverait pas de difficultés règlementaires.

Bren
February 1st, 2005, 03:55 AM
Comme d'hab', il faut que le gouvernement vienne mettre son nez partout. Hahaha, et après on parlera de libéralisme

en matière boursière, quelque soit les contrats internationaux, les gouvernements y mettent leur nez, ce qui fait qu'un contrat nécessite 2 voire 3 années de négotiation avant d'aboutir. A titre d'exemple, un contrat avec le CME a mis 4 ans pour aboutir, l'administration américaine mettant son véto à chaque fois que les 2 parties étaitent prête à signer

Bren
February 1st, 2005, 09:06 AM
Adieu mon atrium boulevard Haussmann ...

LONDRES, 1er février (Reuters) - Euronext < EURONEXT NV > envisagerait de transférer toutes ses activités à Londres au cas où aboutirait l'offre qu'on s'attend à le voir lancer sur le London Stock Exchange , peut-on lire mardi dans le Times.

Le quotidien britannique écrit qu'Euronext est prêt à permettre la cotation d'un marché boursier combiné à Londres et Paris et qu'il envisagerait de déplacer ses activités à la suite d'une fusion avec le LSE.

Jean-François Théodore, le président d'Euronext, publiera ses propositions de fusion des deux marchés dans les jours qui viennent, ajoute le Times, sans citer ses sources.

Ces propositions seraient les suivantes, selon le quotidien:

- Indépendance du LSE, dont le président du conseil d'administration et la moitié des administrateurs seraient choisis à Londres.

- Londres gérerait les cinq marchés d'actions au comptant exploités par le groupe élargi.

- Le LSE deviendrait la plate-forme d'une exploitation centrée à Londres.

Ces propositions ne comporteront pas de proposition de prix d'Euronext pour le LSE, précise le Times.

Le London exchange a déjà rejeté une proposition d'achat avancée à 530 pence par action par la Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 >, la Bourse allemande.

Le Bureau britannique de régularité des pratiques commerciales (OFT) a annoncé vendredi avoir reçu d'Euronext une demande d'autorisation pour le lancement d'une offre sur le LSE.

Une fusion de la Bourse de Londres avec la Deutsche Börse ou Euronext créerait le deuxième marché boursier mondial derrière le New York Stock Exchange, avec une position largement dominante en Europe susceptible d'attirer à lui d'autres marchés.

Le Daily Telegraph rapporte quant à lui que LCH.Clearnet, la première chambre de compensation européenne, a déposé auprès de l'OFT une plainte visant l'offre d'achat de la Deutsche Börse sur le LSE.

"Cette annonce soulève plusieurs problèmes de concurrence dont nous avons saisi les autorités de la concurrence", déclare un porte-parole de LCH.Clearnet cité par ce journal.

D'autre part, une source proche de la Deutsche Börse a rapporté que des actionnaires de la Bourse allemande pourraient voter en mai sur un éventuel renversement de son conseil de surveillance s'ils continuent de désapprouver son offre sur le LSE, certains craignant une dépréciation de leur investissement et préférant un rachat par l'entreprise de ses propres actions.

Bren
February 4th, 2005, 12:29 PM
Euronext n'est plus totalement isolé dans sa bataille pour le contrôle de la Bourse de Londres. De très grandes entreprises françaises se sont lancées dans une opération de soutien actif à l'opérateur de marché dans son combat face à la place de Francfort. Cette mobilisation est déjà peu commune. Elle n'est en outre pas seulement d'ordre symbolique. Elle se traduirait en fait par des achats d'actions Euronext en vue de consolider l'actionnariat de la plate-forme boursière.


Le capital d'Euronext est aujourd'hui dispersé entre un nombre très important de mains. A tel point que son président, Jean-François Théodore, n'est pas certain de réunir une majorité de voix derrière lui pour mener à bien son projet londonien. Composé à hauteur de 58% d'actionnaires anglo-saxons, dont une grande partie de fonds spéculatifs, cet actionnariat est par nature peu séduit par ce type d'opérations de croissance externe. Une hypothèque à lever impérativement. En raison de son statut de droit néerlandais, Euronext doit en effet demander leur avis à ses actionnaires avant de se lancer.


La réglementation hollandaise impose en effet aux entreprises d'obtenir le feu vert de leurs assemblées générales, préalable à toute opération de ce type.

Or les institutionnels français ont depuis quatre ans abandonné le groupe paneuropéen à son sort d'entreprise cotée. Les banques françaises qui composaient en 2001 85% de l'actionnariat d'Euronext, lors de son introduction en Bourse, n'en représentent plus que 15% aujourd'hui.


Difficile dans ces conditions de faire entendre la voix de l'«intérêt général» dans une opération où seule la loi du marché prime.

Or ces grandes entreprises françaises semblent tenir au plus haut point à l'existence d'Euronext dont le modèle préserve les spécificités locales. «Une Bourse de proximité» selon les termes de l'un des présidents mobilisés, dont les atouts seraient malgré tout importants à l'heure de la mondialisation.

Plus encore, aux yeux de ces grands chefs d'entreprise, une victoire de Francfort signerait ni plus ni moins la disparition d'Euronext. Madrid et Milan seraient certes encore indépendantes. Mais leur attirance pour Londres n'est un secret pour personne. Il y a quelques années, Milan, avait même figuré dans le premier cercle des négociations, lors de premiers pourparlers entre Londres et Francfort.

Outre le danger de mort pour Euronext que constituerait un rachat du London Stock Exchange par Deutsche Börse, les entreprises françaises estiment qu'obtenir un accord avec Londres représenterait une opportunité unique de participer à la construction d'un grand marché financier susceptible de rivaliser avec Wall Street.

Les patrons français qui se sont mobilisés et battent le rappel de leurs pairs sont à ce point persuadés de leur cause qu'ils ont même élaboré un argumentaire commercial. Rien n'empêche selon eux d'acheter des titres avant l'assemblée générale puisque aucune augmentation de capital n'est prévue. Autrement dit, la part de chacun serait préservée par une ligne de crédit de 2 milliards d'euros qui est déjà mise en place. Du côté d'Euronext, où l'on ne peut qu'être ravi de l'existence de cette opération commando, aucun commentaire n'était disponible hier.

Manuel
February 4th, 2005, 01:18 PM
Tout ça est excellent pour Londres ! :)

Bren
February 4th, 2005, 01:28 PM
Tout ça est excellent pour Londres ! :)

pourquoi ?

Manuel
February 4th, 2005, 01:39 PM
Toutes ces tergiversations ne font que confirmer le magnétisme de la ville. On se bat pour s'associer à elle, à la reprendre, pour profiter de la plate forme et plus largement des infrastructures et compétences du square mile.


En extrapolant et en adoptant une vision plus historique :

C une étape de plus dans la concentration, processus de long terme démarré dans les 80s qui au final débouchera sur la domination d'un pole en Europe. Les autres places bénéficieront de déconcentration.

Je regarderai ce matin les chiffres de la croissance éco de Londres au dernier trimestre, +4% en rythme annuel, généré à 50% par les "financial et business services".

La corporation of London publiera fin fev. son rapport sur l'impact de la City sur l'économie Européenne. Moteur qui ne fait que s'affirmer et qui génère des 100aines de milliers d'emplois indirects à travers tte l'europe.

liste des publications :
http://www.cityoflondon.gov.uk/Corporation/business_city/research_statistics/research_publications.htm

City importance to the EU economy
http://www.cityoflondon.gov.uk/NR/rdonlyres/50370B27-F606-481A-AF2E-02C301E693C7/0/BC_RS_citysimporteu_0401_FR.pdf

Bren
February 4th, 2005, 01:49 PM
que la DB ou Euronext soit basé à Londres, cela ne va rien changer pour Londres; par contre cela va nuir à Francfort et à Paris respectivement, dans les 2 cas

Manuel
February 4th, 2005, 02:02 PM
Si, pas directement, mais sur le moyen et long terme, cela va accroitre l'écart relatif de Londres et de ses rivales d'europe continentale en matière d'infrastructure et de compétences humaines. La concentration va s'auto-renforcer. La masse critique, les compétences, les moyens attirant tjrs plus.

C en partie pour cela que je comprends les interventions des états allemands et français.

D'autres décisions importantes (pas à premiere vue et sur le court terme) sont a analyser. La restructuration de Unilever et Shell. Les deux cie veulent stopper leur organisation bipolaire avec deux HQ, deux directions, dans deux villes, Rotterdam et Londres.

Si Les HQ se reconcentrent à Rotterdam, on pourra probablement incriminer les couts du foncier prohibitif de Londres, les deux sociétés ne disposant de sites adéquat pour rapatrier leurs salariés.
Si les HQ quittent Rotterdam, on confirmera la concentration à proximité de l'argent et des compétences à Londres.

IMO, le foncier comme le transport, ne sont que des facteurs secondaires pour la localisation de telles activités, je pencherais pour une recentralisation à Londres.

Bren
February 4th, 2005, 02:07 PM
Total pourrait manger Shell ...

tout cela est cyclique, les prix à Londres sont déjà prohibitifs et risquent de le devenir encore plus ce qui pourrait entamer un cycle de délocalisation vers d'autres pays.

Manuel
February 4th, 2005, 02:34 PM
Si total mange Shell comme tu dis, je ne donnerai pas cher d'une partie des effectifs parisiens.

-----------------

Ce n'est pas cyclique, c une tendance lourde qui a 20 ans, et qui, outre les variations cyclique a une pente ascendante forte sur cette periode.

non je ne le pense pas que Londres ait à craindre des délocalisations. Les prix du foncier ont été systématiquement plus élevés que ceux de Paris et NY depuis 20 ans, voire plus élevés que ceux de Tokyo depuis peu.

La forte pression foncière incite les activités les moins productives à quitter la région, au profit pourquoi pas de l'Inde (back office assurance en ce moment), mais surtout des autres régions limitrophes, qui elles même devenues chères expulsent encore plus loin les moins productifs. Mais dans le même tps les secteurs qui restent innovent et génèrent une croissance économique forte, créatrice d'emplois, qui tire toute l'éco urbaine de la ville.

Sélection naturelle et innovation dans un environnement économique très libéral.

En fait, la pression foncière corrélée avec la croissance économique très rapide de la ville, accélère les restructurations économiques et territoriales. Elle ne semble pas gêner les investisseurs qui en fait jugent plus importants la langue, les compétences, la proximité des autres industries financières.

Les économies d'agglomérations dans les services aux entreprises de haut niveau, sont en fait bien supérieures au premium foncier a payer.

Bren
February 4th, 2005, 02:39 PM
Sélection naturelle et innovation dans un environnement économique très libéral.

ce n'est pas moi qui vait m'en plaindre, bien au contraire !

Manuel
February 4th, 2005, 03:02 PM
j'étais sûr que t'allais répondre ça ;)

Manuel
February 4th, 2005, 03:16 PM
Bombshell hits German bid for Exchange
Jim Armitage, Evening Standard,
4 February 2005
THE Financial Services Authority today dealt what was seen by many as a hammer blow to Deutsche Borse's bid for the London Stock Exchange. In an extraordinary open letter, FSA chairman Callum McCarthy signalled the regulator's clear wish that the Exchange's new parent company should be listed in London to ensure regulatory authority of LSE-quoted companies remains in Britain for the long term, under the FSA's auspices.

Deutsche Borse sources said the Frankfurt-based exchange would never agree to such a move. It has said it would take up only a secondary listing in London.

Analysts said rival bidder Euronext, which has reportedly indicated it would consider a full London listing, was now the clear front-runner in the takeover battle.

McCarthy warned that any move of the Exchange's operations outside Britain would mean it could no longer serve as regulator to listed companies. Such a move to 'passport' the Exchange out of the country would have huge ramifications for corporate governance controls and the investigation of market abuse.

He said investigations would become the shared responsibility of the FSA and the local regulator. 'The FSA might not be the lead competent authority responsible for investigating market abuse of...UK stocks admitted to trading on the LSE's markets,' he said.

Were such a passporting to happen, the role of the Takeover Panel and the Takeover Code would also change, with mergers and acquisitions becoming the shared responsibility of the Panel and the equivalent authority in the local member State.

Such a move would create 'additional complexity in takeovers' - a concern that triggered alarm bells in the City's dealmaking community and was dubbed a 'lawyers' charter scenario' by one analyst.

Deutsche Borse sources played down the explosive nature of the comments, saying they welcomed most aspects. 'We had already made clear that the LSE would remain a UK exchange subject to FSA regulation,' they said. 'The intention is for it to remain a UK regulated organisation.'

Analysts said regulation by Germany's regulators would be unacceptable for British companies. Euronext sources said they had a track record of allowing exchanges to operate under their local regulatory regimes.

The story so far

13 December: LSE rejects 530p-a-share bid from Deutsche B0rse valuing it at £1.35bn.

20 December: Euronext makes bid approach.

27 January: Deutsche Borse fleshes out details of offer.

Late January: Deutsche Borse shareholders voice opposition to bid.

Late January: Long competition probe seems certain. City bookies slash odds on LSE independence.

4 February: FSA says it may be unable to regulate an enlarged Exchange based outside UK.

Cyril
February 4th, 2005, 05:10 PM
C'est clair que Francfort sans la bourse = Francfort ville morte, alors que Paris sans la bourse, ça aura moins de répercussion. De toute façon, dans les 2 cas, c'est Londres qui est la grande gagnante, autant se ranger à ses côtés "sans broncher".

Bren
February 4th, 2005, 05:33 PM
C'est clair que Francfort sans la bourse = Francfort ville morte, alors que Paris sans la bourse, ça aura moins de répercussion. De toute façon, dans les 2 cas, c'est Londres qui est la grande gagnante, autant se ranger à ses côtés "sans broncher".

si Euronext l'emporte, Euronext est aussi le grand gagnant ... avec la French touch of trading et non la Deutsche one. De plus, les logiciels français de négotiation et de compensation sont dans la balance : avoir en plus le LSE comme "client" renforceront leur crédibilité et donc leur exportation

Sylvain
February 4th, 2005, 11:44 PM
C'est clair que Francfort sans la bourse = Francfort ville morte, alors que Paris sans la bourse, ça aura moins de répercussion. De toute façon, dans les 2 cas, c'est Londres qui est la grande gagnante, autant se ranger à ses côtés "sans broncher".

Si je comprends bien, il y aura toujours les bourses dans les différentes villes ; actuellement Euronext existe et ça n'a pas supprimé les places boursières d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne au seul profit de Paris.
En outre, les rumeurs actuelles semblent indiquer que même en cas de rachat du LSE par Euronext, les services informatiques d'Euronext resteraient basés à Paris.

Manuel
February 5th, 2005, 11:32 AM
Si je comprends bien, il y aura toujours les bourses dans les différentes villes ; actuellement Euronext existe et ça n'a pas supprimé les places boursières d'Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne au seul profit de Paris.
En outre, les rumeurs actuelles semblent indiquer que même en cas de rachat du LSE par Euronext, les services informatiques d'Euronext resteraient basés à Paris.

c déja bien, mais ce n'est que de la logisitique.

Bren
February 5th, 2005, 11:47 AM
c déja bien, mais ce n'est que de la logisitique.

aujourd'hui la majorité du personnel d'une bourse est technique; si elle externalise, une bourse n'emploie que quelques centaines de personnes à tout casser.

si euronext transfère ses activités à Londres, ce sera la surveillance de marché qui sera transferée c'est tout soit même pas 10 personnes pour Paris.

encore une fois Londres ne va rien y gagner, les salle de marché étant déjà présentes et actives sur Euronext.

technologiquement, le site principal reste à Paris, le site de back up est en Angleterre dans un bled paumé.

le logiciel de négotiation est déjà utilisé par Euronext, Chicago CME, Sao Paulo, Singapour, Varsovie, Kuala Lumpur et d'autres contrats en cours de finalisation pour des dérivés et cash mais là c'est secret.

Euronext ayant racheté le Liffe a aussi Connect dans sa besace pour le trading dérivé avec comme client Euronext, Chicago CBOT et d'autres contrats en cours de finalisaion mais là c'est secret.

lepied
February 5th, 2005, 12:02 PM
C'est clair que Francfort sans la bourse = Francfort ville morte, alors que Paris sans la bourse, ça aura moins de répercussion. De toute façon, dans les 2 cas, c'est Londres qui est la grande gagnante, autant se ranger à ses côtés "sans broncher".

Toutes ces tergiversations ne font que confirmer le magnétisme de la ville. On se bat pour s'associer à elle, à la reprendre, pour profiter de la plate forme et plus largement des infrastructures et compétences du square mile.

C une étape de plus dans la concentration, processus de long terme démarré dans les 80s qui au final débouchera sur la domination d'un pole en Europe. Les autres places bénéficieront de déconcentration.

Si, pas directement, mais sur le moyen et long terme, cela va accroitre l'écart relatif de Londres et de ses rivales d'europe continentale en matière d'infrastructure et de compétences humaines. La concentration va s'auto-renforcer. La masse critique, les compétences, les moyens attirant tjrs plus.

C en partie pour cela que je comprends les interventions des états allemands et français.


http://www.jeuxvideo.com/smileys/25.gif

Vous êtes en guerre les mecs ? http://www.jeuxvideo.com/smileys/41.gif

sarouman said :
L'armée du Mordor progresse, autant se ranger à ses côtés "sans broncher".


http://perso.wanadoo.fr/fairyworld/francais/saroumane_fichiers/Saroumancopie.jpg



Le seigneur des anneaux, les deux tours :

http://www.london-se1.co.uk/news/images/020729_lbt.jpghttp://www.tigerdave.com/images/lon-temforum/swiss_re_gherkin.jpg


http://www.jeuxvideo.com/smileys/41.gif
ah là là, c'est entre le rire et les larmes :D

Cyril
February 5th, 2005, 12:03 PM
Putain tes références culturelles toi.... :drool:

lepied
February 5th, 2005, 12:10 PM
Les mêmes que des millions de gens, je ne m'estime pas valoir mieux que Mr tout le monde http://www.jeuxvideo.com/smileys/43.gif

http://www.bordeau-chesnel.com/images/photogamme1.gif

Manuel
February 5th, 2005, 12:11 PM
J'ai déja dit que l'important ce n'était pas forcément l'opération en elle même, mais les implications à plus long terme.

Lepied a débarqué, les discussions se sont élevées.

Bren
February 5th, 2005, 12:16 PM
J'ai déja dit que l'important ce n'était pas forcément l'opération en elle même, mais les implications à plus long terme.

mais il n'y aura pas d'implication à plus long terme, Londres est déjà la place financière de référence en Europe. Ce n'est qu'un rachat d'une entreprise par une autre sans plus.

Et si le LSE était si puisant que cela, c'est plutôt lui qui devrait faire des emplettes.

Sylvain
February 5th, 2005, 12:18 PM
Heureusement pour ce thread qu'il y a Bren, que je souhaite remercier pour ses intéressantes précisions techniques et analyses !
Et, tant que j'y suis, merci à Lepied pour son humour sur ce coup !

lepied
February 5th, 2005, 12:22 PM
bah ouaip, j'aime bien soulever un peu le pathétique de temps à autre http://www.jeuxvideo.com/smileys/43.gif

La vrai question est : "qu'est-ce qui est le plus con ? la guerre ? ou ceux qui la font ?"

http://www.jeuxvideo.com/smileys/41.gif

Bren
February 5th, 2005, 12:23 PM
Heureusement pour ce thread qu'il y a Bren, que je souhaite remercier pour ses intéressantes précisions techniques et analyses !
Et, tant que j'y suis, merci à Lepied pour son humour sur ce coup !

:pepper:

je peux apporter ces précisions car les évolutions technologiques et business, les contrats de partenariat entre bourses, les négotiations de fusion etc dans la bourse c'est mon domaine

Manuel
February 5th, 2005, 12:28 PM
On est passé d'un discours raisonnable à un discours patriote. Dommage.

lepied
February 5th, 2005, 12:29 PM
TU connais ce mot ? http://www.jeuxvideo.com/smileys/57.gif

bon allez, m'en vais !

http://www.jeuxvideo.com/smileys/52.gif

Bren
February 5th, 2005, 12:39 PM
On est passé d'un discours raisonnable à un discours patriote. Dommage.

si tu fais référence à ma phrase sur le LSE qui n'est pas puissant, ça n'a rien de patriotique ... c'est tout simplement vrai c'est tout

et c'est vrai je préfère qu'Euronext rachète le LSE que le contraire, et là c'est du patriotisme

autre remarque en passant : il n'y a aucune honte à être patriote, bien au contraire à partir du moment où il est raisonnable

Manuel
February 5th, 2005, 12:46 PM
Oki non mais pas grave. Donc ces mouvements n'auront aucune implication. Ok, donc restons rivé à travers la lorgnette sur ce qu'il se passe dans l'immédiat, à court terme, techniquement, puisque c'est un peu ce qui est le plus facile pour bcp d'entre nous.

Tiens nous au courant, puisque tu es au plus près de l'action immédiate ! :)

Bren
February 5th, 2005, 12:50 PM
Si le LSE se fait racheter c'est parce que Furse n'est pas douée du tout ! elle s'est fait piquer le Liffe, ne doit sa survie que par copinage et n'a pas su développer le LSE.

Je reste persuadé qu'avec un autre CEO, le LSE aurait eu une destinée toute autre.

Sylvain
February 5th, 2005, 12:55 PM
:pepper:

je peux apporter ces précisions car les évolutions technologiques et business, les contrats de partenariat entre bourses, les négotiations de fusion etc dans la bourse c'est mon domaine

Pas de doute, en effet.

Puisqu'à terme il faudrait arriver à un seul marché boursier intégré européen, surtout dans la zone euro, je me demande pourquoi DB et Euronext n'arrivent pas à s'entendre.
Le rachat du LSE n'est qu'une étape. Après, il faudra bien que le plus puissant des deux (Euronext ou DB) rachète l'autre.

Cyril
February 5th, 2005, 12:57 PM
Oui mais sur le fond, la place financière de Londres grossit, grossit...la concentration de banques dans la city est incroyable, le nb de sièges sociaux d'entreprises mondiales s'implantant à Londres grandit d'années en années au détriment de villes comme Paris..donc les tergiversations entre ces petites sociétés qui GERENT les bourses n'ont que peu d'influence sur la compétitivité boursière au bout du compte, et ça n'est pas parceque Euronext rachète LSE que Paris va devenir une grande bourse, bien au contraire..et le côté patriotique là-dedans il est bien maigre...:)

Bren
February 5th, 2005, 01:04 PM
Oui mais sur le fond, la place financière de Londres grossit, grossit...la concentration de banques dans la city est incroyable, le nb de sièges sociaux d'entreprises mondiales s'implantant à Londres grandit d'années en années au détriment de villes comme Paris..donc les tergiversations entre ces petites sociétés qui GERENT les bourses n'ont que peu d'influence sur la compétitivité boursière au bout du compte, et ça n'est pas parceque Euronext rachète LSE que Paris va devenir une grande bourse, bien au contraire..et le côté patriotique là-dedans il est bien maigre...:)

de toute façon comme déjà dit Londres est la place financière de référence en Europe.

Euronext n'est qu'un pool de bourses, même si dans les faits c'est la bourse au sens entreprise qui a racheté Bruxelles, Lisbonne et Amsterdam (en passant, les hollandais se sont fait avoir comme des bleus).

Encore une fois, ce ne sont que des entreprises qui se rachètent entre elles. La place de Paris ne mourra pas pour autant, comme Bruxelles et Lisbonne qui au contraire se sont développées avec leur rachat.

Manuel
February 5th, 2005, 01:17 PM
Encore une fois, ce ne sont que des entreprises qui se rachètent entre elles. La place de Paris ne mourra pas pour autant, comme Bruxelles et Lisbonne qui au contraire se sont développées avec leur rachat.

Je ne crois pas en la mort de paris avec ce seul évènement non plus. Je c pas pourquoi il y a tjrs cette espèce de dramatisation (au sens premier) lorsque sont évoqués les sorts des villes et notamment paris et ldn.

Je sais pertinement qu'il ne s'agit là que d'un évènement parmi d'autres. En revanche, ces évènements mis bout à bout vont tjrs ds le meme sens, tjrs plus de concentration.

Ce que je veux souligner c que même si le sort du LSE est d'être absorbé (Furse est peut être naze) et quelque soit les issues, Londres en ressort mieux. Comme si la concentration, le pull des capitaux, des compétences et des lieux plus généralement était supérieur à quelques issues techniques ou de gestion.

@Sylvain
c nul d'enfoncer les gens quand on ne comprend pas les enjeux.

Bren
February 5th, 2005, 02:50 PM
une petite goutte supplémentaire dans le lac financier londonien

de toute façon, les grands centres financiers du monde sont NY et Londres, villes de pays libéraux ... comme cela est étrange ;)

l'AMF n'a toujours pas donné son avis sur la question il me semble, je l'attend avec impatience !

St!ckyesman
February 5th, 2005, 03:23 PM
( le type qui connait rien mais qi essaye de suivre...) C'est quoi L'AMF? un organisme de l'etat, de regulation?

Bren
February 5th, 2005, 03:32 PM
( le type qui connait rien mais qi essaye de suivre...) C'est quoi L'AMF? un organisme de l'etat, de regulation?

AMF = Autorité des Marchés Financier issu de la fusion de la Commission des Opérations de Bourse COB, du CMF Conseil des marchés financiers et d'un autre organisme dont j'ai oublié le nom.

c'est un organisme public indépendant qui contrôle le bon déroulement des opérations financières de la place, informent les investisseurs et définit les règles d'introduction en bourse entre autre

St!ckyesman
February 5th, 2005, 03:49 PM
Ok merci Bren.

Cyril
February 9th, 2005, 05:40 PM
LE MONDE | 09.02.05 | 14h10

Deux semaines après son concurrent, Deutsche Börse, la place fédérant Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne a détaillé mercredi son offre, sans en préciser le prix. Sa fusion avec le London Stock Exchange créerait un marché financier européen de 3 800 milliards d'euros, cotant 3 500 sociétés.

Euronext, l'entreprise qui fédère les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, a donné le détail de sa proposition de rachat du London stock exchange (LSE), mercredi 9 février en début de matinée. Cette démarche était très attendue, depuis que Deutsche Börse (DBAG), le gestionnaire de la Bourse de Francfort, également candidat au rachat du LSE, avait communiqué le même type de documents, le 27 janvier.

Suite dans :
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 10.02.05

Manuel
February 9th, 2005, 09:56 PM
et la FSA quitte la city pour Canary Wharf, et si le nouveau hub financier européen était dans quelques années Canary Wharf....hope not.

Bren
February 9th, 2005, 11:37 PM
AMSTERDAM, 9 février (Reuters) - Euronext < EURONEXT NV >, la Bourse qui réunit quatre places européennes dont Paris et souhaite absorber sa concurrente londonienne, n'a pas de siège social unique, a souligné un des membres de son conseil d'administration dans un entretien à la presse néerlandaise.

"Euronext n'a pas de siège social. Nous travaillons de nos places boursières respectives", a déclaré Joost van der Does de Willebois, membre du conseil d'Euronext au journal du soir Het Parool.

La question du siège pourrait être un argument pour convaincre le London Stock Exchange de renoncer à son indépendance. La Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 >, autre grand marché boursier européen, est également intéressée par le LSE.

Deutsche Bourse a promis de garder son siège à Francfort. Selon certaines sources, il sera difficile à la Bourse allemande, pour des raisons politiques, de promettre que le siège d'un marché fusionné serait à Londres.

Euronext regroupe les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne ainsi que le marché britannique des dérivés, le Liffe. A ce titre, Euronext réalise déjà 40% de son chiffre d'affaires à Londres où se situe un tiers de ses effectifs.

Euronext a indiqué mercredi lors de la présentation de son offre de fusion avec le LSE, qu'il visait un conseil d'administration unique pour un marché boursier qui serait lui-même coté sur deux places, Londres et Paris et que l'autorité britannique des services financiers, la FSA, continuerait à réguler le marché londonien.

Van der Does de Willebois a également dit au journal néerlandais qu'Euronext n'avait pas encore décidé comment il distribuerait les principaux postes de direction dans un nouveau marché boursier fusionné qui serait alors le numéro deux mondial derrière la Bourse de New York./DRO

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la valse des PDG comme je l'avais déjà posté a commencé pour peser dans la balance, mon PDG et DG out !

Bren
February 10th, 2005, 08:58 PM
es sociétés membres de Paris Europlace soutiennent "sans ambiguïté" la candidature d'Euronext au rachat de la Bourse de Londres et pourraient l'aider à atteindre son objectif en entrant à son capital, déclare le président de l'organisme, Gérard Mestrallet, dans un entretien à paraître vendredi dans Le Figaro.

Il demande aussi "aux responsables politiques de se garder d'intervenir dans cette affaire qui ne concerne que les marchés et leurs acteurs et non des intérêts nationaux".

"Surtout, il est indispensable que nous puissions peser sur les décisions qui seront prises", poursuit-il.

"Le rôle des émetteurs est d'abord de réagir en tant que clients", estime M. Mestrallet, interrogé sur la possibilité que certaines entreprises de Paris Europlace puissent acheter des titres Euronext pour aider le groupe à obtenir un feu vert de son assemblée générale en cas d'opération sur le LSE.

"Si certains veulent entrer au capital d'Euronext, pourquoi pas, ils sont libres de le faire. Il s'agit d'un investissement dont chacun doit apprécier la rentabilité", juge-t-il.

"Les émetteurs que nous sommes, c'est-à-dire les plus grandes entreprises françaises, soutiennent sans ambiguïté l'initiative d'Euronext", ajoute le président de l'organisme chargé de promouvoir la place financière de Paris.

"Si la situation précédente nous convenait parfaitement, l'opération lancée par Francfort (concurrent direct d'Euronext au rachat du London Stock Exchange, ndlr) en décembre dernier rendait indispensable une réaction d'Euronext", affirme Gérard Mestrallet.

"La réunion de Francfort et de Londres, sans mettre en danger l'existence même d'Euronext, risque de marginaliser cette Bourse qui sera de facto deux fois plus petite", explique-t-il.

Détaillant les raisons du soutien de Paris Europlace à Euronext, il rappelle les baisses de tarifs (-10%) pour les utilisateurs de la Bourse de Londres annoncées par Euronext en cas de succès et évoque, entre autres, le profil "multipolaire" de l'opérateur, "qui préserve l'identité des Bourses qui le composent".

Bender
February 16th, 2005, 08:50 PM
La Deutsche Börse n'a décidemment que son assise financière pour la conforter dans son projet londonnien !

Engagé dans une bataille financière depuis le mois de décembre pour s'emparer du London Stock Exchange, l'opérateur de la Bourse de Francfort a vu sa première offre à près de 2 milliards d'euros repoussée par la direction du groupe britannique.

De plus, en dévoilant récemment les synergies attendues d'une éventuelle fusion, l'entreprise allemande a fait pâle figure devant Euronext en affichant "seulement" 100 millions d'euros d'économies par an, contre 203 millions d'euros pour Euronext.

Enfin, on l'apprend aujourd'hui, un actionnaire de la Deutsche Börse (un Hedge Fund britannique TCI : The Children's Investment Master Fund) opposé à l'acquisition a porté sa participation à 5,5%, au-delà des 5% du capital, pour avoir le droit de convoquer une assemblée générale extraordinaire dans les trois mois (suivants le 26 janvier), afin de pouvoir renvoyer le conseil de surveillance.

Vu tous ces handicaps, on comprend pourquoi la Deutsche Börse avait tenté d'acquérir par surprise le groupe britannique en offrant dès le départ un prix très élevé (supérieur de 50% à la moyenne du cours du LSE durant les six mois précédents l'offre).

Bren
February 28th, 2005, 07:57 PM
Pas plus tard qu'aujourd'hui, un responsable d'une salle de marché à Londres me disait que la city fera tout pour que la DB n'emporte pas le LSE

(Cercle Finance) - Euronext apparaît plus que jamais comme le grand favori pour la reprise de la bourse londonienne London Stock Exchange.

L'opérateur des places de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne peut en effet se prévaloir d'un projet cohérent, solide et d'un soutien de ses actionnaires/clients alors que son rival allemand Deutsche Boerse doit affronter la fronde de plusieurs de ses actionnaires principaux dont les fonds TCI, Atticus et l'influent gestionnaire Fidelity.

A en croire le Sunday Times, une motion de défiance à l'égard de la
direction de Deutsche Boerse sera soumise lors de la prochaine assemblée générale de la place francfortoise si les responsables du groupe allemand maintenaient leur projet de rachat du LSE (ils ont proposé au moins 530 pence par action, montant jugé trop élevé par lesdits fonds).

Le journal britannique évoque le possible remplacement de Rolf Breuer par Jacob Rothschild et celui ultérieur de Werner Seifert par Rato Francioni, actuel responsable de la bourse helvétique.

Des nouvelles qui renforcent non seulement la probabilité d'une victoire d'Euronext dans ce duel au sommet mais également le sentiment que le groupe présidé par Jean-François Théodore n'aura pas à surenchérir pour l'emporter.

Bender
February 28th, 2005, 08:21 PM
Et un statu-quo, c'est possible?

Parce que l'offre d'Euronext était plus une réaction à celle de DB qu'autre chose, non? Si la bourse allemande se retire sous la pression de ses actionnaires, le risque pour Euronext d'être marginalisé s'éloigne et le rachat de LSE n'est peut-être plus si important. Non? Oui? Peut-être?

Bren
February 28th, 2005, 08:39 PM
Et un statu-quo, c'est possible?

Parce que l'offre d'Euronext était plus une réaction à celle de DB qu'autre chose, non? Si la bourse allemande se retire sous la pression de ses actionnaires, le risque pour Euronext d'être marginalisé s'éloigne et le rachat de LSE n'est peut-être plus si important. Non? Oui? Peut-être?

que neni ! le projet fusion LSE bourse de Paris ne date pas d'hier, il a simplement été précipité; il fiat suite au projet fusion pars frankfort qui a échoué à cause ds allemands netre 95 et 97/98

c'est la deuxième fois que la BD essaye de fusionner avec le LSE

Bender
March 7th, 2005, 01:50 AM
Où est Bren, l'insider du forum?
Un petit décryptage tactique s'impose! :)

FRANCFORT (AFP) - L'opérateur de la Bourse de Francfort, Deutsche Boerse, a retiré son offre de rachat de la Bourse de Londres, le London Stock Exchange (LSE), a annoncé dimanche soir le président du directoire de Deutsche Boerse, Werner Seifert.

Dans un communiqué publié à Francfort après des discussions avec les actionnaires de Deutsche Boerse, Werner Seifert indique avoir "pris acte" que le LSE "n'était pas disposé à recommander une transaction à un prix que nous pourrions considérer comme acceptable".

Dans sa décision, Deutsche Boerse a également pris en compte l'opposition de nombre de ses actionnaires à un engagement dans le LSE.

Deutsche Boerse avait proposé fin janvier le rachat du LSE à raison de 5,30 livres par action, soit 1,94 milliard d'euros.

Toutefois, selon son président, Deutsche Boerse se "réserve le droit" de faire une nouvelle offre si un autre candidat au rachat du LSE se manifestait.

Le principal candidat éventuel, mais surtout dans le cas où Deutsche Boerse entendait aller jusqu'au bout, est l'opérateur boursier européen Euronext, qui gère déjà les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne.

La retraite du patron de Deutsche Boerse avait été amorcée le 3 mars dernier, quand Werner Seifert, après avoir longtemps ignoré les critiques, avait annoncé qu'il allait rencontrer ses principaux actionnaires dans les jours suivants.

La rébellion était menée par le fonds spéculatif Children's Investment Fund Management (TCI), qui contrôle 5,5% de Deutsche Boerse, et dont le patron, Chris Hohn, demande la convocation d'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires pour renverser la direction.

Un autre fonds mécontent, l'américain Atticus Capital, qui contrôle 5,1% de la Bourse de Francfort, exige la publication du projet de rachat du LSE, soumis début janvier à l'Office anti-cartels allemand. Atticus Capital demande également la démission de Werner Seifert et envisage de le remplacer par le patron de la Bourse de Zurich, en Suisse, Reto Francioni.

Selon la presse allemande, les actionnaires rebelles de Deutsche Boerse représentent désormais 30% de son capital. La banque américaine Merrill Lynch, qui contrôle quelque 3% de Deutsche Boerse, vient de rejoindre cette fronde.

L'entrée en lice aux côtés des rebelles, le 25 février, du fonds américain Fidelity Investment, l'un des plus grands investisseurs institutionnels au monde, basé à Boston et qui détient 4,5% des parts de Deutsche Boerse, avait changé la donne.

Pour la première fois, l'opposition émanait d'un grand fonds traditionnel, alors qu'elle était restée jusqu'ici largement cantonnée aux fonds spéculatifs soupçonnés d'être uniquement intéressés par des plus-values financières à court terme et d'ignorer l'intérêt stratégique du rapprochement.

La grogne n'est pas limitée aux investisseurs anglo-saxons. Ainsi, en Allemagne, les inquiétudes liées au transfert d'activités financières à Londres en cas de fusion, qui viderait Francfort d'une partie de sa substance, persistent.

Jusqu'ici ardent partisan du projet, le gouvernement régional de Hesse, la région de Francfort, a tapé du poing sur la table face au dédain affiché par Deutsche Boerse face à ces préoccupations: "Nous demandons davantage de transparence", avait déclaré son ministre des Finances, Karlheinz Weimar, au Financial Times Deutschland.

Le 28 février dernier, première entreprise allemande cotée en bourse à critiquer le projet, le constructeur automobile Porsche avait rejoint les rangs des opposants au rachat du LSE, qui, selon lui, entraînerait "des concessions massives au détriment de la Bourse de Francfort".

Pour ne rien arranger, les négociations avec le LSE et les milieux financiers britanniques en vue d'un rapprochement amical semblaient se heurter à des difficultés, à en croire la presse allemande: la City exigerait notamment un déménagement du siège de l'entité commune sur les bords de la Tamise, ce que Deutsche Boerse refuse.

Bren
March 7th, 2005, 08:19 PM
trop fort mon boss !

out les allemands, 4 ans après leur échecs avec iX ils se replantent.

Maintenant on verra ce que va faire Euronext, offre ou pas offre

Cyril
March 8th, 2005, 09:02 AM
par Pierre PRATABUY

LONDRES, 7 mars (AFP) - A trop vouloir faire monter les enchères, le London Stock Exchange (LSE) a peut-être compromis ses chances de mariage à l'amiable avec un autre grand opérateur boursier européen, alors que la plupart des analystes considèrent que la Bourse de Londres ne peut rester isolée.
Après le retrait de l'offre de Deutsche Boerse, la direction du LSE a indiqué lundi qu'elle voulait continuer à discuter avec Euronext d'une éventuelle offre de rachat qui valoriserait pleinement la société.
Elle a pris le soin de réaffirmer que la proposition allemande était insuffisante et que les solides perspectives de croissance de la Bourse de Londres méritaient mieux. Le LSE le répète depuis le début de l'affaire: sur une base adéquate, un rapprochement pourrait être très avantageux pour ses actionnaires comme pour sa clientèle, mais une fusion n'est, en rien, une nécessité, car il peut très bien continuer tout seul.
Tout le monde ne partage pas ce point de vue à la City, où l'avenir semble de plus en plus incertain pour la Bourse de Londres, qui ne propose ni produits dérivés ni obligations et, en ce qui concerne les actions, peine à gagner des parts de marché sur le continent.
"Le LSE a toujours semblé un peu en retrait dans sa capacité à développer sa plate-forme", souligne Henk Potts, de Barclays Stockbrokers. "On le voit comme une institution un peu archaïque, il n'a pas rapporté tout l'argent qu'il aurait pu et sa valorisation est un peu faible", par rapport à ceux qui "ont la puissance financière pour mettre la main dessus".
"Le scénario idéal, ce serait un seul marché boursier en Europe, qui permettrait des échanges bien plus efficaces et bien moins chers, avec un seul régime de régulation", estime l'analyste. Dans la perspective d'une consolidation, "le LSE est vu comme le plus faible et le plus vulnérable des marchés boursiers", poursuit-il.
Avec la marche arrière de Deutsche Boerse, les possibilités de mariage à l'amiable semblent cependant réduites. En refusant les 530 pence par action que proposait Deutsche Boerse, dans l'idée de faire monter les enchères, la direction du LSE a alléché ses actionnaires: le titre est monté jusqu'à 600 pence. Or, rien ne dit qu'Euronext est disposé à proposer autant, surtout maintenant qu'il se retrouve seul en lice.
"Les 530 pence de Deutsche Boerse n'ont jamais semblé suffisants pour emporter le morceau et selon des informations de presse, le LSE ne veut pas descendre en dessous de 580 pence", commente Justin Bates, de Numis Securities.
"Nous pensons que c'est trop et pour nous, le prix maximum est de 555 pence", indique-t-il. "Face à ce qui s'annonce comme une course à un seul cheval, dont l'issue est loin d'être certaine, nous serions plus que tentés de prendre nos bénéfices".
L'action du LSE a fini en baisse de 7,79% à 497 pence lundi.
Euronext, en ne révélant jamais le prix qu'il était prêt à payer, a très bien manoeuvré, selon Henk Potts, de Barclays Stockbrokers: "Ils ne se sont pas enfermés dans une situation qui les contraint à payer un prix énorme".
Le retrait de Deutsche Boerse met donc le LSE dans l'impasse. Soit sa direction reste gourmande, au risque de ne pas trouver de terrain d'entente avec Euronext, soit elle fait des concessions, au risque de ne pas convaincre ses actionnaires. Dans les deux cas, elle ne se mettrait pas à l'abri d'une offre hostile.
Un autre candidat au rachat peut-il émerger ? Les analystes estiment qu'on ne peut l'exclure complètement, mais que les synergies qui naîtraient d'un rapprochement entre la Bourse paneuropéenne et le LSE sont si importantes qu'elles l'emporteraient sur n'importe quel autre scénario, même en provenance des Etats-Unis.

Bender
March 8th, 2005, 12:08 PM
Je ne sais pas si les boss d'Euronext avait prévu ce scénario, si c'est le cas, bien joué!

Cyril
March 8th, 2005, 02:48 PM
Subtil équilibre

François-Xavier Pietri

C'est ce qui s'appelle un revirement spectaculaire. Hier encore dans l'ombre, la Bourse de Paris est désormais sous les feux de la rampe, après que sa concurrente allemande a capitulé dans la bagarre qu'elle avait pourtant elle-même déclenchée pour la prise de contrôle de la Bourse de Londres. D'autant que, paradoxalement, c'est cette dernière qui apparaît aujourd'hui bien déshabillée. Hier convoitée par deux prétendants, dont la mise en compétition pouvait très logiquement faire monter les enchères, la voilà finalement avec un seul partenaire possible. Pire encore, ce partenaire est celui qui, jusqu'à présent, a montré le moins d'empressement. En clair, cela signifie que la position de Paris n'est a priori pas la plus inconfortable. D'autant que Londres, et au premier chef sa patronne, Clara Furse, en jouant sans doute un peu trop ce jeu subtil de la concurrence, a excité l'appétit de ses propres actionnaires, ce qui pourrait au final lui jouer un mauvais tour. Car ces derniers ont bien compris que la belle endormie, dont la rentabilité est plutôt faible, pourrait faire un parti rentable. Et on sait ces investisseurs dans le London Stock Exchange plus portés par la perspective d'alléchantes plus-values que par la fibre cocardière, qui n'a guère cours dans la City. Paris désormais sans concurrence : voilà donc une situation à première vue enviable. Sauf que... ce n'est pas forcément la position la plus avantageuse pour un Jean-François Théodore qui, par caractère, a toujours préféré, avec un succès certain, le jeu de la riposte en coulisses à celui de l'offensive sur la scène. Certes, la Bourse de Paris a un peu de temps devant elle, notamment celui que lui donnent les autorités de la concurrence britanniques qui devront donner un premier avis sur la question d'un éventuel mariage d'ici à la fin du mois. Mais, au-delà, Euronext va devoir bientôt avancer à découvert et abattre ses cartes. Celles-ci devront être suffisamment fortes pour emporter l'adhésion du LSE et de ses actionnaires, mais pas trop pour ne pas effrayer les siens, dont certains ressemblent étrangement à ceux qui ont fait capoter l'offre de Deutsche Börse. Autant dire que l'équilibre ne va pas être simple à trouver.

La Tribune - édition du 08/03/05

Manuel
March 8th, 2005, 04:10 PM
j'adore vraiment le journalisme à la française, lorsqu'on est situation favorable, euronext, par raccourci, devient PARis, c vraiment lolesque.

Mikel
March 8th, 2005, 05:03 PM
En cas de rachat du LSE, les nouvelles activités d'Euronext siègeraient a Londres? comme cela aurait été le cas pour DB?

Bender
March 8th, 2005, 05:04 PM
Les anglais vont peut-être devoir mettre de l'eau dans leur whisky maintenant...

Bren
March 8th, 2005, 07:15 PM
j'adore vraiment le journalisme à la française, lorsqu'on est situation favorable, euronext, par raccourci, devient PARis, c vraiment lolesque.

euronext est affiché comme la fusion de 4 bourses mais c'est le rachat de 3 bourses par celle de Paris

c'est comme le groupe air France/KLM, c'est AF qui a racheté KLM même si l'affichage est une fusion

icon
March 8th, 2005, 07:40 PM
j'adore vraiment le journalisme à la française, lorsqu'on est situation favorable, euronext, par raccourci, devient PARis, c vraiment lolesque.

french attitude

FroGGystyle
March 8th, 2005, 08:33 PM
La semaine dernière un journaliste de la radio BFM interrogeait un financier anglais sur les nombreuses prises de contrôle par des sociétés étrangères sur des sociétés anglaises ces 12 derniers mois. Ce dernier a répondu tranquillement qu'il n'y attachait pas grande importance et que seul l'interet de l'entreprise devait être privilégié ainsi que son avenir. Si ce n'est pas le flegme britannique, en tout cas c'est une façon assez rationnelle de voir les choses... et ils n'ont pas tord dans le fond! C'est le management à l'anglo-saxonne. Ils sont trop forts ces anglais!

Bender
March 14th, 2005, 01:24 AM
Que de rebondissements!

LONDRES, 13 mars (Reuters) - Le fonds alternatif The Children's Investment Fund, actionnaire d'Euronext < EURONEXT NV >, ne veut pas entendre parler d'un prix de plus de 400 pence par action pour une éventuelle OPA de la Bourse paneuropéenne sur le London Stock Exchange , rapporte le Sunday Telegraph.

"Je crois savoir que tous les principaux actionnaires d'Euronext s'opposent à un prix matériellement supérieur à 400 pence par action LSE", déclare Christopher Hohn, directeur général de TCI, cité par le journal dominical.

"Comme le LSE semble réclamer 600 pence, il y a un gouffre entre les deux", ajoute-t-il.

Le hedge fund avait pris la tête de la fronde des actionnaires de Deutsche Börse < DEUTSCHE BOERSE NA O.N. DE0005810055 > contre un projet d'OPA de la Bourse allemande sur le LSE, amenant celle-ci à retirer il y a une semaine son offre de 1,3 milliard de livres.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dimanche auprès de Christopher Hohn et d'Euronext.

L'opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et de Lisbonne reste seul en course pour reprendre le LSE, mais rien ne dit qu'il ira jusqu'au bout.

Le Wall Street Journal rapportait la semaine passée qu'un autre actionnaire d'Euronext, le fonds américain Harris Associates, ne soutiendrait pas une offre sur le LSE à n'importe quel prix.

Deutsche Börse de son côté se réserve le droit de revenir dans la partie si Euronext ou une tierce partie soumettent une offre

EuropaCorp
March 17th, 2005, 03:28 PM
De toutes facon, quand il s'agit de Finance et que les anglais font partie de l'affaire, on est sur qu'ils vont nous entuber...

Le grand pas en avant, c'est moins la fusion éventuelle d'euronext avec londres que le jour ou les anglais adopteront l'€.
Ce qu'il manque encore à cette monnaie, c'est une place boursière à sa taille, prestigieuse et internationale.
Ils sont vmt cons les anglais de pas adopter l'€, ils en seraient les premiers bénéficiaires.

Manuel
March 17th, 2005, 04:49 PM
De toutes facon, quand il s'agit de Finance et que les anglais font partie de l'affaire, on est sur qu'ils vont nous entuber...

Le grand pas en avant, c'est moins la fusion éventuelle d'euronext avec londres que le jour ou les anglais adopteront l'€.
Ce qu'il manque encore à cette monnaie, c'est une place boursière à sa taille, prestigieuse et internationale.
Ils sont vmt cons les anglais de pas adopter l'€, ils en seraient les premiers bénéficiaires.

tu confonds un peu tout là. le pékin de la rue n'a pas adopté l'euro mais la city et les institutions financières, oui. la city est largement la capitale financière du continent. Ils s'échangent plus d'euros à Londres que dans toutes les autres places financières européennes combinées.

Bren
March 17th, 2005, 09:03 PM
Ils s'échangent plus d'euros à Londres que dans toutes les autres places financières européennes combinées.

je veux des chiffres svp

Manuel
March 17th, 2005, 09:22 PM
tu cherches.

une petite aide,
http://www.cityoflondon.gov.uk/Corporation/business_city/research_statistics/research_publications.htm

Bren
March 17th, 2005, 09:30 PM
en tout cas ce que je sais c'est que sur les systèmes banque de France - onc place de Paris, environ 400 milliards d'euros sont échangés tous les jours et cela représente envrion 25% des montants échangés sur la zone euro.

le reste je ne sais pas

Manuel
March 24th, 2005, 11:43 PM
LSE waits for suitors with trading boom
Evening Standard,
24 March 2005
LONDON Stock Exchange chief executive Clara Furse set out her wares today ahead of a hoped-for £1.4bn plus takeover bid from Paris-based rival Euronext.

With one bidder - Deutsche Borse - out of the frame, at least for the time being, Furse has continued talks with Euronext but the LSE's share price has suffered.

Since DB's withdrawal earlier this month, the shares have slumped 22% from 590p to 459¼p.

The Germans' indicative offer had been at 530p but insiders reckon Euronext may try to bid less than that.

Furse today revealed strong trading at the LSE in the first 11 months of its financial year, which ends next Thursday.

'We are encouraged by the positive market trends, particularly with the uplift in the latter part of the year,' she said.

'The marked increase in new issues on the main market and Aim, the strong growth in trading volumes and the pick-up in professional terminals demonstrate good momentum in our core business. This, together with the close cost management, leads us to expect a good outcome for the full year.'

The number of companies coming to market more than doubled from 197 to 436, with full market listings up from 38 to 73.

The value of equities traded rose 19% to £4.3 trillion while the number of deals per day jumped from 230,000 to 266,000.

An extra 4000 terminals using LSE data were installed including 1000 for 'professional' users, taking the total on dealers' desks to 83,000.

Bren
April 14th, 2005, 07:48 PM
Rien à voir avec la fusion des bourses - quoique - car Alternext a pour but de renforcer la cote parisienne :

PARIS (AFP) - Euronext a dévoilé jeudi les conditions d'admission des PME de la zone euro à son futur marché alternatif Alternext, lancé le 17 mai, et leurs obligations d'information des investisseurs, allégées par rapport aux règles du marché réglementé Eurolist.

Avec ces allégements, la PME cotée sur Alternext "devrait être en mesure d'économiser de 30 à 40% des coûts" liés à une cotation sur un marché réglementé, a expliqué Martine Charbonnier, directeur exécutif chargé de la cotation chez Euronext, lors de la présentation d'Alternext jeudi.

Euronext espère ainsi attirer les valeurs moyennes de la zone euro, qui "recèle un important potentiel de PME non cotées": les titres de "moins d'1% d'entre elles" sont échangés en Bourse.

Seules conditions préalables à une entrée sur Alternext, présenter deux années de comptes (les normes IFRS n'étant pas obligatoires), et nommer un "listing sponsor", qui parrainera la PME admise sur ce nouveau compartiment boursier.

Ce dernier (sociétés de Bourse, banques...), agréé par Euronext, aidera et conseillera la société candidate dans la préparation de sa cotation, puis l'accompagnera "tout au long de sa vie boursière", pour un minimum de deux ans.

Arkeon Finance, Avenir Finance Corporate, CM-CIC Securities, EFI, Oddo Corporate Finance, Société Générale et Sodica seront les premiers à assurer cette fonction de "listing sponsor".

S'offriront ensuite à la PME deux voies d'entrée sur le marché.

La première, l'introduction par offre publique de vente, s'adresse à l'épargne publique. Au moins 2,5 millions d'euros de titres devront être proposés au marché, et l'opération devra être présentée dans un prospectus visé par le régulateur, conformément à la directive européenne du même nom.

Cette directive, dite Prospectus, sera transposée le 1er juillet 2005. Après cette date, une société étrangère désirant entrer sur Alternext pourra obtenir un visa auprès du régulateur de son pays.

Deuxième voie, l'admission directe, sans appel public à l'épargne.

Cette solution est réservée aux sociétés qui ont déjà ouvert leur capital à quelques investisseurs dits "qualifiés". Ce placement, d'au moins 5 millions d'euros, réparti entre cinq investisseurs minimum, ne devra pas avoir été réalisé plus de deux ans avant la cotation sur Alternext.

Cette dernière possibilité devrait permettre à la PME d'arriver sur Alternext en ayant déjà bénéficié d'échanges entre professionnels (les investisseurs qualifiés), ce qui pourra faciliter une offre publique ultérieure, grâce à l'expérience ainsi acquise par la PME.

Une fois cotée, la PME verra ses obligations d'information allégées: le support de publication de ses comptes sera laissé à son propre choix et le chiffre d'affaires trimestriel ne sera pas obligatoirement publié.

Mais pour garantir la protection des investisseurs, la société devra assurer une information périodique (comptes semestriels et annuels), permanente (toute information susceptible d'avoir un impact sur le cours doit être diffusée), et déclarer toute transaction des dirigeants.

Tout abus de marché -- manipulation de cours, diffusion de fausse information, délit d'initié -- sera sanctionné par l'AMF, et Alternext offrira aux investisseurs une garantie de cours pour les actionnaires minoritaires.

Pour assurer la liquidité de ces PME, souvent peu connues, Euronext introduit aussi sur Alternext le "market making", ou tenue de marché par un intermédiaire, qui sera doublé d'un fixing de clôture quotidien, à 16H30.

Les "market makers", pour l'instant KBC et Winterflood, soutiendront la liquidité par la diffusion permanente de fourchettes de prix pour des quantités minimales de vente et d'achat de titres.

Bren
April 14th, 2005, 07:50 PM
Des infos moins techniques sur Alternext :

A l'heure où le ministre de l'économie, Thierry Breton, veut réorienter l'épargne des Français vers le financement des entreprises, (Le Monde du 14 avril), le lancement d'Alternext, dans un mois, constituera un test décisif. Ce nouveau marché boursier, à destination des petites et moyennes entreprises (PME), a été présenté, jeudi 14 avril, par Euronext, l'entreprise qui fédère les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne. La première cotation est prévue le 17 mai : ce sera celle du site Internet MeilleurTaux, un comparateur de prêts immobiliers.

"Sur près de 1 million de PME dans la zone euro, seulement 1 % sont cotées : cela représente un potentiel important pour Alternext, qui vise des entreprises avec des capitalisations boursières de l'ordre de 10 millions à 80 millions d'euros" précise Martine Charbonnier, directeur exécutif d'Euronext, en charge de la cote et des émetteurs.

L'enjeu est de taille pour Euronext. Depuis l'éclatement de la bulle Internet en 2000, ses marchés réglementés (premier, second et Nouveau marchés, désormais fusionnés dans une liste unique, l'Eurolist) n'attirent quasiment plus d'entreprises nouvelles (12 introductions en 2002, 7 en 2003, 23 en 2004). Pire, à Paris, Euronext enregistre un nombre significatif de sorties de Bourse : 67 entreprises en 2002, 48 en 2003 et 46 en 2004. La société de marché souffre en particulier de la concurrence des fonds d'investissement, qui proposent aux PME un financement alternatif à celui du marché, et viennent faire leurs emplettes sur sa cote.

Pour générer le plus possible de candidatures, Euronext a donc imaginé un marché original, avec des règles de cotations allégées mais une protection minimale pour ne pas effrayer les investisseurs. Délits d'initiés et manipulations de cours seront susceptibles d'être sanctionnés. Les actionnaires minoritaires pourront par ailleurs compter, en cas de prise de contrôle de la société, sur la "garantie de cours", qui leur permettra de céder leurs titres dans de bonnes conditions.

DIX ENTRÉES D'ICI À TROIS MOIS

Alternext se situe à mi-chemin entre l'actuel marché libre * sans contraintes d'accès ni réelle protection des investisseurs *, et l'Eurolist, aux conditions de fonctionnement particulièrement sévères. Son grand modèle est l'Alternative Investment Market (AIM), la Bourse des "midcaps" de la place de Londres. Créé en 1995, cette plate-forme de financement des PME se distingue par des règles d'accès très souples et compte aujourd'hui plus de 1 100 sociétés cotées. L'AIM a trusté les deux tiers des introductions en Bourse en Europe en 2004. Pour le seul mois de mars, 69 nouvelles entreprises ont rejoint la Bourse londonienne.

Les objectifs d'Euronext sont beaucoup plus modestes : une dizaine d'introductions d'ici à la mi-juillet. Sont d'ores et déjà programmés celles de Poweo, un fournisseur d'électricité déjà coté sur le marché libre, de sociétés Internet (GrosBill, Maximiles, SideTrade, Sporever), de MG International, un fabricant d'alarmes pour piscines, et de Satimo, un concepteur d'antennes de radiocommunication...

Euronext se défend de vouloir refaire un Nouveau Marché, cette cote consacrée aux valeurs technologiques où tant d'entreprises n'ont pas tenu les promesses de leur introduction. "Alternext, qui est ouvert à tous les secteurs d'activité, est plus proche de la philosophie d'origine du second marché, où les entreprises venaient non seulement financer leur développement mais également pour des raisons d'image ou de notoriété", assure Mme Charbonnier.

"Ces sociétés candidates à Alternext sont toutes profitables, elles ont survécu à l'éclatement de la bulle Internet", ajoute Yannick Petit, ex-directeur général adjoint du Nouveau Marché, aujourd'hui PDG d'Avenir Finance Corporate, qui conseille MeilleurTaux pour sa cotation.

Les coûts de cotation sur Alternext devraient être minimaux, les niveaux d'information à fournir au marché étant réduits par rapport à l'Eurolist. Dans certains cas, les entreprises pourront accéder à la cote rapidement, sans avoir besoin d'un visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF). "Dès lors qu'il y aura appel public à l'épargne, nous jouerons notre rôle sur Alternext comme sur les autres marchés : nous viserons les prospectus d'introduction et contrôlerons que les sociétés respectent leurs obligations d'information", prévient cependant Gérard Rameix, directeur général de l'AMF.

"Alternext sera un marché où les investisseurs devront s'aventurer avec vigilance", estime Didier Le Menestrel, qui dirige la Financière de l'échiquier, une société de gestion parisienne spécialisée dans les valeurs moyennes. Le succès sera évidemment lié à la qualité des entreprises qu'Alternext parviendra à attirer. Mais ce nouveau marché part avec un handicap : Euronext n'a pas réussi à convaincre Bercy de l'opportunité d'un régime fiscal avantageux pour les investisseurs. Or, c'est à l'exonération totale des plus-values pour l'investisseur, que l'AIM doit une bonne part de son succès.

IGH
May 10th, 2005, 11:43 AM
Le principal actionnaire de Deutsche Börse propose une fusion avec Euronext
AFP
[mardi 10 mai 2005 - 09h30]


Drapeau de Deutsche Börse à la Bourse de Francfort
© AFP/DDP/Archives Thomas Lohnes
BERLIN (AFP) - Le fonds d'investissement britannique The Children's Investment Fund (TCI), principal actionnaire de Deutsche Börse, est favorable à une fusion de l'opérateur boursier allemand avec Euronext, indique un de ses dirigeants dans des interviews publiées mardi.
"Ce serait fantastique. Du point de vue de leur structure, les deux (plate-formes) iraient bien ensemble. Cela serait plus sensé qu'une acquisition coûteuse du London Stock Exchange", déclare Patrick Degorce dans un entretien accordé au quotidien économique allemand Handelsblatt.

"Nous soutenons tout ce qui améliore la valeur de Deutsche Börse. On pourrait par ce biais réduire les coûts de règlement/compensation pour les utilisateurs. Cela serait bon pour les marchés financiers européens", a-t-il ajouté dans une autre interview à paraître jeudi dans l'hebdomadaire WirtschaftsWoche, dont le contenu a été diffusé à l'avance.

M. Degorce a fait valoir qu'un tel rapprochement pourrait être favorisé par le fait que la moitié des actionnaires de l'opérateur de la Bourse de Francfort détiennent aussi en parallèle 50% du capital de la plate-forme boursière européenne Euronext, qui réunit les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.

A défaut, le responsable de TCI a suggéré une coopération entre Deutsche Börse avec des sociétés boursières aux Etats-Unis.

Ce fonds spéculatif britannique, qui détient environ 8% du groupe allemand, est à l'origine d'une fronde d'actionnaires qui a abouti lundi à la démission du patron de l'opérateur boursier, le Suisse Werner Seifert, et l'annonce du départ en fin d'année de son président du conseil de surveillance, Rolf Breuer.

Les deux hommes étaient critiqués par une coalition de fonds d'investissement pour avoir planifié l'acquisition de la Bourse de Londres sans consultation avec les actionnaires. Un projet entre-temps abandonné.

Pour remplacer Rolf Breuer, M. Degorce a de nouveau suggéré le nom d'une des personnalités les plus en vue du monde politique en Allemagne, Friedrich Merz, avocat et membre du parti conservateur CDU, dont il est un des experts pour les questions financières.

Bren
May 10th, 2005, 08:08 PM
Cette fusion avait déjà été envisagée au milieu des années 90 entre la SBF et la DB, et entre les marchés à termes MATIF et Francfort. Les travaux avait même débuté mais ont vite été arrété, je ne sais plus les raisons.

Cyril
November 4th, 2005, 08:18 AM
FINANCE Les pressions nationalistes britanniques et l'opposition des fonds actionnaires d'Euronext contrarient ses ambitions sur son homologue britannique.

Armelle Bohineust et Jacques Duplouich à Londres, Le Figaro
[03 novembre 2005]

LA QUESTION est sur toutes les lèvres à la City. Les conditions imposées par la Commission de la concurrence à une acquisition éventuelle du London Stock Exchange (LSE) dissuaderont-elles Euronext de se lancer dans l'aventure ? Pour la plupart des analystes anglo-saxons, la réduction exigée de la participation de la Bourse paneuropéenne de 41,5% à moins de 15% du capital de la chambre de compensation LCH-Clearnet, concomitamment à sa représentation au conseil d'administration et à ses droits de vote, est un obstacle pratiquement insurmontable. «Trop coûteux», explique-t-on.

D'autant que d'autres barrières se profilent au-delà. Le coût, d'abord, d'une OPA. L'offre d'Euronext devra être «généreuse», explique au Figaro Clem Chambers, président d'ADVFN, le premier site boursier britannique en ligne. C'est-à-dire 7 livres par action – environ 10 euros – contre 6 livres à son plus haut, l'an dernier. Car l'enjeu est considérable. «Le contrôle du LSE donnerait à son propriétaire un rôle primordial sur l'ensemble des marchés financiers européens.»

«Un désastre pour le Royaume-Uni»

L'implantation du centre de décision du nouvel ensemble poserait aussi un problème. L'Autorité des services financiers a déjà fait savoir que le siège devrait être à Londres, la société soumise à sa réglementation et son titre coté au LSE. Une exigence sine qua non parce qu'il y va de l'avenir d'une institution prestigieuse. «Si une OPA d'Euronext devait aboutir, ce serait un désastre pour le Royaume-Uni, mais une bonne nouvelle pour l'Europe continentale. Paris deviendrait le coeur financier de l'Europe», relève Clem Chambers. Une perspective difficilement acceptable outre-Manche.

Clara Furse, la directrice générale du London Stock Exchange, compte bien utiliser cet argument en s'appuyant, notamment, sur les bons résultats semestriels du LSE dont elle rendra compte aujourd'hui.

Dans ces conditions, le LSE, très confiant dans sa croissance, plaidera auprès de ses actionnaires le maintien de son indépendance. Clara Furse devrait, très prochainement, demander à l'Office des OPA d'inviter ses prétendants à «s'ouvrir de leurs intentions ou bien à se taire», selon la formule consacrée.

Ces réticences britanniques ne sont pas les seuls obstacles qu'Euronext devrait franchir. Si elle veut lancer une OPA, la Bourse de Paris doit d'abord convaincre ses actionnaires. Or, dès hier, le fonds spéculatif Atticus Capital, qui détiendrait 9% de son capital, est venu s'ajouter à la liste des opposants à une opération coûteuse sur le LSE. «Nous sommes contre une transaction avec le LSE à moins qu'Euronext ne paie un prix nettement inférieur à celui sur lequel des bruits courent», a indiqué David Slager, gérant de portefeuille chez Atticus European Fund, au Financial Times.

Le fonds Harris Associates, premier actionnaire d'Euronext avec près de 10% du capital, appartient également au bataillon des opposants. Il a déclaré en septembre qu'il préférerait voir Euronext se marier avec la Deustche Börse plutôt qu'avec la Bourse de Londres. Quant au fonds TCI, qui détenait en mai 4% d'Euronext, il avait dès cette époque mis en garde la Bourse de Paris contre un prix d'achat trop élevé.

Dans ce contexte, la prudence d'Euronext, qui n'a pas encore présenté d'offre formelle et chiffrée, n'est pas surprenante. Le groupe boursier est plutôt en forme. Il a enregistré le meilleur mois d'octobre de son histoire en termes d'activité, avec près de 15 millions de transactions sur ses marchés au comptant. Mais son président Jean-François Théodore n'a sans doute aucune envie de subir le sort de son homologue de la Bourse allemande. En mai dernier, Werner Seifert a été poussé vers la sortie par les fonds d'investissement anglo-saxons, menés par TCI. Ces actionnaires estimaient que le prix proposé par Deutsche Börse pour le LSE, 530 pence/action (près de 2 milliards d'euros au total), était trop onéreux.

Cyril
November 9th, 2005, 08:53 AM
LE MONDE | 08.11.05 | 15h51

Les professionnels français de la banque d'investissement assurent s'inquiéter pour leur avenir. Leur secteur n'a pourtant rien de sinistré. Peu connu du grand public, il englobe toutes les activités bancaires liées aux marchés financiers (émission de produits financiers, passage d'ordres, analyse, conservation de titres...). Activités qui profitent aujourd'hui du retour des introductions en Bourse et des fusions-acquisitions.

Ces métiers sont pourtant facilement délocalisables au point que les banquiers estiment que l'influence de la place financière de Paris est aujourd'hui en jeu.

A l'appui de leur démonstration, un état des lieux en forme de plaidoyer pro-domo, dressé par le cabinet Accenture pour le compte de la Fédération bancaire française (FBF) et de l'Association française des entreprises d'investissement (AFEI), publié lundi 7 novembre.

Premier constat : l'activité de banque d'investissement à Paris est notoirement sous-dimensionnée. Elle n'emploie que 25 000 personnes en direct, soit six à huit fois moins qu'à Londres. A elle seule, l'américaine Morgan Stanley, l'une des principales banques d'investissement au monde, dispose d'une force de frappe deux fois supérieure, avec 54 000 salariés. La suisse UBS compte, elle, autant d'analystes (500) que l'ensemble de ceux qui sont salariés par les courtiers français.

La raison d'une telle faiblesse ? L'abondante épargne des Français (leur taux d'épargne est de 15,6 %, selon l'Insee, contre 6,1 % au Royaume-Uni) ne serait pas suffisamment drainée vers la Bourse. La gestion collective privilégierait trop les placements sur les marchés de taux, considérés comme moins risqués que les actions. D'où des difficultés pour les entreprises à lever des capitaux en Bourse. L'Autorité des marchés financiers aurait quant à elle trop tendance à ne concentrer son effort que sur la protection de l'épargne des particuliers, au dépend du développement des intermédiaires financiers.

RÉALITÉ OU FANTASME ?

Accenture souligne que si l'emploi du secteur était davantage protégé, il générerait des recettes encore plus conséquentes pour l'Etat français. Les 25 000 salariés de la banque d'investissement rapportent déjà 3,2 milliards d'euros à la communauté nationale (1 % des recettes de l'Etat) au titre des charges patronales, de l'impôt sur les revenus ou de la taxe sur les salaires (un impôt spécifique aux banques et aux établissements de santé). "Si la place de Paris passait d'un rapport de un à huit [emplois dans le secteur] à un rapport de un à quatre par rapport à la City, cette somme serait doublée" , souligne le rapport. De fait, les salaires moyens de la profession sont particulièrement élevés * - 130 000 euros annuels brut.

Le rapport ne mentionne cependant pas d'exemples concrets de délocalisations de financiers à Londres : "La statistique exacte n'est pas disponible" selon Accenture. Réalité ou fantasme ? "Nous craignons surtout que les raisons d'ancrer des activités de banque d'investissement à Paris disparaissent" , assure Pierre de Lauzun, directeur adjoint de la FBF.

De fait, rien n'oblige un opérateur à se localiser en France pour passer des ordres sur la Bourse de Paris : les plates-formes de transaction sont aujourd'hui électronisées. Par ailleurs, les dernières frontières réglementaires sont récemment tombées, avec l'uniformisation européenne des services financiers. Par exemple, une entreprise peut désormais se faire coter sur n'importe quelle Bourse de l'Union, avec un unique "passeport" délivré par le gendarme de son marché national.

Enfin, les banquiers français craignent qu'en cas de concentration des Bourses européennes le centre de décision de la Bourse unique, si elle émerge, n'aille s'installer définitivement à Londres.

Cécile Ducourtieux
Article paru dans l'édition du 09.11.05

St!ckyesman
December 16th, 2005, 11:59 PM
Nouveaux projets de fusion pour les Bourses européennes

LE MONDE | 16.12.05 |

La banque australienne Macquarie a déposé, jeudi 15 décembre, une offre ferme de rachat du London Stock Exchange (LSE), la Bourse de Londres. Elle propose d'acquérir l'entreprise privée, symbole multiséculaire de la City et première place financière européenne, pour 580 pence par action, ce qui la valorise à environ 2,2 milliards d'euros. Le LSE s'est empressé de rejeter cette offre, la qualifiant de "dérisoire". L'action du LSE cotait 620 pence jeudi 15 décembre, et 622 pence la veille. La tentative de Macquarie semble donc vouée à l'échec, à moins qu'elle ne relève son offre ou lance une offre publique d'achat (OPA ) hostile.


La banque australienne aura en tout cas réussi à troubler le jeu de la consolidation des Bourses européennes. Elle met les deux autres candidates à l'acquisition du LSE, la plate-forme paneuropéenne de transactions Euronext et sa concurrente allemande, la Deutsche Börse, dans une position difficile, les obligeant à formuler des offres plus élevées que 580 pence par action.

La Deutsche Börse avait fait une première tentative à 530 pence, au début de l'année 2005, qui valorisait la Bourse de Londres à environ 2 milliards d'euros mais qui avait déjà été repoussée par le LSE. La néerlandaise Euronext — qui fédère les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne — s'est aussi portée candidate début 2005. Mais elle n'a pas encore essuyé de refus, ayant eu l'habileté de ne pas chiffrer sa proposition.

Pour lancer des offres à plus de 580 pence, ces deux sociétés — cotées sur leurs propres marchés boursiers — vont devoir convaincre des actionnaires plutôt réticents. La plupart d'entre eux sont des fonds spéculatifs anglo-saxons qui privilégient le versement de dividendes à la poursuite d'une ambitieuse stratégie industrielle.

Cette année, ils ont maintes fois formulé leur opposition à un rachat trop coûteux du LSE. Ils ont même réussi, au printemps, à évincer Werner Seifert, le président de la Bourse de Francfort, trop empressé à racheter Londres, même au prix, craignaient-ils, d'une OPA hostile.

Si elles se portent officiellement candidates au rachat de la Bourse de Londres, Euronext et la Deutsche Börse (pour qui ce serait la deuxième tentative) devront attendre février 2006, selon un calendrier imposé par la Competition commission, l'instance de la concurrence britannique.

Ces deux Bourses continentales pourraient finalement préférer se rapprocher l'une de l'autre. Selon Le Figaro du 16 décembre, Francfort aurait transmis, il y a quelques jours, une proposition informelle de mariage à Euronext.

Cette dernière, contactée vendredi 16 décembre au matin, ne commentait pas, se contentant de rappeler : "Nous regardons l'ensemble des options stratégiques." Un porte-parole de la Deutsche Börse a indiqué quant à lui que la Bourse allemande "n'a rien à dire car elle ne commente pas de telles spéculations".

Un tel scénario aurait la faveur d'une partie des milieux financiers français qui redoutent qu'en cas de fusion Euronext-LSE, une partie des activités parisiennes soient délocalisées à Londres. Une partie des actionnaires y seraient aussi favorables. Le 10 mai, le fonds d'investissement TCI avait indiqué qu'une fusion de la Bourse allemande avec Euronext "serait fantastique".

Cécile Ducourtieux, et Adrien de Tricornot, à Francfort

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-722098@51-627654,0.html

Cyril
December 17th, 2005, 12:04 AM
Dans le cas d'une fusion Paris-Francfort, les délocalisations iraient plus à Paris qu'à Francfort ?, ou bine ça resterait tel quel ?

Bren
December 17th, 2005, 06:06 AM
Le rapprochement Paris/Francfort a déjà échoué par deux fois :

- SBF/DTB
- Matif/Eurex à l'âge d'or du Matif

quant à une éventuelle délocalisation, tout dépendra du choix technologique qui sera fait; en effet les synergies se font sur deux plans :

- choix technologique de la plateforme de trading : solution Euronext ou Francfort ? cela apporte une nette diminution des coûts pour les membres donc rend plus attractive la place
- compensation/réglement livraison : les coûts supportés par le membres sont nettement plus énormes en back office qu'en front et là il y a du boulot pour rapprocher. En effet LCH.Clearnet est la chambre de compensation d'Euronext et du LSE (et des exchanges IPE, LME, Powernext, Virt-X) avec harmonisation des technologies en cours (LCH.Clearnet est issue de la fusion LCH chambre de compensation du LSE et de Clearnet SA chambre de compensation d'Euronext), LCH.Clearnet dénoue en Euroclear et CREST (dépositaire britanique) tandis que Francfort dénoue en Clearstream le grand rival d'Euroclear et les modèles de compensation.dénouement divergent notoirement.

Harmoniser le front est une chose mais si toutes les activités de back ne convergent pas, les membres n'y trouveront que peu d'intérêt.

A moins que la volonté ne soit que de rendre les plateformes d'Euronext et Francfort un peu plus ouvertes l'une à l'autre pour faciliter le trading et éviter la guerre que se livre les exchanges : cotations de valeurs NL à Londres, cotations de valeurs UK, FR et NL à Francfort et surtout cotations de index futures et stock futures et options de valeurs étrangères.

blais
December 20th, 2005, 11:54 AM
Dans le cas d'une fusion Paris-Francfort, les délocalisations iraient plus à Paris qu'à Francfort ?, ou bine ça resterait tel quel ?

L'avantage ira à Francfort évidemment. Si un échange par action se fait Francfort dominera complètement.
C'est ce qui fait peur à Théodore. Je ne l'aime pas du tout cet homme, car il est prêt à tout mettre le marché des actions française sur Londres, mais refuse absolument que tout parte à Francfort. Il est pro-anglosaxon, et c'est à cause de lui que maintenant les anglo-saxon font la loi à Euronext.
Heureusement les actionnaires feront du forcing pour le rapprochement.
Mais quoi qu'il arrive le siège de la nouvelle entité sera à Francfort, les allemands sont intransigeant la-dessus. Même avec un mariage avec le LSE.

Bren
December 20th, 2005, 12:24 PM
Francfort n'est sûrement pas en mesure à l'heure actuelle d'imposer quoique ce soit.

blais
December 20th, 2005, 01:45 PM
Francfort n'est sûrement pas en mesure à l'heure actuelle d'imposer quoique ce soit.
Capitalisation la plus élevé d'Europe des bourses européenes !
Fonctionnement le plus fiable !
Et c'est la grande bourse européenne la + dynamique depuis le début d'année +25% !

Bren
December 20th, 2005, 02:09 PM
Capitalisation la plus élevé d'Europe des bourses européenes !
Fonctionnement le plus fiable !
Et c'est la grande bourse européenne la + dynamique depuis le début d'année +25% !

euh ... et alors ?

la capitalisation boursière n'a rien à voir pour savoir qui va racheter qui, fonctionnement le plus fiable mais système vendu quasiment nulle part, et le dynamisme d'Euronext n'a pas à rougir face à celui de la Deutsche Boerse

blais
December 21st, 2005, 11:11 AM
euh ... et alors ?

la capitalisation boursière n'a rien à voir pour savoir qui va racheter qui, fonctionnement le plus fiable mais système vendu quasiment nulle part, et le dynamisme d'Euronext n'a pas à rougir face à celui de la Deutsche Boerse

Ce qui est sur, c'est qu'Euronext n'est pas en mesure de racheter la DB.
Je suis d'accord qu'Euronext n'a pas à rougir face à la DB.
Mais en cas de rapprochement il faut admettre que c'est en la faveur des allemands. D'ailleurs depuis que l'offre informelle a été deposé, il a été prévu de discuter entre Theodore et les entreprises concernés du secteur sur la possibilité d'un éventuel déplacement des activités à Francfort ... donc sans parler de rachat, ca annonce déjà la couleur !!!
En cas de rapprochement avec le LSE, Euronext aurait conservé la maitrise du système informatique qui est beaucoup plus performant que celui de Londres, mais avec la DB qui a un système très bon, je ne vois pas qu'est ce qui restera à Paris, en dehors de petits marchés.
Enfin on verra bien ce qui se présentera, tout ceci est encore très flou :)

Bren
December 21st, 2005, 12:53 PM
Je suis en désaccord complet avec cette analyse, la DB est isolée en Europe, les rumeurs de rapprochement avec Madrid et Milan se sont vite évanouie, le LSE a claqué la porte à la DB et c'est la DB qui vient appeler Euronext à la rescousse pour éviter la marginalisation, pas le contraire.

Quant à la plateforme de cotation XETRA, elle se fait recaler dans tous les appels d'offre internationaux. La seule vente internationale avec le CBOT a tourné au fiasco pour le system ace, le CBOT s'est alors rapproché d'Euronext.Liffe.

Wait and see !

blais
December 21st, 2005, 01:11 PM
Je suis en désaccord complet avec cette analyse, la DB est isolée en Europe, les rumeurs de rapprochement avec Madrid et Milan se sont vite évanouie, le LSE a claqué la porte à la DB et c'est la DB qui vient appeler Euronext à la rescousse pour éviter la marginalisation, pas le contraire.

Quant à la plateforme de cotation XETRA, elle se fait recaler dans tous les appels d'offre internationaux. La seule vente internationale avec le CBOT a tourné au fiasco pour le system ace, le CBOT s'est alors rapproché d'Euronext.Liffe.

Wait and see !

La valorisation boursière de la DB est représentative malgré tout ... deux fois plus qu'Euronext et quatre fois plus que le LSE.
La DB est très réputée et possède une bonne image.
C'est vrai que la DB évite la marginalisation, mais en étant prédateur et en gardant très fortement ces interets allemands.
Euronext se fout complètement que tout parte de Paris, on l'a vu avec les propositions de fusion avec le LSE. L'avenir de Paris comme grande place est en jeux avec ces fusions.
Les allemands protègent farouchement la place de Francfort, ce qui est louable comme même.
Je pense qu'à terme il n'y aura plus que Londres et Francfort en Europe, comme grande place.

blais
January 20th, 2006, 12:54 PM
Axel de Tarlé : A la une de l'éco : la bourse de Paris va-t-elle déménager ?

Le camp français regroupe ses forces, alors que l'on parle d'une fusion prochaine entre les bourses de Paris et Francfort. Après la monnaie, les actions. L'euro est déjà géré depuis la Banque Centrale Européenne à Francfort, mais voila qu'on parle maintenant d'une grande bourse d'Europe continentale, (sans les Anglais), qui serait également installée à Francfort. C'est en terme patriotique, l'enjeu des négociations qui ont lieu en ce moment. Mais ce ne sont pas des négociations entre dirigeants politiques, non ce sont des négociations entre investisseurs. Car les bourses ne sont pas des administrations, mais des entreprises comme les autres, qui sont d'ailleurs elles mêmes cotées en Bourse. Et si on parle, aujourd'hui, d'une fusion entre Paris et Francfort, c'est parce que les actionnaires souhaitent ce rapprochement. Ironie du sort, les actionnaires de ces deux bourses sont des fonds spéculatifs anglo-saxons ! Pour eux, c'est clair, la logique veut que Paris et Francfort fusionnent pour créer une grande bourse d'Europe continentale, où seront cotées toutes les valeurs en euros : Siemens, Renault, l'Oréal, Volkswagen, Philips, ou Unilever. En fait, ce processus a déjà commencé. Paris a déjà fusionné avec les bourses de Bruxelles et Amsterdam pour donner Euronext. Et c'est Euronext qui doit maintenant fusionner avec la Bourse de Francfort. Reste la question de savoir où va se trouver le siège de cette grande bourse européenne. Techniquement, si l'on retient les seules valorisations boursières, le siège devrait être Francfort. Ce que refusent Français et Hollandais, pas tant par patriotisme d'ailleurs que pour des questions de réglementation. Du coup, une solution de compromis se dégage. Le siège de la future grande Bourse d'Europe continentale devrait se situer à Amsterdam.

blais
January 20th, 2006, 12:56 PM
Axel de Tarlé : A la une de l'éco : la bourse de Paris va-t-elle déménager ?

Le camp français regroupe ses forces, alors que l'on parle d'une fusion prochaine entre les bourses de Paris et Francfort. Après la monnaie, les actions. L'euro est déjà géré depuis la Banque Centrale Européenne à Francfort, mais voila qu'on parle maintenant d'une grande bourse d'Europe continentale, (sans les Anglais), qui serait également installée à Francfort. C'est en terme patriotique, l'enjeu des négociations qui ont lieu en ce moment. Mais ce ne sont pas des négociations entre dirigeants politiques, non ce sont des négociations entre investisseurs. Car les bourses ne sont pas des administrations, mais des entreprises comme les autres, qui sont d'ailleurs elles mêmes cotées en Bourse. Et si on parle, aujourd'hui, d'une fusion entre Paris et Francfort, c'est parce que les actionnaires souhaitent ce rapprochement. Ironie du sort, les actionnaires de ces deux bourses sont des fonds spéculatifs anglo-saxons ! Pour eux, c'est clair, la logique veut que Paris et Francfort fusionnent pour créer une grande bourse d'Europe continentale, où seront cotées toutes les valeurs en euros : Siemens, Renault, l'Oréal, Volkswagen, Philips, ou Unilever. En fait, ce processus a déjà commencé. Paris a déjà fusionné avec les bourses de Bruxelles et Amsterdam pour donner Euronext. Et c'est Euronext qui doit maintenant fusionner avec la Bourse de Francfort. Reste la question de savoir où va se trouver le siège de cette grande bourse européenne. Techniquement, si l'on retient les seules valorisations boursières, le siège devrait être Francfort. Ce que refusent Français et Hollandais, pas tant par patriotisme d'ailleurs que pour des questions de réglementation. Du coup, une solution de compromis se dégage. Le siège de la future grande Bourse d'Europe continentale devrait se situer à Amsterdam.

Cela semblait évident ... le siège ne sera pas à Paris. Siège à Amsterdam, Cotation à Francfort et ... Paris ????

Bren
January 20th, 2006, 01:35 PM
Cela semblait évident ... le siège ne sera pas à Paris. Siège à Amsterdam, Cotation à Francfort et ... Paris ????

Euronext est déjà une société de droit néerlandais.

Cotation à Francfort ça veut dire quoi ? strictement rien, ce qui compte c'est le modèle choisi

blais
January 20th, 2006, 02:03 PM
Euronext est déjà une société de droit néerlandais.

Cotation à Francfort ça veut dire quoi ? strictement rien, ce qui compte c'est le modèle choisi

C'est vrai mais le siège executif, c'est celui de Euronext Paris qui de plus est majoritaire dans le capital. Dans le cas futur ca marchera plus dans le même sens. De plus, si c'était pas si important alors pourquoi la France a peur ???? La réponse est évidente ... des milliers d'emplois à très hautes valeurs ajoutées vont partir.

Bren
January 20th, 2006, 02:14 PM
C'est vrai mais le siège executif, c'est celui de Euronext Paris qui de plus est majoritaire dans le capital. Dans le cas futur ca marchera plus dans le même sens. De plus, si c'était pas si important alors pourquoi la France a peur ???? La réponse est évidente ... des milliers d'emplois à très hautes valeurs ajoutées vont partir.

pour être correct disons que les actionnaires belges et néerlandais ont obtenus des parts minoritaires lorsque la SBF a racheté les bourses belges et néerlandaises.

la place de Paris a tout aussi peur que celle de Francfort quant à la perte du siège car oui forcément des emplois seront perdus et effectivement ce sont des emplois pour la plupart hautement qualifiés.

une fois de plus c'est le modèle choisi qui compte et là avantage notoire au modèle Euronext exporté de part le monde alors que le modèle de la DB/clearstream est largement critiqué.

à noter que si Euronext et DB fusionnent, Clearnet a fusionné avec LCH.

blais
January 23rd, 2006, 11:37 AM
pour être correct disons que les actionnaires belges et néerlandais ont obtenus des parts minoritaires lorsque la SBF a racheté les bourses belges et néerlandaises.

la place de Paris a tout aussi peur que celle de Francfort quant à la perte du siège car oui forcément des emplois seront perdus et effectivement ce sont des emplois pour la plupart hautement qualifiés.

une fois de plus c'est le modèle choisi qui compte et là avantage notoire au modèle Euronext exporté de part le monde alors que le modèle de la DB/clearstream est largement critiqué.

à noter que si Euronext et DB fusionnent, Clearnet a fusionné avec LCH.
Je crois qu'il faut concentré la finance de l'europe continental soit à Paris soit à Francfort pour avoir un appui fort. Mais si le siège est à Amsterdam cela va encore réduire la capacité de l'europe à avoir un grand centre financier unique comme NY ou London.
Les allemands et les suisses ont répartis la finance dans plusieurs villes au lieu de la concentrer, peut-être le modèle est-il aussi bon ??? ... Francfort -> Bourse, Munich -> Assurances, Réassurances, Dusseldorf -> Banques, etc.

Bren
January 23rd, 2006, 11:52 AM
Pour l'instant Euronext refuse tout projet de fusion avec Francfort, ça fait 15 ans que ça dure ainsi. Théodore doit parler ce soir on verra ce qu'il dira mais on n'apprendra pas grand chose.

blais
January 23rd, 2006, 12:14 PM
Pour l'instant Euronext refuse tout projet de fusion avec Francfort, ça fait 15 ans que ça dure ainsi.

C'est bien cela que je comprend pas ... car Euronext et Theodore sont totalement prêt pour démenager à Londres toutes les activités en cas de fusion avec le LSE, au prix de faire partir plein d'emploi à Paris. Donc l'argument patriotique n'est pas valable. Les intérêts purement financier sont dominant dans cette affaire au prix de la finance française.
Pourquoi pas Francfort ? Et pourquoi plutôt Londres comme le souhaite Theodore ?
C'est pour cela que je soutiens Francfort car le DB ne veut pas se vendre lachement aux anglo-saxons comme Euronext.
Je pense que c'est le grand point faible de Euronext et se qui va créer sa perte dans une fusion : les plus forts ne se vendent pas.

Bren
January 23rd, 2006, 12:36 PM
Pourquoi pas Francfort ? Et pourquoi plutôt Londres comme le souhaite Theodore ?


le LSE est plus prestigieux que la DB d'une part et d'autre part le Liffe appartient déjà à Euronext. Enfin Euronext et le LSE ont la même clearing house.


C'est pour cela que je soutiens Francfort car le DB ne veut pas se vendre lachement aux anglo-saxons comme Euronext.


ce sont les anglo-saxons qui ne veulent pas de la DB et non pas le contraire. Même Milan ou Madrid ont refusé les projets de fusion avec la DB; la DB se croit trop forte.

blais
January 23rd, 2006, 12:48 PM
le LSE est plus prestigieux que la DB d'une part et d'autre part le Liffe appartient déjà à Euronext. Enfin Euronext et le LSE ont la même clearing house.



ce sont les anglo-saxons qui ne veulent pas de la DB et non pas le contraire. Même Milan ou Madrid ont refusé les projets de fusion avec la DB; la DB se croit trop forte.

Mais le but de l'europe n'est pas de se vendre aux anglo-saxons même si le LSE est plus prestigieux.
Il faut construire une place forte : Paris ou Francfort. Moi je vote Francfort.

Cyril
January 23rd, 2006, 12:54 PM
Mais finalement au bout du compte n'est ce pas le LSE qui fait la pluie et le beau temps en Europe ?
Quelles repercussions au niveau de Paris si tout s'en va à Francfort ? Elle deviendrait moins attirante pour les investisseurs, le milieu des affaires etc ?

Bren
January 23rd, 2006, 01:01 PM
Mais le but de l'europe n'est pas de se vendre aux anglo-saxons même si le LSE est plus prestigieux.
Il faut construire une place forte : Paris ou Francfort. Moi je vote Francfort.

il me semble que Londres est en Europe.

@Cyril, ce n'est pas le LSE qui fait la loi, ce sont ses actionnaires ... et tant mieux pour le LSE car il n'est pas dans une position confortable et a perdu pas mal de batailles face à Euronext avec le rachat manqué du Liffe et plus généralement avec les autres places car le LSE est la proie et non le prédateur

blais
January 23rd, 2006, 01:21 PM
Mais finalement au bout du compte n'est ce pas le LSE qui fait la pluie et le beau temps en Europe ?
Quelles repercussions au niveau de Paris si tout s'en va à Francfort ? Elle deviendrait moins attirante pour les investisseurs, le milieu des affaires etc ?

Ce n'est pas Londres qui fait la pluie ou le beau temps !! Le LSE est une proie, exactement.

blais
January 23rd, 2006, 01:23 PM
il me semble que Londres est en Europe.


Je voulais dire l'europe continentale non-anglo-saxonne : la zone euro c'est à dire. Une place financière pour la zone euro est comme même primordiale.

Iliun
January 23rd, 2006, 01:36 PM
Je voulais dire l'europe continentale non-anglo-saxonne : la zone euro c'est à dire. Une place financière pour la zone euro est comme même primordiale.

Peut-être aussi que la GB ne restera pas éternellement hors zone euro ?

jef
January 23rd, 2006, 02:01 PM
Je voulais dire l'europe continentale non-anglo-saxonne : la zone euro c'est à dire. Une place financière pour la zone euro est comme même primordiale.

Qu'est ce que c'est que tout ce charabia? La deutsche boerse est anglo-saxonne. La basse Saxe est située en Allemagne. Le Canada en fait aussi partie mais n'est pas en Europe. Cette utilisation abusive du terme "anglo-saxon" rend les messages postés difficilement compréhensibles.

jef
January 23rd, 2006, 02:12 PM
Il faut construire une place forte : Paris ou Francfort. Moi je vote Francfort.

L'impact d'un take-over de la LSE, que ce soit par Euronext, DB, Macquarie Bank ou un autre fonds, ne devrait pas changer subtantiellement la répartition géographique de la force de travail. D'un part, cette activité ne représente qu'une toute petite part de l'activité des services financiers. Ensuite, les banques préfèrent généralement être proches de leur marché avec des local HQ.

blais
January 23rd, 2006, 02:14 PM
Qu'est ce que c'est que tout ce charabia? La deutsche boerse est anglo-saxonne. La basse Saxe est située en Allemagne. Le Canada en fait aussi partie mais n'est pas en Europe. Cette utilisation abusive du terme "anglo-saxon" rend les messages postés difficilement compréhensibles.

Ok.
Je sais pas trop quoi dire là.
On oppose souvant l'europe continental aux anglo-saxons aussi bien en parlant des britanniques que des australiens, américains, etc. Faut lire plus souvent les journaux !!!! On qualifie souvent des caractéristiques britanniques comme étant anglo-saxonnes.
Je pourrais faire la même chose avec l'europe dont les limites sont mal définies !!! On utilise aussi abusivement le terme d'européen ou d'americain !!!

blais
January 23rd, 2006, 02:18 PM
L'impact d'un take-over de la LSE, que ce soit par Euronext, DB, Macquarie Bank ou un autre fonds, ne devrait pas changer subtantiellement la répartition géographique de la force de travail. D'un part, cette activité ne représente qu'une toute petite part de l'activité des services financiers. Ensuite, les banques préfèrent généralement être proches de leur marché avec des local HQ.

Je suis assez d'accord avec toi mais c'est pas aussi "substantielle" comme même, notemment sur le long terme

jef
January 23rd, 2006, 02:18 PM
Peut-être aussi que la GB ne restera pas éternellement hors zone euro ?

Pour quelles raisons devrait-elle entrer en zone Euro? La Bank of England tient à son indépendance monétaire ne fut-ce que parce que les business cycles de la zone euro divergent substantiellement de ceux observés en Angleterre.

blais
January 23rd, 2006, 02:25 PM
Pour quelles raisons devrait-elle entrer en zone Euro? La Bank of England tient à son indépendance monétaire ne fut-ce que parce que les business cycles de la zone euro divergent substantiellement de ceux observés en Angleterre.

Quelle type d'indépendance ? La livre Sterling appartient à un panier de monnaies affiliées au dollar américain, même si elle est un peu plus indépendante que d'autre. Bank of England est devenu très mineure et sans poid face à la banque centrale européenne ou bien à celle des usa, même celle du japon.

jef
January 23rd, 2006, 02:25 PM
On oppose souvant l'europe continental aux anglo-saxons aussi bien en parlant des britanniques que des australiens, américains, etc.

+ Allemand si tu utilises le terme "anglo-SAXON". L'anglais est une langue germanique. Le Français, etc sont des langues romanes.

blais
January 23rd, 2006, 02:29 PM
+ Allemand si tu utilises le terme "anglo-SAXON". L'anglais est une langue germanique. Le Français, etc sont des langues romanes.

On s'en tape puisqu'on utilise pas le terme anglo-saxon en Français pour qualifier les peuples germaniques non anglophone.
Je vois pas où est le problème.

Manuel
January 23rd, 2006, 02:41 PM
Ce n'est pas Londres qui fait la pluie ou le beau temps !! Le LSE est une proie, exactement.

Nuance, le LSE est la proie. Mais Londres est quasi assurée de récupérer les emplois et compétences. C'est cela qui m'intéresse au final.

La perte du LIFFE n'a pas été une perte pour Londres, c'est tout le contraire.

jef
January 23rd, 2006, 02:43 PM
Quelle type d'indépendance ? .

L'indépendance de fixer les taux comme elle le veut et quand elle le veut pour atteindre son objectif d'inflation.

La livre Sterling appartient à un panier de monnaies affiliées au dollar américain, même si elle est un peu plus indépendante que d'autre.

Elle n'appartient pas à un panier de devises: le taux de change est déterminée bilatéralement sur le marché des changes par rapport à chacune des autres devises (ou inversément, le résultat est le même). Tu fais référence à la moyenne pondérée de chacun des taux de change bilatéraux par les échanges commerciaux. Il est vrai que les variations du dollar US impacte substantiellement cette valeur (très bonne remarque!). Mais c'est le cas pour toutes les devises, y compris l'Euro.

jef
January 23rd, 2006, 02:50 PM
On s'en tape puisqu'on utilise pas le terme anglo-saxon en Français pour qualifier les peuples germaniques non anglophone.
Je vois pas où est le problème.

Donc l'Allemagne en fait partie, c'est bien ce que je disais, que cela plaise aux journalistes ou pas. Le terme Anglo-Saxon inclut les Allemands. Encore une fois, l'anglais est une langue germanique alors que le français est une langue romane. Et Saxon fait référence à la Saxe qui d'après mon manuel de géographie se situe en Allemagne.

blais
January 23rd, 2006, 02:51 PM
Nuance, le LSE est la proie. Mais Londres est quasi assurée de récupérer les emplois et compétences. C'est cela qui m'intéresse au final.

La perte du LIFFE n'a pas été une perte pour Londres, c'est tout le contraire.

C'est vrai. C'est pour cela que Francfort ne peut fusionner correctement avec Londres.
Mais si une place continentale forte se constitue dans la zone euro cela modifiera les choses malgré tout.

blais
January 23rd, 2006, 02:56 PM
Donc l'Allemagne en fait partie, c'est bien ce que je disais, que cela plaise aux journalistes ou pas. Le terme Anglo-Saxon inclut les Allemands. Encore une fois, l'anglais est une langue germanique alors que le français est une langue romane. Et Saxon fait référence à la Saxe qui d'après mon manuel de géographie se situe en Allemagne.

Et la France qui fait référence aux Francs qui venait du nord de la Hollande, et qui était aussi un peuple germanique etc., etc. ........ on tourne en rond avec ces arguments
C'est pas le sujet :)

Iliun
January 23rd, 2006, 03:04 PM
Mais si une place continentale forte se constitue dans la zone euro cela modifiera les choses malgré tout.

Une place ça peut être un nom et un réseau d'ordinateurs, pas nécessairement un lieu géographique.

Cyril
January 23rd, 2006, 03:08 PM
Oui la Bourse de Parcfort par exemple...lol

jef
January 23rd, 2006, 03:08 PM
Une place ça peut être un nom et un réseau d'ordinateurs, pas nécessairement un lieu géographique.

Je te rassure: on est déjà connecté 24h/24h sur tous les créneaux horaires du globe. Ce n'est pas incompatible avec des local HQs (Londres, Paris, Amst'am, Rot'am, etc.). Au contraire, des business centres locaux sont absolument nécessaires.

blais
January 23rd, 2006, 03:10 PM
Une place ça peut être un nom et un réseau d'ordinateurs, pas nécessairement un lieu géographique.

... des droits et des réglementations qui dépendent tout de même d'un lieu geographique !!!
C'est pas si virtuel que ça

jef
January 23rd, 2006, 03:22 PM
La perte du LIFFE n'a pas été une perte pour Londres, c'est tout le contraire.

C'est Darwin: tu t'adaptes ou tu chômes. Dans la City, le marché du travail est dérégulé, il n'y a donc pas d'excuses pour ne pas s'adapter. Ce qui peut-être probématique pour la "vieille europe" c'est ce curieux phénomènes de sélection adverse: les étrangers que j'ai rencontré sur la place de Londres (français, italiens, asiatiques) sont talentueux (meilleurs que des locaux) et ce talent se traduit dans un marché dérégulé par des salaires et avantages extra-légaux nettement plus élevés que ce qu'ils pourraient obtenir dans leur propre pays.

Bren
January 23rd, 2006, 03:38 PM
La perte du LIFFE n'a pas été une perte pour Londres, c'est tout le contraire.

en effet car Euronext a relancé le Liffe qui perdait trop de terrain face à Eurex notament; pour faire face à certains contrats relancés ou nouveaux qui sont liquides, des salles se sont renforcées à Londres mais ailleurs aussi car les écrans Connect ont été multipliés

Manuel
January 23rd, 2006, 04:06 PM
C'est Darwin: tu t'adaptes ou tu chômes. Dans la City, le marché du travail est dérégulé, il n'y a donc pas d'excuses pour ne pas s'adapter. Ce qui peut-être probématique pour la "vieille europe" c'est ce curieux phénomènes de sélection adverse: les étrangers que j'ai rencontré sur la place de Londres (français, italiens, asiatiques) sont talentueux (meilleurs que des locaux) et ce talent se traduit dans un marché dérégulé par des salaires et avantages extra-légaux nettement plus élevés que ce qu'ils pourraient obtenir dans leur propre pays.

tout à fait d'accord, heureusement ou malheureusement.
Mon intervention visait à compléter le rôle attribué aux seuls facteurs financiers (types de marché, clearing houses...) par les facteurs socio-économiques.
Le mouvement de concentration sur le temps long des compétences et des savoirs faire tend à péreniser la place londonienne. Un aimant qui, à mesure qu'il accroît son intensité (masse critique), attire toujours plus.

Selon des dernières enquêtes commandées par la Corporation of London, à mesure que le temps passe, l'écart entre les centres financiers s'accroît, de sorte que, Londres et NY, sont totallement hors d'atteinte.
http://www.cityoflondon.gov.uk/NR/rdonlyres/131B4294-698B-4FAF-9758-080CCE86A36C/0/BC_RS_compposition_FR.pdf

Ce qui remet en cause la viabilité d'autres grandes places. Des places locales sont toujours nécessaires mais compte tenu des gains de productivité dans ce secteur, elles emploiront de moins en moins de monde.

--------

Les enjeux sont plutot en Asie du SE. Qui de HK ou Shangai, sera la place régionale ?

D'ailleurs Jef, il y aurait il un avantage pour Londres à ce que HK reste la place d'asie du SE ?

jef
January 23rd, 2006, 04:51 PM
Les enjeux sont plutot en Asie du SE. Qui de HK ou Shangai, sera la place régionale ? D'ailleurs Jef, il y aurait il un avantage pour Londres à ce que HK reste la place d'asie du SE ?

Bonne question mais je ne sais pas.

blais
January 23rd, 2006, 04:59 PM
De toutes façon on compare les places financières que suivant certains critères, comme la capitalisation boursière (tout le temps!!!).
Chicago (avec le CME et CBOT) est l'une de plus grandes du monde mais on en parle jamais !
Quantitativement, Tokyo est la plus grande place financière du monde si l'on somme les banques, assurances, les bourses, etc. Les montants qui y sont gérés sont colossaux, voir hors catégories. Mais le japon marche en système fermé et obscure donc c'est difficile de toujours tout savoir.
Un autre exemple, Paris est la première place d'europe en terme de gestion OPCVM avec plus de 1.000 milliards d'euros géré, Londres est dans les 400 ...
La gestion d'actif est très forte sachant qu'un grand nombre d'entreprises mettent leur siège au Luxembourg se qui ne les fait pas toujours apparaître correctement dans les données.

Iliun
January 23rd, 2006, 05:06 PM
Selon des dernières enquêtes commandées par la Corporation of London, à mesure que le temps passe, l'écart entre les centres financiers s'accroît, de sorte que, Londres et NY, sont totallement hors d'atteinte.
http://www.cityoflondon.gov.uk/NR/rdonlyres/131B4294-698B-4FAF-9758-080CCE86A36C/0/BC_RS_compposition_FR.pdf

Cette enquête n'est pas commandée mais faite et signée par la Corporation of London dont la raison d'être est :

"The Corporation, however, never loses sight of
its primary role – the sustained and expert
promotion of the ‘City’, a byword for strength
and stability, innovation and flexibility – and it
seeks to perpetuate the City’s position as a global
business leader into the new century."

Bref, c'est une étude publicitaire, marketing et non universitaire, comme quand une marque "démontre" que son produit est meilleur que celui du concurrent.

D'ailleurs il est clairement mentionné que :

"This report is intended as a basis for discussion only. Whilst every effort has been made to ensure the accuracy and completeness of the material in this report, the authors, Z/Yen Limited, and the Corporation of London, give no warranty in that regard and accept no liability for any loss or damage incurred through the use of, or reliance upon, this report or the information contained herein."

Manuel
January 23rd, 2006, 05:22 PM
oui pardon, signée. Je précisais qu'il s'agissait d'une enquête, donc dans ma tête aucune valeur scientifique (ce qui est à débattre par ailleurs).

Mais comme le document l'indique, l'étude est là pour susciter le débat. De là à réduire ce travail et la plupart des travaux de la COL à du marketing, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Bren
January 23rd, 2006, 05:35 PM
Chicago (avec le CME et CBOT) est l'une de plus grandes du monde mais on en parle jamais !


quoique ces 2 marchés ont perdu de leur superbe à cause de la concurrence acharnée des marchés européens et asiatiques; de plus ils ont manqué le virage électronique de la deuxième moitié des années 90 et n'ont pas su se diversifier d'où l'émergence de nouveaux marchés dérivés aux US.

cependant se retrouver sur le pit du CBOT alors que la FED vient d'annoncer une baisse de taux c'est quelque chose !

Bren
February 1st, 2006, 12:13 PM
Et le CME pourrait apporter aussi le NYMEX dans le ménage avec Euronext. Cela pourrait sortir les marchés américains de l'ornière et clouer sur place la DB et le LSE.

EURONEXT bat de nouveaux records, rencontre avec le CME américain

(AOF) - Selon "The Telegraph", les dirigeants d'Euronext vont rencontrer cette semaine les dirigeants du Chicago Mercantile Exchange (CME) concernant le mouvement de consolidation du secteur des opérateurs boursiers. L'entrevue serait informelle, mais on connaît les ambitions du groupe américain pour de telles opérations, souligne le journal.

Des sources proches du dossier ont confié au "Telegraph" qu'Euronext restait concentré sur ses projets de rapprochements en Europe, soit avec le LSE, soit avec Deutsche Börse. Euronext redoute cependant qu'une fusion avec Deutsche Börse soit bloquée car le groupe détiendrait alors l'unique marché de dérivés européen.

En Bourse, la perspective d'une fusion d'un côté ou de l'autre de la Manche permet au titre Euronext d'afficher une performance de 112% sur un an. Vers 10h40, l'action gagne 0,49% à 50,90 euros, touchant un nouveau record historique.

Au niveau opérationnel, Euronext a annoncé ce matin que 18,5 millions de transactions avaient été réalisées sur les marchés cash d'Euronext en janvier 2006, en hausse de 42,8% par rapport au même mois l'an passé, ce qui en fait le mois le plus actif de l'histoire du groupe, au-delà du dernier record de 15,1 millions de transactions déjà atteint en septembre 2005. En moyenne, cela représente 841.000 transactions par jour, en progression de 33% par rapport à la moyenne quotidienne de 632.000 enregistrée pour l'année 2005.

Cyril
February 22nd, 2006, 09:01 AM
Euronext : Deutsche Börse reste favorable à un mariage ... sous conditions

la suite là :

http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=174493

et là :

http://www.liberation.fr/page.php?Article=361647

Le Parrain
February 23rd, 2006, 03:52 AM
de toutes facons quoi qu'il arrive les perdants seront francais a mon avis

Ning
February 23rd, 2006, 06:46 AM
Donc l'Allemagne en fait partie, c'est bien ce que je disais, que cela plaise aux journalistes ou pas. Le terme Anglo-Saxon inclut les Allemands. Encore une fois, l'anglais est une langue germanique alors que le français est une langue romane. Et Saxon fait référence à la Saxe qui d'après mon manuel de géographie se situe en Allemagne.

Les médias allemand qui utilisent le mot anglo-saxon pour parler du model économique désignent des models étrangers et non allemand en général.

Cyril
April 10th, 2006, 10:47 AM
(Boursier.com) - LSE, Deutsche Börse ou un autre prétendant ? Euronext fait durer le suspense ... Selon la presse britannique du week-end, la Bourse paneuropéenne aurait bel et bien repris en secret des négociations de fusion avec le London Stock Exchange (LSE)....

La suite dans :

http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=180691

blais
April 12th, 2006, 11:03 AM
Le LSE gagne 14,68%, le Nasdaq est monté à près de 15% au capital
(AOF) - Le London Stock Exchange gagne 14,68% à 1191 pence, alors que son concurrent américain le Nasdaq a porté sa participation à 14,99%. Cette montée au capital de l'opérateur boursier britannique relance les spéculations sur une offre de rachat par le groupe boursier américain.

Le Nasdaq avait annoncé le 10 mars dernier une offre à 950 pence par action, soit 2,4 milliards de livres, jugée insuffisante par le LES. L'américain avait finalement renoncé à ce projet fin mars.

Depuis un an et demi, le LSE fait l'objet d'intérêts, pour l'heure non concrétisés, de la part de ses différents concurrents...

Un des premiers prédateurs en date, Deutsche Boerse, l'opérateur de la bourse de Francfort, a été contraint de retirer sa candidature en mars 2005, sous la pression de plusieurs actionnaires.

La bourse paneuropéenne Euronext étudie également la question. La Commission de la Concurrence britannique a indiqué début février qu'une fusion entre les deux groupes était envisageable si la bourse paneuropéenne s'engageait à assurer l'indépendance de la chambre de compensation LCH.Clearnet. Outre cette condition, Euronext devra tenir compte de la flambée des titres LSE...

Enfin, le LSE a récemment été approché par l'australien Macquarie, qui offrait 580 pence par action. Afin de contrer cette offre jugée "irréfléchie", le London Stock Exchange a notamment annoncé le 17 février le doublement du montant de trésorerie qu'il compte redistribuer aux actionnaires à 510 millions de livres sterling. L'offre de Macquarie s'est soldée par un échec.


Le rapprochement Euronext - DBAG est proche à mon avis ...

Cyril
April 13th, 2006, 08:41 PM
LE MONDE | 13.04.06 | 14h26 • Mis à jour le 13.04.06 | 14h26

Les Français se mobilisent pour leur Bourse de valeurs. Cinq institutions financières - BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société générale, Dexia et la Caisse des dépôts et consignations (CDC)- ont annoncé, jeudi 13 avril, avoir conclu un pacte d'actionnaires autour du capital d'Euronext. L'opérateur paneuropéen de la Bourse de Paris, dont elles sont à la fois utilisatrices et actionnaires, est menacé par une fronde d'actionnaires activistes - des fonds spéculatifs - qui veulent forcer son mariage avec la Bourse de Francfort.

Suite et source :

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3234,50-761346,0.html

blais
May 3rd, 2006, 11:32 AM
Euronext ne discute plus avec le LSE

La place de marché paneuropéenne dit renoncer à un rapprochement avec le LSE, depuis la montée du Nasdaq dans le capital de ce dernier. Il va en revanche se concentrer sur des négociations avec la Deutsche Börse, entre autres.

...


Bonne nouvelle pour l'Europe.
Les anglais ont clairement choisi leur camp. Traites comme toujours.

blais
May 11th, 2006, 01:21 PM
Le Nasdaq détient plus de 24% du London Stock Exchange

Avec deux renforcements successifs aujourd'hui, le marché électronique américain poursuit sa stratégie de montée dans le capital de la Bourse de Londres. Devenu de loin le premier actionnaire de celle-ci, il est désormais en position de jouer un rôle central dans la recomposition en cours des Bourses européennes.

...


La bourse de Milan serait intéressée pour rejoindre Euronext, et Zurich pour Francfort. On partirait donc sur deux grandes bourses continentales puisque la fusion semble difficille entre Paris et Francfort (mais c'est pas encore sure).

Bender
May 13th, 2006, 02:20 PM
Alliance avec New-York? Etrange, non?

Euronext rêve d'une alliance avec la Bourse américaine
Anne-Laure Julien
13 mai 2006, (Rubrique Entreprises)

LA PRESSION monte entre les places financières de Francfort et Paris. Deutsche Börse n'a qu'une idée en tête, se marier avec Euronext, qui fédère les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, mais ce dernier lui préfère indéniablement le prestigieux New York Stock Exchange (Nyse).

Les discussions entre Paris et Wall Street se sont d'ailleurs intensifiées ces derniers temps : les dirigeants des deux Bourses se sont encore rencontrés cette semaine. Dans ces conditions, il n'est pas exclu qu'un accord soit conclu d'ici au 23 mai, date de l'assemblée générale d'Euronext. Une réunion qui s'annonce décisive.

La meilleure solution pour le groupe

[...]

Mais à ce jour, le projet de fusion entre Deutsche Börse et Euronext se heurte à bien des obstacles. Ainsi, les modèles industriels diffèrent du tout au tout. C'est le cas par exemple du traitement informatique des ordres boursiers ou de la livraison des titres auprès des clients.

De profondes divergences entre Paris et Francfort

Par ailleurs, des divergences profondes demeurent. Deutsche Börse accepterait ainsi que le siège social du nouveau groupe s'établisse à Amsterdam, que son marché action soit transféré à Paris, mais tout en exigeant au final que le centre décisionnaire demeure à Francfort. Une proposition jugée inacceptable à Paris, où se situe la direction d'Euronext. Malgré de nombreuses discussions, on voit mal aujourd'hui comment Français et Allemands pourraient réussir à s'entendre.

En revanche, en s'associant avec le Nyse, plus éloigné géographiquement, Euronext espère sans doute conserver non pas son indépendance, mais du moins son modèle : une plate-forme électronique commune à différentes Bourses européennes qui gardent leur identité.

Cyril
May 13th, 2006, 02:35 PM
C'est la course au mariage !!

Je sais que la place de NYC perd du terrain face à Londres et HK depuis le scandale Enron et la règlementation spartiate (trop contraignante pour les sociétés qui veulent être cotées) qui en a découlé après, mais bon une alliance entre Euronext et NYC n'irait pas vraiment dans le sens d'une grande bourse européenne continentale pour l'UE...Et Francfort n'aurait plus qu'à se marier avec Londres alors ?

Bender
May 13th, 2006, 03:21 PM
Si on va vers une alliance Nasdaq/Londres et Euronext/NYSE, Francfort se retrouvera bien seule à moins d'aller fédérer les bourses d'Europe de l'Est ou de prospecter en Asie (pourquoi pas?).

S'allier à New-York est peut-être flatteur, mais le déséquilibre de taille n'est-il pas un problème?

blais
May 15th, 2006, 11:09 AM
[QUOTE=Cyril]

Je sais que la place de NYC perd du terrain face à Londres et HK QUOTE]


Tu tiens d'où cela ?
Londres connait une croissance moins élevé que la DB et Euronext. L'écart entre Londres et Paris/Francfort a diminué énormément depuis ces 20 dernières années, surtout en terme de capitalisation et de volume échangé (d'ailleurs Euronext a dépasé Londres dans certains domaines).
NY domine très largement, la comparaison avec Londres n'a rien à voir ...
Quand à HK alors là ... c'est toujours Tokyo qui ecrase le reste de l'asie dans le domaine de la finance. HK ne pèse pas grand chose à côté. De plus Tokyo refait un grand comeback depuis l'année dernière avec une grande remonté de ses indices, ce qui confirme toujours son deuxième rang après NY en terme de capitalisation, de volume et surtout de valeur ajouté globale des activités financières.

Cyril
May 18th, 2006, 05:02 PM
LE MONDE | 18.05.06 | 10h57 • Mis à jour le 18.05.06 | 10h57
FRANCFORT CORRESPONDANT

Convoitée par la Deutsche Börse et en discussions officielles pour une alliance avec cette dernière, la Bourse paneuropéenne Euronext se rapproche à grande vitesse du New York Stock Exchange (NYSE), dont elle pourrait devenir la tête de pont en Europe.

Euronext – qui regroupe les marchés d'actions de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et le marché à terme londonien Liffe – a confirmé, jeudi 18 mai, que les discussions avec plusieurs partenaires sur un rapprochement "progressent rapidement en vue d'une transaction stratégique de grande ampleur".

Le conseil de surveillance d'Euronext doit évaluer l'état des discussions lors de sa séance précédant l'assemblée générale du 23 mai, la veille de la réunion des actionnaires de la Deutsche Börse.

Les deux alliances possibles présentent, pour Euronext, des avantages et des inconvénients. Une alliance entre Euronext et Deutsche Börse a l'avantage de constituer"la" grande Bourse de la zone euro. Mais les deux entreprises sont concurrentes, notamment sur le marché des dérivés.

Surtout, les deux groupes ont du mal à s'entendre sur l'organisation de l'ensemble et la répartition des sièges opérationnels. Deutsche Börse plaide pour un siège à Francfort et Euronext pour conserver son système multipolaire.

Enfin, Euronext conteste le système de "silo" de la Deutsche Börse, qui offre tous les services aux opérateurs, de la négociation de titres jusqu'à la compensation via sa filiale Clearstream. Euronext a demandé que son modèle – concentré sur la négociation – soit retenu, de même que sa propre expertise informatique.

Avec le NYSE, qui n'a pour l'instant pas de présence en Europe, Euronext serait délivré de ce type de soucis. Le NYSE convoitait la Bourse de Londres, mais le Nasdaq a annoncé, le 11 mai, qu'il avait acquis 24,1 % du London Stock Exchange (LSE).

Concentré sur les seuls marchés d'actions, le NYSE vaut "seulement" 10,4 milliards de dollars en Bourse (8,14milliards d'euros), contre plus de 11milliards d'euros pour la Deutsche Börse.

Suite et source : http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3234,50-773099,0.html

blais
May 19th, 2006, 11:45 AM
LE MONDE | 18.05.06 | 10h57 • Mis à jour le 18.05.06 | 10h57
FRANCFORT CORRESPONDANT

Convoitée par la Deutsche Börse et en discussions officielles pour une alliance avec cette dernière, la Bourse paneuropéenne Euronext se rapproche à grande vitesse du New York Stock Exchange (NYSE), dont elle pourrait devenir la tête de pont en Europe.

Euronext – qui regroupe les marchés d'actions de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et le marché à terme londonien Liffe – a confirmé, jeudi 18 mai, que les discussions avec plusieurs partenaires sur un rapprochement "progressent rapidement en vue d'une transaction stratégique de grande ampleur".

Le conseil de surveillance d'Euronext doit évaluer l'état des discussions lors de sa séance précédant l'assemblée générale du 23 mai, la veille de la réunion des actionnaires de la Deutsche Börse.

Les deux alliances possibles présentent, pour Euronext, des avantages et des inconvénients. Une alliance entre Euronext et Deutsche Börse a l'avantage de constituer"la" grande Bourse de la zone euro. Mais les deux entreprises sont concurrentes, notamment sur le marché des dérivés.

Surtout, les deux groupes ont du mal à s'entendre sur l'organisation de l'ensemble et la répartition des sièges opérationnels. Deutsche Börse plaide pour un siège à Francfort et Euronext pour conserver son système multipolaire.

Enfin, Euronext conteste le système de "silo" de la Deutsche Börse, qui offre tous les services aux opérateurs, de la négociation de titres jusqu'à la compensation via sa filiale Clearstream. Euronext a demandé que son modèle – concentré sur la négociation – soit retenu, de même que sa propre expertise informatique.

Avec le NYSE, qui n'a pour l'instant pas de présence en Europe, Euronext serait délivré de ce type de soucis. Le NYSE convoitait la Bourse de Londres, mais le Nasdaq a annoncé, le 11 mai, qu'il avait acquis 24,1 % du London Stock Exchange (LSE).

Concentré sur les seuls marchés d'actions, le NYSE vaut "seulement" 10,4 milliards de dollars en Bourse (8,14milliards d'euros), contre plus de 11milliards d'euros pour la Deutsche Börse.

Suite et source : http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3234,50-773099,0.html

Finalement ca sera encore les allemands les seuls à conserver un pouvoir sur la finance européenne. Londres et Paris se vendant aux américains, les décisions seront New-Yorkaise ... lamentable que Londres et Paris deviennent progressivement des succursales de NY en Europe.
Pourquoi refuser le rapprochement avec Francfort ? Par refus d'être dirigé par les allemands !!! Le pire c'est que c'est presque la vérité !!!
Ce comportement ne fera rien de bon pour l'europe économique et pourrait même favoriser l'allemagne et Francfort comme seul et unique siège décisionnel et autonome de l'europe avec la DB et la BCE.
Les allemands ont le mérite tout de même de ne pas vouloir céder leur bourse et leurs interets nationnaux dans la finance.
Enfin tout n'est pas encore fini.

Cyril
May 19th, 2006, 05:20 PM
Alors qu'Euronext réaffirme son ouverture à une fusion avec un autre opérateur de Bourse, Deutsche Börse dévoile son plan de fusion avec la Bourse paneuropéenne afin de créer une Bourse "vraiment européenne". Le siège serait situé à Amsterdam. En Bourse, Euronext s'envole de plus de 6% après l'annonce.

Deutsche Börse abat ses cartes. Alors que les discussions s'accélèrent entre les différentes Bourses européennes (comme la place italienne), mais aussi américaines (le New York Stock Exchange en particulier), le groupe allemand Deutsche Börse propose par voie de communiqué de fusionner avec Euronext. "Comme précédemment évoqué, le conseil de Deutsche Börse pense (qu'une combinaison entre Euronext et Deutsche Börse) est l'option la plus attrayante pour les consommateurs, les actionnaires, les employés, et les centres financiers concernés", explique Deutsche Börse dans un communiqué.

Suite et source : http://www.latribune.fr/Tribune/Articles.nsf/ArticlesWeb/Deutsche-Borse-presente-son-plan-de-fusion-avec-Euronext-~-ID1F5A11E7B33AACBAC125717300455C01?OpenDocument

blais
May 19th, 2006, 06:39 PM
AFP le 19/05/2006 16h57
Euronext: "rien de nouveau" dans les propositions de Deutsche Börse
Les propositions avancées vendredi par le groupe allemand Deutsche Börse en vue d'une fusion avec Euronext "n'ont rien de nouveau", a réagi vendredi une porte-parole du groupe boursier paneuropéen.

:bash:

Cyril
May 19th, 2006, 07:20 PM
PARIS, 19 mai 2006 (AFP) - La Bourse paneuropéenne Euronext présentera mardi à ses actionnaires ses options en vue d'un rapprochement, qui vont d'une alliance transatlantique avec New York à un mariage de raison avec sa voisine la Bourse de Francfort, en passant par une union avec la place de Milan.
Né en 2000, le groupe qui rassemble déjà les Bourses de Paris, Amsterdam Bruxelles et Lisbonne et le marché à terme britannique Liffe est lancé depuis plusieurs mois dans une course à la taille critique, qui s'est accélérée ces derniers jours.
Jeudi, Euronext a annoncé que ses négociations "progressent rapidement en vue d'une transaction stratégique de grande ampleur", tout en restant muet sur l'identité de ses partenaires potentiels hormis Francfort.
Ceux-ci sont cependant connus: depuis plusieurs semaines, différents journaux font état de négociations très avancées entre Euronext et la Bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE) pour créer un grand marché boursier de part et d'autre de l'Atlantique.
Un projet bien plus ambitieux qu'un mariage avec Francfort, mais qui ne dégagerait des synergies qu'à plus long terme.
Face au progrès des discussions avec New York, Deutsche Börse a semblé jouer son va-tout vendredi en annonçant une série de concessions dans l'espoir d'arracher un accord de fusion avec Euronext.
Le groupe allemand, qui négocie depuis des mois avec la plateforme paneuropéenne, a proposé de créer un nouveau groupe coiffant leurs deux entités, de siège néerlandais, et l'externalisation de ses activités de compensation, l'une de leurs principales pommes de discorde.
Euronext a refusé de commenter ces propositions, assurant qu'elles n'avaient "rien de nouveau".
Autre rebondissement, l'opérateur de la Bourse de Milan a officiellement désigné Euronext comme son partenaire idéal en vue d'une alliance, ce dont le groupe paneuropéen s'est félicité. "Nous nous réjouissons à l'idée de pouvoir entamer des discussions avec Borsa Italiana dès que possible".
L'avenir du groupe mobilise aussi les autorités françaises. Le ministre de l'Economie Thierry Breton a déclaré vendredi qu'il allait "rester très clairement informé de l'évolution des discussions". Il a également révélé qu'un responsable de son ministère avait reçu à leur demande des responsables du NYSE et de Deutsche Börse.
Fort de cet éventail de possibilités, le PDG d'Euronext Jean-François Théodore demandera mardi à l'assemblée générale des actionnaires, qui se tiendra à Amsterdam, de lui laisser les coudées franches pour négocier rapidement un accord.
La direction d'Euronext a appelé ses actionnaires à rejeter une résolution inscrite à l'odre du jour à la demande d'un fonds d'investissement, et qui considère qu'une fusion avec Deutsche Börse est la meilleure des solutions.
Euronext devrait pouvoir compter sur l'appui de banques et de groupes français, qui ont constitué deux blocs d'actionnaires (un peu plus de 15% du capital) pour peser dans les discussions.
Par ailleurs, une fissure est apparue cette semaine entre les fonds anglo-saxons, qui possèdent près du tiers du capital d'Euronext.
Alors qu'ils privilégiaient jusqu'ici un mariage rapide et lucratif avec Francfort, l'un d'eux, Atticus Capital (environ 9% d'Euronext), s'est dit ouvert à une union avec Francfort comme avec New York, pourvu qu'Euronext fusionne rapidement.
Atticus a donc lancé un ultimatum à la Bourse de New York: si cette dernière ne dépose pas d'ici mardi une offre d'achat sur Euronext, le fonds votera en faveur du mariage avec Francfort, a déclaré un de ses représentants au Financial Times.

Bren
May 21st, 2006, 01:32 AM
Personne ne veut fusionner avec la DB, Euronext+Milan+NYSE est la meilleure solution pour Paris car elle garantit la tête de pont en Europe du NYSE et donc la continuité et la croissance d'Euronext alors que la solution DB c'est la mort d'Euronext

Cyril
May 21st, 2006, 03:18 PM
LONDRES, 21 mai 2006 - 13h31 (AFP) - La bourse paneuropéenne Euronext et la Bourse de New York (NYSE) s'apprêtent à annoncer cette semaine leur fusion créant un gigantesque marché transatlantique, écrit dimanche le Sunday Times.
L'hebdomadaire britannique indique que les conseillers et dirigeants des deux sociétés étaient réunis ce week-end pour conclure l'accord, qui donnerait naissance à un ensemble valant 20 milliards de dollars (15,65 Mds EUR).
Selon le journal, la direction commune de la nouvelle société siégerait à New York, tandis que les deux bourses demeureraient des entités administrativement séparées.
Le Sunday Times, très affirmatif, ne cite cependant pas de sources.
Euronext rassemble les bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, ainsi que le marché à terme britannique Liffe. Il tente depuis plusieurs mois de s'agrandir et fait l'objet d'une autre offre de fusion de la Bourse de Francfort (Deutsche Börse).
La combinaison Euronext-NYSE serait forte de 3.800 sociétés cotées, pesant au total une capitalisation de 19.000 milliards d'euros. Elle offrirait un contrepoids au rapprochement attendu entre le marché américain des valeurs high-tech, le Nasdaq, et la Bourse de Londres.
Parallèlement, le Nasdaq, principal concurrent du NYSE est devenu depuis un mois le premier actionnaire du London Stock Exchange, la Bourse de Londres. Vendredi, il a annoncé avoir dépassé le seuil de blocage de 25% qui permet d'empêcher toute décision importante.
Le conseil d'administration d'Euronext doit se réunir lundi. Il doit présenter mardi ses différentes offres de rapprochement aux actionnaires réunis en assemblée générale annuelle à Amsterdam.
L'opérateur paneuropéen avait accueilli froidement vendredi de nouvelles propositions en vue d'un mariage de raison avec Deutsche Börse, mais s'est dit prêt à discuter avec la Bourse de Milan.
L'alliance avec Francfort aurait l'avantage de produire des bénéfices rapides, mais serait nettement moins ambitieuse qu'une fusion avec New York.

Iliun
May 22nd, 2006, 10:38 AM
La Bourse de New York propose l'acquisition d'Euronext


PARIS, lun 22 mai, 8h21(AFP) - La Bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE) a annoncé, lundi dans un communiqué, avoir proposé de racheter l'opérateur boursier paneuropéen Euronext (Paris: NL0000241511 - actualité) pour créer un groupe d'une valeur de 16 milliards d'euros (21 milliards de dollars).
La combinaison des deux groupes créerait le premier marché boursier du monde, avec une valeur cumulée des sociétés cotées de 21.000 milliards d'euros (27.000 milliards de dollars), près de trois fois supérieure à celle de son plus gros concurrent.

Le NYSE évalue à 293 millions d'euros (375 M USD) les synergies générées par la fusion. Le groupe combiné serait coté à New York et à Paris, et les postes de direction partagés entre les dirigeants actuels d'Euronext et du NYSE.

Euronext, qui rassemble les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, était en discussion en vue d'un rapprochement depusi plusieurs semaines. Le groupe paneuropéen est également convoité par son concurrent allemand Deutsche Börse, qui gère la Bourse de Francfort. Euronext réunit mardi ses actionnaires en asssemblée générale pour faire le point sur son avenir.

blais
May 22nd, 2006, 11:12 AM
Personne ne veut fusionner avec la DB, Euronext+Milan+NYSE est la meilleure solution pour Paris car elle garantit la tête de pont en Europe du NYSE et donc la continuité et la croissance d'Euronext alors que la solution DB c'est la mort d'Euronext

C'est un point de vue.
De toute façon le rapprochement avec le NYSE sera un rachat pur et simple.
Ceci ne fera que renforcer NY en permettant d'investir plus facilement sur le marché européen, et l'avantage n'est absolument pas du côté inverse.
La fusion est juste en faveur des investisseurs américains sur l'europe, c'est tout. Les français sont les rigolos de l'histoire.
De plus les américains favoriseront les pays-bas comme tête de pont en europe avec Amsterdam, la France ayant une mauvaise réputation.

Dans toutes les fusions transatlantiques, la France sort toujours grande perdante en emploie, et voit la fuite de la forte valeur ajoutée.

On devrait vendre Airbus à Boeing aussi, c'est peut être aussi la meilleur solution pour la croissance du groupe.

Cyril
May 22nd, 2006, 11:26 AM
Et que va faire Francfort dans l'histoire ?

Cyril
May 22nd, 2006, 12:20 PM
PARIS, 22 mai 2006 - 10h50 (AFP) - La Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse) a proposé, lundi, d'acquérir Euronext dans une transaction évaluée à 8 milliards d'euros, afin de créer un gigantesque marché boursier actif des deux côtés de l'Atlantique.
La Bourse de New York a indiqué dans un communiqué, qu'en achetant l'opérateur boursier paneuropéen Euronext, également convoité par Deutsche Börse, le gestionnaire de la Bourse de Francfort, il voulait créer un groupe d'une valeur de 16 milliards d'euros (21 milliards de dollars).
Le Nyse propose aux actionnaires d'Euronext, qui rassemble les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, l'équivalent de 8 milliards d'euros (soit 10,2 milliards de dollars), en titres et en numéraire pour racheter la plateforme boursière européenne.
La combinaison des deux groupes créerait le premier marché boursier du monde, baptisé tout simplement "Nyse Euronext", dont la valeur cumulée de toutes les sociétés cotées s'élèverait à 21.000 milliards d'euros (27.000 milliards de dollars), près de trois fois supérieure à celle de son plus gros concurrent.
"Nyse Euronext sera le seul marché financier réellement mondial et le plus liquide de la planète, et offrira aux investisseurs et aux émetteurs aux Etats-Unis, en Europe et à travers le monde des avantages incomparables", a vanté John Thain, le PDG du Nyse.
L'opération permettrait au Nyse de mettre un pied dans les transactions sur produits dérivés, des produits financiers en forte croissance, Euronext étant propriétaire du marché à terme londonien Liffe.
Le ministre français de l'Economie Thierry Breton a déclaré lundi qu'il souhaitait le maintien d'une "activité très forte à Paris".
Nyse Euronext serait coté à New York et sur les quatre marchés actuels d'Euronext et les postes de direction seraient partagés: le patron de la Bourse de New York John Thain, serait PDG du nouvel ensemble et celui d'Euronext Jean-François Théodore deviendrait son adjoint. Le conseil d'administration comprendrait 11 représentants du Nyse et 9 d'Euronext.
La Bourse de New York évalue à 293 millions d'euros (375 M USD) les synergies générées par la fusion.
Selon toute vraisemblance, Euronext devrait répondre favorablement à l'offre du Nyse, qui lui permettrait de conserver une importante autonomie. Le groupe avait confirmé la semaine dernière qu'il était en train de peaufiner un accord stratégique en vue "d'une transaction de grande ampleur", suite à des informations de presse faisant état de discussions très avancées avec New York.
Officiellement, Euronext s'est contenté de répondre que son conseil de surveillance allait se réunir lundi après-midi pour étudier les propositions du Nyse, ainsi qu'une offre de rapprochement émanant de son concurrent allemand Deutsche Börse, et d'autres "marques d'intérêts".
Ces propositions seront également abordées lors de l'Asssemblée générale annuelle du groupe mardi à Amsterdam.
Deutsche Börse a proposé ce week-end un rapprochement avec Euronext, avec une parité basée sur la moyenne des cours des groupes sur les trois mois précédant la signature d'un accord, ce qui lui donnerait la part du lion en cas de mariage: aux cours actuels, Francfort serait valorisé 11,7 milliards d'euros contre 7,5 milliards pour son concurrent.
En dehors de l'intérêt que lui prêtent New York et Francfort, Euronext avait salué vendredi une approche de l'opérateur de la Bourse de Milan, Borsa Italiana, et a également discuté selon la presse avec le marché à terme de Chicago.
L'offre du Nyse a immédiatement fait bondir le cours d'Euronext lundi en début de séance, certains investisseurs espérant une contre offre de la Bourse de Francfort à un prix plus élevé.

blais
May 22nd, 2006, 12:55 PM
Et que va faire Francfort dans l'histoire ?

Francfort veut garder son indépendance (majorité du capital) et le siège (direction et modèle allemande pour le futur groupe).
Les allemands considèrent que leur modèle est le meilleur donc ce sont eux qui donneront les ordres en gros. D'ailleurs la DB est très réputée et la qualité de son système informatique est irréprochable.
Seulement sa fait peur à tout le monde d'être sous commandement germanique avec Francfort comme unique centre. Francfort va donc chercher ailleurs, surement avec Zurich je pense. Puis Milan ? le CME ou le CBOT ?
C'est très difficile à dire.
Bientôt le TSE (tokyo) arrivera aussi dans la course et les japonnais comme les allemands sont pas près de lacher le morceaux et partiront comme des prédateurs.
Pour le moment ca profite aux USA, c'est clair.
Malheureusement on risque de se trouver dans 10 ans avec 3 grands centres décisionnels dans le domaine de la bourse : NY, Francfort et Tokyo et peut être Chicago ... Les places de Paris, Londres, Amsterdam ne seront plus que des représentations régionales sous une direction mondiale basé à NY.

Bren
May 22nd, 2006, 02:13 PM
Francfort veut garder son indépendance (majorité du capital) et le siège (direction et modèle allemande pour le futur groupe).
Les allemands considèrent que leur modèle est le meilleur donc ce sont eux qui donneront les ordres en gros. D'ailleurs la DB est très réputée et la qualité de son système informatique est irréprochable.
Seulement sa fait peur à tout le monde d'être sous commandement germanique avec Francfort comme unique centre. Francfort va donc chercher ailleurs, surement avec Zurich je pense. Puis Milan ? le CME ou le CBOT ?
C'est très difficile à dire.
Bientôt le TSE (tokyo) arrivera aussi dans la course et les japonnais comme les allemands sont pas près de lacher le morceaux et partiront comme des prédateurs.
Pour le moment ca profite aux USA, c'est clair.
Malheureusement on risque de se trouver dans 10 ans avec 3 grands centres décisionnels dans le domaine de la bourse : NY, Francfort et Tokyo et peut être Chicago ... Les places de Paris, Londres, Amsterdam ne seront plus que des représentations régionales sous une direction mondiale basé à NY.

Il n'y a que la DB qui croit en son modèle vertical, la très grande mjorité des protagonistes souhaitent une séparation du trading, du clearing et des activités de settlement ce que refuse la DB.

Quant au système allemand, le CBOT s'en est séparé et a opté pour le système Euronext, comme va s'apprêter à faire le CME d'ailleurs.

blais
May 22nd, 2006, 02:45 PM
Il n'y a que la DB qui croit en son modèle vertical, la très grande mjorité des protagonistes souhaitent une séparation du trading, du clearing et des activités de settlement ce que refuse la DB.

Quant au système allemand, le CBOT s'en est séparé et a opté pour le système Euronext, comme va s'apprêter à faire le CME d'ailleurs.

Les faits sont comme même là.
Malgré la taille de la place de francfort la capitalisation de la DB est élevé, c'est un gage de rentabilité et d'image solide.
La rationalisation et les procédures des échanges opérés par la DB et son système informatique sont excellent. La fiabilité est excellente aussi.
Peut être trop germanique ? c'est ca son relatif échec.

Bren
May 22nd, 2006, 02:50 PM
Les faits sont comme même là.
Malgré la taille de la place de francfort la capitalisation de la DB est élevé, c'est un gage de rentabilité et d'image solide.
La rationalisation et les procédures des échanges opérés par la DB et son système informatique sont excellent. La fiabilité est excellente aussi.
Peut être trop germanique ? c'est ca son relatif échec.

la capitalisation de la DB est en effet élevée car elle inclut les activités de compensation et surtout les très rentables activités de Clearstream; Euronext ce n'est que du trading principalement. La comparaison est donc biaisée.

l'handicape de la DB ce n'est pas son système informatique ou le fait qu'elle soit allemande, c'est son modèle.

Cyril
May 22nd, 2006, 04:52 PM
LONDRES, 22 mai 2006 - 15h34 (AFP) - Le projet de fusion entre la Bourse de New York et Euronext annoncé lundi impose au London Stock Exchange de réagir, à commencer par discuter avec le Nasdaq, s'il ne veut pas rater le train de la consolidation des grandes places financières mondiales.
Approchée à quatre reprises depuis un an et demi par Deutsche Börse, Euronext, Macquarie Bank et le Nasdaq, la Bourse de Londres n'a eu de cesse d'affirmer son indépendance, tandis que sa valeur triplait.
Selon le Daily Telegraph, ce sera encore le cas jeudi lors de la présentation des résultats annuels de l'opérateur, qui devraient montrer un bond de 40% de ses bénéfices selon les analystes, grâce à de nombreuses introductions en Bourse et à l'essor des transactions électroniques.
Mais la stratégie attentiste de Clara Furse, directrice générale du LSE, semble de plus en plus dangereuse alors que l'aura internationale dont jouit actuellement la place londonienne pâtirait à coup sûr de la naissance d'une plate-forme transatlantique, première du genre, concurrente.
"Il est frustrant de voir le LSE rester aussi passif envers tout ça, nous voudrions qu'ils soient plus actifs", lance Kevin Sloane, de l'Association des courtiers et gérants de fonds pour la clientèle privée (APCIMS), dont les membres détiennent environ 10% du capital de la place londonienne.
"Le LSE est une marque de renommée mondiale, ce qui lui donne beaucoup d'influence sur les marchés, et ce serait un gros gâchis que de la perdre ou de la brader", ajoute-t-il.
Le fait que le Nasdaq ait franchi le seuil de 25% du capital du LSE et contrôle ainsi toutes les décisions stratégiques de l'entreprise, en particulier un changement de propriétaire, plaide pour que Clara Furse accepte enfin de rencontrer son homologue de la Bourse électronique américaine, Bob Greifeld.
Ce dernier avait dû retirer une offre d'achat de 2,4 milliards de livres en mars, le LSE n'en ayant pas voulu. La législation financière britannique lui interdit de revenir à la charge avant le 30 septembre, sauf en cas d'offre concurrente ou s'il s'entendait avec la direction britannique.
Richard Hunter, de Hargreaves Lansdown Stockbrokers, est convaincu qu'une nouvelle OPA n'est plus qu'une question de temps, et que le LSE ferait donc bien de prendre les devants en s'asseyant à la table des négociations alors que la consolidation des grandes places financières paraît inéluctable.
Mamoun Tazi, analyste de Man Securities, estime cependant que le LSE a encore toutes les cartes en mains et que "s'ils veulent faire une contre-offre sur Euronext, il faut le faire maintenant".
Selon lui, "ils ont les moyens financiers de le faire, s'ils proposent un échange de titres". Mais il estime que "la meilleure solution serait pour eux une fusion à trois avec le New York Stock Exchange et Euronext". Mais la pilule serait sans doute difficile à avaler pour le Nasdaq, même si on lui proposait de racheter ses 25% dans le LSE à prix d'or.

Manuel
May 22nd, 2006, 04:57 PM
LONDRES, 22 mai 2006 - 15h34 (AFP) Approchée à quatre reprises depuis un an et demi par Deutsche Börse, Euronext, Macquarie Bank et le Nasdaq, la Bourse de Londres n'a eu de cesse d'affirmer son indépendance, tandis que sa valeur triplait.

Bien joué sur le court terme! maintenant faudrait que Clara elle se bouge un peu le c**.

Cyril
May 22nd, 2006, 04:58 PM
"NYSE Euronext will be the world's most liquid and truly global financial marketplace, offering unparalleled benefits for investors and issuers in the United States, Europe and across the globe"
John Thain, NYSE chief executive

http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/5003558.stm

blais
May 22nd, 2006, 05:43 PM
l'handicape de la DB ce n'est pas son système informatique ou le fait qu'elle soit allemande, c'est son modèle.

c'est ce que je voulais dire, c'est son modèle qui pose problème car c'est un modèle germanique et les allemands concoivent la gestion d'une place comme cela.

Cyril
May 22nd, 2006, 06:15 PM
PARIS, 22 mai 2006 (AFP) - 17h02 - Avec la proposition de rachat de la Bourse de New York, la Bourse paneuropéenne Euronext voit aujourd'hui son modèle et ses ambitions de développement indépendant bouleversés mais pas anéantis, selon les analystes.
En septembre 2000, date de sa création, en pleine intégration des flux financiers mondiaux, Euronext affiche une ambition: devenir "le leader de l'intégration des marchés financiers européens".
En moins de quatre ans, le groupe boursier parviendra à bâtir la première Bourse transfrontalière autour des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, puis Lisbonne, acquise en 2002.
Son indépendance lui a permis d'ériger ce modèle propre, polycentrique et décentralisé, où chaque Bourse nationale garde son indépendance, explique un analyste d'une grande banque parisienne.
"Euronext a été très efficace", estime Bruno Biais, directeur de recherche au CNRS et professeur de Finances à l'Université de Toulouse. "Le groupe a réussi une forme d'intégration des marchés en Europe et a développé un système de formation des transactions très innovant, imité par ses concurrents, alors qu'il est beaucoup moins gros que le Nasdaq ou la Bourse de New York", explique-t-il.
Euronext pèse aujourd'hui une capitalisation boursière de 2.584 milliards d'euros (3.308 milliards de dollars), bien loin toutefois des 21.000 milliards de dollars de la Bourse de New York.
Mais son modèle, ardemment défendu par ses actionnaires et ses clients, est désormais sur la sellette, soulignent certains, avec l'offre de rachat proposée lundi par le New York Stock Exchange, "Wall Street", centre névralgique et symbole de la finance mondiale.
En cas de concrétisation de l'opération, "Euronext deviendrait une simple antenne d'une société américaine", résume un analyste parisien. "Le conseil d'administration serait aux Etats-Unis, Euronext perdrait la direction de l'entité combinée et serait obligé d'obéir à la stratégie du NYSE", souligne l'analyste d'une grande banque parisienne.
Selon une source proche du dossier, l'inconvénient majeur d'un rapprochement pour Euronext réside dans "l'influence ultime prédominante" de la Bourse américaine.
C'est pourquoi "le point très très important, c'est le régulateur", explique cette source: il faut absolument que la partie américaine de la nouvelle entité soit régulée par l'autorité américaine de la concurrence (FTC), et les marchés européens par les régulateurs européens.
Un point sur lequel le PDG du NYSE, John Thain, a tenté de rassurer lundi lors d'une conférence téléphonique: "la structure de régulation actuelle sera maintenue", a-t-il fait valoir.
S'il a prévu 11 sièges à ses représentants au conseil d'administration de la nouvelle entité, le NYSE en a aussi proposé neuf à des membres d'Euronext, une répartition qui "ne correspond pas aux proportions naturelles qui auraient dû être retenues" si l'on tient compte des poids des deux groupes, souligne Bruno Biais.
Enfin, "Euronext restera maître sur ses marchés actions en Europe et dérivés à Londres", complète l'analyste de la banque parisienne, évoquant l'avenir du modèle décentralisé d'Euronext.
Les experts du secteur s'accordent ainsi à dire que son rachat par la Bourse de New York pourrait constituer une opportunité stratégique pour le groupe européen, en mal de reconnaissance par les sociétés internationales. Celles-ci lui préfèrent en effet la Bourse de Londres, historiquement plus ouverte à l'international, et aujourd'hui contrôlée par le Nasdaq, la Bourse électronique américaine.
"En attirant ces sociétés, Euronext pourrait devenir une place internationale à part entière. Si le NYSE lui donne les outils pour le faire", explique un analyste parisien, jugeant le projet américain encore "flou".

C-Beam
May 22nd, 2006, 08:33 PM
Le modèle vertical du DB a des avantages techniques. Mais ce modèle n'est pas voulu par les régulateurs qui craignent trop de concentration de puissance. Ces mêmes régulateurs cependant qui veulent arrêter n'importe quelle concentration verticale sont disposés à permettre la concentration horizontale de la puissance - qui est tout à fait un point de vue contradictoire. À mon avis, la vraie solution serait de définir un protocole standard comme interface entre les échanges. Alors tous les échanges ont pu effectuer des transactions les uns avec les autres. Une telle solution offrirait l'avantage des marchés fortement liquides sans avoir l'inconvénient de trop de concentration de puissance.

Cyril
May 22nd, 2006, 08:50 PM
PARIS, 22 mai 2006 (AFP) - 19h22 - Le conseil de surveillance de la Bourse paneuropéenne Euronext s'est dit favorable lundi à la proposition de rachat de la Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse) qu'il considère comme "la plus attrayante" par rapport à celle de la Bourse allemande Deutsche Börse.
Le conseil de surveillance d'Euronext, réuni lundi après-midi, "a étudié attentivement les propositions de la Deutsche Börse et de la Bourse de New York" et "considère que la transaction avec le NYSE offre la combinaison la plus attrayante", a indiqué Euronext dans un communiqué.
"Les deux propositions seront expliquées aux actionnaires lors de l'assemblée générale mardi. Leur avis sera étudié par le conseil d'administration qui fera une recommandation finale aux actionnaires lors d'une future assemblée générale extraordinaire", précise le communiqué.
La Bourse de New York a proposé lundi de racheter Euronext pour quelque 8 milliards d'euros, ce qui créerait la première Bourse mondiale en termes de capitalisation des deux côtés de l'Atlantique.

eomer
May 22nd, 2006, 10:48 PM
Le modèle vertical du DB a des avantages techniques. Mais ce modèle n'est pas voulu par les régulateurs qui craignent trop de concentration de puissance. Ces mêmes régulateurs cependant qui veulent arrêter n'importe quelle concentration verticale sont disposés à permettre la concentration horizontale de la puissance - qui est tout à fait un point de vue contradictoire.
La concentration de la puissance, qu'elle soit verticale ou horizontale n'est plus vraiment de mise: mieux vaut, amha, une structure plus souple et adhocratique. Evidement, nos amis Allemands ne sont pas très disposés à ce genre de pratiques: ils ne jurent que par l'organisation rigoureuse au point de devenir rigoriste et rigide.

Je trouve dommage que nous ne soyons pas parvenu à créer un rapprochement de l'ensemble des bourses européennes mais j'ai dans l'idée que Frankfort n'a pas dit son dernier mot et pourrait bien tenter un rapprochement avec Tokyo, Milan et Madrid.

Bren
May 22nd, 2006, 10:52 PM
Milan et Madrid ne pèsent quasiment rien. Quant à Tokyo, le nationalisme exacerbé de cette bourse a brûlé beaucoup d'ailes par le passé alors entre l'intransigeance de la DB et le nationalisme du TSE ça risque fort de faire des étincelles. Petite précision, le TIFFE (bourse dérivés Tokyo) a la technologie d'Euronext.

Quant aux modèles, seul le modèle horizontal peut permettre une concurrence entre chambres de compensation et settlement facilities. Aujourd'hui, il est encore difficile de choisir sa chambre de compensation (mais des grandes banques veulent concurrencer les chambres historiques comme la BNP PARIBAS par ex) mais il est plus aisé de choisir où dénouer, en Europe le choix existe entre Clearstream et Euroclear

mohamed
May 22nd, 2006, 11:16 PM
Quant aux modèles, seul le modèle horizontal peut permettre une concurrence entre chambres de compensation et settlement facilities. Aujourd'hui, il est encore difficile de choisir sa chambre de compensation (mais des grandes banques veulent concurrencer les chambres historiques comme la BNP PARIBAS par ex) mais il est plus aisé de choisir où dénouer, en Europe le choix existe entre Clearstream et Euroclear

ahhhhhhhhh clearstream je pense que cette société a une mauvaise réputation en ce moment du au compte occulte

Bren
May 22nd, 2006, 11:26 PM
ahhhhhhhhh clearstream je pense que cette société a une mauvaise réputation en ce moment du au compte occulte

un particulier ne peut avoir de compte chez Euroclear ou Clearstream, seulement vu que personne ne sait ce que sont ces organismes, il est facile d'en faire des machines occultes à blanchir de l'argent

Cyril
May 23rd, 2006, 08:26 AM
BERLIN, 23 mai 2006 (AFP) - L'opérateur de la Bourse de Francfort, Deutsche Börse, qui tente de convaincre son concurrent européen Euronext de se marier avec lui, propose aux actionnaires une offre combinée consistant dans le versement en cash de deux milliards d'euros et l'attribution d'actions, a annoncé la Bourse allemande dans un communiqué.
Deutsche Börse, qui n'avait jusqu'à présent pas rendu publique d'offre chiffrée, réagit ainsi à celle de la Bourse de New York (New York Stock Exchange) laquelle avait officialisé lundi une offre concurrente de 8 milliards d'euros.
Le conseil de surveillance d'Euronext devrait se réunir le lundi 29 mai pour examiner les propositions des Bourses de New York et de Francfort, mais les analystes estiment que la Bourse paneuropéenne devrait accueillir favorablement l'offre américaine.
Deutsche Börse propose de réaliser la fusion à travers une nouvelle société baptisée "NewCo" et la signature d'un "Business Combination Agreement", la part d'actions devant revenir aux actionnaires des deux bourses fusionnées étant déterminée par "la capitalisation boursière" respective sur trois mois de Deutsche Börse et Euronext.
Quant au "versement de deux milliards d'euros" aux actionnaires disposés à céder leurs actions de Deutsche Börse et d'Euronext, s'il se faisait "sur la base du cours de clôture boursier de lundi (101,30 euros pour Deutsche Börse et 67,55 euros pour Euronext), c'est-à-dire avec un rapport de 57 à 43, et sur la base d'une action de Deutsche Börse pour une action de Newco, une action d'Euronext équivaudrait à 0,68 action de Newco pour une valeur de 7,72 euros par action", alors que "l'action de Deutsche Börse vaudrait 11,38 euros".
D'autre part, Deutsche Börse annonce "des effets de synergie" d'une valeur "d'environ 300 millions d'euros bruts par an", dont 60 millions seraient redistribués "aux clients" de la nouvelle bourse fusionnée, ce qui amènerait "des synergies de 240 millions d'euros nets par an pour la nouvelle entreprise". "Ainsi le gain par action augmentera de manière substantielle et les actionnaires d'Euronext et de Deutsche Börse enregistreront une valeur ajoutée considérable".
Dans son communiqué, Deutsche Börse se déclare "convaincue que cette procédure transactionnelle constitue le mode de fusion le plus attractif possible pour les actionnaires, les clients et les deux centres financiers. De plus, c'est aujourd'hui la seule option qui dynamise l'intégration des marchés financiers européens dans un environnement européen régulé", ajoute l'opérateur de la Bourse de Francfort.
Selon le quotidien Die Welt de mardi, Deutsche Börse a proposé au patron d'Euronext d'assurer seul dans un premier temps la présidence du nouvel ensemble: le Français Jean-François Théodore serait seul maître à bord pendant dix-huit mois, le patron de Deutsche Börse, le Suisse Reto Francioni, prenant ensuite les rênes du groupe.
Le 19 mai, Deutsche Börse avait déjà présenté quelques petites concessions pour tenter de séduire Euronext, proposant une présidence bicéphale pour une période transitoire, d'une durée non précisée.
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Le feuilleton continue...

Cyril
May 23rd, 2006, 11:16 AM
AMSTERDAM, 23 mai 2006 - 10h07 (AFP) - La Bourse paneuropéenne Euronext a rejeté l'offre de Deutsche Börse mardi, son directeur financier, Serge Harry, la jugeant "trompeuse".

Bren
May 23rd, 2006, 11:48 AM
Un avantage indéniable de s'allier avec le NYSE plutôt qu'avec la DB est la possibilité d'avoir une plage de trading très élargie pour les valeurs européennes côtées sur Euronext et les valeurs US une fois les systèmes de trading harmonisé avec réduction des coûts pour les intervenants

C-Beam
May 23rd, 2006, 01:39 PM
Quant aux modèles, seul le modèle horizontal peut permettre une concurrence entre chambres de compensation et settlement facilities.

… malheureusement le même peuple qui exigent la concurrence verticale demande la concentration horizontale en cherchant une fusion globale des bourses. Mais seulement les bourses indépendantes peuvent assurer la concurrence.

C-Beam
May 23rd, 2006, 01:48 PM
ahhhhhhhhh clearstream je pense que cette société a une mauvaise réputation en ce moment du au compte occulte

Vous évidemment n'avez pas compris au sujet de ce qu'est ce scandale. Me laisser vous dire : il y avait une liste truquée de noms et les comptes secrets chez Clearstream ont écarté afin d'endommager ces gens sur la liste. Le scandale ne sont pas les comptes (non-existants) à Clearstream mais à la rumeur fausse et à la création d'une liste fausse de noms. Clearstream est une victime et pas un purpetrator dans cette affaire.

Coïncidence en fait tout à fait intéressante qui de toutes les compagnies là sont ils choisissent Clearstream pour leur campagne de souillure. Cercles évidemment certains dans l'administration française ne veulent pas voir une fusion entre le DB et l'Euronext.La tentative par les politiciens français de présenter un règlement de l'UE contre un modèle verticalement intégré comme le DB a des points dans la même direction. Il semble y avoir grande crainte du côté français d'une concentration de puissance financière dans l'Allemagne (qui a déjà la banque centrale européenne). Dans leur crainte de la domination allemande ils ne peuvent évidemment pas voir les risques liés à l'option de NYSE. Le NYSE est encore plus grand et plus dominant que le DB. La crainte est toujours dangereuse si vous devez prendre des décisions raisonnables.

Bren
May 23rd, 2006, 01:50 PM
Mais seulement les bourses indépendantes peuvent assurer la concurrence.

cela est vrai si les entreprises sont multi listées, ce qui est loin d'être le cas et pire celles qui sont multi listées se font délister des places jugées non opportunes pour réduire leur coût

C-Beam
May 23rd, 2006, 02:01 PM
cela est vrai si les entreprises sont multi listées, ce qui est loin d'être le cas et pire celles qui sont multi listées se font délister des places jugées non opportunes pour réduire leur coût

Vous ne devez pas être énumérés aux échanges multiples afin de profiter de la concurrence entre eux. Il est suffisant que quelques compagnies décident d'énumérer à l'échange meilleur marché. Leur décision entraînera une réduction des prix de tous.

Bren
May 23rd, 2006, 02:06 PM
Vous ne devez pas être énumérés aux échanges multiples afin de profiter de la concurrence entre eux. Il est suffisant que quelques compagnies décident d'énumérer à l'échange meilleur marché. Leur décision entraînera une réduction des prix de tous.

Je n'ai pas tout compris.

n'oubliez pas la liquidité ... en matière de trading, la concurrence est une chose mais bien souvent c'est la liquidité qui arbitre, le Liffe par exemple en a fait les frais avec le Bund pour lequel Eurex a capté la liquidité

C-Beam
May 23rd, 2006, 02:14 PM
La liquidité exige la concentration - horizontalement et verticalement. Cependant, la concentration cause des monopoles. Et augmentations des prix de cause de monopoles. C'est le dilemme. Peut-être la solution n'est pas de fusionner du tout. Au lieu de cela on devrait créer une interface ouverte entre plusieurs échanges indépendants. Une interface qui tient compte des commerces entre eux.

Bren
May 23rd, 2006, 02:31 PM
La liquidité exige la concentration - horizontalement et verticalement. Cependant, la concentration cause des monopoles. Et augmentations des prix de cause de monopoles. C'est le dilemme. Peut-être la solution n'est pas de fusionner du tout. Au lieu de cela on devrait créer une interface ouverte entre plusieurs échanges indépendants. Une interface qui tient compte des commerces entre eux.

eh bien c'est le modèle Euronext que vous présentez là, modèle qui permet de réduire les coûts pour les intervenants tout en tentant compte des exigences des différents régulateurs impliqués.

l'interface que vous présentez existe aux US où un ordre est exécuté sur la place offrant le meilleur prix donc généralement sur la place la plus liquide et cela est possible car les différents exchanges aux US ne dépendent que de la SEC donc d'un seul régulateur

Cyril
May 23rd, 2006, 03:05 PM
AMSTERDAM, 23 mai 2006 - 13h56 (AFP) - La majorité des actionnaires de la bourse paneuropénenne Euronext a voté contre un rappprochement avec la bourse allemande Deutsche Börse, lors d'un vote à l'Assemblée générale mardi à Amsterdam, retransmis sur Internet.
leb/ggy/lmt

14h42

La majorité des actionnaires de la Bourse paneuropénenne Euronext a voté contre un rapprochement avec la Bourse allemande Deutsche Börse, lors d'un vote à l'Assemblée générale mardi à Amsterdam, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Ce vote constitue un soutien pour la direction d'Euronext, en faveur d'un rapprochement avec la Bourse de New York, et qui avait recommandé à ses actionnaires de voter contre une motion privilégiant une fusion avec Deutsche Börse, mise à l'ordre du jour de l'AG à la demande d'un fonds d'investissement.
La motion a été rejetée par 40,3 millions de voix, contre 30,5 millions, et environ 2 millions d'abstentions.
Le PDG du groupe Jean-François Théodore, qui a critiqué mardi les propositions d'union de Deutsche Börse, a confirmé que "le choix final reviendra aux actionnaires, qui seront convoqués à une assemblée générale extraordinaire dès que possible" pour se prononcer avant la conclusion d'un accord de rapprochement.
La Deutsche Börse a annoncé dans la nuit de lundi à mardi une offre de rachat d'Euronext combinant un versement en cash de deux milliards d'euros et l'attribution d'actions, soit un total équivalent à 8,62 milliards d'euros, une surenchère par rapport à l'offre de la Bourse de New York de 8 milliards d'euros.
Déjà lundi soir la direction d'Euronext avait choisi son camp en recommandant l'offre de New York, jugée "la plus attrayante".
En rachetant Euronext, fusion des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, le Nyse créerait la plus grande Bourse mondiale, active des deux côtés de l'Atlantique, un groupe d'une valeur de 16 milliards d'euros (21 milliards de dollars).
Selon l'offre du Nyse, le nouveau groupe "Nyse Euronext" serait coté à New York et sur les marchés actuels d'Euronext. Les postes de direction seraient partagés: le PDG du Nyse John Thain serait PDG du nouvel ensemble, et celui d'Euronext, le Français Jean-François Théodore, son adjoint. Le conseil d'administration comprendrait 11 représentants du Nyse et 9 d'Euronext.

C-Beam
May 23rd, 2006, 04:23 PM
eh bien c'est le modèle Euronext que vous présentez là, modèle qui permet de réduire les coûts pour les intervenants tout en tentant compte des exigences des différents régulateurs impliqués.

l'interface que vous présentez existe aux US où un ordre est exécuté sur la place offrant le meilleur prix donc généralement sur la place la plus liquide et cela est possible car les différents exchanges aux US ne dépendent que de la SEC donc d'un seul régulateur

Toute les bourses appartenant á l'Euronext utilise le même logiciel. L'Euronext a le monopole sur le logiciel. Moi je proposerai plutot un interface et un protocole standard ouverts entre les bourses. Avec un tel modèle, les bourses resterons independantes et pourront utiliser leur propre logiciel.

Bren
May 23rd, 2006, 04:34 PM
Non, dans la mesure où je sais des utilisations d'Euronext le même logiciel pour tous ses échanges. Car tels les échanges ne sont pas l'indépendant et l'Euronext a un monopole de logiciel. Ce que je propose à la place est une interface et un protocole standard ouverts entre les échanges. Les échanges d'individu et le logiciel qu'ils emploient peuvent demeurer indépendants avec un tel modèle.

ce qui revient à proposer une super bourse car le but d'une telle interface est de permettre le matching au meilleur prix sinon il n'y a aucun intérêt, donc à balayer toute idée de concurrence puisque la place la plus liquide captera les ordres : le NYSE capte quasiment tous les ordres au détriment des autres exchanges US qui ne survivent qu'en listant quelques entreprises locales ou en lançant des marchés de niche