View Full Version : Beauvais
B@dGuYoM December 29th, 2004, 11:15 AM Quelques photos de ma ville, Beauvais capitale de l'oise et anciennement de la Picardie. C'est une ville de 55371 hab ce qui la place au 84 ème rang national. Si quelqu'un veut rajouter des photos (si possibles aériennes) , elles seront les bienvenues. :)
L'emblématique cathédrale Saint Pierre (anciennement plus haute construction d'europe voire du monde.Petite description :
Cathédrale sans nef, elle ne se compose que d'un transept et d'un chœur ; ses voûtes de 48 mètres sont cependant les plus hautes de l'époque gothique. Saint-Pierre aurait dû être la plus haute église de la chrétienté si des effondrements successifs et les aléas de l'histoire n'avaient entravé ce dessein. Commencée en 1225 par l'évêque Milon de Nanteuil, elle fut consacrée en 1260. Mais en 1284, une partie des voûtes s'effondra, retardant l'entreprise. Le transept ne fut ajouté qu'au 16e siècle ; après l'écroulement de la tour, d'une hauteur exceptionnelle de 153 mètres, les travaux furent arrêtés et la nef ...
http://www.oise.pref.gouv.fr/Site/Oise_images/images/cath_bvs_ok.jpg
http://www.romanes.com/Beauvais/Cathedrale_Saint_Pierre_de_Beauvais_2.html
La gare
http://perso.wanadoo.fr/trainzcantilien/Les%20lignes/Beauvais/bvs4.jpg
Je rajouterais des infos plus tard, mais n'hésité pas à le faire aussi. C'est mon premier thread à image soyez indulgent merci :)
B@dGuYoM December 29th, 2004, 11:17 AM Les grandes entreprises de Beauvais et leur chiffres d'affaire
AGCO 693 M Euros
A NOVO 462 M Euros
GIMA 157 M Euros
RADIOSPARES 148 M Euros
DSM AGRO-FRANCE 64 M Euros
LUCIEN 39 M Euros
UNIL OPAL FRANCE NORD 23 M Euros
SAGEA 22 M Euros
EAUX ET ASSAINISSEMENTS 18 M Euros
TELECOISE 17 M Euros
COURRIERS AUTOMOBILES BEAUVAISIS 17 M Euros
SAGA 60 15 M Euros
B@dGuYoM December 29th, 2004, 11:31 AM La mairie
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/hotel.html
Le musée départemental
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/palais.html
Les remparts
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/remparts.html
La place jeanne hachette
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/place.html
jerem December 29th, 2004, 01:42 PM La mairie
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/hotel.html
Le musée départemental
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/palais.html
Les remparts
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/remparts.html
La place jeanne hachette
http://freeoise.free.fr/communes/lettreb/beauvais/place.html
je vois pas t'est photos c'est normal!
jerem December 29th, 2004, 02:00 PM quelques photos de beauvais:
la cathedrale:
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D29122004135215170369.jpg
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D2912200413520117794.jpg
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D29122004135202234630.jpg
une petite carte postale!:
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D29122004135202162985.jpg
le projet du nouvelle aerogare prevue pour 2005:
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D29122004135215146140.jpg
et le petit lien! qui va avec!:
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.cci-oise.fr/oise-eco/images/Photos92/Aerogar.jpg&imgrefurl=http://www.cci-oise.fr/oise-eco/Echanges/Echange923.html&h=232&w=400&sz=10&tbnid=im1uzOh3Kr4J:&tbnh=69&tbnw=118&start=36&prev=/images%3Fq%3Doise%2Bbeauvais%26start%3D20%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN
B@dGuYoM December 29th, 2004, 02:47 PM ouai jarrive pas à les mettre. J'essayerai de trouver pour ce soir une vue de la "skyline"
sussucre December 29th, 2004, 05:18 PM après l'écroulement de la tour, d'une hauteur exceptionnelle de 153 mètres, les travaux furent arrêtés et la nef ...
c'est plutot la fleche et non la tour qui est tombée ?!? :?
B@dGuYoM December 29th, 2004, 06:38 PM ouai je sais j'ai copié collé le texte. Sérieux ça m'énerve j'arrive pas à trouver une vue d'ensemble de la ville :bash:
eomer December 29th, 2004, 08:22 PM Les grandes entreprises de Beauvais et leur chiffres d'affaire
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A NOVO 462 M Euros
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Tu oublie Bendix Europe et Findus.
Kobrakai December 29th, 2004, 08:22 PM Les plus anciens du forum reconnaîtront peut-être les photos de Beauvais que j'avais posté il y bien plus d'un an. Je les poste de nouveau qd même... (elles sont toutes de moi et j'ai dû les prendre l'été 2003)
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais%2001.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais01-b.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais02.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais03.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais04.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais05.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais06.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais07.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais08.JPG
http://perso.wanadoo.fr/monsieur-b/images/Beauvais/Beauvais09.JPG
(pour les curieux, celle-ci a été prise depuis les archives départementales de l'Oise)
B@dGuYoM December 29th, 2004, 08:45 PM Pas mal t'y allais pour visiter la cathédrale :)
jerem December 30th, 2004, 02:08 AM elle est plutot belle la cathedrale!
elle est eclaire la nuit?
Phil December 30th, 2004, 02:23 AM Meci pour ce sujet.
Très impréssionnante cette cathédrale .
B@dGuYoM December 30th, 2004, 10:11 AM @jerem Oui elle est éclairée dans les tons orangers. :)
Fredo December 30th, 2004, 12:08 PM Par contre, loesque je l'ai visité, j'ai été impressioné par les immenses par en fer et poutres en bois qui sont censé soutenir la Cathédrale...
Je vous raconte pas le chantier que sa va être pour la restauré!!!
Sinon, dans l'ensemble, j'aime bien cette ville...Elle a un petit Centre Ville Sympa, avec beaucoup de commerces...
jerem December 30th, 2004, 12:55 PM @jerem Oui elle est éclairée dans les tons orangers. :)
ca doit bien la mettre en valeur alors!
jerem December 30th, 2004, 12:57 PM Par contre, loesque je l'ai visité, j'ai été impressioné par les immenses par en fer et poutres en bois qui sont censé soutenir la Cathédrale...
Je vous raconte pas le chantier que sa va être pour la restauré!!!
parcequ'ils vont la restaurer??
Fredo December 30th, 2004, 01:20 PM parcequ'ils vont la restaurer??
Il on plutot intêret parceque vue l'état général, et son exeptionelle hauteur, elle pourrait bien s'éffondrer!!!
Bender December 30th, 2004, 01:58 PM Les grandes entreprises de Beauvais et leur chiffres d'affaire
AGCO 693 M Euros
A NOVO 462 M Euros
GIMA 157 M Euros
RADIOSPARES 148 M Euros
DSM AGRO-FRANCE 64 M Euros
LUCIEN 39 M Euros
UNIL OPAL FRANCE NORD 23 M Euros
SAGEA 22 M Euros
EAUX ET ASSAINISSEMENTS 18 M Euros
TELECOISE 17 M Euros
COURRIERS AUTOMOBILES BEAUVAISIS 17 M Euros
SAGA 60 15 M Euros
N'importe quel hypermarché fait 100 millions de CA.
B@dGuYoM December 30th, 2004, 02:39 PM Je crois que pour la restaurer il y en a pour plus de 20 millions d'euro et ça prendra plus de 10 ans :eek2:
jerem December 30th, 2004, 03:04 PM Je crois que pour la restaurer il y en a pour plus de 20 millions d'euro et ça prendra plus de 10 ans :eek2:
ca fait pas un peu long 10 ans!
B@dGuYoM December 30th, 2004, 04:51 PM oh tu sais ça vait 21 ans que j'habite la nas et je l'ai toujours connu avec des échafaudages. Je crois qu'ils veulent refaire un petite flèche. Mais j'en ignore la taille.
satanass December 30th, 2004, 06:38 PM (RADIOSPARES c'est à Beauvias?
J'en apprends une bonne la!!)
B@dGuYoM December 30th, 2004, 07:27 PM bienvenue à toi satanas qu'est ce qui t'étonne dans le fait que radiospares soit à beauvais
B@dGuYoM December 31st, 2004, 10:45 AM Dans le parisien d'aujourd'hui
http://www.leparisien.com/home/maville/article.htm?articleid=245947713
BEAUVAIS, AU PIED DE LA TOUR HARMONIE, LUNDI MIDI. Outre la tour Harmonie (82 appartements), trois autres bâtiments qui la jouxtent pourraient être démolis à l'horizon 2010. (LP.)
Cette une tour qui a été achevée en 1964 et qui fait 15 étages plus RDC.
Elle laissera un grand vide . C'était l'emblème de mon quartier. :cry:
B@dGuYoM December 31st, 2004, 10:49 AM Bien sur la photo ne s'affiche pas :bash:
Sinon s'apprete à recevoir l'équipe de france de handball le 6 janvier à l'elispace. :)
B@dGuYoM December 31st, 2004, 11:15 AM Beauvais ville fleurie (4étoiles)
http://jean.gallot.free.fr/Beauvais.jpg
Apercu de la place Jeanne Hachette(Désolé pour la qualité c'est une vieille photo)
http://jean.gallot.free.fr/Beauvais1.jpg
Thriathlon au plan d'eau du canada:
http://marc.toury.free.fr/Beauvais03/DSCF0131.JPG
http://marc.toury.free.fr/Beauvais03/DSCF0138.JPG
Après l'effort...
http://marc.toury.free.fr/Beauvais03/DSCF0135.JPG
http://marc.toury.free.fr/Beauvais03/DSCF0119.JPG
Je tiens à préciser que je ne connais personne j'ai trouvé ça sur google.
Site amériacain sur la cathédrale et la théorie d'écroulement( avec une super vue de dessus de la cathédrale) en Anglais bien sur.
http://studentwebs.coloradocollege.edu/~SF_SCHUSTER/
Kobrakai December 31st, 2004, 05:08 PM Pas mal t'y allais pour visiter la cathédrale :)
Pas spécialement mais ce serait con de passer à côté sans s'arrêter...
B@dGuYoM December 31st, 2004, 07:54 PM C'est vrai . En plus beauvais possède un petit centre ville sympa :)
Un petit lien qui montre le projet final du complexe aquatique
http://www.beauvais.fr/pages/accueil/pageframe.php?page=accueil=centre.php
Jason Bourne January 1st, 2005, 09:34 PM Pourquoi ils démolissent cette tour ?
L'article n'en dit pas grand chose, on dirait qu'ils veulent démolir la tour parce que c'est une tour :dunno:
B@dGuYoM January 1st, 2005, 10:01 PM Parce qu'il y a eu in incendie et qu'il y avait des difficultés d'évacuation. Elle date de 1964 elle est pour eux obsolete. :bash: L'ESB date bien de 1932 ou 1933 :bash:
Jason Bourne January 1st, 2005, 10:36 PM A Montpellier, c'est pareil. Ils vont démolir les 800 logements du Petit Bard parce qu'un incendie a eu lieu dans une des barres (y'a meme eu un mort).
B@dGuYoM January 1st, 2005, 11:34 PM nan nous ça va on a évité le pire mais après la tour il y eu un incendie dans ine barre à proximité : résultats : la tour harmonie(15étages) et trois barres de 4 étages. :bash: Les barres encore... mais la tour la plus grande de la ville ah non :bash:
sussucre January 3rd, 2005, 02:35 AM cette cathedrale est vraiment monstrueuse ! elle aurait pu avec un peu plus d'argent devenir la plus grande, vaste et impressionnante cathedrale de France !!! devant rouen ou amiens ! ah là là. elle me fait penser dans son histoire à st-eustache à Paris, inachevée, sans clocher digne de nom...snif.
http://62.210.160.29/ImgAlbums4/Images2/41204/je1fOQCGc2D2912200413520117794.jpg
Ringil January 3rd, 2005, 10:14 PM La Cathedrale du Beauvais est magnefique!! :eek2: :D La cathedrale a Montpellier es aussi magnefique mais elle est petite.
My written french sucks :bash: but i understand you all :hi:
Fredo January 3rd, 2005, 10:29 PM Tu ose dire que la Cathédrale de Beauvais est monstrueuse!!!!!!!!!!!!! :eek2:
Bien au contraire, je lui trouven hormis sa grandeur, un certain charmes que n'ont pas les autres...
C'est un peut comme la Cathédrale de Barcelone, qui n'est toujours pas achevée...! :)
St!ckyesman January 3rd, 2005, 11:09 PM Elle me fait penser au sommet du Chicago Tribune (à Chicago donc. :laugh: )
stephane January 3rd, 2005, 11:28 PM @Stickyesman
La Chicago Tribune Tower est plutôt inspirée de la tour de Beurre de la cathédrale de Rouen
http://skyscraperpage.com/gallery/data/554/28chicago71.jpg
http://perso.wanadoo.fr/ludovic.lefort/images/tour_de_beurre.jpg
St!ckyesman January 3rd, 2005, 11:40 PM Ah oui effectivement, ta raison, y'a une sacrée (hum sans jeu de mots avec les cathédrales) ressemblance avec la Chicago Tribune. Je connaissais pas cette tour Beurre.
B@dGuYoM January 4th, 2005, 12:28 PM ouai vite fait
sussucre January 4th, 2005, 11:58 PM @Stickyesman
La Chicago Tribune Tower est plutôt inspirée de la tour de Beurre de la cathédrale de Rouen
http://skyscraperpage.com/gallery/data/554/28chicago71.jpg
http://perso.wanadoo.fr/ludovic.lefort/images/tour_de_beurre.jpg
totalement exact. la reference a été revendiquée par les architectes lors de sa construction...
B@dGuYoM January 5th, 2005, 06:23 PM Petite info marrante je ne l'avais pas précisé mais le monopoly édition Beauvais est sorti juste avant nöel tout comme le trivial poursuite édition Picardie :)
charpentier January 8th, 2005, 10:00 AM Alors comme ça malgré l'influence de Paris, Beauvais est toujours Picarde ;) ?
Beauvais était une ville commerçante très importante autour de l'an mil, elle fut l'une des deux premières villes avec Chartres à s'être dotée une enceinte neuve d'un seul tenant englobant les faubourgs à la fin du XIIème siècle, d'autres villes attendront deux siècles (la guerre de cent ans) pour s'en munir. Elle avait aussi son atelier monétaire. Elle était tellement puissante (comme le nom de Beauvais l'indique) qu'elle a voulu la plus haute cathédrale.
Elle l'a eu. La tour de 153 m (au 13ème siècle !) a tenu pendant 4 ans tout de même.
Depuis, Paris lui a tout aspiré. Dernièrement Paris lui a pris Givenchy et Marcel Dassault.
B@dGuYoM January 8th, 2005, 11:54 AM et en plus on s'est fait prendre la place de capitale de la picardie par amiens :bash:
charpentier January 8th, 2005, 12:39 PM et en plus on s'est fait prendre la place de capitale de la picardie par amiens :bash:
Et ben, c'est la poisse ! :wallbash:
J'ai oublié de préciser que Beauvais vient du nom d'un peuple gaulois : les Bellovaques.
"Bello-" en gaulois, signifie : fort, puissant. "-vac-", on ne sait pas exactement, c'est peut-être 'lutter' si on suit le gallois "fachail" de même sens.
charpentier January 14th, 2005, 02:07 PM Bratuspantium est le nom d'un oppidum gaulois défendu par des marais au confluent du Thérain et de l'Avelon.
Le nom est à rapprocher du gaulois 'atespatus' : 'réponse'. Composé de ate- : 're-' et spatu vient d'une forme 'skwatu' (les gaulois transformaient le son 'kw' en 'p') de la racine 'sek' : dire. Avec dans –spantium– une finale en –nt– : participe.
Bratuspantium signifie 'lieu où l'on dit des vœux – ou des jugements' puisque en Gaulois 'bratu-' signifie 'en gratitude' ou 'vœu' (bratu- étant à rapprocher du latin grates 'remerciement, action de grâces' et le vieil irlandais brath 'jugement', sur la racine *bhera- 'juger').
C'est à proximité que les Bellovaques fonderont Caesaromagus (Beauvais). Ils auraient pu installer leur ville nouvelle sur la route qui passait à l'est mais elle n'était pas jugée très attractive et surtout c'était trop déplacer leur capitale vers la limite orientale de leur région.
Voici les (maigres) promesses routières concernant la ville actuelle de Beauvais, extrait provenant du site equipement.gouv.fr
"RN 31 ENTRE BEAUVAIS ET REIMS
I – DESCRIPTION DE LA LIAISON ET DES PROJETS D’AMENAGEMENT
La RN 31 relie Beauvais à Reims sur 134 km via Compiègne et Soissons.
Elle peut être divisée en plusieurs sections :
- Beauvais – Clermont, aménagée à 2 x 2 voies, qui supporte un trafic de 15 000 à 20 000
véhicules / jour ;
- Clermont – Compiègne, qui supporte un trafic de 13 000 véhicules / jour avec des pointes à
25 000 véhicules / jour aux deux extrémités ;
- Compiègne – Soissons, qui supporte un trafic de 9 000 à 12 000 véhicules / jour ;
- Soissons – Fismes, qui supporte un trafic de 10 000 véhicules / jour avec des pointes à 14 000
véhicules / jour à l’entrée de Soissons ;
- Fismes – Reims, aménagée à 2 x 2 voies sur le tiers de sa longueur, qui supporte un trafic de
12 000 à 18 000 véhicules / jour.
Il est prévu d’aménager la totalité de l’itinéraire à 2 x 2 voies, à l’exception des sections Vic sur Aisne – Soissons et Courcelles-sur-Vesle – Jonchy-sur-Velle, qui seraient
maintenues dans leur état actuel moyennant des aménagements de sécurité, et de réaliser les
contournements de Beauvais et Compiègne.
Le taux de rentabilité interne de l’aménagement de la RN 31 entre Beauvais et Compiègne est estimé à 33 % pour une mise en service en 2010. Pour les autres sections complétant l’itinéraire jusqu’à Reims, aucune étude socio-économique n’a été réalisée à l’heure actuelle.
Le montant des travaux restant à réaliser à compter de l’année 2000 pour un aménagement complet de la RN 31 entre Beauvais et Reims est estimé à 991 M€, dont 131 M € ont été inscrits au 12ème contrat de plan Etat Région – 66 M€ à la charge de l’Etat. Sur les 860 M € restant à financer à l’issue de l’actuel contrat de plan, la direction des Routes estime que 365 M€ sont prioritaires. Le ROM prévoyait pour sa part un montant de 500 M€ de travaux à l’horizon 2015 – 2020.
II – AVIS DE LA MISSION
Compte tenu, d’une part, de l’ouverture prévue pour 2004 du dernier maillon de l’autoroute A 29, qui reliera Rouen à Reims via Amiens et Saint Quentin et qui devrait attirer l’essentiel du trafic de transit entre la Normandie et l’est de la France, et, d’autre part, des niveaux de trafic actuellement observés, la mission estime que l’aménagement global de la RN 31 entre Beauvais et Reims n’est pas justifié.
A l’horizon 2020, il apparaît que les opérations suivantes devraient être réalisées :
- le contournement de Beauvais ;
- la mise à 2 x 2 voies du tronçon Clermont – Compiègne ;
- la rocade Nord-Est de Compiègne ;
- l’aménagement de la section Fismes – Reims.
D’après les informations transmises par la direction des Routes sur le coût des aménagements restant à réaliser, il apparaît qu’une enveloppe supplémentaire de 315 M€ devrait être prévue à l’issue de l’actuel contrat de plan Etat – Région et à l’horizon 2020 pour mener à bien les opérations sus-mentionnées."
Comparons les réseaux routiers à partir de Beauvais au passé romain et à l'époque actuelle.
Dans cette part du nord-ouest des Gaules, Caesaromagus (Beauvais) se trouvait en province de Belgique, la plus grande ville du coin était sans doute Samarobriva (Amiens), Lutèce était petite à l'époque ! Les concurrentes directes de Caesaromagus étaient Augustomagus (Senlis) et Rotomagus (Rouen), cette dernière se trouvait en province de Lyonnaise.
Caesaromagus était reliée par des routes rectilignes :
- Vers Bagacum (Bavay) via Rodium (Roiglise) et Viromandis (Vermand).
- Vers Samarobriva (capitale des Ambiani), via Curmiliaca (Cormeilles).
- Vers Augusta Ambianorum (Eu).
- Vers Augustomagus (capitale des Silvanectes), via Ratumagus Silvanectis (Hermes) et Litanobriga (collines de la Haute Pommeraie au sud-est de Creil, Litanobriga signifie 'vaste forteresse' ou 'grande colline').
Une autre route partait de Caesaromagus vers le sud-ouest et rejoignait la route reliant Rotomagus (capitale des Véliocasses) à Lutèce (capitale des Parisii) via Briva Isarae (Pontoise).
Il n'y a pas de route directe entre Caesaromagus et Rotomagus. Lyons-la-Forêt (je ne connaîs pas le nom ancien, peut-être Lugdunum comme Lyon ?) où se trouvait un sanctuaire était peut-être reliée à ces deux villes par une voie non-pavée.
Aujourd'hui, Lutèce a bien grandit et on ne peut observer le réseau routier sans se rapporter à Paris, ainsi l'A 16 qui dessert Beauvais par l'est.
Beauvais n'est plus reliée à Bavay (on peut retrouver le tracé de l'ancienne voie : c'est la D 932 entre Vermand et Bavay), Roiglise (ancienne Rodium) située au croisement de deux voies importantes : Caesaromagus-Bagacum et Samarobriva-Augusta Suessonium est aujourd'hui uniquement sise sur la voie (tracé romain) Amiens-Noyon (D 934). Au sud de Cormeilles, l'ancienne voie Caesaromagus-Samarobriva se devine entre Lachaussée-du-Bois-d'Ecu :hilarious et… l'échangeur d'Hardivilliers qui connecte la D 930 avec l'A 16. Beauvais n'est plus reliée directement à Senlis. Les voies importantes mènent :
- À Clermont par la N 31 puis de là à Compiègne et Senlis (N 16, N 330)
- À Paris par la N 1 via Pontoise.
- À Eu par la D 901 puis D 1015 (aucun contournement).
- À Rouen par la N 31 (route qui traverse le centre des villages !).
- À Dieppe par la N 31 jusqu'à Gournay-en-Bray puis la D 915 (pas de contournement).
- À Abbeville par la D 901 (sans contournement).
Elle n'est reliée directement qu'à Amiens et Paris par l'A 16, et à Clermont par la N 31 de type autoroutier.
Caesaromagus est une ville construite 'ex-nihilo' (c'est-à-dire sur terrain libre) dans le dernier quart du premier siècle av. J.-C. Le site est alluvionaire, sur la rive gauche du Thérain mais aussi sur les pentes du mont Capron (au nord de l'actuelle esplanade de Verdun). Caesaromagus signifie 'Marché de César', formé avec le gaulois –magos : champ, terrain découvert, marché. Par la suite elle s'appellera Civitas Bellovacorum, Bellovacis et Bellovacos.
La trame urbaine formait des îlots carrés, la taille de ces îlots était de 96,50 mètres de côté (in Gallia # 40, p. 202, F. LEMAN, 'Un quartier romain de Beauvais'). Le decumanus est reconnaissable aux actuelles rues Saint-Pierre (qui longe la cathédrale) et des Jacobins. Le cardo est repris par les rues Desgroux, Sadi-Carnot et Gambetta. Les rues du 27 juin, Bossuet, Guy-Patin, Jean-Vast, Nully-d'Hécourt et de l'Abbé Gelée reprennent le tracé des rues antiques. Les rues étaient larges de 3 à 15 mètres, certaines possédaient des trottoirs sous portiques.
On a retrouvé des vestiges d'habitat antique partout dans le centre ville, place Clémenceau (Hôtel de Ville) par exemple ou d'entrepôts : Boulevard Saint-André (centre universitaire). Au 2ème siècle la ville s'est étendue sur 140 hectares.
Il reste un vestige du mur d'enceinte, en forme de pentagone, datant du bas-empire qui enfermait 10 ha, soit l'espace situé entre la rue racine, la rue Beauregard, le boulevard A. Loisel et la rue du Dr-Gérard (cité administrative), le canal du limaçon qui longe le boulevard a peut-être été creusé à l'occasion de la construction de cette enceinte. L'empereur Constantin est venu dans cette ville en 320, 45 ans après qu'elle eut été incendiée par les barbares, l'incendie a détruit des thermes sur lesquels se trouve aujourd'hui l'église Saint-Etienne.
B@dGuYoM January 14th, 2005, 11:40 PM tu viens d'ou en fait pour être aussi exceptionnellement informé
charpentier January 15th, 2005, 11:18 PM Tu as eu le courage de me lire ! C'est sympa. :okay:
Je suis amateur des villes 'nouvelles' de l'antiquité, et donc je me documente.
J'aimerai bien ouvrir un fil à ce sujet mais je risque de le vampiriser car les autres intervenants pourrait de ne pas être intéressés, ça ne paraît pas d'actualité... :D
J'aime les grandes villes bien sûr mais j'ai aussi un faible pour les 'villes de 50 000 habitants' qui sont nombreuses en France et Beauvais en particulier parce que je suis picard ! ;)
B@dGuYoM January 16th, 2005, 01:47 PM Tu as eu le courage de me lire ! C'est sympa. :okay:
Je suis amateur des villes 'nouvelles' de l'antiquité, et donc je me documente.
J'aimerai bien ouvrir un fil à ce sujet mais je risque de le vampiriser car les autres intervenants pourrait de ne pas être intéressés, ça ne paraît pas d'actualité... :D
J'aime les grandes villes bien sûr mais j'ai aussi un faible pour les 'villes de 50 000 habitants' qui sont nombreuses en France et Beauvais en particulier parce que je suis picard ! ;)
Un seul mot RESPECT :)
charpentier January 16th, 2005, 02:17 PM Un seul mot RESPECT :)
Tu parles comme mes amis Badguy ! :yes:
B@dGuYoM January 16th, 2005, 02:47 PM On a la classe ou on l'a pas :)
charpentier January 18th, 2005, 02:34 PM D'abord si vous avez un peu de patience, ou beaucoup de passion, un petit rappel des villes 'cinquante-millénaires' :
Il y a d'après de recensement de 1999, 33 communes de 50 000 à 60 000 habitants.
Parmi ces villes on peut en compter 15 qui font partie d'une unité urbaine.
Restent les villes suivantes par ordre croissant :
Chalon-sur-Saône, 50 124 h.
Annecy, 50 348 h.
Belfort, 50 417 h.
Arles, 50 513 h.
Cayenne, 50 594 h.
Saint-Malo, 50 675 h.
Laval, 50 947 h.
Evreux, 51 198 h.
Vannes, 51 759 h.
Montauban, 51 855 h.
Ajaccio, 52 880 h.
Cholet, 54 204 h.
BEAUVAIS, 55 392 h.
Charleville-Mézières, 55 490 h.
Chambéry, 55 786 h.
Niort, 56 663 h.
Saint-Quentin, 59 066 h.
Lorient, 59 189 h.
2 de ces villes sont préfectures de région : Cayenne et Ajaccio.
Toutes sont préfectures de département, sauf Lorient (au profit de Vannes), Saint-Quentin (au profit de Laon), Cholet (au profit d'Angers) et Chalon-sur-Saône (au profit de Mâcon).
Il faut reconsidérer ces villes les repenser à leur échelle dans la 'cour des grandes' comme satellites relais régionaux et comme liens incontournables avec les terroirs (sous-traitance, produits de l'agriculture, logistique et tourisme surtout) dont le potentiel tertiaire grandit avec l'évolution des NTIC, les préfectures de région ont un rôle un peu différent en raison du faible peuplement de leur territoire.
4 de ces villes font partie du Bassin parisien : Evreux, Beauvais, Charleville-Mézières et Saint-Quentin.
Si la France était Lozère on s'apercevrait mieux par contraste que ces villes sont grandes et belles. Je suis fier qu'il y ait toutes ces villes dans mon pays.
Au niveau des agglomérations maintenant, la même brochette de 50 000 à 60 000 habitants :
Elles sont au nombre de 21.
Salon-de-Provence, 50 017 h.
Saint-Malo, 50 675 h.
Romans-sur-Isère, 52 715 h.
Ajaccio, 52 880 h.
Arles, 53 057 h.
Castres, 53 082 h.
Haguenau, 53 274 h.
Montargis, 53 274 h.
Bastia, 54 075 h.
Cholet, 54 204 h.
Arcachon, 54 204 h.
Saint-Omer, 56 425 h.
Montauban, 56 734 h.
Cluses, 56 906 h.
Bourg-en-Bresse, 57 198 h.
Nevers, 57 515 h.
Armentières, 58 706 h.
Thonon-les-Bains, 58 834 h.
Bergerac, 58 991 h.
BEAUVAIS, 59 003 h.
Villefranche-sur-Saône, 59 261 h.
On remarque que Saint-Malo, Ajaccio et Cholet ne sont pas des agglomérations puis qu'elles ne sont représentées que par leur seule commune (2 pour Arles).
On retrouve des villes de terroir (Castres, Bourg-en-Bresse, Bergerac) et une ville-cathédrale (Nevers).
Mais aussi des villes industrielles (Montargis, Saint-Omer, Cluses), spécialisées dans le tourisme (Thonon-les-Bains, Arcachon) ou qui se sont développées à proximité d'une grande ville (Haguenau, Armentières, Villefranche-sur-Saône)…
2 de ces villes sont du Bassin parisien : Montargis et Beauvais.
Dans "Note rapide, # 19, sur le bilan du S.D.R.I.F. de février 2003 intitulé "L'Île de France dans son environnement territorial national et européen – 2" (site : iaurif.com ) :
Au chapitre "Nouveaux concepts et nouveaux principes renouvellent les relations entre les territoires".
"Les représentions mentales de l'aménagement du territoire se sont transformées. Celui-ci est désormais plus envisagé comme la recherche de relations "gagnant-gagnant" entre les territoires que comme la redistribution de population et d'emploi du "centre" vers la "périphérie", notamment en raison :
- du net ralentissement de la croissance de la population et de l'emploi depuis la fin du baby-boom et de la période de forte croissance économique ;
- de la mise en évidence du fonctionnement effectif des mécanismes de redistribution de richesse entre régions, à travers le budget de l'Etat, celui de la sécurité sociale, et les mécanismes de la péréquation fiscale entre collectivités locales ;
- mais aussi des efforts déployés par le Conseil régional d'Île-de-France, dès le début des années 1990, pour promouvoir auprès des autres régions, du Bassin parisien comme du reste de la France, une image de "locomotive" plutôt que de "rouleau-compresseur". "
Critique personnelle :
Notons que nous parlons de représentation et d'image.
Attention, pour le "gagnant-gagnant", il ne faut pas oublier que la compétition - en l'ocurrence entre ville - c'est quelque fois un vrai combat de hyènes. Dans ces cas là, il ne faut pas se laisser anesthésier par des paroles généreuses.
Pas d'accord sur la 'redistribution de la population', qui concerne moins le Bassin parisien étant donnée l'influence que Paris exerce sur lui. Les ingrats qui écrivent cela se figent sur les contours de l'île-de-France. Pour Paris il vaut mieux se placer du point de vue de l'aire urbaine.
D'ailleurs la Picardie n'est pas bien aise de se faire des "représentations mentales", au contraire elle ressent l'injustice d'être un peu laissée pour compte après tout ce qu'elle a donné et souffert depuis des siècles.
On a bien mis l'argent pour les villes nouvelles pourquoi pas pour Beauvais ? Encourager la métropolisation (formation, halles, affaires, équipements culturels et scientifiques) de Beauvais n'est pas une coquetterie c'est une résolution pertinente. Manquer d'audace c'est se priver de chances.
>>> Autre extrait. Dans le chapitre "Quelle approche concrète des relations entre l'Île-de-France et son environnement large ?" :
"Des 'actions individualisées' au profit de chaque partenaire. Ainsi, si l'approche 'globale' par cercles concentriques" (1° cercle, Île-de-France, 2° Bassin Parisien, 3° France, 4° Europe du Nord-Ouest, c'est-à-dire part-nord de la France, part-sud du Royaume-Uni, bassin rhénan, bénélux) "s'avère indispensable pour appréhender certains enjeux d'échelle large (relatifs par exemple à la desserte aéroportuaire, aux grands corridors de transports, à la gestion des ressources naturelles…), elle doit s'accompagner d'une approche plus fine et demain plus opérationnelle, par territoires d'enjeux plus spécifiques".
>>> Extrait au language militaire, nous sommes en pleine stratégie ! La suite emprunte un ton plus médical :
"Ces territoires, qui pourraient chacun faire l'objet d'un diagnostic succinct, constituent sur le long terme des vecteurs de relations spatiales entre l'Île-de-France et son environnement large. Ils sont à la fois :
- tranversaux à plusieurs 'cercles concentriques', et susceptibles ainsi d'embrasser simultanément plusieurs types d'espaces évoqués séparément par le SDRIF : un "centre d'envergure européenne", le cas échéant une ville nouvelle, un secteur de franges franciliennes, des 'villes traits d'union', une 'ville-cathédrale', une 'métropole d'équilibre' voire une capitale européenne comme Bruxelles ; "
>>> C'est bon pour Beauvais ça. À retenir comme argument massue. Malgré sa taille démographique (aire urbaine de 100 733 habitants tout de même) Elle est considérée comme une 'ville-cathédrale', relai de prestige indispensable entre Rouen et Reims (axe tranversal) et à mi-chemin entre Paris et Amiens (axe concentrique).
La suite :
"- structurés par un faisceau majeur de transport et/ou de développement de l'Île-de-France (l'A4 et le TGV Est…) mais aussi, le cas échéant, par des axes tangentiels (la vallée de la Loire, l'autoroute des estuaires,…) :
- marqués par quelques enjeux dominants (mutation de la production industrielle et débouché maritime du bassin parisien pour le 'vecteur' vallée de la Seine) ;
- animés par des acteurs 'locaux' divers mais au nombre limité : deux ou trois départements, trois ou quatre agglomérations, un PNR, un ou deux, deux chambres consulaires, un port autonome."
>>> Sur une carte l'axe tangentiel concernant Beauvais c'est Beauvais-Amiens. Cela me paraît abusif. Il vaut mieux se contenter d'optimiser le triangle Creil-Beauvais-(Clermont)-Compiègne qui concerne ~ 330 000 habitants si on se réfère seulement aux des aires urbaines. (Pour la population des aires urbaines et leur composition communale, allez sur le site splaf.free.fr)
Plus loin, à la question "Comment inscrire dans le 'local' les leviers d'une compétitivité mondiale ?"
"(…) Une meilleure connaissance de ces phénomènes d'ancrage du 'global' dans le 'local' permettrait de mieux identifier certains espaces stratégiques 'complexes' et d'orienter certains choix de localisation (lycées internationaux, salles de conférences, 'business parks'…), susceptibles par exemple de renforcer la vocation 'internationale' de l'est (en relation avec Marne-la-Vallée) ou du nord de l'Île-de-France (en relation avec Roissy, mais aussi Lille, Bruxelles et Amsterdam) ? Plus simplement, ne permettrait-elle déjà une meilleure valorisation de certains des atouts de l'Île-de-France : abondance d'espace, qualité de cadre de vie, efficacité des relations intra et interrégionales ?"
>>> Pourquoi s'installer dans des villes plus grandes si on peut se contenter de leur proximité tout en bénéficiant d'une ville telle que Beauvais qui a une grande histoire, un beau visage et des bocages reposants ? :)
B@dGuYoM January 18th, 2005, 07:06 PM Très intéressant :)
charpentier January 18th, 2005, 08:22 PM Oh que oui ! Le destin de Beauvais n'est pas terminé, elle a l'éternité devant elle ! :)
charpentier January 19th, 2005, 04:08 PM Bonne lecture. :D
Programme interministériel Histoire et Evaluation des villes nouvelles.
Première campagne d'archives orales menée auprès des acteurs de la genèse des villes nouvelles françaises.
Par Sabine Effosse (agrégée et docteur en histoire, maître de conférences à l'Université de Tours). Juin-Septembre 2002.
Entretiens de MM :
…
Roland Nungesser
…
Entretien n°1, 4 juillet 2002.
Roland Nungesser
Si l'on veut parler de l'origine des villes nouvelles, il faut remonter au début du District de la région parisienne. La première tâche à laquelle Paul Delouvrier et son équipe se sont attachés, a été la mise au point de ce que l'on a appelé le "Livre Blanc", le programme duodécennal d'équipement. Ce programme avait pour but, comme son nom l'indique, de recenser les infrastructures, les équipements, qui seraient nécessaires à la région parisienne dans une perspective 1980-90, voire même 2000. Quand cette tâche été achevée, j'ai dit à Paul Delouvrier : "Maintenant, le problème est de savoir où on va mettre tout cela ? Tant de lycées, tant d'universités, tant de lignes de métro, où les implanterons-nous ? Il faut absolument mettre au point un plan sur lequel on indiquera les implantations de ces équipements nouveaux." Mon idée était de combattre ce que j'avais appelé - le mot a fait
fortune- "l'urbanisme clandestin". Jusqu'alors, on faisait un peu n'importe quoi, n'importe où. Il n'y avait, pour l'agglomération parisienne, que le plan élaboré par M. Gibel, le "PADOG", qui était déjà débordé par les réalités, car sa procédure d'approbation a été tellement longue que, quand il a été approuvé, il était déjà dépassé : l'agglomération avait débordé les limites fixées par le PADOG. Ma première idée a été de dire à P. Delouvrier : «Il faut faire un PADOG n°2, mais dans une optique beaucoup plus large », d'où le schéma directeur. Paul Delouvrier l'a écrit dans une note : "Il ne faut pas craindre de dire que le succès du District, avant de devenir région Ile-de-France, pour améliorer la vie des parisiens, a été de prévoir et de réaliser une programmation coordonnée. C'est Roland Nungesser qui, le premier, a réclamé un schéma directeur qu'il nous présentait deux ans plus tard. Ce fut lui aussi, le Ministre de la Construction, qui aida à la naissance de villes nouvelles." Je vous le laisse, ce texte. Donc, l'élaboration du schéma directeur pour l'implantation des équipements nous a amené à déterminer les axes d'extension de la région parisienne. Notre préoccupation à P. Delouvrier et à moi, c'était de sauver des espaces verts. Nous disions à l'époque : "Il faut arrêter le développement de l'agglomération en tache d'huile." Donc, il fallait limiter l'extension aux limites actuelles de l'agglomération pour certains secteurs, notamment pour préserver les espaces verts, les régions boisées, et déterminer des possibilités d'extension hors ceux-ci. C'est ce que nous avons fait. En quittant la présidence, j'ai rédigé une brochure "Paris, de la Cité à la Région", qui était en quelque sorte mon testament de Président, dans laquelle j'évoque particulièrement l'organisation institutionnelle de la région. Il faut rappeler en effet que le District a été la première entité régionale. Ce n'est que des années après que fut mise au point l’organisation des régions françaises. J'ai souligné la prise de conscience régionale dans notre région parisienne. Dans cet esprit j'ai mis en place le Conseil Economique et Social de la région parisienne, qui était une innovation. Le Général de Gaulle m'a beaucoup appuyé pour cela. Mais, la plupart de mes collègues élus étaient contre. Ils disaient : "On va faire venir dans ce Conseil Economique et Social des gens qui n'ont pas de responsabilités, notamment celle de voter les impôts. Par conséquent, ils vont demander le maximum car ils n’auront pas la responsabilité de prélever ensuite les impôts nécessaires." J’ai dû combattre très rudement pour imposer le Conseil Économique et Social. J'ai dû aller devant les conseils généraux de la région parisienne, plancher avec Paul Delouvrier pour expliquer l'intérêt qu'il y avait à ce projet. Nous étions 27 à l'époque au Conseil du District, et pas 180, comme maintenant à la Région. J’argumentais : « Quelles que soient nos compétences, il faut faire preuve d'humilité. car on ne peut pas, à 27, déterminer l'avenir de la région parisienne sans consulter les représentants des forces économiques, sociales, culturelles, etc ». Finalement, j'ai pu le mettre en place avant de quitter la présidence. J'ai évoqué dans la brochure : « Paris, de la Cité à la Région » les nouvelles institutions, mais aussi les grandes perspectives d'extension de l'agglomération. Mon idée était d'abord, prioritairement, qu'il ne fallait pas se limiter à Paris et aux trois départements de l'agglomération parisienne. "Il faut jouer le Bassin Parisien. Sinon, on n’échappera pas à la densification de la région parisienne, quelles que soient les mesures de protection que nous prenions. Ses limites finiront par craquer et on retrouvera l'extension en tache d'huile. Par conséquent, il faut jouer sur les villes à une centaine de kilomètres de Paris." Paul Delouvrier préféra implanter les villes nouvelles moins loin. Mais les villes nouvelles constituent un pari difficile sur l'avenir. Je suis maire d'une commune qui existe depuis les Mérovingiens et pourtant…
Sabine Effosse
Nogent-sur-Marne.
Roland Nungesser
Il n’a pas été facile de maintenir une âme dans la ville, de faire revivre ses traditions, de la faire vivre en tant que communauté. Or, en partant d'un champ de betteraves, quelle sera demain la vie dans cette ville nouvelle ? D'autant plus que ces villes sont prévues à une grande échelle. C'était ma réserve. Je disais à Paul : "Il ne faut pas les faire trop grandes." Comment arrivera-t-on à créer une véritable communauté humaine dans ces villes ? Je me disais que c'était pour cela que j’étais tenté de jouer sur les villes existantes, qui avaient déjà une tradition, une histoire, une vie locale. Je les avais citées. Elles tournent autour de 100 kilomètres autour de Paris.
Sabine Effosse
Il y avait Amiens ? Orléans ?
Roland Nungesser
Oui, c'est dans cet ordre-là. A l'Ouest du bassin parisien, Evreux. J'allais même au-delà de 100 kilomètres, vers Rouen. Sur la zone Nord, il y avait Soissons, Laon, Saint-Quentin, Compiègne, avec les noyaux industriels qui existent déjà sur Noyon et Tergnier. Et puis à l'Est, Reims, Chalons, Vitry- le-François, Epernay ».
Sabine Effosse
C'est un choix qui n'a pas été retenu.
Roland Nungesser
C'était en effet assez loin. Il y avait également d'autres villes qui me paraissaient, à la périphérie, pouvoir être étendues, comme Orléans, Amiens, Troyes, Chartres, Dreux, Beauvais, Provins, et la chaîne Montereau-Sens-Auxerre sur la Seine amont et l'Yonne. Et dans la couronne intermédiaire, Creil, Pontoise, Meaux, Melun, Lagny, Coulommiers, Etampes, Dourdan, Rambouillet, Mantes, Houdan, Magny-en-Vexin. Je croyais que c'était moins risqué de jouer sur le doublement de ces villes- là, que de créer quelques très grandes villes entièrement nouvelles. Néanmoins, il était nécessaire de prévoir en banlieue des villes susceptibles de créer de l'emploi, pour essayer de rompre avec ce que les étudiants en 1968 avaient résumé dans le slogan "métro, boulot, dodo", en bref éviter que les gens dorment en banlieue et viennent travailler à Paris. Par conséquent, les villes nouvelles, devaient avoir pour vocation de créer des emplois, et de construire des logements près de ces emplois. Ainsi on pourrait éviter les embouteillages et les migrations, matinales et vespérales, entre Paris et la banlieue. Vous trouverez donc dans mon rapport sur le schéma directeur un certain nombre de dispositions concernant spécialement les villes nouvelles, dont je viens de vous dire que mes options étaient un peu différentes, plus nuancées que celles de Paul Delouvrier. Dans les conclusions, je disais : « Je considère que l'organisation de la région de Paris doit s'effectuer de préférence à partir des villes existantes, mais aussi à partir des villes nouvelles que nous créons. Qu'il soit procédé à l'aménagement de celles-ci en accord avec les collectivités locales voisines intéressées. Que l'on procède à des études complémentaires tendant à en limiter l'ampleur. Moins elles seront grandes, plus on aura de chances de gagner". J’ajoutais : "Que ces villes nouvelles, prévues à une dimension ambitieuse, fassent l'objet d'études complémentaires, non seulement en ce qui concerne les problèmes que soulèvent leur ampleur même, mais aussi leur proximité de Paris et des autres villes voisines. Il faut simultanément établir un calendrier de réalisation des infrastructures de transport, car elles doivent être reliées avec Paris, mais aussi entre elles. Que l'on mette en priorité le projet d'implantation d'activités créatrices d'emplois, et que soient bien prévus tous les équipements indispensables au centre-ville, pour que ces villes puissent constituer une communauté." Je vous remets ce rapport. Sur cet ensemble de problèmes Paul Delouvrier a bien voulu me rendre un hommage que je considérais comme inouï. Il m'a écrit : "Sans le Général de Gaulle et sans vous, je n'aurais rien pu faire" , et ajoute : "La loi peu claire qui crée les Districts remettait en réalité aux élus et au Délégué Général le soin de forger une institution et de décider de l'avenir de la région parisienne. C'est vraiment le rôle capital rempli par Roland Nungesser dans cette résurrection de l'Ile-de-France. Il fut le premier à réclamer au Délégué général un Schéma Directeur d'Urbanisme dont il devint, avant d'être nommé Ministre, le premier rapporteur général. Il poussa la réforme administrative créant les nouveaux départements de la région parisienne".
Sabine Effosse
C'était en 1964.
(…)
>>> Alors après le RER Marne-la-Vallée / Sénart on pourra s'occuper de Beauvais. Bien que les conditions démographiques ne soient pas les mêmes que dans les années soixante. Il existe un livre blanc du Bassin parisien, lequel anticipe peut-être l'avènement des futures grandes régions françaises tout comme il y a quarante ans le District préfigurait la région île-de-France...
charpentier January 22nd, 2005, 05:59 PM voici, selon 'L'entreprise', le classement des villes qui ont le mieux préparé le XXI° siècle.
http://www.lentreprise.com/classements/palmares_des_villes/2000/2000.asp
Pour le résultat en détail de Beauvais, choisir la catégorie : "Les villes de 50 000 à 100 000 habitants."
Beauvais est médaille d'argent sur 31 villes, elle l'emporte pour les entreprises et les équipements.
charpentier January 26th, 2005, 06:27 PM Tiré de 'Urbanisme', mai-juin 2001, # 318. (trouvé sur le site : http://www.acadie-reflex.org)
Vers la région urbaine de Paris.
par Daniel Behar.
"Le dynamisme des franges.
La croissance résidentielle ne peut plus être aujourd'hui considérée uniquement comme un processus parasite de l'Île-de-France envers le Bassin Parisien, les récents du recensement le prouvent : le dynamisme des franges franciliennes est maintenant dû davantage à leur solde naturel que migratoire. Des analyses récentes montrent combien le développement résidentiel – dans ces espaces à la périphérie lointaine de l'Île-de-France – peut constituer alors, sous certaines conditions, un puissant facteur de développement local et, à, certaines échelles, de cohésion sociale et territoriale. Pour faire simple, la croissance résidentielle engendre une demande de services aux ménages, elle-même bénéfique pour l'économie et la société locale en ce qu'elle génère notamment un spectre élargi d'emplois. Une telle dynamique vertueuse, qui fait de la croissance urbaine périfrancilienne un facteur de développement local, a pu être ainsi analysée dans le cas de Beauvais et du Sud de l'Oise. Il va de soi qu'il y a là aucune fatalité mécanique et que seules certaines configurations territoriales sont en mesure de produire de tels effets.
Mais au-delà de cet impact en termes socio-économiques, ces dynamiques liées au développement résidentiel d'une partie du Bassin Parisien induisent une transformation, une complexification de l'organisation territoriale des secteurs concernés. En particulier, ce développement périphérique (du point de vue de l'Île-de-France) paraît en mesure de renouveler des centralités anémiées au sein du Bassin Parisien. Il ne s'agit plus de centralités "totales", organisant leur proximité mais, comme on a pu l'observer là encore dans le cas de Beauvais ou de villes moyennes à la périphérie francilienne (Etampes…), de centralités "paradoxales" ou tangentielles, dépendantes et tirant parti de leurs périphéries."
>>> En clair, la situation de Beauvais devient avantageuse. J'avais employé le mot "métropolisation", mais "centralité" est un mot plus juste : Il faut 'renforcer la centralité' de Beauvais.
La suite dans :
"Garantir à chaque territoire sa place.
Globalement, centrer l'action publique sur cette question des risques et sur les effets – incertains – des dynamiques de développement, revient à afficher une orientation stratégique globale : reconnaître et garantir à chaque territoire sa place dans un système Bassin Parisien multiforme. Il s'agit bien de la traduction stratégique de l'exigence de conciliation des valeurs de compétitivité et de cohésion portées par l'action publique aujourd'hui.
Veiller ainsi à garantir à chaque territoire sa place dans un système complexe nécessite de travailler à sa bonne "insertion territoriale", à tous les niveaux.
L'enjeu consiste à assurer, au travers des différents leviers sectoriels, un positionnement effectif de chaque espace, de chaque pays ou agglomération, au sein du maillage territorial du Bassin Parisien, et ce à toutes les échelles."
>>> On est bien d'accord.
Un autre argument en faveur de Beauvais dans :
"Territorialiser l'action publique.
Concilier compétitivité et cohésion nécessite de concevoir une action publique cohérente à toutes échelles qui "solidarise" le Bassin Parisien à tous les niveaux géographiques, vis-à-vis du dehors (la France et l'Europe) et au-dedans.
Deux enjeux peuvent être reconsidérés sous cet angle : les franges franciliennes et les capitales régionales.
Les franges franciliennes ne peuvent plus être appréciées comme une pathologie à résorber mais comme un état de fait – la région urbaine de Paris a débordé les frontières de l'institution régionale – et, dans certains cas, comme un atout pour le développement local.
On veut souligner qu'émerge sur ces territoires de franges une organisation urbaine d'un type nouveau (ce que d'aucuns nomment la ville émergente), selon des configurations variables, qui destabilise et recompose la structure territoriale antérieure.
Prendre acte de cette nouvelle donne impose un reformatage global des politiques publiques."
C'est quoi "ville émergente" ? On va pouvoir se mettre à la coule grâce à deux documents :
§ sur la page (texte complet) : http://www.univ-paris12.fr/www/labos/lss/Terrauto.html
Territoire de l’automobile et Ville-Pays
Professeur Jacques Beauchard, 1997
(…)
Une nouvelle gouvernance urbaine ?
En raison de la mobilité, l’étalement des territoires urbains appelle à l’évidence le développement des coopérations intercommunales. Et, à cet égard, ne pouvons-nous pas nous féliciter d’un génie administratif français qui multiplie les formes institutionnelles ?
Syndicats à vocation multiple, districts, communautés de communes, communautés de villes, laissent apparaître de nouveaux espaces de gestion qui par vocation oeuvrent souvent au développement économique et à l’aménagement du territoire. Peu à peu, le Département, la Région et l’Etat viennent inscrire leur action au coeur de ces espaces territoriaux à géométrie variable et, d’aucuns défendent avec pertinence qu’il s’agit là de formes propices aux initiatives et à la conduite des objectifs locaux. Mais, malgré l’extrême nécessité de ces coopérations, je crains paradoxalement le triomphe d’une procédure générale qui assure l’essor d’une double logique administrative et globale. D’une part une logique administrative car il s’agit de fixer les procédures de consultation, d’arbitrage, de décision et de mise en oeuvre, et d’autre part d’une logique globale car il faut admettre chaque jour davantage l’inscription de toute économie locale dans l’ordre d’une économie-monde. Cette double logique, incontournable, entraîne une abstraction remarquable de l’espace, celui-ci n’est plus représenté mais avant tout simplifié, découpé, rationalisé, transformé de telle sorte que les lieux et les sites s’effacent au bénéfice d’un ordre général qui permet simultanément aussi bien le financement de l’action territoriale que son inscription dans les procédures administratives. Mais plus cet exercice s’impose comme un temps long et non plus comme un temps circonstanciel, plus nous sommes sans mémoire, plus nous perdons de vue la terre, le paysage urbain, le site, la situation, le pays. Pourtant l’espace s’est profondément transformé tant sous l’effet de la mobilité automobile que du maillage invisible de tous nos réseaux.
(…)
Nous ne voyons plus les qualités et les ressources réelles ou potentielles des lieux et des sites que nous habitons. Nous ne savons plus en redécouvrir le génie.
(…)
Aperçu sur les identités urbaines et les valeurs patrimoniales.
(…)
L’urbain intègre les chemins de fer et les nouvelles circulations. Une autre virtualité s’impose, la ville change d’échelle et se joue au regard de l’ailleurs et de ses paysages, d’où les façades-décors des gares.
Les fresques du Train Bleu de la gare de Lyon n’en portent-elles pas témoignages ?
Le nomade, le mouvement ordonnent la nouvelle attraction, la ville s’étend au monde, elle se délocalise, bref, elle se donne un nouvel espace-temps virtuel et se dessine une nouvelle image. Cette image n’est pas réductible à un slogan publicitaire, elle n’est pas “réalisable” ou réductible à un cliché car elle est constituée par une représentation identitaire, un paysage, qui s’impose comme référence commune. Elle n’est pas non plus une abstraction mais un espace sensible, une projection des regards. Bref, une virtualité qui peut venir à manquer ou être détruite à force de fonctionnalisme et de réalités voire de réalisme lorsque triomphe la logique globale.
Nous retrouvons ici l’effet pervers qui domine les trente glorieuses et qui aurait provoqué l’effacement du double identitaire de la ville émergente, et paradoxalement du territoire de l’automobile.
Au milieu des circulations, l’émergence de la VILLE-PAYS.
Face à l’explosion fantastique des circulations, la ville s’est répandue dans l’étendue suivant des systèmes réticulaires qui ne cessent d’ordonner une agrégation urbaine de plus en plus dense et simultanément de plus en plus large. Par exemple, en vingt ans Nantes a triplé son territoire. Telle se présente la métropolisation en cours, pêle-mêle urbain, périurbain, banlieusard, “rurbain”. On discerne aisément le tohu-bohu des représentations ou tout simplement leur pauvreté. Celles-ci agrègent la diversité des formes de la ville émergente dans une vision générale où disparaît toute singularité spatiale. Et si la forme métropolitaine peut encore décliner son identité, il n’en va pas de même de l’ancien maillage des petites villes, des bourgs, des villages et des hameaux qui, ici ou là, se voient fort heureusement entraînés par tout un système de routes et de circulations.
Paradoxalement, l’ancienne ville centre perd une part de sa population, attire sur elle les plus pauvres et suscite par son attractivité l’essor des anciens bourgs, voire des villages et des hameaux au gré des routes, de l’accessibilité mais aussi de la qualité des lieux.
J’observe ici le façonnage en cours d’une Ville-Pays, il s’agit d’une nouvelle constitution qui ne peut être réduite à une simple péri-urbanisation."
>>> la 'Ville-Pays'. C'est exactement ce à quoi je pensais pour Beauvais.
"Pourtant, les anciennes représentations de la centralité et des lieux urbains s’opposent à la conscience d’un nouvel espace-temps qui se structurerait à partir des territoires de l’automobile.
Alors, aveuglés par la puissance des circulations, nous voguons dans l’indéterminé, l’indistinct, le flou des formes urbaines ; d’un côté les architectes multiplient des oeuvres isolées, de l’autre les urbanistes tentent de maîtriser les procédures et les flux, tandis que la planification urbaine ne réussit ni à comprendre, ni à contenir une ville qui sans cesse échappe à elle-même tant elle est aujourd’hui sans identification de ce qu’elle est devenue.
La mobilité créatrice d’espace : des rideaux urbains face au paysage.
Alors comment échapper à la logique de l’hyper-réel qui détruit a priori la nature virtuelle de toute identité ?
Que faire sinon découvrir comment se spatialisent les grandes mobilités, celle de l’avion, du chemin de fer et de l’automobile ? Mais aussi à d’autres niveaux d’échelle, les territoires de mobilités plus modestes, celle du cycliste, mais surtout celle du piéton, car la centralité est en définitive -il ne faut jamais l’oublier- affaire de grégarité là où les foules se reforment quotidiennement, là où la presse multiplie les figures de l’agrégation des gens en nombre, là où se façonne la puissance sociale et les figures symboliques de la collectivité la plus nombreuse. En l’absence de multitude il n’y a pas de centre. L’un des succès de La Défense tient justement dans la formation de ces agrégats grégaires.
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§ revue Urbanisme – Dossier Urbain/rural – Septembre-Octobre 2004 – n°338
Blé, melons, voies rapides, parc d’affaires et pavillons
Philippe ESTEBE
QUESTIONS
1 Pour comprendre la mutation des relations entre ville et campagne, entre urbain et rural,
différents concepts ont été avancés depuis plus de vingt ans pour saisir la réalité de ces nouveaux territoires, ni urbains, ni ruraux : rurbanisation, périurbanisation, ville territoire, ville diffuse, ville émergente, ville-campagne, voire ville-nature... Laquelle de ces notions vous paraît-elle la plus pertinente, éventuellement suivant quelle définition ? Avez-vous envie de proposer un autre terme ? Si oui, lequel ?
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1. II ne me semble plus pertinent de désigner les territoires uniquement sous l'angle de la morphologie. Par ce biais, on produit des catégories descriptives qui, toutes, sont insatisfaisantes, dans la mesure où on ne sait jamais très bien ce qu'elles recouvrent, où elles ne font pas consensus et où elles engagent dans une sorte de surenchère sémantique, à la recherche de l'expression qui fera mouche. J'aimais bien l'expression "ville émergente" parce qu'elle désignait un processus et non pas un type d'espace particulier, d'autant plus que la ville est par définition toujours émergente, comme le paysage rural d'ailleurs, les deux étant en permanence repris, retravaillés, transformés par l'activité humaine. Les expressions désignant des espaces par leur morphologie n'ont pas, me semble-t-il, de sens par elles-mêmes, mais seulement par rapport à un contexte précis, où les locuteurs ont une appréhension sensible du territoire et partagent donc tous à peu près une même expérience. Par exemple, parler de "ville-pays" pour parler des relations entre Bayonne et le Pays basque a du sens à Bayonne dans la mesure où, localement, il s'agit d'un concept qui renvoie à des réalités physiques et politiques vécues par les protagonistes et les usagers du Pays basque ; en disant "ville-pays", les Bayonnais marquent leur reconnaissance du pays comme territoire constitué, leur désir d'en faire partie, sans pour autant se revendiquer comme capitale. Ailleurs, comme à Aix-en-Provence, la "ville-pays" désignera plutôt le territoire de la communauté d'agglomération du pays d'Aix, englobant la ville, son environnement rural et agricole et les différents bourgs voisins. Si l'on veut absolument désigner, de manière neutre et compréhensible au-delà du contexte local particulier, des types d'espaces, j'opterai non pas pour un angle morphologique, mais pour un angle fonctionnel. Aussi la proposition de Jean Viard me paraît-elle extrêmement intéressante, lorsqu'il dit que l'on tend vers trois types d'espaces : les espaces résidentiels (qu'ils soient ruraux, urbains ou périurbains), les espaces productifs (qu'ils soient agricoles, industriels ou commerciaux), les espaces protégés. En termes de description, cette typologie me paraît intéressante dans sa neutralité relative :elle ne porte pas de jugement implicite, contrairement à celles qui désignent l'espace sous l'angle morphologique ; elle insiste (très schématiquement) sur le type d'activité humaine qui s'y déploie; elle permet de visualiser des types d'interdépendances entre espaces fonctionnels. Ce néo-fonctionnalisme me paraît donc utile, en ce qu'il permet d'en finir avec les infinies querelles qui opposent la "ville" à la "non-ville" et toute la glose qui l'accompagne sur la citadinité, la citoyenneté, la sécession, la "fuite", etc. Cette typologie est sans doute grossière et doit être affinée, cependant cette idée que l'on ne désigne pas l'espace par sa forme mais par l'activité qui s'y déploie (et donc qui engendre des formes diverses) mérite d'être creusée. Sous ses dehors fonctionnalistes, cette approche est en réalité bien plus anthropologique qu'il n'y paraît.
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>>> On cromprend qu'une ville comme Beauvais est directement concernée par une 'réflexion émergente' sur la ville de demain. :)
B@dGuYoM January 26th, 2005, 08:07 PM charepentier ou une source d'info inépuisable :)
charpentier January 26th, 2005, 08:25 PM charepentier ou une source d'info inépuisable :)
Grâce à toi Badguy. Si tu n'avais pas dirigé la lumière sur ta ville, je n'aurais pas vu ces aspects particuliers de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire essentiels pour l'avenir. On peut s'apercevoir que dans ces domaines nous sommes aujourd'hui à un tournant. :)
charpentier February 20th, 2005, 10:15 PM in Les Cahiers de Profession Banlieue, déc. 2002. Demain, la décentralisation.
Dynamique des territoires et nouvelles perspectives institutionnelles.Intervention de Daniel Behar.
La dislocation des emboîtements territoriaux
La grille de lecture avec laquelle on avait l'habitude de penser l'organisation des territoires — le territoire ressemblant à des poupées russes emboîtées — est aujourd'hui largement obsolète. C'est la notion d'armature qui définit les rapports entre la ville et son territoire, entre la ville et son arrièrepays, entre le rural et l'urbain, et, au sein des agglomérations, entre le centre et la périphérie. Aujourd'hui, aucun de ces trois emboîtements ne fonctionne.
Entre agglomérations
Entre territoires, une ville qui se développe n'entraîne pas nécessairement les villes plus petites dans son sillage. On peut le constater dans toutes les régions françaises.
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Entre la ville et son territoire
La DATAR a réalisé une carte de la croissance démographique comparée des aires urbaines et du rural avoisinant. L'idée communément admise était que, si la population augmente sur l'aire urbaine, elle doit augmenter aussi sur le territoire rural. Si l'aire urbaine perd de la population, le territoire rural doit aussi en perdre.
Mais aujourd'hui tous les cas de figure coexistent. Ainsi, notamment, des villes perdent de la
population tandis que le territoire rural autour en gagne.
Pourtant, tout le discours sur les pays va dans ce sens: il faut rassembler la ville et son arrière-pays de telle manière que la ville assure sa fonction de locomotive. Or, je le répète, ce schéma n'est pas observable systématiquement et peut évoluer très vite dans le temps.
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Au sein des agglomérations
Cette logique de la locomotive est un raisonnement qui se retrouve au sein des agglomérations.
Le meilleur contre-exemple, c'est l'Île-de-France. Aujourd'hui, le constat est le suivant: Paris
n'entraîne plus l'Île-de-France. Entre les deux derniers recensements, dans les années quatre-vingt-dix, Paris a perdu 215000 emplois ! Beaucoup plus que le reste de l'Île-de-France, même si celle-ci en a perdu globalement. II n'y a donc pas d'effet de vases communicants. Ce que Paris a perdu, l'Île-de-France ne l'a pas gagné.
Ce n'est donc plus la ville centre, Paris, qui fait le développement francilien. Ce processus de plus en plus complexe touche les grandes métropoles, mais également les agglomérations moyennes.
Jusque dans les années quatre-vingt-dix, il était admis que le développement se faisait par le centre où se trouvait toute une série de fonctions polyvalentes, alors que la périphérie était plutôt spécialisée. C'est pourquoi le centre attirait et «tirait» le reste du territoire.
Aujourd'hui, dans beaucoup d'agglomérations, le centre est plus spécialisé que les périphéries.
Poitiers, par exemple: les fonctions économiques, les fonctions universitaires, les fonctions résidentielles sont autour du Futuroscope. L'administration et les touristes sont dans la ville de Poitiers, le centre n'est plus polyvalent.
La différenciation des configurations locales
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La ville de Beauvais est caractérisée par une bonne accessibilité, mais davantage orientée vers le nord de la France (A 16) que vers Paris. Historiquement, l'économie locale était basée sur le machinisme agricole qui est, aujourd'hui, en régression.
Ce n'est pas la démographie qui est en augmentation, c'est l'économie de services. Beauvais est une ville qui a un taux de commerçants, de médecins, d'infirmières largement supérieur à celui d'une ville de 75000 habitants. Le nombre d'hypermarchés spécialisés y est important. Tous les habitants du Val-d'Oise, du sud de l'Oise, qui ne peuvent pas venir en région parisienne parce que l'autoroute A16 qui passe à Amiens s'arrête vers l'Isle-Adam vont consommer à Beauvais et relancent l'économie de services.
B@dGuYoM February 20th, 2005, 10:42 PM eh ouai et avec l'aéroport qui se développe de façon fulgurante. Beauvais possède un avenir des plus radieux même si je viens d'apprendre que la ville a perdu 1500 habitants en 4ans.
Sinon dans un autre registre , le quartier sud de Beauvais (St Jean) s'apprete à entrer dans une phase de destruction/reconstruction des plus spectaculaires entre 2005 et 2010. Ce projet prévoit la destruction de 257 logements( dont 82 pour la tour harmonie et ses 15 étages symbole du quartier avec ses 4 pendules à son sommet et dont la destruction ne manquera pas d'attirer de nombreux badeaux), la construction de 650 logts et la rehabilitation de 634 logts. :eek2:
sussucre February 21st, 2005, 01:29 AM Ce projet prévoit la destruction de 257 logements [...], la construction de 650 logts et la rehabilitation de 634 logts.
Le maire s'est dit: " et si j'osais, Beauvais ?!?" :D
charpentier February 21st, 2005, 02:18 AM Badguy dis vrai. Je crois que des fonds européens entrent dans la restructuration du quartier saint-Jean, non ?
En tous cas, on s'interessera de plus en plus à cette ville compte tenu des réflexions nouvelles qui prévalent à l'organisation du bassin parisien qui sera, à ce qu'il paraît, polycentrique (on vante même le polycentrisme de l'Île-de-France !!!).
À mon avis le triangle Beauvais-Compiègne-Creil sera considéré comme on considère les villes nouvelles, en tenant compte bien sûr qu'elles ont déjà un patrimoine... Beauvais c'est l'avenir ! :nocrook:
B@dGuYoM February 21st, 2005, 12:44 PM charpentier tu serais digne d'être beauvaisien :) . Sinon moi je suis d'autant plus content puisque cela fait 21 ans que j'habite le quartier et il a bien besoin d'une cure de jouvence dans certain coin. Il faut savoir que st jean est le deuxième quartier de la ville avec près de 10000 hab
charpentier February 22nd, 2005, 09:10 PM charpentier tu serais digne d'être beauvaisien :)
Merci Badguy. :)
Là j'ai lu quelque chose d'assez long mais je n'en placerai ici qu'une partie.
On a vu que Beauvais se tertiarisait mais la recherche développement n'est pas en reste.
Dans : "Etude prospective sur l'économie picarde" du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), pour le compte du Conseil Economique et Social de Picardie.
2.1. Constats
2.1.1. Les flux domicile-travail
L’Oise, avec son réseau urbain dense et multipolaire, se caractérise par des flux domicile-travail intenses entre ses zones d’emploi. Le sud du département est le siège des plus gros volumes d’échanges de la région.
L’ampleur des échanges avec plusieurs zones d’emploi franciliennes manifeste son intégration au bassin d’emploi métropolitain de Paris.
Dans l’Aisne, le Brie-Tardennois se tourne vers Paris, tandis que le Laonnois se tourne vers Reims. Saint-Quentin structure le nord du département.
La Somme est faiblement polarisée par Amiens, qui se rattache directement à Paris. Sans être essentiels, les échanges sont fréquents entre l’Artois et la zone d’Amiens. Avec la vallée de la Bresle, le Vimeu ne forme qu’un seul bassin d’activités autour de l’agglomération d’Eu-Le Tréport.
Des villes proches les unes des autres stimulent les navettes, comme entre Beauvais et le sud de l’Oise. On peut noter que malgré leur importance respective, les échanges entre les zones d’emploi d’Amiens et de Beauvais sont remarquablement faibles."
>> Ce constat me donne raison quand je critiquais les aménageurs qui voulaient faire fonctionner Amiens et Beauvais. J'ai vérifié les flux entre les villes de Picardie, je sais de quoi je parle. Beauvais échange beaucoup avec Creil et Paris, bien plus qu'avec Amiens
"Paris et la partie nord de son agglomération forment le pôle d’emploi le plus attractif. Son excellente desserte ferroviaire facilite les échanges. Les quelque 14 000 migrants alternants entre le sud de l’Oise et Paris forment le flux le plus important observé entre deux zones d’emploi dans la région."
"Une filière biotechnologique en Picardie ?
Ces réticences et certains échecs commerciaux ont conduit à un accroissement des contrôles et à une révision des stratégies de communication des industriels et chercheurs (accent mis sur le progrès pour les consommateurs plus que sur la prouesse scientifique). Il n'en demeure pas moins que l'essor des biotechnologies végétales sera vraisemblablement ralenti. Loin de constituer un handicap pour la Picardie, ces freins peuvent permettre à une filière de biotechnologie végétale de se constituer et de se repositionner par rapport aux grands pôles concurrents en France, et plus largement en Europe.
Les biotechnologies ne sont pas absentes de la Picardie. Le Biopôle Végétal fédère la recherche (INRA et UTC mènent des recherches en biotechnologies) de la région autour des thèmes de l'adaptation et de l'amélioration du matériel végétal (au service des agriculteurs mais aussi des transformateurs). Ce biopôle dispose d'une structure de transfert de technologie (Agro-transfert).
Conforter la filière biotechnologique est pertinent si la région se concentre sur la dimension agricole des biotechnologies. Le lien avec ses productions agricoles et son type d'industries agroalimentaires apparaît évident. Assez peu portées sur le terroir, source de valeur ajoutée, l'agriculture et l'agroalimentaire qui ont perdu beaucoup d'emplois ces dernières années (et risque sur le seul aspect productif d'en perdre encore de manière significative) se doivent d'accueillir en amont les activités de recherche, et notamment la biotechnologie. La Picardie est un terrain d'expérimentation particulièrement favorable. La constitution d'un pôle de recherche et d'innovation est source de multiples éléments positifs :
- attraction d'activités à forte valeur ajoutée, de main-d'oeuvre qualifiée à fort pouvoir d'achat,
- renforcement de la compétitivité de l'agriculture et de l'agroalimentaire picardes,
- facteur d'attractivité pour des implantations industrielles dans ce centre,
- amélioration globale de l'image technologique du tissu industriel picard.
La constitution d'un tel pôle nécessite de favoriser l'émergence de start up de recherche, tout en sachant que leur sinistralité est extrêmement élevée. Au-delà des problèmes de financement, celles-ci font un choix technologique de long terme qui peut ne pas aboutir ou qui peut devenir obsolète compte tenu de la floraison de découvertes alternatives. Ces start up sont toutefois le ferment d'une recherche active et vivante et contribuent à l'attractivité du pôle.
La Picardie peut faire le choix des applications non-alimentaires pour s'affranchir des réticences des consommateurs
Les applications du génie génétique à l'agriculture peuvent porter sur l'amélioration des conditions de production et notamment la résistance aux pathogènes (virus, bactéries, champignons..) et l'adaptation à des conditions difficiles ou limitantes (sécheresse, froid…).
Elles peuvent aussi concerner l'amélioration de la qualité des produits (qualité nutritionnelle…). On est à la conjonction de l'alimentation et du médical (nutraceutique). C'est sans doute l'une des voies les plus prometteuses, car alors les freins des consommateurs pourraient être moins affirmés. Des recherches sont également menées sur l'amélioration des qualités organoleptiques.
Enfin, des recherches sont entreprises sur les débouchés agricoles non-alimentaires (matières premières énergétiques ou à destination de l'industrie chimique). (...)
Le développement d'un pôle de biotechnologie en Picardie va toutefois buter sur les pôles concurrents existants ou en cours de création :
Génopole d'Evry
Il est constitué de quatre pôles
- de recherche génomique (Centre National de Séquençage, Centre National de Génotypage)
- de thérapie génique (Laboratoire Généthon)
- pôle universitaire Evry-Val d'Essonne (université Evry-Val d'Essonne, créée en 1991 ; le premier cycle en sciences de la vie accueille 250 étudiants , un deuxième cycle universitaire est à l'étude. IUP de biotechnologie).
- pôle industriel (Genset, Rhône-Poulenc-Rorer, Euro Séquences Gènes Services, LDF Enzymatic, Biométhodes, Bioford Consultants…).
Les partenaires cherchent à réaliser un vaste campus de recherche génétique – un génopole – en jouant sur la complémentarité. L'objectif est de réaliser à Evry la plus importante banque ADN d'Europe.
Le génopôle bénéficie de soutiens divers :
- de la CCIE (fonds d'amorçage pour lancer les entreprises en biotechnologies),
- du Conseil Général de l’Essonne. Réalisation d’un centre de conférences international (300-400 places),
- du département de l’Essonne. Participation financière de 30 MF (juin 1998),
- de la CDC-Innovation (Caisse des Dépôts et Consignations). Fonds d'amorçage de 200 MF,
- création d'un espace accueil des nouvelles entreprises de 2500 m2.
- de l'AFM.
Le génopole d'Evry est toutefois appelé à devenir la tête d'un réseau encore modeste de biopôles régionaux (le biopôle picard pourrait alors s'y raccorder).
(...Alsace, Auvergne, Lille-Eurasanté, montpellier)
3.3. La parfumerie-cosmétique
L'Oise concentre une part importante de la production nationale, suivant un axe Beauvais-Compiègne (émergence d'une "Cosmetic Valley").
Cet effet d'accumulation a tendance à attirer de nouveaux investisseurs dans ce domaine, soucieux de tirer profit des synergies (main-d'oeuvre qualifiée, service dédié à ces entreprises…).
Malava, fabricant suisse de cosmétiques, est ainsi venu dans le département suite au regroupement de ses quatre sites hexagonaux sur la commune d'Hondainville. Il y installe, et c'est très important également, son siège France et des entrepôts pour en faire son centre de distribution national.
De même, le fabricant Saverglass a reconverti son site verrier dans la fabrication de flacons de parfums et de cosmétiques. De nouvelles sociétés de services se créent autour de ce pôle, comme C3D Technology qui crée de nouvelles molécules actives pour des produits cosmétiques tels que des crèmes, des laits et autres produits amincissants.
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