View Full Version : Vers un Grand Paris
Cyril March 15th, 2005, 07:15 PM Mairie de Paris pour une "conférence métropolitaine" de l'agglomération
PARIS, 15 mars 2005 (AFP) - La mairie de Paris propose à ses voisines de l'agglomération dense la création d'une "conférence métropolitaine", échelon de travail en commun n'impliquant pas de lancer une réforme institutionnelle, a indiqué mardi l'adjoint Pierre Mansat (PCF).
Chargé des relations avec les collectivités locales, M. Mansat a présenté à la presse ce projet inspiré d'un organisme qui rassemble depuis une dizaine d'années 13 communes autour de Saint-Nazaire et Nantes.
Ce projet a fait l'objet d'un voeu de l'exécutif, voté le 1er février en Conseil de Paris par la majorité de gauche (l'UMP votant contre), mais passé quelque peu inaperçu.
De nombreux projets ont germé dans le passé autour de Paris et sa périphérie. Jacques Dominati, lorsqu'il était premier adjoint (libéral) du maire de Paris, avait imaginé un redécoupage des arrondissements et l'intégration de communes proches. Georges Sarre (MRC, XIème arrondissement) avait proposé un "haut conseil de l'agglomération parisienne" élu au suffrage universel. Roger Karoutchi (UMP, Hauts-de-Seine) avait suggéré un "district Paris/Petite couronne).
Mais M. Mansat a prôné la "prudence, en raison de l'histoire complexe, faite de méfiance, d'ignorance, voire d'hostilité" entre la puissante capitale et ses voisines. Selon lui, une "approche institutionnelle serait vouée à l'échec".
La "conférence métropolitaine" dont il défend l'idée, réunirait autour de projets supracommunaux, sur la base du volontariat, les responsables de 79 communes de l'agglomération (soit 60% des emplois, et 47% des habitants de la région Ile-de-France).
M. Mansat se déclare cependant ouvert à toute discussion sur le périmètre et le fonctionnement de ce "lieu de travail" en commun où l'on parlerait transports (il a cité les projets de certains de fermer le centre de Paris à la circulation), logement, développement économique. Avec une certitude : "les actions de Paris ont un impact très fort sur l'ensemble de ses voisines".
Bren March 15th, 2005, 07:24 PM PARIS, 15 mars 2005 (AFP) - La mairie de Paris propose à ses voisines de l'agglomération dense la création d'une "conférence métropolitaine", échelon de travail en commun n'impliquant pas de lancer une réforme institutionnelle, a indiqué mardi l'adjoint Pierre Mansat (PCF).
Chargé des relations avec les collectivités locales, M. Mansat a présenté à la presse ce projet inspiré d'un organisme qui rassemble depuis une dizaine d'années 13 communes autour de Saint-Nazaire et Nantes.
Ce projet a fait l'objet d'un voeu de l'exécutif, voté le 1er février en Conseil de Paris par la majorité de gauche (l'UMP votant contre), mais passé quelque peu inaperçu.
De nombreux projets ont germé dans le passé autour de Paris et sa périphérie. Jacques Dominati, lorsqu'il était premier adjoint (libéral) du maire de Paris, avait imaginé un redécoupage des arrondissements et l'intégration de communes proches. Georges Sarre (MRC, XIème arrondissement) avait proposé un "haut conseil de l'agglomération parisienne" élu au suffrage universel. Roger Karoutchi (UMP, Hauts-de-Seine) avait suggéré un "district Paris/Petite couronne).
Mais M. Mansat a prôné la "prudence, en raison de l'histoire complexe, faite de méfiance, d'ignorance, voire d'hostilité" entre la puissante capitale et ses voisines. Selon lui, une "approche institutionnelle serait vouée à l'échec".
La "conférence métropolitaine" dont il défend l'idée, réunirait autour de projets supracommunaux, sur la base du volontariat, les responsables de 79 communes de l'agglomération (soit 60% des emplois, et 47% des habitants de la région Ile-de-France).
M. Mansat se déclare cependant ouvert à toute discussion sur le périmètre et le fonctionnement de ce "lieu de travail" en commun où l'on parlerait transports (il a cité les projets de certains de fermer le centre de Paris à la circulation), logement, développement économique. Avec une certitude : "les actions de Paris ont un impact très fort sur l'ensemble de ses voisines".
seul Dominati avait proposé la bonne chose. Sarre égal à lui même voulait créér une commission inutile de plus dont le seul but était de couter du fric; et malheureusement c'est mon maire ... enfin il n'en a que l'étiquette mais c'est déjà bcp
Cyril March 15th, 2005, 07:24 PM Un appel pour le Grand Paris
A l’occasion du nouveau Schéma directeur d’Ile-de-France, architectes, urbanistes ou économistes appellent à une nouvelle dynamique urbaine : le pari métropolitain.
"Le succès de l’exposition sur le réaménagement du quartier des Halles et la vivacité du débat à cette occasion l’ont montré : les Parisiens s’interrogent sur la forme de leur avenir. Les habitants de Paris ne sont pas les seuls concernés. De nombreux « banlieusards », « Franciliens », « provinciaux » ou « étrangers » sont venus voir et discuter les projets présentés pour le ventre de Paris intra-muros. Mais, vu de New York ou de Tokyo, Paris ne se limite pas à l’enceinte du boulevard périphérique. Sa candidature pour l’accueil des jeux Olympiques en 2012 renforce cette vision d’un Paris vivant à la dimension de l’agglomération parisienne. Car, comme on l’a constaté, à Barcelone ou à Athènes, l’horizon d’un tel événement est un accélérateur des mutations urbaines. Reste à les concevoir dans le cadre d’un développement solidaire de l’agglomération centrale.
C’est l’heure des choix métropolitains.
L’anomalie parisienne
Comment définir, au sens géographique, social et économique, cette métropole ? En pratique, c’est le territoire desservi par les quatre premières zones de la carte orange, 200 communes, dont 80 constituent le cœur dynamique. S’y concentrent 5 millions d’habitants (47% de la population francilienne, mais 4% de l’espace régional),
90% des déplacements régionaux, 60% des emplois, près de 30% du PIB français. Paris, ainsi défini, se place au troisième rang des agglomérations mondiales pour la création de richesses, dépassant même Londres sur ce point.
Depuis la réforme gaullienne de 1964, qui réorganisait la région parisienne par la disparition du département de la Seine et la création des 8 départements actuels de l’Ile-de-France, une question s’est progressivement imposée : comment, dans cette métropole, faire que les périmètres administrés ne masquent pas la réalité des territoires vécus ? Comparée à l’organisation des vieilles métropoles européennes ou des mégalopoles internationales, nous héritons d’une exception française, d’une anomalie parisienne : 1 Région, 7 départements et Paris, à la fois ville et département, 1 300 communes dont 11 seulement, en ne comptant pas les arrondissements parisiens, de plus de 75 000 habitants. La représentation du territoire régional et métropolitain est aujourd’hui mise en scène par les différentes échelles de ces découpes institutionnelles. Paris n’élit son maire que depuis 27 ans. Le fait régional n’est guère plus vieux, Région parisienne en 1964 puis Ile-de-France en 1976. Il y a huit ans seulement que son conseil est choisi au suffrage universel. Les départements actuels héritent dans leur organisation des statuts initiés par la Révolution française.
Vers une évolution des points de vue
Mais le destin de Paris métropole ne peut plus se poser dans les mêmes termes que ceux imaginés aux temps de la première révolution industrielle. Il ne s’agit pas de répéter l’annexion du préfet Haussmann ni de laisser jouer le marché en espérant le même résultat. Les exigences de la démocratie, l’histoire et l’identité de chaque commune imposent d’autres moyens.
En trente ans, Paris, première destination touristique du monde, a connu une profonde transformation et court le risque de se muséifier. Dans le même temps, les territoires de première couronne de la banlieue ont eux aussi évolué. Après la Défense, et différemment, une nouvelle génération de projets territoriaux : la Plaine de France, Seine Amont, la Boucle Nord, Boulogne-Billancourt ou le Val de Bièvre émergent comme laboratoires de nouvelles échelles et de nouvelles formes de négociation urbaine. Et pourtant le vocabulaire politique ne semble exprimer que la correction de situations anciennes. Faudrait-il s’en remettre à ceux qui parlent déjà du Grand Paris ?
Depuis peu, on assiste à une évolution des points de vue. De nombreuses communes et deux départements ont signé avec la municipalité de la capitale des accords de coopération ; des approches communes pour les bois de Vincennes et de Boulogne ainsi que pour les canaux sont adoptées par les villes qui en sont riveraines. La Seine devient l’enjeu d’un projet d’une ligne de bateaux-bus de Joinville à Suresnes. Il faut cependant aller plus loin et plus vite.
Les enjeux actuels
La question métropolitaine est, aujourd’hui, dans l’agglomération parisienne une question politique centrale. Ce que vivent les 5 millions de personnes qui sont, ainsi, chez elles à Paris parce qu’elles habitent et travaillent au cœur de la métropole reste marqué par de profondes inégalités : la desserte par les transports en commun, la densité et la localisation des
équipements et services publics, l’accès à l’éducation et à la formation, la qualité de l’habitat et du cadre de vie.
L’insuffisance et les dysfonctionnements des transports ne sont pas plus acceptables que les disparités fiscales entre Paris et la banlieue qui n’est plus le territoire servant d’un centre qui fut servi. Cette situation est datée, les évolutions en cours la mettent en cause mais il reste que la capitale et l’agglomération ne peuvent aller bien qu’ensemble, sans cela Paris, à l’échelle européenne et mondiale, serait un village, celui rêvé d’Amélie Poulain.
Si les autoroutes, les trains rapides, les ports et aéroports restent encore aujourd’hui dans la sphère étatique, l’infrastructure des routes départementales et municipales, des trains régionaux, des canaux, des parcs et des bois, des grands équipements peuvent devenir le support du réseau public qui est une des conditions de l’unité métropolitaine.
Sa mise en forme suppose évidemment une valeur d’œuvre qui s’impose aux projets. Ce que les ingénieurs territoriaux du département de la Seine à la suite de ceux d’Haussmann avaient culturellement en commun doit être revisité, réinterprété à la lumière des enjeux actuels. Ainsi, les raisons du doute politique, de l’abstention électorale, du repli identitaire seront dans la pratique battus en brèche par une expression commune de notre appartenance à un même territoire.
Le pari du siècle
A l’heure où le Schéma directeur de la Région Ile-de-France est à nouveau en élaboration, c’est en renforcer le sens et l’utilité que d’inviter tous les citoyens à s’exprimer sur ces questions qui, au premier chef, les concernent. L’idée d’une conférence métropolitaine est avancée. Nous la soutenons, mais elle n’est, dans notre esprit, que la préfiguration d’un Atelier de la métropole parisienne, espace de documentation, de débats et de confrontations, où pourront se construire et s’affirmer la connaissance et la conscience d’un destin partagé : et puisqu’il est question aux Halles d’un équipement métropolitain, voilà un programme qui aurait pour lui l’évidence et témoignerait en ce lieu du pari que nous faisons. " 4 mars 2005
Les premiers signataires
Barré François, Burgel Guy, géographe ; Chémétov Paul, grand prix d’architecture ; Fortier Bruno, grand prix de l’urbanisme ; Fourniau Anne, géographe urbaniste ; Girard Edith, architecte ; Girard Olivier, architecte ; Laisney François, urbaniste ; Lévy Albert, architecte et chercheur au CNRS ; Lion Yves, architecte ; Laffoucrière Yves ; Lortie André, architecte ; Mimram Marc, architecte et ingénieur ; Moynot Jean-Louis ; Offner Jean-Marc, directeur du LATTS ; Orfeuil Jean-Pierre, directeur du CRETEIL ; Ousset Bertrand, président de l’Institut français d’urbanisme ; Panerai Philippe, grand prix de l’urbanisme ; Passion Luc ; Peylet Roland ; Rafatdjou Makan, architecte urbaniste ; Robert Jean-Paul, architecte ; Ronai Simon, géographe ; Seban Michel, architecte ; Zoughebi Henriette, présidente du CRT…
Source : Le Nouvel Obs d'Ile de France
http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p213_2105/a264656.htm
flx March 15th, 2005, 09:45 PM pour un Grand Paris à 100%
Manuel March 15th, 2005, 11:28 PM Voila qui confirme encore ce que je pensais, c'est pas une refonte communale qu'il est nécessaire de faire, ni créer un nième échelon bureaucratique, mais bel et bien de créer une structure horizontale informelle, entre les collectivités locales et entre les corporations (ingénieurs pont, géographes, urba, économistes). Un forum.
Cette conception de forum est empruntée aux anglais, désolé encore, mais le SERPLAN, dissout maintenant, fonctionnait de cette façon à l'échelle du South East anglais. Le SERPLAN a bien fonctionné, c t un succès.
kony March 16th, 2005, 06:46 AM comme c'est bien connu les anglais ont inventé le fil à couper le beurre...j'ai toujours pensé que "forum" était une expression romaine (ou tout du moins latine) mais bon...
Cyril March 16th, 2005, 08:25 AM Je n'ai pas posté cela pour dire que la France innovait dans ce domaine, il faut arrêter d'être trop comparativiste dans l'âme. A mon avis cette synergie entre architectes, geographes, urbanistes etc procède d'une volonté commune suite à l'immobilisme ambiant dans la capitale concernant plusieurs projets (habitat, bureaux, tours, transports etc...). Les français ont souvent, on le sait, évolué "après" les anglais, mais ça n'est pas forcément le fait d'un mimétisme absolu. Donc j'ai posté cela pour montrer que les choses vont bouger ou tout au moins que la volonté est là. :)
Manuel March 16th, 2005, 09:14 AM comme c'est bien connu les anglais ont inventé le fil à couper le beurre...j'ai toujours pensé que "forum" était une expression romaine (ou tout du moins latine) mais bon...
Le forum romain était le lieu de réunion des gestionnaire de la polis, une structure complexe, qui n'a rien à voir avec la notion de forum actuelle. La racine est la même mais ça s'arrête là.
Ici il s'agit de fusioner les compétences d'expertise, et faire émerger des synergies, sans support institutionnel lourd ni nouveau lieu de l'échange etc.
C l'aménagement stratégique à l'aire de l'économie libérale et de la mondialisation (terme métropolitain utilisé par Delanoe). Il est grandement inspiré par le SERPLAN anglais, et ici, rien de neuf finallement, puisque dès le début de Schéma directeur s'inspirait du GLC plan.
Mes remarques étaient justifiées et résument bien l'air du temps.
Les commentaires de Brice prouvent ses intentions sur ce forum. Rien de constructif.
Bren March 17th, 2005, 09:39 PM nouvelle expo au musée de l'Arsenal. Sa présidente a dit ce matin dans 20 minutes : il se construit des tours tous les jours en RP !
Cyril March 17th, 2005, 09:43 PM ouais...elle est nunuche cette gonzesse ou quoi!!?? En banlieue AUSSI, la limite maxi est de 37 mètres..comme partout en France d'ailleurs..Donc dans notre pays quand ça dépasse 7 étages on appelle ça une "tour"...Toute une éducation à refaire franchement...Non elle voulait sûrement dire qu'en banlieue ça se construit, là y a pas photo comparé à Paris-bourg.
Bren March 17th, 2005, 09:48 PM ouais...elle est nunuche cette gonzesse ou quoi!!?? En banlieue AUSSI, la limite maxi est de 37 mètres..comme partout en France d'ailleurs..Donc dans notre pays quand ça dépasse 7 étages on appelle ça une "tour"...Toute une éducation à refaire franchement...Non elle voulait sûrement dire qu'en banlieue ça se construit, là y a pas photo comparé à Paris-bourg.
Paris est déjà construit à part quelques mini friches, les seules constructions peuvent être en banlieue
Cyril March 17th, 2005, 09:51 PM Paris est donc une ville "finie" dans tous les sens du terme..dommage pour elle.
Reconstruire par-dessus l'existant c'est possible, il ne faut pas non plus exagérer.
Bren March 17th, 2005, 10:45 PM Paris est donc une ville "finie" dans tous les sens du terme..dommage pour elle.
Reconstruire par-dessus l'existant c'est possible, il ne faut pas non plus exagérer.
oui elle l'est dans ses limites actuelles
Cyril June 24th, 2005, 07:14 PM Suite à l'appel de divers architectes et urbanistes pour un Grand Paris, Pierre Merlin dit ce qu'il pense :
L’appel publié pour un Grand Paris n’a pas suscité que des ovations.
En expert, Pierre Merlin revient sur une ambition nécessaire qui piétine.
L’appel publié pour un Grand Paris n’a pas suscité que des ovations.
Un appel pour le Grand Paris [notre n° du 10 mars], signé par une vingtaine d’architectes et d’urbanistes de renom. Il y a sans doute un audacieux projet derrière. Déception sur toute la ligne. Que proposent nos concepteurs ? L’institution d’une conférence métropolitaine et d’un Atelier de la métropole parisienne dont le rôle serait on ne peut plus vague. Quel territoire pour ce Grand Paris ? « […] le territoire desservi (sic) par les quatre premières zones de la carte orange ». Un coup d’œil à la carte montre qu’on exclurait ainsi les villes nouvelles, la vallée de Chevreuse et l’aéroport de Roissy-CDG. A l’appui de cette surprenante frontière, une kyrielle de chiffres grossièrement faux quant à sa surface (6 % et non 4 % de la région), de sa population (7 millions et non 5), de sa part dans les déplacements régionaux (60% et non 90%), de sa part dans le PIB (20% et non 30%, ce qui dépasserait la totalité du PIB régional).
Il y a certes à réfléchir sur l’occasion unique offerte par l’élaboration du nouveau schéma directeur régional. Ce schéma sera-t-il un document de plus sans prise sur la réalité ? Ouvrira-t-il, comme son devancier de 1994, les portes grandes ouvertes aux appétits fonciers des promoteurs ? Ou saura-t-il proposer une organisation urbaine économe en espace et donc en énergie, réduisant les émissions de polluants et de gaz à effet de serre ? Bref, traduira-t-il, dans des prescriptions précises et non dans des mots, la notion d’Eco-Région avancée par son président, Jean-Paul Huchon ? Proposera-t-il les moyens d’une restructuration de l’agglomération autour de quelques centres urbains polyfonctionnels drainés par un réseau de transports en commun enfin prioritaire ? Il y a là des enjeux lourds. Ce n’est pas la création d’une « conférence » et d’une « Agence » de plus qui y répondra. Les compétences et les idées existent déjà. Ce qu’il faut, c’est davantage de volonté politique.
Pierre Merlin, Paris (3 e ), Géographe.
Source : http://obsdeparis.nouvelobs.com/articles/p228_2120/a271772.htm
eomer June 24th, 2005, 11:37 PM Mwouais...interessant.
On peut toujours créer des comités de reflexions regroupant Paris (ou plutôt un certain nombre d'arrondissements parisiens) et certaines communes environnentes pour parler d'un problème particulier. Mais attention aux lourdeurs administratives: avec les arrondissements parisien, la ville de paris, les communes, les comunautés d'agglomération, les conseils généraux, le conseil régional, et tous les prefets et sous-prefets, cela fait quand même déja bcp de monde.
Fredo June 24th, 2005, 11:39 PM Mwouais...interessant.
On peut toujours créer des comités de reflexions regroupant Paris (ou plutôt un certain nombre d'arrondissements parisiens) et certaines communes environnentes pour parler d'un problème particulier. Mais attention aux lourdeurs administratives: avec les arrondissements parisien, la ville de paris, les communes, les comunautés d'agglomération, les conseils généraux, le conseil régional, et tous les prefets et sous-prefets, cela fait quand même déja bcp de monde.
Il faudrait tout simplement laisser Paris annexer les communes limitrophes (Pantin, Vincennes, Boulogne, Saint Ouen, Levallois Perret, etc...)
kony June 25th, 2005, 03:41 AM Il faudrait tout simplement laisser Paris annexer les communes limitrophes (Pantin, Vincennes, Boulogne, Saint Ouen, Levallois Perret, etc...)
ce n'est justement pas simple du tout !! c'est irréalisable car trop de petit maires chefaillons s'y opposeraient...à vrai dire je suis pas sûr qu'un seul maire d'Idf serait prêt à accepter de perdre du pouvoir au profit d'une autre instance...c'est ça le pb !
Fredo June 25th, 2005, 09:46 AM ce n'est justement pas simple du tout !! c'est irréalisable car trop de petit maires chefaillons s'y opposeraient...à vrai dire je suis pas sûr qu'un seul maire d'Idf serait prêt à accepter de perdre du pouvoir au profit d'une autre instance...c'est ça le pb !
On à qu'a proposer aux Maire d'annexer leur ville à la fin de leur mandat, comme ça pas de parte de pouvoir.
Ca à été si difficile que ça à annexer Belleville, Passy, Charonne etc...?
scalpel June 25th, 2005, 11:21 AM ce n'est justement pas simple du tout !! c'est irréalisable car trop de petit maires chefaillons s'y opposeraient...à vrai dire je suis pas sûr qu'un seul maire d'Idf serait prêt à accepter de perdre du pouvoir au profit d'une autre instance...c'est ça le pb !
Et c'est exactement ce qui risque de ce passer quand une ville veut annexer des territoires déjà urbuanisés. Ca ne marche jamais si le maire a trop de moyens de pression du fait de l'importance de la population.
Au début du siècle Nancy (ville au territoire si étriqué que les communes limitrophes étaient déjà un peu urbanisées) a voulu annexer les communes environnantes. Les maires ont réussi à se mettre la population dans la poche avec des arguments comme "voulez-vous payer plus d'impots", "voulez-vous payer pour les trottoires de Nancy et ne rien avoir en retour ?", "voulez-vous perdre votre vie tranquille en banlieue au profit des voitures, des feux, des trams ?". Des tracts circulaient qui montraient la ville avançant tel un ogre et mangeant les animaux et les jardins et chassant les habitants de la banlieue. Ca a marché, tout a été annulé.
60 ans plus tard, pas loin de la, à Metz (ville au territoire déjà presque 2 fois plus grand à l'époque), la ville est parvenue à annexer les villages limitrophes.
A Nancy au même moment l'intercommunalité a du être imposée par le préfet au début tant l'opposition était vive et les maires avaient fait de ravages dans les esprits 60 ans plus tôt !
Bref les maires tiennent tellement à leur place qu'ils préfèrent mettre en péril leur commune pour conserver un pouvoir absolu. Quant à l'idée de prévoir l'annexion à la fin d'un mandat, aucun maire ne va croire qu'il ne sera pas réélu, il se sent toujours plébiscité. Il y en a même qui se croient à la tête de leur ville du fait du droit divin. Et l'intercommunalité ne résoudrait rien à Paris, au contraire ça empêcherait plus d'avancer qu'autre-chose (une instance de plus). Et l'opposition à la ville centre semble encore pire qu'à Nancy où ça avait déjà tout bloqué.
lascaux June 25th, 2005, 02:33 PM Et l'intercommunalité ne résoudrait rien à Paris, au contraire ça empêcherait plus d'avancer qu'autre-chose (une instance de plus).
L'intercommunalité est la seule solution pour avancer tu veux dire.
Elle est d'ailleurs plutôt réussie dans la plupart des autres agglomération,
justement par ce qu'elle évite les débats idiots sur l'annexion des petites
communes par la plus grosse, irréaliste, mais permet en même temps
de penser à l'échelle du territoire.
scalpel June 25th, 2005, 04:11 PM L'intercommunalité est la seule solution pour avancer tu veux dire.
Oui, mais seulement si cette nouvelle entité "efface" totalement les autres, à mon avis. Et là je n'y crois pas. Oui ça marche en province (et très bien à Nancy ou Strasbourg) mais il ne s'agit pas de regrouper des communes pour faire une plus grande ville qui garde à peu-près la même échelle : une ville dans un département. Rien ne change vraiment. Alors que pour Paris il faudrait regrouper des départements voire même toute une région. Et là je crains que des problèmes inédits surviennent. Si la structure est créée sans toucher au reste, je pense que ça ne fonctionnera pas bien car sa taille dépassera d'autres entités administratives sensées être au-dessus. D'où conflits, blocages, coups bas et jalousies supplémentaires.
Mais si cette structure intercommunale (qui aurait sans-doute un status unique en France, sorte de ville-région ?) peut se faire d'une façon qui satisfasse tout-le-monde alors je suis pour.
lascaux June 27th, 2005, 11:56 PM ah ben c'est sûr que les communes doivent renoncer à
certains pouvoir mais c'est comme faire l'Europe…
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