Cyril
April 12th, 2005, 02:09 PM
PARIS, 12 avr 2005 (AFP) - Le boulevard périphérique parisien, véritable "autoroute urbaine" avec 270.000 véhicules par jour, pollue à 150 m à la ronde, et jusqu'à 400 mètres dans le cas d'un échangeur comme celui de la Porte de Bagnolet, selon la première étude détaillée publiée mardi par Airparif.
L'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France a déployé 60 sites de mesure provisoires et a mesuré les niveaux de polluants pendant 8 semaines, en automne et hiver 2003, autour de la Porte de Bagnolet, au nord-est de la capitale.
L'échangeur de Bagnolet est un "cas d'école", relève Airparif. En plus du boulevard périphérique, il est au départ de l'autoroute A3 vers le Nord (172.000 véhicules/jour), proche des boulevards des Maréchaux (38.500 véhicules/jour) et de la rue Belgrand qui dessert le coeur de Paris. Plusieurs stades et jardins publics sont au voisinage immédiat, ainsi qu'un centre commercial très fréquenté. 70.000 Franciliens habitent dans un rayon de 1 km autour de l'échangeur.
Le niveau moyen de benzène (cancérigène) au coeur de l'échangeur est deux fois plus élevé que la pollution de fond et peut même atteindre ponctuellement 2,7 fois ce niveau. Le niveau moyen de dioxyde d'azote dans des lieux fréquentés par les piétons, au milieu de l'échangeur, est une fois et demi plus élevé que celui de la pollution générale du secteur.
Pour le dioxyde d'azote (un des polluants responsables de pics d'ozone), les niveaux de fond de tout le secteur étudié dépassent l'objectif de qualité annuel (français et européen) de 40 microgrammes/m3 fixé pour 2010.
L'échangeur a un impact jusqu'à 400 m à la ronde, dans une zone englobant plusieurs stades (stade Louis Lumière, stade de la Porte de Bagnolet).
Les émissions les plus fortes ont été relevées au métro Galliéni, situé dans un espace mi-clos. De façon générale, la pollution est plus élevée dans les espaces clos (centre commercial, métro) que dans les espaces ouverts, où elle peut se disperser plus facilement.
La couverture du périphérique n'offre qu'une solution partielle : elle forme un tunnel qui canalise les émissions et provoque une accumulation à la sortie.
En revanche, la pollution décroit plus rapidement lorsque le périphérique est entouré d'arbres et de bandes végétales larges.
L'étude confirme les mesures fournies en continu par le réseau d'Airparif, selon lesquelles la station permanente située sur le périphérique Porte d'Auteuil, à l'ouest, présente les niveaux de pollution les plus élevés de tout le réseau francilien.
L'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France a déployé 60 sites de mesure provisoires et a mesuré les niveaux de polluants pendant 8 semaines, en automne et hiver 2003, autour de la Porte de Bagnolet, au nord-est de la capitale.
L'échangeur de Bagnolet est un "cas d'école", relève Airparif. En plus du boulevard périphérique, il est au départ de l'autoroute A3 vers le Nord (172.000 véhicules/jour), proche des boulevards des Maréchaux (38.500 véhicules/jour) et de la rue Belgrand qui dessert le coeur de Paris. Plusieurs stades et jardins publics sont au voisinage immédiat, ainsi qu'un centre commercial très fréquenté. 70.000 Franciliens habitent dans un rayon de 1 km autour de l'échangeur.
Le niveau moyen de benzène (cancérigène) au coeur de l'échangeur est deux fois plus élevé que la pollution de fond et peut même atteindre ponctuellement 2,7 fois ce niveau. Le niveau moyen de dioxyde d'azote dans des lieux fréquentés par les piétons, au milieu de l'échangeur, est une fois et demi plus élevé que celui de la pollution générale du secteur.
Pour le dioxyde d'azote (un des polluants responsables de pics d'ozone), les niveaux de fond de tout le secteur étudié dépassent l'objectif de qualité annuel (français et européen) de 40 microgrammes/m3 fixé pour 2010.
L'échangeur a un impact jusqu'à 400 m à la ronde, dans une zone englobant plusieurs stades (stade Louis Lumière, stade de la Porte de Bagnolet).
Les émissions les plus fortes ont été relevées au métro Galliéni, situé dans un espace mi-clos. De façon générale, la pollution est plus élevée dans les espaces clos (centre commercial, métro) que dans les espaces ouverts, où elle peut se disperser plus facilement.
La couverture du périphérique n'offre qu'une solution partielle : elle forme un tunnel qui canalise les émissions et provoque une accumulation à la sortie.
En revanche, la pollution décroit plus rapidement lorsque le périphérique est entouré d'arbres et de bandes végétales larges.
L'étude confirme les mesures fournies en continu par le réseau d'Airparif, selon lesquelles la station permanente située sur le périphérique Porte d'Auteuil, à l'ouest, présente les niveaux de pollution les plus élevés de tout le réseau francilien.