lascaux
June 3rd, 2005, 10:55 AM
avis à ceux qui doutent encore du phénomène
et pensent que la seule solution pour régler
le problème du logement est de construire plus et plus haut…
"Le Monde" du 02 juin 2005
Les logements vides sont toujours aussi nombreux à Paris
164 logements parisiens remis sur le marché depuis 2002 : le dispositif créé par Paris pour inciter les petits propriétaires à relouer leurs logements vides au bénéfice des étudiants et des ménages inscrits au fichier des demandeurs HLM a du mal à convaincre. Au regard des 20 000 à 30 000 logements répertoriés comme vacants dans la capitale (dont 21 000 sont assujettis, depuis 2000, à la taxe sur la vacance), la performance est maigre.
La Société immobilière d'économie mixte (Siemp) de la Ville s'est vu confier cette mission il y a trois ans : séduire des propriétaires parisiens sans gros moyens, en leur offrant des garanties sur le paiement des loyers et des solutions pour financer des travaux éventuels. La mairie de Paris offre en moyenne une subvention pour travaux de 4 156 euros (pour un montant total de travaux de 31 000 euros en moyenne).
LOYERS PLAFONNÉS
Les locataires sont proposés par la SIEMP parmi des candidats inscrits comme demandeurs de logements ou des étudiants parisiens boursiers présentés par le Crous. En contrepartie, les propriétaires s'engagent à pratiquer des loyers plafonnés à environ 15 euros le mètre carré.
En 2004, 156 contrats ont été signés (contre 116 en 2003), soit tout juste un peu plus que l'objectif ? modeste ? de 150 contrats par an que s'était fixé la Ville. Dont 73 qui ont concerné des étudiants, via le dispositif Locajeunes, qui propose aux propriétaires de louer leur logement pendant les dix mois de la période universitaire. Dans la moitié des cas, les contrats Locajeunes signés en 2003 n'ont pas été renouvelés en 2004 "ce qui correspond bien, selon la Siemp, au besoin d'une catégorie de propriétaires de louer sur le court terme et de pouvoir disposer de leur bien" .
Dans 75 % des cas, les logements remis sur le marché ont une ou deux pièces, un tiers ont dû faire l'objet de travaux conséquents, et plus de la moitié sont situés au nord de Paris (9e, 10e, 18e et 19e arrondissements). Les ménages "sélectionnés" par la Ville (hors étudiants) présentent un profil plus moyen que vraiment modeste, le locataire type étant un célibataire vivant seul, ou en couple, de 35 ans, "comptable, électricien ou encore ingénieur" , salarié dans Paris et gagnant entre 25 000 et 35 000 euros brut par an. Dans 80 % des cas, c'est la SIEMP qui assure directement la gestion locative.
Comment augmenter le nombre de contrats signés ? Depuis 2002, la SIEMP s'est fait connaître par la publicité, la diffusion de plaquettes d'information, un numéro vert (0800-20-02-75) et un site Internet (www.louezgagnant.com). Elle n'avait pas, jusque-là, et malgré ses demandes, accès au fichier des contribuables parisiens assujettis à la taxe sur la vacance qui lui permettrait d'effectuer des démarches ciblées. Le 16 juillet 2004, la direction générale des impôts avait pourtant estimé que cette communication était "envisageable" . Depuis rien n'a bougé. La loi de cohésion sociale de janvier 2005 a, toutefois, autorisé la communication de ce fichier.
Christine Garin
et pensent que la seule solution pour régler
le problème du logement est de construire plus et plus haut…
"Le Monde" du 02 juin 2005
Les logements vides sont toujours aussi nombreux à Paris
164 logements parisiens remis sur le marché depuis 2002 : le dispositif créé par Paris pour inciter les petits propriétaires à relouer leurs logements vides au bénéfice des étudiants et des ménages inscrits au fichier des demandeurs HLM a du mal à convaincre. Au regard des 20 000 à 30 000 logements répertoriés comme vacants dans la capitale (dont 21 000 sont assujettis, depuis 2000, à la taxe sur la vacance), la performance est maigre.
La Société immobilière d'économie mixte (Siemp) de la Ville s'est vu confier cette mission il y a trois ans : séduire des propriétaires parisiens sans gros moyens, en leur offrant des garanties sur le paiement des loyers et des solutions pour financer des travaux éventuels. La mairie de Paris offre en moyenne une subvention pour travaux de 4 156 euros (pour un montant total de travaux de 31 000 euros en moyenne).
LOYERS PLAFONNÉS
Les locataires sont proposés par la SIEMP parmi des candidats inscrits comme demandeurs de logements ou des étudiants parisiens boursiers présentés par le Crous. En contrepartie, les propriétaires s'engagent à pratiquer des loyers plafonnés à environ 15 euros le mètre carré.
En 2004, 156 contrats ont été signés (contre 116 en 2003), soit tout juste un peu plus que l'objectif ? modeste ? de 150 contrats par an que s'était fixé la Ville. Dont 73 qui ont concerné des étudiants, via le dispositif Locajeunes, qui propose aux propriétaires de louer leur logement pendant les dix mois de la période universitaire. Dans la moitié des cas, les contrats Locajeunes signés en 2003 n'ont pas été renouvelés en 2004 "ce qui correspond bien, selon la Siemp, au besoin d'une catégorie de propriétaires de louer sur le court terme et de pouvoir disposer de leur bien" .
Dans 75 % des cas, les logements remis sur le marché ont une ou deux pièces, un tiers ont dû faire l'objet de travaux conséquents, et plus de la moitié sont situés au nord de Paris (9e, 10e, 18e et 19e arrondissements). Les ménages "sélectionnés" par la Ville (hors étudiants) présentent un profil plus moyen que vraiment modeste, le locataire type étant un célibataire vivant seul, ou en couple, de 35 ans, "comptable, électricien ou encore ingénieur" , salarié dans Paris et gagnant entre 25 000 et 35 000 euros brut par an. Dans 80 % des cas, c'est la SIEMP qui assure directement la gestion locative.
Comment augmenter le nombre de contrats signés ? Depuis 2002, la SIEMP s'est fait connaître par la publicité, la diffusion de plaquettes d'information, un numéro vert (0800-20-02-75) et un site Internet (www.louezgagnant.com). Elle n'avait pas, jusque-là, et malgré ses demandes, accès au fichier des contribuables parisiens assujettis à la taxe sur la vacance qui lui permettrait d'effectuer des démarches ciblées. Le 16 juillet 2004, la direction générale des impôts avait pourtant estimé que cette communication était "envisageable" . Depuis rien n'a bougé. La loi de cohésion sociale de janvier 2005 a, toutefois, autorisé la communication de ce fichier.
Christine Garin