View Full Version : À quoi servent les musées ?


JP
January 10th, 2006, 03:38 PM
un article du figaro daté du 7/01... article d'autant plus interessant qu'il n'évoque pas toutes les politiques de promotions urbaines à travers le musée : exit Lens, Metz, Marseille, Lyon...

À quoi servent les musées ?

PAR STÉPHANE GUIBOURGÉ ET VÉRONIQUE PRAT
[07 janvier 2006]

Lieux d'exposition ? Défis architecturaux ? Témoignages pérennes du pouvoir politique ? Espaces de consommation culturelle ? En France, les musées ne sont plus ce qu'ils étaient. Enquête.

C'est le même plaisir chaque fois, l'une des plus jolies balades de Paris. Presque une aventure. Gagner la Porte Dorée... S'aventurer avec des yeux d'enfant entre le bois de Vincennes, le Jardin zoologique et le square des Combattants d'Indochine. Quitter lentement les frondaisons, s'arrêter, intrigué devant cette femme en armure dorée, au visage hermétique et mystérieux. La Porte Dorée est un quartier de vestiges et de ruines invisibles. Le lieu des rêves trahis, des ambitions perdues. Comme si la France avait abandonné là, un peu amère, un peu honteuse, ses dernières poussières d'empire. Soudain, un chef-d'oeuvre de l'Art déco apparaît. Colonnes en façade, large escalier, bas-reliefs, le bâtiment, imaginé par Laprade en 1931, reste un endroit magique. A l'intérieur, ce sont des fresques, des mosaïques, des corniches. Un aquarium aussi. Et puis, de-ci de-là, presque oubliées peut-être, les dernières traces d'un mobilier sublime, conçu par Ruhlmann pour Lyautey, qui avait là un bureau. L'endroit a connu plusieurs identités, et un passé tumultueux.

D'abord musée des Colonies, puis de la France d'outre-mer, pour quelques mois encore musée des Arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO), il est appelé à devenir, à l'initiative de Jacques Toubon, le musée de l'Immigration. Il ouvrira ses portes au printemps 2007, réhabilité par l'architecte Patrick Bouchain. Concepteur du Théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers et du Lieu Unique, à Nantes, Bouchain mesure l'importance de l'enjeu.


En effet, le lieu est chargé. Lors de l'Exposition coloniale de 1931, des «indigènes» y furent montrés nus aux visiteurs... «Il s'agira de lui régler son compte, de lui faire en quelque sorte rendre gorge !», affirme Bouchain en évoquant le MAAO. Heureux de son effet, il poursuit : «Il est impossible de renier l'Histoire. Pour le musée de l'Immigration, nous devrons à la fois l'effacer et en garder la trace. Montrer le lieu tel qu'il était sans renforcer l'esprit de la colonisation. En faire un lieu de témoignage. Mon ambition est de montrer ce que les cultures produisent. Et que nous sommes un peuple d'immigrés.»

Le budget est modeste : 7 millions d'euros. Mais les idées sont belles. Ainsi, Bouchain a imaginé une tente-forum sous laquelle chacun pourra venir entendre ou déposer un témoignage. On trouvera de grandes passerelles, des matières rustiques et primitives, du bois, une façade nord à la vue enfin ouverte, des lumières latérales et zénithales afin d'éclairer le bâtiment, et sa mémoire, peut-être...


A l'autre bout de Paris, le changement d'échelle est important. Quai Branly, le musée des Arts premiers sera officiellement inauguré au printemps prochain. Voulu dès 1995 par Jacques Chirac, il a été conçu par Jean Nouvel (créateur de l'Institut du monde arabe, de la Fondation Cartier, du musée Reina Sofia de Madrid). Le budget en est considérable : 235,2 millions d'euros. Pour Jean Nouvel, il s'agissait d'abord de donner «un musée où tout est fait pour provoquer l'émotion portée par l'objet ; où tout est fait, à la fois, pour le protéger de la lumière et pour capter le rare rayon de soleil indispensable à la vibration, à l'installation des spiritualités...» Ainsi, l'architecte a déployé tous ses talents. Immenses verres imprimés de photographies, poteaux aux positionnements et aux tailles aléatoires afin d'évoquer arbres et totems, façades vrillées s'ouvrant et se fermant à la lumière comme se clôt progressivement une paupière, les prouesses architecturales sont toutes au service du projet. Au service surtout des collections (venues pour une part du laboratoire d'ethnologie du musée de l'Homme et du MAAO).


Branly est peut-être le dernier (et magnifique) avatar d'une tradition qui a longtemps mêlé, en France, pouvoir, architecture et culture. Les politiques voyaient là une manière de montrer leur force et de laisser une trace. En se cantonnant à la Ve République, la France se sera vue dotée du Centre national d'art et de culture à Beaubourg, désir de Georges Pompidou ; du musée d'Orsay, initié par Valéry Giscard d'Estaing ; de l'Institut du monde arabe, du Grand Louvre, de la Bibliothèque nationale de France, du Centre Jean-Marie-Tjibaou, volonté de François Mitterrand ; et du musée des Arts premiers, enfin, sous les deux présidences Chirac.

Si ces réalisations sont toutes républicaines, le musée en France est, lui, d'essence révolutionnaire ! Selon Dominique Poulot, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, «la construction du musée français repose sur la confiscation des biens du clergé puis des émigrés, sur les anciennes collections royales et sur les conquêtes militaires». Ce n'est qu'avec la Révolution et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen que l'accès aux oeuvres est considéré comme un droit légitime du peuple, et c'est à la République de s'en occuper. Les triomphes des armées de la Révolution fourniront les collections. Prises de guerre et spoliations. C'est en 1815 seulement, avec la Restauration, qu'est mise en place une politique de restitution. Pour remplacer les splendeurs antiques rendues à leurs cimaises d'origine, l'Etat mettra l'accent sur les artistes nationaux...


De la sorte, en France, le musée entretiendra toujours un rapport à l'Etat très fort. Et ce, de l'inauguration du musée du Luxembourg en 1818 jusqu'à celle du Centre Pompidou en 1977. Conçu par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers comme un centre d'information et de divertissement, celui-ci illustrera une relation nouvelle entre art et culture. Il symbolise aussi l'alliance de l'architecture moderne et du musée. Beaubourg n'est plus seulement un musée, c'est aussi un centre de recherche et un lieu de loisirs.

En effet, tout a changé au cours des trente dernières années. Et d'abord la façon d'exposer les oeuvres. Désormais, les musées ne proposent plus seulement de contempler des oeuvres, mais aussi d'écouter de la musique, de voir des films... «Pour moi, dit Patrick Bouchain, le musée est le lieu de réunion des hommes pour parler de culture. Une école de formation et de transmission.» Après un silence, il reprend : «Je ne suis pas certain d'ailleurs que le terme "musée" signifie encore quelque chose...»


Aujourd'hui, les musées sont aussi devenus des lieux de diffusion et de consommation culturelle. Leur fonction est passée de la conservation et de la collection à la diffusion de masse. L'art - et les produits de l'art - sont envisagés selon leur valeur marchande. Une nécessité s'impose alors : rentabiliser les collections. Les faire accéder à la plus grande diffusion possible. On ne parle plus désormais de visiteurs, mais de publics, de billétiques, de catalogues et de thématiques. «Vienne 1900» et «Mélancolie» en sont les plus récents exemples. Parce qu'en soi une exposition est souvent déficitaire, parce que les coûts en sont trop importants, ce sont, comme au cinéma, les produits dérivés qui génèrent des bénéfices : catalogues (plus riches que les expos elles-mêmes), cartes postales, posters, mais aussi restauration, espaces dévolus aux enfants, à l'interactivité... Le but désormais est de retenir le plus longtemps possible les visiteurs dans l'enceinte du musée.

Comme souvent, c'est à l'architecture de rassembler les désirs et les obligations, de donner à voir en tenant un discours. Les contraintes, les contraires, mêmes, s'additionnent. De ces nouvelles contingences, de ces exigences inédites naissent à présent, et dans le monde entier, des musées d'un genre nouveau. Chacun à sa façon répond à la question : quel musée pour le XXIe siècle ? Lieu de spectacle, de mémoire, de transmission. Geste architectural, politique, culturel ? Trois grandes pistes sont explorées aujourd'hui.


En premier lieu, la réhabilitation-rénovation-extension. C'est la solution choisie pour le MAAO ou le Petit Palais, qui vient de rouvrir ses portes. C'est aussi la voie empruntée par le MoMA de New York. Sa dernière extension, confiée au Japonais Taniguchi, en est le plus bel exemple. Il privilégie en effet l'angle urbanistique d'un projet au coeur de la ville plutôt que celui d'un geste architectural. Harmonie et sobriété sont les maîtres mots pour ce travail fidèle à la philosophie du musée lui-même, qui a l'élégance de s'effacer derrière les oeuvres qu'il présente...

Deuxième piste : la création pure, avec le risque que l'architecture devienne l'oeuvre. «Parfait» exemple, la Fondation Guggenheim à Bilbao, réalisée par Frank O. Gehry, qui fait dire à Bouchain : «L'architecture doit être au service des visiteurs, Bilbao est une aberration...» Beaucoup mieux, le Shaulager (littéralement «dépôt à voir»), à Bâle, signé Herzog et de Meuron. La commande est difficile : la Fondation Hoffman avait besoin d'un édifice pour conserver autant que montrer ses collections jusqu'alors dispersées dans les fonds de deux musées distincts. L'idée est simple : des réserves que l'on peut visiter. Les deux architectes, lauréats du Pritzker Price en 2001, livrent une façon d'anti-musée radical, en empilant trois étages de stockages au-dessus de l'espace d'exposition placé en sous-sol. La rigueur d'écriture est poussée à son paroxysme, et c'est une absolue réussite.


A Berlin, le Jüdisches Museum, de Daniel Libeskind, est d'une autre puissance. Avec ses volumes brisés, ses incisions qui évoquent une étoile de David éclatée, le bâtiment génère un malaise palpable, voulu par l'architecte. Un sentiment de dispersion intense. Inauguré vide en 1999, ouvert au public en 2001, le Jüdisches Museum est en soi l' «objet» le plus important du musée.

Enfin, plus étrange, répondant à la commande d'un lieu vide, sans collection propre, où se succéderont les expositions diverses, le Kunsthaus (maison de l'art) de Graz. Conçu par Peter Cook et Colin Fournier, le bâtiment évoque un vaisseau de science-fiction. Carapace irrégulière, semée de tétines cylindriques, cette manière de peau étrange peut se modifier (à l'aide de 1 000 tubes fluorescents). L'espace intérieur rappelle une boîte noire, que les commissaires des expositions investiront selon leurs volontés.

Quelle que soit l'option choisie, oeuvre d'art en soi, originale, moderne ou classique, nomade ou sédentaire, éphémère ou éternelle, il faudra toujours cheminer dans les allées des musées, devant les cimaises, avec à l'esprit la phrase de Pierre Bonnard : «Ce qu'il y a de plus beau dans un musée, ce sont les fenêtres.»

Les balades, toujours.

Cyril
January 10th, 2006, 04:55 PM
A occuper les vieilles l'après-midi.

mohamed
January 10th, 2006, 05:38 PM
:D :D :D :D :runaway:
bien dit cyril

zoheb741
January 10th, 2006, 05:54 PM
je prend part dans l'opinion de cyril

B@dGuYoM
January 10th, 2006, 06:50 PM
pas mieux ;)

R.T.
January 10th, 2006, 07:04 PM
A s'instruire, à découvrir des mondes inédits et/ou inaccessibles, à passer des moments formidables de détente et de découverte, à se forger une certaine culture et à devenir moins con !

mohamed
January 10th, 2006, 07:32 PM
non non a s'ennuyer grave de cher grave
de toute facon je deteste les musees

Fredo
January 10th, 2006, 07:42 PM
non non a s'ennuyer grave de cher grave
de toute facon je deteste les musees

Moi j'adore les musées. Seulement je regrette que certains Musée soit un peut triste et sombre. Pour exposer une belle toile, il faut la lumière et l'environnement qui va avec.

JP
January 10th, 2006, 09:02 PM
maiiis euuh un musée c'est une librairie pour voir et être vu, une cafet' pour manger deux profiterolles congelés et se sentir investi par la coultoure (et c'est tellement plus branchouille la cafet du musée que la cantine d'en face), des WC publics pour pêter culturel, et enfin une boutique souvenir pour acheter une réplique incongrue d'une Vénus cul-de-jatte (la manchotte...trop surfaite, et bien trop vue et revue, connue et reconnue)...et avec, votre intérieur prendra toute sa dimension, surtout le meuble TV.... voilà à quoi ça sert !

B@dGuYoM
January 10th, 2006, 09:15 PM
A s'instruire, à découvrir des mondes inédits et/ou inaccessibles, à passer des moments formidables de détente et de découverte, à se forger une certaine culture et à devenir moins con !
ya internet pour ça maintenant et quasi gratuitement :)

R.T.
January 10th, 2006, 09:16 PM
Aux dernières nouvelles, il n'est pas nécessaire d'acheter quoi que ce soit dans un musée ni de se la péter à la terrasse en buvant un café à 12euros ou en étalant sa science auprès des autres.
On peut se balader tranquilou en apprenant ou en admirant, voir les deux ensemble.
Désolé que le mot culture soit devenu une insulte pour vous mais c'est parfois agréable de faire autre chose que de regarder la télé en dessous de la fameuse réplique de la vénus de mes deux.

JP
January 10th, 2006, 09:26 PM
en tout cas il faudrait un musée du second degré

mohamed
January 10th, 2006, 09:37 PM
ya internet pour ça maintenant et quasi gratuitement :)
on a plus besoin d'allerau musee pour s'instruire decouvrire des oeuvres d'art maintenat c'est sur le net q'on peut le faire

R.T.
January 10th, 2006, 09:45 PM
en tout cas il faudrait un musée du second degré

Désolé s'il sagissait de second degré, je ne l'avais pas saisi !

Pour les autres, je signale juste qu'il n'y a pas que des oeuvres d'art "classiques" dans les musées, il y a aussi des musées sur l'architecture, sur le design, sur les civilisations, sur l'homme, sur la science, sur les inventions, sur l'imprimerie, sur les lacets et autres.....et pour les oeuvres plus classiques, je considère quand même que pour découvrir un Guernica, il vaut mieux l'avoir en face que de voir une reproduction pourrie sur un écran.

Manuel
January 10th, 2006, 09:55 PM
je regrette un peu la muséographie ancienne. La mise "en art" actuelle est un peu irritante voire inapropriée dans certains cas (d'après ceux qui gobent leurs profiterolles à 12 euros en terrasse) . Le minimalisme façon galerie d'art contemporain n'est pas transposable à toutes les expositions. Give me Villa Borghese anyday!

Sinon le concept Beaubouresque me convient bien. L'art pour les masses un pas.

JP
January 13th, 2006, 12:49 PM
Le ministre de la Culture annonce une «année exceptionnelle pour le patrimoine»

Lors de ses voeux à la presse ce jeudi, le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a égrainé le calendrier architectural de l’année 2006. Focus sur les ouvertures les plus attendues et les chantiers qui démarrent.

François de Mazières, président de la future Cité de l’architecture et du patrimoine, a accueilli jeudi au Palais de Chaillot Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, pour la présentation des voeux 2006 à la presse. L’occasion également de visiter le chantier de la Cité (reportage photo à paraître lundi prochain sur Batiactu).
Bien que perturbé par la présence d’intermittents du spectacle, le ministre a pu annoncer que «2006 sera une année exceptionnelle pour notre patrimoine». Il a d’abord qualifié l’ouverture du musée du Quai Branly, en juin prochain à Paris, de «coup de tonnerre pour ceux qui croient en la diversité culturelle». Souhaitée par le Président de la République, «cette institution sera sans équivalent au monde pour le patrimoine, la recherche et le dialogue des cultures». Un «événement de portée nationale et internationale», selon Renaud Donnedieu de Vabres.
Le ministre a également évoqué la réouverture de plusieurs autres lieux culturels parisiens dont le musée de l’Orangerie (en mai) et le musée des Arts décoratifs (à la mi-septembre). Le musée Granet d’Aix-en-Provence, «l’un des plus beaux musées de France en région», accueillera à nouveau le public dès fin février, après un chantier de près de dix ans. S’y déroulera dans le courant de l’année une grande exposition liée au peintre Cézanne, dont on célèbrera le centenaire de la mort.
2006 sera aussi placée sous le signe de la construction ! «De très beaux projets emblématiques du rayonnement et de l’ouverture nationale et internationale de la France seront lancés», précise Renaud Donnedieu de Vabres. Et d'évoquer à titre d'exemple, le projet des architectes français Rudy Ricciotti et italien Mario Bellini, retenus pour réaliser les nouveaux espaces du département des Arts de l’Islam au musée du Louvre.
C’est avec fierté que le ministre a par ailleurs cité le projet d’implantation du Louvre à Lens (Sanaa, architectes). Un acte qui «illustre la mobilisation commune de l’Etat, des collectivités et de l’Europe, pour faire de la culture un nouveau levier du développement de toute une région». Dernier projet évoqué : la Cité du design à Saint-Etienne (Finn Geipel, architecte), dont les travaux démarreront prochainement.
A échéance plus lointaine, Renaud Donnedieu de Vabres a mentionné la réouverture de l’auditorium de la Maison de Radio France à l’automne 2009, enrichi par la création d’un nouvel auditorium symphonique à Paris à l’horizon 2011. Et pour conclure sur l’architecture, le ministre a déclaré «travailler sur le projet de l’Ile Seguin, pour en faire un lieu exceptionnel d’inspiration et de création où les artistes auront toute leur place».


Milena Chessa

12/01/2006
12/01/2006 12/01/2007 0 batiactu Architecture 1 0

m@rco
January 13th, 2006, 03:37 PM
non non a s'ennuyer grave de cher grave
de toute facon je deteste les musees

Quel est l'interet d'aller au musee pour s'ennuyer, autant rester chez soi regarder Drucker a la TV !
A moins que tu sois collegien et "oblige" d'y aller !?

mohamed
January 13th, 2006, 03:46 PM
Quel est l'interet d'aller au musee pour s'ennuyer, autant rester chez soi regarder Drucker a la TV !
A moins que tu sois collegien et "oblige" d'y aller !?

non je suis apprenti et j'ai vraiment pas le temps d'y aller
de toute facon j'ai le net pour ca alors le musee non :sleepy:
et puis ca coute cher :)

m@rco
January 13th, 2006, 04:15 PM
L'entrée gratuite pour tous les isérois (et tous les autres) dans tous les musées départementaux devient une réalité à partir du 2 janvier 2004, après avoir été préalablement introduite dès juin 2001 pour les demandeurs d'emploi, les jeunes de moins de 25 ans et le premier dimanche de chaque mois pour l'ensemble du public, puis étendue le premier janvier 2003 à tous les mercredis.

Voici donc huit musées départementaux qui vous accueilleront gratuitement (le neuvième, le musée archéologique de l'Eglise Saint-Laurent, étant en travaux pour deux ans).

Des heures noires de l'Occupation à la vie de Berlioz, rien ne pourra plus faire obstacle à votre soif de connaissance, de culture, de découverte.

Si le prix d'un ticket d'accès à un musée est accessible à tous - il est en moyenne de 3,20 Euros pour les musées départementaux -, on sait malgré tout que la gratuité est un facteur déterminant lorsqu'on évoque leur fréquentation.

Le musée de la Révolution française, par exemple, enregistre environ 300 entrées chaque dimanche. Mais à l'occasion des Journées du Patrimoine où l'accès est libre, ce chiffre est multiplié par cinq ! Preuve qu'il existe un frein financier à la fréquentation des lieux culturels et patrimoniaux.


Musée de l'Ancien Evêché Baptistère de Grenoble
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img905.jpg
Donner au public les clés de l'histoire et du patrimoine régional, telle est la vocation du musée installé dans l'ancien palais des évêques de Grenoble. L'exposition permanente retrace l'histoire des hommes et d'un territoire, l'Isère, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Le parcours muséographique permet de découvrir un site historique exceptionnel : en sous-sol, les vestiges archéologiques de la ville antique, Cularo, et du baptistère des premiers temps chrétiens ; dans les étages, les témoignages architecturaux de l'histoire du groupe épiscopal, du Moyen Age à nos jours.


Musée archéologique de Grenoble
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img896.jpg
Cet étonnant musée de site archéologique a été aménagé dans une église classée parmi les premiers Monuments historiques de France. La crypte Mérovingienne, aux magnifiques chapiteaux, est un témoin, rare en Europe, de l'architecture des premiers temps du Moyen Age. Les archéologues ont mis au jour des vestiges témoignant de 1500 années d'histoire religieuse et funéraire à Saint-Laurent. On peut ainsi distinguer les étapes successives des constructions, des mausolées antiques à l'église romane et ses chapiteaux bénédictins, mais aussi la basilique funéraire mérovingienne (VIe siècle).


Musée Dauphinois de Grenoble
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img903.jpg
Véritable musée régional de l'Homme, le Musée dauphinois est installé dans l'ancien couvent de Sainte-Marie-d'en-Haut érigé sur les pentes de la Bastille au XVIIe siècle. Chaque année, quatre à cinq nouvelles expositions mettent en scène l'archéologie, l'histoire, les arts décoratifs, comme le patrimoine rural et industriel de l'ancienne province du Dauphiné. La visite du site permet de découvrir la très belle chapelle baroque décorée de fresques évoquant la vie du saint fondateur : François de Sales.


Musée Hébert de La Tronche
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img908.jpg
La propriété dauphinoise où vivait le peintre Ernest Hébert vient d'être rénovée. Elle offre aux visiteurs la possibilité de retrouver l'atmosphère d'une maison d'artiste du XIXe siècle et de découvrir ses peintures. Le musée, installé tant dans la villa que dans les dépendances par Gabrielle Hébert, sera lui aussi réorganisé : création d'une salle d'accueil, nouvelle présentation des collections, révélation des fresques du XVIIe siècle.


Musée Hector Berlioz à La Côte-Saint-André
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img898.jpg
Installé dans la maison natale du compositeur, le musée vient de connaître un important programme d'extension et de rénovation. C'est un espace entièrement dévolu à la personnalité d'Hector Berlioz qui a réouvert en juin 2003, lors de la célébration du bicentenaire de sa naissance. Une muséographie contemporaine permet de découvrir la personnalité d'Hector Berlioz et plus encore de comprendre la place qu'il occupa dans l'histoire musicale en France et en Europe.


Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img904.jpg
L'entrée en Résistance, les maquis, la répression et la déportation, la restauration des valeurs de la République, sont abordés dans une muséographie moderne empruntant largement à la scénographie et à l'audiovisuel. Chaque année, une nouvelle exposition temporaire dévoile un aspect peu connu de la période 1939- 1945 en Isère et en France.


Musée de Saint-Antoine-l'Abbaye
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img895.jpg
Installé sous les voûtes de l'ancien noviciat, le musée présente une exposition permanente sur la vie de saint Antoine l'Egyptien et l'histoire des Chanoines hospitaliers de Saint-Antoine, ordre puissant du Moyen Age au XVIIIe siècle. Des expositions temporaires sont proposées chaque année.


Musée de la Révolution française de Vizille
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img915.jpg
Visites guidées pour groupes sur rendez-vous Le musée a pour thème les aspects variés de l'histoire de la Révolution, ainsi que la création artistique et les transformations culturelles en Europe, des Lumières au romantisme. Installé dans le château où a eu lieu l'Assemblée de Vizille le 21 juillet 1788, il présente des œuvres d'art et des objets d'histoire de l'époque ainsi que des œuvres des XIXe et XXe siècles inspirées par la Révolution française.

Ensemble d'art sacré contemporain de Saint-Pierre de-Chartreuse
http://migration2005.cg38.fr/pages/index12/Commun/images/img897.jpg
Au cœur du Parc naturel régional de la Chartreuse, l'église de Saint-Hugues présente l'originalité d'avoir été entièrement décorée par le peintre Arcabas. De monumentales peintures aux dominantes rouge et or ornent le chœur et les murs de l'édifice. Une décoration flamboyante qui se prolonge dans les vitraux, le tabernacle et l'autel sculptés, les sols gravés et les portes ornées de clouteries.



PS : les Musees Nationaux sont gratuits le premier dimanche du mois !

logue
January 13th, 2006, 04:50 PM
C pour la phobie de collectionner!!!

Olympique_Lyonnais
January 13th, 2006, 04:54 PM
il faut croire que les parisiens sont des enfants gates et pourris !
si ca vous emmerde tant que ca, donnez nous le louvre et le musee d'histoire naturelle ! je suis sur qu'on leur trouverais une petite place a lyon et que beaucoup serais content de les avoir ici ... en tout cas moi oui !

St!ckyesman
January 13th, 2006, 06:41 PM
non je suis apprenti et j'ai vraiment pas le temps d'y aller
de toute facon j'ai le net pour ca alors le musee non :sleepy:
et puis ca coute cher :)


On ne peut pas apprécier une oeuvre simplement en la regardant derriere son écran 17", d'ailleurs c'est pas si cher que ça, tous les musées de la Ville de Paris sont gratuits!

mohamed
January 13th, 2006, 07:07 PM
On ne peut pas apprécier une oeuvre simplement en la regardant derriere son écran 17", d'ailleurs c'est pas si cher que ça, tous les musées de la Ville de Paris sont gratuits!

je redis plus haut je n'ai pas le temps de visiter un musee car je travaille la semaine et y compris le week end
ok je retire ce que je venais de dire sur les musee

Edit de la modération : on l'a retiré pour toi...pas la peine de jeter de l'huile sur le feu. Merci. Bonne soirée.