View Full Version : Liaison Lyon-Turin


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April 29th, 2003, 11:51 AM
Le Progres 29/04/2003

La descenderie de Modane est déjà creusée sur près de 500 mètres. Les trois autres prévues doivent commencer dans les jours prochains. Mise en place à la suite du traité franco-italien de janvier 2001 qui « lançait » le Lyon-Turin, la société Lyon Turin Ferroviaire poursuit sa tâche sans partager le scepticisme ambiant né de l'audit sur les infrastructures.

Foin d'audit tendant à remettre en cause le projet « Lyon-Turin » : premier signe concret, le futur tunnel de base, long de 52,6 kilomètres, taille actuellement sa route quelque part sous Modane. Les travaux de la première descenderie (1) de Modane/Villarodin-Bourget sont en effet désormais bien engagés : près de 500 mètres de cet ouvrage prévu pour s'enfoncer de 4 000 mètres sous le mont d'Ambin ont déjà été creusés. Large à sa base de 6 mètres, suivant une pente maximale de 12 % et dotée d'une section variant entre 65 à 80 m2, la descenderie va bon train : actuellement une centaine de personnes se succèdent nuit et jour cinq à six jours par semaine pour élaborer le tout premier ouvrage du Lyon-Turin. Une fois creusés ces quatre kilomètres sous la montagne, il est prévu de creuser une galerie de reconnaissance (ouvrage de moindre importance) sur une longueur de 2 500 mètres. L'ensemble de ces travaux devrait s'étaler sur 30 mois.
Le démarrage des trois autres descenderies suivra. Celle de Saint-Martin-La-Porte ( la première en venant de Chambéry et située à 7 kilomètres de l'entrée du tunnel de base), devrait ainsi démarrer incessamment. Longue de 2040 mètres pour une dénivellation de 86 mètres, elle sera elle aussi prolongée par une galerie de reconnaissance de 3 000 mètres. Suivra le lancement de la descenderie de Lapraz, longue de 2 700 mètres, dont la galerie se prolongera pour sa part de 5 300 mètres. Enfin, côté italien la galerie de Venaus, la plus longue puisque devant s'étendre sur 10 000 mètres, démarrera à partir de l'entrée proprement dite du tunnel de base.

« Nous sommes dans les temps »
Ces descenderies et leurs galeries ont plusieurs fonctions : d'abord rejoindre sous la montagne le niveau du futur tunnel de base, aux environs de 550 mètres; ensuite permettre d'élucider les derniers points d'interrogation géologiques que se posent les ingénieurs de Lyon Turin Ferroviaire (failles, sous-sol instable, présence d'eau, de gaz etc) et que les sondages n'ont pas pu résoudre. « Avec les forages, on arrive à des profondeurs de 1 à 2 kilomètres maximum , souligne Paolo Comastri, directeur général de LTF, au-delà, il faut précisément réaliser de telles descenderies et galeries ». Par ailleurs, ces ouvrages doivent aussi permettre de déterminer avec précision le mode de réalisation le plus souhaitable du tunnel de base, explique Gérard Cartier, directeur des études sachant qu'elles serviront par la suite pour la construction et l'exploitation de l'ouvrage (ventilation, maintenance etc).
Enfin, ces quatre descenderies dont la pente est en moyenne de 8 % et que l'on perce à l'explosif, constitueront autant de « points d'attaque » du tunnel de base : plutôt que percer l'ouvrage à ses seules deux extrémités, ces descenderies permettront d'attaquer simultanément le percement en huit points différents.
Pour l'heure les travaux vont leur cours. Pour la première tranche de travaux de la descenderie de Modane, 52,672 millions d'euros (HT) ont d'ores et déjà été mobilisés. Pour celle de Saint-Martin, 40,789 millions sont programmés. Et du côté de Chambéry, siège de Lyon-Turin Ferroviaire, l'heure n'est pas au ralentissement des travaux : « Nous nous trouvons dans l'ordre des choses décidées par le traité franco-italien », expliquait il y a quelques jours François Lépine, président de cette société constituée à parité entre Réseau Ferré de France et Rete Ferroviaria Italiana, son homologue italienne. LTF a été constituée pour réaliser les études techniques précédant le creusement du tunnel et les études financières et juridiques qui doivent permettre de savoir comment financer l'ouvrage; ses responsables se contentent de rappeler à ceux qui aimeraient l'oublier : « Nous sommes dans les temps ».
Jean-Claude Pennec
1) Les descenderies permettent de rejoindre depuis la surface du sol le niveau prévu du futur tunnel de base. D'où leur pente plus ou moins prononcée.
Les galeries de reconnaissance, qui les prolongent à leur extrémité, sont au contraire creusées horizontalement dans l'axe du futur tunnel et permettent d'élucider les dernières inconnues géologiques.

Comment faire intervenir le privé dans le financement ?



Concernant le financement de la partie internationale, Lyon-Turin Ferroviaire a notamment pour mission d'étudier les montages financiers possibles notamment en faisant appel pour une part au privé. Quatre schémas juridiques combinant public/privé se révèlant possibles, il a ensuite été demandé à un groupement de banques françaises et italiennes d'évaluer les montages proposés.
Selon Sylvie Bourrier, adjointe du directeur des Etudes de LTF, l'étude réalisée révèle que le péage pourrait financer une part d'investissement variant entre 15 et 25 % du tunnel de base.
Pour le conseil d'administration de LTF, le partenariat public-privé le plus pertinent semble être un « marché d'entreprise de travaux publics » rénové : une société filiale de RFF et de RFI assurerait la maîtrise d'ouvrage du projet, commercialiserait les sillons et encaisserait les péages. Après appel d'offres international, elle désignerait une société privée chargée de financer construire et gérer l'ouvrage. Celle-ci financerait l'ouvrage grâce à ses fonds propres et par recours à l'emprunt, complété par une subvention publique ; ne seraient assumés par le partenaire privé que les risques propres à son domaine de compétences. Enfin, cette société pourrait également se charger du « risque trafic ». En bénéficiant en retour d'un contrat de mise à disposition de longue durée.
Quant au reste du financement, des « mécanismes extra-bugétaires » doivent être envisagés, estime-t-on chez LTF, qui tous visent en fait à faire payer plus le poids-lourd globalement (taxe routière, taxe sur les carburants) mais aussi sur les itinéraires alpins (taxe alpine). Les fonds collectés alimenteraient un « fonds spécial destiné au financement des ouvrages ferroviaires ».

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April 29th, 2003, 11:54 AM
Le gouvernement français pris entre trois feux



Anne-Marie Comparini avait promis, lors de la tenue de la Conférence Intergouvernementale franco-italienne à Rome, fin mars, qu'elle ne resterait pas les bras croisés sur le dossier du Lyon-Turin à attendre le bon (non) vouloir du gouvernement français. La décision prise à son invitation par le Conseil régional d'avancer la part « Etat » sur les études de la partie française du traçé, en est la première traduction. Celle-ci est à mettre en rapport avec la volonté de l'Italie exprimée il y a quelques jours : celle-ci se dit prête à intervenir seule sur la partie internationale (le tunnel de base) à certaines conditions. Le gouvernement italien par la voix de son vice-ministre, M. Martinat, a en effet proposé de prendre en charge les dépenses liées au tunnel de base en obtenant en contrepartie la gestion de tout le tracé. Au début du mois, dans « Il Giornale Del Piemonte » William Casoni, assesseur régional aux Transports, déclarait à ce sujet : « Je me demande pourquoi le ministre français ne prend pas cette hypothèse en considération ; si le problème principal est de nature économique, la solution proposée par l'Italie peut être une véritable aide ». Et d'ajouter à propos de la date de fin des travaux, fixée à 2012 par le traité de janvier 2001 signé par Jacques Chirac : « Les travaux peuvent être conclus à cette date. Si les Français font volte-face, il ne reste plus qu'une chose à faire pour Gilles de Robien : chasser tous les techniciens ».
De son côté, Enzo Ghigo, le président de la Région de Turin, qui a obtenu confirmation à Bruxelles que l'Union Européenne était prête à doubler sa part de participation dans le projet précisait également au début du mois dans la « Repubblica » : « La proposition du gouvernement italien de prendre en charge les dépenses liées au tunnel de base ne laissent aucune excuse aux Français, si le financement est le réel problème ».
L'Europe est prête à financer 20 % du projet ; Rhône-Alpes a pris la décision le 18 avril de préfinancer la part de l'Etat « incertain sur ses engagements » en avançant 14,84 millions d'euros pour la période 2003-2005 ; l'Italie annonce peu ou prou qu'elle est prête à faire tout toute seule jusqu'au sillon alpin. La position française d'éventuellement reporter le Lyon-Turin (qui ne sera quoi qu'il en soit pas confirmé avant le débat parlementaire prévu sur le sujet) apparaît donc de plus en plus intenable.
J-C. P.

Cyril
May 23rd, 2003, 04:27 PM
Lyon-Turin : LTF prévoit neuf années de travaux

Sur fond de polémiques larvées entre l'Italie et la France quant à l'opportunité même de la liaison, Lyon-Turin Ferroviaire (LTF) vient de finaliser l'avant-projet sommaire (APS) du projet de tunnel de base entre les deux pays. Sans aborder la question du financement, même si la possibilité de faire appel au partenariat "public privé" (PPP) est évoquée, l'organisme a prévu une réalisation s'étalant sur neuf ans.
Une manière d'indiquer que le calendrier, élaboré en 2001 et qui prévoit une ouverture vers 2012-2015, serait respecté.

(Le Moniteur - 23/05/2003)

to
May 25th, 2003, 09:40 PM
Lyon-Turin = EUROPA UNITA
Lyon-Turin = PEACE
Lyon-Turin = FUTURE

Je suis de Turin , pour nous c'est prioritarie!!!
Lyon-Turin = moins Tir (camion)

:) Viva l' EUROPA UNITA :)
Ciao

Cyril
May 30th, 2003, 04:14 PM
• Lyon - Turin.

« Il ne s’agit pas d’une partie de football. La ligne à grande vitesse se fera. C’est n’est pas un match de foot entre l’Italie et la France. On ne peut pas présenter la ligne Turin – Lyon comme une alternative à la ligne TGV Atlantique Paris - Bordeaux », prévient le ministre des Transports français, Gilles de Robien, dans une interview au quotidien italien La Stampa du 25 mai. Concernant la fin des travaux prévus à l’origine en 2015, Gilles de Robien rappelle qu’« il est inutile de se balancer des dates à la figure. Il faut travailler avec un calendrier réaliste et fiable et un plan de financement crédible ».

in La Vie du Rail - 30/05/2003

Fabb
May 30th, 2003, 04:29 PM
Il faut travailler avec un calendrier réaliste et fiable et un plan de financement crédible ».



Donc, disons 2050.
Et on pourrait financer avec Eurotunnel.

Cezar
May 30th, 2003, 08:20 PM
je me demande à quoi ça sert de relier la france à un état en voie de développement.........

Cyril
May 30th, 2003, 08:57 PM
<table cellpadding=4 cellspacing=0 width=98% class="quoteBox">
<td align=left valign=center> <smallfont> <b>Quote</B> <I>originally posted by Cezar </i></b> </smallfont> </td>
<tr><td align=left valign=top>je me demande à quoi ça sert de relier la france à un état en voie de développement.........</td></tr>
</table>
@ Cezar : t'es lourd... L'Italie est tout aussi développée que la France.

Fabb
May 30th, 2003, 09:17 PM
L'Italie-que-j'aime est tout de même un peu moins développée que la France. La preuve : les rues de Rome et de Florence sont encore épargnées par les chaînes internationales qui me donnent la nausée.

to
May 31st, 2003, 03:34 PM
@Cezar Bravo!!!!!!

Viva l'Europa (moins Cezar)

Torino-Lione
Torino-Lione
C'est prioritaire pour l'Italie
No Injustice pour l'Italie, Torino-Lione

Ciao

Fabb
May 31st, 2003, 06:34 PM
Mais où en sont les liaisons à grande vitesse entre Firenze, Milano e Torino ?
Sono terminate ?

Cezar
May 31st, 2003, 07:23 PM
ah parce que l'évolution d'un pays se mesure aux nombres d'étudiants qui bouffent du coca et des hamburgers ?

Fabb
May 31st, 2003, 10:14 PM
Hélas oui.
Mais je pensais plutôt aux chaînes minables comme Zara, C&A ou the Body Shop.

to
June 1st, 2003, 06:20 PM
liaisons à grande vitesse Italie

En usage
FIRENZE-ROMA

Under costruction
NODO DI TORINO 2007/2009
TORINO-MILANO 2005 (Torino-Novara) 2008 (Novara-Milano)
PADOVA - VENEZIA
NODO DI TORINO 2007/2009
MILANO-BOLOGNA 2007
NODO DI BOLOGNA 2007
BOLOGNA-FIRENZE 2007
NODO DI FIRENZE 2007
NODO DI ROMA 2004
ROMA-NAPOLI 2004
NODO DI NAPOLI 2005

Under autorisation financement
MILANO - VERONA
VERONA - PADOVA


some images
BOLOGNA - FIRENZE
http://www.tav.it/img/sez.jpg
http://www.tav.it/galleriafotografica/imgHigh/img_Gall_sadurano.jpg
Ciao

Fabb
June 1st, 2003, 07:04 PM
Je suis sidéré.

La linea Firenze-Bologna e quasimente tutta una galleria !
Ho visto le costruzione a Firenze e pensavo che l'opertura delle linea fosse pui prossima.

En tout cas, ça doit coûter très cher...

Cyril
June 1st, 2003, 07:16 PM
Quelle distance y-a-t il entre Florence et Bologne ? Incroyble ce tunnel en effet!

to
June 3rd, 2003, 09:05 PM
Distance 80 km
93,2% Galleria = 73,2km

Opere principali Lunghezza(m)
Viadotto Savena 71
Galleria di Pianoro 10.841
Viadotto Laurinziano 121
Galleria Sadurano 3.855
Scatolare Rio dei Cani 67
Galleria Monte Bibele 9.243
Viadotto Idice 121
Galleria Raticosa 10.450
Viadotto Diaterna 88
Galleria Scheggianico 3.558
Viadotto Santerno 68
Galleria Firenzuola 15.285
Galleria Borgo Rinzelli 717
Galleria Morticine 654
Viadotto Sieve 641
Galleria di Vaglia 18.713

Salut!
Lyon - Turin
Pour nous c'est PRIORITARIE!!!!
No Lyon - Turin = Catastrophe!!

Ciao Amici Francesi
Viva l' EUROPA UNITA

Fabb
June 3rd, 2003, 10:34 PM
Le dernier tunnel est vachement long.

Bologne-Florence = le premier métro à grande vitesse.

to
June 6th, 2003, 04:08 PM
Buongiorno amici Francesi!!!

Lyon - Turin 2012 ?
(2015 plus facile)


le 05/06/2003,
Intervention de Jean-Pierre Raffarin à l'issue du déjeuner avec Silvio Berlusconi, président du Conseil italien



"Bonjour mesdames, messieurs. Je voudrais vous dire combien j'ai été heureux de recevoir le président du gouvernement italien et de pouvoir mener avec lui une séance de travail approfondi, à la fois sur la situation internationale, sur la construction européenne et nos relations bilatérales. J'étais particulièrement intéressé par la présentation de monsieur Berlusconi sur ce qu'il considère être les priorités de la présidence italienne pour l'Union européenne, à partir du deuxième semestre de 2003. Nous avons parlé des institutions européennes, de la Convention européenne ; nous avons échangé nos propositions, vu que nous avons une grande proximité de vues sur l'avenir de l'Union européenne. Nous avons aussi parlé des échanges bilatéraux, de développement de projets économiques, de rapprochement de nos entreprises. Nos deux économies, nos deux pays ont des grandes proximités et nous souhaitons renforcer les partenariats entre nos entreprises, non seulement les grandes mais aussi les petites, et développer des échanges qui soient fructueux pour l'emploi et pour la croissance. Nous avons évoqué plusieurs sujets importants dans nos relations bilatérales et j'ai confirmé, en ce qui concerne le projet Lyon Turin, les engagements de la France. Nous sommes très motivés sur ce projet qui sera l'un des grands projets que nous présenterons à l'occasion d'un comité interministériel de l'aménagement du territoire, un CIADT, que je souhaite pouvoir organiser à l'automne prochain, qui pourra nous permettre de tenir les engagements, et quant au calendrier et quant au programme, tel qu'il a été pris par les deux gouvernements, italien et français. Nous souhaitons pouvoir, à l'automne prochain, présenter des grands projets qui sont des projets d'infrastructure, d'aménagement du territoire, qui puissent mobiliser de nombreuses énergies pour faire en sorte que la France vive son espace européen avec la meilleure des communications possible. Voilà quelques éléments, mais je vais laisser avec plaisir la parole à monsieur Silvio Berlusconi, le président du gouvernement italien."


Berlusconi dit 2012 ! Boh??
Lyon - Turin 2012/2015 prioritarie pour l'Italie
très motivés sur ce projet pour la France
BENE C'EST TRES BON!!!
CIAO

to
June 13th, 2003, 11:14 PM
Turin - Lyon c'est possible!

Zurich - Lugano (for Milan) High Speed Line

http://www.alptransit.ch/index.htm

Ciao!
Grazie pour le Sticky

to
July 16th, 2003, 12:36 PM
Donc ?!
L'Italie n'ai pas le choix!

C'est la fin ???

:rant: Torino - Lione SUBITO!!!!

France news ???

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July 16th, 2003, 12:42 PM
Originally posted by to

Donc ?!
L'Italie n'ai pas le choix!

C'est la fin ???

:rant: Torino - Lione SUBITO!!!!

France news ??

ca a lair plutot bien engage, la region rhones alpes est prete a faire une avance

raffarouze et chitrac soutiennent mollement

et berlusconi veut des grands travaux

donc ca devrait le faire

to
July 16th, 2003, 09:50 PM
Merci beaucoup Icon !! :)
J'espère avoir bon nouvelles!
Ciao

Fabb
July 16th, 2003, 11:14 PM
De toute façon, ça prendra du temps.
Quant à Berlusconi, combien de temps restera-t-il au pouvoir ?

Manuel
July 17th, 2003, 12:01 AM
dreams dreams dreams. L'espoir fait vivre. Je comprends pas trop votre optimisme sur cette ligne. :?

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July 17th, 2003, 09:04 AM
Originally posted by Manuel

dreams dreams dreams. L'espoir fait vivre. Je comprends pas trop votre optimisme sur cette ligne. :?

ben y a pas des travaux deja engages dans les alpes ?

sinon c surtout un projet de ferroutage ! auquel on adosse le tgv

Manuel
July 17th, 2003, 05:12 PM
100 000 balles que la ligne grande vitesse sera ouverte aux TGV vers 2020 pas avant.

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July 17th, 2003, 05:35 PM
Originally posted by Manuel

100 000 balles que la ligne grande vitesse sera ouverte aux TGV vers 2020 pas avant.

oula je men lance pas dans ce genre de pronostic d'autant plus que tu risque d'avoir raison :cool:

Fabb
July 31st, 2003, 06:48 PM
Si c'est un financement public, pas de doute.
Si, en revanche, le privé s'en mêle, ça pourrait aller plus vite. Comme le viaduc de Millau par exemple.
En tout cas, l'exemple à ne pas suivre est celui du tunnel sous la Manche.

to
August 29th, 2003, 10:45 PM
Voilà :

Lyon Turin Ferroviarire sas

http://www.ltf-sas.com/index.htm

:)

W L'EUROPA UNITA !

Ciao cugini d'oltralpe ! ;)

Fabb
September 26th, 2003, 02:35 PM
Molto interessante cugino d'oltralpe.

Pour ce qui est du transport des voyageurs, la nouvelle ligne permettra une plus grande mobilité grâce à une réduction considérable des temps de parcours. Le trajet Lyon - Turin s’effectuera, à terme, en 1 heure et 45 minutes contre 4 heures actuellement. Naturellement, la liaison sera raccordée aux réseaux à grande vitesse français et italien.

Le site montre la photo du train pendulaire suédois. Incongru.

Julien
September 26th, 2003, 05:08 PM
Ce projet a beaucoup plus d'interet economique pour l'Italie que pour la France, a mon avis ca se fera mais pas avant un bout de temps.

A+

Brice
September 26th, 2003, 07:32 PM
Originally posted by Julien
Ce projet a beaucoup plus d'interet economique pour l'Italie que pour la France, a mon avis ca se fera mais pas avant un bout de temps.

A+


Faux

Lyon, contrairement à Marseille et à d'autres villes compris que son intérêt est de se relier au plus vite à l'arc Amsterdam, Bruxelles, Milan, Turin, Rhur et non plus de se déveilloper dans l'ombre de Paris en tant que seulement métropole d'equilibre. Lyon et tout le Rhone Alpes ont tout autant à y gagner voir plus.

Le jacobinisme français traine des pieds pour la réalisation de ce projet car cela ne concerne pas Paris directement pourtant il en va de l'intéret majeur de toute la région.

Julien
September 27th, 2003, 07:49 AM
Originally posted by Brice
Faux

Lyon, contrairement à Marseille et à d'autres villes compris que son intérêt est de se relier au plus vite à l'arc Amsterdam, Bruxelles, Milan, Turin, Rhur et non plus de se déveilloper dans l'ombre de Paris en tant que seulement métropole d'equilibre. Lyon et tout le Rhone Alpes ont tout autant à y gagner voir plus.

Le jacobinisme français traine des pieds pour la réalisation de ce projet car cela ne concerne pas Paris directement pourtant il en va de l'intéret majeur de toute la région.

La liaison Lyon-Turin aura aussi une lisaison pour le fret. La consequence est que les ports Italiens (Genes, La Spezia...) deviendront des alternatives beaucoup plus credibles qu'avant face a Marseille pour acheminer les marchandises dans le reste de l'Europe. Donc avantage pour la region Rhone-Alpes ok mais menace pour le port de Marseille.

A+

Fabb
September 27th, 2003, 12:36 PM
Lyon, contrairement à Marseille et à d'autres villes compris que son intérêt est de se relier au plus vite à l'arc Amsterdam, Bruxelles, Milan, Turin, Rhur

Facile à dire.
Mais Marseille ne fait pas partie de cet arc. Les villes rivales/partenaires devraient être Gênes, Nice, Toulon, Montpellier, Barcelone.

Pour ce qui est de la liaison Lyon Turin, le trafic passagers sera faible. Sauf peut-être, s'il y a une très bonne desserte en aval, dans le nord de l'Italie.

Brice
September 27th, 2003, 03:23 PM
Marseille ne fait pas partie de cet arc mais ne fait rien pour s'y rattacher. Avec le maires crapuleux qu'il y a et qu'il y a eu c'est pas étonnant.

Lyon a pleinement compris sont intéret à ce rattacher à cet arc.
Je regardais un débat sur France 5 il y a quelques jour qui parlait justement de ça.

Sinon la liaison Lyon-Turin n'est qu'une des 3 grandes liaisons prévus je crois. Il y en a 2 autres entre l'Autriche et l'Italie et la Suisse et l'Italie.


Sinon Gênes, La Spezia, Livourne sont déjà des concurrents pour le port de Marseille.
Le probleme toujours pas résout pour Marseille c'est la CGT. Certain industriels préferent aller décharger jusqu'à Dunkerque plutôt que Marseille.

Fabb
September 27th, 2003, 04:43 PM
Incroyable...
Osent-ils avouer leurs raisons ou bien est-ce que ce ne sont que des rumeurs ?

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September 30th, 2003, 05:41 PM
Originally posted by Fabb

Incroyable...
Osent-ils avouer leurs raisons ou bien est-ce que ce ne sont que des rumeurs ?

ouais ouais, la raison qu'il donne est simple (dixit des collègues de mon frangin qui travaille dans une boite de logistique) : a marseille c'est pas fiable (trop de branleurs, greves...), au moins avec le havre ou dunkerque c fiable meme si plus loin...

c super :p

to
November 10th, 2003, 11:32 PM
lettre pour Commissione Europea Jean-Pierre Raffarin - Silvio Berlusconi Lyon-Turin PRIORITAIRE
Pour la quick list de project a fiancier tout de suite
NEWS !!! 10/11/03 soir LYON-TURIN PRIORITAIRE POUR L'EUROPE !

;) Ciao

Mekky II
November 11th, 2003, 12:55 AM
vous allez apprendre a aimer l'étranger clandestin comme les british alors avec le tunnel, c'est que, vu que les plages ça marche pas... :guns1:

to
November 11th, 2003, 07:42 PM
dans Le Mond

La Commission adopte un programme de grands travaux
LE MONDE | 11.11.03 | 13h21
Elle devait rendre, mardi, son arbitrage sur les nombreux projets présentés par les Etats membres en privilégiant des liens transfrontaliers, avec une prime pour le rail et le transport fluvial.
Bruxelles de notre bureau européen

La Commission européenne devait adopter, mardi 11 novembre, une liste de grands travaux à lancer d'ici à trois ans, afin d'augmenter la croissance à moyen terme dans l'Europe élargie. En octobre, elle avait présenté aux chefs d'Etat et de gouvernement 29 grands projets d'infrastructures de transports, divisés en 140 tronçons, à réaliser avant 2020, pour un montant titanesque de 220 milliards d'euros.

A la demande du conseil européen, elle a affiné son projet qui sera présenté aux Quinze en décembre. La Commission a renoncé à choisir des chantiers complets parmi les 29 projets, ce qui aurait suscité un casse-tête politique, et financier, entre les Etats membres. Elle a préféré sélectionner 26 tronçons, concernant 16 grands axes, d'un coût estimé à plus de 45 milliards d'euros.

Ces projets sont difficiles à financer, parce qu'ils exigent des travaux gigantesques et qu'ils sont transfrontaliers. Une fois que ces "verrous" auront sauté, la Commission estime que les Etats membres auront moins de difficultés à construire, seuls, les autres tronçons du parcours.

Ainsi, sur la ligne de chemin de fer Berlin-Palerme, seul le tunnel du Brenner, à la frontière austro-italienne, dont le coût est estimé à 4,3 milliards d'euros, a été retenu. En septembre, le projet Lyon-Turin avait été étendu jusqu'à la frontière ukrainienne, mais la Commission propose de sélectionner uniquement le tunnel sous le Mont-Cenis (6,1 milliards d'euros) et la rénovation de la ligne Ljubjana-Budapest. Pour le TGV-Est Paris Mannheim, la Commission ne s'intéresse qu'au pont sur le Rhin Strasbourg-Kehl. Dans ses critères de choix, à la demande du conseil, elle a retenu les projets "transfrontaliers avec une forte dimension européenne, financièrement et économiquement viables, qui permettent de faciliter l'investissement national dans d'autres infrastructures nationales et qui apportent des bénéfices en terme d'emploi, de croissance et d'environnement". Souci environnemental oblige, 20 tronçons retenus sur 26 concernent des transports ferroviaires et deux les aménagements fluviaux sur l'axe Rhin-Meuse-Danube. Les tronçons autoroutiers sont limités à quatre et concernent la périphérie de l'Europe. S'y ajoute le projets des "autoroutes de la mer", dont le coût n'est pas spécifié, qui doivent soulager le transport de fret terrestre sur tout le continent.

Au total, onze des grands projets présentés en octobre n'ont pas été retenus du tout. Soit parce qu'ils sont déjà achevés ou en voie de l'être, comme l'aéroport de Malpensa à Milan ou la ligne de chemin de fer Cork-Dublin-Belfast en Irlande ; soit parce que leur intérêt n'est pas réellement européen, comme la ligne à grand vitesse Bruxelles-Luxembourg-Strabourg, rajoutée en dernière minute, en octobre, sur pression belgo-luxembourgeoise mais qui n'aurait servi qu'aux Eurocrates soucieux de rejoindre les différents sièges des institutions européennes. Le Pont de Messine n'était pas dans la liste soumis aux commissaires, mardi matin. Enfin, d'autres projets ont été enterrés comme la traversée frêt des Pyrénées, à cause de l'indécision des gouvernements nationaux. "Personne en France n'a été capable de signer un bout de propositions sur le sujet", accuse un responsable de la Commission.

FINANCEMENT PROBLÉMATIQUE

en dépit de ces grandes annonces, ces projets pourraient rester lettre morte si le problème du financement n'est pas résolu. Le budget transport de la Commission est dérisoire, de l'ordre de 700 millions d'euros par an, et si l'on veut qu'elle puisse contribuer sérieusement au financement de tels travaux, il faudra décupler ses moyens à partir de 2007. Une solution consisterait à transférer massivement une partie des aides régionales, souvent consacrées à la construction d'autoroutes, vers le rail. Dans ce cas, il faudrait autoriser la Commission à financer ces grands travaux transfrontaliers à hauteur de 30 % contre 10 % aujourd'hui, mais de nombreux ministres des finances, en particulier l'Allemand Hans Eichel, s'y opposent.

Le Tout-Bruxelles ne jure que par la Banque européenne d'investissement (BEI) : elle promet 50 milliards d'euros d'ici à 2010, mais elle est réticente, accusent de nombreux experts, à financer le rail. Enfin, les budgets nationaux sont contraints par le pacte de stabilité. "La vraie solution, c'est de faire payer l'usager, en taxant la route pour financer le rail, mais pour cela, il faut du courage politique", commente un expert bruxellois.

Par ailleurs, l'initiative de croissance identifie dix projets dans le domaine énergétique, en particulier pour l'acheminement du gaz naturel (7 milliards d'euros) et celui, nettement moins coûteux, de l'électricité (2,2 milliards d'euros). Quelques semaines après la panne de courant qui a frappé la péninsule, il est ainsi proposé d'augmenter les capacités d'interconnections entre l'Italie et ses voisins français, suisses, autrichiens et slovènes. Les réseaux entre la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne doivent également être renforcé "afin de décongestionner les flux à travers le Beneluxe".

Plusieurs chantiers sous-marins sont également au menu, afin d'accroître les interconnections dans le Nord de l'Europe.

Enfin, dans le domaine de la recherche et de développement, la Commission se concentre sur des technologies de pointe comme les nanotechnologies, la nouvelle génération de laser ou l'hydrogène comme nouvelle source énergétique. Dans le domaine spatial, la Commission n'oublie pas de soutenir le système Galileo de navigation par satellite. Elle retient également l'aménagement, en 2004 et 2005, de la base de Kourou, en Guyane, afin d'accueillir le lancement des fusées russes Soyouz.

Arnaud Leparmentier et Philippe Ricard


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Les principaux projets d'infrastructures, hors réseaux autoroutiers


Projets ferroviaires concernant directement la France : le tunnel du Mont-Cenis (6,1 milliards) et le tronçon Budapest-Ljubljana (760 millions) sur la ligne ferroviaire Lyon-Turin-Budapest. Les tronçons Figeras-Perpignan et Lisbonne/Porto-Madrid sur les lignes TGV du Sud de l'Europe, pour une enveloppe totale de 6,650 milliards d'euros. Le tronçon Strasbourg-Appenweier (pont de Kehl à la frontière allemande) sur TGV Est, pour 150 millions d'euros. La ligne nouvelle Dijon-Mulhouse-Mülheim entre la France et l'Allemagne, tronçon Bâle-Karlsruhe, et tronçon Rheidt-Anvers sur la ligne Lyon-Rotterdam.

Autres projets ferroviaires : le tronçon Liège-Cologne du TGV Paris-Cologne, lancé en 1996, pour 1,184 milliards. Les tronçons Munich-Salzbourg et Vienne-Bratislava sur la ligne Paris-Bratislava, pour 1 032 millions d'euros. Le tunnel du Brenner entre l'Autriche et l'Italie, sur la ligne Berlin-Milan-Palerme, pour 4,3 milliards. Le tronçon Vigo-Porto du train à grande vitesse entre Espagne et Portugal, pour 8,7 milliards. Le tronçon Budapest-Vienne en train sur la ligne Athènes-Dresde, pour 1 318 millions. Deux tronçons sur ligne Gdansk-Vienne, autour de Katowice, pour 2 062 millions.

Des projets rail-route : sur le triangle nordique, les tunnels de Malmö et de Stockholm (Suède), pour 2 milliards, ainsi que le tronçon Kerava-Vainikkala-Russie, pour 591 millions. Deux tronçons sur le réseau irlandais et britannique pour 589 millions. Les segments Athènes-Thessalonique, commencé en 1996, et Sofia-Kulata entre la Grèce et la Bulgarie. Felixtowe-Holyhead/Stranraer sur la liaison routière Irlande/Royaume-Uni/Benelux, commencé en 1996, pour 1,35 milliards. Le tronçon Brno-Vienne sur l'autoroute depuis Gdansk, pour 479 millions d'euros.

Des liens fluviaux : entre Vienne et Bratislava (Slovaquie), et Rhin-Meuse, sur le canal Rhin-Meuse-Danube.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.11.03

Ciao
@Mekky II
W l'italien clandestin en France :)

to
December 19th, 2003, 10:37 PM
Dernière mise à jour : vendredi 19 décembre 2003


TGV Lyon-Turin: satisfaction à droite, déception à gauche

La présidente du Conseil régional est « rassurée et heureuse », convaincue d'aller vers la réalisation du Lyon-Turin. Les socialistes et les verts n'ont pas du tout la même lecture des documents, s'inquiètent de l'absence de date et de calendrier et du « tout routier » annoncé.


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Chacun sa vérité. Ou chacun son interprétation. Hier, les décisions du CIADT, le Conseil interministériel d'aménagement et de développement du territoire (voir par ailleurs), ont provoqué au Conseil régional des réactions totalement différentes à droite et à gauche.
Tandis que la présidente UDF, radieuse, disait « être heureuse et rassurée » pour la liaison Lyon-Turin, les Socialistes et les Verts ont déploré « l'absence d'engagement du gouvernement, que ce soit sur le calendrier et sur le financement. »
Le document officiel transmis par le ministre Jean-Paul Delevoye peut laisser place à des lectures différentes. La confirmation de la volonté gouvernementale vis-à-vis de la liaison fret et voyageurs, le lancement d'une procédure de grand chantier et l'étude de préfiguration pour 2004 est traduit, par Anne-Marie Comparini, comme la fin de la phase des déclarations pour entrer dans celle de la réalisation. « J'attendais un engagement, définitif. Le gouvernement vient de donner sa feuille de route. J'en suis heureuse car la Région, toutes tendances politiques confondues, a porté ce grand chantier européen. Il va faire tomber la dernière frontière naturelle d'Europe » s'est-elle enthousiasmée, « cet investissement est bienvenu à un moment où l'économie a besoin d'être boostée : 6000 personnes vont travailler sur ce chantier. »
La présidente, candidate à sa succession en 2004, avait été très inquiète lors de la publication de l'audit qui renvoyait le projet aux calendes grecques.
L'affichage gouvernemental, à trois mois des échéances électorales, vient lui donner un sérieux coup de pouce. Hervé Gaymard, chef de file de l'UMP et à priori futur colistier d'Anne-Marie Comparini, a également salué avec le groupe régional dont il n'est pas membre, « les décisions concrètes prises pour faire avancer la liaison Lyon-Turin. »

« Le Lyon-Turin doublé par Paris-Bordeaux »
Les socialistes voient, dans les termes choisis par le gouvernement, d'énormes différences entre le TGV Paris-Bordeaux et le Lyon-Turin. « Dans le cas du Paris-Bordeaux, il y a une date de lancement du chantier, dans le cas du Lyon-Turin, il n'y a pas de date » souligne Bernard Soulage, le président du groupe, « Juppé, le président de l'UMP et Rousset, le président de la région Aquitaine pèsent plus que Gaymard et Comparini ! » Il voit, dans le document gouvernemental, « l'inventaire du père Noël puisqu'on a retenu tous les projets autoroutiers, sans faire de choix ! »
« Le gouvernement nous conduit dans le mur ! » se sont exclamés les verts. « En prenant la décision de construire neuf liaisons autoroutières et trois grandes liaisons routières, il va à l'encontre de toutes les décisions qu'il faut prendre pour lutter contre le réchauffement climatique, contre les engagements pris à Kyoto et contre les déclarations de Jacques Chirac » a commenté Nicole Guilhaudin qui dénonce l'absence « de décision de financement pour le Lyon-Turin ».
Les socialistes se sont étonnés de « n'avoir rien lu sur l'aéroport Saint-Exupéry » mais ont salué la création de l'Agence de financement des infrastructures, destinée à recevoir les dividendes des autoroutes. L'exécutif rhônalpin s'est également réjoui de cette décision et n'a pas caché qu'il souhaitait voir ces fonds aller vers le ferroviaire. En définitive, pour la présidente, « l'Etat a montré qu'il était à l'écoute des élus de terrain et qu'il faisait confiance aux régions ».
ELISABETH CHAMBARD


http://www.leprogres.fr/infosdujour/rhone/257243.html

A Febbraio se tutto va bene il calendario e l'accordo finanziario:
dovrebbe essere 50% Francia e 50% Italia (scusate per l'Italiano ma si comprende facilmente :) )

Ciao amici Francesi

EUROPA UNITA
COSTITUZIONE EUROPEA
PRIORITARIE !!!

to
December 23rd, 2003, 09:38 PM
Ciao Buon Natale e Buon Anno Nuovo a TUTTI !!!!!

L'Etat planifie les infrastructures de transports à l'horizon 2025

LE MONDE | 19.12.03 | 13h55
Les travaux de tunnel Lyon-Turin ont déjà commencé, mais le tunnel ne sera pas percé avant 2007.
Modane (Savoie) de notre envoyé spécial

Sur les bords tumultueux de l'Arc qui charrie les eaux blanches des glaciers, le chantier de la galerie de Villarodin-Bourget, aux portes de Modane (Savoie), est la première trace visible, dans le paysage, de ce qui sera un jour le tunnel Lyon-Turin.
Ce gigantesque projet qui a paru longtemps menacé, précisément à cause de la lourdeur des investissements nécessaires, semble aujourd'hui plus assuré de voir le jour, après le double feu vert, européen et français, qui s'est allumé en quelques semaines : début octobre, la Commission de Bruxelles l'a retenu dans sa liste de grands travaux au titre de "l'initiative européenne de croissance". A Paris, le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre a également confirmé l'importance de sa réalisation.

Sur le terrain, les travaux préparatoires ont commencé le 22 juillet 2002, avec le premier tir d'explosif attaquant la paroi rocheuse de la montagne. D'une longueur de 53 km, le futur tunnel constituera le principal ouvrage d'art de la section franco-italienne de cette nouvelle voie de circulation ferroviaire dans les Alpes pour relier, à l'horizon 2020, Saint-Julien-Montdenis, à l'est de Saint-Jean-de-Maurienne, à Venaus en Italie.

" Le principe d'un tel ouvrage, qui remonte au début des années 1990, était de réaliser un tunnel sous les Alpes ayant la plus faible pente possible", rappelle Jacques Ricard, l'un des directeurs de Lyon Turin-Ferroviaire (LTF), société qui réunit les deux constructeurs ferroviaires français et italien : la pente maximale dans le tunnel atteint 6,5 % côté français et 8,4 % côté italien.

A l'extérieur, la rampe d'accès au tunnel à Saint-Jean-de-Maurienne se situe à 12,5 %, valeur maximale admissible par les trains de fret. Ainsi les convois passeront de 569 m d'altitude à Saint-Jean-de-Maurienne à 570 m à Venaus. La ligne a été conçue pour une vitesse de référence de 250 km/h.

Les études géologiques effectuées tout au long du parcours, pour déterminer ce parcours quasiment plan, se sont appuyées sur 140 points de forage, parfois jusqu'à 1 500 mètres de profondeur. En outre, pour appréhender encore plus finement la réalité d'un massif à la structure très contrastée - pour la nature des roches comme pour les conditions mécaniques et hydrogéologiques -, il a été décidé de créer des galeries de reconnaissance et des descenderies (galeries creusées en descente). Ces dernières serviront par la suite au creusement du tunnel de base. Puis, lors de l'exploitation, elles assureront la ventilation ainsi que la maintenance et les secours.

500 000 M3 DE REMBLAIS

Les quatre descenderies (trois en France, une en Italie) "attaquent" le tunnel de base à partir de plusieurs fronts. Côté français, elles surplombent le tunnel qu'elles rejoignent après des descentes plus au moins importantes. La descenderie de Modane rejoint le tunnel de base après un dénivelé de 340 m, celle de La Praz à 290 m, enfin celle de Saint-Martin-la-Porte à 86 m. La descenderie de Venaus est presque horizontale et pratiquement parallèle au tunnel définitif.

Pour la descenderie de Modane-Villarodin-Bourget, la première ouverte, l'avancée dans la roche se fait à l'explosif à l'aide d'une machine : la Robotfort, qui perce dans la paroi près de 120 trous dans lesquels sont placées les charges explosives. Chaque tir nécessite 300 kg de dynamite et provoque, selon la dureté de la roche, une "volée" de 1,20 à 3,5 m de déblais ; 850 m, sur les 4 km nécessaires pour rejoindre le niveau du futur tunnel de base, sont déjà réalisés. Fin 2004, la descenderie de Modane aura atteint son objectif.

Au début du chantier, les déblais étaient évacués par des camions. Désormais, ils sont sortis par un tapis roulant. Les roches extraites sont triées en fonction de leur qualité. Sur les 500 000 m3 qui seront extraits du chantier de la descenderie de Modane-Villarodin-Bourget, près de 100 000 seront valorisés et serviront à la fabrication du béton nécessaire à la construction des trois descenderies côté français. Les 400 000 non utilisables seront stockés sur différents sites extérieurs. Déjà, sur la rive opposée du chantier de Modane-Villarodin-Bourget, les mauvais matériaux sont conduits par des bandes transporteuses, au-dessus de l'Arc, sur un ancien site de Saint-Gobain, qui sera ainsi comblé.

Au terme du chantier du tunnel de base, près de 15 millions de m3 de roches auront été extraits, soit le volume de six pyramides de Kheops ; 5 millions seront réutilisés sous la forme de granulats à béton, les 10 millions restants participeront à la végétalisation du relief - comblement d'anciennes carrières, remodelage de pentes de montagne... - ou seront réutilisés pour la constitution de remblais (future gare de Saint-Jean-de-Maurienne). " Le chantier du tunnel va participer à la requalification paysagère de plusieurs sites de la région comme celui des Resses et de Plan-d'Arc", précise Jacques Burdin, ingénieur conseil et spécialiste des tunnels.

Une deuxième descenderie, à Saint-Martin-la-Porte, est déjà en activité. Le chantier, visible de l'autoroute A43, a été installé en mars, le premier coup de pioche donné le 1er juillet. La descenderie atteint aujourd'hui 450 mètres de long.

Les travaux de Venaus en Italie devraient être lancés, avec quelques mois de retard, mi-2004. La descenderie de La Praz est programmée pour 2005. Le creusement du tunnel de base proprement dit commencera ensuite.

Dominique Buffier


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Une société binationale


Chargée de réaliser les études et les travaux de reconnaissance, Lyon Turin Ferroviaire (LTF) est une société par actions simplifiées possédée à parité par le gestionnaire du Réseau ferré de France (RFF) et par son homologue italien, Rete Ferroviaria Italiana (RFI). Créée en 2001, elle a un président français, François Lépine, et un directeur général italien, Paolo Comastri, qui dirigent une équipe franco-italienne de 60 personnes. En 2006, LTF proposera aux deux gouvernements les solutions pour la réalisation du projet final tant sur le plan technique que sur le montage financier.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 20.12.03

;)

Fabb
December 24th, 2003, 08:51 AM
Sur le terrain, les travaux préparatoires ont commencé le 22 juillet 2002, avec le premier tir d'explosif attaquant la paroi rocheuse de la montagne.

... un tir d'explosif qui n'a pas fait grand bruit.

eomer
December 24th, 2003, 09:54 AM
Dans les fait, les travaux du Lyon-Turin ont donc déja commencé.

Les descenderies et galeries de reconnaissance font partie intégrante de l'ouvrage.

tonio92
January 6th, 2004, 02:34 PM
• Le Comité pour la Transalpine exige un calendrier ambitieux
06/01/2004

Oui à la liaison Lyon-Turin, mais avec un calendrier ambitieux, requiert en substance le Comité pour la Transalpine, qui insiste depuis plus de dix ans sur l’intérêt stratégique de la ligne. Il demande des engagements fermes pour « assurer le démarrage des travaux du tunnel de base bi-tube sous les Alpes dès 2006 ». Calendrier proposé : lancer l’enquête de DUP fin 2004, mettre en place la structure opérationnelle de réalisation dans les deux ans, obtenir l’accord de l’Europe pour le financement d’au moins 20 % du programme, fixer les clés de répartition dès le prochain sommet franco-italien « permettant d’engager le programme dans un processus de PPP ». Le Comité estime donc que les deux Etats doivent s’engager pour aboutir à la signature du traité international qui décidera des modalités de réalisation de l’ouvrage.

zeb
January 8th, 2004, 02:16 PM
le jeudi 8 janvier 2004


TGV Lyon-Turin : le gouvernement approuve l'avant-projet

Le ministre des Transports Gilles de Robien et son secrétaire d'Etat Dominique Bussereau ont signé hier la décision ministérielle approuvant l'avant-projet de la partie commune franco-italienne de la future liaison ferroviaire entre Lyon et Turin. Cet avant-projet définit le tracé et les principales caractéristiques techniques et fonctionnelles du train transfrontalier de 52 km environ et dont le coût est évalué à 12 milliards d'euros, dont 8 pour la France. Le projet Lyon-Turin avait été retenu le mois dernier par le gouvernement français parmi les projets d'infrastructures à engager ou à réaliser d'ici 2012, même si aucune date de mise en service n'avait été avancé.

to
January 8th, 2004, 09:51 PM
Merci Zeb :) ;)

W LA FRANCIA !!!!!!!!
:love: :yes:

eomer
January 9th, 2004, 11:37 AM
C'est clair que le tunnel du Mont d'Ambin n'a aucune chance d'être mis en service avant 2012. Compte tenu du temps necessaire aux travaux, je dirais 2015 au mieux: on ne creuse pas le Mont Cenis sur 52 km d'un coup de baguette magique.
En attendant, l'actuel tunnel du Mont Cenis peut supporter une augmentation du trafi.

Cependant, la France ferait bien d'accelerer les procédures et de lancer le plus rapidement possible les travaux suivants:
1- Mise au gabarit B+ du tunel du Mont Cenis
2- LGV: tronçon Ouest entre St exupéry Sillon Alpin (Chambery)
3- Tunnel du Montgenèvre: Bardonnechia-Briançon
4- Itinéarire frêt: tunnel sous Chartreuse
5- Tronçon mixte: Chambéry-Montmélian-Tunnel de Belledonne-St Jean de Maurienne.

Pour le point 2, l'EUP peut théoriquement commencer.

tonio92
January 9th, 2004, 12:55 PM
3- Tunnel du Montgenèvre: Bardonnechia-Briançon

==> Ca ce serait urgent et ca permettrait de désenclaver la "plus enclavé" des régions française. Rappel : Briançon est la localité situé la plus loin en terme de temps de paris ( 10h).

Et le cout est moindre que celui du Lyon Turin et permettrait de dévier un pertie du Fret et dc d'allêger le Fréjus !!!

C'est un projet qui ressort des cartons actuellement et le PACA presse pr sa réalisation....Malheuresement ne figure ni ds la CIADT, ni ds le "short list" des projets europeens.

Et ca permettrait de moderniser la ligne Marseille/Briançon qui est ds un état..euh..discutable !

eomer
January 9th, 2004, 01:28 PM
Originally posted by tonio92
==> Ca ce serait urgent et ca permettrait de désenclaver la "plus enclavé" des régions française. Rappel : Briançon est la localité situé la plus loin en terme de temps de paris ( 10h).


C'est un projet qui ressort des cartons actuellement et le PACA presse pr sa réalisation....Malheuresement ne figure ni ds la CIADT, ni ds le "short list" des projets europeens.


j'ai été un peu vite dabns mon précedent post: le tunnel du Montgenèvre ne peut pas être réalisé par la France seule car c'est une liaison internationale.

J'en ai parlé il y a quelques temps sur un autre forum: cet ouvrage ne peut pas être décidé ou même annoncé lors d'un ciadt mais seulement lors d'un prochain sommet franco-italien.
elle ne peut pas non plus faire partie du programme "quick start" qui ne concerne que les projets ayant passé le stade de la DUP (ce qui ne peut pas avoir lieu avant 5 ans dans ce cas précis...)
Naturellemnt, cela n'empêche pas les études.

Mais j'ai bon espoir, en particulier parce que PACA pousse bcp.
J'espère seulement que cette région votera correctement au mois de mars parce que si elle bascule côté facho, c'est foutu.

Cyril
February 23rd, 2004, 07:25 PM
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-354075,0.html

to
April 29th, 2004, 11:17 PM
AMICI FRANCESI :grouphug:

Le 5 mai Berlusconi à Paris pour rencontrer Chirac et Raffarin
a annoncé jeudi le chef de la diplomatie française Michel Barnier à Turin.
Le ministre français a confirmé la visite parisienne de M. Berlusconi le 5 mai. "J'espère que (cette visite, ndlr) sera l'occasion d'arriver à un résultat sur la liaison Lyon-Turin", principal dossier économique en cours entre les deux pays, a indiqué M. Barnier.
La liaison ferroviaire est encore l'objet de "discussions" entre les gouvernements français et italien au sujet de son financement, selon le ministre français.
Une source diplomatique française a indiqué que le sujet du financement avait subi un déblocage récent en Italie. Rome aurait accepté de prendre à sa charge environ les deux tiers du coût de la partie "internationale du liaison" pourtant principalement située en territoire français, tandis qu'un tiers serait à la charge de la France.
Selon La Stampa, l' Italie et la France devaient échanger ce jeudi un projet de protocole d'accord à ce sujet, selon lequel Rome débourserait 3,3 milliards d'euros contre 1,8 milliard d'euros pour Paris.

France :drunk: Italia

eomer
April 30th, 2004, 09:17 PM
Bon, ça c'est une bonne nouvelle.

MAis si on pouvait en plus évoquer le tunnel du Montgenèvre et l'itinéraire fret Marseille-Turin, ce serait encore mieux.

to
April 30th, 2004, 10:03 PM
@eomer " si on pouvait en plus évoquer le tunnel du Montgenèvre et l'itinéraire fret Marseille-Turin, ce serait encore mieux." c'est vrai :)

Lyon-Turin : 1ère sortie des élus de Rhône-Alpes
http://www.raa.france3.fr/semiStatic/383-NIL-NIL-319799.html

eomer
April 30th, 2004, 10:57 PM
En fait, les travaux du tunnel du Mont d'Ambin sont déja commencé puisque l'on a déja construit au moins deux descenderies et plusieurs galleries de reconnaissance. Mais si l'on veut ouvrir le tunnel pour 2015, il faut commencer les travaux dès maintenant....

En étant réaliste, je pense que le tunnel lui même n'est pas forcément urgent et peut attendre 2020 (début des travaux en 2010) car l'actuel tunnel du Mont Cenis est loin de la saturation. Mais par contre, la France devrait commencer rapidement la construction de la LGV Lyon-Chambery-St Jean de Maurienne (y compris le tunnel sous Belledone) et améliorer la ligne SNCF Aix en Provence-Briançon (électrification).

Le tunnel du Montgenèvre est plus urgent que le Mont d'Ambin car il ouvre une nouvelle liaison (et autorise même un TGV Paris-Briançon) et il est bien moins compliqué à construire. Avec un peu de chance, il peut ouvrir en 2012.

Au fait, a quand les ETR500 sur Paris-Turin ?

to
May 6th, 2004, 06:28 PM
:drunk:



Jeudi 06 Mai 2004

Transport Ferroviaire : accord franco-italien pour le TGV Lyon-Turin
La France et l'Italie ont signé hier un mémorandum sur la construction d'une ligne ferroviaire à très grande vitesse entre Lyon et Turin. Le projet, estimé 12,5 milliards d'euros, comporte la construction d'un tunnel de 52 kilomètres de long.

Après bien des discussions de plusieurs mois sur les modalités de son financement, Français et Italiens, se sont enfin mis d'accord hier, à l'occasion de la visite à Paris de Silvio Berlusconi, sur le projet de construction d'une ligne ferroviaire à très grande vitesse entre Lyon et Turin combinant à la fois transport de voyageurs et fret.

Les deux Etats se partageront, à hauteur de 10 milliards d'euros, le financement de ce projet, les 2,5 milliards d'euros restant sont attendus de la Commission européenne pour cette réalisation essentielle pour le carrefour de circulation Nord-Sud (Angleterre et Benelux vers l'Italie) et Ouest-Est (Espagne et Portugal vers l'Europe de l'Est). Le chantier
Lyon-Turin qui devrait être terminé à l'horizon 2015 comprend la construction sous les Alpes d'un tunnel de 52 kilomètres.

2006 INIZIO LAVORI :)

to
May 6th, 2004, 06:30 PM
http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/picto/D25GUA4U8LyonTurin_big.jpg

Cyril
May 6th, 2004, 09:33 PM
LGV Lyon-Turin Jean-Jack Queyranne: " Encore des étapes à franchir"

Une bonne nouvelle mais bien des étapes encore à franchir. Jean-Jack
Queyranne, président du conseil régional Rhône-Alpes" salue avec la
signature des ministres français et italiens d'un accord financier sur la section internationale "une étape nécessaire vers la réalisation effective de cette infrastructures".
"Une première bonne nouvelle d'autant plus qu'on évoque la mise en place d'une politique volontariste des marchandises de la route vers le rail", explique Jean-Jack Queyranne. "Il reste encore bien d'autres étapes à franchir pour lever toutes les incertitudes. Elles concernent le lancement des études de niveau "avant projet de référence" et des procédures d'utilité publique" tempère Bernard Soulage, 1er vice-président délégué aux transports.
Ces deux élus fondent des espoirs dans le prochain sommet franco-italien de juillet 2004 qui "doit aussi mettre en œuvre l'accord financier intervenu par la préparation de l'avenant au traité de Turin de 2001". Et de conclure: "Il importe enfin que l'engagement de principe d'un concours de l'Union Européenne à hauteur de 20% du coût des travaux se traduise par une subvention effective".
Parallèlement au démarrage des travaux de creusement du tunnel de base en 2007, nécessité est pointée de l'engagement dans le même temps de la réalisation de la section française Saint Exupéry-combe de Savoie comme définie par le protocole du 19 mars 2002. Objectif: respect de l'ouverture à l'horizon 2015.


Source : Batiactu (06/05/2004)

to
June 7th, 2004, 11:24 PM
Oui !!! Lyon-Turin est encore à franchir !!!
Mais la route est fixè !!!
Alè Alè Alè COME ON !!! FORZA !!!
:)

Cyril
June 8th, 2004, 10:08 AM
Du concret :)

Lancement du concours pour le tunnel entre la France et l’Italie

Les sociétés de BTP intéressées pour réaliser ce tunnel de 53 km sur la ligne à grande vitesse Lyon-Turin seront convoquées à Paris le 17 juin prochain.

Le concours pour le projet de tunnel de 53 km devant relier la France et l'Italie afin de réaliser la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, a été lancé officiellement.
"A l'échéance mi-2006, le projet dit de référence devra être prêt et vers la fin de la même année ou le début de 2007, les premiers chantiers pourront commencer", a déclaré lors d'une conférence de presse Lorenzo Brino, directeur technique de Lyon Turin Ferroviaire (LTF), le consortium franco-italien créé pour construire ce tunnel. Au total, le chantier durera 8 ans, a ajouté M. Brino.

La galerie, devant relier Saint-Jean de Maurienne, côté français, à Bruzolo, côté italien, coûtera 6,7 milliards d'euros tandis que le coût total du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin est d'environ 12,5 milliards d'euros, dont 20% devraient être financés par l'UE. Bruxelles a placé ce projet sur la liste de ses grands chantiers prioritaires.

Le 5 mai dernier, lors du sommet franco-italien à Paris, avait été signé un memorandum sur le financement de la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Celle-ci servira à la fois pour les TGV (trains à grande vitesse) et le transport des marchandises.

Les sociétés de BTP intéressées pour réaliser cet ouvrage seront convoquées à Paris le 17 juin prochain et à Rome, le jour suivant.

Source : Batiactu.com (08/06/2004)

eomer
June 8th, 2004, 11:44 AM
C'est très interessant comme info. Mais j'aimerais bien savoir ce qu'il en est pour la section Lyon-St Jean de Maurienne....que je prolongerait bien jusqu'a Clermont-Ferrand.

Cyril
June 29th, 2004, 09:39 AM
Liaison Lyon-Turin : Eiffage tombe sur un os

Le groupe de BTP - qui s’est heurté à une roche très dure sur le chantier de la descenderie de Modane - abandonne après avoir seulement creusé un kilomètre. Son contrat a été résilié et le maître d'ouvrage LTF (Lyon-Turin-Ferroviaire) va lancer un nouvel appel d’offres.

Lyon-Turin-Ferroviaire a déclaré avoir résilié son contrat avec la société Eiffage qui devait creuser la descenderie de Modane, une galerie préalable à la construction du tunnel de la liaison ferroviaire Lyon-Turin.
"Une autre entreprise sera recrutée sur appel d'offres, les travaux devraient reprendre à la fin de l'année, on peut estimer que cela représente environ six mois de retard, mais l'entreprise peut rattraper une partie du retard" , a indiqué le directeur des travaux, Walter Benedetto.

La société de BTP Eiffage, mandataire depuis le printemps 2002 du groupement d'entreprises en charge de la descenderie, qui doit permettre la descente des engins de chantiers pour creuser le tunnel, avait suspendu ses travaux le 14 mai, à la suite de difficultés techniques rencontrées sur ce chantier, notamment sur le plan géologique.
Selon une source proche du dossier, Eiffage, qui a déjà creusé 1 km (sur un total de 4 km) de la descenderie de Modane, est tombée sur une roche particulière, plus coûteuse à creuser, la cargneul, et veut revoir le contrat.

Le maître d'ouvrage, LTF, créé pour réaliser cet équipement, a indiqué que les discussions engagées n'avaient pu aboutir du fait des "prétentions anormales du groupement d'entreprises par rapport aux difficultés rencontrées".

L’investissement concernant la première tranche de travaux de la descenderie de Modane était initialement de 52 millions d'euros et la durée globale du chantier de 30 mois.
La descenderie de Modane est située à mi-chemin du tunnel de base (à 28,5 km de l'entrée ouest). D’une longueur de 4.000 m avec une dénivellation d’environ 360 m et une section de 65 à 80 m2, cette descenderie doit prendre la forme d’une chaussée de 6 mètres de large permet le passage des véhicules de service. Les descenderies aident également à mieux connaître la structure géologique des terrains afin, notamment, d'évaluer avec précision les difficultés techniques et donc les méthodes et les coûts de réalisation du futur tunnel.

Les problèmes techniques rencontrés ne devraient sans doute de pas être sans conséquence sur le projet final.
Rappelons que la liaison Lyon-Turin se traduira par le percement d'un tunnel bi-tubes de 52 km de long sous les Alpes et le creusement des descenderies doit permettre de commencer les travaux de percement du tunnel en 2007.
Jean-Philippe Defawe
Batiactu 28/06/2004

Manuel
June 29th, 2004, 10:15 AM
lol, j'ai tjrs très mal senti ce projet mais alors on touche le fond (sans mauvais jeu de mots). Ils abandonneront purement et simplement, ça ne sera jamais viable.

to
July 8th, 2004, 05:42 PM
No ca sera viable !!!!
Pour l'Italie est PRIORITAIRE !!!!!!!
;)

C'est ne pas facile mais sera COSTRUITO !!!

Cari amici Francesi non siate pessimisti, le difficoltà si superano, basta volerlo !!!!
Coraggio

eomer
July 8th, 2004, 09:47 PM
Sur un projet d'une telle ampleur, c'est inévitable de tomber sur des os de ce type. Eiffage ne considère d'ailleurs pas cela comme un problème insurmontable mais veut seulement revoir les tarifs. Ce n'est finalement qu'une banale histoire de fric.

Fabb
July 8th, 2004, 10:31 PM
Peut-être.
Mais ils ont l'air décidés à prendre leur temps.
De toute façon, qui est pressé ?

eomer
September 18th, 2004, 05:48 PM
Peut-être.
Mais ils ont l'air décidés à prendre leur temps.
De toute façon, qui est pressé ?

Ce n'est pas le tunnel lui même qui est le plus urgent: l'actuelle tunnel du mont cenis ne sera pas saturé avant 2025. Par contre, il faudrait construire la LGV Lyon-St Jean de Maurienne et l'itinéraire de Frêt. Cela necessite tout de même deux tunnels sous chartreuse et belledone.
Ensuite, il faudrait construire en priorité le tunnel du Montgenèvre et l'itinéraire Marseille-Briançon.

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November 19th, 2004, 02:37 PM
Le Progres, 19/11/2004:

Lyon-Turin : l'Europe généreuse sous conditions

L'Union européenne pourrait financer jusqu'à 50 % de la section internationale. Mais le temps presse, le montage financier et juridique du «Lyon-Turin» restent à réaliser







Venu plaider la cause de la liaison ferroviaire Lyon-Turin, Jean-Jack Queryanne, le président de la région Rhône-Alpes, est ressorti plein d'espoir de sa rencontre, à Bruxelles, avec François Lamoureux, directeur général « Energie et Transports » de la Commission européenne. Celui-ci a annoncé des montants de financement européen d'une ampleur encore jamais égalée pour réaliser le « Lyon-Turin ».
Mais François Lamoureux a également, en contrepartie, insisté sur les attentes de l'Europe.
Les conditions posées mettent la France et l'Italie face à leurs responsabilités. Les deux pays doivent accélérer la présentation et leurs engagements sur les montages financier et juridique du projet.
Aujourd'hui le temps presse, une trentaine de projets sont entre les mains de la Commission européenne et si elle marque son intérêt pour le Lyon-Turin, encore faut-il que la direction « Energie et Transports » ait matière à appuyer le dossier.
Sinon, le train risque de passer ailleurs.
François Lamoureux a avancé que sa direction pourrait soutenir le versement de 1,4 milliard d'euros d'ici 2013 pour la réalisation de la partie internationale et de 600 à 700 millions pour la section dite française entre Lyon et la Chartreuse.
A l'arrivée, l'Europe pourrait régler 50 % du coût de la partie internationale et 30 % de la française, l'ensemble du projet était estimé à environ 13 milliards d'euros. Le déblocage de ces sommes nécessiterait bien sûr l'approbation du Conseil et du Parlement européens.

Rebaptiser la ligne
Lyon-Turin-Lubjana
François Lamoureux a précisé que le lancement de financements en 2006 impliquait que les projets concernés soient finalisés en juin 2005. En éminent connaisseur du fonctionnement européen, il a fortement conseillé à Jean-Jack Queyranne, de rebaptiser la ligne Lyon-Turin-Lubjana, l'Europe étant désormais largement ouverte à l'est. Si le tableau du montage financier est fondamental pour que le projet se concrétise, il apparaît tout aussi indispensable, que l'on connaisse rapidement son mode de gestion, le directeur « Energie et Transports » avançant l'idée d'une société de droit européen désormais possible. Il lui parait judicieux également que les parties prenantes désignent un coordonnateur qui ait le profil pour « porter » ce projet, que la priorité accordée au fret soit fortement exprimée, l'accompagnement logistique et le type de ferroutage déterminés.
Enfin, profiter de sa réalisation pour régler le problème de l'acheminent électrique transalpin en prévoyant un câblage associé à l'ouvrage aurait de toute évidence également une incidence sur son financement.
François Samard





Quelques dates

1987 :la région Rhône-Alpes organise un premier débat avec des responsables piémontais et catalans. Quatre ans plus tard, le Comité interministériel d'aménagement du territoire inclut le Lyon-Turin dans son schéma directeur national de la Grande vitesse.
1994 : il est inscrit parmi les 14 projets prioritaires de transports pour l'Europe.
19 mars 2002 : date capitale dans l'avancée du projet, avec la signature du protocole d'intention avec les collectivités territoriales de Rhône-Alpes pour le financement de la liaison Lyon-Sillon alpin. En juillet 2002, débute le percement de la descenderie de Modane.
21 avril 2004 : le Parlement européen approuve les choix du Conseil de l'U.E. pour le développement du réseau trans-européen de transport. Le Lyon-Turin en fait partie. Ces projets pourront bénéficier de crédits communautaires allant jusqu'à 20 % s'ils démarrent avant 2010.
5 mai 2004 : les ministres français et italiens des transports signent un accord de financement à 50/50 de la partie internationale étendue de Turin à Saint-André-le-Gaz.

eomer
November 19th, 2004, 05:05 PM
Si l'on veut rebaptiser la ligne, je suis pour.
Mais je sugérerait plutôt Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana ou même Rennes-Nantes-Poitiers-Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana

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November 19th, 2004, 05:17 PM
Si l'on veut rebaptiser la ligne, je suis pour.
Mais je sugérerait plutôt Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana ou même Rennes-Nantes-Poitiers-Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana

Rennes-Nantes-Poitiers-Clermont-Lyon-Turin-MILAN -Ljubjana

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November 27th, 2004, 12:27 PM
Oui au Lyon-Turin ! (27/11/2004)

C'est un "oui" unanime que les collectivités locales de Rhône-Alpes ont réaffirmé hier , pour le projet de liaison ferroviaire transalpine, lors de la conférence des exécutifs, présidée par Jean-Jack Queyranne.
Le projet doit permettre un transfert des marchandises de la route vers le rail et soulager ainsi les villes et vallées du poids des camions.
La confirmation définitive du projet doit intervenir rapidement car l'Europe met la pression : les travaux doivent débuter avant 2009 sinon les crédits européens seront affectés à d'autres projets.

gun57
November 27th, 2004, 03:50 PM
la ligne servirait à la fois au TGV et au fret ?

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November 27th, 2004, 03:53 PM
la ligne servirait à la fois au TGV et au fret ?

ouais
donc ya une double motivation pour soutenir ce projet

eomer
November 28th, 2004, 09:06 PM
la ligne servirait à la fois au TGV et au fret ?
Côté italien, je ne sais pas mais côté français, on prévoit:
- une LGV Lyon St Exupéry-Chambery Nord
- un itinéraire frêt Lyon-Montmellian passant sous la Chartreuse.
- une ligne mixte Montméllian-St Jean de Maurienne passant sous Belledone

Le tunnel du Mont d'Ambin est naturellement mixte.

St!ckyesman
January 8th, 2005, 09:06 PM
Liaison Lyon-Turin : du retard dans les travaux

Selon la firme LTF, les travaux de réalisation de la liaison ferroviaire Lyon-Turin pourraient prendre du retard à la suite d'une décision de justice concernant une descenderie, qui sera empruntée par les engins de chantier.


Dans un communiqué, LTF (Lyon-Turin-Ferroviaire) indique qu'elle est obligée, aux termes d'une ordonnance du 22 décembre du tribunal administratif de Grenoble invoquant un vice de forme sur un appel d'offre, de recommencer entièrement la procédure, alors qu'elle se préparait à attribuer les marchés au début 2005.


En mai 2004, la société Eiffage, mandataire du groupement d'entreprises en charge de la descenderie de Modane (Savoie), avait décidé d'arrêter les travaux, à la suite de difficultés techniques: la traversée d'une couche de cargneule, roche siliceuse dure, occasionnait un ralentissement de l'avancée de la percée et des coûts supplémentaires.

Aucun accord n'ayant été trouvé entre les deux parties, le marché avait été résilié aux torts du groupement d'entreprises selon LTF, et une nouvelle procédure d'attribution des travaux immédiatement engagée.

Compte tenu des délais incompressibles des marchés publics, il faut s'attendre à un nouveau décalage de 4 à 6 mois dans le calendrier des travaux de la descenderie de Modane, a indiqué une source proche du dossier. Pour Louis Besson, maire PS de Chambéry, il n'est pas exclu de rattraper ce retard par une révision à la baisse des travaux préparatoires. Les descenderies, deux au total côté français, une à Modane, l'autre à Saint Martin de la Porte, doivent permettre de commencer les travaux de percement du tunnel en 2007.

source:http://www.batiactu.com/data/07012005/07012005-102311.html

Bren
January 9th, 2005, 12:29 AM
Lors d'un débat sur BFM, cette liaison s'est faite torpillée outre son coût exhorbitant mais surtout pour son inutilité, les arguments étant que le fret est aujourd'hui quasi nul par rapport à la route, que le fret ne peut écouler le trafic d'une autoroute (15000 camion jour sur A7 par ex), que les travaux engloutissent des milliards pour à peine absorber l'augmentation de 2 ans de trafic routier et qu'enfin les liaisons transfontalières étaient de loin d'être une priorité (par ex le trafic A1 est énorme entre Paris et Lille puis s'effondre en Lille et la Belgique). Le nouveau commissaire aux transports a déclaré intéressants ces arguments lors de ce débat.

Bren
January 9th, 2005, 12:30 AM
Lors d'un débat sur BFM, cette liaison s'est faite torpillée outre son coût exhorbitant mais surtout pour son inutilité, les arguments étant que le fret est aujourd'hui quasi nul par rapport à la route, que le fret ne peut écouler le trafic d'une autoroute (15000 camion jour sur A7 par ex), que les travaux engloutissent des milliards pour à peine absorber l'augmentation de 2 ans de trafic routier et qu'enfin les liaisons transfontalières étaient de loin d'être une priorité (par ex le trafic A1 est énorme entre Paris et Lille puis s'effondre en Lille et la Belgique). Le nouveau commissaire aux transports a déclaré intéressants ces arguments lors de ce débat.

je partage largement ces points de vue

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January 27th, 2005, 10:21 AM
le mercredi 26 janvier 2005

Lyon-Turin : l'Union Européenne prête à avancer 1,45 milliard d'euros

Jean-Jack Queyranne, le président du Conseil régional a rencontré hier à Bruxelles Jacques Barrot, vice-président européen en charge des transports pour évoquer le projet ferroviaire Lyon Turin. Au terme de cette réunion que le président socialiste a qualifié de constructive, Jacques Barrot a indiqué que l'Europe pourrait payer 1,45 milliard d'euros. Soit un financement de la moitié des travaux de la section internationale de la liaison ferroviaire pour la période 2007-2013. Le projet est estimé à 12,5 milliards d'euros. La liaison ferroviaire TGV Lyon-Turin, qui nécessite le percement d'un tunnel de 52 kilomètres entre la France et l'Italie pourrait être mise en service entre 2015 et 2018. Ce qui devrait mettre Lyon à 1 h 45 de Turin.

Bren
January 27th, 2005, 05:16 PM
le mercredi 26 janvier 2005

Lyon-Turin : l'Union Européenne prête à avancer 1,45 milliard d'euros

Jean-Jack Queyranne, le président du Conseil régional a rencontré hier à Bruxelles Jacques Barrot, vice-président européen en charge des transports pour évoquer le projet ferroviaire Lyon Turin. Au terme de cette réunion que le président socialiste a qualifié de constructive, Jacques Barrot a indiqué que l'Europe pourrait payer 1,45 milliard d'euros. Soit un financement de la moitié des travaux de la section internationale de la liaison ferroviaire pour la période 2007-2013. Le projet est estimé à 12,5 milliards d'euros. La liaison ferroviaire TGV Lyon-Turin, qui nécessite le percement d'un tunnel de 52 kilomètres entre la France et l'Italie pourrait être mise en service entre 2015 et 2018. Ce qui devrait mettre Lyon à 1 h 45 de Turin.

tout se fric foutu en l'air !

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January 27th, 2005, 06:05 PM
L, les arguments étant que le fret est aujourd'hui quasi nul par rapport à la route, que le fret ne peut écouler le trafic d'une autoroute (15000 camion jour sur A7 par ex),

est ce une raison pour ne pas essayer?

Bren
January 27th, 2005, 06:12 PM
est ce une raison pour ne pas essayer?

mais essayé de faire quoi ? ça ne va strictement rien résoudre vu le traffic minime que ce tunnel va supporter ... et cela pour 12,5 milliards d'euros ... et ncore ce n'est qu'une estimation ! quand on sait que les travaux de ce genre ont toujours eu des factures qui explosent

eomer
January 27th, 2005, 06:58 PM
Pour Bren:

Je te ferais remarquer qu'une voie ferrée peut écouler bcp plus de frêt qu'une voie d'autoroute. Si l'on se décidait à adopter des mesures de restriction de circulation pour les PL (ce qui laisserait plus de place pour les VL), le transport par camion serait bcp moins rentable.

Bren
January 28th, 2005, 03:55 PM
Pour Bren:

Je te ferais remarquer qu'une voie ferrée peut écouler bcp plus de frêt qu'une voie d'autoroute. Si l'on se décidait à adopter des mesures de restriction de circulation pour les PL (ce qui laisserait plus de place pour les VL), le transport par camion serait bcp moins rentable.

autoroute A7 15000 camions par jours, comment veux-tu faire passer ce volume sur une voie ferrée : 15000 wagons ou disons au mieux la moitié 7500 ? impossible

eomer
January 28th, 2005, 05:07 PM
Déja, il ne s'agit pas de faire passer tous les camions sur le rail mais seulement ceux qui sont en transit et qui enm... les automobilistes sur de longues distances. C'est sur que pour les trajets de moins de 150 km, le camion est irremplaçable.

Ensuite, il existe dans la vallée du Rhône, deux voies ferrées en plus de la LGV.

Enfin, la contruction de l'itinéraire du Montgenèvre, puis de la TAA (axe Lisbonne-Kiev) et la reconversion du POLT en itinéraire frêt peuvent contribuer à la déssaturation de la vallée du Rhône.

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January 28th, 2005, 05:15 PM
mais essayé de faire quoi ? ça ne va strictement rien résoudre vu le traffic minime que ce tunnel va supporter ... et cela pour 12,5 milliards d'euros ... et ncore ce n'est qu'une estimation ! quand on sait que les travaux de ce genre ont toujours eu des factures qui explosent

essayer de modifier la balance camion/rail

toi tu t'en fous peut etre, ca ne te derange pas le nombre de camion?

eomer
January 28th, 2005, 09:21 PM
toi tu t'en fous peut etre, ca ne te derange pas le nombre de camion?
Je pense que Bren ne doit pas avoir de voiture...ou alors, il n'emprunte jamais les autoroutes.

Bren
January 29th, 2005, 04:26 AM
Enfin, la contruction de l'itinéraire du Montgenèvre, puis de la TAA (axe Lisbonne-Kiev) et la reconversion du POLT en itinéraire frêt peuvent contribuer à la déssaturation de la vallée du Rhône.

Axe Lisbonne Kiev ???? j'hallucine !!!! que l'on fasse déjà de vias axes dans chaque pays avant de faire Madrid Valdivostok

Bren
January 29th, 2005, 04:29 AM
Je pense que Bren ne doit pas avoir de voiture...ou alors, il n'emprunte jamais les autoroutes.

c'est vrai je n'ai pas de voiture et quand je suis en France je loue et prends donc les autoroutes pour visiter ma famille, et je me désole de voir des 2x2 avec le traffic qu'il y a, traffic qui ne pourra jamais être même en partie absorbé par le fret ... les spécialistes du sujet affirmant qu'une ligne de fret ne pourra au mieux aborber que quelques années d'augmentation du traffic routier ... d'où mes posts "tout ce fric foutu en l'air"

eomer
January 29th, 2005, 11:50 AM
c'est vrai je n'ai pas de voiture et quand je suis en France je loue et prends donc les autoroutes pour visiter ma famille, et je me désole de voir des 2x2 avec le traffic qu'il y a,
Personnelement, je préfère une 2x2 peu chargée qu'une 2x3 moyennement chargée...et donc la création d'un deuxième axe distant d'une cen-taine de kilomètre plutôt qu'un élargissement. La conduite sur les 2x3 est largement plus stressante car la plupart des automobilistes ne savent pas y conduire.

Une piste pour l'A7 (qui est un cas bien particulier, je te l'accorde): plutôt que d'élargir à 2x5, il vaudrait mieux prévoir une 2x (3 + 2) c'est à dire ajouter 2 voies à droite de l'infra existante. Ces deux nouvelles voies seraient séparés des autres, réservées aux PL en semaine et acceuilleraient le surplus de VL et de caravanes le week-end. Naturellement, cela demande une adaptation des échangeurs et des aires de repos...mais les raccordements vers les voies centrales peuvent être construits en gabarit réduit puisque seuls les VL devraient les emprunter.

Bren
January 29th, 2005, 12:59 PM
Personnelement, je préfère une 2x2 peu chargée qu'une 2x3 moyennement chargée...et donc la création d'un deuxième axe distant d'une cen-taine de kilomètre plutôt qu'un élargissement. La conduite sur les 2x3 est largement plus stressante car la plupart des automobilistes ne savent pas y conduire.

Une piste pour l'A7 (qui est un cas bien particulier, je te l'accorde): plutôt que d'élargir à 2x5, il vaudrait mieux prévoir une 2x (3 + 2) c'est à dire ajouter 2 voies à droite de l'infra existante. Ces deux nouvelles voies seraient séparés des autres, réservées aux PL en semaine et acceuilleraient le surplus de VL et de caravanes le week-end. Naturellement, cela demande une adaptation des échangeurs et des aires de repos...mais les raccordements vers les voies centrales peuvent être construits en gabarit réduit puisque seuls les VL devraient les emprunter.

t'en arrive donc à la conclusion que seule la route peut permettre d'écouler le traffic.

quant aux liaisons internationales c'est du pipo total, même s'il y a du traffic, celui de l'A1 chute après Lille par rapport à Paris/Lille, idem pour l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne

djakk
January 30th, 2005, 01:24 AM
quant aux liaisons internationales c'est du pipo total, même s'il y a du traffic, celui de l'A1 chute après Lille par rapport à Paris/Lille, idem pour l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne
beuh ?! ils viennent d'où alors tous les camions espagnols de la N10 ? :sly:

coco91
February 9th, 2005, 02:05 PM
Trouvé sur le site de RFF

http://www.rff.fr/pages/connaitre/fiche_communique.asp?lg=fr&code=66

08/02/2005


LTF (Lyon Turin Ferroviaire) vient d’attribuer les travaux pour la réalisation de la galerie de reconnaissance de Venaus (localité située à proximité de Suse en Italie), à un groupement d’entreprises dirigé par CMC (Cooperativa muratori e cementisti) de Ravenne et composé de STRABAG (Autriche), BENTINI COSTRUZIONI (Faenza), COGEIS (Turin) et GEOTECNA (Milan).

L’avis de marché avait été lancé en août 2004 et avait comme principe celui de l’offre économiquement la plus avantageuse et non celui du prix le plus bas.

Les travaux, d’un montant de l’ordre de 80 millions d’euros, pourront donc commencer au printemps. L’investissement, pour la réalisation de cet ouvrage de reconnaissance, sera partagé entre la France, l’Italie et l’Union européenne.
Les délais de réalisation seront d’environ 3 ans.

La galerie de Venaus, d’une longueur de 7 km (plus 3 km conditionnels), permettra de mieux connaître la structure géologique du terrain. Ceci afin d’évaluer avec précision les éventuelles difficultés techniques et donc les coûts et les méthodes de réalisation du futur tunnel de base, l’ouvrage majeur de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin. La galerie de reconnaissance de Venaus, d’un diamètre de 6 m, sera creusée sous le Massif d’Ambin (avec « une couverture montagneuse » maximale d’environ 2500 m).

Des travaux de reconnaissance similaires sont menés par LTF en France, dans la vallée de la Maurienne, où sont situés les chantiers des descenderies de Modane et de Saint Martin la Porte. Une dernière descenderie sera mise en chantier en France à La Praz courant 2005.



Contact : François Pelletier – Tél. : 04 79 68 56 80

to
February 9th, 2005, 07:17 PM
Trouvé sur le site de RFF

http://www.rff.fr/pages/connaitre/fiche_communique.asp?lg=fr&code=66

08/02/2005


LTF (Lyon Turin Ferroviaire) vient d’attribuer les travaux pour la réalisation de la galerie de reconnaissance de Venaus (localité située à proximité de Suse en Italie), à un groupement d’entreprises dirigé par CMC (Cooperativa muratori e cementisti) de Ravenne et composé de STRABAG (Autriche), BENTINI COSTRUZIONI (Faenza), COGEIS (Turin) et GEOTECNA (Milan).

L’avis de marché avait été lancé en août 2004 et avait comme principe celui de l’offre économiquement la plus avantageuse et non celui du prix le plus bas.

Les travaux, d’un montant de l’ordre de 80 millions d’euros, pourront donc commencer au printemps. L’investissement, pour la réalisation de cet ouvrage de reconnaissance, sera partagé entre la France, l’Italie et l’Union européenne.
Les délais de réalisation seront d’environ 3 ans.

La galerie de Venaus, d’une longueur de 7 km (plus 3 km conditionnels), permettra de mieux connaître la structure géologique du terrain. Ceci afin d’évaluer avec précision les éventuelles difficultés techniques et donc les coûts et les méthodes de réalisation du futur tunnel de base, l’ouvrage majeur de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin. La galerie de reconnaissance de Venaus, d’un diamètre de 6 m, sera creusée sous le Massif d’Ambin (avec « une couverture montagneuse » maximale d’environ 2500 m).

Des travaux de reconnaissance similaires sont menés par LTF en France, dans la vallée de la Maurienne, où sont situés les chantiers des descenderies de Modane et de Saint Martin la Porte. Une dernière descenderie sera mise en chantier en France à La Praz courant 2005.



Contact : François Pelletier – Tél. : 04 79 68 56 80

:) 2006 Lyon-Turin :cheers: UNDER CONSTRUCTION ;)

TipNTop
February 28th, 2005, 11:52 AM
Voici 2-3 photos de la descenderie de Modane et du projet pour ceux qui n'y croiraient pas encore ;):

www.ltf-sas.com


http://www.ltf-sas.com/images/descenderie3DModane.gif

http://www.ltf-sas.com/images/Modaneentree.jpg

http://www.ltf-sas.com/images/9VueinterieureModane.gif

http://www.ltf-sas.com/images/SM%20entree%20chantier%20janvier03.GIF

http://www.ltf-sas.com/images/stationintervention.GIF

http://www.ltf-sas.com/images/carte%20relief.GIF

IGH
February 28th, 2005, 12:19 PM
quant aux liaisons internationales c'est du pipo total, même s'il y a du traffic, celui de l'A1 chute après Lille par rapport à Paris/Lille, idem pour l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne

normal, puisqu'après Lille, l'A1 se sépare en plusieurs autoroutes : dunkerque, anvers, bruxelles, ou encore valenciennes - liège...

eomer
March 12th, 2005, 09:30 PM
1- Pour Bren: le trafic de l'A1 ne peut que chuter après Lille....pusique l'A1 ne dépasse pas Lille !!!! LOL
2- Pour TipnTop: sur le shéma, j'apprécie bcp les liaisons prévues à partir de Lyon. On y voit les TGV vers Paris (TGV Sud-Est), Strasbourg (TGV Rhin-Rhône), Marseille (TGV Med)...et Clermont Ferrand. Est-ce une prise en compte de la TAA ?

icon
April 19th, 2005, 05:15 PM
d'apres france3 RA:

Le18 avril, le ministre des Transports français Gilles de Robien se trouvait en Maurienne. En compagnie de son homologue italien Pietro Lunardi, il a visité le chantier de la descenderie de Saint-Martin-la-Porte. L'occasion pour les deux ministres de faire le point sur l'avancement des travaux du Lyon-Turin, future liaison transalpine...

ur le chantier du Lyon-Turin, les descenderies sont des galeries essentielles. Ces infrastructures sont en effet les ouvrages préliminaires à la réalisation du grand tunnel transfrontalier de 52 km de la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Longues de deux à quatre kilomètres, elles seront au nombre de quatre. Trois de ces descenderies se trouvent en France : à Modane, à Saint-Martin-la-Porte et à La Praz. En Italie, l'unique galerie sera située à Venaus. Ces descenderies doivent permettre l'acheminement des engins de chantier qui perceront le futur tunnel transfrontalier de 52 km. Les engins attaqueront le percement du tunnel de base en plusieurs endroits, réduisant ainsi la durée de réalisation de cet ouvrage. Selon les responsables de Lyon Turin Ferroviaire, la durée de percement de la galerie de 52 km ne devrait pas excéder les cinq ans et demi. Mais à ce jour, le chantier à pris beaucoup de retard et la liaison transalpine ne devrait pas voir le jour avant 2020. Relier Lyon à Turin ne prendra plus alors qu'1h45. Dans ce tunnel ferroviaire, l'un des plus longs d'Europe, seuls circuleront des trains de voyageurs, de fret et de camions. La liaison Lyon-Turin est très attendue car elle permettra de réduire sensiblement le trafic des poids-lourds dans l'arc alpin....

bon pas grand choses de nouveau quoi...

EuropaCorp
May 24th, 2005, 02:43 PM
Newsletter du comité pour la transalpine Lyon-Turin reçue hier:


COLLOQUE URIS
9 et 10 juin

Le Comité pour la Transalpine vous informe que l'Union Régionale des Ingénieurs et Scientifiques et le CNISF organisent à Charbonnières les Bains (69), les 9 et 10 juin un colloque sur le thème :

"La Transalpine Lyon - Turin,
clé du transport intermodal sud-européen"

Le nombre et la qualité des intervenants aux différentes tables rondes techniques, juridiques et financières ainsi que sur l'intermodalité sont la garantie d'échanges fructueux et variés.

Le programme et la fiche d'inscription sont disponibles à l'adresse suivante :

http://www.uris-rhone-alpes.org/portail/Colloque.htm

Pour tout renseignement :
URIS AIN RHONE
Maison des Ingénieurs - 8, rue Germain
69006 LYON - FRANCE
Tél : + 33 (0)4 78 24 58 06
Email : mailto: mailto: uris.col2005@wanadoo.fr

Une visite du chantier de Saint Martin La Porte est organisée le mercredi 8 juin 2005.

Comite pour la Transalpine : www.transalpine.com
info@transalpine.com

Y-a-t-il des forumers qui pourraient assister à ce colloque, pour raconter ce qui s'y dira aux autres ?
Ca serait bien que le lobby skyscrapercity soit représenté là-bas ! :)

rocky
May 24th, 2005, 07:58 PM
c'est nul tout ca ca interesse personne ! ca vaut pas la liaison brest boston!

EuropaCorp
June 6th, 2005, 03:20 PM
Après le nouvel accident ce week end dans le tunnel du Fréjus, les élus de Rhone Alpes et les associations pour le ferroutage rappellent l´utilité du Lyon Turin.
article du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-658749,0.html

edito du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-658773@51-658577,0.html

Cette fois, le lobbying pourrait accélerer les choses: Perben, le ministre des transport, pourrait avoir intéret à soutenir le projet Lyon-Turin, lui qui brigue la mairie de Lyon pour 2008.

Petit récapitulatif du chantier:

4 descenderies sont prévues pour le Lyon Turin.
Ces tunnels verticaux permettent d´analyser la géologie des couches que traversera la LGV, et permettront le creusement du tunnel principal horizontal.

1 - Modane:
http://www.ltf-sas.com/images/9VueinterieureModane.gif
En Juin 2004, le chantier, déjà avancé (débuté en 2002), a été arreté. Eiffage, qui conduisait les travaux, a rencontré des difficultés géologiques et a voulu revoir à la hausse son contrat. Refus de LTF*, d´ou rupture du contrat avec Eiffage et nouvel appel d´offre par LTF*. Ce nouvel appel d´offre a été annulé par le tribunal administratif de Grenoble pour vice en Janvier dernier. Le chantier devrait reprendre sous peu suite au nouvel appel d´offre.
-------------------------------
2 - Saint-Martin-la-Porte:
http://www.ltf-sas.com/images/SMvuegenerale.GIF
Chantier débuté en 2003. Pour l´instant, tout se déroule comme prévu (petit accident avec trois ouvriers italiens blessés en Juin 2004). Pour ceux interessés, je rappelle qu´une visite du chantier est organisée mercredi prochain (8 Juin) voir mon post du 24 Mai.
-------------------------------
- La Praz:
http://www.ltf-sas.com/images/laprazmai2003.JPG
Le chantier, approuvé le mois dernier, devrait débuter sous peu.
-------------------------------
- Venaus:
http://www.ltf-sas.com/images/venaus1.gif
Le marché, qui a été attribué en février dernier, devait débuter ce printemps, mais rencontre une opposition des habitants de la vallée italienne concernée.
Le début des sondages pour ce chantier doit commencer aujourd´hui, 6 Juin.

Les descenderies et autres travaux préparatoires devraient se dérouler jusqu´en 2008/2009.
Le percement du tunnel durera 6 ans environ.
A cela il faut ajouter 2 ans pour é installer les équipements, et 10 mois de tests.

Soit au final, une mise en service entre 2016 au mieux, 2020 au pire.

*LTF: Lyon Turin Ferroviare, société chargée réaliser la LGV.

Fredo
June 6th, 2005, 03:42 PM
Après le nouvel accident ce week end dans le tunnel du Fréjus, les élus de Rhone Alpes et les associations pour le ferroutage rappellent l´utilité du Lyon Turin.
article du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-658749,0.html

edito du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-658773@51-658577,0.html

Cette fois, le lobbying pourrait accélerer les choses: Perben, le ministre des transport, pourrait avoir intéret à soutenir le projet Lyon-Turin, lui qui brigue la mairie de Lyon pour 2008.

Petit récapitulatif du chantier:

4 descenderies sont prévues pour le Lyon Turin.
Ces tunnels verticaux permettent d´analyser la géologie des couches que traversera la LGV, et permettront le creusement du tunnel principal horizontal.

1 - Modane:
http://www.ltf-sas.com/images/9VueinterieureModane.gif
En Juin 2004, le chantier, déjà avancé (débuté en 2002), a été arreté. Eiffage, qui conduisait les travaux, a rencontré des difficultés géologiques et a voulu revoir à la hausse son contrat. Refus de LTF*, d´ou rupture du contrat avec Eiffage et nouvel appel d´offre par LTF*. Ce nouvel appel d´offre a été annulé par le tribunal administratif de Grenoble pour vice en Janvier dernier. Le chantier devrait reprendre sous peu suite au nouvel appel d´offre.
-------------------------------
2 - Saint-Martin-la-Porte:
http://www.ltf-sas.com/images/SMvuegenerale.GIF
Chantier débuté en 2003. Pour l´instant, tout se déroule comme prévu (petit accident avec trois ouvriers italiens blessés en Juin 2004). Pour ceux interessés, je rappelle qu´une visite du chantier est organisée mercredi prochain (8 Juin) voir mon post du 24 Mai.
-------------------------------
- La Praz:
http://www.ltf-sas.com/images/laprazmai2003.JPG
Le chantier, approuvé le mois dernier, devrait débuter sous peu.
-------------------------------
- Venaus:
http://www.ltf-sas.com/images/venaus1.gif
Le marché, qui a été attribué en février dernier, devait débuter ce printemps, mais rencontre une opposition des habitants de la vallée italienne concernée.
Le début des sondages pour ce chantier doit commencer aujourd´hui, 6 Juin.

Les descenderies et autres travaux préparatoires devraient se dérouler jusqu´en 2008/2009.
Le percement du tunnel durera 6 ans environ.
A cela il faut ajouter 2 ans pour é installer les équipements, et 10 mois de tests.

Soit au final, une mise en service entre 2016 au mieux, 2020 au pire.

*LTF: Lyon Turin Ferroviare, société chargée réaliser la LGV.

De toute façon, la liaison Lyon Turin va dans la logique des chose, car il y'a déjà un projet de liaison ferroutage Rotterdam-Lyon et Le Havre-Lyon. Je pense aussi qu'il faudrait à long terme relier Marseille. la ligne Le Havre, Paris, Lyon, Marseille constitut la "colone vertebrale" de l'economie Française. Le ferroutage permetterait de delester la A13, la A6 et la A7 de son traffic poid lourd. Ensuite, la liaison Lyon Turin permetterait de deslester le Traffic sur les Alpes.

Il y a bien un Tunnel ferrovière a coté du Frejus ? Alors, pourquoi ne pas l'utiliser pour la liaison Lyon Turin. Il nécéssiterait très peut de travaux, pour une ouverture très prochaine.

M@nu
June 13th, 2005, 03:19 PM
Le Lyon- Turin cherche le bout du tunnel

20 minutes 13/06/05

Le vieux rêv e est devenu une urgence. Après l’accident qui a fait deux morts dans le tunnel du Fréjus et entraîné la fermeture pour plusieurs semaines d’un des seuls points de passage routier entre la France et l’Italie par les Alpes, le pharaonique projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin a refait surface. Vendredi, au siège du conseil régional, au cours d’un colloque prévu de longue date, experts, techniciens et politiques ont rappelé l’urgence de mettre sur les rails ce nouveau tronçon, dans les cartons depuis 1987.
Sur le papier, les données sont simples : il s’agit de faire passer sous les Alpes, d’ici 2015, 40 millions de tonnes de marchandise par an en train, soit l’équivalent de deux millions de camions, afin de soulager les vallées asphyxiées. Problème : i l faut financer et creuser un tunnel de 53 km dans la montagne. « Géologiquement, c’est un casse- tête. On passe d’une roche dure à des terrains mous, sans compter les sources d’eau » , souligne un expert. Ces difficultés de percement font gonfler la facture, qui devrait s’élever à plus de 12 milliards d’euros. L’Europe doit en financer la moitié, le reste étant à la charge de la France et de l’Italie, à condition que les travaux débutent d’ici 2009.
Mais les deux Etats tardent à débloquer les crédits. Et pour l’instant, seul le percement des galeries d’accès a débuté. « En 1870, avec des moyens techniques encore limités, quelque 3 000 hommes ont creusé 14 km de tunnel sous le Mont- Cenis. Aujourd’hui, ce qu’il nous faut, c’est surtout de l’audace politique » , a indiqué Jean- Jack Queyranne, président ( PS) de Rhône- Alpes.

Frédéric Crouzet

http://193.192.240.14/newsmem/20minf/20050613/web_07.pdf.0/img/Image_0.jpg
Percement des galeries d’accès du tunnel, à Modane ( Savoie).

EuropaCorp
June 13th, 2005, 03:41 PM
Leurs difficultés techniques me font rire doucement: "sources d´eaux, roches dures"...On a bien réussi à creuser un tunnel sous la Manche !
Le cout de 12 milliards d´€ est celui prévu depuis que le projet a été étudié, il n´a donc pas subitement augmenté, contrairement à ce que sous-entend l´article. Et comparé aux 16 milliards d´€ du tunnel sous la Manche, il reste modeste, d´autant plus que dans le cas présent, l´Italie qui a plus besoin du tunnel que nous serait prete à mettre largement la main à la poche, contrairement à la Grande Bretagne à l´époque. Sans oublier l´Union Européenne, qui accepterai de financer 20% du cout total.

Et je me demande bien comment "l´expert" cité peut connaitre la géologie du sous sol où passera le tunnel, étant donné que les descenderies actuellement creusées ont justement pour but de déterminer cette géologie, et qu´aucune de ces desenderies n´a jusqu´à présent atteint la profondeur du futur tunnel !

Le problème est politique, oui, et a des relents de jacobinisme: je comprend que nos dirigeants parisiens hésitent à financer un projet d´envergure qui n´aurait pas Paris à l´une de ses extrémités... Car vu de Paris ce projet a effectivement un intéret limité...

Et il y a aussi le spectre du desastre financier d´Eurotunnel, que l´on ne voudrait pas se voir répéter avec la transalpine.
Mais bloquer un chantier si ambitieux et si utile simplement parce que l´on est pas certain d´obtenir un retour sur investissement en 20 ans relève d´une étroitesse d´esprit navrante.

eomer
June 13th, 2005, 06:50 PM
Leurs difficultés techniques me font rire doucement: "sources d´eaux, roches dures"...On a bien réussi à creuser un tunnel sous la Manche !

Sous la Manche (ou plutôt sous la Mer du Nord car le tunnel est à l'est du cap Gris-Nez...) c'était plus facile de creuser que sous le Massif du Mont Cenis qui présente de nombreuses failles. La comparaison n'est donc pas judicieuse.
Par contre, rapellons qu'au 19° siècle, des Montagnards ont creusés à la pelle et à la pioche (avec quelques explosifs peu fiables et dangereux) des tunnels de 20 km de long. Le Mont Cenis, le Simplon, le Gothard sont des vestiges de cette époque malheureusement révolue.

TipNTop
June 13th, 2005, 07:32 PM
Tu as raison eomer, on ne peut pas comparer le Lyon-Turin au tunnel sous la manche.

D'un côté tu as de la craie molle que l'on creuse tranquillement avec un tunnelier, de l'autre de la roche, beaucoup plus dure, qui change sans arrêt de nature, et qu'il faut creuser mètre par mètre avec des méthodes "traditionnelles" (explosif+pelles).

Le tunnel sous la manche a explosé les prévisions en prix, et il faut s'attendre à la même chose pour le lyon-turin...

Fredo
June 13th, 2005, 09:54 PM
Tu as raison eomer, on ne peut pas comparer le Lyon-Turin au tunnel sous la manche.

D'un côté tu as de la craie molle que l'on creuse tranquillement avec un tunnelier, de l'autre de la roche, beaucoup plus dure, qui change sans arrêt de nature, et qu'il faut creuser mètre par mètre avec des méthodes "traditionnelles" (explosif+pelles).

Le tunnel sous la manche a explosé les prévisions en prix, et il faut s'attendre à la même chose pour le lyon-turin...

Ce tunnel devrait mesurer combien. Il ne sera tout de même pas d'un seul bloc ?

Bibouquet
June 13th, 2005, 10:23 PM
Le tunnel fera 53 km d'un seul bloc, avec d'autres petits tunnels annexes, surtout coté francais je crois.

Flo

EuropaCorp
June 15th, 2005, 09:43 AM
Ce matin dans Le Progres:

Mobilisation des élus rhônalpins pour une alternative ferroviaire
Présidents de Rhône-Alpes, des conseils généraux, parlementaires, maires signent une déclaration commune

« Nous estimons qu'il faut impérativement développer l'alternative ferroviaire, cela passe à court terme par l'augmentation des capacités de l'autoroute ferroviaire Aiton/Orbassano, mais l'essentiel réside dans l'engagement irrévocable de la liaison transalpine Lyon-Turin » : les élus rhônalpins, après l'accident et la fermeture du tunnel du Fréjus, signent ensemble une déclaration commune pour que les gouvernements français et italiens s'engagent clairement avec le concours confirmé de l'Union européenne. Jacques Barrot, commissaire européen en charge des transports attend avant le 30 juin une réponse concrète de la France et de l'Italie pour proposer que la liaison Lyon-Turin soit inscrite au budget européen de 2007/2013. Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes, les présidents de conseils généraux de la Région, des Parlementaires, des maires de tous horizons politiques, ont effectué cette démarche.

Il semble que l´avenir de la liaison se joue d´ici la fin du mois...

EuropaCorp
June 15th, 2005, 10:27 AM
Tu as raison eomer, on ne peut pas comparer le Lyon-Turin au tunnel sous la manche.

D'un côté tu as de la craie molle que l'on creuse tranquillement avec un tunnelier, de l'autre de la roche, beaucoup plus dure, qui change sans arrêt de nature, et qu'il faut creuser mètre par mètre avec des méthodes "traditionnelles" (explosif+pelles).

Le tunnel sous la manche a explosé les prévisions en prix, et il faut s'attendre à la même chose pour le lyon-turin....

tu as raison TipNTop, ma comparaison avec les difficultés techniques du tunnel sous la Manche n´était pas si judicieuse.
Par contre le tunnel du Seikan au Japon ressemble beaucoup au Lyon Turin.
Long de 53 km, dont 14km sous un bras de mer, sa construction a pris entre 17 et 20 ans selon les sources, achevé en 1984 et mis en service 4 ans plus tard.
Il relie Honshu à Hokkaido. Ici aussi, un tunnelier ne pouvait etre utilisé en raison de la nature imprévisible des roches traversées, et de la méthode à l´ancienne avec de la dynamite à été utilisée.
Il étais prévu d´y faire passer le shinkansen, mais les couts pour adapter le tunnel à la grande vitesse se sont révélés trop élevés.
Un peu comme pour le Lyon Turin et la catastrophe du mont blanc, la construction du tunnel de Seikan a été décidé après le naufrage d´unn ferry reliant Honsu à Hokkaido qui a fait 1500 morts en 1954.
Il a couté 7 milliards de Dollars, ce qui semble très peu, mais il faut rajouter l´inflation pour obtenir son vrai cout. Après un rapide calcul, environ 15 milliards de dollars actuels.

On peut voir sur le graphique les descenderies qui ont été creusées, comme pour le Lyon turin, et qui servent aujourd´hui à l´aération.
http://www.hiboox.com/images/888vci.gif (http://www.hiboox.com)
http://www.hiboox.com/images/9fknod.gif (http://www.hiboox.com)

M@nu
June 15th, 2005, 10:58 AM
Liaison Lyon-Turin : la France et l’Italie veulent des garanties de Bruxelles

14/06/2005 Le moniteur expert

Les ministres français et italien des Transports, Dominique Perben et Pietro Lunardi, "adresseront une lettre commune" au commissaire européen aux Transports Jacques Barrot pour "préciser les besoins de financement" du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Le projet de ligne de chemin de fer à grande vitesse entre Lyon et Turin, dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d'euros, s'inscrit dans la liaison Barcelone-Lyon-Ljubljana, l'un des 30 projets européens de transport déclarés prioritaires par l'Union européenne.
Mais il reste suspendu à des engagements budgétaires importants, que la France et l'Italie, qui devront investir 5,2 milliards d'euros chacune, n'ont pas encore formellement endossés.

Les ministres, qui se sont rencontrés lundi en marge du salon du Bourget, ont par ailleurs souligné l'intérêt de l'augmentation de l'offre de navettes à l'autoroute ferroviaire alpine, après l'incendie du tunnel de Fréjus qui a tué deux camionneurs slovaques le 4 juin, selon le communiqué du ministère de l'Equipement.
Ils ont "fait le point" sur la situation après l'accident et sur "les aspects positifs de la mise en place d'une cinquième navette" quotidienne, précise le communiqué, ajoutant que "l'information vers les professionnels concernant cette cinquième navette sera notamment renforcée".

M@nu
June 16th, 2005, 10:18 PM
Lyon-Turin: Loyola de Palacio bientôt chargée de coordonner le projet

16 juin 2005 (AFP)

L'ancienne commissaire européenne aux Transports Loyola de Palacio sera nommée prochainement coordinatrice du projet ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, a déclaré jeudi l'actuel commissaire européen aux Transports Jacques Barrot. "Elle sera mise au courant très prochainement", a-t-il dit en marge d'une visite à Valenciennes pour la pose de la première pierre de l'Agence ferroviaire européenne. M. Barrot a aussi été interrogé sur la décision annoncée lundi par les ministres français et italien des Transports Dominique Perben et Pietro Lunardi de lui adresser une "lettre commune" pour "préciser les besoins de financement" de ce projet. Il a jugé "positive" cette démarche en expliquant qu'il avait "besoin d'engagements très clairs des Etats pour pouvoir avancer au niveau européen sur ce projet de nouvel axe ferroviaire". La lettre devrait être envoyée d'ici à la fin de la semaine, a-t-on indiqué dans l'entourage de M. Perben. Le projet de ligne de chemin de fer à grande vitesse entre Lyon et Turin, dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d'euros, s'inscrit dans la liaison Barcelone/Lyon/Ljubljana, l'un des 30 projets européens de transport déclarés prioritaires par l'Union européenne. Mais il reste suspendu à des engagements budgétaires importants, que la France et l'Italie, qui devront investir 5,2 milliards d'euros chacune, n'ont pas encore formellement endossés.

Bren
June 16th, 2005, 10:23 PM
quels sont les chiffres annoncés quant à la capacité du tunnel en terme de camions transportés ? c'est le plus important, au lieu de cela on n'entend que 1h45 entre Lyon et Turin et 12,5 milliards d'euros (si ça se fait gageons que les 12,5 se transformeront en 20 à peu près). Aujourd'hui, 5000 camions ont transité via le tunnel du Mont-Blanc auxquels il faut rajouter le trafic via les autres cols et le trafic via Vintimille.

EuropaCorp
June 16th, 2005, 10:57 PM
quels sont les chiffres annoncés quant à la capacité du tunnel en terme de camions transportés ? c'est le plus important, au lieu de cela on n'entend que 1h45 entre Lyon et Turin et 12,5 milliards d'euros (si ça se fait gageons que les 12,5 se transformeront en 20 à peu près). Aujourd'hui, 5000 camions ont transité via le tunnel du Mont-Blanc auxquels il faut rajouter le trafic via les autres cols et le trafic via Vintimille.

40 millions de tonnes par an, soit 2 millions de camions par an, soit 5500 camions par jour.

Bren
June 16th, 2005, 11:05 PM
40 millions de tonnes par an, soit 2 millions de camions par an, soit 5500 camions par jour.

s'ils y parviennent tant mieux, mais quid des installations pour charger et décharger ?

de plus d'après ce que j'ai pu trouver sur internet, le trafic a doublé en 10 ans sur les 4 principaux points de passage des alpes. On peut donc sauf crise économique très grave penser que la hausse de trafic ne va pas s'arrêter là; in fine le trafic restera tout aussi important dans les tunnels actuels.

La liaison n'est-elle donc pas d'ores et déjà sous-dimensionnée ?

EuropaCorp
June 16th, 2005, 11:21 PM
s'ils y parviennent tant mieux, mais quid des installations pour charger et décharger ?
de plus d'après ce que j'ai pu trouver sur internet, le trafic a doublé en 10 ans sur les 4 principaux points de passage des alpes. On peut donc sauf crise économique très grave penser que la hausse de trafic ne va pas s'arrêter là; in fine le trafic restera tout aussi important dans les tunnels actuels.
La liaison n'est-elle donc pas d'ores et déjà sous-dimensionnée ?

Mois aussi je trouve leurs prévisions optimistes.
En admettant qu'on fasse passer un train de fret toutes les 10 minutes 24h/24, ce qui est énorme, chaque train aura 20 containers de camion à transporter, soit 400 tonnes. Costaude la locomotive pour atteindre 300km/h.
Et avec une telle fréquence, pourra-t-on caser des tgv voyageurs ?
(quelqu'un connait il la fréquence maximale des tgv sur le Paris-Lyon ?)

Et tu as raison, il y a aussi le probleme du chargement/déchargement: 5500 camions par jour, ca fait 1 chargement/déchargement toutes les 8 secondes...mais il est vrai que le fret ne sera pas réduit au segment Lyon-Turin mais viendra et ira au dela, par exemple Barcelone-Milan. Donc il y aura de nombreux lieux de chargement déchargement.

De toue facon, le but du Lyon-Turin n'est pas de supprimer tout transit par camion dans les Alpes, mais de le réduire. Peut etre que la croissance du traffic transalpin absorbera toute la capacité supplémentaire offerte par le lyon-turin, et qu'il y aura autant de camion sous le mont blanc. Mais il vaut mieux cela que 10 000 camion/j sous le Mont Blanc...

TipNTop
June 16th, 2005, 11:46 PM
A vue de nez, je dirais qu'il y a un TGV toutes les 2 minutes sur la lignes Paris-Lyon, soit un toutes les 4 minutes dans chaque sens.

Mais un train de marchandise ne roule pas à 300km/h, et je doute que les TGV roulent à 300km/h sous un tunnel de 52km... ce serait plutôt autour de 150km/h, comme c'est le cas sous la manche.

N'oubliez pas que pour qu'un train non pressurisé (comme le TGV) circule à 300km/h dans un tunnel, il faut comme sur le TGV méditerranée agrandir la section du tunnel de 2/3. C'est un surcoût gigantesque.

EuropaCorp
June 16th, 2005, 11:53 PM
A vue de nez, je dirais qu'il y a un TGV toutes les 2 minutes sur la lignes Paris-Lyon, soit un toutes les 4 minutes dans chaque sens.
Mais un train de marchandise ne roule pas à 300km/h, et je doute que les TGV roulent à 300km/h sous un tunnel de 52km... ce serait plutôt autour de 150km/h, comme c'est le cas sous la manche.
N'oubliez pas que pour qu'un train non pressurisé (comme le TGV) circule à 300km/h dans un tunnel, il faut comme sur le TGV méditerranée agrandir la section du tunnel de 2/3. C'est un surcoût gigantesque.

Tu as raison pour la vitesse.
Après vérification sur eurotunnel.com, la capacité affichée par le Lyon Turin semble raisonnable: Eurotunnel à transporté 1 281 207 camions en 2004, et ils ne sont pas saturés donc 2 000 000 pour LT n'est pas si grand.
Et concernant la puissance des loco, celles de Eurotunnel peuvent transporter 2400 tonnes à 140km/h.

M@nu
June 17th, 2005, 07:20 PM
Les élus rhônalpins pour l’alternative ferroviaire

l'Humanité 16 juin 2005

Après l’incendie dans le tunnel du Fréjus et le report de la circulation des poids lourds sur le tunnel du Mont-Blanc, l’exigence s’amplifie.

En Rhône-Alpes, les élus, présidents des exécutifs, parlementaires, maires, présidents du réseau des villes centre des grandes agglomérations, toutes tendances politiques confondues, renforcent la pression sur le ministre des Transports pour « l’engagement irrévocable de la liaison transalpine Lyon-Turin ». Ils rappellent qu’il faut donner au vice-président et commissaire européen Jacques Barrot, avant le 30 juin, des précisions sur les besoins de financements européens du projet, qu’il faut aussi prendre des décisions pour finaliser « le planning de la réalisation des ouvrages et arrêter les financements (français et gelés depuis février 2005 - NDLR), aller au plus vite à la déclaration d’utilité publique qui permettra le début des travaux, et à la mise à jour du traité franco-italien de 2001 pour fixer » les modalités de réalisation de l’ouvrage.

Ils rappellent également, avec diplomatie, que le gouvernement s’était engagé en mars 2002, et ils souhaitent donc être associés aux démarches vers la Commission européenne et demandent à être reçus par le ministre de l’Équipement et des Transports. Les signataires vont de la maire de Valence, Léna Balsan, UMP, à André Vallini, président du conseil général de l’Isère et député socialiste, en passant par le sénateur maire de Saint-Étienne, le président du conseil régional Rhône-Alpes, le maire de Lyon ou le président du conseil général du Rhône. Pour leur part, Annie David, sénatrice communiste de l’Isère, et Guy Fischer, vice-président du Sénat, sont aussi signataires. Mais, dans un communiqué, le sénateur du Rhône souligne que son groupe a proposé l’inscription à l’ordre du jour au Palais du Luxembourg d’une question orale avec débat sur l’avenir du transport combiné. Cette initiative parlementaire lui a été refusée et le sénateur s’indigne du « déni de démocratie ». Le refus sénatorial augure mal le souci de table ronde et de débat national réclamé par tous les protagonistes associatifs, syndicalistes et usagers sur la politique du transport du fret.

En attendant, rappelons que sur 21 incendies dans les tunnels routiers, 21 ont eu à leur origine un incendie de poids lourds et que le préfet de Haute-Savoie, pour « faciliter » le transit des poids lourds déviés du tunnel du Fréjus, n’a rien trouvé de mieux que de faire passer de 19 à 40 tonnes le poids autorisé au col du Mont-Cenis. Sur une voie étroite où, en été, même les caravanes ont des difficultés à se croiser.

Le ministre a profité du salon du Bourget pour s’entretenir, lundi, avec son homologue italien, Pietro Lunardi. Ils ont annoncé une lettre commune à Jacques Barrot, « pour préciser les besoins de financements de la ligne à grande vitesse mixte Lyon-Turin ». À cette heure, la lettre est en cours d’élaboration, les discussions se poursuivant sur... les financements.

Émilie Rive

eomer
June 17th, 2005, 07:51 PM
Mais un train de marchandise ne roule pas à 300km/h, et je doute que les TGV roulent à 300km/h sous un tunnel de 52km... ce serait plutôt autour de 150km/h, comme c'est le cas sous la manche.

On n'a pas encore envisagé le fret à 300 km/h.
Mais le 200 km/h est possible à condition d'avoir des lignes rectilignes.

EuropaCorp
June 27th, 2005, 09:10 AM
Le Progrès Lundi 27 Juin 2005

Lyon-Turin : Perben annonce la DUP

Le ministre des Transports confirme l'engagement de la France

La liaison Lyon-Turin s'est invitée au conseil général vendredi à travers une demande d'avis sur de nouvelles options de tracé de périmètre d'études. Comme elles concernent l'Isère et la Savoie, les élus du Rhône ne se sont pas positionnés sur ces options mais ont rappelé leur souhait de voir cette liaison réalisée. Le socialiste Bernard Rivalta a interpellé le ministre des Transports sur la volonté du gouvernement de s'engager.
« La France et l'Italie vont répondre à l'Union européenne, cette réponse n'a pas valeur automatique en terme de conséquences » a indiqué Dominique Perben, faisant allusion aux engagements européens pour financer à 50 % les travaux de la section internationale.
Le ministre des Transports a ajouté que l'enquête pour la déclaration d'utilité publique était prévue pour le milieu de l'année 2006.
« Ce projet est indispensable » a conclu Dominique Perben qui a refusé « tout allégement des contraintes de sécurité dans le tunnel du Mont-Blanc ».

EuropaCorp
July 10th, 2005, 11:38 AM
Le Progres 6/07/2005

Lyon-Turin: la France apporte 95 millions d'euros

Les élus régionaux ont rencontré le ministre des Transports hier. Cette somme, attribuée dans le cadre d'une convention signée par Dominique Perben, sera consacrée aux dernières études

L'Etat s'est engagé hier à apporter 95 millions d'euros pour le financement des dernières études et travaux préparatoires du tunnel central du projet ferroviaire Lyon-Turin. Dominique Perben, ministre des Transports et de l'Equipement, a signé une convention formalisant cet engagement avec les présidents de Réseau Ferré de France, de la société LTF (Lyon-Turin-Ferroviaire) et l'Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France. Cette somme contribuera à réaliser l'avant projet détaillé du tunnel et les travaux sur les descenderies de Modane, La Praz, Saint-Martin-la-Porte ainsi que les galeries de reconnaissance. Ce programme global d'un montant de 535 millions d'euros est cofinancé par l'Union européenne à 50 % et par la France et l'Italie pour l'autre moitié.
Dominique Perben a déclaré qu'il « s'agissait d'un engagement important et lourd de symboles ».

Un peu plus tôt, il avait rencontré une délégation d'élus rhônalpins de tous horizons politiques, conduite par Jean-Jack Queyranne, président de la Région. Ceux-ci tenaient à évoquer avec le ministre des Transports les conséquences de l'accident du tunnel du Fréjus et leur volonté de voir lancé définitivement le Lyon-Turin.

Jean-Jack Queyranne, à l'issue de cette réunion, a rapporté que Dominique Perben avait réaffirmé sa volonté « à mille pour cent » de voir s'engager concrètement la réalisation du Lyon-Turin. Le président de Rhône-Alpes a toutefois confié qu'il « souhaitait que cette volonté soit partagée par le gouvernement dans son entier », rappelant que la France et l'Italie devaient répondre rapidement à l'Union européenne, prête à participer au financement du projet.

M@nu
July 21st, 2005, 04:00 PM
Le TGV Lyon-Turin, « un projet qui traîne »

Le Progres jeudi 21 juillet 2005

Nommée par la Commission européenne, l'espagnole Loyola de Palacio estime que la France et l'Italie doivent « mettre l'argent sur la table »

La Commission européenne a nommé hier l'Espagnole Loyola de Palacio «coordonnateur» pour faire avancer le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin-Budapest. Vice-présidente de la Commission européenne en charge des transports et de l'énergie jusqu'en novembre 2004, cette femme à poigne, parfaitement francophone, préside la commission de la politique extérieure du parti de droite espagnol Partido Popular, dans l'opposition, et siège au conseil d'administration de plusieurs entreprises.

>> Que pensez-vous de l'avancement du projet Lyon-Turin ?
C'est un projet qui traîne. Est-ce qu'on s'était trompé en le sélectionnant il y a plus de dix ans comme projet prioritaire ? Non, la nécessité est là, plus que jamais, car le trafic entre la France et l'Italie a des connections tout à fait congestionnées. Il y a besoin de canaux alternatifs, et spécialement de connections ferroviaires. Ce projet permettrait d'alléger la pression, il faut donc accélérer au maximum son lancement. Le temps n'a pas été totalement perdu, des études ont été faites, qui permettraient de vraiment maintenant lancer le projet.

>> Quel est le problème principal ?
Il y a surtout un problème financier, et les financements publics arrivent quand il y a engagement politique.

>> Que peut faire un coordonnateur ?
Ce sera plus que des rapports. Il faut pousser les autorités françaises et italiennes à mettre l'argent sur la table, en plus du soutien financier important au niveau européen. Il faut le soutien plein de toutes les autorités nationales, régionales, locales, les faire travailler ensemble pour un effort conjoint dans le même sens. Tout cela, je crois, peut être facilité grâce à un coordonnateur.

>> Quand irez-vous sur le terrain ?
Je vais commencer par parler avec les gouvernements, puis avec les gens des régions, des communes. Je viens juste d'être officiellement nommée, mon agenda n'est pas encore fixé.
Ingrid Melander, à Bruxelles

L'argent européen en attente

La Commission européenne a programmé 184 millions d'euros pour la préparation du projet Lyon-Turin de 2001 à 2006. Elle pourrait ensuite cofinancer jusqu'à la moitié du coût du tunnel, évalué à 6,7 milliards d'euros, l'Italie prenant en charge 67 % du reste.
Mais cela dépendra de l'avancement du projet, et de la taille du budget européen 2007-2013, avertit Alain Baron, fonctionnaire européen chargé du Lyon-Turin depuis cinq ans, et responsable de la cellule des coordonnateurs.
Celui-ci souligne qu'outre l'engagement ferme de la France et l'Italie à financer le projet à long terme, la Commission européenne attend aussi un projet industriel précis, pour l'instant « un peu dans les limbes ». « Il n'y a pas que l'infrastructure qui compte, le projet doit être adapté aux clients, il faut en parler avec eux », martèle-t-il.

EuropaCorp
July 22nd, 2005, 10:31 AM
LE PROGRES 22/07/2005

Lyon-Turin : « Le temps presse

Troisième grand dossier examiné [hier par la Région Rhone-Alpes], la liaison Lyon-Turin a mis d'accord droite et gauche sur un point : le temps presse et l'Etat doit enfin se hâter.

Reste que cette unanimité s'est lézardée dès qu'il a été question des itinéraires que devra emprunter cette liaison ferrée entre Bourgoin et la Chartreuse. L'exécutif penche pour des tracés collant à l'autoroute A 43 ou à la future ligne LGV, au nom de la préservation de l'environnement et des zones habitées.
Côté UMP, en revanche, on préfère l'itinéraire qui va de Bourgoin à Saint-André-le-Gaz, même s'il a l'inconvénient de provoquer une nouvelle coupure dans le territoire. « Cette option étudiée, chiffrée et réaliste a déjà fait l'objet d'une approbation par les élus locaux en 2003 » a souligné Xavier Dullin qui a ajouté : « sa vocation fret permettra de transférer dès 2012-2013 jusqu'à 20 millions de tonnes de marchandises de la route vers le rail entre l'Est lyonnais et l'Italie ».
Reste que c'est l'option défendue par la gauche qui a été adoptée, l'UDF rejoignant pour l'occasion la majorité afin de manifester son ardent soutien au Lyon-Turin.

M@nu
September 6th, 2005, 08:56 PM
Liaisons ferroviaires Lyon-Turin et Rhin-Rhône en bonne voie

Batiactu 02/09/2005

Lors de sa conférence de presse mensuelle, le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé jeudi sa position quant aux liaisons ferroviaires. Outre l'annonce du lancement des travaux du TGV Rhin-Rhône en 2006, il a notamment déclaré que la France reste «attachée» au projet de ligne de chemin de fer à grande vitesse Lyon-Turin, malgré sa volonté de limiter le déficit budgétaire.

Dominique Perben, ministre des Transports, a affirmé jeudi aux côtés de Dominique de Villepin : «Nous sommes attachés au projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin», d’ailleurs «500 millions d’euros ont déjà été engagés». Le ministre a ajouté : «Les travaux préliminaires ont démarrés, et nous avons saisi la commission de Bruxelles sur le financement des travaux qui sont envisagés».

Le coût total du projet, estimé à 12,5 milliards d'euros, reste suspendu à des engagements budgétaires importants, que la France et l'Italie n'ont pas encore formellement endossés. L'Union européenne devrait apporter une aide financière à hauteur de 20 à 50%.
Le tunnel, d’une longueur de 53 km entre Saint-Jean de Maurienne (Alpes françaises) et Venaus (Italie), s'inscrit dans le cadre de la création d'un réseau européen de transport allant de Lisbonne à Ljubljana, un des 30 projets déclarés comme prioritaires par l'Union européenne.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé le lancement des travaux de la ligne TGV Rhin-Rhône dès l’an prochain. Le Maire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, s’est réjouit de cette nouvelle car elle «permet d'entrevoir une mise en service du TGV Rhin-Rhône à l'horizon 2010», et donc la sortie de l’isolement pour la région Franche-Comté, et particulièrement l'aire urbaine Belfort-Montbéliard.

Jean-Marie Bockel : « La balle est dans le camp du gouvernement »

De son côté, le président de l'association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée Jean-Marie Bockel s'est réjoui vendredi de la confirmation du lancement des travaux du TGV Rhin-Rhône en 2006.
Il a toutefois jugé que le gouvernement devait désormais la « traduire dans les faits » : « Nous attendons donc que celui-ci présente au comité de pilotage du 3 octobre prochain la convention de financement de la première tranche de la branche Est, afin que la mise en chantier de celle-ci puisse intervenir suivant le calendrier annoncé », a-t-il indiqué.
Egalement sénateur-maire socialiste de Mulhouse, il a rappelé au gouvernement que « la balle est désormais clairement dans son camp ». Et de souligner : « Les régions Alsace, Bourgogne et Franche-Comté se sont positionnées depuis longtemps, la préparation du lancement des travaux se déroule au rythme prévu, la Suisse a confirmé sa participation au financement ».
Rappelons qu’il s'était étonné la semaine passée que l'Etat français soit le « seul financeur » à « n'avoir toujours pas fait connaître sa participation » à ce projet.

Source : www.batiactu.com

Cyril
September 23rd, 2005, 04:08 PM
LYON, 23 sept 2005 (AFP) - Le ministre des Transports Dominique Perben a estimé vendredi à Lyon que l'importance du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin pouvait être comparée à celle du tunnel sous la Manche, qui relie le continent à la Grande-Bretagne depuis 1994.
"Lyon-Turin, c'est un énorme projet dont les enjeux sont considérables, c'est un peu de l'ordre du tunnel sous la Manche", a affirmé M. Perben lors d'un point presse tenu dans le cadre de sa candidature à la mairie de Lyon pour les municipales de 2008.
Le ministre des Transports, qui a "fait le point sur le Lyon-Turin hier (jeudi) avec Loyola de Palacio", la coordinatrice européenne du projet Lyon-Trieste-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne, a souligné que les choses étaient "très bien engagées" avant d'insister sur le caractère crucial de cette réalisation.
"Si on ne fait pas le Lyon-Turin, on va tout droit vers un +blocage des esprits+ dans les Alpes" par crainte de voir la beauté des sites ravagée par les poids lourds, a déclaré M. Perben qui a rappelé la volonté franco-italienne de voir les travaux démarrer en 2010, mais aussi le souhait d'obtenir de l'Union européenne (UE) "une aide substantielle" de 50% pour le tunnel.
Le tunnel de 53 km de long entre Saint-Jean de Maurienne (Savoie) et Venaus (Italie) s'inscrit dans la création d'un réseau européen de transport allant de Lisbonne (Portugal) à Ljubljana (Slovénie), l'un des 30 projets déclarés prioritaires par l'Union européenne.
Le coût du projet Lyon-Turin est estimé à 12,5 milliards d'euros, dont 6,7 mds EUR pour le tunnel. Il devrait être financé pour 20 à 50% par l'UE.

eomer
September 23rd, 2005, 06:13 PM
Le ministre des Transports, qui a "fait le point sur le Lyon-Turin hier (jeudi) avec Loyola de Palacio", la coordinatrice européenne du projet Lyon-Trieste-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne

Tiens, c'est curieux, De Robien parlait du Lyon-Turin-Ljubjana et Perben le prolonge d'un seul coup jusqu'à Budapest et même à la frontière Ukrainienne...interessant, interessant ma fois. Mais si Perben, aussi enclin à prolonger le Lyon-Turin vers l'est voulait bien regarder un peu vers l'ouest, j'apprécierait davantage son discours.
De la part d'un Lyonnais, un petit "Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana..." aurait eu plus de consistance.

M@nu
October 13th, 2005, 03:02 PM
En 2020 quatre nouveaux tunnels ferroviaires traverseront les Alpes

jeudi 13 octobre 2005 www.leprogres.fr

Le projet Lyon-Turin sera longuement évoqué à Chambéry, au cours du colloque organisé par les collectivités locales et la région Rhône-Alpes. Les ministres des Transports français et italien ainsi que le commissaire européen Jacques Barrot seront présents

Tous les principaux acteurs du projet Lyon-Turin seront réunis aujourd'hui au Palais des exposition de Chambéry pour participer à un colloque intitulé « Quels transports durables à travers les Alpes en 2020 ». Ce colloque est le temps fort des dix jours de l'exposition « Alpes 2020 » qui présente les quatre grands tunnels ferro-viaires qui doivent être achevés d'ici quinze ans et changer fondamen-talement le transport de marchandises à travers le massif alpin en faisant basculer une forte proportion de celui-ci de la route vers le rail. Cette exposition de 2 000 m2 ouverte depuis le 8 et jusqu'au 16 octobre est organisée par la ville de Chambéry, le Conseil général de Savoie et la Région Rhône-Alpes. Elle détaille donc les quatre grands projets que sont le Lyon-Turin et notam-ment son tunnel dit de base de 53 kilomètres entre la France et l'Italie, le Lötsberg et le Gothard en Suisse et enfin le Brenner entre l'Autriche et l'Italie. Aujourd'hui 44 % des transports européens est/ouest traversent l'arc alpin. Le fret transalpin est d'environ 145 millions de tonnes, soit le double de ce qu'il était en 1986. 70 % est réalisé au-jourd'hui par la route. 36 % du volume de fret total se fait entre la France et l'Italie. Jacques Barrot, commissaire européen aux transports qui interviendra aujourd'hui en clôture de ces débats, livrera donc une vision très large de cette problématique alpine mais nombreux seront dans l'assistance ceux qui prêteront une attention toute particulière au projet Lyon-Turin. On parle d'ailleurs aujourd'hui beaucoup plus largement d'une liaison européenne Barcelone-Lyon-Turin-Budapest. Un lien stratégique entre l'Europe du sud et celle du centre/est.
Outre Jean-Jack Queyranne, le président de Rhône-Alpes qui se fait le porte-parole de l'ensemble des collectivités locales de la Région en faveur de ce projet, cette journée réunira aussi Dominique Perben, le ministre des Transports et son homologue italien Pietro Lunardi ainsi que la coordinatrice européenne du projet Loyola de Palacio. L'Europe, la France et l'Italie affirment leur volonté de voir aboutir ce projet et se disent prêtes à le cofinancer mais attendent une formalisation définitive de leurs engagements respectifs. Cette rencontre qui s'accompagnera d'une visite de terrain du chantier préliminaire sera donc une nouvelle occasion de faire avancer un projet dont toute l'importance a été soulignée par l'incendie du tunnel routier du Fréjus, quelques années après le drame de celui du Mont-Blanc.

François Samard

nanar
October 13th, 2005, 03:08 PM
De la part d'un Lyonnais, un petit "Clermont-Lyon-Turin-Ljubjana..." aurait eu plus de consistance.
Et Limoges ?

Perben, il est de Lyon surtout depuis qu'il veut s'y faire élire.

nanar

M@nu
October 14th, 2005, 06:14 PM
Coup d’envoi pour le Lyon-Turin

www.lyonplus.fr 14/10/05

La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin est entrée hier dans une phase décisive, selon Dominique Perben. Le ministre des Transports était à La Praz en présence du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, de la coordinatrice européenne du projet, l’Espagnole Loyola de Palacio, et de nombreux élus régionaux et locaux pour l’inauguration de la troisième descenderie de la partie du tunnel transfrontalier entre la France et l’Italie. Selon Loyola de Palacio, « il manque encore quelques décisions de la part des deux gouvernements, mais ce projet est essentiel non seulement pour les deux pays, mais surtout pour la construction européenne, qui doit garantir la libre circulation des biens et des personnes ».

fabien69lyon
October 14th, 2005, 08:23 PM
quelle changement aura cette ligne sur lyon?

est ce que un etendement de la diagonale de densité de leurope pourra setendre jusqua lyon non je plaisante

en tout cas c'est surement un super bon point pour lyon mais aussi pour turin,

Bren
October 15th, 2005, 05:29 AM
en tout cas c'est surement un super bon point pour lyon mais aussi pour turin,

ah bon ? :eek:

et pas pour Muscat ?

M@nu
October 15th, 2005, 02:17 PM
Perben, il est de Lyon surtout depuis qu'il veut s'y faire élire.


Je le voit mal prendre des décisions pour une ville qu'il connait si peu! :(

brunob
October 21st, 2005, 11:17 AM
Deux sites pour le projet :

http://www.ltf-sas.com/index2.php

http://www.transalpine.com/

Cyril
November 5th, 2005, 04:29 PM
ROME, 5 nov 2005 (AFP) - Les carabiniers italiens ont annoncé samedi avoir saisi un colis explosif près de Suse, dans le nord de l'Italie, sur le parcours du futur train à grande vitesse Turin-Lyon, dont la construction est contestée par les écologistes de la péninsule.
Le colis explosif a été signalé par un appel téléphonique anonyme aux carabiniers de Suse et il contenait environ 200 grammes de poudre explosive, une mèche et une cassette vidéo.
Selon les enquêteurs, l'appel anonyme et l'absence de détonateur semblent indiquer qu'il s'agit uniquement d'un geste pour attirer l'attention sur la forte tension créée dans la Vallée de Suse par le projet du TGV.
Une nouvelle manifestation non loin de Turin a par ailleurs bloqué samedi de nouveau plusieurs trains de passagers.
Les manifestants ont affirmé que 16 millions de mètres cubes de matériaux dangereux, contenant de l'amiante, seront extraits au cours des travaux et 26 décharges devront être construites dans la vallée.
L'Italie a déployé des centaines de policiers et carabiniers dans la commune de Mompantero, près de Turin, où des techniciens doivent débuter des examens géologiques en vue de la construction d'un tunnel de 52 km de long sous les Alpes.
L'arrivée de ces techniciens a d'ailleurs été le détonateur des manifestations qui ont débuté lundi.
Le coût de la liaison Lyon-Turin devrait être d'au moins 12,5 milliards d'euros dont l'Union européenne a proposé de financer 50%, à condition que Paris et Rome se chargent de l'autre moitié et que les travaux commencent avant 2009.

EuropaCorp
November 5th, 2005, 04:55 PM
Des écolos sont contre le Lyon-Turin, on aura tout vu..

Sans doute préfèrent-ils garder en l'état leur belle vallée et le doux parfum des poids-lourds qui en émane ?


:no:

tito_
November 6th, 2005, 07:27 PM
Des écolos sont contre le Lyon-Turin, on aura tout vu..

Sans doute préfèrent-ils garder en l'état leur belle vallée et le doux parfum des poids-lourds qui en émane ?


:no:

T'as raison!! Je ne comprends pas ces gens. Ils disent NON a tout, ils refusent tout et le résultat est que il y aura toujours plus des poids-lourds dans la vallée.

Douly
November 17th, 2005, 01:08 PM
Je trouve cela plutot idiot car c'est un projet qui a de l'avenir mais bon..


Mobilisation en Italie pour barrer la voie au futur TGV Lyon-Turin
Communistes et Verts contestent un projet «inutile et dangereux».

par Eric JOZSEF
QUOTIDIEN : jeudi 17 novembre 2005

Rome de notre correspondant



Présentée comme l'un des grands chantiers européens, la nouvelle liaison à grande vitesse entre Lyon et Turin risque de s'arrêter à la frontière française. Hier, plusieurs dizaines de milliers d'habitants de la Val di Susa, dans les Alpes italiennes, ont en effet manifesté pour s'opposer fermement au projet de TGV qui devrait coûter 15,2 milliards d'euros en raison, notamment, du percement d'un tunnel de 53 kilomètres.

A l'appel de nombreux élus, d'associations de défense de l'environnement, des communistes et des Verts, toute la vallée a parallèlement observé une journée de grève générale pour dénoncer un programme «inutile et dangereux». Depuis plusieurs mois, sur le versant italien, la mobilisation ne cesse de s'amplifier. «Notre petit territoire est déjà surchargé d'infrastructures, explique Antonio Ferrentino, président de la communauté de montagne, nous avons une autoroute, deux nationales, deux lignes électriques à haute tension et une ligne ferroviaire internationale. Nous ne pouvons supporter une ligne supplémentaire, qui plus est à grande vitesse.»

Même les écologistes italiens s'opposent au projet. «Cela peut paraître paradoxal, alors que nous militons toujours en faveur du rail. Mais il faut prendre en compte le caractère particulier de la Val di Susa», souligne la députée européenne Monica Frassoni. «Nous ne nous trouvons pas en plaine. Les habitations sont à proximité de la future ligne à grande vitesse.» Furieux de ne même pas avoir été consultés sur le projet par les autorités nationales, les militants anti-TGV craignent par ailleurs que le percement du tunnel ait des implications de nature sanitaire. Les perforations dans la montagne pourraient libérer des particules d'amiante, et le chantier, avec le dégagement de millions de mètres cubes de terre, pourrait polluer les nappes phréatiques. Les sondages géologiques n'ont débuté qu'il y a quelques jours.

Alors que certains militants extrémistes ont menacé de recourir à la violence, le gouvernement, relayé par une partie des responsables du centre gauche, continue de soutenir le projet considéré comme nécessaire pour le développement économique et le désenclavement du pays.

gege
November 17th, 2005, 02:48 PM
de toute manière ce tunnel est une vraie Arlésienne ...et personne n'en veut. sauf moi:runaway:

EuropaCorp
November 17th, 2005, 05:07 PM
les écolos italiens oublient de mentionner aussi les 3 platanes qu´il va falloir abattre pour faire l´entrée du tunnel coté italien.

eomer
November 18th, 2005, 12:38 PM
les écolos italiens oublient de mentionner aussi les 3 platanes qu´il va falloir abattre pour faire l´entrée du tunnel coté italien.
Ils pourront peut être les déplacer comme les arbres qui hébergeaient des scarabées piques-prunes sur le tracés de l'A28.

N'importe quoi ce nymbisme. Et dire que certains sont contre le Lyon-Turin pour le doublement du tunnel du Fréjus...

coco91
December 9th, 2005, 02:02 PM
Avec les écolos, on n'est plus à une contracdiction pres.

Ils sont complétement :bash: ... Enfin ce n'est pas étonnant quand on sait à quoi ils marchent

M@nu
December 11th, 2005, 10:41 AM
TGV Lyon-Turin: Rome promet d'attendre une étude environnementale avant de lancer les travaux

www.nouvelobs.com 10.12.05

ROME (AP) -- Après plusieurs manifestations ces derniers jours en Italie contre le projet de TGV Lyon-Turin, le gouvernement italien a promis samedi d'attendre la remise d'un rapport sur l'impact sanitaire et environnemental du projet dans la vallée alpine de la Suze avant de lancer les travaux.
Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi avait pourtant assuré cette semaine que le calendrier des travaux de la ligne à grande vitesse entre la France et l'Italie serait maintenu.
Finalement, Rome a promis d'attendre le rapport des experts à l'issue d'une longue réunion au bureau du chef du gouvernement, qui réunissait ministres, responsables locaux des petites communes de la vallée de la Suze, un responsable des chemins de fer italien et le maire de Turin, qui accueille les Jeux Olympiques d'hiver 2006 dont plusieurs événements auront lieu dans la vallée.
Un communiqué du gouvernement a annoncé qu'une "personnalité au prestige élevé et aux capacités professionnelles reconnues" préparerait le rapport sur les conséquences du projet sur les transports, la santé et l'environnement en autre. Les travaux pour creuser le tunnel ne commenceront "qu'à la fin de l'étude et après la remise du rapport". L'expert qui réalisera le rapport n'a pas été identifié, et aucune date n'a été fournie pour la remise de l'étude.
De leur côté, les participants à la réunion ont accepté de "respecter" le site prévu des travaux et de laisser la compagnie chargée de la construction en prendre possession, selon le communiqué du cabinet de Silvio Berlusconi. Il a précisé que de nouvelles réunions auraient lieu régulièrement et qu'un responsable de la commission européenne serait invité à s'y joindre.
Des défenseurs de l'environnement et habitants de la vallée de la Suse tentaient depuis des semaines d'empêcher le début des travaux de percement d'un tunnel ferroviaire sous les Alpes en vue de cette liaison TGV. Selon eux, ces travaux défigureraient cette région touristique et auraient des conséquences sur l'économie et l'environnement locaux.
Les affrontements entre policiers et manifestants ont fait 18 blessés ces derniers jours. Samedi, les protestataires avaient organisé une veillée près du site prévu des travaux, rapportait la télévision italienne.
La vallée de la Suse, non loin de la frontière française, est située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Turin, ville qui accueille en février les Jeux olympiques d'hiver, avec certaines épreuves prévues précisément dans cette vallée. AP

EuropaCorp
December 12th, 2005, 04:28 PM
LE MONDE | 12.12.05 | 13h59 • Mis à jour le 12.12.05 | 13h59

M. Berlusconi concède de nouvelles études d'impact aux opposants à la ligne Lyon-Turin

Ce n'est pas un armistice, à peine une trêve. L'accord conclu, samedi 10 décembre à Rome, entre le gouvernement Berlusconi, les dirigeants du Piémont et les opposants à la ligne ferroviaire à grand gabarit Lyon-Turin, pour ramener le calme dans le Val di Susa, est fragile. Cette petite vallée alpine, à une soixantaine de kilomètres de Turin, est le théâtre, depuis plusieurs semaines, de manifestations et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre.

Les maires des 45 communes du territoire, soutenus par la majorité des 70 000 habitants, quelques partis de la gauche radicale et des groupuscules d'extrême gauche, s'opposent au tracé de la future ligne. Ils s'inquiètent des dommages pour l'environnement et la santé que pourrait créer le percement du tunnel de 53 km prévu, en raison de la présence d'uranium et d'amiante.

Une "médiation d'urgence" avait été convoquée, samedi, par le gouvernement après une semaine de forte tension, au cours de laquelle les heurts ont fait une trentaine de blessés. Policiers et manifestants se disputent la maîtrise du chantier où doivent commencer les travaux préliminaires, sur la commune de Venaus. Le 8 décembre, 30 000 manifestants ont repris de force possession des lieux d'où ils avaient été chassés manu militari, quarante-huit heures plus tôt.

REPORT DES TRAVAUX

A l'issue de la table ronde présidée par le vice-président du conseil, Gianfranco Fini, les parties se sont accordées sur "le lancement d'une procédure extraordinaire d'évaluation d'impact environnemental sur la galerie de prospection de Venaus". Les travaux ne commenceront qu'après cette évaluation, soit pas avant mai 2006. "Cet accord permet d'apaiser les esprits", s'est réjoui le ministre de l'intérieur, Giuseppe Pisanu, très critiqué pour avoir ordonné l'assaut nocturne du chantier occupé par les opposants.

"Nous sommes loin d'un accord, mais la nouveauté, c'est qu'un dialogue s'est instauré", a déclaré le président de la communauté des communes de montagnes du Val di Susa, Antonio Ferrentino. Consultés dimanche sur les résultats de la table ronde, les maires de la vallée rebelle sont toutefois apparus divisés, notamment sur la décision d'annuler la manifestation prévue le 17 décembre, à Turin. Certains d'entre eux, ainsi que les écologistes, regrettent que le document final de la table ronde n'ait pas ouvert la possibilité d'étudier des solutions alternatives à la liaison ferroviaire.

"La liaison doit se faire, même s'il faut dialoguer sur les impacts en matière de santé et d'environnement", a commenté M. Fini, après la réunion de travail. Le temps presse cependant pour lancer les travaux préparatoires. Le percement du tunnel doit avoir débuté en 2009, sinon le projet risque de perdre les financements européens, soit 2 milliards d'euros.

"C'est une crise très grave, car cet équipement risque de reculer sur la liste d'attente des projets européens", a expliqué, jeudi 8 décembre à Lyon, le vice-président de la région Rhône-Alpes chargé des transports, Bernard Soulage. Il devrait se rendre en Piémont dans les prochains jours avec un élu régional Verts, pour une mission de médiation. Les deux hommes doivent rencontrer les élus et les militants du Val di Susa "pour mieux comprendre leurs inquiétudes et, à la lumière de l'expérience française, y apporter des éléments de réponse".

Une nouvelle table ronde est prévue avant Noël au siège du gouvernement, à Rome. D'ici là, le calme devrait régner dans le Val di Susa. La justice a mis sous séquestre, dimanche 11 décembre, le chantier de Venaus, le temps d'enquêter sur les dégâts causés aux installations par les affrontements.

quels boulets ces ecolos italiens :ohno: :weird:

momo
December 12th, 2005, 10:50 PM
alors la c'est incroyable maintenant des ecolos s'opposent a ce projet de liaison ferroviere qui est beaucoup moins polluant que l'autoroute et utile pour legerement desengorger les alpes
et bien moi je considere que le LYON TURIN est beaucoup plus utile q'un doublement d'un tunnel routier(ex/ tunnel du mont blanc ou du frejus)

je me demande si c'est vraiment des ecolos ou tout simplement des nymbis

gege
December 12th, 2005, 11:15 PM
le loby des transports routiers serait derrière tout ça que cela ne m'étonnerais pas. :bash:

M@nu
December 13th, 2005, 04:29 PM
Europe - La commission transports devrait dévoiler jeudi les grands chantiers retenus

« Nous croyons au projet Lyon- Turin »

www.20minutes.fr 13/12/05

Bernard Soulage Premier vice- président ( PS) du conseil régional Rhône- Alpes en charge des transports La semaine dernière, vous craigniez que les manifestations du côté italien contre le Lyon- Turin ne compromettent les financements européens.
La récente décision de Silvio Berlusconi de ne pas engager de travaux tant que l’impact environnemental du projet n’aura pas été évalué ne menace- t- elle pas aussi l’obtention de ces budgets ?
Non, c’est une mesure d’apaisement qui était indispensable. Selon moi, Silvi o Berlusconi a fait preuv e d’imprudence la semaine dernière en voulant à tout prix passer en force.
Lorsqu’il y a des manifestations et des oppositions, je ne crois pas qu’on puisse arriver à grand chose en envoyant les CRS. Il était indispensable de rétropédaler rapidement. Mais la bataille n’est pas gagnée pour autant. Il nous appartient désormais de montrer à Bruxelles que ce projet Lyon- Turin peut se faire. ( La commission transports pourrait dévoiler jeudi les projets européens retenus et les budgets qui leur sont alloués, ndlr)
Le président de la région Jean- Jack Queyranne vient justement de vous confier une mission de médiation auprès des opposants italiens au Lyon- Turin. Comment comptez- vous procéder ?
Il ne s’agit pas de médiation, les Italiens sont assez grands pour se débrouiller seuls et il faut respecter l’autonomie de chacun. Il s’agit en fait d’un travail de contacts que Gérard Leras, ( président du groupe des Verts au consei l régional), également missionné, et moi- même souhaitons entamer le plus tôt possible. Dès la semaine prochaine si c’est possible.
Sachant que notre objectif est d’expliquer aux Italiens pourquoi nous, Français, tenons et croyons à ce projet de liaison ferroviaire fret et voyageurs Lyon- Turin.
Quels seront vos arguments pour convaincre les opposants italiens au projet? Notre argument principal est environnemental. En France, le projet est accepté par tous, parce qu’il respecte l’environnement. C’est quan d même une liaison qui doit permettre d’enlever les camions des routes pour faire passer les marchandises par les rails. Et c’est ce que nou s allons leur expliquer. Nou s devons également leur montrer qu’il est possible de réaliser cette liaison dans de bonnes conditions écologiques, hydrauliques, etc.
De quel délais disposez- vous ?
Tout va dépendre de l’accord budgétaire européen. Si dans deux jours la commission chargée du volet transports à Bruxelles nous alloue telles ou telles sommes, nous devrons être prêts dans le courant du premier semestr e 2006.
Et si les opposants restent campés sur leurs positions ?
Il faudra voir la situation à c e moment- là.

Recueilli par Elisa Frisullo

EuropaCorp
December 13th, 2005, 04:51 PM
Dire que si on s´était bougé dès le début du projet avec efficacité, le Lyon-Turin serait pret dans 5-6 ans...

Actuellement on parle de 2018-2020.

:bash:

momo
December 13th, 2005, 07:40 PM
je sui d'accord avec toi ce LYON TURIN aurait du se faire plutot
maintenant on ne sait pas si les travaux vont reprendre ou pas
il y a pas qu'en france ou les nymbis font tout pour capoter un projet >( :(

eomer
December 13th, 2005, 08:53 PM
Bah, les autorités italiennes ont interrompus les travaux pour ne pas avoir d'ennuis pendant les jeux olympiques. Mais cela finira bien par reprendre.

2020: c'est un objectif ambitieux compte tenu du tunnel à creuser. J'espère que la France aura la bonne idée de réaliser rapidement la LGV Lyon-Chambéry puis le tunnel entre Montmélian et la Maurienne: cela améliorerait déja grandement les choses. Mais l'idéal, amha, serait une connexion entre les LGV Transalpine et Rhin-Rhône Sud grace à un barreau le long de la future A48.

EuropaCorp
December 14th, 2005, 11:54 AM
COMMUNIQUE DE PRESSE - Comite Pour la Transalpine site web (http://www.transalpine.com)



LA LIAISON LYON - TURIN : SEULE ALTERNATIVE DURABLE A L'ASPHYXIE DES ALPES

L'actualité récente a fait écho d'une forte opposition locale en Val de Suse sous le slogan "non au TGV Lyon-Turin". L'insuffisance de dialogue entre l'Etat italien, les Elus, et les populations, dont il est à souhaiter qu'il reprenne au plus vite suite à l'accord signé à Rome samedi dernier, a compromis l'échange d'informations objectives et rationnelles. Aussi, il apparaît indispensable de corriger certaines contrevérités.

En premier lieu, la future liaison ferroviaire Transalpine n'est ni un projet TGV, ni une simple liaison entre les deux capitales du Piémont et de Rhône-Alpes.

En 2020, lors de la mise service de la liaison Transalpine, plus de 85% des trains qui emprunteront le tunnel international seront des trains de marchandises ! Cette liaison est donc avant tout une desserte ferroviaire de fret : peut-on parler dans ce cas de ligne TGV ? D'autre part, ce tronçon manquant s'intègre dans un réseau ferroviaire d'envergure européenne en cours de construction : ligne Barcelone-Perpignan, projet de ferroutage entre Perpignan et Luxembourg, ouverture prochaine de la liaison Turin-Milan... L'enjeu est d'offrir une véritable alternative au transport routier sur de longues distances, entre les différentes villes le long de l'axe Lisbonne-Kiev, et pas seulement de relier Lyon et Turin.

TOUJOURS PLUS DE MARCHANDISES TRAVERSENT LES ALPES

Dans une interview récente, Jacques Barrot rappelait que, tous passages confondus, 2 850 000 poids lourds ont franchi les Alpes franco-italiennes en 2004, soit une augmentation de 25 % en dix ans. Le tonnage total de fret transporté entre la France et l'Italie s'est élevé à plus de 50 millions de tonnes dont moins de 15 % sur rail.

Il est tout aussi inexact d'affirmer que le trafic routier pourrait passer par la Suisse et ses nouveaux tunnels : en effet, la Confédération a prioritairement décidé (et approuvé par référendum) de diviser par deux le nombre de poids lourds traversant le territoire helvétique par route pour le ramener à 650 000 par an maximum. De plus, le tunnel du Saint-Gothard débouche sur un goulot d'étranglement ferroviaire non résolu au nord de Milan.

TOUJOURS PLUS DE POLLUTION EN EUROPE

Rappelons d'autre part qu'une seule locomotive suffit en plaine à tracter un train de fret de 1 600 tonnes. En revanche, en raison des fortes pentes de la ligne historique Modane-Bardonecchia, ouverte au XIXème siècle, deux locomotives peinent pour tracter un train de 1 150 tonnes ! Cette ligne peut-elle être une solution d'avenir, comme argumentent certains, à l'heure des économies d'énergie et d'alerte à la couche d'ozone ?

Les études comparatives publiées par l'ADEME mettent en évidence une consommation d'énergie cinq fois plus importante pour transporter une tonne de marchandises par route en comparaison avec le rail : en clair, faire transiter entre Lyon et Turin 40 millions de tonnes par le mode ferroviaire en substitut à la route, permettra non seulement d'économiser annuellement 250 000 TEP*/an mais aussi de réduire les émissions de polluants de 360 tonnes par jour (CO2 en particulier).

La future liaison Transalpine participera à la préservation du massif alpin, un patrimoine mondial, dont les habitants se doivent d'être les premiers défenseurs.

brunob
December 16th, 2005, 01:27 PM
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=4986

Le gouvernement italien a promis samedi d'attendre les résultats d'une étude d'impact environnemental du projet de TGV Turin-Lyon dans la vallée de la Suse avant de lancer les travaux.

A la suite des multiples manifestations anti-TGV dans la vallée de la Suse près de Turin, le gouvernement italien s'était résolu à convoquer samedi les différents protagonistes, dont les élus de la vallée de la Suse inquiets des conséquences environnementales du tracé du futur TGV, aux fins de "médiation d'urgence".

A l'issue d'une longue réunion qui rassemblait à Rome cinq ministres ainsi que les responsables locaux et régionaux concernés, mais aussi un responsable des chemins de fer italiens, le gouvernement faisait savoir dans un communiqué "qu'une personnalité de prestige élevé et aux capacités professionnelles reconnue" préparerait un rapport sur les conséquences du projet sur, notamment, les transports, la santé et l'environnement. Dans ces conditions les travaux pour creuser le tunnel ne commenceront "qu'à la fin de l'étude et après la remise du rapport."

Une réunion somme toute réussie puisque les participants opposés au projet ont accepté de "respecter " le site prévu des travaux et de laisser la compagnie chargée de la construction en prendre possession. "Si le gouvernement s'engage vraiment à faire l'évaluation et à interrompre les travaux préliminaires, nous n'appellerons plus les habitants à manifester leur hostilité au projet" a ainsi déclaré à l'AFP Antonio Ferrentino, président de la Communauté des communes de montagne de la Basse vallée de la Suse.

M@nu
December 16th, 2005, 04:12 PM
12/14 sur France 3

Aujourd'hui dans le 12/14 de france 3 sujet sur la manifestation anti "Lyon-Turin" qui doit avoir lieu a Turin d'ici quelques jours : http://jt.france3.fr/1214/#

eomer
December 16th, 2005, 11:07 PM
Lyon-Turin: a quand une grande manif pour soutenir le projet ?

Il serait amha interessant que tous ceux qui souhaitent voir réaliser rapidement ce projet primordial fassent entendre davantage leurs voix et ne laissent pas les opposants nymbistes occuper seuls le terrain et les médias.

Une grand manif Franco-Italienne dans la Maurienne et la Val de Suse (et pourquoi pas dans les rues de Lyon et de Turin)permettrait peut être de remettre les pendules à l'heure.

Fredo
December 16th, 2005, 11:12 PM
Lyon-Turin: a quand une grande manif pour soutenir le projet ?

Il serait amha interessant que tous ceux qui souhaitent voir réaliser rapidement ce projet primordial fassent entendre davantage leurs voix et ne laissent pas les opposants nymbistes occuper seuls le terrain et les médias.

Une grand manif Franco-Italienne dans la Maurienne et la Val de Suse (et pourquoi pas dans les rues de Lyon et de Turin)permettrait peut être de remettre les pendules à l'heure.

Mais non enfin, continuons à utiliser le Col du Montgenevre pour aller en Italie. C'est tellement plus écologique !

Bren
December 20th, 2005, 08:15 AM
L'affiche clouée sur le poteau dit de ne pas jeter d'ordures. Dommage qu'il s'agisse d'un terrain vague, près du stade, qui va être utilisé bientôt comme décharge pour les débris lors du creusement des tunnels de la ligne du TGV Lyon-Turin. Ici à Almese, l'un des premiers villages en remontant le val de Suse, on est immédiatement au coeur du problème.

"Notre montagne contient de l'amiante. En quelle quantité, nous ne le savons pas, mais il y en a. C'est même écrit dans les cartes géologiques et une étude de l'université de Sienne en a trouvé en superficie, qui sait en profondeur !", s'exclame Ivana Galiano, membre du comité anti-TGV. Un tunnel de service doit être creusé à proximité et les détritus seront stockés à moins de 200 mètres de l'endroit où les gamins du village viennent jouer. "Qui peut nous assurer que les poussières mortelles, même à petites doses, de l'amiante, ne s'échapperont pas ?", se demande-t-elle. La présence d'amiante et d'uranium à l'état naturel dans les montagnes de la vallée revient dans tous les discours. On se dit inquiet de passer les vingt prochaines années avec des millions de mètres cubes de matériaux dangereux qui circuleront dans les parages.

Cette inquiétude a été au centre de la manifestation nationale du samedi 17 décembre à Turin. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé pour faire connaître les raisons de leur opposition à la ligne à grande vitesse. Ainsi, dans les permanences anti-TGV, le long de la vallée, on balaie d'un geste de la main l'accusation de défendre le pré carré. "Nous, les gens de la vallée, nous avons déjà donné. Chez nous passent deux routes nationales, une autoroute, une ligne électrique à haute tension et une ligne ferroviaire, s'écrie Silvio. Il y en a assez d'être traité d'égoïstes." Simplement, les opposants ne voient pas l'utilité de rajouter une deuxième ligne ferroviaire alors qu'il suffirait de renforcer celle existante, utilisée aujourd'hui à 40 % de ses capacités.

"En deux ans et avec un coût dix fois inférieur à celui de ce tunnel absurde, on multiplierait par trois les camions et les marchandises transportés", estime un manifestant. Il rejette l'argument selon lequel les poids lourds qui font la route aujourd'hui seront transportés par voie ferroviaire. "Qui nous dit que dans vingt ans les camionneurs choisiront le fret ? Fera-t-on une loi pour les obliger ?"

UNE NOUVELLE ÉTUDE

Des études d'éminents professeurs démontant le projet de TGV passent de main en main. Côté italien, on insiste d'abord sur le transport de marchandises. "Ce n'est pas le besoin de vitesse qui prime dans ce genre de trafic ferroviaire", fait-on remarquer. Antonio Ferrentino, le président de la Communauté de montagne de la vallée répète, lui, que l'on ne se lance pas dans un ouvrage d'une telle ampleur contre les populations du territoire traversé.

Après les accrochages de début décembre entre la police et les occupants du site où devaient démarrer les travaux, la situation a risqué de dégénérer. Puis les collectivités locales ont été reçues au début du mois à Rome et le gouvernement de Silvio Berlusconi s'est engagé enfin à lancer une nouvelle étude de l'impact sur l'environnement. Une première victoire pour les gens de la vallée.

M@nu
December 20th, 2005, 04:46 PM
Lyon- Turin: la région joue les VRP en Italie

www.20minutes.fr 20/12/05

Alors que du côté italien, la contestation se poursuit autour de la ligne TGV Lyon- Turin, en Rhône- Alpes le conseil régional s’organise pour faire avancer le projet. Comme prévu, les deux élus régionaux missionnés la semaine dernière par le président de la région, Jean- Jack Queyranne ( PS), pour entamer une médiation auprès des opposants italiens, prennent ce matin le chemin de Turin ( Italie).
Au cours de cette première journée de contact, le premier vice- président chargé des Transports, Bernard Soulage ( PS), et le président de la commission transports, Gérard Leras ( Verts), n’ont pas prévu de rencontrer les protestataires italiens, mais uniquement les représentants de la région piémontaise, favorable au projet. « Il s’agit d’une rencontre institutionnelle entre les deux régions pour mieux comprendre la situation en Italie, trois jours après la manifestation anti- TAV ( TGV) de samedi à Turin » , a précisé Gérard Leras, soucieux que « toute la lumière soit faite du côté italien autour de ce projet » pour rassurer le grand public. « I l est désormais indispensable de faire des études sur les flux de marchandises existants et à venir, pour prouver à l a population l’utilité de cette nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse » , at- il conclu.

Elisa Frisullo

M@nu
December 22nd, 2005, 04:12 PM
Lyon- Turin, la médiation se poursuit

www.20minutes.fr 22/12/05

Après les pro Lyon- Turin, ses opposants.
Tout juste rentrés de leur réunion mardi à Turin avec les représentants de la région piémontaise, favorable au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse, les deux conseillers régionaux de Rhône- Alpes Bernard Soulage ( PS) et Gérard Leras ( Verts), chargés de la médiation avec les Italiens, ont annoncé qu’ils « rencontreront les élus de la vallée de Suse » opposés au projet. Lors de leur première réunion, les élus français et italiens ont aussi convenu « de lancer rapidement un travail commun avec les provinces et les départements concernés (...) sur les mesures favorisant le report des marchandises de la route vers le rail » . E. F.

fabien69lyon
December 22nd, 2005, 06:17 PM
y soulent, il y a tout le temps des gens qui ont un pet de travers pffff

M@nu
December 22nd, 2005, 06:38 PM
y soulent, il y a tout le temps des gens qui ont un pet de travers pffff

:sleepy:

mohamed
January 28th, 2006, 09:38 PM
alors pas de nouvelle de la liaison lyon -turin?

M@nu
February 2nd, 2006, 04:53 PM
Le Lyon-Turin passe à la vitesse supérieure

Dominique Perben a annoncé le démarrage de l'enquête publique en mai et laissé entendre qu'il se prononcerait d'ici la fin du mois en faveur du tracé du bas-Dauphiné qui doit jouxter l'A 43

Pour lire l'article du Progrès cliquez ICI (http://www.leprogres.fr/Jeudi/infosdujour/rhone/623599.html)

Masters At Work
February 6th, 2006, 11:29 AM
Hier lors du passage de la flamme olympique a Suse,des manifestant se sont une nouvelle fois opposé au TGV.
80% des epreuves ont lieu dans la région de Suse...

EuropaCorp
February 6th, 2006, 12:09 PM
Des élus Rhone-Alpins, qui tentent de convaincre la vallée italienne des bienfaits du Lyon-Turin, ont proposé à l´avenir de ne plus parler de liaison TGV mais de liaison fret.

Les ritals ont semble-t-il oublié que la raison première du lyon-Turin est de transporter du fret. Ils s´opposent donc au "TAV", littéralement TGV, alors que la chapitre voyageurs de ce projet n´est en réalité que marginal.

En les persuadant que le lyon-turin les soulagera des camions, on pourra peut etre les convaincre de renoncer à leur opposition ubuesque à un projet hautement écologique pour les Alpes.

Espérons que les JO du Turin ne seront pas pour les opposants une occasion de médiatiser leurs revendications...

R.T.
February 6th, 2006, 11:07 PM
"Les ritals" ???? Bouffeur de grenouilles va !

eomer
February 7th, 2006, 07:41 AM
Espérons que les JO du Turin ne seront pas pour les opposants une occasion de médiatiser leurs revendications...
Cela pourrait aussi être une bonne occasion pour les partisants du projet de se faire entendre. Il ne faut pas laisser le terrain médiatique aux opposants.

Cyril
February 21st, 2006, 07:52 AM
suite du feuilleton...

Lyon-Turin : l'enquête d'utilité publique sera lancée avant l’été
Le ministre des Transports, Dominique Perben, a dévoilé vendredi à Lyon le tracé choisi pour les accès français au projet de liaison TGV Lyon-Turin, promettant que l'enquête d'utilité publique de l'ouvrage serait lancée avant l'été...

suite : http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=DC3F007D2&acces=0

Source : le Moniteur, 20 février 2006

EuropaCorp
February 21st, 2006, 09:23 AM
c´est quand même utile un candidat à la mairie ministre des transports...

M@nu
February 21st, 2006, 01:08 PM
c´est quand même utile un candidat à la mairie ministre des transports...

J'ai lu plusieurs interviews de Perben récemment, il se dit déterminé a faire avancer les grands projets d'infrastructures autour de Lyon. Attendons de voir si les annonces sont réellement suivies d'actions... Pour le moment ça a l'air d'être le cas :)

gege
February 21st, 2006, 02:35 PM
J'ai lu plusieurs interviews de Perben récemment, il se dit déterminé a faire avancer les grands projets d'infrastructures autour de Lyon. Attendons de voir si les annonces sont réellement suivies d'actions... Pour le moment ça a l'air d'être le cas :)
Par contre en ce qui concerne les 50 millions d'euros promis par l'état pour les transports en commun de lyon on attent toujours... :dunno:

EuropaCorp
March 14th, 2006, 09:22 AM
Les Echos
14 Mars 2006

Elément majeur du futur axe à grande vitesse, le tunnel alpin, jugé indispensable pour préserver les vallées alpines, doit faire l'objet d'une enquête d'utilité publique à partir de mai.Le tunnel qui traversera les Alpes mesurera 53 kilomètres.Dominique Perben, ministre du Transport et de l'Equipement, a confirmé vendredi devant les professionnels du BTP de Rhône-Alpes sa détermination à tout mettre en oeuvre pour réaliser dans les temps la liaison ferrée dite Transalpine. Ainsi l'enquête d'utilité publique française du tunnel international pourrait démarrer en mai. Le tribunal de Grenoble vient d'être saisi au début de ce mois de ce dossier.

La suite de l´article + une carte sur le site www.lesechos.fr

EuropaCorp
March 30th, 2006, 09:05 AM
Le Monde d´ajourd´hui publie un article sur le Lyon-Turin:

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-755749@51-755856,0.html

Rien de bien nouveau, cet article est un peu une compilation des posts précédent de ce thread.

Seule info nouvelle, l´opposition du Val de Suse au percement de la quatrième galerie de reconnaissance, la seule côté italien, aura pour conséquance de retarder l´achèvement du Lyon-Turin d´un an.

La descenderie de de St Martin la Porte, la plus à l´Est du tunnel, sera probablement achevée cet été. Les 2 autres francaises le seront d´ici 2009.

EuropaCorp
April 25th, 2006, 01:18 PM
La Tribune, aujourd´hui

Le TGV Lyon-Turin, perdant des élections italiennes

Après les élections législatives italiennes, la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin risque de se transformer en voie de garage. Les travaux, actuellement suspendus, de cette ligne TGV franco-italienne auront bien du mal à reprendre dans la vallée piémontaise de Suse. Lors du scrutin législatif transalpin des 9 et 10 avril, Refondation communiste et les Verts, les partis les plus farouchement opposés au projet, ont en effet largement devancé [...] les autres formations politiques (40%).

La suite sur le site de latribune.fr

Le problème va donc se compliquer.
Actuellement sans le démarrage des travaux de reconnaissance côté italien, chaque jour qui passe est un jour de retard pour l´achèvement du tunnel de base.
Et cela ne pourra pas durer éternellement: la commission européenne, qui serait prête à financer 50% de l´ouvrage, pourrait donner ses fonds à d´autres projets européens si les travaux de reconnaissance côté italien n´ont pas démarré d´ici fin 2006/début 2007, avec une mise en chantier du tunnel en 2010.
Le nouveau président du Conseil, Romano Prodi, est pourtant un ardent partisant du "Torino-Lione". Mais que faire face à certains opposants du val de Suse qui menacent de saboter le chantier s´il démarre ?

M@nu
April 26th, 2006, 11:18 AM
Le projet Lyon-Turin en bonne voie

Bon point pour le Lyon-Turin. Hier, la Commission européenne a publié les résultats de...

Pour lire l'article de 20 minutes cliquez ICI (http://www.20minutes.fr/articles/2006/04/26/Lyon_Le_projet_Lyon_Turin_en_bonne_voie.php)

Grygry
April 28th, 2006, 05:20 AM
Yes!
Je me demande ce que la coalition de Prodi va en dire, de ce projet.
Il y a des ecolos, dedans?

EuropaCorp
May 2nd, 2006, 10:31 AM
Le tunnel de Fréjus sera doté d'une galerie de sécurité de 8 mètres (Perben)

La commission intergouvernementale de contrôle du tunnel de Fréjus (CIG) a proposé vendredi à la France et l'Italie de doter le tunnel d'une galerie de sécurité de 8 mètres, a annoncé le ministère des Transports.

Ce futur aménagement, recommandé par une expertise indépendante, doit permettre d'"assurer la sécurité et la rapidité de l'intervention des moyens de secours et de lutte contre les incendies ainsi que de renforcer leur efficacité", selon le ministère.
Cette proposition "marque l'aboutissement des discussions engagées depuis plusieurs mois avec les Italiens", "respecte deux principes à la demande de la France: ne pas transiger avec la sécurité, et ne pas permettre une augmentation de la capacité de l'ouvrage", commente le ministère.
La réunion de la commission sur la sécurité du tunnel était prévue le 17 mars et avait été repoussée.
Le tunnel de Fréjus, long de 12,8 kilomètres, avait été fermé pendant deux mois à la suite de l'incendie d'un camion le 4 juin 2005, qui avait coûté la vie à deux camionneurs slovaques.
Dominique Perben "souhaite une construction rapide de cette galerie de sécurité" et "va donner mandat, conjointement avec le ministre italien des transports, à la CIG de faire réaliser d'ici la fin de l'année les études opérationnelles de cette galerie et de définir les modalités de financement des travaux par les usagers".
"Afin que ces modalités de financement n'induisent pas un report de trafic sur les autres passages alpins, la France étudiera en liaison avec les pays voisins les mesures à mettre en oeuvre sur les axes concernés et notamment sur les voies d'accès au tunnel du Mont-Blanc et au passage de Vintimille", conclut le ministère.
La région Rhône-Alpes a réagi négativement à l'annonce de la construction d'une galerie de sécurité de 8 mètres, "un mauvais signe" pour Bernard Soulage, vice-président (PS) du Conseil régional chargé des transports.
"Evidemment qu'il y a besoin de plus de sécurité sous le tunnel du Fréjus (...) mais cette annonce est un mauvais signe. Pour nous, il reste hors de question d'augmenter le trafic routier sous les Alpes", a-t-il expliqué.
"On avait le choix entre 5 et 8 mètres de largeur, et avec 8 mètres la galerie de sécurité sera plus large que la voie de circulation actuellement en activité", a-t-il ajouté.

Les écolos vont être contents...

Bien sûr, une galerie de sécurité est necessaire: l´année dernière, les pompiers avaient mis 3 jours pour éteindre l´incendie dans le tunnel.

Mais une galerie de 8 mètres de large ( c´est plus que le tube de circulation actuel !), c´est tentant... Et il y a fort à parier qu´au premier accident dans le tube de circulation, qui statistiquement ne manquera pas de se produire d´ici quelques années, on redécouvrira le tube de sécurité et la possibilité de l´ouvrir au trafic.

Bref, cette annonce, bizarrement passée assez inapercue, est un coup en dessous de la ceinture pour le Lyon-Turin.

gege
May 2nd, 2006, 01:48 PM
il est clair qu'avec la liaison Lyon-Turin on nous prend por des gogos cette ligne TGV ne sera jamais réalisée, au mieux sera dans du très long terme :bash:

EuropaCorp
May 2nd, 2006, 02:18 PM
:nono: on ne dit plus TGV mais liaison Fret grande vitesse à propos du Lyon-Turin.

le lyon Turin sera réalisé pour deux raisons simples:

1- c´est un corridor vital pour l´Italie, sans lequel le bassin industriel de Turin (FIAT, etc) asphixiera faute de pouvoir exporter ses productions.
2- la réalisation a déjà commencé: trois descenderies sur les 4 prévues sont à ce jour en cours d´excavation côté francais. Pour chacune, c´est une centaine d´ouvrier qui travaille en 3x8h, 6j/7 (le dimanche ont lieu des mesures géologiques). 500 millions d´€ ont déjá été dépensés depuis 2003.

La question est simplement de savoir si la liaison sera achevée en 2020 ou plus tard.

Grygry
May 2nd, 2006, 03:40 PM
Je partage l'avis d'EuropaCorp.

En fait, ce serait plutot une chance d'avoir des ecolos au gouvernement italien car ils seraient obliges de regarder les choses en face et se tairaient...:D Je vois plus facilement une enveloppe cadeau pour l'insonorisation de la ligne envers les habitants de la vallee qu'autre chose...

Vu les sommes en jeu, je vois mal ce projet abandonne en plein milieu.

gege
May 2nd, 2006, 03:54 PM
:nono: on ne dit plus TGV mais liaison Fret grande vitesse à propos du Lyon-Turin.

le lyon Turin sera réalisé pour deux raisons simples:

1- c´est un corridor vital pour l´Italie, sans lequel le bassin industriel de Turin (FIAT, etc) asphixiera faute de pouvoir exporter ses productions.
2- la réalisation a déjà commencé: trois descenderies sur les 4 prévues sont à ce jour en cours d´excavation côté francais. Pour chacune, c´est une centaine d´ouvrier qui travaille en 3x8h, 6j/7 (le dimanche ont lieu des mesures géologiques). 500 millions d´€ ont déjá été dépensés depuis 2003.

La question est simplement de savoir si la liaison sera achevée en 2020 ou plus tard.
effectivement on ne dit plus TGV pour ne pas trop effrayer les populations riveraines mais en ce qui concerne les communications c'est comme l'eau si elle ne peut pas passer à un endroit elle trouve un autre passage, donc la construction du tunnel fréjus n'est pas sûr à 100% et dans ce cas Lyon serait court-circuité.

EuropaCorp
May 9th, 2006, 09:20 AM
:crazy2:

LYON, 9 mai 2006 (AFP) -
Les partisans d'une liaison ferroviaire grande vitesse entre Lyon et Turin -- destinée en partie au ferroutage -- redoutent qu'en dépit des déclarations officielles, les gouvernements français et italiens ne soient en train de préparer son abandon pur et simple.
Ainsi, la décision de percer une galerie de sécurité de 8 mètres de large au Tunnel du Fréjus, rendue publique le 28 avril, laisse craindre, à terme, un doublement des voies de l'ouvrage, ce qui concurrencerait le train transalpin.
[...]
La décision de percer une nouvelle galerie faisait suite à l'annonce du choix, quelques semaines plus tôt, d'un tracé pour la liaison Grenoble-Sisteron (A51) qui ouvrirait une autre voie vers l'Italie -- via le tunnel du Mont-Genèvre[...].
De fait, la solution du transport combiné par route et train serait beaucoup moins intéressante pour les transporteurs si cette liaison par les Alpes du Sud voyait effectivement le jour.

Un abandon du Lyon-Turin, du reste, arrangerait bien le gouvernement italien, qui n'arrive pas à calmer l'opposition des habitants de la vallée de Suse au projet.
[..]
Un arrêt de cet énorme projet [...] épargnerait bien des tracas budgétaires à la France et à l'Italie, actuellement en difficulté avec les critères européens de déficit public.
8...]
Par ailleurs, le projet ne pourra pas forcément compter sur un soutien financier de l'Union européenne à la hauteur de ce qu'espérent ses partisans.
Les orientations budgétaires européennes pour les années 2007 à 2013, qui ne sont pas totalement arrêtées, ne prévoient en effet que 7 milliards d'euros pour les infrastructures de transport, contre 20 milliards d'euros souhaités par la Commission européenne.

mohamed
May 9th, 2006, 10:47 AM
:crazy2:

LYON, 9 mai 2006 (AFP) -
Les partisans d'une liaison ferroviaire grande vitesse entre Lyon et Turin -- destinée en partie au ferroutage -- redoutent qu'en dépit des déclarations officielles, les gouvernements français et italiens ne soient en train de préparer son abandon pur et simple.
Ainsi, la décision de percer une galerie de sécurité de 8 mètres de large au Tunnel du Fréjus, rendue publique le 28 avril, laisse craindre, à terme, un doublement des voies de l'ouvrage, ce qui concurrencerait le train transalpin.
[...]
La décision de percer une nouvelle galerie faisait suite à l'annonce du choix, quelques semaines plus tôt, d'un tracé pour la liaison Grenoble-Sisteron (A51) qui ouvrirait une autre voie vers l'Italie -- via le tunnel du Mont-Genèvre[...].
De fait, la solution du transport combiné par route et train serait beaucoup moins intéressante pour les transporteurs si cette liaison par les Alpes du Sud voyait effectivement le jour.

Un abandon du Lyon-Turin, du reste, arrangerait bien le gouvernement italien, qui n'arrive pas à calmer l'opposition des habitants de la vallée de Suse au projet.
[..]
Un arrêt de cet énorme projet [...] épargnerait bien des tracas budgétaires à la France et à l'Italie, actuellement en difficulté avec les critères européens de déficit public.
8...]
Par ailleurs, le projet ne pourra pas forcément compter sur un soutien financier de l'Union européenne à la hauteur de ce qu'espérent ses partisans.
Les orientations budgétaires européennes pour les années 2007 à 2013, qui ne sont pas totalement arrêtées, ne prévoient en effet que 7 milliards d'euros pour les infrastructures de transport, contre 20 milliards d'euros souhaités par la Commission européenne.

bien que partisans d'un autre mode de transport que la route je pense
que la liaisons lyon turin doit etre abandonneé vu l'etat des finances publique en france et en italie je pense qu'on peut améliorer l'existant comme le tunnel de montgenevre la reamenager pour l'adapter au ferroutage a moindre cout

Brussels-east
May 9th, 2006, 11:59 AM
bien que partisans d'un autre mode de transport que la route je pense
que la liaisons lyon turin doit etre abandonneé vu l'etat des finances publique en france et en italie je pense qu'on peut améliorer l'existant comme le tunnel de montgenevre la reamenager pour l'adapter au ferroutage a moindre cout

Le risque n'est il pas de se retrouver avec un nouveau tunnel sous la manche.

Fort utile certes et technologiquement très avancé mais qui est un gouffre financier. Sauf qu'ici ce sont les finances publiques qui vont trinquer.

Je serais curieux de voir l'étude de faisabilité du projet qui a été fait et les retombées espérées. Enfin bref le business plan.

EuropaCorp
May 9th, 2006, 01:05 PM
Le risque n'est il pas de se retrouver avec un nouveau tunnel sous la manche.
Fort utile certes et technologiquement très avancé mais qui est un gouffre financier. Sauf qu'ici ce sont les finances publiques qui vont trinquer.
Je serais curieux de voir l'étude de faisabilité du projet qui a été fait et les retombées espérées. Enfin bref le business plan.

Le risque est grand, très grand même.
Comparé au Lyon-Turin, le creusement du tunnel sous la Manche, c´etait du gateau. Et il est fort probable que l´ouvrage sera rentable des decennies seulement après sa réalisation.

Maintenant, la réussite d´un tel ouvrage se mesure-t-elle vraiment à l´aune de la rentabilité de son exploitant ?
Que représente le déficit d´Eurotunnel face aux retombées économiques pour Paris et Londres d´une liaison directe sous la Manche ? peanuts.
Je ne prétend pas qu´il faille joyeusement gaspiller les deniers publiques, mais je crois que c´est le devoir des pouvoirs publics que d´assurer dans la mesure du raisonnable le financement d´ouvrages ferroviaires importants quand ils sont, au sens propre, d´utilité publique.

nanar
May 9th, 2006, 05:11 PM
Salut

Le tunnel sous la Manche, c'est comme le Canal de Panama :
un scandale financier provoqué par la rapacité de quelques grands magouilleurs,
qui se transformera en "rente de situation" pour ceux qui ont tiré leur épingle du jeu
(ce sont hélas parfois les mêmes magouilleurs qui profitent de cette rente).

La rentabilité réelle d'un tel ouvrage me semble exister au dela des spéculations : c'est du réel, productif.

Et ce genre de tunnel deviendra d'autant plus productif d'économie et de richesse
que le transport ferroviaire regagnera sur le routier.
Un jour on n'estimera même plus utile de transporter des camions sur des trains - c'est de la charge inutile -
on mettra directement les marchandises dans les trains (comme autrefois)

A+
nanar

rimbe
May 10th, 2006, 12:16 AM
Tout à fait d'accord avec Europacorp. Les retombées économiques pour Lyon et Torino seront énormes, peu importe si la liaison est déficitaire puisque ces pertes sont minimes comparées aux retombées d'un tel projet.

Grygry
May 10th, 2006, 11:35 PM
Le risque est grand, très grand même.
Comparé au Lyon-Turin, le creusement du tunnel sous la Manche, c´etait du gateau. Et il est fort probable que l´ouvrage sera rentable des decennies seulement après sa réalisation.

Moi Je crois que le L-T est moins risque car , au fond, on a une experience sur laquelle se baser.
Le cout du TSM a ete largement sous estime, celui du L-T ne pourra pas l'etre si facilement. En comparant les difficultes techniques (plus grandes, certes, mais ce n'est pas le premier tunnel en montagne!!) et le longueur du trace, on peut bien se faire un idee du cout plus precise.
Les experts du ministere des transports sont certainement plus mefiants de nos jours!

Néron
May 11th, 2006, 10:11 AM
En tous cas, les suisses ne se posent pas tant de questions, en creusant les tunnels de base du Lötschberg et du Saint Gothard!

Brussels-east
May 14th, 2006, 08:11 PM
Maintenant, la réussite d´un tel ouvrage se mesure-t-elle vraiment à l´aune de la rentabilité de son exploitant ?
Que représente le déficit d´Eurotunnel face aux retombées économiques pour Paris et Londres d´une liaison directe sous la Manche ? peanuts.
Je ne prétend pas qu´il faille joyeusement gaspiller les deniers publiques, mais je crois que c´est le devoir des pouvoirs publics que d´assurer dans la mesure du raisonnable le financement d´ouvrages ferroviaires importants quand ils sont, au sens propre, d´utilité publique.

Tout à fait d'accord. Je rejoins votre point de vue, la rentabilité ne se mesure pas pour un ouvrage public au passage ou à l'utilisation de ce-dernier.

Seulement le tunnel sous la manche n'était pas un ouvrage public et a ruiné certains "petits actionnaires" (on n'est jamais "petit" quand on place en actions). Mais finalement, les actionnaires d'euro tunnel n'ont pas été bien malin ils ont probablement tous acheté un chat dans un sac, sans lire le prospectus financier, le bilan prévisionnel et les hypothèses de croissances de marchés et de traffic sur-évalués qui avaient été faites. AU final je ne plains pas les "petits actionnaires", on ne joue pas en bourse quand on n'y connait rien. Et c'est encore plus grave quand ce sont des intermédiaires financiers professionnels qui participent à ce genre de projet inconsidéré dfans leur présentation. Actuellement le niveau de dettes financières d'euro-tunnel tue dans l'oeuf toute espérance de retour aux bénéfices qui sont automatiquement absorbés au paiement des traites... y en a qui vont perdre des plumes.

Retour à la liaison Lyon-Turin: je pense aussi que ça va être un succès commercial. Un grand projet comme l'Europe a besoin. Un projet européen, français et italien avant tout bien sur, mais européen aussi car ce sont les entreprises européennes qui vont toutes en tirer d'énormes profits: Réduction du cout du transport, réduction de temps de livraison de marchandise, réduction du cout lié à la congestion, etc.

nanar
May 16th, 2006, 09:55 AM
Tout à fait d'accord. Je rejoins votre point de vue, la rentabilité ne se mesure pas pour un ouvrage public au passage ou à l'utilisation de ce-dernier.

Seulement le tunnel sous la manche n'était pas un ouvrage public et a ruiné certains "petits actionnaires" (on n'est jamais "petit" quand on place en actions).
Mais finalement, les actionnaires d'euro tunnel n'ont pas été bien malin ils ont probablement tous acheté un chat dans un sac, sans lire le prospectus financier, le bilan prévisionnel et les hypothèses de croissances de marchés et de traffic sur-évalués qui avaient été faites.
AU final je ne plains pas les "petits actionnaires", on ne joue pas en bourse quand on n'y connait rien.
Et c'est encore plus grave quand ce sont des intermédiaires financiers professionnels qui participent à ce genre de projet inconsidéré dans leur présentation. Actuellement le niveau de dettes financières d'euro-tunnel tue dans l'oeuf toute espérance de retour aux bénéfices qui sont automatiquement absorbés au paiement des traites... y en a qui vont perdre des plumes.


Les "petits" actionnaires, c'a n'existe pas : Tu es un peu persifleur quand même.
Je fais partie de ces actionnaires.
A l'époque je gagnais l'équivalent de 1400 euros par mois, et comme j'étais célibataire et plutot économe
(quand les parents ne sont pas riches, on apprend à peu dépenser,
par habitude, une fois adulte)
j'arrivais à en mettre 300 ou 400 de côté tous les mois.

Certaines années, je m'offrais un voyage, en auberges de jeunesse (c'est pas cher), et d'autre fois j'ai placé.
Par contre je n'ai, à 53 ans, jamais acheté de bagnole (une bagnole coûte 5 000 euros par an en moyenne)

J'ai donc acheté, en 2 fois, pour 6 000 euros d'eurotunnel, soit 2 ans "d'économies".
C'est évident que j'espérais un bon placement à long terme, ça ne me paraissait pas du spéculatif,
mais du solide. Je ne "jouais" pas en bourse, je plaçais de l'argent de côté pour les vieux jours.
En plus, c'était pour faire passer des trains et j'adore les trains et cro(yai)s à leur avenir.

Pas mal de mes collègues on fait comme moi, 200 , 500 ou 1000 actions à 40 francs l'une.
Tu as raison, nous avons acheté un chat dans un sac. L'expression est jolie.

Actuellement ça vaut qqs dizaines d'euros, et c'est évident que ça ne rapportera rien non plus.
Et mon patron me paye toujours moins de 1500 euros par mois.

nanar

Brussels-east
May 16th, 2006, 10:31 AM
Les "petits" actionnaires, c'a n'existe pas : Tu es un peu persifleur quand même.
Je fais partie de ces actionnaires.
A l'époque je gagnais l'équivalent de 1400 euros par mois, et comme j'étais célibataire et plutot économe
(quand les parents ne sont pas riches, on apprend à peu dépenser,
par habitude, une fois adulte)
j'arrivais à en mettre 300 ou 400 de côté tous les mois.

Certaines années, je m'offrais un voyage, en auberges de jeunesse (c'est pas cher), et d'autre fois j'ai placé.
Par contre je n'ai, à 53 ans, jamais acheté de bagnole (une bagnole coûte 5 000 euros par an en moyenne)

J'ai donc acheté, en 2 fois, pour 6 000 euros d'eurotunnel, soit 2 ans "d'économies".
C'est évident que j'espérais un bon placement à long terme, ça ne me paraissait pas du spéculatif,
mais du solide. Je ne "jouais" pas en bourse, je plaçais de l'argent de côté pour les vieux jours.
En plus, c'était pour faire passer des trains et j'adore les trains et cro(yai)s à leur avenir.

Pas mal de mes collègues on fait comme moi, 200 , 500 ou 1000 actions à 40 francs l'une.
Tu as raison, nous avons acheté un chat dans un sac. L'expression est jolie.

Actuellement ça vaut qqs dizaines d'euros, et c'est évident que ça ne rapportera rien non plus.
Et mon patron me paye toujours moins de 1500 euros par mois.

nanar

Enfin je voulais dire par là que si t'as peur de perdre ton argent tu places pas en bourse, c'est là que je critique l'appellation "petit actionnaire". Sinon le meilleur créneau quand t'es "petit actionnaire" et que tu veux t'en mettre plein les poches, ça reste le marché Libre. J'ai jamais compris l'intéret d'acheter des actions d'un grand groupe arrivé à maturité. Au mieux tu peux espérer une OPA en étant la cible pour t'en foutre plein les poches au pire, en bon père de famille, tu aurais pris un OAT-bon d'etat c'est presque le meme rendement qu'un dividende annuel (moins élevé mais plus sur) - sur le long terme et en absence de comportements irrationnels je veux dire.

eomer
May 20th, 2006, 02:04 PM
http://www.ltf-sas.com/upload/File/liaisonferroviaire/avantagesvoyageurs.jpg
C'est marrant cette carte: lorsque l'on arrive à Lyon en venant de l'Est, on se demande si on doit tourner à gauche ou à droite mais personne n'aurait l'idée saugrenue de continuer tout droit...

M@nu
May 23rd, 2006, 09:50 AM
Lyon-Turin : début aujourd'hui de l'enquête publique

Celle-ci concerne la section transfrontalière qui inclut le tunnel de base long de 53 km. Elle s'achèvera le 30 juin prochain

Pour lire l'article du Progrès cliquez ICI (http://www.leprogres.fr/Mardi/infosdujour/rhone/681802.html)

Grygry
June 5th, 2006, 11:06 PM
Voire l'article dans le moniteur expert

Le Lyon Turin est sur sa trajectoire nominale (http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=D9858C5DA&acces=0)

Il y en a qui ont des certitudes, mais apres tout, peut etre n'y a t-il aucun doute a avoir sur sa completion.

Pour l'instant Prodi et les italiens n'ont pas vraiement aborde le sujet.
Je crois que l'abandon du pont de Messine permet de conserver ce projet.

Pour l'instant les gros travaux commenceraient en 2010, soit dans 4 ans.
Les descenderies sont qulifies de "travaux de reconnaissance"

Grygry
June 12th, 2006, 06:22 AM
J'ai pas traduit l'article qui est en anglais.
En gros cela confirme que le projet n'est pas remis en question...

TAV. BIANCHI: NO PROBLEM, ISSUE SOLVED IN 2-3 MONTHS' TIME

(AGI) - Luxembourg, June 9 -
"Nobody questions that the TAV high speed railway is to be done". The only problems regarding the Lyon-Turin high speed line, according to Transport Minister Alessandro Bianchi, in Luxembourg to attend his first EU Ministers council, regard the method. When asked about it, he said he didn't mention the issue with his French counterpart, Dominique Perben. The matter will be tackled in 2-3 months, when the situation will be clearer. "Actually, it is up to the Infrastructures Minister, but the government recknoed it is best to set up a coordination unit including the infrastructure, transport, industry and finance ministries, to get everything done sooner, in about 3 months". As for the schedule, which goes for all works, Bianchi said "our goal is to include it in a consistent transport policy. We'll discuss it together. Then we'll have to check financial resources, something that is already underway. Finally, we'll have to solve TAV realisation problems where they exist". (AGI) .

Grygry
June 21st, 2006, 07:24 PM
Je sais pas si ce thread interresse qqn, mais je continu a poster... preuve que le projet n'est pas mort!
L’Italie promet de mener à bien le projet ferroviaire Lyon-Turin

Après un période de doute consécutive à l'arrivée d'une nouvelle équipe gouvernementale, le ministre des Infrastructures Antonio Di Pietro a assuré mercredi que son gouvernement allait "relancer les infrastructures" considérées prioritaires par l'Union européenne et notamment mener à bien le projet ferroviaire Lyon-Turin.

Antonio Di Pietro a rencontré à Rome l'ancienne commissaire européenne aux Transports Loyola De Palacio, coordinatrice pour l'UE du projet ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.
"Le message politique que nous envoyons à l'Union européenne est que le nouveau gouvernement entend relancer les infrastructures, y compris celles que l'UE considère prioritaires, comme le couloir 5 (qui doit relier Kiev à Lisbonne) et le tunnel (ferroviaire) du Brennero", a-t-il assuré à la presse.
"Nous avons l'intention de nous engager au maximum pour la réalisation de ce projet, on peut discuter du tracé mais pas du projet en soi", a assuré M. Di Pietro.
Le chantier du train à grande vitesse Lyon-Turin est actuellement suspendu du côté italien, après plusieurs manifestations d'hostilité cet automne et cet hiver dans le Val de Suse, réunissant parfois des dizaines de milliers de personnes.
"Il me semble urgent de donner suite à un projet qui s'inscrit dans un projet européen", a résumé le ministre.
"On ne peut pas dire que nous n'avons pas une lire en poche, mais plutôt que nous n'en avons pas beaucoup: donc s'il y a peu d'argent nous devons instaurer des priorités", a ajouté M. Di Pietro, en allusion à la situation très difficile des comptes italiens.
Loyola De Palacio a estimé que la réunion avec Antonio Di Pietro avait permis de "clarifier" la position italienne: "nous voulions savoir si le projet était aussi considéré comme prioritaire par l'actuelle majorité. A présent il n'y a plus de doutes, la volonté d'aller de l'avant existe", s'est-elle félicitée.

La nouvelle ligne ferroviaire - qui ne devrait pas être achevée avant 2020 - devrait coûter 12,5 milliards d'euros et nécessitera d'importants travaux, comme la réalisation d'un tunnel de 53 km entre Saint-Jean-de-Maurienne (France) et la Vallée de Suse (Italie).
Le projet sera au centre des discussions le 4 juillet à Lyon lors d'une réunion de la Conférence intergouvernementale italo-française (CIG).


(21/06/2006)

Grygry
September 8th, 2006, 03:38 PM
Depuis qq temps je suis le seul à mettre à jour ce thread mais je ne perds pas espoir, il doit toujours être lu... :)
Voilà pour un vieil article qui donne une idée des réductions budgétaires à envisager...

Je me demande quel sont les enjeux économiques enquestion (rentabilité et impact sur l'économie) mais le bilan est sévère...

Travaux publics : l'Italie au régime sec
Rome RICHARD HEUZÉ.
Publié le 08 août 2006

Les autoroutes du Nord, les tunnels alpins et le pont sur le détroit de Messine risquent de faire les frais de l'austérité budgétaire.

AVANT DE PARTIR en vacances, Romano Prodi a annoncé une refonte des grands travaux d'infrastructures publics. Les priorités en seront révisées en septembre pour mettre les ouvrages en conformité avec les maigres ressources financières dont dispose son gouvernement.

Ponts, autoroutes, lignes ferroviaires à grande vitesse, franchissements des Alpes risquent de faire les frais de l'austérité. Selon le ministre de l'Économie, Tommaso Padoa-Schioppa, dix-neuf projets sont menacés : « Le précédent gouvernement (NDLR : celui de Silvio Berlusconi) a mis en oeuvre pour 173 milliards d'euros de grands travaux, mais n'en a financé que 58 milliards. Il manque 115 milliards d'euros pour les achever. »

Pour l'ex-vice-ministre de Berlusconi pour l'Économie, Antonio Baldassari, le compte est spécieux : « Romano Prodi devrait nous remercier. Du moins avons-nous trouvé 58 milliards d'euros pour engager des ouvrages stratégiques à la modernisation du pays. De nombreux chantiers sont financés jusqu'en 2009. Au gouvernement actuel de trouver les fonds nécessaires sur le budget en cours. Il est évident qu'on n'attend jamais d'avoir réuni l'ensemble des financements pour lancer un projet. Autrement, on ne ferait rien. »

Il manque 115 milliards pour achever les travaux

Premières victimes assurées de l'austérité : les liaisons ferroviaires Gênes-Rotterdam, pour lesquelles le ministre des Travaux Publics, Antonio di Pietro, affirme ne disposer « d'aucun euro ».

Pour le TGV Turin-Lyon, la procédure repartira de zéro. Les populations du val de Suze, fortement hostiles au projet, seront consultées. Le gouvernement s'engage à tenir compte de leur avis. Romano Prodi promet toutefois que les travaux seront engagés dans les délais prévus, en 2010.

En revanche, les nouveaux tunnels ferroviaires du Simplon, du Gothard et du Brenner pourraient être sacrifiés ou revus à la baisse. Tout comme la nouvelle autoroute Brescia-Bergame-Milan, les réseaux routiers perpétuellement embouteillés du Nord-Est, la voie ferrée Naples-Bari (5,7 milliards d'euros). Et surtout le pont suspendu sur le détroit de Messine, dont la majeure partie des financements devrait pourtant provenir d'investisseurs privés. Le gouvernement cherche à éviter la pénalité de 66 millions d'euros à laquelle l'Etat serait astreint en cas de dédit. En offrant par exemple une compensation sous forme d'autres contrats au chef de file du consortium, Impregilo.

Parmi les ouvrages que le gouvernement retient prioritaires figurent l'achèvement de l'autoroute Salerne-Reggio de Calabre, les noeuds ferroviaires des grandes métropoles (Milan, Rome, Florence) avec le raccordement autoroutier et TGV Novare-Milan et l'achèvement de la bretelle d'autoroute Florence-Bologne, la ville de Romano Prodi.

On dirait que les choix effectués sont avant tout des choix "visibles", plus politiques qu'économiques....


Sinon, pour le Lyon turin les gravats seront réutilisables pour la construction (du tunnel, je suppose) voir l'article (http://www.aftes.asso.fr/Revues_tos/2003/176_res.htm)

Nicux
October 29th, 2006, 02:40 PM
Le gouvernement actuel ne veut pas le pont suspendu sur le détroit de Sicile, il préfère améliorer les infrastructures du Sud.

Savez vous quelque chose sur le parcours alternatif de la ligne Lyon-Turin?

On parle de faire passer ls nouvelle ligne à travers de la Vallée Sangone, où les habitants et les maires sont favorables au projet.

Coccodrillo
October 29th, 2006, 04:56 PM
Depuis qq temps je suis le seul à mettre à jour ce thread mais je ne perds pas espoir, il doit toujours être lu... :)

Oui :)

On dirait que les choix effectués sont avant tout des choix "visibles", plus politiques qu'économiques....

Exactement.

Mais le Brenner est lui aussi important, si non plus (sur France-Italie il y a aussi la mer et le passage de Nice/Ventimiglia), dans l'attente de calmer les esprits j'espère de le voir progresser. Les travaux des galeries de reconnaissances ont debouté il y a quelque mois.

Pour comparer le trafic, j'ai trouvé les données AlpInfo (nombre de tonnes passés en 2004 par chaque passage alpin):

http://www.are.admin.ch/imperia/md/content/are/are2/publikationen/franzsisch/alpinfo2004fr.pdf

Il montre que le trafic général (rail+route) au Fréjus est en baisse, et en revanche est en augmentation à Ventimiglia/Vintimille, mais seulement par la route. En total, en considerant tout les passages France-Italie, depuis 2000 on est constants, avec 50+/-1 millions de tonnes

eomer
October 29th, 2006, 06:14 PM
Savez vous quelque chose sur le parcours alternatif de la ligne Lyon-Turin?

Jamais entendu parler d'un quelconque parcours alternatif entre Lyon et Turin.
Il y a bien le projet du Montgenèvre mais les deux projets sont complémentaires et les deux tunnels seront orientés de 90° l'un par rapport à l'autre.

Grygry
November 7th, 2006, 12:14 AM
@Cocodrillo : Merci!

Vous pouvez voir le dossier d'audit du tunnel est téléchargeable sur la page :
http://ec.europa.eu/ten/transport/priority_projects/index_fr.htm
points intéressants :

p14 les tracés (@Nicux, visiblement l'alternative serait l'autoroute ferroviaire utilisant la ligne existnate. Elle est jugée trop petite par les auditeurs )
p84 la methode de percement
p 109 l'estimation de la limite avec le tunnel existant
p117 les projections de traffic
p125-126 les reproches formués, adressés 1 par 1 dans un tableau à la fin


pour ceux qui aiment le flash:
http://www.lyonturin-ferroviaire.com/pages/articles.php?art_id=205
tous les documents sont accessibles à partir de la page:
http://ec.europa.eu/ten/transport/priority_projects/index_fr.htm
sur le site LTF:
http://www.lyonturin-ferroviaire.com/index2.php


pour ceux qui doutent encore du projet voici, sur le site transalpine (LTF est européen, transalpine francais et dépend de RFF) la déclaration d'intention du 16 octobre, de la France à la Hongrie :
http://www.transalpine.com/docs/fond/Declaration_Ministres_CorridorV-16-10.pdf

Un projet ferroviaire à l'echelle europenne est dressé ici:
http://ec.europa.eu/ten/transport/projects/doc/2005_ten_t_fr.pdf
La liaison LT figure comme element de Lyon-Budapest, le TGV Est dans la liaison Paris-Vienne...

Grygry
November 25th, 2006, 01:45 AM
Des nouvelles : ça se pousuit.
Le futur tunnel du TGV Lyon-Turin avance côté français
De notre envoyé spécial à Modane RICHARD HEUZÉ.
Publié le 23 novembre 2006


En Italie, l'ouvrage se heurte encore à l'opposition des habitants du val de Suse.

DANS un sifflement strident, la sonde pénètre dans la pierre. Le grutier la pilote depuis son ordinateur. Sous un déluge d'eau, le bras articulé fore des excavations qui seront bientôt bourrées d'explosifs. À 360 mètres sous terre, au coeur du massif alpin, sous le mont d'Ambin, qui culmine à près de 3 400 mètres, le percement de la descenderie de Modane. Carrefour de la future liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, elle progresse de dix mètres par jour.


« Le Lyon-Turin n'est plus un projet, explique le préfet François Lépine, président de la société intergouvernementale Lyon Turin Ferroviaire (LTF). Six cents millions d'euros ont déjà été investis. Le différer ou l'abandonner est un non-sens. » Demain, Jacques Chirac et Romano Prodi réaffirmeront leur engagement en faveur de ce futur tunnel. L'ouvrage, qui s'enfonce en colimaçon dans la montagne, a déjà parcouru plus des deux tiers du tracé. Une fois l'excavation terminée, cette descenderie servira de galerie de sécurité et de services. Pour l'heure, c'est un ballet de pelleteuses et de camions dans ce couloir boueux. Les monceaux de pierres remontés à la surface seront transformés en granulats pour le béton des parois de soutènement. « Tout a été entrepris pour minimiser l'impact sur l'environnement », dit Jacques Ricard, directeur territoire des travaux.


Trois descenderies sont ainsi en cours de forage. Ensuite, une fois obtenues toutes les autorisations, le percement du tunnel de base, long de 53 kilomètres, prendra dix ans. En aval sur le versant transalpin, les Italiens devront forer une galerie complémentaire de douze kilomètres pour descendre vers la plaine turinoise.


Un projet à 8 milliards d'euros


Côté français, les seuls problèmes sont d'ordre technique. Sur le versant italien, ils sont politiques. Depuis dix ans, les 80 000 habitants du val de Suse s'opposent au futur tunnel. De son côté, Bruxelles veut des assurances fermes pour inscrire le tunnel parmi les ouvrages prioritaires en Europe. Sur 8 milliards d'euros de crédits communautaires pour 2007-2013, le tunnel devrait en recevoir un milliard. « C'est dire l'importance que Bruxelles attache à la réalisation d'axes structurants », souligne François Lépine. Le ministre italien des Travaux publics, Antonio di Pietro, vient d'ailleurs d'imposer un échéancier : bouclage de l'enquête d'utilité publique en mai 2007. Décision définitive du gouvernement en septembre. À condition que le tracé ne change pas. En particulier un détournement de la descente vers Turin imposerait quatre nouvelles années d'études et le projet louperait le coche européen. « L'échéancier de Di Pietro a le mérite de mettre les opposants au pied du mur, dit Mercedes Bresso, présidente de la région du Piémont. Certains commencent à assouplir leurs positions. J'ai bon espoir de rattraper le temps perdu. »

brunob
February 6th, 2007, 11:37 PM
Le tronçon Lyon-Chambéry sera le premier des accès français au futur tunnel ferroviaire Lyon-Turin à être aménagé, pour une somme de 3,65 milliards d'euros, a annoncé le ministère des Transports mardi.

Les "aménagements entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (entrée du tunnel franco-italien) seront effectués en deux phases" et "le tronçon Lyon-Chambéry sera aménagé prioritairement", indique le ministère dans un communiqué.
Cet aménagement "permettra d'assurer le développement du fret ferroviaire vers l'Italie par un itinéraire fiable et de qualité et d'offrir des gains de temps significatifs pour les voyageurs (22 minutes entre Lyon et Chambéry...

suite de l'article:
http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=D72299E0F&acces=0

Grygry
February 7th, 2007, 12:18 AM
^^ cool, je suis pas le seul sur ce thread. :)

Sinon, c'est un tunnel pour les marchandises (par le sud) ou TGV (plus au nord)?
Il me semble qu'à la hauteur de Chambéry les deux itinéraires sont séparés.

Revas
February 7th, 2007, 12:50 PM
J'ai pas trop suivi le dossier Lyon-Turin, donc peut-être que je me trompe completement, mais je croyais qu'on devait avoir le droit à une LGV entre Lyon et Chambery. Là, on parle de simple aménagement de la ligne classique, si je comprends bien.

Bref, on commence déja à réduire l'empleur du projet, c'est décevant.

TONIO DEL BARRIO
February 7th, 2007, 02:13 PM
Si il font un tunel pour une ligne LGV, je pense que la LGV sera sur toute la totalité de Lyon/Turin, sinon le projet n'a plus de sens

m@rco
February 8th, 2007, 10:18 AM
J'ai pas trop suivi le dossier Lyon-Turin, donc peut-être que je me trompe completement, mais je croyais qu'on devait avoir le droit à une LGV entre Lyon et Chambery. Là, on parle de simple aménagement de la ligne classique, si je comprends bien.

Bref, on commence déja à réduire l'empleur du projet, c'est décevant.

Non, je pense que l'on parle d'aménager l'actuelle ligne Lyon-Chambéry pour le fret (mais les voyageurs continueront à l'emprunter dans un 1er temps) et qui devrait etre connectée par la suite au tunnel sous la Chartreuse (uniquement fret).
La ligne LGV Lyon-Chambéry (uniquement voyageurs) sera construite par la suite.

http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2005/troin/fig9_lyon_turin.jpg


Si il font un tunel pour une ligne LGV, je pense que la LGV sera sur toute la totalité de Lyon/Turin, sinon le projet n'a plus de sens
A priori, la partie entre Chambéry et Turin sera comme le contournement Nimes-Montpellier, une pseudo ligne LGV limitée à 220km/h et utilisée à la fois pour le fret et les TGV...

Ce qui font comprendre (c'est sur le schéma), c'est que l'on devrait avoir à terme:
- une LGV voyageurs entre Lyon et Chambéry.
- un tunnel fret sous la chartreuse.
- plusieurs tunnels mixtes fret/voyageurs sous Belledonne, la Maurienne.
- ligne mixte en Italie

xouxo
February 8th, 2007, 11:41 AM
Les convois de Fret passeront sur la LGV?

je croyais que le report des voyageurs sur la LGV libérait la ligne classique (modane tunnel du fréjus) pour faire passer le fret.

m@rco
February 8th, 2007, 04:03 PM
Les convois de Fret passeront sur la LGV?

je croyais que le report des voyageurs sur la LGV libérait la ligne classique (modane tunnel du fréjus) pour faire passer le fret.
En fait c'est comme la ligne actuellement en construction entre Figueras et Perpignan ainsi que le futur contournement de Nimes-Montpellier: une ligne nouvelle mixte.
Par contre je ne sais pas si les trains voyageurs seront aptent à circuler à plus de 300km/h... sans doute que oui (enfin je l'espère).

Coccodrillo
March 4th, 2007, 08:22 PM
^^ les trains voyageurs pourraient atteindre les 300 km/h mais en occupant l'espace de plusieurs trains marchandises à 120 km/h.

================

J'ai organisé les données de AlpInfo pour avoir une vision globale du trafic entre l'Italie et l'Europe.

Les tables AlpInfo simplifiées et réunies en une version imprimable:
http://www.milanotrasporti.org/forumfiles/uploads/AlpInfo_Rielaborato.pdf

Quelque schéma du trafic marchandises:
http://www.milanotrasporti.org/forumfiles/uploads/AlpInfo_Grafico.pdf

Table 2: trafic Italie-Europe
Table 4: trafic ferroviaire à travers les Alpes
Table 6: trafic à travers de la Suisse, ferroviaire et routier

Qu'est-ce qu'on y voit?

- le trafic Italie-France via l'Ouest est constant (je ne sais pas combien passe via Suisse)
- le Gothard est très utilisé, les chiffres officielles (pas dans le fichier) disent qu'il est utilisé à 75% de ses possibilités, donc ne peut pas supporter la croissance du trafic qu'on peut prévoir
- le Simplon est en forte croissance, peut-être aussi à cause des travaux au Fréjus qui limitent sa capacité

================

autoroute A7 15000 camions par jours, comment veux-tu faire passer ce volume sur une voie ferrée : 15000 wagons ou disons au mieux la moitié 7500 ? impossible

Dans les États Unis les lignes (seulement fret, avec plus de deux voies et avec trains porte-conteneurs à deux étages, ou porte voitures privés à 3, par example) les plus chargés, si j'ai bien compris un article d'une revue anglaise, plus de 100 million de tonnes par an.

Coccodrillo
March 4th, 2007, 10:49 PM
Il y a bien un Tunnel ferrovière a coté du Frejus ? Alors, pourquoi ne pas l'utiliser pour la liaison Lyon Turin. Il nécéssiterait très peut de travaux, pour une ouverture très prochaine.

On est en train de porter la ligne actuelle au gabarit B+ (dimension des trains), la nouvelle serait au gabarit C, plus gros.

Même avec les wagons ultra-plats (ceux avec 16 roues de 40 cm) on ne pourra pas transporter les camions complets. On dit aussi qu'on ne pourra pas transporter les futurs containers des navires, mais là, je ne suis pas sûr.

Les convois de Fret passeront sur la LGV?

je croyais que le report des voyageurs sur la LGV libérait la ligne classique (modane tunnel du fréjus) pour faire passer le fret.

L'idee des nouveaux tunnels alpins est d'augmenter la capacité pour les marchandises en évitant aux trains les fortes rampes des lignes actuelles. La diminution des temps de parcours pour les voyageurs serait un plus.

Revas
March 8th, 2007, 02:37 AM
http://www.lefigaro.fr/france/20070302.FIG000000222_lyon_turinun_train_qui_diminuera_fortement_la_pollution.html

Lyon-Turin : un train qui diminuera fortement la pollution
MARIELLE COURT. Publié le 02 mars 2007

La liaison ferroviaire qui traversera les Alpes permettra de diminuer de 370 tonnes par jour les émissions de CO2. Ce qui réjouit les montagnards.


C'EST déjà un long et large conduit parsemé d'énormes engins de chantier qui s'enfonce dans les entrailles de la montagne. Trois kilomètres et bientôt quatre, déclinant toutes les couleurs du gris, du sol boueux à la voûte entièrement bétonnée. Les ouvriers s'y relaient 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Dans le jargon : une « descenderie ». Autrement dit, une voie d'accès de ce qui est en train de devenir un gigantesque chantier d'infrastructure via les Alpes entre la France et l'Italie : la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Celle-ci sera prioritairement destinée au transport de camions. Le projet prévoit la construction commune de deux tunnels, l'un de 53,1 km, l'autre de 12,2 km entre Saint-Jean-de-Maurienne d'un côté et Bruzolo de l'autre.


Des esprits chagrins ont longtemps prédit que les tunnels ne se feraient pas. Un certain pessimisme encouragé par la contestation d'associations côté italien. « Je ne vois pas comment pourrait soudainement s'arrêter un projet qui s'appuie sur un traité signé en 2002 entre la France et l'Italie, qui n'a jamais cessé depuis d'être reconfirmé de part et d'autre des Alpes, et qui est soutenu par l'Europe », assure François Lépine. Et le président de LTF (Lyon-Turin Ferroviaire) d'ajouter : « Un arrêt paraît d'autant plus improbable aujourd'hui que la France, l'Italie et l'Europe ont déjà engagé 600 millions d'euros ! »


Sans oublier une donnée encore secondaire lorsque le projet a vu le jour au début des années 1990 et qui, aujourd'hui, est devenue incontournable : la protection de l'environnement. « Lorsque je me suis occupé du dossier à ses débuts, l'argument numéro un en faveur des tunnels était économique », explique un ancien responsable du ministère des Transports. Il s'agissait avant tout de faciliter les échanges sur l'axe nord-sud (Londres-Lisbonne) et ouest-est (Lisbonne-Budapest). « Au début des années 2000, l'argument environnemental a commencé à prendre le dessus. » Il est vrai que peu de temps auparavant, la France avait signé le protocole de Kyoto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dont les Français commençaient à découvrir l'impact sur le climat. Des dangers évoqués en 2002 lors du sommet de la Terre à Johannesbourg et auxquels les Français sont de plus en plus attachés aujourd'hui.


Six pyramides de Kheops


« Car 85 % du trafic marchandise entre la France et l'Italie circulent actuellement par la route », poursuit François Lépine. Le reste emprunte une ligne ferroviaire classique qui peut difficilement être modernisée. En 2005, quelque dix mille poids lourds ont emprunté chaque jour les divers passages franco-italiens, soit environ 2,8 mil*lions par an. « Si rien n'est fait, toutes les études aboutissent à peu près au même résultat : le nombre de camions transitant devrait passer à plus de quatre millions par an d'ici à une quinzaine d'années », précise encore celui qui, dans une vie professionnelle antérieure, était préfet.


Dans les vallées alpines, les populations ne supportent plus la pollution atmosphérique provoquée par ces norias de camions. Les Français gardent par ailleurs en mémoire les terribles accidents mettant en cause des poids lourds dans les tunnels routiers du Mont-Blanc (32 morts en 1999) et du Fréjus (deux morts en 2005). Le transfert vers le rail évitera environ un million de poids lourds sur les routes chaque année et devrait permettre de diminuer les émissions quotidiennes de CO2 de 370 tonnes.


Tout a été prévu également pour que le chantier soit le moins polluant possible : les déblais devraient représenter l'équivalent de six pyramides de Kheops ! Près de 40 % seront réutilisés dans la construction des tunnels, le reste devrait servir à revaloriser d'anciennes carrières. Les riverains néanmoins devront encore faire preuve de patience. L'ouverture définitive de la ligne au trafic est prévue à l'horizon 2020.

Coccodrillo
March 8th, 2007, 11:50 AM
Je pense que les liaisons Italie-Suisse et Italie-Autriche soient plus urgents.

Je me suis préoccupé surtout quand j'avais lu que pour je ne sais plus lequel directeur des chemins de fer italiens le Simplon n'est pas pprioritaire.

Et aussi, je pense qu'il serait plus urgent pour l'Italie de résoudre les problèmes de capacité du noeud de Milan. Le Gothard au sud est relié à une longue ligne à voie unique d'une part, et dans le très utilisé noeud de Milan de l'autre. Ce seraient les deux premiers points à réglér. Et après, il faudrait penser à la nouvelle ligne du Brenner.

Échanges entre Italie et pays voisins en million de tonnes via les principaux cols alpins (Ventimiglia, Fréjus/Moncenis, Mont Blanc, Simplon, Gothard, Brenner, Tarvisio et quelque mineur), élaboration données AlpInfo:

http://img132.imageshack.us/img132/3383/generaleho2.jpg

brunob
April 3rd, 2007, 10:28 AM
http://www.actualites-news-environnement.com/20070403-transports-Lyon-Turin-tunnel.php


Transports, c’est la dernière ligne droite pour la déclaration d'utilité publique du tunnel international Lyon-Turin. Le ministre des Transports a transmis le 30 mars au Conseil d'Etat le projet de décret de déclaration d'utilité publique de la section de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin comprise entre Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) et la frontière franco-italienne.
Cette section comprend la plus grande partie du tunnel international, soit 47 km, côté français, sur 53 au total, et une zone de raccordement à l'air libre de 3,5 km sur le territoire de la commune savoyarde. L'enquête publique s'est déroulée du 23 mai au 30 juin 2006. Selon le ministère, compte tenu des délais d'examen des dossiers en Conseil d'Etat, le tunnel international devrait pouvoir être déclaré d'utilité publique avant la fin 2007.
Ce n'est qu'une fois la déclaration d'utilité publique obtenue que les acquisitions foncières préalables aux travaux pourront commencer. Cette étape a aussi pour but de valider "l'intérêt général" du projet, souligne le ministère qui assure que tout est mis en oeuvre pour lancer l'opération en 2010.
Des avancées sur les accès français au tunnel se sont aussi concrétisées le 19 mars, par la signature d'un protocole de financement avec les collectivités territoriales portant sur 4,4 milliards d'euros de travaux. A suivre…

Grygry
April 28th, 2007, 12:50 AM
on peut trouver des cartes pas trop mal ici:
http://ferroutage.chez-alice.fr/cartestrace.htm

Eégalement un article sur les LGV en Italie... va falloir changer de méthodes!!

TGV hors de prix en Italie

En Italie, la polémique sur les trains à grande vitesse (TAV) ne résonne pas seulement entre les montagnes du Val de Suse, où la liaison Lyon-Turin est arrêtée en rase campagne pour une durée encore indéterminée.

L'aménagement dans la Botte d'un réseau ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité accuse un retard considérable par rapport aux pays voisins : 564 kilomètres de lignes nouvelles sont construits, contre 1 548 en France et 1 030 en Espagne. Il est vrai que le coût d'un kilomètre de voie dans la Péninsule est sans commune mesure avec le reste de l'Europe : 32 millions d'euros, contre 9 en Espagne et 10 en France.


L'écart pourrait encore se creuser : chacun des 647 kilomètres en projet dans les prochaines années est estimé à 45 millions d'euros en Italie, au lieu de 15 millions en Espagne, où 1 490 kilomètres sont programmés, et 13 millions en France (990 kilomètres prévus).

Le relief difficile du territoire italien n'est pas la cause de ces surcoûts. Ainsi, la ligne Turin-Novare, un tracé rectiligne et plat comme la main dans la plaine du Pô, a coûté la bagatelle de 54 millions d'euros au kilomètre, soit le double du chiffrage initial en 1992. Un record de coût pulvérisé sur un tronçon où les trains ne circulent toujours pas.

C'est la faute aux travaux collatéraux qui sont exigés par l'Etat et les collectivités territoriales, a expliqué Mauro Moretti, le directeur général des Ferrovie dello Stato (FS), qui gère le réseau ferré, lors de sa récente audition devant la commission des travaux publics du Sénat.
La suite ici:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-895718,0.html

Grygry
May 13th, 2007, 11:10 PM
Et pis tant qu'on est aux tunnels alpins :
Le percement du 3ème plus long tunnel au monde est achevé
Jeudi 28 avril, les travaux de percement du tunnel ferroviaire du Lötschberg, entre les cantons suisses de Berne et du Valais, ont pris fin jeudi matin avec le dynamitage des derniers mètres de roche.

L'opération s'est déroulée devant les caméras de télévision en présence de 1.200 invités, dont le ministre suisse des transports Moritz Leuenberger.
Ce tunnel ferroviaire de 34,6 km, où doit circuler une nouvelle ligne de chemin de fer nord-sud à travers les Alpes, doit entrer en service en décembre 2007. Il sera alors le plus long tunnel ferroviaire de Suisse et le troisième plus long de ce type au monde.

suite ici:
http://www.lemoniteur-expert.com/btp/techniques_applications/percement_3eme_plus_long_tunnel.htm

Ce tunnel relie le nord ouest de la Suisse au Valais. Le tunnel du Simplon permet d'aller vers le piemont italien.

Coccodrillo
May 14th, 2007, 10:32 PM
Le percement principal a eu lieu en 2005. Dans un mois, il sera ouvert au trafic marchandises régulier et dès décembre aux voyageurs.

Grygry
May 15th, 2007, 09:28 AM
Le percement principal a eu lieu en 2005. Dans un mois, il sera ouvert au trafic marchandises régulier et dès décembre aux voyageurs.
Oups j'ai pas vu l'année de l'article. :nuts:

Grygry
June 9th, 2007, 02:55 PM
un article sur l'embourbement du coté italien... :ohno:

http://www.cafebabel.com/fr/article.asp?T=T&Id=11157


Lyon-Turin : un train nommé discorde
En Italie dans la vallée de Suse, le projet de liaison ferroviaire entre Lyon et Turin, voulu par Bruxelles, suscite la résistance d’irréductibles montagnards, soutenus par les élus locaux, les Verts et une partie de la gauche.
La Vallée de Suse où devrait passer le TAV italien (pansaram/flicrk) La Vallée de Suse où devrait passer le TAV italien (pansaram/flicrk)
Le compte à rebours pour le TGV de la discorde, le train à grande vitesse Lyon-Turin [dit 'TAV'
pour 'Treno ad alta velocità'] a commencé. Les travaux de ce train censé relier les deux métropoles séparées par la frontière franco-italiennes, les Alpes et à peine plus de 200 kms, devraient normalement être lancés en 2010. Las. Le tracé de la ligne correspond à un élèment du fameux ‘Corridor 5’ [un projet d’axe ferroviaire et autoroutier qui doit relier transversalement l’Europe de l’Est, depuis Kiev, à plusieurs grandes villes européennes du Sud] et suscite la grogne des habitants de la vallée alpine que devra traverser le TAV.

’Pas de TAV’, parole d’eurodéputé

Fin mai 2007, l'Union européenne a décidé de débloquer environ 8 milliards d'euros pour ce projet de réseau ferroviaire transeuropéen. Mais depuis 2001, les vives protestations de la part des habitants de la vallée de Suse envers le TAV empoisonnent l'initiative, en faisant les gros titres de la presse internationale.

Car dans cette petite vallée alpine de la province de Turin, les locaux craignent pour leur santé et l’environnement. Ils redoutent ainsi que l’amiante et l’uranium utilisés pour la construction d'un tunnel de 53 kms à travers la montagne ne se répande aux environs du chantier, nuisant à la faune et à la flore.

Le tracé de la ligne a donc donné lieu à un véritable bras de fer entre les habitants soutenus par les Verts et les politiques locaux d'un côté, le gouvernement italien et l'administration européenne de l'autre. Un conflit démocratique qui a causé de nombreux troubles à l’ordre public dans la région. Les opposants regroupés au sein du mouvement ‘No Tav’ ont été jusqu'à entraver les tests réalisés sur le tracé et ‘sopposent à tout compromis.

Leur objectif est clair : ils refusent en bloc la création d'une ligne Lyon-Turin. Et ce, au risque de couper complètement l'Italie des échanges commerciaux et de compromettre la croissance de l’ensemble de la région.

Après l'annonce de la présentation du projet pour juillet, le député européen Vittorio Agnoletto, partisan de la cause des Valsusini, -les habitants de la vallée de Suse- a déclaré que « le compte à rebours a commencé. Encore un effort et nous aurons gagné : il n'y aura pas de TGV dans le Val de Suse».

Trois alternatives pour une grande révolte

Face à l’ampleur de la contestation ‘No Tav’, l'exécutif de Berlusconi et l'actuel gouvernement Prodi ont cherché par tous les moyens à renouer le dialogue avec la société civile pour tenter de parvenir à un compromis. Même la présidente de la région Piémont, Mercedes Bresso, députée européenne élue avec une large majorité, a cherché tant bien que mal à faire comprendre aux citoyens l'importance logistique et commerciale de cet ouvrage « essentiel et inévitable ».

L’opposition ne s’est pas apaisée pour autant. A tel point qu'après la résistance acharnée des deux dernières années, Antonio Di Piero, ministre italien des Transports et Jacques Barrot, commissaire européen du secteur, ont promis d'étudier une nouvelle alternative.

En marge du projet de base, le développement d’une réseau ferroviaire Turin-Bardonecchia déjà existant, mais fatigué et vétuste, a été envisagé. Un nouveau tracé contournant la vallée de Suse par celle de Sangone a également vu le jour. Les Segusini n'en sont pas pour autant satisfaits, et les habitants de la vallée voisine se sont d’ores et déjà rassemblés sous la bannière ‘No TAV’ pour défendre leurs chères collines.

Etre ou ne pas être pour ? Telle est la question

Face à une telle rebellion, la patience de Bruxelles montre ses limites. Lors du dernier sommet franco-italien, qui s'est tenu en décembre dernier à Paris, l'ambiance était maussade. Et ce, d’autant plus que durant ces derniers mois, les habitants de la région Rhône-Alpes, eux-mêmes concernés par le projet Lyon-Turin, se sont pris de sympathie pour les protestations de leurs voisins italiens.

Bruxelles a plusieurs fois invité les intéressés à présenter leur projet définitif avant l’été 2007, de manière à pouvoir en évaluer la faisabilité et commencer à répartir les financements. Grâce à l'approbation des subventions en mai dernier, la machine devrait se mettre en route plus vite que prévu : les échéances sont claires et les attentes des citoyens également.

Si le gouvernement italien ne veut pas manquer le train de l'opportunité économiques, les Segusini sont de leur côté au moins aussi catégoriques : ils sont déjà prêts à affronter deux nouveaux mois de résistance dans les montagnes. Non pour s'affranchir de l'envahisseur français comme dans le passé, mais pour ne pas se laisser engloutir dans le progrès.

Grygry
June 9th, 2007, 03:01 PM
^^ enfin je soupçonne le journaliste de faire du sensationel...

eomer
June 9th, 2007, 11:38 PM
^^ enfin je soupçonne le journaliste de faire du sensationel...
En effet: son article fait dans le sensationel et dans le manque d'objectivité.
Il prétend que "les habitants de la vallée de Suse" sont contre le TGV et que "les Rhône-alpins se sont pris de sympathie pour leurs voisins" alorq que dans la réalité, les adversaires du projet sont ultraminoritaires des deux côtés des alpes. Quant aux pseudo-écolo-vrais-fachos que l'on appelle pudiquement "les verts", s'ils ne comprennent pas que le train constitue une alternative crédible à l'avion, à la voiture particulière et surtout au transport de marchandises par la route, c'est qu'il n'ont rien compris à ce que doivent être l'écologie et la défense de l'environnement. Vivement une manifestation commune franco-italienne pour réclammer l'accelération du projet.

Mais bon, je respecte le droit des habitants de la Maurienne et du Val de Suse à respirer le bon air de la montagne mélangé aux gaz d'échappements des milliers de PL qui transitent chaque jour par le Fréjus. P... de Nimbysme !

amaury
June 10th, 2007, 06:59 PM
Sans vouloir t'offenser mon cher Eomer, un peu de retenue serait de rigueur. Qualifier les Verts de "fachos" c'est comme traiter M. Le Pen de communiste... Quant à la diatribe sur l'écologie et l'environnement, tu devrais un peu plus creuser les problématiques qui partagent les milieux de l'environnement parce que constater que le fait d'aller toujours plus vite pollue plus, même si on pollue moins proportionnellement en TGV qu'en avion ou en voiture n'a absolument rien d'idiot. L'avenir n'est pas forcément "avion ou TGV ?", "comment aller toujours plus vite ?", etc.

En ce qui me concerne, je suis pour le projet Lyon - Turin et la plupart des raisons évoquées par les opposants ne me semblent pas plus importantes que les apports du projet. Mais je tenais justement à donner une vision alternative pour resituer le débat sur ce qui nous concerne et non pas sur un plan politico-philosophique...

Grygry
June 10th, 2007, 08:13 PM
Quant à la diatribe sur l'écologie et l'environnement, tu devrais un peu plus creuser les problématiques qui partagent les milieux de l'environnement parce que constater que le fait d'aller toujours plus vite pollue plus, même si on pollue moins proportionnellement en TGV qu'en avion ou en voiture n'a absolument rien d'idiot. L'avenir n'est pas forcément "avion ou TGV ?", "comment aller toujours plus vite ?", etc.
Hum... c'est tout de même une façon de poser le problème très bizarre.

Le problème est que pour consommer moins il faut moins monter en altitude qu'avec le tunnel actuel, il faut plus de créneaux sur la ligne qui est bientot saturée...

Bref il ne s'agit pas d'une question de vitesse. D'ailleurs si les écolos avaient raison on pourrait toujours réduire la vitesse des convois sur la nouvelle ligne, cela n'en enlève pas la nécéssité...
D'ailleurs, c'est une ligne ferroviaire prévue pour tous type de trains et non une LGV. Le train dans la vallée de la Maurienne c'est 70 km/h, 100km/h de plus ne seront pas de trop.

Enfin je comprends un peu ce que dit Eomer : sous couvert d'écologie on peut défendre n'importe quoi... les journalistes répercutent sans trop chercher à comprendre. Un peu frustrant tout cela.

En ce qui me concerne, je suis pour le projet Lyon - Turin et la plupart des raisons évoquées par les opposants ne me semblent pas plus importantes que les apports du projet. Mais quelles sont ces raisons?
-l'amiante c'est spéculatif
-le rapport d'audit considère que faire porter le traffic par la ligne existante est plus que fantaisiste
-les nuisances sonores dans la valée de Suze, maiscela peut-il être pire qu'avec l'autoroute...

Perso je pense que les habitants de la valée devraient plutot négocier la limitation de tonnage dans le tunnel de Fréjus (routier) cela ferait avancer l'ensemble dans le bon sens...

Coccodrillo
June 10th, 2007, 09:06 PM
Le problème est que pour consommer moins il faut moins monter en altitude qu'avec le tunnel actuel, il faut plus de créneaux sur la ligne qui est bientot saturée...

La ligne du Fréjus? Elle a environ 20 trains passagers par jour du coté français, et au peu près le même du coté italien. Et en 2005 n'a transporté que 6 millions de tonnes marchandises nettes. Cela ne me paraît pas beaucoup. Et surtout le trafic marchandises Italie-France est important mais stable depuis 13 ans (il ne diminue, ni augmente pas).

Pour comparaison, au Gothard il y a 80 trains passagers par jour et 16 millions de tonnes par an.

Grygry
June 12th, 2007, 09:47 PM
La ligne du Fréjus? Elle a environ 20 trains passagers par jour du coté français, et au peu près le même du coté italien. Et en 2005 n'a transporté que 6 millions de tonnes marchandises nettes. Cela ne me paraît pas beaucoup. Et surtout le trafic marchandises Italie-France est important mais stable depuis 13 ans (il ne diminue, ni augmente pas).

Pour comparaison, au Gothard il y a 80 trains passagers par jour et 16 millions de tonnes par an.
^^ je t'invite à te rapporter au rapport d'audit qui se trouve ici: http://ec.europa.eu/ten/transport/priority_projects/index_fr.htm
La Ligne est actuellement à un trop petit gabarit, et ne peut supporter plus de 60 trains de marchandise par jour dans chaque sens (80 sillons maximum en tout dans chaque sens).

De multiples problèmes sont posés comme la longueur des trains qui ne peut simplement être étendue au delà de 700m.
Enfin le gabarit actuel est insuffisant pour une autoroute ferroviaire, d'où la sous exploitation actuelle... Les besoins du cahier des charges sont, eux dans les 20MT/an, ce qui est discutable...

Fede_Milan
June 14th, 2007, 07:37 PM
Il parait que les autorités politiques italiennes ont finalement trouvé un accord avec les communatés montagnardes qui s'opposaient à la LGV Turin-Lyon. Le parcours a été modifié et je vous montre ici une image qui n'est pas encore un projet définitif; pourtant ça donne l'idée du nouveau tracé.

http://img502.imageshack.us/img502/7753/mappaun0.jpg (http://imageshack.us)

La ligne rouge est le nouveau tracé, tandis que la verte est le vieux projet.

Fede_Milan
June 14th, 2007, 07:47 PM
Voici un article tiré par "Le Monde"

Le gouvernement Prodi débloque in extremis le projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin

Le gouvernement italien a réussi à débloquer le dossier de la ligne ferroviaire à grande capacité Turin-Lyon, mercredi 13 juin à Rome, au cours d'une réunion de travail entre les ministres et les élus locaux concernés par le projet. Afin de dépasser l'opposition des populations locales, des mouvements écologistes et de certains partis de la majorité, le gouvernement de Romano Prodi s'est engagé à proposer un nouveau tracé entre la frontière française et Turin.

Le tunnel entre la France et l'Italie, d'une longueur initiale de 54 kilomètres, sera raccourci. Il débouchera en amont de Venaus, une commune du val de Suse sur laquelle s'est cristallisée, ces dernières années, la résistance à la "TAV" (train à grande vitesse), et où plusieurs manifestations ont dégénéré en affrontements violents avec les forces de l'ordre. Du coup, il sera inutile de perforer le mont Musinè, dont le sous-sol est réputé contenir de l'amiante. La ligne devrait ensuite emprunter un itinéraire plus au sud pour rejoindre Turin.


MODIFICATIONS ITALIENNES


Ces modifications techniques devront être précisées, mais le fait que les élus locaux en aient accepté le principe a été considéré par le gouvernement comme "un pas en avant significatif". Quelques heures avant cette réunion, le principal opposant, Antonio Ferrentino, président d'une communauté de communes du val de Suse, répétait encore : "Nous en sommes à discuter si la TAV doit se faire ou non, et non pas comment et où elle doit se faire." Aux termes du compromis conclu mercredi entre les maires et le gouvernement, l'hypothèse consistant à utiliser la ligne historique est abandonnée.

Désormais, "l'Italie sera partie prenante du corridor V qui reliera plus rapidement l'ouest et l'est de l'Europe", affirme l'accord. Il était temps. Pour bénéficier des financements européens pour la période 2007-2013, le dossier du projet de liaison entre Lyon et Turin doit être transmis à Bruxelles avant le 23 juillet. Sur le budget de 8 milliards d'euros voté le 23 mai par le Parlement européen pour les grands équipements dans l'Europe des Vingt-Sept, le tronçon franco-italien de la ligne à grande capacité devrait obtenir plus d'un milliard. Un enjeu de taille pour un projet dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d'euros.

L'Observatoire technique pour la réalisation de la ligne Turin-Lyon, un organisme créé en 2006 pour travailler à une solution de compromis, dispose de quarante jours pour mettre noir sur blanc le projet de tracé qui sera présenté à l'appel d'offres de Bruxelles. Les modifications italiennes ne devraient pas entraîner de changements pour le traité de coopération signé en 2004 entre la France et l'Italie. La section dite "internationale" de la liaison, c'est-à-dire essentiellement le tunnel, estimée à 7,5 milliards d'euros, est financée à 63 % par l'Italie et à 37 % par la France. Le redémarrage du projet sur le versant italien sera à l'ordre du jour de la conférence intergouvernementale (CIG), prévue le 20 juin à Paris.

Avec le déblocage in extremis du dossier, le président du Conseil italien, Romano Prodi, obtient un répit politique. Un échec de la réunion de travail, qu'il avait convoquée solennellement sous sa présidence, aurait à nouveau mis à mal l'unité de la coalition de centre-gauche. La liaison Lyon-Turin faisait partie des douze points prioritaires qu'il avait fait signer à ses alliés, fin février, pour sortir de la crise de gouvernement qui l'avait vu remettre sa démission.

Outre le tronçon Lyon-Turin, l'Italie réaffirme son engagement dans la construction de deux autres tunnels, celui du Brenner, à la frontière autrichienne, et un en Slovénie.

Jean-Jacques Bozonnet


Source: Le Monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-923371@51-923493,0.html)

amaury
June 15th, 2007, 05:40 PM
Bref il ne s'agit pas d'une question de vitesse. D'ailleurs si les écolos avaient raison on pourrait toujours réduire la vitesse des convois sur la nouvelle ligne, cela n'en enlève pas la nécéssité...

La question n'est pas celle de la vitesse sur un axe ou deux mais de manière générale. C'est typiquement le genre de débats qui opposaient les partisans du T3 parisien sur les Maréchaux à ceux qui le voulaient sur la "Petite Ceinture". Si on considère le rapport à la distance uniquement sous l'angle du temps, non seulement, on crée des déséquilibres territoriaux (ou on les accentue) mais en plus on augmente la consommation d'énergie.

Si on se place du point de vue de l'individu, c'est génial de pouvoir aller à Budapest pour moins de 100€ aller/retour en avion depuis Genève mais ce n'est pas durable. C'est génial d'aller encore plus vite de Marseille à Lille en TGV qu'avant en passant certaines portions à plus de 300 Km/h mais la consommation d'électricité est exponentielle je crois. Bref, on ne sait pas faire à la fois toujours plus de vitesse dans la logique du développement durable. C'est donc plus une vision entre ligne à grande vitesse ou pas et non uniquement déterminer à quelle vitesse les trains devraient circuler. :)

Pour moi qui pense que le Lyon - Turin est utile (surtout pour le fret), si la nouvelle proposition italienne suscite moins d'opposition que le projet original, je trouve que c'est une très bonne nouvelle. :banana: :cheers:

A +

Amaury

Grygry
June 16th, 2007, 12:34 PM
...en déplaçant le projet là où les opposants n'ont pas pu se fédérer! Une belle vicoire anti-démocratique des nimbys du val ds Suze qui, cette fois-ci, se taisent. :wallbash: ou quand le nimbysme prend la face de l'écologie...

Le nouveau tracé a le mérite de rester plus au sud, plus proche de la ligne actuelle, je pense qu'il abîmera le val de Giaveno et que le traffic entre Rivoli et Turin causera des nuisances sonores à bien plus de monde... Et les trains de marchandise devront traverser Turin!
En un mot je ne suis pas contre le nouveau tracé, mais je ne vois pas en quoi il est significativement meilleur d'un point de vue environnemental. Ce qui me fait dire que les opposants italiens n'avaient presque rien d'écologistes, ils défendaient leur steak point barre.

La question n'est pas celle de la vitesse sur un axe ou deux mais de manière générale. C'est typiquement le genre de débats qui opposaient les partisans du T3 parisien sur les Maréchaux à ceux qui le voulaient sur la "Petite Ceinture". Si on considère le rapport à la distance uniquement sous l'angle du temps, non seulement, on crée des déséquilibres territoriaux (ou on les accentue) mais en plus on augmente la consommation d'énergie.
Je trouve au contraire qu'une plus grande vitesse étend les aires géographiques en reliant des territoires. En ce sens c'est tout sauf un déséquilibrage....
Quant à la consomation d'énergie, la seule question qui compte pour moi c'est TC ou pas TC. Qu'un train consomme seulement 3 ou cinq fois moins d'énergie q'une voiture cela ne fait pas de différence tant qu'on a évité de prendre la voiture ou l'avion, car c'est là que l'essentiel de la conso se fait.

Coccodrillo
June 19th, 2007, 08:19 PM
^^ je t'invite à te rapporter au rapport d'audit qui se trouve ici: http://ec.europa.eu/ten/transport/priority_projects/index_fr.htm
La Ligne est actuellement à un trop petit gabarit, et ne peut supporter plus de 60 trains de marchandise par jour dans chaque sens (80 sillons maximum en tout dans chaque sens).

De multiples problèmes sont posés comme la longueur des trains qui ne peut simplement être étendue au delà de 700m.
Enfin le gabarit actuel est insuffisant pour une autoroute ferroviaire, d'où la sous exploitation actuelle... Les besoins du cahier des charges sont, eux dans les 20MT/an, ce qui est discutable...

Même en Italie il n'y a pas beaucoup de lignes qui permettent trains de plus de 700 m. Mieux: presque aucune.

Le gabarit est en train d'être porté au B+ ce qui permet tous les conteneurs (même les high-cube sur des wagons spéciaux) mais pas l'autoroute ferroviaire. Mais quand même, elle n'est pas une bonne idée car pour le même poids du train on transporte 30% moins de marchandises (opinion de Hupac, le plus gros opérateur intermodal suisse).

Il parait que les autorités politiques italiennes ont finalement trouvé un accord avec les communatés montagnardes qui s'opposaient à la LGV Turin-Lyon.

Heureusement ou malheureusement selon les points de vue, les habitants locaux sont toujours hostiles au projet, indipéndamment à ce qui disent les journaux. Je parle des habitants, et pas des politiciens.

...en déplaçant le projet là où les opposants n'ont pas pu se fédérer! Une belle vicoire anti-démocratique des nimbys du val ds Suze qui, cette fois-ci, se taisent. :wallbash: ou quand le nimbysme prend la face de l'écologie...

Au contraire plusieurs NIMBYs se sont fédéres en une sorte d'association regroupant les opposants au Lyon-Turin, à un base américaine près de Venise, à ceux contre des décharges ou incénériteurs de déchets, etc etc etc...

(ah, les incénériteurs contestés, devraient être utilisés par les ordures générées par les contestateurs mêmes...)

Grygry
June 27th, 2007, 09:10 PM
un article dans le monde diplomatique contre le Lyon Turin
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/05/TARTAGLIA/14734
On peut facilement remettre en cause ce article : il dit que trop peu de documents justifient sérieusement le Lyon Turin (et le rapport d'audit???)
alors que lui même tient un discours très flou...

eomer
June 30th, 2007, 09:55 AM
un article dans le monde diplomatique contre le Lyon Turin
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/05/TARTAGLIA/14734
On peut facilement remettre en cause ce article : il dit que trop peu de documents justifient sérieusement le Lyon Turin (et le rapport d'audit???)
alors que lui même tient un discours très flou...
Je ne pense pas qu'utiliser des termes comme "très contesté" et "forte opposition" soit une pruve d'objectivité. Pour ma part, je considère que ce projet rencontre quelques contradicteurs minoritaires: je ne pense pas qu'il y a bcp de Lyonnais et de Turinois dans les "collectifs anti TAV".

EuropaCorp
July 3rd, 2007, 11:45 PM
L'auteur de cet article du Monde Diplomatique a du être payé par les promoteurs du Lyon-Turin...

Ses arguments contre la nouvelle ligne sont tellement bidons qu'il décrédibilise complètement les "No Tav".

Si c'est vraiment ça le plan B des habitants de la vallée de Suse, alors c'est vraiment une bande de pieds nickelés à tendance roots.

Grygry
July 4th, 2007, 12:42 AM
L'auteur de cet article du Monde Diplomatique a du être payé par les promoteurs du Lyon-Turin...

Ses arguments contre la nouvelle ligne sont tellement bidons qu'il décrédibilise complètement les "No Tav".
Ouah je n'avais pas été jusqu'à imaginer cela!

Mais apparemment ce n'est pas le seul média à retranscrire ce discours... donc à prioiri non!

icon
July 13th, 2007, 10:40 AM
en tout cas, j'ai vu avec intérêt la construction du nouveau terminal TGV (énorme!) pour la liaison torino-milano-venezia ici a Turin, c'est assez impressionant, ce sera la terminal ou le lyon-turin devrait arriver...

Chick!
July 14th, 2007, 12:13 AM
des photos?

rodn4y
July 18th, 2007, 01:51 PM
depeche du moniteur expert : http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/depeche.asp?id=D7D08C0D9&acces=0

LGV Lyon-Turin : la France et l'Italie demandent 725 millions d'euros
Jean-Louis Borloo, ministre français de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, et Antonio Di Pietro, ministre italien des Infrastructures, se sont rencontrés le lundi 16 juillet à Rome pour signer la demande conjointe de financement à l'Union européenne pour la LGV Lyon-Turin.
Les deux Etats demandent 725 millions d'euros à la Commission européenne pour la période 2007-2013 afin de permettre l'engagement des premiers travaux dès 2011. L'Italie a demandé 494 millions et la France 231, selon les ministres. Ce seront ensuite près de 2 milliards d'euros – en ajoutant les financements apportés par les Etats français et italiens – qui seront investis pour permettre le lancement des travaux du tunnel de base d'ici 2013. La Commission donnera en septembre une réponse à cette demande de subventions, qui représente 30% du financement du projet sur la période 2007-2013, dans le cadre du règlement RTE-T.
A leur lettre commune au commissaire européen des Transports Jacques Barrot, les deux ministres avaient joint l'esquisse d'un nouveau tracé de la LGV côté italien. Le gouvernement de Romano Prodi a donné mandat à l'Observatoire de la Vallée de Suse, présidé par Mario Virano, de réfléchir à un nouvel itinéraire, qui sera porté à l'attention des élus locaux du nord hostiles au tracé initial.
La liaison TGV Lyon-Turin, dont le coût total est estimé à 12,5 milliards d'euros, ne sera pas achevée avant 2020. Elle est considérée comme une priorité par l'Union européenne dans le cadre du "couloir 5", le projet de liaison ferroviaire Lisbonne-Kiev.

Grygry
July 19th, 2007, 03:23 PM
^^ cool, donc c'est parti pour de bon!
(à moins que de graves problèmes techniques n'apparaissent en route)

gege
July 20th, 2007, 02:31 PM
Apparemment çà ne se passe aussi bien que çà....

leprogres.fr -> L'actu -> Rhône
: vendredi 20 juillet 2007


SOS pour le Lyon-Turin

L'Assemblée régionale - gauche et droite confondues- a lancé un cri d'alarme devant l'inertie du gouvernement français


Pourquoi, hier, le gouvernement français n'avait-il pas demandé à l'Europe un financement de 200 millions d'euros nécessaires pour lancer les travaux sur les accès du tunnel Lyon-Turin côté français ?
La question agitait les bancs du Conseil régional Rhône-Alpes car le délai pour déposer cette demande s'achève aujourd'hui. L'exécutif propose un voeu : « Lyon Turin, il y a urgence » pour interpeller les autorités françaises. Il est voté à l'unanimité des groupes de droite et de gauche, celui du FN s'abstenant.

Un projet porté par la Région depuis 1994
L'interrogation qui traverse l'ensemble des rangs de la majorité comme de l'opposition porte sur l'attitude du gouvernement : oubli ou volonté de freiner la réalisation du Lyon-Turin ?

Le président Jean-Jack Queyranne ne croit pas à la première hypothèse : « Nous savons que ce projet n'a pas que des alliés dans la haute administration ».
Le premier vice-président, chargé des transports, Bernard Soulage dramatise un peu plus pour forcer le destin : « C'est un moment crucial pour notre région ».

Il est entendu jusque dans les groupes d'opposition, UDF et UMP. Pour le premier, Eric Fournier rappelle que sous toutes les majorités régionales ce projet a été porté par la Région depuis 1994 et qu'il « serait dramatique d'aggraver encore le retard dans sa réalisation ». Pour l'UMP, Xavier Dullin dit « partager la préoccupation » de l'exécutif et assurer « du plein engagement » de son groupe et de sa volonté « d'exercer le lobby nécessaire » auprès des autorités gouvernementales.
En début de séance, le nouveau président du groupe UMP, Jean-Claude Carle réussissait un petit coup malicieux pour sa première intervention es qualité.
Jean-Jack Queyranne ayant proposé à l'assemblée le remplacement à la vice-présidence de Christiane Demontés par Jean-François Debat, rapporteur du budget, le député proposait que celui-ci soit lui-même remplacé dans cette fonction par un membre de l'opposition : « Pour être fidèle à l'idée -que Ségolène Royal dit être sienne avant d'avoir été mise en application par Nicolas Sarkozy- d'offrir des postes à des élus de l'opposition. Comme la présidence de la commission du budget à l'Assemblée nationale a été réservée à un socialiste, nous proposons Michel Voisin comme rapporteur du budget ».
Succès garanti, de même que le refus du président Queyranne « Vous savez bien qu'au parlement le poste de rapporteur, lui, est membre de la majorité par souci de cohérence politique ».

Michel Rivet-Paturel

gege
July 30th, 2007, 10:14 AM
La Punition de Paris vis à vis de Lyon et la Région Rhône-Alpes

Le Progrès : lundi 30 juillet 2007

Lyon-Turin : des élus de Rhône-Alpes reçus aujourd'hui à Matignon

Ils veulent obtenir des explications de François Fillon sur le non-respect de l'accord de financement du projet de liaison.


Aujourd'hui, à 14 h 30, une délégation d'élus rhônalpins sera reçue à Matignon par le Premier ministre. La raison de cette visite au coeur de l'été est un nouvel accroc de taille dans le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin.
L'Etat avait jusqu'au 18 juillet pour solliciter de l'Union européenne une participation de l'ordre de 200 millions d'euros. Il ne l'a pas fait. Cette enveloppe devait être allouée à la réalisation d'une partie des travaux de la section française, à savoir la création d'une nouvelle ligne reliant l'aéroport Saint-Exupéry et les environs de Montmélian.
Depuis la date butoir du 18 juillet, la très grande majorité des élus de Rhône-Alpes ne décolèrent pas. Surtout, ils ne comprennent pas pourquoi le gouvernement a laissé passer l'échéance. Cette question sera posée cet après-midi à François Fillon par Bernard Soulage, vice-président de la région en charge des transports, Gérard Collomb, maire de Lyon, Michel Destot, son homologue de Grenoble, et d'autres élus de Rhône-Alpes. Mais quelle que soit la réponse obtenue, il est trop tard pour obtenir les crédits européens.
Pour cela, il fallait respecter le délai pour effectivement rentrer dans le cadre d'un appel à projet lancé par Bruxelles couvrant la période 2007-2013. « C'est foutu pour cette fois. Nous n'allons pas attendre 2013, il faut donc espérer que le gouvernement injecte ces 200 millions à la place de l'Union européenne », résume une source proche du dossier, avant de poursuivre : « Le gouvernement ne parle que de respect de l'environnement et dans le même temps ils oublient de demander de quoi financer une nouvelle ligne ferroviaire dont le but est de limiter les émissions de CO2 et délester le trafic autoroutier dans le secteur. Il faudra m'expliquer ».
J.-Ph. V.

Grygry
July 30th, 2007, 05:20 PM
bizarre!!! :ohno:
c'est certainement voulu....

Bon pour une telle somme la France peut financer toute seule mais c'est vraiment étrange comme idée.
Des doutes sur les fondements du projet (utilité par rapport à d'autres...) ?
Volonté de le faire faire par un opérateur privé?
Arrangements bruxellois?
Problème avec les italiens, genre on veut tout leur faire payer?
Peur de lobbys bruxellois?
je me demande vraiment.
Si c'est un manque de temps c'est archi nul.

EuropaCorp
August 6th, 2007, 11:01 AM
je pense qu'il y a plusieurs explications à cette décision.

Déjà, ce n'est un secret pour personne que l'Etat a de gros problèmes de dettes qui ne plaisent pas beaucoup à Bruxelles. Alors que nos voisins européens, Allemagne en premier, ont réduit leur dette, la France demeure le seul grand pays de l'UE qui ne respecte toujours pas les critères du pacte de stabilité, et Sarkozy a annoncé qu'on ne les respectera pas avant 2011.
Et le Lyon-Turin fait partie de ces dépenses de l'Etat qui doivent peser lourd dans le budget...

Alors ça peut paraître paradoxal dans ces conditions de ne pas demander de rallonge à Bruxelles pour le Lyon-Turin, mais en fait non: si l'Europe avance les 200 millions pour le tunnel internationnal et que la France les accepte, alors elle s'engage à démarrer les travaux et donc à payer le restant des coûts pour les autres tunnels+LGV Chambéry, qui se chiffrent sûrement en centaines de millions voir en milliards d'€. Comme on n'en a pas les moyens, le gouv préfère ne pas s'engager.

Et il y a d'autres facteurs, comme les italiens qui avancent à reculons pour débuter leur galerie de reconnaissance, ce qui n'incite pas la France à mettre franchement la main au portefeuille pour sa part des travaux.
Et tout simplement le fait que vu de Paris, on voit depuis toujours d'un mauvais oeil ce projet, plus couteux encore que le tunnel sous la Manche (qui n'a pas laissé un souvenir heureux), et qui ne concerne la capitale qu'indirectement.

A priori, et sauf changement, cette décision signifie un retard supplémentaire sur le calendrier actuel qui mettait l'ouverture complète du Lyon-Turin en 2020.
En 2020, on peut desormais espérer que le tunnel internationnal sera achevé, mais pas les autres tunnel et voies d'accès au tunnel. Ce qui limitera donc fortement l'utilité du tunnel internationnal pdt les premières années de son exploitation.

Mais tant que le chantier continue (la descenderie de Modane sera achevée d'ici 4 ou 5 mois!) et surtout tant qu'aucun nouveau tunnel routier dans les Alpes n'est décidé, il n'y a pas matière à s'inquiéter, le Lyon-Turin verra le jour. Un jour...

Grygry
August 20th, 2007, 05:01 PM
réaction:

Lyon-Turin : Perben contre-attaque (2007-08-01 16:49:12)

« Non, le TGV Lyon-Turin ne prendra pas de retard ». Présent à la réunion de Matignon le 30 Juillet, Dominique Perben conteste les propos de Gérard Collomb pour qui l'Etat ne tient pas sa parole.

L.C.Va-t-il manquer 200 millions pour financer le Lyon-Turin?

D.P. Monsieur Collomb fait de la polémique et ne connaît pas son dossier. Sur la partie internationale, l'Etat a bien demandé un financement de 750 millions. Pour la partie purement française (les 200 millions), le commisaire européen Jacque Barrot a fait savoir qu'il ne pouvait pas y de subvention de l'Europe selon les critères budgétaires de l'Union. C'est pour cela que le gouvernement n'a pas présenté de dossier. On pourra quand même demander une partie des finacements annuels, mais seulement au début des travaux, vers 2013.

Le projet va-t-il prendre du retard?

Non. Ce qui rend le processus irréversible, c'est le financement de la partie internationale. Grâce à cela les italiens ont déjà commencé les travaux. D'ici à 2010, on a largement de quoi financer ce qui est à faire, à savoir essentiellement des études.

Propos recueillis par P.G.
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=02&article=2143

Donc visiblement pour la partie française c'est hors sujet...

EuropaCorp
August 22nd, 2007, 09:34 AM
réaction:

http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=02&article=2143

Donc visiblement pour la partie française c'est hors sujet...

et voilà, toute ma super analyse dont j'étais si fier tombe à l'eau :lol:

Espérons que Perben dit vrai.

En attendant, il ne reste plus que 150m à excaver pour achever la descendrie de Modane !

Coccodrillo
August 24th, 2007, 10:58 AM
Grâce à cela les italiens ont déjà commencé les travaux.

Pas du tout. On a changé il y a 2 mois le tracé du coté italien, donc on devra refaire tous les projets.

Le projet présénté sur http://www.ltf-sas.com/ n'est plus d'actualité.

Grygry
August 24th, 2007, 03:33 PM
^^ je crois qu'ils parlent du tunnel frontallier, coté italien. Lui ne change pas, non?

Coccodrillo
August 24th, 2007, 08:12 PM
Pour éliminer le viaduct de Venaus qui était devenu un symbole des protestations on parle maintenant d'un tracé au sud.

J'ai trouvé ce plan: http://www.notav-valsangone.eu/images/documenti/dossier%20ten-t.tracciato.pdf

Je n'ai pas bien compris, mais grosso modo le tunnel de base, raccourci à 51,5 km, terminerait où il y a le cercle gris "tratta all'aperto di Chiomonte". Ensuite la ligne contineurait dans un tunnel de 22 km jusqu'au deuxième point gris (flèche "Zona Comba"). Le point gris central ("Finestra Mattie", km 35) serait une fenêtre d'accès. À la fin de ce tunnel de 22 km termienrait la partie internationale.

Mais les protestations continuent, les habitants locaux ne veulent simplement aucun tunnel (ni les camions, par ailleurs).

Coccodrillo
November 20th, 2007, 04:43 PM
Il semble que le Lyon-Turin ait réçu 670 millions d'euro par l'UE.

Grygry
November 21st, 2007, 10:13 PM
^^ Oui j'ai lu une information similaire, comme quoi il ne fallait pas s'inquiéter. C'est juste une autre procédure de financement qui a été utilisée.

gege
November 24th, 2007, 09:32 PM
L’Europe donne la priorité aux projets ferroviaires et transfrontaliers (21/11/2007)
Axe ferroviaire Lyon-Turin


http://editorial.batiactu.com/images/normal/20071121_141035_2.jpg

L'axe ferroviaire entre Lyon et Turin doit se prolonger vers
la Slovénie et la Hongrie (Trieste-Divaca-Ljubljana-Budapest), puis jusqu'à la frontière ukrainienne : 754,50 millions d'euros.
Le tunnel alpin de 51,5 km entre la France et l'Italie a été financé à hauteur de 671,80 millions d'euros. Les premiers travaux sont prévus en 2011.
Le tronçon ferroviaire italo-slovène Trieste-Divaca a notamment reçu une enveloppe européenne de 50,70 millions d'euros.

http://editorial.batiactu.com/edito/l-europe-donne-la-priorite-aux-projets-ferroviaire-p2-383.php