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View Full Version : Moroccan Investments Worldwide


Redalinho
January 22nd, 2007, 07:33 PM
Moroccan CDG buys 10% of Club Med


http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=39614&rubr=4&id=302892



Coup de maître de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Elle prend 10 % du capital de la chaîne mondiale des villages Club Med. L’info est donnée aujourd’hui à l’issue d’une réunion entre leader mondial des villages de vacances et l’organisme financier marocain à Agadir. L’opération fait de ce dernier le premier investisseur étranger dans Club Med.


www.clubmed.fr (http://www.skyscrapercity.com/www.clubmed.fr)


http://www.travelplaces.co.uk/images/latin_america/club-med-cancun.jpg

Redalinho
January 26th, 2007, 04:42 PM
Attijariwafa bank acquière 67% de la banque Sénégalo tunisienne.

http://www.africanmanager.com/site_fr/detail_article.php?art_id=112756

On vient d'apprendre que la banque marocaine Attijariwafabank a pris mercredi le contrôle de la Banque Sénégalo Tunisienne (BST) et ce par la détention de 67% de son capital.

Entamé depuis plusieurs mois, le rapprochement est devenu effectif avec cette opération de rachat qui scelle définitivement le sort de la BST longtemps à la recherche d'un partenaire stratégique de référence pour se positionner sur l'échiquier bancaire du Sénégal.

La Banque Sénégalo- Tunisienne a été créée le 11 avril 1986 dans le cadre d'un protocole d'accord signé le 4 février 1986 entre les deux gouvernements Tunisien et Sénégalais.

En 1999, la BST a fait l'objet d'une profonde restructuration concernant à la fois son capital et son organisation. La restructuration de son capital s'est traduite par sa prise de contrôle par des investisseurs privés sénégalais. Le capital est détenu à hauteur de 92, 68 % par les actionnaires nationaux et de 7,32 % par la Société Tunisienne de Banque.

La B.S.T est actuellement dirigée par Abdoul Mbaye, ancien Président Directeur Général de la Banque de l'Habitat de Sénégal (BHS), puis Administrateur Directeur Général de la Compagnie Bancaire de l'Afrique de l'Ouest (CBAO), qui déclare que « La BST se heurtait à des limites objectives » A. Mbaye, est désormais nouveau président du Conseil d'administration de la nouvelle entité bancaire qui évoluera incessamment sous les couleurs et l'identité visuelle de Attijariwafabank, banque leader au Maroc et huitième au plan africain.

Les dirigeants actuels se donnent un semestre pour conduire les changements et avec l'appui d'un cabinet conseil, procéderont au basculement des actifs et à une réaffectation de la clientèle. Les artisans du rapprochement privilégient une approche de « mutualisation des savoirs et des expériences acquises départ et d'autre » pour piloter la transformation qui devrait s'achever au cours du second semestre de l'année 2007.

Redalinho
January 26th, 2007, 05:26 PM
Maroc-Afrique: Le temps des affaires

http://www.leconomiste.com/article.html?a=75824

Les choses ont changé, le ton aussi. Les quadras aux affaires, de part et d’autre d’une ligne imaginaire séparant le Maroc au reste de l’Afrique subsaharienne, raisonnent désormais en termes de business. Le Forum de partenariat d’affaires, premier du genre, qui s’est ouvert hier à Dakar à l’initiative des organisations patronales du Maroc (CGEM) et du Sénégal (CNP) en est une preuve.
A l’unisson, Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, et Baïdy Agne, président du CNP, ont dit avoir «décidé d’agir pour le renforcement des échanges Sud-Sud». Pour cela, les deux patrons des patrons ont sollicité le concours de l’Union des chambres de commerce et d’industrie du Sénégal, la Chambre consulaire régionale de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).
Ce nouveau «task force», prolongement des initiatives politiques entre le Maroc et ses voisins au Sud du Sahara, doit être «l’occasion de saisir pleinement les opportunités pour renforcer les partenariats d’affaires entre entreprises marocaines et ouest-africaines», a déclaré Agne.
Si les opérateurs économiques présents au forum de Dakar évitent de parler de relégation du politique au second plan, ils semblent déterminés à ne plus jouer désormais les seconds rôles. Opérateurs économiques marocains et ouest-africains disent ne plus attendre le politique pour initier des affaires. Ils veulent prendre les rênes pour, réaffirment-ils, «favoriser une meilleure insertion» des entreprises des deux parties dans le circuit du commerce mondial. Autrement dit, «permettre à l’entreprise marocaine et ouest-africaine de satisfaire aux exigences du marché international en termes de productivité, de qualité, de rapidité, de souplesse et de réactivité». L’engouement des entreprises marocaines pour le marché ouest-africain est réel et «le Maroc de Sa Majesté le Roi Mohammed VI est résolument africain», a rappelé le patron de la CGEM.
En effet, jamais avant l’avènement au trône du Souverain, l’Afrique n’avait reçu autant d’attentions de la part du Maroc économique. D’ailleurs, les opérateurs, venus des 15 pays de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), sont unanimes à reconnaître la volonté et la détermination des autorités marocaines à donner du contenu aux relations souvent séculaires avec certains pays de la sous-région. Le ton et la manière ont changé. Dans ses valises, le directeur général de l’OFPPT, Larbi Bencheikh, avait un projet de partenariat formation professionnelle avec le ministère de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle du Sénégal. Par ailleurs, le terrain a été balisé par des entreprises pionnières dans la nouvelle configuration des relations Maroc-Afrique. Il s’agit de Maroc Telecom en Mauritanie et au Burkina Faso, de Royal Air Maroc, de l’ONE, d’Attijariwafa bank, de BMCE Capital Afrique au Sénégal, de la Banque Populaire en Guinée, de Managem au Mali et au Niger, de l’ONA en Côte d’Ivoire, d’Ynna Holding au Mali…
De plus, la particularité dans ces relations d’affaires est désormais marquée par l’arrivée des institutions financières, gage de sécurité et d’opportunités d’investissement. D’ailleurs, Elalamy a rappelé que le Forum de partenariat d’affaires de Dakar est «la première mission économique internationale de la CGEM», prouvant si besoin est que les dizaines d’opérateurs marocains présents à Dakar accordent au marché africain. La confiance s’est installée entre partenaires d’affaires, et aujourd’hui on raisonne en termes de rentabilité.
Les différents ateliers au programme de ce forum (valorisation du coton et développement de la filière textile, infrastructures et transports, énergie et biocarburants, services financiers), tenus jeudi, ont permis de cerner davantage les besoins des uns et des autres.

Bachir THIAM

Aícha
January 29th, 2007, 01:27 AM
Le Maroc à la conquête de l’Afrique

Accueil > National
Sous l’impulsion d’une volonté politique manifeste, les entreprises marocaines se ruent sur l’Afrique noire. Le continent regorge d’opportunités d’affaires, mais également d’obstacles. Tour d’horizon. Le Sénégal, accueille Mohammed VI dans le cadre de sa troisième tournée africaine. La journée est alors déclarée fériée dans le pays et la population est venue par milliers acclamer le souverain sur la passerelle d’un aéroport qui ressemble plutôt à un terrain vague.

L’image en dit long sur la popularité et la respectabilité dont jouit le Maroc dans ce pays, voire dans toute la région d’Afrique de l’Ouest. Une respectabilité que le royaume doit d’abord à une implication personnelle du roi. Dès 2000, un an seulement après son accession au pouvoir, Mohammed VI envoie un message d’envergure au continent. Lors du sommet Europe - Afrique tenu au Caire, il annonce l’annulation de la dette des pays africains les moins avancés et l’exonération totale des droits de douane sur leurs marchandises. Plus qu’un signal, c’est une véritable rupture pour le royaume dans sa politique africaine, mise en “stand by” depuis que le Maroc s’est retiré de l’Organisation de l’Unité Africaine (aujourd’hui Union Africaine), suite à la reconnaissance par cette dernière de la RASD en 1984.

Ces retrouvailles avec le continent ne sont que le premier pas d’une stratégie d’expansion économique en Afrique voulue par le souverain. Au cours de ses périples africains, le roi signe des conventions à tour de bras avec différents pays de la région. Des accords qui balisent le terrain pour une véritable ruée des entreprises marocaines sur le continent. “Ces conventions, sur la protection des investissements ou de la non-double imposition, que le Maroc a signées avec différents pays d’Afrique de l’Ouest, sont primordiales pour encourager les échanges commerciaux et les investissements”, explique Mehdi Mimoun de la Direction des études et de la coopération sectorielle au ministère des Affaires étrangères.

“Saga Africa”

Le but est sans doute l’accroissement des échanges avec cette zone, dont le niveau actuel est loin de refléter les relations singulières entretenues avec ces pays. Estimés en moyenne à 360 millions de dollars, les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne représentent 2% à peine de la valeur globale des échanges extérieurs du royaume. Une situation appelée à évoluer, surtout que, depuis quelques années, le secteur privé met le paquet sur cette région pour mener une stratégie de croissance externe.

En effet, dès 2000, un grand nombre d’entreprises marocaines sont allées s’installer en Afrique. Managem a signé des partenariats pour la production d’or et de cobalt, respectivement au Congo et au Gabon, via un investissement de plus de 300 millions de dirhams. La filiale minière de l’ONA est également présente en Guinée, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. BMCE Bank, de son côté, a été aussi l’une des premières entreprises à se tourner vers le continent africain. En s’implantant en mars 2003 au Sénégal, BMCE Capital s’est imposée parmi les banques d’affaires sur lesquelles le gouvernement sénégalais s’appuie pour ses montages financiers. En quatre ans d’activité, son palmarès est édifiant : emprunt de 50 millions d’euros pour le compte du port autonome de Dakar, privatisation du distributeur d’électricité Senelec (dans lequel l’ONE a pris une participation), financement pour la construction de l’aéroport international de Dakar et, tout récemment, l’accompagnement pour l’attribution d’une troisième licence de téléphonie. Une licence qui intéresse au plus haut point une autre entreprise marocaine, devenue particulièrement active sur le continent africain. En effet, après avoir pris la majorité des opérateurs historiques en Mauritanie puis au Burkina Faso, Maroc Telecom suit de près la troisième licence sénégalaise.

Néanmoins, les investissements marocains en Afrique sont loin de se limiter aux opérations réalisées par les grands groupes. L’un des opérateurs les plus connus en Afrique est sans doute l’homme d’affaires Youssef Tazi. Son groupe, CCGT, est très actif en Guinée où il a décroché un projet d’aménagement d’un périmètre agricole pour une enveloppe de 70 millions de dirhams. Il a aussi remporté au Sénégal l’un des plus grands chantiers publics, avec une route de 230 kilomètres. Autre succès en Afrique subsaharienne : celui du laboratoire casablancais Sothema, qui a investi 7,5 millions d’euros pour la construction d’une unité de fabrication de médicaments, “West Afric Pharma”. Le déplacement d’une délégation d’hommes d’affaires conduite par Driss Jettou, prévu pour cette semaine, devrait apporter son lot de nouveautés. Il est en effet question de nombreux partenariats avec les investisseurs des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Les entreprises publiques ne sont pas en reste. La Comanav comme la RAM sont également parties à la conquête de l’eldorado africain. Pour des raisons souvent politiques. Ainsi, c’est le souverain lui-même qui a ordonné à la compagnie maritime de trouver une solution pour le désenclavement de la région de la Casamance, restée isolée du monde entre 2002 et 2004 après le naufrage du navire qui reliait Dakar à Zinguichor. La RAM, de son côté, est intervenue au Sénégal après la faillite de la compagnie aérienne du pays. Avec la création d’Air Sénégal International, en partenariat avec l’Etat sénégalais, la RAM a pu non seulement sauver la centaine d’emplois de la société défunte, mais aussi en créer plusieurs dizaines.

Jalousies et oppositions

Bien évidemment, cette présence de plus en plus marquée des entreprises marocaines en Afrique - et particulièrement au Sénégal - ne fait pas que des contents. Les entreprises françaises, qui ont vu leurs homologues marocaines leur damer le pion sur différents marchés, ne cachent plus leur mécontentement. Le club des investisseurs français au Sénégal, une association qui regroupe une centaine d’entreprises, avait même déclaré dans la presse française son inquiétude quant à la déferlante marocaine. Même certains Sénégalais ne voient pas d’un bon œil le renforcement des intérêts marocains dans le pays. À titre d’exemple, le parti socialiste sénégalais n’hésite pas à reproduire sur son blog les déclarations d’un opposant au régime, qui critique fortement les accointances entre les deux chefs d’Etat. Ce dernier évoque l’éventualité de l’octroi de la 3ème licence de téléphonie à Maroc Telecom comme “un pas de géant de plus des sujets de Mohammed VI dans la cour, déjà remplie, d’Abdoulaye Wade”. Il met également en exergue l’amitié intime qui lie les représentants de BMCE Capital et le fils du président Wade. Autre exemple : les déboires du groupe Chaâbi, qui s’est vu retirer un gigantesque projet de logement social au Sénégal, alors que l’accord de la présidence lui était déjà acquis.

Pourtant, la proximité entre le Maroc et le Sénégal est loin de reposer sur de simples relations d’amitié entre chefs d’Etat. Bien que l’amitié entre Karim Wade, le fils du président, et Mohammed VI soit un secret de polichinelle, le Maroc a d’autres tours dans son chapeau. À leur tête, les liens religieux qui unissent les deux pays. Les fameuses confréries religieuses, Tijania et Kadiriya, vouent un respect particulier à la Commanderie des croyants. Il y a aussi la forte présence de la diaspora marocaine en Afrique noire. Rien qu’au Sénégal, la communauté marocaine compte près de 2 000 personnes. Et encore, il ne s’agirait là que de chiffres approximatifs. “Plusieurs de nos compatriotes appartenant aux deuxième et troisième générations jouissent déjà de la nationalité sénégalaise. Et d’autres ne sont pas répertoriés par nos représentations diplomatiques, pour la simple raison qu’ils n’ont pas besoin de cartes de séjour pour résider au Sénégal”, indique-t-on auprès du ministère des Affaires étrangères. Last but not least, le Maroc peut aussi compter sur les nombreux décideurs africains qui ont été formés au Maroc ou par des Marocains. En effet, depuis 1987, le royaume accorde chaque année quelque 6000 bourses gouvernementales aux étudiants africains.

Ceci dit, les obstacles à l’investissement dans les pays africains restent assez importants. Malgré un dynamisme diplomatique incontestable, des efforts restent à faire dans le domaine. “Les équipes en place sont focalisées essentiellement sur l’affaire du Sahara et n’accordent que peu d’intérêt aux questions économiques”, confie une entrepreneur marocain. S’ajoute à cela la corruption endémique qui rend difficile l’accès à certains marchés. D’autre part, les entrepreneurs marocains associent souvent Afrique, “sinistrose économique” et “instabilité politique”. Il faut dire que certains événements, comme la guerre civile en Côte d’Ivoire ou la dévaluation du franc guinéen, réduisant à néant le pouvoir d’achat de la population, leur donnent souvent raison. Néanmoins, des succès sont aussi là pour rassurer quant au gisement de croissance que représente le continent.

Entreprises publiques : Une orientation politique

Il n’y a pas de secret. Que ce soit pour la Comanav ou pour la RAM, la décision d’investir en Afrique est “venue d’en haut”. Pour commencer, Air Sénégal International est venue remplacer la défunte Air Sénégal (tout court). La quasi-totalité des salariés a été reprise par cette nouvelle compagnie que la RAM contrôle à 51%. Et l’actionnaire principal ne lésine pas sur les moyens pour moderniser au mieux sa filiale africaine. Exemple : en juillet 2005, la compagnie recevait - pratiquement au même moment que sa maison-mère - un Boeing 767-700. Une livraison qui a pris des allures de fête au Sénégal : le président Abdoulaye Wade, accompagné d’une armée de ministres, avait assisté à la réception officielle du gros porteur. Aujourd’hui, Air Sénégal International (ASI) déploie ses ailes sur tout le continent africain. Mais l’investissement de la RAM s’est révélé plus rentable que prévu. À fin 2005, ASI a transporté quelque 400 000 passagers, réalisant un chiffre d’affaires avoisinant le milliard de dirhams et dégageant un bénéfice d’une dizaine de millions. “Le plan d’affaires initial prévoyait un trafic de près de 150 000 passagers seulement”, précise-t-on du côté de la RAM.

La Comanav n’a pas eu autant de “chance”. C’est en 2004, alors qu’elle poursuivait toujours un plan de redressement draconien, que la compagnie maritime mouille au Sénégal. Dictée au cours d’un voyage officiel du roi en Afrique, son intervention devait répondre à un besoin humanitaire. Depuis 2002, la Casamance, région au sud du Sénégal, s’est retrouvée enclavée après que le Joola (bateau assurant alors la navette entre Dakar et Ziguinchor) eut chaviré au large des côtes gambiennes. Une catastrophe maritime considérée comme la plus importante de tous les temps (1800 disparus, plus que les 1500 du Titanic).

Comanav prenait ainsi une part de 51 % d’une société mixte, Somat, créée pour ressusciter la liaison avec un capital d’environ 25 millions de dirhams. La compagnie investit aussi dans la formation du personnel sénégalais et prend le soin de détacher sept de ses cadres pour tenir la barre. Pourtant, la ligne est loin d’être rentable, bien que le prix du ticket pour cette desserte soit subventionné par le gouvernement sénégalais. “Nous savions à l’avance que l’exploitation de cette ligne ne permettrait pas de gagner de l’argent. Le but était de montrer nos compétences sur le terrain, pour pouvoir décrocher d’autres lignes sur ce pays qui, elles, seraient rentables”, explique le management de la société. Une liaison maritime entre Casablanca et le Sénégal, via la Mauritanie, est aujourd’hui dans le pipe. Une bonne occasion pour se refaire.

Banques : Des ambitions régionales

À peine la méga-fusion BCM - Wafabank entérinée, le champion national se tournait déjà vers l’Afrique. Dès 2004, il prend soin d’étudier la possibilité de participer à la privatisation de la Banque du Sud en Tunisie. Il y renonce dans un premier temps, en raison de la fragilité financière de la cible. Il continue néanmoins à suivre de près l’établissement. Attijariwafa revient à la charge une année plus tard, pour concrétiser une prise de participation de 33 % dans le capital de la Banque du Sud, avec son partenaire espagnol Grupo Santander. La banque se nomme aujourd’hui Attijari Bank et son management a l’ambition d’en faire le deuxième établissement tunisien à horizon 2010. La saga africaine d’Attijariwafa ne s’arrête pas là. En 2005, elle crée une banque au Sénégal, en investissant quelque 35 millions de dirhams. Elle se renforce davantage dans ce pays en signant un protocole d’accord pour le rachat des deux - tiers de la Banque sénégalo-tunisienne. Un réseau de 12 agences, très actif sur le segment des entreprises, vient donc s’ajouter aux trois agences d’Attijariwafa, qui a choisi d’élire domicile à une centaine de mètres de la résidence présidentielle à Dakar. Et le “champion africain” ne compte pas s’arrêter là. Il reste à l’affût de toute opportunité qui pourrait se présenter dans la région. Il a d’ailleurs déposé une demande d’agrément pour l’ouverture d’une banque en Algérie, emboîtant le pas à la BMCE Bank qui, elle, a déjà obtenu son sésame pour exercer sur ce marché. La BMCE a été la pionnière en Afrique, puisqu’elle a investi le Sénégal dès 2003. Son activité reste néanmoins limitée au conseil et à la gestion de patrimoine.

Maroc Telecom : L’opérateur régional

Abdeslam Ahizoune n’a pas eu besoin d’attendre le résultat officiel de la privatisation de l’opérateur historique du Burkina Faso pour conduire une délégation de journalistes, le 28 décembre dernier, couvrir cette nouvelle acquisition. Le verdict est tombé alors que les Marocains foulaient l’aéroport de Ouagadougou : Maroc Telecom détient désormais 51 % du capital d’Onatel, qu’elle a payé pour près de 2,5 milliards de dirhams. Pourtant, la partie était loin d’être gagnée d’avance. Maroc Telecom était en concurrence avec des prétendants de poids, dont France Télécoms. Le Pays des hommes intègres aurait-il vu en Maroc Telecom un partenaire régional plus intéressant ? En effet, la filiale de Vivendi se démarque déjà en Mauritanie, où elle contrôle Mauritel. Un investissement payé à l’époque pour plus de 40 millions de dollars et qui se révèle aujourd’hui fructueux. La filiale mauritanienne dégage un chiffre d’affaires de plus de 800 millions de dirhams et un résultat d’exploitation de 260 millions. Maroc Telecom ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle suit de près le processus d’attribution d’une troisième licence de téléphonie au Sénégal. Les couloirs bruissent déjà d’une première proposition, qui se chiffrerait à 20 millions de dollars.

Ynna Holding : Chaâbi l’Africain

Le groupe de Miloud Chaâbi fut l’un des premiers à aller chercher la croissance au-delà des frontières. Dès 1967, il s’installe en Libye pour réaliser son premier marché dans le BTP. Quelques années plus tard, le point de chute sera la Tunisie, pour y créer une usine de tuyauterie, toujours en activité. Ce sera le tour de l’Egypte au début des années 90, avec une unité de fabrication de batteries. Le vétéran de l’industrie s’installera également en Afrique subsaharienne avant tout le monde. En 1997, il investit près de 50 millions de dirhams en Côte d’Ivoire, dans une usine de fabrication de tubes en PVC. À l’époque, certains y voyaient une manière détournée pour l’homme d’affaires de sortir ses fonds du pays. Quoiqu’il en soit, Ynna Holding compte actuellement différents projets, notamment dans le BTP et le tourisme, au Sénégal, au Gabon, en Mauritanie et même au Mali. Le groupe mène également un gros projet de logement en Guinée Equatoriale. Pour autant, ces dernières années, le groupe a davantage réorienté ses investissements vers le marché marocain, en se positionnant sur de nouveaux secteurs d’activité.

TelQuel - Fahd Iraqi

Redalinho
January 29th, 2007, 02:56 PM
Le Maroc intéressé par la concession d¹une autoroute et d¹un terminal à conteneurs (1/29/2007)

http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=61443


Le Premier ministre, Driss Jettou, d¹effectuer une visite de travail de deux jours axée, terminée samedi, sur le renforcement des échanges commerciaux entre le Maroc et le Sénégal et les autres pays de l¹Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Après un premier entretien vendredi avec son homologue sénégalais, Macky Sall, le Premier ministre a été reçu par le président Abdoulaye Wade qui a réitéré le soutien ferme de son pays à l¹intégrité territoriale du Maroc et au projet d¹autonomie proposé par le Maroc pour trouver une solution définitive à la question du Sahara.
Le chef de l¹Etat sénégalais a également fait part de sa volonté de consolider et de renforcer davantage les relations avec le Maroc et de les élargir à d¹autres domaines, en souhaitant que Dakar soit la porte d¹entrée des produits marocains en Afrique de l¹Ouest.
Driss Jettou a été reçu une deuxième fois samedi par le président Wade qui l¹a décoré du grade du grand officier de l¹ordre du Lion, l¹une des hautes distinctions décernées par l¹Etat du Sénégal.
Par ailleurs, le Premier ministre a exprimé samedi l¹intérêt des entreprises marocaines pour la gestion d¹une autoroute de 40 km, en voie de réalisation au Sénégal, et d¹un nouveau terminal à conteneurs au port de Dakar. Il a présidé samedi à Dakar une séance de travail avec son homologue sénégalais, M. Macky Salla, et a assuré que le Maroc, en développant sa présence économique au Sénégal, «ne cherche pas le profit immédiat ou les gains faciles».
«Nous ne venons pas en conquérants au Sénégal et nous ne voulons pas exploiter un pays», a-t-il dit, précisant que le Maroc est plutôt soucieux de «construire des relations de partenariat avec un pays ami».
Le Premier ministre a expliqué que la concession d¹une autoroute «n¹est rentable que dans 15 ou 20 ans» et l¹exploitation d¹un terminal à conteneurs «n¹apporte pas du profit immédiat». Il a fait part de la volonté du Maroc d¹intensifier ses investissements et de contribuer à l¹édification de plusieurs autres infrastructures au Sénégal, notamment dans les domaines du transport et de l¹industrie.
M. Jettou a ajouté que le Maroc était engagé à faire de Dakar sa porte d¹entrée vers les pays de l¹Afrique de l¹Ouest, mais sur la base d¹un partenariat avec les opérateurs économiques sénégalais.
Le Premier ministre sénégalais a salué, de son côté, l¹engagement affiché par le Maroc pour développer ses relations économiques et ses échanges commerciaux avec le Sénégal, soulignant que son pays comptait beaucoup sur le Maroc pour accélérer le développement de son économie et la mise en oeuvre de grands projets d¹infrastructure.
M. Salla a, en outre, mis l¹accent sur la disposition de son gouvernement d¹examiner avec le Maroc les possibilités de coopération dans la gestion de l¹autoroute en voie de construction, invitant également les entreprises marocaines à soumissionner à l¹appel d¹offres pour la gestion du nouveau terminal à conteneurs au port de Dakar.

Redalinho
January 29th, 2007, 02:59 PM
http://www.telegeography.com/cu/article.php?article_id=16049&email=html

Maroc Telecom buys majority share in Onatel

Morocco’s Maroc Telecom has paid EUR220 million (USD290 million) for 51% of Burkina Faso’s incumbent fixed line and mobile operator Onatel. Between them, Onatel and its mobile subsidiary Telmob have 100,000 fixed line subscribers and 400,000 mobile customers (around 40% of the country’s mobile market). Burkina Faso had only a 0.8% fixed line teledensity and 8% mobile penetration at the end of 2006.

MoroccanBeauty
February 8th, 2007, 07:27 PM
Rabat, Jan.8 - Morocco has reiterated it willingness to conclude trade and investment agreements with the African regional grouping UEMOA.

Negotiations for this purpose are reaching an "advanced stage," said, here Wednesday, Moroccan Foreign Affairs Minister Mohammed Benaissa who was co-chairing with his Burkina Faso counterpart, Youssef Ouedraogo the second session of the two countries' joint commission.

Benaissa said agreements with such an organization would greatly contribute to boosting bilateral relations.

Burkina Faso is a member country of the UEMOA, (French acronym for the West African Economic and Monetary Union).

The official expressed Morocco's appreciation for Burkina Faso's support in this regard, as this country is current chairman of the UEMOA.

The UEMOA was created by the Dakar treaty in 1994 with the aim to promote economic integration among West African countries that share a common currency, the CFA franc. Its member states are : Burkina Faso, Bénin, Côte d'Ivoire, Guinea Bissau, Togo, Sénégal, Niger and Mali.

http://www.map.ma/eng/sections/box4/morocco_eyes_investm/downloadFile/photo/Joint_commission.jpg

Redalinho
March 26th, 2007, 06:03 PM
La BMCE Bank vise l'Afrique

http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Economie&article_id=12318

Au niveau de développement à l'international, M. Benjelloun a affirmé la volonté de son groupe à continuer son expansion en Europe, au Maghreb et en Afrique subsaharienne, notamment par le biais de la constitution des instances de gouvernance et des structures opérationnelles de MediCapital Bank à Londres, le lancement des activités de la filiale tunisienne et l'annonce de la création d'une banque d'Affaires au Gabon.

Le choix de renforcer le développement à l'international de la BMCE Bank, a précisé M. Benjelloun, est justifié et motivé par les fruits de la contribution au résultat net consolidé en forte hausse de la Banque de Développement du Mali et de la Congolaise Banque.

Pour consolider encore plus les lignes de force de son positionnement régional, continental et international, le groupe BMCE Bank vient de sceller une alliance avec AFH/Bank of Africa, et par laquelle il est devenu un actionnaire de référence de cette banque africaine avec une participation à hauteur de 35 % au capital.

Redalinho
April 18th, 2007, 11:29 AM
Lesieur-Cristal se renforce en Tunisie

· Sa filiale, Cristal Tunisie, ouverte à Lesieur France à hauteur du tiers

· Un marché de 200.000 tonnes par an, largement subventionné

LES entreprises marocaines confirment leur appétit pour les marchés voisins. Après les banques, c’est au tour de l’agroalimentaire de s’exporter. Il y a un an, Lesieur-Cristal Maroc ouvrait le bal en créant Cristal Tunisie. Initialement détenue par le tunisien YK Hmila Holding et Lesieur Cristal Maroc, le tour de table de Cristal Tunisie s’ouvre, aujourd’hui, à un nouveau venu. Ce n’est autre que Lesieur France. En vertu d’un accord de partenariat signé, le vendredi 23 mars à Tunis, Cristal Tunisie devient une propriété, à parts égales, des trois opérateurs. Il s’agit de faire de Cristal Tunisie «un opérateur influent sur son marché domestique», affirme Ahmed Rahhou, PDG de Lesieur Cristal Maroc. Et d’ajouter, «l’arrivée de Lesieur France permettra de renforcer notre potentiel d’investissement». Pour Rahhou, «l’objectif principal est d’avoir une longueur d’avance dans un marché en pleine mutation».
Côté management, c’est un Marocain qui prend les commandes de la filiale tunisienne. Aussi le marketing sera-t-il centralisé au niveau des directions Maroc et France mais avec des relais en Tunisie pour ce qui est du conseil en communication et des études de marché.
Les atouts sur lesquels misent les partenaires sont la qualité, la communication et la notoriété de leurs deux marques. Lesieur et Cristal existaient déjà sur le marché tunisien par le biais de l’export. Or les droits de douanes élevés ont constitué une barrière dissuasive plaidant en faveur d’une production délocalisée en Tunisie.
Bien que Lesieur et Cristal soient connues du consommateur tunisien, il faudra faire face à deux types de concurrents. La concurrence directe des marques tunisiennes Nejma et Safia. Celles-ci se partagent le marché des huiles non-subventionnées. Et la concurrence, plus rude, des huiles subventionnées par l’Etat. Il faut dire qu’aussi bien Lesieur-Cristal que les marques tunisiennes se dressent en challenger vis-à-vis de l’huile subventionnée qui s’accapare plus de 90% des parts de marché. «La situation actuelle du marché tunisien pourrait être comparée à ce que nous avons connu au Maroc dans les années 1970 et 80. Tout laisse à penser qu’il sera amené, tôt ou tard, à connaître la même évolution que le nôtre. S’engager sur la voie de la libéralisation est inévitable», précise le PDG de Lesieur-Cristal Maroc.
Cristal Tunisie aura donc pour mission prioritaire de servir le marché tunisien mais «elle ne s’interdira pas à prendre des parts dans les marchés de proximité comme la Libye», déclare Rahhou.

Redalinho
April 18th, 2007, 11:31 AM
BMCE Bank s'implante dans dix pays africains d'un coup

Elle achète 35% d’Africa Financial holding qui contrôle Bank of Africa.
150 agences sous contrôle et un rôle prééminent en Afrique de l’Ouest.
Des complémentarités avec l’existant mais également des doublons.


http://www.lavieeco.com/Economie/bmce-bank-s-implante-dans-dix-pays-africains-d-un-coup/page_image


Coup de maître pour BMCE Bank. La troisième banque du pays a annoncé en grande pompe, vendredi 16 mars, la concrétisation d’un partenariat historique avec le groupe Bank of Africa, troisième réseau bancaire en Afrique de l’Ouest. Avec plus de 150 agences sous contrôle, la banque affiche, à fin 2006, un résultat net et des fonds propres consolidés respectivement de 21,7 millions d’euros (240 millions de DH) et de 1,35 milliard d’euros (15 milliards de DH). Outre qu’il symbolise un exemple à démultiplier de coopération intelligente Sud-Sud, l’évènement est de taille et à plusieurs titres.

Une présence en Afrique de l’Est également
En effet, à travers ce partenariat, BMCE Bank devient le premier actionnaire du holding de tête Africa Financial Holding (AFH), basé au Luxembourg, en détenant 35% de son capital. L’établissement financier sera donc désormais aux commandes, aux côtés d’institutionnels de renom tels Proparco (filiale de l’Agence française de développement) ou le Fonds de développement néerlandais (Netherlands development finance company). L’impact sur la performance consolidée de la banque marocaine ne sera donc que plus fort car, à ce niveau, c’est la méthode d’intégration globale qui prévaut et les comptes 2007 devraient donc être logiquement boostés par ce mariage.

Mais le plus important est le pas de géant entamé par la BMCE. Car, à travers cette opération, il ne s’agit pas d’une croissance à l’international à dose homéopathique comme on avait l’habitude d’en voir jusqu’à présent dans la conquête du Sud par les banques marocaines. L’opération permet à l’acquéreur d’étendre ses tentacules simultanément dans dix nouveaux pays à la fois. Explication : si l’on ne compte que les participations majoritaires dans les entités opérationnelles, AFH contrôle et gère 10 banques fédérées sous enseigne Bank of Africa (BOA), trois sociétés de leasing et une société de Bourse. L’essentiel de ces institutions financières est implanté dans l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), plus précisément au Mali (berceau du groupe), Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Mali, Burkina Faso et Niger.

Sachant aussi que le réseau couvre des pays de l’Afrique de l’Est tels le Kenya, Madagascar, l’Ouganda sans compter les projets en cours dans l’Ile Maurice et la Tanzanie, BMCE Bank prend ainsi une sérieuse option pour s’ériger en banque de référence sur tout le continent africain. Pour ne rien gâcher, ses autres implantations directes en Afrique sont assez complémentaires du réseau de son partenaire. BMCE Bank couvre déjà deux pays où BOA est absent, la Tunisie, à travers sa banque d’affaires Axis Capital, et le Congo-Brazzaville par l’entremise de la banque commerciale La Congolaise de Banque. Au Sénégal, un des pays les plus prometteurs de l’Afrique de l’Ouest où BMCE Bank a implanté avec succès, depuis quatre ans, une banque d’affaires (BMCE Capital Dakar), BOA apporte une banque commerciale importante qui manquait encore au tableau de chasse.

Un relais de croissance pour la banque d’affaires prévue à Londres
Enfin, cette alliance permet au groupe BMCE Bank de s’assurer une base arrière africaine assez opportune pour son important projet, en cours, de création d’une banque d’investissement de niche installée au cœur de la City, à Londres, au conseil d’administration de laquelle siégera le célèbre banquier Peter Cooke (auteur du ratio homonyme et pierre angulaire des règles prudentielles du secteur bancaire). Cette banque qui devrait, selon nos informations, entamer ses activités dès le deuxième semestre 2007, se veut une jonction entre le marché financier européen le plus dynamique et l’Afrique, notamment en matière d’accompagnement des banques consœurs sur place pour le financement et le montage des grands projets d’infrastructure, d’énergie, de télécoms et autres.

Au demeurant, BMCE Bank, qui s’est vue, en 2004, largement distancée en terme de taille, sur son marché domestique, dans la foulée de la fusion BCM-Wafabank, prend plusieurs longueurs d’avance à l’international sur ses concurrents immédiats, Attijariwafa bank et le groupe Banques Populaires, qui ont eux aussi plusieurs projets de croissance en Afrique.

Redalinho
May 17th, 2007, 06:41 PM
CDG buys 3% of TUI

http://www.partirencroisiere.fr/images/article/acceuil/acceuil_CARNIVAL-TUI-AG-269.jpg




http://www.fmdt.ma/details.php?id=3636

LA CDG a acheté des participations dans le groupe allemand de tourisme TUI (Touristik Union International). Cette prise de participation, même de 3%, est qualifiée de stratégique, selon une source proche du dossier. Néanmoins, les détails de cette transaction, conduite selon nos informations par Fipar Holding, ne sont pas encore connus.

Une chose est sûre, cette entrée dans le capital du groupe leader mondial dans le secteur s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la CDG à l’international, particulièrement lorsque ces investissements sont importants pour le développement du pays et ayant des perspectives de rentabilité incontestables. En effet, le groupe TUI est très présent au Maroc depuis quelques années.

3.500 agences de voyages

Il a déjà construit un hôtel 5 étoiles à Agadir en partenariat avec Holidays services (Belabbès Taârji possède Tikida). Ce même groupe est dans le tour de table de Jet4you, la première compagnie privée low-cost marocaine.

TUI est le plus grand groupe de tourisme au monde. Il possède 3.500 agences de voyages, 79 tour-opérateurs dans 18 pays, 100 avions, 10 navires de croisière, 12 groupes hôteliers (163.000 lits). En plus, c’est une importante compagnie maritime et porte-conteneurs (4e rang mondial).

En tout cas, cette stratégie à l’international vient d’être renforcée juridiquement par la création de 2 sociétés offshore à Tanger.

La première, Fipar international, est dotée d’un capital social de 100.000 euros.

La deuxième, Teck Capital Management, le capital social s’élève également à 100.000 euros.

Les deux entreprises sont domiciliées au 7, rue du Mexique à Tanger, dans la zone offshore. Les premiers conseils d’administration des deux sociétés, tenus début du mois, ont désigné Mustapha Bakkoury, président et Mohamed Amine Benhalima (Fipar-holding), secrétaire du conseil.

Les deux sociétés ont pour objet principal «la gestion des valeurs mobilières ou la souscription à titre de participation au capital d’autres sociétés».

L’annonce légale parle de « prise de participation directe ou indirecte, par voie de souscription au capital ou par acquisition de titres en qualité d’actionnaire ou d’associé dans des entreprises dont le capital est libellé en monnaies étrangères convertibles et dont toutes les opérations sont effectuées en monnaies étrangères convertibles».

Rappelons que la CDG, toujours à travers Fipar-holding, avait racheté 10% du capital de Club Méditerranée en juin dernier. Club Med, société anonyme et cotée à l’Euronext Paris, opère dans l’exploitation des villages de vacances et l’organisation de voyages.

Leur partenariat ne date pas de l’année dernière. Déjà il a démarré dans les années 60 par la location à Club Med du village de Ristinga Smir, propriété du groupe CDG.
Ce partenariat s’est développé avec la construction d’un village de vacances dans la palmeraie de Marrakech puis la construction d’une joint-venture dénommée Société immobilière de la mer (SIM) et détenue à hauteur de 60% par la CDG et 24% par Club Med.

Une valorisation de près de 11 milliards de DH

FIPAR-HOLDING est la société d’investissement de la CDG avec des participations significatives dans l’industrie, les infrastructures, les services et le secteur financier.

Elle détient en direct et gère pour compte de tiers une trentaine de lignes de participations pour une valorisation de près de 11 milliards de DH.

Redalinho
June 30th, 2007, 01:01 PM
"Le Gabon est-il devenu une province du Maroc ?"

http://www.easyvoyage.com/images/destination/GABON/CARTE-GABON.gif

http://www.afriquecentrale.info/central.php?o=1&s=296&d=3&i=677

usque-là cantonnée aux colonnes de la presse, la polémique provoquée par la privatisation de l'opérateur public Gabon Télécom au profit d'un repreneur marocain a pris un tour plus politique, majorité et opposition déplorant le "bradage" du patrimoine national. Après deux mois d'une virulente campagne de presse alimentée par le pourtant très orthodoxe quotidien L'Union, l'Assemblée nationale s'est à son tour emparée jeudi de "l'affaire" de la cession de 51% du capital de Gabon Télécom à Maroc Télécom, lui-même filiale à 51% du groupe français Vivendi.
Pendant plus de deux heures, les députés se sont succédé à la tribune pour critiquer à coeur joie, toutes tendances confondues, la liquidation de ce "fleuron des entreprises gabonaises".

C'est Pierre Mamboundou, l'une des figures de l'opposition au président Omar Bongo Ondimba, qui a ouvert le feu en réclamant l'annulation pure et simple d'une opération où, a-t-il estimé, "la souveraineté nationale a été bafouée" et "le patrimoine de notre pays honteusement bradé".

Sur la même ligne du patriotisme économique, son collègue du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir Emmanuel Laté a dénoncé les conditions de la cession de Gabon Télécom, dont le prix de vente a été fixé à 40 milliards de francs CFA (61 millions d'euros), estimant qu'elles faisaient du Gabon "une succursale du Maroc en terme de télécommunications".

"Le Gabon est-il devenu une province du Maroc ?", s'est même interrogé le député de l'opposition Léon Mbou Yembi. "Quand la République gabonaise négocie avec un partenaire, elle ne doit pas le faire à genoux mais debout", a-t-il poursuivi, qualifiant cette privatisation de "trahison évidente des intérêts vitaux de notre pays".

Confronté à ce déluge de critiques sur "le comment" de la vente de Gabon Télécom, le ministre des Finances Paul Toungui a répondu en rappelant "le pourquoi" de l'opération.

"La gestion de Gabon Télécom a conduit à des résultats mitigés", a expliqué le grand argentier gabonais, citant "sureffectifs", "sursalaires", "avantages indus" et "dépenses non maîtrisées". "Il était urgent d'arrêter (...) sous peine de condamner (l'entreprise) au dépôt de bilan", a-t-il estimé.

Dans sa plaidoirie, Paul Toungui s'est trouvé un allié de choix en la personne du président du directoire de Maroc Télécom qui, par pure coïncidence ou art consommé de l'opportunité, passait au même moment en revue les troupes de sa nouvelle propriété gabonaise.

Quelques heures plus tôt, Abdeslam Ahizoun a rappelé devant la presse avoir trouvé Gabon Télécom dans un "véritable état de chaos (...) du fait d'une gestion calamiteuse et contraire aux règles de bonne gouvernance", évoquant même "un pillage et une gabegie généralisés".

Après étude des comptes de l'entreprise, que personne n'avait osé certifier avec la transaction, les Marocains ont chiffré à environ 90 milliards de francs CFA (138 millions d'euros) ses pertes consolidées, selon M. Ahizoun.

"Quand j'entends que c'est un fleuron qui nous a été donné, je ne sais pas si beaucoup auraient osé acheter cette entreprise dans l'état où nous l'avons trouvé", a-t-il ironisé. Se déclarant "déçu par la campagne de presse orchestrée par ceux qui veulent remettre en cause la privatisation", il s'est toutefois engagé à "tout faire pour redresser" l'entreprise.

Sa promesse n'a apparemment pas convaincu l'opposition gabonaise qui, par la voix de M. Mamboundou, a exigé la mise en accusation de tous les promoteurs de la cession de Gabon Télécom pour "atteinte à la souveraineté nationale".

nwusaad
June 30th, 2007, 01:59 PM
"Le Gabon est-il devenu une province du Maroc ?"

http://www.easyvoyage.com/images/destination/GABON/CARTE-GABON.gif

http://www.afriquecentrale.info/central.php?o=1&s=296&d=3&i=677

usque-là cantonnée aux colonnes de la presse, la polémique provoquée par la privatisation de l'opérateur public Gabon Télécom au profit d'un repreneur marocain a pris un tour plus politique, majorité et opposition déplorant le "bradage" du patrimoine national. Après deux mois d'une virulente campagne de presse alimentée par le pourtant très orthodoxe quotidien L'Union, l'Assemblée nationale s'est à son tour emparée jeudi de "l'affaire" de la cession de 51% du capital de Gabon Télécom à Maroc Télécom, lui-même filiale à 51% du groupe français Vivendi.
Pendant plus de deux heures, les députés se sont succédé à la tribune pour critiquer à coeur joie, toutes tendances confondues, la liquidation de ce "fleuron des entreprises gabonaises".

C'est Pierre Mamboundou, l'une des figures de l'opposition au président Omar Bongo Ondimba, qui a ouvert le feu en réclamant l'annulation pure et simple d'une opération où, a-t-il estimé, "la souveraineté nationale a été bafouée" et "le patrimoine de notre pays honteusement bradé".

Sur la même ligne du patriotisme économique, son collègue du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir Emmanuel Laté a dénoncé les conditions de la cession de Gabon Télécom, dont le prix de vente a été fixé à 40 milliards de francs CFA (61 millions d'euros), estimant qu'elles faisaient du Gabon "une succursale du Maroc en terme de télécommunications".

"Le Gabon est-il devenu une province du Maroc ?", s'est même interrogé le député de l'opposition Léon Mbou Yembi. "Quand la République gabonaise négocie avec un partenaire, elle ne doit pas le faire à genoux mais debout", a-t-il poursuivi, qualifiant cette privatisation de "trahison évidente des intérêts vitaux de notre pays".

Confronté à ce déluge de critiques sur "le comment" de la vente de Gabon Télécom, le ministre des Finances Paul Toungui a répondu en rappelant "le pourquoi" de l'opération.

"La gestion de Gabon Télécom a conduit à des résultats mitigés", a expliqué le grand argentier gabonais, citant "sureffectifs", "sursalaires", "avantages indus" et "dépenses non maîtrisées". "Il était urgent d'arrêter (...) sous peine de condamner (l'entreprise) au dépôt de bilan", a-t-il estimé.

Dans sa plaidoirie, Paul Toungui s'est trouvé un allié de choix en la personne du président du directoire de Maroc Télécom qui, par pure coïncidence ou art consommé de l'opportunité, passait au même moment en revue les troupes de sa nouvelle propriété gabonaise.

Quelques heures plus tôt, Abdeslam Ahizoun a rappelé devant la presse avoir trouvé Gabon Télécom dans un "véritable état de chaos (...) du fait d'une gestion calamiteuse et contraire aux règles de bonne gouvernance", évoquant même "un pillage et une gabegie généralisés".

Après étude des comptes de l'entreprise, que personne n'avait osé certifier avec la transaction, les Marocains ont chiffré à environ 90 milliards de francs CFA (138 millions d'euros) ses pertes consolidées, selon M. Ahizoun.

"Quand j'entends que c'est un fleuron qui nous a été donné, je ne sais pas si beaucoup auraient osé acheter cette entreprise dans l'état où nous l'avons trouvé", a-t-il ironisé. Se déclarant "déçu par la campagne de presse orchestrée par ceux qui veulent remettre en cause la privatisation", il s'est toutefois engagé à "tout faire pour redresser" l'entreprise.

Sa promesse n'a apparemment pas convaincu l'opposition gabonaise qui, par la voix de M. Mamboundou, a exigé la mise en accusation de tous les promoteurs de la cession de Gabon Télécom pour "atteinte à la souveraineté nationale".


Thats pure populist arguments. I guess that Algeria, Tunisia, Pakistan, Italy, Greece, RDC... are all provinces of Egypt as Orascom is a telecom provider in all these countries. Basically they are arguing for autarcky in order to avoid losing their national sovereignty... this will only make their economy more inefficient and poor.

Aícha
August 18th, 2007, 04:21 PM
Privatisation de la Snec : l'Onep tient la corde
CAMEROUN - 13 août 2007
Nouveau revers pour un groupe français dans un dossier de privatisation en Afrique francophone. Après l'échec de Bolloré face à Dubai Ports World pour la concession du port de Dakar, Veolia Water vient de se voir préférer l'opérateur marocain Onep (Office national des eaux potables) pour la reprise de la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec). À l'issue du dépouillement des offres présentées par les deux sociétés, le comité de privatisation a considéré que la proposition de l'Onep était la plus favorable.

Veolia conteste cette décision et a exprimé ses réserves à la Banque mondiale ainsi qu'à la présidence de la République camerounaise. La Banque mondiale, dont les autorités camerounaises attendent qu'elle prenne position sur le dossier avant de rendre publique leur décision, semble appuyer l'option l'Onep, plus avantageuse sur le plan financier. D'autant que les déboires de Veolia dans la gestion de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) ne plaident pas en sa faveur.



http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN13087privaedroca0

Redalinho
October 12th, 2007, 01:29 PM
Ynna holding construit une ville en Egypte, Jet Sakane 1 000 immeubles en Libye

Les deux groupes ont osé l’aventure africaine et moyen-orientale avec de gros marchés à la clé.
Ynna holding mène un projet d’un milliard de dollars aux Emirats Arabes Unis et Jet Sakane travaille au Gabon et en Guinée équatoriale.

page_image Guinée équatoriale, Gabon, Sénégal, Egypte et même Emirats Arabes Unis, l’expérience en matière de promotion immobilière s’exporte. Deux groupes immobiliers en particulier ont réussi ce pari. Il s’agit d’ Ynna holding et de Jet Sakane. Les deux groupes sont aujourd’hui présents dans de grands projets de logements sociaux et de standing dans différents pays arabes et africains.

Bien sûr, de telles aventures ne manquent pas de difficultés, l’exécution de certains de leurs projets se trouvant parfois confrontée à des problèmes fonciers notamment. Pour autant, nos promoteurs ne désarment pas. «Notre présence à l’étranger est un signe de diversification», argue Miloud Chaâbi, PDG d’Ynna holding, pionnier en matière d’investissements immobiliers à l’étranger. Il faut dire que les différentes filiales de ce groupe ont accumulé une grande expérience dans différents pays africains et arabes. Et ce n’est pas sans fierté que Miloud Chaâbi passe en revue les réalisations de son groupe en cours. En Egypte, d’abord, où le groupe est actionnaire dans l’une des plus grandes entreprises de promotion immobilière de la vallée du Nil. Il s’agit de Madinat Nasr, dont le projet le plus en vue porte sur la construction d’une ville nouvelle. «Les logements prévus vont de l’économique au haut standing en passant par le moyen de gamme», souligne le PDG d’Ynna holding. Pour ses différents projets de logements sociaux, le groupe Chaâbi, précurseur en matière d’investissement dans les pays africains, a d’ailleurs été primé au Caire.

En Guinée équatoriale, le groupe est également sur un projet portant sur la construction de près de 500 logements de moyen standing. La convention a été signée en 2005 avec l’Etat et le projet est aujourd’hui dans sa phase finale. En outre, Ynna holding compte se lancer dans la réalisation de projets immobiliers, de centres commerciaux et d’unités hôtelières dans les principales villes de ce pays.
Mais l’investissement qui tient le plus à cœur à M.Chaâbi se trouve aux Emirats Arabes Unis. «En principe, ce sont les Emiratis ainsi que les entreprises d’autres pays du Golfe qui viennent investir au Maroc. Le contraire est plutôt rare. Le groupe a tenu à réaliser ces investissements pour montrer l’exemple d’une coopération entre pays arabes», souligne un responsable du groupe.

Important : s’entourer de garanties étatiques
Dans ce pays, Ynna holding est présent dans deux émirats: Dubaï et Charjah. Dans le premier émirat, il réalisera seul des projets touristiques, hôteliers et immobiliers de haut standing. A Charjah, les Marocains se sont associés à Gasmi Group, promoteur immobilier local. La société maroco-émiratie née de cette coopération réalise des projets de luxe. Montant global des investissements prévus : un milliard de dollars.

Le quatrième pays dans lequel Ynna holding est présent est le Sénégal. Le groupe marocain a en effet signé, en 2005, une convention avec le gouvernement de ce pays pour la réalisation de 10 000 logements de moyen et haut standing. Un projet qui, malheureusement, n’a pu voir le jour rapidement faute de disponibilité du foncier. «Les termes de la convention que nous avons signée sont clairs. Les autorités sénégalaises devaient nous fournir le terrain, chose qui ne s’est pas faite», souligne M. Chaâbi qui annonce le déblocage de ce projet dans les semaines à venir (voir encadré).

L’autre groupe immobilier marocain, Jet Sakane, qui s’est lancé dans l’aventure étrangère, n’a pas échappé à ce problème de foncier, même si le management de cette entreprise, créée en 1987, n’a pas désiré se prononcer sur le sujet. Le blocage s’est produit pour lui au Gabon, pays dans lequel ce groupe s’est engagé à investir pas moins de 70 millions de dollars dans des projets immobiliers économiques, moyen et haut standing. La convention a été signée en juin 2004 en présence du Roi Mohammed VI alors en visite d’Etat au Gabon. Restait à surmonter des difficultés, nombreuses : non- disponibilité de terrains, manque d’infrastructures (eau, électricité, routes), bureaucratie.... Il a fallu plus d’une année pour y arriver. Nullement échaudé par cette expérience, Jet Sakane s’est lancé dans une nouvelle épopée africaine, en Guinée équatoriale, pour la réalisation de projets immobiliers et touristiques. Ce groupe qui fait montre d’un gros appétit s’attaque aussi à la Libye, pays avec lequel il a signé un contrat portant sur la construction de 1 000 immeubles.

Certes encore limitée à quelques entreprises, l’expérience des promoteurs immobiliers marocains à l’étranger n’en demeure pas moins intéressante. Reste à savoir si d’autres groupes franchiront le pas. En tout cas, le marché, surtout en Afrique, est apparemment très porteur. Le tout est de savoir s’entourer de garanties étatiques pour la réalisation des projets.

http://www.lavieeco.com/Economie/ynna-holding-construit-une-ville-en-egypte-jet-sakane-1-000-immeubles-en-libye