View Full Version : Morisco genocide (1609 - 2009)


Medy15
April 27th, 2007, 12:53 AM
La déportation des Morisques, un génocide oublié

La déportation des Morisques, un génocide oublié
Les racines de l’exclusion

En 1492, avec la chute du dernier Royaume musulman de Abou Abdillah, les Rois-catholiques optent pour l'évangélisation des musulmans. En 1525, Charles Quint prescrit à tous les Morisques de se convertir. En 1605, la décision définitive de déporter tous les Morisques est prise par le Conseil d'État. Ce fut la fin de l’Islam espagnol.


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• Le roi Ferdinand et Isabelle la Catholique.

L'histoire commence avec la mort de Wittiza, roi wisigoth de la péninsule ibérique qui s'était allié aux juifs pour combattre le catholicisme encore balbutiant dans ces contrées.
En 709, Wittiza est tué par un autre Wisigoth, Rodrigue, qui est proclamé Roi. Rodrigue est, pour sa part, un chrétien catholique de fraîche date qui s'attaque d'emblée aux juifs et aux ariens (des chrétiens qui rejettent la Trinité). Excédés par les exactions, les juifs durent rechercher des alliances pour mettre fin au règne de Rodrigue.
Aidés par les fils de Wittiza qui s’étaient repliés à Tanger après la mort de leur père, les juifs parviennent à convaincre Tarik de traverser le Détroit pour leur apporter un soutien. L'objectif immédiat est de se débarrasser de Rodrigue.
Tarik débarque en 711 à Gibraltar à la tête de 5.000 hommes, berbères et arabes selon certains, moins de mille, musulmans ou ariens, pour d'autres. La conquête fut facile, les ariens proches de Wittiza et les juifs avaient balisé le terrain de la conquête, permettant une avancée foudroyante des troupes venues de la rive sud de la Méditerranée. Rodrigue est tué. Un pouvoir musulman prend place.


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• Juan Pareja, majordome morisque du peintre Velasquez .

La péninsule ibérique avait, en cette période, trois principales composantes religieuses: les juifs, les chrétiens et les ariens. S'y s'ajoute l'Islam, porté par des Arabes mais aussi, et surtout, par des Berbères, anciens juifs ou ariens. Des musulmans, peu nombreux en sommes, sont donc à la base de l'islamisation de cette partie de l'Europe.
À cette islamisation adhèrent les premiers Européens, des ariens wisigoths, qui seront suivis par des chrétiens, le brassage aidant. Ce sont les descendants de ce brassage, sujets d'un Roi, qui seront expulsés de la péninsule en 1609. Ce fut un génocide.

Les croisades

Le monde catholique a imposé la croisade. En fait il y eut deux sortes de croisades. L'une, qui eut plusieurs vagues, dont l'objectif était Jérusalem; c'est celle d'Orient qui débuta vers le XI ème siècle et cessa au XIII° siècle.
L'autre, moins connue, imperceptible, mais efficace, c'est celle de l’Occident. Elle débuta au XI ème siècle avec pour objectif la “reconquista”. Elle s'est complue dans l'inquisition née au XIII° siècle, ce tribunal ecclésiastique qui perdura dans la péninsule jusqu'en 1808.
Cette croisade devait “dé-judaïser” et “dés-islamiser” la péninsule ibérique. Pour la “dé-judaïsation”, ce sera fait en 1492 avec Isabelle la Catholique avec un édit qui accorda quatre mois aux juifs pour se convertir ou quitter la péninsule sous peine de mort. Des milliers d'entre eux quittèrent la péninsule. Ils sont les aïeux des juifs d'Europe.
Certains aussi, 30.000 au moins, s'installèrent au Maghreb, dont 70 à 80% au Maroc. Leurs noms témoignent de leur origine. Ils s'appellent: Koria, Ovadia, Toledano, Moreno, Berdugo...
Pour la “désislamisation", dès 1492, avec la chute du dernier royaume musulman de Abou Abdillah, les Rois-catholiques optent pour l'évangélisation des musulmans.
À partir de ce moment, sur la péninsule, il y eut deux catégories de catholiques: Les vieux-chrétiens qui se prévalent d'un sang pur, les nouveaux-chrétiens, les juifs ou musulmans convertis.
Ils seront appelés marranes pour les premiers et morisques pour les seconds; termes péjoratifs, suspects qu'étaient les marranes et les morisques de continuer à pratiquer leur religion d'origine mais en cachette. S'il y eut des conversions loyales et nombreuses au catholicisme, les faits retiennent qu'effectivement, nombre de morisques continuaient à pratiquer l'Islam, tout en participant, plus ou moins sincèrement, au culte catholique: Ils jeûnaient pendant le Ramadan, et pratiquaient le sacrifice de l'Aïd Al Adha... mais se rendaient aussi à
l'église.
Pouvait-il en être autrement? On ne change pas de religion du jour au lendemain aussi facilement.

Les Morisques

Passibles des tribunaux de l'Inquisition, soumis à une inégalité fiscale, brimés et dépouillés, les morisques se révoltent et se soulèvent contre l'injustice. Une première révolte à Grenade en 1499, durement réprimée, impose déjà aux mudéjars grenadins : :musulmans vivant sous un pouvoir chrétien -, de se convertir ou de s'expatrier à Valence.
En 1525, par décret, Charles Quint prescrit à tous les musulmans de se convertir. Ils avaient donc obligation de faire baptiser leurs enfants, d'observer la foi et de convertir leurs mosquées en églises. Les révoltes sont réduites par la violence. Sous le règne de Philippe II, une série de révisions foncières qui les lèsent, en plus de l'interdiction de l'utilisation de l'arabe, la destruction des textes arabes et le changement vestimentaires requis, débouchent, en 1568, sur la guerre d'Alpujaras, montagnes où se réfugient des morisques révoltés.
Cette insurrection réprimée durement dans le sang prit fin en 1571. Les morisques seront, une nouvelle fois, déplacés. Le soulèvement de 1568 consomme en quelque sorte le divorce entre les monarques catholiques et les morisques.
A partir de ce moment, réellement chrétiens ou non, accusés d'hérésie et de concussions avec l'empire ottoman ou, plus tard, de collaboration avec la France d'Henri IV, le sort des morisques est scellé : Ils seront déportés.
En attendant, il fallait préparer le terrain.

L’Inquisition

Dès 1582, Francisco de Sandoval Y Rosa, marquis Denia, futur Duc de Lerma, se charge de cette préparation.
Les morisques du royaume de Valence, préoccupés par leurs problèmes traditionnels : l'Inquisition, le prédicateur et les seigneurs censiers, ne pouvaient deviner que leur sort était désormais un jouet entre les mains du Duc de Lerma.
La mort de Philippe II en 1595, qui fut d'une extrême prudence dans ses décisions, permet à ce duc de mettre en place tous ses pions, à commencer par le nouveau monarque.
En 1605, la décision définitive de déporter tous les morisques est prise par le Conseil d'État.
Les derniers préparatifs se font en secret car il fallait réunir d'importantes forces terrestres et navales, le but de l'opération ne devant être divulgué qu'au dernier moment par le chef du dispositif militaire. La date est fixée à l'automne 1609.
L'on commence par le recensement discret des foyers morisques pour identifier les morisques avec exactitude pour ne pas les confondre avec les foyers de vieux-chrétiens.
Les troupes commencent à rejoindre leurs cantonnements près des lieux où résident les morisques.
Le Vatican est contre la déportation mais le pouvoir religieux dans la péninsule est puissant. Ce pouvoir opte pour la déportation, persuadé qu'il était par le duc de Lerma.
Les garnisons sont mises en état d'alerte au début de 1609. Une flotte de soixante-deux galères et quatorze galions avec 7.000 marins est consignée. Des vétérans de l'armée de Flandre sont mis directement à la disposition du Vice-Roi de Valence.
Le 4 août 1609, Philippe III signe les ordres de déportation, confiés au chef de la milice Augustin Mexia, et destinés au chef des opérations militaires, Miranda.
Le 20 août, Mexia constate que le doute s'installe chez les morisques de Valence qui soupçonnent une anormale mobilisation de troupes venues des quatre coins de la péninsule. Il faut faire vite.
Le 17 septembre 1609, les galères du marquis de Santa Cruz se portent à Denia.
Le 22 septembre 1609, l'édit d'expulsion est promulgué et crié dans les rues de Valence et sa région. C'est l'explosion de joie chez les vieux-chrétiens. Le malheur s'abat sur les morisques.

La déportation

Cet édit précise : “ Dans les 3 jours de la publication de cet édit, tous les morisques de ce Royaume (Valence) hommes, femmes et enfants, devront quitter leurs maisons et leurs villages et aller s'embarquer à l'endroit qui leur sera indiqué par ordre du commissaire chargé de cette affaire. Chacun pourra emporter la part de ses biens meubles qu'il pourra porter sur sa personne et devra s'embarquer sur les galères et les navires qui sont préparés pour les transporter en Berbérie où ils seront débarqués. "
Pour calmer les esprits, l'édit garantit qu'il ne sera fait aucun mal et proposait même un débarquement en France ou en Italie. Les femmes morisques mariées aux vieux-chrétiens pouvaient rester mais pas les hommes morisques ayant une épouse vieux-chrétiens. Ils devraient partir seuls sans les enfants. Les enfants de moins de quatre ans pourront rester si leurs parents morisques acceptent. L'immense machine militaire se met en marche. Les galères de la marine militaire ne suffisent pas, il est fait appel aux transporteurs privés et, comble de malheurs, ce sont les morisques qui payeront la traversée.
Les transporteurs privés se multiplient et les allers-retours devinrent rapides et plus fréquents car il était plus rentable de débarquer les morisques en mer. Certains, débarqués sur des parties de la rive africaine de la Méditerranée, furent la proie des autochtones : tués, volés, réduits à la mendicité. Ils étaient soupçonnés de vouloir occuper le pays et le doute subsistait quant à leur réelle religion.
Les conditions de déportations devenaient de plus en plus difficiles, plus dures, totalement inhumaines, d'où des révoltes et des tentatives de résistance vite réprimées par l'armada militaire réunie.
Un autre édit d'expulsion sera promulgué le 9 décembre 1609. Il décide de la déportation des morisques de Murcia, Grenade, Jaen, Cordoue et Séville, ainsi que d'une seule bourgade de l'Extremadura et du Leon : la bourgade d'Hornachos, exclusivement peuplée d'une importante communauté morisque constituée en une sorte de République.
C'est elle qui peuplera Rabat et maintiendra intact son style de vie. D'autres édits, jusqu'en 1613, seront pris lorsqu'on dénichera quelques lots de morisques oubliés dans l'arrière pays.
La description de la déportation des morisques de Valence donne une idée approximative de l'ensemble de l'opération. Il est dit que le transfert des populations morisques de l'intérieur se faisait évidemment à pied, dans des conditions tellement effroyables et que la majorité des déportés mourut.
Fray Jaime Bleda, inquisiteur conseiller du duc de Lerma dans la préparation et l'exécution de l'expulsion, était parfaitement informé. Parce qu'il y prit une part essentielle, il fut le témoin oculaire des déportations du Royaume de Valence. Voici ses conclusions :
“Ainsi, il est certain que des milliers de morisques qui quittèrent ce Royaume de Valence, même pas le quart survécut. Nombreux périrent en mer noyés, jetés par-dessus bord par les patrons des bateaux qui les volaient. D'autres naufragèrent sans pouvoir atteindre les plages de la Berbérie. Les Arabes en tuèrent un nombre infini. La plupart moururent de faim, de soif, de froid et d'affliction après leur arrivée en Afrique, où ils se voyaient exilés d'un paradis terrestre dans les sables, la sécheresse et la chaleur ardente de ces contrées, et aux mains de cette gent si féroce, inhumaine et barbare. C'eût été encore mieux pour l'Espagne, si tous avaient péri.''

Berbérie

Il s'agit de la première déportation humaine d'un système politique et d'un pouvoir organisés en Etat.. La seule aussi où l'on constate qu'une autorité étatique déporte en dehors de son cercle de souveraineté et d'influence des personnes qui relèvent directement de cette autorité. L'estimation des déportés varie entre 500.000 et 1.000.000 de personnes, voire plus. Plusieurs trouvèrent refuge en France, en Italie, au Maghreb et en Turquie, principalement. Mais nombreux furent ceux qui n'arrivèrent nulle part, voués dès le départ à une mort certaine : L'Etat organisateur de cette déportation n'avait-il pas estimé les pertes acceptables à 75% ?
Les morisques furent déportés mais aussi dépossédés de leurs biens qui revinrent à la Couronne, à ceux qui ont organisé la déportation tel que le Duc de Lerma dont la fortune personnelle dépassa les moyens financiers du Trésor Public. Ces biens revinrent aussi à l'inquisition pour une large part.
La corruption et l'inefficacité dominaient trop l'administration locale sous Philippe III pour que cette déportation soit réalisable en totalité. De nombreux morisques, heureusement pour eux, passèrent à travers le filet qui leur fut tendu, d'autres revinrent plus tard d'Afrique ou de France, d'autres surent encore acheter leur immunité.
Les morisques de Hornachos, méthodiques et gérant leurs malheurs, sont arrivés, par bateaux affrétés par eux, dans un premier temps à Salé. Considérés comme de curieux musulmans avec des mœurs particulières, ils durent opter pour une installation dans la ville jumelle de Salé, Rabat, dite Salé le neuf.
Ils ont perpétué leur mode de vie, de gestion et d'organisation, basé sur la solidarité et l'espoir du retour avec le rejet de tout ce qui n'est pas de leur essence. Repliés sur eux-mêmes, il vécurent jusqu'à l'indépendance en 1956 avec ce modèle social dont l'érosion avait débuté avec l'institution de Rabat comme capitale du Royaume par le Maréchal Lyautey en 1912.

Survivances

Ils portent tous un nom andalou à consonance ibérique: Moréno, Palimano, Trédano, Mouline, Ronda, Roudies (Rodriguez), Barco, Bargach pour Vargas, Caracso pour Carasco, Cérone, Toledano, Dinia, Koria, Frej, Farchado, Piro, Fennich, Balafrej…
Ils sont toujours fiers de leurs noms.
D'autres morisques, les Molato, les Torres, Médina... ont élu domicile à Tétouan, autre ville morisque du Maroc où, là aussi, ils perpétuent toujours le souvenir de leurs ancêtres par la culture, l'érudition et la musique dite andalouse.
A Fès, les nouveaux arrivants en ce début du 17°siècle sont joints aux premiers migrants andalous qui quittèrent l'Andalousie déjà dès les premières victoires de la “reconquista " au XIII° siècle n'acceptant pas de vivre comme mudéjars dans leur ancienne patrie.
Ces descendants de morisques perpétuent, pour l'Histoire, le souvenir de ceux pour lesquels le Cardinal Richelieu affirmait, dans ses mémoires, que « les commissaires de la déportation faisaient payer aux morisques lors de leurs déplacements forcés, l'eau des ruisseaux et l'ombre des arbres», et dont Ulysse Robert disait, dans son ouvrage les signes d'infamie au moyen-âge édité à Paris en 1891, que « les morisques reçurent, lors du règne de Jeanne la Folle, l'ordre de porter des croissants de lune en tissu bleu sur leurs chapeaux, croissant de lune de la taille d'une demi-orange.»
L'histoire de l'Islam dans cette partie de l'Europe commence avec Wittiza. Et donc, en définitif, quels destins pour les descendants des nombreux fils de Wittiza, des ariens, qui ont tout fait pour que Tarik prenne pied sur la péninsule.
Leurs descendants furent-ils vieux-chrétiens ou nouveaux-chrétiens?
Où sont-ils? A Rabat? A Alméria ou Barcelone, ayant échappé à une funeste fatalité ? Dans la région de Mâcon en France grâce à Henri IV l'humaniste? Ou bien le transporteur privé les a-t-il jetés en mer?… Chacun dans ses certitudes, pourra-t-il donner sa réponse?
Déjà, dès la disparition de Paul V, pontife qui régnait lors de la déportation, l'édit de 1609 commença à peser comme une grande dalle sur la conscience de la population de la péninsule et l'on a considéré comme injuste et inutile la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants.
Cette déportation scella le déclin de l’Espagne, alors forte, riche et conquérante : Les artisans de cette puissance avait disparu.

Youssef Elidrissi

Medy15
April 27th, 2007, 12:55 AM
http://andalus.blogspirit.com/archive/2006/05/15/la-deportation-des-morisques-un-genocide-oublie.html

Medy15
April 27th, 2007, 12:57 AM
Spain, the first racist state:

http://www.monde-diplomatique.fr/1997/03/DE_ZAYAS/8003

Medy15
April 27th, 2007, 01:00 AM
In October 2006, the Andalusian Parliament asked the three parliamentary groups that form the majority to support an amendment that would grant Morisco descendants facilities in access to Spanish citizenship. The proposal was originally made by IULV-CA, the Andalusian branch of the United Left. Spanish Civil Code Art. 22.1, in its current form, provides facilities to nationals of several countries historically linked with Spain and Sephardic Jews.

This measurement could benefit about five million Moroccan citizens, who are considered to be descendants of Moriscos. It could also benefit an indeterminate number of people in Algeria, Tunisia, Mauritania, Mali and Turkey.

This decision was a consequence of calls by some Spanish and Moroccan historians and academics since 1992 demanding similar treatment for Moriscos and Sephardic Jews. The bid was welcome by Mansur Escudero, the chairman of Islamic Council of Spain.

Medy15
April 27th, 2007, 01:01 AM
Piden la nacionalidad española para los descendientes de moriscos

El II Encuentro Internacional de Educación y Cultura sobre Alianza de Civilizaciones, celebrado en Marruecos la semana pasada, con representantes de Libia, España, Marruecos, Estados Unidos, Vaticano, Arabia Saudí, Argelia, Irán y la Unesco, aprobó una declaración pidiendo la nacionalidad española para los descendientes de los moriscos expulsados de España en el siglo XVI.

La petición al estado español se refiere «al derecho preferente de adquisición de la nacionalidad española para quienes acrediten la condición de descendientes de andalusíes expulsados».



Además se pide que la concesión de la nacionalidad española en este caso se otorgue «en las mismas condiciones legales establecidas para los sefardíes y los nacionales de origen de países con una indeleble vinculación histórica y cultural con España».



La iniciativa que ha llevado a la llamada Declaración de Xauen surgió del curso de verano celebrado en Córdoba titulado «De Córdoba a Tombuctú: viaje del pasado al presente de la identidad cultural andalusí», organizado por la UCO, y patrocinado por la Fundación Tres Culturas y la citada Cátedra Unesco.



Además el el presidente de la Junta Islámica de España, Mansur Escudero, presentó en julio al Parlamento de Andalucía esta petición, a la que se ha sumado Izquierda Unida como Proposición no de Ley el 6 de septiembre, siendo calificada favorablemente y admitida a trámite.



En su exposición de motivos, se propone añadir el término «andalusíes» a la segunda excepción del artículo 22. 1 del Código Civil español. Así, bastarían dos años de residencia legal, continuada, ininterrumpida e inmediatamente anterior a la petición de la nacionalidad española, para que pudieran adquirirla los nacionales de origen de países iberoamericanos, Andorra, Filipinas, Guinea Ecuatorial, Portugal, sefardíes o andalusíes.



Se trata de una medida «simbólica, tanto por su indudable trascendencia sentimental, al reparar con una sola palabra un agravio histórico de siglos, como por su probable incidencia testimonial en la práctica migratoria, debido a los requisitos legales de residencia y sobre todo de acreditación que deberá reunir el solicitante».



Numerosos historiadores marroquíes y españoles han resaltado que en 1992 el rey de España en nombre del pueblo español pidió perdón por la expulsión de los judíos en 1492, pero aún no se ha hecho este gesto con las expulsiones de moriscos en 1609, recordando también el incumplimiento que Castilla hizo de las Capitulaciones que acabaron con el reino nazarí de Granada.



El II Encuentro recomienda la formación de un grupo de expertos que estudie jurídicamente las condiciones legales de concesión. A su juicio, «la naturaleza meramente indiciaria de los apellidos del peticionario, unida a la dificultad y la casuística probatoria de una condición personal de raíz histórica como ésta, obligará a la creación de una Oficina Pública para la Acreditación de la Condición Andalusí».



Esta medida podría beneficiar a unos cinco millones de ciudadanos marroquíes, que es el cálculo estimado de la población de origen andalusí en este país, más otro número indeterminado en Argelia, Túnez y Turquía.



La principal dificultad estriba en demostrar este origen, pues aunque los andalusíes en Marruecos están plenamente identificados y orgullosos de sus orígenes, estaría por ver el reconocimiento de documentos que exigiría el gobierno español para esta nacionalidad.



Pueden leer un completo reportaje sobre los andalusíes en Marruecos realizado por El Mundo en este enlace:



http://www.elmundo.es/suplementos/cronica/2006/565/1156629601.html

Medy15
April 27th, 2007, 01:03 AM
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LOS HIJOS DE AL ANDALUS

Tienen apellidos españoles, hablan castellano y conservan la llave de la casa que dejaron en Granada. Cinco millones de marroquíes, descendientes de los moriscos expulsados por los Reyes Católicos, piden que se les reconozca el derecho a la nacionalidad española.En el año de la memoria histórica, se sienten exiliados de otra guerra civil

Unos trozos de madera, una cerradura y una llave. El viaje en el tiempo de Abdelghafar el Akel está ahora colgado, en forma de mural, sobre la chimenea de su casa en Chefchaouen. Son los restos de la puerta de la casa que su familia tenía en Granada pocos años antes de que el rey Boabdil, al salir para su exilio marroquí, «llorase como mujer lo que no pudo defender como hombre».Durante 500 años estuvieron metidos en un viejo saco que acompañó a todos sus ancestros como el más preciado de los tesoros. Han sobrevivido a guerras, emigraciones, pobrezas, historias de amores imposibles y odios irreversibles, pero siempre revestidos con el orgullo de ese recuerdo que sirve de cordón umbilical con su origen. Porque el día que Abdelghafar decidió sacarlos de aquel saco, limpiarlos y ordenarlos sobre un cuadro de madera consiguió exorcizar el pasado. No, ya no volvería a Granada, el paraíso perdido quedaba atrás definitivamente, aquella llave ya no abriría ninguna puerta ni esa cerradura bloquearía nuevos horizontes de futuro. Su reconquista se había acabado...
El hombre que metió esos símbolos en aquel saco se llamaba Ibrahim Ben Alí y fue uno de los 300.000 andalusíes que salieron del reino nazarí cuando los Reyes Católicos lo conquistaron. Más tarde cogió el sobrenombre de el Akel (mente lúcida) porque fue uno de los pocos que vio venir el fin que se avecinaba. En 1490 vendió sus numerosas propiedades, cogió a su familia y cruzó el Estrecho de Gibraltar para comenzar una nueva vida en estas severas montañas del Rif. Varios lustros después aquellos vecinos, tan ricos como él, que tenía en el Albaicín, llegaron empobrecidos a pedirle refugio tras ser expulsados de sus casas por aquel decreto, firmado el 14 de febrero de 1502 por la reina Isabel la Católica, en el que se les ordenaba que se convirtiesen a la fe cristiana o que se marchasen para siempre dejando todo lo que tenían. Ahora Abdelghafar, ya jubilado de su empleo de director de banco, tiene un coqueto hotel junto a una de las puertas de la muralla de Chefchaouen, una perrita que le regalaron en Granada y a sus hijos estudiando en aquella universidad. Ellos, por lo menos, sí han conseguido regresar.
No ya volver, como rezaban las profecías o jofores andalusíes, sino una «reparación moral» es lo que buscan los descendientes de aquellos andalusíes -cinco millones sólo en Marruecos, según algunos historiadores- en esta época donde las seculares instituciones empiezan a pedir perdón por sus errores pasados. Así, el último 24 de julio, el presidente de la Junta Islámica española, Mansur Escudero, presentó en el Registro de la Consejería de Presidencia de la Junta de Andalucía una solicitud oficial para que se reconozca el derecho preferente a la nacionalidad española a todos los descendientes de estos moriscos expulsados. «La Ley de Extranjería de 1985 ya había otorgado ese tratamiento preferencial, a través del artículo 22.1 del Código Civil, a los judíos sefardíes, equiparándolos a los iberoamericanos, portugueses, filipinos, andorranos, ecuatoguineanos y gibraltareños. Es decir, a todos aquellos que habían tenido alguna relación histórica o de sangre con España. Sin embargo, se olvidaron de los andalusíes, que eran más españoles que nadie porque nacieron y vivieron durante ocho siglos en la Península.Por eso consideramos que en este tiempo de alianza de civilizaciones ha llegado la hora de reparar este olvido histórico y ese agravio comparativo», explica Mansur.
En términos prácticos eso significa que, mientras que un marroquí, por ejemplo, tiene que estar hasta 10 años residiendo en nuestro país para obtener el pasaporte español, cualquier judío sefardí o ciudadano de esas naciones, podría conseguirlo en la tercera parte de tiempo. «Pero que no se preocupen los españoles porque no pretendemos invadirles ni creo que se de el caso de una petición en masa de nacionalidad jurídica. Afortunadamente, la mayoría de los descendientes andalusíes viven prósperamente y no necesitan emigrar para vivir mejor. Sólo pretendemos una satisfacción moral por el trauma que supuso la expulsión de los perdedores de aquella guerra civil entre españoles. Porque los musulmanes de Granada lo eran tanto como los cristianos que vinieron de Castilla», asegura por su parte el historiador chefchouaní Alí Raisuni.
Este intento de reparación histórica no es el primero. Otro historiador marroquí, el tetuaní Mohamed Ibn Azuz Hakim -con 14 apellidos españoles en su haber y cuya familia procede de la villa almeriense de Cariatiz- escribió en enero de 2002 una carta abierta al Rey Juan Carlos, coincidiendo con el quinto centenario del decreto de expulsión de Isabel la Católica, en el que le pedía «la revocación de todos los Edictos de expulsión y el reconocimiento público de los viejos errores cometidos en la misma ciudad de Granada y en presencia del rey de Marruecos».
En la misiva, Azuz le recriminaba al Monarca español su petición de perdón al presidente israelí mientras que se mostraba renuente a hacer lo mismo con los descendientes de los moriscos: «En las capitulaciones de Granada se repite hasta diez veces la fórmula para siempre jamás a la hora de garantizar los derechos de estos andalusíes a permanecer en su tierra si entregaban la ciudad.Y una década después fueron expulsados y perseguidos por la Inquisición.Todos sabemos, Majestad, la nefasta influencia que tuvieron estos hechos sobre las relaciones hispano-marroquíes durante cinco siglos y que, todavía hoy, son causa de tensión, recelo y desconfianza entre los dos países. Y, encima, con el agravante de que los reyes sucesores de Isabel se ocuparon sólo de ejecutar aquella cláusula que trata de «hacer la guerra al moro en sus propios lares». El Rey nunca llegó a leer esa carta -respaldada por historiadores como Ian Gibson y el escritor libanés Amín Maaluf- e incluso suspendió la visita que tenía prevista en aquel momento a Tetuán.


CIUDAD ESPAÑOLA

Parece increíble contemplar como Granada y el pasado andalusí permanece vivo en el inconsciente colectivo de estos descendientes moriscos que hoy viven en Marruecos. Cualquiera de los turistas españoles que pasean por las calles de Chefchaouen pueden sentirlo.La ciudad fue fundada por un grupo de moriscos llegados de España a finales del siglo XV y su semejanza con algunos pueblos del sur de Andalucía es asombrosa. La propia Alcazaba parece una copia diminuta de la majestuosa Alhambra, hay una mezquita llamada «de los andalusíes» y su laberinto de calles está surcado de nombres en castellano que evocan la grandeza del «paraíso perdido».
Las familias moriscas se identifican fácilmente porque regentan los mejores negocios y mantienen la prosperidad con la que llegaron hace 500 años. Durante mucho tiempo fue ciudad santa, cerrada a los extranjeros, que sólo entraban en ella para ser ajusticiados.Los españoles la conquistaron en 1920, después de amenazar con arrasarla a cañonazos si no se rendía. Cuentan las crónicas que cuando los soldados avanzaban, fusil en mano, por el interior de la medina, sus habitantes los saludaban desde detrás de las puertas con frases, en castellano antiguo, del tipo «Dios os guarde».
«A pesar de la expulsión nuestros padres y abuelos nunca nos aleccionaron contra los españoles, sino todo lo contrario. Siempre nos decían que una parte nuestra era española. Mi familia, por ejemplo, eran constructores y hasta hoy mismo hemos mantenido esa tradición de generación en generación. Ellos fueron los que trajeron los conocimientos de albañilería de Al Andalus aquí.Nos enseñaban a hablar castellano desde pequeño y mi madre, por ejemplo, hacía un tipo de arroz muy parecido a la paella que le enseñó su abuela. Vivimos bien aquí pero, de todas formas, cambiaría el 25% de un negocio en Granada por todos los míos», comenta entre risas Abdelghafar mientras nos enseña unos cuadros que ha pintado sobre Federico García Lorca con la esperanza de exponerlos algún día en Granada.


LA HIJA DE GRANADA

Tetuán es otro de los núcleos urbanos donde viven muchos de los descendientes andalusíes. De hecho, la ciudad fue refundada por un grupo de moriscos comandados por el capitán nazarí Al-Mandari -originario del pueblo granadino de Piñar- después de que permaneciese deshabitada durante casi un siglo tras su destrucción por las tropas enviadas por Enrique III de Castilla, en 1399. Protegida por su distancia de la costa -unos 10 kilómetros- y con el refugio seguro de las montañas rifeñas a sus espaldas, los expulsados andaluces encontraron allí una posición cercana a su patria perdida, un lugar ideal para «respirar los aires de España» y la llamaron la hija de Granada.
«Actualmente calculamos que, al menos, el 13% de sus 700.000 habitantes tiene origen andalusí. Y, según un censo de principios del siglo XX, hay localizados 821 apellidos españoles que todavía hoy permanecen. Algunos de ellos como Torres, Aragón, Grande o Molina pertenecen a importantes familias de esta ciudad. Tenemos recogidos 5.000 refranes que se utilizan popularmente en la ciudad que son de origen español. Y también aquí se da un fenómeno, casi único en el mundo, gracias a que el destino quiso que Tetuán fuese ocupada por los españoles dos veces consecutivas -en 1860 y durante el Protectorado (de 1912 a 1956)- lo que provocó que cohabitasen familias musulmanas, cristianas y judías con el mismo apellido y con probabilidades de que desciendan de los mismos antecesores», asegura Hasna Daoud, conservadora de la biblioteca particular Daoudia de Tetuán, donde se guardan miles de documentos sobre la historia de los andalusíes en la ciudad.
La familia de Rachid Mostfa es una de ellas. También historiador, y delegado de asuntos religiosos del Gobierno marroquí en la provincia de Tánger, su familia vivía entre Guadix y Granada donde fueron los pioneros en la fabricación de azulejos, costumbre que luego importaron al norte de Africa. Una de sus antepasadas estuvo casada con el fundador de Tetuán y nos muestra con orgullo su casa, de estilo andalusí -similar a cualquiera de las que existen en el casco viejo de Córdoba o Sevilla- repleta de fotos de la Alhambra y el Albaicín granadino.
«Todavía recuerdo a mi tío abuelo llorando cuando evocaba lo que sus abuelos le contaban de Granada. Yo creo que aquella generación sí habría vuelto. También me acuerdo de mi padre repitiendo refranes del tipo las paredes oyen o lo que no mata, engorda, a la hora de la cena y que sólo oí en mi época de estudiante en España.Yo me siento marroquí hasta la médula aunque soy consciente de que es como si tuviese dos madres: una que me echó y otra que me adoptó. Algo que dolió mucho fue cuando asistí a un festival que se organizó en Granada con motivo del quinto centenario de su capitulación. Hicieron una gran fiesta y a mí me resultó absurdo porque fue como si celebrasen la caída de ellos mismos porque aquello fue una guerra civil, la primera limpieza étnica de la era moderna», afirma Rachid, que responde a ese estereotipo de andalusí culto, rico y muy apegado a sus tradiciones.
Las aportaciones de la cultura andalusí a la sociedad marroquí son innumerables. «El reino nazarí era el más avanzado del mundo en aquella época. Y todo lo que perdieron los reyes españoles con la expulsión, lo ganaron aquí en Marruecos al acogerlos.Eran refugiados que llegaron con dinero e ideas para impulsar una nueva sociedad: introdujeron el riego, nuevas formas de cultivo, avances increíbles en el campo de la medicina, las técnicas de construcción, recetas de cocina, pusieron nombre a las flores, impusieron las armas de fuego en los ejércitos, fundaron bibliotecas, trajeron consigo la música andalusí... Vamos a pedir a nuestro monarca que nos apoye en la misma medida que lo hace con la cultura amatzig (beréber) que es dominante en esta parte del país», asegura por su parte Alí Raisuni.
Pero no sólo en esta zona de Marruecos se encuentra la influencia morisca. Uno de los tres barrios de Fez -la que fue capital del reino durante casi un milenio- lleva el nombre de los andalusíes y en la mismísima capital, Rabat, no muchos saben que su esplendor deviene de la actividad pirata de moriscos originarios del pueblo pacense de Hornachos. Estos hornacheros, como se les llegó a llamar, expulsados en 1609 por el decreto de Felipe III, establecieron lo que se ha llegado a llamar «la república de Sale», consiguiendo vivir casi de manera autónoma al sultán de entonces gracias a los pingües beneficios que obtenían del saqueo de barcos españoles y portugueses. En venganza por la expulsión, se aliaron con pilotos holandeses para esta actividad corsaria que llamaron «resistencia marítima de la Yihad islámica».
Otra epopeya fue la protagonizada por el morisco originario del pueblo almeriense de Cuevas de la Almanzora, Jaudar Baxa, que, al mando de un Ejército andalusí, se puso al servicio del sultán de Marraquech tras su expulsión de la Península y conquistó el reino negro del país Dogón -lo que hoy va desde Malí a la curva del río Níger, incluyendo el país de este nombre y Benín- instalando su capital de Tombuctú. Fundaron un nuevo imperio y una nueva etnia, la de los arma, que sobrevivió hasta 1741 cuando fue aniquilada por los europeos. Incluso una mujer morisca, natural de Alcalá de Henares, llegó a ser la esposa del soberano de Marruecos Maulái Zaidán, según escritos de 1648.
Por todos estos hechos, por la memoria de la llave de Abdelghafar y por la de los fundadores de estas ciudades, todavía hoy los poetas siguen cantando la pena por el «paraíso perdido» de Granada y la alegría de poder seguir con sus tradiciones en este rincón de Africa. Uno de ellos, el libanés Najib Abu Mulham, llegó a escribir en un maravilloso poema sobre Tetuán y los andalusíes donde se refleja ese cambio de situación cuando el refugiado se convierte en profeta de la tierra que le acogió: «Amigo, yo soy aquél huésped que se ha convertido en anfitrión, aquel visitante que se ha vuelto residente, aquel extraño que ya es un familiar más... Amigo, yo soy cautivo del embrujo andalusí...».

DonQui
April 27th, 2007, 02:54 AM
Spain as a country did not even exist de facto as an entity until 1516, and it was a country de jure only two centuries after that.

So no, the Spanish government should not apologize, as the Spanish government did not even exist! However, if we want to argue about cultural continuity, yes, the current Spanish state is the product of expansion against Al-Andalus.

But, if we want the Spanish to apologize, then, I think the Moroccans, being heirs of the invaders of the Iberian peninsula, should apologize to Spaniards and Portuguese for their occupation of Christian lands.

:yes:

MoroccanChica
April 27th, 2007, 03:06 AM
the Human suffering is what's discussed here and not the invasions since Spain would have way more to answer for having invaded both the Americas and various parts of the world including Morocco in more recent history. As much as crying over spilled milk is useless, the fact that the massacres that accompanied the reconquista aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.

DonQui
April 27th, 2007, 03:10 AM
the Human suffering is what's discussed here and not the invasions since Spain would have way more to answer for having invaded both the Americas and various parts of the world including Morocco in more recent history. As much as crying over spilled milk is useless, the fact that the massacres that accompanied the reconquista aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.
And Arab-speaking Moroccans either are (1) people that 1500 years ago did not speak Arabic but were pressured to forget their old identiy or (2) Arabs themselves who should only be in the Arabian peninsula.

You are right, crying over spilled milk is useless. As much as it is usless, the fact that the cultural massacres and potentially genetic manipulation of foreigners that accompanied the rapid expansion of Arabs bringing Islam to Morocco aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable. ;)

MoroccanChica
April 27th, 2007, 03:16 AM
And Arab-speaking Moroccans either are (1) people that 1500 years ago did not speak Arabic but were pressured to forget their old identiy or (2) Arabs themselves who should only be in the Arabian peninsula.

You are right, crying over spilled milk is useless. As much as it is usless, the fact that the cultural massacres and potentially genetic manipulation of foreigners that accompanied the rapid expansion of Arabs bringing Islam to Morocco aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable. ;)


:lol: think you're very uninformed about the history of Morocco...There was no Arab expansion in Morocco...Which is ok, but you shouldn't be if you want to make a point. All the Moroccan dynasties since the 8th century were all 100% Moroccan. The only place where we have Arab substantial Arab settlers are in the Sahara with nomads from Yemen ;)

DonQui
April 27th, 2007, 03:18 AM
:lol: I think you're very uninformed about the history of Morocco...There was no Arab expansion in Morocco...Which is ok, but you shouldn't be if you want to make a point. All the Moroccan dynasties since the 8th century were all 100% Moroccan. The only place where we have Arab substantial Arab settlers are in the Sahara with nomads from Yemen ;)
So, then Arabic and Islam appeared out of no where? :crazy:

We should mourn the cultural genocide wrought on those that inhabited Morocco and ask for an apology from Saudi Arabia. :yes:

MoroccanChica
April 27th, 2007, 03:27 AM
So, then Arabic and Islam appeared out of no where? :crazy:

Sorry to say this DonQui but you're absolutely clueless! Which is kind of weird since you seem to have such strong feelings about Moroccan affairs. :ohno:

We should mourn the cultural genocide wrought on those that inhabited Morocco and ask for an apology from Saudi Arabia. :yes:

You mean we should mourn the cultural genocide of Moroccan Berbers (they are Moroccans, they didn't "inhabit" Morocco)? Yes, that's true too...But it's not Arab people's fault...And it's a totally different topic...We're speaking about actual massacres here, not how a language and customs disappeared.

DonQui
April 27th, 2007, 03:47 AM
Sorry to say this DonQui but you're absolutely clueless! Which is kind of weird since you seem to have such strong feelings about Moroccan affairs. :ohno:
So, tell me, how did the people that live on the other side of the African continent come to speak Arabic? As I said, either (1) they are Arabs or (2) they are another people whose cultural identity was supplanted by the occupiers.

Either case this is something that Saudi Arabia should apologize for. :yes:

You mean we should mourn the cultural genocide of Moroccan Berbers (they are Moroccans, they didn't "inhabit" Morocco)? Yes, that's true too...But it's not Arab people's fault...And it's a totally different topic...We're speaking about actual massacres here, not how a language and customs disappeared.
Oh, with every conquest, there is blood shed.

And, even if the people that occupied Iberia did not kill one person, they should apologize for occupying this land for so many centuries. Perhaps if the Moroccan state apologizes for this occupation, there would be willingness to apologize for the awful treatment Iberian Jews and Muslims got from the predecesors of the current states in Iberia. :yes:

MoroccanChica
April 27th, 2007, 04:14 AM
DonQui, for the last time, there are no occupiers in Morocco. I guess by Saudi Arabia you mean Arabs, I will repeat myself, they're not responsible for the marginalization of local Moroccan culture by Moroccans themselves.

When you say that Moors occupied the Iberian Peninsula, how would you define occupation? They were there for 7 long centuries so doesn't that make the reconquista another occupation itself? And bloodshed doesn't accompany every expansion, the proof is that the Moorish rule of the Iberian Peninsula was one the greatest eras of that part of the world. While the Moorish invasion is recognized as being wrong even amongst Moroccans, the reconquista with all its blood is still celebrated in glory. I am personally not for an apology to Morocco per se since we don't really care. I just think that demonization of the Moors and applauding their massacres is one of the reasons for Spanish racism against Moroccans today.

Moroccanguy
April 27th, 2007, 05:09 AM
Spain as a country did not even exist de facto as an entity until 1516, and it was a country de jure only two centuries after that.

So no, the Spanish government should not apologize, as the Spanish government did not even exist! However, if we want to argue about cultural continuity, yes, the current Spanish state is the product of expansion against Al-Andalus.

But, if we want the Spanish to apologize, then, I think the Moroccans, being heirs of the invaders of the Iberian peninsula, should apologize to Spaniards and Portuguese for their occupation of Christian lands.

:yes:


They apologised to the world jewish community for the genocide that took place during the inquisition. so,why shouldn't they apologise to the Muslim (Moroccan ) community ?? :nuts:

DonQui
April 27th, 2007, 09:00 AM
They apologised to the world jewish community for the genocide that took place during the inquisition. so,why shouldn't they apologise to the Muslim (Moroccan ) community ?? :nuts:
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.

MoroccanChica
April 27th, 2007, 09:33 AM
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.

DonQui, they wouldn't apologize for defeating the Moors in the Iberian Peninsula but for the treatment of the Iberian Moorish population. And as for the Jewish apology, Spain apologized for their part of the tragedy which was Spanish Inquisition and not in the name of Muslim countries...To that extent, if you recongnize tragedies during a period you should recongnize all the ethnicities involved...That's just the fair thing...The way you say it it almost sounds like expelling the Muslim Moors was acceptable. :ohno:

Yes, let bygones be bygones whether it's at 500 years old or a few decades old...So remove that flag you got as an avatar! The Sahara is Moroccan again so let's move on...And by the way, funny message you got! "End all Globally Recongnized Occupation Now", how about the unrecognized occupation because let's say the occupier is is a powerful country? ca passe? :lol:

Moroccanguy
April 27th, 2007, 10:04 AM
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.

All this bla bla is not an answer . I will rephrase my question, both Jews and Muslims suffered expulsion from Spain which was a barbari act. Muslims faced similar discrimination,yet they 'the Spaniards' apologized to the Jews while they never thought of apologizing to the Muslims ..Why do u think they shouldn't apologize ???

Redalinho
April 27th, 2007, 10:50 AM
If Spain should say sorry?

I say yes ! we were expelled between 1609 and 1614 by Philip III, and Spain was existing as a country since 1516

If they should give us Spanish nationality?

I say no, no, and no! We have never been Spanish !
Al Andalus isn't the actual Spain
Plus the 5 millions Moroccan moriscos are proud of having the Sherifian nationality
I think that now they are trying to divide us into Moriscos and Non-Moriscos after seing that they couldn't seperate Morocco from its Sahara ;)

Skylandman
April 27th, 2007, 03:59 PM
I say NO, first Fuc#ing invaders should say sorry for invading our territory not the people who expel the invaders. So first a sorry from your part and then we´ll see if we say you sorry or something.

BTW, what Spain should really do it´s to send its army to protec the half a million people who still hold real spanish passports and spanish ID cards living under the occupation of Morocco. They are Spanish citizens so they deserve our protection.

mista_a.b
April 27th, 2007, 04:05 PM
BTW, what Spain should really do it´s to send its army to protec the half a million people who still hold real spanish passports and spanish ID cards living under the occupation of Morocco. They are Spanish citizens so they deserve our protection.

What are you talking about?

Moroccanguy
April 27th, 2007, 04:50 PM
BTW, what Spain should really do it´s to send its army to protec the half a million people who still hold real spanish passports and spanish ID cards living under the occupation of Morocco. They are Spanish citizens so they deserve our protection.


:lol: :lol: :lol: Thanks for a laugh.

DonQui
April 27th, 2007, 04:50 PM
What are you talking about?
The United Nations-recognized Moroccan colonized country of Western Sahara.

TooNs
April 27th, 2007, 11:59 PM
The United Nations-recognized Moroccan colonized country of Western Sahara.
You mean moroccan Western Sahara formerly colonised [by Spain]... ;)

Redalinho
February 11th, 2008, 02:08 PM
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5827

DES associations marocaines se préparent à présenter une plainte contre l’Espagne devant la Justice internationale. Principal chef d’accusation avancé contre le voisin ibérique du Maroc : les crimes que ce pays a commis contre des Marocains à différents moments de l’Histoire. Constituée dans le cadre d’un Front commun appelé « Front pour l’unité territoriale », les plaignants reprochent à l’Espagne d’avoir fait des « milliers de victimes marocaines ». Quand et comment ?

Tout a commencé par la déportation des mauresques marocains de l’Andalousie en 1605, puis il y a eu en 1936 l’embrigadement de Marocains par Franco dans la guerre civile espagnole, sans oublier la guerre du Rif de 1929 et les milliers de victimes des gaz toxiques utilisés en cette période contre les Rifains.

A peine constitué, le « Front pour l’unité territoriale » passe à la vitesse supérieure. En effet, créé le 14 décembre dernier, le Front a des actions prioritaires de taille qui sont toutes des actions contre l’Espagne.

Le nouveau Front est composé du « comité national pour la libération de Sebta et Mellilia et les présides occupés », dont le coordonnateur est Lahbib Haji ; la Zaouia Ouazania représentée par Abdesslam Ouazzani ; « le comité de coordination des acteurs de la société civile dans le nord du Maroc » dont le coordinateur est Abdelmounaïm Chaouki ; « le comité national des régions spoliées de l’Oriental » dont le coordinateur est Mohamed Ali Benbrik et l’Association Sahara Marocain » (ASM), présidée par Reda Taoujni.

La nouvelle organisation ainsi constituée a adopté un plan d’action dont l’une des priorités est de défendre trois principaux dossiers. Le premier est celui des gaz toxiques utilisés lors de la guerre du Rif. Le second est relatif aux tribunaux d’inquisition qui avaient conduit à l’expulsion des Marocains de l’Andalousie. Le troisième dossier concerne les Marocains enrôlés par Franco en 1936 pour participer à la guerre civile en Espagne.

Concernant ce dossier, le « Front pour l’unité territoriale » demande que les ‘militaires’ marocains soient traités sur un pied d’égalité avec leurs ‘collègues’ espagnols conformément aux principes des droits de l’Homme ».

Pour bien se défendre, le front a élaboré tout un ‘programme de militantisme’. « Et ce n’est pas pour la consommation médiatique » qu’il le fait, assurent ses membres. Pour preuve, ces derniers se réunissent régulièrement pour bien ficeler leurs dossiers. Lors de leur dernière réunion, tenue le 25 janvier à Rabat, ils ont travaillé sur la mise en place de ce qu’ils vont appeler le « comité des sages ». Lequel comité aura pour objectif de procéder à la réconciliation maroco-ibérique sur le plan de l’Histoire et de la mémoire collective. Ce comité, annonce-t-on, sera constitué de Marocains, d’Espagnols et de Portugais.

Dans la même perspective, le Front est en train de préparer des séminaires afin de présenter et de débattre de toute la matière historique relative aux dossiers qu’il compte défendre.

Des prospections ont déjà commencé et le Front nous apprend l’existence d’historiens et d’ONG appartenant à la société civile ibérique qui ont donné leur accord pour aborder, de manière objective, cette « relecture » de l’Histoire liant le Maroc et l’Espagne.

Les initiateurs de toutes ces actions affirment que le « Front pour l’unité territoriale » ne fait qu’encadrer et unir « des victimes de l’Espagne » pour lesquels il demande la réhabilitation. L’organisation est appuyée par des experts dans son effort de rassembler les documents devant être présentés à la Justice internationale. Car le Front entend bien, en fin de compte, emprunter la voie de la Justice notamment européenne et espagnole, pour demander le dédommagement des victimes et leur réhabilitation. Ce faisant, l’organisation envisage aussi de lutter contre la « journée célébrée en Espagne qui commémore l’expulsion des musulmans de l’Andalousie ».

Redalinho
February 11th, 2008, 02:08 PM
Coordonnateur de la « commission nationale pour la libération de Sebta et Mellilia et les présides occupés », Lahbib Haji est parmi les fondateurs du « Front pour l’unité territoriale » fraîchement créé et qui est composé de plusieurs ONG, principalement du nord du Maroc. Dans cet entretien, L. Hajji explique pourquoi les actions prioritaires du Front ciblent particulièrement l’Espagne. Il annonce aussi les actions en Justice que le Front envisage d’intenter, sur le plan international, pour défendre le dossier des Rifains victimes des gaz toxiques, celui des Andalous marocain expulsés d’Espagne...

Quelle relation y a-t-il d’abord entre le « Front de défense de l’unité du territoire national » et la défense des Marocains qui ont été enrôlés dans la guerre civile espagnole, les victimes des gaz toxique utilisés dans la guerre du Rif... ?

La relation vient du fait que ces dossiers et d’autres crimes sont le résultat du colonialisme. Lorsque nous avons choisi de défendre l’unité territoriale et d’œuvrer pour l’évacuation des occupants, nous avons lié cette action de militantisme aux effets laissés par le colonialisme sur le territoire marocain. Les colons ont perpétré bien des crimes contre la terre, la nature et contre les gens. Si le colonialisme espagnol n’avait pas eu lieu, on n’aurait pas poussé des citoyens à prendre part à une guerre dans laquelle ils n’ont aucun intérêt. Puis ils ont été abandonnés comme des chiens.

S’il n’y avait pas de colonialisme et de mouvement de libération, l’Espagne et ses alliés n’auraient pas commis le crime des gaz toxiques en empoisonnant les populations, la nature... On ne connaît même pas la nature des produits que l’Espagne a utilisés sur les terres occupées. Par ailleurs, le Front a également pour objectif de participer au véritable développement et à la démocratie comme étant les deux facteurs déterminants dans la sensibilisation à la libération et à la défense de la patrie.

En passant en revue les différents dossiers que le Front veut traiter en priorité, l’on se rend compte qu’ils sont tous en relation avec l’Espagne. Est-ce une coïncidence ?

Oui, tous ces dossiers sont en relation directe avec l’Espagne et ce n’est pas une véritable coïncidence. Car, l’Espagne est le principal voisin du Maroc et notre Histoire est liée avec celle de l’Espagne.

Nous avons fondé la civilisation andalouse, ce qui n’est pas une tâche facile, étant donné que c’est un pays qui se trouve au-delà de la mer et ayant une autre identité. Mais c’est l’Espagne qui a commis le crime d’expulsion des Andalous. C’est ce pays voisin qui a ouvert des tribunaux d’inquisition et commis de la sorte des crimes contre l’humanité.

Beaucoup de marocains andalous conservent dans leur mémoire cette partie noire de l’Histoire et commencent à bouger. En plus, c’est l’Etat espagnol qui a occupé le nord du Maroc. C’est lui le responsable des gaz toxiques utilisés dans la guerre du Rif. C’est lui qui occupe encore, avec arrogance, Sebta et Mellilia et plusieurs îles situées sur le territoire marocain.

C’est ce même Etat qui a tué des Marocains sur les frontières. C’est lui le responsable de la tuerie d’Eljido et de bien d’autres drames dont ont été victimes des Marocains. Ainsi donc, on trouve toujours l’Espagne impliquée et même si la France est parfois également impliquée, elle ne pose pas d’aussi grands problèmes. Par ailleurs, il y a un autre élément qui fait que l’Espagne est dans notre collimateur. C’est que les associations composant le Front sont actives dans le nord et savent le degré d’implication de l’Espagne dans ces dossiers.

Comment vous sera-t-il possible de défendre objectivement ces dossiers qui datent de plusieurs décennies ?

Tous ces dossiers sont à notre portée. Nous avons seulement besoin de rechercher et de rassembler certaines données qui se trouvent éparpillées. Ce travail, en lui-même, n’est pas difficile, si nous jouissons de soutiens sérieux... Par exemple, le dossier des mauresques peut paraître difficile à traiter, alors que ce n’est pas le cas, bien au contraire. D’ailleurs, ce n’est pas un dossier aussi ancien que cela, étant donné que la lutte des peuples, qui est mesurée à l’échelle des siècles, le met au devant de la scène. Toutes les traces des différents crimes dont nous parlons sont encore tangibles.

Avez-vous les moyens de financer les investigations pour dresser la liste, par exemple, de mauresques marocains ?

Nous allons organiser une conférence scientifique (science de l’histoire) en invitant des chercheurs, des historiens qui vont nous prodiguer la matière scientifique nécessaire. En outre, il y a de nombreux cadres parmi nous qui connaissent bien ce dossier parce qu’ils appartiennent à des familles mauresques. Ils sont prêts à nous fournir leur soutien et à nous aider à identifier les familles d’origine mauresque et à nous produire bien d’autres données et documents...

Tous cela représentera une matière importante pour constituer un grand dossier à soumettre à la Justice et aux institutions des Droits de l’Homme européennes et espagnoles.

Du reste, nous allons taper à toutes les portes pour faire financer nos activités et les démarches qui seront entreprises par le comité en charge de ce dossier. Car, nous avons une vision claire de la méthode de travail de ce comité et de sa composition. Un exemple : le professeur Abdessamad Tamouro (descendant d’une famille mauresque) est en charge du « comité des sages » (ndlr comité maroco-ibérique)...

Comment comptez-vous procéder concrètement pour faire aboutir vos revendications ?

Nous allons organiser des séminaires concernant chaque affaire en faisant intervenir des spécialistes tout en rassemblant et en présentant les noms des victimes. D’ailleurs, nous avons déjà commencé à contacter certaines victimes des gaz toxiques. La Zaouia Ouazania, membre du Front, dispose de plusieurs noms...

Des personnalités nous ont aussi contactés et disent être prêtes à intenter des actions devant la Justice Internationale à cause du décès de l’un ou l’autre membre de leur famille à cause de cancers et autres maladies provoquées par l’utilisation des gaz toxiques.

Au niveau actuel des préparatifs, nous demandons la collaboration de l’Etat marocain pour procéder à des expertises et présenter des certificats déterminants les causes de décès. Nous demandons aussi la collaboration des instances des droits de l’Homme et les centres d’expertise de défense des droits de l’Homme au Maroc et ailleurs...

Nous avons besoin de ce soutien durant tout le processus : de la constitution des dossiers, de la recherche des documents et des moyens de preuve, jusqu’à leurs présentation à la justice et aux organisations européennes de défense des droits de l’Homme.

Redalinho
February 11th, 2008, 02:08 PM
Abdessamad Tamouro, enseignant de philosophie et d’histoire de la pensée des civilisations à la Faculté des lettres de Rabat, membre de l’association marocaine de philosophie (AMP) et est également l’un des descendants des familles mauresques déportées de Séville il y a des siècles. C’est l’un des plus actifs membres du « Front de Défense de l’Unité territoriale nationale ». A. Tamouro présente son réquisitoire contre l’Espagne.

Comment comptez-vous défendre le lourd dossier que vous préparez contre l’Espagne ?

Il faut qu’un tel dossier soit traité sous une vision globale. Pour traiter des faits aussi graves et importants : les frontières, les relations entre peuples et entre civilisations, il faut s’éloigner de toute vision personnelle ou de revanche, de vengeance ou de vision politique. Car, la politique ne gère que le conjoncturel, les compromis... Elle ne peut pas gérer l’Histoire et les civilisations. A défaut de négociations, à défaut de compréhension et à défaut d’entente, on ne peut échapper à la tension de conflit. C’est pourquoi il faut associer dans cette réflexion « les sages ».

Et qui sont donc ces sages ?

Les sages sont des intellectuels et des chercheurs, mais pas n’importe lesquels. Il faut des chercheurs autorisés, compétents et qui travaillent dans des institutions indépendantes. A l’instar des institutions stratégiques, les institutions de travail, les institutions de recherche ou de coopération.

Pourquoi avez-vous attendu tout ce temps avant de ressortir ces griefs contre l’Espagne ?

On n’a attendu seulement quatre ou cinq siècles. Ce n’est pas beaucoup dans le processus de l’Histoire. C’est pour cela que nous demandons que le dossier soit traité dans le cadre d’une vision globale. Les affaires entre peuples ne peuvent pas obéir aux calculs temporels.

Qu’est ce qui a fait que ce dossier des mauresques marocains ressurgisse tout d’un coup ?

Le déclic est venu du fait que l’Europe demande l’ouverture. Tout le monde demande le dialogue des civilisations, des religions... L’humanité a été éprouvée par les conflits et par les guerres mondiales. On sait ce que cela a donné.

Nous vivons actuellement au Maroc le problème du Sahara. Ce n’est pas un problème de frontières, mais d’hommes qui ne veulent pas de frontières ou qui veulent des frontières à leur mesure.

Ainsi donc, ou bien on doit aller dans une vision globale qui cherche l’entente et qui cherche la compréhension et cela doit être fait en connaissance de cause, en connaissance de l’autre, loin des rapports de forces... Ou bien on va directement aux conflits.

Le malheur, c’est qu’on ne peut pas enlever l’Espagne de l’Histoire ou de la carte géographique. L’Espagne, non plus, ne peut pas le faire en ce qui concerne le Maroc.

Donc, on est obligé d’envisager cette possibilité de revoir tous les dossiers en rapport avec les relations de voisinage dans le cadre d’une vision de civilisation.

Par ailleurs, l’Europe parle de problèmes des frontières, de l’immigration, de l’interpénétration entre les pouvoirs, le pouvoir de l’Europe comme institution globale et le pouvoir des Etats... Nous aussi nous avons les mêmes préoccupations, mais autrement, avec l’Union du Maghreb... Donc, si on n’a pas cette vision avec nos voisins, on ne pourra pas avoir des relations d’entente avec l’Espagne et l’Europe, ni avec l’Algérie, la Tunisie...

La vision globale sur laquelle nous insistons va au-delà de la question du Sahara... C’est une question civilisationnelle qui est dans l’intérêt de toute la région.

Il faut souligner aussi qu’il y a dernièrement des conflits énormes, sanguinaires qui ont fait des milliers de morts et qui, maintenant, ne sont pas oubliés, mais ont donné lieu à une grande entente en Europe. Bien évidemment nous savons qu’en Europe tout le chauvinisme et l’esprit sanguinaire qui a présidé à l’expulsion des musulmans de l’Espagne est, aujourd’hui en grande partie, révolu. L’esprit de l’inquisition n’est plus. Il n’y a plus non plus d’esprit prônant les tueries que les musulmans ont connues en Espagne.

En fait, à l’heure où nous parlons beaucoup de l’ère de liberté, nous avons besoin d’avoir la liberté de voir en face l’avenir.

Dans votre action, est-ce que vous avez reçu du soutien de la part de ressortissants espagnols ?

Nous cherchons à mener des recherches communément avec les Espagnols pour les grands et les petits dossiers. Parmi les grands dossiers je propose, personnellement, la création d’un institut stratégique de recherche entre les deux pays sur les archives par exemple. Non seulement entre les deux pays, car il faut aussi associer le Portugal.

Nous ne parlons pas seulement avec l’Espagne, mais avec toute l’Europe et particulièrement avec l’Espagne et le Portugal.

Cette institution doit avoir le courage d’étudier sereinement des dossiers comme celui, par exemple, des frontières, de l’immigration, du droit de retour, de la nationalité, des efforts de compensation et de conciliation...

En ce qui me concerne, je peux formuler une demande personnelle au nom de ma famille pour demander les biens que nous avons perdus en Espagne et surtout à Séville.

Après tant d’années, serait-il facile d’évaluer les biens perdus à l’époque de l’Andalousie arabe ?

On n’en est pas encore là. Ce qu’il faut pour le moment, c’est d’ouvrir les archives, laisser les équipes de recherche travailler. Et ce, loin de tout esprit de revanche.

On doit avoir le courage de dialoguer et d’échanger les archives, d’écrire l’Histoire des familles musulmanes mais aussi des prisonniers espagnols au Maroc. Il faut aussi voir la colonisation et les problèmes qu’elle a engendrés : l’exode, la guerre du Rif...

A combien estimez-vous le nombre de mauresques qui ont été chassés vers le Maroc ?

On peut facilement parler d’un million et demi. Vous savez, d’après les répertoires, il y a eu des centaines de milliers à l’époque qui ont été obligés de quitter le territoire espagnol. C’était toute une civilisation et ça a duré plus de trois siècles. Pour moi et pour ma famille, je demanderais au moins une forme d’excuse et de compensation. C’est exactement ce qui a été demandé en faveur des juifs qui ont été déportés en Europe. C’est la même chose pour nous, car c’est un peuple qui a été expulsé, qui a subi l’inquisition, l’humiliation et qui a été interdit de parler, d’avoir une religion et une croyance, interdit de s’habiller comme il veut... Et ne parlons pas de ce que les Marocains on subi durant la colonisation espagnole !

Redalinho
February 11th, 2008, 02:08 PM
En raison de sa forte présence et de son poids dans le nord du Maroc, la zaouïa Ouazzania est considérée comme un véritable pilier du « Front pour l’unité territoriale ». Le représentant de cette confrérie, Abdessalam Ouazzani, explique les raisons ayant poussé la zaouïa à se mêler de politique.


Pourquoi la zaouïa Ouazania s’intéresse à des dossiers de nature politique en prenant part aux activités du « Front de défense de l’unité du territoire national » ?

Notre objectif est d’être présent pour défendre la cause territoriale nationale. C’est là un devoir essentiel dans le cadre de la vision socioculturelle qu’a la zaouïa Ouazzania en général. Ses principes religieux sont marqués par l’ouverture. La zaouïa prend toujours en considération le fond philosophique du hadith du Prophète qui dit : « l’amour de la patrie fait partie de la foi ».

Il ne faut pas oublier que le fondateur de notre confrérie, Moulay Abdallah Acharif (16e siècle), et ses principaux grands successeurs dont Moulay Ibrahim (martyre de la guerre de Larache), Moulay Mohamed et son fils Moulay Attouhami (17e siècle), allaient toujours au front pour défendre les nobles causes. Ils étaient présents dans la guerre de Larache, la guerre de Sebta, l’encerclement de Mellilia...

Alors il est tout à fait normal que les membres de la zaouïa répondent à l’appel de la responsabilité pour la participation à toute activité visant la défense de la souveraineté et la cause nationales.

Ainsi, la zaouïa ouazzania du Rif en particulier (branche active de la zaouïa centrale) s’engageait pendant la guerre du Rif (guerre contre le colonialisme européen et spécialement celle de Mohamed Abdelakrim El Khattabi contre le colonialisme espagnol).

En conclusion, notre devoir, nous fils fidèles de la zaouïa vis-à-vis de nos ancêtres, est de rester toujours prêts à répondre aux appels de la patrie.

Qu’est-ce que vous pouvez apporter pour faire aboutir un dossier comme celui des victimes des gaz toxiques dans la guerre du Rif ou celui des mauresques déportés, il y a des siècles, vers le Maroc en provenance de l’Andalousie ?

En ce qui concerne le sujet des victimes des gaz toxiques utilisés par l’Espagne pendant la guerre du Rif, je rappelle que les membres de la zaouïa Ouazzania du Rif étaient obligés de creuser un petit tunnel pour protéger les femmes et enfants de la confrérie. C’est donc un dossier qui nous tient à cœur.

Un programme est en cours d’élaboration pour mener à bien des études et des recherches afin de dévoiler tous les éléments liés à ce sujet.

En ce qui concerne le sujet des mauresques déportés de l’Andalousie, nous comptons collaborer à tous les niveaux pour défendre ce dossier. Je rappelle là aussi que les disciples de la zaouïa Ouazzania sont les descendants, de père en fils et de façon verticale de Moulay Idriss, qui a oeuvré pour une double civilisation maroco-orientale.

Que propose la zaouïa Ouazania pour clore ces dossiers ?

La zaouïa Ouazzania demande le recours à la logique et la prévalence de la sagesse et de la foi. Et ce, dans le cadre du dialogue visant le rapprochement des civilisations humaines.

Redalinho
April 22nd, 2008, 09:19 AM
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Nortenho
May 15th, 2008, 10:04 PM
So the moors invade us and we are the ones who should apologise?:lol:

Yazoo
May 16th, 2008, 03:46 AM
I say NO, first Fuc#ing invaders should say sorry for invading our territory not the people who expel the invaders. So first a sorry from your part and then we´ll see if we say you sorry or something.

BTW, what Spain should really do it´s to send its army to protec the half a million people who still hold real spanish passports and spanish ID cards living under the occupation of Morocco. They are Spanish citizens so they deserve our protection.

First point: I can understand where you're coming from, but I dont think morocco will ever apologize from having owned most of the iberian peninsula. Just like the UK will not apologize for gibraltar

Second Point: I really dont understand what're you're referring to, what half million spanish under the occupation of Morocco?

Desertlife
May 16th, 2008, 04:09 AM
Yazoo
That is a very old post..I don t understand why Reda opens this type of discussions...who cares if they apologize or not.

Nortenho
May 16th, 2008, 04:11 AM
First point: I can understand where you're coming from, but I dont think morocco will ever apologize from having owned most of the iberian peninsula. Just like the UK will not apologize for gibraltar

Second Point: I really dont understand what're you're referring to, what half million spanish under the occupation of Morocco?

Morocco didn´t even exist.

MoroccanChica
May 16th, 2008, 04:12 AM
^^Well, first of all, Morocco existed as an independent entity since the 8th century, which is far longer than most nowadays states, including European ones. Secondly, what does that have to do with anything? Modern Israel didn't exist until the 20th century but Spain still issued an apology to the state.

@desertlife: I think it's because Spain issued an apology to Sepharadic Jews but didn't apologize to the Moors as well. I personally think it doesn't matter either but I am not a descendant of expelled Moors so I can't say. For consistence sake, I think they should. Why treat a group differently from another?

Purple Dreams
May 16th, 2008, 03:53 PM
because the Jews and the muslims didn't settle in Spain the same way.

Yazoo
May 16th, 2008, 04:37 PM
Yazoo
That is a very old post..I don t understand why Reda opens this type of discussions...who cares if they apologize or not.


I totally agree with you. An apology (about an issue that I never even paid much attention to anyway) is not going to get us anywhere. Rather, we should look for better relations with our neighbors (algeria, spain and portugal) rather than focus on some age-old issues that happened centuries ago.

Purple Dreams
May 16th, 2008, 04:47 PM
^^I agree

Redalinho
May 16th, 2008, 06:39 PM
I totally agree with you. An apology (about an issue that I never even paid much attention to anyway) is not going to get us anywhere. Rather, we should look for better relations with our neighbors (algeria, spain and portugal) rather than focus on some age-old issues that happened centuries ago.

Portugal? :nuts: You forgot Mauritania.
I believe that justice and respect are the base to establish good relations between a country and an other. Spain is actually the only country where we organize Ferias to celebrate such a horrible event.
And If we follow your logic Palestinians should stop claiming there territories, the USA should not analogize for killing millions of Amerindian, and Germany shouldn't sign the Reparations agreement with Israel.

Yazoo
May 16th, 2008, 07:06 PM
Portugal? :nuts: You forgot Mauritania.
I believe that justice and respect are the base to establish good relations between a country and an other. Spain is actually the only country where we organize Ferias to celebrate such a horrible event.
And If we follow your logic Palestinians should stop claiming there territories, the USA should not analogize for killing millions of Amerindian, and Germany shouldn't sign the Reparations agreement with Israel.

My question to you is this: how will that affect us in any way?

Redalinho
May 16th, 2008, 07:29 PM
My question to you is this: how will that affect us in any way?

I'm one of the 5 million Moroccans from Andalusian descent so I'm directly concerned. What the Front pour l’unité territoriale claims is just a Reparations agreement while a Catalan party proposed to give us Spanish nationality ( something that we'll never accept):

http://www.elmundo.es/suplementos/cronica/2006/565/1156629601.html

MoroccanChica
May 16th, 2008, 09:39 PM
because the Jews and the muslims didn't settle in Spain the same way.

I thought history didn't matter ;) An apology would be issued to Iberian Moors who were expelled, whose possessions were confiscated or who were forcefully converted and not the Moorish rulers. To that regard, ordinary Iberian Moors and Jews were in the absolute same boat.

Purple Dreams
May 17th, 2008, 12:36 AM
I thought history didn't matter ;) An apology would be issued to Iberian Moors who were expelled, whose possessions were confiscated or who were forcefully converted and not the Moorish rulers. To that regard, ordinary Iberian Moors and Jews were in the absolute same boat.

Ultimately it doesn't because I don't think Spain should apologize to either group. But I never said history doesn't matter. I said history shouldn't be considered in independence claims.

(my family on my father's side is Andalusian)

Purple Dreams
May 17th, 2008, 12:40 AM
Portugal? :nuts: You forgot Mauritania.
I believe that justice and respect are the base to establish good relations between a country and an other. Spain is actually the only country where we organize Ferias to celebrate such a horrible event.
And If we follow your logic Palestinians should stop claiming there territories, the USA should not analogize for killing millions of Amerindian, and Germany shouldn't sign the Reparations agreement with Israel.

Yes for the last 2 but IMO the Palestinians have the right to fight forever if they want. And if Morocco wants to declare war against Spain, I think it's their right as well.

MoroccanChica
May 17th, 2008, 02:43 AM
So history is not a legitimate argument in territorial claims but still legitimizes mass expulsions and ethnic cleansing???? :dunno: Maybe I just didn't understand how this is relevant.

because the Jews and the muslims didn't settle in Spain the same way.

Nortenho
May 17th, 2008, 06:29 AM
I thought history didn't matter ;) An apology would be issued to Iberian Moors who were expelled, whose possessions were confiscated or who were forcefully converted and not the Moorish rulers. To that regard, ordinary Iberian Moors and Jews were in the absolute same boat.

I want apologies for the invasion of our land. And a heavy monetary compensation.

MoroccanChica
May 17th, 2008, 07:21 AM
You're welcome to go ahead and require that :D Although Iberians might be at the losing end of the spectrum if invasions and colonization require compensation :tongue2:

I don't know why people are quick to angrily dismiss this. It's not exactly a top priority issue but my point is this: If expulsions of Jews is publicly considered a wrong of the past, why aren't expelled (ordinary Iberian) Moors treated with the same kind of humane respect? If anything, opening such type of debate will help lessen the demonization and dehumanization of Moors common amongst Iberians.

Oh well! :dunno:

Redalinho
May 17th, 2008, 09:15 AM
Yes for the last 2 but IMO the Palestinians have the right to fight forever if they want. And if Morocco wants to declare war against Spain, I think it's their right as well.

Morocco as a state is not concerned. It's btw the Spanish state and the Muslim Andalusians

mista_a.b
May 17th, 2008, 01:28 PM
I want apologies for the invasion of our land. And a heavy monetary compensation.

Why dont you compensate the descendants of the civilizations you wiped out in Latin America with your inquisitions, wars and diseases.

Purple Dreams
May 17th, 2008, 11:45 PM
So history is not a legitimate argument in territorial claims but still legitimizes mass expulsions and ethnic cleansing???? :dunno: Maybe I just didn't understand how this is relevant.

-No, I don't think history (that is who controlled a given territory in the past) is relevant in determining a given territory's fate or in dealing with independence claims.

-I think people have the right to resist occupation and would put mass expulsions in that category.

Redalinho
May 18th, 2008, 09:44 AM
because the Jews and the muslims didn't settle in Spain the same way.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1987

Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme.

Redalinho
October 6th, 2008, 04:42 AM
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Redalinho
April 23rd, 2009, 12:07 PM
A movie about the expulsion of Moriscos in 1609

TJUshUjnYqI

antovador
May 2nd, 2009, 02:33 AM
Why dont you compensate the descendants of the civilizations you wiped out in Latin America with your inquisitions, wars and diseases.

l'Espagne est un des premiers investisseurs en Amerique Latine et je suppose que ce n'est pas suffisant á votre goût. Comment expliquez-vous que la Bolivie soit a majorité amerindienne sans parler de pas mal de pourcentages d'amerindiens depuis le mexique jusqu'á la Terre de feu alors que les USA on moins de 1 % d'amerindiens ?

antovador
May 2nd, 2009, 02:49 AM
Je ne comprends pas cette initiative pour moi c'est comme si les Allemands demande des compensations á la France pour s'être fait expulser en 1944.

La logique dit que ça devrait être l'inverse, c'est á dire que le coupable doit compenser la victime.

Redalinho
May 2nd, 2009, 06:21 PM
Je ne comprends pas cette initiative pour moi c'est comme si les Allemands demande des compensations á la France pour s'être fait expulser en 1944.

La logique dit que ça devrait être l'inverse, c'est á dire que le coupable doit compenser la victime.

1) Les Allemands sont venus d'Allemagne dans le but d'occuper la France...Les Morisques sont des Hispaniques nés dans la péninsule hispanique et convertis à l'Islam

2) Petit rappel historique:

En 709, Wittiza est tué par un autre Wisigoth, Rodrigue, qui est proclamé Roi. Rodrigue est, pour sa part, un chrétien catholique de fraîche date qui s'attaque d'emblée aux juifs et aux ariens (des chrétiens qui rejettent la Trinité). Excédés par les exactions, les juifs durent rechercher des alliances pour mettre fin au règne de Rodrigue.
Aidés par les fils de Wittiza qui s’étaient repliés à Tanger après la mort de leur père, les juifs parviennent à convaincre Tarik de traverser le Détroit pour leur apporter un soutien. L'objectif immédiat est de se débarrasser de Rodrigue.

Tarik débarque en 711 à Gibraltar à la tête de 5.000 hommes, berbères et arabes selon certains, moins de mille, musulmans ou ariens, pour d'autres. La conquête fut facile, les ariens proches de Wittiza et les juifs avaient balisé le terrain de la conquête, permettant une avancée foudroyante des troupes venues de la rive sud de la Méditerranée. Rodrigue est tué. Un pouvoir musulman prend place

La péninsule ibérique avait, en cette période, trois principales composantes religieuses: les juifs, les chrétiens et les ariens. S'y s'ajoute l'Islam, porté par des Arabes mais aussi, et surtout, par des Berbères, anciens juifs ou ariens. Des musulmans, peu nombreux en sommes, sont donc à la base de l'islamisation de cette partie de l'Europe.
À cette islamisation adhèrent les premiers Européens, des ariens wisigoths, qui seront suivis par des chrétiens, le brassage aidant. Ce sont les descendants de ce brassage, sujets d'un Roi, qui seront expulsés de la péninsule en 1609. Ce fut un génocide.

Les croisades

Le monde catholique a imposé la croisade. En fait il y eut deux sortes de croisades. L'une, qui eut plusieurs vagues, dont l'objectif était Jérusalem; c'est celle d'Orient qui débuta vers le XI ème siècle et cessa au XIII° siècle.

L'autre, moins connue, imperceptible, mais efficace, c'est celle de l’Occident. Elle débuta au XI ème siècle avec pour objectif la “reconquista”. Elle s'est complue dans l'inquisition née au XIII° siècle, ce tribunal ecclésiastique qui perdura dans la péninsule jusqu'en 1808.
Cette croisade devait “dé-judaïser” et “dés-islamiser” la péninsule ibérique. Pour la “dé-judaïsation”, ce sera fait en 1492 avec Isabelle la Catholique avec un édit qui accorda quatre mois aux juifs pour se convertir ou quitter la péninsule sous peine de mort. Des milliers d'entre eux quittèrent la péninsule. Ils sont les aïeux des juifs d'Europe.
Certains aussi, 30.000 au moins, s'installèrent au Maghreb, dont 70 à 80% au Maroc. Leurs noms témoignent de leur origine. Ils s'appellent: Koria, Ovadia, Toledano, Moreno, Berdugo...

Pour la “désislamisation", dès 1492, avec la chute du dernier royaume musulman de Abou Abdillah, les Rois-catholiques optent pour l'évangélisation des musulmans.

À partir de ce moment, sur la péninsule, il y eut deux catégories de catholiques: Les vieux-chrétiens qui se prévalent d'un sang pur, les nouveaux-chrétiens, les juifs ou musulmans convertis.
Ils seront appelés marranes pour les premiers et morisques pour les seconds; termes péjoratifs, suspects qu'étaient les marranes et les morisques de continuer à pratiquer leur religion d'origine mais en cachette. S'il y eut des conversions loyales et nombreuses au catholicisme, les faits retiennent qu'effectivement, nombre de morisques continuaient à pratiquer l'Islam, tout en participant, plus ou moins sincèrement, au culte catholique: Ils jeûnaient pendant le Ramadan, et pratiquaient le sacrifice de l'Aïd Al Adha... mais se rendaient aussi à
l'église.

Pouvait-il en être autrement? On ne change pas de religion du jour au lendemain aussi facilement.

Les Morisques

Passibles des tribunaux de l'Inquisition, soumis à une inégalité fiscale, brimés et dépouillés, les morisques se révoltent et se soulèvent contre l'injustice. Une première révolte à Grenade en 1499, durement réprimée, impose déjà aux mudéjars grenadins : :musulmans vivant sous un pouvoir chrétien -, de se convertir ou de s'expatrier à Valence.

En 1525, par décret, Charles Quint prescrit à tous les musulmans de se convertir. Ils avaient donc obligation de faire baptiser leurs enfants, d'observer la foi et de convertir leurs mosquées en églises. Les révoltes sont réduites par la violence. Sous le règne de Philippe II, une série de révisions foncières qui les lèsent, en plus de l'interdiction de l'utilisation de l'arabe, la destruction des textes arabes et le changement vestimentaires requis, débouchent, en 1568, sur la guerre d'Alpujaras, montagnes où se réfugient des morisques révoltés.

Cette insurrection réprimée durement dans le sang prit fin en 1571. Les morisques seront, une nouvelle fois, déplacés. Le soulèvement de 1568 consomme en quelque sorte le divorce entre les monarques catholiques et les morisques.

A partir de ce moment, réellement chrétiens ou non, accusés d'hérésie et de concussions avec l'empire ottoman ou, plus tard, de collaboration avec la France d'Henri IV, le sort des morisques est scellé : Ils seront déportés.
En attendant, il fallait préparer le terrain.

L’Inquisition

Dès 1582, Francisco de Sandoval Y Rosa, marquis Denia, futur Duc de Lerma, se charge de cette préparation.

Les morisques du royaume de Valence, préoccupés par leurs problèmes traditionnels : l'Inquisition, le prédicateur et les seigneurs censiers, ne pouvaient deviner que leur sort était désormais un jouet entre les mains du Duc de Lerma.

La mort de Philippe II en 1595, qui fut d'une extrême prudence dans ses décisions, permet à ce duc de mettre en place tous ses pions, à commencer par le nouveau monarque.

En 1605, la décision définitive de déporter tous les morisques est prise par le Conseil d'État.

Les derniers préparatifs se font en secret car il fallait réunir d'importantes forces terrestres et navales, le but de l'opération ne devant être divulgué qu'au dernier moment par le chef du dispositif militaire. La date est fixée à l'automne 1609.

L'on commence par le recensement discret des foyers morisques pour identifier les morisques avec exactitude pour ne pas les confondre avec les foyers de vieux-chrétiens.

Les troupes commencent à rejoindre leurs cantonnements près des lieux où résident les morisques.

Le Vatican est contre la déportation mais le pouvoir religieux dans la péninsule est puissant. Ce pouvoir opte pour la déportation, persuadé qu'il était par le duc de Lerma.

Les garnisons sont mises en état d'alerte au début de 1609. Une flotte de soixante-deux galères et quatorze galions avec 7.000 marins est consignée. Des vétérans de l'armée de Flandre sont mis directement à la disposition du Vice-Roi de Valence.

Le 4 août 1609, Philippe III signe les ordres de déportation, confiés au chef de la milice Augustin Mexia, et destinés au chef des opérations militaires, Miranda.

Le 20 août, Mexia constate que le doute s'installe chez les morisques de Valence qui soupçonnent une anormale mobilisation de troupes venues des quatre coins de la péninsule. Il faut faire vite.
Le 17 septembre 1609, les galères du marquis de Santa Cruz se portent à Denia.

Le 22 septembre 1609, l'édit d'expulsion est promulgué et crié dans les rues de Valence et sa région. C'est l'explosion de joie chez les vieux-chrétiens. Le malheur s'abat sur les morisques.

La déportation

Cet édit précise : “ Dans les 3 jours de la publication de cet édit, tous les morisques de ce Royaume (Valence) hommes, femmes et enfants, devront quitter leurs maisons et leurs villages et aller s'embarquer à l'endroit qui leur sera indiqué par ordre du commissaire chargé de cette affaire.

Chacun pourra emporter la part de ses biens meubles qu'il pourra porter sur sa personne et devra s'embarquer sur les galères et les navires qui sont préparés pour les transporter en Berbérie où ils seront débarqués. "

Pour calmer les esprits, l'édit garantit qu'il ne sera fait aucun mal et proposait même un débarquement en France ou en Italie. Les femmes morisques mariées aux vieux-chrétiens pouvaient rester mais pas les hommes morisques ayant une épouse vieux-chrétiens. Ils devraient partir seuls sans les enfants. Les enfants de moins de quatre ans pourront rester si leurs parents morisques acceptent. L'immense machine militaire se met en marche. Les galères de la marine militaire ne suffisent pas, il est fait appel aux transporteurs privés et, comble de malheurs, ce sont les morisques qui payeront la traversée.

Les transporteurs privés se multiplient et les allers-retours devinrent rapides et plus fréquents car il était plus rentable de débarquer les morisques en mer. Certains, débarqués sur des parties de la rive africaine de la Méditerranée, furent la proie des autochtones : tués, volés, réduits à la mendicité. Ils étaient soupçonnés de vouloir occuper le pays et le doute subsistait quant à leur réelle religion.

Les conditions de déportations devenaient de plus en plus difficiles, plus dures, totalement inhumaines, d'où des révoltes et des tentatives de résistance vite réprimées par l'armada militaire réunie.

Un autre édit d'expulsion sera promulgué le 9 décembre 1609. Il décide de la déportation des morisques de Murcia, Grenade, Jaen, Cordoue et Séville, ainsi que d'une seule bourgade de l'Extremadura et du Leon : la bourgade d'Hornachos, exclusivement peuplée d'une importante communauté morisque constituée en une sorte de République.

C'est elle qui peuplera Rabat et maintiendra intact son style de vie. D'autres édits, jusqu'en 1613, seront pris lorsqu'on dénichera quelques lots de morisques oubliés dans l'arrière pays.

La description de la déportation des morisques de Valence donne une idée approximative de l'ensemble de l'opération. Il est dit que le transfert des populations morisques de l'intérieur se faisait évidemment à pied, dans des conditions tellement effroyables et que la majorité des déportés mourut.

Fray Jaime Bleda, inquisiteur conseiller du duc de Lerma dans la préparation et l'exécution de l'expulsion, était parfaitement informé. Parce qu'il y prit une part essentielle, il fut le témoin oculaire des déportations du Royaume de Valence.

Voici ses conclusions :
“Ainsi, il est certain que des milliers de morisques qui quittèrent ce Royaume de Valence, même pas le quart survécut. Nombreux périrent en mer noyés, jetés par-dessus bord par les patrons des bateaux qui les volaient. D'autres naufragèrent sans pouvoir atteindre les plages de la Berbérie. Les Arabes en tuèrent un nombre infini. La plupart moururent de faim, de soif, de froid et d'affliction après leur arrivée en Afrique, où ils se voyaient exilés d'un paradis terrestre dans les sables, la sécheresse et la chaleur ardente de ces contrées, et aux mains de cette gent si féroce, inhumaine et barbare. C'eût été encore mieux pour l'Espagne, si tous avaient péri.''

Berbérie

Il s'agit de la première déportation humaine d'un système politique et d'un pouvoir organisés en Etat.. La seule aussi où l'on constate qu'une autorité étatique déporte en dehors de son cercle de souveraineté et d'influence des personnes qui relèvent directement de cette autorité. L'estimation des déportés varie entre 500.000 et 1.000.000 de personnes, voire plus. Plusieurs trouvèrent refuge en France, en Italie, au Maghreb et en Turquie, principalement. Mais nombreux furent ceux qui n'arrivèrent nulle part, voués dès le départ à une mort certaine : L'Etat organisateur de cette déportation n'avait-il pas estimé les pertes acceptables à 75% ?

Les morisques furent déportés mais aussi dépossédés de leurs biens qui revinrent à la Couronne, à ceux qui ont organisé la déportation tel que le Duc de Lerma dont la fortune personnelle dépassa les moyens financiers du Trésor Public. Ces biens revinrent aussi à l'inquisition pour une large part.

La corruption et l'inefficacité dominaient trop l'administration locale sous Philippe III pour que cette déportation soit réalisable en totalité. De nombreux morisques, heureusement pour eux, passèrent à travers le filet qui leur fut tendu, d'autres revinrent plus tard d'Afrique ou de France, d'autres surent encore acheter leur immunité.

Les morisques de Hornachos, méthodiques et gérant leurs malheurs, sont arrivés, par bateaux affrétés par eux, dans un premier temps à Salé. Considérés comme de curieux musulmans avec des mœurs particulières, ils durent opter pour une installation dans la ville jumelle de Salé, Rabat, dite Salé le neuf.

Ils ont perpétué leur mode de vie, de gestion et d'organisation, basé sur la solidarité et l'espoir du retour avec le rejet de tout ce qui n'est pas de leur essence. Repliés sur eux-mêmes, il vécurent jusqu'à l'indépendance en 1956 avec ce modèle social dont l'érosion avait débuté avec l'institution de Rabat comme capitale du Royaume par le Maréchal Lyautey en 1912.

Survivances

Ils portent tous un nom andalou à consonance ibérique: Moréno, Palimano, Trédano, Mouline, Ronda, Roudies (Rodriguez), Barco, Bargach pour Vargas, Caracso pour Carasco, Cérone, Toledano, Dinia, Koria, Frej, Farchado, Piro, Fennich, Balafrej…
Ils sont toujours fiers de leurs noms.

D'autres morisques, les Molato, les Torres, Médina... ont élu domicile à Tétouan, autre ville morisque du Maroc où, là aussi, ils perpétuent toujours le souvenir de leurs ancêtres par la culture, l'érudition et la musique dite andalouse.

A Fès, les nouveaux arrivants en ce début du 17°siècle sont joints aux premiers migrants andalous qui quittèrent l'Andalousie déjà dès les premières victoires de la “reconquista " au XIII° siècle n'acceptant pas de vivre comme mudéjars dans leur ancienne patrie.

Ces descendants de morisques perpétuent, pour l'Histoire, le souvenir de ceux pour lesquels le Cardinal Richelieu affirmait, dans ses mémoires, que « les commissaires de la déportation faisaient payer aux morisques lors de leurs déplacements forcés, l'eau des ruisseaux et l'ombre des arbres», et dont Ulysse Robert disait, dans son ouvrage les signes d'infamie au moyen-âge édité à Paris en 1891, que « les morisques reçurent, lors du règne de Jeanne la Folle, l'ordre de porter des croissants de lune en tissu bleu sur leurs chapeaux, croissant de lune de la taille d'une demi-orange.»
L'histoire de l'Islam dans cette partie de l'Europe commence avec Wittiza. Et donc, en définitif, quels destins pour les descendants des nombreux fils de Wittiza, des ariens, qui ont tout fait pour que Tarik prenne pied sur la péninsule.

Leurs descendants furent-ils vieux-chrétiens ou nouveaux-chrétiens?
Où sont-ils? A Rabat? A Alméria ou Barcelone, ayant échappé à une funeste fatalité ? Dans la région de Mâcon en France grâce à Henri IV l'humaniste? Ou bien le transporteur privé les a-t-il jetés en mer?… Chacun dans ses certitudes, pourra-t-il donner sa réponse?
Déjà, dès la disparition de Paul V, pontife qui régnait lors de la déportation, l'édit de 1609 commença à peser comme une grande dalle sur la conscience de la population de la péninsule et l'on a considéré comme injuste et inutile la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants.

Cette déportation scella le déclin de l’Espagne, alors forte, riche et conquérante : Les artisans de cette puissance avait disparu.

Youssef Elidrissi

Redalinho
May 2nd, 2009, 06:22 PM
En septembre prochain ça fera 400 ans (1609 - 2009) que les Morisques auront été expulsés d’Espagne.

http://www.facebook.com/group.php?gid=73109310726

burmo
May 2nd, 2009, 07:39 PM
delete

mista_a.b
May 2nd, 2009, 07:44 PM
l'Espagne est un des premiers investisseurs en Amerique Latine et je suppose que ce n'est pas suffisant á votre goût. Comment expliquez-vous que la Bolivie soit a majorité amerindienne sans parler de pas mal de pourcentages d'amerindiens depuis le mexique jusqu'á la Terre de feu alors que les USA on moins de 1 % d'amerindiens ?

Investing in a country is not done out of charity, spanish companies with interests in latin america are there because they know they can make large profits. It is worth noting that many of these companies have relatively easy access to these markets through the white ruling elites who are descendants of the spanish and who have become experts in the art of exploiting the descendants of the 'amerindiens' as you call them.

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:43 PM
http://photos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc1/hs006.snc1/2833_1110349569286_1543275153_260157_5935773_n.jpg

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:43 PM
http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc1/hs006.snc1/2833_1110349609287_1543275153_260158_1239080_n.jpg

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:44 PM
http://photos-g.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2627/192/26/1423480292/n1423480292_274198_875253.jpg

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:50 PM
http://photos-g.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2086/206/33/513044631/n513044631_1461838_5620.jpg

http://photos-h.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2086/206/33/513044631/n513044631_1462103_8966.jpg

http://photos-h.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2197/206/33/513044631/n513044631_1507607_9948.jpg

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:50 PM
http://photos-g.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2086/206/33/513044631/n513044631_1498518_1037.jpg

Redalinho
May 2nd, 2009, 09:52 PM
Zajal du poète Andalous Ibn El Mawla

http://photos-a.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v2197/206/33/513044631/n513044631_1507608_231.jpg

Redalinho
May 15th, 2009, 09:42 PM
Le décret de l'Alhambra de 1492, responsable de l'expulsion des Séfarades d'Espagne, est resté en vigueur officiellement jusqu'en 1967.

apocalypse 2012
May 15th, 2009, 10:16 PM
I DON'T JUST THINK SHOULD SPAIN SAY SORRY, SORRY IS NOTHING COMPARED TO WHAT IT HAS DONE TO MY MORISCOS ANCESSTORS AND WHAT THEY DID TO THE RIFFIANS WHEN THEY BOMBED THEM WITH INTERNATIONALY BANNED WEAPONS SUCH AS GAZ AND CLUSTER BOMBS. I THINK THE TIME IS COMING FOR SPAIN TO PAY HEAVILY THE PRICE FOR THEIR REPEATED GENOCIDES WHICH IT REFUSES OF ADMITTING. THEIR ARE PLANS FOR RECAPTURING AL-ANDALUS AND THOSE PLANS SHALL MATERIALIZE PRETTY SOON (INCHALLAH) AFTER MORE THAN SIX CENTURIES OF LEAVING THE ISLAMIC LAND OF ANDALUS BY FORCE IF YOU ARE INTRESTED YOU COULD FIND OUT ABOUT THESE AMBITIONS THAT MUSLIMS ARE LOOKING AT SPAIN AS A LOST LAND AND THERFOR IT IS A LEGITIMATE THING TO CLAIM SPAIN BACK AS FOR THEIR SORRY LETTER, THEY CAN WIPE THEIR HAIRY ASSES WITH IT .:cheers: AS THE SAYING GOES IF YOU LIVE BY THE SWORD YOU DIE BY THE SWORD.:cheers:

Redalinho
May 18th, 2009, 01:23 PM
22 septembre 1609 : Les Morisques, Musulmans convertis de force au catholicisme, sont chassés d’Espagne par Philippe III. Le départ de 275 000 personnes vers le Maghreb musulman entre 1609 et 1614 porte un coup très dur à l’économie et surtout à l’agriculture (le royaume de Valence perd 30% de sa population, l’Aragon 20%). 75% des morisques sont morts pendant l'exode.

Redalinho
May 18th, 2009, 01:24 PM
1609 April 4 – Felipe III (Philip III), King of Spain, signs an edict to expel of all moriscos from Spain (see September 11).

1609 September 11 – Valencia expels all the Moriscos (see April 4).

buho
May 20th, 2009, 10:59 PM
In fact, 95% of those moriscos, were the same hispanorroman people, that converted to Islam 8 centuries before... And wasn't a racial matter, was a religion matter (religion, always causes problems). Moriscos expulsion was a terrible mistake, they were the best peasants, and landowners complained to the kings.
Thousands of mozarabes were expeled by the moorish (almoravides and almohades) at XI and XII century too, deported to Morocco.

History is history...

costa
May 20th, 2009, 11:44 PM
Sorry buho, but Spain is great in destroying other people culture and origins. ;)

buho
May 20th, 2009, 11:52 PM
Sorry buho, but Spain is great in destroying other people culture and origins. ;)

We are talking about Spanish geography, and we are talking about moriscos/mudejares. Could we say that moorish destroyed hispano visigothic culture so? And visigothics destroyed roman culture in Spain? And roman destroyed iberian culture, and cartaghinians before? Portugal was invaded the same by moorish, and were expeled too, the difference was Portugal moorish were expeled to al-Andalus.
Judging the history with the tools of the present is ridiculous. I'm spanish and I feel al-Andalus as spanish as asturian kingdom, the actual Spain is the result of the mix of lots of influences.

costa
May 20th, 2009, 11:56 PM
I'm talking about present. Spain still do it

buho
May 20th, 2009, 11:58 PM
I'm talking about present. Spain still do it

So this wouldn't be the thread, this is about moriscos history, and by the way, I'm not spanish ambassador :ohno:

D K
May 21st, 2009, 12:00 AM
We are talking about Spanish geography, and we are talking about moriscos/mudejares. Could we say that moorish destroyed hispano visigothic culture so? And visigothics destroyed roman culture in Spain? And roman destroyed iberian culture, and cartaghinians before? Portugal was invaded the same by moorish, and were expeled too, the difference was Portugal moorish were expeled to al-Andalus.
Judging the history with the tools of the present is ridiculous. I'm spanish and I feel al-Andalus as spanish as asturian kingdom, the actual Spain is the result of the mix of lots of influences.

I agree with you. I can just point out that unfortunately not enough Spaniards have come to terms with their moor heritage. This situation translates sometimes in some disdainful attitudes (both politically and from spanish people).

buho
May 21st, 2009, 12:17 AM
I agree with you. I can just point out that unfortunately not enough Spaniards have come to terms with their moor heritage. This situation translates sometimes in some disdainful attitudes (both politically and from spanish people).

I agree with you too, the general history thought is from 19th century. The Reconquest is an invent, but nowadays most spanish people think millions of moors invaded Spain (that wasn't Spain, of course, Spain as it is didn't exist) and the poor christians escaped to the north... When reality is that no more than 100.000 moors entered into the Iberian Peninsula, and the hispanoroman people adopted their language, habits and most of them the religion too.

And I think Morocco people think the same, that moriscos expeled weren't spaniards... If you thought that, this thread wouldn't exist.

D K
May 21st, 2009, 06:18 PM
I agree with you too, the general history thought is from 19th century. The Reconquest is an invent, but nowadays most spanish people think millions of moors invaded Spain (that wasn't Spain, of course, Spain as it is didn't exist) and the poor christians escaped to the north... When reality is that no more than 100.000 moors entered into the Iberian Peninsula, and the hispanoroman people adopted their language, habits and most of them the religion too.

And I think Morocco people think the same, that moriscos expeled weren't spaniards... If you thought that, this thread wouldn't exist.

I don't agree with you at 100%. Moriscos expeled were for a vast majority of them from arab/berber origin. But we may consider that Iberia during these 5 or 6 centuries was a real melting pot for people from different cultures and ethnic groups. By the way i am pleased to see such openness.

Redalinho
June 5th, 2009, 11:06 PM
http://expulsados1609.com/ing/sinopsis.html

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Redalinho
June 5th, 2009, 11:08 PM
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Redalinho
June 5th, 2009, 11:09 PM
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Redalinho
June 5th, 2009, 11:10 PM
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zazo
June 6th, 2009, 06:16 PM
why always talking about past? thinking in future is more productive in all terms

YorkTown
June 6th, 2009, 06:31 PM
why every day I listen talked about the Holocaust? and never about the crimes of colonization? Arabs had no relation with the Holocaust but they are the ones who pay ... Germany has given millions of dollars to the rich Jewish state, but European countries nothing to the poor African states for the millions of deaths of colonization ... and they praticly never told about.... we are human too... the colonization kill milion people!!!! milions and milion!!! but no one talk about!:ohno:

zazo
June 6th, 2009, 06:55 PM
jews have too much power i think

Tetwani
June 6th, 2009, 06:58 PM
why always talking about past? thinking in future is more productive in all terms

Past is important to understand both present and future!

Jebli1989
June 7th, 2009, 01:37 AM
You spaniards forgot that the majority of moriscos were of celtiberian origin that accepted islam,you expeled your brothers in race,the moriscos is why there is 10% of european dna in northern morocco and 15% of european dna in north-west algeria,the berbers were a minority and the arabs in al-andalus were just the royal family the rest,the majority were geneticaly like castillians,so you should say sorry for expeled the native andalusians converted to islam

asarou
June 7th, 2009, 06:25 AM
You spaniards forgot that the majority of moriscos were of celtiberian origin that accepted islam,you expeled your brothers in race,the moriscos is why there is 10% of european dna in northern morocco and 15% of european dna in north-west algeria,the berbers were a minority and the arabs in al-andalus were just the royal family the rest,the majority were geneticaly like castillians,so you should say sorry for expeled the native andalusians converted to islam

I agree that the majority of the andalusian refugees carried Iberian genes in their veins ..
and they settled primarily in urban areas......
but it is wrong to assume that european genes in north africa came with the invasions of the vandals,romans....etc or forced migration of the iberian muslims....
it is scientifically proven that the european genes were present in north africa since the pre-historic times.
one for example, can not explain the high percentage of the Rb1 gene (west european male gene) amongst the kabyles of the djurjura mountains 18% and historically, the romans failed to conquer them, to the point they named the mountain 'mons ferratus' the iron mountains, nor did the andalusians settle there, the region was finally conquered by the french in 1857 (for the first time in history).

the spanish state in its modern form was founded in 1810 or 1812 (I am not sure)...
in theory, the new founded state is not responsible for the expulsion of its muslim and jewish populations,but,historically and morally, yes it is.
if the spanish state had already apologized to the sefardic jews, it is only natural that they should do the same for the descendants of the andalusian muslims.
but, on the other hand, I won't call it a genocide, it was not.
during that period of history, the real genocide took place in the canary islands, the americas and the philippines.

s.esio.m
August 7th, 2009, 10:50 PM
moors go home, nobody in spain likes moors.

DepressedAli
August 8th, 2009, 01:04 PM
moors go home, nobody in spain likes moors.

The feeling is mutual!

Redalinho
September 23rd, 2009, 11:14 AM
Date: Wednesday, September 23, 2009
Time: 12:00am - 11:55pm
Location: Alrededor del Mundo

El día 23 de Septiembre de 1609 en las calles y plazas de Valencia, se pregonó la pragmática de expulsión, en la que el rey apellidando herejes, apostatas y traidores a los moriscos, decía que, usando de clemencia, no les condenaba a muerte, ni confiscaba sus bienes, con tal de que se apresurasen a ser embarcados en el termino de tres días y dejasen para siempre las tierras de España.
En ese plazo tan corto de tres días, los moriscos y sus mujeres, bajo pena de muerte, debían dirigirse a los puertos que cada comisario les señalase. No se les permitía sacar de sus casas más que los bienes que pudieran llevar sobre sus cuerpos. Se autorizaba a cualquiera que encontrase a un morisco desbandado fuera de su lugar pasados los tres días del edicto, para poder apoderarse de lo que llevara, prenderle y darle muerte si se resistía !!!
Imaginemos la sorpresa que ocasiono en los moriscos este terrible bando. Se les obligaba a abandonar la tierra en la que habían nacido, ellos y sus antepasados, el suelo que habían regado con el sudor de frente y que habían fertilizado con su industria.

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