View Full Version : PARIS / IDF - News urbaines & architecturales
sna November 12th, 2003, 10:02 AM Voila, ici on pourrait regrouper les textes, comptes rendus, reportages et autres sources médiatiques parlant du "débat sur le retour des Tours à Paris".
Cela pourrait permettre de centraliser une source d'infos à un point bien précis, au lieu d'avoir à fouiller partout
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http://www.immodumidi.com/actu/article.php3?id_article=697
Vers un retour des tours
(11 novembre 2003)
Bannies de Paris depuis plus de vingt-cinq ans, les tours pourraient y retrouver droit de séjour : le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, a rouvert le débat, jusqu'ici tabou, sur la construction d'immeubles de grande hauteur intra-muros. Un débat « utile », dans une ville de seulement 105 km2 (alors que Londres est à l'échelle de l'Ile-de-France), a souligné à plusieurs reprises le maire socialiste de Paris, en s'empressant d'ajouter qu'il n'est surtout pas « tranché ». La réflexion qui s'amorce, précise Jean-Pierre Caffet, adjoint (PS) à l'Urbanisme, porte sur des bureaux plutôt que des logements, elle ne concernera pas le coeur de la ville, ni une « forêt » de bâtiments. « Il n'y aura pas de Défense au centre de Paris », assure M. Caffet.A l'idée de densifier là où il y a déjà des tours, lancée par l'architecte Dominique Perrault, père de la Grande bibliothèque, l'adjoint préfère celle « d'acupuncture » développée par Jean Nouvel (Institut du Monde Arabe) : une aiguille bienfaisante dans un endroit choisi.
Ce qui exclut les Halles, « le tissu haussmannien ou le tissu faubourien ». Faut-il pour autant « écarter toute diversité, toute modification du paysage urbain ? », demande l'adjoint. L'essentiel n'est d'ailleurs pas à ses yeux « le dogme » du nombre d'étages, mais « le où, le pourquoi, le comment ». Alors que Londres, Vienne, Barcelone ont commencé ou recommencé depuis quinze ans à bâtir vers le ciel -sans parler de Shanghaï ou Hong Kong- Paris s'en tient à ses prescriptions de 1977, définissant trois hauteurs sur trois zones allant de 25 mètres (huit étages environ) au centre à 37 mètres. Une modération voulue par Valéry Giscard d'Estaing, qui, à contre-pied de la politique urbaine gaulliste « expansionniste », promettait, en 1974, d'empêcher la « prolifération des tours », rappelle l'historien de Paris Bernard Marchand. Les Verts parisiens ont, sans attendre, manifesté leur hostilité. « Un casus belli », avertit leur président Alain Riou. « Le débat ne pourra se débloquer que s'il s'appuie sur une réalisation concrète », tempère M. Caffet, soulignant notamment le besoin de créations d'emplois. Et il demande : « le Paris de demain sera-t-il, partout, celui d'Amélie
sna November 12th, 2003, 10:15 AM article (déja paru ici il me semble bien) disponible ici : http://web12.cri.com.cn/france/2003/Nov/172442.htm
Cyril November 12th, 2003, 10:34 AM Bonne initiative, toutefois la plupart des journaux n'ont fait que reprendre les dépêches de l'AFP et de Reuters.
Les vrais articles ne sont pas encore légion.
sna November 12th, 2003, 10:56 AM Trè_s bonne initiative de ta part. moi je continue la collecte/débot d'infos ici !
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http://www.batiactu.com/data/30102003/30102003-183647.html
Une seconde chance pour les tours
Après une intervention remarquée du Maire de Paris dimanche dernier, la construction de tours dans la capitale redevient une solution urbanistique sérieusement étudiée. Le débat est lancé.
Qui a dit que Paris était une ville qui tournerait toute sa vie le dos aux tours d’habitation et de bureaux ? Depuis une quinzaine d’années, c’est bien cette opinion qui domine dans la capitale. «Plus jamais ça» , voilà le leitmotiv d’usage lorsqu’on évoque le quartier des Olympiades dans le 13ème arrondissement, ou le front de seine dans le 15ème. Ces deux réalisations, presque unanimement considérés comme ratées, sont devenues les symboles de conceptions urbanistiques dépassées, et projettent leur ombre mauvaise sur tout ce qui ressemble à un projet d’architecture incluant des tours. Jean-Marin Rondeaux, Président de la Plate-forme des Comités Parisiens d’habitants voit dans ces projets la preuve que «des tours ne peuvent que saloper Paris» , exprimant en ce sens une vue qui fait office à la fois de présupposé, d’analyse et de conclusion pour une écrasante majorité de parisiens sur la question.
Et pourtant. Le 14 octobre dernier, au Pavillon de l’Arsenal, un débat organisé sur «la hauteur à Paris» en présence de trois architectes de renom ( Jean Nouvel, Dominique Perrault et Christian de Portzamparc) a remis les tours d’actualité. Même si des divergences sont apparues sur la question de savoir s’il fallait densifier des zones existantes ou pratiquer une «acuponcture» selon la formule de Nouvel, la nécessité de construire à nouveau des tours était généralement admise.
L’intervention du Maire de Paris Bertrand Delanoë dimanche sur Europe 1 a clairement fait basculer ce débat d’architectes «utile» dans une ville de 105 km² , du côté politique, même s’il n’est pas "tranché" selon le maire. Bertrand Delanoë a aussi rappelé son attachement à «l’esthétique de ces constructions et la manière dont on y vit» tout en en appelant au «devoir de permettre au talent des architectes du XXIè siècle de se développer à Paris».
La réflexion qui s'amorce, a précisé à l'AFP Jean-Pierre Caffet, adjoint à l'Urbanisme, porte sur des bureaux plutôt que des logements, elle ne concernera pas le coeur de la ville, ni une "forêt" de bâtiments. "Il n'y aura pas de Défense au centre de Paris", assure M. Caffet.
En dépit de toutes ces prudences, les associations d’habitants ont vu dans ces déclarations une manière de remettre les tours d’actualité par la bande. Marc-Ambroise-Rendu, secrétaire d’Ile de France Environnement, a parlé de «provocation» et a averti : «il s’agit d’un ballon d’essai testé par la ville. A ceci je réponds : vous aurez la guerre».
Les perspectives en terme de dialogue sont donc a priori bien sombres et les parisiens s’en tiendraient volontiers aux prescriptions de 1977, définissant trois hauteurs sur trois zones allant de 25 mètres (huit étages environ) au centre à 37 mètres.
Pour Jean-Marin Rondeaux, il ne fait pas de doute que la population est de son côté. «Tous les échanges que nous avons eu avec les parisiens font ressortir un refus catégorique des tours». Il ajoute : « la promesse de M. Delanoë de construire 3500 logements sociaux par an sur dix ans est démagogique. La volonté d’augmenter l’offre de bureaux est louable, mais vu la quantité de banlieusards qui viennent travailler à Paris, si on augmente encore leur nombre tout en augmentant celui des habitants avec plus de logements, on aura des problèmes de circulation véritablement insolubles dans Paris.»
A ces préoccupations, Jean-Pierre Caffet, a répondu que rien ne sera entrepris sans une bonne desserte des transports en commun et que les promoteurs immobiliers n’auront pas les mains libres. Est-ce que ce sera suffisant pour convaincre les parisiens ? Il n’est pas interdit d’en douter.
Renaud Pacoud
( 30/10/2003 )
sna November 12th, 2003, 11:26 AM Un article très avantageux de l'huma, qui termine globalement par un OUI aux tours, dans la tournure de leur argumentation...
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-10-25/2003-10-25-381270
Paris doit façonner l'urbanisme du XXIe siècle
Le débat sur l'opportunité de construire des tours de grande hauteur dans certains quartiers périphériques pourra-t-il déboucher sur des réalisations inscrites au plan local d'urbanisme ?
La question est taboue et n'est abordée que par touches insignifiantes : peut-on construire des tours de grande hauteur dans Paris ? Le projet de modification du plan d'occupation des sols de 1977 qui avait pour objectif d'harmoniser le développement de la ville avec le modèle haussmannien est actuellement en cours. Dans le processus de concertation qui accompagne la mise en ouvre du PLU, plan local d'urbanisme, il n'y a pour l'instant aucune référence à la hauteur des immeubles. La municipalité parisienne l'évoque pourtant de plus en plus régulièrement. Un test a même été lancé à propos du réaménagement de la ZAC Paris rive gauche, et notamment de ce qu'on peut construire au bout de l'avenue de France, entre les boulevards des Maréchaux, porte d'Ivry, et le boulevard périphérique. Le tollé des associations et des habitants du 13e arrondissement a occulté le débat. Celui-ci ne fait pourtant que débuter. Le maire du 13e, Serge Blisko envisageait ouvertement, lors de la présentation du projet la construction de tours de grande hauteur, en présence de Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire chargé de l'urbanisme : " Le dernier immeuble de ce type construit à Paris date de 1974. Aujourd'hui, on peut faire des immeubles de grande qualité. Est-ce que Paris doit toujours rester à l'écart de l'innovation en architecture ? "
Le rebond a eu lieu mardi 14 octobre, au pavillon de l'Arsenal, lors d'un débat, dans le cadre du cycle " Actualités parisiennes ", auquel étaient invitées trois stars mondiales de l'architecture : Jean Nouvel, Dominique Perrault et Christian de Portzamparc, ainsi que trois promoteurs immobiliers, François Bertière, PDG de Bouygues Immobilier, Léon Bressler, PDG d'Unibail, et Antoine Bour, directeur général adjoint de l'OPAC de Paris. Thème de la rencontre : " La hauteur à Paris ". Étaient également présents Jean Castex et Rémi Rouyer, architectes, auteurs d'un document, les Tours à Paris, bilan et perspectives, publié en janvier 2003 par l'Atelier parisien d'urbanisme. L'événement du pavillon de l'Arsenal n'est pas passé inaperçu des Parisiens ni des associations. Marc Ambroise-Rendu, secrétaire de l'une d'elles, Île-de-France Environnement, a mis les pieds dans le plat, en parlant de " provocation ". Il s'agit, a-t-il dit, " d'un ballon d'essai testé par la Ville. À cette provocation, je réponds : vous aurez la guerre ". La méfiance, voire l'hostilité déclarée des Parisiens à la construction de tours dans le paysage urbain est-elle contournable ?
Les architectes, qui n'ont pas d'a priori politique, ont défendu avec brio leurs convictions. Dominique Perrault (il a bâti la BNF) : " Les barres et les tours sont des bâtiments maudits. Il faut faire un travail culturel. " Pour Christian de Portzamparc (Cité de la musique de La Villette, tour LVMH à New York), " il manque à Paris de la construction verticale, qui est l'expression populaire et enfantine de la ville du XXe siècle ". Les siècles précédents ont bien eu leurs symboles, San Geminiano, les cathédrales et, dit l'architecte, " on ne retrouve pas ce magnétisme de la hauteur à la Défense mais s'il n'y avait pas eu la Défense, Paris aurait régressé. Il faut faire monter Paris pour que la capitale soit conforme à l'image du siècle ". Comme ses confrères, Jean Nouvel (Institut du monde arabe, projet avorté de la tour sans Fin à la Défense) est très critique sur les bâtiments existants, la tour Montparnasse par exemple : " La tour est devenue un syndrome global. On les a accumulées, sur une même typologie, on les a clonées. La tour est devenue un symbole social. " Jean Nouvel suggère, comme Dominique Perrault, d'améliorer les quartiers en hauteur, et ailleurs de " faire de l'acupuncture ", " chercher à quels endroits on pourrait enrichir la ville par des verticales ".
De l'avis de tous, " Paris est une ville fermée, bloquée. On ne peut plus construire ". Blocages administratifs qui masquent des blocages psychologiques et sociaux. Le Parisien ne veut pas qu'on change sa ville, il ne veut pas la voir défigurée. En 1972, le président Pompidou regrettait la " prévention française, et particulièrement parisienne, contre la hauteur ", qu'il jugeait " rétrograde ". Le débat est de nouveau d'actualité. La volonté de faire de Paris une capitale mondiale, l'engagement de la municipalité de construire au minimum 3 500 logements par an pendant dix ans pour répondre aux besoins sont en effet difficilement compatibles avec les critères actuels. Les immeubles de grande hauteur en lien avec l'aménagement des portes autour du périphérique offriraient une bouffée d'oxygène qui n'échappe ni aux architectes, ni aux promoteurs, ni aux élus. Comment le faire accepter à une population traumatisée par les Olympiades, le front de Seine ou la place des Fêtes, ces quartiers ratés ?
Le retour en grâce des immeubles de grande hauteur n'est pas pour demain. En déclarant la guerre, Marc Ambroise-Rendu en est persuadé : " Tous les arguments que j'entends ce soir, je les ai déjà entendus dans les années soixante. Les quartiers construits sur ce modèle sont les plus difficiles à vivre. C'est un échec. " Paris a-t-il le choix ? La tour contemporaine est très différente de celle des années soixante. Elle libère de l'espace, diminue les coûts de construction, favorise la mixité sociale, et elle peut devenir un élément essentiel d'une recomposition urbaine qui lierait Paris aux communes avoisinantes. C'est après tout l'ambition de la municipalité parisienne.
Jacques Moran
sna November 12th, 2003, 11:33 AM http://www.batiactu.com/data/03112003/03112003-191108.html
Sur la construction de tours à Paris, Bertrand Delanoë, qui a relancé le débat fin octobre, a précisé "qu'il ne voulait pas densifier Paris", déjà "la ville la plus dense d'Europe". Mais, a-t-il répété, "dans 105 km2, la question de l'utilisation de l'espace se pose...". "On ne va pas mettre des tours aux frontières de Paris sans discussions avec nos voisins", a-t-il précisé, prônant la concertation.
Cyril November 12th, 2003, 11:36 AM Une des meilleures façons de glâner les articles de presse est d'utiliser GOOGLE NEWS (http://news.google.fr/)
et d'entrer les mots-clés comme Paris Tours Delanoë... :)
sna November 12th, 2003, 11:50 AM c'est éxactement ce que je fais ;)
sna November 12th, 2003, 03:43 PM http://www.lemonde.fr/txt/article/0,1-0@2-3228,36-341094,0.html
L'éventuel retour des gratte-ciel suscite un tollé parmi les élus et dans les associations
LE MONDE | 07.11.03
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En relançant le débat sur la construction de tours dans Paris, Bertrand Delanoë a provoqué une polémique qui n'est sans doute pas près de s'arrêter. L'opportunité de construire à nouveau en hauteur s'était posée pour la première fois il y a un an. Le projet de l'architecte Yves Lion, retenu pour la partie est de la ZAC Paris-Rive gauche, comportait plusieurs immeubles de 20 à 25 étages. Mais devant la levée de bouclier des associations, l'esquisse avait été remise dans les cartons.
A la suite d'un débat, organisé le 14 octobre au pavillon de l'Arsenal, sur "La hauteur à Paris", dans le cadre de la préparation du plan local d'urbanisme (PLU), plusieurs architectes avaient interpellé Jean-Pierre Caffet, adjoint (PS) à l'urbanisme de M. Delanoë, sur les projets de la municipalité. Celui-ci avait alors rappelé la volonté de l'Hôtel de Ville de voir construire 3 000 logements neufs par an pendant la mandature. La mairie veut également être en mesure de proposer des zones d'activités pour relancer l'emploi. Les seuls terrains actuellement disponibles, mis à part quelque 82 hectares appartenant à l'Etat, se trouvent en périphérie et aux portes de Paris, en cours de restructuration.
M. Delanoë a indiqué, le 26 octobre, qu'aucune décision n'avait encore été prise sur le choix des formes architecturales que prendront les nouvelles constructions. Mais le maire a expliqué que la question de la densité se posait : "Dans 105 km2 - Paris est une ville très petite -, nous voulons à la fois plus de crèches, plus de logements, plus de locaux pour les activités économiques." M. Delanoë a également replacé le débat dans sa "dimension esthétique". "Nous avons le devoir de permettre au talent des architectes du XXIe siècle de se développer à Paris, a-t-il ajouté. Ce n'est pas la hauteur qui pose problème, mais l'esthétique et comment on y vit."
"UNE PROVOCATION"
Cette ouverture vers un retour à des formes architecturales abandonnées depuis une trentaine d'années dans Paris a provoqué un tollé aussi bien dans les rangs de l'opposition municipale que dans la majorité. Au nom de l'UMP, Jean Tiberi, son prédécesseur à l'Hôtel de Ville, qui s'était voulu le promoteur d'un "urbanisme à visage humain", a dénoncé ce qu'il appelle un "retournement de nature à tromper les Parisiens". Alain Riou, président du groupe des Verts au Conseil de Paris, a aussi vivement réagi contre "toute densification verticale et horizontale". "Il faut d'abord des espaces verts et des équipements collectifs sur les terrains qui se libèrent", explique M. Riou. Les Verts assurent cependant ne pas être formellement opposés à l'idée d'une "tour isolée, emblématique sur le plan architectural". Mais ils mettent en garde contre des bâtiments destinés à n'accueillir que des activités ou des logements. "Il faut qu'une tour d'une hauteur raisonnable, c'est-à-dire pas plus de 20 étages, soit à elle seule un véritable village", assure M. Riou.
Les associations parisiennes se montrent en revanche très opposées au retour des tours dans la capitale. "Dans l'ensemble, les Parisiens ont toujours été hostiles aux tours, parce qu'elles s'intègrent mal dans les quartiers existants", estime Jean-Marin Rondeaux, président de la plate-forme d'associations parisiennes d'habitants. Pour Marc Ambroise-Rendu, président du collectif d'associations Ile-de-France environnement, "relancer ce débat est une provocation". Il rappelle que jusqu'en 1974, date à laquelle la construction des tours a été arrêtée dans Paris, alors que 80 bâtiments de ce type devaient s'élever dans le quartier de la place d'Italie, "tous les architectes prétendaient que la vie dans ces grands ensembles allait être le paradis". "Or on voit aujourd'hui que ce type d'habitat a détruit la vie sociale", ajoute-t-il, avant de lancer cet avertissement : "L'élu qui relancera la construction des tours dans Paris prendra un énorme risque politique."
Christophe de Chenay
ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 08.11.03
Cyril November 25th, 2003, 10:16 AM LE MONDE | 24.11.03 | 14h08
Alors qu'ont commencé les discussions sur le plan local d'urbanisme (PLU), qui servira de base aux futurs aménagements de la capitale, les responsables de la Ville constatent l'attachement des habitants à leur cadre de vie traditionnel et doivent en tenir compte.
Alors que Bertrand Delanoë a lancé le débat sur la possibilité de construire à nouveau des tours dans la capitale, les habitants manifestent leur attachement au bâti du Vieux Paris. La question devait d'ailleurs être abordée au Conseil de Paris, dès le lundi 24 novembre, par les propres alliés du maire (PS) de la capitale. En effet, dans tous les arrondissements, les associations s'interrogent aujourd'hui sur les intentions de la municipalité, au moment même où est élaboré le plan local d'urbanisme (PLU), qui devrait être débattu en 2004 et qui remplacera le plan d'occupation des sols (POS).
Pour tenir leurs engagements de campagne, le maire et Jean-Pierre Caffet, son adjoint (PS) chargé de l'urbanisme, avaient mis en avant la nécessité d'une vaste concertation pour élaborer ce document qui doit prévoir toutes les évolutions de la capitale dans les prochaines années. Mais, dès les premières rencontres avec les habitants, les responsables de l'urbanisme ont semblé découvrir la priorité donnée par les Parisiens à la protection de la ville telle qu'elle existe, c'est-à-dire une forte volonté de préserver le patrimoine architectural et l'esprit de leurs quartiers.
Les premières réunions publiques, pour présenter les albums "officiels" du PLU, recensant, arrondissement par arrondissement, la population, les emplois, les commerces, les équipements, la structure urbaine, l'histoire locale, ont fait surgir cette demande, au même titre que le souhait de voir rapidement améliorer la circulation et les transports collectifs dans Paris. Devant cette exigence imprévue, la Ville a dû donner plus largement la parole aux Parisiens dans la deuxième phase d'élaboration du PLU prévue par la loi, c'est-à-dire dans la préparation du projet d'aménagement et de développement durable (PADD).
"Les élus nous ont demandé de faire émerger les propositions des habitants, des associations, des sociétés historiques...", explique Didier Bertrand, responsable de la mission PLU à la direction de l'urbanisme. Dans les réunions, des crayons de couleur sont distribués aux participants avec des cartes très détaillées reprenant les périmètres des 121 conseils de quartier qui découpent Paris. A charge pour ceux qui le souhaitent de redistribuer circulation, logements, équipements, espaces verts. Les 10 000 propositions qui reviennent dans les mairies d'arrondissement portent aussi bien sur la nécessité de réaménager la place de la République que de préserver une cariatide au pied d'un immeuble de la rue d'Alésia.
Mais, surtout, l'intérêt considérable des Parisiens pour le maintien de la vie locale existante est confirmé par d'innombrables demandes.
Celles-ci sont alors expertisées par les différents services de la Ville, validées par les techniciens et surtout par les politiques, qui en mesurent les conséquences financières. Certaines sont écartées, soit parce qu'elles ne sont pas du ressort du PLU, comme les équipements scolaires ou la sécurité. D'autres parce qu'elles sont jugées irréalistes, comme la mise au jour de l'ensemble du canal Saint-Martin, demandée par les habitants du 11e arrondissement.
Les responsables de l'urbanisme en profitent pour renouer leurs contacts avec les associations locales. Dans le 20e arrondissement, par exemple, ils reprennent la concertation engagée par la municipalité précédente autour de la place de la Réunion. C'est Jean Tiberi, prédécesseur de M. Delanoë et successeur de Jacques Chirac à la Mairie de Paris, qui avait, au nom de la nouvelle doctrine de "l'urbanisme à visage humain", réduit l'envergure d'une ZAC très controversée dans ce secteur. "Jusqu'en 2001, nous avions des réunions régulières avec les responsables de l'urbanisme de la Ville pour revoir tous les plans du quartier, raconte Suzanne Cox, présidente de l'association IDEE Réunion. Après l'élection de M. Delanoë, nous sommes restés plusieurs mois sans interlocuteurs."
Dans cet arrondissement, où le maire, Michel Charzat (PS), avait installé les premiers conseils de quartier, une nouvelle forme de concertation a dû se mettre en place. "Dans l'attente du PLU, nous nous sommes rendu compte que personne, y compris à la Ville, ne voulait décider quoi que ce soit, au risque de laisser faire les promoteurs, reconnaît Fabienne Giboudeaux, adjointe (Verts) de M. Charzat, chargée de l'urbanisme. Il nous a fallu rappeler à M. Delanoë que le contrat de mandature prévoit expressément de préserver le patrimoine bâti, l'équilibre entre logements et activités, et de limiter la densification. Le conseil local d'urbanisme que nous avions mis en place a également eu le sentiment que le PLU était élaboré d'une façon trop centralisée."
Alors que les réunions se multiplient pour dresser les plans de rénovation du quartier, les services de M. Caffet soulignent l'accord qui a pu être trouvé avec l'association Charonne côté cour sur l'aménagement de la cité Aubry, toute proche de la place de la Réunion. "Alors que tout le charme de notre rue, adossée au cimetière du Père-Lachaise, risquait de disparaître, nous avons obtenu des mesures conservatoires dans l'attente d'un PLU qui devrait intégrer notre projet pour le quartier, tout en respectant les prescriptions du POS",explique José Piquer, qui préside cette association.
Dans le 11e arrondissement, les services de l'urbanisme ont commencé, avec les associations de la rue Jean-Pierre-Timbaud, une concertation présentée comme "exemplaire"de la volonté de préserver l'histoire du Vieux Paris. Ainsi, travaillent-ils directement pour la préparation du PLU, avec tous ceux qui avaient obtenu le classement, en février 2000, puis le rachat par la Ville, en juillet 2001, de la Maison des métallos, une ancienne usine de trompettes menacée par un projet immobilier, après avoir été, pendant soixante ans, un local ouvert aux ouvriers et aux artisans du quartier."Avec notre groupe sur la mémoire de la Maison des métallos, nous avons fait tout un livre sur le bas Belleville, l'histoire et le patrimoine industriel à Paris, explique Juliette Barbier. C'est sur cette base que nous souhaitons que soit préservé par le PLU l'urbanisme si particulier de ce secteur, avec ses cours et ses ateliers."
A la direction de l'urbanisme, on reconnaît désormais que les demandes de préservation du patrimoine ne cessent d'apparaître au cours de l'élaboration du PLU. C'est pourquoi on précise que ce document d'urbanisme sera très évolutif, afin de pouvoir faire émerger, même après son adoption par les élus, dans les mois qui viennent, de nouveaux "projets de quartier"qui respectent au mieux les souhaits des Parisiens.
Christophe de Chenay
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Les tours en débat au Conseil de Paris
Deux vœux ont été déposés au Conseil de Paris, qui doit se réunir lundi 24 et mardi 25 novembre, par des alliés de Bertrand Delanoë, le maire (PS) de la capitale. Le premier, rédigé par les élus Verts, qui estiment que "la construction de tours de bureaux ne se justifie ni sur le plan architectural, ni sur le plan du développement économique, ni sur le plan de l'aménagement métropolitain", demande que "l'interdiction de construire des immeubles de grande hauteur soit (...) maintenue dans le prochain plan local d'urbanisme (PLU)."
Le second, déposé par le groupe communiste, demande que "le maire de Paris prenne l'initiative d'organiser, au Conseil de Paris, un grand débat sur l'opportunité de construire des immeubles de grande hauteur dans la capitale". Les élus du PC ajoutent qu'"une partie de la population parisienne a été traumatisée par les tours construites dans les années 1970 et regarde d'un œil inquiet les éventuels projets allant dans le sens d-une plus grande verticalité de la ville".
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25.11.03
Cyril November 25th, 2003, 10:17 AM LE MONDE | 24.11.03 | 14h08
Seuls 1 600 bâtiments, sur les 100 000 constructions de la capitale, sont actuellement protégés dans Paris. Sept cents sont classés au titre des Monuments historiques, qui dépendent du ministère de la culture, et 1 000 sont inscrits à l'Inventaire des monuments historiques, sur décision des préfets. La Ville a décidé de doubler le nombre des constructions protégées.
C'est pour cette raison que la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris, à la demande de Sandrine Mazetier, adjointe (PS) de Bertrand Delanoë, chargée du patrimoine, a mis au point une procédure de protection. La loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) autorise les municipalités à se doter de tels outils, pour des "raisons culturelles, historiques ou écologiques" sans avoir à modifier le POS.
Avec l'aide de la commission du Vieux Paris, créée à la fin du XIXe siècle, pour sauver les quartiers de la ville qui avaient échappé aux grands travaux du baron Haussmann, un travail de recensement a été fait sur ce qu'on appelle le "quasi-archéologique", qui inclut aussi bien des bâtiments industriels, de vieux cinémas et d'anciens commerces que des immeubles, des hôtels particuliers... qui présentent un intérêt architectural ou historique. Environ 10 000 bâtiments ont ainsi été repérés, parmi lesquels des immeubles de la rue du Commerce, la synagogue de la rue Chasseloup-Laubat ou la gare Javel du RER, dans le 15e arrondissement, des constructions de la rue du Sentier, dans le 2e, et des réalisations contemporaines, comme le siège du PC, place du Colonel-Fabien, dans le 19e.
METTRE UN TERME AU "FAÇADISME"
Le recensement, validé par des historiens et des scientifiques, va placer entre 1 500 et 2 000 de ces constructions sous la règle de protection de la Ville de Paris (PVP). Ce dispositif, en s'intéressant aussi bien aux façades qu'aux portes cochères, aux balcons ou à des éléments intérieurs comme les escaliers va permettre de mettre un terme au "façadisme". Cette technique de construction, qui a fait des ravages dans Paris au cours des dernières années, consiste à ne conserver que les murs extérieurs d'un immeuble, tout en remodelant l'intérieur.
Pour mieux protéger l'ensemble des immeubles haussmanniens de la capitale, une réglementation imposera également aux promoteurs de respecter le coefficient d'occupation des sols (COS) exceptionnel, à tous les sens du terme, des constructions de cette époque. Avec un COS de 5, contre un COS réglementaire moyen de 3 dans Paris, ces immeubles font d'ailleurs du centre de la capitale une des villes les plus denses d'Europe. Des séquences architecturales, représentatives du paysage urbain de Paris, pourront également être protégées par ces nouvelles règles. Certaines artères seront inscrites dans ce nouvel inventaire, telles les rues de la Huchette, Sainte-Anne, Saint-Honoré, Beauregard... Cela imposera pour toutes les nouvelles constructions un respect des volumes, des rythmes et des alignements, réguliers ou non, des façades.
La Ville espère qu'avec cette nouvelle réglementation elle pourra maîtriser encore mieux les demandes de permis de construire et, surtout, de démolir ; en effet, ceux-ci ne devraient désormais être délivrés que s'ils comportent clairement une volonté de préservation du patrimoine architectural de la ville la plus visitée du monde.
Christophe de Chenay
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 25.11.03
Cyril November 25th, 2003, 10:48 AM C'est un voeu que doivent déposer les Verts - discuté finalement aujourd'hui - qui a agité les élus hier en coulisses. Faut-il reconstruire des tours dans la capitale ? La droite devrait s'associer aux écologistes pour dire non.
TEL LE PÊCHEUR qui laisse flotter son bouchon au fil de l'eau, Bertrand Delanoë a lancé, il y a plusieurs mois, l'idée de construire à nouveau des tours dans Paris. Il s'attendait probablement à des réactions passionnées. Elles se précipiteront ce matin lors d'un débat autour d'un voeu déposé par les Verts et que voteront l'UMP et l'UDF, demandant fermement de maintenir l'interdiction des immeubles de grande hauteur dans la capitale. A moins qu'en coulisse ce voeu, objet de laborieuses négociations hier entre Verts et exécutif, ne se transforme finalement en simple accord de principe pour ne pas autoriser des immeubles dépassant les 37 mètres de hauteur dans le prochain PLU qui sera adopté au printemps 2004. Quoi qu'il en soit, le pavé aura été jeté dans la mare et aura mis vent debout contre les tours Verts et droite. Jean Tiberi en tête : « Refaire des tours pour y créer des logements sociaux est un leurre car les Parisiens ont depuis longtemps rejeté cet urbanisme à l'américaine qui a fait la preuve de son inefficacité, de son manque d'humanité et de son insécurité », critique l'ancien maire.
« J'admire Manhattan. Mais Paris, c'est Paris ! » « Nous sommes contre les immeubles de grande hauteur. On a trop subi les Olympiades, le Front de Seine et la tour Montparnasse. Les Parisiens sont guéris pour longtemps des tours », renchérit le président du groupe UMP Claude Goasguen pour qui « il y a d'autres moyens de relancer le développement économique de Paris ». Même si une partie du groupe Vert craint d'humilier Bertrand Delanoë en le mettant en minorité avec les voix de droite, un compromis ne laisserait pas la porte ouverte aux tours et consisterait à maintenir les étiages actuels (interdiction de dépasser les 37 mètres) dans le prochain PLU quitte à laisser le débat se développer ensuite : « Même l'Opac ne veut plus de logements sociaux dans les tours où les charges coûtent 30 % plus cher que dans un autre immeuble. Et si c'est pour faire des bureaux alors que 6 % sont déjà vides, on ne fera que renforcer encore les déplacements quotidiens », conteste le président du groupe Alain Riou. « J'admire Manhattan. Mais Paris, c'est Paris ! Chaque ville a sa spécificité qui doit être respectée », renchérit Jean-François Blet. Même au sein du groupe majoritaire, les avis sont partagés tel Pierre Castagnou, maire PS du XIV e où s'élève justement la tour Montparnasse : « Je comprends que l'on ouvre le débat, mais dans mon arrondissement où la sensibilité environnementale est forte je me vois mal construire des tours. C'est une question d'échelle régionale. Le débat est utile même si je pense que l'on n'est pas prêts, la culture urbaine actuelle n'est pas mûre. » Mais Bertrand Delanoë, qui rêve de grands gestes architecturaux dans un Paris délivré de ses complexes, n'a pas forcément dit son dernier mot, quitte à faire des tours l'objet d'un référendum. « J'ai le choix des sujets, sur les rythmes scolaires, les transports, la circulation. Je n'exclus rien. »
M.C.
Le Parisien , mardi 25 novembre 2003
Cyril November 25th, 2003, 10:52 AM Le débat est utile même si je pense que l'on n'est pas prêts, la culture urbaine actuelle n'est pas mûre
Tout à fait d'accord avec cela. Bon ça ne passera pas encore cette fois-ci, dans 10 ans peut-être. Dossier clos à mon avis.
Phil November 25th, 2003, 10:58 AM Bon ben voilà, allez sur ce site, et envoyez-leur ce que vous pensez.
http://www.lesvertsparis.org/
Manuel November 25th, 2003, 11:14 AM Vous aimez tjrs les verts ? irresponsables et démagogiques.
sna November 25th, 2003, 11:29 AM je leur ai écris, voici ce que j'ai mis :
je ne pensait pas qu'être écolo signifiait être rétro et contre le progrès !
il faut arrêter avec cet esprit conservateur, vous pensez que vous pourrez voir la poussière tomber sur le vieux paris encore longtemps ?
la ville faiblit dangeureusement, c'est poutant la capitale de notre pays, elle doit à la fois être attractive au plan international, et à la fois représenté la puissance et la modernité du pays tout entier.
vous avez mon dédain le plus entier, dans votre oposition stupide et sans raison valables sur les tours de paris.
Electron November 25th, 2003, 11:34 AM Originally posted by sna
je leur ai écris, voici ce que j'ai mis :
je ne pensait pas qu'être écolo signifiait être rétro et contre le progrès !
il faut arrêter avec cet esprit conservateur, vous pensez que vous pourrez voir la poussière tomber sur le vieux paris encore longtemps ?
la ville faiblit dangeureusement, c'est poutant la capitale de notre pays, elle doit à la fois être attractive au plan international, et à la fois représenté la puissance et la modernité du pays tout entier.
vous avez mon dédain le plus entier, dans votre oposition stupide et sans raison valables sur les tours de paris.
T'es sur que c'est le bon angle a adopter ??? La courtoisie et le poids des arguments et à mon avis la méthode la plus efficace.. Je me souviens d'un email de réponse de Valode et Pistre a un email injurieux de Cezar... il était enorme ils avaient répondu très posément en restant courtois et in fine c'est Cezar qui passait pour un con et V&P qui gagnaient en respectabilité...
Phil November 25th, 2003, 11:35 AM Originally posted by Manuel
Vous aimez tjrs les verts ? irresponsables et démagogiques.
tiens c'est presque exactement ce que je leur ai écrit.
Mais j'en ai aussi rajouté :
"Un constat s'impose : la France a les seuls verts au monde qui ne sont pas ecologiques."
"Pour resumer, refuser des nouvelles olympiades ou un nouveau front de seine, c'est indispensable, mais
avancer des arguments hypocrites simplement pour gagner les faveurs d'un electorat mal informé, c'est
lamentable."
Electron November 25th, 2003, 11:36 AM Originally posted by Phil
tiens c'est presque exactement ce que je leur ai écrit.
Mais j'en ai aussi rajouté :
"Un constat s'impose : la France a les seuls verts au monde qui ne sont pas ecologiques."
"Pour resumer, refuser des nouvelles olympiades ou un nouveau front de seine, c'est indispensable, mais
avancer des arguments hypocrites simplement pour gagner les faveurs d'un electorat mal informé, c'est
lamentable."
:okay:
Phil November 25th, 2003, 11:37 AM Originally posted by sna
je leur ai écris, voici ce que j'ai mis :
je ne pensait pas qu'être écolo signifiait être rétro et contre le progrès !
il faut arrêter avec cet esprit conservateur, vous pensez que vous pourrez voir la poussière tomber sur le vieux paris encore longtemps ?
la ville faiblit dangeureusement, c'est poutant la capitale de notre pays, elle doit à la fois être attractive au plan international, et à la fois représenté la puissance et la modernité du pays tout entier.
vous avez mon dédain le plus entier, dans votre oposition stupide et sans raison valables sur les tours de paris.
Ca sert a rien les discours alarmistes, c'est pas crédible, "la ville faiblit dangereusement" , ça ne veut rien dire, en plus aller parler de puissance aux verts ça me parait pas être la bonne approche.
Ou alors tu leur dit "sans maitrise la puissance n'est rien" :D
eomer November 25th, 2003, 11:41 AM Originally posted by Phil
"Un constat s'impose : la France a les seuls verts au monde qui ne sont pas ecologiques."
De toute façon, l'écologie est un sujet bien trop important pour être laissé aux écologistes.
Electron November 25th, 2003, 11:44 AM Originally posted by eomer
De toute façon, l'écologie est un sujet bien trop important pour être laissé aux écologistes.
elle est facile...
Les Verts français me hérissent mais force est de constater tout de même que l'écologie est simplement un paragraphe des programmes des autres partis.... effectivement c'est un sujet important...
sna November 25th, 2003, 11:55 AM pour le mail que je leur ai envoyé, meme si ça n'est pas la bonne approche à adopter face au verts je m'en cogne, c ma vision des choses et je leur expose, ça fera un mail de + opposé à leur vision pourrie . ensuite, je suis au travail, j'ai pas eu le temps de faire quelque chose de réfléchi, je voulais marquer le coup vite fait, sachant a l'avance l'inutilité de nos emails envoyés à des gens butés.
Cyril November 25th, 2003, 11:57 AM Il faudrait pouvoir écrire à Tibéri car il en tient une couche lui...il faudrait un 'Karcher' pour lui enlever...
Manuel November 25th, 2003, 12:14 PM Originally posted by Phil
tiens c'est presque exactement ce que je leur ai écrit.
Mais j'en ai aussi rajouté :
"Un constat s'impose : la France a les seuls verts au monde qui ne sont pas ecologiques."
"Pour resumer, refuser des nouvelles olympiades ou un nouveau front de seine, c'est indispensable, mais
avancer des arguments hypocrites simplement pour gagner les faveurs d'un electorat mal informé, c'est
lamentable."
entièrement d'accord. tu as bien fait. il faut, comme tu le fais, "attaquer" les Verts en montrant leurs incohérences au centre de leur thématique : l'environnement.
Cyril November 25th, 2003, 12:21 PM ...mais ils ont malheureusement décidé que les tours allaient à l'encontre de l'environnement, j'aimerais d'ailleurs bien qu'ils nous le prouvent...
sna November 25th, 2003, 12:30 PM il font partie des centaines de cons qui pensent que ça nuit à l'environnement... visuel de la ville !
Fabb November 25th, 2003, 12:36 PM Comme si la soi-disant pollution visuelle était la plus grave.
Alors que c'est exactement l'inverse.
Je pense que que les verts veulent séduire leur électorat qui rêve d'une ville utopique, verte, aérée... on sait bien où ça mène : le cauchemar urbain de Los Angeles.
sna November 25th, 2003, 12:54 PM cad ?
LaBoumBe November 25th, 2003, 12:59 PM C'est à dire une ville multinodale où les différentes cultures ne se rencontrent qu'au match de Base ball.
Fabb November 25th, 2003, 01:00 PM C'est pourtant clair : lorsqu'on veut maintenir l'illusion de la vie pastorale dans une grande agglomération, ce qui est le fantasme des pseudo-écolos, la densité d'habitation devient si faible qu'on ne peut plus gérer le problème des transports urbains.
Conséquences : congestion, réseaux routiers hypertrophiés, ghettos, dépenses énergétiques accrues... tout le contraire du respect de l'environnement.
sna November 25th, 2003, 01:04 PM entièrement d'accord. mais maintenant allez dire que lorsqu'on construira des tours de logement à paris, les gens auront une vue magnifique sur tous les monuments de la ville, et que les tours en elles memes ne seront pas le reflet des horreurs qu'on voit aujourd'hui un peu partout ?
Cyril November 25th, 2003, 01:21 PM Voilà...c'est cuit :
Compromis de la gauche parisienne sur la question des tours
PARIS, 25 nov (AFP) - 12h39 - Un compromis sur la question des tours dans Paris a été trouvé mardi matin par la gauche municipale, prévoyant le maintien du plafond de 37 mètres de haut en vigueur et appelant à un "débat démocratique" sur la question des hauteurs, a-t-on appris à la mairie.
Cet accord a été signé par les quatre composantes de la majorité municipale (PS, Verts, PCF, MRC).
Alain Riou, président du groupe Vert, s'en est déclaré très satisfait, car le texte commun, qui devrait être adopté dans l'après-midi, reprend l'essentiel des réserves exprimées par les écologistes sur l'urbanisme vertical: surcoût d'entretien des tours, refus de densifier Paris et de mettre en place des "quartiers de tours", etc.
La limite de 37 mètres (une douzaine d'étages), édictée en 1975, sera maintenue dans le Plan local d'urbanisme (document qui succède à l'ancien Plan d'occupation des sols) en cours d'élaboration.
Cependant, comme le souhaite le maire PS Bertrand Delanoë, les conseillers de Paris s'engagent à poursuivre sur cette question un débat qui associera "élus, habitants, associations, milieux économiques et communes riveraines concernées".
Les Verts avaient déposé lundi en Conseil de Paris un voeu beaucoup plus strict se contentant de demander l'interdiction pure et simple de nouveaux immeubles de grande hauteur dans Paris.
LaBoumBe November 25th, 2003, 01:24 PM A quoi sert un débat si le PLU est figé? Je ne comprends pas?
sna November 25th, 2003, 01:25 PM bouuuuuu je vais changer de pays moi, je ne comprend ni les dirigeants, ni les habitants, je ne comprend rien à ce vieux pays de bougons coincés du Q
Cyril November 25th, 2003, 01:28 PM Originally posted by LaBoumBe
A quoi sert un débat si le PLU est figé? Je ne comprends pas?
Parler de "compromis" fait plutôt sourire...En fait pour les 10 ans à venir le plafond (velum) de la capitale sera tjs de 37m ..mais apparemment il y aurait exception à la règle à certains endroits de Paris (= près du périf') où à force de concertation avec les riverains etc on pourrait avoir des IGH....M'enfin là on en reparlera dans...plusieurs années.
C'est fini. c'est cuit. N'en parlons plus.
LaBoumBe November 25th, 2003, 01:31 PM Avant de dire c'est fini j'aimerais bien lire la version officielle explicitée... mais ça parait mal engagé.
sna November 25th, 2003, 01:35 PM je ne comprend vraiment pas ce qui vérole notre beau pays.... c'est à s'en taper la tete contre les murs de voir tout ses politiciens tous plus embourgoisés et frileux les uns que les autres.
Cyril November 25th, 2003, 01:50 PM Voeu UMP pour une interdiction des tours à Paris, aujourd'hui et à l'avenir
PARIS, 25 nov (AFP) - 13h38 - L'UMP du Conseil de Paris a déposé mardi au Conseil de Paris un voeu demandant que les immeubles de grande hauteur restent interdits dans la capitale, aujourd'hui et aussi demain, sans dérogation possible à la limitation existante de 37 mètres de haut.
Elle a repris texto un des paragraphes d'un voeu déposé la veille par les Verts puis retiré par eux mardi après un compromis élaboré avec les autres composantes de la gauche municipale.
Il demandait qu'"afin de s'opposer au développement d'un urbanisme qui est l'antithèse d'un urbanisme à dimension humaine, respectueux d'un tissu urbain continu, vecteur de lien social, le prochain plan local d'urbanismerespecte la servitude existante de limitation du vélum à 37 mètres, et qu'aucune modification postérieure à l'adoption du prochain PLU ne change cette servitude".
Claude Goasguen, président du groupe UMP, a estimé que les Verts avaient "reculé, après des tractations nocturnes dont les arrière-pensées électorales ne devaient pas être absentes". Il a par ailleurs marqué son désaccord avec le refus du groupe écologiste de toute densification de Paris. Pour autant, "nous refusons de choisir entre le rien et le pire", a-t-il ajouté en allusion aux tours.
--sont pas clairs ces gens...bon ça ressemble à Dallas ce truc, je dois m'absenter, checkez les news cet aprem svp :D
sna November 25th, 2003, 01:57 PM y'en a assez, ce pseudo débat est complètement stupide. c'est à tomber par terre.
Manuel November 25th, 2003, 02:04 PM ça se passe comme je le prévoyais. Le débat n'est vraiment qu'à ses débuts. La question est lançée mais devant la faible maturité du public face à cette question, il faudra attendre de prochaines révisions.
C pas négatif, c juste démocratique. la période qui s'ouvre est celle de la communication sur le bienfait des tours et de la pédagogie adressée aux populations peut éclairées pour le moment.
j'aimerais que vous vous demandiez quelles populations urbaines ont eu le privilège de choisir ? (ni Ldn, ni Bcn, ni NYC, ni Tokyo, ni Rotterdam, ni Francfort...).
sna November 25th, 2003, 02:16 PM ça va te paraitre aberrant, mais j'aimerais vraiment, pour une fois, que la mairie de paris prenne en compte des exigences concrètes et logiques t'expension, au lieu de prendre en compte les affabulations des pontes de la "vieille france".
Gotenks November 25th, 2003, 04:35 PM Pfffff quand ils parlent du front de seine et du XIIIème ils croient qu' ils parlent de IGH modernes, mais putain reveillez-vous !!!! on est pu en 1970 !!! ils croient encore que l' architecture moderne se resume aux tours du XIIIème !!! et ces politiciens se disent ouvert sur le monde.... pfff on dirait pas !!
vraiment là je suis degouté de la politique de notre pays :moods:
sna November 25th, 2003, 05:37 PM et moi j'ai carrément envie de me barrer. c'est ahurissant de connerie et désespérant tout ça, à la limite de l'inquiétant.
Cyril November 25th, 2003, 05:39 PM ça passera mieux au prochain PLU dans...10 ans.
Maintenant reste à éduquer la population sur l'architecture contemporaine. De tte façon, ça s'est fait trop rapidement, ça ne pouvait pas passer cette fois-ci. C'est pas grave, plus on attendra, mieux ce sera imo.
==
Le débat sur la construction de tours à Paris s’est soldé mardi par un accord PS-Verts sur une reconduction de la limite à 37 mètres de hauteur, et un voeu de l’UMP pour que les immeubles de grande hauteur restent interdits dans la capitale.
Il est urgent d’attendre, donc, pour la majorité municipale. Echaudé par les réactions épidermiques des élus verts qui avaient demandé dès lundi dans un voeu l'interdiction pure et simple de nouveaux immeubles de grande hauteur dans Paris, le PS et ses alliés de la majorité municipale (Verts, PCF, MRC) se sont finalement mis d’accord pour le maintien du plafond de 37 mètres de haut en vigueur et appelant à un " débat démocratique " sur la question des hauteurs, a-t-on appris de source AFP.
L’UMP, a elle repris des paragraphes du voeu déposé la veille par les Verts puis retiré par eux mardi après l’élaboration du compromis avec les autres composantes de la gauche municipale. Le texte de l’opposition demande qu'" afin de s'opposer au développement d'un urbanisme qui est l'antithèse d'un urbanisme à dimension humaine, respectueux d'un tissu urbain continu, vecteur de lien social, le prochain plan local d'urbanisme (PLU) respecte la servitude existante de limitation du vélum à 37 mètres, et qu'aucune modification postérieure à l'adoption du prochain PLU ne change cette servitude ".
Contrairement aux élus verts qui refusent d’envisager une quelconque densification de Paris, ville déjà la plus dense d’Europe, l’UMP souhaite continuer à réfléchir sur les possibilité de construire du logement dans la capitale. Il y a, relève Claude Goasguen, élu UMP, " 380.000 m2 d'emprises foncières pouvant accueillir des édifices à Paris ".
L’accord trouvé par la majorité municipale reprend l'essentiel des inquiétudes exprimées par les écologistes sur l'urbanisme vertical: surcoût d'entretien des tours, refus de densifier Paris et de mettre en place des "quartiers de tours" notamment.
Le compromis stipule que la limite de 37 mètres (une douzaine d'étages), édictée en 1975, sera maintenue dans le Plan local d'urbanisme (document qui succède à l'ancien Plan d'occupation des sols) en cours d'élaboration, mais laisse la porte ouverte à un changement possible après l’adoption du prochain PLU.
La communauté des parisiens, depuis la réalisation du quartier des Olympiades dans le XIIIème, du Front de Seine et ses 22 tours dans le XVème, ou Curial-Cambrai dans le XIXème, reste très défavorable à la construction de tours. Cette méfiance prend souvent la forme d’une opposition viscérale à tout projet d’immeuble de grande hauteur.
Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë s'est contenté de réclamer le droit de débattre de cette question: " Est-ce qu'on va se figer dans l'urbanisme des années soixante ?", a-t-il à nouveau demandé lundi. "Les grands artistes, Renzo Piano, Franck Gehry, Norman Foster créent partout, sauf à Paris. Ils n'ont pas le droit ! ", a-t-il regretté.
( 25/11/2003 )
Manuel November 25th, 2003, 05:48 PM j'étais pas tout seul à penser ça alors...fallait le dire...;)
on sait pertinemment que c quasi inéluctable. Reste que la mairie de Paris affiche clairement ses priorités, en Top, c pas le développement économique. Dommage d'attendre, mais c une concession à la démocratie.
sinon, n'oubliez pas que vous avez à disposition Easyjet, Ryanair, BA, Air France, Lufthansa et Eurostar pour visiter Francfort et Londres :cool: :colgate:
Cyril November 25th, 2003, 05:57 PM Le compromis stipule que la limite de 37 mètres (une douzaine d'étages), édictée en 1975, sera maintenue dans le Plan local d'urbanisme (document qui succède à l'ancien Plan d'occupation des sols) en cours d'élaboration, mais laisse la porte ouverte à un changement possible après l’adoption du prochain PLU.
Comment comprenez-vous ce paragraphe..?
SkyLine November 25th, 2003, 06:03 PM Pour commencer, que signifie "P.L.U." ?
Electron November 25th, 2003, 06:04 PM Originally posted by SkyLine
Pour commencer, que signifie "P.L.U." ?
plan local d'urbanisme
SkyLine November 25th, 2003, 06:11 PM OK, merci.
Donc, ce que je comprends, moi, dans le post de Cyril, c'est que la hauteur des permis de construire vont être réhaussés.
Cyril November 25th, 2003, 06:15 PM Originally posted by Manuel
Reste que la mairie de Paris affiche clairement ses priorités, en Top, c pas le développement économique.
Ou plutôt que le dvpt économique se fera autour de la ville de Paris mais pas à l'intérieur. Donc LD a peut-être de beaux jours devant elle finalement.Ah oui mais c'est vrai que là bas ils ne veulent plus de tours non plus...zut...Bah ça sera à Francfort et Londres alors on dirait. :bash:
alex92 November 25th, 2003, 06:15 PM Moi je comprends ke les 37m seront conservé, mais que des derogations pourront peut etre etre accordées
Cyril November 25th, 2003, 06:17 PM Originally posted by alex92
Moi je comprends ke les 37m seront conservé, mais que des derogations pourront peut etre etre accordées
Ok je l'avais compris comme ça aussi. De toute façon au mieux on aurait quelques tours, donc on n'est pas si loin du but affiché au départ. D'autant plus que tt le monde a l'air d'être bcp plus contre les tours d"habitations que de bureaux.
alex92 November 25th, 2003, 06:20 PM Par contre ya un truc ki m'enerve, keskil viennent ouvrir leur gueule les partis politique? Le maire de paris jusqu'a nouvelle ordre c'est betrand delanoe, alors d'où ils imposent leur "regles" pour paris? Nan mais sans deconner quoi -_-
Cyril November 25th, 2003, 06:29 PM Euh un maire n'est pas un dictateur en général, il doit laisser s'exprimer les différents partis politiques présents dans la ville :). Là on aurait peut-être eu une chance si les verts étaient ok avec le PS.
Ce que je ne comprends pas de mon côté c'est qu'appremment c'est tout ou rien pour le velum. Pourquoi certaines zones ne pourraient-elles pas être des exceptions ? Ce PLU est donc bien peu maléable...
alex92 November 25th, 2003, 06:41 PM Ouais lol, m'enfin tant mieux pour eux, ils seront content ils gagneront les prochaine elections et seront au commande d'une ville en declun economique, donc pour pallier à ce manque de thune les impot locaux vont grimper, les gens vont se casser, et ca leur retombera sur la gueule lol nan mais serieux :
"L'UMP du Conseil de Paris a déposé mardi au Conseil de Paris un voeu demandant que les immeubles de grande hauteur restent interdits dans la capitale, aujourd'hui et aussi demain, sans dérogation possible à la limitation existante de 37 mètres de haut."
On est censé etre un pays developé et moderne, pas au pays de candy, si c'est ca qu'ils veulent, on va leur creer un petit etat au milieu des alpes ou il gouverneront les 3 vaches du coin et ils seront content, ils risqueront pas de croisé des batiment depassant les 37m...
Gotenks November 25th, 2003, 06:52 PM Originally posted by alex92 On est censé etre un pays developé et moderne, pas au pays de candy, si c'est ca qu'ils veulent, on va leur creer un petit etat au milieu des alpes ou il gouverneront les 3 vaches du coin et ils seront content, ils risqueront pas de croisé des batiment depassant les 37m...
lol :D
Fabb November 25th, 2003, 07:02 PM Oui, c'est vrai.
On dirait que Paris veut se singulariser parmi les grandes métropoles du monde.
Mais ça ne durera pas.
Cyril November 25th, 2003, 07:08 PM Laissons le temps à la CCI de Paris de nous pondre des documents du style "Sustainibility and Tall Buildings" version française...que les grands patrons tertiaires ouvrent leur gueule pour réclamer des tours, que des journalistes reconnus écrivent des papiers dans les grands journaux pour se plaindre du manque d'architecture audacieuse à Paris etc...Pour l'instant on n'a même pas encore fait tout cela. C'est embryonnaire pour le moment. Oui je sais qu'on a construit des tours dans le passé, mais c'était une autre vie en quelque sorte.
Nous repartons à zero.
alex92 November 25th, 2003, 07:13 PM Comment veux-tu que des grands patrons veulent des tours à paris? t'a vu toutes les taxes qu'il faut payer?
Cyril November 25th, 2003, 07:27 PM Bah regardez les professionnels ne se font pas attendre pour s'exprimer :
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PARIS, 25 nov (AFP) - 18h52 - La construction de tours à Paris, idée relancée par Bertrand Delanoë et débattue mardi au conseil municipal, ravive le débat sur la pénurie de logements dans la capitale et divise les professionnels.
Fin octobre, le maire de Paris a posé la question, jusqu'ici taboue, de la construction d'immeubles de grande hauteur "intra-muros", plus de vingt-cinq ans après le coup d'arrêt porté par Valéry Giscard d'Estaing à ce type de construction.
Pour le moment, les jeux restent ouverts et rien n'indique que la mairie s'oriente vers des tours d'habitation, de bureaux, ou encore des immeubles mixtes.
Spécialiste de l'immobilier et professeur à Paris X, Michel Mouillard, dresse un constat déjà connu depuis plusieurs mois: "les besoins ne sont pas satisfaits et on ne permet pas à tout le monde de se loger à Paris".
Si bien que "prendre la décision de ne pas construire, c'est rentrer dans la dynamique de l'exclusion", poursuit-il, et il n'y aurait "pas d'étonnement à ce qu'une décision de ce type (les tours, ndlr) soit prise".
Alors que la demande de logements sur le marché parisien et francilien est forte, Paris et l'Ile-de-France construisent peu, entraînant une pénurie.
Pour la Fédération des promoteurs-constructeurs (FNPC), il n'y a pas trente-six solutions. "Quand on n'a pas trop d'espaces et qu'on a des besoins, l'une des réponses, c'est de densifier les terrains disponibles", explique Marc Pigeon, président de la FNPC.
Mais, nuance-t-il, "si une des réponses peut être la tour, ce n'est pas la seule", assurant qu'on peut densifier "à échelle humaine".
"La densité s'apprécie quartier par quartier. On ne va faire la même chose à Montmartre que dans le XVIème", souligne-t-il, battant par ailleurs en brêche une idée reçue: le coefficient d'occupation de sols est plus important dans le Marais, au coeur de Paris, qu'à La Défense, explique-t-il.
Quant à l'immobilier de bureaux, cela permettrait de ressortir des cartons certains projets qui y dorment, selon Henri Faure, directeur général délégué du cabinet Atis Real Auguste-Thouard.
Ces gratte-ciel de bureaux pourraient prendre place "sur une bande de terrains aux Portes de Paris, vers le périphérique", pronostique M. Faure.
Mais sur le marché des bureaux, le besoin n'est pas pressant. Pour le moment l'offre est "régulée", précise-t-il.
Quoi qu'il en soit, "la tour restera un produit de luxe par rapport au coût de construction et aux charges", prévient Christian Rolloy, président du groupe immobilier Promogim. S'agissant du logement, "c'est un mauvais produit social."
Les réglementations en vigueur pour les immeubles de grande hauteur, la sécurité renforcée font des tours des copropriétés avec de lourdes charges.
"Si on veut faire de la mixité sociale à Paris, il sera difficile de faire supporter de telles charges aux plus modestes", assure M. Mouillard.
Et pour M. Rolloy "une tour ne se justifie que si la vue donne sur des espaces verts ou un fleuve", trouvant la tour Montparnasse "choquante".
A l'instar des tours du XIIIème, ou du front de Seine dans le XVème, la tour Montparnasse est pour les Parisiens emblématique d'un urbanisme agressif.
C'est cette préoccupation ne pas défigurer la ville qui a immédiatement fait réagir les élus Verts de Paris. Un compromis se dessinait d'ailleurs mardi sur un statu quo à la limite de 37 mètres pour le centre de Paris (une douzaine d'étages), édictée en 1975, dans le Plan local d'urbanisme (qui succède à l'ancien Plan d'occupation des sols) en cours d'élaboration.
alex92 November 25th, 2003, 07:32 PM Mouais, je suis pas vraiment convaincu :\
Cyril November 25th, 2003, 08:06 PM PARIS, 25 nov (AFP) - 19h58 - La guerre des tours n'a pas eu lieu mardi à Paris : la majorité municipale de gauche, qui diverge sur l'opportunité de construire à nouveau des immeubles de grande hauteur intra-muros, a adopté un compromis prolongeant le tabou actuel sans verrouiller l'avenir.
PS, Verts, PCF et MRC sont en effet tombés d'accord pour maintenir, dans le futur document régissant l'urbanisme parisien, le plafond maximal de 37 mètres imposé aux constructions nouvelles depuis 1977 (les quatre tours de la Bibliothèque François Mitterrand dérogeaient à cette règle car elles s'inscrivaient dans une Zone d'aménagement concerté).
Cette contrainte figurera donc dans le Plan local d'urbanismesuccesseur du Plan d'occupation des sols), en cours d'élaboration, et qui devrait être soumis au Conseil de Paris en 2004.
Hostile à une densification de Paris, ville où la densité est "presque deux fois supérieure à celle du centre de Tokyo", stigmatisant un urbanisme vertical générateur de surcoûts d'entretien et "destructeur du lien social", les Verts exigeaient ce garde-fou.
Mais ils souhaitaient l'étayer en prohibant aussi, dans un voeu signé de Jean-François Blet, urbaniste et écologiste très en pointe sur ce dossier, toute "modification postérieure" du PLU.
L'adjoint PS à l'Urbanisme Jean-Pierre Caffet était d'accord pour le gel à 37 mètres. Mais, conformément aux voeux du maire PS Bertrand Delanoë de rouvrir le "dossier risqué" de la grande hauteur, il n'entendait pas bloquer les discussions à peine amorcées.
Donc, tout en maintenant le statu quo, le compromis de la gauche appelle à un "véritable débat démocratique associant élus, habitants, associations, milieux économiques et communes riveraines" pour parler de la "question des hauteurs et de ses liens avec l'architecture contemporaine".
Poser la question
La droite UMP et UDF a ironisé sur le changement de pied des Verts, la "baudruche qui se dégonfle", le "compromis médiocre", la "cote mal taillée".
Elle s'en est tenue à un strict refus des tours; l'UMP parce qu'elle met en avant des disponibilités foncières dans Paris, qui, à ses yeux, permettent de construire sans entasser; l'UDF parce qu'elle travaille à un document urbanistique qui ouvrira une "troisième voie" sans urbanisme vertical.
Désireux de "poser la question", le maire de Paris a souligné qu'il ne "connaît pas la réponse". Mais, a-t-il réaffirmé, il faut bien, dans une ville aux contours exigus (105 km2 seulement), répondre aux besoins d'habitat (100.000 familles en attente d'un logement social), de locaux d'activité pour combattre un chômage à 11%, supérieur à la moyenne nationale, tout en créant dans la mandature 30 hectares d'espaces verts.
Il a aussi invoqué le besoin de ne pas "immobiliser la ville", en invoquant les capitales qui bougent, Rome, Berlin, Vienne, où les grands architectes peuvent déployer leur talent. Construire le musée Guggenheim, c'est possible à Bilbao, mais "ce ne le serait pas à Paris", a déploré M. Delanoë : le bâtiment de Frank Gehry, qui a revivifié la cité basque espagnole, fait 57 mètres de haut.
Manuel November 25th, 2003, 08:11 PM Originally posted by Cyril
Comment comprenez-vous ce paragraphe..?
une procédure de révision. Une modification ne suffirait pas légalement.
Manuel November 25th, 2003, 08:12 PM Originally posted by SkyLine
Pour commencer, que signifie "P.L.U." ?
@Skyline
au lieu de reluquer Hermione Granger toute la journée :
http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?s=&threadid=69698
Manuel November 25th, 2003, 08:18 PM Je mets ma main au feu que la prochain PLU incluera un relâchement des COS bureaux et de la hauteur limite en certains lieux.
On a voulu aller plus vite que la musique.
sna November 25th, 2003, 08:27 PM Hostile à une densification de Paris, ville où la densité est "presque deux fois supérieure à celle du centre de Tokyo", stigmatisant un urbanisme vertical générateur de surcoûts d'entretien et "destructeur du lien social", les Verts exigeaient ce garde-fou.
ça c bien envoyé, et paf dans les dents !
mais pourquoi le débat ne veut pas se fermer, et pourquoi on parle encore de la construction de certaines tours, si ils les refusent dans le nouveau plan d'urbanisme..? ????
pour vous, y'aura aucun gratteciel dans toute l'ile de France, enfin je veut dire aucun boom de développement de tours, paris ou IDF générale ?
Cyril November 25th, 2003, 08:28 PM ça ne concernait que la ville de Paris. IDF n'est pas concernée.
sna November 25th, 2003, 08:30 PM mais alors pourquoi ne pas se concerter sur la contruction d'un superbe cluster dans une (voir plusieurs) communes de région parisienne ? :?
Manuel November 25th, 2003, 08:34 PM Originally posted by sna
mais alors pourquoi ne pas se concerter sur la contruction d'un superbe cluster dans une (voir plusieurs) communes de région parisienne ? :?
C terrible à entendre (du moins pour moi), mais si LD ne peut pas absorber la demande trop longtemps, il faudra bien y songer. MLV..............
à l'heure actuelle, la banlieue souffre d'une mauvaise image de marque.
Malgré tout, d'une point de vue accessibilité, Marne La Vallée pourrait rapidement devenir un pôle intéressant...si jamais l'accessibilité était un critère plus important que l'image de marque...
Cyril November 25th, 2003, 08:35 PM MLV...mais ce serait low-rise-land à perte de vue à mon avis. Non ça me parait trop loin du centre.
Cyril November 26th, 2003, 08:54 AM Le "Parisien" est optimiste mais il n'a pas tort sur le fond. On doit dire aux parisiens : "des tours vont être construites, à vous de nous dire où".
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L'HÉMICYCLE municipal a connu une exceptionnelle affluence, hier après-midi, à l'heure d'examiner le voeu sur les immeubles de grande hauteur. Un texte « mutant » réécrit en pleine nuit de lundi à mardi par les Verts et l'exécutif, Bertrand Delanoë goûtant très peu que ses partenaires verts présentent un voeu que la droite comptait bien voter. « Le maire parlait de tours depuis des mois dans les médias, il fallait bien réimporter le débat devant le Conseil de Paris », justifiait Alain Riou, président du groupe. Il s'agissait aussi pour les écologistes d'obtenir l'assurance que le prochain plan local d'urbanisme (PLU) qui sera adopté au printemps n'autorisera pas des constructions au-delà des 37 m admis actuellement. Le maire y a ajouté la possibilité d'ouvrir le débat, sans s'interdire de réfléchir à l'évolution urbaine de Paris. « Je sais qu'il y a eu quelques massacres architecturaux sous les précédentes mandatures... Je me montrerai au contraire très conservateur, puisque je travaille à la protection de 2 000 bâtiments du patrimoine », a indiqué Bertrand Delanoë. L'opposition ne s'est pas privée de railler le « tour de passe-passe » autour du voeu initial. « Sur la construction de tours, nous voulons un vrai débat, pas un psychodrame autour d'une baudruche qui s'est dégonflée », persiflait Yves Galland, président du groupe UDF. L'UDF a d'ailleurs annoncé qu'elle ferait l'an prochain, à l'occasion du PLU, des propositions « ambitieuses » sur l'urbanisme « et nous sommes prêts à tous les rendez-vous devant les Parisiens ».
« Des héritages traumatisants comme la place des Fêtes » Car sur ce sujet sensible des tours, les Parisiens devront être associés. Sous forme de référendum, ainsi que le suggérait lundi Bertrand Delanoë ? « Il faut être très prudent, car le sujet est tabou et cela n'a aucun sens de demander aux Parisiens s'ils sont pour ou contre les tours sans dire où, pourquoi et dans quel contexte », modère Jean-Pierre Caffet, adjoint à l'urbanisme. Devant les conseils de quartier ? C'est ce que propose Jean Vuillermoz, pour le groupe PC : « Les Parisiens n'ont jamais vraiment été associés aux décisions d'urbanisme et ils ont eu des héritages traumatisants comme la place des Fêtes, complètement démolie, ou ce qu'on a planté porte d'Ivry et dont on n'a pas à être fiers. » Au final, le voeu de l'exécutif retenant les hauteurs actuelles mais ouvrant droit à la réflexion a été voté. L'UDF et l'UMP ont voté leur propre texte, directement inspiré de la première mouture des Verts et s'opposant à tout dépassement des plafonds. « Nous n'accepterons aucune tour pour les logements », lançait Claude Goasguen, président du groupe UMP, où certains élus craignent qu'au moindre feu vert légal les tours sortent de terre comme des champignons. « Par exemple, le parc des Expositions a déjà deux projets de tours dont une pour un hôtel. Ils n'ont plus qu'à déposer les permis de construire », expose un élu.
M.C.
Le Parisien , mercredi 26 novembre 2003
http://www.leparisien.com/home/maville/paris/article.htm?articleid=220901287
sna November 26th, 2003, 09:53 AM dites donc c plutot positif tout ça !!! :)
Cyril November 26th, 2003, 11:07 AM La construction d'immeubles en bordure du périphérique divise le Conseil de Paris.
Par Tonino SERAFINI
mercredi 26 novembre 2003
l suffit de prononcer le mot «tour», d'évoquer l'idée de constructions à la verticale, pour qu'aussitôt le débat s'enflamme. Hier, l'ambiance était donc électrique au Conseil de Paris, appelé à se prononcer sur un «voeu» devant fixer la hauteur maximale des immeubles qui sera autorisée par le futur Plan local d'urbanisme (PLU). Ce document est encore en cours de maturation. Il devrait être examiné et soumis au vote des élus parisiens en avril 2004. C'est dans ce cadre que le maire Bertrand Delanoë a souhaité ouvrir une réflexion sur la possibilité de construire à nouveau des tours en bordure du périphérique (lire supplément consacré à Paris dans Libération du 25 avril).
Spectre. L'effet boomerang sur un sujet aussi sensible ne s'est pas fait attendre. Il est tout d'abord venu des alliés Verts qui, sous couvert de protection du patrimoine, ont agité le spectre «de quartiers de tours» et la menace qui planait «sur Paris village». La droite municipale leur a emboîté le pas. Bertrand Delanoë étant au centre d'un débat passionné, le président du groupe UMP a tout d'abord bataillé hier pour «que le maire de Paris assiste en personne à un débat de cette importance» (et non un adjoint), obtenant deux suspensions de séance coup sur coup. «Le maire ! Le maire ! Le maire !», criaient les élus UMP et UDF en tapant sur leurs pupitres. Tiré d'une réunion importante avec des représentants de la communauté juive, Bertrand Delanoë ne s'est pas gêné pour assener quelques vérités aux élus. Notamment à ses alliés Verts. «Je considère qu'il est du devoir de tout élu de penser la ville à vingt ans. [...] Une génération peut-elle considérer qu'elle ne lègue rien en terme d'architecture ? [...] Je préfère être battu aux prochaines élections plutôt que de ne pas poser les questions qui méritent d'être débattues», a-t-il lancé.
Le maire a ensuite énuméré toutes les créations d'architectes tels Norman Foster, Franck Gehry ou Renzo Piano, dans des villes comme Rome, Berlin ou Bilbao, alors que Paris semble rester à l'écart d'un mouvement de création urbaine. Il a aussi avancé des raisons plus pragmatiques. La capitale a besoin de bureaux pour maintenir l'activité économique dans un contexte de pénurie foncière. La hauteur permettrait de gagner les mètres carrés qui font défaut au sol.
Des arguments également martelés par le président du groupe PCF, Jean Villermoz, qui a insisté sur la nécessité de créer «plus d'emplois» et «plus de logements» dans la capitale. En conséquence, le débat sur l'urbanisme doit rester ouvert. Il doit «être possible» d'envisager des projets architecturaux, prévoyant la construction d'immeubles de grande hauteur, notamment en bordure de Paris, et bien intégrés à la trame urbaine.
Compromis. L'impératif économique est aussi bien compris à droite. Mais à ce stade du débat, Yves Galland, le leader du groupe UDF, s'en est pris au compromis intervenu entre les quatre composantes de la gauche municipale (PS, Verts, PCF et MRC) qui prévoit de maintenir à 37 mètres, soit 12 étages, la hauteur maximale des immeubles. Tout dépassement nécessitera une dérogation au PLU. Une procédure lourde et incertaine qui rend difficile d'envisager des immeubles de grande hauteur. «C'est un rabotage politicien, une synthèse médiocre», s'est exclamé Yves Galland.
Même propos de Claude Goasguen, qui a mis en exergue l'absence de cohérence entre l'urbanisme évolutif souhaité par le maire et le conservatisme villageois des Verts. Le président du groupe UMP a averti qu'il n'«acceptera pas de dépassement de hauteur pour construire des logements sociaux ou autres». Au cours du débat, des orateurs ont fait observer qu'avec les règles urbanistiques actuelles, il serait impossible de construire la tour Eiffel ou même Beaubourg. Des édifices qui contribuent pourtant à la réputation mondiale de la capitale.
© Libération
http://www.liberation.fr/page.php?Article=160697
Cyril November 26th, 2003, 11:13 AM Jean-Patrick Fortin est professeur d'architecture à l'école de Paris-Belleville :
Par Tonino SERAFINI
mercredi 26 novembre 2003
Pourquoi est-il si difficile d'avoir un débat serein sur la construction d'immeubles de grande hauteur à Paris ?
L'urbanisme des années 60-70 a légué des traumatismes. La critique des réalisations faites à cette époque est pertinente. Deux exemples : lorsque l'on a construit le centre administratif Morland dans le IVe arrondissement, les architectes ont légitimé ce bâti, affirmant qu'il évoquait les beffrois municipaux des villes du Nord et que le couronnement ne serait que transparence et cristal. Les Parisiens n'y ont vu qu'une imposture, un immeuble de bureaux à l'allure médiocre. Plus tard, l'implantation de la tour Montparnasse a dénaturé un quartier doté d'une histoire et d'une identité forte. En même temps, cette tour a permis de légitimer l'implantation dans le secteur d'une série d'autres immeubles de grande hauteur qui ont transfiguré Montparnasse.
Pourquoi tant d'échecs ?
Il me semble qu'à l'époque on n'a pas réfléchi avec assez d'attention à la manière d'implanter des édifices de grande hauteur dans un contexte urbain dense. On a fait atterrir dans des quartiers des «spoutniks» qui n'entretenaient aucune relation avec leur environnement.
Pourquoi rouvrir un débat sur un urbanisme qui a laissé des traumatismes ?
Aujourd'hui se pose la question de satisfaire à Paris une demande d'habitat plus confortable, plus spacieux, en particulier pour les familles. Comment la satisfaire si ce n'est en recherchant une densité du bâti ? Une réponse simpliste et médiocre consisterait à aligner le long des rues des bâtiments moyens, ni haut ni bas. Et puis on peut rechercher des propositions plus originales, donc plus dérangeantes. Elles consistent à imaginer des îlots complexes, alternant des édifices hauts et bas, offrant des effets de silhouette et répondant à des exigences de confort renouvelé. Cet urbanisme constitué d'immeubles d'habitat et d'immeubles d'activité est garant d'une ville dynamique. Seule la densité est, par exemple, capable de pérenniser le commerce de proximité, et donc une certaine vie de quartier, à laquelle les Parisiens sont attachés
Manuel November 26th, 2003, 11:17 AM Delanoe cherche à matérialiser le débat en le cristalissant sur un projet périphérique et ainsi pouvoir tester les acteurs et le public sur les tours
Cyril November 26th, 2003, 11:22 AM Comme quoi la confrontation a du bon. On sent qu'il y a du projet dans l'air mais personne n'ose encore les sortir des tiroirs et les montrer au grand public...
sna November 26th, 2003, 11:36 AM il me semble que M. Delanoë est super déterminé, et je crois qu'on peut compter sur lui pour nous surprendre, et plus tôt qu'on ne le pense. ses paroles sont vraiment déterminées et très stratégiques. on sent qu'il a se but à atteindre.
Phil November 26th, 2003, 02:11 PM En effet , je pense que les projets que nous verrons seront ceux du parc des expositions, ils reviennent assez souvent je trouve.
Cyril November 26th, 2003, 04:19 PM Il faudra d'abord attendre le référendum..d'ici 4 ans au pire...et que les parisiens disent OUI (à je ne sais quelle question d'ailleurs...certainement pas "voulez-vous des tours ?" ;) )
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Un compromis a été trouvé au Conseil de Paris sur la hauteur maximale des immeubles, telle qu'elle devra figurer dans le futur plan local d'urbanisme de la Ville. Le Parti socialiste a signé, mardi 25 novembre, un accord avec ses alliés de la majorité municipale. Les Verts demandaient l'interdiction définitive des immeubles de grande hauteur dans la capitale. De son côté, le Parti communiste souhaitait l'ouverture d'un débat sur l'opportunité de telles constructions (Le Monde du 25 novembre).
Le texte adopté reprend l'essentiel des réserves exprimées par les écologistes, mais, comme le souhaitait Bertrand Delanoë, maire (PS) de la capitale, les conseillers de Paris s'engagent à poursuivre un débat qui associera "élus, habitants, associations, milieux économiques et communes riveraines concernées". M. Delanoë n'avait pas exclu, lundi, la possibilité d'organiser, avant la fin de son mandat, un référendum d'initiative locale sur les choix d'urbanisme à Paris.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.11.03
Cyril November 26th, 2003, 04:38 PM PARIS, 26 nov (AFP) - 16h20 - La tête de liste FN aux régionales à Paris, Martial Bild, s'est dit mercredi favorable à un référendum auprès des Parisiens sur la construction de tours dans la capitale.
"L'idée de consulter les Parisiens aurait pour premier mérite de mettre un frein à l'idéologie et l'arbitraire qui règnent depuis trois ans à Paris", a estimé le conseiller d'Ile-de-France dans un communiqué.
"Le FN dit +chiche+ à Bertrand Delanoë et se déclare favorable à un référendum qui fera apparaître clairement que les Parisiens sont attachés à une architecture douce et non de rupture et déshumanisée", a ajouté l'élu lepéniste.
Interrogé sur l'éventualité de l'organisation de référendums locaux sous son mandat, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé qu'il pouvait y en avoir "un ou deux", sans exclure qu'ils puissent porter sur la construction d'immeubles de grande hauteur.
Son adjoint à l'urbanisme Jean-Pierre Caffet (PS) s'est montré plus que réservé concernant un référendum sur ce sujet, jugeant qu'une telle consultation ne vaudrait que localement sur un projet précis et non en termes "abstraits".
JP November 26th, 2003, 06:00 PM oui mais comment connaitre l'issu d'un referundum si on ne sait pas ce qui est proposé... ils font tous chier à dire tour par-ci tour par là... une tour ça peut être beau comme moche !
entre LBT, 2IFC et les HLM de banlieue il y a une grosse marge !
Je sais pas ce qu'ont les gens en tête quand on parle "tour"... ça devient ridicule à la fin !
Cyril November 26th, 2003, 06:20 PM Il est clair que s'ils font un référendum concernant tous les habitants de Paris...ce sera NON à 80% à mon avis. Enfin seuls ceux qui sont contre se déplaceront pour voter.
Par contre à l'échelle d'un quartier, à force de réunions de proximités, de présentations de projets etc...la pop. locale peut être plus favorable, mais à mon avis ils refuseront tout ce qui est haut, il ne faut pas se leurrer.
sna November 26th, 2003, 07:11 PM vive les Français
Phil November 26th, 2003, 07:14 PM Ce que je trouve le plus irritant, c'est que c'est un refus reflex, c'es genre "on vous propose..." "NAN J'VEUX PAS".
Cyril November 26th, 2003, 07:22 PM Originally posted by Phil
Ce que je trouve le plus irritant, c'est que c'est un refus reflex, c'es genre "on vous propose..." "NAN J'VEUX PAS".
Oui c'est cette attitude qu'il faut changer...On leur propose un processus démocratique et ils diront NON quand même, à moins qu'on leur propose monts et merveilles pour autre chose...
L'autre solution serait :
"Voilà une tour se construira là (genre porte d'Aubervilliers). Voici les designs qu'on vous propose. Choisissez celui qui vous plait".
:) Là c'est moins démocratique mais on leur laisse le choix...(bien entendu on imagine qu'ils auraient le choix entre des tours de la même hauteur).
Enfin bon, rien n'est clair...c'est vrai qu'on manque cruellement d'exemple CONCRET à montrer aux parisiens. Pourtant un beau photomontage avec rendering d'un grand architecte pourrait faire évoluer les choses. Bah je sais pas trop...
Le bilan du vote d'hier c'est genre : Non au relèvement du velum mais des tours (de bureaux) pourquoi pas...
On n'avance pas trop..on ne peut même pas dire que c'est un recul en fait.
sna November 29th, 2003, 09:37 AM depuis le début, j'ai la conviction que mr DelanoË ne va pas nous décevoir et qu'il nous réserve un truc grandiose
qu'en pensez-vous ? :)
Cyril November 30th, 2003, 03:21 PM Originally posted by sna
depuis le début, j'ai la conviction que mr DelanoË ne va pas nous décevoir et qu'il nous réserve un truc grandiose
qu'en pensez-vous ? :)
Oui on a l'impression que ça le démange en effet, mais je pense qu'il attend le moment le plus opportun pour dévoiler cela...Il est clair que pour le moment le climat n'est pas trop propice. Si Paris a les jeux de 2012, on le saura en 2005 2006 ? il pourrait profiter de l'occasion pour annoncer qqchose, ça passerait mieux par exemple.
JP November 30th, 2003, 04:53 PM oui je pense aussi qu'il faut être patient pour voir des projets audacieux et ça pourrait être un facteur décisif pour Paris 2012 mais aussi pour le mandat de Delanoé... il veut absolument marqué le paysage Parisien, il a déjà marqué les habitudes avec la Place et la nuit blanche...
sna November 30th, 2003, 07:53 PM aussi loin ? serais-je encore interessé par les gratteciel, seront ils toujours à la mode, vivrons nous tjrs sur terre , que ferons les autres pays de + évolué que nous (ironie)
sna December 1st, 2003, 12:56 PM http://www.lefigaro.fr/debats/20031201.FIG0179.html
Il faut de l'ambition pour Paris
PAR FRANÇOISE DE PANAFIEU *
[01 décembre 2003]
Monsieur le Maire, une fois encore, vous manquez d'ambition ! Dimanche dernier, invité de l'émission «Capital», vous vous êtes exprimé à propos des 40 hectares encore disponibles dans le XVIIe arrondissement de Paris : «Je souhaite récupérer ces terrains pour les transférer, après les Jeux olympiques, au logement des Parisiens», avez-vous déclaré.
Un propos pour le moins réducteur alors qu'il s'agit de la dernière grande emprise de Paris encore disponible ; elle offre une formidable occasion de réaliser là une opération d'urbanisme exemplaire incluant logements, services publics et activité économique dans un environnement agréable et adapté.
Oui, le logement est une priorité ! Le projet d'aménagement des terrains devra prendre en compte ce besoin criant, revendiqué par trop de Parisiens de pouvoir se loger. Ce programme de logements devra être accessible à tous : aux jeunes et aux moins jeunes, aux familles nombreuses comme aux couples démarrant dans la vie, aux revenus modestes comme aux ménages aisés. Il devra s'accompagner des équipements publics indispensables à sa dynamique : crèche, école, collège, bibliothèque, gymnase...
Pour autant, le logement ne saurait être la vocation unique de cet aménagement. L'environnement, la qualité de vie des habitants doivent naturellement être au coeur du projet ; le parc d'une dizaine d'hectares, pour lequel je me suis tant battue, et dont la première tranche de travaux démarre dans un an, sera un atout supplémentaire pour toute cette partie de Paris qui manque d'un «poumon vert».
Mais comment continuer de faire l'impasse, comme vous le faites, sur la dimension de Paris-capitale économique ? En l'espace de 15 ans, Paris a perdu 200 000 emplois ; en 2001 et 2002, près de la moitié des entreprises qui se sont installées à la Défense sur une surface dépassant 5 000 m2 provenaient de notre capitale. Paris s'appauvrit en offres d'emplois pour celles et ceux qui y habitent ; et la taxe professionnelle est une source de revenus trop importante pour la laisser partir sans réagir. Cette grande opération immobilière des Batignolles doit être l'occasion de réaffirmer la place économique de Paris et nous devons réserver une part importante des surfaces construites aux activités tertiaires qui constituent le point fort de notre capitale. Leur installation doit être encouragée pour remédier à l'hémorragie actuelle. L'enjeu est vital. L'ignorer serait impardonnable !
Enfin, ayons conscience que l'aménagement de ces 40 hectares constitue la dernière grande opération d'urbanisme possible à Paris. Elle doit être l'occasion de développer une démarche architecturale forte, moderne, ambitieuse.
– Par l'implantation d'un équipement de prestige : pourquoi pas cette salle symphonique qui manque si cruellement à Paris ? Rome donne un spectaculaire exemple, avec la construction d'un admirable auditorium confiée à Renzo Piano.
– Par l'implantation d'un édifice marquant et distinguant cette opération. Aujourd'hui, on parle de la construction de tours à Paris. C'est un vrai débat, et le terrain des Batignolles pourrait être concerné au premier chef. Pour ma part, je ne saurais considérer une tour comme un objet de série : elle doit rester exceptionnelle ; dès lors son coût de construction comme celui de son exploitation sont inadaptés pour y abriter du logement social ou moyen ; l'activité économique par contre peut y trouver sa place.
Ce futur aménagement est une chance que Paris doit saisir, de manière innovante et ambitieuse, si elle veut figurer de nouveau au rang des grandes métropoles européennes. L'exposition internationale d'architecture vient de fermer ses portes à Sao Polo. Paris n'a même pas été invitée à y participer, alors que des capitales comme Berlin ou Londres y ont été conviées pour illustrer le dynamisme de l'Europe. Paris est devenue spectatrice. Aujourd'hui, d'autres villes comme Francfort, Barcelone sont des concurrents sérieux et dynamiques. Oui, la concurrence est rude !
Comprenons-nous bien, il ne s'agit pas de bouleverser notre Paris, le Paris intime dans lequel nous vivons et que nous aimons.
Mais Paris est en panne et seule une politique ambitieuse et résolue la sortira de sa marginalisation.
Ancien ministre.
Député maire du XVIIe arrondissement de Paris.
sna December 1st, 2003, 01:01 PM http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-11-29/2003-11-29-383483
Paris Pas de guerre des tours
L'innovation architecturale et urbaine en débat. Le conseil de Paris n'a pas été, en début de semaine, le théâtre d'une guerre des tours annoncée. Sur ce sujet, fort sensible, le débat s'est engagé voici quelques semaines à l'occasion d'une soirée au pavillon de l'Arsenal (voir notre édition du 25 octobre). Mais nul ne s'y trompait, Bertrand Delanoë est personnellement désireux qu'une réflexion sans tabou s'ouvre sur la création architecturale et urbanistique à Paris. Le maire estime que la faible superficie de la capitale (105 kmý) et les rares disponibilités foncières ne permettent pas de répondre à l'ampleur ni à la diversité des besoins de logements, d'équipements sociaux et culturels, d'emplois et d'espaces verts. En outre, il entend voir Paris prendre place dans les lieux très comptés de la création architecturale et urbanistique contemporaine. Les règlements d'urbanisme en vigueur bloqueraient l'innovation, et, parmi ces règles, l'une des plus visées et des plus emblématiques fixe la hauteur maximale de construction à 37 mètres au-dessus du sol (la hauteur d'un immeuble haussmannien de six à sept étages avoisine les 25 mètres). Cette limite doit-elle demeurer intangible ? Telle est l'une des questions posées. Elle en suscite bien d'autres. Chacun sait l'opinion publique très sensible à ce sujet. L'échec patent, et souvent douloureux, de l'urbanisme des années soixante et soixante-dix est trop lourd, trop présent. Récusant toute nécessité d'une réflexion neuve sur le sujet, les Verts ont voulu sans délais un vote de l'assemblée municipale : ou bien la majorité de gauche, et singulièrement le PS, s'inclinait, ou bien le conflit était ouvert. Pour Jean-François Blet, leur porte-parole, rien ne saurait justifier de passer outre à ces 37 mètres et surtout pas la densité de la population parisienne, " la plus élevée d'Europe si ce n'est du monde ", ni l'impératif du " respect de la physionomie, de l'identité " de la ville. Les communistes proposaient pour leur part une approche prudente mais ouverte : dans l'immédiat, maintien des règles en vigueur et ouverture d'un vaste débat avec la population parisienne. Jean-Pierre Caffet (PS), adjoint à l'urbanisme, exprimait une position semblable. Convié de préciser ses intentions, Bertrand Delanoë a récusé toute intention de " quartiers de tours " comme toute volonté de surdensifier la ville. " Je ne veux pas ajouter des habitants à cette ville, mais permettre à celles et à ceux qui y sont d'y demeurer et d'y vivre. Comment fait-on ? Quant à la protection du patrimoine, jamais il n'y a été prêté autant d'attention. Cela veut-il dire que Paris doit demeurer figé ? Les fautes et les ratés des années soixante signifient-ils qu'il n'y a pas d'autres réponses que celles élaborées à la fin du XIXe siècle ? Je n'ai pas de réponse et, pour les élaborer, je sollicite l'intelligence des citoyens sur ce sujet complexe. " Finalement, mardi en fin de journée, c'est sur cette démarche que s'est retrouvée l'ensemble de la majorité municipale : respect du vélum des 37 mètres, ouverture d'une réflexion associant les Parisiens, étant entendu que les seules dérogations envisageables ne pourraient concerner que des projets précis qui, le cas échéant, seraient soumis au débat. La droite s'est prononcée pour sa part pour un interdit sans appel. Il est vrai que c'est sous son empire que les pires turpitudes - de l'architecture pompidolienne au " vandalisme ordinaire " que dénonçait le Figaro au temps du chiraquisme triomphant - furent accomplies. M. B.
Cyril December 1st, 2003, 04:19 PM De Panafieu a pas mal résumé la situation sauf quand elle dit que Delanoë ne pousse pas assez Paris à la croissance économique...je n'y comprends plus rien, qq de droite dire ça alors que l'UMP est contre les tours (d'habitation je pense).
Il est assez clair qu'on verra certainement des tours de bureaux avant des tours d'habitation.
Et quand je vois ce qu'on construit sur des terrains encore dispos à Paris actuellement il y a de quoi se tirer les cheveux! des trucs sans envergures bas et de piètre qualité..il faut VRAIMENT changer cette façon de faire les choses...le terrain à Paris est une denrée très rare : il faut du haut et du beau (ce qu'on n'a jamais réussi à faire jusqu'ici)
sna December 1st, 2003, 04:44 PM vous avez remarqué que les médias ne se mouillent presque plus pour donner leurs éternels propos débiles et antitous ??
:)
JP December 1st, 2003, 06:53 PM C'est DE PANAF LA RETROGRADE QUI DIT CA ???
"– Par l'implantation d'un équipement de prestige : pourquoi pas cette salle symphonique qui manque si cruellement à Paris ? Rome donne un spectaculaire exemple, avec la construction d'un admirable auditorium confiée à Renzo Piano.
– Par l'implantation d'un édifice marquant et distinguant cette opération. Aujourd'hui, on parle de la construction de tours à Paris. C'est un vrai débat, et le terrain des Batignolles pourrait être concerné au premier chef. Pour ma part, je ne saurais considérer une tour comme un objet de série : elle doit rester exceptionnelle "
DINGUE !!! SI DE PANAF S'Y MET ... non c'est bidon ce truuuc ??
C'est une fausse de Panaf !
JP December 1st, 2003, 06:56 PM mais qu'on arrete un peu de dire que la volonté de faire des tours est pour satisfaire les parisiens en équipement et apporter de nouveaux habitants... Delanoé veut surtout DU FRIIIIIIIC !! Ses plages, ses nuits blanches, ses banquettes, ses tramways tout ça c'est du fric et à terme ce sont les parisiens qui vont payer... or quoi de plus juteux ( pardon Bertrand pour l'expression ) qu'une tour pleine à craquer de bureaux !
sna December 1st, 2003, 07:38 PM ce qui est le + important, c que les journalistent changent drôlement de ton ses derniers jours... pour moi, si ça perdure, c'est du très bon qui s'engage !
JP December 9th, 2003, 11:57 PM Un article de 3-4 pages dans le Monde 2 ( http://www.lemonde2.presse.fr/ )
Seule la première page est visible sur le site... regarder l'article prometteur "Paris à la conquête du ciel"...
Ca casse pas des briques, allez consulter le magasine au relais H du coin si vous loupez votre train...
Cyril December 10th, 2003, 02:17 PM Originally posted by JP
Un article de 3-4 pages dans le Monde 2 ( http://www.lemonde2.presse.fr/ )
Seule la première page est visible sur le site... regarder l'article prometteur "Paris à la conquête du ciel"...
Ca casse pas des briques, allez consulter le magasine au relais H du coin si vous loupez votre train...
C'est un regroupement des articles parus ds Le Monde à l'occasion du débat sur le retour des tours j'imagine ? Rien de nouveau développé ds les articles du Monde 2 ?
En gros et pour résumer ça doit être "ok mais pas maintenant" ;)
http://perso.wanadoo.fr/cyril.poisson/LM-Paris-tours_1.jpg
http://perso.wanadoo.fr/cyril.poisson/LM-Paris-tours_2.jpg
Ce qui est marrant ds le mensuel du Monde (Le Monde 2), c'est l'enchainement qu'ils ont fait : 1 sujet sur les tours dans le monde en insistant sur le fait que TM est une naine, et que la France est de très loin dépassée par l'Allemagne, le R.U. et l'Espagne niveau gratte-ciel (alors que c très discutable mais bon chut !! on ne va pas le dire). Ensuite article sur le fait que les français préfèrent la maison individuelle de plein pied. Puis publicité double-page pour Land Rover avec panorama nocturne de LD, et le clou pour finir, juste après, un article sur la saga Elf et Loïc Le Floch -Prigent photographié devant...la tour Elf.
Bravo le Monde.. :)
Manuel December 10th, 2003, 03:45 PM LoL, t'as l'oeil sur ce coup ! :D
Cyril December 11th, 2003, 05:11 PM parisobs.com :
La tour, prends garde
La capitale manque de bureaux et de logements pour continuer à ressembler à une vraie ville. Delanoë propose de lever le tabou sur la construction de tours.Tollé !
En lançant le débat sur la hauteur des immeubles dans la capitale, Bertrand Delanoë a ouvert la boîte de Pandore. La bronca de la droite parisienne, réclamant haut et fort la présence du maire au Conseil de Paris du 25 novembre, en témoigne : le sujet est classé sensible. Et pas seulement à droite. Au mot « tour », les Parisiens, relayés par l’ensemble du courant associatif, ont sorti leur bazooka. Pas touche au « vélum » parisien, cette ligne Maginot voulue par Giscard en 1977 et qui fige la hauteur maximale des immeubles à 37 mètres (25 mètres dans le centre de la capitale). Entre les Verts – dont le président du groupe UMP Claude Gloasguen a beau jeu de stigmatiser le conservatisme villageois – et les rêves de grandeur de Bertrand Delanoë, soucieux de léguer aux générations futures un témoignage de l’architecture du XXIe siècle, la cohérence politique relève du tour de passe-passe. Drôle de débat, où le clivage entre « réacs » et « modernes » suit des contours qui n’ont rien d’idéologiques.
« La prévention française, et particulièrement parisienne, contre la hauteur [...] est tout à fait rétrograde. » Cette déclaration, dont l’actuel maire de Paris pourrait revendiquer la paternité, a été faite par… Georges Pompidou dans les colonnes du « Monde » le 17 octobre 1972 (« Propos sur l’art et l’architecture »). Le président de la République prenait alors fait et cause en faveur du quartier de la Défense, dont la tour GAN en construction risquait d’altérer la perspective de l’axe historique depuis la terrasse des Tuileries. Hélas pour l’avant-garde et les amoureux de l’architecture, le pompidolisme s’est soldé par un échec urbanistique cinglant. S’il est vrai que la Défense remplit aujourd’hui pleinement sa fonction de quartier d’affaires, les incursions de l’architecture de grande hauteur dans l’habitat se sont révélées plutôt catastrophiques. Oui, les tours font peur aux Parisiens, car ils les jugent aujourd’hui encore à l’aune d’expériences pour le moins traumatisantes. L’architecture sur dalle, qui faisait fureur dans les années 70, a accouché du désastre tristounet du front de Seine (15e) et du quartier des Olympiades (13e) sauvé de la faillite par les Chinois. Saint-Blaise, dont l’architecte Antoine Grumbach étudie la réhabilitation, a destructuré la vie de tout un quartier du 20e. Et si la tour Montparnasse (14e) a fini par imposer à l’usure sa silhouette vieillissante haute de 209 mètres, son désastreux centre commercial reste une verrue.
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Du coup, depuis les grands travaux culturels mitterrandiens, Paris n’a plus bougé. Dans le même temps, les grandes capitales européennes – Berlin, Londres, Bilbao, Barcelone, Rome – recrutent à tour de bras les stars de l’architecture mondiale, dont une majorité de Français. Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, Dominique Perrault, Yves Lion, Jean-Paul Viguier, Denis Valode et Jean Pistre, Claude Vasconi, trépignent à l’idée de pouvoir enfin s’exprimer librement à Paris. La déréglementation est dans l’air du temps. Mais pour quoi faire ?
Aujourd’hui, la capitale compte 158 immeubles de grande hauteur, dont 67 à usage d’habitation, 70 de bureau et 21 à usage mixte. Certaines tours de logements, comme celle du 25-27 boulevard Arago (13e), n’ont jamais posé le moindre problème tant leur rapport à l’espace public et au quartier se fait en douceur. C’est le cas également de la tour Croulebarbe (13e), premier immeuble de grande hauteur (65 mètres) achevé en 1960, dont le square René-le-Gall facilite l’inscription dans le quartier. « La surface de Paris, une fois soustraites la voirie et la Seine, ce n’est pas 105 mais 67 km2, explique Jean-Pierre Caffet, adjoint chargé de l’urbanisme et de l’architecture. La question est de savoir si, dans un espace aussi restreint, on peut se passer de constructions de grande hauteur dans les sites qui peuvent s’y prêter. »
Les partisans du « touche pas à mon vélum » ont-ils un avenir quand l’immobilier ne cesse de flamber et qu’il y a 100 000 demandes non satisfaites en logements sociaux ? A l’ombre des tours, c’est bien deux logiques de développement de la capitale qui s’affrontent. Depuis 1950, Paris a perdu le quart de sa population alors que la région doublait la sienne. « C’est un signe de déclin, estime l’architecte Yves Lion, 50% de célibataires, c’est sympa pour les night-clubs, mais ce n’est pas la vraie vie. » Pour le Vert Yves Contassot, Paris n’en reste pas moins la métropole la plus dense d’Europe (40 000 habitants au km2 dans le 11e). Alors, qu’elle se vide un peu plus…
Pour que tout continue à être comme avant, il faut que les choses changent, estime le prince Salina dans le roman de Tomasi di Lampedusa (« le Guépard »). Pour que Paris ne se fige pas en musée, il faut évoluer. A condition de ne pas jouer solo. « Ce n’est pas être contre la banlieue que de vouloir attirer sur Paris des emplois à forte valeur ajoutée, explique Léon Bressler, le PDG d’Unibail, promoteur-constructeur-gestionnaire d’immeubles de bureaux et de centres commerciaux. Si l’on souhaite la mixité sociale et générationnelle, il faut une ville de travailleurs et pas seulement de retraités et d’étudiants. Que les hauteurs soient limitées dans le centre, personne ne le conteste. Tout le monde est en faveur de la protection du patrimoine. Mais pourquoi ne pas construire des tours aux portes de Paris ? Elles requalifieraient des quartiers en mauvais état. On n’imagine pas un équipement lourd comme le tramway des Maréchaux sans installation d’entreprises à proximité. » Lors du débat organisé le 14 octobre au Pavillon de l’Arsenal, l’architecte Christian de Portzamparc affirmait : « Avec le tramway, les Maréchaux deviennent un ring formidable et facile d’accès pour les usagers. » L’avenir ? « L’idée d’une hauteur limitée n’est plus d’actualité dans les nouveaux quartiers. Quand les bâtiments sont limités à la même hauteur, on obtient une sinistre muraille de bureaux en verre fumé comme à la porte d’Orléans. »
Bertrand Delanoë n’est pas suffisamment naïf pour avoir réveillé les passions sans arrière-pensée politique. Mais il a commis une maladresse en se plaçant sur le seul terrain de l’esthétisme et du modernisme. L’avenir de Paris n’est pas dans la hauteur de ses tours, mais dans les liens que la capitale saura tisser avec ses voisins. En engageant le 2 décembre la concertation sur le Plan local d’urbanisme avec les maires des 29 communes limitrophes de Paris et les représentants des structures intercommunales, le maire de la capitale montre qu’il a bien compris où sont les véritables enjeux de l’aménagement de « l’archipel » parisien. De sa capacité à mobiliser ses partenaires dépendra sans doute la hauteur des immeubles parisiens.
Gérard Muteau
http://www.parisobs.com/articles/p148_2039/a226559.htm
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« On n’empile plus les draps »
«ParisObs». – Les Parisiens sont dans leur majorité hostiles aux tours…
Yves Lion. – Si la question de la hauteur des immeubles déchaîne les passions, c’est qu’il y a un intérêt nouveau pour l’environnement et l’urbanisme. Il y a trente ans, ce genre de débat mobilisait deux ou trois personnes. Aujourd’hui, il y a une réelle vigilance. Ça oblige les architectes à se tenir, à faire attention.
L’initiative de Bertrand Delanoë doit vous combler?
Il est normal qu’un maire se pose la question de la croissance économique et démographique. Quand une ville perd des emplois et des habitants, c’est qu’elle est en train de dévisser. La seule chance de Paris aujourd’hui, c’est d’appartenir à une communauté de 11 millions d’habitants. Il y a tout un territoire à explorer autour du périphérique. Les écrivains l’ont déjà senti (2). On est nombreux à penser qu’il peut devenir une artère urbaine presque traditionnelle au lieu d’être considéré comme un égout à voitures. Il y a là des territoires pour un urbanisme nouveau.
Faut-il permettre à nouveau la construction de gratte-ciel?
Il y a deux discours sur les immeubles de grande hauteur. Celui de la performance : plus haut, plus fort, plus puissant. Ce qui m’intéresse, c’est la tour comme un des éléments de l’architecture urbaine. Prenons Massena. Si on monte quelques bâtiments de plus de 37 mètres, on passe de 400 000 à 650 000 m2. Ce n’est pas rien pour une ville qui manque de logements. L’époque est révolue où «Charlie Hebdo» pouvait dénoncer l’architecture des tours comme «l’art d’empiler les draps». On sait aujourd’hui construire des immeubles HQE (haute qualité environnementale). Et travailler sur le rapport à l’espace public.
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Propos recueillis par Gérard Muteaud
(1) Yves Lion, 58 ans, a obtenu l’Equerre d’Argent 2003 pour l’ambassade de France à Beyrouth; il est aussi lauréat de la consultation sur la liaison entre la ZAC Rive Gauche et Ivry.
(2) «La Clôture», de Jean Rolin (POL), et «Tigre en papier», d’Olivier Rolin (Seuil).
Gérard Muteau
Cyril December 12th, 2003, 12:28 PM Vues de l'extérieur, les tours ne font pas l'unanimité. Mais une fois dans les lieux, on devient vite « accro ». Cependant, les occasions de résider en altitude ne sont pas si fréquentes. Et puis, attention à ne pas vivre au-dessus de ses moyens.
Les tours parisiennes font à nouveau parler d'elles. Erigées pour la plupart dans les années 1965 à 1972, elles ont été adulées ou bannies pour leur architecture détonnante dans une ville où la verticalité restait rare. Elles sont à nouveau sur le devant de la scène (et de la Seine !). Alors qu'elles ne vieillissent pas toutes bien, de nouvelles pourraient être construites : autour des boulevards des maréchaux, qui mobilise déjà les antitramway, dans les secteurs Batignolles, Masséna, Seine-Rive gauche. Pas forcément en logements d'ailleurs, mais en bureaux. Cet éventuel retour aux tours déclenche une véritable polémique au sein du Conseil de Paris.
Certains groupes craignent une nouvelle tour Montparnasse, dont, selon leurs dires, les 209 m de hauteur et les 58 étages ont défiguré un 14e arrondissement. D'autres redoutent une architecture trop avant-gardiste dans un paysage classique. D'autres enfin revendiquent surtout un habitat à visage humain, consentant toutefois une tour de faible hauteur à condition qu'elle ne soit pas un « phare » mais un haut lieu cumulant logements et activités. Pas question de rivaliser avec la tour Taipei 101, à Taiwan, la plus haute du monde (508 m), ou avec les « twin towers » de Kuala Lumpur. Et d'ailleurs, les Français restent attachés à l'habitat horizontal, et notamment à celui de la maison, qui reste le rêve. Rien qui prédispose donc à habiter dans des tours comme celles du Front de Seine (15e arrondissement), du quartier Italie-Masséna, dans le 13e, de celui de l'avenue de Flandre, avec les fameuses « Orgues », dans le 19e.
« Et pourtant, souligne Thierry Trumeau, responsable d'une agence Century 21 implantée en plein coeur du Front de Seine, les clients qui ont goûté à la vie dans les tours ne peuvent plus s'en passer et ne veulent racheter plus grand ou plus petit que dans la tour où ils habitent, voire dans celle d'à côté si c'est à un étage plus élevé. » Ce professionnel étudie d'ailleurs le projet d'une Bourse d'échanges pour satisfaire la demande, mais aussi pour contrer les réseaux de vente parallèles organisés par certains gardiens de tours.
Vue et sécurité comme critères
Objectif premier de l'achat, la vue conditionne le prix du logement. Sur le Front de Seine, qui compte une vingtaine de tours et regroupe 3.500 logements, la tour la plus prisée est celle du Totem, surnommée « le gros cube ». En première ligne, c'est-à-dire en bord de Seine, elle offre l'une des plus belles vues sur Paris. « Les bords du fleuve, le ballet des péniches, la tour Eiffel et Notre-Dame sont les vues les plus recherchées. Elles font rêver, alors qu'un panorama sur Issy-les-Moulineaux suscite moins d'émotion », explique Thierry Trumeau, qui conclut : « En fait, les amateurs achètent Paris. » Actuellement, rien à vendre dans la tour Totem. Mais dans la tour Perspective, un appartement de 100 m2 perché au 26e étage, en parfait état, est à vendre à plus de 6.400 euros le mètre carré. Prix exceptionnel pour vue, surface et état tout aussi exceptionnels.
Dans les meilleures tours, comme Mars ou Perspective, les prix évoluent entre 4.878 et 5.335 euros le mètre carré, plus cher que dans un appartement traditionnel du 15e ouest. Mais dès que la vue n'y est plus (étage trop bas ou mauvaise orientation), les valeurs chutent en dessous de 4.573 euros le mètre carré, se rapprochant de la fourchette de l'arrondissement. Ainsi, toujours dans la tour Perspective, un appartement de 94 m2, au 9e étage, mis en vente à 4.405 euros le mètre carré attend toujours preneur. « Trop cher pour une surface enclavée », note l'agence en charge de la commercialisation, qui conseille au vendeur de ne pas dépasser 4.116 euros. Dans la tour de Seine, un appartement de 48 m2 situé au 11e étage est à vendre 201.600 euros (4.268 euros le mètre carré). Prix toujours donné hors parking, ceux-ci étant loués par concession.
Si la vue est le premier critère de l'achat, la sécurité le talonne. « Certains acheteurs sont très intéressés par les services liés à la sécurité, comme le gardiennage vingt-quatre heures sur vingt-quatre, les caméras à tous les étages, la ligne reliant directement chaque appartement au vigile et parfois un régisseur qui peut aussi rendre quelques services », explique Jean Pierre Mingault, de l'agence Laforêt de l'avenue Félix-Faure.
L'originalité du Front de Seine séduit notamment les étrangers. Pierre & Vacances mise, entre autres, sur cette clientèle pour remplir l'ancienne tour occupée auparavant par Flatotel et que le groupe a achetée récemment à la barre du tribunal. « Cette tour, totalement réhabilitée, puisque nous ne gardons que les planchers et les gaines, s'inscrit dans notre stratégie de développement de la résidence urbaine dans Paris. Les appartements seront vendus exclusivement à des investisseurs privés et offrent une rentabilité identique à celle de nos autres produits mer ou montagne », confie Gérard Brémond, président du groupe. Rebaptisée « Paris Côté Seine » et vampée de fond en comble avec des matériaux nobles (pierre, verre et métal) sous la houlette du cabinet Valode et Pistre, le bâtiment offre 400 appartements répartis en studios de 21 à 27 m2 et des deux pièces de 40 à 46 m2. Le mètre carré devrait se vendre autour de 7.500 euros TTC avec possibilité de récupérer la TVA et le rendement est fixé à 4,5 %.
Autre quartier où ont sévi les tours, le 13e. La plus ancienne, Croulebarbe, fait oeuvre de précurseur puisqu'elle est sortie de terre en 1960. Elle est d'ailleurs inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les autres se répartissent entre le quartier chinois et le secteur Italie Masséna Tolbiac. Dans le premier secteur, les Olympiades et leurs 3.000 logements qui s'égrènent autour des avenues d'Ivry et de Choisy se vendent entre 3.048 et 3.658 euros le mètre carré. Autour de la place d'Italie, dans les tours Ruby, Agathe ou Antoine et Cléopâtre, il faut compter près de 20 % de plus. Et davantage parfois pour un étage élevé et une vue nord et ouest qui donne sur les plus beaux monuments de Paris, comme ce 45 m2 à vendre 220.000 euros.
Charges élevées et travaux
Deux inconvénients majeurs grèvent la vie paisible des tours : les charges courantes et les charges plus exceptionnelles. Dans la première catégorie se comptabilisent les charges liées aux immeubles à grande hauteur (IGH) telles le gardiennage de jour et de nuit, les portes coupe-feu, les systèmes d'alarme, la multiplicité des ascenseurs et donc des contrats de maintenance, et ceux passés avec une société de nettoyage pour les vitres extérieures... La Confédération nationale des administrateurs de biens, dans son enquête 2002, note que les charges des IGH s'élèvent, en moyenne, à 39,40 euros par mètre carré et par an, contre 24,90 euros dans les autres copropriétés. Mais c'est sans compter les travaux plus exceptionnels, comme le remplacement d'un ascenseur, la réfection des parties communes, un ravalement et parfois un travail de désamiantage.
Au chapitre des doléances, l'environnement. Trente ans après, ces quartiers de tours doivent entreprendre une grande politique de rénovation. Le Front de Seine donne le coup d'envoi avec un ambitieux programme de réhabilitation pour redynamiser le secteur et renforcer ses liens avec le 15e traditionnel : restructuration du centre Beaugrenelle, commerces de proximité, réfection de la dalle. Une visage plus humain pour que la vie près des tours ne devienne pas infernale.
ÉLISABETH LELOGEAIS
Tous droits réservés - Les Echos 2003
http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/articles/4036314.htm
Cyril December 15th, 2003, 12:34 AM Mercredi 26 novembre 2003
La majorité de gauche coupe la poire en deux. Après négociations, un consensus s’est dégagé pour continuer à interdire les tours de plus de 37 mètres. Sauf exceptions. Car celles-ci devront « faire l’objet d’une concertation, d’un débat, puis d’un vote au Conseil de Paris », indique-t-on à l’Hôtel de Ville. « Seule certitude, les tours ne pourront être construites que dans les arrondissements périphériques. » Les Verts souhaitaient initialement que la Ville maintienne l’interdiction pure et simple de telles constructions dans la capitale.
Mais pour élever des immeubles, Bertrand Delanoë a plus d’une tour dans sa poche. Invité dimanche soir de l’émission « Capital » (M6), il a lancé l’idée de les construire dans les communes voisines. Le maire de Paris contournerait ainsi l’interdiction de 1975. « Une éventualité parmi d’autres », insiste-t-on au cabinet de Jean-Pierre Caffet, son adjoint à l’Urbanisme. Depuis un an, ce dernier a eu l’occasion de tâter le terrain. Il multiplie les réunions en banlieue en vue du prochain PLU (plan local d’urbanisme). « La question des hauteurs a été évoquée, admet-on dans son entourage. Les réactions sont très variées. Certaines associations locales d’environnement se montrent très réservées. D’autres demandent à juger au cas par cas, en fonction des sites. »
Du côté des mairies, l’éventualité de construire des tours de plus de quinze étages laisse dubitatif. « Nous n’avons plus de place, assure-t-on à la mairie de Saint-Denis (93). De plus, chez nous, 40 % des bureaux aux abords du Stade de France sont encore disponibles. » Guillaume Frouin
UMP La droite parisienne accuse les Verts d’« arrière- pensées politiciennes et électorales ».
Hier, pour « marquer son opposition aux tours », elle a donc repris à son compte le voeu initial du groupe écologiste.
Il a été rejeté.
20 Minutes.
Electron December 15th, 2003, 09:47 AM Originally posted by Cyril
Mercredi 26 novembre 2003
La majorité de gauche coupe la poire en deux. Après négociations, un consensus s’est dégagé pour continuer à interdire les tours de plus de 37 mètres. Sauf exceptions. Car celles-ci devront « faire l’objet d’une concertation, d’un débat, puis d’un vote au Conseil de Paris », indique-t-on à l’Hôtel de Ville. « Seule certitude, les tours ne pourront être construites que dans les arrondissements périphériques. » Les Verts souhaitaient initialement que la Ville maintienne l’interdiction pure et simple de telles constructions dans la capitale.
Mais pour élever des immeubles, Bertrand Delanoë a plus d’une tour dans sa poche. Invité dimanche soir de l’émission « Capital » (M6), il a lancé l’idée de les construire dans les communes voisines. Le maire de Paris contournerait ainsi l’interdiction de 1975. « Une éventualité parmi d’autres », insiste-t-on au cabinet de Jean-Pierre Caffet, son adjoint à l’Urbanisme. Depuis un an, ce dernier a eu l’occasion de tâter le terrain. Il multiplie les réunions en banlieue en vue du prochain PLU (plan local d’urbanisme). « La question des hauteurs a été évoquée, admet-on dans son entourage. Les réactions sont très variées. Certaines associations locales d’environnement se montrent très réservées. D’autres demandent à juger au cas par cas, en fonction des sites. »
Du côté des mairies, l’éventualité de construire des tours de plus de quinze étages laisse dubitatif. « Nous n’avons plus de place, assure-t-on à la mairie de Saint-Denis (93). De plus, chez nous, 40 % des bureaux aux abords du Stade de France sont encore disponibles. » Guillaume Frouin
UMP La droite parisienne accuse les Verts d’« arrière- pensées politiciennes et électorales ».
Hier, pour « marquer son opposition aux tours », elle a donc repris à son compte le voeu initial du groupe écologiste.
Il a été rejeté.
20 Minutes.
Pourquoi tu nous déterres ce truc là ??? LOL... on en avait déjà parlé...
Cyril December 15th, 2003, 11:44 AM Pour ça :
"Du côté des mairies, l’éventualité de construire des tours de plus de quinze étages laisse dubitatif"...
:rofl:
De toute façon, je m'attends à ce qu'ils construisent du 'crap' pour ne pas changer...et vont renforcer l'idée que les tours c'est moche et inutile..Quand je vois que Unibail est sur le devant de la scène en ce qui concerne les projets de tours le long du périf'...ça fait peur.
Cyril December 29th, 2003, 11:33 AM Lu dans un article publié aujourd'hui dans Libération consacré à Bertrand Delanoë :
...Frénésie. S'il travaille ainsi sa stature internationale, c'est aussi parce que les grands chantiers de sa mandature ne se voient pas. Ou pas encore. Hormis les couloirs de bus, les premières crèches et écoles dont il a décidé la construction ne seront inaugurées que l'an prochain. Sans parler du tramway du sud de la capitale qui ne sera opérationnel qu'en 2006. A moyen terme, il rêve aussi de laisser une «trace architecturale» de son passage à la mairie et pousse à la construction de nouvelles tours à Paris. Reste que sa frénésie d'investissements _ 1 milliard d'euros par an jusqu'en 2007 _ ne portera ses fruits que pour un éventuel second mandat à l'Hôtel de Ville...
Article complet :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=168071
Fabb December 29th, 2003, 12:27 PM Au moins les électeurs de Delanoë (qui sont bien souvent des lecteurs de Libé) savent à quoi s'en tenir.
sna December 29th, 2003, 08:56 PM c'est à dire ??????
sna January 9th, 2004, 07:38 AM INCROYABLE ; page d'accueil du TIMES, un article sur les tours à paris :
http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901040112-570232,00.html
extrait intéerssant :
"Of course Parisians say they're against new tall buildings when the question is posed in the abstract," says Jean-Pierre Caffet, the deputy mayor for urban development. But he hopes that minds will change when specific, high-quality projects are presented in the months to come. There are signs they would. Françoise de Panafieu, the fiery mayor of the upscale 17th arrondissement and an unyielding Delanoë critic, says she's always thought that a nice big building in her neighborhood could enliven the grim ride from the airport into the city. "We're not going to take just any tower," says Panafieu. "We need one like a jewel." That's what everyone says, of course
http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901040112-570232,00.html
Electron January 9th, 2004, 09:00 AM Originally posted by sna
INCROYABLE ; page d'accueil du TIMES, un article sur les tours à paris :
http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901040112-570232,00.html
extrait intéerssant :
"Of course Parisians say they're against new tall buildings when the question is posed in the abstract," says Jean-Pierre Caffet, the deputy mayor for urban development. But he hopes that minds will change when specific, high-quality projects are presented in the months to come. There are signs they would. Françoise de Panafieu, the fiery mayor of the upscale 17th arrondissement and an unyielding Delanoë critic, says she's always thought that a nice big building in her neighborhood could enliven the grim ride from the airport into the city. "We're not going to take just any tower," says Panafieu. "We need one like a jewel." That's what everyone says, of course
http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901040112-570232,00.html
Déjà posté par Fabb dans "In English"
granduc January 18th, 2004, 02:21 PM Paris cherche à briser le tabou des constructions en hauteur
LE MONDE | 17.01.04 | 15h05 • MIS A JOUR LE 17.01.04 | 20h32
Les architectes sont divisés mais la plupart estiment que les édifices très élevés peuvent contribuer à résoudre la crise du logement dans une capitale aux limites administratives figées. M. Delanoë lui-même envisage de dépasser, en périphérie et au cas par cas, la limite des 37 mètres.
De petite phrase en petitre phrase, Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris n'en finit pas de s'expliquer sur les tours dans la capitale. Le 26 octobre 2003, il avait évoqué une possible remise en cause de la limitation des hauteurs des nouveaux immeubles. Vendredi 16 janvier, M.
Delanoë a déclaré au Monde : "Je me félicite d'avoir ouvert un débat dont je ne connais pas l'issue aujourd'hui. Mais je dois préciser plusieurs choses. Je suis un conservateur passionné du patrimoine de la capitale, tout en détestant l'architecture ratée des années 1960. Il est même probable que nous détruirons des tours de cette époque. Je ne veux pas immobiliser cette ville."
"Dans 105 km2 - Paris est une ville très petite -, nous voulons à la fois plus de crèches et plus de logements, plus de locaux pour les activités économiques, avait déclaré M. Delanoë en octobre 2003. Nous avons le devoir de permettre aux talents des architectes du XXIe siècle de se développer à Paris. Ce n'est pas la hauteur qui pose problème, mais l'esthétique et comment on y vit."
Le maire rappelle aujourd'hui que le Conseil de Paris a engagé, fin 2003, un débat sur l'opportunité d'examiner, au cas par cas, la question des hauteurs, quitte à remettre en question, pour certains immeubles, le "dogme" des 37 mètres maximum. Et, tout en se félicitant de la collaboration avec les communes limitrophes de la capitale, il évoque des aménagements des quartiers périphériques.
Si les Verts et plusieurs associations avaient perçu ses premiers propos comme une "provocation", architectes et urbanistes y ont plutôt vu l'occasion de retrouver une marge de manœuvre et de création dans une ville en voie de muséification (Le Monde du 8 novembre 2003). Mais les déclarations du maire ont ravivé une inquiétude qui a trouvé un motif concret dans le projet lauréat d'Yves Lion pour le secteur Massena-Brunesseau, au débouché de l'avenue de France (13e).
M. Lion, confronté à un embrouillamini autoroutier, propose une série d'immeubles élevés, critiqués tour à tour pour leur trop grande hauteur ou pour leur taille modérée. Mais que dit-il de si choquant ? "J'ai proposé de construire le long du boulevard périphérique, lieu de confrontation entre le vide et la voirie, pour déboucher sur une sorte de relation Paris-banlieue. On peut amadouer la voie rapide sans y toucher - et en touchant beaucoup, en revanche, aux bretelles d'accès dévoreuses d'espaces. Pour remédier au manque d'habitats et de bureaux, il faut densifier et sans doute construire plus haut. Les immeubles de bureaux peu vent fai e écran du côté du périphérique."
Henri Gaudin, qui vient d'achever un ensemble de bureaux à la porte de Gentilly, estime, à l'opposé, que la solution ne viendra pas des immeubles de grandes hauteurs (IGH), qui ont tendance "à nier l'espace public" qui les environne. Car "les relations sociales se font au niveau du sol, pas dans les étages". A l'IGH, il préfère l'îlot profond "comme il en existe encore à Belleville, à Ménilmontant ou rue Saint-Antoine, irrigué de passages ou de cours intérieures". "Mais, précise-t-il, ces îlots, que les règlements urbains ne permettent plus de créer, peuvent avoir des hauteurs variables. Ils sont branchés sur la rue et en même temps isolés de ses nuisances. Cette solution peut être appliquée le long du périphérique où l'immeuble adossé au flux de la circulation constitue une protection par rapport aux autres éléments de l'îlot."
"ÉLÉMENT DANGEREUX"
Pour Jean Nouvel, qui avait proposé (sans succès) une "tour sans fin" de plus de 400 m derrière l'Arche de la Défense et qui est l'un des quatre concurrents pour la rénovation des Halles, "la verticale, par sa rareté même, a toujours été un élément important du paysage de Paris. Il faut admettre que, dans une ville bien rythmée, il y ait de tels accents. Mais c'est un élément dangereux qu'il faut savoir placer avec pertinence. Il ne s'agit pas aujourd'hui de créer une collection de tours comme à la Défense, de faire du zoning type années 1960, ou de singer les Américains, en se trompant d'ailleurs complètement d'échelle et de sens. A la périphérie de Paris, des verticales ne seraient sans doute pas déplacées, pour marquer les entrées de la ville, par exemple."
Christian de Portzamparc, qui achève une tour à la Défense, s'exprime depuis longtemps dans le même sens pour Paris, où le conc ept d'îlots ouverts lui a permis de se placer en précurseur dans la défense de densités à géométries variables. "De petites tours, d'une quinzaine d'étages, peuvent coexister avec des bâtiments beaucoup plus bas", a-t-il coutume de dire. En dépit de la prudence des élus et des professionnels, une partie de la population n'a retenu qu'un possible retour de la tour, phobie typiquement française apparue pendant les années Pompidou.
A Paris, les questions de forme urbaine sont indissociables de la coupure entre les communes concurrentes : celles de l'ouest, enrichies par les taxes liées à l'implantation des bureaux ; celles de l'est et du nord, longtemps marquées par leur statut de cités-dortoirs. Cette fracture a été entretenue par les rivalités politiques et le clientélisme, très pénalisants pour l'ensemble de l'agglomération. Résultat : Paris est désormais la seule capitale en Europe à n'avoir pu faire coïncider sa superficie administrative avec sa taille réelle. Les 105 km2 évoqués par M. Delanoë sont à comparer avec Berlin (891 km2), Londres (1 530 km2) Madrid (607 km2), Rome (1 500 km2), ou Bruxelles (161 km2 pour 900 000 habitants).
Handicapée par ses propres murs, comme par la frilosité de ses alliés Verts, la Mairie de Paris doit négocier pied à pied son oxygène avec les communes qui la cernent. D'où l'impérieuse nécessité d'élaborer de nouveaux outils de gestion, comme le Plan local d'urbanisme (PLU), mais celle aussi de repenser la densité même de cette ville enclavée pour attirer de nouveaux habitants sans se laisser piéger par la hausse des loyers.
Comment faire pour que Paris franchisse, symboliquement au moins, son boulevard ? Faut-il penser à un anneau d'immeubles aux allures new-yorkaises, ou encore densifier seulement à l'emplacement de ces fameuses portes de Paris livrées au plus sauvage des urbanismes commerciaux, et créer ainsi de nouveaux pôles ?
Frédéric Edelmann et Emmanuel de Roux
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 18.01.04
sna January 18th, 2004, 05:54 PM très bon article, le monde retourne sa veste progressivement en faveur des tours, il me semble, ce qui est une excellente chose et prouve qu'ils sont en avance sur leurs temps et surtout, sur la concurrence de leurs collègues des médias !
Cyril January 18th, 2004, 06:07 PM LE MONDE | 17.01.04 | 16h49
Paris est une ville basse, même si elle est dominée par quelques reliefs (Montmartre, Ménilmontant), qui culminent à plus d'une centaine de mètres au-dessus du niveau de la Seine. Pendant longtemps, la ville fut ponctuée, sur le plan vertical, par les flèches ou les dômes de ses édifices religieux (Notre-Dame, la tour Saint-Jacques, les Invalides, le Panthéon). Au XIXe siècle, elle gagna la plus haute de ses "verticales" : la tour Eiffel, qui dépasse les 300 mètres. Au XXe siècle, près de 160 tours furent construites dans les années 1960 et 1970. Le président Giscard d'Estaing bloqua cette prolifération en 1974. Depuis 1977, le plan d'occupation des sols (POS) interdit de dépasser les 25 mètres dans le centre de Paris, 31 mètres en périphérie, et jusqu'à 37 mètres dans certains cas.
En dehors de la tour Montparnasse, qui devait être exemplaire et signer la modernité de Paris, les tours sont essentiellement implantées dans le XVe arrondissement (le Front de Seine), dans le XIIIe arrondissement (les Olympiades et l'avenue d'Italie) ainsi que sur les hauts de Belleville. C'est-à-dire dans des secteurs qui devaient être totalement restructurés par un programme de tours et des pénétrantes autoroutières. Ce programme a laissé dans l'esprit des Parisiens un souvenir détestable.
POLITIQUES AGRESSIVES
Pourtant, le problème fondamental des tours n'est pas tant leur hauteur que leur implantation sur le terrain. A New York, les gratte-ciel sont directement posés au bord de la rue. En France, une tour "vitrifie" le sol autour d'elle. Elles engendrent souvent des esplanades vides et venteuses. Parfois, comme sur le Front de Seine, elles sont implantées sur une dalle dont la desserte reste inachevée. Ce principe a été repris dans le secteur Massena, révélant la fragilité de tels projets face aux aléas économiques. Les problèmes urbains et les échecs architecturaux (sauf de rares exceptions, comme la tour Totem, dans le 15e arrondissement) sont la rançon de ces politiques agressives.
Par ailleurs, les tours de logements correspondent rarement, dans le contexte urbain français, aux impératifs de la demande sociale. Ce sont des objets relativement luxueux où les logements ne sont pas bon marché. Chères à construire et à entretenir, elles ne sont pas idéales sur le long terme dans un pays qui renouvelle peu son parc construit. L'entretien d'une tour est par définition plus compliqué que celui d'une construction basse (le problème des ascenseurs est traditionnellement le point noir de l'habitat social). Enfin, dans les tours, les gens sont empilés verticalement ce qui, faute de structures à vocation collective, peut compliquer les rapports entre les habitants, et conduire à un plus grand clivage social.
Tous ces éléments conduisent donc la Mairie de Paris à penser non en termes de tour, mais en termes de densité, celle-ci pouvant se traduire par des immeubles plus élevés que les normes actuelles, tout en restant loin des normes américaines, brésiliennes ou chinoises.
Frédéric Edelmann et Emmanuel de Roux
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 18.01.04
sna January 18th, 2004, 06:21 PM encore ses arguments stériles et débiles : en quoi la france n'aurait elle pas besoin de ce que les usa, la chine ou le brézil utilisent ? puéril
de même, quel que soit l'immeuble, qu'il fasse 6 étages ou 30, qu'il soit luxueux ou modeste, quels clivages sociaux apportent-ils de plus si ils sont plus hauts ? je vis dans un immeuble de 6 étages, je vis au second, je ne connais strictement personne dans cet immeuble, et cela me convient très bien, je ne souhaite pas non plus être envahi par un voisin qui deviendrait trop collant !
enfin chaqun sa vision sur ce sujet, mais un immeuble de 30 étages n'a rien de plus ni rien de moins qu'un immeuble de 4 étages.
Cyril January 27th, 2004, 08:33 AM Le Figaro - mardi 27 janvier 2004
URBANISME : Gratte-ciel à Paris : partisans et adversaires s'affrontent
Alors que des projets de tours de grande hauteur existent pour le quartier des Batignolles et le secteur de porte de la Chapelle à la Villette
Delphine Chayet
Un temps mort de courte durée et le débat sur la construction de tours à Paris a repris de plus belle. Le 15 janvier dernier, la commission d'appel d'offres de la Ville a choisi les équipes d'architectes chargées d'aménager deux larges territoires du nord de la capitale. «Or, nous avons découvert que des immeubles de grande hauteur figurent sur les esquisses de ces deux projets», proteste Alain Riou, président du groupe Verts au Conseil de Paris. Dans le XVII e arrondissement, le projet de développement du quartier des Batignolles _ futur village olympique en 2012 si la candidature de Paris est retenue _ a été confié à l'architecte François Grether. Il comprend deux tours de bureaux, de 75 et 110 mètres de haut. Fabrice Dusapin et François Leclercq ont, eux, reçu mission d'aménager une bande de 200 ha allant, dans les XVIII e et XIX e , de la porte de la Chapelle à la Villette. Là, un programme comptant plusieurs tours figure sur les esquisses remises à la Ville. «Dans ces deux projets, il s'agissait de définir des pistes pour l'avenir : nous avons retenu, pour chacun, un esprit et une équipe, tempère-t-on au cabinet de Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire chargé de l'urbanisme. Un travail de longue haleine va désormais s'engager, qui implique de multiples remaniements. En ce qui concerne les tours, nous appliquerons bien entendu la doctrine définie en novembre». À cette date, le premier acte de la polémique _ lancée par le maire de Paris quelques mois plus tôt _ avait pris fin par un compromis : un voeu voté en Conseil de Paris proposait de maintenir à 37 mètres le plafond parisien, en attendant la conclusion d'un «débat démocra-tique» associant les élus, les habitants ou les associations. «Présenter ces projets en douce, deux mois après notre entente, constitue une trahison», souligne Alain Riou, qui a fait de la construction des tours dans la capitale un casus belli. «Paris compte déjà 15 millions de m 2 de bureaux et ce nombre s'élève à 31 en comptant les communes limitrophes _ soit 1 million de plus qu'à Londres. C'est largement suffisant», s'emporte l'élu écologiste. Pour Françoise de Panafieu, maire du XVII e , «Paris est une ville constituée, avec son unité : il ne saurait donc être question de tours dans Paris. En périphérie, une tour pourrait avoir un sens, si elle se présente sous forme d'une porte d'entrée prestigieuse, d'un joyau architectural». C'est Bertrand Delanoë, le premier, qui avait ouvert le débat. «Avec l'élaboration du futur Plan local d'urbanisme (dont l'adoption est prévue en 2005, NDLR), la question de la hauteur des bâtiments doit être posée», expliquait le maire en avril 2003. Avec ses 105 km 2 , «Paris est une ville très petite, renchérissait-il quelques mois plus tard. Nous voulons plus de crèches, plus de logements, plus de locaux pour les activités économiques. Donc je trouve que ce débat est utile, je ne le tranche pas aujourd'hui».
Delphine Chayet
© 2004 Le Figaro. Tous droits réservés.
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Londres s'apprête à percer le plafond européen
F.R.
Avec 306 m, ce sera le record d'Europe. Telle sera la hauteur du Shard of glass («l'éclat de verre», en anglais), une tour de 66 étages qui va modifier le skyline de Londres. Le gouvernement anglais ayant donné son accord le 19 novembre dernier, la tour de Canary Wharf dans les Docklands (235 m) va être détrônée. Construite d'ici à 2009 en aval du musée de la Tate Modern, ce building tout en pointe, symbole du dynamisme de la capitale britannique, sera l'attraction de la rive sud de la Tamise. Cette future ville verticale abritant 10 000 personnes et développée par le Sellar Property Group est conçue par Renzo Piano. L'architecte gênois, qui a plusieurs tours à son actif à Sydney et qui construit actuellement le siège du New York Times à Manhattan, a conçu une tour effilée qui n'est pas sans rappeler le Transamerica building de San Francisco, dessiné par Pereira dans les années 70. Mais, trois décennies après, le concept est tout autre. L'heure est à la mixité des programmes : ici des bureaux, un hôtel et des commerces. Autre préoccupation majeure de notre époque, les économies d'énergies. Renzo Piano, qui a bien tiré les leçons de l'échec du Centre Pompidou en la matière, a mis au point un système (dont une double façade) lui permettant d'assurer 30% d'économies par rapport à une tour traditionnelle. L'autre particularité de ce gratte-ciel est d'offrir à mi-hauteur une grande place publique pour découvrir la ville.
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L'avis partagé des architectes
Francis Rambert
[27 janvier 2004]
Souvenons-nous, en 1975, Valéry Giscard d'Estaing, faisait arrêter les tours que ses illustres prédécesseurs avaient laissé construire à l'ère des Trente Glorieuses... L'objet tour est alors fustigé, au même titre que la barre jugée inhumaine. Le «front de Seine» fut mis à l'index, comme l'épaisse tour Montparnasse (209 m), des plus solitaires dans le paysage parisien. Trois décennies plus tard, la question revient sur le tapis. Faut-il crever le plafond de la capitale pour libérer du sol, créer de l'espace public et freiner la consommation de territoire dans toute l'Ile-de-France ?
D'un point de vue administratif, l'IGH (immeuble de grande hauteur) commence à 14 niveaux, soit environ 42 m. La hauteur à Paris est plafonnée à 25 m depuis l'ère haussmannienne, le Centre Pompidou culminant à 37 m. Depuis, la Bibliothèque nationale de France (avec ses quatre «livres ouverts» de 80 m de haut), construite en 1995 dans le XIIIe, symbolise, entre autres, la dérogation à la règle.
Les nouvelles opportunités parisiennes que représentent les secteurs de Paris - Nord-Est (entre les portes d'Aubervilliers et des Lilas), des Batignolles (emprise SNCF d'environ 45 hectares), sans oublier la fin de l'opération Paris rive gauche (entre Tolbiac et le périphérique) sont de nature à raviver les spéculations. Le concept de «tour modérée» a même été prudemment avancé. Le Pavillon de l'Arsenal, vitrine de l'architecture et de l'urbanisme de la Ville de Paris, a eu l'initiative du débat le 14 octobre dernier.
Du côté des architectes, les avis sont très typés. Jean Nouvel préconise de «l'acupuncture». L'auteur de l'épaisse tour Dentsu à Tokyo, engagé depuis dans la reconstruction du World Trade Center à Manhattan, imagine le développement de «tours spécifiques» ; il faudrait «rechercher quelques endroits où l'on pourrait enrichir la ville par des verticales». Dominique Perrault propose de «construire des tours là où il y a des tours» et de s'appuyer sur les situations existantes, plaidant ainsi pour «l'enrichissement et l'embellissement du Front de Seine».
De son côté, Christian de Portzamparc souhaite une intelligente cohabitation. Il défend l'idée de «l'hybridation» entre ville horizontale et ville verticale. L'architecte de la tour LVMH à New York et de la tour du Crédit lyonnais à Euralille souligne que «le vélum qui a fait la régularité de la ville classique n'est plus adapté à la ville moderne».
Vue de l'étranger, la question de la hauteur suscite autant d'approches prudentes ou radicales. L'architecte californien Frank Gehry voit ainsi les choses avec beaucoup de tendresse et de réalisme : «J'adore Paris et ce n'est pas à nous, architectes, de décider ce qu'il faut y faire, l'enjeu est d'intervenir sans détruire la ville du XIXe. Mais, si ces interventions n'ont pas lieu, il faut bien comprendre que la ville meurt, cela ne sert à rien de faire l'autruche...»
«Si on veut changer d'échelle de métropole, il n'y a pas d'autre solution pour réduire le temps des transports», avance de son côté l'architecte romain Massimiliano Fuksas, auteur des twins de Vienne : «Des tours, oui, mais des tours de logement, et pas seulement social. Il faut penser en termes de stratification et que d'autres fonctions comme l'hôtellerie ou le commerce soient greffées à ces ensembles. Pas de ghetto, ni de riches ni de pauvres !»
A un moment, la question de la hauteur croise celle de la densité de la ville. «La densité ne dépend pas de la forme des bâtiments», prévient Rem Koolhaas, l'architecte néerlandais engagé dans la nouvelle consultation des Halles à Paris et qui s'apprête à démarrer le gigantesque chantier du siège de la télévision chinoise à Pékin (244 m de haut) : «Je suis très critique sur les tours. Leur typologie est morte ! Il y a très peu d'inventions dans ce domaine.»
En 1977, la ville de Nanterre inaugurait l'ensemble des «tours nuages» d'Emile Aillaud, version poétique du logement social. Aujourd'hui, elles servent de toile de fond à la grande arche de la Défense... Autant il paraît simple de construire une tour de bureaux ou d'hôtel, voire de logements de luxe, autant la destiner à du logement social complique la donne. «Dès que l'on dépasse les règles IGH, on est confronté à de telles contraintes de sécurité que le coût n'est pas supportable par les organismes sociaux», souligne Michel Lombardini, le patron de la Régie immobilière de la Ville de Paris, qui a relevé bien des défis architecturaux dans la capitale depuis vingt-cinq ans en initiant le nouvel urbanisme des «Hauts de Forme» dans le XIIIe arrondissement avec Portzamparc. Le coût de surveillance s'élève à 387 000 euros par an et par tour. Qui va payer ?
En attendant que le gabarit parisien soit inscrit au plan local d'urbanisme (PLU), voire au plan d'aménagement et développement durable (Padd) fin 2004, les opérateurs de l'immobilier prennent part au débat. Léon Bressler, patron d'Unibail, fait valoir une approche économique : «Le coût du poste de travail ayant chuté de 50% par rapport à 1990, on peut aujourd'hui construire des tours très esthétiques offrant à la fois une grande qualité architecturale et une dimension environnementale.» Une déclaration intéressante, car les promoteurs, souvent mis en question sur la banalité des immeubles, ont souvent objecté ce qu'ils appellent «le surcoût architectural» évalué entre 10 et 20%.
Echaudée par les erreurs du passé, Paris prendra-t-elle de la hauteur ? Nos voisins ont tranché. Au coeur de Rotterdam, un nouveau skyline signé Piano, Foster et bientôt Koolhaas répond aux tours jumelles de Wil Arets. A Barcelone, le prolongement de la célèbre Diagonale est rythmé par des tours (conçues par Nouvel et Perrault). Turin, la ville aux 17 km d'arcades, se dote de trois nouvelles tours dont l'emblématique building de verre de la région signé Fuksas. Vienne s'apprête à développer Donau City, un ensemble de trois tours de 140 à 200 m. A Madrid, ce sont quatre tours de 250 m qui vont s'aligner dans le prolongement de l'axe de la Castellana. Et tandis que Londres achève la tour Swiss Re «en pomme de pin» suivant un concept écologique de Norman Foster, Francfort lance un concours pour la banque européenne plafonnée à 150 m. Quant à Zurich, des études sont lancées par la municipalité pour étudier les points d'implantation des nouvelles tours dans la capitale économique suisse.
Revisiter le concept de tour ? C'est précisément l'objet de la «T1», la future rivale de la tour Montparnasse à la Défense. Conçue par les architectes Valode et Pistre, cette tour de 200 m «tire autant sa forme de sa logique intérieure que de son environnement», annoncent ses auteurs. Vérification en 2007.
sna January 27th, 2004, 06:32 PM Echaudée par les erreurs du passé, Paris prendra-t-elle de la hauteur ? Nos voisins ont tranché. Au coeur de Rotterdam, un nouveau skyline signé Piano, Foster et bientôt Koolhaas répond aux tours jumelles de Wil Arets. A Barcelone, le prolongement de la célèbre Diagonale est rythmé par des tours (conçues par Nouvel et Perrault). Turin, la ville aux 17 km d'arcades, se dote de trois nouvelles tours dont l'emblématique building de verre de la région signé Fuksas. Vienne s'apprête à développer Donau City, un ensemble de trois tours de 140 à 200 m. A Madrid, ce sont quatre tours de 250 m qui vont s'aligner dans le prolongement de l'axe de la Castellana. Et tandis que Londres achève la tour Swiss Re «en pomme de pin» suivant un concept écologique de Norman Foster, Francfort lance un concours pour la banque européenne plafonnée à 150 m. Quant à Zurich, des études sont lancées par la municipalité pour étudier les points d'implantation des nouvelles tours dans la capitale économique suisse.
Revisiter le concept de tour ? C'est précisément l'objet de la «T1», la future rivale de la tour Montparnasse à la Défense. Conçue par les architectes Valode et Pistre, cette tour de 200 m «tire autant sa forme de sa logique intérieure que de son environnement», annoncent ses auteurs. Vérification en 2007.
Très intéressant cette fin de texte, car cela montre très OUVERTEMENT à quel point la france stagne dans ce domaine et que le reste de l'europe se modernise, et ensuite je comprend pas ... 200 mètres ?
Cyril January 28th, 2004, 01:25 AM Il comprend deux tours de bureaux, de 75 et 110 mètres de haut.
C'est sûr qu'avec ça on va faire trembler les autres capitales européennes...:baaa:
sna January 28th, 2004, 01:09 PM vous savez ce que je pense ? on a surement à faire à une tour "thermomètre", qui va venir pour mesurer la température politique et populaire, avant de nous balancer la première tour qui dépasse le kilomètre de haut...
ok, je m'en vais !
mais l'idée du thermomètre est à voir malgrès tout !
Cyril January 29th, 2004, 12:34 AM Encore un article très interessant sur CyberArchi.com
http://www.cyberarchi.com/actus&dossiers/france/default.php?article=2101
Cyril January 31st, 2004, 04:35 PM http://www.leparisien.fr/illustrations/dxadm/4722702_o.gif
LES ASSOCIATIONS commencent à s'inquiéter de l'avenir du patrimoine de Paris. Trop de dossiers s'ouvrent en même temps. Et chacun soulève des questions.
La municipalité en place a bien donné la responsabilité du patrimoine à un maire adjoint. Sandrine Mazetier, qui en a la charge, annonce la rénovation des passages couverts et le doublement des protections : les grands monuments comme les petits sites. Mais cela n'est pas suffisant pour convaincre. La commission du vieux Paris sous la coupe du maire. Le 10 février, Bertrand Delanoë va en effet mettre en place « sa » nouvelle commission du vieux Paris. Cette institution indépendante, créée en 1817, avec des membres nommés à vie, longtemps dirigée par une personnalité forte - Michel Fleury - est totalement remise à plat. Ses statuts ont été modifiés « en douce ». Et aujourd'hui, c'est la moitié de ses 40 membres-experts qui sont renouvelés. « Ces membres avaient tendance à chercher la petite bête en étudiant tous les permis de construire ou de démolir de la Ville, assure Jean-François Legaret, maire UMP du I e r et membre de cette structure consultative en tant qu'élu. Maintenant, elle sera à la botte de Bertrand Delanoë. » « Pas plus qu'avant », assure Sandrine Mazetier, adjointe au maire de Paris chargée du patrimoine. « Les nouveaux membres sont désormais plus jeunes, plus actifs et complémentaires dans leurs spécialités », ajoute même François Loyer, nouveau secrétaire général de cette commission... Mais aussi directeur du département d'histoire de l'architecture et de l'archéologie de Paris, une des directions de la Ville. Deux casquettes que certains lui reprochent déjà.
Les tours à l'assaut de Paris.
« C'est une idée de Bertrand Delanoë », constatent les associatifs. « Il se croit tout permis », ajoute un de ses opposants. Et même ses amis verts se disent aujourd'hui contre. Depuis qu'un projet a été révélé sur Paris Nord-Est, après une première tentative sur Massena (XIII e ), la municipalité fait face à une véritable levée de boucliers. « Le projet de tour est toujours possible, s'il est bien ficelé et qu'il y a une concertation avec les riverains », précise M. Caffet, adjoint à l'urbanisme. Mais les Parisiens semblent être opposés à cette idée. « Il ne faut pas s'interdire de penser », répond Sandrine Mazetier. Même les architectes des Bâtiments de France sont favorables à l'architecture contemporaine. « Mais pas n'importe où », insistent les représentants des associations.
Le plan de sauvegarde du Marais remis en cause.
La Ville veut mettre fin au plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais (III e et IV e ). « Pour harmoniser ce quartier avec le reste de la capitale », explique-t-on à la mairie où l'on planche sur le futur plan local d'urbanisme (PLU). La Ville veut protéger le Marais immeuble par immeuble. « Nous, nous voulons préserver l'ensemble du secteur », répond Gérard Simonet, président d'une association du III e , attentive à la protection de son quartier. Ici, les exemples de réalisations de mauvais goût sont déjà trop nombreux. Inutile d'en rajouter. « Un projet d'élargissement de trottoir n'a jamais mis le patrimoine en danger », répond encore Sandrine Mazetier. Mais même le ministre de la Culture a décidé d'intervenir au sujet des travaux dans la rue des Rosiers (IV e ). Dans un courrier à Bertrand Delanoë, il « invite les services de la Ville à prendre attache avec les architectes des Bâtiments de France, pour élaborer, en concertation étroite, ce projet d'aménagement ». Après le début des travaux sur la rue du Trésor, dans le même quartier, et ceux de la rue du Roi-de-Sicile, Jean-Jacques Aillagon souhaiterait « disposer d'une vision d'ensemble des intentions municipales dans ce secteur »... Un souci partagé par tous les défenseurs du patrimoine.
Le Parisien, 31 janvier 2004
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Il est malin Bertrand ;) Il essaie d'infiltrer l'équivalent plus ou moins lointain de EH ici en y nommant des jeunes et en renouvelant une grande partie des membres....lol
Cyril January 31st, 2004, 06:44 PM ...sur son forum :
http://www.lexpress.fr/idees/forums/homeMessage.asp?idD=6&idF=503
...et dans ses colonnes :
L'Express du 26/01/2004
Débat
Faut-il construire des tours à Paris?
par Jean-Sébastien Stehli
Depuis 1977, Paris avait tiré un trait sur les immeubles de grande hauteur. Mais, face aux besoins croissants en locaux, Bertrand Delanoë a rouvert le dossier... et la polémique. Esthétique, symbolique, environnement, sécurité... Comme les élus, architectes et urbanistes sont divisés
En déclarant, au micro d'Europe 1, qu'il souhaitait rouvrir le débat sur la construction de tours dans la capitale, Bertrand Delanoë a réveillé une querelle que l'on croyait éteinte. «Dans 105 kilomètres carrés - Paris est une ville très petite - nous voulons à la fois plus de crèches, plus de logements, plus de locaux pour les activités économiques, a expliqué le maire le 26 octobre 2003. Nous avons le devoir de permettre au talent des architectes du XXIe siècle de se développer à Paris. Ce n'est pas la hauteur qui pose problème, mais l'esthétique et comment on y vit.» En clair: on pourrait construire à nouveau des tours à condition qu'elles soient belles. A peine le micro refermé, la polémique était lancée. Après les échecs de l'urbanisme parisien des années 1970 - les tours des Olympiades, celles du quartier Masséna-Italie, la tour Montparnasse (209 mètres), le Front de Seine - on croyait avoir définitivement tourné la page. En 1977, la construction d'immeubles de grande hauteur avait été arrêtée. Le plan d'occupation des sols (POS) défini à l'époque stipulait qu'on ne pourrait pas, désormais, dépasser 25 mètres de hauteur au centre de la ville, 37 mètres dans les arrondissements périphériques. Il était temps. En vingt ans exactement, 158 tours étaient sorties de terre. On peut parier que pas une d'elles ne trouvera sa place dans les livres d'histoire de l'architecture.
La question de la grande hauteur resurgit au moment où Bertrand Delanoë arrive à mi-mandat. Pendant sa campagne, le candidat du PS s'est engagé à construire 3 000 logements sociaux par an. Les tours auraient permis de faire face aux urgences. Il y a aujourd'hui, grosso modo, 120 000 personnes en attente d'un logement.
La polémique couve depuis un moment. Le 27 janvier 2003, la municipalité a en effet ouvert une vaste consultation auprès de tous les Parisiens. Les 121 conseils de quartier ont organisé des discussions publiques afin de définir les orientations du plan local d'urbanisme (PLU), successeur du POS. Le nouveau règlement issu de ces rencontres sera présenté en juin prochain au Conseil de Paris. Le document est important: il définira le visage de la capitale pour les vingt prochaines années.
La controverse survient alors que les rivales de Paris construisent à nouveau des gratte-ciel: Barcelone (Jean Nouvel), Londres (Norman Foster), Vienne, Taipei, Cologne, Amsterdam ou encore New York, qui remplacera ses tours du World Trade Center. «Avant de parler des tours, il aurait d'abord fallu transformer celles qui existent», affirme l'architecte Roland Castro. Surtout, renchérit Michel Corajoud, Grand Prix d'urbanisme 2003, «il est sidérant que ceux qui font la ville ne se posent pas d'abord la question simple: les tours sont-elles la meilleure façon de vivre et de travailler?». Le débat est ouvert.
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Jean Nouvel
Architecte
«La tour doit transmettre une émotion»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Construire des tours dans un milieu historique est toujours une opération délicate. Cela s'apparente à de l'acupuncture: il faut les mettre à l'endroit précis où elles vont enrichir la ville. A Paris, on ne doit surtout pas construire des tours génériques - or, au XXe siècle, on les a conçues par ordinateur, clonées, agglutinées. Ce que je défends, c'est la tour spécifique, dessinée en relation avec le climat, la topographie, l'histoire du lieu.
On ne peut pas mettre des verticales n'importe où. Prenez la tour Montparnasse. Avant de la construire, il aurait fallu l'imaginer du Champs-de-Mars, du Trocadéro, par exemple. Chaque fois, il faut raisonner en termes de contextualité. A Paris, il y a quelques endroits où la verticalité ferait sens. Le long des périphériques et à quelques portes de la capitale. La tour doit avoir du caractère, une identité, et transmettre une émotion. Dangereuse parce que très visible, elle n'est pas diabolique. Elle a hérité de cette image à cause des tours des années 1960-1970, construites dans l'urgence. Or les tours ne peuvent qu'être l'aboutissement de l'harmonie d'un lieu, comme un accent ou le titre d'un texte.
Paris, qui sort d'une époque pusillanime, timorée, doit se débarrasser de cette inhibition, exprimer son temps et non reproduire la période précédente. La ville est une succession de modernités. Elle doit être un exemple de notre culture, pas un passe-droit pour faire de la rentabilité ou créer de la densité dans l'urgence.
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Christian de Portzamparc
Architecte
«La ville a besoin de pôles magnétiques»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
La verticalité était l'expression du merveilleux du XXe siècle. Elle manque à Paris. La ville a besoin de quelques pôles magnétiques qui aimantent la vie, sans quoi elle deviendra la belle endormie. Si elle n'attire pas les sièges sociaux, comment entretiendra-t-elle ses équipements culturels et ses espaces publics merveilleux? Une grande métropole doit proposer de nouveaux territoires et quelques centres avec des petites grappes de tours moyennes, très belles, ce qui veut dire des commerces, des lieux d'échanges, des bureaux, le long du périphérique. Ainsi, on ne gêne pas la ville historique.
Plafonner de manière absolue, c'est une attitude craintive, alors qu'il faut être positif. A cause du Front de Seine, dans le XVe arrondissement, tour égale béton et fenêtres répétitives. Mais on peut faire de belles tours, avec les possibilités que donnent le verre et la lumière. Ces tours lumineuses, c'est la vie. Et, quand on ajoute une belle tour à trois tours moches, ça transforme le tout. Dans les années 1970, on était parti sur de fausses bases. On en a tiré les leçons. Désormais, il faut construire avec prudence et qualité. Il faut une grande intelligence dans la préparation de l'urbanisme du sol, des parkings, des commerces, des espaces publics, des parcs. Avec ses grands axes, Paris possède des repères bien visibles. A nous de prendre le relais. Les tours créent dans les communes périphériques des centres visibles. Une métropole doit avoir plusieurs centres, comme Tokyo, Berlin... L'urbanisme vertical et l'horizontal doivent cohabiter.
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Jean-Claude Garcias
«Une tour de bureaux n'a aucun sens»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Jean-Claude Garcias est urbaniste, historien, professeur à l'université Paris VIII
Les tours sont mortes. Elles stérilisent leur environnement, posent un problème d'ombre et nécessitent une parcelle colossale. Leur coût de fonctionnement, les problèmes de sécurité qu'elles engendrent et le pourcentage de terrain qu'elles figent sont tels qu'aucun promoteur social ou privé n'est désormais prêt à construire en grande hauteur. Les tours ont une raison d'être quand elles ont un sens symbolique, et il n'y a pas besoin d'être religieux pour le comprendre: le beffroi de l'Hôtel de Ville, les appartements royaux, l'Opéra Garnier et les tours de Notre-Dame ont un sens. Quel sens a une tour de bureaux dans Paris? En outre, l'Eglise ou l'Etat s'inscrivent dans la pérennité, alors que le capitalisme se renouvelle sans cesse. Au bout de dix ans, on casse tout et on construit une autre tour. Pourquoi laisser une personne privée marquer sa domination sur le territoire urbain?
D'ailleurs, on n'a pas besoin de tours. La reproduction de la ville est assurée depuis des siècles par la destruction des bâtiments sur leur parcelle et la reconstruction. Sur deux parcelles du Moyen Age, on a, au XVIIIe siècle, édifié un hôtel particulier, et ainsi de suite. Pour faire des tours aujourd'hui, il faudrait remembrer de force des parcelles très nombreuses. Je pense que Paris est une capitale du XIXe siècle, pas du XXIe siècle. On n'y manque pas de monuments. On n'a pas besoin d'en ajouter d'autres. Londres s'est édifié sur la rive gauche de la Tamise, ce qui permet maintenant de bâtir sur la rive droite. A Paris, tout est construit. La topographie ne se prête pas aux tours. Si vraiment on devait à nouveau ériger des immeubles de grande hauteur, il faudrait le faire près de ceux des années 1970 parce que ces quartiers sont inachevés. Mais je doute que les habitants soient d'accord. Quand on parle de tours, on pense aux quartiers populaires. Dans le VIIe arrondissement ou dans le Marais, on ne peut pas changer une cheminée. Il faudrait avoir le courage de le dire.
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Paul Andreu
Architecte
«On manque de symboles»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Dans Paris intra-muros, les tours n'ont pas de raison d'être. On peut résoudre le problème de la densité par des constructions de hauteur moyenne. Bien sûr, une ville sans point haut est ennuyeuse. Dans le passé, on avait le clocher, le minaret. Aujourd'hui, on manque de symboles, mais une tour de bureaux n'en est pas un. Le long du périphérique, les tours conviendraient, mais la communauté doit être d'accord pour ériger de tels ouvrages. Nous avons actuellement un double langage: d'un côté, on dit: «Comme Paris est beau!» mais, en même temps, on veut prendre des décisions radicalement contraires. Cessons de fantasmer! Une ville, c'est une histoire de «grain» - la longueur des poutres en bois, 6 mètres au Moyen Age; de 20 à 25 mètres, avec les façades d'Haussmann; de 50 à 60 mètres, avenue de France. Aujourd'hui, nous devons trouver le nouveau grain.
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Maurice Culot
«Réhabiliter plutôt les quartiers populaires»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Maurice Culot est architecte, responsable du département Archives et histoire à l'Institut français d'architecture
L'idée de construire à nouveau des tours dans Paris me semble relever de deux phénomènes de mode: s'aligner sur d'autres villes qui en bâtissent et confier à des architectes vedettes des projets avec l'espoir que leur caractère le plus provocant possible fera la Une des médias. Or ce dont Paris a le plus besoin aujourd'hui, c'est qu'on réhabilite ses quartiers populaires sans les saccager, qu'on réaffecte les hôpitaux du XIXe sans les détruire systématiquement, qu'on encourage la mixité des activités, qu'on restructure les quartiers démantelés dans les années 1960-1980. L'Antiquité n'hésitait pas à ériger des phallus de pierre géants devant les temples d'Astarté, la déesse sidérale, pour apprivoiser les ténèbres. De quoi les tours contemporaines nous protègent-elles? Les ligues morales seraient bien inspirées en s'attaquant à la vraie pornographie urbaine que sont les tours.
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Jean-Pierre Caffet
«Si le projet est bien ficelé, s'il est négocié»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Jean-Pierre Caffet est adjoint au maire, chargé de l'urbanisme et de l'architecture
La question des tours est taboue depuis l'échec des réalisations dans le XIIIe et à Montparnasse, conçues il y a trente ans. La poser n'est pas illégitime. Paris dispose d'une superficie extrêmement restreinte; or nous avons besoin de logements, d'équipements publics, d'espaces verts. Faut-il définitivement condamner Paris au paysage horizontal? La construction en hauteur ne peut-elle pas améliorer certains quartiers? 95% du territoire parisien est occupé. Il ne reste que quelques endroits excentrés: entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique, par exemple, les terrains des Batignolles, les territoires du nord-est parisien ou entre le boulevard Masséna et Ivry. Quelques cités aussi anciennes que Paris se sont remises à la verticalité. Mais les Français ont peur des villes en hauteur, parce qu'ils ont en tête l'urbanisme de dalle des années 1960-1970.
La mairie de Paris propose de maintenir le plafond des hauteurs tel qu'il existe, tout en permettant, à certains endroits, qu'on monte plus haut que les 37 mètres réglementaires, à condition que le projet soit bien ficelé, avec une concertation de tous les riverains. Le danger pour la capitale est celui de la perte de substance économique - près de 100 000 emplois ont disparu en dix ans. Paris ne doit pas devenir la banlieue de la banlieue.
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Claude Goasguen
Président du groupe UMP au Conseil de Paris
«Cela irait à l'encontre de l'identité de la capitale»
propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli
Paris n'est pas une ville en l'air, comme disait Louis-Ferdinand Céline. C'est une ville allongée. Bâtir des immeubles de grande hauteur irait à l'encontre de son identité. Bien sûr, si l'on veut construire des œuvres d'art comme le Guggenheim de Bilbao, nous sommes d'accord, mais nous sommes hostiles aux tours de logements et nous ne céderons pas. Le Front de Seine coupe les habitants de la cité et les Olympiades, dans le XIIIe arrondissement, provoquent des problèmes de délinquance et leur entretien est très onéreux. On démolit les tours en banlieue, parce qu'elles sont inhabitables, et on voudrait en édifier dans la capitale? C'est absurde! L'Etat va libérer 400 000 mètres carrés - propriété de divers ministères et de la SNCF - auxquels il faut ajouter 200 000 mètres carrés que l'Assistance publique va mettre sur le marché. Dire qu'il faut construire des tours parce qu'on manque de terrain est fallacieux. Pour les quartiers d'affaires, des dépassements peuvent être envisagés, à condition de ne pas faire des «tours Montparnasse» et de collaborer avec les communes alentour.
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La palme pour Maurice Culot pour qui "tour = pornographie urbaine" (!) :bash:
Electron February 1st, 2004, 12:51 AM "Pour les quartiers d'affaires, des dépassements peuvent être envisagés, à condition de ne pas faire des «tours Montparnasse»"
J'ai vraiment bcp de mal à comprendre cet argument... mais le pire c'est que je sais qu'il parle à tous les français...
alex92 February 1st, 2004, 12:25 PM J'espere que ce qu'il voulait dire, c'est qu'il ne faut pas une enorme tour isolée, paske de loin ca fait un peu tache ^^
Cyril February 1st, 2004, 01:28 PM Ils ne veulent rien de haut les anti-tours..je veux dire ils tolèrent des trucs au compte-goutte entre 38 et , allez 90 m mais pas plus...Ils focalisent tout sur la hauteur comme si elle était la source de tous les maux de la société...c'est pitoyable...on se croirait au moyen-âge...Ce sont des ignards...et ce sont eux qui nous gouvernent malheureusement.
Faudrait juste leur expliquer qu'en 30 ans les normes de sécurité, habitabilité etc ont considérablement évolué. Pas un seul journal n'a pris le temps de faire un article à ce sujet. Pourquoi ailleurs plein de gens vivent dans des tours sans pb..pourquoi ça ne poserait pb qu'en France!? ...
sna February 1st, 2004, 06:40 PM la France est victime de son passé et de ses racines, dans bien des domaines, celui de la modernité et de l'innovation ne fait pas défaut au reste de la liste, certaines personnes se prétendant politiques osent tenter le "pornographie urbaine" ou les comparaisons avec le moyen age
c'est quand que j'émigre à montréal ? :?
Cyril February 2nd, 2004, 10:34 AM Les sujets chauds du Conseil de Paris
AUJOURD'HUI, S'OUVRE l'avant-dernier Conseil de Paris précédant les élections régionales de mars. L'ordre du jour fera le plein de sujets qui fâchent et de ces bombinettes que les Verts adorent jeter comme des pétards de 14 Juillet entre les pieds de Bertrand Delanoë ! Fidèle à cette stratégie de « potache », Alain Riou entend ainsi demander d'entrée de jeu un débat sur la condamnation d'Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. « Ce serait un comble que le Conseil soit le seul endroit où l'on ne parle pas du sujet », explique le président du groupe vert.
1. L'affaire Juppé.
« Engager un mini-débat sur le procès Juppé me paraît d'autant plus logique que la Ville était partie civile et donc la seule en capacité de faire appel si le jugement n'avait pas été aussi exemplaire », annonce Alain Riou, qui s'attend à un refus : « Bertrand Delanoë acceptera ou non ce débat. Sinon, je profiterai de mon temps de parole sur l'Inspection générale pour rappeler que d'autres affaires où la Ville a pu être lésée sont toujours en souffrance, la questure, les frais de bouche des époux Chirac... »
2. L'Inspection générale.
Ainsi qu'il s'y était engagé, le maire de Paris présente à ce Conseil une synthèse annuelle - en 47 pages - des rapports réalisés par l'Inspection générale de la Ville. Une synthèse, mais pas l'intégralité. L'UMP juge sévèrement « ce pseudo-exercice de transparence. Le maire veut faire croire qu'il informe alors qu'il choisit lui-même les morceaux de rapports qu'il diffuse. J'appelle cela de la propagande, ce qui est encore plus pervers et détestable », considère Claude Goasguen. La synthèse évoque en effet des dossiers concernant la précédente mandature (centre culturel du Panthéon, Festival de Paris...). La communication concerne aussi les emplois de cabinet, dont le nombre est limité depuis 2001 à 40 collaborateurs, ce qui n'a pas empêché un bond de la masse salariale de ces collaborateurs (lire ci-dessous).
3. Les tours.
Une fois encore, les Verts s'opposeront à tout dépassement des 37 m actuellement autorisés à la faveur de deux délibérations sur les secteurs Clichy-Batignolles et Paris Nord-Est (200 ha entre la porte de la Villette et la porte de la Chapelle). Sur ce terrain les élus PS concernés sont prudents. Roger Madec s'agace : « Il faut sortir de cette fausse polémique avec les Verts. » Il rappelle que les délibérations ne portent que sur des marchés de « définition », c'est-à-dire des propositions d'architectes, et non sur des choix définitifs de projets. « Je ne m'interdis pas de réfléchir à la hauteur des immeubles d'activités, poursuit le maire du XIX e . Si on va au-delà de 37 m, je ne suis pas contre. Mais des tours de 30 ou 40 étages, c'est non ! »
4. La politique internationale.
L'UMP parle de « brouillard... ce n'est pas très clair du point de vue comptable. On ne livre pas tous les éléments concernant les déplacements à l'étranger des élus. Nous avons l'impression que Bertrand Delanoë agit davantage en responsable PS qu'en maire de Paris à l'étranger, comme lorsqu'il a été saluer Arafat en pleine négociation de la diplomatie française », commente encore Claude Goasguen. Quant aux Verts, ils gardent sur l'estomac l'interdiction de tenir leur conférence de presse à l'Hôtel de Ville durant l'accueil du président chinois « et nous reviendrons sur cet interdit », prévient Alain Riou.
Le Parisien, 2 février 2004
Cyril February 2nd, 2004, 06:02 PM Bertrand Delanoë n'exclut pas la construction de tours dans Paris
AP | 02.02.04 | 12:48
PARIS (AP) -- Le maire de Paris Bertrand Delanoë n'a pas exclu lundi de construire des tours dans la ville, tout en voulant «protéger» la capitale.
«Je n'ai jamais dit que je voulais des tours à Paris. J'ai dit: en 2004 il y a le débat et fin 2004 l'adoption du plan local urbain, c'est-à-dire les règles pour l'urbanisme à Paris», a-t-il expliqué sur RTL. «Dans ce cadre-là, je souhaite une préservation du patrimoine sans précédent» avec un classement de «3.500 parcelles qui seront protégées».
Le maire s'est déclaré «contre l'urbanisme de tours et notamment les quartiers de tours» et celles destinées à l'habitation. «Je suis tellement contre et je vais, avec l'accord des habitants, (...) proposer la destruction d'une tour dans le XIIIe arrondissement».
Mais M. Delanoë a souligné que «Paris est petit, Paris a des besoins, Paris ne doit pas être densifié». «Sans que j'aie d'à priori, nous devons nous poser la question sereinement, avec les habitants, de quelques exceptions débattues particulièrement pour des locaux d'activité économique».
«Je ne veux pas congeler Paris, je veux protéger Paris et je veux que Paris soit une ville dynamique», a-t-il conclu. AP
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Bref il est contre les tours...
J'ai une idée construisons des tours élancées avec un rapport de 1/10 entre la base et la hauteur comme pour la TSF..ainsi on pourrait construire des tours de...3,70 m de diamètres pour 37 m de haut :D
sna February 2nd, 2004, 06:17 PM j'aime pas quand tu fais cet humour noir, ça me rapèle la noirceur de la situation !!!!!!
30 ou 40 étages ! ah ça non alors, on est la 4 ième puissance mondiale, on va pas faire éructer des phallus d'acier de plus de 30 mètres ! on est en france là, pas dans un pays moderne !
coin... coin... coin.... paf !
Après les échecs de l'urbanisme parisien des années 1970 - le quartier Masséna-Italie, la tour Montparnasse (209 mètres), le Front de Seine - la page des immeubles de grande hauteur semblait définitivement tournée.
à la fin ils sont anti tours dans leur article. anti tours, libé ?
Cyril February 2nd, 2004, 06:21 PM Mais non sna, tu vois bien que Delanoe vire de bord et qu'il rejoint quasiment le camp des anti-tours car il était en train de se mettre tout le monde à dos. Il ne veut pas de tours car en France en 2004 la mode n'est pas aux tours, et on les utilise pour les élections qui approchent. Braf Bertrand est une girouette, et ce de bonne guerre, une girouette, c'est svt un coq, et le coq c'est le symbole de...de....La France ! :D
Nan c pas libé..Delanoe a parlé cet aprem sur RTL est les quotidiens ont tous repris ça...
Electron February 2nd, 2004, 06:21 PM Originally posted by Cyril
Bertrand Delanoë n'exclut pas la construction de tours dans Paris
AP | 02.02.04 | 12:48
Bref il est contre les tours...
Allez Bertrand !!! on est avec toi !! ... tu les auras à l'usure ! :)
@Cyril
Je suis pas d'accord avec ta conclusion. Simplement je pense qu'il cherche aussi à être un minimum pragmatique.
Cyril February 2nd, 2004, 06:24 PM lol enfin Bertrand D. est faussement contre les tours, disons les choses comme ça...lol..
Electron February 2nd, 2004, 06:26 PM Originally posted by Cyril
lol enfin Bertrand D. est faussement contre les tours, disons les choses comme ça...lol..
Ben oui, vu le nombre de fusils braqués contre lui sur le sujet, il est obligé d'avancer un minimum masqué...
dicall February 2nd, 2004, 06:31 PM Lu dans le "parisien" du 2 février:
Les verts s'opposeront au dépassement de la limite des 37 mètres pour Paris.
Roger Madec, maire du 19eme, n'est pas contre ce dépassement des 37 mètres, mais s'oppose catégoriquement à la contruction de tours qui feraient 30 ou 40 étages.:D
sna February 2nd, 2004, 08:27 PM ok, allons jusqu'a 60 alors !
(du moment que le ridicule n'est pas cancérigène, vous pouvez suivre l'actualité française)
Fabb February 2nd, 2004, 10:47 PM Vous avez lu l'article du Monde ?
On y parles des tours. Le voici :
Paris embaumée
LE MONDE | 02.02.04
Paris étouffe : 105 kilomètres carrés seulement contre 889 pour Berlin et 1 579 pour Londres. Enserrée dans ses limites de 1840, que bornent les boulevards des Maréchaux, elle perd des habitants, des emplois, et elle s'embourgeoise. En un mot, Paris se sclérose. L'année 2004 sera décisive pour tous ceux que cette anémie préoccupe. En discussion depuis plusieurs mois, un plan local d'urbanisme, qui va modifier le visage de la capitale, sera bientôt adopté. Il se substituera au plan d'occupation des sols, qui date de 1977.
2004 est aussi une année d'élections régionales. Paris forme avec l'Ile-de-France un écosystème de 9 millions d'habitants dont les intérêts et les aspirations sont si enchevêtrés qu'ils doivent être pensés ensemble. En mars, Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, arrivera à mi-mandat. Trois ans pour solder l'héritage de ses prédécesseurs gaullistes, Jacques Chirac et Jean Tiberi. Trois ans, désormais, pour fixer l'avenir d'une ville qui n'appartient pas qu'à ses habitants : chaque année, Paris accueille 26 millions de visiteurs, dont 60 % d'étrangers.
De 3 millions en 1921, le nombre de Parisiens est tombé à 2,125 millions en 1999, date du dernier recensement. En même temps la population de la capitale changeait de physionomie. Les 20-39 ans y sont surreprésentés : 36 %, contre 28 % pour la France entière. Ils sont relativement aisés et symbolisent, sous l'appellation de "bobos" (bourgeois-bohèmes), la "gentryfication" de la capitale. Une tendance que la majorité plurielle de Bertrand Delanoë (socialistes, Verts, communistes, chevénementistes) prétend combattre. Mais qu'elle aura beaucoup de mal à inverser tant cet embourgeoisement lui est consubstantiel.
Se loger à Paris est devenu inabordable. Dès le premier ou le deuxième enfant, les 20-39 ans sont contraints à l'exil hors les murs - pour y revenir, le cas échéant, comme cadres supérieurs.
C'est pourquoi Paris compte si peu de jeunes : 18 % de moins de 20 ans seulement, contre 25 % en Ile-de-France. Il y a de moins en moins d'enfants à Paris, en particulier dans les arrondissements du centre, devenus, comme à Manhattan, des quartiers pour "dinkies" (double income, no kids, deux revenus, pas d'enfants).
Au renchérissement continu des loyers s'ajoute la mise en vente par les compagnies d'assurances et les banques d'immeubles entiers d'habitation. Depuis 1995, les assureurs ne sont plus tenus d'investir dans le logement, et leurs bilans se sont dégradés, tout comme ceux des banques. D'où ce délestage. Ceux qui louent un appartement à ces "institutionnels" n'ont alors d'autre choix que d'acheter ou partir. Les plus riches restent, les autres s'en vont, bientôt remplacés par de nouveaux locataires ou propriétaires que ne rebute pas la hausse mécanique du mètre carré engendrée par ces opérations. Victime principale : la classe moyenne, clientèle traditionnelle des banques et des assurances.
Si l'on n'a pas encore trouvé de solution pour retenir dans Paris la middle class qui contribue à son équilibre démographique, des mesures ont été prises en faveur des moins aisés. C'est la fameuse loi SRU relative à la solidarité et au renouvellement urbain (décembre 2000). Voulue par Lionel Jospin, alors premier ministre, elle impose à chaque commune urbaine un minimum de 20 % de logements sociaux, à atteindre dans les vingt ans. Bertrand Delanoë, on s'en doute, entend respecter cette obligation à la lettre. Actuellement, Paris compte 14 % de logements sociaux. Il en manque 64 000. Lorsqu'ils seront sortis de terre, la mixité sociale tant souhaitée par les édiles parisiens ne sera pas assurée pour autant. Un secteur subventionné en progression, toujours plus de riches et une classe moyenne en peau de chagrin, le compte n'y est pas.
Cet embourgeoisement de Paris et la hausse des loyers vident la capitale de ses commerces de proximité. Entre 2000 et 2003, le nombre de boucheries a diminué de 12 %. En trois ans, 15 % des quincailleries et des drogueries ont disparu et 11 % des marchands de journaux.
FRANCHIR LE PÉRIPHÉRIQUE
La loi précise que, lorsqu'un commerçant part à la retraite, l'affectation des murs peut changer.
La tentation est forte pour le partant de vendre sa boutique à une grande enseigne, de vêtements par exemple, dont les marges sont nettement supérieures à celles des commerces de bouche. D'où la métamorphose de certaines artères de la capitale en friperies...
Les grandes entreprises du tertiaire et de la nouvelle économie, elles aussi, boudent Paris. Elles franchissent le périphérique et s'installent dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. Les prestigieux immeubles haussmanniens où elles avaient élu domicile sont mal adaptés à l'économie d'aujourd'hui, qui nécessite de grands plateaux, faciles à câbler, aux cloisons mobiles... Plus que jamais ces entreprises surveillent leurs coûts, donc le montant de leurs baux.
Tout cela explique qu'en dix ans Paris ait perdu 160 000 emplois. La capitale a beau bénéficier d'une exceptionnelle concentration de matière grise - son principal atout et sans doute son avenir -, le taux de chômage (plus de 11 %) y est supérieur à la moyenne nationale (moins de 10 %).
Le ballon d'essai de Bertrand Delanoë affirmant que Paris a besoin de tours est à la mesure de la situation. Avec 240 habitants à l'hectare, Paris est une des capitales les plus denses au monde. Les terrains à construire y sont rares et hors de prix. Pour régénérer Paris, y faire revenir les classes moyennes et séduire les entreprises, y a-t-il une autre solution que de bâtir en hauteur ?
Les tours ont toujours rebuté les amoureux de Paris, à commencer par Dumas et Maupassant, qui s'offusquaient de la prochaine édification en bord de Seine d'un très haut bâtiment en forme de cheminée, la tour Eiffel. Si la postérité leur a donné tort, elle a donné raison à ceux qui ont combattu la construction de la tour Montparnasse, voulue par Malraux, du quartier des Olympiades dans le 13e arrondissement ou du quartier Beaugrenelle dans le 15e. Fruits d'un modernisme naïf, en vogue dans les années 1960 et 1970, ces tours défigurent Paris. Elles rappellent qu'en matière d'urbanisme et d'architecture les erreurs se paient cher. Surtout, elles donnent un argument de poids à ceux qui s'offusquent des projets de grandes hauteurs prêtés à Bertrand Delanoë.
Les erreurs du gaullo-pompidolisme ont à ce point traumatisé les Parisiens qu'il faudra beaucoup de pédagogie pour les faire changer d'avis. Pour mettre un terme à ces errements, le plan d'occupation des sols (POS) adopté sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing avait interdit les immeubles de plus de 37 mètres, voire de 25 mètres dans certains quartiers historiques. C'est ce verrou que pourrait faire sauter le futur plan local d'urbanisme (PLU). Il favoriserait la construction de tours aux frontières de la ville afin de mieux relier Paris à son hinterland. Aux architectes d'aujourd'hui, les Perrault, Nouvel, Portzamparc, etc., de se montrer... à la hauteur.
Sous l'influence de ses catégories sociales les plus importantes, cadres supérieurs, "bobos" et inactifs (étudiants et retraités représentent 30 % de sa population), Paris a tendance à se figer, encourageant une architecture de pastiche plus que d'invention. Sous prétexte de conservation du patrimoine, le conservatisme guette. Lorsque l'immeuble le plus bancal, l'aménagement le plus contestable deviennent des "lieux de mémoire", on n'est pas loin de l'embaumement façon Amélie Poulain, de la ville-musée, alors qu'il est impératif de revivifier Paris pour en faire une ville du XXIe siècle.
Bertrand Le Gendre
Electron February 2nd, 2004, 10:55 PM Décidemment, les Bertrand sont très bien ! ;)
Fabb February 2nd, 2004, 11:05 PM Oui, enfin, Bertrand Legendre n'affiche pas clairement son choix en faveur du gratte-ciel.
Et il semble cautionner le refus des "amoureux de Paris".
Quant à la condamnation de la Tour Montparnasse, je proteste.
Cyril February 2nd, 2004, 11:08 PM J'aime cet article qui ne base pas tout sur les tours. Il met le doigt sur le plus important après tout : que Paris ne soit pas à jamais plongé dans du formol. La possibilité de construire des tours contemporaines (et de qualité...) n'en est qu'une facette.
La TM n'est pas au bon endroit actuellement..et si on la déplaçait ? ;)
Fabb February 2nd, 2004, 11:19 PM On s'éloigne du sujet du thread, mais la TM est très bien là où elle est. Le problème, c'est qu'elle n'est pas assez haute et que le quartier est défiguré par les gros immeubles (barres, pseudo-tours) dans le voisinage.
Ce qu'il faut revoir, c'est la manière dont les nouvelles tours vont s'inscrire dans le tissu urbain.
NON aux immenses places désertes ! La tour doit renoncer à son "superbe" mais inhumain isolement.
sna February 2nd, 2004, 11:29 PM Sous l'influence de ses catégories sociales les plus importantes, cadres supérieurs, "bobos" et inactifs (étudiants et retraités représentent 30 % de sa population), Paris a tendance à se figer, encourageant une architecture de pastiche plus que d'invention. Sous prétexte de conservation du patrimoine, le conservatisme guette. Lorsque l'immeuble le plus bancal, l'aménagement le plus contestable deviennent des "lieux de mémoire", on n'est pas loin de l'embaumement façon Amélie Poulain, de la ville-musée, alors qu'il est impératif de revivifier Paris pour en faire une ville du XXIe siècle.
Vous sentez les mâchoires et les dents des anti tours se broyer sous l'impact de ces quelques lignes ? :guns1: :guns1:
Electron February 2nd, 2004, 11:41 PM Originally posted by Fabb
Oui, enfin, Bertrand Legendre n'affiche pas clairement son choix en faveur du gratte-ciel.
Et il semble cautionner le refus des "amoureux de Paris".
Quant à la condamnation de la Tour Montparnasse, je proteste.
Il n'a pas besoin d'être un pro-tour pur et dur pour que je le trouve très bien... car ce qu'il dit est très juste quand même.
Quant à la TM, je l'aime moi aussi, mais je peux comprendre que l'on arrive pas à faire abstraction de l'aménagement désastreux à son pied... ca fait partie d'elle et ca lui cause bcp de tort....
Cyril February 3rd, 2004, 08:04 AM Le débat tabou sur l'urbanisme vertical devant les élus de la capitale.
A Paris, Delanoë avance ses tours case par case
Par Tonino SERAFINI et Sibylle VINCENDON
mardi 03 février 2004
Le sujet est polémique à souhait. Depuis qu'il a pris l'initiative de briser un tabou, en rouvrant le débat sur la possibilité de construire des tours à Paris, Bertrand Delanoë semble tétanisé par la peur d'aller plus vite que l'opinion parisienne, encore traumatisée par l'héritage négatif de l'urbanisme des années 1960-1970. Hier, le maire a voulu donner des gages. Il a affirmé que «3 500 nouvelles parcelles» allaient être classées au titre de «la protection du patrimoine» dans la capitale, et s'est déclaré hostile à l'«urbanisme des tours». Cependant, il a jugé nécessaire de mener une discussion de fond sur la hauteur des immeubles, malgré l'hostilité des alliés Verts qui ne souhaitent même pas en entendre parler. Les débats risquent d'être vifs aujourd'hui au Conseil de Paris à propos du financement d'études pour l'aménagement de deux quartiers parisiens (Paris Nord-Est et Clichy-Batignolles) qui pourraient se prêter à la construction d'immeubles de grande hauteur. Tour d'horizon en quatre questions après trente ans de glaciation.
1- D'où vient le nouveau débat sur les tours ?
Le débat a été rouvert à la hussarde par le maire dans une interview donnée au supplément «Villes» de Libération (25 avril 2003). «Avec l'élaboration du futur plan d'urbanisme (PLU) la question de la hauteur des bâtiments doit être posée», avait lâché Delanoë. Avec cette petite phrase, il remettait en cause un tabou absolu : la fin de la construction de tours décidée par Giscard d'Estaing en 1976. La crainte de voir Paris se figer, se vider de ses activités, de sa population, pour devenir une «ville musée», a incité le maire à faire une irruption brutale dans le paysage urbain. Hier, il a répété que les tours devaient «servir à des activités de bureau». Faute de surface au sol, la capitale a besoin de construire à la verticale pour accueillir les entreprises et générer de l'emploi. «Paris ne fait que 105 km2 et il y a 11 % de chômeurs», a-t-il argumenté.
2- Pourquoi cette architecture suscite-t-elle une énorme polémique ?
On construit des tours à Berlin, à Vienne, à Francfort ou Barcelone sans que cela ne suscite de débats véhéments. Toutefois, les ratés urbanistiques dans des secteurs aussi divers que la place des Fêtes, Montparnasse, le front de Seine ou les Olympiades ont traumatisé les Parisiens. Les aménageurs, les urbanistes, les architectes de l'époque, n'ont pas produit de «morceaux de ville» remarquables pouvant légitimer la destruction des quartiers anciens. «On manque de références positives», reconnaît un proche du maire. Construites généralement sur dalle, les tours donnent l'impression à leurs habitants de vivre en marge de la ville. La plupart de ces bâtiments sont, en outre, de mauvaise facture. Résultat : ces tours coûtent cher en entretien et en fonctionnement. Finalement le quartier de la Défense est le seul exemple réussi de construction d'immeubles de grande hauteur, mais en dehors de Paris.
3- Où pourrait-on implanter des tours à Paris ?
Le premier endroit où elles ont été pressenties, fin 2002, est la ZAC Masséna-Bruneseau, au bout de Paris Rive gauche. A cet endroit, au bord du périphérique et d'un échangeur, l'architecte Yves Lion prévoit quelques immeubles un peu plus hauts. Lorsqu'il évoque les tours pour la première fois en avril 2003, Bertrand Delanoë pense lui aussi aux abords du périphérique. L'architecte Christian de Portzamparc parle de constituer «une sorte de centre annulaire». De façon moins visionnaire, il semble que les zones les plus crédibles soient rares : au nord-est, au bord du périphérique, entre les portes de La Chapelle et d'Aubervilliers ; peut-être aux Batignolles. Mais dans l'hypothèse où Paris remporterait les JO de 2012, il faudra composer avec le Comité international olympique qui ne veut pas d'un urbanisme de tours.
4- Est-ce une erreur politique de rouvrir le débat ?
Le maire socialiste Bertrand Delanoë a pris un risque électoral. Il a ouvert un boulevard aux Verts parisiens qui ont besoin de s'affranchir d'un allié trop puissant. Ceux-ci, qui présentent leurs propres listes aux européennes, vont faire de leur opposition aux tours un thème de campagne. Ils pointent les dangers de la densification de la ville, l'aspect «inhumain» de l'urbanisme vertical, agitent le spectre de tours omniprésentes dans la capitale. «Electoralisme», répond Bertrand Delanoë, rappelant que les constructions ne concerneraient que des quartiers en périphérie. Très prudente, la droite parisienne ne semble disposée à accepter que quelques tours de bureaux.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=175826#
© Libération
Manuel February 3rd, 2004, 09:41 AM Les Verts battent des records dans ce débat. Je n'ai jamais vu de tels irresponsables.
Agissent ils par pur populisme ? ou bien sont ils vraiment aussi bêtes que ça ?
Electron February 3rd, 2004, 10:00 AM Delanoë n'a « jamais employé le mot tour »
BERTRAND DELANOË a lancé hier un défi à celui ou celle qui pourrait retrouver des propos de lui où il aurait parlé de tours : « Je n'ai jamais employé le mot tour et je n'en veux pas. Je suis contre les quartiers de tours à Paris et si je pouvais faire détruire la tour Montparnasse, je le ferais. » Le maire de Paris a ajouté que son équipe étudiait la possibilité d'en démolir certaines : dans les XIII e (tour Bédier), XVII e , XVIII e et XIX e arrondissements.
En revanche, il ne s'interdit pas d'étudier « des projets limités et exceptionnels de plus de 37 mètres (NDLR : le plafond fixé par le nouveau plan local d'urbanisme) qui seront discutés avec les habitants » sous deux conditions : « pas d'urbanisme sur dalle », « des immeubles de très grande qualité architecturale, donc pas de logement social ». Le maire de la capitale n'exclut donc pas la construction de « deux ou trois immeubles de grande hauteur pour des activités économiques » en périphérie, mais pas aux Batignolles (XVII e ) où la municipalité projette d'installer le village olympique si la candidature de Paris pour 2012 est retenue.
Le Parisien , mardi 03 février 2004
Fabb February 3rd, 2004, 10:09 AM il faudra composer avec le Comité international olympique qui ne veut pas d'un urbanisme de tours.
De quoi j'me mêle ?
Et si le CIO se focalisait plutôt sur la lutte contre le dopage et la corruption ?
sna February 3rd, 2004, 12:06 PM y'a pas que le cio qui est également contre les tours, il faut aussi évoquer :
la spa, la croix rouge, l'union des couturières de france, l'association des trompettistes manchots, carlos, corbier, jacky, patrick, framboisier, et dorothée !
Blague à part, je suis surpris et perplexe face au changement brutal de ton de bertrand, qui semble soit tempérer les choses, et dans ce cas c'est un fin stratège, ou bien retourner sa veste, et dans ce cas je change de pays...
Cyril February 3rd, 2004, 01:07 PM PARIS, 2 fév (AFP) - 19h43 - Bertrand Delanoë a souligné avec force, lundi, qu'il n'y aurait pas de tours aux Batignolles, quartier du futur village olympique de Paris, et que dans une autre importante zone d'aménagement Nord-Est, il ne pourrait s'agir que de "projets limités et exceptionnels".
Le maire PS de Paris faisait à nouveau le point, en marge du conseil municipal, sur la question très controversée de la construction d'immeubles de grande hauteur de la capitale.
"Je m'étonne de voir écrire que j'ai proposé de construire des tours à Paris", a-t-il ajouté en mettant au défi de trouver une seule déclaration en ce sens dans sa bouche et en réaffirmant qu'il avait voulu ouvrir simplement un débat dont il ne connaît pas la réponse.
"Il ne peut être question de densifier Paris", a martelé le maire, se disant "contre les quartiers de tours, l'urbanisme de tours". Cependant, s'il veut "protéger" la Ville, il ne veut pas la "congeler".
Cette mise au point faisait suite, d'une part, aux déclarations de ses alliés verts qui veulent faire des élections européennes à Paris l'occasion d'un vote contre les tours dans la capitale.
Elle faisait suite aussi à la publication par la presse de plans d'urbanistes-architectes montrant des forêts de tours dans des zones en voie d'aménagement dans les XVII, XVIII-XIXes arrondissements.
Pour ce qui est du XVIIe, siège du village olympique si Paris remporte les jeux de 2012, M. Delanoë a relevé que le CIO avait proscrit des immeubles hauts. Paris "ne va donc pas flinguer sa candidature" en y dessinant des tours.
Il n'y aura donc aucun immeuble de plus de 37 mètres dans le quartier des Batignolles, plafond prévu dans le règlement d'urbanisme en vigueur.
Dans les 200 hectares du territoire du nord-est, le guide sera le compromis adopté par la gauche parisenne le 25 novembre: il prévoit le maintien du plafond actuel, et un débat sur la question des hauteurs.
© 2004 AFP
LaBoumBe February 3rd, 2004, 02:00 PM L'analyse de l'Express, le point de vue des architectes.
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/delanoe/dossier.asp?ida=425734
Manuel February 3rd, 2004, 02:24 PM "Avant de parler des tours, il aurait d'abord fallu transformer celles qui existent», affirme l'architecte Roland Castro"
>> :yes:
sna February 3rd, 2004, 03:05 PM ce débat prend des proportions disproportionnées, qui cache en fait le fond du problème :
ce prétexte "pour ou contre les tours" n'est que la tête de l'iceberg du problème Français qui est : "faut-il se moderniser, aller de l'avant, faire comme tout le monde, ou camper sur notre exception culturelle ?"
(qui est de + en + contestable soit dit en passant)
c'est là une des nombreuses représentations du grand chamboulement que les Français ont bien du mal à assimiler, qu'il s'agisse de la france d'en haut ou de celle d'en bas.
Fabb February 3rd, 2004, 03:33 PM «Avant de parler des tours, il aurait d'abord fallu transformer celles qui existent», affirme l'architecte Roland Castro. Surtout, renchérit Michel Corajoud, Grand Prix d'urbanisme 2003, «il est sidérant que ceux qui font la ville ne se posent pas d'abord la question simple: les tours sont-elles la meilleure façon de vivre et de travailler?».
Démagogue.
Manipulateur.
La prétendue voie de la "raison" et de la modération est un prétexte à l'immobilisme.
Manuel February 3rd, 2004, 03:57 PM Originally posted by Fabb
Démagogue.
Manipulateur.
La prétendue voie de la "raison" et de la modération est un prétexte à l'immobilisme.
rebel'!
dicall February 3rd, 2004, 05:56 PM Pas de tours aux Batignolles.
En marge du conseil, le maire de Paris a assuré hier qu'il n'y aurait pas de tours dans le futur village olympique.
Dans les 18e et 19e , "il ne pourra s'agir que de projets limités et exceptionnels", a indiqué Bertrand Delanoe.
journal 20 minutes du 3 février.
sna February 3rd, 2004, 06:44 PM du mid rise de 40 mètres de haut ! en barre pour ne pas déplaire à l'électorat..............
:bleep:
alex92 February 3rd, 2004, 07:56 PM je joue peut etre sur les mots, mais exceptionels dans quel sens ? :D
Cyril February 3rd, 2004, 09:12 PM PARIS, 3 fév (AFP) - 19h28 -
Des schémas esquissant l'aménagement de deux quartiers de Paris, Clichy-Batignolles qui pourrait accueillir le futur village olympique et des terrains de 200 hectares au nord-est de la capitale, ont été votés mardi à l'Hôtel de Ville, après un débat vif mais sans acrimonie sur les tours.
Poursuivant la discussion ouverte en novembre sur la construction d'immeubles de grande hauteur, bannis depuis 1977 dans la capitale, les groupes politiques ont réaffirmé leurs positions: "non" formel pour les Verts, l'UMP, l'UDF, "ne fermons pas toutes les portes", pour PS, PCF et MRC.
La question a resurgi à l'occasion de l'examen des projets d'architectes et urbanistes choisis pour les deux zones: François Grether (XVIIe), Dusapin-Leclercq (territoire du Nord-est, à cheval sur les XVIII et XIXes).
Alors que des projections imagées de leurs projets ont été publiées çà et là, les Verts y ont vu des "projets secrets de tours", qui "sorties par la porte", "reviendraient par la fenêtre".
Une occasion pour les alliés écologistes de Bertrand Delanoë de redire tout le mal qu'ils pensent de la grande hauteur, "volonté de bunkerisation, urbanisme à dimension inhumaine" (Jean-François Blet).
Ce qui n'a pas empêché un compromis sur le modèle de celui qui avait apaisé les esprits en novembre: maintien explicite du plafond (37 mètres), sans prohiber un "dépassement éventuel" sur un projet ponctuel, après "discussion démocratique".
Pour l'UMP, Jacques Toubon, qui a construit dans la ZAC Paris-Rive gauche des immeubles à gabarit haussmannien, le problème urbain jamais résolu à Paris réside dans "la liaison, au sol, entre le bâtiment vertical et l'espace horizontal".
"Evitons le dogmatisme", a lancé le maire PS du XVIIIe Daniel Vaillant, soulignant que ces plans d'aménagement marquent "un espoir" pour des zones délaissées.
Repoussant le mot "tour" qui "est là pour faire peur", le PCF Jean Vuillermoz a jugé qu'il fallait d'abord penser emploi et aménager en conséquence.
sna February 3rd, 2004, 09:32 PM et après ? même si des projets voient le jour , qui va être consulté pour dire oui ou non à la construction ?
qui sont ses gens ? auront-ils un poids déterminant ou médiocre ?
à savoir qu'à mon avis 60% des gens, élus ou français sont ostiles aux tours, et certainement dans 80 % des cas sans raisons valables.
Fabb February 3rd, 2004, 10:09 PM La méthode proposée par Delanoë est un peu hypocrite. Les tours sont officiellement interdites, mais on se laisse la liberté de faire ce qu'on veut...
Cyril February 3rd, 2004, 10:20 PM Tout cela c'est vraiment beaucoup de bruit pour rien...il ne se construira pas de tours au sens 'gratte-ciel' , tout au plus qq mid-rise de bureaux un peu mieux que le reste...
sna February 4th, 2004, 05:11 AM comment proposer une alternative efficace et autonome à la france ? putain si j'avais de l'influence ce serait mon combat numero 1.
Paris est trop musée, faut pas toucher ? ça me fais bien rire, y'a déja des tours horribles sopoudrées partout, le mal est fait, comment voulez vous faire pire ? construire un empire state de chaque coté de la tour eiffel ?
bertrand devrait se payer une concertation à l'échelle régionale et définir CLAIREMENT une zone périphérique qui servirait de pôle d'affaires dynamique, sans ça tout le reste c'est trop flou, trop vague, trop conservé, trop conserté.
Cyril February 4th, 2004, 08:39 AM La majorité municipale a voté hier un amendement limitant les immeubles à dix étages.
Par Tonino SERAFINI
mercredi 04 février 2004
Le débat sur la construction de tours à Paris, lancé par le maire PS Bertrand Delanoë, semble clos avant même d'avoir été exploré. Face à la levée de boucliers, notamment des Verts, Delanoë a levé le pied sur ce sujet tabou. Hier au Conseil de Paris, la majorité municipale s'est rabibochée à la faveur d'un amendement qui rend quasi impossible la construction d'immeubles d'une hauteur supérieure à 37 mètres, soit environ dix étages, le maximum autorisé par les règles d'urbanisme. Ces projets concernaient deux zones d'aménagement en devenir : les friches du Nord-Est, proches de la porte de la Chapelle (200 hectares), et celles de Clichy-Batignolles, pressenties pour accueillir le village olympique si Paris gagne l'organisation des JO de 2012.
Durant le débat municipal, les Verts ont agité le spectre d'une capitale défigurée par des tours qui modifient «radicalement le paysage d'une ville pour des décennies ou des siècles», a tonné Jean-François Blet, élu vert. «Nous demandons que l'ensemble des partis se dévoilent et disent leur position sur les tours», a ajouté Alain Riou, le président des Verts, histoire de montrer que seul son parti était résolument contre ce type d'immeubles.
Tout ça en faisant abstraction du problème du manque de terrains et donc de la nécessité de réfléchir à d'autres formes pour construire plus de logements, d'équipements publics ou de locaux d'activité. Ce qui n'a pas échappé à Jean Villermoz, président du groupe PCF : «Le mot tour est plombé. Il est employé pour faire peur. Des gens l'utilisent en s'appuyant sur un traumatisme.» Paris «compte 100 000 demandeurs» de HLM. «On ne peut pas être d'un côté avec l'abbé Pierre et de l'autre s'opposer à la construction de logements», a-t-il lancé. A droite, Jacques Toubon (UMP) a apporté son témoignage d'«ancien maire du XIIIe arrondissement» qui compte de nombreuses tours, affirmant que la verticalité ne fait pas des quartiers agréables à vivre.
© Libération
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Bon allez on va vite oublier ce feulleton à 2 balles et retourner à nos occupations... :lol:
Les Verts arrivent à imposer leur point de vue..ils sont étroits d'esprit, c'est pas possible..:mad:
LaBoumBe February 4th, 2004, 09:12 AM http://www.leparisien.fr/home/maville/paris/article.htm?articleid=235900079
A LA FAVEUR de l'examen du projet d'aménagement Paris-Nord-Est, entre les portes de la Villette et de la Chapelle, les élus parisiens ont repris hier le débat sur les tours là où ils l'avaient laissé. L'opposition et les Verts n'en veulent pas. La majorité revendique la liberté d'ouvrir le débat.
Ainsi que l'observait Jean-François Blet (Verts), l'opération concerne une surface de 200 ha, soit l'équivalent des II e et III e arrondissements ou une fois et demi la ZAC Paris Rive-Gauche. « Et elle pose plus d'un problème. Les non-dits, puisque le nom de l'équipe lauréate (Dusapin-Leclercq) n'était même pas mentionné dans la délibération ! Puis le non-respect du moratoire sur les tours que nous avons voté en novembre dernier. Car le programme Dusapin envisage une quinzaine de tours sur le stade des Fillettes et une tour près de la gare Dubois, porte de la Chapelle... Vous affirmez M. le maire qu'il n'y aura pas de quartier de tours ? Or il y en a déjà deux porte de la Chapelle (XVIII e ), si l'on en ajoute deux ou trois, ça fait quatre ou cinq. Le renouvellement urbain est censé réparer les erreurs du passé, pas les reproduire ! » expliquait le conseiller vert.
« Tout commence maintenant, y compris le débat et la concertation » Avant lui, Jacques Toubon, ancien maire UMP du XIII e , avait dénoncé lui aussi le risque du tout vertical : « Le problème des tours c'est qu'on ne sait pas assurer leur liaison au sol autrement que par des dalles impossibles à vivre. On n'a jamais su en faire des réussites urbaines hier et je ne crois pas qu'on y arrive plus demain. Rien ne remplace l'immeuble sur rue. » Daniel Vaillant, maire PS du XVIII e , concerné par le projet, a tempéré : « C'est un aménagement très positif pour les quartiers visés. Je partage la question sur les hauteurs mais ne tranche pas. Evitons le dogmatisme. Tout commence maintenant, y compris le débat et la concertation, avec les Parisiens et les villes voisines. » François Dagnaud, élu PS du XIX e , a lui aussi parlé d'une « opportunité d'exception » pour améliorer le cadre de vie de cette frange nord-est, rappelant le voeu voté en novembre par le conseil d'arrondissement du XIX e pour que le sujet des hauteurs « fasse l'objet d'un débat associant les habitants, les associations, milieux économiques et communes riveraines ». Paris-Nord-Est n'est encore qu'une ébauche, a martelé Jean-Pierre Caffet, adjoint à l'urbanisme, qui assure « qu'il n'a jamais été question d'une ceinture de tours autour de Paris ». Sans convaincre le maire UMP du I e r , Jean François Legaret, qui dénonçait « un dossier trouble où pointe le souci du maire de Paris de laisser sa marque... On appelle ça le syndrome de pharaon ! » Directement intéressée par le second grand aménagement au nord de Paris, celui de Clichy-Batignolles (plus de 40 ha, dont un parc à réaliser de 5,5 ha et, peut-être, l'implantation du village olympique 2012), Françoise de Panafieu, maire UMP du XVII e , s'en est elle aussi prise à Bertrand Delanoë. « Il veut nous faire croire qu'il n'a jamais employé le mot tour , alors qu'il a lui-même ouvert ce débat dans la presse dès avril 2003... Sur le mode courage, fuyons , il nous dit maintenant qu'il ne veut plus de tours aux Batignolles ! Toutes ces figures de style montrent au mieux qu'il est débordé par un sujet qu'il a maladroitement mis sur la place publique », a-t-elle asséné.
Voici une étude pour l'aménagement du quartier de la porte de la Chapelle (XVIII e ). Il ne s'agit pas « d'un concours d'architecture, c'est un concours d'idées, avait tenu à préciser l'adjoint chargé de l'urbanisme fin janvier. Les images proposées perm (SIMULATION VILLE DE PARIS.)
http://www.leparisien.fr/illustrations/dxadm/4731329_o.gif
M.C.
Le Parisien , mercredi 04 février 2004
sna February 4th, 2004, 12:22 PM majorité municipale a voté hier un amendement limitant les immeubles à dix étages.
====> déja c quoi cetet histoire de 10 étages dites moi ? c quio cette horreur ?
[[[[[[[ j'aimerais commenter des passages de ses deux textes, comme si j'étais un politique impliqué dans cette affaire, égoiste et sarcastique comme eux :
Hier au Conseil de Paris, la majorité municipale s'est rabibochée à la faveur d'un amendement qui rend quasi impossible la construction d'immeubles d'une hauteur supérieure à 37 mètres, soit environ dix étages, le maximum autorisé par les règles d'urbanisme.
==> heureusement que les politiciens sont arriérés et frileux maintenant, et pas y'a quelques années , sinon on aurait pas d'arc de triomphe, pas de tour eiffel, pas de centre pompidou, et j'en passe bien des autres.
Durant le débat municipal, les Verts ont agité le spectre d'une capitale défigurée par des tours qui modifient «radicalement le paysage d'une ville pour des décennies ou des siècles»
===> effectivement, on apèle ça l'évolution. et si en 1558 les conseillers du Roi auraient décidé de ne pas toucher à la beauté historique de paris ? on travaillerait encore dans des huttes ?
«Le mot tour est plombé. Il est employé pour faire peur. Des gens l'utilisent en s'appuyant sur un traumatisme.» Paris «compte 100 000 demandeurs» de HLM. «On ne peut pas être d'un côté avec l'abbé Pierre et de l'autre s'opposer à la construction de logements», a-t-il lancé.
==> exactement, je n'ai rien à ajouté, à part qu'il a mis le doigt sur l'hypocrisie ambiante.
Vous affirmez M. le maire qu'il n'y aura pas de quartier de tours ? Or il y en a déjà deux porte de la Chapelle (XVIII e ), si l'on en ajoute deux ou trois, ça fait quatre ou cinq. Le renouvellement urbain est censé réparer les erreurs du passé, pas les reproduire ! » expliquait le conseiller vert.
===> on est difficilement placé dans un débat sur l'avenir quand on ne fait que prendre modèle d'échecs passés, en snobant les réussites du reste du monde moderne (usa, asie)
« Le problème des tours c'est qu'on ne sait pas assurer leur liaison au sol autrement que par des dalles impossibles à vivre. On n'a jamais su en faire des réussites urbaines hier et je ne crois pas qu'on y arrive plus demain. Rien ne remplace l'immeuble sur rue. »
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http://www.tg-home.de/photo/NewYork/websize/107_Central_Park_websize.jpg
c'est vrai, c'est impossible de séparer dalle et tours, le reste du monde nous le prouve bien. Rien ne remplace la connerie et l'ignorance d'un politicien têtu.
« C'est un aménagement très positif pour les quartiers visés. Je partage la question sur les hauteurs mais ne tranche pas. Evitons le dogmatisme. Tout commence maintenant, y compris le débat et la concertation, avec les Parisiens et les villes voisines. »
==> une autre lueur d'espoir au milieu du 17 ième sciècle !
« un dossier trouble où pointe le souci du maire de Paris de laisser sa marque... On appelle ça le syndrome de pharaon ! »
==> 105 km² saturé, 120 000 logements désirés, une économie à relancer, des emplois à retrouver, on apèle ça une ville qui va mal, et le maire je l'apèle un homme qui veut aller de l'avant face à des limaces égoistes.
Françoise de Panafieu, maire UMP du XVII e , s'en est elle aussi prise à Bertrand Delanoë. « Il veut nous faire croire qu'il n'a jamais employé le mot tour , alors qu'il a lui-même ouvert ce débat dans la presse dès avril 2003... Sur le mode courage, fuyons , il nous dit maintenant qu'il ne veut plus de tours aux Batignolles ! Toutes ces figures de style montrent au mieux qu'il est débordé par un sujet qu'il a maladroitement mis sur la place publique », a-t-elle asséné.
===> Il vaut mieux prendre conscience des réalités sociales et économiques quand on est politicien, et foncer, au lieu de gaspiller toute son énergie à dénigrer les initiatives des autres, les mains dans les poches.
votez pour sna à la mairie de Paris... !!!
scalpel February 4th, 2004, 02:09 PM De lire ça, ça m'a donné envie de pratiquer aussi la langue de bois ! Mais comme sna a déjà joué le rôle du gentil, pour me défouler je vais faire l'anti-tours engoncé dans ses préjugés :D
Originally posted by sna
majorité municipale a voté hier un amendement limitant les immeubles à dix étages.
====> déja c quoi cetet histoire de 10 étages dites moi ? c quio cette horreur ?
Mais voyons ce sont les tours les horreurs ! Avec 10 étages on est tranquiles ! Moins c'est haut mieux c'est !
Hier au Conseil de Paris, la majorité municipale s'est rabibochée à la faveur d'un amendement qui rend quasi impossible la construction d'immeubles d'une hauteur supérieure à 37 mètres, soit environ dix étages, le maximum autorisé par les règles d'urbanisme.
==> heureusement que les politiciens sont arriérés et frileux maintenant, et pas y'a quelques années , sinon on aurait pas d'arc de triomphe, pas de tour eiffel, pas de centre pompidou, et j'en passe bien des autres.
Quelle prétention ! A notre époque on est bien incapables de faires d'aussi belles réalisations ! Toutes les merdes construites par le passé le prouvent, rien de récent ne mérite de passer à l'histoire ! En plus le centre Pompidou c'est déjà une horreur ! Regardez comme il tranche dans ce quartier ! C'est une honte ! Un scandale voulu par un mégalo ! Mais nous on veille ! On se battra jusqu'à la mort s'il le faut pour ne plus voir de nouvelles horreurs réalisées au nom du fric dans notre beau village !
Durant le débat municipal, les Verts ont agité le spectre d'une capitale défigurée par des tours qui modifient «radicalement le paysage d'une ville pour des décennies ou des siècles»
===> effectivement, on apèle ça l'évolution. et si en 1558 les conseillers du Roi auraient décidé de ne pas toucher à la beauté historique de paris ? on travaillerait encore dans des huttes ?
Vous trichez ! Là c'était nécessaire ! Mais l'histoire s'est arrêtée il y a 100 ans. Maintenant on ne fait plus rien de beau ! Et les tours ça fait américain. Nous on vaut mieux que ça ! Notre belle capitale se suffit à elle-même avec son urbanisme supérieur hérité du passé. Et ça doit continuer ! Il faut construire dans le même style et c'est tout !! Les tours c'est de la pure connerie ! On voit bien que vous n'habitez pas à l'ombre d'une tour en béton tout moche avec une dalle triste à en pleurer au pied !Parce que c'est ça qui va se construire à Paris, on est pas dupes !
«Le mot tour est plombé. Il est employé pour faire peur. Des gens l'utilisent en s'appuyant sur un traumatisme.» Paris «compte 100 000 demandeurs» de HLM. «On ne peut pas être d'un côté avec l'abbé Pierre et de l'autre s'opposer à la construction de logements», a-t-il lancé.
==> exactement, je n'ai rien à ajouté, à part qu'il a mis le doigt sur l'hypocrisie ambiante.
Ca c'est une excuse pour construire des horreurs ! Profiter de la misère humaine pour imposer des horribles tours, quelle honte ! Les gens n'ont qu'à habiter plus loin et se démerder ! On changera pas Paris pour eux ! (ndScalpel : brr ! C'est méchant ça, hein ? :colgate: )
Vous affirmez M. le maire qu'il n'y aura pas de quartier de tours ? Or il y en a déjà deux porte de la Chapelle (XVIII e ), si l'on en ajoute deux ou trois, ça fait quatre ou cinq. Le renouvellement urbain est censé réparer les erreurs du passé, pas les reproduire ! » expliquait le conseiller vert.
===> on est difficilement placé dans un débat sur l'avenir quand on ne fait que prendre modèle d'échecs passés, en snobant les réussites du reste du monde moderne (usa, asie)
Les autres c'est pas nous ! Laissons-les se planter, et copier les ricains ! Ca ne durera pas ! Nous on est meilleurs, on doit cultiver notre exception ! Ils regretteront ! On n'a pas à suivre des suiveurs !
« Le problème des tours c'est qu'on ne sait pas assurer leur liaison au sol autrement que par des dalles impossibles à vivre. On n'a jamais su en faire des réussites urbaines hier et je ne crois pas qu'on y arrive plus demain. Rien ne remplace l'immeuble sur rue. »
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http://www.tg-home.de/photo/NewYork/websize/107_Central_Park_websize.jpg
c'est vrai, c'est impossible de séparer dalle et tours, le reste du monde nous le prouve bien. Rien ne remplace la connerie et l'ignorance d'un politicien têtu.
Ah ! Je le savais bien ! C'est américain ! Aux armes !
« C'est un aménagement très positif pour les quartiers visés. Je partage la question sur les hauteurs mais ne tranche pas. Evitons le dogmatisme. Tout commence maintenant, y compris le débat et la concertation, avec les Parisiens et les villes voisines. »
==> une autre lueur d'espoir au milieu du 17 ième sciècle !
Oui, l'avenir est dans le passé, croyez-moi ! Y'aura pas de débat ! On va nous imposer des trucs ! On doit tout refuser en bloc sans réfléchir, c'est la seule solution !
« un dossier trouble où pointe le souci du maire de Paris de laisser sa marque... On appelle ça le syndrome de pharaon ! »
==> 105 km² saturé, 120 000 logements désirés, une économie à relancer, des emplois à retrouver, on apèle ça une ville qui va mal, et le maire je l'apèle un homme qui veut aller de l'avant face à des limaces égoistes.
Encore une fois voilà une belle façon d'exploiter les problèmes des parisiens pour construire des grattes-ciels immondes ! La réalité c'est qu'un maire mégalo veut construire un truc qui fasse se souvenir de lui ! Et il va y arriver car on va le haïr pendant des décenies pour ces mochetés !
Françoise de Panafieu, maire UMP du XVII e , s'en est elle aussi prise à Bertrand Delanoë. « Il veut nous faire croire qu'il n'a jamais employé le mot tour , alors qu'il a lui-même ouvert ce débat dans la presse dès avril 2003... Sur le mode courage, fuyons , il nous dit maintenant qu'il ne veut plus de tours aux Batignolles ! Toutes ces figures de style montrent au mieux qu'il est débordé par un sujet qu'il a maladroitement mis sur la place publique », a-t-elle asséné.
===> Il vaut mieux prendre conscience des réalités sociales et économiques quand on est politicien, et foncer, au lieu de gaspiller toute son énergie à dénigrer les initiatives des autres, les mains dans les poches.
Ce n'est pas notre problème, nous on veut pas de tours et c'est tout ! On habite déjà Paris et moins on sera mieux ce sera !
votez pour sna à la mairie de Paris... !!!
Arrière satan !
Bon voilà, je rappelle que je ne pense pas un mot de ce que j'ai écrit ! Mais j'avais aussi envie de faire le politicien à langue de bois !
sna February 4th, 2004, 03:18 PM pkoi béber (bertrand version affectueux !) ne se servirait pas de ce genre d'arguments ? trop cruellement réels ? ;)
Cyril February 4th, 2004, 04:03 PM @ sna & scalpel : :okay: je me suis marré en vous lisant, vous dénigrez et parodiez très bien !
sna February 4th, 2004, 05:51 PM eh bien c'est marrant, mais c'est très très vrai, dans les deux sens ! mes arguments sont aussi justes que les leurs sont imbéciles, voir honteux, dans cette parodie.
scalpel February 4th, 2004, 06:05 PM Je me demande ce qu'écrirait un anti-tours qui jouerait au pro-tours, avec ou sans langue de bois...
En fait c'est facile de faire l'anti-tour, je livre mon secret :
Je n'ai fait que lire les réponses de sna et pas les bribes d'article (ou juste un ou deux mots quand la réponse était trop courte). J'avais alors une vue suffisamment pleine de préjugés sur la question pour répondre à côté avec des arguments fallacieux ! Un peu de sauce anti-tours et voilà !
alex92 February 4th, 2004, 06:33 PM Moi ca me debecte, c'est tellement vrai, que quand je lis leur connerie bah ca me degoute -_-
En parlant de ca, certaines tour du 13e, dont super italie, ne sont pas sur dalle...
Cyril February 4th, 2004, 07:04 PM Les anti-tours, les verts sont aussi crédibles que le couple David Pujadas / Olivier Mazerolle :lol:
Le jour on on verra une tour coincée entre 2 immeubles hausmanniens donnant directement sur la rue, on aura enfin compris comment construire des tours dans ce pays. Mais ce jour parait hors d'atteinte...Les générations futures peut-être auront la chance de voir ça..alors que les américains se mettront à construire des tours...sur Mars.
sna February 4th, 2004, 07:57 PM je suis contre le principe d'accuponcture, je suis celui de, de portzamparc, à savoir rajouter des tours là ou il y en a déja, enrichir le front de seine, par exemple.
Il me semble qu'au final, le syndrôme tour montparnasse, ou le principe d'accumponcture ferait peut etre courrir à la perte le retour des tours : On se retrouverait avec des tours très hautes (j'entend par là + de 150 m) à certains endroits clés, dispersées, seules, façon TM, donc visibles d'un peu partout, et sans ce balais de forme, de dimensions, cette harmonie charismatique que forme un bon gros cluster, un beau quartier d'affaires.
aussi surprenant que cela vous paraitra, je n'aime pas la skyline de new york, meme si c'est la mecque, j'ose le dire, pour l'instant faute de l'avoir vécu, les clichés disponibles en photos, le poster présent chez moi, ne m'inspirent pas. Trop de tours tuent les tours. un CBD, un cluster possède ce charisme débridé, ce brin de folie au milieu de la platitude, mais new york, ou manhattan la géante ne le possède pas, ce charisme, à cause de la médiocrité et de l'âge de pas mal de tours, et surtout parce qu'il y en a tellement que l'effet cluster devient inexistant, je le rapèle, sur les clichés.
Non, à mon avis ce serait une erreur de sopoudrée de tours isolées notre capitale. Oui à une tour "exemple" à la défense, ou dans un endroit du périphérique, mais surtout, surtout, SURTOUT PAS SEULE, suspendue au dessus de haussman le vieux, à la manière de notre vieille 209 mètres...
QQun se sent de discuter de ça avec moi, de donner son avis, etc ?
alex92 February 4th, 2004, 09:10 PM Je suis perplexe, je croyais que les tours ct que sur des dalles avec que du beton partout et la penombre totale, comme tout les anti-tours quoi :D
http://www.pictor.co.il/sty/91332/1624877.jpg
L'ombre tourne, ya meme du soleil ! Et des arbres! Et meme la rue au pied des tours !
Vous savez d'ou proviens cet abil montage ? :D
(ps : c une photo de HK ^^)
Fabb February 4th, 2004, 10:34 PM Il est vrai que HK est sur une zone tropicale. Le soleil projette moins d'ombre.
Mais c'est vrari que les hystériques de la dalle sont malhonnêtes. En fait, la France continue à payer (très cher) ses erreurs d'urbanisme passées. On s'en sert comme d'un épouvantail.
alex92 February 4th, 2004, 11:06 PM Originally posted by Fabb
Le soleil projette moins d'ombre.
Alors celle là elle est collector :D Pour la lumiere j'etais au courant mais pour l'ombre Oo :D
Fabb February 5th, 2004, 10:45 AM Encore un coup du Perrier Citron vert.
Il faudrait interdire ce truc.
Cyril February 10th, 2004, 12:23 PM http://www.convergencesrevolutionnaires.org/breve754.html
sna February 10th, 2004, 03:32 PM lisez le reste des articles pour etre convaincus de la crédibilité de ce "truc" !!! :)
Manuel February 10th, 2004, 03:36 PM Hein ? quoi ? comment ?
il se passe quelque chose à Paris ? :?
....er, non, fausse alerte....réveillez moi lorsque Bertrand annoncera qu'il est d'accord pour un permis de construire d'un édifice de plus de 37m. C désespérant comparativement à Londres...où va-t-on....
(@SNA, alors comment g t ? je m'entrainais au SNesque ;))
Electron February 10th, 2004, 07:01 PM Originally posted by Manuel
Hein ? quoi ? comment ?
il se passe quelque chose à Paris ? :?
....er, non, fausse alerte....réveillez moi lorsque Bertrand annoncera qu'il est d'accord pour un permis de construire d'un édifice de plus de 37m. C désespérant comparativement à Londres...où va-t-on....
(@SNA, alors comment g t ? je m'entrainais au SNesque ;))
LOL !! en lisant ton post avant de lire la parenthèse je t'assure que je me suis dit "qu'est ce qu'il lui arrive ?" !! :)
nenet February 10th, 2004, 07:01 PM c'est sûr.... mais à paris on a des gratte-ciels horizontaux tout le long du périf mais ça n'intéresse personne dommage.
sna February 10th, 2004, 07:05 PM arf lol, c'est une bonne copie en effet, mais dites-moi, suis-je tout le temps négatif et pessimiste comme ça ? lol
nenet February 10th, 2004, 07:16 PM http://62.210.160.29/ImgAlbums2/Images1/10204/begaBKNNO1D05022004213347647564.jpg
perisud.montrouge.35000 m2 shon. 40000 m2 shob.vasconi.sanofi-synthélabo.livraison avril-mai 2004.
ça ferait combien de mètres de haut ça en figuration verticale ? 120m 140M ou plus ? sna manuel etc qui dit mieux ?
Electron February 10th, 2004, 10:54 PM 35/40,000 m² ca fait 100/120m maxi
Cyril February 19th, 2004, 07:53 AM Pour réduire le fossé avec sa banlieue, Paris jette des ponts sur le périph
Jeudi 19 février 2004
Réparer le mal que Paris a commis en banlieue par le passé. Un des chantiers prioritaires de la mandature Delanoë *. Pourtant, avec, entre autres, le projet du tramway des Maréchaux sud (TMS), voilà aujourd’hui le maire de Paris accusé de « vouloir dresser des remparts entre la capitale et sa banlieue ».
Pierre Mansat, adjoint PC chargé des relations avec les collectivités territoriales, affirme au contraire que « le dialogue est renoué » et que « plusieurs projets avancent, comme les couvertures de périphérique, porte de Vanves, porte des Lilas, etc. Sur cette dernière, on a travaillé en partenariat avec Bagnolet, Les Lilas, Romainville... » Ce qui ne serait toutefois pas le cas partout. Claude Goasguen, président du groupe UMP au Conseil de Paris, dénonce « le projet autour de la porte de Vincennes, qui comporte des tours, et s’est fait sans consultation des communes. Celles-ci, comme Saint-Mandé, sont déchaînées contre Delanoë. » Jean Tiberi, ancien maire de Paris, qui rappelle avoir « le premier signé des chartes avec des communes de banlieue », confirme ce « manque de concertation ».
Paris semble, de toute façon, obligée d’opérer ce rapprochement. Son patrimoine en banlieue est immense. Et « dans toutes les communes où nous sommes propriétaires, on cherche à savoir qui est acquéreur, et à négocier dans une situation de gagnant/gagnant », affirme Pierre Mansat. Ainsi à Pantin, « où le premier propriétaire est la Ville de Paris », rappelle le maire, Bertrand Kern (PS), la municipalité devrait racheter en juin le tiers du quartier des Courtillières – soit 791 logements sociaux –, qui appartient à Paris. En outre, les derniers terrains pouvant accueillir du logement pour les Parisiens se situent presque tous en proche banlieue. « Mais quand Paris veut construire des logements, on préférerait des équipements publics, analyse Jean-Pierre Brard, maire de Montreuil (app. PC). Heureusement, on arrive à discuter. »
« L’avenir de la capitale passe forcément par la banlieue, mais l’inverse est vrai aussi », insiste de son côté Simon Ronai, directeur d’Orgeco, bureau d’études qui oeuvre beaucoup en banlieue parisienne. « On entre dans une nouvelle époque, ajoute-t-il, mais on ne sait pas encore ce que cela va donner. » Mickaël Bosredon
* Contacté à plusieurs reprises, Bertrand Delanoë n’a pas souhaité nous répondre.
© 2004 - 20 Minutes
sna February 19th, 2004, 11:05 AM il semble que l'on soit rentré dans la phase suivante :
"des tours vont se construire, sans consertation, c'est pas bien, alors on gueule et on en veut à béber, mais elles vont bien se construire malgrès les protestations"...
...ce qui serait, pour moi, une bonne chose ! non ?
Cyril February 19th, 2004, 11:14 AM Paris pourra construire du logement social dans les villes de banlieue attenantes. Elle y possède des réserves foncières, des immeubles...bref comme les communes de proche banlieue ont tout intérêt à coopérer avec Paris, il y aura là bas moins de protestations qu'à Paris intra-muros. Mais ce seront des hlm quoi, des tours quoi...dans tout ce qu'elles ont de plus laid à mon avis...
Pour les tours de bureaux, c'est une autre histoire, là il faudrait plutôt parler de "gratte-ciel" de bureaux non ?
sna February 19th, 2004, 01:06 PM exactement le mot tour est galvaudé et erroné pour parler de bureaux, néanmoins ton idée de hlm laid , c'est peut etre vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ! si ça se trouve on peut faire du très beau en logement igh, et les hlm des années 80 seraient à mon avis difficile à reproduire de nos jours, en terme de laideur je parle !
Cyril March 8th, 2004, 07:12 PM Extrait du magazine n° 4 de Paris Rive Gauche :
Le 14 octobre 2003 s’est tenue au pavillon de l’Arsenal une conférence-débat organisée par Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire de Paris chargé de l’Urbanisme et Dominique Alba, directrice du pavillon.
Trois architectes renommés : Jean Nouvel, Christian de Portzamparc et Dominique Perrault présentaient certaines de leurs réalisations, essentiellement des tours de grande hauteur, en France, comme à l’étranger.
Etaient prévus à titre d’intervenants des responsables de Bouygues, OPAC et Unibail.
Etaient également présents des professionnels de l’Immobilier, des représentants des Conseils de quartier et des associations (notre Plateforme, SOS Paris, Tam-Tam, Ecologie pour Paris, Ile-de-France Environnement… ont pu prendre la parole).
La salle était composée essentiellement d’architectes ou d’élèves d’écoles d’architecture, public nettement favorable à la onstruction de "Tours", plus rémunératrices pour la profession que des immeubles parisiens habituels.
Les trois architectes ont d’abord présenté un certain nombre d’opérations qu’ils ont déjà réalisées en insistant sur le fait que le manque de terrain à Paris et la nécessité d’y construire un grand nombre de logements sociaux pour répondre aux obligations de la loi SRU allaient obliger à élever des immeubles de grande hauteur.
Les professionnels de l’Immobilier ont renchéri en affirmant que les habitants des "Tours" déjà bâties se sentaient bien dans les appartements qu’ils occupaient.
Les associations se sont élevées contre ces propos. Elles ont rappelé que la population parisienne était le plus souvent opposée à la construction de "Tours" dans Paris, et cela depuis longtemps. Elles qui sont proches du terrain peuvent affirmer qu’à quelques exceptions près la vie dans ces immeubles n’est pas plébiscitée par les habitants, ne serait ce que du fait de la quasi-impossibilité de vrais rapports sociaux. Elles ont rappelé les expériences ratées du passé (Tour Montparnasse, Front de Seine, Tours du 13ème…) qu’elles ne tiennent pas à voir se renouveler.
Monsieur Caffet ayant conclu la réunion en indiquant qu’il n’avait pas trouvé d’opposants systématiques à l’élévation de constructions de grande hauteur à Paris, notre Plateforme d’associations parisiennes d’habitants lui a tout de suite écrit que sa conclusion était étonnante, et qu’à priori les Parisiens ne voulaient pas de Tours dans Paris. Nous avons ajouté que si l’on devait envisager de bâtir des immeubles d’un nombre d’étages élevé en périphérie, il était nécessaire de demander à chaque fois l’avis des habitants du voisinage et des associations locales. C’est bien ce qui a été fait pour "Paris Rive Gauche" et a permis l’installation de la ZAC avec un certain consensus.
Jean Marin RONDEAUX
Président de la Plateforme d’Associations Parisiennes
d’Habitants
7, Rond-point du Pont Mirabeau - 75015 Paris
Tél./fax : 01 45 77 94 99
plateforme.paris@noos.fr
http://www.parisrivegauche.com
Cyril March 17th, 2004, 07:34 AM Extrait d'un chat paru dans Libération :
# raphael:
Allez-vous enfin lancer des constructions d'immeubles élevés pour dégager de l'espace vert au sol et éviter l'étalement urbain?
# idf2004:
Pour ou contre les Tours dans Paris ?
André Santini :
Le problème de la construction des tours a été lancé par Bertrand Delanoë, je ne suis pas sûr que l'on puisse en même temps proposer de démolir des tours et d'en construire d'autres. C'est un débat qui sera réglé avec les responsables de notre liste sur Paris, ils sont directement concernés.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=186565
JP March 17th, 2004, 04:28 PM dans le genre "je ne veux pas me mouiller"...
Cyril March 18th, 2004, 03:48 PM Oui il persiste et signe dans un chat sur Le Monde hier :
Raphaël :
Corinne Lepage s'est positionnée contre les tours, alors qu'il n'y a rien de plus écologique, car elles permettent de loger plus de monde au même endroit en offrant plus d'espaces verts et en rendant les transports en commun plus efficaces. Quelle est votre position ?
André Santini :
Corinne Lepage est notre chef de file pour Paris et elle a consulté les Parisiens. Il est paradoxal de détruire des tours en banlieue et d'en construire à Paris. La réflexion doit être poursuivie.
Le chat complet : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-357144,0.html
stephane March 18th, 2004, 04:54 PM Personnellement au risque de faire hurler certains d'entre vous je suis absolument opposé à la construction d'IGH dans Paris intra muros, et pourtant dieu sait si j'aime les gratte-ciel (quand ils sont bien fait).
D'abord je voudrait dire que ce n'est pas parce qu'on ne construit pas d'IGH dans Paris que l'on est forcément conservateur, arriéré ou frileux comme je l'ai lu souvent sur ce forum.L'architecture moderne ne se limite pas aux tours. Des réalisations comme Beaubourg, la pyramide du Louvre ou le musée des arts premiers au bord de la Seine sont des réalisations très innoventes, voire avant-gardistes et audacieuses,bien plus innoventes que beaucoup de gratte-ciel.
Ensuite je suis vraiment désolé de voir que les grandes villes du monde s'uniformisent de plus en plus en optant pour une babélisation à outrance avec en plus une espèce de compétition un peu ridicule: c'est à celui qui décrochera le pompon de la plus haute tour du monde, tout ça pour satisfaire une sorte d'orgueil nationnale grottesque.Il n'y a qu'à voir ces grandes villes d'extrème orient obsédées par l'idée de ressembler le plus possible à des ville américaines, voire de les dépasser.Toutes ces villes se ressemblent tellement que certains sur ce forum se trompent parfois en voulant identifier une ville d'après une photos de sa skyline.
Pour en revenir à Paris, pour aller contre cette uniformisation, je pense qu'il faut vraiment conserver ce qui fait sa singularité, son unicité et donc son identité, c'est à dire son horizontalité. Vu du ciel on dirait une grande crêpe, c'est ce qui fait qu'on la reconnait tout de suite et c'est ce que j'aime. Vous me direz, ce n'est pas en érigeant 5 ou 6 IGH dans Paris qu'on ne reconnaitra plus la ville! On reconnaitra toujours et du premier coup d'oeil la courbe de la Seine la butte Montmartre etc..mais bon, ce ne sera plus une grande crêpe, ou une grande tarte.
Ceci étant rassurer vous je suis tout à fait pro Défense justement parce que ce quartier est extra muros.Je ne me consolerait jamais de ce que nouvel n'est pas pu construire sa tour sans fin et je pense qu'il faudrait vraiment qu'aux 2 ou 3 endroits qui restent à LD on construise de belles et grandes tours en faisant sauter cette très psychorigide règle qui consiste à ne surtout pas dépasser les 200 metres,ceci aussi pour que depuis les Tuileries, en regardant l'axe historique, les tours de la Défense forment comme un écrin autour de l'arc de Triomphe, mais un écrin moins mesquin que ce qu'on voit aujourd'hui. Et puis si après il n'y a plus de place à la Défense, pourquoi ne pas faire un nouveau quartier de tours par exemple vers Gennevilliers qui n'est pas très loin de Paris où il y a beaucoup de friches industrielles?
Gratteciellement votre,
Stéphane
(mais qu'on me laisse ma grande crêpe!!!)
Fabb March 18th, 2004, 06:18 PM Oui, bon, ça se tient. Ton point de vue est bien compréhensible.
Sauf que la crêpe, pour moi, ce sont les arrondissements de l'hyper-centre.
Franchement, une belle tour très haute au bout de l'Avenue de France, d'Italie ou du Général Leclerc n'enlèverait rien au caractère horizontal de Paris. D'ailleurs, la Tour Eiffel le prouve bien.
JP March 18th, 2004, 08:30 PM ce qui est ridicule c'est que l'un parle de gratte-ciel high-tech écologique et l'autre de tour HLM... :bash:
Cyril March 18th, 2004, 08:44 PM Originally posted by JP
ce qui est ridicule c'est que l'un parle de gratte-ciel high-tech écologique et l'autre de tour HLM... :bash:
Oui il n'y a aucun consensus, tout le monde dans cette histoire est en décalage et personne ne parle de la même chose, ce qui fait le bonheur des anti-tours forcément qui mettent tout dans le même sac : hlm, tours d'habitation, bureaux. Sans forcément construire des mastodontes de 300 ou 400 mètres de haut, des tours de 100 à 150 mètres peuvent avoir leur place à Paris sans pour autant remettre en cause la cohésion de la ville.
On est tenté de se dire que puisqu'il n'y aura pas de nouvelles tours dans Paris, la Défense va se "lâcher" mais il n'en est rien...c'est le statu quo le plus total, à l'image de l'IDF où il n'y a plus de projets d'envergures, plus de dynamisme..
kony March 19th, 2004, 04:22 AM c'est à celui qui décrochera le pompon de la plus haute tour du monde, tout ça pour satisfaire une sorte d'orgueil nationnale grottesque
je suis d'accord avec tout ce que tu dis dans ton post...ceci dit il ne faut pas regarder avec mépris l'envie d'autres peuples d'exacerber leur ego !
après-tout c'est comme ça que la France a eu la Tour eiffel, et c'est certainement comme ça que, peut être, Dubaï aura le défi technologique le plus incroyable jamais tenté par l'homme sur terre:une tour de 800 m !!
ces orgueil nationaux grotesque comme tu dis, sont une avancée pour l'homme au même titre que la conquête de l'espace...
Fabb March 19th, 2004, 09:17 AM Oui, sauf que je trouve cette conquête de l'espace vaine et infantile.
Les gratte-ciel, c'est pas pareil. Il y a une vision de l'urbanisme qui est associée à ce choix. Densité urbaine, transports collectifs, art et culture, mixité des fonctions... le gratte-ciel, c'est le remède contre le mal des banlieues ... à l'opposé de la tour de HLM justement.
stephane March 19th, 2004, 03:58 PM Originally posted by kony
je suis d'accord avec tout ce que tu dis dans ton post...ceci dit il ne faut pas regarder avec mépris l'envie d'autres peuples d'exacerber leur ego !
après-tout c'est comme ça que la France a eu la Tour eiffel, et c'est certainement comme ça que, peut être, Dubaï aura le défi technologique le plus incroyable jamais tenté par l'homme sur terre:une tour de 800 m !!
ces orgueil nationaux grotesque comme tu dis, sont une avancée pour l'homme au même titre que la conquête de l'espace...
Je ne vois pas en quoi le fait de construire une tour de 800 m au lieu d' une tour de 650 m constitue une avancée pour l'Homme.Pour moi il y aura une avancée pour l'Homme quand un architecte trouvera une technique pour permettre aux pauvres des pays pauvres de se construire avec des matériaux simples des maisons qui résisteront aux tremblements de terre.Mais bon, je pense pas que nos grands architectes qui construisent des opéras, des gratte-ciel ou des palais des congrès aient envie de perdre leur temps en se penchant sur cette question.
Encore une fois on voit bien que les grandes villes du monde se sont lancées dans une espèce de course folle pour avoir la plus haute tour du monde.Ca m'agace parce que personnellement j'aime les gratte ciel quand (au dela du simlpe fait de proposer des surfaces de bureaux) ils sont "pensés" avant tout pour servir la beauté de l'architecture et des paysages architecturaux et non pas pour permettre à des pays "nouveaux riches" de montrer de façon ostentatoire qu'ils comptent aujourd'hui, et aussi pour s'en servir comme de belles vitrines pour mieux cacher l'arrière boutique souvent nettement moins rutilante
kony March 19th, 2004, 05:16 PM bon ben si tu vois pas l'avancée technologique que constituerai une tour de 800 m par rapport à une tour de 650, je crains que je ne puisse rien de plus pour te l'expliquer car il me semble que , de tout temps l'objectif de l'homme a été :toujours plus haut, toujours plus loin , tooujours plus grand...
ton discours est intéressant...c'est bien de penser aux pays pauvres. seulement aimer les gratte-ciels suppose d'être au minimum en accord avec l'idée du capitalisme et de la construction de BUREAUX pour développer ses forces et conquérir des marchés...
si il n' y avait pas l'économie de marché, il n'y aurait probablement pas de gratte-ciels !
et puis encore une fois, nous français on ne peut pas être arrogant et regarder avec dédain les tentavives d'autres pays de vouloir se distinguer par des constructions géantes car chaque pays a le droit de vouloir sortir de la traditionnelle visionde pays en cabane de bois...
si il n'y avait pas eu les Petronas tower en Malaysie, qui aurait placé ce pays sur une carte aussi facilement ?
Maintenant ces tours n'ont pas transformés les malaysiens en milliardaires mais , la construction de la tour eiffel a-t-elle transformé les français en milliardaires ?
La malaysie, Dubaï, Singapour, Hong Kong, Etc...se sont certainement développé grace à leur dynamisme en matière de constructions d'IGH, maintenant aujourd'hui en 2004 ils ne font pas partie du G7...mais ça sera peut être pplus le cas dans 20 ans !!
Fabb March 19th, 2004, 06:03 PM La course au record du monde est stupide.
Une belle tour fait entre 300 et 500 mètres, selon le contexte.
Je pense que les records du monde sont faits pour la publicité, et un peu aussi pour la provocation.
Mais ce n'est pas le problème qui se pose à Paris où personne n'envisage un record de hauteur.
J'ai cependant le souvenir d'une remarque écrite par un opposant à la Tour Sans Fins qui disait : "ne construisez pas cette horreur qui ne sera même pas la plus haute du monde."
Ce mec était légèrement incohérent.
Cyril April 15th, 2004, 12:13 PM http://www.60millions-mag.com/page/bases.4_espace_interactif.2_pour_ou_contre_./
ça ne dure que ce mois-ci...Vous pouvez donner votre avis sur leur site suite à ces 2 avis :
Pour
Roland Castro
Architecte, urbaniste et professeur d’architecture à Paris-La Villette
"Une tour bien imaginée et bien conçue n’enlaidit pas un quartier, elle l’identifie".
Des tours dans Paris, c’est possible ! Mais pas n’importe lesquelles et pas n’importe où. Le débat qui a eu lieu au sein du conseil municipal était très mal engagé. Quand le maire, Bertrand Delanoë, a proposé la construction de tours dans Paris, beaucoup d’élus, dont les Verts, ont immédiatement pensé à certains immeubles affreux de la capitale. Or, il ne s’agissait pas de cela. On aurait pu construire de belles tours, à l’image des gratte-ciel new-yorkais des années 1930. Il faut faire attention aux idées reçues. Une tour n’est pas nécessairement un empilement de lieux de vie, avec des parties communes toutes petites, des ascenseurs en panne, l’impression d’être entassé. Je défends l’idée que l’on puisse vivre agréablement dans une tour. Un logement en hauteur peut être formidable si l’on aménage correctement les locaux. Habiter le ciel, quoi de plus beau !
Cependant, je ne suis pas tout à fait d’accord avec un argument du maire (qui invoquait un manque de place croissant, NDLR) ; les tours ne doivent pas densifier un quartier, mais l’identifier. En effet, contrairement aux villes plates qui, architecturalement parlant, sont parfois ennuyeuses, les tours, elles, donnent de la vie à un quartier. Elles créent des pôles d’intensité. Et Paris en a besoin, ou plus exactement la périphérie parisienne. L’est et le nord de la capitale ne sont pas très attractifs. Y construire en hauteur permettrait de leur donner une identité. La hauteur est un facteur naturel d’attractivité. Voyez Montmartre. C’est naturellement que ce quartier s’est forgé une identité. Mais Dieu n’est pas le seul à pouvoir modeler la géographie. Nous pouvons aussi créer des paysages urbains. A condition que ces tours s’intègrent au paysage et soient conçues en fonction de leur environnement.
Dans la périphérie, il existe déjà des tours, mais l’ensemble est chaotique, peu harmonieux.
Il ne me semble pas nécessaire de tout raser. Parfois, il suffit de transformer, de remodeler ces immeubles pour embellir et redynamiser un quartier. Dans tous les cas, une tour bien imaginée et bien conçue n’enlaidit pas le paysage. Au contraire, elle apporte un plus. N’ayons pas peur du changement et soyons audacieux !
*******************************
Contre
Jean-Claude Garcias
Urbaniste et professeur à l’Ecole spéciale d’architecture (ESA) de Paris
"Paris est une ville d’histoire. On ne change pas une "cocotte" du XIXe siècle
en top model".
De quelles tours parle-t-on ? Des tours de bureaux ou des tours de logements ? La confusion règne, et pourtant, la différence est de taille !
Pour commencer, les réglementations ne sont pas les mêmes, notamment en ce qui concerne les distances à respecter entre deux tours. Quand il s’agit de bureaux, les
tours peuvent être très proches. Le quartier de la Défense en est un bon exemple. Les tours d’habitation, en revanche, sont obligatoirement espacées les unes des autres ou bien placées de telle sorte que l’on ne puisse pas lorgner chez les voisins d’en face. Ainsi, penser que construire des tours de logements permettra de pallier le manque de place est faux ; on gaspille plus de terrain au sol que l’on n’en gagne en hauteur.
D’un point de vue financier, on n’imagine pas le coût nécessaire à la construction et à l’entretien d’une tour : le bassin d’eau situé au dernier étage en prévention des incendies, les gaines d’évacuation et de renouvellement de l’air, une éventuelle équipe de sécurité présente 24 heures sur 24, les ascenseurs... Tout cela coûte cher, sans compter qu’il faut financer les infrastructures autour des tours de bureaux : un parking, voire une gare ou une bretelle d’autoroute.
Bertrand Delanoë dit manquer de place pour loger tous les Parisiens. Quid des logements vacants ? N’y aurait-il pas dans la capitale de nombreux appartements qui ne sont utilisés que quelques jours par an ? Une municipalité de gauche pourrait peut-être chercher de ce côté...
Historiquement, Paris est une ville royale, où la hauteur était signe de pouvoir : pouvoir religieux (tour Saint-Jacques), militaire (forteresse de la Bastille), bourgeois (beffroi de l’Hôtel de Ville). Mais de nos jours, les tours n’ont plus aucune signification symbolique. Comme l’affirmait l’écrivain et essayiste allemand Walter Benjamin en 1939, "Paris est la capitale du XIXe siècle". C’est maintenant une ville d’histoire, et croire que la construction de nouvelles tours va faire entrer Paris dans la modernité est une ineptie. C’est comme si l’on voulait transformer une “cocotte” du XIXe siècle en top model du XXIe siècle.
sna April 15th, 2004, 01:14 PM Comme l’affirmait l’écrivain et essayiste allemand Walter Benjamin en 1939, "Paris est la capitale du XIXe siècle". C’est maintenant une ville d’histoire, et croire que la construction de nouvelles tours va faire entrer Paris dans la modernité est une ineptie.
Bel exemple Jean-Claude ! (van damme ?)
Paris est la capitale du 19ième sciècle, donc prenos cela comme acquis ! La capitale stratégique, économique, boursière et d'affaires de notre pays doit rester tournée à fond sur le passé et ne surtout pas chercher à rester dans la course mondiale !! Voyons ! quelle ineptie ! 12 millions d'habitants, la ville de loin la plus représentative et importante de notre pays doit s'éfforcer de rester dans la poussière !!
Merci van-damme pour cet amas de connerie Franco-français...
JP April 15th, 2004, 02:07 PM Jean-Claude Garcias est celui qui a planifié Seine-Arche non ?
cette phrase est chocante :
"Bertrand Delanoë dit manquer de place pour loger tous les Parisiens. Quid des logements vacants ? N’y aurait-il pas dans la capitale de nombreux appartements qui ne sont utilisés que quelques jours par an ? Une municipalité de gauche pourrait peut-être chercher de ce côté..."
On dirait un soviet qui va réquisitionner des palais pour en faire des HLMs...
Bref c'est constructif tout ça encore...
Cyril April 16th, 2004, 11:28 AM Mince j'ai manqué cette émission..qqn l'a entendue ?
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vivre_ville/fiche.php?diffusion_id=20023
Cyril September 10th, 2004, 09:20 AM LE TRUBLION de la gauche parisienne est de retour ! Hier, le président du groupe des Verts, Alain Riou, faisait sa rentrée avec, dans son cartable, de nouvelles doses de poil à gratter pour Bertrand Delanoë. Revue de détail : Paris-Plage. « Le moment est venu pour nous d'avancer vers la promesse de fermer définitivement les voies sur berge à la voiture.
Il faut que le maire aille de l'avant ! » Le groupe vert déposera devant le prochain Conseil de Paris, les 27 et 28 septembre, un voeu de principe pour que Paris-Plage dure plus longtemps : « Nous savons bien qu'on ne fermera pas les quais durant cette mandature mais l'opération peut d'abord être étendue jusqu'au port de l'Arsenal puis sur la rive gauche. » Il nous reste trois étés utiles d'ici aux municipales pour l'étendre dans le temps, par exemple du 14 juillet à fin août l'an prochain, puis de début juillet à fin août en 2006 et de fin juin à octobre en 2007 », réclame Alain Riou, qui veut une prise de position du Conseil de Paris sur ce sujet. Les Halles. Les Verts attendent de pied ferme la réunion de la commission d'appel d'offres censée départager les projets à la fin de l'année : « On y fera prévaloir nos positions et, si nous ne sommes pas entendus, nous lancerons le débat politique devant les Parisiens et nous ne sommes pas certains de voter la délibération. » Jeux Olympiques 2012. « Nous voulons des jeux écologiques, éthiques et solidaires. » Et de critiquer le prix exorbitant des places à Athènes, où « les finales se déroulaient devant des stades à moitié vides », le dopage, ainsi que la désertion des Athéniens eux-mêmes qui ont « fui les nuisances des chantiers et les embouteillages » et la déferlante de publicités. « Pas question que Paris se transforme en barnum publicitaire. » Et de plaider pour « une consultation des Parisiens pour savoir si ces Jeux les intéressent et les mobilisent ». Urbanisme. Le questionnaire géant envoyé au printemps dernier aux Parisiens sur l'urbanisme aurait à ce jour reçu 100 000 réponses. L'institut Ipsos est chargé de les décortiquer. « Il semble que les Parisiens aient dit non aux tours mais oui aux parkings. » Selon Alain Riou, « l'enquête mettrait en évidence l'attachement des Parisiens à leur voiture et battrait en brèche l'idée de ne prévoir qu'un demi-parking par appartement dans tout immeuble neuf. Nous considérons que les parkings sont des aspirateurs à voitures et nous ne changerons pas nos positions, pas plus que nous ne voterons le PLU (plan local d'urbanisme) si ce n'est pas un bon compromis avec la majorité ». Sénatoriales. « On en a ras le bol d'entendre le PS prétendre qu'il nous octroie deux postes de sénateurs à Paris (Jean Desessard et Halima Boumédienne en position éligible sur la liste PS) alors que nous avons 20 grands électeurs de plus que ce qui est nécessaire pour obtenir ces deux sièges si nous faisons une liste séparée », grommelle Alain Riou. Les Verts parisiens tentés par la liste séparée ont été stoppés dans leur élan : « Le PS nous a menacés de ne pas faire élire Dominique Voynet en Seine-Saint-Denis. On ne veut donc pas la sacrifier, mais il y a une forte velléité d'autonomie. »
Martine Chevalet
Le Parisien , vendredi 10 septembre 2004
MyNight September 10th, 2004, 11:50 AM :evil:
Que répondre à ce tissu d'âneries ?
1/ Fermer les voies sur Berge, pourquoi pas ? Interdisons les voitures sur les quais, et puis profitons-en pour refaire venir les charrettes à bras (plus de tireurs de pousse-pousse=moins de chômage), à boeufs et à ânes ; après tout, le crottin est bon pour les géraniums ;
2/ Sur la Seine, rétablissons la marine à voile et les galères, le sport est bénéfique pour la santé ;
3/ JO éthiques, écologiques et solidaires : établissons tout de suite le parcours du marathon dans Paris en plantant de la pelouse sur le périphérique, en fermant les Grands Magasins - l'époque capitaliste est derrière nous - et en les remplaçant par de modestes échopes de produits bio du Larzac ; revenons aux Jeux sains (panem et circences) des jeunes éphèbes nus courant sur la terre battue ; pour éviter la spirale du capitalisme, ne payons les athlètes qu'avec de l'avoine, des pépins de figues et de la viande crue ; offrons des strapontins aux spectateurs modestes et surtaxons les billets pour les riches, cette taxe servant après les JO à convertir les équipements sportifs en crèches, terrains de jeux et champs de seigle ; interdisons toute publicité mais offrons des distributions gratuites de roquefort société et de pain au bon blé de la Beauce ;
3/ Démontons les tours de plus de cinq étage et construisons avec les matériaux récupérés des étables pour les ânes et les boeufs ; au lieu d'une demi-place de parking par logement, aménageons un box pour le cheval de chaque habitant ;
4/ Arrêtons toute programmation pour l'aménagement du territoire, et annulons le PLU ; à la place, pour endiguer le chômage, employons les jeunes désoeuvrés pour créer des chaussées pavées, des paillotes en matériaux nobles (paille, bois, torchis), des champs d'avoine et de luzerne pour les animaux, et des crèches avec nourrices à gros nibards au lait bio.
5/ Grâce à ces mesures, les Verts seront élus pour les siècles à venir, sauf si évidemment entre temps ils ont rétabli la monarchie, allez savoir...
:toilet:
Phil September 10th, 2004, 01:06 PM On a vraiment des écologistes hors du commun.
MisterCat September 10th, 2004, 02:30 PM On a des écolos fachos
JP September 10th, 2004, 03:11 PM Quelle horreur !!!!!!! et que d'inepties !
Les écolos chient sur l'automobile mais veulent des parkings ?
je comprends riiiiiiiiiiiiiien...
Des parkings, pas de voiture, pas de pub, pas de néons, pas de tours, pas de vie alors ?
Quant à Paris plage prolongée j'y croyais pas ce matin à la radio, je croyais que c'était un canular...
mais c'est horrrrrrrrrriiiiiible tout ça ! de toute façon les ecolos n'ont pas compris la différence entre espaces ruraux et espaces urbains... protégeons la faufaune à Mamère !
Cyril September 10th, 2004, 03:41 PM Dans ce questionnaire les parisiens auront sans doute répondu qu'ils veulent plus d'espaces verts, plus de parking, plus de crèches, de salles de sport mais aucune tour ALORS QUE pour avoir tout cela il faut nécessairement construire en hauteur pour libérer de la place au sol. Les parisiens sont bêtes ou quoi ?
Enfin bon attendons d'avoir les résultats définitifs, Riou vend un peu la peau de l'ours avant de l'avoir tuée là..On le connait.
JP September 10th, 2004, 04:09 PM ANNE HIDALGO, « Bientôt les bibliothèques, les piscines, les crèches »
première adjointe au maire de Paris
C'EST L'UN DES OBJECTIFS de la municipalité parisienne : adapter davantage les services publics aux horaires des Parisiens. « Un bureau des temps », lancé par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, est chargé de ce dossier. « L'ouverture de ce nouveau marché d'après-midi correspond bien à la population jeune et active de cet arrondissement, commente l'élue.
Dans le IV e , des habitants nous demandent même que le marché Baudoyer soit prolongé jusqu'à 20 h 30. » Au-delà des marchés, Anne Hidalgo travaille à l'évolution des horaires dans les bibliothèques et les piscines de la Ville. « Les dernières négociations sont en cours pour clarifier et étendre les horaires des bibliothèques. Pour les piscines, il s'agit plutôt de permettre aux particuliers de venir nager plus tard. Enfin, nous réfléchissons à Paris la nuit : il y a le Paris de ceux qui travaillent et le Paris de ceux qui font la fête. Tout cela a des retombées sur les transports, les gardes d'enfants et nous y travaillons aussi. Enfin, nous allons bientôt inaugurer une crèche hospitalière à l'hôpital Bretonneau. Elle sera ouverte aux Parisiens à des horaires plus tardifs. Nous avons engrangé de nombreuses études et expérimentations. Maintenant, nous allons passer aux exercices concrets sur l'évolution des rythmes de la Ville. »
M.C.
Le Parisien , vendredi 10 septembre 2004
==> Les transports ne seront jamais ouvert la nuit, quant aux magasins, n'en parlons pas ! J'adore cette municipalité !
il vaudrait mieux adapter le rythme parisien à celui de la traite des vaches... VIVA LA BOVIDA PARISIENNE !!!!
Cyril September 13th, 2004, 10:18 AM Un questionnaire qui n’a pas beaucoup PLU
Lundi 13 septembre 2004
Envoyé à 800 000 foyers parisiens en mai dernier, à grand renfort de publicité, le questionnaire de la Ville de Paris sur le plan local d’urbanisme (PLU) va livrer ses résultats la semaine prochaine. Mais sa légitimité est déjà contestée dans le milieu associatif et par l’opposition municipale. « Les questions étaient faites de telle manière qu’on était obligé de répondre oui », pointe Jeanne Roux, qui milite dans le 18e au sein d’une association de défense du patrimoine. « Quand on me demande s’il faut protéger ‘‘les petits immeubles pittoresques des anciens villages de Paris”, j’ai le sentiment qu’on me prend pour un imbécile », assène de son côté Yves Galland (UDF).
Le choix même d’un questionnaire est décrié par l’association Accomplir, qui regroupe des riverains des Halles. « On ne peut pas trancher certaines questions complexes par la simple récolte du nombre de oui et de non », assène Elisabeth Bourguinat, l’une de ses responsables, qui reconnaît n’avoir « pas compris le sens de la démarche ». Pour la même raison, elle trouve « particulièrement stupide » l’idée, lancée par le maire UMP du 1er arrondissement, d’un questionnaire sur les Halles adressé à tous les Parisiens.
A l’UMP justement, Claude Goasguen se dit convaincu que « Delanoë va se servir des réponses à ces questions plébiscitaires pour légitimer après coup des décisions prises d’avance ». « Sur les tours », notamment. L’élu n’accorde ainsi qu’une valeur « informative » aux résultats, à l’instar des alliés Verts du maire. « Ce questionnaire biaisé n’a servi qu’à diffuser le plus largement possible la vision des socialistes sur l’avenir de Paris », critique Alain Riou. Guillaume Frouin
A savoir :
injoignable Contacté à plusieurs reprises pour répondre aux critiques, Jean-Pierre Caffet, l’adjoint (PCF) de Bertrand Delanoë à l’Urbanisme, reste « injoignable » depuis une dizaine de jours.
Source : 20 minutes
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La semaine prochaine, ça va y aller dans la presse parisienne, merci de surveiller svp :)
lepied September 13th, 2004, 12:22 PM Je serais ravi que ttes ses personnes mécontentes ne se trompent pas, et que Béber compte bel et bien instaurer des aménagements de tours.
D'ailleurs, ça semble assez bien parti pour, sinon ça ferait pas autant de bruit :)
Fabb September 13th, 2004, 12:54 PM Un questionnaire qui n’a pas beaucoup PLU
« Quand on me demande s’il faut protéger ‘‘les petits immeubles pittoresques des anciens villages de Paris”, j’ai le sentiment qu’on me prend pour un imbécile »
C'est pourtant bien connu.
Les questionnaires sont en réalités destinés à informer le public plutôt qu'à le sonder.
La question posée ici signifie : on va construire des tours, mais on ne détruira pas les petits immeubles pittoresques.
L'autre fois, j'ai été sondé par Monoprix. Dans les questions, il y avait la liste de tous les magasins du quartier... comme par hasard.
Cyril September 16th, 2004, 04:50 PM Pour ceux qui l'auraient manqué ou pour les plus nouveaux d'entre vous, je reposte ci-dessous un compte-rendu que j'avais suite au débat sur "La hauteur à Paris" qui s'était tenu au pavillon de l'arsenal en octobre 2003 et auquel certains d'entre nous ici avions eu la chance de participer. Bon depuis notre optimisme a été battu en brèche mais bon...;)
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essai de bilan de la conférence "La Hauteur à Paris" qui s'est tenue le 14 octobre 2003 au PAvillon de l'Arsenal à Paris.
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Intervenants :
Jean Nouvel, Achitecte
Christian de Portzamparc, architecte
Dominique Perraut, architecte.
Des personnes du groupe immbilier Bouygues et Unibail.
Des représentants d'associations dont Tam Tam dans le 13 arrondissement.
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1- Introduction
Des cartes des différentes hauteurs de bâtiments de la ville de Paris nous ont été montrées, dont les bâtiments de + de 18m, + de 25m, et plus de 43 m afin d'avoir une vue globale de la hauteur dans la ville.
Quel tissu urbain doit-on envisager pour les prochaines années à Paris.
Dès le début de la conférence, la ville de Paris a été replacée comme centre d'une vaste région métropolitaine, et que toute réflexion sur la hauteur doit être envisagée en relation avec au minimum la petite couronne.
2- Intervention de D.Perrault (nb: les interventions des architectes ont été relativement rapides)
Selon lui, il faut construire des tours là où il en existe déjà comme au Front de Seine qu'il faut poursuivre car il est 'non fini'. Exemple de Donau City à Vienne, Autriche (projets de tours jusqu'à 200m) avec un aménagement de quartier vers le Danube : la rive est rendu aux habitants, la même chose pourrait être faite pour le Front de Seine à Paris.
De la même manière la tour de Jussieu pourrait être rénové, voire augmentée d'une ou plusieurs autres tours.
3- Intervention de Christian de portzamparc
Il base son exposé sur les immeubles des "Hauts de Forme" qu'il a conçus et qui offrent une densité permettant d'intégrer des espaces verts et de laisser entrer la lumière.
Selon lui, la verticalité est synonyme de ville moderne et de magnétisme, la verticalité attire.
Si un quartier comporte des tours laides, et bien on ajoute des nouvelles tours !Les tours doivent être envisagées comme des signaux qui permettent de donner des repères dans les grandes métropoles. Les tours d'Euralille sont maintenant perçues comme des signaux de la ville de Lille que l'on voit de loin.
Il nous montre en images des exemples de tours qu'il a en projet à l'étranger, et notamment de superbes tours d'habitations "pour une ville du sud de la France" (sic) on n'en sait pas plus..Il perçoit le périphérique de Paris comme un futur centre annulaire, un anneau offrant un potentiel de développement formidable pour les IGH.
Le "velum" (plafond limite de hauteur calqué sur la hauteur des immeubles hausmanniens) est pour lui une idée archaïque de la ville. Il faut percer le velum. Les immeubles "low rise" que l'on voit 'pousser' actuellement le long du périphérique, à la Porte d'Orléans notamment ne sont que la continuité du velum hausmannien avec sa hauteur à ne pas dépasser. Il leur préfère grandement des tours.
Enfin la hauteur est une expression enfantine de la ville, il cite à ce sujet les tours de San Gimiano en Italie ou bien le Mont Saint Michel en France.
4- Intervention de Jean Nouvel
La tour est un symbole de puissance, de pouvoir, et aussi un point de repère.
Qu'est-ce qu'une tour au 21ème siècle ? Un symbole global. Et aussi un symbol social comme à Séoul par exemple, où tout le monde habite dans des immeubles de 25 étages.
Où construire à Paris ? En nous montrant des vues de Paris depuis le sommet de la tour Eiffel, il nous montre que la ville est assiégée, entourée de tours.
Il est aussi d'avis qu'il faut continuer à faire des tours là où il en existe déjà.
Par ailleurs, le périphérique et les portes de Paris lui semblent bien appropriées pour construire de tels édifices.
Il introduit le terme d' 'Acupuncture' pour insister sur le fait que ces futures tours devront être construites à des endroits bien adaptés et aussi qu'elle doivent être fines (image de l'aiguille d'acupuncture fine que l'on doit planter au bon endroit sans quoi ça fait mal). Il nous montre d'ailleurs une vieille tour en pierre assez haute se trouvant dans le centre de Bologne en Italie.
Enfin la tour doit être SPECIFIQUE, un acte unique, pas un produit générique.
5- Intervention de Bouygues Immobilier.
Ils ont 2 types de clients :
- ceux qui veulent un lieu où on se sente bien
- ceux qui veulent un lieu que l'on identifie facilement, une tour doit avoir une personnalité. Cela dénote la puissance des bureaux sur l'imaginaire.
Ils pensent aussi que des tours de logement doivent être construites, car il n'y a plus de place dans Paris donc les coûts du foncier augmentent et les opérateurs immobiliers ne vont pas supporter cela longtemps (sic).
6- Intervention de Unibail (qui ont en projet 2 tours porte de Sèvres/Versailles)
Unibail affirme clairement qu'ils aiment les tours.
Dans 10 à 20 ansne resteront à Paris que des emplois tertiaires à très forte valeur ajoutée.
Les coûts de construction de bureaux ne seront pas un problèmes pour ces très riches sociétés donc "on pourra construire du beau et de très grande qualité", sur quoi quelqu'un de l'assistance lance un "Foutaise!". Mais rien de plus, la conférence continue sur sa lancée.
Ils mettent aussi l'accent sur le fait que la verticalité des bureaux et habitations fait gagner du temps de transports.
7- INtervention des associations de quartiers
L'association "Plateforme" prône le dialogue entre les différents acteurs de cet urbanisme à venir dans le cadre du PLU de PAris.
L'association "Tam-Tam" s'interroge sur le sens de la phallicitén de la rentabilité des tours et à qui elles donnent du plaisir ? Cette association ne croit pas trop non plus au prétendu lien que ces tours périphériques doivent établir entre Paris et la banlieue.
Pour la ZAC Paris rive gauche, elle pense même que la hauteur est l'élément qui participe le plus à créer des ruptures sociales. Elle invoque qu'il y a une dalle au-dessus des voies et que l'avenue de France est très souvent à l'ombre...(?) et que ce quartier fait la part belle à la circulation automobile.
8- Débat
Jean Nouvel reconnait qu'une tour ne peut se construire n'importe où. Pour lui, c'est la maison individuelle qui est génératrice de trafic automobile, pas les tours qui s'accomodent très bien des transports en commun. Si la Défense n'avait pas le RER, la Défense n'existerait pas.
Il avance comme exemple Manhattan où on ne se promène pas en voiture mais à pied, en taxi , en bus ou en métro.
Selon lui encore, il existe différents types de tours, entre les tours allemandes et américaines, il y a des différences par exemple.
Christian de Portzamparc met lui l'accent sur le velum qui est le problème véritable.
Selon lui la hauteur apporte plus de lumière, plus de vision sur la ville.
Sur ceux, une habitante de Paris au tein hâlé adore vivre dans sa tour de 16 étages car elle y a le soleil pendant une grande partie de la journée.
Pour de Portzamparc, en Europe lorqu'on projette de construire une tour, on nous met des sens interdits en nous disant "voilà ce que nous ne voulons pas", alors qu'aux USA c'est plutôt "voilà ce que nous voulons", la démarche est très différente.
Selon lui il faudrait aussi arrêter de dessiner des quartiers nouveaux entiers et plutôt réaliser des tours ça et là.
Un délégué aux affaires sociales de la ville de Paris met l'accent sur le fait 100.000 personnes sont demandeuses de logement à Paris, cela représente 50.000 logements environ, et avec un rythme de construction annuel de 3.500 logements par an, il faudrait 13 à 15 ans pour répondre à la demande, de plus il n'y a plus de place pour construire ces logements, il faut des tours dans certains endroits.Selon lui beaucoup d'habitants sont prêts à aller vivre dans des tours, contrairement auxidées reçues, car au moins il seront à Paris intra-muros.
Pour préserver la mixité sociale, il avance qu'il sans doute construire des tours mixtes (bureaux/logements/équipements).
Les 3 architectes sont alors d'accord qu'il faut construire des tours dur la couronne de la ville.
Pour Jean Nouvel, Toutes les hypothèses envisagées doivent être transparentes dans un processus démocratique. Il doit se tenir des grandes discussions sur les options stratégiques, on doit mettre en place des "workshop" (ateliers de travail).
Dominique Perrault, lui, est d'avis qu'il y a un gros travail culturel à accomplir afin que les tours ne soient plus considéreés comme des "bâtiments maudits"
Pour lui, le périphérique est la plus belle avenue de Paris (sic!), le périphérique "déclenche" du projet.
Pour Christian de Portzamparc, ce nouveau centre annulaire sera plus proche de la banlieue. Et nous allons vers une nouvelle utilisation du périphérique pour les déplacements : transports en commun en site propre ?
Sur ce, le milieu associatif réaffirme assez fortement qu'il ne veut pas que la limite de hauteur saute. l'association SOS Paris n'aime pas trop la tour Montparnasse (force est de constater que personne ne l'exècre en fait).Nénamoins elle reconnait qu'elle accepterait plus volontiers des opération d'acupuncture plutôt que des nouveaux quartiers neufs en entier. Elle regrette à juste titre que, par exemple, l'opéra Bastille ne dépasse pas le velum, ainsi cet opéra n'est pas un signal contrairement à l'Opéra Garnier qui est haut. Elle dit ensuite que si cette conférence a été organisée par la ville de Paris comme une provocation, elle saura répondre à cette provocation. Enfin, elle insiste sur le fait qu'il faut une gestion intelligente des "pieds d'immeubles' au niveau de la rue. Elle émet ses crainte que des villes de banlieue imitent Paris si celle-ci se remet à construire des tours. Sur ce, Jean Nouvel demande à l'interlocuteur s'il a confiance en l'avenir? le vieil homme ne sait quoi répondre. Rires dans la salle.
N'y aura-t-il que des riches à Paris dans 10 ou 20 ans alors ?
Si les emplois hautement qualifiés disparaissent, d'autres emplois moins qulifiés risquent de disparaitre aussi. La ville de Paris a le taux de chômage le plus élevé d'ile de France, et on connait l'importance de conserver etr de développer ses fameux emplois hautement qualifiés pour que Paris reste une ville globale avec les notions de clusters économiques etc..
De même si ces emplois partent, les jeunes partiront aussi.
Le conseiller en urbanisme de la ville de Paris fait allusion à Londres et à son maire de gauche Ken Livingston qui est pro-gratte-ciel affiché.
C'est à travers le développement de lieux nouveaux qu'on crée les prix et non plus par l'optique malthusienne qui est une optique de rente. Ainsi on assisterait à une dynamique nouvelle de l'économie parisienne.
C'est un ENJEU ECONOMIQUE énorme !
Une personne d'une assiciation de quartier ne voit pas bien le parallèle entre hauteur des bâtiments et diminution du chômage : la relation n'est en effet pas très claire...
Elle remarque aussi que cette conférence n'a pas d'intervants sociologues ou économistes.
Le maitre de débat demande aux intervants de définir la hauteur d'une tour, personne ne répond, rires dans la salle.
Un participant dans la salle dit qu'on manque de bons exemples de tours d'habitation mais qu'il existe des projets et réalisations satisfaisantes en Allemagne, Hollande et Royaume Uni. Jean Nouvel parle des Torres Biancas à Madrid avec leurs terrasses que tout le monde adore dans ces tours.
Une femme demande la parole et dit que ce type de tours existe au Brésil, et que si on doit construire des tours de 200, 300 mètres, il faut se lancer ! Presque personne nebronche dans l'assistance..
Le débat prend fin, ainsi que la conférence.
Cyril September 21st, 2004, 04:53 PM PARIS, 20 sept (AFP)
Urbanisme à Paris : le PCF plaide pour une densification du bâti
Les élus PCF ont appelé mardi au "bon sens" en matière d'urbanisme à Paris, en insistant sur les besoins de logements sociaux et d'emploi, et en se prononçant pour une densification du bâti, à la veille de la publication des résultats d'une consultation des Parisiens sur le sujet. Le maire PS Bertrand Delanoë doit présenter mercredi les réponses à un questionnaire adressé à l'ensemble des Parisiens en mai-juin, qui doivent inspirer le futur plan local d'urbanisme (PLU). Rappelant la priorité, affirmée par l'ensemble des composantes de l'exécutif parisien (PS, Verts, PCF, MRC, PRG) de maintenir le nombre des habitants de Paris (2,1 millions), en respectant leur diversité (origines, âges...), Jean Vuillermoz, président du groupe communiste municipal, a exprimé la crainte que le futur PLU "ne se donne pas les moyens de cet objectif". Il a souligné que l'abaissement à 3 du coefficient d'occupation des sols (COS), actuellement entre 3,25 et 3,75, risquait d'aggraver la "spécialisation sociale" (très riches et très pauvres, peu de jeunes, peu de familles nombreuses, peu de classes moyennes) et le déclin économique. Regrettant qu'"un débat biaisé sur les tours" ait obscurci les vrais enjeux de l'urbanisme dans la capitale, le groupe communiste rappelle qu'il est bien sûr favorable aux espaces verts, mais que les priorités doivent être logement et emploi. Il y a 110.000 demandes de logement social à Paris où le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale. M. Vuillermoz a posé le problème de la réhabilitation d'immeubles "faubouriens" (petites hauteurs, 2 à 3 étages): si on agrandit ces logements, souvent trop petits, sans surélever un peu, on ne pourra pas assurer l'ensemble des besoins. Il faut "inévitablement densifier le bâti de la ville", et donc ne pas diminuer le COS, a insisté M. Vuillermoz. Evoquant "les différences de points de vue au sein de la majorité municipale tant sur la conception que sur l'avenir de la ville", l'élu communiste a appelé à "continuer la discussion au sein de l'exécutif".
© 2004 AFP
lepied September 21st, 2004, 05:10 PM Eh oui, c'est demain le jour J ....
Pensez-vous que les Parisiens auront craché sur toutes les questions "incitant aux tours" ?
Le cas échéant, est-ce qu'il faut concidérer ce questionnaire plus comme un "avertissement" (on va construire des tours), comme le dit FAbb il me semble, ou bien faut-il penser que si les Parisiens ont répondu d'une manière hostile aux tours, celles-ci seront abandonnées pendant encore 20 ans ?
Phil September 21st, 2004, 05:16 PM quelquesoit la décision de la mairie et le résultat du sondage, je sens déjà à l'avance que les remarques des verts seront énervantes.
JP September 21st, 2004, 05:29 PM Les réponses sont toutes vues ! Il était débile ce questionnaire ! Après l'avis du public, Bertrand va-t-il prendre le 50-50 ou l'appel à un ami pour son PLU ?
lepied September 21st, 2004, 05:34 PM Je vois pas quel ami de son entourrage politique il pourrait appeler, pour le soutenir dans la reprise des tours... pompidou ? de gaule ? :)
MyNight September 21st, 2004, 06:40 PM Je pense effectivement que tout cela est une campagne de pré-communication, ou de sensibilisation à la possibilité de construire des tours. Ceci dit, si Nono s'y met, je suis certain que ce ne sera pas avant son 2ème mandat s'il y en a un, car là il aura les coudées franches. Pas avant...
Cyril September 22nd, 2004, 11:59 AM Et voilà ;)
PARIS, 22 sept (AFP) - 11h35 - Les Parisiens sont massivement favorables (82%) à la politique de limitation de la circulation automobile, mais opposés à 62% à la construction de tours, selon les résultats d'un questionnaire de la mairie auquel ont répondu 120.000 personnes.
Environ 800.000 questionnaires ont été distribués aux Parisiens en mai-juin et les réponses ont été traitées par IPSOS, a rappelé mercredi le maire de Paris Bertrand Delanoë, en présentant les résultats à la presse.
A cette occasion, M. Delanoë s'est félicité de "cet exercice de démocratie, d'inventivité et de gestion municipale".
Ce taux de réponse (15%) correspond assez bien, selon IPSOS, à la structure de la population. Les réponses doivent être prises en considération dans l'élaboration du futur Plan local d'urbanisme (PLU).
Sur la politique des transports (limiter la circulation automobile, favoriser les transports publics...), 63% des Parisiens se déclarent "tout-à-fait d'accord" et 19% "plutôt d'accord".
Seulement 16% d'entre eux s'affirment "plutôt pas d'accord" ou "pas d'accord du tout". 2% ne se prononcent pas sur cette question qui avait déchaîné les passions en 2003 lors de la construction des premiers couloirs séparés pour les bus.
En outre, 71% des personnes qui ont répondu sont d'accord pour "limiter la vitesse" afin de réduire la pollution. Cependant, quelque 53% sont opposés à une réduction du nombre de places de parking dans les constructions neuves.
67% souhaitent la prolongation du tramway des Maréchaux au-delà du tronçon en cours de construction dans le sud de Paris.
Le projet de création de 25% de logements sociaux dans les nouveaux programmes, notamment de l'ouest et du centre, est approuvé par 71%, mais cette question suscite moins d'adhésion dans les arrondissements concernés (46% seulement dans le XVIème arrondissement et 49% dans le VIIIème arrondissement).
Plus de 90% des Parisiens estiment important de réaliser de nouveaux espaces verts et 91% veulent davantage d'arbres.
Enfin, alors que le projet de PLU actuel prévoit de maintenir la limitation à 37 mètres au plus, soit 11 étages, de la hauteur des immeubles, les Parisiens sont opposés aux immeubles à grande hauteur pour 62% d'entre eux.
© 2004 AFP.
Phil September 22nd, 2004, 12:28 PM 62% en fait c'est beaucoup moins que je ne croyais.
MyNight September 22nd, 2004, 01:17 PM Surtout 62% de 15%...
JP September 22nd, 2004, 01:33 PM oui 62% c'est pas énorme... mais bon...
90% veulent des nanarbres et des paparcs pour faire crotter Pouppy-le-basset et nianiania pas plus de 37m nianiania... on tourne en roooond !!!! J'adore Bertrand !
Cyril September 22nd, 2004, 02:07 PM je crois que la réponse de Delanoe va être consensuelle dans le style "si vous voulez des espaces verts, il faut forcément construire plus haut". Bon il est vrai que le score de 62% est un peu bluffant, on s'attendait plus à genre 85% mais il est vrai que les questions posées étaient du style "êtes-vous..plutôt pour ceci..." donc ça fausse un peu les résultats. Reste à savoir si les 62% représentent les totalement contre + les plutot contre ou seulement les totalement contre...lol
La réponse de la mairie pourrait aussi se traduire par l'acceptation de construire 'quelques' tours à des endroits bien choisis, je pense plus que c'est ce vers quoi nous tendons, ils seront obligés de se lâcher sur le COS à certains endroits car avec un COS de 3, on ne va pas aller loin.
JP September 22nd, 2004, 02:49 PM A la question :
Paris est l’une des villes d’Europe dont la
superficie (105 km2) est particulièrement modeste
rapportée au nombre de ses habitants.
Les besoins d’espaces pour les équipements publics,
l’emploi, le logement et les espaces verts sont importants.
Ce débat sur le PLU offre donc la possibilité d’aborder
la question des hauteurs des immeubles.
Le projet de PLU actuel prévoit de maintenir leur
hauteur à 37 mètres au plus, environ 11 étages.
Sans remettre en cause cette règle générale, seriez-vous favorable à
ce qu’à titre exceptionnel, dans des projets précis, puisse être
envisagée la construction de quelques immeubles de grande hauteur
et de haute qualité architecturale, orientés vers l’activité économique
et situés en dehors du centre historique de Paris? (en %)
Tout à fait favorable 15
Plutôt favorable 22
Total favorable 37
Plutôt opposé 27
Tout à fait opposé 35
Total opposé 62
Ne se prononce pas 1
les autres résultats : http://www.paris.fr/fr/Urbanisme/PLU/ResultatEnquetePLU.pdf
lepied September 22nd, 2004, 02:51 PM Le principe de consertation obligatoire pour l'élaboration de tours dans Paris rendra obligatoire la grande qualité architecturale, ainsi que la hauteur (au moins 150 mètres, et bien sûr plus).
JP September 22nd, 2004, 02:56 PM autres chiffres :
Pour chacune des propositions suivantes, pouvez-vous nous dire s’il est important ou pas
de la mettre en oeuvre dans le cadre de ces coopérations ? (en %)
Embellir les portes de Paris (Porte d’Orléans,
Porte de la Chapelle, Porte de Bagnolet…)
73% important (37 assez 36 très )
LE PLUS DROLE
L’aménagement des territoires disponibles
Paris dispose de rares territoires peu construits (voies ferrées, entrepôts industriels, abords du
périphérique, friches) qui peuvent accueillir des opérations d’urbanisme de grande échelle.
Pour chacune des propositions suivantes, pouvez-vous
nous dire si vous la jugez importante ou pas à mettre en oeuvre
dans l’aménagement de ces territoires ? (en %)
=> Créer de nouveaux espaces verts 93 % ( 72 très 21 assez important)
=>mplanter de nouveaux services publics (crèches, écoles, services de santé…) 86% important
=>Implanter des commerces de proximité 79% important
=>Créer de nouveaux logements 76 % important
=>Implanter de nouveaux équipements sportifs ou culturels 74 % important
=>Implanter des locaux pour les entreprises 40 % important
mais on veut pas densifier Paris !
lepied September 22nd, 2004, 03:17 PM Donc en gros installer des entreprises tout le monde s'en fous... c'est marrant mais à l'envers, les 40% de gens qui jugent important d'installer des sociétés sont peut-etre les memes individus que les 38% qui ne sont pas défavorables aux tours...
Les autres se bercent d'illusions, habitent l'une des villes les plus importantes au monde mais aimeraient bien voir des vaches et des près, façon creuse, ou cantal... Ah oui, des crèches aussi..............
On sent bien que les Français n'en ont rien à foutre de l'avenir de leur pays, de son "prestige", de son avenir...
Le plus important c'est "mon cul, ce qui me touche moi. Le reste, l'avenir, la logique, les 100 000 personnes en attente de logement, RIEN A FOUTRE... Tant qu'on me met des nanarbres et des crécréches, tout le monde peut creuver autour de moi, je m'en fous, j'ai mon carret de verdure. Et je suis opposé aux tours, meme à celles à l'autre bout de la ville que je ne verrais jamais : les tours, c'est américain, et puis ça fait ni très green peace, ni très cantal.
JP September 22nd, 2004, 03:21 PM on peut lire sur le site de la mairie ( www.Paris.fr ) dans la rubrique concernant le futur PLU :
"L’architecture contemporaine
Pour renouer avec la tradition de beauté et d’invention urbaine de Paris, il est proposé que le plan d’urbanisme décourage les imitations du passé et favorise la création architecturale, à condition toutefois que les projets s’intègrent harmonieusement dans leur environnement et s’inscrivent dans une logique de développement durable.
Les constructions d’équipements publics et de logements sociaux lancées depuis le début de la mandature illustrent déjà cette ambition.
Le PLU ne prévoit pas de modifier les hauteurs maximales de construction (37 mètres, soit environ 11 étages) actuellement en vigueur. Ce principe général étant établi, la question se pose cependant de savoir si dans le cas de projets ciblés et à des conditions très strictes (qualité architecturale des constructions, normes environnementales, lieu d’implantation…), il serait envisageable d’y déroger exceptionnellement, ce qui impliquerait alors une consultation systématique des habitants ainsi qu’un débat au Conseil de Paris. "
lepied September 22nd, 2004, 03:25 PM Ce principe général étant établi, la question se pose cependant de savoir si dans le cas de projets ciblés et à des conditions très strictes (qualité architecturale des constructions, normes environnementales, lieu d’implantation…), il serait envisageable d’y déroger exceptionnellement, ce qui impliquerait alors une consultation systématique des habitants ainsi qu’un débat au Conseil de Paris. "
Le mec qui a écrit ça, on dirait qu'il a un flingue sur la tempe. Une ménagère en colère a le doigt sur la gachête, j'entend trembler sa voix de là...
Faut arrêter bon sang ! Si la démocratie participative et la consultation publique empêche à notre pays de se frayer un avenir, alors passons-nous en.. On est cons aussi en France, on en tient une sacré couche même.
Vous pensez qu'aux usa ils demandent, la voix tremblante, aux habitants de New York si il serait "envisageable que enfin peut etre bien c'est une idée qui serait éventuellement en extrème limite qu'on construise une tour ?"
Dans les autres pays les gens n'ont pas l'air de fréner autant la volonté d'évolution de leur pays. Encore une fois France pays de cons égoistes, stupides et technophobes.
Cyril September 22nd, 2004, 04:17 PM http://medias.lemonde.fr/medias/image_article/reg_paris_040922.gif
Les Parisiens rêvent d'une ville plus verte et préservée
LE MONDE | 22.09.04 | 14h13
M. Delanoë a rendu publics, mercredi 22 septembre, les résultats de la consultation lancée au printemps sur le futur visage de Paris. Les habitants réclament davantage de protection du patrimoine et sont d'accord pour limiter la place de la voiture.
Associer les Parisiens à l'élaboration des nouvelles règles d'urbanisme censées modifier la physionomie de la capitale pour les vingt ans à venir, le pari était risqué. Cette initiative inédite du maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, a pourtant, manifestement, séduit.
Sur les 800 000 foyers parisiens auxquels il avait été adressé, 121 000 ont renvoyé au maire, entre mai et juin, son questionnaire sur leurs souhaits et leurs priorités en matière d'architecture, de protection du patrimoine, de déplacement, de stationnement ou d'espaces verts.
Cette vaste consultation, dont M. Delanoë a présenté les résultats, mercredi 22 septembre, doit nourrir la préparation du plan local d'urbanisme (PLU) qui remplacera, en 2006, l'actuel plan d'occupation des sols (POS). En attendant, elle permet aussi au maire de Paris, parvenu à mi-parcours de son mandat, de valider les grandes orientations de la politique municipale, notamment en matière de transport - priorité aux transports en commun et diminution de la place de la voiture - et de logement - développement du logement social dans tous les arrondissements.
Le succès et les résultats de cette consultation ont créé un vent d'euphorie au sein de l'équipe municipale. L'adjoint (Vert) chargé de la circulation et des transports, Denis Baupin, se félicitait, mercredi, de l'adhésion des Parisiens à la politique municipale de développement des transports en commun. "Cela démontre, soulignait-il, que les opposants au tramway ou aux couloirs de bus mènent un combat d'arrière-garde."
Contre les tours. Il n'y a guère que sur la question très polémique des constructions de grande hauteur que les Parisiens expriment une vraie divergence avec M. Delanoë. Comme il l'a redit dans un livre sorti le 13 septembre (La Vie, passionnément, Robert Laffont), le maire de Paris est plutôt ouvert à l'idée, "un peu provocatrice", que la capitale puisse, "exceptionnellement", s'affranchir de la "sacro-sainte limite de 37 mètres" imposée aux immeubles de grande hauteur.
Bien qu'il ait dû, il y a un an, s'incliner devant le front uni contre les tours des élus Verts et UMP du conseil de Paris, il n'a pas vraiment désarmé. Il devra, désormais, composer avec ses administrés : 62 % se déclarent en effet "plutôt" ou "tout à fait" opposés, fût-ce "à titre exceptionnel", à toute dérogation sur les hauteurs. Seuls les moins de 24 ans y sont majoritairement favorables.
Pour la protection du patrimoine. Qu'ils habitent les beaux quartiers ou les arrondissements populaires, les Parisiens réclament des constructions privilégiant les matériaux de qualité (95 %) et le développement des économies d'énergie (93 %). Ils sont tout aussi unanimes (93 %) à placer la protection des immeubles les plus anciens (des XVIIe et XVIIIe siècles) devant celle du patrimoine haussmannien (88 %), des immeubles contemporains (65 %) et du patrimoine industriel (60 %).
Quels que soient leur âge, leur niveau d'étude ou leur arrondissement de résidence, les Parisiens réclament toujours plus d'espaces verts (94 %). Fût-ce au détriment d'autres priorités. Pour l'aménagement futur des terrains encore disponibles, ils placent, ainsi, la création de nouveaux espaces verts devant "l'implantation de nouveaux services publics", comme les crèches (86 %), la construction de logements (76 %) ou d'équipements sportifs ou culturels (74 %).
Le développement économique de la capitale ne semble pas, en outre, être au cœur des préoccupations de ses habitants. L'implantation de locaux pour les entreprises sur les terrains appelés, dans les années à venir, à accueillir des opérations d'urbanisme de grande échelle n'est jugée "importante"que par une minorité (40 %) et placée juste avant la "création d'équipements utiles au tourisme" (35 %).
Moins de voitures. C'est un bon point pour MM. Delanoë et Baupin : 79 % des Parisiens - et 86 % des Parisiennes - approuvent la politique de limitation de la circulation automobile engagée depuis trois ans. Les habitants déclarant se déplacer prioritairement en voiture y sont eux-mêmes favorables à 63 %. La création de couloirs réservés pour les bus est plébiscitée dans tous les arrondissements (87 %), y compris ceux de l'ouest et du centre, avant le développement des pistes cyclables (70 %) et la prolongation du tramway des Maréchaux (67 %).
Plus de places de stationnement. Les choses se gâtent, en revanche, lorsqu'on aborde la question du stationnement. Légèrement schizophrène, le Parisien est d'accord pour limiter la place de la voiture, mais il veut pouvoir garer la sienne. La proposition, inscrite au projet de PLU, d'imposer la construction d'une place de stationnement pour deux logements dans les nouveaux programmes de construction est majoritairement rejetée (53 %). Certains arrondissements, comme les 7e, 8e, 15e et 16e, qui se distinguent peu des autres sur la question de la limitation de la place de la voiture, sont même - à plus de 60 % - opposés à cette idée.
Des logements sociaux dans tous les arrondissements. C'est une autre orientation forte que l'équipe municipale tente de mettre en œuvre depuis le début de la mandature. Le PLU devrait la couler dans le bronze en imposant aux promoteurs privés, dans les arrondissements du centre et de l'ouest, un quart de logements sociaux dans tous les programmes neufs de plus de 1 000 mètres carrés. Interrogés sur cette orientation, les Parisiens répondent "d'accord" à plus de 71 %. Avec, toutefois, des écarts importants selon le lieu de résidence : plus de 80 % sont pour, dans les arrondissements où est actuellement concentré l'essentiel des logements sociaux parisiens (11e, 18e, 19e et 20e). Moins de 60 % approuvent, dans les arrondissements visés par la mesure comme le 7e (52 %), le 8e (49 %), le 15e (59 %) et le 16e (46,2 %).
Christine Garin
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.09.04
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Le futur plan d'urbanisme impose plus de mixité entre l'emploi et l'habitat
LE MONDE | 22.09.04 | 14h13
Les résultats du questionnaire adressé au printemps à 800 000 Parisiens sont censés valider les grandes orientations de la politique municipale à l'œuvre dans le plan local d'urbanisme (PLU), qui doit remplacer, début 2006, l'actuel plan d'occupation des sols (POS). Ce dernier date de 1977. Il a été révisé en 1994. Les droits à construire des bureaux avaient alors été restreints et la protection des espaces verts, renforcée.
Le nouveau règlement d'urbanisme sera voté au Conseil de Paris en janvier 2005. Le PLU fera ensuite l'objet d'une enquête publique avant une adoption définitive fin 2005. Plusieurs orientations ont été retenues : la préservation des espaces verts, une répartition plus équitable des bureaux et du logement, le maintien des commerces et de l'artisanat sur environ 200 km de voies, soit 15 % des voies parisiennes. Sur les 71 000 commerces de la capitale, 31 000 seraient concernés.
ESPACES LIBRES
La surface des espaces verts protégés devrait augmenter d'environ 13 %, passant de 2 340 hectares actuellement à environ 2 600 hectares. Et les exigences pour les constructeurs devraient s'accroître. Dans les nouveaux programmes de logements ou de bureaux, 60 % des espaces libres devront être "végétalisés", dont 40 % en "pleine terre".
La répartition des zones d'habitat et d'activité est très inégale sur le territoire parisien. Le projet est de favoriser les immeubles d'habitation à l'ouest et au centre et d'inciter à la mixité habitat-emploi au nord, au sud et à l'est. L'implantation du logement social est l'autre inégalité, criante, à corriger.
De 0 % à 9 % dans les arrondissements du centre et de l'ouest, le pourcentage de logements sociaux dépasse 40 % dans certains quartiers périphériques du sud et de l'est. Dans les zones en déficit, le projet de PLU prévoit qu'à l'avenir toutes les opérations privées de construction de logements de plus de 1 000 mètres carrés intègrent un quart de logements sociaux. Hormis le 19e arrondissement, totalement exempté, tous les arrondissements seraient concernés. Certains, comme le 20e et le 13e, sur une petite portion, d'autres, comme le 6e, le 7e, le 8e, le 9e et le 16e, sur la quasi-totalité de leur territoire. Le PLU propose en outre de modifier les règles de construction de parkings en contraignant les promoteurs à prévoir une place pour deux logements (au lieu de un actuellement).
Le nouveau règlement devrait, enfin, modifier le coefficient d'occupation des sols (COS), fixant la surface maximale construite autorisée sur un terrain. Il devrait passer de 3,25 ou 3,75 actuellement, selon les zones, à 3 en 2006. Cette dernière réforme inquiète les élus communistes qui estiment inévitable de "densifier l'espace urbain parisien" si l'on veut vraiment répondre aux objectifs fixés par le PLU. Une orientation dont les Verts, autres partenaires de M. Delanoë au sein de la majorité municipale, ne veulent pas entendre parler.
Christine Garin
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.09.04
lepied September 22nd, 2004, 04:30 PM Contre les tours. Il n'y a guère que sur la question très polémique des constructions de grande hauteur que les Parisiens expriment une vraie divergence avec M. Delanoë. Comme il l'a redit dans un livre sorti le 13 septembre (La Vie, passionnément, Robert Laffont), le maire de Paris est plutôt ouvert à l'idée, "un peu provocatrice", que la capitale puisse, "exceptionnellement", s'affranchir de la "sacro-sainte limite de 37 mètres" imposée aux immeubles de grande hauteur.
Bien qu'il ait dû, il y a un an, s'incliner devant le front uni contre les tours des élus Verts et UMP du conseil de Paris, il n'a pas vraiment désarmé. Il devra, désormais, composer avec ses administrés : 62 % se déclarent en effet "plutôt" ou "tout à fait" opposés, fût-ce "à titre exceptionnel", à toute dérogation sur les hauteurs. Seuls les moins de 24 ans y sont majoritairement favorables.
Leur discours est ULTRA anti tours et enfonce delanoé.
Le développement économique de la capitale ne semble pas, en outre, être au cœur des préoccupations de ses habitants. L'implantation de locaux pour les entreprises sur les terrains appelés, dans les années à venir, à accueillir des opérations d'urbanisme de grande échelle n'est jugée "importante"que par une minorité (40 %) et placée juste avant la "création d'équipements utiles au tourisme" (35 %).
La désarmante réalité, je ne l'aurais pas mieux dit... C'est un vrai cauchemard, les Parisiens sont des gosses égoistes sans le moindre sens des réalités, j'ai peine à croire tout ça, parfois je me dis que c'est une blague.
Cyril September 22nd, 2004, 04:48 PM ça n'est pas une méga claque non plus. La population n'est pas totalement opposée aux tours. On a la représentation des opinions telles qu'on les avaient vues lors du débat sur les tours en octobre 2003, seuls les personnes les plus agées étaient totalement contre. Pour tous les autres c'était du "oui mais". Donc il n'y aura pas de densification uniforme de la ville par la hauteur mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de dérogations à certains endroits.
lepied September 22nd, 2004, 04:53 PM Tu veux que je te dise ? Madame soleil m'a dit ce qu'il va se passer :
Quelques rares dérogations vont être faites, avec consultation des habitants, de la municipalité etc. Et résultat : dans la majorité des cas on aura à faire à un refus cuisant, et dans les cas où ils auront eu "la concertation et l'accord des riverains" (la honte), les tours seront rabotées à mort, on aura droit à des boites de 130 mètres de haut pour 50 de large, et en faisant ce genre de compromis on donnera encore raison à tous ces gens, on remettra du bois tendre dans leur brasier.
Cyril September 22nd, 2004, 04:57 PM C'est bien pour cela que la Mairie devrait vraiment commencer par un projet concret fort, au bout de l'Avenue de France par exemple, quitte à se mettre les associations de riverains à dos. Si la construction est belle ET haute, la contestation sera moindre. Même à Barcelone, les riverains ne voulaient pas de Torre Agbar, et elle s'est construite et on en parle partout, et je suis certains que maintenant ils en sont fiers. Il faudrait le même processus pour Paris.
lepied September 22nd, 2004, 05:00 PM Tu penses que ce genre de processus peut arriver ? tu penses que des gens y planchent ou le propose ?
Cyril September 22nd, 2004, 05:03 PM Il faut une volonté réelle de la part de la mairie. Bon maintenant on va voir ce que la mairie (et pas les journalistes) retire de ce sondage.
lepied September 22nd, 2004, 05:40 PM Pourrons-nous avoir une réelle vue de la mairie de Paris ? vont-ils organiser une conférence de presse ? ont-ils prévu de s'exprimer clairement sur le sujet ?
Cyril September 22nd, 2004, 05:48 PM Un début de réponse :
Les Parisiens rêvent d'une ville belle, aérée et sans tours
PARIS, 22 sept 2004 (AFP) - 17h38 - Les Parisiens aspirent à une ville belle, aérée et sans tours, et plébiscitent la politique de développement des transports en commun et de limitation de la circulation automobile du maire Bertrand Delanoë (PS), selon un questionnaire mis au point par la mairie et traité par IPSOS.
Envoyé au printemps à 800.000 foyers, ce document, très fouillé, a été rempli par 121.333 personnes. Il est selon IPSOS représentatif de la population parisienne, malgré une moindre participation des ouvriers et des jeunes.
Au cours d'une conférence de presse, M. Delanoë a confirmé mercredi que les aspirations de ses administrés seraient prises en compte dans le prochain Plan local d'urbanisme (PLU) qui sera élaboré pour le mois de janvier.
Vivant entre bitume et béton, les Parisiens, quels que soient leur âge et leur niveau d'étude, réclament toujours plus d'espaces verts (94%). 91% veulent plus d'arbres.
Ils sont aussi massivement (82%) favorables à la politique volontariste de limitation de la circulation automobile menée depuis trois ans en faveur du développement des transports en commun. Les femmes, qui représentent à Paris 53% de la population, approuvent encore plus que les hommes le développement des transports en commun (85,8% contre 78,5 %).
Seulement 16% des Parisiens se disent "plutôt pas d'accord" ou "pas d'accord du tout" avec cette politique qui avait déchaîné les passions en 2003 lors de la mise en place des premiers couloirs séparés pour les bus.
En corollaire, les Parisiens souhaitent qu'on améliore l'offre de bus (87%), qu'on réduise la vitesse (71%) et qu'on prolonge le tramway sur le boulevards des Maréchaux au-delà du tronçon en cours dans les XIIIème, XIVème et XVème arrondissement.
Autre enseignement, pointé par M. Delanoë, la petite moitié des Parisiens ayant une voiture souhaitent pouvoir la garer : 53% des réponses marquent une opposition au projet de réduction du nombre de places de parking dans les constructions neuves.
Les Parisiens expriment aussi leur attachement à la protection du patrimoine, citant en premier lieu les bâtiments anciens (93%). En outre 95% souhaitent qu'on utilise des matériaux de qualité pour la construction des nouveaux bâtiments.
refus des tours
Ils sont 62% à être opposés à la construction de tours. Bertrand Delanoë avait lancé le débat il y a quelques mois sur la possibilité de construire des immeubles de grande hauteur dans Paris afin d'aider à résoudre les problèmes de logement. Mais il a déclaré mercredi "prendre acte" du refus des Parisiens, en soulignant toutefois les jeunes étaient majoritairement favorables à la construction de tours.
Le projet de PLU en préparation prévoit de maintenir la limitation de la hauteur des immeubles à 37 mètres au plus, soit 11 étages.
Les Parisiens approuvent en revanche, à 71%, le projet de création de 25% de logements sociaux dans les nouveaux programmes notamment de l'ouest et du centre de Paris.
Entouré de nombreux adjoints, M. Delanoë a salué l'engagement des Parisiens dans une consultation qui est selon lui, "un exercice de démocratie, d'inventivité et de gestion municipale", organisé à mi-parcours de son mandat. Parmi ses partenaires de gauche, Alain Riou (Verts) a estimé que son parti était conforté dans sa "bataille anti-tours" tandis que Jean Vuillermoza appelé à ne pas oublier les aspirations des couches populaires.
Au nom de l'UMP, Claude Goasguen a jugé ce document "intéressant", tout en demandant qu'on n'en fasse pas "un atout de communication".
© 2004 AFP
lepied September 22nd, 2004, 05:50 PM Donc ça veut sous entendre qu'il ne fera rien de rien .
JP September 22nd, 2004, 06:28 PM on est au point de départ, les parisiens ne veulent pas que Paris change ! Après tout que veut dire des tours à Paris?!?! Je me demande bien ! Qu'il présente déjà un projet et qu'il consulte la population ensuite.
De toute façon il faudra attendre fin 2005 pour que le PLU soit adopté. On aura les vrais questions après. Si Paris obtient l'organisation des jeux on irait peut-être vers un mieux... il faudra attendre, et encore attendre...
MyNight September 22nd, 2004, 06:30 PM Deux choses :
--> D'une part, le fond de commerce de Nono, c'est les jeunes, puisque les vieux votent UMP à Paris...
--> D'autre part, on est devant l'équation insoluble, là, qui consiste à vouloir densifier sans faire de la hauteur, à vouloir faire du vert sans pouvoir donc faire d'espace, etc... Les 25% de logements sociaux, c'est bien joli, mais sur quelle emprise ? Les 7,8 et 16èmes arrondissements sont extrêmement denses...
Ce qui m'ennuie dans cette histoire, c'est que Nono donne du grain à moudre aux Verts qui le tiennent ainsi par les burnes, si vous me passez l'expression... Dommage pour lui, il a raté le coche pour ce mandat... Je ne reviens pas sur ce que je disais plus haut, à savoir que s'il la joue fine et s'il est élu un second mandat, il pourra envisager cette fois la construction de tours ponctuelles, puisque s'il est réélu, ce sera grâce aux jeunes... CQFD !
Il devrait faire comme Jean Monnier à Angers, virer la frange qui le dérange dans sa majorité municipale, et entamer de gros projets prometteurs et vendeurs du point de vue communication avant la fin de son mandat : la population le plébisciterait pour un deuxième... Angers, ville notoirement de droite, est maintenant de gauche depuis 30 ans grâce à cette petite astuce....
St!ckyesman September 22nd, 2004, 07:02 PM Les verts vont nous dire de creuser et d'installer les centre commerciaux et les bureaux dans les galeries des carrières si on peut pas construire en hauteur!
On va devenir des taupes :weird: .
JP September 22nd, 2004, 07:21 PM chuis déjà myope...
david chanrion September 22nd, 2004, 10:08 PM L'avenir de paris
éditorial du monde du 23/09/2004
On a trop longtemps déploré la gestion régalienne, technocratique et opaque de la Ville de Paris pour ne pas se réjouir, aujourd'hui, de la volonté de Bertrand Delanoë d'associer les Parisiens à la définition de leur avenir.
L'indéniable succès rencontré par la consultation organisée auprès des 800 000 foyers de la capitale témoigne que ce pari de la "démocratie participative" valait la peine d'être engagé : plus de 120 000 Parisiens ont été séduits par cette démarche et ont exprimé leurs souhaits et leurs attentes sur les grandes questions qui se posent à la municipalité.
A la veille d'un débat décisif, en 2005, sur le plan d'occupation des sols appelé à remplacer celui qui avait été adopté il y a près de trente ans, cette mobilisation est rassurante pour le maire de Paris. Elle l'est d'autant plus que les politiques les plus emblématiques mises en œuvre depuis 2001 sont massivement soutenues par les habitants de la capitale : près de huit sur dix (79 %) approuvent la limitation de la circulation automobile ; près de neuf sur dix plébiscitent la création de couloirs réservés pour les bus ; plus de sept sur dix sont favorables à la création de logements sociaux dans tous les arrondissements.
Il n'empêche qu'au-delà de ce succès cette consultation risque de se révéler fort embarrassante, à l'avenir, pour l'équipe municipale. Car elle témoigne, également, de la frilosité des Parisiens.
Alors que Paris perd un peu de ses habitants et beaucoup de ses emplois - 200 000 ont ainsi disparu entre 1990 et 1999 -, alors que Paris s'embourgeoise et devient une ville inabordable pour les jeunes et les classes moyennes - sans même parler des classes populaires -, alors que les inégalités sociales s'y creusent et que le taux de chômage y est désormais supérieur à la moyenne nationale, alors que les entreprises les plus innovantes la boudent et se délocalisent hors ses murs, bref, alors que Paris est menacée de sclérose, ses habitants se montrent très conservateurs.
Leurs priorités sont claires : préservation du patrimoine, et notamment du plus ancien, aménagement d'espaces verts, refus (par les deux tiers d'entre eux) de la construction de tours de grande hauteur. En revanche, 40 % seulement sont favorables à l'implantation de locaux pour les entreprises.
Or si elle ne veut pas devenir, plus encore, une ville-musée, si elle ne veut pas se laisser embaumer façon Amélie Poulain, la capitale doit bouger, rajeunir et se revivifier. Elle doit bousculer un urbanisme trop figé et une architecture qui tourne de plus en plus au pastiche nostalgique. Elle doit, selon le mouvement séculaire de son développement, abolir franchement les frontières avec sa banlieue et redéfinir son rôle au centre de la gigantesque métropole qui l'entoure.
Bertrand Delanoë pourra, à juste titre, se réjouir que les Parisiens approuvent son action. Sa responsabilité, désormais, est de les convaincre que Paris doit réinventer une civilisation urbaine du XXIe siècle. La démocratie participative qu'il prône et met en œuvre ne sera pas de trop pour y parvenir.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.09.04
MyNight September 22nd, 2004, 10:22 PM "Or si elle ne veut pas devenir, plus encore, une ville-musée, si elle ne veut pas se laisser embaumer façon Amélie Poulain, la capitale doit bouger, rajeunir et se revivifier. Elle doit bousculer un urbanisme trop figé et une architecture qui tourne de plus en plus au pastiche nostalgique. Elle doit, selon le mouvement séculaire de son développement, abolir franchement les frontières avec sa banlieue et redéfinir son rôle au centre de la gigantesque métropole qui l'entoure."
Oui, certes, on a là en raccourci les principaux enjeux de l'avenir non seulement de Paris, mais aussi de toute mégalopole occidentale... Maintenant, le questionnaire, dans cette optique... :toilet: :D
MyNight September 22nd, 2004, 10:23 PM NB : la théorie est souvent aussi droite que la réalité est tordue...
JP September 22nd, 2004, 10:24 PM il faut retenir de l'article "ses habitants se montrent très conservateurs" ;)
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