Tounsi
November 18th, 2008, 12:34 AM
La Tunisie constitue en Afrique du Nord et dans le monde arabe un modèle à part, en effet, de part sa position stratégique, son économie diversifiée, son investissement dans l'économie de savoir et le développement de son infrastructure de base, elle attire de plus en plus les IDE.
En effet, ces IDE ne viennent pas pour la qualité de son marché, mais plutôt pour son bassin d'emplois, avec 480.000 chômeurs, dont 100.000 diplômés du supérieurs, le coût faible du travail, la qualité de ressources humaines, la stabilité politique, le tissu industriel et l'infrastructure de base, comme les routes, aéroports, autoroutes et réseau électrique.
Toutefois, selon les dernières implémentations, ce ne sont ni la qualité des ressources humaines, ni l'administration, ni la douanes ou l'environnement des affaires qui pose problème et constitue un frein pour les investisseurs, qui arrivent à trouver un équilibre entre leurs besoins et la réalité du marché en Tunisie, mais c'est plutôt la qualité du réseau Télécom fixe médiocre, le coût des télécoms et surtout le réseau internet peu fiable et offrant peu de garantie, avec perte des emails estimée à 30% et un taux de Spam de 40%, l'un des plus élevés dans le monde..
Or, si les entreprises tunisiennes n'ont pas le choix et souffrent en silence de la médiocrité du réseau internet, ce n'est pas le cas des investisseurs étrangers et surtout des derniers venus comme le Groupe Airbus qui le font savoir et au plus haute autorité de l'Etat.
Ainsi le Premier Ministère a été interpellé en personne sur les problèmes de télécoms en Tunisie, ce qui a provoqué une réunion le 4 Novembre 2008 réunissant le Premier Ministre, avec le Ministre des Technologies de la communication et celui de l'Investissement Etranger pour poser et voir les doléances des investisseurs étrangers en Tunisie.
Une réunion a eu par la suite ; qui a regroupé les responsables des 2 ministères avec les opérateurs télécoms et internet, et ce, pour trouver des solutions immédiates ou à brève échéance aux problèmes posées pour la téléphonie fixe et le réseau internet.
Dans la foulée, le Ministère des TIC a annoncé le 10 Novembre le lancement d'un appel d'offres début 2009 pour le choix d'un deuxième opérateur fixe en Tunisie. De même, Tunisie Télécom a décidé d'augmenter la bande passante internationale de la Tunisie au réseau internet à 7.5 Giga Bits.
Toutefois, cela va améliorer un peu la qualité des télécoms, sans pour autant les résoudre, car il existe des limitations structurelles.
Pour le fixe, l'absence d'un compétiteur pour Tunisie Télécom, conjugué avec la qualité médiocre du réseau filaire existant et parfois datant d'un demi siècle ne permettra d'améliorer partout la qualité de transmission, il faut opter de plus en plus pour la fibre optique, ce qui est lent et coûteux ou passer à un réseau non filaire, ce que la législation actuelle ne le permet pas pour le moment.
Pour l'internet, c'est beaucoup plus compliqué, avec un modèle tunisien bâtard, où les opérateurs télécoms n'ont pas le droit de commercialiser internet, qui reste l'apanage d'ISP, des structures peu capitalisées, ayant peu de moyens techniques.
En Tunisie, un client internet est géré par 2 structures Tunisie Télécom et le fournisseur de la ligne ADSL, RTC ou Wimax et le provider fournisseur du service, ce qui ne permet en aucun cas de limiter les responsabilités de chaque intervenant et d'avoir une qualité de service de bout en bout. Chaque intervenant jette la responsabilité à l'autre.
Enfin de compte c'est beaucoup plus la limite du modèle de commercialisation d'internet en Tunisie que des problèmes techniques liés à la technologie ou au support physique.
De ce point de vue, internet devient au vrai frein pour la modernisation et pour la compétitivité de l'économie tunisienne et pour l'attraction des IDE. Une solution urgente est demandée, il y va de la croissance de la Tunisie et de son attractivité économique.
En effet, ces IDE ne viennent pas pour la qualité de son marché, mais plutôt pour son bassin d'emplois, avec 480.000 chômeurs, dont 100.000 diplômés du supérieurs, le coût faible du travail, la qualité de ressources humaines, la stabilité politique, le tissu industriel et l'infrastructure de base, comme les routes, aéroports, autoroutes et réseau électrique.
Toutefois, selon les dernières implémentations, ce ne sont ni la qualité des ressources humaines, ni l'administration, ni la douanes ou l'environnement des affaires qui pose problème et constitue un frein pour les investisseurs, qui arrivent à trouver un équilibre entre leurs besoins et la réalité du marché en Tunisie, mais c'est plutôt la qualité du réseau Télécom fixe médiocre, le coût des télécoms et surtout le réseau internet peu fiable et offrant peu de garantie, avec perte des emails estimée à 30% et un taux de Spam de 40%, l'un des plus élevés dans le monde..
Or, si les entreprises tunisiennes n'ont pas le choix et souffrent en silence de la médiocrité du réseau internet, ce n'est pas le cas des investisseurs étrangers et surtout des derniers venus comme le Groupe Airbus qui le font savoir et au plus haute autorité de l'Etat.
Ainsi le Premier Ministère a été interpellé en personne sur les problèmes de télécoms en Tunisie, ce qui a provoqué une réunion le 4 Novembre 2008 réunissant le Premier Ministre, avec le Ministre des Technologies de la communication et celui de l'Investissement Etranger pour poser et voir les doléances des investisseurs étrangers en Tunisie.
Une réunion a eu par la suite ; qui a regroupé les responsables des 2 ministères avec les opérateurs télécoms et internet, et ce, pour trouver des solutions immédiates ou à brève échéance aux problèmes posées pour la téléphonie fixe et le réseau internet.
Dans la foulée, le Ministère des TIC a annoncé le 10 Novembre le lancement d'un appel d'offres début 2009 pour le choix d'un deuxième opérateur fixe en Tunisie. De même, Tunisie Télécom a décidé d'augmenter la bande passante internationale de la Tunisie au réseau internet à 7.5 Giga Bits.
Toutefois, cela va améliorer un peu la qualité des télécoms, sans pour autant les résoudre, car il existe des limitations structurelles.
Pour le fixe, l'absence d'un compétiteur pour Tunisie Télécom, conjugué avec la qualité médiocre du réseau filaire existant et parfois datant d'un demi siècle ne permettra d'améliorer partout la qualité de transmission, il faut opter de plus en plus pour la fibre optique, ce qui est lent et coûteux ou passer à un réseau non filaire, ce que la législation actuelle ne le permet pas pour le moment.
Pour l'internet, c'est beaucoup plus compliqué, avec un modèle tunisien bâtard, où les opérateurs télécoms n'ont pas le droit de commercialiser internet, qui reste l'apanage d'ISP, des structures peu capitalisées, ayant peu de moyens techniques.
En Tunisie, un client internet est géré par 2 structures Tunisie Télécom et le fournisseur de la ligne ADSL, RTC ou Wimax et le provider fournisseur du service, ce qui ne permet en aucun cas de limiter les responsabilités de chaque intervenant et d'avoir une qualité de service de bout en bout. Chaque intervenant jette la responsabilité à l'autre.
Enfin de compte c'est beaucoup plus la limite du modèle de commercialisation d'internet en Tunisie que des problèmes techniques liés à la technologie ou au support physique.
De ce point de vue, internet devient au vrai frein pour la modernisation et pour la compétitivité de l'économie tunisienne et pour l'attraction des IDE. Une solution urgente est demandée, il y va de la croissance de la Tunisie et de son attractivité économique.