View Full Version : Energy reforms to receive over $ 10 billion


MoroccanChica
March 7th, 2009, 12:59 AM
Rabat - Some 10.3 billion dollars will be pumped into the energy sector in the period 2008-2015 in the form of public, private or foreign investments, Minister of Energy, Amina Benkhadra, said.

Addressing participants in the First National Energy Conference that kicked off Friday, Benkhadra said the Moroccan banking sector has shown "strong will" to contribute to carrying out several projects in the field of energy, part of an overall national energy strategy.

This strategy aims mainly to diversify energy alternatives, develop renewable energy, and integrate Morocco into the regional energy system, she said.

The strategy also aims to ensure national energy efficiency, secure balance between energy production and imports, and develop renewable energy which is due to make up respectively 10% and 18 % of energy and electricity outputs.

In the short term, a National Plan of Priority Actions (PNAP) has been adopted to balance supply and demand for electrical energy in 2008-2012, she said, adding that other goals have been set, in the long term, to promote clean coal use in basic production, develop wind power energy, and reinforce interconnections.

Benkhadra said Morocco seeks also to develop nuclear and solar energy to ensure its energy needs and achieve sustainable development.

The conference was marked by a royal message in which the king said Morocco puts energy supply and the preservation of the environment on top of its concerns.

The event, themed "Together, let us be the masters of our energy future", gathers an array of professionals and users to discuss energy issues and challenges in Morocco.



http://www.map.ma/eng/sections/box4/energy_sector_to_rec/view

MoroccanChica
March 8th, 2009, 03:43 AM
Energie: Les premières assises ce vendredi

· Enjeu: réduction de la facture énergétique

· Gaz naturel, charbon et énergies renouvelables... les axes à développer

«Ensemble, maîtrisons notre avenir énergétique». C’est le thème des assises de l’énergie qui se tiennent aujourd’hui, vendredi, à Rabat. L’occasion pour le ministère de tutelle de dévoiler, devant un grand public de professionnels et d’usagers, la stratégie du Royaume pour réduire sa dépendance en matière d’hydrocarbures. Stratégie qui s’appuie sur une panoplie de mesures, engageant le gouvernement, les professionnels et le patronat sur les 10 prochaines années.
Ce plan, qui a été présenté au Souverain, en juillet dernier à Oujda, s’articule autour de trois axes prioritaires: la sécurité d’approvisionnement, l’accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs ou encore le développement durable, l’intégration régionale et internationale. Les enjeux économiques, stratégiques et sécuritaires du plan 2020-2030, piloté par la ministre Amina Benkhadra, font la part belle au potentiel de développement du charbon et du gaz, à travers l’extension du GME (Gazoduc Maghreb-Europe) et le recours au GNL (gaz naturel liquéfié). Selon les estimations du ministère, les besoins à moyen terme s’élèvent à près de 6 milliards de m3 dont plus de la moitié destinée à l’électricité. L’on table, entre 2007 et 2012, sur une contribution du gaz naturel de 9,4% de la puissance installée contre 7,5% actuellement. En même temps, l’éolien est appelé à assurer une autoproduction de 700 MW.

Un potentiel d’économie de 15% de la consommation


Pour tenir ce pari, le plan Benkhadra s’appuie sur l’institutionnalisation de l’efficacité énergétique aussi bien dans les secteurs de l’industrie, du bâtiment que du transport. Une réponse certes à la tension sur la capacité de production, mais l’option sensibilisation seule peut se révéler à terme peu efficace. Les failles et les gaspillages ne sauront être résolus que sur la base d’un code d’efficacité énergétique fondée sur la réglementation. Sachant que le potentiel d’économie d’énergie est estimé à 15% de la consommation.
Il est vrai que le Maroc est un pays non producteur de pétrole et que sa consommation évolue de plus de 8% par an. En 5 années, celle-ci a atteint 15 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole). Ce sont 30% de la facture des achats globaux du Royaume! C’est une dépendance de 95% de nos besoins de l’extérieur. La production nationale représente 4%, principalement hydroélectrique. Ce qui rend encore plus compliquée la tâche de la tutelle: les subventions destinées à soutenir les prix intérieurs des produits pétroliers accaparent l’équivalent du budget d’investissement de l’Etat.
Elles ont atteint 10,7 milliards de DH à fin 2007 et la facture énergétique, 50 milliards. A titre d’exemple, la vente de la bombonne de gaz butane de 12 kg à 40 DH ne représente que 35% du prix de revient réel qui, lui, est de 113 DH. Pour ne rien arranger, la croissance de la demande énergétique tourne autour de 5% par an et celle de l’électricité de plus de 8% sur ces 6 dernières années.

Bachir THIAM





Energie: 83 milliards de DH à miser d’ici 2015

Les banques appelées à s’impliquer

· Objectif: financer des chantiers énergétiques

A peu de chose près, la ministre de l’Energie, Amina Benkhadra, et le président américain, Barack Obama, ont eu la même réaction face à la décroissance de la consommation énergétique (baisse de 0,3% au niveau mondial). Chacun a revu sa feuille de route en établissant de nouveaux scénarios pour répondre aux exigences économiques de l’heure. Ainsi, Benkhadra privilégie l’éolien (potentiel de 25.000 MW), le solaire (3.000 heures/an soit une irradiation de 5 KWh/m2/an), l’électronucléaire, la biomasse, pour arriver à mettre en place, dans les 10 prochaines années, «un modèle énergétique moins gourmand et moins dépendant de l’étranger». Aussi faudrait-il que ces «assises ne se limitent pas seulement à une rencontre et des discours convenus, mais ressortent avec un véritable état des lieux et une feuille de route conduisant à légiférer une politique d’énergie appropriée», s’exclame Moulay Abdallah Alaoui, président à la Fédération de l’énergie. L’enjeu sera de développer, à terme, les filières électricité et produits pétroliers, mais de dynamiser aussi les autres ressources. Pour cela, l’Etat doit assurer la péréquation requise pour la programmation des énergies renouvelables. Ou encore, par le truchement des systèmes de contrats-programmes, «inciter les opérateurs privés à développer les infrastructures de réception, de stockage de sécurité, de transport, ainsi qu’un outil de raffinage performant». Autrement dit, la politique de l’énergie doit répondre aux besoins de développement des différents secteurs socioéconomiques du Royaume. Pour cela, le fonds pour le développement de 1 milliard de dollars, formé de dons d’Arabie saoudite (500 millions de dollars), des Emirats arabes Unis (300 millions) et du Fonds Hassan II pour le développement économique et social (200 millions), ne suffit pas. C’est pourquoi Benkhadra sollicite les banquiers. En rencontrant le groupement professionnel (GPBM) en novembre dernier (voir L’Economiste du 27 novembre 2008), la ministre a annoncé que la mise en œuvre du plan nécessitera, pour les 6 prochaines années, un investissement de 83 milliards de DH. Le message est clair: les banques doivent mettre la main à la poche si l’on veut mener à bien la politique énergétique du Royaume.

B.T.


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