Slaoui
March 20th, 2009, 10:28 PM
Un chercheur marocain veut développer un procédé innovant de transformation de l'acier et d'autres métaux
http://img257.imageshack.us/img257/8291/rassilim.jpg
Par Adil Zaari Bruxelles- Dirigeant une unité de recherche à l'Université de Liège, M. Ahmed Rassili travaille depuis plusieurs années sur le thixoformage, un procédé innovant qui consiste à intervenir dans les composantes physiques de l'acier pour le rendre facilement maniable, une technologie qu'il pourrait exploiter au Maroc.
Pour ce docteur en physique, natif de Boulanouare (Khourigba), cette technique développée en Europe depuis à peine la fin des années 1990 grâce à un programme de recherche financé par la commission européenne peut être transférée au Maroc car elle nécessite un savoir-faire et peu d'investissement.
Il a indiqué que ce procédé nouveau est une véritable révolution dans l'utilisation des matériaux dans la mesure où il facilite la fabrication de pièces mécaniques permettant ainsi de combiner une meilleure qualité des pièces et une liberté de design.
Ce procédé, a expliqué le Pr. Rassili dans un entretien à la MAP, consiste à déformer l'acier chauffé jusqu'à l'état pâteux, permettant d'obtenir en un seul coup de presse des pièces à géométries complexes, sans bavures et à moindre effort.
Evoquant les perspectives de développement de la coopération avec les universités marocaines dans ce domaine, M. Rassili a indiqué que cette technique utilisée aussi pour l'aluminium et le magnésium peut être exploitée dans le secteur industriel marocain qui est en pleine émergence en tirant profit du programme de coopération européenne dans le domaine des sciences et des technologies (COST).
Impliquer les universités marocaines dans le programme COST en général c'est leur ouvrir la voie pour bénéficier des financements en matière de recherche appliquée et assurer un véritable transfert de technologie vers le Maroc, a-t-il ajouté.
M. Rassili, qui préside dans le cadre du COST, le consortium européen en matière de recherche en thixoformage de l'acier, a également affirmé que le transfert de technologie au Maroc peut se faire par un échange entre chercheurs marocains à l'étranger et leurs confrères dans le Royaume, mais également au niveau des unités industrielles intéressées.
Des chercheurs marocains, a-t-il rappelé, avaient d'ailleurs créé à cette fin une association "MASTER" dont le principal objectif est de favoriser l'échange entre scientifiques marocains et leurs confrères en Belgique dont le principal objectif est de fonctionner en réseau pour promouvoir un transfert de technologies au Maroc.
Pr. Rassili rappelle aussi sa contribution au Forum international des compétences marocaines à l'étranger (FINCOME) dont l'objectif est de créer un pont avec le Maroc et les synergies à même de contribuer à l'essor de la recherche et développement dans le Royaume.
Saluant toute initiative à même de fédérer les efforts et les idées pour une réelle implication des scientifiques marocains à l'étranger au niveau de l'apport d'idées novatrices dans l'intérêt de leur pays, M. Rassili a rappelé que les autorités marocaines créent des institutions et des opportunités à cet effet et qu'il suffit d'y adhérer de la manière la plus pragmatique possible.
Le Maroc ouvre plusieurs chantiers de réformes dans différents domaines et auxquels la diaspora marocaine peut contribuer, a-t-il dit, ajoutant que l'expérience du FINCOME et du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger peut être d'un grand apport dans ce domaine.
"Tout ce que l'on fait ici, on peut le réaliser au bled", a conclu le Pr. Rassili pour qui le célèbre adage "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer" ne reste pas de simples lettres mortes.
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Par Adil Zaari Bruxelles- Dirigeant une unité de recherche à l'Université de Liège, M. Ahmed Rassili travaille depuis plusieurs années sur le thixoformage, un procédé innovant qui consiste à intervenir dans les composantes physiques de l'acier pour le rendre facilement maniable, une technologie qu'il pourrait exploiter au Maroc.
Pour ce docteur en physique, natif de Boulanouare (Khourigba), cette technique développée en Europe depuis à peine la fin des années 1990 grâce à un programme de recherche financé par la commission européenne peut être transférée au Maroc car elle nécessite un savoir-faire et peu d'investissement.
Il a indiqué que ce procédé nouveau est une véritable révolution dans l'utilisation des matériaux dans la mesure où il facilite la fabrication de pièces mécaniques permettant ainsi de combiner une meilleure qualité des pièces et une liberté de design.
Ce procédé, a expliqué le Pr. Rassili dans un entretien à la MAP, consiste à déformer l'acier chauffé jusqu'à l'état pâteux, permettant d'obtenir en un seul coup de presse des pièces à géométries complexes, sans bavures et à moindre effort.
Evoquant les perspectives de développement de la coopération avec les universités marocaines dans ce domaine, M. Rassili a indiqué que cette technique utilisée aussi pour l'aluminium et le magnésium peut être exploitée dans le secteur industriel marocain qui est en pleine émergence en tirant profit du programme de coopération européenne dans le domaine des sciences et des technologies (COST).
Impliquer les universités marocaines dans le programme COST en général c'est leur ouvrir la voie pour bénéficier des financements en matière de recherche appliquée et assurer un véritable transfert de technologie vers le Maroc, a-t-il ajouté.
M. Rassili, qui préside dans le cadre du COST, le consortium européen en matière de recherche en thixoformage de l'acier, a également affirmé que le transfert de technologie au Maroc peut se faire par un échange entre chercheurs marocains à l'étranger et leurs confrères dans le Royaume, mais également au niveau des unités industrielles intéressées.
Des chercheurs marocains, a-t-il rappelé, avaient d'ailleurs créé à cette fin une association "MASTER" dont le principal objectif est de favoriser l'échange entre scientifiques marocains et leurs confrères en Belgique dont le principal objectif est de fonctionner en réseau pour promouvoir un transfert de technologies au Maroc.
Pr. Rassili rappelle aussi sa contribution au Forum international des compétences marocaines à l'étranger (FINCOME) dont l'objectif est de créer un pont avec le Maroc et les synergies à même de contribuer à l'essor de la recherche et développement dans le Royaume.
Saluant toute initiative à même de fédérer les efforts et les idées pour une réelle implication des scientifiques marocains à l'étranger au niveau de l'apport d'idées novatrices dans l'intérêt de leur pays, M. Rassili a rappelé que les autorités marocaines créent des institutions et des opportunités à cet effet et qu'il suffit d'y adhérer de la manière la plus pragmatique possible.
Le Maroc ouvre plusieurs chantiers de réformes dans différents domaines et auxquels la diaspora marocaine peut contribuer, a-t-il dit, ajoutant que l'expérience du FINCOME et du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger peut être d'un grand apport dans ce domaine.
"Tout ce que l'on fait ici, on peut le réaliser au bled", a conclu le Pr. Rassili pour qui le célèbre adage "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer" ne reste pas de simples lettres mortes.