View Full Version : { Agriculture, Fish & Food Industry News }
Redalinho August 22nd, 2008, 04:19 PM En effet, à l’occasion du 55e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le roi Mohamed VI du Maroc a annoncé la décision d’exonérer d’impôts les travailleurs et les professionnels de l’agriculture au Maroc, et ce jusqu’en 2013.
Cette décision permettra selon lui, de soutenir le secteur de l’agriculture et les cultures traditionnelles vivrières au Maroc, pour faire du secteur agricole le principal moteur de la croissance économique du royaume. Au Maroc, l’agriculture représente 16% du PIB et emploie 40% de la population active.
Redalinho April 15th, 2009, 04:07 PM http://www.yabiladi.com/article-economie-2067.html
Après l'Espagne, le Maroc aussi a annoncé la création prochaine d'une commission entre les deux pays, pour s'occuper des questions liées à la culture et à l'exportation de la tomate marocaine vers l'Europe. L'information a été donnée le mardi 14 avril, par le ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz, selon « EFE ».
Guerre de la tomate: Le Maroc riposte Dans une réponse lue par le secrétaire d'État chargé du développement territorial, Abdeslam Al Mesbahi à la Chambre des Conseillers, rapportée par la MAP, Abdellatif Maâzouz a annoncé la mise en place prochaine d'une commission maroco-espagnole pour répondre aux « menaces » des agriculteurs espagnols concernant l'exportation de produits agricoles marocains destinés à l'Europe. Pour le ministre marocain, la question a été discutée avec Miguel Sebastián, ministre espagnol de l'Industrie, du Tourisme et du Commerce, lors de la dernière visite au Maroc. À l'époque les autorités marocaines avaient promis de se pencher sur le sujet.
Les « menaces » espagnoles deviennent de plus en plus importantes en cette période de négociation avec l'Union Européenne (UE) pour la révision du protocole agricole entre le Maroc et l'UE. Les réactions des ibériques sont justifiées selon Maâzouz par la forte compétitivité des produits agricoles marocains ainsi que la volonté de faire pression sur la Commission Européenne.
À la mi-mars, c'est l'Espagne qui a envisagé de créer une commission mixte hispano-marocain pour examiner la situation de la tomate dans les deux rives de la Méditerranée. Mais en début de semaine, des producteurs espagnols soutenus par une eurodéputée demandaient l'annulation de l'actuel accord agricole sur les exportations de tomates fraîches.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
CasaMor April 17th, 2009, 02:39 PM Ces espagnols! :)
Slaoui April 17th, 2009, 05:02 PM Ils veulent la guerre économique ils l'auront ! :)
Nous ne dépendons pas des dons de l'UE et nous savons d'où l'on vient nous !
Si vous voyez comment ils crevaient de faim en 1980 avant l'entrée dans l'UE... :bash:
Slaoui April 20th, 2009, 05:32 PM http://www.coeurdelait.ma/qui-sommes-nous/partenaires/logo.jpg
Située dans le Gharb, la ferme pilote abritera 10 000 vaches d’ici 2012.
L’expérience sera reconduite dans d’autres régions.
Le renforcement de l’amont agricole est un des principaux axes de la stratégie du groupe Ona. Les patrons de la holding l’ont, une nouvelle fois, souligné lors de la présentation à la presse des résultats financiers de l’exercice 2008, jeudi 9 avril courant. L’objectif est de garantir l’approvisionnement de ses trois filiales que sont Cosumar, Centrale Laitière et Lesieur. C’est dans cette optique que la Centrale Laitière est en train de monter dans la région du Gharb une ferme pilote qui abritera 10 000 vaches laitières, à l’horizon 2012, soit le plus grand projet laitier d’Afrique..
Pour l’heure, 400 vaches sont déjà sur place. Le troupeau comptera 3 200 têtes, à la fin de l’année. Lancé en partenariat avec la Somed, le projet de cette ferme pilote sera dupliqué dans d’autres régions. Pour l’instant, Centrale Laitière ne donne pas de détails sur le calendrier de développement de ce programme et ne se prononce pas non plus sur le montant de l’investissement.
1,5 milliard de DH de lait frais acheté chaque année
Les 10 000 vaches produiront, d’après les prévisions de Centrale Laitière, 30 millions de litres de lait par an. Sachant que les besoins en lait augmentent de 10 % par an, la production annuelle de cette ferme permettra, a expliqué Driss Bencheikh, PDG de Centrale Laitière, lors de la présentation des résultats 2008, de satisfaire une grande partie des besoins en lait. En 2008, la société a produit 502 millions de litres sur une production nationale de 1,6 milliard de litres, qui couvre environ 85 % des besoins du marché.
Les responsables précisent que la ferme ne concurrencera en aucun cas les éleveurs du réseau de collecte qui compte aujourd’hui 112 000 affiliés à qui Centrale Laitière assure une aide financière, notamment l’octroi d’une subvention pour l’achat de l’aliment de bétail d’un montant annuel total de 150 MDH.
Chaque année, la société achète pour 1,5 milliard de DH de lait frais auprès de ces éleveurs. En plus de l’assistance financière, l’industriel assure aussi un encadrement technique des éleveurs, qui sera renforcé grâce à un centre de formation au sein de la ferme pilote.
Les éleveurs pourront bénéficier de plusieurs jours de formation sur les techniques d’élevage pour leur permettre d’améliorer leur productivité. Il faut par ailleurs préciser que le programme d’importation de génisses destinées à la ferme est différent des opérations qui se font en faveur des éleveurs.
La vie éco
Erolisk April 20th, 2009, 09:00 PM Une propriété de l'ONA:)
zakaria89 April 21st, 2009, 03:41 PM Une propriété de l'ONA:)
plus précisément : la famille royale :)
CasaMor April 21st, 2009, 05:44 PM Ou est le probleme? lol
amine2 April 21st, 2009, 11:32 PM La récolte céréalière a atteint au cours de la campagne agricole 2008-2009 le chiffre record de 102 millions de quintaux, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch.
La récolte céréalière a atteint au cours de la campagne agricole 2008-2009 le chiffre record de 102 millions de quintaux, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch.
"C'est une récolte record dans les annales de la production agricole", a estimé le ministre, qui s'exprimait à l'ouverture des deuxièmes Assises nationales de l'Agriculture, ouvertes mardi à Meknès.
Les investissements dans le secteur agricole, générés dans le cadre du Plan Maroc Vert, lancé depuis un an, s'élèvent à 12 milliards de DH (2008-2009), a par ailleurs souligné M. Akhannouch.
Ces performances ont été rendues possibles grâce à une forte pluviométrie, en hausse de 69 pour cent par rapport à la normale, a-t-il ajouté.
Elles vont se traduire par des retombées positives sur l'amélioration du PIB, qui va connaître une augmentation substantielle. Le taux de croissance du PIB, selon les prévisions, devrait s'établir autour de 6 pour cent. La part du secteur agricole au PIB se situe autour de 15 à 20 pour cent, rappelle-t-on
MAP
Redalinho April 22nd, 2009, 01:29 AM Plan Maroc Vert : ce que produira chaque région
Près de 150 milliards de DH d’investissement d’ici 2020 et une valeur ajoutée appelée à être multipliée par 2,5.
Un objectif économique : développer une agriculture intensive et moderne.
Un objectif social : moderniser la petite agriculture et améliorer les revenus des petits fellahs.
Des outils : agrégation, développement d’infrastructure, formation, assistance technique.
http://www.lavieeco.com/economie/13489-plan-maroc-vert-ce-que-produira-chaque-region.html
Redalinho April 22nd, 2009, 01:29 AM http://www.lavieeco.com/economie/13489-plan-maroc-vert-ce-que-produira-chaque-region.html/affiche_image?article=13489
Redalinho April 22nd, 2009, 01:30 AM Oriental : 50 000 ha de plus pour l’olivier et 25 000 ha pour l’amandier
http://www.lavieeco.com/economie/13527-oriental%C2%A0-50-000-ha-de-plus-pour-lolivier-et-25-000-ha-pour-lamandier.html/affiche_image?article=13527
Redalinho April 22nd, 2009, 01:32 AM Taza-Al Hoceima-Taounate sera le deuxième producteur d’olives en 2020
Le plan prévoit l’extension de l’olivier sur 120 000 ha, 22 000 ha de plus pour l’amandier et 13 000 de plus pour le figuier ‰ La production de lait devrait plus que tripler pour atteindre 170 000 tonnes par an contre 55 000 aujourd’hui ‰ 5,2 milliards de DH d’investissements attendus. 57% de l’enveloppe à fournir par l’Etat.
http://www.lavieeco.com/economie/13528-taza-al-hoceima-taounate%C2%A0sera-le-deuxieme-producteur-dolives-en-2020.html/affiche_image?article=13528
Redalinho April 22nd, 2009, 01:32 AM Tanger-Tétouan : sucre, fraises, agrumes... mais aussi, pommes de terre et olives
La région se distingue par des cultures très diversifiées et un climat propice. 48% de la superficie agricole est actuellement occupée par les céréales.
115 projets de développement sont prévus et 8,2 milliards de DH seront investis. 33% de l’enveloppe ira à l’amélioration de la production des fruits et légumes.
[Tanger-Tétouan : sucre, fraises, agrumes... mais aussi, pommes de terre et olives]
Le diagnostic
L’agriculture contribue considérablement à travers les différentes filières de production végétales et animales dans la promotion de l’économie régionale. La céréaliculture occupe 48% de la superficie agricole utile (SAU) et assure une production de l’ordre de 4,7 millions de quintaux. Les légumineuses sont cultivées de manière extensive sur 11% de la SAU pour une production avoisinant les 460 000 quintaux. Les cultures maraîchères (surtout celle de la fraise) sont pratiquées sur 23 200 ha dans la province de Larache, disposant d’infrastructures hydro-agricoles et agro-industrielles plus importantes que les autres provinces de la région. La région est renommée également pour sa culture arboricole sur 111 000 ha, notamment celle de l’olivier, ensuite sa culture fourragère sur 32 500 ha. La province de Larache et son périmètre du Loukkos sont favorables à la culture de la betterave sucrière et de la canne à sucre sur respectivement 5 000 ha et 4 200 ha. Il faut enfin mentionner la culture de l’arachide sur 9 200 ha, et celle du tournesol sur 4 600 ha. Les principales agrégations professionnelles sont Cosumar, pour la filière sucrière, Centrale laitière, Colainord, pour la filière lait et les stations de conditionnement pour la fraise.
La région a aussi une vocation d’élevage. L’effectif du cheptel est d’environ 313 550 têtes de bovins, 647 000 têtes d’ovins, et 597 900 têtes de caprins. Ce qui engendre une production annuelle de 220 millions de litres de lait, 18 840 tonnes de viande rouge et 14 029 tonnes de viande blanche.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global est estimé à 8,2 milliards de DH durant la période 2009-2020. Près de 33% de ce montant concerne le développement de systèmes de production végétale, 12% le développement des systèmes de production animale, alors que 55% de la somme porte sur les projets transverses. L’Etat prendra en charge 56% des investissements alors que les producteurs agrégés et les agrégateurs supporteront les 44% restants. Au total, ce sont 115 projets dont 43 projets dans le premier pilier (agriculture moderne et intensive) et 72 projets dans le second pilier (mise à niveau de la petite agriculture) qui sont programmés.
Grâce à un investissement de 2,7 milliards de DH, les 85 projets de production végétale des deux piliers visent à l’extension et l’intensification de la production de betteraves sucrières et de cannes à sucre, à l’extension et la valorisation de la production d’agrumes, d’avocats, d’olives, et de fraises. Il est également prévu l’extension des superficies d’amandiers, figuiers, et pruniers ainsi que la valorisation de la production de pommes de terre par l’installation d’unités de stockage frigorifiques.
La production animale des deux piliers est dotée de 983 MDH servant à la réalisation de 30 projets en matière d’agrégation de la production laitière, de développement de la production de lait caprin, de création de centres d’engraissement de taurillons laitiers, la construction de 4 nouveaux abattoirs et la réhabilitation de 4 anciens. Concernant les viandes blanches, l’objectif est d’ouvrir des unités de production de poussins, de créer un complexe d’abattage et de transformation de produits avicoles. Enfin, un projet permettra de réhabiliter et aménager la station apicole de Lalla Mimouna.
La production végétale et animale des deux piliers est accompagnée de projets et actions transverses à hauteur de 4,5 milliards de DH, notamment dans des projets d’aménagement de terres, la mise en place d’un programme recherche et développement consacré au renforcement des différentes cultures, et l’installation d’une station arboricole pilote.
Les impacts attendus
Au terme du Plan régional pour Tanger-Tétouan, la valeur de la production végétale et animale augmentera de 163% en 2020. La valeur de la production végétale progressera de 300% et celle de la production animale de 70%.
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la reconversion des superficies actuelles de la luzerne et du bersim en maïs fourrager sous irrigation localisée permettront une valorisation de l’eau d’irrigation de 9 DH/m3 en 2020 au lieu de 1 à 3 DH/m3 actuellement. L’introduction de cultures de haute valeur ajoutée en grande hydraulique entrainera une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation (primeurs et raisins de table par exemple).
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 79 000 emplois stables en milieu rural, soit 62% de plus qu’actuellement. 16,4 millions de journées de travail (JT) supplémentaires seront générées par les activités de production végétale et 8 400 000 JT seront issues des activités de production animale.
timo9 April 22nd, 2009, 02:50 AM le maroc va devenir une référence en la matière
Rabat with love 2 April 22nd, 2009, 09:49 AM c'est la politique de régionalisation de M6 ;)
zakaria89 April 22nd, 2009, 02:15 PM Ou est le probleme? lol
nul part, si lla famille royale investit au pays , contrairement au autres monarchies arabs
Erolisk April 22nd, 2009, 03:16 PM They invest for their interests not for morocco's sake:)
timo9 April 22nd, 2009, 04:42 PM oui c vrai a l'instar de l'espagne
Tetwani April 23rd, 2009, 12:09 AM Yes, we can!!
Tetwani April 23rd, 2009, 10:46 PM Ils veulent la guerre économique ils l'auront ! :)
Nous ne dépendons pas des dons de l'UE et nous savons d'où l'on vient nous !
Si vous voyez comment ils crevaient de faim en 1980 avant l'entrée dans l'UE... :bash:
Malheureusement, on est pas en position de force.
Le mieux c'est de diversifier nos clients, tout en leur mettant la pression sur l'immigration (croyez moi les espagnoles se calmeront)
Si on n'exporte pas nos tomates, des marocains seront au chômage et envisageront d'immigrer en Espagne, c'est l'équation qu'ils veulent?
'No se puede estar en misa y recaudando' si bloquean nuestro tomate, el paro aumentara y eso significaria mas inmigrantes illegales!
anaowamessi April 30th, 2009, 10:09 AM Huile d’olive
Le Maroc va doubler sa production
· 1.220.000 ha à l’horizon 2020
· Une production de 340.000 tonnes d’huile
· Investissement prévu: 6 milliards de DH
C’EST officiel. Le Maroc va produire beaucoup plus d’huile d’olive et a les capacités pour y arriver. C’est Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, qui le confirme. Selon lui, le contrat-programme signé entre l’Etat et les professionnels du secteur oléicole, à la veille du Siam, vise la plantation de 540.000 hectares d’olivier pour atteindre 1.220.000 ha à l’horizon 2020 et une production de 340.000 tonnes d’huile. L’investissement prévu dans ce cadre s’élève à 6 milliards de DH. Un investissement qui montre que la filière oléicole avec ses acquis et ses contraintes est l’une des filières prioritaires du Plan Maroc vert.
En effet, l’olivier, arbre symbolique du paysage agricole marocain, couvre une superficie d’environ 620.000 ha. Sa culture joue un rôle socioéconomique primordial dans diverses zones agricoles marocaines. L’activité agricole de ce secteur au niveau national permet de générer 15 millions de journées de travail, soit l’équivalent de 55.000 emplois permanents et de garantir l’approvisionnement des unités de trituration.
Pour Noureddine Ouazzani, directeur de l’agropôle olivier de Meknès, le développement de cette culture concerne différents secteurs stratégiques du développement économique de notre pays (agriculture, industrie, commerce, culture, tourisme, environnement, énergie et santé). Malgré l’importance de ces éléments, la production nationale moyenne (70.000-80.000 tonnes d’huiles d’olive et 100.000 tonnes d’olive de table) ne reflète pas les potentialités oléicoles de diverses zones agricoles marocaines. Cette production d’huile d’olive contribue seulement à environ 16% du déficit du pays en matière d’huiles végétales. Il y a lieu de signaler que le Maroc importe annuellement environ 330.000 tonnes d’huile végétale alimentaire pour une valeur d’environ 2 milliards de DH.
Histoire et tradition
Toutefois, les opportunités de développement de la filière de l’huile d’olive de qualité pour le marché local et/ou international sont intéressantes, indique Ouazani. Et d’ajouter que certaines régions du Royaume présentent des atouts considérables pour faire de l’activité oléicole un secteur dynamique de développement économique et social et de promotion des exportations. Les stratégies de développement de cette filière au niveau des principaux pays oléicoles méditerranéens trouvent leurs origines au niveau régional. Pour cela, on cite à titre d’exemple la région de Toscane en Italie, la région de Jaen en Andalousie, la région de Sfax en Tunisie, la région de Kalamata en Grèce, la région d’Idleb en Syrie, etc. Ces stratégies sont élaborées en fonction des potentialités oléicoles (agriculture et transformation) de chaque région, l’histoire et la tradition oléicoles, les options de commercialisation et de marketing propres à chaque région.
Signalons que le développement des zones oléicoles spécialisées a été le point fort des principaux pays oléicoles méditerranéens, comme le cas de l’Espagne où la région de Jaen (Andalousie) avec ses 500.000 ha d’oliviers produit annuellement environ 600.000 tonnes d’huile. Au niveau international et grâce aux vertus nutritionnelles, biologiques et sanitaires de l’huile d’olive, la consommation mondiale de l’huile d’olive ne cesse de progresser et atteint actuellement environ 2.650.000 tonnes d’huile avec un marché international prometteur (marchés américain estimé actuellement à 260.000 tonnes d’huile d’olive et français 95.000 tonnes d’huile). Ces chiffres témoignent de l’importance du marché international de l’huile d’olive qui présente des opportunités fort intéressantes dont des parts du marché sont à saisir immédiatement. Ceci est de plus en plus urgent, si on prend en considération les programmes de plantation et de relance du secteur en cours au niveau international. Signalons que ce marché commence à connaître la mise en place à l’exportation des barrières qualitatives (traçabilité, certification de la production d’huile, etc.). A noter également que la consommation de l’huile d’olive au Maroc par habitant est aussi très modeste, inférieure à 1 kg/habitant, en comparaison avec l’Espagne 10 kg/habitant, l’Italie 11 kg/habitant et la Grèce 24 kg/habitant.
Pour ce qui est des exportations marocaines, elles sont estimées à environ 2% des exportations mondiales. Depuis l’accord d’association avec l’UE, le Maroc dispose d’un contingent tarifaire sur le marché européen de 3.500 t d’huile d’olive en 2003, avec une hausse de 3% par an du 01/01/2004 au 01/01/2007, soit un contingent de 3.940 t en 2007. Ce contingent, à droit nul, reste faible, certaines années, par rapport au volume des exportations. Les importations de l’huile d’olive sur le marché européen augmentent de 8% par an en moyenne (lors des années de productions normales), contre 13% sur le marché américain. Les opportunités de l’huile d’olive marocaine sur le marché européen sont intéressantes, mais pas aux si importantes que sur le marché américain où des accords de libre-échange ont été établis dernièrement avec les Etats-Unis dont le potentiel d’importation est estimé à 260.000 tonnes d’huile d’olive.
Youness SAAD ALAMI
Redalinho April 30th, 2009, 10:14 AM Production en 2007 (en tonnes)
Espagne 1 179 100 43,3 %
Italie 550 000 20,2 %
Grèce 367 000 13,5 %
Maroc 280 000 10,6 %
Turquie 180 000 6,6 %
Tunisie 120 000 4,4 %
Syrie 60 000 2,2 %
Algérie 45 000 1,7 %
Portugal 29 000 1,1 %
Jordanie 27 977 1,0 %
Argentine 10 000 0,37 %
Libye 6 800 0,25 %
Liban 5 300 0,19 %
Croatie 4 500 0,17 %
France 4 000 0,15 %
anaowamessi May 6th, 2009, 02:26 PM Filière oléicole: Plus de 21 milliards sur 10 ans
· Objectif: 2,8 millions de tonnes d’olives en 2020
· Augmentation des primes à l’investissement et soutien aux exportations
Ambitieux les objectifs pour la filière oléicole à l’horizon 2020. Le Plan Maroc vert lui réserve en effet une place de choix. Outre les 16 plans régionaux dont les conventions ont été signées avec l’Etat, toutes les professions concernées sont impliquées. Mieux encore, des opérateurs de renom y sont aussi étroitement associés au développement de la filière. Lesieur Cristal, Les Conserves de Meknès -pour ne citer que ces gros producteurs- ont passé des mémorandums d’entente pour agréger de mégaprojets.
D’emblée, les projections tablent sur la multiplication par deux de l’oliveraie actuelle. Il s’agit de la porter à 1,2 million d’hectares d’ici 2020 au lieu de 680.000 ha actuellement. A cette échéance, la production s’établirait à 2,8 millions de tonnes d’olives contre 700.000 réalisées en 2008. Rien qu’à l’amont le volume attendu devrait générer un chiffre d’affaires de 22 milliards de DH, soit quatre fois plus que le niveau actuel. A l’exportation, pas moins de 16 milliards de DH seront réalisés au titre des expéditions d’olives de table et d’huile d’olive. Le volet social n’est pas en reste. On estime le nombre d’emplois à près d’un demi-million de journées de travail par an. Pour le moment, l’ensemble de la filière génère quelque 100.000 emplois permanents occupés pour l’essentiel dans la transformation. Cette composante compte 700 unités modernes de trituration, 30 huileries mixtes et 68 conserveries d’olives de table. Mais à côté, on recense 16.000 huileries artisanales absolument hors normes. Dans la conservation, on constate aussi la présence d’une multitude de petits ateliers artisanaux. D’où l’ampleur des efforts à déployer dans la mise à niveau de l’outil de transformation. Certes, la filière a toujours fait l’objet d’une attention toute particulière de l’Etat: un système de subvention jugé assez attrayant. Sans oublier qu’elle a déjà fait l’objet de plusieurs plans de développement mais les résultats n’ont pas été à la hauteur des objectifs affichés. Il faut dire que l’essentiel des nouvelles plantations a été réalisé avec la même variété qui prédomine, la picholine marocaine en l’occurrence. «Cette fois-ci, soutient-on de source professionnelle, les dysfonctionnements tout comme les facteurs limitants ont été bien identifiés». Et, les solutions ont été arrêtées de commun accord entre l’administration et la profession.
Tout d’abord, l’investissement global prévu sur les 10 prochaines années est de 21,1 milliards de DH dont 8,4 seront supportés par l’Etat. Il s’agit de planter 540.000 ha en variétés performantes adaptées aussi bien à la trituration qu’à la production d’olives de table. L’objectif est d’exporter 120.000 tonnes d’huile et 150.000 d’olives de table. Le tout sera développé autour de projets d’agrégation, notamment dans le cadre du pilier solidaire. A titre d’exemple, le mémorandum passé avec Lesieur prévoit l’agrégation de 30.000 ha de superficie oléicole à réaliser dans les provinces de Tétouan, Larache, Sidi Kacem, Taounate, Meknès, Fès et Taza. Une superficie identique sera agrégée par Les Conserves de Meknès dont le projet concerne toute l’arboriculture fruitière mais s’intéresse aux mêmes régions. Avec à la clé la révision à la hausse des primes à l’investissement. La valorisation de la production bénéficierait ainsi d’une subvention équivalente à 10% du coût de l’investissement. La promotion et la diversification des marchés seront soutenues à raison de 1.000/DH par tonne exportée sur une période de 10 ans. Mais le marché intérieur bénéficie aussi d’un intérêt tout particulier. Il s’agit d’augmenter la consommation locale pour la faire passer à 4 et 5 kg/habitant respectivement pour les huiles et olives de table contre 2 et 3 actuellement. Cela passerait par la modernisation des infrastructures de transformation, de conditionnement et de commercialisation.
Dans ce cadre, la profession s’engage à augmenter la capacité de trituration à 2,2 millions de tonnes et celle de la conservation à 500.000. Le tout devant assurer une qualité irréprochable. Au demeurant, l’adoption de système d’assurance qualité et le recours aux technologies respectueuses de l’environnement font partie des engagements des professionnels. A charge pour l’Etat d’assurer toutefois la modernisation des circuits de commercialisation et la lutte contre l’informel.
Redalinho May 13th, 2009, 05:42 PM http://www.alterinfo.net/L-argan,-succes-en-cosmetique-mondiale,-les-industriels-se-ruent-au-Maroc_a32356.html
Redalinho May 27th, 2009, 01:54 PM Morocco consistently ranks among the world's largest producers and exporters of cannabis, and its cultivation and sale provide the economic base for much of northern Morocco. The cannabis is typically processed into hashish. This activity represents 0.57% of Morocco's Gross Domestic Product (GDP). A UN survey in 2003 estimated cannabis cultivation at about 1340 km² in Morocco's five northern provinces. This represented 10% of the total area and 23% of the arable lands of the surveyed territory and 1% of Morocco's total arable land.
http://www.unis.unvienna.org/unis/pressrels/2003/unisnar826.html
Tomb Raider May 27th, 2009, 02:42 PM This activity represents 0.57% of Morocco's Gross Domestic Product (GDP).
Wow, I didn't know this.
Superanouar May 27th, 2009, 03:10 PM Hi everyone :hi:
Here's a very complete document dealing with the issue of the cannabis cultivation in northern Morocco. It's been elaborated by both the United Nations Office on Drugs and Crime and the moroccan Agency for Promotion and Development of the North (Agence pour la Promotion et le Développement du Nord). Although it's a bit old (2005), the report is quite objective and well-documented.
http://www.apdn.ma/files/rapp_%20enq_2005_cannabis.pdf
Enjoy ;)
PS : Sorry for my poor english
Muttie May 27th, 2009, 08:23 PM Your english is good, and welcome to the forum.
Tetwani May 27th, 2009, 10:44 PM Hi everyone :hi:
Here's a very complete document dealing with the issue of the cannabis cultivation in northern Morocco. It's been elaborated by both the United Nations Office on Drugs and Crime and the moroccan Agency for Promotion and Development of the North (Agence pour la Promotion et le Développement du Nord). Although it's a bit old (2005), the report is quite objective and well-documented.
http://www.apdn.ma/files/rapp_%20enq_2005_cannabis.pdf
Enjoy ;)
PS : Sorry for my poor english
Welcome, Bienvenue!
Slaoui June 17th, 2009, 06:02 PM Descours s’implante au Maroc
Le spécialiste français des fruits surgelés et de la production fruitière «Roger Descours Group» vient d’ouvrir une unité de production à Kénitra. L’unité s’étend sur une superficie de 7.000 m².
Cet investissement de 3,5 millions d’euros a été réalisé par la société de droit marocain «Delikemar». Cette dernière est constituée à 50-50 par «Descours» et son partenaire local «Atagri». Ce dernier exploite déjà sur le même site une unité de 4.000 m2.
Les deux unités représenteront au total une capacité de production comprise entre 10.000 et 15.000 tonnes de fruits par an avec 1.200 personnes en saison.
Slaoui June 18th, 2009, 06:32 PM Aïn Atlas sur le marché
Aïn Atlas est le dernier-né sur le marché des eaux de source. La nouvelle eau de source naturelle est produite par Les Eaux Minérales d’Oulmès, filiale du Groupe Holmarcom. Elle est disponible dans ses trois formats: 50 cl, 1,5l et le
5 l, à travers le réseau de distribution. Aïn Atlas est issue de la source «Hammou Aguemguem», jaillissant des montagnes du Moyen Atlas à 4 km d’Oulmès. Rappelons que le portefeuille de la société Les Eaux Minérales d’Oulmès comprend les marques Sidi Ali, eau minérale naturelle de référence, et Oulmès, eau gazeuse naturelle en versions classique et légère, ainsi que Bahia, eau de table processée, et désormais Aïn Atlas, eau de source naturelle.
Slaoui June 25th, 2009, 07:34 PM Agroalimentaire: Investissement italien
· Ortoreale Italie lance une usine de légumes frais et prêts à consommer
· Les produits destinés au marché européen
· Projet de création d’une ligne de pâtes fraîches pour le local
Sur sa lancée de croissance internationale, Ortoreale, l’italien spécialiste de la production de légumes frais et prêts à la consommation, s’installe au Maroc.
Interrogé sur les raisons de cette implantation, le management d’Ortoreale Italie souligne que cet investissement coïncide avec une phase de développement importante de l’économie marocaine, accompagnée d’une ouverture sur les marchés étrangers. Inauguré la semaine dernière, et nécessitant un budget de 20 millions de dirhams, Ortoreale place la qualité comme principal outil de différenciation. «Notre entreprise s’appuie sur son savoir-faire, ses technologies et ses méthodes pour augmenter la durée de vie de ses légumes frais», lance le management de l’italien.
Un concept qu’elle a nommé (Frescopronti). Selon Fatima-Zahra Alaoui Mdaghri, responsable administratif et financier d’Ortoreale Maroc, «le concept des produits est basé sur la tradition culinaire européenne de légumes apéritifs, une sélection de légumes de qualité prêts à consommer comme les tomates, les aubergines, les courgettes, les artichauts et les poivrons».A en croire le management de la société, les produits d’Ortoreale connaissent un succès grandissant sur les marchés internationaux, et ce particulièrement en France, en Belgique et au Royaume-Uni. «Ils sont aujourd’hui commercialisés auprès des plus grandes marques de distribution et des détaillants les plus importants, aussi bien sur le segment des légumes frais que sur celui des surgelés». Ils sont fabriqués sur la base d’une technologie innovante et exclusive développée par Ortoreale au départ pour la production de pâtes fraîches puis déclinée progressivement à travers les différents légumes. L’implantation de l’opérateur au Maroc va lui permettre d’augmenter ses capacités de production et répondre ainsi à la demande croissante de légumes prêts à consommer sur les marchés étrangers, notamment européens.
La totalité de la production est de ce fait destinée à l’exportation. Selon Fatima-Zahra Alaoui Mdaghri, «un projet de création d’une ligne de pâtes fraîches destinée au marché local est actuellement à l’étude». Pour rappel, la société Ortoreale Maroc a été créée à Bouskoura, en association entre Ortoreale Italie, dirigée par Vincenzo Massari, et l’ancien ministre Driss Alaoui Mdaghri, qui a convaincu cette société d’investir au Maroc, après avoir lié de nombreux contacts dans les milieux universitaire et académique au sud de l’Italie. A noter que l’entreprise emploie une trentaine de personnes.
Samir TAOUAOU
Slaoui July 21st, 2009, 11:53 PM Retour en force de la marque Marrakech sur le marché du jus
http://www.lavieeco.com/economie/14317-retour-en-force-de-la-marque-marrakech-sur-le-marche-du-jus.html/affiche_image?article=14317
Citruma, propriétaire de la marque, revendique 10% de parts de marché.
Pour maîtriser son approvisionnement, elle s’apprête à investir dans des vergers.
Deux années après avoir repris l’usine Frumat de Kénitra, Citruma affiche de bonnes performances. L’entreprise a pu, en effet, selon ses dirigeants, repositionner la célèbre marque de jus d’orange Marrakech lancée en 1986 et renforcer sa présence sur les marchés étrangers. Cela s’est fait au moyen de la diversification de la gamme de jus et du relooking du conditionnement. Si, en effet, Frumat ne produisait que le pur et le nectar d’orange, le repreneur a développé, depuis la reprise en 2007, une gamme de neuf références de la marque Marrakech et une nouvelle boisson, Cool, avec trois parfums. Et depuis quinze jours, il propose un nectar d’orange light, «le premier jus light marocain sur le marché», souligne Fodel Chérif, le DG.
Il ajoute qu’un autre produit sera lancé au cours du mois de Ramadan. Le timing est bien choisi puisque durant ce mois, les ventes de jus augmentent substantiellement. Elles sont 3 à 4 fois supérieures à celles d’un mois normal. S’y ajoute le fait que Ramadan coïncide cette année avec l’été qui est également une période de grande consommation. Il faudra cependant se battre pour gagner des parts de marché. Pour ce faire, «nous tentons d’éduquer le consommateur et de présenter le jus comme un produit non seulement rafraîchissant, car c’est essentiellement comme cela qu’il est perçu, mais aussi comme une source d’apport de vitamines. Ce qui nous permettra d’avoir une consommation régulière durant toute l’année», souligne M. Chérif.
C’est pour transmettre ce message que Citruma a entamé à partir du 15 juillet, pour la première fois, une campagne de communication télévisuelle. Sachant que la campagne de 2007 destinée à annoncer le retour de la marque sur le marché du jus d’orange était limitée à la presse écrite.
Le marché du jus d’orange est aujourd’hui estimé à une centaine de millions de litres dont 45 millions conditionnés. Le reste porte sur le jus pressé maison ou par les marchands ambulants. Outre Citruma, ce marché compte trois autres opérateurs, Margafrique (Boustane, Agadir et Forty), Coca Cola qui a racheté la marque Miami à la veille de la fermeture de Frumat et Copag, propriétaire de la marque Jaouda. Citruma déclare détenir 10% de parts de marché et réalise une partie de son chiffre d’affaires à l’exportation, vers la France, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.
Déjà semi-intégrée puisque deux de ses actionnaires, eux-mêmes exploitants agricoles, lui fournissent de la matière première, la société prévoit, après avoir soumissionné à la deuxième tranche de la Sodea, la mise en place d’un verger industriel afin de mieux maîtriser ses approvisionnements. Le projet actuellement à l’étude sera finalisé avant fin 2009.
anaowamessi August 7th, 2009, 05:04 PM Céréaliculture
Marrakech accélère le plan de mise à niveau
· Objectif: doubler les rendements à l’hectare
Marrakech se prépare déjà pour la prochaine campagne agricole. L’Office régional de la mise en valeur agricole (Ormva) de la région de Marrakech et la Société nationale de commercialisation des semences (Sonacos) viennent de signer une convention de partenariat. L’accord, qui implique également l’association marocaine des multiplicateurs de semences, des coopératives et des revendeurs privés, rentre dans le cadre de la déclinaison régionale du plan Maroc vert. L’accord vise un double objectif: tripler l’utilisation de semences de céréales sélectionnées et en doubler la production.
En effet, la région est marquée par sa faible utilisation de cette qualité de semences, qui est d’à peine 5% en moyenne, soit moins de 30.000 quintaux par an. «Nous avons l’ambition de multiplier par trois l’utilisation des semences sélectionnées, pour passer à 82.000 à l’horizon 2013», indique Mohammed Hassar, directeur régional de l’Agriculture.
Le second objectif est l’augmentation de la production de semences de céréales sélectionnées. Au niveau national, le plan Maroc vert table sur une production d’environ 1,1 million de quintaux dès 2010, contre 600 millions actuellement.
La convention entre l’Ormva et la Sonacos porte sur trois campagnes agricoles. Elle permettra l’extension des superficies consacrées à la production des semences sélectionnées, qui passeront ainsi de 2.200 ha en 2010 à 2.700 ha en 2013. Du coup, le rendement de ces terres devra lui aussi passer de 42 à 50 quintaux/ha pour la même période.
Pour ce faire, les parties signataires s’engagent à sécuriser la production de semences certifiées et d’en assurer la commercialisation à travers des points de vente essaimés dans toute la région de Marrakech, Tensift et Al Haouz. Et dès septembre prochain, ce réseau devra être approvisionné en quantités suffisantes en diverses espèces de semences, d’engrais et autres intrants agricoles. Autres points prévus par l’accord, l’encadrement technique et la formation dans le secteur semencier.
Un comité de suivi sera mis sur pied pour assurer la bonne application des termes de l’accord et dégager des pistes d’amélioration.
Côté prix, pas de changement, puisqu’ils sont fixés par le ministère de l’Agriculture. «Mais les agriculteurs pourront toujours bénéficier des subventions d’usage, prévues par la tutelle», indique Hassar.
Dans la région de Marrakech, la céréaliculture occupe 800.000 ha, soit 16% de la superficie céréalière nationale. Elle génère une production moyenne de 6,4 millions de quintaux, soit 13% de la production moyenne nationale, pour une valeur totale de 1,3 milliard de DH. Et enfin, la céréaliculture contribue à la création de 13 millions postes de travail, soit 44.330 emplois permanents.
Redalinho August 18th, 2009, 08:29 PM Alimentation: Les graines à germer arrivent!
http://www.leconomiste.com/upload/article/6_95063.jpg
· Blé, sésame, soja, fenugrec, riz, poireau, les produits proposés
· La commercialisation se fera par internet
Et si Ramadan rimait avec vitalité! Découvrez alors les graines à germer chez soi. Ces produits, bio de surcroît, seront commercialisés, pour la première fois au Maroc, dans les jours qui viennent. La société Bio-Cuisson, qui en est le promoteur, vient d’obtenir l’homologation d’une dizaine de graines et mélanges importés de France et d’Italie. «Cela, soit dit en passant, après une bataille d’une année pour satisfaire aux formalités administratives», avoue son directeur général, David Assayagh. Car, les produits concernés ne sont pas réglementés au Maroc. Aussi a-t-il été demandé à l’importateur de fournir «les textes régissant leur contrôle au niveau des pays d’origine, notamment en ce qui concerne l’étiquetage». En vogue sous d’autres cieux depuis quelques décennies, les graines à germer sont utilisées comme complément de nutrition. «Issues de plus de 50 légumes et plantes: sésame, tournesol, alfalfa, fenugrec, soja, blé, riz, poireau, brocoli et d’autres espèces, ces graines une fois germées constituent un repas à la fois sain et nutritif», assure Assayagh.
Bio-Cuisson en propose une large gamme dans des sachets de différentes contenances, 100, 150 et 200 grammes à des prix se situant entre 55 et 170 DH. Cela dépend bien évidemment du poids, mais surtout de la qualité du produit en termes de concentration des vitamines et de richesse en sels minéraux. A titre d’illustration, l’alfalfa se distingue par une concentration élevée en vitamine A, B, C, E et d’antioxydant.
«Ne nécessitant pas de cuisson, les graines à germer conservent leurs qualités nutritives», assure Assayagh. Elles seront livrées avec le mode d’emploi pour procéder à la germination à domicile. Le germoir, quant à lui, est proposé à 235 DH.
Pour le moment, la commercialisation sera faite exclusivement via internet, histoire de ne pas faire supporter à la clientèle les charges de mise en vente sur les étalages des centrales d’achat, est-il précisé.
A noter que les graines germées bio sont aussi une réserve d’eau et ne comportent pas de résidu chimique. «Leur culture est soumise aux règles de l’Organisation mondiale de la santé et de la FAO», soutient le DG de Bio-Cuisson. D’où l’engouement qu’elles suscitent de par le monde.
A.G.
Slaoui September 3rd, 2009, 10:47 PM Cosumar diversifie son offre
http://www.cosumar.co.ma/images/logo/cosumar.gif
Cosumar a lancé un nouveau sucre en morceau. Nouvel emballage, nouveau design et «qualité supérieure à prix compétitif», selon le groupe qui s’apprête à commercialiser un autre produit, destiné cette fois-ci aux enfants. Il s’agit de sucrettes sous forme de figurines.
amine2 September 11th, 2009, 10:17 PM Plan Vert: 20 grands projets déjà validés
· Pour un montant de 8 milliards de DH
· Le Maroc veut investir les bio-carburants
TOUT le dispositif de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert est opérationnel. A commencer par l’Agence de développement agricole (ADA) dont la mission est de piloter cette stratégie.
Pour rappel, son mode opératoire s’articule autour d’un portefeuille de plus de 1.500 projets portant sur une enveloppe d’investissement d’environ 147 milliards de DH à réaliser sur 10 ans. (cf.www. leconomiste.com. Edition du lundi 13 avril). Le tout devrait bénéficier à 1,4 million d’agriculteurs avec en plus la création de 1,5 million d’emplois supplémentaires. Voila pour l’enjeu. Quid alors du bilan des actions menées jusqu’à présent?
Lancement d’études de projets structurants, mobilisation des financements et mise en œuvre des projets d’agrégation proposés par les investisseurs, tels ont été les principaux chantiers.
Au chapitre des études, il y a lieu de signaler l’ambitieuse stratégie du Maroc pour l’énergie verte. «Face aux défis énergétiques auxquels fait face le Maroc, pays net importateur, le Plan Maroc Vert a prévu en effet une étude stratégique sur les possibilités de production des agro- carburants», indique Ahmed Hajjaji, directeur général de l’ADA.
De même qu’une étude spécifique aux régions du Gharb, Tanger, Al Hoceima, Taza et Taounate a été lancée. C’est que ces régions connaissent, en plus de la pauvreté, la prolifération de la culture du cannabis. Les produits du terroir ont aussi retenu une attention toute particulière et font d’ores et déjà l’objet d’une étude stratégique.
Il s’agit de l’huile d’argan, le safran de Taliouine, les pommes de Middelt et Imilchil, la rose à parfum de Dadès, les dattes du Draâ ainsi que d’autres produits.
L’objectif est de labelliser ces produits par des signes de qualité distinctifs comme les indications géographiques protégées ou les appellations d’origine contrôlée.
L’étude concerne aussi l’introduction et la protection de certaines spécialités innovantes comme les sous-produits des dattes, figues et cactus.
Le financement et la mobilisation des capitaux constituent l’autre volet des activités de l’Agence.
Banques, institutions financières internationales, organismes de la coopération étrangère et investisseurs ont été ainsi approchés. Et les résultats sont concluants, se félicite Hajjaji. Ainsi, au terme de 2 réunions du comité d’investissement que préside le ministre de l’Agriculture, 20 projets relevant de l’agriculture à haute valeur ajoutée (pilier I) ont été validés pour un montant de 8 milliards de DH. Il en est aussi de 32 projets de l’agriculture solidaire.
En somme, constate Hajjaji, toutes les mesures d’accompagnement prévues par les contrats-programmes sont en phase d’aboutir ou d’être mises en chantier. Et c’est énorme comme travail dans la mesure où l’ADA est investie de toute action liée au développement de l’agriculture. Elle est même habilitée à proposer au gouvernement tout programme ciblant le développement de l’agriculture solidaire. Se rangent dans ce cadre, les incitations et subventions prévues par le code des investissements. Mieux encore, l’organisme de pilotage du Plan Vert a également pour mission de promouvoir l’offre marocaine d’investissement à travers l’organisation de manifestations à l’international.
De manière générale, elle est appelée à mener toute action de nature à favoriser les partenariats.
D’ailleurs, c’est l’approche contractuelle qui est adoptée par l’Agence. A titre d’exemple, la direction de l’ingénierie des projets en assure le montage depuis le lancement des appels d’offres jusqu’à la mise en œuvre, en passant par le démarchage des bailleurs de fonds. Le tout, bien évidemment pour le compte des investisseurs et promoteurs des projets.
En attendant, elle compte mener une large campagne de communication pour vulgariser le concept d’agrégation aussi bien au niveau national que régional. Ce mécanisme, faut-il le rappeler, constitue l’épine dorsale du pilier II du Plan Maroc Vert. Mais il n’en demeure pas moins le plus fragile, tant il se base sur la mobilisation des terres collectives. Domaine, hautement sensible.
Rôle de l’ADA
LA loi 42-08, promulguée par dahir du 18 février 2009, fait de l’Agence de développement agricole (ADA) une force d’études et de propositions dans les divers domaines liés au développement et la promotion du secteur agricole dans son ensemble.
Elle est ainsi chargée de proposer au gouvernement «les plans d’action relatifs au soutien des filières agricoles à haute valeur ajoutée». Pour accomplir cette mission, l’Agence doit identifier et mobiliser le foncier nécessaire à l’extension des périmètres agricoles.
C’est à la direction de l’agrégation qu’incombe la tâche. «Bien évidemment sous l’autorité de la direction générale», précise l’arrêté fixant l’organisation de l’Agence.
Autre mission, déterminante, a trait à «la valorisation agricole via la mise en place de nouveaux systèmes d’irrigation, d’équipement des exploitations, de conditionnement et de commercialisation.
A. G.
http://www.leconomiste.com/article.html?a=95411
anaowamessi September 14th, 2009, 06:44 PM Campagne agricole record au Maroc pour 2008-2009
http://www.econostrum.info/photo/1580562-2118112.jpg?v=1252917510
Production de tomates à Dakhla dans le Sud du Maroc (photo Christelle Marot)
MAROC. En raison des fortes pluies qui se sont abattues en 2008 sur l’ensemble du pays et du coût favorable des intrants, c’est une campagne agricole exceptionnelle qu’enregistre le Maroc pour 2008-2009, affichant une production de céréales en hausse de 98,3%.
La production des céréales s’est établie à 102 millions de quintaux, dont 43,4 millions pour le blé tendre, 37,8 millions pour l’orge et 20,3 millions pour le blé dur. En tête : la région de Marrakech Tansift-El Haouz.
Par ailleurs, la production de primeurs est en hausse de 12% (1,9 million de tonnes), celle des agrumes de 10% (1,4 million de tonnes), la production d’olives de 17% (1 million).
Pour 2009-2010, la campagne se présente sous de bons auspices, indique le ministère marocain de l’Agriculture.
Superanouar September 20th, 2009, 06:19 PM Maroc: Le safran à la place du cannabis
Dans un bâtiment flambant neuf à la sortie de Taounate, les laborantins de l'Institut des plantes médicinales et aromatiques (INPMA), ouvert il y a un an et demi avec 56 millions de dirhams, travaillent sur les richesses naturelles (160 espèces, mais pas le kif) pour fournir les paysans.
Une association de 14 femmes a ainsi été équipée en plants à forte valeur ajoutée. Verveine, thym, rose, amande ou encore safran, "qui peut rapporter le double du cannabis non irrigué", explique le Dr Mohammed Hmamouchi, directeur de l'INPMA et enfant de la région, en manipulant les bocaux répartis sur une paillasse.
Herboristerie, cosmétique, parfumerie, additifs alimentaires, parapharmacie: "Le secteur a un chiffre d'affaires de près de 600 milliards de dirhams", poursuit ce fils d'agriculteurs, conscient que des partenariats étrangers s'imposent.
Le printemps dernier, des sociétés françaises et des parfumeurs de Grasse étaient venus en éclaireurs.
Source : Telquel (19/09/2009)
reda2casa September 20th, 2009, 06:29 PM Un français très approximatif :D
J'attends la version en ligne de tel quel.
Slaoui September 29th, 2009, 08:01 PM Attijariwafa Bank va investir dans le domaine agricole, en association avec Vision 3 (Bahrein). (...) [73 mots] [1,3€]
africa intelligence
Slaoui September 29th, 2009, 08:17 PM Vision3 in Joint Venture Deal with Morocco Bank
Bahrain-based Vision3 has signed a memorandum of understanding with Morocco's largest bank Attijariwafa to set up a joint venture specialist food and agriculture investment vehicle.
Vision3 is a strategic alliance between Gulf Finance House, Ithmaar Bank and Abu Dhabi Investment House.
Its agricultural investment vehicle AgriCap Invest now plans to offer intelligent financial solutions to agricultural initiatives in Morocco and across North and Sub-Saharan Africa, the Mediterranean and the broader Middle east and North Africa region.
"The Kingdom of Morocco is endowed with a wealth of natural resources and a talented labour force that give it many comparative advantages in the agriculture sector when compared to most other countries in the Arab world," said Vision3 chairman Esam Janahi .
"AgriCap Invest was conceived in response to the huge commercial potential within the regional agriculture sector and will deploy the combined experience of both the Vision3 strategic alliance and Attijariwafa Bank.
"The joint venture initiative will offer a variety of tailored products and services encompassing advisory services, asset management, principal investment and equity underwriting and syndication, debt raising, mergers and acquisitions, investment structuring and broader project development.
"Furthermore, the creation of an agriculture themed investment firm will complement with King Mohammed VI's 'Morocco 2020' vision for a green Morocco and the promotion of the environment, ecology and agriculture.
"We're proud to be announcing an initiative that will deliver critical intellectual and financial resources to such an important economic and social sector," he said.
"The current and future demands on the regional agriculture sector cannot be overstated.
"Growing populations, changing weather patterns and increasing demands on finite water resources mean that food and commodity prices are expected to increase over the coming years," he added.
"Now more than ever, agricultural initiatives will need the support of specialist financial resources and, in close partnership with Attijariwafa, we plan to ensure that AgriCap Invest does precisely that."
Vision3 signed an agreement with the government of Turkey in April to explore investment opportunities in the country's agriculture-based industries.
Source: Gult Daily News
amine2 October 3rd, 2009, 10:53 PM Taroudant - SM le Roi Mohammed VI a inauguré, vendredi, le projet de sauvegarde de la zone agrumicole de Sebt El-Guerdane, dans la province de Taroudant, d'un investissement global de 987 millions de DH.
Ce projet à grande portée socioéconomique, dont l'exécution a duré 2 ans, a pour objectif de faciliter l'accès à la ressource hydrique pour 600 exploitations (370 agriculteurs) dotées de mécanismes d'irrigation localisée dans le périmètre d'El-Guerdane.
Fruit d'un partenariat entre le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, le concessionnaire Amensouss et les agriculteurs bénéficiaires, le projet se traduira par la préservation de 11.000 postes d'emploi et plus de 10.000 emplois saisonniers et l'augmentation de la production d'agrumes de quelque 40.000 tonnes pour atteindre 255.000 tonnes.
Cette progression entraînera une hausse du volume des exportations de 35 pc. Il s'agit d'un programme d'irrigation de 10.000 hectares d'agrumes à travers le transfert d'un volume d'eau annuel de 45 millions de m3 à partir du complexe hydraulique Aoulouz et Mokhtar Soussi, ce qui permettra d'assurer une dotation de 4.000 m3/ha/an durant la campagne agricole.
A ce titre, les travaux ont porté sur la mise en place d'une conduite d'eau au niveau du barrage d'Aoulouz, d'un canal et d'autres ouvrages hydrauliques sur un linéaire de 90 km.
L'opération sera mise en œuvre dans le cadre d'un partenariat public-privé, le premier du genre au niveau international en matière de délégation de la gestion d'infrastructures d'irrigation.
Ce partenariat inédit entre le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime et la société Amensouss engage cette dernière à gérer le réseau de distribution d'eau en assurant un approvisionnement durable, une tarification et un service avantageux au profit de l'agriculteur.
Il ne manquera pas d'avoir un impact socioéconomique non négligeable, notamment une économie d'eau de 70 millions de m3 par an sur les eaux souterraines, qui ont souffert d'une surexploitation par le passé, ainsi qu'une contribution à la généralisation de l'irrigation localisée.
Situé dans la plaine de Souss à 60 km de la ville d'Agadir, le projet d'irrigation de Sebt El Guerdane, chantier structurant pour la région Souss-Massa-Draa, est censé apporter une solution efficiente à la problématique de l'eau et faire face à la baisse du niveau de la nappe phréatique dans le périmètre d'El Guerdane.
Par la suite, SM le Roi a visité une exploitation agricole pilote de production d'agrumes et de primeurs où est expérimenté le système d'irrigation localisée dans le cadre du projet de sauvegarde de la zone agrumicole de Sebt El-Guerdane.
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Slaoui November 12th, 2009, 06:55 PM LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Filière laitière: Huit fermes pilotes en projet
http://www.leconomiste.com/upload/article/VI-1_96742.jpg
· De grands faiseurs nationaux s’installent dans la région
· 4,4 milliards d’investissement à l’horizon 2020
Indéniable l’attrait qu’exerce la filière laitière sur les opérateurs économiques. Pour les éleveurs, elle demeure l’une des rares spéculations agricoles dont les prix ne fluctuent qu’à la hausse. Quant aux industriels, elle recèle encore des marges de progrès considérables. Certes, d’importantes avancées ont été réalisées mais la consommation du lait par tête d’habitant demeure encore très faible. A peine une moyenne de 36 litres/habitant/an contre 70 en Tunisie et plus de 120 litres en Europe. S’agissant de produits dérivés (fromages, beurre…), toute comparaison serait fortuite. Au niveau de la région du Gharb, la filière présente encore d’importantes opportunités. Sinon comment expliquer la ruée de nouveaux faiseurs et pas des moindres. Centrales Laitière et les Domaines agricoles y ont en effet éli domicile. «La filiale de l’ONA a pour projet l’installation d’une ferme via «Lait Plus», une joint-venture conclue avec une société arabe du nom de Somed. «Cette unité devrait abriter pas moins de 3.500 vaches laitières dont 1.600 sont déjà en place», indique-t-on auprès de l’Ormvag. Les Domaines Agricoles ont aussi dans le pipe un élevage laitier fort de 3.000 génisses. Une autre société «Bassita», adhérente à Copag, est aussi en passe d’installer une ferme de 1.000 génisses. A noter que Copag possède déjà une ferme aux environs de Larache totalisant plus 4.000 vaches laitières (cf. www.leconomiste.com). Ces projets font partie de l’Agri-partenariat qui prévoit la mise en place de 8 fermes productivistes. S’ajoutent aussi 4 grands projets d’agrégation. Ceci sans oublier les objectifs du contrat-programme passé entre le gouvernement et la profession. Ce dernier prévoit le soutien et l’accompagnement des fermes d’une taille moyenne de 100 vaches laitières. En tout, l’investissement global à réaliser à l’horizon 2020 est de plus de 4,4 milliards de DH dont 3,1 milliards seront supportés par le privé et le reste par l’Etat.
S’agissant de la transformation, le Plan agricole régional prévoit de porter la capacité de traitement des usines à 810 millions de litres/an contre 230 millions actuellement. Ceci à travers la création de 3 nouvelles unités. La réalisation de ces objectifs permettrait à la région de multiplier sa production actuelle par 4 pour participer à hauteur de 28% à la couverture des besoins du pays. Pour le moment, la contribution de la région ne représente que 14% en dépit d’importantes potentialités en termes de production fourragère et de ressources hydriques.
salim61 November 14th, 2009, 05:45 PM Campagne agricole 2009-2010 : la production de blé devrait augmenter de 71%
Grâce aux excellentes conditions météorologiques attendues cette année, le Maroc devrait enregistrer une récolte record de 6,37 millions de tonnes de blé en augmentation de 71%.
Des productions record de blé sont attendues au Maroc. En effet, selon un récent rapport du département américain de l’Agriculture, publié à Washington, le Royaume devrait connaître au cours de la saison agricole 2009-2010, une augmentation de 71% de sa production de blé. Soit, une récolte record de 6,37 millions de tonnes de blé. Selon le rapport, ces chiffres devraient s’afficher suite aux excellentes conditions météorologiques attendues cette année. Aussi, après la récolte de blé sans précédent de la saison 2008-2009, le Maroc a démontré qu’il est possible d’améliorer les rendements et de réduire à moyen-terme le déficit céréalier. Dans ce sens, durant le premier semestre 2009, les factures de ses importations de blé et de maïs ont baissé respectivement de 42 et de 22%. Aussi, le rapport annonce que cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochains mois. De ce fait, il estime que les importations marocaines de blé pour la même période devront baisser à 2,1 millions de tonnes. Par rapport à la superficie emblavée durant la saison 2009-2010, cette dernière aurait baissé de quelque 130.000 hectares. Aujourd’hui, elle est estimée à 2,8 millions d’hectares, relève le rapport élaboré par l’attaché du département de l’Agriculture auprès de l’ambassade US à Rabat. Mais toujours dans l’optimisme, le rapport note également que la récolte céréalière globale durant la saison agricole 2009-2010 devrait être en hausse de 1,170 million de tonnes par rapport aux estimations précédentes. Il révèle, ainsi, une production de blé à 2,275 tonnes par hectare ramenant la production céréalière globale à 6,37 millions de tonnes. Le rapport a également noté que la récolte de l’année agricole écoulée est l’une des plus importantes que le Maroc ait jamais connu. Dans ce sens, les importations marocaines de céréales pour 2009-2010 sont estimées à 2,1 millions de tonnes, soit une baisse de 500.000 tonnes par rapport aux prévisions précédentes. Le rapport relève par ailleurs que les autorités marocaines ont établi des mesures visant à protéger la production locale de la compétition étrangère. Ces mesures comprennent des droits de 135% sur les importations de blé tendre, pour la période allant du 1er juin au 31 décembre 2009, et de 170% pour les importations de blé dur, pour la période de juin-juillet. Actuellement, les tarifs d’importation du blé dur sont fixés à 55% et devront grimper à 80% en janvier 2010, alors que les tarifs sur l’importation de blé tendre devront, quant à eux, baisser à 90% durant la même date, souligne la même source.
Le 12-11-2009 à 16:02
Par : Dounia Mounadi
http://www.aujourdhui.ma/nation-details72217.html
Superanouar November 14th, 2009, 06:05 PM ^^ Par contre pour cette année, c'est plutôt mal engagé. Mais j'ai l'impression que depuis quelques années, les pluies ont tendance à tarder et à arriver en début d'hiver. Wait and see ;)
Slaoui November 16th, 2009, 12:39 PM Henry’s se lance dans les plats cuisinés surgelés
Cette diversification permet de faire tourner l’unité destinée à la production de glaces pendant toute l’année au lieu de sept mois auparavant.
Gourmet’s Club et Oukla sont les deux marques destinées à la ménagère et aux snacks.
L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires de 100 MDH à l’horizon 2012.
Rentabiliser l’outil de production et lisser l’effet de la saisonnalité. C’est la décision prise par les dirigeants du groupe Henry’s, pour mieux rentabiliser leur filiale Paty’s jusque-là fabricant de crèmes glacées sous la marque Henry’s. Le groupe a décidé de se lancer dans la production de plats cuisinés surgelés. «L’usine ne tournait que sept mois par an, soit de mars à septembre pour assurer l’approvisionnement du marché en crèmes glacées. Cette nouvelle activité nous permettra de travailler toute l’année et de contribuer au développement d’une niche», explique Salah Eddine Ayoubi, Dg de Paty’s.
Cette diversification n’a pas exigé de gros investissements étant donné que l’infrastructure de base existe déjà, notamment les chambres froides, un parc de 200 camions frigorifiques, les dépôts régionaux et les congélateurs placés chez les clients. L’entreprise n’a en fait investi que 5 MDH pour les équipements de cuisson et une nouvelle identité visuelle. Les plats cuisinés sont commercialisés sous la marque Gourmet’s Club qui vient renforcer le portefeuille du groupe qui compte déjà les marques de biscuits Henry’s, Pingouin et Nestlé pour les glaces et Santal pour les jus de fruits haut de gamme importés d’Italie.
Depuis trois mois, l’entreprise propose donc une gamme de produits surgelés destinés à la restauration collective (boulettes de viande rouge, galettes de volailles et merguez), aux ménages (boulettes en sauce, hachis parmentier, pizza, lasagne, hamburger au bœuf ou à la volaille...) et aux snacks et laiteries auxquels sont destinés la marque Oukla (boulettes de viande hachée, galettes de volaille, sauce au fromage, sauce piquante).
500 fours micro-ondes ont été placés dans les snacks et les laiteries
Les produits destinés à la ménagère sont vendus entre 30 et 35 DH la barquette de 400 grammes. Les produits pour snacks et laiteries sont commercialisés à 10 DH la barquette de 160 grammes. Paty’s a mis en place 500 micro-ondes chez ses partenaires. Outre ce réseau classique de restauration, elle s’est attaquée aux gares routières, universités, centres d’appels et buvettes de certaines prisons.
L’entreprise a choisi de ne pas faire de communication pour l’instant car, disent ses responsables, il faut laisser la marque se positionner et les tournées effectuées prouvent que la demande existe et que les ventes sont sur une tendance haussière. Aujourd’hui, la production est estimée à 3 MDH par mois et devra atteindre à l’horizon 2012 les 10 millions par mois. Paty’s vise un chiffre d’affaires annuel de 100 MDH à cette échéance.
zefreaky November 17th, 2009, 11:45 PM Henry’s se lance dans les plats cuisinés surgelés
J'adore leur Glasse surtout celui au chocolat...yummmi
Superanouar December 11th, 2009, 08:16 PM Baisse de 60% des superficies cultivées en cannabis au Maroc en 2009
1 345 personnes arrêtées pour trafic international de drogue
Les superficies cultivées en cannabis au Maroc ont reculé de 134 000 ha en 2003 à 56 000 en 2009, soit une baisse de 60%, a indiqué, vendredi à Rabat, Khalid Zerouali, Gouverneur Directeur de la Migration et de la Surveillance des Frontières au ministère de l'Intérieur.
Dans une déclaration à la MAP à l'issue d'une entrevue avec la Présidente de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), Sevil Atosoy, M. Zerouali s'est félicité de cette baisse qui constitue le couronnement des efforts soutenus déployés par les pouvoirs publics. La ville de Larache a été, pour la 5e année consécutive, déclarée " ville sans cannabis " a précisé Khalid Zerouali, affirmant que les cultures de cannabis au niveau des 17 communes ciblées de la province de Chefchaouen ont été totalement éradiquées, alors que l'éradication de ces cultures illicites a atteint 80% dans la province de Taounate et 90% à Tétouan, rapporte la MAP.
"La lutte contre les réseaux de trafic est l'un des principaux axes de la stratégie du Maroc de lutte anti-drogue lancée en 2005 ", a souligné M. Zerouali, ajoutant que 1 345 personnes ont été arrêtées en 2009 pour trafic international de drogue, dont 50% sont des étrangers.
Grâce à cette stratégie, les saisies de chira ont atteint 180 tonnes en 2009, soit une augmentation de 60% par rapport à l'année 2008, a-t-il relevé.
Ces saisies ont été opérées à la faveur du renforcement de la surveillance des frontières ainsi que des investissements consentis pour équiper les postes frontaliers avec des moyens de détection performants.
Signalons qu’un programme a été lancé en 2009 par les autorités marocaines qui vise un développement alternatif de la région du nord qui comprend des mesures pour l'encouragement des activités de substitution, l'amélioration des conditions de vie de la population locale, la mise en place d'infrastructures et des équipements de base, et la conservation et le développement durable de l'environnement.
Mise en ligne le : 11/12/2009
Source : La Vie Eco
Superanouar December 17th, 2009, 03:21 PM Un accord commercial UE-Maroc
L'Union européenne et le Maroc ont bouclé leurs négociations sur un accord de libéralisation de leurs échanges commerciaux dans le domaine de l'agroalimentaire et de la pêche, a annoncé jeudi la Commission européenne.
L'accord, qui doit encore être ratifié par les partenaires, prévoit la suppression des droits de douane pour 55% des importations totales en provenance du Maroc.
Pour le secteur des fruits et légumes, qui constitue 80% des importations en provenance du Maroc, "les calendriers de production ont été maintenus pour les produits considérés comme les plus sensibles" dans l'objectif de favoriser les complémentarités entre les systèmes de production, précise Bruxelles.
Il s'agit en particulier des tomates, fraises, courgettes, concombres, ail et clémentines. Les concessions consenties pour ces produits ont été faites sous forme de contingents tarifaires, souligne la Commission.
En échange, dans le secteur des produits agricoles, l'accord permettra la libéralisation immédiate de 45% de la valeur des exportations de l'UE vers le Maroc, une proportion qui sera portée à 70% en 10 ans.
Les exportations du secteur de la pêche seront également libéralisées pour les produits de l'UE (91% au bout de 5 ans et dans sa totalité dans les 10 ans).
L'accord permet "le renforcement de la position des exportateurs européens sur le marché marocain, notamment dans le secteur des produits agricoles transformés", se félicite Bruxelles.
Source : AFP (17/12/2009)
zefreaky December 17th, 2009, 07:31 PM ^^ ^^
Les producteurs français réclament l’annulation d’un accord UE/Maroc
Les producteurs français réclament l’annulation d’un accord entre le Maroc et l’Union européenne signé le 27 novembre dernier sur les échanges de produits agricoles.
L’accord prévoit la libéralisation des échanges pour six produits agricoles, ce qui engendrerait une hausse importante des importations vers l’hexagone.
Ces échanges concernent les tomates (+39%), les courgettes (+100%), les concombres (+200%), l’ail, les clémentines et les fraises.
"Ce type de décision est inacceptable et irresponsable !" soulignent les agriculteurs français pour qui la France "peut encore refuser de signer cet accord désastreux".
Bladi.net
tvfoudres December 17th, 2009, 07:36 PM ^^ ^^
Les producteurs français réclament l’annulation d’un accord UE/Maroc
Les producteurs français réclament l’annulation d’un accord entre le Maroc et l’Union européenne signé le 27 novembre dernier sur les échanges de produits agricoles.
L’accord prévoit la libéralisation des échanges pour six produits agricoles, ce qui engendrerait une hausse importante des importations vers l’hexagone.
Ces échanges concernent les tomates (+39%), les courgettes (+100%), les concombres (+200%), l’ail, les clémentines et les fraises.
"Ce type de décision est inacceptable et irresponsable !" soulignent les agriculteurs français pour qui la France "peut encore refuser de signer cet accord désastreux".
Bladi.net
Les agriculteurs français font que de brailler.
zefreaky December 17th, 2009, 08:35 PM Les agriculteurs français font que de brailler.
Y a aussi les epagnols qui ne veulent pas de l'accord eux nn plus.
Tetwani December 18th, 2009, 12:05 AM Les espagnols ne font que ce que les français leur avaient fait au début.
zefreaky December 18th, 2009, 01:17 AM Une question: en quoi l'accord favorisent t-il les tomates Marocaines?? il y aura un cuota je suppose non??
LovinMorocco December 18th, 2009, 04:24 PM Une question: en quoi l'accord favorisent t-il les tomates Marocaines?? il y aura un cuota je suppose non??
Je pense qu'en libéralisant l'échange de ces produits, les commerçants et les marques de distribution préféreront les produits agricoles marocains aux produits agricoles espagnols pas exemple, car même s'il y a des frais supplémentaires en ce qui concerne le transport, les tomates, etc. seront moins chers grâce au prix de la main d'oeuvre et de la suppressions des taxes.
zefreaky December 18th, 2009, 05:06 PM ^^^^ ok Merci
Redalinho January 19th, 2010, 10:57 AM Campagne agricole record au Maroc pour 2008-2009
http://www.econostrum.info/Campagne-agricole-record-au-Maroc-pour-2008-2009_a1513.html
MAROC. En raison des fortes pluies qui se sont abattues en 2008 sur l’ensemble du pays et du coût favorable des intrants, c’est une campagne agricole exceptionnelle qu’enregistre le Maroc pour 2008-2009, affichant une production de céréales en hausse de 98,3%.
La production des céréales s’est établie à 102 millions de quintaux, dont 43,4 millions pour le blé tendre, 37,8 millions pour l’orge et 20,3 millions pour le blé dur. En tête : la région de Marrakech Tansift-El Haouz.
Par ailleurs, la production de primeurs est en hausse de 12% (1,9 million de tonnes), celle des agrumes de 10% (1,4 million de tonnes), la production d’olives de 17% (1 million).
Pour 2009-2010, la campagne se présente sous de bons auspices, indique le ministère marocain de l’Agriculture.
amine2 January 23rd, 2010, 07:09 AM La zone El Guerdane renaît de ses cendres
Un coût d’investissement de 987 millions de DH
Après plusieurs années d’attente, le projet d’aménagement hydro agricole du périmètre El Guerdane (situé dans la plaine du Souss) a été finalisé pour la campagne 2009.
Réalisé dans le cadre d’une convention de gestion déléguée entre le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes et la société Amensouss, filiale de Nareva Holding, ce projet dont le coût global est estimé à 987 millions de DH, vise à sauvegarder 10 000 hectares d’agrumes dans la région.
D’une superficie de 9 618 ha, le périmètre est exploité par 670 agriculteurs. Ces derniers ont été, en effet, obligés d’abandonner leurs terres (soit 3 750 ha) ou arracher les orangers pour d’autres cultures à cause notamment du problème d’irrigation. La nappe phréatique qu’ils utilisaient jusqu’à présent pour l’irrigation de leurs exploitations diminue annuellement de 2,5 m. Le projet d’aménagement hydro-agricole de El Guerdane (le premier de partenariat public-privé) vient donc remédier à ce problème de pénurie d’eau et surtout contribuer à sauvegarder le verger agrumicole de cette zone.
Caractéristiques du projet
La société Amensouss est chargée de participer au financement, à la conception, à la construction, à l’exploitation et l’entretien des équipements hydro-agricoles, destinés à fournir en eau d’irrigation les agriculteurs situés dans le périmètre d’El Guerdane. C’est ainsi qu’à partir des barrages de Aoulouz et Mokhtar El Soussi, Amesouss doit acheminer annuellement 45 millions de m3 d’eau vers la zone. Un objectif qui a nécessité la réalisation de plusieurs équipements. Il s’agit d’une adduction d’une longueur de 87 km avec un débit de 2,5 m3/s, d’une prise d’eau avec piquage sur le barrage d’Aoulouz, et d’un réseau de distribution d’une longueur de 268 km desservant 450 bornes d’irrigation.
Par ailleurs, le délégataire a opté pour des conduites fabriquées selon une technologie de pointe, à partir d’un matériau nouvellement introduit au Maroc. Il s’agit du polyester renforcé à fibres de verre (PRV), plus léger, solide et moins lourd que le ciment. Des caractéristiques qui ont contribué à la réduction des frais de transport logistique, puisque les tubes ont été imbriqués les uns dans les autres lors du transport, coupés en fonction des besoins et produits selon des dimensions différentes. Ce n’est pas tout, les tubes ont été mis en place avec une pelleteuse et non une grue afin de minimiser le prix de l’eau.
Montage institutionnel et financier du projet
Le montage institutionnel du projet de sauvegarde de la zone agrumicole d’El Guerdane prévoit, entre autres, la délégation du service public pendant une durée de 30 ans, la prise en charge des expropriations par l’Etat et le partage des risques liés au projet entre les trois parties (l’Etat, le délégataire et les usagers).
Côté financier, l’investissement approche le milliard de DH. Malgré ce coût élevé, les 670 exploitants du périmètre ont bénéficié d’un tarif avantageux. Le prix proposé par le délégataire est de 1,48 DH/m3, alors qu’il devrait normalement atteindre 5 à 6 DH. Il faut dire que le montage financier prévoit une subvention de l’Etat, via le Fonds de développement économique et social Hassan II, d’un montant de 237,5 MDH. Un prêt concessionnel équivalant à un taux de 1% sur une durée de 20 ans est également accordé par le même organisme. Les propriétaires agricoles connectés, eux, ont déboursé 80 millions de DH à hauteur de 8 000 DH/ha. Quant à Amensouss, elle a contribué à hauteur de 432 MDH.
Fatima-Ezzahra Saâdane
La Vie éco
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Ventes record des semences de céréales et d'engrais
Meilleure organisation de la Sonacos, augmentation de la subvention étatique et bonne pluviométrie ont permis une diffusion plus large des produits.
Au 12 janvier, les hausses atteignent jusqu'à 57% par rapport à la saison précédente.
Il fallait s’y attendre. Après les dernières pluies, les agriculteurs se sont rués sur les semences et les engrais durant l’actuelle campagne. Au 12 janvier, selon les chiffres de la Société nationale de commercialisation de semences (Sonacos), les records de vente ont été battus. Pour les céréales, le volume de commercialisation a atteint le chiffre jamais égalé de 1,08 million de quintaux, ce qui constitue une hausse de 57% par rapport à la campagne précédente, à la même date. Pour la betterave sucrière, l’accroissement constaté est de 21% (4 383 quintaux de polygermes et 36 564 unités de monogermes).
Les ventes de plants de pomme de terre ont également explosé. Elles portent sur 2 500 tonnes contre 224 tonnes l’année dernière. Dans le même temps, les engrais ont enregistré un accroissement plus qu’appréciable puisque le bond est de 26%, à 280 190 quintaux.
Pour les semences de céréales, les écarts par rapport à la précédente campagne sont également importants. En septembre 2009, 114 000 q avaient été commercialisés contre à peine 6 000 q la précédente campagne. En décembre, ce sont 221 000 q qui étaient écoulés contre 38 000 en décembre 2008.
La Sonacos s’engage à sécuriser l’approvisionnement
Que s’est-il donc passé d’exceptionnel puisque la saison 2008-2009, bien que tout aussi pluvieuse, a enregistré des performances moindres ? Karim Rharrit, président du directoire de la Sonacos, s’en explique : «Il y a eu une conjonction de plusieurs éléments. D’abord une meilleure organisation de la Sonacos qui a étendu sa présence en ajoutant plus de 150 points de vente, soit une extension de 42%. Et si la communication a joué un rôle, il ne faut pas oublier, non plus, que l’Etat a fait un effort supplémentaire en portant la subvention à 150 DH/q au lieu de 130 DH pour les semences de blé tendre et à 135 DH pour le blé dur et l’orge. Et puis, bien sûr, que les pluies du mois de décembre bien que tardives ont convaincu les retardataires à se rattraper».
Cela dit, explique-t-on à la Sonacos, il faut encourager le plus possible de nouveaux réflexes chez les agriculteurs de manière à ce qu’ils s’approvisionnent en semences et engrais avant la mi-novembre. Ce faisant, ils sont assurés de trouver les profils variétaux les plus recherchés et peuvent espérer des rendements meilleurs grâce à un semi précoce.
Pour sa part, la Sonacos s’engage à la sécurisation de l’approvisionnement en semences et en engrais en constituant des stocks tout en s’appuyant sur la diversification pour améliorer les niveaux d’utilisation et d’efficacité de tous les intrants.
Karim Rharrit explique, par la même occasion, que les progrès réalisés dans l’utilisation des semences et des engrais ne vont que s’affirmer et s’accélérer dans la perspective de l’ambitieux programme du Maroc vert et son fer de lance qui est l’agrégation.
La Vie éco
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Fruits et légumes : la vague de froid en Europe profite aux exportations marocaines
Les producteurs espèrent compenser la baisse enregistrée depuis le début de la campagne.
Les prix des légumes se sont nettement redressés.
Les agrumes profitent de la chute du potentiel d'exportation de l'Espagne.
«Le malheur des uns fait le bonheur des autres». Ce proverbe résume la situation actuelle des exportateurs marocains de fruits et légumes par rapport à leurs homologues de l’Union européenne. A cause de la vague de froid qui sévit actuellement en Europe, la plupart des exploitations sont, en effet, sinistrées. Du coup, le potentiel de production actuel et pour les prochains mois est réduit, alors que la demande augmente, en particulier pour les produits destinés à la préparation des soupes.
Selon l’Association des producteurs de fruits et légumes (APFEL), cette situation permettra aux exportateurs marocains de rattraper les baisses importantes enregistrées depuis le début de la campagne 2009-2010.
L’association table sur l’exportation, rien qu’entre janvier et mars 2010, de l’équivalent de 50% du volume habituellement exporté sur toute une année vers les marchés de l’UE qui est d’environ 300 000 tonnes toutes variétés confondues (tomates, courgettes, concombre, poivron...). Au 10 janvier, les expéditions totales de primeurs, toutes destinations confondues, portaient sur 238 301 tonnes, en retrait de 10% par rapport à la même période de l’année précédente, d’après les statistiques de l’établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE). La tomate avait chuté de 18%, à
151 811 tonnes et les légumes divers (courgette, piment fort, concombre radis, salade, haricots helda et verts...) de 10%, à 78 884 tonnes. Dans ce dernier groupe de produits, le repli est principalement dû à la courgette et au poivron qui constituent une bonne part des cargaisons. Ces deux légumes ont chuté respectivement de 11 et 30%, à 16 500 et 12 220 tonnes. La pomme de terre est également en chute libre. Seulement 205 tonnes ont été exportées au lieu de1 040 pour la même période de 2009. En revanche, les fruits divers sont mieux demandés. Les ventes à l’étranger portaient sur 7 400 tonnes contre 5 522, une année plus tôt, soit une appréciation de 34%. Fraise (+169%), pastèques (+507%) et framboise (+191%) ont été bien demandées, contrairement au melon en repli de 4%, à
2 788 tonnes.
Il est évident qu’il sera difficile d’être en phase avec les prévisions annoncées par le ministère de l’agriculture (880 000 tonnes de primeurs exportées sur une production attendue de 2,2 millions), mais plus le froid sévira en Europe plus il sera bénéfique au Maroc.
Les effets de l’actuelle conjoncture ne se limitent pas à l’augmentation des volumes exportés. Elle aura également un impact sur leur valeur dans la mesure où les prix de certains légumes, qui avaient enregistré une importante baisse, connaissent une évolution significative. Ainsi, l’association retient essentiellement l’exemple de la courgette dont le prix qui se situait entre 5 et 6 DH le kilo a atteint, depuis le début janvier, 22 DH le kilo en prix de gros. Il en est de même pour le poivron qui a vu son prix de gros passer de 7 DH à 13 DH. Enfin, la tomate, dont les exportations avaient beaucoup baissé en raison de la tutta absolutta, connaît aussi une évolution de son prix de gros qui est passé de 0,60 à 0,90 DH.
L’enthousiasme des agrumiculteurs contrarié par les pluies
Cette conjoncture profitera également aux exportations d’agrumes dont les exportations ont atteint, au 10 janvier, 236 000 tonnes contre 271 000 tonnes à la même période de l’année dernière. Les fruits divers -essentiellement la clémentine - ont fléchi de 10 %, à
222 000 tonnes et les oranges (début de campagne) de 41%, à 12 710 tonnes. Les producteurs espèrent suppléer l’Espagne dont la production exportable a baissé de 6 à 7% pour la clémentine et de 15% pour les oranges. Il est à rappeler que l’Espagne exporte annuellement 3,5 millions de tonnes contre 500 000 à 600 000 tonnes pour le Maroc.
Outre l’augmentation des volumes d’agrumes exportés, les opérateurs marocains signalent également une hausse des prix en raison de la forte demande d’agrumes sur les marchés européens. Ils ne donneront cependant pas d’estimation de cette évolution des prix. L’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam) tient quand même à souligner que le rythme de la cueillette et de l’exportation des agrumes va connaître un ralentissement car le Maroc a aussi subi des intempéries (fortes pluies) qui ont affecté les fruits (ils sont gorgés d’eau et sont donc fragiles à l’exportation) et les vergers devenus impraticables. Pour l’actuelle campagne, le ministère de l’agriculture table sur une production de 1,41 million de tonnes, en hausse de 10% par rapport à la précédente campagne. Ce volume comprend les oranges (775 000 t), les petits fruits (581 000 t) et les autres agrumes (56 000 t). Les exportations globales devraient atteindre 552 000 tonnes, soit une amélioration de 7%.
La Vie éco
Slaoui January 25th, 2010, 06:26 PM 700 millions de DH d’investissement chez Koutoubia
Koutoubia sort le grand jeu. Son management annonce un investissement de 700 millions de dirhams pour les cinq années à venir. Il s’agit de la mise en place d’un complexe industriel intégré qui regroupera la chaîne de production de la marque, de l’amont à l’aval. Une initiative qui permettra, non seulement de moderniser davantage les process, déjà très performants et certifiés, mais aussi de maîtriser les coûts de production. Et c’est là le but ultime.
En effet, la société spécialisée dans le conditionnement de la viande rouge et des volailles, notamment à travers la charcuterie Koutoubia, désormais historique au Maroc, se prépare à l’ouverture du marché en 2012. L’accord d’association signé avec l’Union européenne et dont un nouveau protocole concernant les produits agroalimentaires vient tout juste d’être paraphé par les deux partenaires, annonce l’ouverture imminente du marché marocain aux produits du nord. La charcuterie est en tête de liste des produits libéralisés pour les producteurs UE. Même si le producteur national a une longueur d’avance en termes de fidélité client et en termes de positionnement sur les produits halals, la concurrence s’annonce rude. Et pour mieux contrecarrer toute attaque malveillante, Koutoubia s’arme sur trois fronts.
D’abord, l’amont. Koutoubia annonce à ce niveau son souhait de développer en intégration l’élevage de veaux d’engraissement et de volaille. La société ambitionne de répondre à 30% de ses besoins en matières premières à travers des élevages internes. L’intégration passera sans aucun doute par l’importation de bétail, profitant ainsi de la nouvelle réglementation (loi de finances 2010) qui autorise l’importation du veau d’engraissement.
Ensuite, la société table sur le développement de son réseau de distribution. Koutoubia a lancé depuis quelques mois son enseigne de distribution (Attaher) et compte l’étoffer dans les années à venir. Sa stratégie de déploiement prévoit le passage de 40 échoppes à 300 magasins d’ici 2013. Cela représentera 20% des ventes de la production viandes (rouges et blanches) de la marque. Et pour augmenter davantage ses débouchés, Koutoubia ambitionne de lancer ses propres fastfoods. Pour l’instant, rien ne filtre sur le modèle économique ni sur le concept de restaurant rapide envisagé.
Enfin, Koutoubia envisage même de s’attaquer aux marchés européens en installant une unité de production au nord de la Méditerranée. Pour l’instant, le management de la société, qui a animé une conférence de presse mardi 12 janvier à Mohammedia, ne donne pas plus de détails à ce sujet ni sur les moyens de financement visés. Serait-ce les premiers pas en vue d’annoncer une introduction en bourse ? Attendons pour voir.
Maroceco
amine2 February 10th, 2010, 10:40 PM Fruits exotiques
Le potentiel existe, le financement à la peine
· Pas assez de terres à cultiver pour couvrir la demande
· En Méditerranée, Israël est un modèle pionnier
http://www.leconomiste.com/upload/article/4_98516.jpg http://www.leconomiste.com/upload/article/3_98515.jpg
Produire des fruits exotiques au Maroc! C’est le pari de deux sociétés implantées en plein Souss. Jusqu’à présent, seuls des pays d’Amérique latine, d’Asie, la Nouvelle Zélande et l’Afrique du Sud exploitent cette niche. «Le Portugal est l’un des rares pays méditerranéens où sont plantés les fruits exotiques», souligne
Lahoussine Kanane, gérant de Tiwiza Exotic (voir p. 4). Reste Israël! Un modèle qui inspire d’autant plus que ce pays «s’est lancé dans cette culture depuis 20 ans. Ses fruits sont résistants à la salinité et offrent une forte valeur ajoutée», précise Kanane. Cultivés dans le désert du Néguev, ces fruits sont arrosés d’eau dessalée.
Selon le producteur marocain, 1m3 d’eau utilisé en culture maraîchère (tomate notamment) génère un euro de gain contre 3 à 5 euros pour les fruits exotiques.
Toutefois, certains observateurs sont sceptiques quant à l’avenir de cette culture. Le pays a globalement un climat semi-aride. Leurs réserves peuvent êtres valables pour certains fruits, tels que la pastèque baby et qui a été produite pour la 1re fois en 2009. En revanche, d’autres plantes de la famille des cactées comme le Pitaya ne consomment pas beaucoup d’eau. Dans ce rayon, on peut évoquer aussi le cas des figues de barbarie: 10.000 DH de bénéfice contre 3.500 DH pour l’arganier. Ce n’est pas pour rien qu’«un colloque international, parrainé par la FAO, se tiendra du 17 au 22 octobre à Agadir», affirme Abdelhadi Doukkane. Ce coauteur d’un ouvrage unique sur le cactus au Maroc parle de «plante du futur». Pour l’instant, Tiwiza Exotic et Wenza Fruits Exotiques sont les uniques producteurs marocains. L’un exploite 12 hectares en plein champ, l’autre 15 hectares. Tiwiza produit 4 légumes (nouvelles courgettes, aubergines africaines…) et six fruits (Kiwano, Pepino Dolce…). Dix autres sont en cours d’expérimentation. Celle-ci a d’ailleurs décroché en 2008 le Prix du meilleur travail de valorisation. Une consécration obtenue au Salon international de l’agriculture du Maroc. Au salon berlinois Fruit Logistica, Tiwiza Exotic a été très sollicitée par les donneurs d’ordre. Parmi eux, les Halles de Rungis. Pour répondre à la demande, il va falloir plus d’espace (60 ha) et aussi développer une culture sous serre. Or, le financement ne suit pas: «les banques sont réticentes aux nouveautés».
Son concurrent direct, Wenza Fruit Exotiques, qui a actuellement un volume d’export de 190.000 euros estime qu’il «peut passer jusqu’à 100 ha». Sur le plan logistique, la proximité offre un avantage relatif. Certes, il faut compter à partir de l’Amérique 2 semaines en moyenne pour livrer l’Europe contre 4 jours pour le Maroc. Mais le coût du fret demeure un sérieux frein. Une chose est sûre: il y a des parts de marché à gagner. Les grandes surfaces, étrangères surtout, ont un rayon fruits exotiques. Les régimes diététiques très en vogue y sont pour beaucoup.
Faiçal FAQUIHI
L'économiste
Slaoui February 22nd, 2010, 01:16 PM Aiguebelle : 5 MDH pour réaménager son usine
http://www.ac-franchise.com/V2/app_utils/mod/getthumb.aspx?fileName=/V2/app_upload/img_logoens/AIGUEBELLE-FR-LOGO-20081210.jpg&width=0&height=0&ext=jpeg
Aiguebelle veut améliorer son image
La Compagnie chérifienne de chocolaterie (CCC), propriétaire de la marque Aiguebelle, a réaménagé son usine située bd. Ouled Ziane, à Casablanca. Cette opération réalisée en plusieurs séquences a nécessité une enveloppe de 5 MDH. Elle a permis, selon les dirigeants de l’entreprise, d’améliorer l’image de l’entreprise et les conditions de travail du personnel, en plus de l’optimisation du flux de production.
Fermée pendant 90 jours, l’unité de production en activité depuis 1942 a fait l’objet d’un lifting réalisé par une équipe de 6 étudiants de l’école des Beaux Arts qui a passé plus de deux semaines dans les locaux afin d’être «à l’écoute des employés et de cerner les besoins des divers services de la chocolaterie».
Sans donner davantage de précisions, la direction annonce également avoir augmenté la capacité de production. Cette usine certifiée «Iso 9001, version 2000», s’est en outre dotée d’un laboratoire de recherche et développement baptisé «Centre de recherche Omar Berrada Sounni» dont l’objectif est de développer de nouveaux process et de lancer de nouveaux produits. Le budget recherche n’a pas été communiqué, mais les responsables affirment avoir mis à la disposition du centre d’importants moyens humains et financiers.
La CCC a par ailleurs créé le musée du chocolat. Ouvert depuis novembre 2009, ce musée présente, par le biais des anciennes machines et des anciens emballages, l’histoire du chocolat et son processus de fabrication. Il est ouvert aux écoliers, tous les jeudis.
Gadiri February 22nd, 2010, 04:24 PM Fruits exotiques
Le potentiel existe, le financement à la peine
· Pas assez de terres à cultiver pour couvrir la demande
· En Méditerranée, Israël est un modèle pionnier
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Produire des fruits exotiques au Maroc! C’est le pari de deux sociétés implantées en plein Souss. Jusqu’à présent, seuls des pays d’Amérique latine, d’Asie, la Nouvelle Zélande et l’Afrique du Sud exploitent cette niche. «Le Portugal est l’un des rares pays méditerranéens où sont plantés les fruits exotiques», souligne
Lahoussine Kanane, gérant de Tiwiza Exotic (voir p. 4). Reste Israël! Un modèle qui inspire d’autant plus que ce pays «s’est lancé dans cette culture depuis 20 ans. Ses fruits sont résistants à la salinité et offrent une forte valeur ajoutée», précise Kanane. Cultivés dans le désert du Néguev, ces fruits sont arrosés d’eau dessalée.
Selon le producteur marocain, 1m3 d’eau utilisé en culture maraîchère (tomate notamment) génère un euro de gain contre 3 à 5 euros pour les fruits exotiques.
Toutefois, certains observateurs sont sceptiques quant à l’avenir de cette culture. Le pays a globalement un climat semi-aride. Leurs réserves peuvent êtres valables pour certains fruits, tels que la pastèque baby et qui a été produite pour la 1re fois en 2009. En revanche, d’autres plantes de la famille des cactées comme le Pitaya ne consomment pas beaucoup d’eau. Dans ce rayon, on peut évoquer aussi le cas des figues de barbarie: 10.000 DH de bénéfice contre 3.500 DH pour l’arganier. Ce n’est pas pour rien qu’«un colloque international, parrainé par la FAO, se tiendra du 17 au 22 octobre à Agadir», affirme Abdelhadi Doukkane. Ce coauteur d’un ouvrage unique sur le cactus au Maroc parle de «plante du futur». Pour l’instant, Tiwiza Exotic et Wenza Fruits Exotiques sont les uniques producteurs marocains. L’un exploite 12 hectares en plein champ, l’autre 15 hectares. Tiwiza produit 4 légumes (nouvelles courgettes, aubergines africaines…) et six fruits (Kiwano, Pepino Dolce…). Dix autres sont en cours d’expérimentation. Celle-ci a d’ailleurs décroché en 2008 le Prix du meilleur travail de valorisation. Une consécration obtenue au Salon international de l’agriculture du Maroc. Au salon berlinois Fruit Logistica, Tiwiza Exotic a été très sollicitée par les donneurs d’ordre. Parmi eux, les Halles de Rungis. Pour répondre à la demande, il va falloir plus d’espace (60 ha) et aussi développer une culture sous serre. Or, le financement ne suit pas: «les banques sont réticentes aux nouveautés».
Son concurrent direct, Wenza Fruit Exotiques, qui a actuellement un volume d’export de 190.000 euros estime qu’il «peut passer jusqu’à 100 ha». Sur le plan logistique, la proximité offre un avantage relatif. Certes, il faut compter à partir de l’Amérique 2 semaines en moyenne pour livrer l’Europe contre 4 jours pour le Maroc. Mais le coût du fret demeure un sérieux frein. Une chose est sûre: il y a des parts de marché à gagner. Les grandes surfaces, étrangères surtout, ont un rayon fruits exotiques. Les régimes diététiques très en vogue y sont pour beaucoup.
Faiçal FAQUIHI
L'économiste
Il y quelques années, un vainqueur de l'émission de 2M Challenger avait lancé son entreprise dans ce domaine, ça semblait très novateur et prometteur.
Gadiri February 23rd, 2010, 07:13 PM Souss irrigation de precision.
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Slaoui February 24th, 2010, 04:19 PM Siam 2010: Le Plan vert sauve la mise
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· Forte participation étrangère
· 100 exposants et 20 pays y seront représentés
«Le Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam) est entré dans sa phase de croisière», se félicite Jaouad Chami, commissaire général de la manifestation. Pour étayer ses propos, exprimés lundi dernier lors d’un point de presse, le commissaire du Siam affirme que la demande en exposition a été forte pour la prochaine édition et que le taux de retour est de plus de 85%. Pourtant, les objectifs de cette 5e édition, qui aura lieu du 28 avril au 2 mai, ont été revus à la baisse, notamment en termes d’exposants et de visiteurs. Cependant, la superficie nette d’exposition devrait augmenter de quelque 5.000 m2 pour passer de 60.000 m2 en 2009 à 65.000 m2 cette année. A l’opposé, le nombre d’exposants attendus resterait le même, voire s’inscrirait en légère baisse par rapport à la précédente édition: 700 contre 731. Alors que seulement 500.000 visiteurs devraient desservir cette 5e édition au lieu des 685.000 de l’année dernière. Aux yeux de Chami, «ces chiffres ne reflètent que des prévisions à corriger au fur et à mesure de l’état d’avancement de l’évènement». Cela même si à peine deux mois nous séparent de l’ouverture du Salon. Qu’importe. L’exposition continue de se faire sous chapiteaux et tous les marchés d’agencement et de décoration profitent toujours aux opérateurs de Rabat et Casablanca. Point d’impact donc pour la ville qui abrite l’évènement depuis bientôt 5 ans. Tout au plus, la capitale ismaïlienne peut se contenter de l’effet hébergement qu’elle partage avec les villes environnantes.
Ceci étant, la manifestation se distingue cette année par une affluence toute particulière de délégations institutionnelles et d’hommes d’affaires européens. Allemands, Français, Polonais et surtout les Espagnols y seront en force.
A elle seule, l’Espagne a réservé une surface d’exposition de 800 m2. C’est que nos voisins du Nord portent un grand intérêt au Plan Maroc vert. Il en est de même pour les Allemands, les Polonais et les Français. En tout, 100 exposants étrangers représentant 20 pays sont attendus. A noter que cette année, les deux premiers jours de la manifestation seront exclusivement réservées aux professionnels. La billetterie grand public ne fonctionnera qu’à partir du 30 avril. Et le 2 mai aura lieu la cérémonie de remise des trophées, journée qui sera réservée aux exposants.
A signaler enfin que les 3e Assises de l’agriculture se tiendront la veille de l’ouverture du Salon. Autrement dit, le 27 avril.
Gadiri February 26th, 2010, 06:00 AM Accord agricole Maroc-UE : Front commun des producteurs espagnols et français
Publié le 25.02.2010 | 16h35
Les producteurs espagnols et français de fraises ont repris la hache de guerre contre le Maroc et l’Union européenne concernant l’accord agricole liant ces deux derniers. Ledit accord qui octroie de concessions au Maroc, en matière d’exportations de fruits et légumes, a une nouvelle fois été rejeté.
Le groupe de contact hispano-français de fraises, composé de producteurs et de représentants des gouvernements des deux pays, a tenu le mercredi, une réunion à Huelva (sud de l’Espagne). Les discussions ont porté sur les négociations commerciales entre l’UE et des pays tiers, particulièrement les nouvelles concessions accordées récemment au Maroc. Le nouvel accord agricole Maroc-UE prévoit en effet, l’augmentation de quotas pour six fruits et légumes.
Hormis les augmentations de quotas, la période d’exportation de 4 600 tonnes de fraises sans droit de douane, ne plait pas également au groupe de contact. Cette période correspond en effet, à un pic de production aussi bien en Espagne qu’en France. En outre, ces appels au rejet de l’accord s’intensifient car la région de Huelva, principale productrice de la fraise espagnole, connait l’une de ses pires campagnes. Après un début de sécheresse, les pluies auraient détruit plus de 40% de la récolte. Par contre, en France, on s’attend à une campagne régulière.
Pour le directeur général de la Fédération espagnole des associations de producteurs-exportateurs de fruits, légumes, fleurs et plantes vivantes, (FEPEX), Jose Maria Pozancos, " les négociations de l’Union ont franchi une ligne rouge". De nombreux producteurs sont désavantagés par les termes de l’accord, a-t-il ajouté.
La réunion a eu lieu avant l’ouverture mercredi, de la VIIIe édition (24 au 26 février) de la Foire des agrumes et de la fraise de Huelva (Expocitfresa) au parc des expositions de la ville de Cartaya. Une cinquantaine d’entreprises de toute l’Espagne, de l'Europe et la côte du sud-ouest des États-Unis, y prennent part. La ministre andalouse de l'Agriculture et des pêches, Clara Aguilera, a profité de l’occasion pour déclarer que le gouvernement autonome d’Andalousie lancera bientôt, une campagne intensive de promotion de l'image de la fraise de Huelva.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
Slaoui February 26th, 2010, 01:27 PM Les agriculteurs espagnols gueulent, tant pis pour eux, c'est le libéralisme ils n'ont cas faire comme leur collègue français qu'ils ont mis au chômage car eux même étaient bien plus compétitifs, càd changer de branche.
Le Maroc a payé un lourd tribut social et économique pour avoir ouvert son économie, nombres d'entreprises n'ont pas tenues le choc malgrés cela à force de réforme et d'investissements, le pays récole les fruits de 15 ans d'efforts et de travail régulier.
L'agriculture espagnole qui est composée de clandestin, de travailleur roumain, d'immigré que l'on paye deux fois moins que le smig, pour inonder le marché européen. Les français sa fait 30 qu'ils subissent cette concurrence "déloyale" (car eux ne peuvent pas faire la même chose) et pourtant ils ont compris, ils se sont relocalisés sur un autre marché.
Alors arrêtez de pleurer ça n'y changera rien, tous les domaines où l'on pourra prendre votre place et vous ruiner intelligement on le ferra ! :)
Ils ont compris qui ils avaient en face juste pour rappeller :
Accord avec lUE, on va les "bouffer" dans le domaine agricole :banana:
TangerMed I & II et bientôt Nador West Med on va capter une importante part du traffic qui transit par le détroit,
On va capter une part du traffic mondial des croisieristes avec le réaménagement du port de Tanger,
Ils vont conduire des voitures Marocaines, produites dans l'usine la plus performante au monde du groupe Renault,
Avec notre plan logistique, nos transporteurs vont se pavaner en europe tout en leur piquant des parts de marché,
Ils ont enfin un concurrent sérieux en face, et ça n'est qu'un début, on se réveille petit à petit le meilleur est à venir Inch'allah ! :cheers:
Gadiri March 1st, 2010, 01:11 AM Tu as tout dit.
Ils se plaignent de notre concurrence alors qu'ils ont tués les français de la même façon par le passé.
Ils ne se rendent pas compte de leur incohérence.
C'est comme le fait de vouloir récupéré Gibraltar sans rétrocéder Sebta, Melillia, et les îles.
On va les manger comme des empenadas !
Gadiri March 2nd, 2010, 07:11 AM Protection intégrée des agrumes
Des experts de la zone Mena et d'Europe planchent à Agadir
Publié le : 02.03.2010 | 05h02
Des experts de 22 pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (Mena) et d'Europe sont en conclave, à partir de ce lundi à Agadir, pour se pencher sur les moyens de développer une meilleure protection des agrumes à travers la lutte biologique contre les déprédateurs animaux et végétaux qui menacent cette culture.
Initiée par l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II -Complexe horticole d'Agadir- et l'Organisation internationale de lutte biologique (OILB), cette conférence constitue également une occasion pour les professionnels et les chercheurs de débattre des avancées technologiques en matière de lutte intégrée des agrumes dans les pays méditerranéens.
«Le secteur des agrumes évolue dans un contexte de marchés mondialisés fortement concurrentiels. Il traverse une phase de modifications des habitudes de consommation dont les principales caractéristiques sont l'intérêt croissant pour la qualité et la valeur ajoutée du produit ainsi que le renforcement du pouvoir de négociation des petites enseignes de détaillants de fruits», a indiqué le directeur du complexe horticole d'Agadir, Brahim Hafidi à l'ouverture de cette conférence.
Selon lui, le marché des agrumes passe d'une structure gérée par les producteurs à un marché orienté vers les attentes des consommateurs.
Dans ce contexte de concurrence et d'exigences de qualité, le Maroc a lancé en 2008 une nouvelle stratégique baptisée «Plan Maroc vert», dans lequel la mise à niveau de la filière agrumes constitue l'une des priorités, a dit M. Hafidi.
Améliorer la production dans le respect de la qualité et de la sécurité
Le Royaume compte ainsi développer la production totale d'agrumes pour atteindre à l'horizon 2018 quelque 2,9 millions de tonnes contre 1,3 million actuellement et de promouvoir les exportations qui devront passer de 1,3 million tonnes contre près de 550.000 tonnes actuellement.
Cette augmentation de la production se fera, a-t-il précisé, dans le respect des «bonnes pratiques agricoles pour garantir la qualité et la sécurité des chaines et des réseaux d'approvisionnement de la filière».
Evoquant l'importance de la tenue de cette conférence dans la région du Souss-Massa-Drâa, «fleuron du Maroc en matière de production et d'exportations des agrumes», M. Hafidi, qui est également président de la région, a indiqué que le secteur agrumicole local fait face aujourd'hui à des difficultés «structurelles et de durabilité».
Aussi, une série de mesures sont déjà enclenchées pour la sauvegarde et la gestion des ressources hydriques et le développement d'une agriculture durable et innovante.
Parmi les principaux volets à l'ordre du jour de cette conférence figurent notamment la gestion intégrée de la lutte contre les ravageurs des agrumes, les infrastructures écologiques, les méthodes et stratégies de lutte intégrée, les maladies et mauvaises herbes des agrumes.
Trois jours durant, les experts marocains et étrangers examineront les moyens d'encourager et de développer la lutte biologique contre les déprédateurs animaux et végétaux et, d'une manière générale, et la protection intégrée dans la perspective d'une meilleure production pour l'ensemble des cultures.
Parallèlement aux débats, une visite sur le terrain est prévue dans la vallée du Souss dans des sites de production (des vergers et des pépinières), et de transformation (stations de conditionnement).
Par MAP
Gadiri March 2nd, 2010, 07:15 AM Foodex Japon
Le Maroc veut reconquérir le marché nippon
Cinq exposants seniors sur une superficie de 200 m2 pour tirer profit de l'aubaine.
Publié le : 01.03.2010 | 17h16
C'est aujourd'hui à Chiba, en banlieue de Tokyo que le Foodex ouvre ses portes pour la 35e édition. Par un temps frais et pluvieux qui s'éclaircit depuis hier, le big orange (Tokyo) est le point de rencontre des professionnels du monde entier.
Classé troisième plus grand salon mondial dédié à l'alimentation et aux boissons, après ceux des Etats-Unis et de l'Allemagne, le Foodex représente une aubaine pour les exportateurs marocains. Ces derniers dont la présence sur le marché nippon s'est effilochée au profit d'autres pays concurrents comme l'Espagne, la Tunisie ou l'Egypte, comptent bien rattraper ce retard dû au manque de réactivité sur certains produits de niche. Organisée par Maroc Export, la participation de cinq exposants marocains triés sur le volet a pour objectif de rétablir la confiance avec le marché japonais et notamment baliser le terrain pour d'autres exportateurs potentiels. Cette année, la présence du Maroc sur un stand de 200 m2 gagne en maturité, mais aussi en pertinence si l'on se réfère aux secteurs représentés, à savoir les huiles d'olives et d'argan et les épices et féculents, couscous et pâtes alimentaires. Elles sont au total 11 entreprises y compris les cinq présentes au salon à avoir des rendez-vous B to B avec une trentaine de sociétés nippones.
Cette première participation depuis 2004 se devait d'éviter les approximations du passé grâce à un travail de préparation suite à deux visites en mars et décembre 2009 pour prendre le pouls du marché japonais et anticiper sur ses tendances. Car, ce dernier fort de 127 millions de consommateurs, outre le fait qu'il représente des potentialités énormes, est très difficile à apprivoiser. Les exigences de qualité et de délai y sont uniques. Comme l'explique d'ailleurs Masayuki Shibata, conseiller en investissement, un importateur japonais peut retourner une marchandise pour la simple raison que l'emballage ne sied pas à ses standards, tandis que la livraison ne se réduit pas, à ses yeux, au simple envoi mais au jour et à l'heure de la réception de sa commande.
Souvent, il faut plusieurs années pour pouvoir se frayer un petit bout de chemin au milieu de toutes ces exigences qui font du Japon un modèle. La bonne formule selon Shibata est de cibler les importateurs professionnels et les distributeurs spécialisés dans l'alimentation.
Il faut reconnaitre aussi que le Maroc a mis du temps avant de reconnaitre la vraie importance de développer une marque.
Chose à laquelle les importateurs japonais sont extrêmement sensibles. En tout cas, les choses ont tout l'air de changer dans le bon sens. Plusieurs actions promotionnelles combinées à une nette amélioration de l'offre sont à même de rétablir la confiance dans les produits marocains au Japon.
Ce dernier représente un choix stratégique si le Maroc veut devenir un partenaire commercial dans la région.
D'autant plus que le pays du soleil levant qui importe la majorité de ses besoins en produits agricoles et agroalimentaires sera le meilleur tremplin pour le Maroc dans les contrées voisines.
En effet, le Japon est un eldorado pour les producteurs occidentaux et asiatiques avec 61% de sa consommation alimentaire qui provient de produits étrangers.
Il est aussi le premier importateur mondial de produits agricoles et produits de la mer avec 16 milliards de dollars en 2000.
Ce secteur fait partie, rappelons-le, des huit métiers mondiaux du Maroc, d'où l'importance de développer une offre capable de séduire le consommateur japonais.
Le Japon est aussi un grand consommateur de poulpe qui provient notamment des zones de pêche marocaines situées au sud.
Toutefois, pour les agrumes et autres produits agricoles, il est toujours difficile de se faire une place en terre nippone.
En tout cas, le volume des échanges entre les deux pays emprunte un trend haussier depuis 2004 passant de 3,8 milliards de DH à 7,3 milliards de DH en 2008.
N'empêche que tout reste à faire pour être plus agressif sur un marché prometteur qui a, certes, ses spécificités souvent difficile à gérer et à digérer mais qui n'en est pas moins un baromètre de l'efficacité de ses marchés sources.
Agora des professionnels
Véritable Tour de Babel de la gastronomie, le Foodex qui se tient du 2 au 5 mars est le plus grand événement commercial de l'alimentation et de la boisson en Asie. Il rassemble fabricants, producteurs, services alimentaires, distributeurs et associations sectorielles du monde entier. Plateforme incontournable d'innovation et de rencontre, il offre des opportunités de contacts avec les professionnels des produits frais et de l'agro-industrie des marchés asiatiques et japonais en particulier. Pour cette 35e édition, 2300 exposants issus de 60 pays et 85000 professionnels sont attendus sur une surface de 27.911 m2. Le Foodex est organisé par l'association japonaise de gestion (JMA) qui a pour but d'animer et d'encourager le commerce et la gestion par l'innovation.
Repères
- Le Foodex est le troisième salon de l'alimentation et des boissons après les USA et l'Allemagne.
- Le Maroc est représenté par cinq exposants, à savoir Agro-Nafiss, Atlas Olive Oils, KM, Tajini et Alili Morocco
- Le Stand marocain dispose pour la première fois d'une superficie de 200 m2.
Par Tokyo - Mostafa Bentak | LE MATIN
Tomb Raider March 2nd, 2010, 01:40 PM Sympathique, merci pour l'article :)
moonir March 3rd, 2010, 03:48 AM x59tfo_la-modernisation-de-l-agriculture-m_news
Gadiri March 3rd, 2010, 05:55 AM x59tfo_la-modernisation-de-l-agriculture-m_news
Merci moonir et marhaba.:)
J'ai essayé de mettre cette vidéo en ligne y a quelques jours mais à chaque fois que je mets une vidéo dailymotion ca ne marche pas, alors qu'avec youtube ca marche, et ce même quand je mets bien les codes.:ohno:
Ce reportage est vraiment superbe, les techniques utilisées vont se généraliser avec le plan Maroc vert. :cheers:
Petite question. Anouar de Paris, ce ne serait pas Supernaouar ? Si c'est le cas, merci à toi Supernaouar.:)
Gadiri March 3rd, 2010, 06:50 AM Sympathique, merci pour l'article :)
De rien, comme tu apprécies, voici la suite des péripéties de nos compatriotes du couchant arabe au pays du soleil levant.
Foodex Japon
Une difficile étape vers le marché asiatique
Les Japonais redoutent la mouche blanche. Cela n'est pas pour arrêter la reconquête
Publié le : 02.03.2010 | 16h22
Démarrage un peu calme, hier mardi, au salon de l'agroalimentaire Foodex. A Chiba (banlieue de Tokyo), où se tient cette agora mondiale des professionnels de l'alimentation, l'on ne ressent pas ce rush que la ville connaissait il y a quelques années. La crise n'y est pas l'unique raison, arguent les spécialistes.
Sa lame de fond s'estompant peu à peu, elle cède la place à une prudence, somme toute légitime, à laquelle s'accrochent exposants, acheteurs et industriels. Le stand du Maroc, situé entre deux emplacements espagnols, a connu la présence d'une forte délégation marocaine soutenue par la présence de l'ex-ambassadrice japonaise au Maroc, Haruko Hirose, à laquelle s'est joint le plus grand client japonais du Maroc. Tous ont convenu de la nécessité d'être plus agressif sur ce marché nippon qui se hisse au- dessus de tous les standards de qualité et de respect des engagements commerciaux.
Pour Mehdi Al Adlouni, directeur général d'Atlantic Gulf Company, qui exporte les fruits et légumes majoritairement vers les pays du Golfe, il est temps pour les exportateurs marocains de s'ouvrir sur d'autres marchés stratégiques. Car l'on ne peut plus être dans cette logique rentière de rester cantonné sur les marchés historiques. Se diversifier pour plus de sécurité en période de récession devient alors un gage de pérennité. Al Adlouni compte bien se lancer dans l'aventure du marché japonais qui, à ses yeux, demande beaucoup de patience et une bonne connaissance de ses exigences. Justement, c'est par manque de communication que les Japonais croient encore à certains clichés sur les produits agricoles marocains. Pour les agrumes ou la tomate, par exemple, ils croient que ces produits ne peuvent avoir accès à leur marché à cause de la mouche méditerranéenne. Les producteurs et exportateurs auront beau s'égosiller à expliquer le contraire avec l'argument que ces produits trouvent leur chemin en Europe et aux Etats-Unis, c'est aux responsables de dissiper le malentendu.
Des visites de simple prise de contact avec les arguments et documents qu'il faut ne seraient pas superflues. Car ici, les Japonais font attention à tout, même aux titres de leurs vis-à-vis qu'il faut parfois ajuster à leur conception de la hiérarchie. Au Foodex, tous les moyens sont bons pour séduire le consommateur japonais qui comme l'a expliqué Masayuki Shibata, conseiller en investissement, mange d'abord avec les yeux.
Cela rappelle un peu l'adage marocain. En tout cas, les Tunisiens, Egyptiens ou encore les Espagnols, qui sont des concurrents redoutables aux produits marocains, ont une longueur d'avance sur ce point. Normal. D'après les témoignages recueillis, ils expliquent leur présence soutenue par les efforts consentis durant plusieurs années et qui ont permis de gagner petit à petit la confiance des Japonais en les connaissant mieux.
Karim Echarif Kraimi, directeur général des minoteries qui portent le même nom, en convient, lui qui est déjà présent sur le marché des épices au Japon. Il sait, désormais, pertinemment qu'il faut multiplier les contacts et missions pour ne pas se faire supplanter par les concurrents. Toutefois, même si le produit marocain reste cher comparé à celui d'autres pays du même standard, voire plus, il est de bonne qualité. Effectivement, pour certains produits de niche, les Japonais ne sont pas grippe-sous. Néanmoins, les produits marocains qui passent généralement par les centrales d'achat à Amsterdam, ont du mal à chercher ailleurs pour une meilleure valorisation de leurs produits. Ce sont des habitudes qui s'installent et le danger est que l'on s'y accommode au fil du temps. Au Foodex, ces négociants mondiaux sont présents et les entreprises marocaines ont ainsi toutes les facilités pour les approcher. Justement, durant l'après-midi, le Foodex a commencé à prendre du rythme, le stand japonais a fait appel à des artistes de renommée qui ont mis de l'ambiance. Au stand marocain, les visiteurs pouvaient déguster les gâteaux marocains avec le thé à la menthe qu'ils semblent bien apprécier.
Par Mostafa Bentak (Tokyo) | LE MATIN
Tomb Raider March 3rd, 2010, 02:18 PM Aie, ce n'est pas à la hauteur de ce qu'ils ésperaient :p
Superanouar March 3rd, 2010, 05:36 PM Petite question. Anouar de Paris, ce ne serait pas Supernaouar ? Si c'est le cas, merci à toi Supernaouar.:)
J'ai le regret de t'annoncer que non ! Ca fait des mois que je l'ai repéré sur Daily, Youtube et même Wikipédia ce AnouarParis :lol::lol::lol:
Sérieux il me pique la vedette, ça se fait pas !
Et by the way, merci Gadiri pour ces reportages des hommes du couchant au pays du soleil levant comme tu l'as si joliment dit ;)
Slaoui March 8th, 2010, 12:33 PM Couscous au maïs chez Dari
Dari Couspate mettra prochainement sur le marché trois nouvelles variétés de couscous. La première, «Couscous Maïs Dari», est une semoule de maïs roulée et précuite à la vapeur. Un produit ancestral plus connu sous le nom de «Baddaz». La seconde variété, «Couscous de riz Dari», est à base de riz dont le process de fabrication repose sur des techniques de pointe. La troisième, «Couscous complet Dari», est préparée avec une semoule complète de blé précuite à la vapeur. Ces produits sont également destinés à l’exportation.
Gadiri March 12th, 2010, 05:56 AM J'ai le regret de t'annoncer que non ! Ca fait des mois que je l'ai repéré sur Daily, Youtube et même Wikipédia ce AnouarParis :lol::lol::lol:
Sérieux il me pique la vedette, ça se fait pas !
Et by the way, merci Gadiri pour ces reportages des hommes du couchant au pays du soleil levant comme tu l'as si joliment dit ;)
De rien, c'est gratuit :)
Une agropole à Béni Mellal
Publié le : 11.03.2010 | 15h13
Une agropole diversifiée comprenant des unités destinées à l'oléiculture, l'agrumiculture et l'élevage avec une partie consacrée à la recherche et développement.
Avec 570.169 ha de superficie agricole utile, dont 185.087 de superficie irriguée (prés de 18% de la superficie irriguée du Maroc), 531.445 ha détendues forestières, 186.000 exploitations agricoles et près de 445.000 actifs (61% de la population actives), l'agriculture est le secteur pilier de l'économie régionale.
L'agriculture dans la région participe activement à la production marocaine : 26% des betteraves, 19% des agrumes, 17% des olives et 7,5% des maraîchages.
Avec une production de 210 millions de litres de lait et 41 millions de tonnes de viande rouge par an, Tadla Azilal subvient à hauteur de 19% aux besoins nationaux en lait, grâce à un cheptel estimé à 2.684.000 têtes, dont 1.527.000 ovins, 235.000 bovins, 800.000 caprins et 122.000 équidés.
Forte de son potentiel agricole, la région s'est naturellement spécialisée dans l'industrie agroalimentaire, notamment dans la transformation des betteraves sucrières, des maraîchages et des produits laitiers. L'industrie agroalimentaire concerne 40% des établissements industriels que compte la région, 80% de la production de la valeur ajoutée et du chiffre d'affaires, 90% de l'investissement et 60% des effectifs employés. Béni Mellal, capitale de la région, aura ainsi droit à son agropole à l'instar de celles de Meknés et Oujda. Le projet qui devait aboutir avant 2010 semble traîner encore. L'objectif étant de valoriser localement les matières premières agricoles au lieu de les exporter à l'état brut, pour être transformées en dehors de la région. C'est le cas actuellement. Ainsi, pour le secteur de conservation et de transformation des agrumes, 40% de la production est conditionnée hors région. Le cas aussi pour le secteur de la transformation des olives, sur une production globale de 168.000 tonnes…
Ce petit tunnel pour les cultures maraîchères s'est avéré être une technique réussie. Son expérimentation et sa pratique par les agriculteurs ont abouti à une amélioration de productivité de 130% pour certaines variétés et ont permis de réaliser des marges bénéficiaires de 20.000 à 35.000 DH par ha. Ceci étant, les opportunités d'investissement dans le secteur de l'agroalimentaire sont très diversifiées, accompagnées de mesures incitatives pour le financement du projet à 100% avec un taux d'intérêt de 8,5%, sur une période pouvant aller de 10 à 15 ans et d'une subvention de 30 à 40% du montant du projet, en plus de 30% en cas de complément d'irrigation et de 40%, en cas d'installation du localisé. D'où l'idée d'ailleurs pour l'installation d'industriels de l'agroalimentaire à proximité des zones de production de la région.
Le projet de la réalisation d'une agropole à Béni Mellal a été maintenu. Les études techniques nécessaires ont été confiées au cabinet Ernst & Young, qui devrait ainsi réaliser trois missions définies pour le compte des autorités régionales. La première portant sur le diagnostic stratégique du secteur agro-industriel. Cette mission, selon les mêmes sources, a été déjà bouclée, et qui montre clairement que l'oléiculture et la culture maraîchère sont les filières les plus attractives de la région. Arrivent en suite l'élevage et les agrumes et enfin les plantations de betteraves sucrières. Sur la base de ce constat, le cabinet technique a fixé comme objectif, pour la région de Tadla Azilal, de devenir le principal fournisseur en produits agricoles de toute la zone du centre. Pour ce faire, un «site à vocation stratégique» s'impose. Trois solutions ont été identifiées pour mettre en place ce site : une agropole diversifiée comprenant des unités destinées à l'oléiculture, l'agrumiculture et l'élevage avec une partie consacrée à la recherche et développement.
Secundo, la configuration d'une agropole est maintenue, mais avec une spécialisation dans une filière unique. Tercio, la solution préconise de se limiter à une plate-forme d'expédition et de stockage. Le cabinet en recommande l'une des deux premières options.
Depuis, les conclusions de cette première phase sont restées au niveau de la validation. Et le cabinet devrait ainsi entamer la seconde phase qui déterminera les axes stratégiques de développement de l'agropole et le plan d'action nécessaire à sa réalisation, avant celle des études de faisabilité et de positionnement de l'agropole.
Le développement durable global
Tout ce dynamisme découle de la volonté politique ferme de faire de Tadla Azilal un pôle important dans le processus de développement durable global, dans l'esprit même de la régionalisation.
En résumé, la mise à niveau du tissu économique du pays passe par la restructuration de ses régions.
Remettre la région Tadla Azilal sur les rails requiert des financements importants et un engagement certain de tous les acteurs.
Dans cette optique, la création d'un Fonds d'investissement pour la région, à l'instar d'autres régions du Royaume, s'impose pour qu'effectivement le financement du développement de la région soit formellement mis sur pied, pour s'inscrire dans la continuité des Hautes orientations Royales, visant particulièrement la promotion des investissements, l'encouragement de la création des petites et moyennes entreprises, la dotation des régions d'infrastructures nécessaires pour son développement durable.
Repères
Positionnement
- Les études techniques nécessaires ont été confiées au cabinet Ernst & Young, qui devrait ainsi réaliser trois missions définies pour le compte des autorités régionales.
- Le cabinet devrait ainsi entamer la seconde phase qui déterminera les axes stratégiques de développement de l'agropole et le plan d'action nécessaire à sa réalisation, avant celle des études de faisabilité et de positionnement de l'agropole.
Par Mustapha Chabbak | LE MATIN
Gadiri March 14th, 2010, 05:41 AM ;53331609']Agrumes/Intempéries
75.000 tonnes parties en fumées
· Le Gharb, décrété zone sinistrée
· Le tonnage à l’export revu à la baisse
· Programmes de cueillette et plannings d’export perturbés
Branle-bas de combat auprès des producteurs et exportateurs d’agrumes. Les dernières intempéries et inondations suscitent de vives inquiétudes dans le Gharb et le Souss. D’autant plus que les prévisions des services de la Météorologie nationale annoncent des perturbations des conditions climatiques au moins jusqu’à la mi-mars.
Et c’est le Gharb, région où deux phénomènes se sont produits, qui reste le plus touché.
D’une part, les précipitations abondantes et répétitives ont provoqué des débordements des principaux cours d’eau de la région, notamment Sebou, Ouergha et Baht, en plus d’un certain nombre de petits fleuves qui convergent vers la plaine du Gharb. Ces débordements ont provoqué une stagnation des eaux dans de nombreux vergers. D’autre part, les lâchers d’eaux des trop-pleins de certains barrages, en particulier celui d’Al Wahda, ont aggravé la situation.
Aujourd’hui, le constat est d’autant plus grave que les systèmes de drainage des réseaux d’évacuation des eaux n’étaient pas au rendez-vous, signalent plusieurs observateurs.
Du coup, des pertes considérables ont été enregistrées dans les vergers. Une première évaluation des dégâts a été établie il y a un mois. Les premières estimations des dégâts se sont chiffrées à 20.000 tonnes, dans le Gharb seulementt. En revanche, d’autres estimations plus récentes (datant de 3 jours) parlent de pertes entre 35.000 et 40.000 tonnes d’agrumes dans le Gharb uniquement.
Mais il n’y a pas que des dégâts liés à la pluie. Dans plusieurs cas, selon des agrumiculteurs, «les précipitations sont accompagnées de vents violents qui accentuent la chute des fruits».
Et ce n’est pas tout, de nombreuses exploitations enregistrent de sérieux dégâts au niveau des arbres. En fait, la stagnation des eaux a entraîné un «pourrissement de la racine. Par conséquent, les arbres connaissent des dépérissements, s’asphyxient et se meurent», explique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs et exportateurs d’agrumes (Aspam). Or, lorsqu’un arbre est mort, il va falloir aussitôt l’arracher et le remplacer. Mais «il faut attendre 5 à 6 ans avant que le nouvel arbre ne retrouve sa pleine production», précise Darrab.
Autre contrainte: la stagnation des eaux dans les vergers. Un phénomène qui a favorisé le développement de maladies cryptogamiques, particulièrement la pourriture brune (champignon), le développement des escargots et les mauvaises herbes. Pis encore, la stagnation des eaux empêche agriculteurs et ouvriers d’accéder aux vergers. Du coup, impossible de faire les travaux d’entretien et de maintenance et autre traitement contre les maladies. En plus des pertes dans les vergers, s’ajoutent les dégâts du matériel et équipements de micro-irrigation (les motopompes en particulier sont pleines de boues). Le tout au milieu d’un réseau tertiaire et des pistes complètement impraticables. Résultat: les zones de production deviennent isolées. Depuis quelques jours, le Gharb est décrété zone sinistrée par les agrumiculteurs.
Quant à la région du Souss, elle a surtout été touchée par les pluies d’il y a 15 à 20 jours. Aujourd’hui, les quantités d’eaux qui s’y sont abattues restent anormalement élevées. La région a vu tripler la moyenne de ses précipitations (actuellement entre 550 et 700 mm de cumul. D’habitude, la moyenne des précipitations varie entre 150 et 250 mm durant les 5 dernières années dans le Souss). Dans cette région en particulier, les dégâts des agrumes sont évalués à 35.000 tonnes (dont 20.000 t de clémentine et 15.000 pour la variété Nour). Soit des dégâts d’une valeur globale de 160 millions de DH.
Force est de constater que les pertes liées aux inondations ont aussi perturbé les programmes de cueillette et les plannings d’exportations. Ce qui a entraîné des retards de livraison à l’étranger, des réclamations des clients européens. Un incident qui a affecté la crédibilité des fournisseurs marocains d’agrumes ayant pris des engagements à l’export .
Source : L'Economiste
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Mesures de soutien…
Compte tenu de la gravité de la situation, un comité directeur extraordinaire des producteurs-exportateurs d’agrumes (Aspam) devra se réunir le 17 mars pour évaluer les pertes dans les différentes régions et réclamer des mesures de soutien à même d’accompagner la filière. Selon l’Aspam, la campagne actuelle à l’export est contrainte de revoir ses exportations à la baisse. Ainsi, sur les 530.000 tonnes initialement prévues, la filière ne pourra finalement exporter que 470 à 480.000 tonnes (soit 50 à 60.000 t de moins que prévu). «A la date du 10 mars, nous avons exporté l’équivalent de 370.000 t contre 378.000 à la même période de la campagne précédente», précise Ahmed Darrab. En plus des intempéries au Maroc, les chutes de neiges en Europe ont provoqué des perturbations dans les réseaux de transport routier et ferroviaire. Ce qui a compromis l’acheminement des agrumes et primeurs vers les zones de distribution et de consommation en Europe.
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anaowamessi April 3rd, 2010, 12:46 PM La 3ème tranche porte sur 276 projets
La sélection des investisseurs pour la cession de la 3ème tranche des terres de l’Etat sera opérée selon deux modes. Un appel à manifestation d’intérêt pour les grands projets et des appels d’offres pour les petits et moyens projets.
À partir d’aujourd’hui, la 3ème tranche du Partenariat public-privé (PPP) autour des terres agricoles du domaine privé de l’Etat sera lancée. En effet, selon un communiqué de presse de l’Agence pour le développement agricole, cette dernière lancera de manière effective, à partir de ce lundi 29 mars, la 3ème tranche de son partenariat. Une décision qui fait suite à la réunion de la Commission ministérielle chargée de ce partenariat, jeudi 11 mars 2010, à Rabat. Le lancement de cette tranche s’inscrit dans le cadre de la mobilisation du foncier agricole pour la mise en œuvre des projets du Plan Maroc Vert. Il portera sur une superficie globale de 21.000 Ha répartis en trois catégories de projets. À savoir 57 grands projets d’une superficie dépassant 100 Ha, 136 moyens projets d’une superficie allant de 20 à 100 Ha et 83 petits projets d’une superficie inférieure à 20 Ha, précise la même source. Ces projets se répartissent sur 12 régions, avec en tête Meknès-Tafilalet, suivie du Gharb-Chrarda-Bni Hssen en termes de nombre de projets et des superficies concernées. Lors de la réunion du 11 mars, le Premier ministre Abbas El Fassi a arrêté les orientations à suivre pour définir les critères de sélection des meilleurs projets pour la nouvelle tranche du PPP. Ainsi, M. El Fassi a mis l’accent sur la nécessité de mener ce partenariat dans le cadre du Plan Maroc Vert, précisant que cette optique est fondée sur l’intégration de la production et l’industrialisation agricoles, la commercialisation, la fédération des petits producteurs dans le cadre de projets leur permettant de dépasser la problématique foncière et d’accéder aux nouvelles techniques. Pour sa part, la sélection des investisseurs sera opérée selon deux modes: un appel à manifestation d’intérêt pour les grands projets et des appels d’offres pour les petits et moyens projets, précise l’Agence. Aussi, toutes les personnes physiques ou morales, marocaines ou étrangères, présentant des références satisfaisantes dans leur secteur d’activité et disposant d’une expérience dans la production et/ou la transformation et/ou la distribution des produits agricoles, peuvent participer à cette opération. Cette expérience est soit acquise par le candidat lui-même ou jugée à travers les compétences techniques et managériales qu’il compte engager pour la gestion du projet. Par ailleurs, la date limite de remise des offres par les candidats est fixée par l’agence au 25 juin 2010. Aussi, pour s’enquérir de toutes les informations relatives à ce partenariat, l’Agence a mis en place un Data-Room dédié à cette opération au niveau du siège de l’Agence pour le développement awgricole (ADA) avec un site web de l’ADA www.ada.gov.ma pour servir les personnes intéressées.
http://www.ada.gov.ma/
Slaoui April 6th, 2010, 09:39 PM Coca-Cola Maroc
http://www.leconomiste.com/upload/article/8_99562.jpg
La compagnie a investi dans une chaîne d’embouteillage et de capsulage à la pointe de la technologie.
Le processus d’embouteillage est doté d’une inspection électronique qui détecte toutes les bouteilles défectueuses.
C’est une première dans l’histoire de Coca-Cola Maroc ! Depuis sa cession en 2002 par les Brasseries du Maroc à NABC (North African Bottling Compagny), dont l’Espagnol Cobega et Coca-Cola International sont actionnaires, la société n’a jamais ouvert les portes de son usine d’embouteillage de Tit Mellil à la presse marocaine. Cette «sortie» médiatique, qui a eu lieu jeudi dernier, vise, entre autres, à véhiculer l’image d’une compagnie transparente, est-il souligné.
Le processus de production des boissons, dont SCBG (Société centrale des boissons gazeuses), principal embouteilleur de Coca-Cola Maroc, est soumis à des contrôles drastiques. «La chaîne d’embouteillage de Coca-Cola suit un processus complexe afin de répondre aux normes de certification marocaines et américaines. D’ailleurs, l’usine de Tit Mellil n’est pas la seule unité de production au Maroc qui doit obéir aux exigences de la certification qualité et de conformité à la réglementation marocaine et internationale», déclare Tarik El Bitar, directeur d’exploitation de l’usine de Tit Mellil. «Avant, c’était des employés qui prenaient en charge l’inspection des bouteilles. Aujourd’hui, on s’approche du risque zéro avec une inspection électronique qui détecte toutes les bouteilles défectueuses. La société a consenti un investissement colossal dans ce sens», souligne Omar Bennis, responsable relations publiques et communication de Coca-Cola Maroc.
L’usine de Tit Mellil abritera une station de traitements des eaux usées qui sera opérationnelle en juillet 2010.
Par ailleurs, excepté le processus d’embouteillage et de capsulage, rien ne filtre sur la compagnie. Ni sur sa capacité de production, ni son chiffre d’affaires. Des indicateurs stratégiques que la société ne souhaite donc pas divulguer. Coca-Cola Maroc, qui revendique 90% du marché local, distribue aujourd’hui 13 marques au total entre boissons gazeuses, jus et eau.
Toujours à Tit Mellil, l’entreprise compte se doter d’une station de traitements des eaux usées. Celle-ci est d’ailleurs en cours de construction. «Cette station s’inscrit dans le cadre de notre politique d’environnement. Elle traitera les eaux usées de l’usine qui seront en partie réutilisées pour le nettoyage et l’arrosage», déclare Tarik El Bitar. D’une superficie de 1.000 m2, la station sera opérationnelle dès juillet 2010.
http://www.cocacola.ma/#/football
Slaoui April 15th, 2010, 04:11 PM Tadla-Azilal : vers la création de 200 unités de production au niveau du pôle de l'industrie alimentaire
Beni Mellal, 14/04/10- La région de Tadla-Azilal ambitionne de créer 200 unités de production au niveau du pôle de l'industrie alimentaire, en vue de développer la compétitivité de la Région, valoriser le secteur agricole et promouvoir les secteurs du Tourisme, du Commerce, des Services et des transports.
Ces unités industrielles modernes, dont la réalisation est prévue durant les trois dernier mois de l'année 2010 avec un coût de 3 milliards DH, concernent notamment la transformation d'une gamme de produits d'espèces végétales et animales, comme par exemple l'olive, les légumes, les agrumes, le lait et la viande rouge et blanc.
Selon le Centre Régional d'Investissement (CRI) de Beni Mellal, ces projets, qui seront réalisés sur une superficie totale de plus de 244 hectares, pourraient contribuer activement à la création d'environ 5000 postes d'emploi fixes et à l'augmentation des revenus fiscaux dépassant les 194 millions DH.
Ce projet a coûté, depuis son lancement, une enveloppe de 850 millions DH. 55 millions dh sont destinés à l'acquisition de l'assiette foncière, 650 millions DH sont alloués à l'aménagement de l'intérieur de la zone et 145 millions DH pour aménager de son extérieur.
La superficie bâtie réservée à ce projet est répartie en six pôles divers, à savoir le pôle de l'industrie (165 hectares), celui de l'innovation, de la formation et des réseaux (13 ha), le pôle de la logistique (20 ha), celui du commerce (23 ha), le pôle des services (7 ha), ainsi que le pôle du développement et de commercialisation (7 ha).
Le pôle de l'industrie alimentaire, qui sera réalisé fin 2014, est l'un des six pôles de l'industrie alimentaire existant au Maroc et qui s'inscrivent dans le cadre de la Charte Nationale pour l'Emergence Industrielle.
Le pôle est fondé sur une stratégie de développement adoptée par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, en partenariat avec le Conseil de la Région et le CRI.
La mise en place du pôle est dictée à la fois par le contenu du Plan Maroc Vert et le Plan Agricole Régional de la région Tadla-Azilal, dont l'accord de la mise en oeuvre a déja été signé.
Gadiri April 17th, 2010, 07:54 PM Activité Royale
S.M. le Roi pose la première pierre pour la construction d'un centre de production de viande rouge à Béni Mellal
Publié le : 15.04.2010 | 16h37
• Le projet sera réalisé pour un coût global de plus de 174 millions de DH
• Le Souverain examine le projet de développement de la filière laitière qui mobilise un investissement de 700 millions de DH, de même que le plan agricole de la région Tadla-Azilal, doté d'un investissement de près de 12 milliards de DH.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, jeudi dans la commune rurale Ouled Yaich (province de Béni Mellal), à la pose de la première pierre pour la construction d'un centre d'engraissement et de production de viande rouge, d'un coût global de plus de 174 millions de dirhams (MDH). A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet qui sera fin prêt dans un délai de 12 mois et porte sur la création d'une unité intégrée d'engraissement de bovins et d'ovins, d'abattage, de découpe, de distribution et de commercialisation de viande rouge.
Réalisé sur une superficie totale de 13 ha, ce projet, qui s'inscrit dans le sillage du plan «Maroc vert» et du plan agricole régional Tadla-Azilal, ambitionne la création de près de 220 postes d'emploi stables, de même qu'il permettra de réaliser une production annuelle de 5.480 tonnes de viandes rouges. Le montage financier retenu dans le cadre de ce projet prévoit l'allocation de 6 millions de DH pour l'acquisition du foncier, 47 MDH pour la construction d'une unité d'engraissement d'une capacité de 120.000 têtes ovines et 8.500 têtes bovines, 38,77 MDH pour l'équipement de l'unité d'engraissement et la construction d'une unité de production d'aliments pour bétail d'une capacité de production de 100 tonnes par jour. La construction et l'équipement d'un abattoir d'une capacité de production annuelle de 7.000 tonnes de viandes, nécessitera quelque 39 millions de DH, alors que 43,5 MDH seront alloués à la construction et à l'équipement d'une unité de découpe et de transformation des viandes et d'une unité de traitement et de transformation des abats.
Ce projet, qui permettra aux éleveurs naisseurs de la région de réaliser un chiffre d'affaires annuel de près de 182 MDH, représentera un apport annuel en taxe d'abattage au profit de la commune de 1,180 MDH.
S.M. le Roi a suivi également des explications au sujet du projet de développement de la filière lait dans le périmètre irrigué de Tadla (Plan Maroc Vert), d'un coût global de 700 millions de DH.
Bénéficiant à 7.000 éleveurs, ce projet vise l'augmentation de l'effectif des vaches laitières dans la région de 15.000 à 30.000 têtes, ainsi que l'amélioration de la production laitière annuelle de 83 millions à 200 millions de litres.
Financé par le Fonds de développement agricole (13 %), les agriculteurs (23 %) et des acteurs privés (64 %), ce nouveau projet ambitionne de générer 1.100 postes d'emploi stables additionnels, outre l'amélioration de la valeur ajoutée de la production laitière, la faisant passer à 106 MDH contre 59 MDH actuellement.
Le projet de développement de la filière lait prévoit la création d'une unité industrielle, l'approvisionnement des agrégés en intrants et matériels agricoles, le renforcement du réseau de collecte par la création de nouveaux centres, et l'amélioration génétique du cheptel, à travers l'acquisition de vaches laitières, l'insémination artificielle et l'encadrement technique des éleveurs.
Des explications ont été fournies, par la même occasion, au Souverain sur le plan agricole de la région Tadla-Azilal qui s'inscrit dans le cadre du Plan «Maroc Vert», doté d'un investissement global de près de 12 milliards de DH.
Les projets programmés au titre du plan agricole régional sont au nombre de 70 répartis sur deux principaux piliers, à savoir le développement d'une agriculture à haute valeur ajoutée et la promotion d'une agriculture solidaire.
Le premier pilier porte sur 38 projets profitant à plus de 72.000 agriculteurs, alors que le second pilier bénéficie à plus de 42.500 agriculteurs à travers la réalisation de 32 projets.
Un certain nombre d'actions transversales sont prévues par le plan agricole de la région Tadla-Azilal. Elles visent pour l'essentiel le développement des techniques et mécanismes d'économie des eaux d'irrigation, la promotion de la recherche scientifique et de la formation professionnelle, outre le renforcement de l'encadrement technique des agriculteurs et de leur organisation en des corporations.
Le plan agricole régional vise l'amélioration de la valeur des produits agricoles en la faisant passer de 4 milliards de DH actuellement à 16,6 milliards de DH à l'horizon 2020, en plus de la création de 700.000 journées de travail par an.
Ce plan permettra de relever la valeur ajoutée du secteur agricole de 2,682 milliards de DH actuellement à 11,903 milliards de DH à l'horizon 2020, de même qu'il contribuera à l'augmentation d'une façon significative des principales filières agricoles.
Il fera ainsi passer la production céréalière de la région de 301.000 tonnes actuellement à 343.000 tonnes, la production des olives de 101.000 T. à 400.000 T., celle des agrumes de 210.000 T. à 424.000 T., la production de lait de 210 millions de litres à 750 millions de litres, et la production de viande rouge de 42.000 T à 90.000 T.
La région de Tadla-Azilal, qui compte près de 531.000 ha de terres agricoles, contribue à hauteur de 8 % à la production nationale de céréales d'automne, de 11 % à la production nationale de viande rouge, de 23 % à la production de betterave à sucre, de 14 % à la production de fourrage, de 14 % à la production de lait, de 15 % à la production d'olives et de 17 % à la productions d'agrumes.
Par MAP
Gadiri April 17th, 2010, 07:56 PM Terres agricoles
De la promotion à l'étranger
Une délégation marocaine a présenté aux entreprises espagnoles la consistance de ce programme de partenariat et l'intérêt qu'il peut représenter pour elles.
Publié le : 16.04.2010 | 14h26
Peu de temps après son lancement, la 3e tranche de partenariat public-privé autour des terres agricoles du domaine privé de l'Etat fait actuellement l'objet d'une campagne de promotion.
La première étape est notre voisin du Nord, puisqu'une délégation de responsables marocains a effectué cette semaine une visite en Espagne pour communiquer sur cette opération qui boucle le processus de transfert des terres agricoles de l'Etat à des partenaires privés aussi bien marocains qu'étrangers. Pour ce faire, les initiateurs de cette campagne ont fait appel, en plus des responsables de l'Agence pour le développement agricole (ADA), au ministère de l'Economie et des Finances et au ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, dont les membres figurent également dans la délégation qui s'est déplacée en Espagne. Ces responsables marocains ont eu à présenter aux représentants d'entreprises espagnoles actives dans ce domaine au niveau de certaines régions du pays, la consistance de ce programme de partenariat et l'intérêt qu'il peut représenter pour les opérateurs espagnols.
Il est à rappeler que la 3e tranche de partenariat public-privé autour des terres agricoles du domaine privé de l'Etat, qui vise la mobilisation du foncier agricole pour la mise en oeuvre des projets du Plan Maroc Vert, a été lancée le 29 mars dernier. Cette tranche portera sur 21.000 ha répartis en trois catégories de projets, 57 grands projets (superficie dépassant 100 ha), 136 moyens projets (superficie entre 20 ha et 100 ha) et 83 petits projets (superficie inférieure à 20 ha), explique un communiqué de l'Agence. Ces projets se répartissent sur 12 régions, avec en tête Meknès-Tafilalet, suivie du Gharb-Chrarda-Bni Hssen en termes de nombre de projets et des superficies concernées.
Pour ce faire, l'ADA procèdera à la sélection des investisseurs selon deux modes. Il s'agit d'un appel à manifestation d'intérêt pour les grands projets et des appels d'offres pour les petits et moyens projets.
On devra donc adopter pour cette troisième expérience les mêmes procédures appliquées à la deuxième tranche. En fait, une partie des terres destinée aux grands projets d'investissement dépassant généralement les 100 millions de DH a fait l'objet d'un appel à manifestation d'intérêt passant par une étape de présélection des dossiers avant l'approbation finale. L'autre partie concernant les petits et moyens projets a été soumise à la simple procédure de l'appel d'offres. En ce qui concerne la valeur locative, elle sera évaluée en fonction de la moyenne régionale avec en plus un rabais accordé de 20%.
Pour Ahmed Hajjaji, directeur de l'Agence pour le Développement agricole, la valeur de la location n'est pas un critère de choix que l'on peut faire valoir face à l'investissement et l'impact économique en matière de création d'emplois et de promotion agricole des régions concernées (voir www.lematin.ma).
En tout cas, cette opération s'adresse, selon l'Agence, à toutes les personnes physiques ou morales, marocaines ou étrangères, présentant des références satisfaisantes dans leur secteur d'activité et disposant d'une expérience dans la production et/ou la transformation et/ou la distribution des produits agricoles.
L'agence précise que cette expérience peut être soit acquise par le candidat lui-même ou jugée à travers les compétences techniques et managériales qu'il compte engager pour la gestion du projet. Ces candidats doivent déposer leurs offres au plus tard le 25 juin prochain.
Faire profiter les petits agriculteurs
Pour remédier aux défauts qui ont entaché les deux premières tranches et faire profiter également de cette opération les petits agriculteurs, l'Agence pour le développement agricole a introduit un nouveau critère. Il s'agit de donner la possibilité à certains grands acquéreurs de jouer le rôle d'agrégateurs et faire participer les petits agriculteurs, qu'ils soient organisés ou non dans des coopératives. Il est à noter que les deux premières tranches n'ont profité qu'aux grands acquéreurs dont certains, de surcroît, n'ont pas respecté les exigences du cahier des charges encadrant ces opérations, allant même jusqu'à sous-louer les terres dont ils ont bénéficié.
Repères
La solution par l'agrégation
- Les petits agriculteurs qui constituent la majorité des exploitations agricoles au Maroc (70% ont moins de 5 ha) ont des faibles capacités techniques et managériales et ne possèdent pas les moyens financiers pour moderniser leur système de production.
- De leur côté, les agroindustriels qui ne s'impliquent que très rarement dans l'amont agricole, souffrent d'un approvisionnement irrégulier tant sur le plan quantitatif et qualitatif.
Par Lahcen Oudoud | LE MATIN
Gadiri April 17th, 2010, 07:57 PM Activités Royales
S.M. le Roi examine le projet de développement de la filière pommier dans les zones montagneuses de Béni Mellal pour 50 millions de DH
Publié le : 16.04.2010 | 17h14
• Le programme devra bénéficier à 500 agriculteurs et couvrira 1.170 hectares répartis sur quatre communes rurales.
• Grâce à ce program-me la production passera de 14.000 à 20.000 tonnes par an.
• Ce projet d'envergure contribuera à l'amélioration du revenu des agriculteurs qui passera de 24.000 DH/an à 68.000 DH/an, ainsi qu'à l'augmentation de la valeur ajoutée de 18 à 88 MDH.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est enquis, vendredi à Béni Mellal, du projet de développement de la filière pommier dans les zones montagneuses de la province, doté d'un investissement global de 50 millions de dirhams (MDH).
A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet quinquennal qui sera réalisé dans le cadre du second pilier du plan «Maroc Vert» destiné à promouvoir une agriculture solidaire.
Financé conjointement par le ministère de l'Agriculture (20 MDH) et l'Office de commercialisation et d'exportation (OCE, 30 MDH), ce programme devra bénéficier à 500 agriculteurs et couvrira 1.170 ha répartis sur quatre communes rurales (Naour, Aghbala, Tizi N'Isly, Boutferda).
Le projet de développement de la filière pommier dans les zones montagneuses consiste en la création d'une pépinière de production de plants de rosacés (pommier), la réalisation d'aménagements hydro-agricoles de petite et moyenne irrigations sur 25 km et le réaménagement des superficies dédiées à la culture du pommier.
Il prévoit également la création de trois centres de collecte, l'acquisition de deux camions pour le transport de la production, la réalisation de deux unités d'entreposage frigorifique dotées des moyens logistiques nécessaires, avec la prise en charge par l'agrégateur, qui n'est autre que l'OCE, des opérations de transport, de stockage et de commercialisation.
Ce projet d'envergure permettra d'améliorer la production annuelle de pommes qui passera de 14.000 tonnes par an à 20.000 T/an, une augmentation du rendement des terres cultivées (de 12 à 17 tonnes par hectare) et la création de 87 postes d'emploi stables.
Il contribuera aussi à l'amélioration du revenu des agriculteurs qui passera de 24.000 DH/an à 68.000 DH/an, ainsi qu'à l'augmentation de la valeur ajoutée de 18 à 88 MDH.
Le Plan «Maroc Vert» mobilise des crédits de plus de 945 MDH au développement de la filière pommier au niveau national. Pour en assurer l'exécution, les plans agricoles régionaux prévoient la réalisation de 23 projets bénéficiant à 3.995 agriculteurs appartenant aux régions de Tadla-Azilal, Meknès-Tafilalet et Fès-Boulemane.
Ces projets portent notamment sur la création de 19 unités de stockage et de frigorification et de 35 stations anti-grêle.
Financés conjointement par le Fonds de développement agricole (30 %) et le secteur privé (70 %), ces projets permettront l'augmentation des superficies cultivées en pommes (+ 15.066 ha), l'augmentation de la production nationale (de 400.000 T. à 628.000 T.), et la création de 7.400 postes d'emploi stables.
La superficie dédiée à la culture des pommes au niveau national est de 27.000 ha, avec une production pouvant atteindre les 15 tonnes par hectare.
Cette culture se concentre dans les régions de Meknès-Tafilalet (49 %), Fès-Boulemane (19 %), Tadla-Azilal (6 %), Gharb-Chrarda-Bni Hssen (8 %), et Marrakech-Tensift-El Haouz (9%).
En outre, les importations du Maroc en pommes atteignent les 6.000 T./an d'une valeur de 30 millions de DH.
Parmi les principaux fournisseurs du Royaume figurent la France (37 %), l'Italie (20 %), l'Espagne (16 %), et le Chili (10 %).(MAP).
Par MAP
Gadiri April 19th, 2010, 01:30 AM Activité Royale
S.M. le Roi examine le projet de modernisation de l'agriculture irriguée dans le périmètre d'Oum Rabii, d'un coût de 977 MDH
Publié le : 18.04.2010 | 13h39
Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est enquis, samedi dans la commune rurale Sidi Aissa (province de Fquih Ben Salah), du projet Oum Rabii de reconversion en système d'irrigation localisée, le système gravitaire, doté d'un investissement global de près de 977 millions de DH (MDH).
A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur ce projet qui s'inscrit dans le cadre du Plan «Maroc Vert» et du programme national d'économie d'eau d'irrigation dans le périmètre de Tadla.
Profitant à plus de 2.400 agriculteurs, ce projet, dont la réalisation s'étendra sur cinq ans (2010-2014), porte sur 10.235 ha du périmètre irrigué de Béni Moussa qui comprend les communes rurales de Ouled Nacer, Had Boumoussa, Souk Sebt et Dar Ouled Zidouh.
La reconversion en système d'irrigation localisée, à travers la mise en place d'équipements hydrauliques internes et externes, contribuera au développement d'une agriculture moderne à haute valeur ajoutée au niveau du périmètre de Tadla tout en assurant une gestion efficace et durable des ressources en eau.
Les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet ont pu être mobilisés grâce aux prêts de la Banque internationale de reconstruction et de développement (386 MDH) et de la Banque Africaine de développement (175 MDH), ainsi qu'à la contribution du budget de l'Etat (416 MDH).
S'inscrivant dans le cadre du plan «Maroc Vert», ce projet permettra une valorisation et une gestion économe des ressources en eau. Il contribuera ainsi à l'amélioration de l'efficience d'utilisation d'eau de 50 à 90 %, à l'augmentation de la valeur ajoutée de 169 à 428 MDH, et à la création de 650 emplois permanents supplémentaires.
Une des plus importantes zones agricoles du Maroc, le périmètre irrigué de Tadla a connu un développement substantiel en termes d'exploitations équipées en système d'irrigation localisée. Les terres agricoles équipées de ce système sont passées de 1.026 ha en 1995 à 5.084 ha en 2003 et à 14.100 l'année dernière.
Bénéficiant de la retenue du barrage Bin Al Ouidane (1,243 milliard m3) et de celle du barrage de Ahmed El Hansali (740 millions de m3), le périmètre de Tadla dispose d'une importante infrastructure hydraulique, notamment 212 kilomètres de canalisations principales, 2.945 km de canalisations secondaires et tertiaires, outre un réseau de drainage des eaux de 1.933 km.
La région, qui compte quelque 27.000 agriculteurs, contribue à hauteur de 20 % à la production nationale de betterave, de 17 % à la production nationale d'agrumes, de 13 % à la production de fourrages, de 11 % à la production de lait et de 8 % à la production d'olives.
S.M. le Roi a visité, par la même occasion, une station de pompage et de fertilisation réalisée dans une exploitation pilote pour la production d'agrumes (100 hectares) qui adopte le système d'irrigation localisée individuel. Ce système contribuera au développement du rendement des terres cultivées permettant ainsi d'atteindre les 60 tonnes l'hectare au lieu de 20 tonnes/ha (moyenne nationale).
Par MAP
Gadiri April 19th, 2010, 01:36 AM Agadir
Les nouvelles technologies en horticulture
Publié le : 18.04.2010 | 09h57
L'association des étudiants du complexe horticole d'Agadir a organisé, le 10 du mois en cours, la 6e édition de son forum, sous le thème: "Les nouvelles technologies en horticulture".
Cette édition qu'a abritée l'institut agronomique et vétérinaire Hassan II s'est assigné, primordialement, la révélation des tendances, l'information des participants de ses travaux quant aux innovations technologiques en matière d'agriculture et l'évaluation des performances enregistrées au niveau de l'ensemble des filières du secteur.
Les travaux de cette édition se sont articulés autour du développement et de l'innovation technologiques et de leur rôle dans l'optimisation du rendement et, également, autour de l'ampleur que revêt l'information qualitative en tant qu'outil efficace pour un pilotage adéquat des entreprises agricoles et agro-industrielles.
Ce qui a caractérisé cette rencontre sont l'échange fructueux, l'interaction et la synergie harmonieuse entre les futurs ingénieurs et techniciens et les lauréats de l'institut qui sont déjà impliqués dans la vie professionnelle et entre les professionnels et les opérateurs du secteur.
Cette rencontre pro et perspective, cognitive et évaluative a connu la participation de Brahim Hafidi, directeur du complexe horticole d'Agadir, qui au terme d'une allocution qu'il a prononcée à cette occasion a avancé que tenant compte du rapport relatif aux contributions sectorielles des 16 régions du Royaume à la création de la richesse nationale, publié par la direction des études et des prévisions financières du ministère de l'Economie et des finances, s'avère-t-il que la région SMD a réalisé la marge moyenne la plus importante de la valeur ajoutée agricole pendant la période étalée entre 1998 et 2007. Sa contribution a, en effet, atteint 32% de la valeur ajoutée agricole nationale. Il en ressort que la performance de l'agriculture marocaine est le fruit des progrès enregistrés dans le secteur des fruits et légumes destinés à l'export.
Le directeur du complexe a procédé par la suite à l'énumération des défis et des difficultés entravant le développement de ce secteur phare de l'économie de la région, dont, bien effectivement, la raréfaction des ressources hydriques, constituant un handicap majeur pour son agriculture en général et pour la filière des fruits et légumes en particulier.
Cette carence, a-t-il souligné, résulte de la surexploitation de la nappe phréatique, à cause de l'augmentation, au cours de la dernière décennie, des superficies emblavées.
Les décideurs ont procédé, donc, en concertation avec les acteurs concernés à la mise en place d'une convention cadre de gestion des ressources hydriques. Ce dispositif cerne une multitude de procédures et de décisions pour la préservation de cette substance vitale, dont la prohibition des extensions des superficies. De ce fait, a-t-il préconisé, et pour procurer des issues plus prometteuses à cette agriculture, tous les concernés sont appelés à opter pour la performance et pour la productivité. La relève de ces défis, a-t-il conclu, implique le recours aux nouvelles technologies "en amont et en aval" de la filière des fruits et légumes. Les producteurs exportateurs évoluant dans les domaines de pilotage de l'irrigation, de celui de la gestion du climat des serres, de celui de la fertilisation et de celui de la protection et de la lutte intégrée et en post récolte, a-t-il enchaîné, conscients de l'archi-importance que revêtent ces nouvelles technologies, ont d'ores et déjà, procédé à la l'utilisation des outils adéquats pour leurs activités.
Ce Forum a connu l'assistance de Mohamed Boussaid, wali de la région SMD, qui a effectué une tournée de stands et exprimé sa satisfaction quant à l'évolution que connaît le secteur de l'agriculture au niveau de cette région. Le Forum a également réuni les étudiants, les enseignants chercheurs, les cadres représentants du ministère de tutelle, les lauréats du CHA et les professionnels exerçant dans les domaines horticoles et para horticoles pour déterminer les perspectives en matière d'agro-technologie imprégnée dans le secteur des fruits et légumes.
Contribution au développement de l'irrigation
Parmi les axes prépondérants figurant à l'ordre du jour de cette rencontre, la contribution au développement de l'irrigation de précision dans la filière des agrumes à travers l'utilisation de dendromètres et de tensiomètres à blocs résistifs, la préservation de la qualité des produits horticoles frais en post-récolte, le développement des filières «Produits de Terroir» et le chantier de règne, le PMV en l'occurrence, instaurant les principes d'une philosophie voltairienne incitant tout le monde à «cultiver son champ», à la mise en œuvre des stratégies amplement volontaristes et à la dotation de ce secteur phare de l'économie du SMD de tous les moyens qui puissent lui permettre de se développer et de se métamorphoser sur les plans quantitatif et qualitatif pour et par l'accès aux nouvelles technologies.
Repères
Valeur ajoutée
- La région SMD a réalisé la marge moyenne la plus importante de la valeur ajoutée agricole pendant la période étalée entre 1998 et 2007.
- Sa contribution a, en effet, atteint 32% de la valeur ajoutée agricole nationale. Il a, ainsi, rappelé que la performance de l'agriculture marocaine est le fruit des progrès enregistrés dans le secteur des fruits et légumes destinés l'export.
Par Abdelfattah Aberbri | LE MATIN
donquichotedelmedina April 20th, 2010, 11:21 PM Gains logistiques
Débouché naturel de l’acier, le marché de l’inox a atteint 22 millions de tonnes en 2009/2010. Un début de reprise se profile avec la sortie de l’industrie automobile de la convalescence. «Contrairement à l’acier noir, il n’y a pas pour les inox de forte différence de prix entre les grands producteurs européens, vu les capacités encore sous-exploitées en Europe», affirme Niel Larsen, analyste chez Solving Efeso Paris.*
Facteur de coût important, la logistique doit par ailleurs être refondée: «On peut aussi gagner en coût et en sécurité sur les modalités logistiques en fonction des modes d’élaboration des contrats, par exemple en porte à porte», ajoute Jan Weijburg, de BVBA Trans-Fer, spécialiste des systèmes de fret intermodaux entre l’Europe, l’Asie et les autres continents.*
l'economiste (http://www.leconomiste.com/article.html?a=99902)
donquichotedelmedina April 20th, 2010, 11:25 PM Acier: Les ingrédients de la relance
Une production prévisionnelle de 2,5 millions de tonnes en 2010
· L’export passe à 1 million de tonnes dès 2012
L’industrie de l’acier produira 2,5 millions de tonnes en 2010. «Le secteur connaît globalement une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 10%», tient à souligner Ahmed El Badraoui, cadre à Maghreb Steel.
Cette industrie relativement récente n’a pratiquement vu le jour qu’en 1984: date de démarrage de Sonasid, acteur majeur du secteur spécialisé dans la fabrication du rond à béton.*
Ce retard dans le développement est dû non seulement à l’absence de matières premières au Maroc, mais aussi à la faiblesse des moyens financiers et matériels et à la taille du marché national.*
A lui seul, le secteur de la construction (immobilier et BTP) absorbe plus de 70% de la production globale d’acier.*
L’industrie automobile, surtout après l’implantation de l’usine Renault à Tanger, devrait également favoriser le développement de l’industrie sidérurgique au Maroc. A signaler par ailleurs que l’industrie automobile produit actuellement plus de 35.000 voitures. Le Maroc est le 3e plus important fabricant africain de voitures légères après l’Afrique du Sud et l’Egypte. Avec le développement de Somaca et l’entrée en production de l’usine Renault prévue pour 2011, le Maroc doit produire 200.000 unités en 2012 pour arriver à terme à 400.000 unités.
A ce niveau, il faut signaler que certains opérateurs, dont Maghreb Steel, ont déjà entamé des négociations avec des sous-traitants du constructeur français.
Les opérateurs misent également sur d’autres secteurs. Il s’agit notamment de l’industrie du tube, le mobilier métallique, les appareils ménagers et agricoles, qui sont appelés à connaître le même essor.*
Forte de la mise en route d’ateliers de fabrication de profilés reconstitués soudés à partir de la tôle plane, l’industrie de la chaudronnerie promet également un important potentiel de développement. Sur ce créneau, la consommation pourrait dépasser 300.000 tonnes par an dans quelques années. Ce qui constitue un nouveau filon pour les industriels de l’acier.
Autre secteur fortement demandeur, la construction mécanique. Une industrie qui produit structures métalliques, pièces détachées, réservoirs, silos...
Le secteur de l’emballage n’est pas en reste. L’industrie du packaging qui produit plus de 500 millions de boîtes métalliques par an ainsi que les produits blancs*(réfrigérateurs et appareils ménagers) est à son tour en plein développement.*
En 2008, la consommation nationale d’acier a pesé plus de 2 millions de tonnes, elle est constituée à 70% par les produits longs et 30% par les produits plats.
Pour les produits longs, la consommation locale se situe aujourd’hui à environ 1,5 million de tonnes par an. Selon les prévisions, cette demande devrait atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013 et environ 3 millions de tonnes en 2018.*
Pour les produits plats, la consommation est actuellement estimée à environ 500.000 tonnes. Elle devrait atteindre plus de 800.000 tonnes en 2013 et plus de 1 million de tonnes en 2018.
«Tenant compte du taux de croissance observé depuis plusieurs années, la consommation globale prévisionnelle de l’acier devrait atteindre quelque 3,4 millions de tonnes en 2013 et environ 4,4 millions en 2018», estime El Badraoui de Maghreb Steel.
Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité installée de 3 millions de tonnes pour les produits longs et 1,5 million de tonnes pour les produits plats. «Aujourd’hui, les capacités dépassent les besoins locaux, mais les marchés extérieurs, notamment le Maghreb, l’Europe et l’Afrique, sont de plus en plus ouverts aux produits marocains depuis l’entrée en vigueur des accords de libre-échange», estime El Badraoui. Selon les pronostics des opérateurs, si le Maroc a importé environ 900.000 tonnes en 2008, il est appelé à exporter près de 1 million de tonnes dès 2012.*
l economiste (Acier: Les ingrédients de la relance Une production prévisionnelle de 2,5 millions de tonnes en 2010 · L’export passe à 1 million de tonnes dès 2012 L’industrie de l’acier produira 2,5 millions de tonnes en 2010. «Le secteur connaît globalement une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 10%», tient à souligner Ahmed El Badraoui, cadre à Maghreb Steel. Cette industrie relativement récente n’a pratiquement vu le jour qu’en 1984: date de démarrage de Sonasid, acteur majeur du secteur spécialisé dans la fabrication du rond à béton. Ce retard dans le développement est dû non seulement à l’absence de matières premières au Maroc, mais aussi à la faiblesse des moyens financiers et matériels et à la taille du marché national. A lui seul, le secteur de la construction (immobilier et BTP) absorbe plus de 70% de la production globale d’acier. L’industrie automobile, surtout après l’implantation de l’usine Renault à Tanger, devrait également favoriser le développement de l’industrie sidérurgique au Maroc. A signaler par ailleurs que l’industrie automobile produit actuellement plus de 35.000 voitures. Le Maroc est le 3e plus important fabricant africain de voitures légères après l’Afrique du Sud et l’Egypte. Avec le développement de Somaca et l’entrée en production de l’usine Renault prévue pour 2011, le Maroc doit produire 200.000 unités en 2012 pour arriver à terme à 400.000 unités. A ce niveau, il faut signaler que certains opérateurs, dont Maghreb Steel, ont déjà entamé des négociations avec des sous-traitants du constructeur français. Les opérateurs misent également sur d’autres secteurs. Il s’agit notamment de l’industrie du tube, le mobilier métallique, les appareils ménagers et agricoles, qui sont appelés à connaître le même essor. Forte de la mise en route d’ateliers de fabrication de profilés reconstitués soudés à partir de la tôle plane, l’industrie de la chaudronnerie promet également un important potentiel de développement. Sur ce créneau, la consommation pourrait dépasser 300.000 tonnes par an dans quelques années. Ce qui constitue un nouveau filon pour les industriels de l’acier. Autre secteur fortement demandeur, la construction mécanique. Une industrie qui produit structures métalliques, pièces détachées, réservoirs, silos... Le secteur de l’emballage n’est pas en reste. L’industrie du packaging qui produit plus de 500 millions de boîtes métalliques par an ainsi que les produits blancs (réfrigérateurs et appareils ménagers) est à son tour en plein développement. En 2008, la consommation nationale d’acier a pesé plus de 2 millions de tonnes, elle est constituée à 70% par les produits longs et 30% par les produits plats. Pour les produits longs, la consommation locale se situe aujourd’hui à environ 1,5 million de tonnes par an. Selon les prévisions, cette demande devrait atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013 et environ 3 millions de tonnes en 2018. Pour les produits plats, la consommation est actuellement estimée à environ 500.000 tonnes. Elle devrait atteindre plus de 800.000 tonnes en 2013 et plus de 1 million de tonnes en 2018. «Tenant compte du taux de croissance observé depuis plusieurs années, la consommation globale prévisionnelle de l’acier devrait atteindre quelque 3,4 millions de tonnes en 2013 et environ 4,4 millions en 2018», estime El Badraoui de Maghreb Steel. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité installée de 3 millions de tonnes pour les produits longs et 1,5 million de tonnes pour les produits plats. «Aujourd’hui, les capacités dépassent les besoins locaux, mais les marchés extérieurs, notamment le Maghreb, l’Europe et l’Afrique, sont de plus en plus ouverts aux produits marocains depuis l’entrée en vigueur des accords de libre-échange», estime El Badraoui. Selon les pronostics des opérateurs, si le Maroc a importé environ 900.000 tonnes en 2008.
[URL="http://www.leconomiste.com)
Slaoui April 22nd, 2010, 05:41 PM SIAM: 700 exposants et 500.000 visiteurs attendus
· Aménagement de voiries, espaces verts, chapiteaux…
· Les 3e Assises de l’agriculture, le 27 avril
LES préparatifs pour l’organisation de la 5e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam) vont bon train. En effet, la ville connaît plusieurs chantiers d’aménagement de voiries, éclairage public, espaces verts…à quelques jours de l’ouverture de la plus grande vitrine agricole du Royaume.
Prévue du 28 avril au 2 mai, l’édition accueillera plus de 700 exposants dont 100 étrangers représentant 20 pays. La manifestation se distingue cette année par des visites de délégations institutionnelles et d’hommes d’affaires européens. Allemands, Français, Polonais et surtout Espagnols y seront en force. A elle seule, l’Espagne a réservé une surface d’exposition de 800 m2. Il en est de même pour les Allemands, les Polonais et les Français. Sont attendus également quelque 500.000 visiteurs. C’est dire que ce salon s’est imposé comme leader de l’agriculture en Afrique. En effet, quelques chiffres relatifs à la 4e édition corroborent l’importance de cet événement. Une superficie de 100.000m² dont 60.000m² aménagés sous chapiteaux, 713 exposants dont 121 exposants internationaux d’une vingtaine de pays différents. Et plus de 200 journalistes accrédités du Maroc et de l’étranger ont couvert l’événement. L’on retient également le succès de la 1re journée réservée exclusivement aux professionnels et le concours national d’élevage. Jaouad Chami, commissaire du Siam, promet le même succès. Selon lui, le secteur privé représente la majorité des exposants à ce salon. «Depuis sa création, le Siam est devenu, sans conteste, la plus grande manifestation événementielle nationale. Ce succès jamais démenti et sans égal, confirme une fois de plus le témoignage de la formidable vitalité de notre monde agricole et rural», ajoute Chami.
Cette année, les organisateurs ont décidé de développer le concept de la cinquième version sous le thème du développement durable, dont l’objectif principal consiste à assurer la sécurité alimentaire des populations, tout en préservant les ressources naturelles de notre planète. D’autant plus que l’événement tombera quelques jours seulement après la célébration de la Journée de la Terre et de la signature de la Charte nationale de l’environnement. «Sa thématique a été élue dans le but de mettre en exergue un des atouts stratégiques de l’agriculture marocaine, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, des techniques de culture raisonnées et équilibrées, dans le pur respect des normes écologiques en vigueur», explique le commissaire du Salon.
En s’affirmant comme un secteur-clé de l’économie, l’agriculture demeure l’un des pivots de la compétitivité marocaine et constitue une spécialisation solide de l’appareil productif. Lui dédier un salon de cette envergure, c’est conférer au secteur une place de choix. A noter que le Siam est en passe de devenir un hub agricole dans le pourtour méditerranéen. L’objectif de ce rendez-vous étant de créer un lien fort de communication et d’échange entre le monde agricole et le grand public. La cinquième édition met tout en œuvre pour valoriser l’identité des entreprises participantes par le biais notamment de nouveaux dispositifs de communication, de nouvelles logistiques, dans les meilleures conditions techniques.
Rabat with love 2 April 22nd, 2010, 11:37 PM Agroalimentaire et pêche maritime
Grande affluence au SIAL Canada
Le Salon offre aux professionnels marocains l'opportunité de gagner des parts de marché dans la zone de l'Accord de libre-échange nord-américain.
Publié le : 22.04.2010 | 19h00
La 7e édition du SIAL Canada qui se tient au Palais des Congrès de Montréal du 21 au 23 avril, connait une grande affluence depuis son ouverture mercredi dernier. Plus de 12 000 visiteurs professionnels sont attendus durant les trois jours que durent le Salon. Carrefour nord-américain de l'agroalimentaire dédié aux professionnels de l'alimentation et spécifique au marché nord-américain, le SIAL Canada rassemble plus de 530 exposants de l'industrie agroalimentaire mondiale. Il offre l'opportunité à la fois de consolider les relations commerciales et d'établir de nouveaux contacts sur ce marché. Le SIAL Canada fait partie du réseau international des groupes SIAL, qui comprend 5 salons sur 4 continents (Paris, Shanghai, Buenos Aires, Abu Dhabi et Montréal), 7 500 exposants provenant de plus de 100 pays et rassemble chaque année 200 000 visiteurs de plus de 200 pays.
Le SIAL Canada est organisé par Expo Canada France, membre du Réseau Comexposium, 2e organisateur de salon à l'échelle mondiale et auteur de plus de 150 événements d'envergure chaque année. Cette année, la cérémonie d'ouverture a été rehaussée par la présence très remarquée de Mme Dominique Fortin, sous-ministre associée au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et de Mme Nouzha Chekrouni, ambassadeur du Maroc au Canada. Cette dernière a fait le tour des stands des 12 entreprises marocaines, leaders de la filière agroalimentaire marocaine, et qui animent le pavillon marocain lors de cette édition. Elles exposent leurs produits sur plus de 200 m2. Parmi ceux exposés lors de ce salon figurent les huiles, les épices, les condiments, les féculents, les conserves, la charcuterie, mais aussi les fruits et les légumes frais et transformés. A cette occasion, Mme Fortin qui est actuellement gestionnaire des communications au Québec à la Direction générale des communications d'Agriculture et Agroalimentaire du Canada, a dit être très satisfaite du nombre des participants et de la qualité des produits présentés par les différents exposants venus des différents coins de la planète.
Selon Nadia Rhaouti, chef du département de l'agroalimentaire à Maroc Export, le Salon Canada offre ainsi aux professionnels marocains l'opportunité de gagner des parts de marché dans la zone de l'Accord de libre-échange nord-américain regroupant le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, et qui représente plus de 400 millions de consommateurs et plus de 80 milliards de dollars d'importations de produits de l'agroalimentaire. A noter qu'en marge du salon, concours, démonstrations, ateliers et séminaires sont prévus dans le cadre d'un programme riche en rencontres et placé sous le signe des dernières tendances et de l'innovation alimentaire, quatre événements d'envergure ont été prévus. Il s'agit du Concours Tendances et Innovations, reconnu pour sa capacité à révéler les tendances. De même, les innovations alimentaires viennent récompenser pour sa 3e édition les 10 produits les plus innovants avant de décerner le Grand Prix. Sous la promesse Innovation, savoir-faire et créativité, le SIAL Canada ouvre cette année une Cuisine dédiée aux démonstrations et à la créativité culinaire qui accueille les chefs reconnus et les acteurs de la gastronomie internationale.
Aussi, « Olive d'Or », le concours d'huile d'olives extra-vierge le plus important en Amérique du Nord, accueille plus de 100 produits participants, dont trois exposants marocains. Trois trophées sont attribués pour récompenser la performance des huiles (Goutte d'or, Goutte d'argent, Goutte de bronze).
Le SIAL Canada propose également un événement intitulé « Mangeurs sous influence », qui se veut un forum d'échanges permettant un partage d'expériences, de visions et de connaissances en lien avec les tendances et sujets en vogue sur le marché actuel.
Durant 3 jours, trois thèmes sont abordés à travers les interventions de spécialistes (chefs d'entreprise, nutritionnistes, consultants, professeurs…). Il faut souligner que l'agroalimentaire et la pêche marocains participent en force au Sial Canada. Et pour cause, l'industrie de l'agroalimentaire et de la pêche joue un rôle de premier plan dans l'activité économique marocaine. Elle contribue à 16% du produit intérieur brut et à 20% des exportations. Le secteur compte 2 050 unités de production réparties sur l'ensemble du territoire et emploie 108 000 personnes. En 2008, la valeur de la production/exportation a atteint 6 900 millions d'euros. La valeur à l'export a atteint 1 140 millions d'euros.
La valeur ajoutée sur les produits a généré 1 620 millions d'euros pour un investissement global de 310 millions d'euros. La filière est performante : les 5 premières catégories à l'export (fruits et légumes frais, poisson frais et préparé, huile d'olives, épices et noix, fruits et légumes préparés) réalisent un quart des exportations marocaines. La filière agroalimentaire et pêche a également exporté à hauteur de 1 152 121 tonnes en 2009. Pour Lalla Hasna Alaoui, directrice de la communication à Maroc Export, le SIAL Canada constitue la plus grande plate-forme de rencontres des hommes d'affaires des Etats-Unis et du Canada et un passage obligé pour les professionnels intéressés par ces marchés. Elle a également souligné que la participation des entreprises exportatrices marocaines vise en particulier à «consolider les relations commerciales avec le reste du monde et établir de nouveaux contacts avec le marché étranger».
Evoquant les relations commerciales maroco-canadiennes, Mme Alaoui a indiqué que la valeur de l'échange entre les deux pays a atteint 3,1 milliards de dirhams en 2009, soit une hausse de près de 10% par rapport à 2008. De son côté, Marie Lagrenée, responsable commerciale internationale du SIAL Canada, a exprimé sa grande satisfaction quant à la participation des entreprises marocaines à ce rendez-vous annuel incontournable dans le monde des affaires.
786606 tonnes de fruits et légumes frais exportés en 2009
Les fruits et légumes frais constituent la première catégorie exportée avec 40% du volume global, suivie des agrumes (25%), des produits de la pêche (24%) et des fruits et légumes transformés (11%). Les produits transformés, issus de la pêche et de l'agriculture ont représenté un montant de 100 millions d'euros. Les plantes médicinales et aromatiques sont en tête avec une valeur globale de 55 millions d'euros. En plus, le Maroc est aussi le 2e exportateur mondial d'agrumes et le 2e exportateur mondial de clémentines après l'Espagne et 6e exportateur mondial d'oranges. Le Maroc est aussi au 2e rang mondial des exportations d'agrumes. Avec 483 147 tonnes exportées en 2009, la filière représente 35% du volume des exportations globales.
Par ailleurs, avec 462 972 tonnes exportées en 2008, l'industrie des produits de la pêche est la 3e contributive aux exportations, après les fruits et légumes frais et les agrumes. Très orientée vers l'export et fortement diversifiée, elle occupe une place importante dans l'économie. Bénéficiant de 3.500 km de côtes, l'industrie de la pêche au Maroc offre une grande variété de poissons (anchois, sardine, maquereau, thon, poisson pélagique, céphalopode, mollusques, crustacés, farine de poisson, agar-agar), et de modes de préparation (conserve, semi-conserve, frais, surgelé…). Plus de 70% du poisson déchargé est transformé localement et exporté vers plus de 100 destinations.
Le Maroc s'impose comme premier pays producteur d'Afrique et premier exportateur mondial de sardines. La sardine représente 89% du poisson en conserve exporté. Le Maroc est aussi considéré comme une plateforme régionale incontournable dotée d'usines performantes, d'un savoir-faire et d'une main-d'œuvre expérimentée.
@Le Matin
Slaoui April 23rd, 2010, 10:10 PM Bio Beef : Premiers abattoirs privés au Maroc
Situés dans la zone industrielle de Meknès, Bio Beef sont les premiers abattoirs au Maroc construits dans le cadre du plan Maroc Vert pour la mise à niveau de la filière Viandes Rouges. Cette unité, qui entre en service dans quelques jours, « est conçue pour répondre aux normes de traitement et de transformation des viandes conformément à la législation européenne ce qui ouvre la porte à l’exportation des viandes marocaines », assurent les propriétaires de Bio Beef.
Slaoui April 24th, 2010, 07:45 PM M. Akhannouch annonce la mise en place d'un programme de soutien aux agriculteurs
Meknès, 24/04/10 - Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch a indiqué que son département a mis en place un programme de soutien des agriculteurs affectés par la vague de froid ayant causé des dégâts aux cultures dans plusieurs régions du Royaume.
M. Akhannouch, qui a tenu vendredi à Meknès, une réunion avec plusieurs agriculteurs des régions de Meknès-Tafilalt, Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et Fès-Boulemane, a affirmé que ce programme visant à trouver une solution appropriée à cette situation et qui sera soumis au gouvernement pour approbation, comprend une série de mesures qui seront prises à moyen et long termes à la lumière des propositions des agriculteurs et de tous les intervenants dans le secteur agricole.
Il a affirmé que son département mettra à profit tous les moyens dont il dispose pour atténuer les effets de cette vague froid, à travers la création d'emplois et la recherche de nouvelles formules d'assurances privées contre les catastrophes naturelles.
Cette réunion, à laquelle ont pris part notamment, le wali de la région de Meknès-Tafilalt, gouverneur de Meknès, M. Mohamed Faouzi et le directeur général du Crédit agricole, a été consacrée à l'examen de la situation du secteur agricole dans les régions touchées par le froid et des propositions des présidents des chambres d'agriculture et des agriculteurs.
Les propositions portent notamment sur la création d'un fonds de solidarité pour faire face aux catastrophes naturelles et d'une cellule chargée d'évaluer les dégâts.
MAP
kaizzer April 26th, 2010, 06:32 PM · Exonération des majorations de retard
· La mesure vise les créances d’avant le 30 juin 2009
Bonne nouvelle pour les agriculteurs du Souss-Massa. Les départements des Finances et de l’Agriculture ont pris des dispositions en leur faveur. Ils ont, en effet, décidé d’accorder aux agriculteurs redevables à l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) du Souss-Massa une exonération des majorations de retard et des frais de recouvrement des redevances d’eau d’irrigation et de la participation directe.
Les concernés par ces mesures sont les agriculteurs des périmètres hydrauliques Massa, Souss Amont et Issen, qui auront soldé la totalité du principal de leurs dettes en matière de redevance d’eau d’irrigation et de participation directe. Soulignons, par ailleurs, que ladite exonération vise les créances mises en recouvrement avant le 30 juin 2009.
En ces temps, plutôt moroses pour le secteur, ces mesures seront véritablement bénéfiques pour les agriculteurs en difficulté. Les professionnels concernés par ces nouvelles dispositions sont apparemment nombreux. Selon les représentants de l’Ormva, le nombre d’agriculteurs débiteurs est de 1.069 pour ce qui est de l’eau d’irrigation et 927 pour la participation directe. Pour profiter de l’exonération, il leur suffit de se présenter au Centre de mise en valeur ou à la subdivision de l’Ormva/SM de leur zone, pour s’acquitter de leurs dettes ou signer les contrats de rééchelonnement, indiquent les responsables du dossier. La décision d’exonération a cependant une durée de validité limitée. Elle est valable pour une durée de 12 mois à partir de la date de sa signature, soit le 2 avril 2010, pour les débiteurs qui opteront pour un règlement unique et intégral de leurs dettes. Pour les redevables qui préféreront un rééchelonnement de leurs dettes, la mesure d’exonération accordée est valable pour une durée de 36 mois à compter également du 2 avril. A noter que ce rééchelonnement est accordé d’office pour tout agriculteur qui signera un contrat au plus tard les 12 premiers mois qui suivent l’entrée en vigueur de cette décision.
Pour l’heure, les agriculteurs qui devraient activer rapidement leur dossier pour profiter des mesures mises en œuvre sont les redevables du périmètre d’Issen. Ils sont, en effet, beaucoup plus concernés que les autres, étant donné que la livraison d’eau aux agriculteurs reprendra début juillet 2010, après une interruption d’une dizaine d’années suite au manque d’eau dans le barrage Abdelmoumen. Les prochains lâchers d’eau ne bénéficieront cependant qu’aux agriculteurs qui auront soldé ou rééchelonné leurs dettes d’eau d’irrigation.
Malika ALAMI
Gadiri April 27th, 2010, 05:06 AM · Exonération des majorations de retard
· La mesure vise les créances d’avant le 30 juin 2009
Bonne nouvelle pour les agriculteurs du Souss-Massa. Les départements des Finances et de l’Agriculture ont pris des dispositions en leur faveur. Ils ont, en effet, décidé d’accorder aux agriculteurs redevables à l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) du Souss-Massa une exonération des majorations de retard et des frais de recouvrement des redevances d’eau d’irrigation et de la participation directe.
Les concernés par ces mesures sont les agriculteurs des périmètres hydrauliques Massa, Souss Amont et Issen, qui auront soldé la totalité du principal de leurs dettes en matière de redevance d’eau d’irrigation et de participation directe. Soulignons, par ailleurs, que ladite exonération vise les créances mises en recouvrement avant le 30 juin 2009.
En ces temps, plutôt moroses pour le secteur, ces mesures seront véritablement bénéfiques pour les agriculteurs en difficulté. Les professionnels concernés par ces nouvelles dispositions sont apparemment nombreux. Selon les représentants de l’Ormva, le nombre d’agriculteurs débiteurs est de 1.069 pour ce qui est de l’eau d’irrigation et 927 pour la participation directe. Pour profiter de l’exonération, il leur suffit de se présenter au Centre de mise en valeur ou à la subdivision de l’Ormva/SM de leur zone, pour s’acquitter de leurs dettes ou signer les contrats de rééchelonnement, indiquent les responsables du dossier. La décision d’exonération a cependant une durée de validité limitée. Elle est valable pour une durée de 12 mois à partir de la date de sa signature, soit le 2 avril 2010, pour les débiteurs qui opteront pour un règlement unique et intégral de leurs dettes. Pour les redevables qui préféreront un rééchelonnement de leurs dettes, la mesure d’exonération accordée est valable pour une durée de 36 mois à compter également du 2 avril. A noter que ce rééchelonnement est accordé d’office pour tout agriculteur qui signera un contrat au plus tard les 12 premiers mois qui suivent l’entrée en vigueur de cette décision.
Pour l’heure, les agriculteurs qui devraient activer rapidement leur dossier pour profiter des mesures mises en œuvre sont les redevables du périmètre d’Issen. Ils sont, en effet, beaucoup plus concernés que les autres, étant donné que la livraison d’eau aux agriculteurs reprendra début juillet 2010, après une interruption d’une dizaine d’années suite au manque d’eau dans le barrage Abdelmoumen. Les prochains lâchers d’eau ne bénéficieront cependant qu’aux agriculteurs qui auront soldé ou rééchelonné leurs dettes d’eau d’irrigation.
Malika ALAMI
Pour ceux qui ne savent pas, le barrage Abdelmoument est visible depuis la RN8 Aagdir-Marrakech et il vrai que chaque année le niveau du barrage découvrait davantage les berges. :ohno:
Slaoui April 27th, 2010, 05:39 PM Pêche: Soutien de l’AFD
http://www.afd.fr/jahia/jsp/jahia/templates/afd/AFD/imagesAFD/logo.jpghttp://www.fntr.ma/images/partenaire/anp.jpg
L’Agence française de développement (AFD) a annoncé qu’elle accompagnera le jumelage de halles marocaines et françaises dans le cadre des efforts de mise à niveau du secteur de la pêche au Maroc. L’AFD a approuvé début avril un financement de 28 millions d’euros à l’Office national des pêches (ONP) pour contribuer à cette mise à niveau. Elle compte également apporter son concours à la construction au Maroc de quatre halles de marée et d’une plateforme pour les exportateurs.
l'eco
kaizzer April 28th, 2010, 12:36 PM Maroc : Le plan "Maroc vert" gorgé d'investissements
Le plan "Maroc vert", destiné à atteindre en 2020 un PIB agricole de 100 milliards de dirhams (9 milliards d'euros), a nécessité en 2010 un investissement de dix milliards de dirhams (un milliard d'euros) dont des aides de la Banque mondiale (BM) et de la Belgique, a-t-on appris lundi de source officielle.
"L'aide de ces deux partenaires est un précieux accompagnement du plan qui en est à sa troisième année d'exécution", a déclaré mardi le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhenouch lors de l'ouverture des 3èmes assises de l'agriculture à Meknès (150 km à l'est de Rabat).
Recoltes record
En 2009, l'agriculture a produit 32 millions de tonnes dont une récolte record d'olives (1,5 million de tonnes) ainsi qu'environ 1,5 million de tonnes d'agrumes. Une grande partie de cette production a été exportée.
L'agriculture représente environ 15% du PIB marocain.
Selon le ministre, la production céréalière au Maroc "atteindra 80 millions de quintaux" au cours de la campagne agricole 2009-2010. Une très bonne récolte grâce aux pluies".
"Je suis convaincu que les objectifs du plan "Maroc vert" seront atteints en 2020", a assuré à l'AFP M. Akhenouch en marge des assises.
Le ministère a ajouté que "le plan "Maroc vert" a identifié 1.500 projets prioritaires et créé 16 régions agricoles. L'Agence pour le développement agricole (ADA) pilotera le tout".
Prochains objectifs
"Nous allons oeuvrer pour une accélération de la dynamique de l'investissement et du soutien de l'Etat, la poursuite des réformes structurantes, la promotion de l'agriculture au niveau des régions", a affirmé le ministre en rappelant les priorités de son département pour 2010 et 2011.
"Outre le renforcement du partenariat avec les banques du Maroc, le parlement marocain va adopter l'an prochain deux lois sur le regroupement (des terres) et leur agrégation", a indiqué le responsable marocain.
"Il sera mis en oeuvre au cours des deux prochaines années 112 projets dans les filières des céréales, du lait, des maraîchers, du sucre et de la viande ainsi que la libellisation de huit produits du terroir", selon M. Akhennouch.
"Quelque 30.000 nouveaux hectares s'ajouteront à la superficie arable du pays avec le renforcement du réseau national d'irrigation", selon le ministre.
Lors des assises, six accords sur la mise à niveau de l'agriculture ont été signés dont celui du développement de la filière datière, au sud du Maroc.
"Environ 7,6 milliards de dirhams (près de 750 millions d'euros) seront investis en 10 ans dans ce projet pour réhabiliter 48.000 hectares de palmeraies. Près de 3 millions plantes seront également semées", a-t-il ajouté.
Selon un professionnel marocain, "l'agriculture souffre de deux problèmes : son capital foncier n'est pas bien valorisé, avec une complexité du statut juridique des terres, et la "variation" des récoltes céréalières en fonction des pluies".
Les Assises de l'Agriculture se déroulaient à la veille de l'ouverture du Salon international de l'Agriculture à Meknès.
AFP
Gadiri April 28th, 2010, 03:11 PM Gains logistiques
Débouché naturel de l’acier, le marché de l’inox a atteint 22 millions de tonnes en 2009/2010. Un début de reprise se profile avec la sortie de l’industrie automobile de la convalescence. «Contrairement à l’acier noir, il n’y a pas pour les inox de forte différence de prix entre les grands producteurs européens, vu les capacités encore sous-exploitées en Europe», affirme Niel Larsen, analyste chez Solving Efeso Paris.*
Facteur de coût important, la logistique doit par ailleurs être refondée: «On peut aussi gagner en coût et en sécurité sur les modalités logistiques en fonction des modes d’élaboration des contrats, par exemple en porte à porte», ajoute Jan Weijburg, de BVBA Trans-Fer, spécialiste des systèmes de fret intermodaux entre l’Europe, l’Asie et les autres continents.*
l'economiste (http://www.leconomiste.com/article.html?a=99902)
Acier: Les ingrédients de la relance
Une production prévisionnelle de 2,5 millions de tonnes en 2010
· L’export passe à 1 million de tonnes dès 2012
L’industrie de l’acier produira 2,5 millions de tonnes en 2010. «Le secteur connaît globalement une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 10%», tient à souligner Ahmed El Badraoui, cadre à Maghreb Steel.
Cette industrie relativement récente n’a pratiquement vu le jour qu’en 1984: date de démarrage de Sonasid, acteur majeur du secteur spécialisé dans la fabrication du rond à béton.*
Ce retard dans le développement est dû non seulement à l’absence de matières premières au Maroc, mais aussi à la faiblesse des moyens financiers et matériels et à la taille du marché national.*
A lui seul, le secteur de la construction (immobilier et BTP) absorbe plus de 70% de la production globale d’acier.*
L’industrie automobile, surtout après l’implantation de l’usine Renault à Tanger, devrait également favoriser le développement de l’industrie sidérurgique au Maroc. A signaler par ailleurs que l’industrie automobile produit actuellement plus de 35.000 voitures. Le Maroc est le 3e plus important fabricant africain de voitures légères après l’Afrique du Sud et l’Egypte. Avec le développement de Somaca et l’entrée en production de l’usine Renault prévue pour 2011, le Maroc doit produire 200.000 unités en 2012 pour arriver à terme à 400.000 unités.
A ce niveau, il faut signaler que certains opérateurs, dont Maghreb Steel, ont déjà entamé des négociations avec des sous-traitants du constructeur français.
Les opérateurs misent également sur d’autres secteurs. Il s’agit notamment de l’industrie du tube, le mobilier métallique, les appareils ménagers et agricoles, qui sont appelés à connaître le même essor.*
Forte de la mise en route d’ateliers de fabrication de profilés reconstitués soudés à partir de la tôle plane, l’industrie de la chaudronnerie promet également un important potentiel de développement. Sur ce créneau, la consommation pourrait dépasser 300.000 tonnes par an dans quelques années. Ce qui constitue un nouveau filon pour les industriels de l’acier.
Autre secteur fortement demandeur, la construction mécanique. Une industrie qui produit structures métalliques, pièces détachées, réservoirs, silos...
Le secteur de l’emballage n’est pas en reste. L’industrie du packaging qui produit plus de 500 millions de boîtes métalliques par an ainsi que les produits blancs*(réfrigérateurs et appareils ménagers) est à son tour en plein développement.*
En 2008, la consommation nationale d’acier a pesé plus de 2 millions de tonnes, elle est constituée à 70% par les produits longs et 30% par les produits plats.
Pour les produits longs, la consommation locale se situe aujourd’hui à environ 1,5 million de tonnes par an. Selon les prévisions, cette demande devrait atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013 et environ 3 millions de tonnes en 2018.*
Pour les produits plats, la consommation est actuellement estimée à environ 500.000 tonnes. Elle devrait atteindre plus de 800.000 tonnes en 2013 et plus de 1 million de tonnes en 2018.
«Tenant compte du taux de croissance observé depuis plusieurs années, la consommation globale prévisionnelle de l’acier devrait atteindre quelque 3,4 millions de tonnes en 2013 et environ 4,4 millions en 2018», estime El Badraoui de Maghreb Steel.
Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité installée de 3 millions de tonnes pour les produits longs et 1,5 million de tonnes pour les produits plats. «Aujourd’hui, les capacités dépassent les besoins locaux, mais les marchés extérieurs, notamment le Maghreb, l’Europe et l’Afrique, sont de plus en plus ouverts aux produits marocains depuis l’entrée en vigueur des accords de libre-échange», estime El Badraoui. Selon les pronostics des opérateurs, si le Maroc a importé environ 900.000 tonnes en 2008, il est appelé à exporter près de 1 million de tonnes dès 2012.*
l economiste (Acier: Les ingrédients de la relance Une production prévisionnelle de 2,5 millions de tonnes en 2010 · L’export passe à 1 million de tonnes dès 2012 L’industrie de l’acier produira 2,5 millions de tonnes en 2010. «Le secteur connaît globalement une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 10%», tient à souligner Ahmed El Badraoui, cadre à Maghreb Steel. Cette industrie relativement récente n’a pratiquement vu le jour qu’en 1984: date de démarrage de Sonasid, acteur majeur du secteur spécialisé dans la fabrication du rond à béton. Ce retard dans le développement est dû non seulement à l’absence de matières premières au Maroc, mais aussi à la faiblesse des moyens financiers et matériels et à la taille du marché national. A lui seul, le secteur de la construction (immobilier et BTP) absorbe plus de 70% de la production globale d’acier. L’industrie automobile, surtout après l’implantation de l’usine Renault à Tanger, devrait également favoriser le développement de l’industrie sidérurgique au Maroc. A signaler par ailleurs que l’industrie automobile produit actuellement plus de 35.000 voitures. Le Maroc est le 3e plus important fabricant africain de voitures légères après l’Afrique du Sud et l’Egypte. Avec le développement de Somaca et l’entrée en production de l’usine Renault prévue pour 2011, le Maroc doit produire 200.000 unités en 2012 pour arriver à terme à 400.000 unités. A ce niveau, il faut signaler que certains opérateurs, dont Maghreb Steel, ont déjà entamé des négociations avec des sous-traitants du constructeur français. Les opérateurs misent également sur d’autres secteurs. Il s’agit notamment de l’industrie du tube, le mobilier métallique, les appareils ménagers et agricoles, qui sont appelés à connaître le même essor. Forte de la mise en route d’ateliers de fabrication de profilés reconstitués soudés à partir de la tôle plane, l’industrie de la chaudronnerie promet également un important potentiel de développement. Sur ce créneau, la consommation pourrait dépasser 300.000 tonnes par an dans quelques années. Ce qui constitue un nouveau filon pour les industriels de l’acier. Autre secteur fortement demandeur, la construction mécanique. Une industrie qui produit structures métalliques, pièces détachées, réservoirs, silos... Le secteur de l’emballage n’est pas en reste. L’industrie du packaging qui produit plus de 500 millions de boîtes métalliques par an ainsi que les produits blancs (réfrigérateurs et appareils ménagers) est à son tour en plein développement. En 2008, la consommation nationale d’acier a pesé plus de 2 millions de tonnes, elle est constituée à 70% par les produits longs et 30% par les produits plats. Pour les produits longs, la consommation locale se situe aujourd’hui à environ 1,5 million de tonnes par an. Selon les prévisions, cette demande devrait atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013 et environ 3 millions de tonnes en 2018. Pour les produits plats, la consommation est actuellement estimée à environ 500.000 tonnes. Elle devrait atteindre plus de 800.000 tonnes en 2013 et plus de 1 million de tonnes en 2018. «Tenant compte du taux de croissance observé depuis plusieurs années, la consommation globale prévisionnelle de l’acier devrait atteindre quelque 3,4 millions de tonnes en 2013 et environ 4,4 millions en 2018», estime El Badraoui de Maghreb Steel. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une capacité installée de 3 millions de tonnes pour les produits longs et 1,5 million de tonnes pour les produits plats. «Aujourd’hui, les capacités dépassent les besoins locaux, mais les marchés extérieurs, notamment le Maghreb, l’Europe et l’Afrique, sont de plus en plus ouverts aux produits marocains depuis l’entrée en vigueur des accords de libre-échange», estime El Badraoui. Selon les pronostics des opérateurs, si le Maroc a importé environ 900.000 tonnes en 2008.
[URL="http://www.leconomiste.com)
Donqui, tu aurais dû posté ces articles dans le thread industry news.
hakz2007 April 29th, 2010, 06:55 AM KING OPENS MOROCCO'S 5TH INTERNATIONAL AGRICULTURE FAIR
MEKNES, MOROCCO, April 29 (NNN-MAP) -- King Mohammed VI, accompanied by Prince Moulay Rachid, has presided ovwer the opening ceremony of the 5th International Agriculture Fair at Meknes, 140 km east of the capital, rabat on Wednesday.
At the beginning of the ceremony, the king presenetd certificates and trophies to several personalities engaged in the development of the agriculture sector.
Later, he visited various stands at the show, organized by the Agriculture Ministry under the theme "Sustainable Development". The fair willrun until May 2.
Covering an area of 10 hectares, the fair provides an opportunity to establish partnerships between Moroccan and foreign professionals of the sector and highlight the potential of Moroccan agriculture and its role in the national economy.
More than 500,000 visitors are expected to visit the fair, which has brought together 840 exhibitors representing 30 countries.
The first two days of the fair are dedicated exclusively to professionals and trade visitors, before it opens to the general public from April 30 to May 2.
A series of conferences and panel discussions led by scientific experts and professionals from Morocco and abroad -- Australia, the United States, France and Germany -- will take place as part of this fair.http://www.namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=118504
[Prinny Man] April 29th, 2010, 04:53 PM L'OCP annonce le lancement d'un fonds d'investissement agricole de 200 MDH
Meknès- Le groupe OCP a saisi l'occasion de la 5-ème édition du SIAM pour annoncer le lancement de son Fonds d'investissement agricole, "OCP Innovation Fund for agriculture", qui mobilisera dans un premier temps 200 millions de dirhams.
"OCP Innovation Fund for agriculture" est opérationnel et s'apprête à finaliser le financement de quelques projets agricoles, a déclaré à la presse M. Mohamed Soual, directeur général de la Fondation OCP.
Ce Fonds se fixe pour objectif, sur une durée de quatre ans, de participer dans une quarantaine d'entreprises, associations et coopératives, émergentes ou en croissance, développant des projets de production végétale et animale, d'agrégation des agriculteurs et de valorisation et commercialisation de leurs productions.
Les crédits initiaux à récupérer, après un horizon de placement défini, seront replacés intégralement dans le Fonds pour permettre le financement de nouveaux projets, a-t-on précisé.
Porté par la Fondation OCP, ce Fonds d'investissement agricole se propose de financer des structures agricoles et agro-industrielles développant des stratégies d'accroissement et de diversification des productions agricoles, dont l'objectif est de renforcer le professionnalisme, d'organiser la production agricole et de moderniser les filières identifiées par le Plan Maroc Vert.
Il appuiera les opérateurs adoptant des méthodes compatibles avec les principes de protection de l'environnement, d'amélioration des ressources et de création de richesses et de revenus pour les populations qui comptent sur l'agriculture pour subsister.
Selon l'OCP, le Fonds, qui ambitionne d'impulser une dynamique créatrice d'emploi et de contribuer à la croissance de la productivité agricole du Royaume, investira prioritairement dans les projets agricoles situés dans les territoires d'implantation du groupe OCP et accompagnera les projets structurant tels l'irrigation raisonnée, la réhabilitation des terrains miniers ou encore la production de biocarburants.
Source : MAP
www.letemps.ma
kaizzer April 29th, 2010, 05:12 PM Six conventions pour redynamiser l’agriculture
· Elles ont été signées lors des 3e assises
· Valorisation de l’Agropolis de Meknès, appui aux agriculteurs…
SIX conventions relatives au développement du secteur agricole et à la promotion des filières de production ont été signées, mardi à Meknès, à l’occasion des 3e Assises de l’agriculture. Elles réunissent, d’une part, le gouvernement et d’autre part des partenaires publics et privés. De fait, les nouveaux accords entendent insuffler une nouvelle dynamique au Plan Maroc vert.
Le premier vise la valorisation de l’Agropolis de Meknès. Il entre dans le cadre de la stratégie du ministère de l’Agriculture visant la création de plusieurs pôles de compétitivité à travers le Royaume. Pour Hassan Bahi, directeur du Centre régional d’investissement (CRI-Meknès), ledit accord a pour objet de déterminer les conditions et modalités selon lesquelles sera exécutée la mobilisation du foncier nécessaire au projet Agroparc de Meknès. Rappelons que ce projet nécessitera près de 500 millions de DH. Son aménagement, sa promotion et sa commercialisation sont aussi précisés dans le nouvel accord. La valorisation des terrains attribués, la gestion, et les infrastructures hors site nécessaires à la réalisation et au bon fonctionnement de l’Agropolis de Meknès ne sont pas en reste. Le tout est confié à Medz, la filiale de CDG-Développement. Un partenaire de choix pour la région de Meknès qui va ériger un véritable pôle de compétitivité agro-industriel. Lequel sera composé d’un Agroparc, d’un pôle de R&D et de contrôle de la qualité, et d’une cité intelligente. Celle-ci regroupera, pour sa part, les fonctions de support à l’industrie agro-alimentaire (R&D, formation, zone tertiaire, centre de conférence…). Elle sera gérée par le ministère de l’Agriculture. Hormis la cité intelligente, l’assiette foncière globale du projet s’élève à 466 ha environ.
La deuxième convention est relative à l’accompagnement bancaire des petits et moyens producteurs. Elle entre dans le cadre des projets d’agrégation et ceux relevant du Pilier II du Plan Maroc vert. Avalisée par les ministères de l’Economie et des Finances et de l’Agriculture et de la pêche maritime, l’Agence pour le développement agricole (Ada), le Crédit agricole du Maroc et Tamwil Al Fellah, cette convention fixe les conditions et les modalités de financement des petits et moyens producteurs exclus du financement bancaire classique. Elle porte sur les crédits d’investissement, de production, de commercialisation ou de transformation à la charge des producteurs tel que convenu dans les projets d’agrégation ou du pilier II. A titre indicatif, le plafond des crédits est plafonné à 100.000 DH par exploitation.
Toujours dans le volet du financement, la Société Générale est désormais partenaire à travers des offres adaptées aux projets agricoles. En application de son accord avec le gouvernement, la banque s’engage à financer des projets d’une enveloppe globale de 3 milliards de DH. La durée de cet engagement prendra fin dans 5 ans.
D’autre part, il a été procédé à la signature d’une convention-cadre d’accompagnement de la mise en place d’un partenariat public-privé d’un montant de 1,9 millions de dollars destiné au développement et à la gestion d’infrastructure de dessalement d’eau de mer et d’irrigation du périmètre de Chtouka (cf. www.leconomiste.com). En guise de ce même accord, le ministère de l’Agriculture, par l’intermédiaire du directeur de l’Irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole, a demandé à la Société financière internationale (SFI), organisation internationale membre du Groupe Banque Mondiale dont le Royaume du Maroc est actionnaire, de lui remettre une proposition concernant l’assistance au gouvernement comme conseiller principal dans le but de structurer et établir un partenariat public-privé. Le but étant d’assurer le développement d’infrastructures d’irrigation, y compris une usine de dessalement d’eau de mer et des infrastructures d’adduction et de distribution d’eau, dans la zone maraîchère de Chtouka dans la région de Souss-Massa.
En outre, il a été procédé à la signature d’un contrat-programme relatif au développement de la filière dattière. Celui-ci porte sur une enveloppe de 7,6 milliards de DH et a pour objet de mettre en place un programme de mise à niveau de la filière. A ce titre, l’on retient quatre axes prioritaires. Il s’agit du développement des capacités nationales de production de souches et de vitroplants de palmier dattier, le développement durable de la production et de la qualité selon un modèle intégré en préservant les ressources naturelles des palmeraies, la valorisation, et l’amélioration des conditions cadres de la filière. Notons que la stratégie agricole, arrêtée dans le cadre du Plan Maroc vert, érige la filière dattière en élément moteur et catalyseur de la dynamique de développement économique et social des zones oasiennes. Les objectifs fondamentaux recherchés à travers ce contrat consistent principalement en la réhabilitation et la reconstitution des palmeraies existantes sur une superficie globale de 48.000 ha, la création de nouvelles plantations, à l’extérieur des palmeraies, sur une superficie de 17.000 ha, et notamment la réalisation d’une production de dattes de 160.000 tonnes en 2020 contre 90.000 t actuellement.
YOUNESS SAAD ALAMI
[Prinny Man] April 30th, 2010, 01:02 PM «Arboriculture fruitière»
Trois accords entre le MAM et l'APP
Deux contrats et une convention, s'inscrivant dans le cadre du projet «arboriculture fruitière», financé par le Millenium Challenge Account-Maroc, ont été signés, jeudi à Meknès, entre le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime et l'Agence du partenariat pour le progrès (APP), pour un montant global de 282 millions de dirhams (MDH).
Ces accords ont été signés par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch et le directeur général de l'APP, Morad Abid, lors d'une conférence sur «le financement et les opportunités d'investissement du programme MCA Maroc : cas du projet arboriculture fruitières», tenue dans le cadre du 5e Salon international d'agriculture au Maroc (Siam).
D'un montant de 78 MDH (9,75 millions de dollars), le premier contrat porte sur la réalisation de travaux de plantation de 6.000 ha d'olivier faisant partie de la seconde tranche d'extension du projet en zone pluviale, selon un communiqué de l'APP.
Ces travaux, situés dans les provinces de Larache, Tétouan, Khénifra et Fès, dureront deux ans à l'issue desquels 11 périmètres de production d'olivier seront créés au profit de 1.546 exploitations agricoles.
Les travaux d'aménagement et de plantation de cette tranche consistent principalement en le traçage, le piquetage, la confection des trous pour plantation et la réalisation des ouvrages de conservation des eaux et des sols, la fourniture, le transport et la mise en terre des plants d'oliviers et l'entretien des jeunes plantations.
Le deuxième contrat, d'un montant de 140 MDH (17,6 millions de dollars), concerne la réalisation, sur une durée de 39 mois, de services de formation, d'appui technique et d'encadrement aux bénéficiaires, aux organisations professionnelles et aux opérateurs de la chaîne de valeurs des filières d'olivier, d'amandier et de figuier.
Les prestations ont pour but de fournir au ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime l'appui et le soutien nécessaires pour l'amélioration de la productivité des filières ciblées par le projet au niveau des zones pluviales (olivier, amandier et figuier) et en zones de petite et moyenne hydrauliques (olivier) dans près de 330 périmètres d'une superficie de plus de 69.500 ha.
Il s'agira notamment de fournir, aux agriculteurs et leurs organisations professionnelles la formation pratique, l'encadrement et l'assistance technique nécessaires pour améliorer la productivité de leurs vergers et promouvoir les conditions de valorisation et de commercialisation, au niveau des périmètres concernés, à travers la mise à niveau des unités de transformation et la promotion de partenariats entre les organisations des producteurs et les transformateurs et industriels.
D'une enveloppe de 64 MDH, la convention établit les principes et les procédures à suivre pour l'attribution d'un don au Consortium de recherche constitué de l'Institut national de la recherche agronomique, l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, l'Ecole nationale de l'agriculture de Meknès et l'Ecole nationale forestière d'ingénieurs.
En contrepartie, le Consortium s'engage à assurer la mise en œuvre de travaux de recherche répondant aux objectifs spécifiques du Projet «Arboriculture Fruitière» par des équipes pluridisciplinaires.
D'une durée de trois ans, cette convention porte sur la mise en œuvre de travaux de recherches qui s'articulent autour de quatre axes, ayant trait à la conservation des sols, à la conduite des cultures d'olivier, d'amandier, de figuier et de palmier dattier, à la valorisation des productions d'olivier, d'amandier, de figuier et de palmier dattier et à l'irrigation.
La signature de ces contrats s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Compact MCA-Maroc, signé en 2007 à Tétouan, sous la présidence effective de S.M. le Roi Mohammed VI, par les gouvernements américain, à travers la Millennium Challenge Corporation (MCC), et marocain, pour un montant de 697,5 millions de Dollars.
Par MAP
lematin.ma
safiot May 1st, 2010, 03:17 AM Le PIB agricole a progressé de 30% entre 2005 et 2009
Lors de l’ouverture des 3èmes Assises de l’agriculture mardi 27 avril à Meknès, Aziz Akhannouch a souligné que la production agricole s’est élevée à 32 millions de tonnes en 2009, en hausse de 37 % par rapport à 2005.
La production céréalière de l’actuelle campagne agricole devrait atteindre environ 80 millions qx, a annoncé Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, dans son intervention lors de l’ouverture des 3èmes Assises de l’agriculture, tenues, mardi 27 avril à Meknès. Lors de ces Assises qui ont réuni des ministres et plusieurs personnalités nationales et internationales, M. Akhannouch a présenté le bilan de l’année agricole 2009 et les perspectives de l’année 2010. «Ce résultat positif a été enregistré grâce à une forte mobilisation de nos agriculteurs et favorisé par une pluviométrie importante, une dynamique d’investissement soutenue et une poursuite et accélération des réformes structurelles», a indiqué M. Akhannouch. Selon le ministre, les indicateurs sectoriels ont marqué une forte hausse ces dernières années. La production agricole s’est élevée à 32 millions de tonnes en 2009, en hausse de 37 % par rapport à 2005. La production des olives a enregistré un record en 2009, soit 1,5 million de tonnes. Quant à la production des agrumes, elle a enregistré 1,4 million de tonnes, soit une hausse de 15%. En ce qui concerne le PIB agricole, il a enregistré, quant à lui, 115 milliards de dirhams en 2009 contre 90 milliards dirhams en 2005, soit une augmentation de 30%. Cette production importante est due à d’autres facteurs favorables. «L’année 2009 a connu une utilisation exceptionnelle des intrants et machines agricoles et la mise en œuvre des réformes structurelles critiques à travers la réorganisation du ministère de l’Agriculture avec plus de proximité décisionnelle dans les régions et la création de l’Agence de développement des zones oasiennes et de l’arganier», a ajouté M. Akhannouch. Par ailleurs, le Produit intérieur brut agricole (PIBA) a atteint 115 milliards de dirhams en 2009, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2005, une année de référence pour le secteur agricole. Côté perspectives, le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime annonce la poursuite des réformes structurelles, le renforcement du soutien à l’investissement, la refonte du fonds de développement agricole et le maintien de la dynamique d’investissement à travers la mobilisation du foncier. Et ce en plus de la mise en place d’un programme ambitieux qui vise la valorisation des produits biologiques et du terroir et un programme d’irrigation avec deux mots d’ordre: productivité et durabilité. Dans ce cadre, quatre conventions, un contrat-programme et un protocole d’accord relatifs au développement du secteur agricole et à la promotion des filières de production ont été signés à cette occasion. La première convention est relative à l’accompagnement bancaire des petits et moyens producteurs dans le cadre de projets d’agrégation et ceux relevant du Pilier II du Plan Maroc Vert, portant sur la mise à niveau solidaire du tissu des acteurs. Pour la 2ème convention, elle scelle un partenariat pour un accompagnement bancaire du Plan Maroc Vert, à travers la définition des offres adaptées aux projets agricoles. La 3ème convention porte sur la valorisation du projet Agropolis de Meknès. Il a été procédé également à la signature d’une convention-cadre d’accompagnement de la mise en place d’un partenariat public-privé, d’un montant de 1,9 million de dollars, pour le développement et la gestion d’infrastructure de dessalement d’eau de mer et d’irrigation du périmètre de Chtouka. Cette convention de partenariat, signée entre les ministères de l’Economie et des Finances et de l’Agriculture et de la Pêche maritime et la Société financière internationale (SFI), prévoit l’engagement de la société financière, filiale de la Banque mondiale, chargée du secteur privé, à établir un partenariat public-privé pour assurer le développement d’infrastructures d’irrigation, y compris une usine de dessalement d’eau de mer, dans la zone maraîchère de Chtouka dans la région de Souss-Massa. Outre ces quatre conventions, il a été procédé également à la signature d’un contrat-programme entre le gouvernement et les professionnels du secteur relatif au développement de la filière dattière, pour une enveloppe de 7,6 milliards de dirhams. Les deux parties s’engagent ainsi à mettre en place un programme de mise à niveau de la filière dattière, à travers le développement des capacités nationales de production de souches et de vitroplants de palmier dattier, de la production et de la qualité, selon un modèle intégré en préservant les ressources naturelles des palmeraies, de la valorisation forte et pérenne de cette culture et de l’amélioration des conditions de production. Un autre protocole d’accord a été signé cette fois-ci avec «Coca-Cola Export Corporation Moroccan Branch», qui s’engage ainsi à accorder un appui financier de 10 millions de dirhams, destiné à la réalisation de projets intégrés du Pilier II du Plan Maroc Vert comprenant les composantes eau d’irrigation, plantation et valorisation de produits agricoles.
http://www.aujourdhui.ma/
safiot May 1st, 2010, 03:27 AM M. Muller : Le Maroc, un partenaire stratégique de l'Allemagne dans le domaine agricole
M. Gerd Muller : ministre adjoint allemand chargé de l'Alimentation et de l'agriculture.
Le Maroc est un partenaire stratégique de l'Allemagne dans le domaine agricole au niveau de la région de l'Afrique du nord, a affirmé, le ministre adjoint allemand chargé de l'Alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs, M. Gerd Muller.
Dans un rapport publié par le ministère allemand de l'Alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs, le responsable allemand dont le pays est l'invité d'honneur du Salon international d'agriculture au Maroc (SIAM), a mis l'accent sur les efforts consentis par le Maroc pour moderniser le secteur agricole.
Le responsable allemand a précisé que la modernisation et le développement du secteur agricole offre de grandes opportunités aux investisseurs allemands, soulignant que le Maroc dispose de grandes atouts lui permettant de renforcer les échanges entre les deux pays durant les prochaines années.
Le rapport du ministère a rappelé, dans ce cadre, qu'un accord de coopération maroco-allemand dans le domaine de la sécurité alimentaire a été signé, jeudi à Meknès, à l'occasion de la journée allemande au 5-ème SIAM.
Source : MAP
safiot May 1st, 2010, 03:27 AM Le SIAM ouvre ses portes au grand public, après deux journées dédiées aux professionnels
Une panoplie de produits et un machinisme agricole dernier cri.
Le 5ème Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM), qui se poursuit jusqu'au 2 mai prochain, a ouvert ses portes, vendredi matin, au grand public, après deux journées dédiées aux professionnels.
Pendant trois jours, les habitants de la capitale ismaélienne et ses visiteurs se laissent gagner par l'esprit de fête qui émane des alentours du Salon, qui a été érigé à la place Sahrij Souani, sur une superficie globale de 100.000 m2, dont l'espace couvert et les stands occupent 65.000 m2.
Le SIAM, dont l'ouverture officielle a été présidée, mercredi, par SM le Roi Mohammed VI, a consacré ses deux premières journées (mercredi et de jeudi) aux professionnels du secteur agricole.
Le 5-ème SIAM propose à des milliers de visiteurs, aussi bien professionnels qu'au public, une panoplie de produits et un machinisme agricole dernier cri à même de promouvoir la production agricole et animale et valoriser les secteurs clés de l'économie régionale, dont l'agroalimentaire.
Cette manifestation de renommée internationale accueille près de 800 exposants représentant les fleurons de l'agriculture nationale et étrangère. Les organisateurs s'attendent à accueillir 500.000 visiteurs.
Placée sous le thème "du développement durable", ce Salon, initié par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, vise notamment à sensibiliser à l'importance de la sécurité alimentaire et de la préservation des ressources naturelles.
La 5-ème édition du SIAM connaît la participation de 30 pays étrangers. Outre les pays européens, comme la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas, plusieurs autres pays prennent part à ce Salon international, venant des quatre coins du monde, tels que l'Amérique du Nord, avec les Etats-Unis et le Canada, le Maghreb (Tunisie et Algérie), l'Afrique subsaharienne (Cameroun, Côte d'Ivoire, Gabon, Sénégal...etc) et l'Australie, ce pays lointain connu pour la puissance de son agriculture.
Source : MAP
walou May 2nd, 2010, 07:06 AM x59tfo_la-modernisation-de-l-agriculture-m_news
ou je peux trouver l'émission de janvier 2010?
walou May 3rd, 2010, 04:06 AM ou je peux trouver l'émission de janvier 2010?
le site de 2m ne propose que les 2 derniers émission Eclairages :bash:
Gadiri May 3rd, 2010, 07:32 AM le site de 2m ne propose que les 2 derniers émission Eclairages :bash:
Merci pour l'info, car avant on ne pouvait voir que quelques émissions et Eclairages et Grand Angle n'en faisait pas partie.:ohno:
[Prinny Man] May 3rd, 2010, 07:46 PM Maroc: 800.000 visiteurs au Salon International de l’Agriculture
Pour sa cinquième édition cette année, le Salon International de l’Agriculture du Maroc (SIAM), devenu désormais un rendez-vous incontournable pour les professionnels, a offert une véritable vitrine à l’agriculture marocaine, en exposant toute la diversité et le potentiel de développement de l’agriculture au niveau local comme à l’international. Les organisateurs s’attendaient à accueillir un demi million de visiteurs. A la clôture de l’événement, dimanche 3 mai, se sont quelque 800.000 qui ont fait le déplacement à cette énorme foire, s’étendant sur 10 ha. Avec 840 exposants, parmi lesquels 184 étrangers représentant 30 pays, le SIAM confirme ainsi, au fil des années, sa vocation de véritable bourse agricole. Les dernières
innovations dans les diverses filières de l’agriculture et de l’élevage y sont exposées : produits agricoles améliorés, techniques d’élevage, produits de terroir valorisés, agriculture biologique, machines dernier cri, etc. D’ailleurs, les concessionnaires de machines agricoles étaient présents en force, puisqu’ils ont réalisé un chiffre d’affaires important lors de la précédente édition du Salon. Au niveau de la participation étrangère, on comptait des exposants de différentes régions du monde, particulièrement du Maghreb, d’Afrique et d’Europe. L’Allemagne était, d’ailleurs, l’invité d’honneur du 5ème SIAM. A cette occasion, un accord de coopération a été signé entre le Maroc et l’Allemagne pour le développement de la filière de l’alimentation du bétail reproducteur et l’appui au plan viandes rouges et vaches laitières. D’édition en édition, le SIAM gagne ainsi en maturité et devient un rendez-vous emblématique du Plan Maroc Vert, dont l’objectif est la mise à niveau et la modernisation des différentes filières de l’agriculture du pays. En premier lieu, la restructuration de la céréaliculture à travers l’encadrement et le soutien des petits agriculteurs à mieux s'organiser pour rendre la filière plus rentable, et améliorer ainsi leurs revenus.
www.statut-avance.com
Slaoui May 3rd, 2010, 08:11 PM SIAM 2010 : L'industrie agricole espagnole à la recherche d'opportunités d'affaires au Maroc
Madrid, 03/05/10 - Le Salon International de l'Agriculture au Maroc (SIAM), qui a fermé ses portes dimanche dans la ville de Meknès, a été le point de rencontre d'entreprises agricoles de plusieurs pays, notamment d'Espagne, attirées par " les opportunités d'affaires et par le Plan Vert lancé par le Maroc".
Avec pas moins de 18 entreprises spécialisées, la région de l'Andalousie, faisant prévaloir son voisinage avec le Maroc et la progressive pénétration de ses entreprises dans le tissu agroalimentaire Marocain a été la plus représentative de toutes les autres communautés espagnoles ayant pris part à cette 5ème édition du SIAM, relève lundi la presse Andalouse.
Encadrées par Extenda (Agence Andalouse de promotion extérieure) et par l'Institut Espagnol de Commerce extérieur (ICEX), les entreprises agricoles Andalouses ont participé à ce Salon International de l'Agriculture dans l'objectif de proposer leurs produits et leur savoir-faire agricoles et conclure des affaires avec les professionnels de l'agriculture Marocains, souligne-t-on de même source.
Certaines des entreprises Andalouses ont participé pour la première fois au SIAM alors que d'autres ont renouvelé leur présence convaincues de l'importance et des grandes opportunités d'affaires qu'offre ce Salon de renommée internationale.
L'Espagne a été représentée au 5ème SIAM par plus de 34 entreprises de l'Industrie auxiliaire agricole, encadrées notamment par le ministère espagnol de l'Environnement et l'Institut espagnol du commerce extérieur (ICEX), rappelle-t-on.
Le Salon international de l'agriculture au Maroc a fermé ses portes, dimanche, avec le chiffre record de 800.000 visiteurs et la participation de 800 exposants, dont 184 représentant 30 pays.
MAP
[Prinny Man] May 4th, 2010, 05:53 PM Siam/trophées: Le palmarès 2010
· 17 agriculteurs et 28 exposants primés
· 800.000 visiteurs à la 5e édition
LE rideau est tombé sur la 5e édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam), dimanche 2 mai. Une foire agricole qui s’est achevée sur la remise de trophées aux meilleurs participants, soit 17 agriculteurs et 28 exposants. Parmi eux, Taoufik Cherkaoui, directeur général de l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie, Jose Luis Planas, ambassadeur d'Espagne au Maroc, Abdellatif Guerraoui, PDG de la société Auto Hall, Mohamed Fikrat, PDG de la société Cosumar, et Mohamed Hassani Bensaleh, PDG de la société Holmarcom.
En fait, les primés ont émergé dans les pôles «machinisme agricole», «produits agricoles et agro-industriels», «international», «agro-fournitures et services», «élevage», «nature» et «produits». Notons que des prix de mérite ont été remis également à certains agriculteurs, choisis lors de la campagne 2009-2010 par le ministère de l'Agriculture, en récompense à leurs efforts pour améliorer et développer la production agricole dans les filières du secteur.
L’on remarque également une forte participation des associations agricoles, des coopératives, des PME et d’autres exposants représentant différents secteurs. Mais, si seulement 45 exposants ont reçu des distinctions à l’issue de ce qui est considéré comme la plus grande ferme agricole au Maroc et en Afrique, tous les participants se considèrent comme des gagnants en termes d’échange d’expérience et de mise en œuvre de coopération commerciale très élargie.
A noter que cette édition a dépassé tous les pronostics: 840 exposants dont 184 étrangers, 30 pays participants et plus de 800.000 visiteurs. Jaouad Chami, commissaire du salon, affiche la mine des grands jours. «Le taux de retour des entreprises étrangères est de 85%. Ce qui est un exploit eu égard à la conjoncture internationale», indique-t-il.
Même son de cloche auprès de Tarik Sijilmassi, président de l'association du Siam. Selon lui, l’affluence a dépassé les prévisions les plus optimistes et surtout, pour les participants, le volume des échanges, bien que difficile à évaluer pour le moment, semble très prometteur. L’an dernier, les exposants du pôle «machinisme» avaient réalisé plus de 35% de leur CA annuel à l’occasion du Siam. .
Par ailleurs, le salon est considéré cette année comme un véritable lieu de vie. Parking, restaurants, toilettes, espaces pour enfants… rien ne manquait. Et le visiteur avait la possibilité de voyager dans les 16 régions du pays ainsi qu’à l’étranger. Pour la seule journée de samedi, le salon a accueilli plus de 300.000 visiteurs sur un total de 800.000. Un chiffre record jamais enregistré depuis la création du salon. Et pour gérer ces flux, les organisateurs avaient pris de nouvelles dispositions. Le but étant de faciliter l'accès au salon et assurer la fluidité de la circulation des personnes et des véhicules. Ces mesures concernent les volets logistiques (agents de sécurité, caméras …) et de coordination (autorité, DGSN, Protection civile...).
Résultat: une fois de plus, le salon a enregistré un franc succès à trois niveaux: la qualité des exposants, le nombre des visiteurs professionnels et la qualité organisationnelle. En plus, il a atteint une dimension internationale et vient concrétiser la vision du Plan Maroc Vert (PMV).
Youness SAAD ALAMI
leconomiste
Slaoui May 4th, 2010, 10:09 PM Lesieur Cristal consolide ses positions
http://www.agroligne.com/contenu/images/lesieur_cristal.jpg
Le groupe a procédé à la création de deux nouvelles sociétés d’exploitation, l’une à Kalâa des Sraghnas et l’autre à Meknès.
Le leader marocain du secteur des corps gras, Lesieur Cristal affiche des ambitions de développement dans la filière oléicole, son métier de base. A l’origine de cette orientation stratégique, les opportunités intéressantes qu’offre le segment de l’huile aussi bien pour l’agro-industrie nationale qu’à l’export. Elle trouve également son fondement dans la concurrence acharnée qui commence à se mettre en place ainsi que dans la forte volatilité des cours des matières premières sur le marché mondial. Selon le groupe, cette stratégie est axée sur «la sécurisation de ses achats à travers une gestion dynamique et performante de ses couvertures matières premières». A cet effet, Lesieur cristal a procédé à la création de deux sociétés d’exploitation. La société d’exploitation de l’olive à Kalâa des Sraghnas sur une superficie de 580 ha et dont la première récolte est prévue pour la campagne 2013-14. La deuxième c’est les domaines Jawhara à Meknès et dont les travaux de plantations s’étendent sur une superficie de 430 ha. L’exploitation des deux projets dont le mode a fait l’objet de deux contrats de location longue durée signés conjointement avec la direction des Affaires rurales et la Sodea (société de développement agricole).
La concentration et le renforcement sur les métiers de base passe aussi par l’optimisation des coûts et la rationalisation des lignes de production et de distribution. Ainsi, une nouvelle ligne de raffinage d’une capacité de 600 tonnes par jour a été lancée sur le site de Aïn Harrouda, qui bénéficie également d’un programme d’optimisation des ratios énergétiques.
Cette restructuration industrielle va également de pair avec une politique commerciale se basant sur l’innovation produite. Le groupe a lancé en 2009 deux produits phares, à savoir Lesieur friture et Taous Beauté. Le premier est conçu pour mieux résister à la température, avec un packaging utilisant la technologie du Sleeve protégeant les qualités nutritionnelles et gustatives du produit. Le second (100% naturel) impose la marque Taous comme référence dans les produits de soin et de beauté.
economie entreprise
timo9 May 7th, 2010, 06:47 AM SM le Roi s'enquiert à Oujda du projet d'agrégation de la filière laitière dans la région de l'Oriental d'un coût global de 109,5 millions de DH
http://www.oujdacity.net/i/data/ocv3/Image/Oujda/colaimo2.jpg/277112008-25027711.jpg
Oujda - SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, s'est enquis, jeudi au siège de la coopérative laitière du Maroc Oriental (COLAIMO) à Oujda, du projet d'agrégation de la filière laitière dans la région de l'Oriental, inscrit dans le cadre du plan "Maroc Vert" et doté d'un investissement global de 109,5 millions de DH.
- SM le Roi visite le siège de la Coopérative laitière du Maroc Oriental et remet un lot de matériel de production de lait à des coopératives locales.
- Quelque 3.600 agriculteurs-éleveurs bénéficient du projet d'agrégation de la filière laitière.
Le suivi personnel par SM le Roi des différents projets du "Plan Maroc Vert" témoigne du souci permanent du Souverain de favoriser le développement et la modernisation du secteur agricole national, la rationalisation de sa gestion afin de gagner le pari de la compétitivité et de la sécurité alimentaire, relever le taux de production, créer davantage de postes d'emplois et améliorer le revenu des agriculteurs.
Des explications ont été fournies au Souverain sur le projet triennal d'agrégation de la filière laitière dans la région de l'Oriental qui bénéficie à plus de 3.600 agriculteurs-éleveurs (Agrégés) relevant de la préfecture d'Oujda Angad, des provinces de Berkane, Nador, Taourirte, Jerada, Deriouch et Guercif et qui cible quelque 21.000 vaches laitières.
L'enveloppe budgétaire allouée à ce projet est répartie entre l'amélioration génétique des bovins (90 MDH), le développement de la filière de l'alimentation animale (3 MDH), le renforcement du réseau de collecte du lait (3 MDH), l'extension de la capacité d'accueil des unités de collecte (6 MDH) et l'amélioration de la qualité (7,5 MDH).
Outre l'objectif de porter le nombre d'agriculteurs-éleveurs à 3.900 à l'horizon 2012 (3.600 actuellement), le projet d'agrégation de la filière laitière dans la région de l'Oriental vise en particulier le développement de la productivité en relevant la production laitière annuelle par vache de 3.300 litres actuellement à 4.000 litres à l'horizon 2012.
Il ambitionne aussi de faire passer la production laitière annuelle de 69,3 millions de litres actuellement à 84 millions de litres, et l'augmentation de la valeur ajoutée de la filière de 251 millions de DH à 308 millions de DH.
Financé par le Fonds de développement agricole (20 pc), les agrégés (69 pc) et la coopérative laitière du Maroc Oriental "Agrégateur" (11 pc), ce projet vise également l'augmentation du nombre des centres de collecte de lait en le portant à 72 centres à l'horizon 2012 au lieu de 66 actuellement et le développement du nombre d'emplois stables générés par la filière de 4.700 postes actuellement à 5.080 postes en 2012.
Il a pour objectifs, en outre, la promotion de la filière de l'alimentation animale en augmentant la capacité des unités de production du fourrage composite de 30 tonnes par jour actuellement à 50 tonnes/jour à l'horizon 2012.
Le projet d'agrégation de la filière laitière à l'échelle de la région de l'Oriental porte aussi sur l'amélioration génétique des bovins à travers l'importation de 3.000 vaches à l'horizon 2012, à raison de 1.000 vaches par an et la réalisation de 10.000 opérations d'insémination artificielle.
De même, ce projet prévoit l'extension de la capacité de traitement de la coopérative laitière du Maroc Oriental (COLAIMO) de 150.000 litres de lait par jour à 200.000 litres à l'horizon 2012, outre l'encadrement technique des agriculteurs-éleveurs et la garantie de la qualité du lait selon les normes en vigueur.
SM le Roi, que Dieu L'assiste, a remis, à cette occasion, un lot de matériel de production de lait à des coopératives actives dans ce domaine. Il s'agit notamment de bacs-à-lait, de charriots trayeurs et de bidons pour la collecte de lait, acquis pour un investissement de plus de 727.000 DH.
La coopérative COLAIMO, visitée par le Souverain, a été créée en 1953 à Oujda. Son chiffre d'affaires a atteint pour l'année 2009 quelque 300 millions de DH. D'une capacité de traitement de près de 150.000 litres par jour, COLAIMO offre aux producteurs des services de collecte, de commercialisation, d'amélioration génétique, d'encadrement et d'approvisionnement en fourrages.
MAP
Slaoui May 7th, 2010, 12:33 PM Kénitra abritera prochainement son usine d'emballage métallique pour la conserve de fruits, légumes et boissons
Kénitra, 07/05/10 - La ville de Kénitra abritera prochainement son premier complexe industriel spécialisé dans la production d'emballage métallique destiné à la conserve de fruits, légumes et boissons, un investissement de 1,1 milliard de dirhams, qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de libre-échange Maroc-USA.
Soutenu par le gouvernement américain, ce projet porte sur la réalisation de trois lignes de production, la première pour les canettes de boissons (500 MDH), la deuxième pour les conserves de fruits et légumes (320 MDH) et la troisième pour les couvercles à ouverture facile (280 MDH), a précisé M. Jamal Belcaid, président de "Yasmine Entreprises", initiatrice du projet, lors d'une rencontre avec la presse tenue jeudi à Kénitra.
Le choix de la ville de Kénitra pour la réalisation de cet investissement, qui permettra la création de quelque 470 emplois directs, s'explique par son emplacement stratégique dans une région agricole par excellence, desservie par le réseau des autoroutes et située près de grandes agglomérations (Rabat, Fès et Meknès à), et à deux heures de route du port Tanger-Med, a-t-il expliqué.
Le complexe industriel de Kénitra sera érigé sur 20 hectares, dont 8 ha seront consacrés à la fabrication de boîtes de conserves, alors que les 12 ha restants seront dédiés à la transformation des olives, la mise en boîte de la viande, le jus de fruit et les légumes pour le marché local.
Il vient ainsi renforcer la production marocaine en emballage métallique destinée à la conserve de fruits, légumes et boissons, a indiqué M. Belcaid, ajoutant que les sondages que son entreprise a réalisés auprès des industriels marocains ont montré un intérêt pour cet investissement, qui leur permettrait d'éviter les tracasseries relatives à l'importation de ce genre de produits (retard de livraison, coûts élevés àetc).
"Yasmine entreprises" réalisera ce projet dans le cadre d'un partenariat avec PAC International, une compagnie américaine fondée en 1979, qui fournira son expertise dans la technologie de l'industrie de conserverie et formera la main d'œuvre du projet, a souligné M. Belcaid.
L'usine de Kénitra importera des Etats-Unis toute la matière première nécessaire pour le projet, qui mise sur le volume pour réduire les coûts et être compétitif sur le marché local, avant d'entamer la phase suivante de l'exportation vers les marchés africains, a indiqué M. Belcaid, qui fait partie de ces Marocains, qui après de longues années à l'étranger sont revenus dans leur pays d'origine pour monter des projets, qui ne manqueront pas d'avoir des effets bénéfiques sur l'économie nationale et la création d'emploi.
Le complexe industriel de Kénitra s'inscrit dans le cadre d'un programme d'investissement global de "Yasmine Entreprises", qui porte également sur la réalisation d'une unité de production d'emballage métallique destiné à la conserve de poissons.
Ce deuxième projet sera réalisé à la nouvelle zone industrielle d'Agadir pour un investissement global de 400 MDH, après le lancement de celui de Kénitra, a-t-il indiqué.
Le programme d'investissement global de "Yasmine Entreprises" permettra la création de 2.700 emplois (directs et indirects) au Maroc à travers la mise sur pied du complexe industriel de Kénitra et de l'unité de production d'Agadir, a souligné M. Belcaid.
map
Slaoui May 7th, 2010, 07:13 PM Dari Couspate en Russie
http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:r1rChIW_h7Vu1M:http://www.casablanca-bourse.com/bourseweb/img/societes_cote/DARI.gif
Dari Couspate vient de conclure un contrat de 3 ans avec une entreprise russe. Cette entreprise, invitée par la Bourse de Casablanca, jeudi 5 mai à Rabat, pour un témoignage sur son entrée en Bourse en 2005 compte aussi des clients en Europe et aux Emirates Arabes Unies.
l'eco
Slaoui May 7th, 2010, 07:33 PM Kénitra abritera prochainement son usine d'emballage métallique pour la conserve de fruits, légumes et boissons
Kénitra, 07/05/10 - La ville de Kénitra abritera prochainement son premier complexe industriel spécialisé dans la production d'emballage métallique destiné à la conserve de fruits, légumes et boissons, un investissement de 1,1 milliard de dirhams, qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de libre-échange Maroc-USA.
Soutenu par le gouvernement américain, ce projet porte sur la réalisation de trois lignes de production, la première pour les canettes de boissons (500 MDH), la deuxième pour les conserves de fruits et légumes (320 MDH) et la troisième pour les couvercles à ouverture facile (280 MDH), a précisé M. Jamal Belcaid, président de "Yasmine Entreprises", initiatrice du projet, lors d'une rencontre avec la presse tenue jeudi à Kénitra.
Le choix de la ville de Kénitra pour la réalisation de cet investissement, qui permettra la création de quelque 470 emplois directs, s'explique par son emplacement stratégique dans une région agricole par excellence, desservie par le réseau des autoroutes et située près de grandes agglomérations (Rabat, Fès et Meknès à), et à deux heures de route du port Tanger-Med, a-t-il expliqué.
Le complexe industriel de Kénitra sera érigé sur 20 hectares, dont 8 ha seront consacrés à la fabrication de boîtes de conserves, alors que les 12 ha restants seront dédiés à la transformation des olives, la mise en boîte de la viande, le jus de fruit et les légumes pour le marché local.
Il vient ainsi renforcer la production marocaine en emballage métallique destinée à la conserve de fruits, légumes et boissons, a indiqué M. Belcaid, ajoutant que les sondages que son entreprise a réalisés auprès des industriels marocains ont montré un intérêt pour cet investissement, qui leur permettrait d'éviter les tracasseries relatives à l'importation de ce genre de produits (retard de livraison, coûts élevés àetc).
"Yasmine entreprises" réalisera ce projet dans le cadre d'un partenariat avec PAC International, une compagnie américaine fondée en 1979, qui fournira son expertise dans la technologie de l'industrie de conserverie et formera la main d'œuvre du projet, a souligné M. Belcaid.
L'usine de Kénitra importera des Etats-Unis toute la matière première nécessaire pour le projet, qui mise sur le volume pour réduire les coûts et être compétitif sur le marché local, avant d'entamer la phase suivante de l'exportation vers les marchés africains, a indiqué M. Belcaid, qui fait partie de ces Marocains, qui après de longues années à l'étranger sont revenus dans leur pays d'origine pour monter des projets, qui ne manqueront pas d'avoir des effets bénéfiques sur l'économie nationale et la création d'emploi.
Le complexe industriel de Kénitra s'inscrit dans le cadre d'un programme d'investissement global de "Yasmine Entreprises", qui porte également sur la réalisation d'une unité de production d'emballage métallique destiné à la conserve de poissons.
Ce deuxième projet sera réalisé à la nouvelle zone industrielle d'Agadir pour un investissement global de 400 MDH, après le lancement de celui de Kénitra, a-t-il indiqué.
Le programme d'investissement global de "Yasmine Entreprises" permettra la création de 2.700 emplois (directs et indirects) au Maroc à travers la mise sur pied du complexe industriel de Kénitra et de l'unité de production d'Agadir, a souligné M. Belcaid.
map
Superanouar May 11th, 2010, 10:24 PM Le droit d'importation de blé tendre est porté à 135% à partir de juin
Le Conseil de gouvernement a adopté mercredi un projet de décret révisant le droit d'importation de blé tendre. Ce projet de décret a pour objectif de protéger la production nationale et garantir une commercialisation normale de blé tendre en portant le droit d'importation de cette matière de 90% à 135 % à partir de juin 2010. Avant l'adoption de ce projet de décret, le conseil a écouté un exposé fait par le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime, au nom du ministre de l'économie et des finances. Dans cet exposé, il a été souligné qu'un suivi de la situation du marché mondial des céréales a révélé que les prix sont à leur plus bas niveau, en raison de l'abondance de l'offre, surtout que les principales zones de production ont enregistré de très bonnes campagnes agricoles.
Cela étant, le coût d'importation de blé tendre oscille entre 225 et 270 dirhams le quintal.
Jeudi, 06 Mai 2010 09:59
Maroceco.ma (http://www.maroceco.ma/web/Brefs/Brefs/le-droit-dimportation-de-ble-tendre-est-porte-a-135-a-partir-de-juin.html)
^^ A la rigueur, j'aurais pu poster ça dans "Macreconomic news" tant l'impact sur les grands indicateurs économiques du pays sera important !
Gadiri May 12th, 2010, 06:28 AM Celui-ci aussi mériterai d'être posté dans macroeconomic news.
Fiscalité et R&D
Le point de l'étude FENAGRI-PAAP
Vers une démarche participative pour l'émergence du secteur : allure d'un solide PPP.
Publié le : 11.05.2010 | 16h04
C'est à la veille du renouvellement de son bureau que la Fédération nationale de l'agroalimentaire (FENAGRI) a présenté les résultats d'une étude initiée dans le cadre de la dynamisation du secteur, avec le soutien financier de l'Union européenne à travers le Programme d'appui aux associations professionnelles (PAAP).
Incitations fiscales et réformes douanières ; innovation, R&D et formation ; développement des marchés ; et analyse filière : ce sont quatre champs d'investigation, complémentaires et prioritaires, qui ont fait la mission du cabinet «MEDA Consulting».
L'étude, devant conduire à l'élaboration d'une démarche participative pour l'émergence du secteur agroalimentaire au Maroc, a permis d'identifier plusieurs pistes d'amélioration à même de permettre cette émergence.
Le secteur agroalimentaire, retenu par le plan «Emergence», ne peut jouer pleinement son rôle de moteur de croissance que s'il bénéficie d'un environnement favorable lui permettant de connaître une expansion, notamment, par l'élargissement de la demande intérieure et une amélioration significative de la qualité de ses produits pour être en phase avec les exigences de la demande internationale.
Les produits alimentaires supportent une TVA élevée comparativement au taux moyen appliqué (8%) par les pays du pourtour méditerranéen : la France, dont le secteur alimentaire fait une des premières industries en termes d'exportation et de valeur ajoutée, applique un taux moyen de 5,5%.
Selon l'étude Fenagri-PAAP, la proposition est d'une TVA à 7%, il s'agit de réduire le différentiel de TVA entre les produits agricoles et les produits agroalimentaires et d'améliorer la compétitivité de l'industrie locale.
Le fisc est également sollicité pour l'allègement des procédures prévues pour bénéficier du régime «suspensif» et du remboursement de la TVA sur les achats et les acquisitions des entreprises exportatrices (avec efforts en «catégorisation»); ainsi que pour le reclassement des produits de la filière sous le régime d'exonération SDD
vers celui avec droit à déduction, ce qui impactera substantiellement la marge des industriels locaux.
Les droits de douanes ne sont pas en reste. Il s'agirait d'instaurer un régime douanier en faveur des intrants importés, notamment les matières dont la production nationale est insuffisante pour répondre aux besoins du marché ; et de baisser les droits de douanes applicables aux emballages importés dont le coût est significatif dans le coût global de production.
Moins pesantes dans la structure des coûts, R&D, innovation et formation reviennent en force parmi les impératifs de l'étude commanditée pour la dynamisation du secteur de l'agroalimentaire.
La dynamique du progrès suppose de la part des acteurs économiques et politiques, une remise en examen des comportements, des mentalités et des dispositifs d'accompagnement et d'incitation propres à ces facteurs immatériels.
L'accompagnement du secteur doit être mieux ciblé (création d'une structure de la compétitivité et de l'innovation agroalimentaire), doublé d'un discours public sur l'innovation dans sa dimension élargie, lequel devrait être porté haut et fort afin de faire évoluer les mentalités.
Quant à l'interface entreprises/ Système national de R&D et d'innovation, elle demande à être revisitée en vue d'améliorer la diffusion de l'information sur ce système, d'y introduire la dimension proximité, mais aussi et surtout d'impliquer les professionnels dans sa reconfiguration et son pilotage. Par ailleurs, la poursuite des efforts financiers est nécessaire, notamment la réinstauration du crédit impôt recherche et la mise en place d'un dispositif d'évaluation.
Dans un processus d'innovation, l'ouverture et l'engagement dans des collaborations, des partenariats et des échanges avec des centres de recherche et de technologie et d'autres industriels (du même ou d'autres secteurs) sont déterminants.
L'approche «marchés»Suite à l'évolution du niveau d'exigences des consommateurs, la tendance montre que le mode de distribution moderne gagne du terrain de plus en plus (part attendue en 2020 de 25%). A l'échelle locale toujours, des actions de promotion, d'information et de sensibilisation des consommateurs doivent être impérativement lancées.
Quant au marché international, il est caractérisé par une concurrence de plus en plus serrée.
La commercialisation des produits sous les MDD (Marques des distributeurs) se développe davantage en assurant la marge commerciale la plus faible à l'échelle de l'Union européenne (13%). L'étude énumère des actions pour améliorer
la position des produits agroalimentaires et l'image du Maroc au niveau international.
Repères
La vision filière
- La restructuration des interprofessions et l'organisation en amont des producteurs (exemple : OP à l'UE)
- L'intégration verticale des filières qui ne constitue aucunement une contrainte pour les IAA, puisqu'elles subissent déjà la TVA, mais respect de la spécialisation s'impose.
Par Réda Bennis | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=133009
Gadiri May 13th, 2010, 02:01 AM Etude : L’agro-industrie, secteur stratégique pour l'économie marocaine 12.05.2010
La Fédération Nationale de l’Agroalimentaire (Fenagri) vient de rendre public une étude sur le secteur agroalimentaire. Un secteur qui compte près de 2 000 entreprises, soit ¼ de l’ensemble des unités industrielles du pays, qui réalise près du 1/3 de la production totale des produits industriels et qui contribue à raison d’1/5 aux exportations du Maroc.
Chaîne industrielle de pommes (DR) « Au travers de cette étude commandée par notre fédération et financée par l’Union Européenne, nous avons voulu rappeler l’importance du secteur agroalimentaire dans l’économie nationale. Malgré que ce secteur soit peu développé, il est le 2ème secteur industriel du pays et sa modernisation aura des effets directs sur le PIB et en matière d’emplois », indique Amine Berrada, président de la Fenagri.
Au niveau des contraintes pour le développement du secteur, l’étude fait ressortir que « le secteur agroalimentaire ne peut jouer pleinement son rôle de moteur de croissance que s’il bénéficie d’un environnement favorable lui permettant de connaître une expansion, notamment par l’élargissement de la demande intérieure et une amélioration significative de la qualité de ses produits afin de répondre aux exigences de la demande internationale ».
Autres facteurs pénalisant l’essor du secteur agroalimentaire, le profil des entreprises qui se caractérise par leur très petite taille (+ de 92 % des entreprises sont des PME /PMI), la faiblesse de la diversification des activités, le niveau élémentaire des technologies utilisées (essentiellement extraction et conservation) et le déficit en RH avec un faible taux d’encadrement.
L’étude pointe également du doigt l’accès inadéquat à la matière première avec des coûts élevés (jusqu’à 70 % du coût global de la transformation), une qualité irrégulière, des volumes variables avec une sous utilisation des capacités installées (de 30 % à 70 %). En outre, la situation des marchés constituerait un handicap de taille pour les entreprises agroalimentaires. D’une part car la demande interne privilégie le frais et d’autre part, cela s’expliquerait par l’importance de l’informel et de la concurrence des importations dans le cadre des Accords de libre échange (ALE).
La fiscalité n’est pas en reste. Comparativement aux autres pays du pourtour méditerranéen, le Maroc se situe parmi les pays où les taux d’imposition sont les plus élevés, notamment en matière de TVA et d’IS. « Ce qui le situe en dernière position en terme d’attractivité du système fiscal applicable au secteur agroindustriel », précise un membre de la Fenagri.
Pour info, la France, dont le secteur alimentaire est un des premiers secteurs industriels au niveau des exportations et de valeur ajoutée, applique un taux moyen de 5,5 %. Il est d’environ 8 % pour les pays du pourtour méditerranéen et «beaucoup plus élevé au Maroc», dixit Amine Berrada.
Cependant, le lancement et (surtout) la mise en œuvre des plans Emergence et Maroc Vert seraient de nature à redonner du courage et de la motivation aux opérateurs du secteur. « En valorisant la production agricole, l’agroalimentaire pourra consolider sa position centrale dans la chaîne de création de valeurs. Non seulement en terme de contribution à la sécurité alimentaire du pays, au développement territorial, mais aussi et surtout en terme de création d’emplois directs et indirects », conclut le président de la fédération professionnelle.
Rachid Hallaouy
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/details/2535/etude-l-agro-industrie-secteur-strategique-pour.html
Slaoui May 13th, 2010, 04:39 PM Agriculture
Le groupe Tazi rationalise l’usage des engrais
http://www.leconomiste.com/upload/article/6_100437.jpg
· Lutte intégrée, transport multimodal, gestion rationnelle de l’eau…
· Des exportations vers les USA
Sécurité alimentaire, souci environnemental, responsabilité sociale, sont aujourd’hui les préoccupations majeures de la grande distribution en Europe. Les acheteurs et importateurs étrangers sont, en effet, de plus en plus exigeants face à leurs fournisseurs. Ils ne prennent pas seulement en compte la nature et la qualité du produit acheté, mais aussi la manière dont il est cultivé, l’environnement dans lequel il est produit et comment il est transporté. C’est dire le degré d’exigences des marchés étrangers aujourd’hui.
Devant ces contraintes, les exportateurs marocains de fruits et légumes, qui n’ont pas le choix en fait, ne sont pas dépassés, du moins les grandes entreprises. Le groupe agricole Tazi (GAT), un des leaders de la filière fruits et légumes et connu pour exporter ses produits sous la marque Azura, en est un bel exemple dans le secteur. Depuis longtemps, l’entreprise a adopté ces trois principes dans sa stratégie de développement. Ce n’est donc pas par hasard que lors de la dernière édition du Siam, le GAT a décroché un prix pour sa contribution au développement durable dans l’agriculture. Cette préoccupation s’est traduite notamment lors du salon de Meknès par la conclusion d’une charte avec les Domaines Agricoles pour la préservation des ressources naturelles de la région de Dakhla. Les deux groupes y sont de fait les principaux opérateurs agricoles. A travers cette démarche, les deux entreprises comptent conjuguer leurs efforts pour une gestion rationnelle des ressources naturelles de la région et particulièrement assurer la protection du site de Dakhla, connu pour son écosystème exceptionnel et sa situation géographique et climatologique privilégiée. Outre la gestion des ressources hydriques, les signataires de la charte s’engagent également à limiter et à rationaliser l’utilisation des engrais et des produits de traitement au niveau des exploitations. Bien plus, ils s’accordent d’adopter la lutte intégrée (utilisation d’insectes auxiliaires) pour combattre les ravageurs et les maladies des cultures. Les exploitations de Dakhla seront donc cultivées soit en bio, soit en agriculture raisonnée.
Les Domaines Agricoles et le groupe Tazi conviennent de même de s’assurer du respect par les transporteurs routiers de l’ensemble des réglementations en vigueur visant notamment à limiter les émissions de gaz carbonique. L’empreinte carbone de l’entreprise dans l’environnement étant aujourd’hui prise en compte par, non seulement les circuits de distribution, mais aussi par les consommateurs avertis. C’est dans ce souci de protection de l’environnement que le groupe agricole Tazi a opté pour le transport multimodal depuis cinq ans. «Face à différentes contraintes rencontrées, le transport uniquement par camion devenait par ailleurs un frein à l’activité de l’entreprise», explique Younes Zrikem, directeur stratégie et développement du GAT. Aujourd’hui, indique le manager, ce sont les exportations de tomates sur le marché américain que le groupe aimerait véritablement développer. L’entreprise a fait quelques essais en 2008 et elle ne compte pas en rester là surtout depuis que la région d’Agadir a été homologuée par les américains. Le transport à meilleur coût reste cependant à trouver. «Des lignes maritimes régulières et directes seraient la solution pour développer ce marché», souligne Zrikem. Mais encore faut-il réaliser des volumes conséquents pour que ce moyen de transport soit rentable. Il y a un début à tout cependant.
Outre cette activité, le groupe agricole Tazi s’est aussi investi dans la lutte intégrée à travers son entreprise Biobest Maroc. Joint venture maroco-belge, née du partenariat entre Azura et Biobest Belgique, cette société est pionnière et leader dans la production d’insectes auxiliaires au Maroc depuis 1998, indique Younes Zrikem. Selon lui, elle dispose de la plus large gamme d’insectes auxiliaires élevés dans la région de Souss-Massa. Des produits commercialisés sur le marché intérieur et à l’export.
Au sein du groupe Tazi, le produit phare reste la tomate. Selon les dirigeants de l’entreprise, Azura est un des leaders sur le marché de la tomate en Europe et au Maroc. Implantées particulièrement dans le Souss-Massa et à Dakhla, les exploitations du GAT occupent une superficie de 1.500 ha aujourd’hui.
l'eco
donquichotedelmedina May 13th, 2010, 09:47 PM Un Salon international dédié à la pêche du 27 au 29 mai à Agadir
Un salon international dédié à la pêche et à la valorisation des produits de la mer se tiendra du 27 au 29 mai à Agadir, sous l'égide du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime.
Baptisé "Agadir fish Morocco", cet évènement intervient dans "une conjoncture particulière marquée par l'annonce d'une nouvelle stratégie du secteur halieutique qui s'articule autour de trois concepts majeurs: durabilité, compétitivité et performance, apprend-on jeudi auprès des organisateurs.
Le salon, qui en est à sa 7ème édition, se veut une plateforme pour impulser la nouvelle stratégie du secteur et offrir une vitrine de la filière pêche marocaine, selon la même source.
Le Maroc a lancé en 2009 une nouvelle stratégie de développement et de mise à niveau du secteur de la pêche à l'horizon 2020 baptisée "Halieutis". Ce plan concerne le développement et la modernisation de l'ensemble de la filière: flotte de pêche, ports et industries de transformation.
Dans ce cadre, Agadir verra la naissance d'un pôle régional de compétitivité dédié entièrement à l'exploitation des produits de la mer portant le nom d'"Haliopolis".
Ce projet d'envergure consistant en un parc industriel de 150 hectares et dont le coût d'investissement est estimé à 6,6 milliards de dirhams, devra générer environ 20.000 emplois.
La ville d'Agadir abrite le plus grand port de pêche du Royaume et dispose d'une flotte de plus de 400 unités. Elle demeure également la première région en matière des exportations qui s'élèvent à plus de 3 milliards de dirhams.
Au niveau national, le secteur de la pêche est l'un des piliers de l'économie avec une production de plus d'un million de tonnes de poisson par an, soit 10% du total des exportations agro-alimentaires du Maroc et environ 2,5% du PNB.
casafree
Gadiri May 18th, 2010, 03:41 PM Très instructive coopération maroco-egyptienne.
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[Prinny Man] May 18th, 2010, 04:31 PM Primeurs: 548.000 tonnes exportées
A fin avril dernier, les exportations des primeurs ont atteint 548.000 tonnes au lieu de 634.270 réalisées à la même date de la campagne précédente. Ce recul s’explique par la baisse des expéditions des tomates dont le volume a régressé de 23% passant, d’une période à l’autre, de 384.300 à 296.160 tonnes. En revanche, les fruits divers ont amélioré leurs sorties de 9%. Mais, d’une manière générale, la cadence des exportations s’est nettement ralentie par rapport à la même période de 2009. En moyenne, les exportations quotidiennes portent sur 2.500 tonnes contre 4.000.
leco
Gadiri May 20th, 2010, 02:59 PM Convention
Le nouveau prix référentiel pour les céréales est de 280 DH le quintal
Signature des textes relatifs à la campagne de commercialisation des céréales pour l'année 2010-2011.
Publié le : 19.05.2010 | 15h28
C'est durant la matinée d'hier que s'est déroulée à Rabat la cérémonie de signature des textes relatifs à la campagne de commercialisation des céréales pour l'année 2010-2011 ainsi que les accords de modération signés avec les professionnels (la Fédération nationale de la minoterie et la Fédération des négociants des céréales et légumineuses).
Ratifiés par Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des finances, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, et Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, ces textes viennent instaurer un nouveau prix référentiel pour les céréales à savoir 280DH le quintal au lieu de 270DH, lors de la campagne précédente. D'après le ministre de l'Agriculture, cette mesure a été adoptée dans le but de permettre aux agriculteurs de tirer le meilleur profit de la récolte de blé tendre de cette année. «L'année précédente était historique et exceptionnelle en termes de production. Grâce à une campagne agricole réussie nous avons pu compter une production de 27 millions de quintaux de blé tendre. Cette année, nous prévoyons d'atteindre 22 millions de quintaux de blé tendre», indique M. Akhannouch. Selon le même responsable, le nouveau prix référentiel comprend une prime destinée aux agriculteurs pour les encourager à développer leur production à travers l'usage des meilleurs semences et engrais afin d'adhérer aux objectifs du plan Maroc vert.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit le maintien de la prime de magasinage de 2 dh/ql par quinzaine pour tous les achats de blé tendre déclarés par les organismes stockeurs et les coopératives avant le 30 septembre 2010 afin de les inciter à intervenir massivement dans la collecte de la production nationale. L'objectif de ces mesures, d'après le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales, est d'encourager les agriculteurs et «de restaurer les dommages» engendrés par les précipitations de l'année dernière dans certaines zones du Royaume. Ainsi, les résultats préliminaires annoncent une production prévisionnelle des céréales d'automne qui s'élève à 80 millions de quintaux, dont 38 millions de quintaux de blé tendre contre 27 millions de quintaux produits l'année dernière.
Par Yousra Amrani | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=133462
[Prinny Man] May 20th, 2010, 04:26 PM Agriculture: Bientôt des cartes de fertilité des sols
· 8,7 millions d’hectares seront couverts d’ici 4 ans
· Avec une fertilisation conforme aux besoins des cultures
Bonne nouvelle pour le monde agricole. D’ici 2014 au plus tard, les agriculteurs marocains auront à leur disposition une carte de fertilité des différentes régions de production agricole. Le projet a été dévoilé lors de la dernière édition du Salon international de l’agriculture qui s’est déroulée du 28 avril au 3 mai à Meknès (cf. www.leconomiste.com). Fruit d’une collaboration entre le groupe OCP, le ministère de l’Agriculture et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), le projet a démarré par la réalisation d’une carte de fertilité complète de la province de Meknès, identifiée comme région pilote.
«Basé sur diverses techniques de grande précision, le projet est doté d’une enveloppe de 64 millions de DH cofinancée par le département de l’Agriculture et l’OCP», est-il indiqué. Il est conduit par l’INRA en tant que partenaire et professionnel de référence dans ce domaine. L’Institut fédère aussi l’ensemble de l’expertise nationale, notamment celle de l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès et de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. Le projet cible la couverture d’une superficie de 8,7 millions d’hectares d’ici à l’horizon 2014 selon 3 périmètres.
Le premier, d’une superficie d’environ 6 millions d’hectares, concerne les zones bour dont les sols sont déjà cartographiés. Le second périmètre relève aussi des zones bour mais où la cartographie devrait être menée sur une surface de 1,9 million d’hectares. Enfin, le dernier périmètre est constitué des zones de grande hydraulique. Il porte sur 800.000 ha. Le tout sera décliné en cartes de fertilité régionales et structurées dans un système d’information géographique national (SIG). Ces outils auront un caractère d’utilité publique et seront mis à la disposition du monde rural via les centres de conseil et de formation régionaux. Entités que le département de l’Agriculture devrait mettre en place à cette fin. Baptisés «ferti-conseils», ces centres accompagneront les agriculteurs dans l’application des résultats de la carte de fertilité.
L’objectif affiché est d’introduire les techniques d’une «fertilisation raisonnée», basée sur une connaissance accrue des sols et de leurs besoins en engrais. De sorte à en assurer l’apport des nutriments nécessaires tout en préservant l’équilibre environnemental et les ressources en eau. D’autant plus que les études du plan Maroc Vert ont mis en évidence la baisse tendancielle de la fertilité des sols. Situation encore aggravée par l’insuffisance des apports en termes de fertilisants. Selon ces études, seuls 33% des besoins de fertilisation sont apportés. Conjuguée à une faible rationalisation de l’utilisation des engrais, la carence se traduit par un appauvrissement graduel des sols. Surtout chez la grande majorité des petits agriculteurs. De fait, à peine 1 million de tonnes d’engrais est utilisé aujourd’hui, alors que les besoins s’élèvent à 2,5 millions de tonnes. Du coup, le pourcentage des terres épuisées, principalement celles dédiées aux céréales, est d’environ 74%.
D’où l’intérêt des cartes de fertilité. Mieux encore, les objectifs du plan Maroc Vert demeurent intimement liés à ces outils. «Mais au-delà, il s’agit de dépasser l’approche traditionnelle qui était axée sur les moyens d’accroître les rendements pour s’inscrire dans une agriculture durable», est-il souligné. Car une exploitation intensive des sols qui ne tient pas compte des dimensions biophysiques, notamment les nutriments et les bilans hydriques, aurait à coup sûr des retombées plutôt négatives. Du moins, des rendements en deçà des objectifs et pas du tout constants. Or, les indicateurs de fertilité se basent avant tout sur l’analyse de la nature des sols en rapport avec les cultures à pratiquer. L’approche permet ainsi de définir avec précision les besoins spécifiques des sols et leur potentiel d’exploitation agricole.
Abordées sous cet angle, les cartes de fertilité constituent donc un outil d’aide à la prise de décision. «D’autant plus qu’elles seront réalisées sur des bases scientifiques, reconnues et standardisées internationalement», assurent les promoteurs du projet. Et les paramètres pris en considération ne sont autres que la qualité du sol, les données climatiques et les exigences des cultures. Ces cartes permettent le choix des spéculations en donnant une évaluation agronomique fine de l’aptitude des terres à être cultivées durablement. Elles permettent aussi d’identifier les bassins où la production sera le mieux optimisée.
En attendant, l’OCP a mis au point une nouvelle offre pour les distributeurs d’engrais. Visant le développement de la consommation des fertilisants, le programme offrira des services de conseil et de formation à ses partenaires. «L’objectif est de permettre aux agriculteurs d’accéder à des produits de qualité et à des prix abordables», est-il indiqué. Au menu, un soutien financier et logistique sera fourni par l’OCP à ses distributeurs.
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Trois régions pilotes
Une première. L’OCP commercialisera dès la prochaine campagne agricole de nouvelles formules d’engrais mieux adaptées à la nature des sols et des cultures dans trois régions pilotes: Gharb/Saiss, Chaouia/Tadla et Doukkala. L’objectif est de rationaliser la fertilisation de certaines cultures majeures. A commencer par les céréales qui représentent 75% des superficies cultivées au Maroc.
A. G.
leco
[Prinny Man] May 21st, 2010, 04:21 PM Agrumes: Près de 463.000 tonnes exportées
Au 16 mai, les exportations d’agrumes ont atteint 462.250 tonnes, en légère régression (-1%) par rapport à la même date de la saison précédente. Sur ce volume, les petits fruits représentent 322.300 tonnes en augmentation de 10% comparativement avec les réalisations de la campagne 2008/2009. En revanche, les oranges accusent un recul de 18% d’une période à l’autre avec un cumul de 135.780 tonnes au lieu de 164.600. A noter que la cadence des sorties quotidiennes est au plus bas niveau : à peine 500 tonnes contre 1.500 à pareille époque.
leco
Gadiri May 24th, 2010, 09:48 AM Agrégation Agricole
Signature de 42 conventions entre l'Etat et les agrégateurs
Publié le : 23.05.2010 | 13h44
L'amélioration de la productivité agricole reste confrontée à un déficit chronique d'investissements en raison de la problématique foncière liée à l'exiguïté des exploitations agricoles et exacerbée par un très faible niveau d'organisation des agriculteurs. Cette situation est accentuée par la faible attraction des capitaux privés, la limitation du financement bancaire et l'insuffisance des capacités managériales dans le secteur.
Afin de surmonter ces obstacles, le Plan Maroc vert a adopté l'agrégation comme solution pour contourner ces problématiques. Modèle novateur d'organisation des agriculteurs autour d'acteurs privés ou d'organisations professionnelles à fortes capacités managériales, cette solution permet notamment de dépasser les contraintes liées à la fragmentation des structures foncières tout en assurant aux exploitations agrégées de bénéficier des techniques modernes de production et du financement et d'accéder au marché intérieur. Cette forme d'organisation qui a démontré son efficacité au niveau national et international est appelée à être renforcée par un projet de loi.
Afin d'élargir les concertations autour de cette thématique, l'Agence pour le développement agricole vient d'organiser samedi dernier à Rabat un séminaire national sur l'agrégation. Cette rencontre s'est caractérisée par la signature de 42 conventions d'agrégation entre le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime représentée par l'Agence pour le développement agricole et les directions régionales de l'agriculture d'une part et les agrégateurs d'autres part dans le but de permettre aux agriculteurs et agrégateurs de se positionner dans le secteur.
Par ailleurs, différentes questions relatives à l'agrégation ont été débattues dans ce cadre notamment les bases technico-économiques de contractualisation dans les projets d'agrégation, le rôle des interprofessions, le cadre juridique de l'agrégation et les leviers de développement de l'agrégation liés au soutien, au financement et à la gestion des risques dans les projets d'agrégation. Intervenant à cette occasion, le ministre de l'Agriculture Aziz Akhnaouch a indiqué que le gouvernement a adopté une batterie de mesures visant à renforcer l'agrégation.
Ainsi, ce dernier, s'est engagé dans un processus de réforme du régime incitatif relevant du fonds de développement agricole. Dans ce sens, il a été procédé au renforcement de l'appui financier accordé dans ce domaine et à l'élargissement des champs de son intervention en mettant l'accent sur la chaîne de valorisation et de commercialisation. L'Etat a investit aussi dans la mise en place d'un régime incitatif spécifique relatif aux projets d'agrégation dans le but d'intégrer le plus grand nombre de petits agriculteurs dans ces projets.
D'après le ministre, ces mesures ont commencé à porter leurs fruits puisque les investisseurs commencent à manifester un intérêt particulier aux projets d'agrégation dans différentes régions du Royaume. En effet, le secteur agricole dispose à son actif de véritables modèles réussis de l'agrégation.
Parmi ces modèles on peut citer le projet de développement intégré de la filière tomates primeurs dans la région de Souss autour d'un pôle primeurs intégré, la filière des fraises destinée au marché européen dans la région du nord, la filière nationale de lait et celle du sucre. Selon le président de la COMADER, Ahmed Ouayach (Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural), le secret de la réussite de ces modèles est leur adoption d'une approche projet conduite par des vrais agro-entreprises. Rappelons qu'un projet d'agrégation peut être monté selon un modèle d'agrégation simple et peut évoluer ensuite vers des modèles plus intégrés. Et ce ; parallèlement à l'instauration de la confiance mutuelle entre agrégateur et agrégés. La mise en place d'un projet du genre passe généralement par six phases à savoir l'identification, la conception, la négociation, la validation, la contractualisation et enfin la mise en œuvre.
Les mesures incitatives de l'Etat
Dans le but de garantir le développement des projets d'agrégation, l'Etat a mis en place un arsenal de mesures pour renforcer ces modèles d'organisation. Ces mesures ont porté essentiellement sur la préparation d'une offre de projets d'agrégation, la mise en place d'un soutien spécifique aux projets, l'accès préférentiel au foncier de l'Etat dans le cadre d'un partenariat et la mise en place d'un système de financement adapté. Par ailleurs, l'Etat a procédé dans le cadre de la réforme du système incitatif à la mise en place, à travers le Fonds de développement agricole, d'un système incitatif spécifique aux projets d'agrégation.
Par Yousra Amrani | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=133706
[Prinny Man] May 25th, 2010, 03:54 PM Agrégation : Plus de 960 projets étudiés
Rien que pour le pilier I du Plan Maroc vert, pas moins de 961 projets d’agrégation ont été mis au point par l’Agence de développement agricole.
Sur ce chiffre la filière des viandes rouges s’adjuge 267 projets. Elle est suivie par celle des céréales qui en totalise 165. Le maraîchage et l’olivier comptent respectivement 147 et 145 projets. Alors que les filières laitières et avicoles disposent de 87 et 45 projets chacune. Le reste est réparti entre diverses branches agricoles.
leco
[Prinny Man] May 25th, 2010, 04:15 PM Agrégation: Enfin la loi mise en chantier
· Elle sera adoptée avant la fin de l’année
· Un nouveau système d’assurance agricole à l’étude
Dernière ligne droite pour l’élaboration de la loi sur l’agrégation. A cet effet, un séminaire national dédié au concept a été organisé samedi dernier à Rabat. L’objectif est de rallier l’adhésion de tous les acteurs concernés. D’autant plus que le modèle s’érige en clef de voûte du Plan Maroc vert et qu’il permet, par conséquent, de dépasser les principales contraintes liées au développement de l’investissement dans le monde rural. «Contraintes qui ont pour nom le morcellement des exploitations, la faiblesse des financements, la complexité et la diversité des régimes fonciers», explique Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture.
Tout le dispositif de réformes et mesures d’accompagnement de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie agricole a été mis en place. A commencer par la refonte du système de subventions. Lequel consacre désormais un statut particulièrement avantageux au profit et des agrégateurs et des agrégés (cf. www.leconomiste.com). Pourquoi a-t-on alors différé le projet de loi sur l’agrégation ? D’autant plus que de nombreuses conventions ont déjà été signées dans ce cadre même et en l’absence de cette loi cadre. De même qu’un décret définissant les droits, obligations et rôles des parties contractantes dans le cadre de l’agrégation a déjà été adopté. «C’est l’approche pragmatique qui a prévalu jusqu’à présent pour la mise en œuvre du Plan Maroc vert», est-il précisé. Il s’agissait de donner plus de visibilité aux investisseurs potentiels en anticipant l’incitation avant de légiférer sur la gestion des risques. Car, l’investissement ne se décrète pas. Et les déboires de la réforme agraire sont toujours présents à l’esprit. L’expérience basée sur le remembrement des terres pour drainer l’investissement via la loi s’est soldée, en effet, par un échec cuisant.
Quoi qu’il en soit, le modèle a fait ses preuves ailleurs. Dans des pays développés tout comme ceux en développement. En Allemagne, le système d’agrégation permet la réalisation de plus de 70% du chiffre d’affaires du secteur agricole. Aux Etats-Unis, il fédère 60% des opérateurs de la filière des fruits et près de 90% des producteurs avicoles. Des valeurs proches sont aussi réalisées au Brésil. Au Maroc, les expériences réussies ne manquent pas non plus. Elles concernent, le maraîchage industriel et les filières laitière et sucrière.
D’où les motifs qui renforcent le choix du modèle. L’agrégation permet d’abord la mobilisation du foncier, collectif ou privé. Elle constitue, ensuite, le trait d’union objectif entre le marché et l’amont agricole à travers la chaîne des valeurs offerte par l’agrégateur (connaissance du marché, logistique et préfinancement). En 3e lieu, le modèle contribue à la généralisation des bonnes techniques culturales via l’encadrement des équipes de l’agrégateur. Autre atout et non des moindres, c’est l’accès pour les petits agriculteurs aux sources de financement et aux intrants à des prix compétitifs compte tenu de la mutualisation des besoins. Ceci, sans oublier le partage des risques entre les parties contractantes. Mais, encore faut-il mettre en place une assurance adaptée aux conditions spécifiques du secteur primaire. Car la durabilité des projets d’agrégation peut être à tout moment compromise si une couverture contre l’aléa naturel n’est pas instaurée. A cet effet, «une étude est en cours d’élaboration en vue de définir les modalités de mise en place d’un nouveau système d’assurance. L’objectif est d’offrir un produit attractif pour assurer l’adhésion massive des agriculteurs.
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42 conventions pour 5,3 milliards de DH
PAS moins de 42 conventions ont été signées en marge du séminaire organisé samedi dernier à Rabat. Ces contrats, passés entre l’Agence de développement de l’agriculture et des agrégateurs de référence, profitent à 57.800 bénéficiaires pour un montant global de 5,3 milliards de DH. Dans le détail, les conventions couvrent 33 projets pour la filière végétale totalisant un investissement de 3,8 milliards de DH et 9 pou la filière animale avec une enveloppe de 1,5 milliard de DH. En tout, 57.000 ha et 203.000 têtes de bétail sont ciblés.
A noter que les plus grands projets sont agrégés par l’OCE, les Domaines agricoles et la coopérative Copag.
A.G.
leco
[Prinny Man] May 26th, 2010, 12:28 AM Le marché chinois s'ouvre à l'importation des agrumes marocains
Les échanges commerciaux entre les deux pays dans le secteur agricole demeurent encore faibles
Le programme ambitieux, entrepris entre le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime et les professionnels du secteur à travers l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), a abouti à l'ouverture du marché chinois aux agrumes marocains, indique, mardi, un communiqué du ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime.
Ce programme s'inscrit dans le cadre de la mise en Œuvre de l'accord, signé entre le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime et son homologue chinois, fixant les conditions phytosanitaires que doivent satisfaire les producteurs d'agrumes marocains en vue d'exporter leurs produits sur le marché chinois.
Selon ce département, le programme a porté sur la mise en place de procédures d'enregistrement des producteurs désirant exporter sur ce marché ainsi que sur l'identification des stations de conditionnement et sur la surveillance phytosanitaire des vergers proposés.
Les démarches engagées ont ainsi permis d'arrêter la liste des vergers agrumicoles répondant aux critères phytosanitaires exigés par la partie chinoise. Cette liste a été récemment acceptée et valisée et validée par l'autorité phytosanitaire chinoise et publiée sur sa page électronique (www.aqsiq.gov.cn).
Les variétés susceptibles d'être exportées durant l'année 2010 à partir des 18 vergers agréés, portent principalement sur la clémentine et Maroc-Late , indique le même document.
Pour l'année 2011, tout producteur marocain, intéressé par l'exportation des agrumes vers le marché chinois, est invité à prendre contact avec les services régionaux ou centraux de l'ONSSA, ou de consulter son site (www.onssa.gov.ma), et ce, en vue de s'informer sur la procédure à suivre.
Le communiqué note que cette ouverture du marché chinois aux agrumes marocains représente une opportunité importante pour les opérateurs marocains de ce segment, indique le document, ajoutant qu'elle s'inscrit également dans les objectifs du Plan Maroc Vert, qui entend orienter l'agriculture marocaine vers une productivité améliorée et une meilleure ouverture sur le marché international.
Actuellement, selon le communiqué, les échanges commerciaux entre les deux pays dans le secteur agricole demeurent encore faibles et ne concernent qu'une liste réduite de produit notamment les fraises, les plantes aromatiques et médicinales, quelques dérivés de végétaux, etc.
De manière générale, la balance commerciale des échanges agricoles entre les deux pays est déficitaire en faveur de la Chine (le Maroc étant un grand importateur de thé chinois). Il est attendu que les futures exportations d'agrumes vers ce marché aient un effet positif sur les exportations marocaines vers la chine.
MAP
Slaoui May 26th, 2010, 04:23 PM Arboriculture: Arbor fait peau neuve
Le Groupe Arbor, spécialisé dans la production arboricole (fruits à noyaux et fruits à pépins) au Maroc, vient de procéder au changement de son identité visuelle, ainsi que celle de l’ensemble de ses filiales. Le changement d’identité visuelle a été décliné sur l’ensemble des supports : cartons, barquettes, emballages kraft, étiquettes. Il a été révélé pour la première fois lors de la dernière édition du SIAM en avril dernier. De plus, les activités de conservation, conditionnement et commercialisation ont obtenu la certification AFAQ ISO 9001 v. 2008 et ISO 22000 v. 2005.
l'eco
[Prinny Man] May 27th, 2010, 04:16 PM Développement agricole à Marrakech : 9 conventions d'agrégation conclues
Ces conventions vont permettre à terme l'agrégation de 7400 agriculteurs.
Sur un total de 42 conventions d'agrégation signées lors d'un séminaire national tenu récemment à Rabat sur l'agrégation, 9 conventions ont concerné la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz.
Un communiqué de la Direction régionale de l'agriculture (DRA) de Marrakech indique que les projets, objet des conventions concernant la Région Marrakech-Tensift-Al Haouz, portent sur les filières olivier, agrumes Bio, agrumes, lait et cuniculture, pour un montant global d'investissement de plus d'un milliard de dhs, relevant que ces conventions vont permettre à terme, l'agrégation de 7.400 agriculteurs.
Afin de garantir le développement des projets d'agrégation, la DRA de Marrakech mène une série d'actions de sensibilisation auprès des petits exploitants, dans le but de les inciter à s'impliquer davantage dans ce processus, tout en multipliant les efforts en vue d'identifier des agrégateurs.
L'un des éléments clés du "Plan Maroc Vert", l'agrégation est aussi un modèle novateur et performant pour le développement du secteur agricole, qui consiste à regrouper les agriculteurs autour d'un acteur pivot, explique la même source, relevant que cet outil permet de transcender les difficultés liées à la fragmentation des structures foncières, tout en faisant bénéficier les exploitations agrégées, de techniques modernes de production et de financement et un meilleur accès au marché.
La mise en oeuvre de l'agrégation, ajoute la DRA, réside dans la création d'un partenariat, volontariste, gagnant-gagnant entre l'amont productif et l'aval commercial et industriel, faisant observer que grâce aux services apportés par l'agrégateur, tels que l'encadrement rapproché pour un usage optimal des techniques modernes, la reconversion aux cultures à haute valeur ajoutée, l'octroi d'intrants, la possibilité d'accéder au soutien financier, le petit agriculteur pourra désormais améliorer sa production qualitativement et quantitativement ainsi que son revenu, et intégrer l'économie marchande.
L'Etat joue également un rôle de taille en matière d'agrégation notamment à travers les aides financières incitatives qu'il accorde dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA), outre son accompagnement lors des différentes phases de mise en place d'un projet d'agrégation.
Source : MAP
la vieeco
[Prinny Man] May 29th, 2010, 04:24 AM Signature à Agadir d'une convention relative à l'Agropole Souss Massa Draa
Une convention relative à l'étude de faisabilité pour la création de l'Agropole de Souss Massa Draa a été conclue, vendredi à Agadir, en présence du ministre de l'Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch.
Cette convention a pour objet de définir les modalités de réalisation des études de faisabilité relatives au positionnement, au concept, à la programmation et au choix du site.
La création de l'Agropole répond à la nécessité de dynamiser le secteur industriel à travers l'émergence de filières intégrées, et notamment d'ériger le secteur de l'agro-technologie et de l'agro-industrie en véritable locomotive de développement économique et social aux niveaux régional et national.
Ce projet viendra ainsi compléter la stratégie nationale du plan "Maroc Vert" visant à faire de l'agriculture un levier de croissance économique, dans sa déclinaison en Plan Agricole Régional de Souss Massa Draa. Au total, six agropoles seront crées dans les principales régions agricoles du pays.
Ce projet consiste à mettre à la disposition des investisseurs des plateformes d'accueil à des conditions de qualité et de prix compétitifs, intégrant des services d'accompagnement de base et spécifiques aux standards internationaux.
La convention a été signée notamment par le wali de la région Souss-Massa-Draa, Mohamed Boussaïd, le directeur de l'Office régional de mise en valeur agricole du Souss Massa, le 1-er Vice-Président du Conseil Régional de Souss Massa Draa, et le président du directoire de la société MEDZ, filiale de CDG développement.
Selon un communiqué de MEDZ, cette société a pour mission la conception, l'aménagement, le développement et la gestion de ce pôle d'activités. Elle développe actuellement plusieurs autres projets basés sur les concepts de Pôles de compétitivité régionaux, tels les projets de création d'un pôle halieutique à Agadir, d'un pôle Agro-industriel à Meknès, ou d'une plateforme industrielle intégrée dédiée à l'automobile à Kénitra.
Ces projets s'attachent, en concertation avec le gouvernement et les collectivités territoriales, à réunir, indique la même source, tous les acteurs d'une même filière dans les régions concernées (recherche, développement, formation, industrie, administration, etc.) afin d'améliorer leur compétitivité.
aufait/MAP
Gadiri May 31st, 2010, 03:38 AM Entretien avec Mohamed Hajjaji, directeur de la Sodea.
«Nous constatons un essor remarquable de l'agro-industrie»
Publié le : 30.05.2010 | 14h37
Le projet de l'agropole de Berkane va pouvoir drainer un investissement d'au moins 1,3 milliard de DH, le coût de l'aménagement sera de 350 millions de DH.
LE MATIN: L'Agence pour le développement agricole vient d'organiser un séminaire national sur l'agrégation où différentes questions ont été débattues notamment le cadre juridique de ce modèle, les financements et la gestion des risques. Quel était l'objectif de ce séminaire ?
MOHAMED HAJJAJI: Nous l'avons organisé pour étudier un projet de loi qui doit encadrer l'organisation de l'agrégation. Beaucoup de pays se sont en effet dotés d'une loi spécifique à l'agrégation et dont l'objectif est de mettre un équilibre entre l'agrégateur et l'agrége et de préserver l'intérêt des deux parties. Nous avons invité des parlementaires de la première et deuxième chambre, des opérateurs économiques dans le secteur agricole, des organisations professionnelles, des chercheurs pour réfléchir sur ce projet d'agrégation qui est un levier du secteur et qui va façonner notre agriculture. C'était aussi l'occasion de lancer les premiers projets d'agrégation au nombre de 42 qui concernent 8 régions et qui vont mobiliser un investissement de plus de 5 milliards de DH. Nous comptons mettre en place un millier de projets d'agrégation à l'horizon 2020.
Quelle définition donnez-vous à l'agrégation ?
L'agrégation, c'est le rapprochement des opérateurs qui étaient séparés, à savoir le producteur, le transformateur et le distributeur. Auparavant, la production du producteur passait par plusieurs intermédiaires qui s'accaparaient de la valeur ajoutée. Le groupement entre opérateurs va permettre d'éliminer les intermédiaires et créer un partenariat entre l'agrégateur qui a un marché, qui connaît les besoins du marché et le marché. le producteur va bénéficier d'un encadrement approprié. L'agrégateur connaît en effet les besoins du client et le producteur va cibler sa production. Nous y gagnerons en termes de qualité. Troisième point et non des moindres, notre agriculteur va pouvoir accéder au financement par le biais de l'agrégateur qui est son accompagnateur et qui facilite l'accès au financement..
Jusqu'à présent les agriculteurs qui accédaient au financement ne dépassaient pas 18%. Nous avons signé à l'occasion des 3e assises de l‘agriculture à Meknès une convention avec le Crédit agricole pour financer les projets d'agrégation.
Pour encourager cette organisation, le département de l'agriculture a mis en place un système d'incitation qui profiterait aux agrégateurs et aux agrégés.
Vous évoquiez des pays qui se sont donné des lois en matière d'agrégation. Pouvez-vous citer des exemples?
L'Allemagne où 82% de la production passe par des systèmes d'agrégation. Pratiquement tous les agriculteurs allemands sont liés à des réseaux de production. Aux Etats-Unis où il existe pourtant de grandes surfaces d'exploitation, les producteurs ont vu l'intérêt de se regrouper pour être plus forts. Au Maroc, 70% de nos agriculteurs ont moins de 5 hectares et le morcellement est très grand. L'agrégation est justement un moyen de contourner cette problématique de morcellement ; il faut aussi souligner que cette pratique existait déjà chez nous et à partir des expériences réussies au Maroc comme celles des coopératives COPAG dans le Sud ou la filière sucrière et laitière, nous avons conçu un modèle.
Quels sont les effets immédiats de ce modèle d'agrégation ?
Les effets immédiats, c'est le développement de l'agro-industrie qui est une locomotive de l'agriculture dans les pays développés ; nous constatons aujourd'hui un essor remarquable de l'agro industrie. Nous avons également des projets d'agrégation pour les filières céréales.
Quels sont les premiers résultats de la troisième opération de cession des terres que vous avez lancée ?
Tous les opérateurs intéressés ont encore jusqu'au 25 juin pour manifester leur intérêt et participer à cette opération. Nous mettons sur le tapis du partenariat 20 000 hectares répartis sur toutes les régions sous forme de 280 projets, l'objectif étant de valoriser le patrimoine détenu par l'Etat. Nous allons voir avec le département de l'Intérieur la possibilité également de valoriser les terres collectives.
Qu'en est-il pour la petite agriculture ?
Nous avons lancé une centaine de projets concrets et nous considérons que la réussite du Plan Vert passe par le développement de cette agriculture. C'est la première fois où nous avons une stratégie qui intègre une politique pour l'agriculture à haute valeur ajoutée et une politique pour la petite agriculture. Quand on a une politique pour tous les agriculteurs, ce sont ceux qui sont le mieux placés qui bénéficient de la valeur ajoutée. Aujourd'hui, il y a une politique de la petite agriculture qui interpelle fortement les pouvoirs publics. Si je devais symboliser l'action de ‘l'Etat, je dirais que nous sommes à 25% Etat et 75% privé et pour la petite agriculture, nous sommes à 70% Etat et 30% privé. Nous avons en fait et pour rester dans la symbolique, un véritable plan Marshall pour chaque région pour les petits agriculteurs pour leur permettre de s'en sortir
Un mot sur les agropoles ?
Nous avons un fort développement de l'agro-industrie dans notre pays. Ce développement ne doit pas être fait dans l'anarchie mais dans l'optimisation de tous nos moyens. Le Plan Maroc vert a prévu dans ce sens, l'implantation de 6 agropoles au niveau des grandes régions. L'agropole de Meknès réalisée par la filiale de la CDG MED Z est déjà au stade de la commercialisation. Sa Majesté le Roi a lancé celle de Berkane, l'agropole de Tadla est en phase d'études, il y a l'agropole pour Souss Massa, et enfin pour les régions du Haouz et du Gharb. Ces agropoles vont assurer le maillage de toute l'agro industrie au niveau du Royaume. Il y aura également la partie pole de Recherche et développement.
L'agropole de Berkane présentée au Souverain par Anass Alami, DG de la CDG qui s'étend sur 102 hectares disposera en fait d'un véritable pôle de compétences ?
L'agropole de Berkane s'étend effectivement sur 102 hectares et concentre sur un même site, une plateforme de regroupement, de commercialisation et de distribution des fruits et légumes, une plateforme de regroupement, de commercialisation et de distribution pour les viandes rouges et blanches, un parc industriel pour la transformation des produits agricoles et enfin une zone logistique de 15 ha. Le pôle comprendra également selon les informations de Mr Alami, une zone de services, un espace dédié à la formation et à la recherche, avec laboratoires, centre de conférences ainsi qu'une zone commune de support dédiée aux activités tertiaires.
Quatre hectares d'espaces verts sont également prévus dans ce projet respectueux de la protection de l'environnement. A travers ses différentes composantes, le pôle vise à améliorer la valorisation des filières clés de la région de l'Oriental que sont l'arboriculture, les cultures maraîchères et les viandes. Il s'intègre également de façon complémentaire à la stratégie touristique développée à l'échelle régionale, en particulier pour répondre aux besoins de la station de Saïdia qui se situe à dix kilomètre du pôle. L'investissement global est estimé à 1,25 milliard de Dirhams, dont 250 millions pour le développement des infrastructures. Il permettra la création, à terme, de 5000 emplois Directs. Ce projet va pouvoir drainer un investissement d'au moins 1,3 milliard de DH, le coût de l'aménagement sera de 350 millions de DH pour faire de cette agropole un exemple de réussite de valorisation des produits de l'Oriental qui est une grande région agricole. D'autres projets d'agrégation ont été lancés pour le bénéfice des 3500 agriculteurs de la région et porte sur le conditionnement et la plantation d'unités.
Par Farida Moha | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=134084
Gadiri May 31st, 2010, 03:39 AM Activités Royales
S.M. le Roi lance le projet de l'agropole de Berkane et s'enquiert de plusieurs projets agricoles dans la région, d'un coût global de 2,2 milliards DH
Publié le : 30.05.2010 | 13h48
• Le Souverain préside la cérémonie de signature d'une convention pour la valorisation de l'agropole avec un investissement de 190,6 millions DH.
• Plus de 3.500 agriculteurs de la région bénéficient d'importants projets d'agrégation.
• L'agropole de Berkane disposera d'un pôle de recherche développement et de contrôle de qualité.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a lancé, samedi dans la commune rurale de Madagh (province de Berkane), les travaux de réalisation de l'agropole de Berkane et pris connaissance de plusieurs projets agricoles s'inscrivant dans le cadre du plan «Maroc Vert», d'un coût global de près de 2,2 milliards de DH. L'agropole de Berkane, qui s'inscrit dans le cadre de la politique agricole visant à multiplier les pôles de compétences dans les différentes régions agricoles du Royaume, s'étend sur une superficie de 102 hectares et nécessitera un investissement total de 1,361 milliard de DH.
Tourné vers la valorisation des produits agricoles de la région de l'Oriental, ce vaste projet comporte un parc agro-industriel, un parc logistique et un parc service. A cette occasion, S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a présidé la cérémonie de signature de la convention de valorisation de cette agropole. Cette convention a été signée par Taieb Cherkaoui, ministre de l'Intérieur, Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et des Transports, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Ahmed Reda Chami, ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.
Elle a été également signée par Mohamed M'barki, directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social de l'Oriental, Ali Belhaj, président du conseil de la région de l'Oriental, Tayeb Saidi, président du conseil communal de Madagh et Anas Alami, président du directoire de CDG-développement. Les travaux in site, prévus dans le cadre de cette convention, nécessiteront un budget de 190,6 millions de DH. Afin de renforcer ce pôle, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime prévoit la construction d'un pôle de recherche-développement et de contrôle de qualité sur une superficie de 6,8 ha, pour un coût de 92 millions de DH.
Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=134073
Gadiri May 31st, 2010, 01:51 PM Plan Halieutis
Le Salon d'Agadir
Agadir sera dotée d'un Salon annuel d'envergure internationale dédié à la pêche, baptisé "Salon Halieutis".
Publié le : 28.05.2010 | 15h05
"Dans le but d'accompagner la dynamique insufflée par la stratégie Halieutis pour le secteur halieutique, lancée le 29 septembre 2009, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime lance à partir de 2011 la 1re édition du "Salon Halieutis" dédié aux métiers de la pêche maritime, de l'aquaculture et de la valorisation des produits de la mer, a indiqué jeudi le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch., lors d'une conférence de presse dans la capitale du Souss. Le ministre a précisé que ce Salon, qui "se veut un espace privilégié de rencontres et d'échanges entre les différents acteurs du monde halieutique", sera aménagé sur une superficie de 5 ha et devrait accueillir 300 exposants et 150.000 visiteurs lors de sa première édition. Enumérant les objectifs de ce grand rendez-vous, le ministre a souligné que le Salon a pour ambition de promouvoir et valoriser les produits de la pêche marocaine, surtout ceux toujours non ou peu exploités, contribuer à l'intégration entre l'amont et l'aval du secteur, ce qui coïncide avec le véritable démarrage réel du plan pélagique, attirer un maximum d'exposants et de visiteurs étrangers afin de faire la promotion du secteur à l'international et faire redécouvrir le monde de la pêche et des produits de la mer pour le citoyen marocain.
Salon Halieutis sera organisé autour de six pôles: pôle ressources halieutiques, pôle flotte et engins de pêche, pôle valorisation des produits halieutiques, pôle international, pôle institutionnel et pôle formation. Selon M. Akhannouch, la participation d'une vingtaine de pays étrangers comme la France, l'Espagne, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Belgique, ainsi que des organismes internationaux comme l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), la Banque Mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) vise à conférer une dimension internationale à cette grande manifestation.
Tout au long des cinq jours de cet évènement, les organisateurs prévoient des cycles de conférences internationales, la remise de trophées (prix qualité, prix innovation et prix meilleur stand), ainsi que des journées grand public avec au programme des activités éducatives, une bibliothèque maritime, un aquarium, des projections 3D. Afin de prendre en charge l'organisation et le suivi de ce Salon, l'"Association du Salon Halieutis" a été fondée à cette occasion avec pour mission de promouvoir les produits halieutiques marocains, encourager toute activité visant le développement du secteur de la pêche au Maroc et œuvrer à l'instauration de canaux de coopération, d'association et de communication avec les institutions gouvernementales, le secteur privé, la société civile et les Salons similaires au Maroc et à l'étranger. Cette Association a aussitôt tenu l'Assemblée générale constitutive consacrée à l'approbation de ses statuts et à l'élection du président du Conseil d'administration. Ce poste est revenu à Mme Amina Figuigui, directeur général de l'Office national des pêches, alors que le directeur de la Chambre maritime atlantique centre, Abdelfattah zine, a été désigné Commissaire général du Salon.
Par A.B | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=133954
[Prinny Man] June 2nd, 2010, 04:07 PM Exportations agroalimentaires
L’EACCE se repositionne
· Installation d’un processus d’intelligence économique
· Création d’antennes en Russie, au Canada et en Angleterre
Doubler, voire même tripler les exportations agroalimentaires. C’est l’objectif du plan Maroc vert à l’horizon 2020. Ce qui en fait également l’objectif de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE). Pour y arriver, l’EACCE vient d’adopter une nouvelle stratégie qui s’articule autour de quatre axes. «Notre première ambition consiste à positionner l’établissement en tant qu’organisme de référence en matière d’intelligence économique pour les exportations des produits agroalimentaires», souligne Abdellah Janati, directeur général de l’EACCE. En deuxième lieu, l’établissement compte poursuivre les programmes de certification de son système de management et l’accréditation de ses activités de contrôle technique selon des normes internationales. Ainsi, l’EACCE est devenu le premier organisme relevant du département de l’Agriculture à être certifié ISO 9001 Version 2008. Sur un horizon de trois exercices, l’établissement a programmé la généralisation de l’accréditation ISO 17025 à l’ensemble de son réseau de laboratoires.
Une démarche censée renforcer la compétitivité des exportations marocaines, lesquelles butent généralement sur le lobbying des opérateurs espagnols et français.
Le troisième axe consiste à offrir, aux opérateurs, un dispositif privilégié en matière de coordination à l’export. «Il s’agit en effet de développer et d’étendre des synergies en concertation avec les professionnels, l’activité de coordination aux autres filières d’exportation», explique Janati. Pour rappel, les discussions des comités de coordination ont depuis toujours porté principalement sur la tomate.
La quatrième ambition du nouveau management porte sur le renforcement des délégations existantes de l’EACCE à l’étranger et la création de nouvelles antennes sur des marchés en pleine ascension, notamment la Russie, le Canada et l’Angleterre.
Pour la réalisation de cette stratégie, une feuille de route a été établie durant le dernier conseil d’administration. Les autres chantiers dans le circuit portent principalement sur l’amendement du cadre juridique régissant les missions de l’EACCE, afin qu’il soit plus adapté aux nouvelles orientations stratégiques ainsi que la mise en place d’une nouvelle organisation au sein de l’établissement et la modernisation du système d’information existant.
J. B.
leco
[Prinny Man] June 2nd, 2010, 04:12 PM Des tomates made in Dakhla
· Une qualité gustative particulière
· Un rendement à l’hectare supérieur de 60% au Souss
Elle était réputée pour son poisson, la ville de Dakhla est désormais connue pour ses cultures maraîchères, notamment pour ses tomates. Des tomates cultivées en plein Sahara, c’est exceptionnel, mais c’est possible. Certes, la main-d’oeuvre est 40% plus chère que dans le Souss et il y a de la distance à parcourir entre les sites de production de Dakhla et les stations de conditionnement du Souss mais cela en vaut vraiment la peine.
Le rendement à l’hectare est supérieur de 60% par rapport à ce qui peut être réalisé dans le Souss. Ce n’est pas par hasard. La contrée a des atouts très attractifs tel le climat tempéré tout au long de l’année ainsi que la luminosité sans oublier des ressources en eau importante. «Il y a de l’eau à 15 ou 20 m et des puits artésiens à 600 m. Ainsi, l’eau remonte par pression sans pompage», précise Pierrick Puech, DG du groupe Soprofel. Cette entreprise, qui commercialise ses produits sous la marque Idyl, dispose aujourd’hui dans la zone de plus de 400 ha où elle produit de la tomate en hors-sol, mais aussi des melons. Des sites de production ultramodernes équipés, utilisant essentiellement le goutte-à-goutte malgré la disponibilité de la ressource en eau. Au démarrage de cette belle aventure en 1997, l’investissement s’est fait sur 5 ha. L’agriculteur tient à souligner cependant que son groupe n’est pas pionnier dans la région en matière de cultures maraîchères. Les Domaines agricoles sont précurseurs en la matière dans la région où ils se sont lancés bien avant dans des recherches expérimentales pour commencer. Puech tient également à mettre en exergue que c’est grâce aussi à son associé Hassan Derhem, notable et opérateur économique de la région, que l’entreprise s’est implantée et développée dans la zone, générant de nombreuses opportunités d’emploi. Selon Driss Soufiani, DRH du groupe, l’entreprise emploie 2.500 personnes à Dakhla.
Outre l’atout climatique et hydrique, la région a l’avantage d’être encore quasi-vierge en matière de production maraîchère. Ainsi, il y a moins de risque de parasites. Et l’utilisation des engrais et des produits de traitement au niveau des exploitations est rationalisée. La lutte intégrée (utilisation d’insectes auxiliaires) pour combattre les ravageurs et les maladies des cultures est par ailleurs adoptée. «Les atouts naturels permettent de produire des tomates à forte valeur ajoutée», indique Puech. La qualité gustative du produit est également grande. Il suffit de goûter la tomate made in Dakhla pour se rendre compte qu’elle a vraiment quelque chose de particulier.
Malika ALAMI
leco
[Prinny Man] June 2nd, 2010, 04:21 PM Conserve de poissons: Le secteur dans la tourmente
· Le déficit d’approvisionnement plombe toujours l’activité
· Infrastructure vétuste et flotte dépassée, les grands maux
· Un manque à gagner estimé à 3 milliards de DH
Sombre est l’avenir de l’industrie de la conserve de poissons. En tout cas, si les problèmes ne sont pas résolus dans les plus brefs délais. Car l’enjeu touche à la survie du secteur dans la mesure où même les acquis actuels, en termes de parts de marché, risquent d’être compromis. Le diagnostic a été clairement établi lors des 3es Assises tenues par la profession le week-end dernier à El Jadida. Professionnels, représentants de l’administration et des instituts de recherches ainsi que de nombreux experts ont participé aux débats. La rencontre s’est articulée, pour l’essentiel, autour d’une étude que l’Union nationale des industries de la conserve de poissons (Unicop) a commanditée à un consultant de la place. Néanmoins, des éclairages, jugés d’importance capitale, ont été apportés par de nombreux intervenants. Ce qui a permis aux professionnels d’être encore plus édifiés sur les défis à relever. Il n’empêche que le chef de file de la profession se veut rassurant. Pour Mohamed El Jamali, président de l’Unicop, «des marges de manœuvre restent à portée pour améliorer la compétitivité du secteur». Avant, il faudra régler l’éternel problème de l’approvisionnement des unités de transformation en matière première. Il se traduit à la fois par l’irrégularité des volumes et de la qualité des produits. En cause, la saisonnalité de l’activité de la flotte côtière et des conditions sanitaires de stockage à bord. «Celle-ci nécessite une véritable mise à niveau», recommande l’étude. Car, de par sa structure et son mode de fonctionnement, la flotte sardinière n’est plus en mesure d’approvisionner l’industrie de la conserve selon les conditions requises en termes économique et sanitaire. Elle a atteint toutes ses limites parce qu’elle ne peut pratiquer la pêche en tout lieu et par n’importe quel temps.
Au niveau des infrastructures portuaires, les défaillances sont aussi nombreuses. Les déchargements se font encore trop souvent manuellement à l’aide de paniers en osier et rarement de caisses. En ce qui concerne la commercialisation, les circuits de l’informel ont pris des dimensions inquiétantes. C’est que le système actuel de fixation des prix incite plutôt le développement des volumes au détriment de la qualité. Du coup, des écrémages sont opérés pour livrer le marché du poisson frais, plus rémunérateur. Résultat, une sous-utilisation de la capacité installée. Celle-ci dispose d’un potentiel de traitement estimé à près de 600.000 tonnes/an alors qu’elle ne tourne qu’à hauteur de 50%. Or, l’optimisation de la production dans des conditions normales du marché pourrait générer un chiffre d’affaires additionnel évalué à 3 milliards de DH. Comparé à son homologue espagnol, le secteur marocain de la conserve de poissons présente des atouts indéniables. Il bénéficie d’abord de la qualité nutritionnelle reconnue mondialement de l’espèce «Sardina pinchard». L’activité repose ensuite sur un tissu industriel mis à niveau et bien encadré. Ce qui lui a permis d’exporter sur les quatre continents. Pour rappel, le secteur a opéré sa mise à niveau dès les années 1980. L’opération a coûté pas moins de 750 millions de DH entièrement financés par les entreprises. D’où l’importance centrale que tient le secteur dans la nouvelle stratégie halieutique. La valorisation à terre constitue, en effet, la priorité du plan Halieutis nouvellement mis en chantier. Mais bien auparavant, le rapport McKinsey commandité par le gouvernement pour profiler l’industrie marocaine à l’horizon 2020 a considéré la transformation des produits de la mer «comme l’un des métiers d’avenir du Maroc». Depuis, pas d’avancée à signaler. A l’opposé, les Espagnols qui tirent l’essentiel de leur approvisionnent de nos côtes font preuve d’un fort dynamisme en termes d’innovation technologique et de diversification de produits. Tout particulièrement de gestion plus optimale de la matière première et des intrants.
Au Maroc, ce dynamisme ne fait pas défaut. Des unités ont en effet développé la fabrication de nombreuses spécialités moyennant des techniques innovantes. Mais le problème se situe au niveau de la compétitivité dont l’amélioration reste conditionnée par l’optimisation de la capacité du traitement. Or, même le recours à l’importation de la matière première paraît exclu dans la mesure où nos exportations sont destinées à raison de 70% sur les marchés de l’Union européenne. L’accord liant le Maroc à la communauté comporte une clause qui spécifie que «le poisson transformé doit provenir des pêcheries nationales ou être pêché par un bateau battant pavillon marocain ou européen».
Comment juguler alors ce problème d’approvisionnement? L’étude de la profession cible plusieurs axes d’intervention. En amont, des mesures sont à prendre au niveau de la ressource, des navires et des approvisionnements. Il s’agit de la mise en place d’un plan d’aménagement de la ressource pour régénérer le stock nord, protéger le stock central d’une surexploitation et exploiter de façon durable le stock sud où un potentiel important de croissance existe. La mise en place d’un système d’intégration pêche/industrie permettrait de combler le déficit d’approvisionnement des conserveries en quantité et qualité. Mais la mise à niveau et la modernisation de la flotte de pêche est jugée primordiale. Pour compléter le dispositif, il y a besoin aussi d’assainir les infrastructures portuaires et les circuits de commercialisation. En somme, ce sont là, les orientations du plan Halieutis. Seulement, des synergies restent à trouver entre l’armement et l’industrie de transformation. Lesquelles ne peuvent émerger que par le biais d’un système incitatif.
En attendant, des pistes d’amélioration des approvisionnements sont à explorer par l’industrie elle-même.
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Nouvelles barrières
Après les contraintes liées à la pêche dite INN (illicite, non contrôlée et non règlementée), d’autres entraves d’ordre commercial cette fois-ci ne cessent de gagner les places de distribution. Faisant ainsi la différence entre les produits labellisés et les autres.
Le dernier, de plus en plus exigé par la clientèle, est la certification «Marine stewardship concil» (MSC). Au Maroc, la profession en a pris connaissance en 2008 et a tenté de sensibiliser la tutelle sur la question.
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Chiffres
L’industrie de la conserve de poissons compte 30 entreprises disposant de 45 unités de transformation. Elle emploie 25.000 personnes et assure indirectement le travail à 100.000 salariés. Son chiffre d’affaires est estimé à 4,2 milliards de DH dont 3,4 à l’exportation. Sur le marché local, le secteur génère un chiffre d’affaires de 800 millions de DH. L’essentiel des espèces traitées est constitué de la sardine qui représente près de 90%. Le reste est constitué du thon, maquereau et anchois.
A. G.
leco
Gadiri June 3rd, 2010, 04:11 PM WORLDBANK
Maroc : Améliorer durablement la productivité et l'usage de l'irrigation dans le bassin de l’Oum Er Rbia
Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2010/440/MENA
Contacts:
À Washington: Hafed Al-Ghwell, (202) 473-8930, halghwell@worldbank.org
À Rabat : Anwar Soulami, (212) 537-636050, asoulami@worldbank.org
WASHINGTON, le 27 mai 2010 — Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, aujourd’hui, un prêt de 70 millions de dollars pour le projet d’accroissement de la productivité de l'usage durable de l'eau d'irrigation dans le bassin du fleuve Oum Er Rbia au Maroc. L'objectif de ce projet est d'aider les agriculteurs du bassin de l’Oum Er Rbia pour accroître leur productivité et à promouvoir une utilisation plus durable de l'eau d'irrigation pour surmonter les déficits en eau actuels et futurs.
Le projet se divise en trois composantes. Le Premier volet vise à fournir aux agriculteurs le soutien nécessaire en termes d'irrigation pour augmenter l'efficacité du système goutte à goutte. Cet objectif sera atteint principalement par: (i) le remplacement des canaux d'irrigation avec des systèmes de pression ou d'adapter les systèmes sous pression, et (ii) la fourniture d'eau d'irrigation à la demande, avec un quota annuel prédéterminé en fonction de la disponibilité en eau de surface.
La deuxième composante du projet est de soutenir les agriculteurs et leurs partenaires. Il vise à améliorer l'accès des agriculteurs à la technologie, au financement et aux marchés agricoles. Cet objectif sera réalisé à travers: (i) la fourniture d'une assistance technique aux Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) pour aider les agriculteurs à élaborer et conclure des accords de partenariat visant à leur assurer l’accès a de nouveaux marchés, (ii) la fourniture d'une assistance technique et d'équipement aux ORMVA pour faciliter la mise en œuvre du système d'information, (iii) la fourniture d'une assistance technique aux ORMVA pour aider les agriculteurs à utiliser les nouveaux équipements d'irrigation et d'améliorer leurs pratiques agricoles, et (iv) la fourniture de matériel de laboratoire mobile aux ORMVA pour surveiller le rendement des nouveaux systèmes d'irrigation.
Le troisième volet du projet vise à assister les organismes d'exécution en matière de gestion et suivi des projets. Cette composante vise à renforcer les capacités de l'emprunteur et des organismes d'exécution afin de leur permettre d’assurer une bonne gestion ainsi que le suivi et l'évaluation des activités du projet et ses résultats. Cette composante comprend notamment: (i) la formation, l'assistance technique et la fourniture de matériel informatique au profit du Ministère de l'agriculture et la pêche maritime; (ii) la formation et l'assistance technique pour l'amélioration des outils de gestion, évaluation et mise en œuvre de projet, y compris les plans de gestion environnementale et les plans d'acquisition de terrains; (iii) la fourniture d'une assistance technique pour l'examen des projets d'irrigation qui seront proposés par les agriculteurs, (iv) la fourniture de véhicules et de matériel informatique pour la gestion de projet et la supervision, et (v) la réhabilitation et la fourniture de matériel.
Ce projet s'inscrit dans le cadre du nouveau Partenariat Stratégique 2010-2013 entre la Banque mondiale et le Maroc et qui détermine les principaux axes stratégiques de partenariat pour l’appui aux objectifs de développement du pays.
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/MENAINFRENCHEXT/MOROCCOINFRENCHEXTN/0,,contentMDK:22596197~menuPK:469553~pagePK:2865066~piPK:2865079~theSitePK:468145,00.html?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT
MoroccanChica June 4th, 2010, 05:54 PM Morocco, Russia Renew Fisheries Agreement
Moscow - Morocco and Russia renewed, Thursday in Moscow, their three-year fisheries agreement sealed in 1995.
The agreement, which spans two years, was signed by Agriculture and Fisheries Minister, Aziz Akhannouch, and president of the Federal Agency for Fishery of the Russian Federation, André Karayni.
According to the accord, the authorized annual catch quota will be decreased by 50 % and the direct payment of the financial contribution by the Russian state.
The accord regards small pelagic from the South Atlantic, and allows Russian ships to fish in accordance with the Small Pelagic Development Plan, the Agriculture and Fisheries Ministry said.
According to the agreement, ships will be monitored by satellites, scientific observers will be on board and the catches’ notifications will be transferred.
On the scientific level, both sides agreed on offering Moroccan students grants in Russian institutions and organizing prospecting campaigns to evaluate Morocco’s fisheries resources.
The signing of the agreement will reinforce bilateral economic relations and will open new cooperation prospects for both countries, said Akhannouch.
For his part, Karayni said that the new agreement reflects the depth of relations between Russia and Morocco and will contribute to strengthening cooperation between the two countries.
http://www.map.ma/eng/sections/economy/morocco_russia_rene/view
Slaoui June 4th, 2010, 08:16 PM COSUMAR : Des opérations de croissance externe en Afrique en gestation
:cheers:
hakz2007 June 7th, 2010, 04:57 AM MOROCCO, RUSSIA MULL MEANS TO BOOST AGRICULTURAL COOPERATION
MOSCOW, June 6 (NNN-MAP): The means to boost agricultural cooperation were at the heart of a meeting held here on Friday between Agriculture and Fisheries Minister Aziz Akhannouch and Russian Agriculture Minister Elinia Skrynnik.
The two officials examined the agriculture strategies of their respective countries in addition to the means to facilitate the access of Morocco's agricultural products to the Russian market.
The meeting was also an opportunity to highlight the green Morocco plan which aims at boosting the contribution of agriculture to the GDP, developing agricultural production at the qualitative and quantitative levels, fostering agricultural products exports, and ensuring a rational use of irrigation water resources.
Morocco is willing to promote its exports to Russia to exceed 350,000 tons of fruits and vegetables, Akhannouch said.
For her part the Russian Minister underlined that Morocco remains an important African partner for Russian.http://namnewsnetwork.org/v2/read.php?id=122757
Gadiri June 7th, 2010, 02:45 PM Vidéo de 2008 mais pas posté il me semble.
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[Prinny Man] June 9th, 2010, 04:25 PM Fruits et légumes: Plus de 1,1 million de tonnes exportées
A la date du 6 juin, les exportations de fruits et légumes ont atteint plus de 1,1 million de tonnes contre 1,2 million réalisé à la même période de 2009. La baisse est imputable aux expéditions de primeurs dont le volume s’est établi à 627.360 tonnes contre 743.000 tonnes. En revanche, les ventes d’agrumes à l’extérieur s’annoncent sensiblement identiques à celles réalisées à la même date de l’année dernière. La baisse accusée par les variétés d’oranges ayant été compensée par les sorties des petits fruits. En tout, 475.550 tonnes ont été expédiées.
leco
[Prinny Man] June 16th, 2010, 06:41 PM Agriculture et pêche maritime : Signature de deux accords de coopération entre le Maroc et la FAO
294000 $ pour le développement agricole et 375000 $ pour la promotion de la flotte de pêche côtière
Le Maroc et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ont signé, mardi à Rabat, deux accords visant le renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines d'agriculture et de pêche maritime.
Le premier vise à soutenir le projet d'élaboration d'une stratégie nationale pour le développement agricole, d'une valeur de 294.000 dollars, tandis que le deuxième porte sur la promotion de la flotte de pêche côtière, pour un montant de 375.000 dollars.
Dans une déclaration à la chaîne Al-Oula, diffusée dans son journal du soir, le représentant de la FAO au Maroc, M. André Hupin, a souligné "l'importance d'accroître le niveau de mécanisation de l'agriculture afin d'augmenter la production, en tenant compte du rôle des femmes et des impacts sur l'environnement".
En ce qui concerne la pêche maritime, M. Hupin a précisé que "l'accord contribuera activement au développement du Plan Halieutis, à travers l'introduction de nouveaux modèles de navires répondant aux besoins des pêcheurs.
Pour sa part, le secrétaire général du secteur de la Pêche maritime, M. Abdeljabbar Youssfi, a indiqué que "les deux accords sont de nature à soutenir les stratégies entreprises dans les domaines de pêche maritime et d'agriculture" .
Source : MAP
lavieeco
MoroccanChica June 19th, 2010, 02:29 AM Morocco, EU initial food products trade agreement
After four years of intensive negotiations between the European Union and Morocco, the agreement on trade in food products has been initialed. It still needs to be concluded after adoption by the European Council of Ministers and the European Parliament. And yet, this initiative is not receiving unanimous support.
“Balanced and beneficial for Morocco”: with these words, Moroccan authorities describe the agreement concluded with the EU on the trade in agro-food products and fisheries in December 2009. This achievement was possible after 4 years of negotiations. While Europeans, for their part, speak about “a positive compromise”.
Since the beginning, this agreement sparks debate on economic benefits that both parties should be expecting and on clauses related to trade in fruits and vegetables, agro-industrial products and fisheries. Until today, it did not enter into force, waiting for its ratification by European Parliament and European Council of Ministers.
Agreement content
Added to the “advanced status” granted to Morocco by the EU in 2008, the agreement highlights Morocco’s status of privileged commercial EU partner within the framework of the European Neighborhood Policy. Consequently, relations between both parties were reinforced after being governed by the Association Agreement (2000) and the Action Plan (2005). Regarding the opening of markets to farm products, the agreement eliminates 55% of custom fees on Morocco’s exports to the EU, and liberalizes instantly 45% of EU exports to Morocco. It also liberalizes 67% of Moroccan farm products exports over a ten year period, and 98% of agro-food industrial products.
Once the EU-Morocco agreement enters into force, Morocco should realize a tax benefit of about 1.7 billion Moroccan Dirham, and 700 million Dirham thanks to some new privileges granted to Moroccan exports. Moroccan agricultural products will benefit from immediate liberalization, except for 7 products considered delicate by Europeans: tomatoes, strawberries, Clementine, garlic, cucumber, zucchini and sugar: all these products are subjected to an import schedule (except for the sugar, entirely left out from the liberalization process), giving that they compete with European production. The authorized quantity of tomato for export will progressively increase. According to the agreement, other Moroccan farm products will not be subjected to quota restrictions or to a schedule, except for few products such as orange, peach, apricot, grapes and artichoke.
On another hand, the Moroccan market will be gradually opened to European products up to 70% over a ten years period, except for some products that are considered socially and economically delicate by Morocco; this is the reason why they’re left out from the liberalization process and subjected to a particular treatment (19 products, notably cereals, pastas, pasteurized milk and meat). Morocco has granted its European partner limited privileges regarding quantity, in order to reinforce concerned sectors and their competitiveness. The European party, for its part, will benefit thanks to the agreement from a freedom to access Moroccan markets for the agro-industrial products, knowing that a complete liberalization is expected within ten years, except for pastas that will remain subjected to quantity limitations.
Reactions to the agreement
Morocco argues that negotiations which preceded the conclusion of the agreement allowed reinforcing the position of its farm products inside European markets and helped adapting its clauses to “Morocco’s Green Plan” for the development of its agricultural and food production.
This is the reason why the Ministry of Agriculture has described the agreement as “globally balanced and beneficial for Morocco.” For their part, Europeans consider it “a positive compromise” that will help support European exporters, notably exporters of transformed products. The agreement is currently at technical phase, waiting for the political phase during which it should be ratified by European Parliament and European Council of Ministers.
Moroccan exporters have a different opinion. Younes Zrikem is the President of the Moroccan Association of Fruits and Vegetables’ Producers and Exporters (Apefel). According to him, the agreement does not constitute a breakthrough. It should be rather considered disappointing, considering the initial expectations.” Why? “Because it maintained the quota restrictions system for farm products, which, after all, constitute the heart of Morocco’s export potential”. Zrikem says the agreement will not enter into force before the end of next year, “and yet, it is still an unconfirmed deadline”, explaining that Morocco could have negotiated a privileged treatment on the basis of “transitory conventions along with limited time frames but applicable immediately”, notably concerning the main Moroccan exports, such as tomatoes.
More optimistic, President of Morocco’s Farmers Confederation (Comader) Ahmed Ouayach says he is satisfied with the agreement. According to him, Morocco has succeeded in gaining benefits for its farm sector and protecting its farm products and small farmers, paving the way to “Morocco’s Green Plan” for the development of the country’s agricultural and food production.”
It must be noted that negotiators had to deal with serious obstacles during the discussion phase. For example, Europeans, notably French and Spanish negotiators, were reluctant towards Morocco’s farm products saying that they threaten European common markets balance. This controversy hanged over the summit held for the first time in Grenada, bringing together the European Union and a Southern Mediterranean partner who enjoys “advanced status”. During the summit, Morocco expressed its “dissatisfaction with the delay to the entry into force of the agreement” and called for accelerating the ratification process, while thousands of Spanish protesters were marching outside in the streets to denounce the agreement.
Global Arab Network
http://www.english.globalarabnetwork.com/201006156228/Economics/eu-morocco-initial-trade-in-food-products-agreement.html
Gadiri June 20th, 2010, 12:39 AM Ressources halieutiques
Des plans de gestion efficace des stocks s'imposent
Préparation du chemin vers une certification écologique des pêcheries.
Publié le : 17.06.2010 | 17h19
Sur une quarantaine de stocks pour lesquels un diagnostic a pu être établi par l'INRH (Institut national de recherche halieutique), 50% sont jugés dans un état de surexploitation plus ou moins avancée, 40% sont considérés comme étant actuellement pleinement exploités et seulement 10% environ semblent encore peu touchés par la pression de pêche.
Devant un tel tableau, l'INRH ne cesse de tirer la sonnette d'alarme par rapport aux niveaux d'exploitation atteints par certaines ressources depuis une dizaine d'années.
Des pêcheries importantes comme celle poulpière, celle de merlu-crevette, ou même certaines pêcheries basées sur des espèces réputées pléthoriques (petits pélagiques de la zone centre Atlantique), sans oublier les activités d'extraction d'algues, se trouvent de plus en plus menacées et appellent à une mise en place urgente de plans de gestion efficaces. Des mesures techniques de gestion ont été introduites dans certaines pêcheries pour corriger les effets de ces facteurs de surexploitation à travers l'instauration de périodes et de zone fermée à la pêche. C'est notamment le cas dans la pêcherie poulpière.
Suite à son effondrement en 2003, elle a bénéficié, dans le cadre du premier plan d'aménagement mis en place par le MPM, d'une batterie de mesures techniques et d'un suivi renforcé par la recherche scientifique. Il s'agit des mesures de contrôle de la pression de pêche, et ce, par un contingentement des captures (TAC «total autorisé de capture» et quotas), une régulation de l'accès à cette pêcherie (révision à la baisse des capacités de pêche et leur stabilisation) ainsi que le maintien des périodes et zone de fermeture de la pêche. Ces mesures sont conjuguées à un cantonnement des flottes en fonction de leurs caractéristiques techniques et une réglementation des engins de pêche, et application du maillage et des tailles réglementaires. Les pêcheries de petits pélagiques, autres pêcheries importantes, se voient également dotées de plan d'aménagement/développement bénéficiant d'un arsenal de mesures similaires et adaptées aux spécificités de ces ressources.
Pour ces ressources comme pour les précédentes, l'INRH assure un accompagnement étroit de l'aménagement notamment en matière de surveillance des fluctuations d'abondances de ces ressources très variables et fortement influencées par l'instabilité environnementale. S'agissant de la pêcherie de merlu-crevette appelant également un plan de gestion urgent du fait la surexploitation, une réflexion sur un système de gestion par quotas est entamée entre le Département des pêches et l'INRH. D'ailleurs, pour cette ressource, celui-ci recommande l'anticipation de l'application de certaines mesures techniques déjà en vigueur dans les autres pêcheries. Les mesures techniques appliquées jusqu'alors, visant pour la plupart une protection des phases sensibles des espèces (maillage, zones et périodes fermées à la pêche, cantonnement des flottes,…) se trouvent ainsi renforcées dans le cadre d'un dispositif plus intégré mettant en place des plans de gestion par un système de quotas, spécifiques à chaque pêcherie.
La réduction des capacités de pêche pléthoriques par le biais d'une restructuration de la flotte, l'éradication des captures informelles par l'instauration d'un système de traçabilité, sont autant d'autres mesures mises en œuvre dans le cadre du Plan Halieutis et qui s'inscrivent dans la droite ligne des recommandations de la recherche. Ces mesures qui viennent renforcer le dispositif de gestion préparent le chemin vers une certification écologique des pêcheries.
Les causes de la surexploitation
Les observations réalisées par l'INRH à travers l'analyse des indicateurs biologiques et de l'exploitation comme à travers une cartographie des ressources, montrent que l'état de surexploitation dans plusieurs pêcheries importantes est principalement inhérent à plusieurs facteurs. Il s'agit, dans un premier temps, de l'accumulation des capacités de capture dans certaines pêcheries, rendant l'effort de pêche déployé sur les stocks cibles de ces pêcheries supérieur à l'effort optimal que peut supporter la ressource. L'ensemble des pêcheries exploitant des ressources présentent un intérêt commercial.
Le deuxième facteur de surpêche réside dans le régime d'exploitation en vigueur dans certaines pêcheries et qui trouve son origine dans l'utilisation des filets de pêche peu sélectifs à maillage étroit, conjugué à un effort généralement excessif au niveau des strates côtières ou se concentrent les juvéniles des espèces. Selon l'INRH, cette surexploitation touchant les individus n'ayant pas encore atteint une taille commerciale réglementaire, empêche une fraction du stock de se reproduire et donc se répercute à terme sur la capacité de renouvellement de ces ressources.
Repères
Ressources
- Plus de 600 espèces halieutiques sont recensées le long des côtes marocaines.
- Les ressources présentant plus de 90% du potentiel halieutique marocain sont identifiées par les travaux de l'INRH, comme étant structurées en une cinquantaine d'unités de stocks mono ou pluri-spécifiques répartis sur différentes zones de la plateforme continentale.
Par Nadia Benyouref | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=135008
Slaoui June 21st, 2010, 01:02 PM Citruma, le producteur des jus "Marrakech", se lance dans les boissons gazeuses
http://www.lavieeco.com/economie/16929-citruma-le-producteur-des-jus-marrakech-se-lance-dans-les-boissons-gazeuses.html/affiche_image?article=16929
Orange, tropical, citron et cola sont les quatre parfums proposés.
Les prix sont 20 à 25% moins élevés que ceux de la concurrence.
Pour le moment, les produits ne sont disponibles que chez les détaillants.
Fabriquant des jus Marrakech depuis 2007 après la reprise de l'unité de Kénitra,à la suite de l'éclatement de Frumat, Citruma, filiale du groupe Delassus, se diversifie dans les boissons gazeuses sous la marque Cool, la même que celles choisies pour ses boissons à base de jus de fruits lancées il y a un an. Disponibles en quatre parfums (orange, tropical, citron et cola), les nouveaux sodas sont vendus à 5,50 DH la bouteille en PET d'un litre et 3,50 DH le demi-litre, soit 20 à 25% moins cher que la concurrence, selon Citruma. Pour l'heure, le conditionnement en canette n'est pas encore programmé étant donné que l'entreprise a opté pour une entrée progressive sur ce segment de marché. C'est pour cette même raison qu'elle distribue exclusivement ses nouveaux produits dans le circuit des détaillants où est réalisé l'essentiel des ventes des boissons gazeuses au Maroc. Le produit ne sera disponible dans la grande distribution que dans quelques mois.
Cette diversification est, selon les dirigeants, naturelle dans la mesure où Citruma compte capitaliser sur son expérience dans le domaine des jus. De plus, ajoutent-ils, «nous avons un avantage dans la mesure où nous maîtrisons l'approvisionnement en concentré de jus de fruits pour cette nouvelle activité». Par contre, ces responsables ne divulguent ni le montant de l'investissement ni la capacité de production. Ils se contentent de dire que leur ambition n'est pas de viser la première place, mais de pouvoir se positionner en tant qu'opérateur national sur le marché des boissons gazeuses estimé à 650 millions de litres par an.
S'il est encore trop tôt pour avancer des estimations de ventes, la société prévoit une importante demande dans la mesure où la commercialisation de sa boisson gazeuse coïncide avec la haute saison (juin-août) au cours de laquelle les limonadiers réalisent en général 60% de leur chiffre d'affaires annuel. Sans compter que Ramadan, autre période faste pour le secteur qui coïncide cette année avec la période estivale, devrait pousser davantage les ventes.
Un projet d'agrégation de 50 producteurs d'agrumes du Gharb est en gestation
Dans le secteur des boissons gazeuses, oligopolistique et dominé par des multinationales bien installées, le segment des jus devrait rester encore la principale activité pour Citruma. Ce dernier en produit 2 millions de litres par mois et dispose d'une gamme de 11 références (pur jus, nectar et boissons à base de jus) sachant que deux nouveaux produits seront mis sur le marché dès la semaine prochaine. Il revendique, avec la marque Marrakech, la place de leader du créneau du pur jus. Cela dit avec les boissons et nectar, la concurrence, là aussi, ne manque pas. Les rivaux de Citruma sont Moroccan Food Processing (Boustane, Forty et Agadir), Copag ( Nectary et Mon Jus) et Coca Cola Corp (Miami). En plus du marché local, Citruma exporte, depuis le deuxième semestre 2009, vers une douzaine de pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord.
Les dirigeants notent que l'exportation et la diversification des produits ne se font pas sans difficulté. Le plus gros obstacle, et il s'agit d'un problème récurrent, est l'insuffisance de l'approvisionnement. Ce fut le cas cette année encore en raison des inondations qui ont eu lieu dans le Gharb. La baisse de la production qui en est résultée a fait monter le prix de l'orange. «Il varie aujourd'hui de 2 à 2,50 DH le kilo sur pied alors qu'auparavant il se situait autour de 1,40 dirham», explique-t-on à Citruma qui n'a écrasé que le tiers du volume habituellement traité sur une année. Pour remédier à ce problème structurel et maîtriser la qualité de ses matières premières, l'entreprise envisage de développer ses propres vergers. De ce fait, elle est candidate à une concession dans le cadre de la troisième tranche des terres de Sodea/Sogeta (21 000 ha font l'objet d'un appel à manifestation d'intérêt) et négocie avec le ministère de l'agriculture un projet d'agrégation d'une cinquantaine de producteurs d'agrumes dans le Gharb dans le cadre du Plan Maroc vert. Ce projet, qui sera lancé dans les prochaines semaines, sera étendu à d'autres régions productrices d'agrumes et concernera un plus grand nombre d'agriculteurs.
LVE
Gadiri June 21st, 2010, 06:57 PM Ouverture des travaux de la Commission baleinière à Agadir
lundi 21 jui, 09 h 20
AGADIR (AFP) - La Commission baleinière internationale (CBI), seul organe de gestion des populations de grands cétacés, a ouvert lundi ses travaux au Maroc avec l'espoir de parvenir à une forme d'accord d'ici vendredi entre pro et anti-chasse.
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Cette 62ème session de la CBI doit examiner un "plan de paix" lui permettant de sortir de "25 ans de confrontation" entre ses 88 membres, selon les termes d'un responsable japonais, depuis l'entrée en vigueur du moratoire sur la chasse en 1986.
Le vice-président de la CBI Anthony Liverpool s'est dit confiant lundi à Agadir, en ouverture des travaux, sur la capacité des Etats présents "à trouver une forme d'accord".
"Cette organisation ne fonctionne pas depuis 25 ans, il faut la mettre en état de marche", a déclaré à l'AFP Hideki Moronuki, délégué de l'Agence des pêches japonaise à Agadir.
"Nous sommes prêts au compromis, nous en avons déjà fait. La seule chose que nous ne pouvons pas accepter est la pression pour éliminer la chasse à la baleine", a-t-il néanmoins prévenu.
La proposition d'accord prévoit de réduire le nombre des prises sur les dix prochaines années mais revient à autoriser de fait la pêche commerciale, sans préciser ce qu'il adviendra au terme de cette période intérimaire de dix ans.
Aujourd'hui, la Norvège et l'Islande, qui ont dénoncé le moratoire pour pratiquer la chasse commerciale, s'accordent unilatéralement leurs quotas annuels de baleines et l'Islande souhaite pouvoir en exporter la viande.
Le Japon, de son côté, utilise une disposition de la CBI pour pratiquer la chasse sous couvert de recherches scientifiques et pêche à lui seul près des deux tiers des quelques 1.500 prises déclarées annuellement.
Bien que jugé "ambigu" par de nombreux observateurs, ce texte offre toutefois une possibilité de sortie pour une institution en état de crise permanent entre ses 88 membres.
Dès la fin de la brève cérémonie d'ouverture, la Commission a décidé de conduire ses travaux à huis-clos, fermant ses portes non seulement à la presse mais aussi aux ONG qui ont le statut d'observateurs.
Selon un diplomate européen, il s'agit de permettre à chaque grand groupe géographique (UE, Afrique, Amérique Latine...) de s'entretenir avec chacun des pays chasseurs: Islande et Norvège lundi et Japon mardi dans le cas de l'Europe. "C'est peut-être la condition de négociations sereines", sourit cette source.
"Qu'ont-ils donc à cacher?", s'est en revanche demandé Rémi Parmentier, porte-parole du Pew Environment Group, qui juge ce comportement "totalement anachronique".
"Cela va encourager la théorie de la conspiration" et les soupçons qui pèsent sur la probité de la commission.
D'autant qu'en l'absence du président chilien souffrant, dont le pays appartient au clan des "anti-chasse", c'est M. Liverpool, le vice-président, qui dirige les travaux: originaire d'Antigua et Barbuda, une île des Caraïbes qui vote traditionnellement avec le Japon, M.Liverpool a vu sa réputation entachée par des révélations du Sunday Times, dimanche, assurant que sa note d'hôtel à Agadir était réglée par un homme d'affaires japonais.
Créée en 1946 pour ménager l'avenir de la chasse à la baleine, alors que les stocks surexploités commençaient à donner de graves signes d'effondrement, la CBI est divisée à parts quasiment égales au sein de ses 88 membres entre pro et anti-chasse.
http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100621/monde/maroc_environnement_p__che_baleines_cbi_3
Gadiri June 21st, 2010, 07:02 PM _R5JH_rL10M
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[Prinny Man] June 23rd, 2010, 04:23 PM Agroalimentaire: 23 entreprises au Fancy Food Show
Le Maroc sera représenté au Summer Fancy Food Show, qui se tient à New-York du 27 au 29 juin, par une délégation conduite par Maroc Export. 23 entreprises marocaines, issues des filières de l’agroalimentaire et de la pêche, feront le déplacement. Cette année, les entreprises marocaines seront deux fois plus nombreuses qu’en 2009. L’ensemble de la filière des produits de la mer sera représenté avec près de 10 entreprises proposant tous types de poissons et coquillages à l’export. Féculents, sauces, huile d’olive, condiments, mais également fruits et légumes seront très largement présents. Les fleurons de la filière marocaine des produits du terroir (citrons confits, huile d’argan, sellou, miel…) seront également aux premières loges.
leco
[Prinny Man] June 24th, 2010, 12:37 AM Le Maroc table sur une forte production céréalière cette année (think-tank)
Le gouvernement et les opérateurs marocains tablent sur une forte production céréalière cette année en raison d'une pluviométrie abondante, indique le think-tank britannique, The Economist Intelligence Unit (EIU).
La récolte de cette année enregistrera une hausse de l'ordre de 27 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années, indique l'EIU dans son rapport du mois de juin sur le Maroc, soulignant que les importantes récoltes enregistrées les deux dernières années ont entrainé une baisse de 33 pc des importations du blé entre juin 2009 et mars 2010.
Le rapport note, par ailleurs, que le taux de remplissage des barrages, qui jouent un rôle important pour l'irrigation, a atteint vers le mois de mai plus de 90 pc contre 84 pc une année auparavant.
Le rapport rappelle, par ailleurs, les efforts consentis durant les deux dernières années par le Maroc pour le développement des secteurs de l'agriculture et de la pêche dans le cadre du programme Maroc Vert et du plan Halieutis.
Ce dernier, doté d'un budget de 9 milliards de dirhams, vise à renforcer la valeur-ajoutée du secteur de la pêche et augmenter les revenus des exportations, au moment où Maroc Vert demeure un plan ambitieux d'une valeur de 20 milliards de dollars qui cherche à diversifier le secteur en se concentrant sur des produits plus lucratifs comme les olives et les fruits.
MAP
[Prinny Man] June 24th, 2010, 04:09 PM Gharb/Agrumes : Le plan régional compromis?
· Les producteurs tirent la sonnette d’alarme
· Ils pointent les incohérences de la gestion de l’eau
Le Gharb va-t-il renouer avec sa réputation de berceau de l’agrumiculture nationale? A en juger par les objectifs du Plan agricole régional (PAR), la filière est promise à un essor certain. De par aussi l’importance des projets ciblés par l’agri-partenariat et l’arrivée dans la région de nouveaux acteurs rompus aux divers métiers de la filière, notamment la production, le conditionnement et l’exportation. Seulement, cette même élite d’opérateurs appelle déjà à repenser «la stratégie arrêtée pour le secteur agrumicole dans la région». La raison, l’existence de nombreuses contraintes qui risquent de compromettre à terme les objectifs du contrat-programme liant les professionnels à l’Etat. Le constat a été dressé mardi dernier à Kénitra lors d’une journée d’étude organisée par la Chambre régionale de l’agriculture en collaboration avec l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc. Le bilan révèle, ainsi, les cohérences qui existent entre le discours et la situation vécue réellement par le secteur.
D’emblée, le discours véhiculé insiste sur les atouts indéniables que recèle la région en termes de qualité des sols et surtout de l’importance des ressources hydriques. Seulement, les plantations agrumicoles existantes en manquent cruellement. C’est le cas des zones de Sidi Slimane et Sidi Kacem qui concentrent actuellement l’essentiel du verger régional et que le PAR vise à rajeunir. La première zone est irriguée à partir du barrage El Kansara dont l’envasement a atteint une cote critique. Du coup, un déficit hydrique chronique est enregistré annuellement. Alors que la zone de Sidi Kacem profite peu des équipements liés au même barrage. Résultat, cette zone ne reçoit pratiquement pas d’eau. Selon les professionnels, la solution réside dans le transfert, par canalisations, des eaux des autres secteurs excédentaires moyennant bien évidemment les équipements nécessaires pour permettre l’installation de l’irrigation localisée. Actuellement, c’est le système gravitaire qui prédomine. Avec à la clé des coûts exorbitants en termes d’énergie et d’énormes gaspillages de la ressource.
Or, en attendant la réalisation des infrastructures nécessaires dont les délais peuvent s’avérer assez longs, il s’agit de parer au plus urgent. «A commencer par la sauvegarde de l’existant et le lancement des opérations de renouvellement des plantations», souligne un producteur. Car, faut-il le signaler, le tiers de ces plantations est âgé de plus de 35 ans. Dans les deux cas de figure, le manque d’eau est un handicap majeur à l’investissement. Une situation jugée paradoxale par les professionnels dans la mesure où la région du Gharb est dotée d’un potentiel hydrique important et compte parmi les périmètres les plus arrosés au Maroc. Pour preuve, la région a subi d’énormes dégâts pour la 2e année consécutive, à cause justement de l’abondance des pluies. «Pourquoi alors ne pas autoriser le creusement de forages?», s’interroge un producteur. Apparement, rien n’y s’oppose. Mais la démarche auprès de l’Agence du bassin hydraulique du Sebou est assimilée au parcours du combattant. «D’abord, il faut une demande de forage appuyée par un dossier volumineux. On peut obtenir l’autorisation mais au bout de 2 ans au moins», soutiennent des agriculteurs. Ensuite, il faut demander une autorisation d’exploitation du puits dont la suite n’est pas nécessairement favorable. Comment peut-on justifier cette procédure si complexe et bien lourde à la fois? «L’Agence n’est-elle pas au fait de la nouvelle stratégie agrumicole, consignée de surcroît dans un contrat-programme passé avec le gouvernement, s’indigne un producteur de Sidi Slimane. Si bien que cette stratégie a écarté de facto les opérations d’extension des plantations dans les périmètres jugés déficitaires en ressources hydriques. Mieux encore, on prévoit même une réduction des superficies dédiées aux agrumes dans la région du Souss où le stress hydrique a atteint une cote alarmante. Quant au Gharb, il s’adjuge la part du lion dans la nouvelle stratégie agrumicole nationale. Sur les 50.000 ha de nouvelles plantations, la région en concentre 17.730 dont près de 10.000 ha au titre d’extension des superficies. Mais là aussi il va falloir résorber le décalage qui existe entre les superficies dominées par le barrage Al Wahda et celles effectivement équipées.
Le projet arrêté par l’Office de mise en valeur agricole cible une superficie de 87.500 ha selon trois tranches. Mais pour le moment, l’ensemble du projet est encore au stade des études dont une partie sera bouclée d’ici la fin de l’année. Ainsi, le contrat-programme risque d’enregistrer du retard dans la région où la filière dispose d’atouts avérés mais jusque-là, annihilés de sérieuses contraintes. Notamment, le vieillissement des arbres, le déficit d’encadrement et l’inadaptation du profil variétal aux exigences des marchés extérieurs. Pour inverser la donne, il est prévu de rajeunir et de porter la superficie des plantations à 39.500 ha à l’horizon 2013 contre 16.200 actuellement. Ceci, avec de nouvelles variétés adaptées aux conditions du commerce international. De sorte qu’à l’horizon 2020, il est prévu d’atteindre une production de près de 1,4 million de tonnes. Ce qui permettrait de dégager une part exportable estimée à 900.000 tonnes contre 33.000 actuellement. Avec à la clé une valeur ajoutée d’environ 6,5 milliards de DH. Objectifs, réalisables, estime la profession. Mais encore faut-il, outre le problème de l’eau, s’atteler à d’autres facteurs qui risquent de compromettre l’avenir de la filière dans sa globalité. Et, le spectre de la Tristéza, véritable «sida» des agrumes vient en tête. Or, le matériel végétal utilisé pour le rajeunissement et l’extension est issu à raison de 90% du porte-greffe hautement sensible à la maladie, le bigaradier en l’occurrence. Plus grave encore, de nouvelles variétés issues d’un autre porte-greffe, (macrophila) aussi sensible à la maladie sont mises en vente sur le marché national.
A.G.
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Grave menace
Comme nous l’annoncions dans une précédente édition, le «sida» des agrumes est bien présent au Maroc( cf. www.leconomiste.com). Le foyer a été identifié et confirmé dans la région de Larache. Environ 120 ha ont été infestés par la maladie virale dénommée Tristéza . Ce qui aggrave la menace, c’est la présence aux portes du Maroc du vecteur de transmission de la maladie. Il s’agit du puceron «Toxopera citricdae» et qui a été détecté au Portugal (Iles Madères) et au nord d’Espagne. La profession a saisi la tutelle pour éradiquer le foyer.
leco
[Prinny Man] June 24th, 2010, 04:11 PM Agriculture : Enfin la R&D mise en avant
· 6 agropôles en projet dont 2 opérationnels en 2010
· Plus de 6,3 milliards de DH pour les complexes de Meknès et Berkane
http://www.leconomiste.com/upload/article/12_101323.jpg
LONGTEMPS marginalisée et dépourvue de moyens humains et financiers, la R&D tient désormais une place de choix dans la nouvelle stratégie agricole. Pas moins de 6 projets d’agropôles dédiés à la valorisation des produits agricoles seront réalisés dans le cadre du Plan Maroc vert.
L’objectif est l’offre mais aussi l’amélioration de la compétitivité qualitative des filières ciblées. Deux de ces agropôles, l’un à Meknès, l’autre à Berkane, seront opérationnels en 2010. «Du moins en ce qui concerne les premières phases de leur réalisation, et la préparation du lancement des quatre autres est en cours», assure-t-on auprès de l’Agence de développement agricole.
Situé à 12 km de la ville de Berkane, l’agrôpole sera implanté sur une superficie de 100 ha avec une réserve foncière en vue d’une éventuelle extension. Proximité des marchés européens et du Maghreb, importance et diversité du potentiel agricole régional, tels sont les principaux atouts qui militent pour la réalisation de ce complexe. Le coût global est estimé à plus de 1,3 milliard de DH.
Axé sur la valorisation des produits agricoles de la région de l’Oriental, ce projet structurant comporte un parc agro-industriel, un pôle logistique et un espace dédié aux services. Il s’agit en effet de favoriser le développement quantitatif et qualitatif des productions mais aussi d’en assurer la transformation et la commercialisation. Et la chaîne des valeurs concerne toutes les filières: agrumiculture, oléiculture, maraîchage, céréales et élevage.
Les travaux d’aménagement du site doivent démarrer dans les jours qui viennent pour un montant de plus de 190 millions de DH. Côté recherche/développement, le département de l’Agriculture y a retenu une superficie d’environ 7 ha pour héberger les pôles des compétences, les travaux d’expérimentation et de recherche scientifique.
«Pour ce volet, les consultations sont en cours d’élaboration», indique Abderrahman Naili, directeur régional de l’Agence de développement agricole. L’enceinte dédiée à ce pôle abritera aussi 4 laboratoires qui seront respectivement gérés par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations, l’Office national de sécurité sanitaire et alimentaire, l’Institut national de recherche agronomique et le Service vétérinaire. Mais de manière générale, le projet s’insère, à l’instar des autres agropôles, dans le cadre du partenariat public/privé puisque la convention le concernant associe divers partenaires comme l’Intérieur, les Finances, l’Agriculture, l’Equipement et le Commerce et l’Industrie ainsi que l’Agence de développement de l’Oriental et les collectivités régionales.
Le pôle agro-industriel de Meknès est, quant à lui, d’envergure plus importante que celui de l’Oriental. Situé à 30 minutes de l’aéroport de Fès-Saïs, à proximité des organismes de recherche, de développement et de la formation, il sera aussi connecté au réseau autoroutier et ferroviaire pour être relié directement au port Tanger-Med.
La superficie totale retenue pour l’installation de ce complexe est de 630 ha. La première tranche dont les travaux ont démarré en janvier 2009 couvre une surface de 133 ha répartie entre les activités industrielles (81 ha) et la logistique (52 ha). Le montant global de l’investissement final est de 5 milliards de DH.
A eux seuls, les travaux d’aménagement qui seront réalisés par MedZ, nécessiteront une enveloppe de 500 millions de DH. A noter aussi que c’est la même filiale de CDG-Développement qui est chargée de l’aménagement du site au niveau de l’agropôle de Berkane.
Les infrastructures de développement et de valorisation des productions requièrent un financement de 2,5 milliards de DH alors que le coût des équipements est estimé à 2 milliards. L’objectif est de présenter une offre complète pour les entreprises agricoles, agro-industrielles et de services. Il s’agit en effet d’impliquer tous les acteurs des filières concernées. In fine, le projet permettra la création de 11.000 emplois. La mise en service de la première tranche était prévue pour mars 2010.
A. G.
leco
[Prinny Man] June 24th, 2010, 04:13 PM Huile d’olive : A la conquête de nouveaux marchés
· Principales cibles: l’Inde, la Chine et la Russie
· Le Maroc table sur une consommation de 90.000 tonnes
L’huile d’olive de la région d’Essaouira est réputée pour sa qualité! C’est sans doute l’une des raisons pour laquelle le Conseil oléicole international (COI), dont le Maroc assure la présidence jusqu’en novembre prochain, a décidé d’y tenir sa 15e session extraordinaire. Depuis mardi, et jusqu’à vendredi, une cinquantaine de représentants des pays membres débattent de problématiques liées au secteur dans la cité des Alizés. Au programme: la formulation de propositions par les représentants de la profession et la présentation du plan triennal du COI pour la période 2011-2013. Sans oublier que le Maroc profitera de l’occasion pour présenter son plan «Maroc Vert». Au cœur du plan d’action présenté, la conquête de nouveaux marchés. Des actions de promotion vont être entreprises dans plusieurs pays importateurs émergents, dont les trois principales cibles sont l’Inde, la Chine et la Russie. Une première série d’actions a été menée en 2008 et en 2009 vers l’Inde pour un montant de 1,5 million d’euros (soit environ 16,5 millions de DH). «Cette année, nous venons d’entamer une action du même type en Chine pour booster la consommation. A l’heure actuelle, le ministère de l’Agriculture chinois table sur 25.000 tonnes d’huile d’olive», indique Mohammed Ouhmad Sbitri, directeur exécutif du COI. Une étude a également été menée concernant le marché russe, qui définit les principaux axes de travail. Quant aux marchés canadien et américain, ils ne sont pas en reste. Une autre étude vient d’être lancée à leur enseigne.
Les principales cibles du COI sont les pays importateurs, mais il s’agit aussi de booster la consommation dans les pays producteurs où elle reste parfois faible. Le Maroc, par exemple, table sur 90.000 tonnes, ce qui représenterait une augmentation de 29%, mais qui resterait bien en deçà de la consommation française qui a été de 130.000 tonnes en 2009. Les autres volets sur lesquels prévoit de travailler le COI sont la régulation du secteur, la formation et la recherche. Concernant la formation, outre l’organisation de séminaires, des bourses d’études sont accordées à des étudiants pour les former spécifiquement dans le secteur oléicole. A noter que le CIO est composé de 42 pays membres. Son budget total est d’environ 9 millions d’euros. La contribution de l’Union européenne à ce budget est la plus importante.
Marie-Noëlle RASSON
leco
[Prinny Man] June 28th, 2010, 04:12 PM Agrumes
Trois nouvelles variétés de mandarines créées
· Elles seront mises à la disposition des producteurs d’ici un an
· Attention aux circuits clandestins de distribution
Bonne nouvelle pour les agrumiculteurs. L’Institut national de recherche agronomique vient d’annoncer la création de trois nouvelles variétés hybrides de mandarinier. Il s’agit des variétés Al Mahdia, Al Gharbaouia et Maâmora. La première a été protégée en 2009 et les deux autres en 2010. «Le programme de croisement a porté sur une centaine de variétés dont 5 ont été finalement sélectionnées lors de la première phase», indique Hamid Benyahia, chercheur au Centre régional d’Al Menzah, à Kénitra.
Il reste maintenant l’étape d’assainissement par rapport aux principales maladies connues avant la diffusion des greffons, pour multiplication, auprès des pépiniéristes agréés. Etape, qui doit nécessairement passer par l’Office national de sécurité sanitaire et alimentaire à qui revient la tâche de certifier le matériel végétal «sain et indemne des maladies à virus». Autrement dit, il faudrait attendre au moins une année pour que les plants des nouvelles variétés soient disponibles sur le marché. C’est que dans ce domaine la recherche variétale nécessite des délais assez longs. Pour ce programme, « il a fallu 17 ans pour la sélection des portes-greffes et pas moins de 12 années pour le choix variétal», précise Benyahia. En effet, l’amélioration génétique des agrumes est complexe à cause de nombreuses contraintes biologiques, notamment la longueur de la phase juvénile et l’absence de critères de sélection précoce des caractères agronomiques. Mais, de manière générale, le procédé se base, soit sur la sélection clonale à partir des mutations spontanées identifiées en verger, soit sur des génotypes obtenus par hybridation ou par recours aux biotechnologies. C’est la première technique qui a prévalu entre 1963 et 1990. Celle-ci a abouti à l’amélioration de la clémentine au niveau de l’étalement de la précocité, du profil du calibrage et de la coloration des fruits. La même technique a aussi permis de mettre au point de nouvelles variétés de petits fruits et d’oranges qui distinguent l’origine Maroc des autres pays exportateurs d’agrumes. Nour, Nadorcott ou encore la Maroc Late sont, en effet, issues de la sélection clonale.
Aujourd’hui, le défi tient à la qualité des fruits mais surtout à la tolérance aux principales maladies. D’où le recours à l’hybridation. Et la recherche a concerné principalement le porte-greffe Citrange Troyer dont la tolérance à la Tristéza a été mise en évidence au niveau mondial.
Selon les chercheurs du Centre régional de l’Inra, les résultats obtenus pour les 3 variétés de mandarines répondent parfaitement aux critères d’ordre qualitatif et commercial. Ceci à divers niveaux de la productivité, de la présentation et de la qualité organoleptique des fruits. Le seul paramètre qui reste encore à maîtriser tient à l’aspermie qui signifie l’absence des pépins dans le fruit. Pour Benyahia, le nombre relevé est de moins de 3 pépins par fruit. «Seuil, certes, toléré par certains marchés mais décrié par d’autres», objectent les producteurs qui recommandent le recours à la technique d’irradiation.
Quoi qu’il en soit, les nouvelles variétés viennent à point nommé dans la mesure où le plan de développement agrumicole prévoit de porter la production des petits fruits à plus de 1,3 million de tonnes à l’horizon 2020 contre moins de 500.000 actuellement. D’autant plus que les tendances du marché restent favorables aux petits agrumes qui doivent constituer les 2 tiers de nos exportations. Globalement, les besoins pour le renouvellement et l’extension du verger national sont estimés à 1 million de plants par an et sur une période de 10 ans. C’est dire l’importance du marché qui se profile. C’est pourquoi la profession appelle à la vigilance et recommande aux agriculteurs de s’approvisionner auprès des pépiniéristes agrées. Le marché étant juteux, le circuit compte un nombre pléthorique de clandestins. Et nombreux sont les producteurs qui ont eu la mauvaise surprise de cueillir des oranges alors qu’ils croyaient avoir planté des clémentiniers.
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Acquis
L’Inra a aussi à son actif d’autres acquis technologiques spécialement dédiés aux agrumes. Pour ne se limiter qu’aux plus importants, il y a lieu de citer, l’amélioration de la qualité et de la production du clémentinier par la fertilisation foliaire. Cette technique a permis l’augmentation de 27% du calibre exportable et de 20% du rendement. La détermination des besoins en eau d’irrigation a permis quant à elle une économie de 60% de la ressource tout en améliorant la productivité de 22% dans la région du Gharb. L’Inra a par ailleurs mis au point des méthodes de lutte, pratiques et respectueuses de l’environnement, contre les principaux ravageurs des agrumes. Fort malheureusement, la diffusion de ces acquis auprès des producteurs fait cruellement défaut. A charge pour la vulgarisation d’assurer le travail.
A. G.
leco
kaizzer June 28th, 2010, 06:23 PM Le groupe des Brasseries du Maroc lance « Ain Ifrane »
le groupe des Brasseries du Maroc s’apprête à lancer une nouvelle eau de source via sa nouvelle filiale la Société Euro-Africaine des Eaux (E.A.E) qui s’occupe de l’exploitation de la source d’eau de Ben Smim. Baptisée « Ain Ifrane », cette nouvelle eau, jugée légère et naturelle, provient de la source originelle de Bensmim située au cœur des montagnes à quelques kilomètres d’Ifrane. "L’eau naturellement pure, légère et équilibrée en oligo-éléments est acheminée jusqu’à l’usine d’embouteillage qui est dotée de moyens techniques de dernière génération afin d’assurer une parfaite maîtrise de la qualité" lit-on dans un communiqué. Celui-ci rajoute que cette nouvelle eau de source à commercialiser à partir du 1er juillet 2010 possède des caractéristiques minérales propres qui font d’elle "une eau saine, à consommer sans modération, recommandée pour les nourrissons et femmes enceintes". Ain Ifrane sera commercialisée sur tout le territoire marocain sous format 1,5 litres pour un prix spécial de lancement de 4,50 dhs. A noter que le groupe des Brasseries du Maroc dispose d'importante expérience dans le marché des eaux en bouteilles et a lancé et commercialisé plusieurs marques sur ce marché.
kaizzer June 28th, 2010, 06:23 PM CMA CGM propose une nouvelle ligne maritime aux exportateurs de fruits et légumes marocains
Les exportateurs de fruits et légumes marocains qui expédient leurs cargaisons vers le Sud-Est de la France par la route vont bientôt disposer d'une alternative maritime, a annoncé econostrum.info. Selon ce portail d'actualités économiques dans la Méditerranée, à partir de novembre 2010, CMA CGM, le 3e armateur mondial de transport maritime en conteneurs, lance un service direct hebdomadaire au départ de Casablanca et Agadir et à destination de Port-Vendres et Marseille. Le directeur des lignes Nord Afrique chez CMA CGM, Philippe Borel, cité par la même source, a indiqué que ce service acceptera à la fois des conteneurs reefers de 40 pieds et de 45 pieds reefer high cube permettant de stocker 33 palettes, soit la capacité d’un camion reefer. Jusque-là, les tomates, agrumes et autres poivrons étaient acheminés par camion via l’Espagne. « Désormais, CMA CGM propose une prestation complète depuis les fermes marocaines jusqu’aux Marchés d’Intérêts Nationaux des Arnavaux (près de Marseille, ndlr), de Nice et d’Avignon », a-t-il ajouté. Sur le site officiel du groupe, l'annonce n'a pas encore été faite. En octobre 2007, le transporteur maritime avait également annoncé la mise en service de 2 départs supplémentaires par semaine depuis le Maroc vers l’Europe, offrant 3 liaisons hebdomadaires au départ d’Agadir à ses clients marocains exportateurs d’agrumes et de primeurs. Pour cette année, le navire concerné appareillera d’Agadir le dimanche à 3 heures du matin pour toucher le terminal à conteneurs de Mourepiane, à Marseille, le jeudi à 6 heures afin que sa cargaison soit dès le vendredi dans les entrepôts des grossistes et sur les étals le jour suivant, a expliqué econostrum.info en précisant toutefois que le bateau n’a pas encore été désigné. D'après celui-ci toujours, cette nouvelle ligne bénéficie du soutien financier de Bruxelles. Elle devrait drainer un trafic de 40.000 tonnes pour cette première campagne qui prendrait fin en juin 2011. L'armement marocain IMTC bénéficie également des subventions européennes sur le service entre Agadir et Port-Vendres, à en croire l'annonceur. La décision a probablement été prise pour satisfaire le besoin des exportateurs marocains de primeurs qui sont à la recherche d’une alternative au transport routier pour leurs expéditions vers la France et l’Europe en général. En augmentant la fréquence et la couverture de ses services, CMA CGM vise à renforcer son image de marque et démontrer sa capacité à adapter son offre aux besoins de ses clients pour qui actuellement il expédie quelque 400 conteneurs reefer par semaine depuis le Maroc. Il est prévu que ce nouveau service offre des capacités de transport conteneurisé sous température contrôlée en alternative au transport routier, avec des transit times favorables aux attentes de la clientèle.
[Prinny Man] June 29th, 2010, 04:07 PM Agroalimentaire
Cartier Saada veut doubler sa production
· Extension de l’unité de Marrakech
· Probable nouvelle levée de fonds en Bourse
DES projets ambitieux. Le producteur de conserves d’olives de Marrakech, Cartier Saada, vise en effet à doubler ses capacités de production. Ce sera au centre de son business en cours de préparation pour les 5 années à venir. Pour ce faire, le producteur envisage évidemment une extension de son unité sise à Sidi Ghanem, et probablement une nouvelle levée de fonds en Bourse. Parmi ses projets futurs également, le développement de sa filiale dans la distribution, Zoubairi, qui maintient sa croissance.
Le secteur de l’agroalimentaire bénéficiant de deux plans nationaux de développement (le plan oléicole inscrit dans le cadre de Maroc Vert et celui de Maroc Export plus), est appelé à améliorer sa productivité, notamment à l’export. Ce sont autant d’atouts qui, aux yeux d’une entreprise comme Cartier Saada, lui permettent d’envisager un avenir «serein».
Le producteur veut d’ailleurs investir en amont de la filière pour sécuriser l’approvisionnement. Agrégateur dans le cadre du plan Maroc Vert, il vient de faire son premier pas dans ce métier avec le projet Agriolive en partenariat avec plusieurs producteurs pour exploiter des fermes dans la région de Kelaât Sraghna.
Depuis son introduction en Bourse en 2006, Cartier Saada a franchi de grandes étapes. En termes de croissance d’abord. En Bourse, au marché de croissance dédié aux petites entreprises où elle a été introduite, elle a pris du galon. L’entreprise a été transférée en 2007 au marché développement.
En soufflant ses 4 ans depuis son introduction en Bourse, la PME marrakchie a présenté, lors d’une conférence tenue à Marrakech, ses réalisations. Celles-ci ont dépassé les prévisions financières avec un résultat d’exploitation qui avoisine, à fin 2009, les 9 millions de DH. Soit 6% de plus que ce qui était prévu. Cartier Saada a pu aussi atténuer l’effet indu par les baisses des prix qui ont marqué la filière oléicole durant la dernière campagne en augmentant les capacités de stockage et en effectuant une plus grande diversification commerciale à l’international. Ainsi, son CA n’accuse qu’un léger repli (6% avec 72, 2 millions de DH). CA attendu à la hausse, d’après le management de Cartier Saada. «La bonne campagne agricole prévue, combinée à l’augmentation de la consommation de l’olive à l’échelle mondiale, devrait permettre à Cartier Saada de renouer avec la croissance». La société table même sur un taux de croissance à deux chiffres pour son volume d’activité.
Pour rappel, ce fut pour lever les fonds pour un projet d’extension de l’usine de transformation que la PME avait décidé d’investir la Bourse en 2006. L’approvisionnement étant saisonnier, le management voulait mettre fin à ce goulet d’étranglement qui bloque le développement de l’activité sur l’ensemble de l’année.
Quatre ans après son introduction en Bourse qui lui a permis de lever 22 millions de DH, en mettant sur le marché 30% de son capital, tous les investissements ont été menés.
L’usine de Sidi Ghanem, sise au quartier industriel de Marrakech, abrite aujourd’hui 270 fermentateurs. Les fonds levés ont permis aussi à l’industriel de financer le besoin en fonds de roulement et de développer la distribution.
Pour la petite histoire, Cartier Saada est née d’une fusion en 1965 de deux industries (Cartier et Saada). Le résultat donnera une entreprise spécialisée dans les conserves d’olives, d’abricots et pulpes d’agrumes. Aujourd’hui, c’est un des industriels les plus importants dans l’agroalimentaire avec une usine de transformation d’une superficie de 25.000 m2. L’unité produit près de 6.000 tonnes de conserves d’olives par an et 2.000 tonnes d’abricots. Par marché, l’essentiel de ses débouchés provient des marchés européens. À l’export, le producteur écoule 66% de ses produits en France, 10% en Belgique, 5% en Angleterre. Le management envisage une plus grande diversification en faveur du marché américain ou russe qui importent respectivement 115.000 et 90.000 tonnes par an d’olives. Le directeur général de l’entreprise croit à juste titre en l’avenir de l’olive marocaine.
Leco
Superanouar June 30th, 2010, 11:56 AM La balance alimentaire marocaine a enregistré un solde déficitaire de 769 MDH à fin avril
http://www.maroceco.ma/web/images/stories/importations.jpg
A fin avril, la balance alimentaire marocaine a enregistré un solde déficitaire de 769 millions de dirhams contre un déficit de 319 sur la même période de 2009. Les ventes marocaines des produits alimentaires ont en effet reculé de 7%, à 8 milliards de dirhams, en raison entre autres de la diminution des exportations de tomates fraîches (-22%), d’agrumes (-3%) et de crustacés, mollusques et coquillages (-10%). C'est ce que vient d'indiquer la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) en analysant les dernières tendances du marché mondial des produis de base et leurs répercussions sur la balance commerciale marocaine.
En revanche, les ventes des phosphates et dérivés se sont élevées à 8,7 milliards de dirhams à fin avril 2010, en augmentation de 61% par rapport à 2009 et de 41% par rapport à 2007. Les phosphates donc continuent de tirer la balance commerciale d'une situation où elle risque de s'aggraver.
Selon l'analyse du DEPF, cette évolution des exportations des phosphates et dérivés s'explique par une forte augmentation des quantités exportées puisque leur part dans les exportations totales de marchandises a atteint environ 22% au lieu de 15% en 2009. Les exportations de l'acide phosphorique, de leur côté, se sont améliorées de 79% à 3,8 milliards de dirhams sur la même période, suite à l'accroissement du volume exporté de 116% alors que le cours moyen de la tonne a diminué de 17%. Même tendance des exportations des engrais naturels et chimiques, elles ont augmenté en effet de 156% à 2,7 milliard de dirhams, suite à une hausse du volume exporté de 167%. Les exportations de phosphate brut, elles, ont baissé de 2%, en raison du recul de moitié du prix moyen de la tonne, alors que le volume exporté a plus que doublé.
Côté importations, les entrées énergétiques ont augmenté de 52%, en glissement annuel, suite à la hausse des cours mondiaux. Elles se sont établies à 21,2 milliards de dirhams, représentant 23% des importations totales de marchandises contre 17% en 2009. C'est ce que vient d'indiquer la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) en analysant les dernières tendances du marché mondial des produis de base et leurs répercussions sur la balance commerciale marocaine. La DPEF a expliqué que la facture pétrolière a plus que doublé durant cette période pour atteindre 8,2 milliards de dirhams, suite à l'augmentation de 22% du volume importé et de 71% du cours moyen de la tonne importée (à 4.676 dirhams). De même, indique la même source, les importations en gasoil et fuel ont accru de 26% et se sont fixées à 4,9 milliards de dirhams, sous l'effet d'une hausse du cours moyen de 29%.
En ce qui concerne la facture alimentaire, elle a reculé de 2% à 8,8 milliards de dirhams sur la même période, à cause notamment d'une baisse des importations de blé et de sucre. De ce fait, les achats de sucre ont baissé de 39% sous l’effet d’une baisse du volume importé de 43% et d’une hausse du prix moyen de la tonne de 7%. De même, les importations de blé ont baissé d’un tiers, suite à une diminution du prix moyen de 23% et du volume importé de 13%. En revanche, constate le département du ministère de l'Economie et des finances, les achats de maïs ont augmenté de 34%, suite à une hausse simultanée du volume importé de 21% et du prix moyen de 11%. S'agissant des entrées au pays de produits laitiers et d’huiles végétales brutes se sont accrues de 28% et 5% respectivement.
Moncef Ben Hayoun
Mardi, 29 Juin 2010 21:15
Maroceco.ma (http://www.maroceco.ma/web/ÉCONOMIE/ENVIRONNEMENT-DES-AFFAIRES/la-balance-alimentaire-marocaine-a-enregistre-un-solde-deficitaire-de-769-mdh-a-fin-avril.html)
Slaoui July 1st, 2010, 04:15 PM Agroalimentaire
Le Maroc teste ses saveurs à New York
De notre envoyée spéciale, Aziza EL AFFAS
· Opération de charme dans les grandes surfaces en octobre
· Objectif: faire connaître ses produits au consommateur américain
Joli coup pour Maroc Export. Son DG, Saad Benabdallah, vient de conclure un partenariat avec le géant américain de la distribution «A&P» en marge du salon de l’agroalimentaire «Fancy food show», qui s’est tenu du 27 au 29 juin à New York.
«Discover the Rich Taste of Morocco», découvrez le goût riche du Maroc, c’est le slogan de cette campagne de promotion qui se déroulera du 8 au 22 octobre prochain dans les principaux magasins du groupe à New York dans un premier temps, puis au New Jersey (2011) et Connecticut (2012).
Une quarantaine de produits (fruits et légumes, olives, huiles d’olive et d’argan, épices, plats pré-cuisinés …), exportés par une vingtaine d’entreprises marocaines, seront ainsi exposés, pour la première fois, sur les rayons des grandes surfaces A&P. En tout, le groupe a passé une commande d’une valeur d’environ 250.000 dollars pour les deux semaines de la campagne.
«Nous voulons créer des tendances. C’est pourquoi nous sommes heureux de ce partenariat qui nous permet de faire découvrir des produits exotiques au consommateur américain», indique Michael Corsello, représentant l’enseigne A&P.
En fait, il s’agit d’une phase expérimentale avant l’introduction définitive des produits marocains sur les étals des 450 magasins du groupe dans les Etats de New York, New Jersey et Connecticut.
Ce partenariat traduit la présence de plus en plus marquée du Royaume au pays de l’oncle Sam. En effet, pour sa 12e participation consécutive au «Fancy food show», 22 entreprises (2 fois plus qu’en 2009) ont exposé leurs produits sur une superficie de 280 m2. Des filières de la mer (une dizaine d’entreprises), aux féculents, sauces, huiles d’olive, condiments, fruits et légumes, en passant par les produits du terroir (citrons confits, huile d’argan, amlou, sellou, miel…), les produits typiquement marocains ont été à l’honneur. D’ailleurs, les stands des exposants ne désemplissaient pas. Attirés par les dégustations sur place (couscous, tagines, sauces pré-cuisinées, thé à la menthe, huile d’argan …), les visiteurs (des professionnels essentiellement) étaient nombreux à vouloir tester de nouvelles saveurs.
A signaler que la participation marocaine, dont le budget s’élève à 5 millions de DH, prend de l’ampleur d’année en année. La preuve: Maroc Export a d’ores et déjà confirmé sa participation au prochain «Fancy food show», qui aura lieu du 10 au 14 juillet 2011, à Washington, sur une superficie de 400 m2 (contre 100 m2 en 2008).
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Fancy food show en chiffres
Le Summer Fancy food show réunit deux fois par an détaillants spécialisés dans les produits haut de gamme, boutiques d’épicerie fine, grossistes, centrales d’achat, restaurateurs et importateurs pour y découvrir les nouveautés en matière de produits gourmets et du terroir. Avec 180.000 produits exposés en 2009, l’événement a accueilli 2.400 exposants de 81 pays et 26.000 visiteurs, dont près de 24.000 acheteurs sur près de 27.000m2.
Le Summer Fancy food show est organisé par l’association américaine à but non lucratif Nasft (Association nationale pour le commerce des aliments de spécialité). Avec pour objectif de favoriser le développement de l’industrie alimentaire haut de gamme et issue du terroir, Nasft rassemble plus de 2.900 entrepreneurs du monde entier (distributeurs, restaurateurs, traiteurs, producteurs).
l'eco
Slaoui July 1st, 2010, 04:16 PM Coup de promo pour l’huile d’olive
· Trois conventions pour profiter des expériences étrangères
· Formation, promotion, échanges… au cœur des accords
“RENAISSANCE d’un terroir et d’une tradition oléicole ancestrale” a été le thème de la 2e édition de la «Fête de l’olivier» qui s’est tenue dernièrement à Meknès. Organisée par l’«Union pour le développement de l’olivier de Meknès» (Udom), l’Agropole olivier, en collaboration avec plusieurs partenaires marocains et étrangers, la manifestation a connu un franc succès. En témoignent les représentants de la presse spécialisée internationale qui ont mis en exergue le niveau d’organisation et la qualité des huiles produites à Meknès. Ceci, devant des experts venus d’Espagne, de France, Portugal, Grèce, Italie, Syrie, Tunisie et des Etats-Unis d’Amérique. Les organisateurs ont d’ailleurs profité de cette présence internationale pour inaugurer officiellement l’unité de trituration pilote de l’agropole.
Pour Brahim Zniber, président de l’Udom, cette fête est une stratégie initiée et développée à Meknès afin de promouvoir le produit huile d’olive et inciter les opérateurs marocains à produire une huile d’olive de qualité conditionnée et c’est l’une des missions principales de l’Union. Même son de cloche auprès de Noureddine Ouazzani, responsable du comité d’organisation.
Selon lui, cet événement a été l’occasion de faire connaître l’histoire de l’olivier, sensibiliser à ses qualités nutritives, protéger le consommateur, et encourager le tourisme régional à travers l’olivier et ses produits. Cette manifestation a visé également le développement d’un partenariat fructueux avec les pays méditerranéens.
De fait, trois conventions de partenariat international ont été signées au cours de cette édition. L’objectif étant d’appuyer la filière oléicole de Meknès. La première convention lie la capitale ismaïlienne à Jaen (Espagne) pour une durée de 5 années. Durant cette période, les signataires vont promouvoir la formation et le transfert de technologie dans le domaine de l’oléiculture au profit des opérateurs de la filière et des agriculteurs.
Le développement d’une stratégie de marketing et de promotion des produits agricoles, en particulier l’huile d’olive, de la région de Meknès sur les marchés marocain et international n’est pas en reste. La convention vise également un modèle de gestion intégrée des ressources en eau et agriculture raisonnée, l’énergie, l’environnement, la valorisation de la biomasse, le développement du tourisme rural et l’oléa-tourisme. Grâce à cette convention, l’Espagne sera le pays à l’honneur de la 3e édition de la Fête de l’olivier à Meknès et la députation de Jaen appuiera l’organisation de cette édition.
La deuxième convention fera profiter Meknès de l’expérience de Kalamata (Grèce). Elle a été signée entre la fondation culturelle “Routes de l’olivier”, l’Agropole olivier Meknès et l’association Udom. Parmi les priorités de cet accord figure l’appui aux activités réalisées par l’agropole et l’association Udom qui répondent aux objectifs de la fondation et ses stratégies de promotion de l’olivier, notamment l’appui à l’organisation des «Journées méditerranéennes de l’Olivier à Meknès» et la «Fête de l’olivier à Meknès».
D’une durée de trois ans, la troisième convention lie Meknès à Imperia (Italie). Elle a été avalisée par les responsables de l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès/Agropole olivier Meknès, l’Association des dégustateurs de l’huile d’olive d’Italie, et l’association Udom. Ces partenaires veulent faire de la formation et la mise en place d’un jury de dégustation de l’huile d’olive selon les normes internationales au niveau de l’ENA leur cheval de bataille.
l'eco
Gadiri July 17th, 2010, 07:35 PM Maroc-UE : Quel avenir pour l’accord de pêche ?
15.07.2010
Argent et Sahara, voilà les deux principaux enjeux que soulève l'accord de pêche entre l'Union européenne (UE) et le Maroc. Aujourd'hui, l'UE compte lancer une étude pour avoir les résultats des réalisations de l’actuel accord, annoncait-on jeudi à Bruxelles. Ce bilan aurait des influences sur les négociations entre Bruxelles et Rabat pour le renouvellement de l’accord. A voir si le dossier du Sahara fera partie des éléments pris en compte.
Le dossier est sensible, car outre le volet purement économique, il implique directement l'Union Européenne au sujet épineux du Sahara. L'accord de pêche actuel englobe déjà les zones côtières du Sahara. Il est pourtant négocié avec le gouvernement marocain. L'UE ne reconnait pas officiellement le territoire du Sahara comme appartenant au Maroc, mais cet accord de pêche constitue une reconnaissance implicite de la marocanité du Sahara de la part de l'Union Européenne. C'est aussi pour cela que la procédure de négociation d'un nouvel accord importe autant au diffférents partis.
Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères, dont le pays a précédé la Belgique à la présidence de l’UE, avait déclaré en février dernier, que l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE serait débattu en Commission de pêche du parlement européen (PE).
Ce jeudi, l’actuel président du Conseil des ministres des pêches de l'UE, le Belge Kris Peeters, était devant la Commission de pêche du PE, pour exposer les priorités de la présidence belge dans le domaine de la Politique commune de la pêche.
L’occasion a été saisie pour parler de l’accord de pêche de juillet 2005 entre Marocains et Européens. Ledit accord d’une durée de 4 ans, expire le 27 février 2011. Il doit être évalué, comme tous les accords de pêche de l’UE avec des pays tiers, avant d'être renouvelé, d’après des explications du ministre-président du gouvernement flamand. Rappelons que face à des revendications de certains eurodéputés – portant notamment sur la résiliation de la convention – la Commission européenne (CE) a une nouvelle fois, demandé au Maroc de lui fournir un rapport sur les retombées de l’accord de pêche sur les populations sahraouies.
La question de l’avenir de cette convention de pêche avec le Maroc a été soulevée par un parlementaire socialiste espagnol, Antolín Sánchez Presedo. Car en fin juin, Carmen Fraga, la présidente de la Commission Pêche au PE, a évoqué des problèmes pour le renouvellement de l’accord de pêche, parce qu’il prend fin en 2011 et qu’il n’y a aucun effort en cours pour le renégocier. La semaine dernière, d’après des informations de l’agence EFE, la commissaire européenne à la pêche, María Damanaki, ainsi qu'un groupe d’eurodéputés, ont aussi évoqué des difficultés pour parvenir à la signature d’un nouvel accord. Motif, l’expiration de février 2011 pourrait conduire au retrait de la flotte espagnole des eaux marocaines.
Or, cette flotte ibérique représente 101 des 119 bateaux de 11 pays, habilités à pêcher au Maroc, selon les termes de l’accord. Inutile de rappeler que l’accord en question a été trouvé à l’issue de longues et difficiles négociations en juillet 2005. Les navires européens avaient repris leurs captures dans les eaux marocaines en 2007, après 8 ans d’absence.
Kris Peeters espère que la Commission européenne (CE) examinera les résultats de l’étude et présentera des propositions convenables pour le renouvèlement de l’accord. Pour le ministre flamand de l’Economie, de la Politique extérieure, de l'Agriculture et de la Ruralité, la convention avec le Royaume du Maroc est « le plus important politiquement en matière de pêche ». Cette convention prévoirait un quota annuel de 60 000 tonnes d’espèces pélagiques de petite taille. En échange, l’UE payera 36,1 millions par an au Maroc, dont 13,5 millions affectés au soutien de la politique nationale de pêche sectorielle.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/details/2809/maroc-ue-quel-avenir-pour-l-accord.html
boulie July 18th, 2010, 04:11 AM Combien de tonnes les pêcheurs marocains pêchent ils chaque année ?
Slaoui July 23rd, 2010, 06:01 PM La SURAC vise une production de cannes à sucre de 1,3 million de tonnes en 2014 dans le Gharb
Kénitra- 23/07/10- La Sucrerie Raffinerie de Cannes (SURAC) vise une production de cannes à sucre de 1.300.000 tonnes d'ici 2014 dans la région du Gharb Chrarda-Beni-Hssen, a indiqué, jeudi, son directeur général M. Hassan Mounir.
La SURAC a mis en place un plan d'action qui a permis la réalisation , en 2009, de 3.600 ha de plantations de cannes à sucre et prévoit une superficie de plantation de 5000 ha en 2010, a déclaré M. Mounir au cours d'une rencontre avec la presse en marge d'une journée-bilan de la campagne agricole qui vient de prendre fin, organisée à Kénitra avec la participation du personnel de ses deux usines à Mechraa Belksiri et de Ksibia et les producteurs de cannes à sucre.
L'objectif global, a-t-il ajouté, est d'arriver à une production de cannes à sucre de 1.300.000 tonnes en 2014. Des mesures d'accompagnement seront prises en matière de mécanisation et de micro-irrigation pour atteindre une production de 100 tonnes minimum à l'hectare et un revenu moyen de 30.000 dh à l'hectare.
La SURAC a traité 650.000 tonnes de cannes à sucre et produit 66.000 tonnes de sucre blanc au cours de cette campagne, un résultat moyen pour une saison normale, mais vu le démarrage tardif de la campagne et les inondations que la région du Gharb a connues cette année, c'est un bilan intéressant, a estimé M. Hassan Mounir.
Il est prévu également une augmentation du traitement de la canne pour atteindre 12.000 tonnes par jour au lieu de 6000 tonnes actuellement.
L'augmentation de la production se fera en deux phases, a précisé M. Mounir, 8000 tonnes /j en 2011 (3.500 t dans l'usine de Belksiri et 4500 dans celle de Ksibiya), et 12.000 tonnes/j en 2012 (6000 t dans chacune des deux usines).
Ces deux sites a-t-il dit, ont été certifiés SMIQSE (Système Management Intégré Qualité, Sécurité, Environnement).
Pour accompagner cet élan, a-t-il dit, un programme de formation au profit des techniciens et des agriculteurs a été mis en place et des investissements de l'ordre de 500.000 dh ont été faits pour améliorer l'environnement du travail (restauration, espaces verts, sécurité) du personnel et stimuler la production.
En outre, a-t-il ajouté, en mai dernier, une nouvelle unité, "Â COSUMAGRI" a été créée pour la gestion des terres agricoles et la production de boutures certifiées qui seront mises à la disposition des agriculteurs pour renforcer le programme de développement de la production.
Concernant les mesures prises pour aider les agriculteur affectés par les inondations dans le Gharb et le Loukkos, M. Mounir a indiqué que toute une dynamique d'une valeur de 41 millions de dh, dont 14 millions fournis par l'Etat, été mise en place pour soutenir ces agriculteurs et particulièrement les betteraviers.
La stratégie future, a-t-il dit, prévoit d'établir une cartographie des zones situées hors de la menace des inondations pour investir dans la plantation de la betterave à sucre.
map
[Prinny Man] July 24th, 2010, 02:40 AM Primeurs: Plus de 662.000 tonnes exportées
Au 10 juillet, les exportations de primeurs ont porté sur 662.240 tonnes au lieu de 776.880 tonnes à la même date de 2009, soit un recul de 15%. Cette baisse s’explique, pour l’essentiel, par celle des sorties des tomates, suite aux dégâts des intempéries enregistrés dans la région du Souss. Les exportations de ces fruits se sont établies à 317.425 tonnes en régression de 24% par rapport au niveau réalisé au 10 juillet 2009. Les ventes des légumes et fruits divers quant à elles se sont repliées respectivement de 6 et 13%.
leco
Gadiri July 26th, 2010, 05:18 AM Ain Ifrane
Brasseries du Maroc diversifie son activité
Publié le : 25.07.2010 | 09h47
A l'occasion d'une conférence de presse organisée le jeudi 22 juillet 2010 à Ifrane, le groupe Brasseries du Maroc a annoncé officiellement l'arrivée d'une nouvelle eau de source sur le marché national.
Après presque dix ans de tractations, La société Brasserie du Maroc (BM), propriété du groupe international CASTEL, a enfin lancé sa nouvelle eau de source baptisée Ain Ifrane. Cette opération est survenue suite à l'acquisition par le groupe de la société Euro-africaine des eaux (EAE) qui s'occupe de l'exploitation de la source de Ben Smim. Située à 8 kilomètres d'Ifrane et au cœur des montagnes du Moyen Atlas en plein causse karstique, la source présente des caractéristiques minérales riches en oligo-éléments surtout en Calcium et Magnésium dont les bienfaits sanitaires ne sont plus à prouver. Sans traitements chimiques préliminaires, l'eau sera acheminée directement à l'usine mitoyenne afin d'être mise en bouteille avec un débit de prélèvement autorisé de 3 litres par seconde sachant que le débit naturel de la source est de 60 à 80 litres par seconde selon les responsables du groupe. Ain Ifrane ,déjà sur les étalages des échoppes et des grandes surfaces (depuis le 1er juillet 2010) est commercialisée sur tout le territoire national et conditionnée dans des bouteilles de 1,5 L et des packs de 6. Le prix unitaire est de 4,5 dirhams mais ce n'est qu'un prix spécial de lancement qui sera sûrement revu à la hausse.
Le budget global du projet s'est élevé à une centaine de millions de dirhams dont une partie a été dédiée aux retards causés par les «protestations» des villageois locaux. D'autre part, rappelons que la société BM a réalisé durant l'exercice 2009 un chiffre d'affaire (CA) de 2 125 millions de dirhams (tous produits confondus) dont l'évolution s'est limitée à 1,6%. Quant au volet de l'exploitation, la marge opérationnelle s'est élargie de 1,3 point à
24 %. A l'inverse, le résultat net part de la filiale du groupe CASTEL a reculé de 5,1 % atteignant « à peine» 313 millions de dirhams.
La marge nette passe, ainsi, de 15,8 % à 14,7 %. Côté dividende, lors de l'assemblée générale du 14 juin dernier, le conseil d'administration a aligné la distribution d'un dividende unitaire de 117 dirhams soit un taux inhabituel (pay-out) de 98 %.
Quant aux perspectives, les dirigeants de la société s'accordent à dire qu'elles seront plutôt défavorables eu égard à la croissance de la taxe intérieure sur la consommation-TIC- sur l'alcool d'une part, et de l'autre à l'avènement des mois sacrés de Ramadan et de Chaâbane durant la saison estivale. Rappelons enfin que la société BM compte à son actif 3 brasseries et sept unités d'embouteillage, le tout pour une production moyenne annuelle de 4 millions d'hectolitres nécessitant la possession de l'un des plus grands réseaux de distribution du pays avec plusieurs centres de distribution et un parc de véhicules impressionnant.
L'état du marché national de l'eau
D'après les spécialistes, La consommation des eaux en bouteilles au Maroc demeure faible. En effet, un Marocain boit en moyenne 11 litres d'eau en bouteille par an, ce qui est faible en comparaison avec les pays européens qui consomment parfois jusqu'à 189 litres par an et par habitant comme le cas de l'Italie. Même au sein de la Mare Nostrum, le Royaume fait office de mauvais élève, preuve en est, la consommation tunisienne avec ses 22 litres par an et par habitant (ce qui représente le double de la consommation marocaine). Cependant, une chose est sûre, le marché est voué à croitre, plusieurs facteurs et indicateurs le montrent.
D'abord, la croissance économique du pays qui stimule le pouvoir d'achat et favorise l'accroissement d'une classe moyenne. L'autre indicateur est l'augmentation des établissements qui utilisent ce produit (Hôtels, cafés, restaurants, salles de sports, spas…) et les besoins qui en découlent.
Enfin on assiste durant cette dernière décennie à un changement des habitudes de consommation des Marocains de plus en plus soucieux envers une alimentation saine et équilibrée.
Repères
Composition de l'eau Ain Ifrane (en mg/L)
Calcium : 67,73
Magnésium : 40,61
Nitrates : 5,18
Sodium : 3
Potassium : 1
Chlorures : 10,65
Sulfates : 5,13
Bicarbonate : 402,60
Par Soufiane Chakkouche (Ifrane) | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=137034
[Prinny Man] July 26th, 2010, 03:50 PM 108 millions de DH pour l’amandier et le palmier dattier
l’Agence du partenariat pour le progrès (APP) vient de signer 3 contrats pour un montant global de 108 millions de DH (12,5 millions de dollars) dans le cadre de l’exécution du projet Arboriculture fruitière.
Le premier contrat (69,7 millions de DH) a été conclu avec le Groupement de cabinets conseils AFC Consultants International GmbH, Agriconsulting, Euroconsultant. Il porte sur la formation et l’assistance techniques des bénéficiaires et opérateurs de la filière du palmier dattier. Les deux autres contrats portent sur la plantation de 2.100 ha d’amandiers dans les provinces de Taza et Al Hoceima d’un montant de 38 millions de DH.
leco
[Prinny Man] July 26th, 2010, 03:50 PM 108 millions de DH pour l’amandier et le palmier dattier
l’Agence du partenariat pour le progrès (APP) vient de signer 3 contrats pour un montant global de 108 millions de DH (12,5 millions de dollars) dans le cadre de l’exécution du projet Arboriculture fruitière.
Le premier contrat (69,7 millions de DH) a été conclu avec le Groupement de cabinets conseils AFC Consultants International GmbH, Agriconsulting, Euroconsultant. Il porte sur la formation et l’assistance techniques des bénéficiaires et opérateurs de la filière du palmier dattier. Les deux autres contrats portent sur la plantation de 2.100 ha d’amandiers dans les provinces de Taza et Al Hoceima d’un montant de 38 millions de DH.
leco
[Prinny Man] July 26th, 2010, 04:25 PM Primeurs/Exportations
Les intempéries ont ralenti la campagne
· 662.000 tonnes expédiées contre plus de 776.000 à la même période en 2009
· Arrêt des expéditions de tomates depuis avril dernier
· Ce fruit sera disponible et à bon marché durant le Ramadan
http://www.leconomiste.com/upload/article/12_101916.jpg
La campagne d’exportation des primeurs touche à sa fin. Selon l’interprofession, il resterait quelques lots de fruits et légumes divers à expédier.
Pour le moment, les sorties enregistrées au 10 juillet ont totalisé 662.232 tonnes contre 776.820 tonnes à la même date de l’année dernière, soit un repli de 15%.
Recul qu’expliquent les professionnels par l’impact des intempéries. En effet, tous les produits s’inscrivent en baisse plus ou moins prononcée. Avec en tête, les expéditions des tomates dont le recul se chiffre à 24%. En tout, 317.425 tonnes ont été commercialisées à l’extérieur au lieu de 417.720 tonnes. D’ailleurs, l’arrêt des exportations de ce fruit remonte à fin avril bien que la cueillette de nouvelles productions a démarré dès la 2e quinzaine du mois de mai. Ce qui est une aubaine pour le marché intérieur. En effet, près d’un millier d’hectares de tomates a été planté dans la région du Souss vers fin mars. La récolte, exclusivement orientée vers la consommation locale, devrait se poursuivre jusqu’à fin août/début septembre. Autrement dit, «l’approvisionnement du marché durant le mois du Ramadan sera suffisant et à des prix compétitifs», assure la profession.
S’agissant des légumes, les exportations ont porté sur 233.535 tonnes, en baisse également de 6% d’une période à une autre.
A noter que ce groupe se distingue par une grande diversité de produits. On en dénombre une cinquantaine. Mais les produits phares demeurent, par ordre de quantité, le haricot vert, la courgette, le poivron, le concombre, le maïs doux et le piment fort. Toutefois, au sein même d’un produit, une segmentation a été également opérée. A cet égard, le cas de l’haricot vert est édifiant. Sur les 113.890 tonnes exportées, l’haricot plat, dit «helda», y contribue pour 70% environ. Ce légume est quasi-exclusivement destiné au marché espagnol. D’ailleurs, il est produit par des opérateurs ibériques installés dans la région du Souss ou liés par des partenariats avec des producteurs locaux. La courgette (36.800 tonnes), le poivron (46.000) et le piment fort (11.730) constituent l’essentiel du reste de l’offre marocaine de légumes.
S’agissant de la famille des fruits, la tendance à la progression a été lente, mais non moins soutenue. Au point que les exportations ont pratiquement doublé en cinq années passant de 45.000 tonnes en 2004/2005 à 88.422 au 10 juillet. Mais les sorties des produits de cette famille se poursuivent surtout avec les raisins, melons et pastèques.
Pour ce qui est des pommes de terre, les expéditions ont marqué une belle performance cette année, passant de 9.000 tonnes à près de 23.000 tonnes d’une période à l’autre. A signaler enfin que les produits marocains bénéficient d’un intérêt grandissant de la part de centrales d’achat. «Les grandes surfaces cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement et la préférence va vers le Maroc», confie un professionnel. Surtout pour les produits qui requièrent une main-d’œuvre abondante. Seulement, elles exigent la qualité et la garantie des livraisons dans les délais requis.
A. G.
leco
[Prinny Man] July 26th, 2010, 04:37 PM MedZ crée une filiale dédiée à l’agro-industrie
· Elle se chargera de la gestion et de la promotion de l’Agropolis de Meknès
· Un chiffre d’affaires prévisionnel de 446 millions de DH en 2017
http://www.leconomiste.com/upload/article/7_101911.jpg
Medz filiale de CDG développement vient d’être autorisée à créer une nouvelle filiale. Dénommée Agropolis SA, la nouvelle société dont le capital social initial est de 300.000 DH a pour mission, la gestion, la promotion et la commercialisation de l’Agropolis de Meknès. Selon le plan prévisionnel de l’entreprise, son chiffre d’affaires sur la période 2009-2017 devrait atteindre plus de 446 millions de DH. Le résultat net positif devrait pour sa part être réalisé à partir de l’année prochaine. Il sera autour de 17 millions de DH et passerait en 2014 à 29 millions de DH. Le taux de rentabilité est évalué à 11,05%. Agropolis veut améliorer la compétitivité du secteur de l’agro-industrie notamment dans la région de Meknès-Tafilalet. Un secteur qui devrait être boosté par le plan Maroc vert auquel il faut également associer le plan Emergence. A rappeler que les ministères des Finances, de l’Agriculture, du Commerce et de l’industrie et la wilaya de Meknès –Tafilalet, ont signé une convention le 26 avril 2008 qui consiste à créer un pôle de compétitivité pour l’industrie agroalimentaire dans la région. Pour les modalités et conditions de réalisation de ce projet une autre convention a été validée par les mêmes parties en avril dernier. Le projet devra être réalisé pour un montant d’investissement de près de 559 millions de DH. Il s’étalera sur une superficie de 466 hectares. La première tranche (130 hectares appartenant au domaine privé de l’Etat) comprendra une zone logistique, une autre pour les grandes industries agroalimentaires et un parc agroindustriel.
La commercialisation du parc agro-industriel a déjà été lancée par MedZ en avril dernier lors du salon international de l’Agriculture de Meknès (Siam). A noter que la région de Meknès Tafilalet souffre d’une industrie peu développée et essentiellement concentrée à Meknès (73%). Sa participation à la production nationale est très faible. La région ne contribue que de 2,38% de la valeur ajoutée. L’agro-industrie représente 54% de la valeur ajoutée créée par le secteur industriel dans la région. La superficie agricole utile est évaluée à 760.000 ha. La fertilité des sols et le climat favorisent la pratique de cultures diversifiées (légumineuses, fruits et légumes, céréales...). Quant à l’élevage, le cheptel de la région représente 12,6% des ovins, 11,7% des caprins et 7,11% des bovins du total national.
J. B.
leco
[Prinny Man] July 28th, 2010, 05:09 PM Agroalimentaire: Une feuille de route pour le secteur
· Une stratégie triennale 2010-2013
· Fiscalité, réglementation, accès aux intrants, sous-facturation… les axes majeurs
LES professionnels de l’agroalimentaire se dotent d’une feuille de route. La Fédération nationale de l’industrie agroalimentaire (Fenagri) vient de finaliser la stratégie qu’elle envisage de mettre en œuvre au cours des trois prochaines années. «En mai, la Fédération a présenté les résultats d’une étude sectorielle, financée par l’UE et le programme PAAP. Et c’est sur la base de cette étude que nous avons élaboré un plan d’action à l’horizon 2013», explique Amine Berrada Sounni, président de la fédération.
La nouvelle stratégie part du constat que l’industrie agroalimentaire reste très faible par rapport à son potentiel et que sa valeur ajoutée industrielle est en dessous de son niveau normal. Selon l’étude sectorielle, commanditée par la Fenagri, l’industrialisation agroalimentaire est plombée par de nombreux dysfonctionnements. Des dysfonctionnements auxquels la feuille de route du secteur compte justement s’attaquer au cours des trois prochaines années. Et parmi eux, et non des moindres, la fiscalité. Le secteur contribue aux recettes fiscales à hauteur de 3,9 milliards de DH par an. Un apport réparti entre plus de 30% de TVA et 30% d’IS. Ce qui, selon l’étude sectorielle, se traduit par une charge fiscale supportée par le secteur de 7,4% de son chiffre d’affaires. «Le benchmark des autres pays du pourtour méditerranéen révèle que le Maroc est le dernier de la classe en termes d’attractivité fiscale relative au secteur», est-il indiqué.
De plus, si le taux de TVA appliqué par les pays de la région est en moyenne de 8% (5,5% en France), au Maroc, il est de 20% dans la majorité des cas. Pis encore, le différentiel de TVA entre l’amont et l’aval est de 20%! Une réalité spécifique au Maroc du fait que le secteur agricole est exonéré d’impôt jusqu’en 2013. Conséquence: dès qu’il s’agit de transformation, les produits agricoles se voient appliquer une TVA de 20%. Ce qui encourage le commerce de vrac: jusqu’à 90% pour certains produits. Ainsi, par exemple, le consommateur préférera toujours acheter des oranges en vrac plutôt que le jus, car elles sont nettement moins chères. Ce qui est pénalisant pour les professionnels du secteur. «Parmi les propositions que nous envisageons de faire dans le cadre du projet de loi de Finances 2011, l’application d’un taux réduit de TVA, et dans un premier temps le premier taux inférieur», déclare le patron de la Fenagri.
Après la réduction de l’IS et de l’IR, la réforme de la TVA est à l’ordre du jour, mais la tutelle acceptera-t-elle d’appliquer à l’industrie agroalimentaire un taux de TVA de 14 ou 10% pour la prochaine loi de Finances?
Autre obstacle empêchant le développement du secteur inscrit dans la feuille de route de la Fenagri, l’accès aux intrants à des prix équivalents aux cours mondiaux. «Les professionnels ont des difficultés pour s’approvisionner en intrants à cause de la politique de protection des produits agricoles», souligne Berrada. En effet, les agriculteurs préfèrent orienter leur production vers le marché de bouche, plus rémunérateur et moins exigeant que les industriels. Ce qui prive les opérateurs des intrants, en quantité, qualité et prix attractifs. Cela les oblige aussi à acquérir leurs matières premières avec un surcoût qui peut atteindre dans certains cas 70%. Ceux qui se tournent vers l’étranger se verront appliquer des droits de douane allant de 10 à 120%.
Le développement de l’industrie agroalimentaire est également freiné par son cadre réglementaire. «L’obtention du statut avancé contraint le Maroc à harmoniser sa réglementation avec celle en vigueur en Europe», ajoute Berrada.
Par ailleurs, la Fenagri est partie prenante dans la mise en œuvre de la loi sur la sécurité alimentaire, qui entrera en vigueur en mars 2011 et dans l’élaboration de ses textes d’application. «La Fenagri est partenaire de l’Office national de la sécurité alimentaire», précise le patron de la fédération.
«La Fenagri n’a pas l’intention de se substituer aux associations qui la composent. C’est pourquoi notre feuille de route se focalise sur les mesures transversales, concernant les produits alimentaires de première et deuxième transformation», explique le président. Reste à faire adopter le contenu de la feuille de route lors d’une assemblée générale extraordinaire, prévue en septembre prochain. Une réunion qui sera également dédiée à l’amendement des statuts de la fédération.
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Haro sur l’informel!
AUTRE axe de la feuille de route de la Fenagri, la mise en œuvre d’un plan de lutte contre l’informel, la contrebande, la sous-facturation et la sous-déclaration. «Un travail a déjà été fait au niveau des filières biscuiterie, confiserie et chocolaterie», rappelle Berrada. Les services de la douane ont d’ailleurs eu la main lourde ces derniers mois. Ce qui s’est traduit par une augmentation de 25% de ses recettes au cours des trois premiers mois de l’année.
De plus, une commission interministérielle planchera sur les mesures à mettre en œuvre pour limiter ces phénomènes au niveau d’autres secteurs. Par ailleurs, il faut souligner que les industriels de l’agroalimentaire ont remis leur copie dans le cadre de la refonte du système douanier.
Hassan EL ARIF
leco
[Prinny Man] July 28th, 2010, 05:10 PM Agroalimentaire: Une feuille de route pour le secteur
· Une stratégie triennale 2010-2013
· Fiscalité, réglementation, accès aux intrants, sous-facturation… les axes majeurs
LES professionnels de l’agroalimentaire se dotent d’une feuille de route. La Fédération nationale de l’industrie agroalimentaire (Fenagri) vient de finaliser la stratégie qu’elle envisage de mettre en œuvre au cours des trois prochaines années. «En mai, la Fédération a présenté les résultats d’une étude sectorielle, financée par l’UE et le programme PAAP. Et c’est sur la base de cette étude que nous avons élaboré un plan d’action à l’horizon 2013», explique Amine Berrada Sounni, président de la fédération.
La nouvelle stratégie part du constat que l’industrie agroalimentaire reste très faible par rapport à son potentiel et que sa valeur ajoutée industrielle est en dessous de son niveau normal. Selon l’étude sectorielle, commanditée par la Fenagri, l’industrialisation agroalimentaire est plombée par de nombreux dysfonctionnements. Des dysfonctionnements auxquels la feuille de route du secteur compte justement s’attaquer au cours des trois prochaines années. Et parmi eux, et non des moindres, la fiscalité. Le secteur contribue aux recettes fiscales à hauteur de 3,9 milliards de DH par an. Un apport réparti entre plus de 30% de TVA et 30% d’IS. Ce qui, selon l’étude sectorielle, se traduit par une charge fiscale supportée par le secteur de 7,4% de son chiffre d’affaires. «Le benchmark des autres pays du pourtour méditerranéen révèle que le Maroc est le dernier de la classe en termes d’attractivité fiscale relative au secteur», est-il indiqué.
De plus, si le taux de TVA appliqué par les pays de la région est en moyenne de 8% (5,5% en France), au Maroc, il est de 20% dans la majorité des cas. Pis encore, le différentiel de TVA entre l’amont et l’aval est de 20%! Une réalité spécifique au Maroc du fait que le secteur agricole est exonéré d’impôt jusqu’en 2013. Conséquence: dès qu’il s’agit de transformation, les produits agricoles se voient appliquer une TVA de 20%. Ce qui encourage le commerce de vrac: jusqu’à 90% pour certains produits. Ainsi, par exemple, le consommateur préférera toujours acheter des oranges en vrac plutôt que le jus, car elles sont nettement moins chères. Ce qui est pénalisant pour les professionnels du secteur. «Parmi les propositions que nous envisageons de faire dans le cadre du projet de loi de Finances 2011, l’application d’un taux réduit de TVA, et dans un premier temps le premier taux inférieur», déclare le patron de la Fenagri.
Après la réduction de l’IS et de l’IR, la réforme de la TVA est à l’ordre du jour, mais la tutelle acceptera-t-elle d’appliquer à l’industrie agroalimentaire un taux de TVA de 14 ou 10% pour la prochaine loi de Finances?
Autre obstacle empêchant le développement du secteur inscrit dans la feuille de route de la Fenagri, l’accès aux intrants à des prix équivalents aux cours mondiaux. «Les professionnels ont des difficultés pour s’approvisionner en intrants à cause de la politique de protection des produits agricoles», souligne Berrada. En effet, les agriculteurs préfèrent orienter leur production vers le marché de bouche, plus rémunérateur et moins exigeant que les industriels. Ce qui prive les opérateurs des intrants, en quantité, qualité et prix attractifs. Cela les oblige aussi à acquérir leurs matières premières avec un surcoût qui peut atteindre dans certains cas 70%. Ceux qui se tournent vers l’étranger se verront appliquer des droits de douane allant de 10 à 120%.
Le développement de l’industrie agroalimentaire est également freiné par son cadre réglementaire. «L’obtention du statut avancé contraint le Maroc à harmoniser sa réglementation avec celle en vigueur en Europe», ajoute Berrada.
Par ailleurs, la Fenagri est partie prenante dans la mise en œuvre de la loi sur la sécurité alimentaire, qui entrera en vigueur en mars 2011 et dans l’élaboration de ses textes d’application. «La Fenagri est partenaire de l’Office national de la sécurité alimentaire», précise le patron de la fédération.
«La Fenagri n’a pas l’intention de se substituer aux associations qui la composent. C’est pourquoi notre feuille de route se focalise sur les mesures transversales, concernant les produits alimentaires de première et deuxième transformation», explique le président. Reste à faire adopter le contenu de la feuille de route lors d’une assemblée générale extraordinaire, prévue en septembre prochain. Une réunion qui sera également dédiée à l’amendement des statuts de la fédération.
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Haro sur l’informel!
AUTRE axe de la feuille de route de la Fenagri, la mise en œuvre d’un plan de lutte contre l’informel, la contrebande, la sous-facturation et la sous-déclaration. «Un travail a déjà été fait au niveau des filières biscuiterie, confiserie et chocolaterie», rappelle Berrada. Les services de la douane ont d’ailleurs eu la main lourde ces derniers mois. Ce qui s’est traduit par une augmentation de 25% de ses recettes au cours des trois premiers mois de l’année.
De plus, une commission interministérielle planchera sur les mesures à mettre en œuvre pour limiter ces phénomènes au niveau d’autres secteurs. Par ailleurs, il faut souligner que les industriels de l’agroalimentaire ont remis leur copie dans le cadre de la refonte du système douanier.
Hassan EL ARIF
leco
[Prinny Man] July 29th, 2010, 07:25 PM El Brouj: Des oliviers sur un champ de rocaille
· Une prouesse d’Atlas Olive Oils dans une zone désertique
· L’entreprise exporte dans les marchés les plus exigeants
· Le marché local à partir du 30 juillet
http://www.leconomiste.com/upload/article/32_102012.jpg
FAIRE pousser des oliviers sur un champ de cailloux, le pari est quasiment intenable. Mais une entreprise l’a fait dans la région d’El Brouj, située à mi-parcours entre les villes de Settat et Béni Mellal et à une trentaine de kilomètres des gisements de phosphate de Khouribga. En 2006, c’est une véritable oasis qui est sortie de terre à force de patience et de détermination. Une oasis qui abrite des oliviers de nouvelle génération et où coexistent des variétés performantes d’origine locale et d’importation. Aujourd’hui, il en sort une huile d’olive extra-vierge aux multiples arômes. C’est d’autant plus extraordinaire que la zone est aride, chauffée à blanc, les trois quarts de l’année.
En période chaude, le thermomètre ne descend jamais en dessous de 40° et grimpe souvent à 48°. La terre est dominée par la rocaille, le calcaire et le silex. Les rares végétations sauvages ne sont là que pour abriter scorpions et autres reptiles venimeux.
Mais le miracle a été possible. «Miracle désert» est d’ailleurs le nom de la marque d’huile issue de cette oliveraie que l’entreprise Atlas Olive Oils a lancé, il y a deux ans. La propriété étant entièrement intégrée. Outre la plantation, elle compte aussi une unité de trituration, une ligne de conditionnement et un ensemble de stockage climatisé pour maintenir la température à moins 20°c.
Mais avant d’arriver là, il a fallu mener un travail titanesque d’épierrage et de préparation du terrain pour recevoir les plants. «Pas moins de 480.000 m3 de roches y ont été dégagés et des engins genre Caterpillar s’y sont cassés», se rappelle Othmane Aqallal, directeur général d’Atlas Olive Oils. Pour planter les 150 ha, le recours au marteau piqueur a été souvent nécessaire pour percer le silex. D’où, le grand défi moyennant bien évidemment des investissements colossaux dans une zone où la ressource hydrique se fait également rare. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.
«La fin justifie les moyens», commente Amine Chraïbi responsable de l’amont agricole. Il s’agit de produire une huile d’olive riche en anti-oxydant et autres vitamines mais à faible degré d’acidité. La recette? Imposer à l’arbre les conditions les plus difficiles pour qu’il donne le meilleur de lui-même, en concentrant l’effort sur la fleur, source du fruit et des arômes, au lieu du branchage.
Au-delà, «il y a aussi l’engagement pour le développement durable et la création d’emplois dans des régions pauvres et reculées du pays», nuance Aqallal. Sans oublier, le transfert du savoir-faire du groupe aux agriculteurs locaux. Depuis l’arrivée du groupe dans la région, des plantations d’oliviers commencent en effet, à émerger ici et là profitant ainsi de l’expertise de la société Agro-healt, filiale du groupe spécialisée dans la conduite de l’amont agricole.
Elle dispose de trois plantations dont deux sont équipées d’unités de trituration. C’est le cas des fermes de Marrakech (250 ha) et de Borouj (150ha). L’unité de Fquih Bensalah où 170 ha ont été plantés sur les 300 que compte l’exploitation aura son usine en 2011. Date qui coïncide avec l’entrée en pleine production des arbres. Bien qu’à cette échéance, la plantation sera à peine âgée de 5 ans. Et pour cause ! Les variétés utilisées se distinguent par des rendements élevés.
Pas moins de 8 tonnes/ha ont été récoltées à la 3e année. Et les prévisions tablent sur 15 à 18 tonnes/ha dès la 7e année. Niveau de rendement qu’expliquent la performance des variétés mais aussi la forte densité des plantations: 1.850 arbres/ha.
Densité, réduite à 1.200 arbres/ha dans l’oliveraie d’El Borouj. Pour mieux tirer profit de l’ensoleillement et de la clarté naturelle de la région. A noter que l’essentiel des plantations a été réalisé mécaniquement par un partenaire espagnol qui a fourni les plants et en assure encore l’encadrement et le suivi techniques.
Deux variétés d’origine espagnole, l’Arbiquina et l’Arbosana coexistent avec la coronake grecque ainsi que des espèces locales comme Dahbia, Menara et la picholine marocaine. Pour permettre la mécanisation de la récolte, la taille pratiquée doit maintenir la hauteur des arbres à 3 mètres maximum. Côté équipements, la plantation de Fkih Ben Salah, située dans une zone également semi désertique, est irriguée par le système goutte à goutte piloté par un programmateur qui assure aussi la fertigation. Le même système est adopté à El Brouj. Mais dans la première plantation, les trois forages réalisés sont reliés à deux bassins de stockage des eaux.
Autant dire qu’on est de plain-pied dans le développement durable. Mais le grand défi demeure lié au développement des marchés d’exportation. «Le coût de prospection et de pénétration de ces débouchés est sans commune mesure avec les moyens des opérateurs», avoue Aqallal. Et, le marché intérieur, censé constituer une soupape de sécurité pour l’export ne bénéficie pas non plus d’une promotion ciblant les huiles de meilleure qualité.
Autrement dit, les produits emballés répondant aux normes édictées par les organismes qualifiés.
Le constat, revêt toute l’importance requise, tant il émane de professionnels aux traditions aussi ancestrales que séculaires dans la production et la commercialisation d’huile d’olives de qualité extra-vierge.
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Savoir-faire
LA famille d’Othman Aqallal produit de l’huile d’olives depuis 1887, soit plus d’un siècle. Une expérience qui lui a permis de s’attaquer aux marchés les plus exigeants. Environ 60% de la production est exporté sur les Etats-Unis. D’autres débouchés comme le Canada, l’Australie, l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Chine et le Japon en absorbent 20% alors que le reste est écoulé sur le marché local. Mais faut-il encore préciser, que le marché domestique n’a été abordé jusqu’à présent qu’à travers des établissements prestigieux. Mamounia, Royal Mansour de Marrakech, Mazagan ainsi qu’un restaurant distingué de 2 étoiles Michelin, figurent parmi les clients exclusifs d’Atlas Olive Oils. Il faut dire que le design, l’emballage et la qualité n’ont rien à envier aux produits les plus prestigieux connus dans le monde.
En témoignent d’ailleurs, les multiples distinctions obtenues auprès de grandes foires internationales des Etats unis, du Canada, d’Europe et d’Asie. L’huile titre tout au plus 0,1° d’acidité. Le secret ? «Un système de trituration à deux phases s’insérant dans le développement durable», révèle Aqallal.
Procédé appuyé aussi par des bonnes pratiques: le temps entre la cueillette et la trituration ne dépasse guère les 20 minutes, est-il précisé. La prouesse est réalisée dans les deux oliveraies intégrées de Marrakech et d’El Brouj. C’est cette qualité qui sera désormais mise en vente à grande échelle sur le marché local par GTC (Global trading compagnie). Dès le 30 juillet, l’ensemble du marché sera irrigué par toutes les marques du groupe avec les différents contenants (0,5 litre, 1 et 5 litres) en verre, plastique et métal. Et, Aqallal promet un prix très compétitif pour une qualité haut de gamme.
Aziz Ghouibi
leco
amine2 August 5th, 2010, 03:38 PM Combien de tonnes les pêcheurs marocains pêchent ils chaque année ?
un million de tonnes.
[Prinny Man] August 5th, 2010, 04:15 PM Agriculture: Six projets en cours à Casablanca
Au programme de la campagne agricole 2010-2011, la Direction régionale de l’agriculture du Grand Casablanca prévoit le lancement de trois projets. Il s’agit de l’agrégation sociale pour les élevages des poulets, notamment fermiers et beldis et de l’intensification de la culture du piment fort de la vallée d’Oued El Maleh. Trois autres projets sont aujourd’hui en cours d’étude et de validation. Ils concernent, entre autres, le développement de la culture de la pomme de terre sur une superficie de 3.000 ha. Ce sont des actions qui entrent dans le cadre du plan régional vert et qui prévoit une augmentation de 92% de la production globale à l’horizon 2020.
leco
[Prinny Man] August 6th, 2010, 04:19 PM Récolte céréalière: Vers les 8 millions de tonnes
La récolte céréalière serait conforme aux prévisions gouvernementales avec pour cette année près de 8 millions de tonnes. Résultats qui auraient pu être meilleurs s’il n’y avait pas eu l’effet climat, la campagne ayant été marquée par un retard des précipitations.
leco
[Prinny Man] August 9th, 2010, 05:45 PM Casablanca/Agriculture
Le plan régional sur les rails
· 79 millions de DH pour valoriser la production de lait
· Cactus, piment fort et menthe, des produits à labelliser
Dans les régions, le plan Maroc vert est bien lancé. Pour le Grand Casablanca, de nombreux projets agricoles sont sur les rails. Mis en place en 2009, le plan Maroc vert de la région prévoit au total 35 projets dont 24 portant sur la production animale. Avec un investissement total de 2 milliards de DH, le plan vise la création de près de 1,5 million d’opportunités d’emploi à l’horizon 2020. Ce qui devrait aussi améliorer les revenus d’environ 3 millions de personnes en milieu rural avec la mise en place d’une agriculture performante et adaptée aux règles du marché.
Pour la campagne agricole 2010-2011, la direction régionale de l’Agriculture du Grand Casablanca prévoit le lancement de trois projets. Ils visent principalement l’agrégation sociale pour les élevages des poulets, notamment fermiers, et l’intensification de la culture du piment fort de la vallée d’Oued El Maleh. Ce dernier étant identifié parmi les produits de terroir de la région.
Par ailleurs, trois autres projets sont aujourd’hui en cours d’étude et de validation. Ils concernent, entre autres, le développement de la culture de la pomme de terre sur une superficie de 3.000 ha. Le département de l’Agriculture prévoit également l’agrégation de viandes rouges autour d’un abattoir et l’intensification de la culture des céréales sur une superficie de 3.000 ha. Pour ce qui est des projets en cours de concrétisation, ils sont au nombre de neuf. Leur réalisation s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2009-2010. Il s’agit, notamment, de deux actions dont l’objectif principal est le développement de la filière laitière. Déjà approuvés par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, ces projets relevant du premier pilier du plan Maroc vert consistent en la valorisation de la production de lait à travers la création d’une unité industrielle et d’une ferme productiviste pour un montant de 79 millions de DH. D’autres actions sont menées pour l’amélioration génétique, l’intensification de la production du blé tendre et le développement de l’héliciculture (élevage d’escargots) et de la cuniculture (élevage de lapins) pour un montant global de 14,7 millions de DH. En somme, le plan agricole régional prévoit l’augmentation de 92% de la production globale à l’horizon 2020.
Pour ce qui est du programme d’action de la direction régionale de l’Agriculture, il prévoit, entre autres, le lancement d’une étude sur la caractérisation et le développement des produits de terroir
Terroir
A l’instar du Souss-Massa-Drâa, la région du Grand Casablanca veut valoriser ses produits de terroir. Une superficie totale de 160 ha répartie entre les communes de Bouskoura, Ouled Saleh, Dar Bouazza, Nouaceur et Sidi Maarouf est aujourd’hui dédiée à la culture du cactus. L’exploitation est confiée à 20 agriculteurs organisés pour un rendement moyen de 100 quintaux/ha. La culture du piment fort se réalise aussi sur quelque 40 hectares à Oued El Maleh et Chellalat. Ce qui rapporte un rendement moyen de 250 quintaux/ha. En parallèle, 50 agriculteurs organisés font de la culture de la menthe à Dar Bouazza sur une superficie de 30 hectares et pour un rendement moyen de 100 quintaux/ha. Aussi, l’on prévoit l’assistance des groupements pour labelliser les trois produits de terroir identifiés.
Bouchra SABIB
leco
[Prinny Man] August 10th, 2010, 06:38 PM Maroc : Une production céréalière plus importante que prévu
La récolte céréalière du Maroc devrait atteindre les prévisions tracées par le gouvernement pour l’année 2010, avec une production globale de plus de 8 millions de tonnes, même si elle est en retrait par rapport à celle de l’année 2009, qui avait enregistré un niveau record de plus de 10,2 millions de tonnes. Une bonne nouvelle qui va relancer les principaux indicateurs de la croissance.
Mais, les prévisions étant ce qu’elles sont, la récolte 2010 aura souffert d’un taux de pluviométrie plus important que prévu. Résultat : des milliers d’hectares emblavés ont été inondés par les pluies. Et, en l’espace de deux mois, en pleine période de maturation, il est tombé dans la plupart des régions céréalières autant d’eau que durant toute une année normale. Plusieurs régions ont été durement touchées alors qu’elles n’avaient pas totalement fini de panser les blessures de la campagne précédente, également caractérisée par des inondations dévastatrices. La région du ‘’Gharb‘’ ressemblait même à une immense rizière. Les autorités ont annoncé 65 000 ha complètement submergés par les crues du Sebou et du Ouargha, auxquels s’ajoutent les 70 000 ha annoncés précédemment. Le reste des 450 000 hectares habituellement emblavés n’est pas mieux loti. Et, pour noircir un tableau passablement assombri, la campagne n’avait pas bien démarré puisque les précipitations généralisées n’ont commencé qu’à la mi-décembre avec 30 à 45 jours de retard sur un cycle de 7 mois en moyenne.
Bon cru 2010, selon Akhennouch
Mais, six mois après, les producteurs céréaliers affichent un large sourire. Catastrophique au début, les pluies abondantes ont fini par doper la production. Selon des estimations de milieu de campagne, la production devrait atteindre, sinon dépasser les 8 millions de tonnes, effaçant irrémédiablement les craintes du marché local des céréales et fourrages. La production céréalière au Maroc ‘’atteindra 80 millions de quintaux au cours de la campagne agricole 2009-2010’’, avait récemment souligné le ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhennouch. ‘’C'est une très bonne année agricole et les résultats obtenus sont satisfaisants (…)’’, a-t-il ajouté. Les précipitations abondantes de l'année 2009-2010 ont eu notamment pour effet de hisser de manière significative le taux de remplissage des barrages à vocation agricole. Selon le ministre, "lors de cette année agricole, les barrages ont connu un taux de remplissage de 93% en moyenne". "Cela va assurer au Maroc une capacité d'irrigation des terres durant les trois prochaines années", a indiqué le ministre marocain. En 2009, le Maroc a produit 10,2 millions de tonnes, une hausse de 98,3% par rapport à celle de 2007-2008, marquée par une production de moins de 6 millions de tonnes.
Le PIB en hausse, la croissance suivra
Les bons scores de la production agricole, donnée moribonde en début de campagne par les premières estimations, devront relancer la courbe des indices de croissance, et, surtout, le PIB qui devra se détendre et profiter de la bonne performance de la filière céréalière. Le niveau important de la production céréalière pour cette campagne 2010 devra également améliorer de quelques points indiciaires la croissance économique du Maroc, prévue autour de 4%. Mais, sur le plan commercial, lles importations de céréales restent de mise, même en légère décrue. A fin juin 2010, le Maroc en a importé pour 1,472 million de tonnes contre 1,682 million de T à la même période en 2009, soit une baisse de 12,5%. En valeur, les importations de céréales à fin juin dernier se sont établies en baisse de 32,9% à 4.034,2 millions de dirhams (MDH) contre 2.706,2 MDH en 2009. Les investissements du Maroc pour l'agriculture, avec le ''plan Maroc vert'', s'élèvent actuellement à quelques 12 milliards de dirhams.
www.maghrebemergent.info
Gadiri August 13th, 2010, 05:23 AM La valeur ajoutée agricole a continué de décroître au deuxième trimestre de 2010, avec une baisse estimée à 7,1%. Les pluies du printemps dernier ont atténué les incertitudes sur la réalisation de certains semis.
Amorcé au début de 2010 après deux années de croissances soutenues, le repli des activités agricoles se serait légèrement atténué au cours du deuxième trimestre. En variation annuelle, la valeur ajoutée agricole se serait contractée de 7,1%, mais a affiché une progression d'environ 9,8% par rapport au premier trimestre 2010. «Cet affermissement tient, entre autres, à un relèvement de la production des cultures à cycle végétatif très court, appuyé par l'accélération des travaux d'installation de nouveaux semis ». Le HCP rappelle que les intempéries, ayant marqué le début de cette campagne, ont provoqué des pertes non négligeables de récoltes et ont induit, en outre, une escalade de leurs prix sur le marché local. Ainsi, et bien que leur superficie emblavée se soit contractée de 7,4%, la production des céréales aurait dépassé d'environ 17,2% la moyenne des cinq dernières années.
Cette hausse a été particulièrement confortée par des rendements avoisinant ceux de la deuxième campagne record de cette décennie. Un comportement similaire a été relevé au niveau des légumineuses, où une hausse d'environ 11,6% de la production est attendue, en ligne avec l'amélioration des rendements, en particulier de la fève et de la lentille.
L'essentiel de cette production aurait été réalisé au niveau des régions de Fès-Boulmane (16,1%), Chaouia-Ourdigha (13,5%) et Meknès- Tafilalet (10,6%). La production végétale conserverait globalement une croissance soutenue par rapport à la moyenne des cinq dernières années, mais afficherait, en revanche, une contraction de 8,9%, en comparaison avec les résultats exceptionnellement élevés de 2009.
Cela étant, la première estimation de la production des trois céréales au titre de la campagne agricole 2009-2010 avoisinerait 80 MQx (millions de quintaux), soit une baisse de 22% par rapport à la production de la campagne précédente et une hausse de 31% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. A fin juin 2010, la collecte des céréales est de 8,90 MQx.
A la même date, ce volume est en baisse de 25% par rapport à la campagne précédente et en hausse de 12% par rapport à la moyenne quinquennale (2005-2009). Au passage, l'ONICL note que durant la deuxième semaine du mois de juillet 2010, la collecte cumulée des céréales a porté sur plus de 11 MQx constitués presque exclusivement de blé tendre.
Ce volume est en augmentation de 11% par rapport à la moyenne quinquennale (2005-2009) et en diminution de 27% par rapport à la récolte 2009
Au terme des six premiers mois de l'année, le blé tendre prédomine très fortement avec un volume collecté de 8,86 MQx, soit l'équivalent de 23% environ de la production de cette céréale, ce taux étant de l'ordre de 11% pour l'ensemble des céréales.
Par groupe d'opérateurs, les parts d'intervention des commerçants, des coopératives et des minoteries industrielles sur le blé tendre s'élèvent, respectivement, à 74.5%, 9.2% et 16.3% du volume collecté. A la même date, ces parts étaient de 75%, 12% et 13%, la campagne précédente. Par région, Fès–Boulmane occupe la première place, avec 32% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions de Meknès Tafilalt et Grand Casablanca, avec 10% chacune.
Les régions de Souss-Massa, Chaouia-Ouardigha et Doukkala- Abda ont réalisé, chacune, 9% de la collecte globale de ce mois. Au 30 juin 2010, les stocks déclarés de céréales s'élèvent à presque 18,3 MQx.
Les commerçants en détiennent 56%, suivis des industries (30%), des provendiers (6%), des coopératives (5%). Les quantités recensées au niveau des ports représentent 3% des disponibilités globales.
Les disponibilités intérieures en blé tendre, qui s'élèvent à environ 14.4 MQx, représentent 78% du disponible total.
Au niveau régional, 43% des stocks de blé tendre sont concentrés dans les régions de Fès-Boulemane et du Grand Casablanca. Les commerçants détiennent 64% du disponible en blé tendre, contre 30% pour les industries et 6% pour les coopératives. les importations des céréales par port, au cours du mois de juin 2010,ne font ressortir que 81,7% du trafic céréalier à transiter par le port de Casablanca, suivi des ports d'Agadir (8.7%), de Nador et Tanger (4.8% chacun).
Par céréale, la France est dominante pour l'orge (100%), l'Argentine pour le maïs (76%). Au terme du premier mois de la campagne de commercialisation 2010/2011, les importations des céréales ont atteint environ 1,5 millions de quintaux, enregistrant une hausse de 71% par rapport à la même période de la campagne précédente. Ces importations sont constituées de maïs (76%) d'orge (24%).
Production animale
Selon le HCP, la production animale progresserait, en 2010, à un rythme modéré pour la deuxième année consécutive. L'amélioration des pâturages, à la suite de l'excédent pluviométrique ayant marqué cette campagne, pourrait induire une baisse des charges des éleveurs et favoriser, de nouveau, une reconstitution des stocks du cheptel. Globalement, la situation de cette année serait conforme avec celle de l'année précédente, où les prix à la consommation de viande rouge ont été orientés à la hausse, en réaction à la réduction des abattages. Ce mouvement se serait poursuivi au cours de la première moitié de 2010, avec une hausse de 9,1%, en variation annuelle, des prix de la viande ovine. Les autres produits d'élevage évolueraient à un rythme de croissance d'environ 5% par rapport à l'année passée. Cette performance serait due à la poursuite de la dynamique de la production laitière. A l'inverse, la production des œufs serait tempérée, affichant une croissance moins élevée que la moyenne des cinq dernières années.
Repères
Répartition
Par groupe d'opérateurs, les parts d'intervention des commerçants, des coopératives et des minoteries industrielles sur le blé tendre s'élèvent, respectivement, à 74.5%, 9.2% et 16.3% du volume collecté.
Par région, Fès–Boulmane occupe la première place, avec 32% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions de Meknès Tafilalt et le Grand Casablanca, avec 10% chacune.
Les régions de Souss-Massa, Chaouia-Ouardigha et Doukkala- Abda ont réalisé, chacune, 9% de la collecte globale de ce mois. Au 30 juin 2010, les stocks déclarés de céréales s'élèvent à presque 18,3 MQx.
Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=137641
[Prinny Man] August 13th, 2010, 05:58 PM Les dattes Majhoul de Tafilelt labellisées
· L’indication géographique protégée homologuée
· Des dattes originaires des provinces d’Errachidia et Tinghir
http://www.leconomiste.com/upload/article/3_102215.jpg
Les «méconnues» deviendront connues. Les dattes Majhoul de Tafilelt seront désormais reconnues grâce au label d’indication géographique protégée (IGP), octroyé par le ministère de l’agriculture. Ce département vient de valider plusieurs projets d’homologations et d’appellations d’origine de produits agricoles et d’élevage, dont le cahier des charges précise les critères de leur évaluation. Bien que ces dattes aient un prix relativement cher (qui varie entre 80 et 200 dirhams/kg), elles demeurent la variété la plus prisée sur le marché, surtout pendant le mois de Ramadan.
Les caractéristiques du Majhoul permettent de le différencier des autres dattes de qualité mondialement connues telles que «le Medjool» de Jordanie, le «Deglet Nour» de Tunisie ou autres produits locaux. L’appellation «Majhoul de Tafilelt» ne peut être donnée qu’aux dattes originaires des communes des provinces d’Errachidia et Tinghir. Plus précisément, des palmiers dattiers «Phoenix dactylifera» de la variété Majhoul. Ces fruits ont des caractéristiques physiques originales propres à eux. Principaux caractéristiques: la couleur, la forme et la texture. Une datte Majhoul a une couleur marron, plus claire dans la partie supérieur, et une texture demi-molle de la pulpe. Ces fruits secs ont une teneur de 75 à 80 grammes en sucre totaux (pour 100 grammes de matières sèches), et de 20 à 30% en eau. Plus encore, la datte Majhoul a une forme allongée, déformée par une ou deux protubérances latérales se terminant par un mucron à la base et un calice proéminent. Son épicarpe (Epiderme du fruit) adhère à la pulpe à maturité entraînant de petits plissements réguliers. Autres critères distinctifs, les dimensions. L’unité peut mesurer 2,5 à 6,5 cm en longueur, 1,5 à 4 cm en largeur et un poids allant de 15 à 30 grammes.
Par ailleurs, les conditions de culture de ces fruits se déroulent dans un cadre traditionnel qui limite toute utilisation d’engrais chimiques. La récolte manuelle suit la méthode dite de «grappillage», qui consiste à ne récolter que les dattes arrivées à maturité. La récolte commence vers la fin du mois d’août et s’étale jusqu'à la fin du mois d’octobre. Autre trait caractéristique de ce type de fruit, son traitement après la récolte. Il est étalé à l’ombre pendant 20 jours à deux mois, après avoir être séché naturellement au soleil pendant cinq jours pour garder sa couleur naturelle. La vérification et le contrôle du respect de ces conditions est confiée à la société Normacert. Un organisme de contrôle et de certification agrée, crée en avril 2009. Cette société procède conformément au plan du contrôle prévu par le cahier des charges et délivre, à ce titre, les certificats de labellisation aux producteurs et conditionneurs. Cette reconnaissance légale prouve que le produit convoité dans les marchés internationaux est en fait originaire du grand Tafilalet, avec tout ce que cela suppose en termes de qualité du produit, du système de traitement, de traçabilité et des conditions climatiques. La démarche vise à promouvoir et valoriser les produits phares de terroir aussi bien à l'échelle nationale qu’internationale. Elle vise aussi à orienter le consommateur vers des produits de qualité.
I. B.
leco
[Prinny Man] August 16th, 2010, 04:45 PM La clémentine de Berkane consacrée
· Enfin le label «indication géographique protégée»
· Absence de pépins, couleur orange rougeâtre et feuillage assez petit
http://www.leconomiste.com/upload/article/9_102240.jpg
La «clémentine de Berkane», produit de renommée portée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, est aujourd’hui labellisée IGP (indication géographique protégée). Pas de confusion, les critères d’évaluation de ces fruits sont désormais définis par le cahier des charges publié au bulletin officiel du 5 août 2010.
Pour bénéficier du label, les opérations de production, de récolte et de conditionnement du fruit doivent être réalisés dans les communes de Boughriba, Schouihya, Zegzel, Aghbal, Laâtamna, Fezouane et Madagh.
Le fruit est issu exclusivement des deux variétés de clémentiniers à savoir, le clone de Berkane et la Nulès de la famille des rutacées «citrus clementina» genre citrus.
Outre l’absence de pépins, la qualité particulière de ces fruits s’exprime par la couleur, la saveur, le taux de sucre et la quantité du jus. Ces fruits sont de forme variable mais généralement aplatie du côté du sommet et arrondie à la base. Elles sont caractérisées par un feuillage assez petit et une vigueur moyenne. Une clémentine de Berkane a une peau non adhérente de coloration orange rougeâtre, et une pulpe juteuse avec un pourcentage de jus variant de 40 à 56%.
La période de maturation de ces agrumes s’étend entre le début du mois d’octobre et le début du mois de janvier de l’année suivante.
La taille des clémentiniers doit être réalisée annuellement selon la «forme d’entonnoir» pratiquée dans la région pour permettre une bonne pénétration de la lumière à l’intérieur des arbres et doit être effectué par un personnel qualifié.
La cueillette doit avoir lieu une fois le pourcentage du jus est supérieur à 40%.
L’application des engrais minéraux dans cette culture, doit être déterminée par des analyses du sol et des feuilles. Les pulvérisations des régulateurs de croissance doivent être appliquées au moment de la floraison et du grossissement des fruits. L’irrigation doit se faire selon un calendrier établi à cet effet en concertation avec l’association des producteurs d’agrumes et les groupements d’exportation.
Le respect des clauses du cahier des charges sera contrôlé par l’organisme certificateur Normacert chargé de délivrer les certificats de labellisation à ce titre. Après avoir été certifiés, les produits porteront des étiquettes mentionnant le label IGP, le logo officiel et la référence de Normacert. Le but de cette certification est d’informer et protéger le consommateur ainsi que le producteur exportateur. Il s’agit d’une procédure de sauvegarde, de valorisation agricole et de promotion commerciale au niveau local et international, qui vise le développement et la préservation de la biodiversité.
Intissar BENCHEKROUN
leco
[Prinny Man] August 17th, 2010, 04:25 PM Tomates
Le Souss prépare la campagne d’exportation
· Près de 40% des plantations réalisées
· Des entreprises sinistrées par les intempéries
http://www.leconomiste.com/upload/article/13_102266.jpg
Alors que la campagne d’exportation de tomates s’achève, les agriculteurs du Souss-Massa préparent déjà les prochaines expéditions qui devraient commencer début octobre.
Pour l’heure, c’est le début des plantations. «70% des plantations sont réalisées durant ce mois d’août. Pour le moment nous avons atteint les 40%», indique Ahmed Mouh Mouh, producteur exportateur de tomates. Cette étape est notamment marquée par des vagues de chaleurs mais avec, toutefois, des dégâts limités car celles-ci ne sont pas accompagnées de chergui.
Par ailleurs, la campagne va démarrer sans cinq grosses entreprises et près de 80 petites exploitations qui ont du mettre la clé sous le paillasson suite aux pertes enregistrées à cause des intempéries (cf :www.leconomiste.com). Parmi ces entreprises en faillite, certaines appartiennent à des investisseurs étrangers qui ont quitté les lieux en laissant derrière eux de grosses ardoises chez les fournisseurs. L’impact sur le secteur c’est aussi la perte de 3.200 emplois et de 30.000 tonnes de production de tomates. «Le secteur s’organise, mais pour l’origine Maroc la situation n’est pas favorable car ainsi il est difficile d’assurer les 5 à 10% de croissance annuelle envisagée», souligne Mouh Mouh.
Rappelons que les expéditions des tomates ont enregistré lors de la campagne 2009/2010 un recul de 24% par rapport à 2008/2009. En tout, 317.425 tonnes ont été commercialisées au départ du Maroc au lieu de 417.720 tonnes dont plus de 95% du Souss-Massa.
Les professionnels de la filière, en activité, doivent faire face en ce moment à l’augmentation du coût des intrants. Le prix du plastique est en hausse de 10 à 15 %. Le prix de l’engrais phosphaté soluble connu sous le nom M.A.P soluble a aussi augmenté. «Il y a quatre ans le coût du produit fabriqué par l’OCP coûtait 3,50 DH le kg. Mais depuis trois ans, ce dernier est importé et son prix au kg a atteint 22 DH. Aujourd’hui, il est à 12 DH/kg», explique l’agriculteur. D’une manière globale, le coût de l’investissement à l’hectare est en hausse de 20% depuis deux ans en raison de la hausse des prix des intrants, poursuit le producteur. Selon lui, la tomate ne manquera pas durant le mois de Ramadan en raison des plantations tardives. Actuellement, la caisse de tomates de 30 kg coûte entre 20 et 30 DH au marché d’Inezgane. Ce qui ne couvre même pas 50 % des frais de production.
De notre correspondante,
Malika ALAMI
leco
[Prinny Man] August 17th, 2010, 04:27 PM Agadir-Ida Outanane: Un «plan vert» pour le miel
· Quatre collectivités veulent intensifier la production
· Une enveloppe budgétaire de près de 13 millions de DH
· 22.000 ruches à l’horizon 2020
http://www.leconomiste.com/upload/article/16_102270.jpg
UN projet de labellisation et d’intensification de la production du miel va être mis en place dans la région d’Imouzzer Ida Outanane dans le cadre du Plan Maroc Vert. Quatre collectivités locales sont concernées par ce projet de développement apicole, à savoir Imouzzer, Tiki, Aziar et Tadart pour 500 bénéficiaires. Une enveloppe budgétaire de 12,875 millions de DH a été allouée à ce projet qui s’étale sur cinq ans. Ce montant concerne les études relatives à la labellisation, la modernisation du secteur, la commercialisation du produit et le suivi technique. 88% du chiffre global sont financés par l’Etat et 12% par les bénéficiaires. En fait, il s’agit de moderniser le secteur apicole en remplaçant près de 10.500 ruches classiques par 22.000 ruches modernes à l’horizon 2020. Une mesure qui devrait permettre d’augmenter la production et, par conséquent, améliorer les revenus des apiculteurs. Le projet a aussi d’autres objectifs. Entre autres, la protection de l’abeille saharienne; la création d’opportunités d’emploi supplémentaires et l’organisation et la réglementation de l’emploi dans ce domaine. Dans ce sens, il sera procédé, de 2011 à 2015, à l’acquisition et à la distribution de 2.500 ruches pleines à raison de 500 par an, 4.500 unités vides, 4.500 reines d’abeilles sélectionnées pour l’amélioration génétique, soit respectivement 500 unités en 2011 et 1.000 unités par an entre 2012 et 2015. Le conseil, le suivi technique et la couverture vétérinaire seront aussi assurés par ailleurs. Il faut signaler que certains obstacles entravent la région, connue pour ses montagnes et vallées qui représentent 98% de sa formation. De plus, le climat sec est dominant et les précipitations sont faibles et irrégulières. La population locale, quant à elle, s’adonne à une agriculture vivrière basée sur la culture des céréales (orge) et des arbres fruitiers. Concernant l’élevage du bétail, c’est le caractère traditionnel qui est prédominant. On peut citer aussi la rareté de l’eau et surtout le manque d’équipements utilisés pour fournir population et bétail en eau potable. D’un autre côté, terres agricoles et fermes sont dispersées et morcelées. Néanmoins, la région regorge de potentialités pouvant améliorer la situation de la population, si elles sont bien exploitées évidemment. Ainsi, il y a la possibilité d’utiliser les eaux souterraines pour remédier à la problématique de l’eau. D’autre part, il faut souligner l’abondance et la diversité des cultures et des plantes à pollen, élément propice à un projet relatif au secteur apicole. L’espace offre aussi une multitude d’arbres forestiers importants dont l’arganier. La région est connue pour ses produits de haute qualité qui sont reconnus sur le plan national et international, l’huile d’argane et d’amandes sont l’exemple de ces produits. En outre, les habitants, solidaires, sont encore attachés à la terre et sont ouverts au développement. A terme, le projet de labellisation et d’intensification de la production du miel à Imouzzer Ida Outanane devra avoir un impact socio-économique important. Ainsi en 2010, on enregistre la production de 176,75 tonnes de miel. On en prévoit 356,25 tonnes en 2020. Le chiffre d’affaires va passer de 10,605 millions à 27,975 millions de DH et le nombre de journées de travail (JT), au lieu des 91.505 actuelles, sera de 108.905 JT, soit beaucoup d’opportunités d’emploi en perspective. Pour rappel, entre forêts, terres bours et terres irriguées, la superficie globale utilisable pour l’agriculture est de 18.600 hectares pour Imouzzer, 25.000 ha pour Tiki, 14.200 pour Aziar et 19.000 ha pour Taddart.
De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI
leco
[Prinny Man] August 18th, 2010, 04:21 PM Filière avicole
Les élevages déboussolés par la canicule
· Mortalité et chute de production de viande et des œufs
· Mais pas de répercussion sur les prix
· Fès-Saïss, Meknès, Marrakech, Témara… les plus touchés
http://www.leconomiste.com/upload/article/3_102278.jpg
Encore une fois, la canicule frappe durement l’aviculture. Poulet de chair, dindes et élevages reproducteurs ont souffert des chaleurs élevées qui ont sévi durant la semaine dernière. «La température ayant atteint 48 degrés dans certaines régions à forte concentration d’élevages avicoles», indique-t-on auprès de la profession. Ce qui a amené la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa) à suivre de très près l’évolution de la situation. En effet, comme nous l’annoncions dans notre édition du vendredi 13 août, la profession était en passe de procéder à l’évaluation de l’impact de la canicule après avoir constaté une forte baisse des performances des élevages. Et, le premier bilan fait état de pertes financières estimées à 100 millions de DH. Elles concernent les dégâts liés à la mortalité et ceux résultant des chutes de performances de production. D’après le directeur de la Fisa, Chaouki Jerrari, «les conséquences de la vague de chaleur varient selon les régions et l’âge des volailles». Le pertes les plus importantes ont été ainsi enregistrées dans les zones de Fès-Saïs-Meknès, de Marrakech, de Témara et même dans le nord (Tanger et Tétouan). Car, la gravité des dégâts résulte aussi du fait que les élevages soient équipés ou non de matériel adéquat de protection contre les fortes chaleurs (isolation, brumisation et ventilation), est-il précisé. Or, à peine le tiers des élevages d’engraissement est protégé. Proportion qui atteint un niveau plus important dans le cas des élevages des reproducteurs et accouvage.
Selon les données recueillies par la Fisa à la date du vendredi 13 août, la mortalité aurait atteint à raison de 15% le poulet en fin de cycle de production et à hauteur de 10% la dinde au même stade de développement. Pour ce qui est des chutes des performances (retard de croissance), les taux varient aussi entre 10 et 15% pour le poulet et la dinde. Pour les reproducteurs et l’accouvage, la chute de ponte ou d’éclosion est estimée à 25%.
Néanmoins, la profession ne s’attend pas à une hausse des prix des viandes blanches. «Pour le moment, ces prix ont tendance à se stabiliser face au recul de la demande», constate Jerrari. Baisse de régime des rôtisseries, retour des MRE et fin des festivités grand public, expliquent cette baisse. Par contre, pour les œufs, une baisse des prix a été relevée depuis la fin de la semaine dernière, est-il indiqué. Ceci, sans oublier que la production attendue pour le mois d’août et la première quinzaine de septembre dépasse largement les besoins. Elle est de l’ordre de 42.000 tonnes de viandes blanches dont 35.000 de poulet, 5.000 de dinde et 2.000 à 3.000 tonnes des pondeuses réformées.
A. G.
leco
[Prinny Man] August 18th, 2010, 04:21 PM Filière avicole: L’abattage, talon d’Achille du secteur
· La profession veut la stricte application de la législation
· Les objectifs du contrat-programme seront atteints avant terme
http://www.leconomiste.com/upload/article/4_102279.jpg
Le secteur avicole a fait preuve jusqu’à présent d’un dynamisme inégalé. Du moins en ce qui concerne le développement des élevages. Le taux moyen de croissance sur les 3 dernières décennies est d’environ 8% pour la production des viandes blanches et de 6% pour celle des œufs.
Compte tenu de prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont fortement consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire. En 2009 sa production a atteint 440.000 tonnes de viandes et 3,1 milliards d’œufs. Du coup, le secteur parvient à satisfaire 100% des besoins en viandes de volailles qui représentent 55% de la consommation totale, toutes protéines animales confondues, et 100% des besoins en œufs. Mais dans quelles conditions d’hygiène et de salubrité des produits? Le maillon faible de la filière avicole réside en effet dans les circuits d’abattage et de commercialisation. Et, c’est aussi la principale source d’inquiétude de l’interprofession. Le réseau d’abattoirs enregistré par le département de l’Agriculture compte 20 unités industrielles.
Ces abattoirs répondent aux normes techniques et hygiéniques requises et sont équipés en moyens de transport des viandes également en adéquation avec la réglementation en vigueur. La plupart d’entre eux procèdent à l’abattage et la préparation de poulet entier prêt à cuire.
Certaines unités sont équipées en ateliers de découpe et d’autres ont déjà intégré les différents maillons de la filière (élevage, abattage, découpe, transformation et distribution). D’autres se sont spécialisées dans les viandes découpées destinées aux grandes surfaces et à la restauration collective, la viande hachée, les viandes congelées et même celles séparées mécaniquement. Toutefois, le volume traité par les unités modernes demeure très faible: à peine 40.000 tonnes/an. Ce qui représente un peu moins de 10% de la production totale. De ce fait, la capacité installée n’est utilisée qu’à raison de 15%. Du coup, environ 90% des volailles, en particulier le poulet de chair, sont abattus dans des tueries aux conditions d’hygiène lamentables.
Dans la pratique, celles-ci sont généralement confondues avec les points de vente de volailles vivantes, l’abattage y est toléré sans être réellement autorisé. L’activité est aussi pratiquée dans des points de vente aménagés au niveau de certains marchés de gros de volailles ou dans des locaux aménagés par les municipalités dans les abattoirs de viandes rouges. «La situation est d’autant plus grave que les tueries de volailles procèdent, en plus de la vente directe au consommateur, à l’approvisionnement de la restauration collective sociale et commerciale (hôpitaux, cantines scolaires et universitaires, pénitenciers, hôtels et restaurants…», dénonce la profession. Pourtant, une circulaire conjointe des ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur oblige ces établissements à s’approvisionner auprès des unités agréées. D’où les appels incessants de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa) à faire appliquer la législation en vigueur. A commencer par la loi 49-99 relative à l’hygiène sanitaire des viandes. Ceci, en attendant la mise en application de la nouvelle loi sur la sécurité alimentaire et sanitaire qui est du ressort du nouvel organisme du même nom. Ce texte qui régit de manière globale la question de sécurité alimentaire doit entrer en vigueur en mars 2011. Et, le dispositif sera bientôt renforcé par la loi sur la protection du consommateur votée en juillet dernier par le Parlement.
L’assainissement de la situation passe donc par le strict respect de la législation en vigueur. Orientation qui tarde à se traduire sur le terrain en dépit de l’avancement pris dans la mise en œuvre du contrat-programme liant la profession à l’Etat. Cette convention, faut-il le rappeler, couvre la période 2009/2013. Elle engage la Fisa et ses membres à réaliser des investissements évalués à près de 4,5 milliards de DH à l’horizon 2013. Cela concerne les structures de production, de commercialisation et de distribution des produits avicoles.
A cette échéance, il était prévu de porter la production des viandes blanches à 500.000 tonnes et celle des œufs sera à 5 milliards d’unités. Objectifs qui seront atteints avant terme si l’on se tient aux réalisations enregistrées. Car, déjà en 2009, la production s’est établie à 440.000 tonnes et devait croître de 8% en 2010 si tout se passe normalement. Parallèlement, la consommation par habitant et par an passera pour les viandes de volailles de 12,1 kg à 14,7 et pour les œufs de 110 unités à 147. La part de la production de viandes de volailles traitée dans les abattoirs industriels avicoles représenterait 50% en 2013 contre 10% actuellement. De son côté, le gouvernement s’engage à mettre en place les mesures nécessaires pour la stricte application des dispositions réglementaires et des notes circulaires régissant le secteur avicole. De même qu’il doit financer un laboratoire dédié et un centre de formation avicole. L’Etat aura aussi à charge d’indemniser les éleveurs pour l’abattage des volailles pour cause d’épidémies ou de mesures de police sanitaire. Des campagnes visant la promotion de la consommation des produits avicoles seront également financées par les fonds publics. S’agissant des investissements, un montant d’un milliard de DH, sous forme de prêt sera assuré par le Crédit Agricole du Maroc (CAM). Le taux d’intérêt ne devrait pas dépasser 6%. Une aide financière égale à 3% des montants des investissements sera accordée aux projets ayant bénéficié du financement du CAM.
A. G.
leco
[Prinny Man] August 18th, 2010, 04:26 PM Viandes rouges: «l’Agneau Laiton» a son label
· Label «indication géographique protégée»
· Une meilleure valorisation des races de Timahdite, Boujâad, Beni Guil et D’man
http://www.leconomiste.com/upload/article/10_102284.jpg
ENFIN une certification d’indication géographique protégée (IGP) pour la viande rouge ovine. Le label agricole «Agneau Laiton» est désormais opérationnel.
Provenant d’un agneau âgé de 90 à 120 jours, ayant un poids compris entre 28 et 35 kg, la viande de «l’Agneau Laiton» doit être tendre, savoureuse et de couleur rouge clair avec peu de gras de couverture. Dans ce cas, l’animal doit être issu d’un croisement entre la race locale des mères de Timahdite, Boujâad, Beni Guil ou D’man et la race importée des pères depuis l’Ile de France, Marinos Précoce ou Lacaune.
Le troupeau de cette race évolue dans un système d’élevage agro-sylvo-pastoral.
Autres caractéristiques, les agneaux doivent être nés et élevés dans la même exploitation jusqu’à l’enlèvement pour l’abattage.
L’éleveur doit aussi tenir un carnet d’agnelage et suivre scrupuleusement les conduites alimentaires des brebis et des agneaux déjà cités. En revanche, le traitement aux moyens d’antibiotiques et l’utilisation d’hormones et de farines d’origine animale dans l’alimentation des mères et des agneaux sont proscrites. La conduite sanitaire est à prendre en compte dans l’évaluation de ces conditions.
Le respect de ces normes sera contrôlé par l’organisme certificateur Normacert qui délivrera aux éleveurs chevillards, bouchers et ateliers de découpage, la certification du produit obtenu.
Outre les mentions obligatoires applicables en matière d’étiquetage, la viande rouge ovine bénéficiant du label « Agneau Laiton » doit comporter la mention du label, le logo officiel et la référence Normacert. Bien que le principal objectif de cette procédure reste la protection du nom géographique, elle affirme la conformité à des méthodes de production uniques, des caractéristiques ou des qualités qui font la réputation de la région.
Cette reconnaissance communique certaines informations qui offrent une garantie aux consommateurs et producteurs. Pour le consommateur, le label signale d’importantes caractéristiques difficile à percevoir sur simple observation visuelle du produit. Pour le producteur, elle permet de valoriser son produit aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. A côté de cette certification IGP, plusieurs autres projets ont été homologués, notamment les dattes Majhoul de Tafilelt et les clémentines de Berkane. Une autre forme de certification, l’appellation d’origine protégée (AOP) a également touché le safran de Taliouine, originaire des communes de Taroudant et Ouarzazate. Ce produit est connu par son colorant puissant, sa saveur concentrée, son odeur forte et son goût légèrement amer et piquant. Il sera certifié par la même société (Normacert), et portera le logo et le label « AOP Safran de Taliouine».
Intissar BENCHEKROUN
leco
[Prinny Man] August 19th, 2010, 02:43 AM Secteur Avicole
Le Chergui fait des dégâts considérables
Le coup de chaleur n'a pratiquement pas eu d'impact sur les prix supportés par les consommateurs. Les prix sont restés stables après et avant la canicule.
Comme à l'accoutumée, le "Chergui" ne passe pas inaperçu pour les aviculteurs. Suite à l'augmentation de la température à 48° dans certaines régions à forte concentration d'élevages avicoles à partir du 07 août dernier, des pertes considérables ont été enregistrées par la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). Ainsi 15 % du poulet de chair et 10% de la dinde en fin de cycle d'élevage ont trouvé la mort. Les pertes sont estimées par la FISA à 60 millions de dhs. Et ce n'est pas tout. La vague de "Chergui" a engendré des chutes des performances zootechniques de production. Les retards de croissance seraient de l'ordre de 15 et 10% respectivement pour les poulets et les dindes.
Alors que la Fédération a évalué la chute de ponte à 10 % pour les pondeuses et la chute de ponte et du taux d'éclosion à 25 % pour les reproducteurs et accouvage. Le coût est chiffré à 40 millions de DHS. Ce qui hisse les pertes financières totales à environ 100 millions de DH. Ces estimations ont été établies par la FISA sur la base des informations disponibles à la date du vendredi 13 août dernier. Toutefois, les dégâts ne sont pas de la même grandeur pour tous les producteurs. Ils varient en fonction des régions, âge des volailles et selon que les élevages soient équipés ou non de matériel adéquat de lutte contre les fortes chaleurs (isolation, pad-cooling, brumisation, ventilation).
«Ce coup de chaleur n'a pratiquement pas eu d'impact sur les prix supportés par les consommateurs. Les prix sont restés stables après et avant la canicule.», souligne Chaouki Jerrari, directeur de la FISA.
Ceci s'explique surtout par une baisse de la demande à cause de la fin précoce de la période estivale et la diminution de la demande pendant Ramadan. Ce qui fait dire à C. Jerrari, «la réduction de l'offre est venue compenser la baisse de la demande : Le marché est équilibré». Il faut préciser que la chaleur a concerné les volailles en fin de cycle d'élevage, c'est-à-dire les poulets qui devaient sortir la semaine dernière. Face à ce phénomène devenu habituel, une question se pose: Est-ce qu'il n'y a pas moyens de contrecarrer les effets du chergui ? Auprès de la Fédération, on répond que lorsque la température atteint 48°, les moyens de refroidissement installés par les éleveurs ne suffisent plus. Concrètement, «ces moyens permettent de réduire la chaleur de 6 à 12 degrés.
Ainsi quand elle atteint 48 degrés, même en la réduisant à 36, ça reste toujours élevé», explique le directeur de la FISA. Sans oublier que ces équipements n'existent pas dans toutes fermes, en raison, entre autres, de leur cherté. D'autant plus qu'ils ne sont opérationnels que pendant une durée limitée (période de la forte chaleur). A cet égard, «les grands éleveurs sont généralement en avance. Car, lorsqu'on a un grand bâtiment d'élevage, l'installation d'un matériel de refroidissement et de rafraîchissement est justifiée économiquement.
Ce qui n'est pas le cas pour les petits éleveurs. Ce qui fait qu'ils pâtissent le plus de la vague de chaleur "Chergui"», indique C. Jerrari.
Pour faciliter l'équipement des éleveurs, l'Etat joue actuellement un rôle à travers une contribution définie dans le cadre de la refonte du fonds de développement agricole. Reste à préciser que toute la technologie, apparemment non adaptée au "Chergui", adoptée est importée.
Auprès de la FISA, on assure que «ce qui est développé ailleurs est valable chez nous. Les mêmes moyens sont utilisés ailleurs».
Organisation de la filière avicole
Se penchant sur les systèmes de production et l'organisation de la filière avicole, une étude de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a relevé que « l'intégration verticale totale, du couvoir à l'abattoir, n'est qu'à ses débuts au Maroc du fait de l'avènement récent des abattoirs industriels et de la prédominance du marché du vif ». Par contre, selon la même étude, si on considère dans ce système, les unités de production qui présentent des prémices d'intégration, c'est-à-dire qui possèdent deux maillons et plus, on en compte plus d'une trentaine d'unités de tailles très variables, allant pour ce qui de la production de poussin chair de 30 000 à plus de 800 000 poussins/semaine. Certaines unités possèdent les maillons d'accouvage (couvoirs et élevages de reproducteurs), d'alimentation (fabrication d'aliments) et de production (élevages chair), mais les cas les plus communs sont des unités qui commercialisent à la fois leur production de poussin et d'aliments composés. Parmi ces dernières, les unités de grande taille ont presque toutes des ambitions d'intégration verticale et n'attendent que des changements réglementaires nécessaires à la reconversion du marché du vif en circuits de distribution des produits frais d'abattage.
le matin
[Prinny Man] August 23rd, 2010, 04:40 PM Plan Halieutis
Tous les chantiers sont ouverts
· Mais aucun projet stratégique n’a encore abouti
· L’ensemble des instruments de pilotage mis en place
L’heure est au bilan. Un an après sa présentation au Souverain, où en est la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de développement du secteur halieutique? Selon Zakia Driouich directrice de la Pêche et de l’Aquaculture auprès du département du même nom, «il y a des dossiers qui ont bien avancé et d’autres moins car ils requièrent au préalable un consensus des opérateurs concernés». Toujours est-il que la concertation avec les professionnels est de mise et de nombreux chantiers sont ouverts, ajoute Driouich.
Pour rappel, le plan Halieutis s’articule autour de 3 objectifs fondamentaux: durabilité, performance et compétitivité. Il s’agit d’abord d’assurer la pérennité de la ressource. De garantir ensuite une qualité optimale des produits de la mer, du débarquement à la commercialisation. Et d’asseoir enfin la compétitivité du secteur sur des bases solides via une bonne valorisation des richesses halieutiques.
18,3 milliards de DH en 2020
Dans ce cadre, le plan Halieutis prévoit la mise en œuvre de 16 projets stratégiques qui sont déclinées en 112 plans d’actions. Le tout devrait générer un PIB sectoriel (pêche, aquaculture et industrie) de 18,3 milliards de DH à l’horizon 2020. A cette échéance, la production (pêche et aquaculture) plus de 1,7 million de tonnes et le chiffre d’affaires à l’exportation sera porté à 3,1milliards de dollars au lieu de 1,2 actuellement.
Quels sont les projets mis en chantier? Pour le moment, indique le département de la Pêche, 14 projets stratégiques sont lancés. Leur mise en oeuvre est réalisée par des groupes de travail multidisciplinaires (composés des principaux acteurs publics du secteur et des représentants des organisations professionnelles). «Plusieurs d’entre eux enregistrent un état d’avancement significatif», est-il souligné. L’on cite ainsi les plans d’aménagement des petits pélagiques, de la crevette du merlu et des algues marines. Il y a aussi la création de l’Agence de développement de l’aquaculture et la mise en place du global operator dont la mission a été confiée depuis juin dernier à l’Office national des pêches (ONP). S’y ajoutent également, l’actualisation du dispositif juridique et le lancement de deux pôles de compétitivité, l’un à Agadir et l’autre à Tanger.
Parallèlement, et à l’instar du plan Maroc Vert, un dispositif de «Program Management Office» (PMO) a été instauré pour la mise en œuvre de la stratégie. Il intègre également un volet conduite du changement et un volet communication. «Le PMO est une fonction de pilotage de projets complexes visant à planifier, accompagner et suivre la réalisation des projets pour les faire aboutir dans les meilleures conditions de coût, qualité et délai», explique-t-on auprès du département de la Pêche. De fait, les grandes avancées sont surtout enregistrées au niveau de la mise en place des instruments de pilotage de la stratégie. Il reste cependant à accélérer la mise en œuvre des plans d’aménagement des pêcheries et en particulier celle des petits pélagiques.
A. G.
leco
[Prinny Man] August 23rd, 2010, 04:42 PM Plan Halieutis
Pourquoi ça bloque!
· Retard dans l’aménagement des pêcheries des petits pélagiques
· Trouver un consensus interprofessionnel, l’autre difficulté
http://www.leconomiste.com/upload/article/6_102323.jpg
Pièce maîtresse de la stratégie Halieutis, le plan d’aménagement des pêcheries des petits pélagiques peine à décoller. Selon les professionnels, mis à part le lancement des appels d’offres relatifs à l’exploitation du stock dit C, pas d’évolution à signaler. Côté tutelle, l’on apprécie à juste titre le caractère laborieux des consultations engagées avec les professionnels tant la quête d’un consensus s’avère un exercice fort infructueux. Surtout lorsqu’il s’agit d’associer armateurs et industriels. Car, ce plan fait une large place à la valorisation à terre. Fini donc, la congélation orientée directement vers l’export. C’est l’un des projets phares du plan Halieutis. «Dans la mesure où les petits pélagiques représentent plus de 80% des captures réalisées dans la zone exclusive marocaine», indique-t-on auprès du département de la Pêche. Et, le Maroc en détient le stock le plus important à l’échelle mondiale, notamment de sardine Pilchardus Walbum. Espèce mondialement reconnue pour sa qualité exceptionnelle. Or, ce potentiel est sous-exploité.
Partant de ces constats, le plan d’aménagement des petits pélagiques cible cinq objectifs. A commencer par l’exploitation durable de la ressource. Cela se basera désormais sur un volume de captures admissible à définir chaque année par zone de pêche. Il s’agit en second lieu de valoriser l’ensemble des prises ainsi que le stock Sud via le débarquement de toutes les captures au Maroc et leur valorisation par l’industrie nationale. En particulier dans le cadre des pôles de compétitivité de Dakhla, Laâyoune et Agadir. Le 3e objectif vise l’utilisation à plein régime des industries existantes en leur assurant un approvisionnement aussi suffisant que diversifié. Histoire d’inciter au développement de nouveaux produits. Les deux autres objectifs ciblent la création d’emplois stables et l’augmentation de la consommation nationale des produits de la mer.
Parallèlement, des mesures incitatives sont prévues pour moderniser la flotte et initier l’intégration entre l’amont et l’aval du secteur. La création de partenariats entre armateurs et industriels constitue, en effet, l’épine dorsale du plan. Seulement, cette dernière option ne fait pas l’unanimité de tous les professionnels. Surtout ceux qui ont fait de la congélation à bord une véritable rente de situation. Sans aucun impact positif pour le pays dans la mesure où la valorisation est faite outre-mer. Au demeurant, certains sont montés au front dès qu’ils ont eu vent des axes du plan, dénonçant en particulier le lien fait entre les quotas et la livraison des usines. Et ils ne sont pas prêts à lâcher prise tant l’enjeu est de taille: 8.000 tonnes de poissons congelés à bord laissent la bagatelle de 2,85 millions de DH. Sans oublier la crise de leadership qui plombe le paysage professionnel aux organes pléthoriques. «Dans le domaine, on recense autant d’associations que d’espèces de poissons», ironise un professionnel. D’où le refus des opérateurs du sud à ouvrir la pêche aux autres armateurs.
Or, deux facteurs majeurs conditionnent le plan. D’une part, une contrainte liée à la variabilité de la biomasse. Celle-ci a fluctué entre 5 et un peu plus de 10 millions de tonnes sur la période 1999/2008. D’autre part, les infrastructures de débarquement sont limitées dans les ports du Sud par rapport au potentiel exploitable.
L’exploitation des pêcheries de l’Atlantique nord et de la zone méditerranéenne se fera selon 4 principes. Tout d’abord, la définition et la répartition du Total admissible des captures (TAC) sur la base de l’évaluation de la biomasse observée pour chaque pêcherie. Ensuite le TAC qui est fixé chaque année. En 3e lieu, le TAC réparti en quota individuel par navire au prorata par pêcherie. Enfin, chaque navire sera rattaché à une zone d’activité à définir. Le tout sera contrôlé par un système satellite déjà installé. Pour rappel, le Plan d’aménagement des petits pélagiques prévoit l’exploitation d’un volume d’environ 1,8 million de tonnes en 2010. L’objectif sera-t-il satisfait? C’est fort improbable dans les conditions actuelles.
Il n’empêche qu’il permettrait dès 2013 une plus-value additionnelle de près de 8 milliards de DH. L’objectif étant de renverser la donne. Sur la période 2000/2007, la contribution du secteur halieutique au PIB n’a évolué que de 1,3% contre un taux de croissance de l’économie nationale de 5,1%. Cependant, le chiffre d’affaires du secteur enregistre une croissance à 2 chiffres dès lors qu’il s’agit de l’exportation.
A. G.
leco
[Prinny Man] August 23rd, 2010, 04:44 PM Souss/Agriculture: Du concret pour le Plan Maroc vert
· Plusieurs projets en phase de démarrage
· Des investissements de plus de 4 milliards de DH
· 32.400 personnes en bénéficieront
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Le Plan Maroc vert était au cœur du débat lundi dernier lors du Conseil d’administration de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa-Draâ. La rencontre présidée par Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime était l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement du plan agricole régional. Un bilan qui peut se targuer d’être positif à la lecture des chiffres annoncés. En effet, en un an à peine, près de 90% des investissements envisagés dans le cadre du pilier I sont en phase de démarrage. Selon Abderrahmane Hilali, directeur régional de l’ORMVA Souss-Massa- Draâ, dans cette catégorie, neuf projets, d’une valeur de 4,36 milliards de DH sont validés et financés. Pour la plupart, ils sont au stade de validation du contrat d’agrégation ou de la signature de la convention d’agréation. Un des neufs projets retenus est même au stade d’exécution. Il s’agit de la création d’un verger d’agrumes par la plantation de 400 ha de la variété Nadorcott dans la province de Taroudant dans la commune d’Aoulouz par 74 agrégés réunis dans un groupement d’intérêt économique. Toujours dans la filière agrumes, d’autres projets sont sur les rails. Parmi eux, des chantiers initiés par la coopérative Copag dans la province de Taroudant. La nature de l’agrégation de l’un d’eux, consiste en l’implantation d’une unité de valorisation. La structure devrait entrer en activité en 2012/2013. Ce sera la troisième du genre, la coopérative Copag disposant déjà de deux unités de conditionnement et de stockage des agrumes qui assurent la valorisation de la production des agriculteurs, membres de la coopérative. Pour ce nouveau projet ce sont 118 agriculteurs agrégés et 5.900 ha 100% irrigués qui sont mobilisés. Aussi l’investissement à réaliser consiste en la plantation et équipement en irrigation localisée de 2.800 ha d’agrumes durant les cinq premières années du projet. Pour l’heure la convention d’agrégation a été signée et les contrats d’agrégation sont en cours de validation. Il en est de même aussi pour d’autres projets dédiés également aux agrumes tel celui initié par Pack Souss qui vise l’intensification et la valorisation des agrumes. L’entreprise qui œuvre dans le secteur agrumicole et particulièrement dans le conditionnement et l’exportation des agrumes va assurer l’encadrement technique mais également l’approvisionnement des adhérents de tous les moyens de production ainsi que la formation des producteurs et de leurs techniciens dans divers domaines sans oublier la généralisation de l’informatisation des domaines. Le tout au profit de 134 agrégés réunissant une superficie de 2.913 ha 100% irrigués.
Outre le développement de l’agrumiculture, il est question également de valorisation de la production de la rose à parfum à Kelaât Mgouna, mais aussi d’amélioration de la production des élevages laitiers ainsi que de production de viandes rouges et de viandes blanches dans d’autres localités. Un programme de 52.170 têtes de bétail plus 2 millions de poulets, indique-t-on du côté de l’Ormva.
En termes d’agrégés sur les neufs projets sur les rails, ce sont 13.959 agriculteurs au total qui sont concernés pour une superficie totale de 11.640 ha. Soulignons également que sur le plan investissement, la contribution du privé est de 3,46 milliards de DH sur les 4,3 milliards de DH qui seront investis à terme dans les neufs projets retenus.
Le pilier II est aussi sur la bonne voie. Huit projets sont déjà retenus pour un investissement de 249 millions de DH. Des projets d’intensification des cultures végétales et d’élevage animale (culture de cactus, amandiers, palmiers dattiers oliviers, élevage de caprins, apiculture, arganiers) sur une superficie totale de 19.935 ha autour desquels sont mobilisés 18.448 agrégés.
La situation des ressources en eau étant un facteur incontournable de la réalisation des objectifs du plan agricole régional, les discussions des participants au CA de l’Ormva Souss-Massa-Draâ ont aussi focalisé lundi dernier sur le sujet. La question est de taille dans une région qui a connu pendant longtemps un stress hydrique et qui n’est toujours pas à l’abri. Aussi, pour faire face à cette contrainte, il est prévu de convertir les surfaces irriguées dans leur totalité au «goutte à goutte». Le chantier tient à cœur à Aziz Akhannouch qui est l’initiateur, rappelons-le, de la convention cadre pour la préservation des ressources en eau. Déjà du temps où il était président du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ, il avait souligné, au moment de la signature du contrat de nappe, l’intérêt de la rationalisation de l’utilisation de l’eau. «L’avenir de l’agriculture dans le Souss dépend de la façon avec laquelle la problématique de l’eau sera traitée et réglée. Or, dans cette région nous disposons aussi bien des meilleures ressources humaines que des meilleures ressources naturelles du Royaume».
Perspectives 2011
Des projets du pilier I sont déjà dans le pipe pour l’année à venir. En effet quatre agrégations sont en cours de validation. Ils sont porteurs de 855 millions de DH d’investissement. Au niveau du pilier II, au programme encore le développement de la production végétale dont le safran, l’amandier et les plantes aromatiques. Sans oublier le caroubier et l’arganier. A tout cela s’ajoute l’intensification de la production animale. Ainsi au total 19 projets d’une valeur de plus de 656,51 millions de DH sont retenus. Ils seront réalisés au profit de 50.049 bénéficières.
De notre correspondante,
Malika ALAMI
leco
[Prinny Man] August 23rd, 2010, 05:34 PM Du fromage camelin à Dakhla
« Ajban Dakhla » un fromage à base du lait camelin, produit par une coopérative de femmes à Dakhla.
Le fromage, une première au Maroc, a été conçu avec l’aide de chercheurs de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, et un bureau d’études spécialisé afin de palier les difficultés de coagulation du lait camelin. Le produit est très populaire dans la région de Dakhla et les autres agglomérations du sud du Maroc.La Direction de l’Agriculture a créé des points de collecte du lait dans des centres urbains et ruraux, afin d’encourager les éleveurs à commercialiser leurs productions laitières.
leco
VegaM August 23rd, 2010, 10:47 PM · Démissions en cascade chez Copag
Coup dur pour Copag! Après la démission de Ali Bekkari, ancien directeur commercial, parti rejoindre les rangs de Jibal, 17 autres cadres de Copag viennent de quitter officiellement la coopérative qui commercialise le lait Jaouda. Ces démissionnaires sont eux aussi allés intégrer la force commerciale de Jibal. Rappelons que ce dernier est un opérateur qui commence à s’imposer dans le secteur du lait et à grignoter d’importantes parts de marché.
L'économiste
Je connaissais pas l'existence ce cette coopérative qui concurrence désormais au niveau national, La Centrale Laitière (ONA-SNI) et Jaouda (COPAG)
http://www.jibal.ma/images/index002003.jpg
Safilait société agro-alimentaire du groupe SOPAR intègre la production laitière par son propre cheptel, le traitement du lait et sa transformation dans les règles d'hygiène aux normes les plus strictes. Nos produits sont ainsi garant de la plus haute valeur nutritionnelle et hygiénique du marché Marocain.
Situation géographique
Le siège social de l'entreprise est à Casablanca carrefour économique majeur du Maroc. Son unité de production (aliments, élevage, transformation et distribution) est au cœur de notre exploitation agricole AGROPLUS dans la région de BENI MELLAL, berceau des meilleures origines laitières du MAROC.
http://www.jibal.ma/
Gadiri August 24th, 2010, 04:42 PM Je connaissais pas l'existence ce cette coopérative qui concurrence désormais au niveau national, La Centrale Laitière (ONA-SNI) et Jaouda (COPAG)
Moi aussi je connaissais pas.
La COPAG est décapitée par ses départs alors qu'elle est un vraie réussite.
[Prinny Man] August 25th, 2010, 04:37 PM Pêche: La reprise se confirme
· Plus de 580.000 tonnes débarquées à fin juillet
· Pour une valeur de plus de 2,5 milliards de DH
· Nette amélioration de l’approvisionnement de l’industrie
http://www.leconomiste.com/upload/article/10_102373.jpg
La reprise des débarquements des produits de la mer se confirme. Du moins pour ce qui est de la pêche côtière et artisanale dont les statistiques sont fournies par l’Office national des pêches (ONP). Selon l’Office, les quantités débarquées au terme des 7 premiers mois de l’année en cours s’inscrivent en progression de 16% par rapport à la même date de 2009. Elles sont ainsi passées de 502.046 tonnes à 582.220. Parallèlement, la contre-valeur s’est appréciée de 4% pour s’établir à plus de 2,56 milliards de DH au lieu de 2,46 milliards à fin juillet 2009.
Cette amélioration est imputable à la croissance enregistrée par les prises du poisson pélagique: 507.410 tonnes contre 428.710 d’une période à l’autre. Volume dont la valeur a crû de 16% pour s’établir à plus de 1 milliard de DH au lieu de 937 millions au terme des 7 premiers mois de 2009. Parmi les espèces de cette famille, la sardine enregistre la plus forte progression des prises avec 22% en volume et 18% en valeur. En tout, les quantités des sardines débarquées ont atteint 414.470 tonnes pour une valeur de plus de 634 millions de DH. La pêche à l’espadon et aux anchois a connu aussi une progression notable bien que les quantités débarquées restent peu significatives. En revanche, les autres espèces comme le maquereau, le chinchard et le thon ont vu leurs volumes accuser de fortes baisses variant entre 25 et 45%.
S’agissant du poisson blanc, les débarquements ont régressé en moyenne de 2% en volume et de 4% en valeur. Au total, 45.495 tonnes ont été pêchées pour une valeur de 684,9 millions de DH contre 46.580 tonnes à fin juillet 2009. Ce dernier volume avait généré un chiffre d’affaires de 715,5 millions de DH. Les baisses les plus importantes ont été enregistrées par le merlu commun (-36/%), la sole (-40%), l’ombrine et le merlan colin, respectivement moins 50 et 22%. La même tendance à la baisse est observée pour les céphalopodes et crustacés. Pour la première espèce, les débarquements réalisés sur les 7 premiers mois de 2010 ont régressé de 19% en volume et 6% en valeur. Recul, imputable surtout à la pêche au poulpe dont les quantités ont chuté de 35% d’une période à l’autre, soit 13.142 tonnes contre 20.197. En revanche, les prises de calmars et seiches se sont inscrites en amélioration mais avec de petites quantités. A noter à cet effet que les statistiques de l’ONP n’englobent pas les prises de la pêche hauturière qui s’intéresse tout particulièrement aux céphalopodes.
Pour ce qui est des crustacés, on relève aussi une baisse de 17% des quantités pêchées. Baisse qui concerne pour une large part les crevettes roses dont le volume a chuté de 42% d’une période à l’autre. Près de 1.600 tonnes de crevettes ont été débarquées au lieu de 2.760 à fin juillet 2010.
Par destinations, la consommation du poisson à l’état frais représente 215.670 tonnes, soit environ 37% des quantités débarquées par la pêche côtière et artisanale à fin juillet 2010. Ce volume s’inscrit par ailleurs en amélioration de 5% par rapport à la même date de 2009.
L’industrie de conserves a aussi nettement amélioré son approvisionnement en prélevant près de 19% des débarquements, soit plus de 109.000 tonnes au lieu de 59.200 en 2009. Il en est de même pour l’industrie de farine et d’huile de poisson qui s’est vue attribuer près de 140.000 tonnes de poissons contre 103.000 à fin juillet 2009. A l’opposé, la congélation, dont la part s’est établie à près de 30%, a vu son approvisionnement régressé de 5%.
A. G.
leco
[Prinny Man] August 25th, 2010, 07:19 PM «Fruit Logistica»
Le Maroc à la messe berlinois
http://lematin.ma/Actualite/Journal/Photos/250810_p_fruit.jpg
Le Maroc a annoncé sa participation au salon des fruits et légumes de Berlin, qui se déroulera du 9 au 11 février 2011.
La manifestation permettra aux acteurs nationaux du secteur de promouvoir leurs produits et services sur la plus grande plate-forme d'exposition au monde.
L'Allemagne est le plus grand importateur de fruits et légumes en Europe, voilà pourquoi ce pays organise chaque année sur le Parc des Expositions de Berlin, le salon «Fruit Logistica », considéré comme le plus important événement mondial de fruits et légumes. La clôture officielle des inscriptions, était fixée au 31 juillet et le Maroc sera bel et bien présent à cette dix-neuvième édition.
Tous les pays participants sont conscients des enjeux et de la place prépondérante qu'occupe cet événement pour le bon déroulement de leur activité.
Et pour preuve, selon les organisateurs, trois semaines avant l'arrêt des enregistrements des participations, ce sont plus de 2 300 exposants de 70 pays et plus de 50 000 visiteurs (dont plus de 85 % de décideurs) en provenance des cinq continents qui vont y participer.
Ceci a conduit les responsables à augmenter la superficie dédiée aux stands et aux présentoirs.
Par ailleurs, le Maroc n'est pas à sa première participation, chaque année, une grande délégation constituée d'une trentaine de producteurs des meilleurs fruits et +légumes frais représentant toutes les régions du Royaume s'y rendent.
De plus, d'autres sociétés nationales spécialisées dans l'emballage et le conditionnement des produits frais ainsi que des associations professionnelles seront aussi de la partie au vu de l'importance que le Maroc accorde au marché et aux clients allemands.
D'ailleurs, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime l'a bien souligné dans une déclaration publiée mercredi par le journal allemand Der Spiegel : «Le marché allemand demeure d'une très grande importance en tant que destination des produits agroalimentaires marocains».
Le ministre a aussi insisté sur le fait que «ces produits sont conformes aux normes de qualité à laquelle le consommateur allemand accorde une grande importance».
De même, les produits agricoles marocains nécessitent très peu d'engrais (en comparaison au volume admis par l'Union européenne). Ceci leur permet de se démarquer et de se valoriser aux yeux des consommateurs occidentaux.
D'autre part, le taux de satisfaction de l'édition 2010 était de 97 %, les visiteurs ont été pratiquement unanimes sur le succès et les résultats commerciaux positifs de leur salon. 82 % d'entre eux ont pu tisser une nouvelle toile de contacts et 77 % pensent que les liens qu'ils ont développés donneront lieu à des négociations et à la finalisation de transactions commerciales.
Fruit Logistica présente donc un panorama exhaustif du marché des fruits et légumes. Y participer est une occasion en or pour présenter ses produits et ses services à l'ensemble de la chaîne de distribution.
Les visées du Maroc pour les années à venir
Les exportations marocaines des fruits et légumes ont baissé en 2009, et pour cause le recul de la demande étrangère (et surtout européenne) déclenchée par la crise économique mondiale. Cependant, les acteurs de ce secteur et le ministère concerné ne baissent pas les bras pour autant. En effet, le Royaume compte doubler ses exportations agroalimentaires et de la pêche d'ici 2015 et les tripler en 2018. Ceci va lui permettre d'atteindre la barre des 327 milliards de dirhams. Cette stratégie est visionnaire et va dans le sens de la logique économique nationale, surtout quand on sait que le secteur agricole représente une source de revenu à hauteur de 45 % de la population.
Repères
Les performances de l'édition 2010
82 % des exposants pensent avoir noué des contacts prometteurs.
77 % des participants estiment que les liens tissés lors de ce salon aboutiront sûrement à des négociations et à la finalisation de transactions commerciales.
97 % des visiteurs ont exprimé des opinions favorables concernant les résultats commerciaux engendrés par la manifestation.
Le taux de satisfaction de l'édition 2010 était de 97 %, les visiteurs ont été pratiquement unanimes sur le succès et les résultats commerciaux positifs de leur salon.
Par Soufiane Chakkouche | LE MATIN
[Prinny Man] August 27th, 2010, 05:33 AM La nouvelle campagne agricole démarre dans les meilleures conditions
Lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement réuni sous la présidence du Premier ministre, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, a indiqué que M. Akhennouch a, lors de cette réunion, indiqué que la prochaine campagne agricole bénéficiera de conditions favorables aux niveaux des intrants agricoles.
Il a, dans ce sens, indiqué que les stocks de grains avoisinent 1,10 million de quintaux et que le taux de mécanisation dans le secteur agricole a atteint 50 pc des ventes des tracteurs au cours de la saison agricole actuelle.
M. Akhennouch a, d'autre part, indiqué que la campagne agricole 2009-2010 a été généralement "bonne" en dépit de la conjoncture internationale défavorable sachant que la récolte céréalière a totalisé 75 millions de quintaux, ce qui constitue un couronnement des efforts déployés par l'Etat et les autres acteurs dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert.
La production agricole, a-t-il dit, a atteint un niveau important en enregistrant une hausse de 27 pc par rapport aux résultats obtenus au cours des trois dernières années.
Des résultats "très satisfaisants" ont été également relevés au niveau d'autres chaines de production agricole notamment celle de l'olivier, dont la production a affiché une hausse de 76 pc, a ajouté le ministre, précisant que les exportations d'huile d'olive ont augmenté de 136 pc par rapport à la saison agricole écoulée.
Le ministre a indiqué que les exportations des pommes de terre ont connu une hausse de 155 pc et celles des agrumes 11 pc, et ce, en dépit d'une conjoncture internationale défavorable qui a eu un impact négatif sur les résultats obtenus dans la chaine des primeurs notamment les tomates qui ont rencontré des difficultés pour préserver leur place sur les marchés mondiaux affectés par la crise.
Les chaines de production animale ont également enregistré des résultats satisfaisants au niveau de toutes les filières notamment le lait et les viandes rouges, a poursuivi le ministre.
www.marocjournal.net
[Prinny Man] August 27th, 2010, 04:24 PM Céréales: Moins de récoltes que prévu
· Près de 75 millions de quintaux dont 32,5 de blé tendre
· Le gouvernement va devoir subventionner les importations
http://www.leconomiste.com/upload/article/10_102417.jpg
La récolte céréalière culmine à moins de 75 millions de quintaux. C’est le chiffre définitif qui ressort du bilan de la dernière campagne agricole présenté jeudi dernier par Aziz Akhannouch devant le Conseil du gouvernement. Niveau, certes en baisse de 26,6% par rapport à la moisson record de 2008/2009 qui atteint près de 102 millions de quintaux mais néanmoins en augmentation de 21% par rapport à la moyenne des 5 dernières campagnes.
La ventilation de la production par espèce fait ressortir l’importance du blé tendre dont la récolte est de l’ordre de 32,5 millions de quintaux contre 43 millions réalisés l’année dernière. Le blé et l’orge se partagent le reste avec respectivement 16,4 et 25,7 millions de quintaux.
Les superficies semées sont essentiellement localisées dans la Chaouia-Ouardigha, Doukkala-Abda, le Haouz, Fès-Saïs et l’Oriental. En tout, les emblavements ont concerné près de 4,5 millions d’ha en diminution de 8% par rapport à la saison précédente. Mais les travaux du sol ont été menés mécaniquement à hauteur de 96%. A titre d’illustration, les ventes des tracteurs ont marqué un bond de 52% en 2009 en comparaison avec l’année d’avant. De plus, les ventes de semences sélectionnées ont réalisé cette année un record jamais connu par le passé. Elles ont dépassé la barre de 1,1 million de quintaux, soit une hausse de 66% par rapport à la campagne précédente. Ceci, sous l’effet de l’aide consentie par l’Etat. En 2009/2010, la subvention des semences du blé tendre a été portée à 150 DH/ql au lieu de 130 en 2008/2009. Elle s’élève à 135 DH/ql pour le blé dur. Ce sont donc ces ingrédients qui ont contribué à l’amélioration des rendements. Sans oublier bien évidement l’importance du cumul pluviométrique enregistré. «Le rendement moyen national s’est établi à 15,6 quintaux/ha alors qu’il a atteint 30 quintaux/ha dans certaines zones du bour précoce et s’élève à 45 quintaux/ha dans les périmètres irrigués», signale Akhannouch.
En dépit de la pluviométrie exceptionnelle qu’a connue le pays, divers facteurs expliquent le recul de la récolte 2009/2010. Le ministre de l’Agriculture cite,entre autres, le déficit pluviométrique enregistré durant la période allant du mois d’octobre à la mi-décembre, le retard pris dans les semis et les inondations dans certaines zones (Gharb et Souss Massa).
Plus préoccupant, ce niveau de récolte intervient dans une conjoncture particulièrement difficile. En effet, le marché international des céréales est en forte ébullition. Depuis l’annonce de l’embargo sur les exportations russes, les prix du blé ont grimpé de 40% et restent orientés à la hausse face aux prévisions de baisse de la production mondiale des blés.
Au 24 août, les cours des blés français et américains dépassaient les 285 DH/ql.
Aussi «pour maintenir le prix du pain basic à 1,20 DH, le gouvernement sera dans l’obligation de suspendre totalement les droits de douane appliqués au blé tendre», estime un négociant en céréales. Et ça ne sera pas suffisant, renchérit un minotier. Car, il y aurait toujours un différentiel de 15 à 20 DH/ql entre le prix de cession et celui garanti par l’Etat à la minoterie. Différentiel que l’Etat devrait subventionner. De fait, les discussions entre l’administration et les professionnels au sujet de la mise en place d’un système de régulation vont bon train. Et les professionnels recommandent l’ouverture des importations au plus tard le 15 septembre prochain. D’autant plus que la collecte nationale du blé tendre porte à peine sur 11 millions de quintaux, en régression de 27% par rapport à 2009.
A.G.
leco
[Prinny Man] August 27th, 2010, 04:29 PM Souss/tomates: Arrêt des plantations pour cause de canicule
Difficile de poursuivre les plantations des plants de tomates dans le Souss en ce moment à cause de la chaleur. Dans les zones agricoles le mercure a frôlé les 50 degrés de température hier. Aussi il était impossible de maintenir l’activité dans les serres dès 9 heures du matin. D’ailleurs, la phase de plantation pour la production de tomates est suspendue pour l’heure en attendant le retour du climat à la normale. La canicule a engendré des dégâts au niveau des insectes auxiliaires utilisés dans la lutte intégrée.
leco
[Prinny Man] August 27th, 2010, 04:31 PM Souss/Agriculture: Comité de pilotage pour le dessalement
Le Comité de pilotage du projet de dessalement de l’eau de mer pour les zones agricoles dans le Souss est constitué. Il réunit tous les départements institutionnels concernés ainsi que les élus et les professionnels du secteur. Il tient sa première réunion aujourd’hui. Hier, les représentants de la Société financière internationale et les cabinets consultants, en charge de la structuration du projet, ont tenu une réunion avec les professionnels du secteur.
leco
[Prinny Man] August 30th, 2010, 05:16 PM Souss/Agriculture: Les enjeux du projet de dessalement de l’eau de mer
· Un chantier incontournable pour le développement du secteur
· L’étude de structuration lancée
· L’identité du délégataire connue dans 12 mois
http://www.leconomiste.com/upload/article/16_102441.jpg
La réussite du Plan Maroc vert passe en partie par la disponibilité des ressources hydriques. Et le Souss Massa connu pour sa faiblesse en la matière ne pourra pas faire l’économie du dessalement de l’eau de mer. Le projet Chtouka ainsi baptisé, est en fait une composante intégrale du plan agricole régional (PAR) et aujourd’hui on peut dire qu’il est sur la bonne voie. Les consultants, qui travailleront sur le dossier avec pour conseiller principal la Société financière internationale (SFI), ont été sélectionnés depuis le 16 août après un appel d’offres lancé en juillet dernier. Ce sont les sociétés BRL en tant que consultant technique et GLN (Gide Loryette Nouel) en tant que cabinet juridique qui ont été retenues. Et cette semaine c’est le démarrage effectif de l’étude pour la structuration et la dévolution du projet.
Ce coup d’envoi est marqué par la première réunion du comité de pilotage du projet. Il est composé de différents départements ministériels, l’Agence du bassin hydraulique Souss-Massa-Draâ, les directions centrales du ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes, l’Agence de développement agricole et bien sûr l’Office de mise en valeur agricole Souss Massa. L’ordre du jour de sa première rencontre qui a eu lieu jeudi dernier à Rabat était axé sur la présentation du projet par la SFI et l’équipe des consultants. Il portait également sur la méthodologie et le déroulement de l’étude.
La veille de cette réunion, les représentants de la SFI ainsi que les consultants en charge du dossier ont eu un meeting à Agadir avec les professionnels du secteur agricole dans le Souss Massa. A l’unanimité, ils ont encore une fois manifesté leur entière adhésion au dossier. “C’est un projet vital et stratégique pour la région. D’autant plus que le risque de salinité de la nappe phréatique ne cesse d’augmenter dans les zones irriguées sans compter que dans ce périmètre il n’y a pas d’eau par endroits notamment autour de Biougra”, indique un producteur de maraîchages. De fait, les enjeux de ce chantier, premier du genre en Afrique dans le cadre d’un partenariat public/privé sont grands. L’étude de préfaisabilité réalisée par le département de l’Agriculture avec le soutien de la FAO et celle de faisabilité accomplie par l’Agence du bassin du Souss-Massa-Draâ ont mis en exergue l’indispensabilité du projet.
«En absence de dessalement d’eau de mer dans l’avenir, le secteur agricole dans la région pourrait accuser un manque à gagner estimé à 500 millions de DH par an, sans compter 15.000 emplois de perdus annuellement», souligne un institutionnel. Pour l’heure, le déficit hydraulique de 60 millions de m3 enregistré annuellement au niveau de la nappe phréatique justifie pleinement un tel projet. Ceci surtout que ses retombées sur le secteur seraient très grandes en termes de développement et d’investissement. «Cela nous permettra d’investir dans des extensions de superficies même en dehors des périmètres irrigués», lance d’emblée un agriculteur. Pour l’heure, suite à l’étude de faisabilité, il a été décidé de lancer le processus de mise en place du projet en faveur de 10.000 ha dans la zone de Chtouka qui seront irrigués à partir d’une station de dessalement envisagée à Tifnit. Ce site étant, selon les consultants, plus favorable au projet comparativement à celui de Douira une autre localité pressentie.
Un aspect qui sera cependant précisé dans l’étude de structuration qui vient d’être lancée. A noter que la première phase de l’étude durera 5 mois et permettra d’arrêter les options stratégiques en matière d’investissement, des tarifs, de montage financier et des modalités de partenariat.
La phase deux relative à l’exécution d’appel d’offres pour la sélection du délégataire et l’établissement de la convention de gestion déléguée nécessitera 7 mois. Ainsi l’identité du délégataire devrait être connue dans 12 mois au total. Pour enfin voir le lancement d’aménagement de la station de dessalement. “Une unité ultramoderne avec utilisation de l’osmose inverse modulaire avec extension possible. Elle devrait produire 255.000 m3/jour, soit 80 millions de m3/an”, est-il indiqué. Le vœu de tous c’est que cette installation soit opérationnelle fin 2012 ou début 2013. Rien n’est impossible. Le dossier est, en tous les cas, sur les rails.
Les 3 P
“Partenariat Public Privé”, est aujourd’hui une formule connue des milieux agricoles du Souss. Et ce depuis la mise en place du projet de sauvegarde de Sebt Guerdane (www.leconomiste.com). Une bonne expérience et un autre chantier d’envergure opérationnel sur laquelle devrait capitaliser aujourd’hui professionnels et institutionnels pour activer le dossier de dessalement d’eau de mer dans les zones agricoles du Souss. Marqué par quelques turpitudes à ces débuts, le dossier Sebt Guerdane connaît maintenant un grand engouement auprès des agriculteurs. 240 agriculteurs sont en attente aujourd’hui représentants 3.000 ha pour profiter des systèmes d’irrigation mis en place. Depuis la mise en service du réseau à partir du barrage d’Aoulouz, on compte plus de 600 bénéficiaires représentant 10.000 ha.
De notre correspondante,
Malika ALAMI
leco
Slaoui September 1st, 2010, 04:47 PM BEST BISCUITS MAROC : Création d’une SA au capital de K MAD 300 par le Groupe BOUTGUERAY
foodmagazine
[Prinny Man] September 1st, 2010, 06:14 PM Campagne agricole: L’effet Maroc vert
· Oléiculture, viandes rouges et produits laitiers en forte croissance
· Résultats moyens pour le sucre et les céréales
· Agrumes et primeurs: 8,1 milliards de DH à l’exportation
http://www.leconomiste.com/upload/article/4_102475.jpg
La campagne agricole 2009/2010 est jugée globalement positive. Ceci, bien que son déroulement ait été perturbé par de nombreux facteurs pénalisants. D’abord, des pluies assez tardives mais dont l’intensité et la persistance dans le temps ont compromis les semis dans plusieurs zones de production céréalière (cf. www.leconomiste.com; édition du 27 août 2010).
Les inondations et les intempéries, qui ont sévi ensuite, ont occasionné d’importants dégâts sur les cultures annuelles et un manque à exporter pour ce qui des agrumes et primeurs. Néanmoins la récolte céréalière a atteint 74,6 millions de quintaux. Volume certes en repli de 26,6% en comparaison avec la moisson record de 2008/2009 qui s’est élevée à 102 millions de quintaux mais en augmentation de 21% par rapport à la moyenne des 5 dernières campagnes. Le tout sensiblement proche de l’objectif du Plan Maroc vert qui vise à sécuriser 75 millions de quintaux sur une superficie de 4,2 millions d’hectares.
Quoi qu’il en soit, la ventilation de la production par espèce fait ressortir l’importance du blé tendre dont la récolte est de l’ordre de 32,5 millions de quintaux contre 43 millions réalisés l’année dernière. Le blé et l’orge se partagent le reste avec respectivement 16,4 et 25,7 millions de quintaux. (cf. www.leconomiste.com; édition du 27 août). De même, les résultats de la filière sucrière n’ont pas été aussi catastrophiques que prévu. Les dégâts des inondations ont été en effet relativement compensés par l’amélioration des rendements.
Mieux encore, certaines filières ont marqué une croissance à deux chiffres. C’est le cas notamment de l’oléiculture, de la filière laitière ou encore celle des viandes rouges. «En somme, pris globalement, le secteur agricole a réalisé une bonne campagne agricole», estime le ministre de l’Agriculture dans le bilan qu’il vient de présenter devant le dernier conseil de gouvernement.
· Sucre: La mise à niveau en marche
La production des plantes sucrières a accusé cette année une baisse de 11% pour s’établir à 3,5 millions de tonnes au lieu de 3,4 millions en 2008/09. Recul imputable, pour l’essentiel, aux effets des inondations dans les régions du Gharb et du Loukkos où près 7.000 ha ont été ravagés par les crues et la stagnation des eaux. Mais, de manière générale, l’exécution du contrat-programme liant l’interprofession à l’Etat a commencé à produire ses fruits. A titre d’exemple, la région du Tadla a amélioré son rendement moyen de 18% par rapport à la campagne précédente. Ainsi la production à l’hectare a atteint 59 tonnes contre 50 tonnes/ha en 2008/2009. Performance que la tutelle attribue à l’utilisation des semences mono germes qui ont concerné 9.000 ha.
· Agrumes: 2,9 milliards à l’export
Le secteur des agrumes a subi les contrecoups du climat et des effets de la crise économique internationale. En dépit de l’augmentation de 11% de la production, la part exportable n’a point progressé. En 2009/2010, la production agrumicole a atteint plus de 1,4 million de tonnes au lieu de 1,2 million, une campagne auparavant. Seulement, le volume exporté est resté sensiblement identique à celui réalisé en 2008/2009, soit 485.000 tonnes. Car, aux dégâts occasionnés par les intempéries s’ajoutent le repli de la demande dans les principaux marchés d’exportation particulièrement la Russie qui absorbe 50% environ des expéditions marocaines d’agrumes. Mais, fait positif, la valeur des exportations s’est améliorée de 11% d’une campagne à l’autre. Les recettes des ventes se sont ainsi établies à 2,9 milliards de DH contre 2,6 en 2008/2009.
· Oléiculture: Filière en plein essor
Tous les clignotants de la filière sont au vert. A commencer par la production des olives qui a marqué un bond de 76%. La récolte ayant atteint 1,5 million de tonnes au lieu de moins de 800.000 tonnes lors de la saison précédente. Les exportations des olives de table ont enregistré quant à elles une augmentation de 13%. Leur volume est ainsi passé de 57.000 tonnes à 64.000, d’une campagne à l’autre.
Les ventes à l’extérieur de l’huile d’olive ont aussi plus que doublé passant d’un peu plus de 10.000 tonnes à 25.000. Et le ministère de l’Agriculture s’attend à une bonne récolte pour la prochaine campagne dont le démarrage intervient vers fin septembre et début octobre. Ceci, est-il justifié, en raison des conditions climatiques qui ont sévi lors de la formation et du développement des fruits.
A noter par ailleurs que la filière a enregistré la plantation en 2010 de 36.500 ha dont 9.000 dans le cadre du Millennium Chalenge Account.
· Primeurs: Tomate, la plus touchée
La filière a souffert des mêmes facteurs handicapants qui ont affecté l’agrumiculture. Intempéries et baisse de la demande dans les pays importateurs se sont matérialisées par un recul de 15% du volume des exportations et de 9% des recettes. En 2009/2010, la production globale s’est établie à 1,65 million de tonnes contre 1,75 million, suite aux pertes dues aux mauvaises conditions climatiques. De leur côté, les exportations se sont situées à 662.000 tonnes au lieu de 780.000 une campagne auparavant. Du coup, la contre-valeur a chuté à 5,2 milliards de DH au lieu de 5,7 milliards en 2008/2009.
Mais ces dégâts collatéraux ont beaucoup plus affecté la tomate. Ses exportations ont baissé de 24% passant de 421.000 tonnes en 2008/2009 à 320.000 tonnes cette campagne. La valeur des ventes à l’extérieur a aussi accusé un repli de 11% pour s’établir à 2,26 milliards de DH au lieu de 2,56 milliards. Toutefois, malgré la faiblesse de la demande et des prix, les opérateurs marocains ont continué de livrer les débouchés traditionnels dans l’objectif de maintenir leurs parts de marché. Pour ce qui est des autres primeurs, leur évolution a été marquée par des hauts et des bas. A
titre d’exemple, les exportations des pommes de terre ont plus que doublé, passant de 38.000 tonnes à 80.000 d’une saison à l’autre. Il en est de même pour les méthyles et les framboises. Mais pour ces produits, les quantités exportées restent peu significatives, à peine 500 à 1.000 tonnes. En revanche, les exportations de fraises qui ont atteint près de 20.000 tonnes en 2008/2009 ont chuté à moins de 16.000 tonnes lors de l’actuelle campagne.
· Lait: Le cheptel s’améliore
La production laitière a enregistré un mieux de 9% en 2009. Elle a atteint 1,96 milliard de litres dont 1,56 milliard ont été usinés. A signaler que c’est la seule filière pour laquelle le ministère de l’Agriculture ne fournit pas de données actualisées. Les dernières statistiques s’arrêtent à l’année dernière. En 2008, la production globale et celle usinée se sont respectivement établies à 1,8 et 1,4 milliard de litres.
Ces volumes sont promis encore à l’augmentation puisque les importations des vaches laitières enregistrent une croissance à 2 chiffres depuis l’année 2007 qui a vu l’acquisition de près de 9.700 génisses. L’année d’après, ce nombre est passé à 10.940 têtes pour atteindre 13.297 en 2009.
· Viandes: L’informel prédomine
En 2009/2010, la production des viandes rouges a progressé de 5% pour se situer à 420.000 tonnes au lieu de 400.000 la saison précédente. Sur ce volume, à peine 200.000 tonnes ont été traitées dans les abattoirs agréés, soit moins de la moitié de la production totale des viandes rouges. Un chiffre en augmentation de 7% par rapport à 2008/2009. C’est dire le poids de l’informel et partant l’ampleur de l’abattage clandestin.
Le bilan du département de l’Agriculture signale par ailleurs que l’amélioration de la production s’explique par l’importance du disponible en termes des parcours et de la baisse des prix de l’alimentation du bétail. S’agissant des viandes blanches, la production a marqué une tendance à la stagnation puisqu’elle s’est établie pour la 2e année consécutive à 480.000 tonnes. Niveau qui reste toutefois proche de l’objectif du contrat-programme signé par l’interprofession avec le gouvernement et qui table sur 500.000 tonnes à l’horizon 2013.
A. G.
leco
[Prinny Man] September 1st, 2010, 06:21 PM Canicule: L’aviculture recompte ses pertes
· Les premiers bilans contradictoires
· Nouveaux recensements auprès des producteurs
http://www.leconomiste.com/upload/article/10_102481.jpg
Les derniers bilans sur l’impact de la canicule et la mortalité dans le secteur avicole semblent ne pas faire l’unanimité auprès de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa). Du coup, les représentants de la filière ont décidé de recompter les pertes. «Nous avons des bilans contradictoires notamment dans certaines régions. Actuellement, nous réalisons un nouveau recensement auprès des correspondants régionaux», annonce Khaïr-Eddine Sousi, président de la Fisa. A titre d’exemple, le premier bilan ne fait état d’aucune perte dans la région de Souss-Massa-Draâ. «Ce qui est complètement impossible», selon la Fisa.
En effet, pendant les trois dernières fortes vagues de chaleur, le thermomètre a frôlé les 50 degrés dans certaines sous-régions (à Taroudant notamment) et 48 degrés à Ouled Taïma.
A rappeler que la température tolérée pour l’aviculture est de 38 degrés. Mais encore faut-il que les éleveurs soient équipés de moyens de refroidissement. A signaler à ce niveau que la fédération a entamé depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation pour l’utilisation de ces systèmes de refroidissement. Ces derniers faisant l’objet d’une subvention de l’ordre de 30% adossée à des taux de crédit bonifiés.
Selon les premiers bilans dressés par la Fisa, la canicule a engendré des pertes considérables pour l’ensemble de la filière. La température ayant dépassé les 48 degrés dans de nombreuses zones.
Résultat: les pics de mortalité ont été enregistrés au niveau des filières d’élevage de poulet de chair et de dinde. Ces pertes ont été accompagnées de chutes des performances zootechniques. Au 13 août dernier, la mortalité a touché 15% du poulet de chair en fin de cycle d’élevage. Pour la dinde en fin de cycle d’élevage, cette mortalité a avoisiné les 10%.
Quant à la chute des performances dans le secteur, elle s’est manifestée par un retard de croissance de près de 15% pour le poulet. La dinde, elle, a enregistré une chute de 10%. Pour les reproducteurs et accouvage, la baisse de ponte et du taux d’éclosion ont été de 25%. Côté pondeuses, elles ont subi une baisse de 10%.
Suite à ces vagues répétées de chaleur, les premières pertes financières du secteur ont été estimées par la Fisa à quelque 100 millions de DH.
Par segmentation, les pertes résultant des chutes des performances de production s’élèvent à 40 millions DH alors que celles dues à la mortalité des volailles sont de l’ordre de 60 millions de DH.
Par ailleurs, durant les trois dernières décennies, l’aviculture a réalisé une croissance moyenne de près de 8% en termes de production de viande de volaille et 6% en termes de production d’œufs de consommation. La production avicole est estimée à plus de 440.000 tonnes de viande de volaille et 3,1 milliards d’œufs de consommation (chiffres 2009).
Les infrastructures de production se composent de 40 usines de fabrication d’aliments composés, 47 couvoirs de production de poussins de type chair, 4 couvoirs de production de poussins de type «ponte». Ces unités se composent aussi de 5.032 élevages autorisés de poulet de chair, 307 élevages de dinde, 226 élevages de poules pondeuses et 23 abattoirs industriels avicoles agréés.
Les investissements cumulés réalisés dans le secteur s’élèvent à 8,7 milliards de DH avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 21,1 milliards de DH (chiffres au 1er décembre 2009). La filière compte près de 98.000 emplois directs, assurés en permanence, auxquels il faut ajouter près de 225.000 emplois indirects. Des emplois créés dans les circuits de commercialisation et de distribution.
Jalal BAAZI
leco
Slaoui September 2nd, 2010, 04:11 PM Plan Maroc vert : L’OCE lance 7 projets d’agrégation
· Agrumes, primeurs, produits biologiques, les niches cibles
· 50.000 ha dédiés aux figues de barbarie dans le sud
· L’Office devient «Maroc Taswiq»
L’Office de commercialisation et d’exportation (OCE) vient de lancer la mise en œuvre de 7 projets d’agrégation. «Ces projets dont les conventions ont été validées par le département de l’Agriculture, le 22 mai dernier, sont en phase de mise en place», signale Najib Mikou, directeur général de l’Office. Et la commercialisation des productions est attendue pour la prochaine campagne. Pour le moment, l’Office procède à la distribution des engrais et produits de traitement aux agrégés, est-il précisé. Car l’approche adoptée par l’Office qui est en phase de transformation en SA reste articulée sur deux axes: le sourcing et la commercialisation.
Agriculture biologique, agrumes et primeurs, maraîchage, figues de barbarie et produits de terroir autant de niches agrégées par l’entreprise. Pour la clémentine, c’est à la région de l’Oriental où 60 producteurs sont agrégés. Pas moins de 7.000 à 8.000 tonnes de clémentines labellisées seront exportées dès la campagne prochaine. Dans la région du Gharb, l’OCE mise sur deux produits phares, l’artichaut et l’orange. Pour le premier produit, 40 producteurs totalisant une superficie de 75 ha sont concernés. Les semis, fournis par l’agrégateur ainsi que les engrais et les produits de traitement, ont déjà été réalisés. «L’OCE assure aussi l’encadrement technique des agriculteurs», souligne son DG. Surtout que l’objectif est d’améliorer les rendements avec des variétés performantes. Il s’agit d’atteindre, pour les 75 ha, une production de 1.500 tonnes.
Pour ce qui est des agrumes, le même appui aux producteurs est apporté. Seulement l’enjeu est plus important. Pas moins de 400 ha ont été agrégés autour de la station de conditionnement de Sidi Slimane dont les travaux de modernisation sont en phase d’achèvement. Cette unité sera dotée d’une chambre froide d’une capacité de 1.000 tonnes et d’équipements pour le deverdissage des agrumes. En tout, le projet a pour objectif la production de quelque 10.000 tonnes d’agrumes. Dans le Tadla, c’est le pommier qui a fait l’objet d’une convention d’agrégation avec 40 agriculteurs. L’objectif est de barrer la route aux intermédiaires et autres spéculateurs qui ont longtemps saigné à blanc les petits producteurs de la région. L’approche adoptée par l’Office est d’étaler au maximum la campagne de commercialisation des pommes via l’utilisation du froid. C’est sa filiale, Socamar Agadir, qui en a la charge. Elle vient ainsi de distribuer la caisserie et d’organiser la logistique. Des avances de 0,50 DH/kg et 0,90 ont été aussi servies aux producteurs pour couvrir respectivement la cueillette et le stockage sous froid.
Deux autres projets d’envergure ont été aussi lancés dans la région de Chtouka-Oualidya-Abda. Il s’agit de produits maraîchers biologiques et conventionnels. Entièrement intégré et mené par des agriculteurs, nouvelle génération, le premier projet porte sur 200 ha de légumes biologiques destinés aux marchés hollandais et britannique. S’agissant des produits conventionnels, le projet porte sur l’installation de 350 ha de serres et 200 ha de plein champ. «C’est un projet salutaire pour la région», commente Mikou. Il vise en effet à réhabiliter la région qui a été depuis longtemps écartée de l’exportation.
Le projet prévoit aussi la mise en place de 6 stations de conditionnement de produits maraîchers et de plateformes de collecte pour livrer le marché intérieur.
Le 7e projet lancé par l’Office est situé dans les provinces du sud. Il cible les figues de barbarie sur 50.000 ha. La production est également destinée à l’exportation notamment sur la France, la Hollande et le Canada. Et les premiers tests de commercialisation dans les grandes surfaces seront prochainement lancés. Car, le projet comporte aussi une station de conditionnement équipée d’une ligne de nettoyage d’épines.
«Au vu de ces projets et de son implication dans le processus de production via l’encadrement, la fourniture d’intrants et la logistique, l’OCE n’est-il pas entré de plain-pied dans la mise en œuvre du volet solidaire du Plan Maroc vert?» s’interroge un agriculteur qui s’explique mal le fait que l’Office soit toujours placé sous tutelle d’un département dont la mission verse plutôt dans la facilitation et la promotion des exportations. Quoi qu’il en soit, il sort d’une «longue hibernation».
Enfin, le contrat-programme dont la signature est attendue dans les prochaines semaines donnera encore plus de visibilité à l’Office et ses partenaires.
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Changements
Au chapitre de la restructuration, l’Office a pratiquement bouclé l’assainissement financier des filières. Il en est de même de la mise à niveau sociale matérialisée par le départ volontaire de 305 agents ayant permis un gain d’environ 250 millions de DH.
L’outil de production a été aussi assaini et des projets de sa modernisation sont fins prêts. Reste la transformation en SA dont l’imminence est attendue pour la rentrée législative. Mais, d’ores et déjà, l’Office a pris pour dénomination la «Société marocaine de commercialisation et d’exportation». Et pour nom commercial «Maroc Taswiq».
l'eco
[Prinny Man] September 3rd, 2010, 04:07 PM Aviculture
15.000 visiteurs attendus à Dawajine
· L’édition 2010 accueille 350 exposants dont 60% d’étrangers
· Le secteur a réalisé un chiffre d’affaires de 21,1 milliards de DH en 2009
http://www.leconomiste.com/upload/article/6_102523.jpg
Après les pertes engendrées par les vagues de canicule, le secteur avicole s’apprête à organiser la 13e édition du salon Dawajine. L’événement se tiendra du 26 au 28 octobre à Casablanca. Organisée par la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), l’édition 2010 rassemblera près de 350 exposants et marques. Quelque 60% des participants sont des étrangers, provenant d’Europe, des Etats-Unis, d’Afrique et d’Asie.
Les entreprises exposantes représentent différentes activités liées à l’aviculture. Parmi les professionnels, figurent les fournisseurs de souches, les fabricants d'aliments composés, les transformateurs et sur-transformateurs de viandes de volailles et des œufs, les laboratoires de produits pharmaceutiques, les laboratoires de recherches et d'analyses et autres fournisseurs de matériel, et biens d'équipement…
Pour cette 13e édition, les organisateurs s’attendent à plus de 15.000 visiteurs marocains et étrangers.
Le salon sera tenu au parc des expositions de l’Office des changes. La superficie globale s’étend sur près de 6.000 m² couverts et aménagés en stands modulables ou personnalisés.
Les stands peuvent également être aménagés en espaces libres pour l’exposition de matériel avicole. L’édition 2009 de Dawajine a vu la participation de 350 exposants dont 60% d’entreprises étrangères (200 stands sur une superficie couverte de près de 6.000m2). Plus de 15.000 visiteurs ont été enregsitrés. Côté bilan de la 12e édition, la Fisa affirme que le taux de fidélisation des exposants de l'édition 2008 a été de l’ordre de 95%. Près de 96% disent être satisfaits de la qualité de l’organisation du salon, 96% jugent intéressante la période du salon (Fin octobre). «Et 100% sont satisfaits par rapport au site d’exposition», affirme-t-on auprès de la Fisa.
Pour rappel, le secteur avicole au Maroc compte 40 usines de fabrication d’aliments composés, 47 couvoirs de production de poussins de type chair, 4 couvoirs de production de poussins de type ponte. Il compte aussi 5.032 élevages autorisés de poulet de chair, 307 élevages autorisés de dinde, 226 élevages de poules pondeuses et 23 abattoirs industriels avicoles agréés. Le secteur est créateur de 98.000 emplois directs et près de 225.000 emplois indirects (commercialisation et distribution). Son chiffre d’affaire est estimé en 2009 à 21,1 milliards de DH. Alors que le montant des investissements réalisés dans le secteur sont évalués à 8,7 milliards de DH. Selon les estimations de la Fisa, le taux moyen d’accroissement de l’aviculture durant les trois dernières décennies est d'environ 8% des productions de viande de volailles et 6% des productions 'œufs de consommation. En 2009 la production du secteur a avoisiné 440.000 tonnes de viande de volaille et 3,1 milliards d’œufs de consommation.
J. B.
leco
[Prinny Man] September 3rd, 2010, 04:08 PM Haouz/agriculture
6,7 milliards de DH pour améliorer la production
· 82 projets concernés en tout
· L’olivier, le lait, les céréales,…les principales filières
· La question hydrique, grand défi pour la région
http://www.leconomiste.com/upload/article/16_102534.jpg
Portés par l’ORMVA du Haouz et le privé, les 82 projets envisagés dans le cadre du plan agricole sont en phase de démarrage et représentent 58% du portefeuille régional. Ces projets nécessitent un montant d’investissement de 6,7 milliards de DH avec un rythme moyen de 870 millions de DH par an.
Les principales filières à développer demeurent l’olivier, les céréales, les agrumes, l’abricotier, l’arganier, le cactus en plus du lait, viande rouge et produits du terroir. L’idée développée aujourd’hui est une nouvelle organisation des agriculteurs mise en place sous forme d’agrégation. En clair, il s’agit de mettre en relation les agrégés, c’est-à-dire les petits agriculteurs ou éleveurs, et les unités de transformation ou autres unités industrielles.
Par filière et actions transverses, c’est l’olivier qui accapare le plus gros des investissements. 49 projets y sont prévus pour un montant total de 5,1 milliards de DH. A préciser à ce niveau que le plan agricole régional vise en premier lieu l’extension de la superficie oléicole. Il prévoit ainsi plus de 50% des projets et 70% de l’investissement dans cette filière. Marrakech, rappelons-le, se place comme la première zone oléicole avec 123.000 oliviers, soit 20% de la superficie nationale. Elle représente 70% des exportations nationales des conserves. Parmi les objectifs du plan agricole régional, figure la création de 40 unités de trituration modernes.
Avec 15 projets, la céréaliculture pour sa part va nécessiter près de 278 millions de DH. Dans la région du Haouz, la céréaliculture occupe 300.000 ha, soit 67% de la superficie. Elle génère dans la région une production moyenne de 6,4 millions de quintaux, soit 13% de la production moyenne nationale, pour une valeur totale de 1,3 milliard de DH.
La filière du lait est la troisième a être développée dans la région. Avec ses 78.000 vaches, le Haouz représente 11% de la production nationale. Le plan agricole régional prévoit 11 projets dans le cadre du pilier I pour un investissement de 958 millions de DH. Objectif: l’amélioration de la qualité de la production et de la collecte laitière.
Par ailleurs, la question hydrique reste une contrainte dans la région. Le plan agricole régional prévoit un investissement de 1,5 milliard de DH pour les actions transverses qui touchent notamment l’assainissement du foncier, le transfert de technologie et l’économie de l’eau. Cette dernière représente un défi dans une région qui a connu pendant longtemps un stress hydrique et qui n’est toujours pas à l’abri. Aussi, pour faire face à cette contrainte, il est prévu de convertir les surfaces irriguées dans leur totalité au «goutte à goutte».
De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE
leco
Slaoui September 3rd, 2010, 04:54 PM Centrale Laitière : 1.000 nouveaux commerces de proximité desservis
Centrale Laitière a procédé courant juin à l’ouverture de sa 27ème agence située à Taza. Avec cette nouvelle plateforme commerciale, ce sont plus de 1.000 nouveaux commerces de proximité qui vont être desservis au quotidien à travers 7 tournées commerciales. A l’instar de l’agence de Taza, d’autres ouvertures d’agence sont prévues au cours de l’été afin d’étoffer encore plus le réseau commercial de Centrale Laitière.
foodmagazine
Gadiri September 3rd, 2010, 06:43 PM Appréciez :cheers:
nUU7n2D7vwk
Producer for more than 20 years in the area of Souss Massa and Taroudant, Taquie-Dine CHERRADI the Doche Group founder, started a human adventure by creating NT CONSULTING, a company of packaging and fruits and vegetables export.
Friends of him, also producers for more than 15 years in the area of Taroudant, have joined him.
The Taquie-Dine CHERRADI's main purpose was always the Excellence in order to offer the best to the consumer: an up-market product. To realize this objective, all the means are given.
Production
The Cherradi's farms and the producers affiliated ones extend over a surface of more than 200 ha, with 60% are dedicated to tomato (round lose tomato, branch tomato, cherry tomato...) and 40% to melon Charentais and vegetables ( zucchini, flat bean, French bean, hot pepper, peas, broad beans...)
Our production capacity is more than 15 000 T of tomato (all varieties), 1 000 T of melon and 3 000 T of vegetables (all products).
Our choice of the production sites is not random, light soil, heavy soil and micro climate of some of our farms allow us to offer you the best of the product in terms of taste, of flavor and an irreproachable organoleptic quality. However, whatever is their geographical situation, all the farms get an exceptional sunlight.
The quality is one of the pillars of our policy. Thus, to answer the increasing concerns of our customers in terms of health safety and environmental matter, our whole production meet the standard of the GlobalGap.
Packhouse
All the Cherradi and affiliated producers production is packaged at MATYSHA packhouse, located at 30 km in the South of Agadir, with an area of 30.000 m². The packhouse has a production capacity of 45 000 T of fruits and vegetables: 40 000 T of tomato and 5 000T of vegetables and a refrigerating capacity of nearly 570 pallets (22 refrigerate trucks)
The Matysha packhouse is one of the rare packhouses, in the area, to be entirely air-conditioned; we have the possibility of working our products in the best conditions especially the vegetables which are very fragile and perishable.
Thanks to the professionalism and the skills of our teams and the continuous and rigorous controls, we are able of adapting ourselves easily and of answering to the various specificities of our customers and remain loyal to our quality standard which is to guarantee the Excellence.
Social
A team of women and men, engineers, specialized technicians and executives work permanently to improve the practices of production and packaging to provide you the Excellence.
We attach a major importance to the work environment of the employees, for their health and their safety. An agreement had been signed with a doctor who takes care of the improvement of the conditions and safety of the employees. A Professional training, the elimination of illiteracy and the medical help are a part of our fundamental values.
Quality
Our products are grown and packaged in the total respect of the legal requirements and according to standards quality of GlobalGap and BRC. We meet to the expectations of our customers in terms of food safety and of the environmental protection. The traceability of the products is assured by an integrated information system from the production to the customer.
Cherie Excelcium the flagship brand of the Group, was born and developed thanks to the men and the women coming from different area but sharing the same objective as the founder of Doche group, which is the EXCELLENCE
Niche products
Our different tomato variety trials allowed us to find out taste tomatoes which will be able to satisfy the taste buds of most requiring consumer who is in search of taste, flavor and innovation.
[Prinny Man] September 6th, 2010, 12:46 PM 2 800 hectares d'arbres arrachés et brûlés pour sauver l'arboriculture de maladies
http://www.lavieeco.com/economie/17469-2-800-hectares-d-arbres-arraches-et-brules-pour-sauver-l-arboriculture-de-maladies.html/affiche_image?article=17469
L'ONSSA vient de détecter deux bactéries particulièrement ravageuses dans la région de Larache et au Moyen-Atlas.
1 500 ha d'agrumes et 1 300 ha de pommiers et poiriers devront être arrachés et incinérés.
L'Etat met des moyens financiers conséquents pour subventionner les agriculteurs touchés.
Les pouvoirs publics viennent de prendre des mesures sans précédent en matière de lutte contre la propagation de maladies menaçant l’arboriculture nationale. Deux maladies graves viennent tout juste d’être décelées : la tristeza et le feu bactérien. La première a été diagnostiquée sur l’ensemble des 1 522 ha d’agrumes prospectés dans la région de Larache et la deuxième touche 1 300 ha de poiriers, pommiers, cerisiers et cognassiers dans certaines régions du Moyen-Atlas comme Tigrigra, Sidi Lmakhfi, Oued Ifrane et Aïn Leuh.
Les mesures ne se sont pas fait attendre car, comme l’explique le Dr Abdelhamid Benazzou, DG de l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), le risque est grand pour toute l’arboriculture du pays. Les vergers recensés devront être arrachés et l’Etat promet d’accompagner de la manière la plus efficace les agriculteurs. Pour éradiquer les maladies, ces derniers devront impérativement arracher et incinérer les plants infestés dans l’enceinte de leurs exploitations afin d’éviter toute contamination. Les arrêtés ministériels et gubernatoriaux ont été d’ailleurs rapidement promulgués dans ce sens, tant la menace est sérieuse. Cependant, assure-t-on à l’ONSSA, les mesures préconisées, suivies avec célérité, sont de nature à juguler le mal.
Dans un délai de 21 jours, il faudra donc arracher et détruire les arbres porteurs des maladies, mais il faudra également nettoyer les équipements utilisés comme pour la taille par exemple et ne transporter le bois infecté en dehors des plantations qu’une fois desséché. Une batterie d’autres mesures préventives sont également prévues concernant les insectes polinisateurs. D’ailleurs, la transhumance des abeilles a été soumise à contrôle tout comme il a été interdit toute circulation des plants à partir des zones infestées.
21 jours pour arracher et incinérer
Sur le plan financier, l’Etat a mis en place un dispositif complet pour subventionner les agriculteurs touchés.
Pour les agrumiculteurs de Larache, touchés par la tristeza, une subvention de 7 000 DH à l’hectare est prévue pour les opérations d’arrachage et d’incinération en plus de 28 000 DH à l’hectare pour la replantation.
Pour les agriculteurs du Moyen-Atlas, les mesures d’accompagnement sont également prévues puisque l’Etat les dédommagera pour l’arrachage et la destruction des vergers moyennant une prime de 3 000 DH à l’hectare en plus de 15 000 DH par hectare pour le renouvellement. A charge pour eux de ne pas replanter le poirier infecté (qui risque de voir revenir le fléau) et de le remplacer par une autre espèce (reconversion) et de prendre les mesures de prévention nécessaires et de nettoyer le matériel forcément infecté.
Il s’agit là d’un programme d’urgence et les agriculteurs ont bien compris non seulement qu’il y a désormais obligation légale à suivre à la lettre les directives mais qu’ils y ont tout intérêt pour protéger leurs vergers.
Reste à savoir comment ces maladies ont touché une partie du verger national. Pour les spécialistes, il y a deux éléments à prendre en considération. D’abord, le fait que ces maladies touchent un grand nombre de pays et cela va du continent américain à l’Europe et l’Asie. D’ailleurs, la tristeza a touché le Maroc dans les années soixante mais sans faire trop de dégâts comme en Espagne où elle a ravagé 20 millions d’arbres récemment.
Cependant, l’on ne peut s’empêcher de poser la question sur l’arrivée subite de ces maladies au Maroc. C’est là une question à laquelle on ne peut apporter une réponse sûre, mais on n’exclut pas qu’une introduction frauduleuse en soit l’origine. Il est possible que des plants accidentellement contaminés aient été introduits et plantés dans le pays avec l’espoir d’une meilleure rentabilité.
FOCUS :Un seul traitement : arracher et brûler les arbres
La tristeza est une des maladies les plus dangereuses et les plus ravageuses pour les orangers et les mandariniers. C'est le puceron brun qui en est le meilleur vecteur. Il n'existe ni traitement ni technique curative. Elle a fait des ravages en Argentine, au Brésil, en Espagne, aux Etats-Unis ou encore au Venezuela. Elle est présente dans la plupart des bassins agrumicoles mondiaux.
Pour ce qui est du feu bactérien, c'est une bactérie qui touche notamment le poirier, le pommier, le cognassier que le néflier. Mais selon différentes sources, c'est sur le poirier qu'elle a les méfaits les plus néfastes et les plus durables. Là aussi, il n'y a pas de traitement connu en dehors de l'arrachage et la destruction des vergers touchés.
vieeco
[Prinny Man] September 6th, 2010, 12:49 PM Contrat programme agrumicole : 5 000 ha de verger déjà renouvelés
http://www.lavieeco.com/economie/17468-contrat-programme-agrumicole-5-000-ha-de-verger-deja-renouveles.html/affiche_image?article=17468
Le programme table sur le renouvellement et l'extension de 50 000 ha d'ici 2018.
Le retard de mise en œuvre dû à l'attente des textes d'application est en train d'être rattrapé.
Les agriculteurs parlent de pénurie de plants certifiés et du manque de terrains.
Où en est le contrat programme signé en avril 2008 entre les professionnels du secteur agrumicole, les groupes exportateurs et le gouvernement ? Aux dernières évaluations, on n’est pas loin, pour cette année, de 4 500 à 5 000 ha qui ont été concernés soit par le renouvellement soit par l’extension du verger - ce qui représente tout de même 10% de l’ensemble des 50000 ha de l’ensemble du programme d’ici 2018, avec 20 000 ha pour l’extension et les 30000 restants à renouveler. Ahmed Derrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes au Maroc (Aspam), un des signataires du contrat, c’est au Gharb, à Beni-Mellal et à Chichaoua que le programme s’est déployé avec le plus de vigueur. Dans le Gharb, l’opération est portée par le fait que la ressource hydrique est disponible mais aussi par le fait que nombre de professionnels du Souss ont jeté leur dévolu sur la région.
D’ailleurs, cette région, tout comme Berkane, est retenue au titre du renouvellement du verger tout en l’adossant à des programmes drastiques d’économies d’eau. On retiendra aussi qu’entre 700 et 800 ha ont été renouvelés dans la région de Sebt El Guerdane (région d’Agadir) qui renaît après le fameux programme d’approvisionnement de la région en eau à partir du complexe Mokhtar Soussi.
Pour ce qui est des raisons du retard de déploiement du contrat-programme, elles sont de différentes natures. Il y a eu, bien sûr, une période de vide juridique qui a suivi la signature dans la mesure où il fallait attendre la promulgation des textes et des arrêts. Puis ensuite, il a fallu toute une période de sensibilisation et d’information des producteurs sur les avantages mais aussi les contraintes de la nouvelle approche. Car si l’Etat s’engage à accompagner l’extension et le renouvellement à hauteur de 12 000 DH par ha, il exige que les plants soient certifiés, explique Mme Khadija Chikri de la direction des filières agricoles. Le cahier des charges comprend également aussi bien l’économie d’eau et l’installation de systèmes d’irrigation localisée (goutte-à-goutte sous différentes formes) que la mécanisation totale du secteur, sa modernisation ou encore l’introduction de nouvelles variétés…. D’autres sujets sont à l’ordre du jour comme l’augmentation de la densité à l’hectare et qui de 300 arbres devrait passer à 450 arbres comme ce qui se fait ailleurs dans le monde.
En fait, l’enveloppe totale dédiée au contrat programme porte sur 9 milliards de DH. Et il ne porte pas seulement sur la composante agricole. La mise à niveau concerne toute la filière, qu’il s’agisse de conditionnement, du renforcement de la capacité frigorifique, du transport ou encore de l’exploration de nouveaux marchés.
Entre 700 et 800 ha renouvelés à Sebt El Guerdane
Avec ce programme, le Maroc ambitionne de porter sa production d’agrumes qui est autour de 1,3 million de tonnes (550 000 tonnes à l’export et autour de 800 000 tonnes au marché local et près de 50 000 tonnes à la transformation) à 2,9 millions de tonnes en 2018. Cette production accompagnera le développement de la demande aussi bien intérieure qu’extérieure. Ahmed Derrab est convaincu que l’export absorbera facilement 1,3 million de tonnes (avec le renforcement de la présence marocaine sur le marché russe ou au Singapour, sans compter le marché chinois et japonais) alors que le marché local sera demandeur de 1,4 million de tonnes tandis que le secteur de la transformation, à l’horizon 2018, ne se suffira pas de moins de 200 000 tonnes. Pour le secrétaire de l’Aspam, «ce programme paraît trop ambitieux, mais il faut bien se dire que si nous ne le réalisons pas, avec l’augmentation de la demande intérieure, nous risquons de devenir importateurs d’oranges, ce qui serait un comble pour un secteur qui pèse 5 milliards de DH dont 3,5 milliards à l’export seulement et dont 150000 familles vivent rien que dans les 90 000 ha de vergers». En fait, selon les dernières statistiques du département de l’agriculture, le verger agrumicole s’étend sur plus de 92 000 hectares dont près de 80 000 ha effectivement productifs (un nouveau verger ne commence à produire qu’à la quatrième année de sa plantation).
Le Gharb, Béni-Mellal, Berkane et Chichaoua plus favorables que les autres régions
Du côté des producteurs, la mise en œuvre du contrat-programme n’est pas de tout repos. Les professionnels, bien qu’ils adhèrent de manière unanime, disent connaître quelques difficultés pour réaliser leurs projets. Ils estiment, en effet, que les 12 000 DH/ ha est une mesure attrayante (contre 7 800 DH auparavant) et que le plan lui-même tient la route, sachant qu’avec les anciennes mesures le verger agrumicole est passé, en 20 ans, de 72 000 ha à ce qu’il est actuellement. Les difficultés dont se plaignent certains professionnels se rapportent premièrement à la disponibilité des plants certifiés, deuxièmement aux difficultés qu’ils rencontrent pour obtenir des autorisations de forages et enfin au manque de terrains pour les extensions.
Au ministère, on est attentif à ces doléances et des discussions sont en cours avec les gestionnaires des différents bassins pour faciliter les autorisations pour les forages. Mais pour le reste, on explique que les pépiniéristes ne peuvent pas emmagasiner à perte les plants, certains d’entre eux ayant été contraints à détruire une partie de leur stock. Il appartient, donc, aux agriculteurs de faire des prévisions et de faire leurs demandes suffisamment à l’avance pour ne pas créer des engorgements et des déficits factices qui pourraient nourrir d’éventuelles spéculations. Quant à la disponibilité des terres, tout dépend des régions et la troisième opération de cession des terres Sogeta/ Sodea est une opportunité que les producteurs devraient saisir notamment.
vieeco
[Prinny Man] September 6th, 2010, 12:51 PM Aviculture : l'hécatombe continue dans les fermes
http://www.lavieeco.com/economie/17466-aviculture-l-hecatombe-continue-dans-les-fermes.html/affiche_image?article=17466
Fès, Tanger et Marrakech ont beaucoup souffert de la vague de chaleur de la dernière semaine d'août.
Les équipements de protection, qui ne fonctionnent en moyenne qu'une semaine par an, manquent souvent d'entretien.
Un taux de mortalité de 20% dans les élevages de poulets et 15% dans ceux de dindes.
Décidément, le mois d’août aura été noir pour le secteur avicole qui s’est vu confronté à une nouvelle vague de mortalité, il y a quelques jours, après avoir vécu un scénario similaire au cours de la deuxième semaine du même mois. Les grosses chaleurs du mois d’août, avec des températures dépassant les 44° à l’intérieur du pays et les 30° en zones côtières, ont provoqué de lourds dégâts dans les fermes. Selon la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), le taux de mortalité lié à la vague de chaleur qui a caractérisé le climat depuis le 26 août est de 20 % dans les élevages de poulets, 15 % dans celles de dindes et 5 % dans les couvoirs. S’y ajoutent une forte baisse de la croissance de la volaille : 20 % pour les poulet, 15 % pour les dindes, entre 10 et 15 % de chute de ponte et du taux d’éclosion pour les reproducteurs et accouveuse et une baisse de 10 % de la production chez les pondeuses. Le montant exact des dégâts n’est pas encore estimé, mais il est certain que beaucoup d’opérateurs auront du mal à s’en remettre. Déjà lors de la première vague de chaleur, les pertes avaient été estimées à 100 MDH, dont 60 millions dus à la mortalité et le reste correspondant au manque à gagner relatif à la baisse de la productivité dans les élevages. Avec les nouvelles pertes, il y a fort à parier que le seuil de 150 MDH au titre de l’été 2010 sera atteint, ce qui constituerait un record.
Le niveau moyen des pertes est cependant différent selon les régions. Suite à la canicule des derniers jours du mois d’août, le taux de mortalité s’est situé entre 50 et 60 % à Fès, 30 à 40 % à Tanger, 30 % à Nador, entre 20 et 30 % à Marrakech et entre 10 et 15 % à Meknès. Avec 5 % de mortalité, les dégâts sont limités à El Jadida et la Fisa indique que rien n’est à signaler à Ouarzazate et Safi.
La période de la canicule plus longue qu'en 2009
Il est curieux de constater qu’un secteur qui est en train d’achever sa mise à niveau, imposée par voie réglementaire, reste aussi vulnérable aux grosses chaleurs de manière répétitive, sachant que, justement, les pertes ont été plus importantes qu’en 2009. Elles étaient seulement estimées à 60 MDH dont 40 millions en mortalité directe. De plus, la profession avait invoqué, l’année dernière, un manque de préparation, des coupures d’électricité et un manque de réactivité des éleveurs à l’époque plutôt que l’absence d’équipement chez les professionnels. Les températures plus élevées de cette année et la longue période de canicule sont des éléments aggravants, selon M.Chaouki Jerrari, directeur de la Fisa.
Pour le moment, les professionnels sollicités ne veulent pas détailler leurs pertes et encore moins s’attarder sur les causes. Quoi qu’il en soit, Khaireddine Soussi, président de la fédération, explique que «les estimations se font sur la base de données objectives et de recoupements des informations. Et il n’est pas étonnant que les éleveurs avicoles évitent d’étaler leurs déconvenues car ils refusent d’avouer leurs erreurs dans la conduite des élevages ou encore du retard qu’ils mettent à s’équiper alors qu’ils peuvent bénéficier de subventions pour financer leurs investissements».
C’est l’exemple de Saïd Chennaoui, éleveur avicole dans la région de Had Soualem qui reconnaît ne pas avoir encore tranché dans l’équipement de sa ferme alors qu’il avait perdu 20 % de sa production l’année passée. C’est pourquoi il a tout simplement suspendu l’activité au début de l’été. «Il faut savoir qu’un équipement de refroidissement par brumisation (pad cooling) ne fonctionne qu’une semaine par an. Et même quand les équipements sont là, par manque d’entretien, ils ne sont pas opérationnels durant les moments critiques. Et puis, il ne faut pas oublier que les grosses chaleurs ne sont que des éléments aggravants lorsqu’un élevage n’a pas été vacciné dans les normes. Parfois, une simple panne d’électricité, associée à un retard de réactivité ou encore une mauvaise formation d’un personnel mal encadré, peut donner le coup de grâce», renseigne-t-il.
Khaireddine Soussi conclut, dans une perspective plus large, qu’une année de canicule «aura forcément des conséquences sur l’ensemble de la chaîne» . Et d’expliquer: «Il faut comprendre que les différentes filières ne disposent pas des mêmes protections et que le propriétaire d’un petit élevage qui produit 5 000 à 10 000 poulets par cycle ne pourra pas financer des équipements lourds de la même manière qu’un propriétaire d’une pondeuse ou le producteur de dindonneaux à grande échelle, par exemple».
Statistiques :Des pertes historiques pour 2010
Le secteur avicole a toujours été sensible aux périodes de grosses chaleurs. En 2000, entre le 30 juillet et le 1er août, les pertes avaient atteint 80 MDH. Les archives de la Fisa retiennent aussi qu'entre le 29 juillet et le 7 août 2003, la mortalité et le manque à gagner ont engendré pour le secteur des pertes de 100 MDH.
Le temps n'a pas été clément en 2004 (entre le 23 et le 25 juillet) pour laquelle la Fisa n'a pas donné de chiffres, se contentant d'estimer les pertes entre 30 et 40 % pour le poulet de chair et la dinde et 5 à 10 % en chute de ponte. Les élevages de reproducteurs avaient subi, quant à eux, entre 10 et 15 % de dégâts sur l'ensemble. En 2009, ce sont 60 MDH qui sont partis en fumée et, cette année, 100 MDH début août et probablement 50 autres au vu des chiffres alarmants des taux de mortalité affichés depuis le 26 du même mois.
vieeco
Slaoui September 7th, 2010, 04:28 PM Agroalimentaire : Unimer et Monégasque Vanelli fusionnent
· La première absorbera la seconde par augmentation de capital réservée
· Il s’agit de deux filiales du groupe Sanam
· Consernor, une autre filiale agroalimentaire, sera absorbée par Unimer en 2011
LA Bourse tient sa deuxième opération de fusion cette année. Elle se fera entre Unimer et Monégasque Vanelli Maroc, deux filiales agroalimentaires du groupe Sanam. Le conseil d’administration d’Unimer, tenu le 3 septembre, a autorisé la fusion-absorption de la Monégasque Vanelli par augmentation de capital, d’un montant de 55 millions de DH, réservée aux actionnaires de l’opérateur de semi-conserves d’anchois. Suite à la fusion, le capital d’Unimer sera porté à 110 millions de DH.
Le groupe Sanam avait envisagé le rapprochement entre les deux sociétés, mais également avec Consernor, une autre filiale agroalimentaire. Selon le management, la fusion-absorption de Consernor par Unimer se fera après la réalisation de cette première opération.
Coïncidence ou pas, la rétrogradation de la société Unimer au troisième compartiment de la Bourse (marché de croissance) a, semble-t-il, précipité les réflexions sur la fusion des filiales agroalimentaires du groupe. L’objectif affiché est notamment d’avoir une entité plus représentative à la Bourse.
Unimer est valorisée aujourd’hui à 740 millions de DH contre 520 millions de DH à fin 2009 et 556 millions au terme du premier semestre. Après la fusion, le nombre d’actions devrait quasiment doubler pour atteindre 1,1 million. La capitalisation devrait également suivre la même tendance
Jusque-là, Unimer fait en quelque sorte partie des «oubliés» de la cote. C’est l’une des valeurs les plus illiquides de la place. La fusion devrait en partie aider à améliorer le comportement du titre à la Bourse. D’ailleurs, il est en forte progression depuis l’annonce du projet de fusion. Il affiche une performance annuelle de 42% à 1.346 DH contre une hausse de 6,88% à fin juin.
Malgré ces performances, les analystes se réservent de recommander le titre à l’achat, à la vente ou encore à conserver avant d’avoir plus de visibilité sur la fusion. Le rapprochement entre les deux sociétés devrait être entériné lors d’une prochaine assemblée générale extraordinaire.
En attendant la publication des indicateurs financiers du premier semestre, Unimer avait réalisé un chiffre d’affaires de 333 millions de DH et un résultat net de 43,5 millions de DH en 2009. Celui de Monégasque Vanelli s’est établi à 503 millions de DH pour un résultat net de 31 millions de DH. Pour le compte de l’exercice 2009, Unimer distribuera un dividende de 40 DH par action, soit un montant global de 22 millions de DH.
l'eco
[Prinny Man] September 13th, 2010, 05:44 PM Marrakech/agriculture
Des pistes pour mieux gérer l’eau
· Des barrages collinaires et des cultures peu consommatrices
· L’extension accélérée de l’irrigation localisée, aussi proposée
· Bon démarrage du plan agricole régional
http://www.leconomiste.com/upload/article/12_102667.jpg
DEUX bonnes campagnes agricoles (2008/2009) et un plan agricole régional très ambitieux. Ce sont les principaux points discutés lors du conseil d’administration de l’Office régional de mise en valeur agricole du Haouz le 31 août dernier, au titre de l’exercice 2009. Ainsi, les deux dernières campagnes agricoles ont eu un impact positif sur l’ORMVAH. Impact qui favorise le démarrage rapide et la mise en œuvre des projets du Plan Maroc Vert dans la zone d’action, indiquent les responsables de l’Office. Un ambitieux projet pour la région donc. Mais à condition de régler la problématique de l’eau. Celle-ci a d’ailleurs été au cœur de la réunion du conseil d’administration de l’Office. Hamid Narjiss, président du conseil, a insisté sur la nécessité de mobiliser les eaux à travers les barrages collinaires ainsi que sur le bon choix des cultures peu consommatrices d’eau, et l’extension accélérée de l’irrigation localisée. Rappelons que le plan agricole régional comporte 141 projets concernant 10 filières de production, pour un investissement global de 10,4 millions de DH à l’horizon 2020. La zone d’action ORMVAH compte, à elle seule, 82 projets, soit 58% des projets du plan agricole régional Marrakech-Tensift-Al Haouz, avec un investissement annuel de 820 millions de DH (cf.www.leconomiste.com). A la mi-2010, 18 projets du pilier I et 6 du pilier II ont démarré. Des projets dont l’impact socio-économique prévu à l’horizon 2020 se traduirait par un accroissement de 25% du nombre de journées de travail et un doublement de la valeur ajoutée, indique le directeur de l’ORMVA du Haouz, Mohammed Harras. Parmi ces projets, des conventions d’agrégation signées concernent les filières de l’olivier, des agrumes, des agrumes «bio», de la cuniculture et du lait, projets qui agrégeront à terme 7.400 exploitants. D’autres comprennent notamment l’extension et la valorisation du cactus et de l’olivier, l’élevage ovin.
Dans la région, les céréales, l’olivier et l’abricot sont les principales cultures. La première occupe 800.000 ha pour une production de 636.000 tonnes. Quant à l’olivier, avec près de 123.000 ha de superficie, il produit 246.000 tonnes annuellement. A terme, le plan prévoit d’étendre et de valoriser la culture de l’olivier, d’étendre et d’intensifier la culture d’agrumes et de l’abricot. Ainsi, à l’horizon 2020, la superficie dédiée à l’olivier passera à 172.000 ha contre 123.000 actuellement et la production sera de l’ordre de 861.000 tonnes soit une augmentation de 250%. Pour l’abricot, il est prévu l’intensification de la culture avec une superficie de 56.000 ha au lieu de 26.000 actuellement et une production de 584.000 t au lieu de 288.000 t. Les céréales connaîtront aussi une amélioration de la production avec un volume attendu de 860.000 t contre 630.000 t actuellement.
De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE
leco
Gadiri September 15th, 2010, 01:16 AM i27lYrsAXkI
Gadiri September 18th, 2010, 12:46 AM Cueillette et transformation des roses à Kelaat Mgouna
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Entre 20% et 40% de la production de la rose fraîche est livrée aux deux distilleries installées dans la région pour en extraire lessence et la concrète qui seront exportées aux parfumeurs de renom (1Kg dessence nécessite 2500Kgs à 3000Kgs de rose), les résidus dextraction servent à la fabrication de leau de rose ainsi quune gamme diversifiée de produits : savonnettes, shampoing, crèmes, déodorants, etc. Une activité commerciale sest aussi développée (plus de 40 magasins à Kelaat Mgouna), et les circuits de distribution font acheminer cette production ,en plus de la rose sèche, vers toutes les villes du Maroc et parfois même à létranger.
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Le sujet du commerce équitable est plus que jamais d'actualité. Ma conviction est que la vidéo est un support indispensable rassurer le client et donner de la valeur au produit.
Dans lexemple qui suit (qui nest quun test) nous avons filmé Elhoussaine qui fabrique et commercialise des produits autour de la rose (eau de rose et savons).
Gadiri September 19th, 2010, 03:32 PM Maroc-UE : Vers un accès privilégié pour les produits agro-alimentaires ?
17.09.2010
La Commission européenne a adopté jeudi, un projet de décision concernant un accord commercial bilatéral entre le Maroc et les 27 pour les produits agricoles, alimentaires et des biens de pêche. Le texte doit encore suivre un périple législatif pour son approbation, qui le mènera d’abord au Conseil des ministres de l’Union européenne (UE) et enfin à l’étape la plus difficile, le passage devant le Parlement européen.
Cet accord négocié en décembre 2009, renforcera la position des exportateurs européens sur le marché marocain, car il prévoit une libéralisation totale pour les produits transformés sauf pour les pâtes alimentaires, par étapes dans les dix prochaines années, a précisé la Commission dans un communiqué.
Pour le secteur agricole, la libéralisation concernera dans l’immédiat, 45 % de la valeur des exportations de l'UE vers le Maroc. Ce chiffre passera à 70 % dans les dix ans. Seront entièrement libéralisés d’accès au Maroc dans les dix ans, les secteurs des fruits et légumes et des produits de la conserverie, les céréales et oléagineux de même que les produits laitiers de l'UE. La pêche, qui est également couvert par l’accord, sera ouverte aux produits européens à raison de 91 % dans les cinq ans et 100 % dans les dix ans.
Les exceptions pour les fruits et légumes seront les fèves, les amandes douces, les pommes et les concentrés de tomates (pour lesquels les contingents tarifaires ont été négociés) ; le blé tendre, le blé dur et leurs dérivés pour les céréales. Enfin, le lait liquide et le lait entier en poudre ne seront pas libéralisés. Même chose pour des produits dits « sensibles » comme les viandes, les charcuteries, l'huile d'olive. Ces derniers entreront au Maroc dans les mêmes conditions que les fruits et légumes.
En échange, la partie marocaine aura des concessions comme la suppression immédiate des droits de douane sur 55 % des exportations totales de produits agricoles vers l’Europe. Parmi ces concessions, il y a aussi l’augmentation – comme nous l’avions annoncé précédemment – des quotas de six fruits et légumes (fraises, tomates, courgettes, concombres, ail et clémentines) mais aussi l’entrée en Europe sous forme de contingents tarifaires. A noter que le secteur des fruits et légumes représente 80% des importations de l’UE depuis le Maroc.
Avant même la signature de l’accord sur la libéralisation des échanges agricoles, agro-industriels et de la pêche entre Européens et Marocains le 17 décembre 2009, les producteurs Espagnols et Français s’y étaient opposés. N’ayant pas pu empêcher la signature, ils avaient à nouveau rejeté les termes de l’accord en février 2010.
L’Espagne, un des grands producteurs européens de tomate et de fraise, voit d’un mauvais œil, la commercialisation sur le Vieux continent des fruits et légumes marocains, notamment la tomate et la fraise sans droit de douane. Selon elle, l’accord lui porterait préjudice. Les agriculteurs ibériques, parlent même d’une concurrence déloyale qui signera la fin de leur filière. Quant aux Français, ils veulent également à tout prix préserver leur marché fruitier.
L’accord qui vient de franchir une étape, devrait rencontrer quelques difficultés dans l’hémicycle européen. En effet, les parlementaires espagnols et français siégeant à Strasbourg, défendront avec tous les moyens, les intérêts de leurs compatriotes. Il ne faut pas non plus négliger le poids des eurodéputés, qui ont à maintes reprises, mis en cause l’accord de pêche, stipulant que l’Europe, qui ne reconnait pas officiellement la marocanité du Sahara, ne doit pas pêcher dans les eaux sahariennes.
Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/details/3282/maroc-ue-vers-acces-privilegie-pour.html
Gadiri September 19th, 2010, 03:33 PM Zone conchylicole de Sidi R'bat
Interdiction de la récolte des coquillages
Publié le : 18.09.2010 | 13h20
Le département de la pêche maritime a décidé d'interdire la récolte et la commercialisation des coquillages de la zone conchylicole de Sidi R'bat dans la région d'Agadir suite à la présence de biotoxines marines dans les coquillages à des teneurs anormales.
Un communiqué du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, dont copie est parvenue à la MAP, précise que les résultats d'analyses effectuées par l'Institut national de recherche halieutique (INRH) au niveau de la zone conchylicole de Sidi R'bat dans la région d'Agadir, «dénotent la présence de biotoxines marines dans les coquillages à des teneurs anormales».
Suite à ces résultats, il a été décidé d'interdire la récolte et la commercialisation des coquillages de la zone conchylicole de Sidi R'bat dans la région d'Agadir, souligne le ministère qui recommande aux consommateurs de ne s'approvisionner qu'en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d'identification et commercialisés dans les points de vente autorisés.
«Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune salubrité et constituent un danger pour la santé publique», met en garde le ministère.
Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=139200
Slaoui September 19th, 2010, 09:33 PM J'arrive pas à mettre la main sur les sites internet, des fabricants de glaces : Yasmina, Henry's and co... c'est quand même une honte, beaucoup d'entreprise avec un bon CA, se permettent de ne pas avoir de website, what a shame :ohno:
en parlant de ça, en Espagne/Portugal ils ont des galces de malade genre ça
http://profile.ak.fbcdn.net/profile-ak-snc1/object3/444/94/n21192027250_4666.jpg
et ça
http://brandcom.unilever.com/b2Public/HeartBrand/es_es/article/news/newsitem4/mainColumnParagraphs/07/articlePgImageLocalImageData/Calippo%20Shots%20X-Berry.jpg
ou encore ça
http://www.leshop.ch/images/ProductsBig/8410100002934.JPG
à quand des glaces du genre au Maroc ? un pays chaud et consommateur (moins que les Tunisiens cependant)
Slaoui September 20th, 2010, 07:05 PM Elevage: Enfin un souci de traçabilité
L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires est sur le point de mettre en place un système national d’identification et de traçabilité (Snit) spécifique aux bovins, ovins, caprins et camelins, depuis l’élevage jusqu’au produit fini. A ce jour, aucun système de traçabilité n’est appliqué aux viandes et aux sous produits d’abattage au niveau des abattoirs. Seul l’abattoir de Casablanca applique un système d’identification des quartiers, abats et sous-produits par rapport à l’animal dont ils sont issus. A rappeler que la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires a rendu obligatoire l’enregistrement des élevages, l’identification animale et la traçabilité des animaux et de leurs produits. Le patrimoine animal qui fera l’objet de l’identification est estimé à environ 2,8 millions de bovins, 17,3 millions d’ovins, 5,4 millions de caprins et près de 200 mille dromadaires.
l'eco
[Prinny Man] September 24th, 2010, 07:24 PM Oléiculture: Seulement 216.000 tonnes cette année
· 40 exposants au salon international de l’olive, Oléa
· Campagne de promotion de la consommation d’huile d’olives
Depuis deux jours, l’olivier est à l’honneur à Marrakech avec un salon international dédié à la filière. C’est sur un fond de restructuration de cette dernière que se tient la 6e édition du salon oléicole Oléa 2010 jusqu’au 25 septembre. Salon qui a ouvert ses portes mercredi 22 septembre sous le thème: «Marrakech, nouvel élan pour l’oléiculture dans le cadre du plan Maroc Vert».
Organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche par le Comité oléicole régional du Haouz, ce salon a vu le jour en 2000. «Olea est d’abord un carrefour d’échanges dédié aux professionnels de l’olivier pour présenter leurs produits et les nouveautés dans la filière. C’est aussi une occasion pour mettre en relation directe producteurs et industriels», indique cet exposant.
Cette année, un espace de 3.000 m2 a été réservé aux professionnels nationaux et étrangers. Une quarantaine d’entreprises et aussi des organismes de financement y prennent part. Ils exposent leurs dernières nouveautés en matière de trituration de l'huile d'olive, de taille, de culture et d'industrialisation de l'olive, entre autres. Mais, ce sont incontestablement les sociétés de matériel pour la récolte qui ont eu le vent en poupe lors de cette édition qui se tient à la veille de la récolte d’olives. Et la récolte, cette année, ne dépassera pas les 216.000 tonnes, d’après les estimations alors que la campagne précédente avait pulvérisé les records avec plus de 440.000 tonnes. Rien d’anormal, explique Hassan Belodi de la Direction régionale agricole. La campagne de récolte subit des effets d’alternance. Ainsi, une bonne année est suivie d’une campagne moyenne, à quelques exceptions. Les exploitations bien entretenues devront connaître une production moyenne.
L’un des premiers objectifs de cette messe de l’olive à Marrakech est justement de trouver des solutions techniques et financières capables d’aider aussi bien l’agriculteur que le transformateur. D’où une grande présence des banques et organismes financiers. Est également présente en force la DRA (Direction régionale d’agriculture) pour présenter notamment les nouvelles procédures FDA (Fonds de développement agricole), et tout ce qu’il faut savoir sur l’aide de l’Etat dans ce domaine. Autre objectif du salon, l'initiation de débats autour des stratégies qui permettront la promotion de la commercialisation de l’huile d’olive marocaine à l’export. L’idée est de développer le partenariat entre opérateurs du secteur, marocains et étrangers.
Enfin, un concours des meilleurs vergers oléicoles, des meilleurs stands et des meilleures huiles d’olive clôturera l’édition 2010. L’occasion aussi pour lancer une campagne médiatique de promotion de la consommation de l’huile d’olives de qualité.
Badra BERRISSOULE
leco
[Prinny Man] September 24th, 2010, 07:26 PM Oléiculture: Les atouts de la filière
· Un oléipôle à Tassaout
· De nouvelles variétés développées par l’Inra
Ce n’est pas pour rien que le salon de l’oléiculture Oléa se tient à Marrakecvh. La région de Marrakech-Tensift-Al Haouz occupe une place de choix avec 25% de la production nationale. Elle représente, en outre, 70% des exportations nationales des conserves d’olives.
Le secteur se caractérise par son capital productif et l’extension rapide de ses infrastructures agro-industrielles. Et le Plan agricole régional (PAR) vise justement l’extension de la superficie oléicole. Il prévoit ainsi plus de 50% des projets et 70% de l’investissement dans cette filière. La 6e édition d’Oléa se tient alors que la dynamique est enclenchée par la mise en œuvre du PAR. A commencer par la valorisation de la production oléicole et aussi l’amélioration du rendement.
La structuration du secteur, désormais définie autour de l’agrégation est une des pistes identifiées. L’industriel qui bénéficie d’une subvention de l’Etat assure l’encadrement des agriculteurs.
Dans la filière oléicole, près de 1.250 agriculteurs vont être agrégés dans le cadre de 7 projets. Deux d’entre eux ont déjà été mis en place. Cinq autres projets sont prêts et feront l’objet de conventions incessamment. Ils sont portés par Lesieur, Cartier Saada, Framaco, Olives de Rhamna et Sud Atlas pour un montant d’investissement de 407 millions de DH.
L’olivier dans la région représente 16% du patrimoine national. Il est constitué principalement de la variété dite Picholine marocaine utilisée aussi bien pour la production d’olives de table que pour l’extraction d’huile d’olive. Plus de 80% des plantations de la zone sont irriguées.
Les eaux de barrage et de pompage alimentent près de 70.000 ha dans la zone. Le reste des plantations bénéficie des irrigations à l’occasion des crues des oueds. D’où un programme lancé dans le cadre du plan Maroc Vert dont l'objectif est de reconvertir près de 80.600 ha dans la zone. Soit un investissement total de 5 milliards de DH pour généraliser le procédé du goutte-à-goutte.
En année normale, une bonne partie de la production oléicole de la zone est orientée vers la production d’olives de table. En effet, comme les plantations sont irriguées en grande majorité, leurs fruits, de meilleure qualité, sont réservés à la conserve.
Du côté de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), des efforts pour développer les variétés existantes ont été menés. L’institut a développé un programme de création variétal pour l’amélioration des performances des variétés Ménara, Haouzia et M26. Et ce, via un croisement avec des variétés européennes performantes touchant aussi bien la qualité, la quantité de fruit et de l’huile, explique Belkassem Boulouha, coordinateur principal de recherche lors des conférences organisées en marge du salon. (Voir encadré).
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Cinq nouveaux intrants
Près de 1.600 génotypes ont été développés par l’Inra via des croisements. Ils ont été installés au Domaine Tassaout (région de Marrakech) relevant du Centre régional de la recherche agronomique en 1999 pour leur évaluation. Au terme des études, cinq variétés ont donné de bons résultats à la dixième année de plantation. Il s’agit des variétés Tassaout, Mechkat, Braka, Agdal et Dalia. Les deux dernières sont très recommandées dans les zones de colline et du piémont où elles occupent moins d’espace avec une productivité élevée et une facilité de la cueillette, d’après Boulouha.
C’est aussi dans le Domaine de Tassaout de Marrakech que sera installé l'Oléapôle de Marrakech. Il aura pour objectif l'appui au développement et la promotion de la filière oléicole, ainsi que la conduite de programmes de recherche appliquée et de transfert de technologie. Oléapôle a fait l’objet d’une convention entre le département de l’agriculture et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive, Interprolive, en juin dernier. Reste à mettre en place son fonctionnement ainsi que son financement.
B. B.
leco
Gadiri September 27th, 2010, 03:19 AM Céréales
Une récolte de 74,6 millions de quintaux
Elle est en baisse de 26,6% par rapport à la campagne précédente et en hausse de 21,8% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Publié le : 26.09.2010 | 10h31
Les chiffres relatifs à la récolte céréalière au titre de la campagne agricole 2009-2010 se précisent davantage. Selon la dernière évaluation, la production des trois céréales (blé, orge, maïs), au cours de cette campagne, est de 74,6 millions de quintaux, soit une baisse de 26,6% par rapport à la production de la campagne précédente et en hausse de 21,8% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
14,58 Mqx de cette récolte sont déjà collectés à fin août dernier, selon la situation arrêtée à cette date par l'Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL). Ce qui s'inscrit en baisse de 26% par rapport à la campagne précédente et en hausse de 10% par rapport à la moyenne quinquennale (2005-2009).Presque la totalité de cette collecte est constituée du blé tendre (14.51 Mqx), soit l'équivalent de 45% environ de la production de cette céréale, ce taux étant de l'ordre de 19% pour l'ensemble des céréales.
Cette collecte a permis de reporter le recours à l'importation pour le blé tendre. En effet, au terme du troisième mois de la campagne de commercialisation 2010-2011, les importations des céréales n'ont porté que sur le maïs (63%), l'orge (23%) et le blé dur (14%). Ces achats ont atteint environ 5,2 millions de quintaux. A la même période de la campagne précédente, ces importations étaient de 9,24 millions de quintaux.
L'analyse de ces importations des céréales par pays exportateur fait ressortir que 32% des approvisionnements proviennent de l'Argentine, suivie des Etats-Unis (18%), de la France (15%), du Canada (14%). Par céréale, le Canada est dominante pour le blé dur (100%), la France pour l'orge (66%) et l'Argentine pour le maïs (50%). La répartition par port montre qu'à fin août 2010, 74% du trafic céréalier a transité par le port de Casablanca, suivi des ports d'Agadir (8%), de Nador (10%), de Jorf (6%) et de Tanger (1%).
Ce report du recours à l'importation du blé tendre arrive au moment où le marché mondial du cette céréale enregistre une très forte augmentation pour toutes les origines. Cette flambée des prix, amorcée depuis le début du mois de juillet dernier, est due à la canicule qui a touché la Russie, l'Ukraine, l'Europe, notamment la France et le Canada. Cette hausse a été amplifiée par la décision de la Russie de suspendre les exportations entre le 15 août et le 31 décembre 2010.En effet, au cours du mois d'août, les prix des blés tendres américains SRW et HRW se sont accrus de 47 et 61 dollars par Tonne métrique (TM), respectivement par rapport au mois précédent. De même, le blé dur canadien a enregistré une hausse de 36 dollars/TM. Par ailleurs, l'orge française et le maïs américain ont évolué de 61 et 25 dollars/TM, respectivement.
S'agissant de la collecte sur le marché local, la répartition par groupe d'opérateurs, les commerçants accaparent 71% des parts d'intervention sur le blé tendre, suivis des minoteries industrielles et des coopératives, avec respectivement 22 et 7% du volume collecté. A la même date, ces parts étaient de 73%, 10% et 17%, la campagne précédente.
Par région, c'est Fès–Boulmane qui occupe la première place, avec 34% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions de Meknès Tafilalt avec 11%, Grand Casablanca avec 9%, tandis que les régions de Chaouia-Ouardigha et Doukkala-Abda ont réalisé, chacune, 8% de la collecte globale de ce mois, ajoute l'ONCIL.
Les stocks...
A fin août dernier, les stocks déclarés de céréales s'élèvent à presque 15,3 millions de quintaux. Une bonne partie (62%) de ces stocks est détenue par les commerçants, suivis des industries (21%), des coopératives (7%), des provendiers (6%). La part stockée dans les ports n'est que de 4% des disponibilités globales. Les disponibilités intérieures en blé tendre, qui s'élèvent à environ 11,7 Mqx, représentent 77% du disponible total. Au niveau régional, 44% des stocks de blé tendre sont concentrés dans les régions de Fès-Boulemane et du Grand Casablanca. Les commerçants détiennent 72% du disponible en blé tendre, contre 20% pour les industries et 9% pour les coopératives.
Repères
Écrasements industriels
Depuis le début de la campagne de commercialisation 2010-11, les écrasements industriels des blés et de l'orge ont porté sur 13 Mqx dont 89% de blé tendre, 10% de blé dur et 1% d'orge.
Au cours du mois d'août 2010, les écrasements ont atteint 4.7 Mqx, soit une hausse de 13% par rapport au mois précédent et une baisse de 1% par rapport au même mois de la campagne précédente. Au 31 août 2010, les écrasements cumulés de blé tendre ont atteint 11.8 Mqx, soit une hausse de 7% par rapport à la campagne précédente.
Les quantités transformées en août 2010, qui se chiffrent à environ 4 Mqx, ont enregistré une hausse de 3% par rapport au mois précédent et une baisse de 2% par rapport au mois d'août 2009.
Par Lahcen Oudoud | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=139491
[Prinny Man] September 29th, 2010, 05:47 PM Budget 2011
L’agro-industrie réclame une TVA à 7%
· Le différentiel de TVA découragerait la valorisation agricole
· Un taux réduit élargirait l’assiette fiscale et pousserait les exploitants vers le formel
· Le DGI reçoit la Fédération aujourd’hui pour en débattre
EN attendant la fiscalisation, inévitable, de la production agricole primaire (prévue pour 2012), l’heure est à la promotion de la valorisation des produits de la terre. Une mise en valeur au centre des fondements du plan Maroc Vert. Or, à en croire les opérateurs, les conditions fiscales dans la filière agroalimentaire iraient à l’encontre de cette vision. C’est du moins ce que clament les professionnels. D’ailleurs, Amine Berrada, président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri) rencontre aujourd’hui mercredi 29 septembre Abdellatif Zaghnoun, DG des Impôts. Objectif: exposer les contraintes fiscales dont pâtit la filière, et présenter les mesures proposées.
Dans ce contexte, la baisse du taux de la taxe sur la valeur ajoutée est le cheval de bataille de la Fédération. «Nous avons mis en suspens toutes les autres problématiques fiscales pour nous concentrer sur la variable TVA», déclare Berrada. Aussi, la Fédération pointe-t-elle du doigt le différentiel de TVA entre l’activité primaire (agriculture) et l’activité secondaire de la filière (agro-industrie). Un écart qui dissuaderait les exploitants agricoles de valoriser leurs produits et à les transformer.
Certes, le benchmark réalisé par la Fenagri place le Maroc en dernière position (sur un panel regroupant la Tunisie, la Turquie, l’Espagne, le Portugal et la France) en matière de différentiel fiscal. Mais les 20% actuels sont pour une grande part dus à l’exonération dont bénéficie l’agriculture jusqu’en 2012. D’où l’urgence pour les représentants du secteur à faire adopter un taux avantageux, avant que «l’exception agricole» ne saute. Même si tous les éléments portent à croire que l’échéance sera encore une fois repoussée.
Toujours est-il que les revendications de l’agro-industrie sont en phase avec les recommandations transversales de la CGEM. Pour rappel, le patronat fait pression pour un IS et une TVA allégés. Et il faut dire que les arguments macroéconomiques ne manquent pas. C’est d’ailleurs l’argumentaire qui sera mis sur la table face au Fisc. «Une TVA réduite à 7% est la meilleure façon d’élargir l’assiette fiscale», rappelle Berrada. D’abord, un taux préférentiel incitera les professionnels à basculer vers le formel. Ensuite, il encouragera les exploitants agricoles à s’industrialiser pour valoriser leurs produits. Un redéploiement qui devrait contribuer à accroître le nombre d’unités. Egalement, cette mesure augmenterait la compétitivité/prix des produits marocains face à la concurrence. Enfin, les industriels verraient leurs revenus augmenter de façon mécanique. Résultat: plus de recettes fiscales drainées par l’agro-industrie.
Le manque à gagner budgétaire lié à la TVA pourrait ainsi être récupéré sur l’IS, l’IR et les taxes locales proportionnelles. Au titre de l’IS, l’évaluation préliminaire réalisée par la Fédération fait ressortir une augmentation de 36,8 à 48%, selon que la TVA soit fixée à 10 ou à 7% (voir tableaux).
Derrière cette revendication centrale portant sur le taux, d’autres requêtes se rapportant au régime et aux procédures sont formulées en filigrane. En termes de procédures, la Fenagri propose leur allègement, en faisant bénéficier les industriels du «régime suspensif» et du remboursement de la taxe sur les intrants utilisés par les entreprises exportatrices. Côté régime, c’est une sorte de «double exonération» qui est réclamée, de manière à reclasser les produits agro-industriels sous le régime d’«exonération sans droit à déduction» vers un régime d’«exonération avec droit à déduction».
A noter que l’agro-industrie occupe un pan important dans la structure des échanges commerciaux. L’activité représente un dixième des importations et constitue plus de 16% des exportations nationales.
Othmane ZAKARIA
leco
[Prinny Man] September 29th, 2010, 11:35 PM La campagne agricole 2010-2011 : la production prévisionnelle des agrumes évaluée à près de 1,7 million de tonnes
Rabat, 29/09/10- La production prévisionnelle des agrumes pour la campagne 2010-2011 est évaluée à près de 1,7 million de tonnes sur une superficie productive de plus de 80.000 ha, soit une hausse de 9 pc par rapport à la campagne précédente, indique un communiqué du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime.
Le ministère table sur un rendement moyen de près de 21 tonnes par hectare, estimant que la campagne agricole 2010-2011 connaîtrait une grande amélioration dans la production de la filière agrumicole.
La récolte agrumicole au titre de la campagne actuelle est caractérisée par l'amélioration significative du calibre des fruits par rapport à la campagne 2009-2010, engendrant un effet positif sur les rendements et la précocité de la maturité des fruits.
La répartition de cette récolte prévisionnelle en termes d'espèces cultivées, donne les oranges comme majoritaire avec 53,1 pc, suivies des petits fruits (41,7 pc), précise la même source.
Les principales régions de production restent le Souss Massa avec près de 40 pc de la production agrumicole nationale, suivi de Tadla avec près de 19 pc et du Gharb avec plus de 15 pc.
maroc journal
[Prinny Man] September 30th, 2010, 05:19 PM Agrumes: 1,7 million de tonnes prévues
La production d’agrumes pour la campagne qui démarre est estimée à près de 1,7 million de tonnes sur une superficie de plus de 80.000 hectares, soit un rendement de 21 tonnes à l’hectare. Ce qui représente une hausse de 9% par rapport à la production de l’année précédente. Ce sont les oranges qui arrivent en tête avec 53,1%, suivis des petits fruits avec 41,7%. Les principales régions de production restent le Souss Massa avec près de 40%, suivi de Tadla (19%) et du Gharb (15%). Selon le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, la récolte agrumicole de la campagne actuelle est caractérisée par une amélioration significative du calibre des fruits, la précocité d’une à deux semaines et l’état sanitaire du verger jugé satisfaisant.
leco
[Prinny Man] September 30th, 2010, 05:20 PM Primeurs: Lancement de la campagne d’exportation
C’est ce jeudi 30 septembre que le Comité de coordination des primeurs doit tenir sa réunion à Casablanca. A l’ordre du jour figurent le lancement de la nouvelle campagne d’exportation et notamment les mesures prises pour la gestion du contingent tomates durant le mois d’octobre prochain.
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[Prinny Man] September 30th, 2010, 05:21 PM Plan Maroc Vert: Réunion d’évaluation le 6 octobre
La Commission mixte de suivi du plan Maroc Vert se réunira mercredi 6 octobre au palais des congrès de Skhirat. La rencontre sera marquée par la participation des représentants des filières signataires des contrats-programmes. Parallèlement 4 ateliers seront mis en place pour étudier dans le détail les avancées franchies dans la mise en œuvre de la stratégie agricole et les contraintes à lever.
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[Prinny Man] September 30th, 2010, 05:32 PM Agro-industrie
La reprise de l’export se confirme
· Les produits phares maintiennent leur position
· Percée sur les marchés américain et africain
http://www.leconomiste.com/upload/article/17_103033.jpg
BON démarrage de la campagne d’exportation des produits végétaux transformés. Celle-ci se déroule du 1er juillet au 30 juin de l’année d’après. Ainsi, sur les deux premiers de la nouvelle saison, le volume exporté s’est inscrit en hausse de 9% par rapport à la même période de 2009/2010. Au total, 42.140 tonnes ont été expédiées au lieu de 38.600.
Cette amélioration est due pour l’essentiel au développement des exportations de la famille «huiles végétales, vins et vinaigres» dont les sorties ont enregistré une forte hausse de 77% passant de 3.170 tonnes à 5.620. Les chiffres de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) ne renseigne pas sur le détail de cette famille. Mais tout porte à croire que cette hausse fulgurante est le résultat des ventes d’huile d’olive dont la production avait atteint le niveau record de 1,4 million de tonnes en 2008/2009. Les autres produits phares du secteur comme les olives de table, les condiments, les jus et les fruits et légumes déshydratés ont soit stabilisé leurs expéditions, ou enregistré une légère hausse variant entre 1 et 5 %. A titre d’exemple, les exportations des olives de table ont atteint 10.440 tonnes, soit sensiblement le même volume réalisé à la même période de la saison écoulée (10.200 tonnes). C’est aussi le cas des condiments dont les quantités exportées se sont élevées à 2.590 tonnes au lieu de 2.560. En revanche, la famille des épices et produits de l’herboristerie a amélioré de 5% ses ventes à l’extérieur, passant de 4.470 tonnes à près de 4.670 d’une période à l’autre. Cette famille concerne les plantes aromatiques, médicinales, les graines de coriandre, les piments moulus et la verveine.
Par marché, l’Union européenne a absorbé près de 60% des exportations, soit 25.000 tonnes environ. Ce débouché est suivi par la zone de libre-échange de l’Amérique du Nord, avec un volume de plus de 4.500 tonnes. A noter que ce dernier marché est en phase d’améliorer sensiblement ses achats à partir du Maroc, à l’instar d’ailleurs des débouchés maghrébin et africain.
Pour rappel, la dernière campagne s’est soldée par un chiffre d’affaires à l’exportation de près de 4,2 milliards de DH en augmentation de 10% par rapport à 2008/2009. Le volume réalisé s’est inscrit aussi en progression de 18% d’une saison à l’autre. Au total, 244.000 tonnes ont été exportées en 2009/2010 contre 206.254 réalisées au cours de la campagne précédente. Ces quantités ont été destinées à raison de 73% aux marchés de l’Union européenne qui en ont absorbé 168.500 pour une valeur de plus de 2,8 milliards de DH. Le reste est réparti entre les autres débouchés de l’Europe du Nord, d’Amérique et d’Afrique.
A. G.
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[Prinny Man] October 4th, 2010, 05:10 PM Un Master plan formation pour l’agroalimentaire
· 24.000 nouveaux emplois directs à l’horizon 2015
http://www.leconomiste.com/upload/article/7_103094.jpg
Pour accompagner le plan national d’emergence industrielle, le ministère de l’industrie et du commerce prépare un Master de formation spécifique aux métiers de l’agroalimentaire, notamment boissons, chocolaterie, et biscuiterie.
Les perspectives de croissance semblent prometteuses pour ce marché. Du coup, le gouvernement tente d’accompagner la dynamique, notamment dans le volet formation. La filière agroalimentaire pèse 35% du PIB industriel. De plus, plusieurs enseignes ont contribué à renforcer la renommée du produit marocain: Bimo, Aiguebelle, Gaumar, Citruma (jus Marrakech)…
Le secteur agro-industriel produit plus de 76 milliards de dirhams, soit 28% de la production des industries de transformation, et réalise un chiffre d’affaires à l’export de près de 12 milliards de dirhams, soit 16% des exportations industrielles.
La branche biscuiterie, chocolaterie et confiserie a beaucoup souffert depuis quelques années d’une concurrence agressive des produits importés. En 2007, le marché avait d’ailleurs formulé plusieurs propositions pour contrecarrer le phénomène et notamment pour atténuer l’offensive des produits émiraties et turcs, de plus en plus présents dans les rayonnages marocains. Reste que les opérateurs marocains étaient convaincus que la remise en selle supposait également des efforts en innovation, marketing et procédés.
Aujourd’hui, ce secteur s’attend à la création de 24.000 nouveaux emplois directs à l’horizon 2015, dont 8.000 dans les filières intermédiaires (boissons, chocolaterie/ confiserie, biscuiterie).
Dans cette perspective, le Maroc veut profiter des expériences internationales dans le domaine de la formation aux métiers de l’Agroalimentaire. Un benchmark des meilleures pratiques sera mené, spécifiquement sur la France et le Canada, pour leurs notoriétés internationales en matière de formation professionnelle. Des cycles de formation seront introduits, ainsi qu’une ingénierie de formation. Pour adapter l’offre à la demande, des mesures seront entreprises par les acteurs publics et privés du domaine.
Les analyses de cette étude doivent permettre d’élaborer le plan de formation à l’horizon 2015, pour la création d’emplois dans les filières intermédiaires. Ce plan devra comporter l’évolution de la demande en compétences, l’analyse de l’offre de formation nécessaire pour répondre aux exigences du marché, les nouveaux projets d’investissement à réaliser par les opérateurs publics et privés, et l’élaboration d’une carte de formation par région.
F. Z. K.
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Slaoui October 4th, 2010, 06:16 PM (boissons, chocolaterie/ confiserie, biscuiterie).
Bingo, c'est justement le secteur qui fait défaut au Maroc ! c'est pour ça qu'il souffre des produits d'importation turco-émiratie ! c'est tout à fait normal aussi vu leur économie forte et leur PIB !
Nos petits chocolats dépassés Aiguebelle et nos Bimo tout simple, basique, faut passer à autre chose !
Des biscuits comme ça, fourré au chocolat (juste délicieux) :
http://2.bp.blogspot.com/_FV0kUhtpHgY/Rr-kwyf5ztI/AAAAAAAAAWE/bPiAwMp3Ft0/s400/bollycao.jpg
Des boissons comme ça :
http://www.oranginaschweppes.com/dynamique/base/brands/trina_def.jpg
[Prinny Man] October 5th, 2010, 05:15 PM Tafilalet: «Mejhoul» labellisé
Les producteurs de dattes «Mejhoul» ne cachent pas leur satisfaction. Et pour cause, une première partie d’entre eux vient d’être distinguée par le label «Indication géographique protégée» (IGP). L’association Oasis Tafilalet, encadrée techniquement et soutenue financièrement par l’Office régional de mise en valeur agricole de Tafilalet, a mis en oeuvre cette indication sur le terrain. Les professionnels s’offrent ainsi de manières scientifique et professionnelle les moyens d’intégrer le marché compétitif à l’échelle internationale.
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[Prinny Man] October 5th, 2010, 05:16 PM Tafilalet: Trois millions de dattiers plantés à l’horion 2030
Un million de palmiers dattiers devrait être planté dans les oasis de Tafilalet à l’horizon 2015. En 2030, ce sont 2 autres millions de palmiers qui devraient renforcer les palmeraies de cette région. Ce qui devrait changer complètement la donne oasienne, puisque la production devrait doubler d’ici dix ans (de 26.000 tonnes à 53.000 tonnes).
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 04:28 PM Maroc Vert: Le ministre présente le bilan
Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime a présenté hier l’état d’avancement des différentes stratégies agricoles adossées au plan Maroc Vert.
Ainsi, dans le cadre du contrat-programme de la filière céréalière, il a été procédé au lancement de deux projets pour un coût de 54 millions de DH tandis que pour la filière agrumicole, 14 projets ont été lancés pour un budget de 2,5 millions de DH.
De plus, 4 projets d’un montant de 700 millions de DH ont été lancés par la filière oléicole. 4 autres ont vu le jour dans la filière maraîchère pour un budget de 309 millions de DH. Quant au contrat-programme laitier, il a été marqué par le démarrage de 4 projets, pour un budget de 1,2 milliard de DH. Les filières viandes rouges (4 projets) et avicole (23 projets) ne sont pas en reste. Ces projets totalisent respectivement 306 millions et 50 millions de DH.
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 05:15 PM Fruits et légumes: La révolution du conditionnement
http://www.leconomiste.com/upload/article/4_103181.jpg
· Gros investissements dans les unités pour répondre aux exigences des marchés extérieurs
· Un outil de valorisation de la production mais pas assez rentable dans la filière agrumes
· La saisonnalité de l’activité est une des causes
Equipements sophistiqués, automatisme, démarches qualité, ressources humaines compétentes… la filière du conditionnement dans le secteur des fruits et légumes a connu un développement fulgurant ces 20 dernières années. Pendant deux jours à partir d’aujourd’hui, jeudi 7 octobre, l’activité sera au coeur d’échanges et de débats à l’occasion de la première édition du colloque Felexport, sous le thème «Conditionnement des fruits et légumes destinés à l’export». Ce rendez-vous, désormais annuel, est organisé par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).
Il sera l’occasion de faire le point. Face aux défis à relever dans les 10 à 20 années à venir, en termes de libéralisation croissante des échanges dans le domaine alimentaire et de l’augmentation de la demande, la filière est particulièrement concernée. Ceci d’autant plus qu’elle sera confrontée à une réglementation plus rigoureuse sur la qualité des aliments et la traçabilité.
Fort heureusement, la filière a depuis longtemps fait sa mue. De fait, sa vocation à l’export ne lui laisse le choix que de répondre aux exigences des clients et des marchés de distribution. Une situation qui a suscité une grande évolution dans les techniques, notamment de packaging. Les professionnels ont ainsi petit à petit délaissé les caisses en bois et les sacs en jute au profit notamment des emballages en carton et des filets répondant aux référentiels européens. Dans les années 1980, à l’ère de la libéralisation de la commercialisation des fruits et légumes sur les marchés extérieurs, des changements ont été aussi opérés au niveau des aires de conditionnement. Même si la transformation n’est pas générale chez les petites entreprises, on est très loin aujourd’hui chez les grands groupes des grands hangars sans distinction des aires qui étaient dédiées au conditionnement. «Nous n’avons rien à envier en la matière actuellement à nos concurrents étrangers», avance Fouad Benabdeljalil, producteur de fruits et légumes dans la région.
En effet, les professionnels ont fortement investi et continuent à investir dans le conditionnement et cela n’a pas manqué de tirer vers le haut l’origine Maroc. De leur côté, les institutionnels ont structuré le domaine pour accompagner cette évolution, mais toujours et encore pour répondre aux exigences des importateurs. L’activité est en effet réglementée. «Jusqu’à présent, toute création de station de conditionnement est soumise à l’inscription au registre du conditionnement au niveau de l’EACCE», indique Lahbib Laaouane, délégué principal de EACCE à Agadir. Le renouvellement annuel de l’inscription et un suivi régulier sont aussi de mise. Dans la région du Souss, où l’on compte 122 stations de conditionnement sur 238 à l’échelle nationale, une quinzaine de stations sont autorisées à l’autocontrôle. Ainsi, le suivi de l’EACCE est réalisé ponctuellement. Pour les autres entreprises du genre, elles sont soumises à un contrôle régulier. L’objectif est d’améliorer la qualité du produit de manière à continuer à se positionner sur les marchés extérieurs. Pour ce faire, des subventions ont été accordées par le département de l’Agriculture pour accompagner la création de nouvelles stations. Les efforts conjugués des uns et des autres ont permis de se démarquer sur les marchés les plus lointains tels la Russie et le Canada. Sur ces destinations, la clémentine marocaine détient près de 80% de part de marché, estime Khalid Bounejma, secrétaire général de l’Association des stations de conditionnement d’agrumes. Et aujourd’hui, le produit est en train de séduire d’autres marchés tel le britannique en raison, entre autres, de sa qualité, résultat d’importants investissements dans le conditionnement qui est indéniablement un outil de valorisation de la production. Les opérateurs de la filière sont cependant confrontés à un manque de rentabilité des stations de conditionnements d’agrumes, souligne Bounejma. A l’origine de la situation, des campagnes très courtes dont le pic se situe d’octobre à janvier. A ces périodes particulièrement, les producteurs font face à l’insuffisance des capacités frigorifiques. Outre la saisonnalité, le manque de rentabilité des stations de conditionnement d’agrumes provient du fait que ces unités ne sont dédiées qu’au traitement des produits à l’export.
En effet, au Maroc, les produits vendus sur le marché local ne transitent pas par les stations de conditionnement. De l’avis des producteurs, il est temps d’apporter du changement à ce niveau, non seulement pour rester compétitif, mais aussi pour s’aligner sur le marché communautaire européen.
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Innovation
Le développement de la filière a suscité des innovations locales. C’est ainsi que l’entreprise Next Agadir, qui commercialise des progiciels depuis 1979, s’est spécialisée, il y a une dizaine d’années, dans la mise en place d’un progiciel de gestion de production et de traçabilité, dédié aux filières fruits et légumes, «Tracefruit». Un produit pour lequel elle a décroché le trophée de l’innovation au Sifel Maroc 2009.
Le progiciel mis en place permet d’extraire des informations d’une base de données à condition que toutes les données soient correctement saisies à toutes les étapes du process, depuis la réception de la matière première, en passant par le conditionnement, le stockage dans les frigos et le chargement de camion ou container. Cela, sans oublier les différents contrôles qualité indispensables aux différentes étapes du process. Il est alors possible et très rapidement, à partir d’un code-barres colis ou palette, de remonter toutes les informations en amont et en aval afin de faire des retraits de lots en cas de problème sanitaire. Les clients étrangers étant de plus en plus exigeants en matière de traçabilité.
Le progiciel a équipé depuis de nombreuses unités de production et conditionnement.
Malika ALAMI
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 05:16 PM Fruits et légumes
Conditionnement: Un modèle d'agrégation réussie
http://www.leconomiste.com/upload/article/6_103182.jpg
· Suncrops, fruit d'une association d'ingénieurs et de techniciens
· Un investissement de 60 millions de DH de 2003 à aujourd’hui
Khmiss Aït Amira, au cœur des zones de productions de fruits et légumes du Souss, la technologie high-tech et les procédés modernes de management détonnent par rapport au très faible niveau d’équipement de la localité. C’est à Tin Addi, dans un des douars de la commune, à 30 km d’Agadir, que s’est implantée la station de conditionnement du groupe Suncrops, un modèle d’agrégation dans la région. En effet, l’entreprise réunit plusieurs producteurs depuis sa création en 2003. Et aujourd’hui elle est entièrement intégrée, de la production à la commercialisation sur les marchés extérieurs à travers sa société Suncrops France créée en 2008 dans l’Hexagone. Le tout est le fruit d’une association d’ingénieurs et de techniciens. Quatre agriculteurs «nouvelle génération», qui après leur parcours académique ont eu l’expérience, très tôt, de travailler tout d’abord pour certains d’entre eux dans la fonction publique puis par la suite dans le privé en tant que salarié avant de se lancer à leur compte en 1992. Le même groupement de producteurs exportait ses produits à travers une autre entité en 1998. Les exigences des marchés extérieurs face auxquels la mise à niveau et le développement des outils de production et de traitement étant devenues incontournables, au risque de ne pas survivre dans le domaine, les associés de Suncrops ont misé gros dès le départ. Pour implanter leur station de conditionnement, il ont investi il y a plus de sept ans 15 millions de DH pour atteindre aujourd’hui 60 millions de DH au total. D’une superficie de 25.000 m², leur unité de conditionnement de primeurs est à la pointe de la technologie aujourd’hui. Très tôt, ils ont mis à profit leur expérience dans d’autres entreprises du genre. «A Suncrops, nous avons volontairement éloigné l’aire abritant les emballages de celle réservée au traitement pour prévenir les risques d’incendie», souligne Ahmed Mouh Mouh, administrateur de Suncrops. Le producteur met en exergue également les dispositions prises pour le renouvellement de l’air dans les locaux à travers d’importants systèmes de ventilation. La disposition des magasins n’a pas été faite aussi au hasard. «Les magasins de réception sont orientés Nord pour assurer le maximum de fraîcheur au produit, connu pour son caractère fort périssable. Dans cette même optique, toutes les aires sont équipées d’extracteurs d’air et de panneaux isolants de manière à avoir une température constante», indique Mouh Mouh. Beaucoup d’attention a été aussi portée aux chaînes de versements en terme de technologie. Versoir automatique, calibrage et mise en colis sophistiqués… L’automatisme règne partout dans la station. Le souci environnemental et de la qualité aussi. Dans la station, les sept chambres froides d’une capacité de 500 palettes, soit une capacité de 500 tonnes de stockage (équivalente à trois jours de production du groupe en période de pointe), fonctionnent à l’eau glucolée. «Il n’y a plus de gaz fréon qui circule au niveau des évaporateurs des chambres froides de manière à ce qu’il n’y ait plus de contamination du produit par le gaz», indique-t-il.
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Tomates et poivrons
Les dirigeants de Suncrops veulent aller encore plus loin dans le développement de leur entreprise. Une extension de la station est au programme pour cette année 2010. Un investissement de 8 millions de DH pour atteindre 30.000 tonnes de tomates à l’export lors de cette campagne et 40.000 tonnes dans les années à venir. Depuis 2003, les volumes exportés par Suncrops, qui produit surtout de la tomate et un peu de poivron, ont fortement évolué. Il y a sept ans le volume expédié de tomates de Suncrops ne dépassait pas 4.200 tonnes environ. Lors de la campagne 2009/2010, le tonnage de tomate était de près de 20.700. Une production de tomate commercialisée sur le marché européen sous la marque Mavy qui provient de 25 fermes réunissant 230 ha de superficie de production. L’entreprise, une Sarl au capital de 4,5 millions de DH, a réalisé à l’export un chiffre d’affaires de 220 millions de DH en 2009/2010.
Malika ALAMI
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 05:18 PM Essaouira/Arganier
Des centaines d’hectares menacés par la déforestation
http://www.leconomiste.com/upload/article/21_103198.jpg
· Un programme de reboisement de 10.000 arganiers prévu en 2010
· Le 1er four solaire d’Afrique pour sauver 110 ha de forêt par an
600 hectares d’arganiers perdus chaque année! Voilà le résultat de la surexploitation et de l’abatage abusifs qu’a connus cette essence forestière tout au long du siècle dernier. Pour répondre à ce qu’il est permis d’appeler une catastrophe écologique et pour préserver cet arbre aux multiples usages, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier multiplie les initiatives. Les enjeux sont écologiques, mais également sociaux. Rappelons que l’arbre d’argan joue un rôle déterminant dans la lutte contre l’érosion et la désertification, mais assure aussi plus de sept millions de journée de travail familial par an. Pour enrayer le phénomène, la fondation mène la lutte sur plusieurs fronts. Ses missions vont de la coordination des projets de recherche sur l’arganier à la protection juridique de l’exploitation des forêts d’arganier, en passant par le développement socio-économique de la filière. «Nous œuvrons pour un équilibre entre le développement écologique, économique et social de cette filière», soutient Katim Alaoui, DG de la Fondation. Actuellement, plusieurs projets sont en cours. En 2010, un vaste programme de reboisement de 10.000 arganiers va être mené, en partenariat avec le Haut commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. Un autre projet de transmission du savoir-faire et de revitalisation de la filière vise à protéger les femmes de l’arganeraie comme «trésors vivants de l’humanité» auprès de l’Unesco. Entamé en 2009, ce projet devrait arriver à son terme d’ici 2012. Par ailleurs, et cette fois-ci cela concerne la province de Safi, la mise en place du premier four solaire en Afrique est prévue d’ici fin 2014. Ce projet, mené en partenariat avec le groupe OCP (Office chérifien des phosphates), va permettre d’économiser 110 hectares de forêt par an. Rappelons que depuis sa création en 2004, la fondation a déjà mené une dizaine de projets. Parmi les plus importants, citons la mise en place d’un outil de protection juridique applicable à l’huile d’argan et à tous les produits marocains. Des opérations d’installation de cuiseurs ont aussi eu lieu en milieux scolaire et rural, dans le cadre du programme «énergie solaire en arganeraie». Ce programme, qui table sur l’économie de 5 à 10 kg de bois par jour et par cuiseur, a reçu le prix «entreprises et environnement» du ministère français de l’Ecologie, du développement durable et de l’aménagement du territoire en 2008.
Un grand travail de recensement de travaux de recherche dans le domaine de l’arganier a également été effectué, ainsi que l’organisation de journées scientifiques pour l’arganier.
M. N. R.
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 05:20 PM Essaouira/huile d’argan
19 millions de DH pour mettre à niveau la filière
http://www.leconomiste.com/upload/article/22_103199.jpg
· Objectif: 20 millions de DH de chiffre d’affaires annuel
· Des enjeux socioéconomiques capitaux pour la population rurale d’Essaouira
· Les coopératives souffrent de la concurrence privée
L’huile d’argan, l’or d’Essaouira. Depuis une dizaine d’années, la filière s’avère prometteuse et permet aux populations locales, en majorité des ménages ruraux à faible revenu, d’en tirer un apport financier. Afin de booster et d’organiser le secteur, un projet est actuellement en cours d’élaboration. Issu du plan Maroc Vert, il sera lancé début 2011 et s’étalera sur une durée de cinq ans. Il s’inscrit dans la pérennité d’«Arganier», un projet d’appui à l’amélioration de la situation de l’emploi de la femme rurale et de gestion durable de l’arganeraie dans le sud-ouest du Maroc, développé en 2005 par l’agence de développement social (ADS), en partenariat avec l’Union européenne et dans le cadre du programme Meda.
Tout comme l’ancien, le programme actuel a pour but principal de «s’attaquer aux maillons faibles du secteur». Le constat a en effet été établi que les revenus générés par la filière demeurent limités par rapport à son potentiel. L’une des causes doit être cherchée du côté de la matière première (le fruit de l’argan), qui se fait de plus en plus rare. «Jusqu’en 2003, malgré que le fruit soit saisonnier, les coopératives pouvaient répondre à la demande tout au long de l’année grâce aux stocks. Mais actuellement, la demande a explosé et les stocks sont vides», indique-t-on du côté de la délégation de l’agriculture. De plus, les coopératives commencent à souffrir de la concurrence des structures privées, qui se positionnent de plus en plus sur ce marché. A cela, il faut également ajouter que le tissu coopératif souffre de nombreux boulets: méthodes d’extraction pénibles et consommatrices de temps, circuits de commercialisation peu structurés, système coopératif mal compris par les adhérentes et mal appliqué par les dirigeantes…
Pour lever ces barrières, le ministère n’a pas lésiné sur les moyens. Une enveloppe de 19 millions de DH a été consacrée au projet, qui se décline en plusieurs axes. Le premier cible une meilleure structuration du secteur. «L’objectif est de passer de 26 coopératives (avec 1.100 adhérentes) à 40 (avec plus de 2.000 adhérentes). Nous prévoyons également la mise à niveau de 15 nouvelles coopératives d’ici à fin 2013. Au total, leur chiffre d’affaires devrait atteindre 20 millions de DH», précise la même source. Par ailleurs, pour répondre à la rareté du fruit et à la concurrence privée, le programme compte sécuriser l’approvisionnement des coopératives en matières premières. Il propose de mettre en place une agrégation de l’offre de fruit et d’huile d’argan.
Côté commercialisation, «Arganier» ambitionne de rendre plus fonctionnel le programme «Gie Vitargan», lancé il y a cinq ans et qui vise la mise en place de circuits à l’export à travers la création de groupements d’intérêt économique (GIE) et de consortiums d’exploitation. Les coopératives qui y adhèrent reçoivent la certification agriculture biologique Ecocert. Le projet ambitionne ici de toucher au moins la moitié des coopératives. En outre, des locaux adaptés au stockage de la matière première, ainsi qu’un local pour la commercialisation de l’huile d’argan et de ses dérivés vont être érigés. En ce qui concerne le volet bonne gouvernance, il est prévu de promouvoir les principes et les règles qui régissent les coopératives. L’ambition est de porter à 25 le nombre de coopératives qui tiennent leurs assemblées générales de manière régulière et qui suivent un plan stratégique, ainsi qu’à 1.000 le nombre de femmes qui participent aux rapports moraux et financiers de leurs coopératives.
A souligner également que le ministère de l’Agriculture n’est pas le seul acteur à soutenir ce secteur. Les coopératives arganières sont également une priorité pour l’INDH (Initiative pour le développement humain) qui a mené, entre 2006 et 2009, pas moins de 12 projets dans ce secteur au profit de 663 femmes et dont l’enveloppe globale a atteint 7,5 millions de DH.
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Un patrimoine de 870.000 ha
Vieux de 65 millions années, l’arganier est la deuxième essence forestière marocaine après le chêne vert. La forêt d’argan couvre près de 870.000 hectares au niveau national, avec une densité de 10 à 50 arbres/ha. Son potentiel est d'environ 4.000 tonnes d’huile produites par an. A Essaouira, il s’agit de la première essence forestière de la province avec 136.430 ha. L’arganier se trouve dans 73% des communes rurales de la province, dont 84% dans la tribu des Haha et 16% dans celle des Chiadma. La forêt d’arganier est en majeur partie propriété de l’Etat, qui reconnaît un droit coutumier d’exploitation aux populations qui y habitent et aux collectivités locales.
De notre correspondante,
Marie-Noëlle RASSON
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[Prinny Man] October 7th, 2010, 05:37 PM Un zoopôle à Aïn Jemâa
Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime a annoncé hier mercredi 6 octobre la création d’un zoopôle à Aïn Jemâa, à Casablanca. Un projet destiné à favoriser le développement des filières animales, principalement dans les filières avicole, laitière et viandes rouges.
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[Prinny Man] October 8th, 2010, 05:23 PM Plan Vert: Ce qui reste à graisser
· Un cadre juridique pour garantir le financement des interprofessions
· R&D, vulgarisation, assurance agricole, les nouveaux chantiers
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Le plan Maroc Vert avance à grands pas. Le constat a été dressé par Aziz Akhannouch, le ministre de l’Agriculture, mercredi à Skhirat lors de la 2e réunion du Comité mixte de suivi. Satisfecit largement partagé par les chefs de file des différentes filières contractantes avec le gouvernement. Et pour cause! Les grandes avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la stratégie agricole. Et avec une grande célérité. Ceci, aussi bien aux niveaux législatif et institutionnel qu’à celui de l’incitation à l’investissement. Reste à mettre au diapason les autres courroies de transmission. En attendant, le rapport du Comité mixte de pilotage dénommé «Project management office» (PMO) est éloquent. «Cette instance, qui regroupe des représentants du gouvernement et des partenaires privés, joue pleinement son rôle», se félicite le ministre. D’abord, en tant que support stratégique pour s’assurer de l’adéquation du processus d’implémentation de la stratégie. En s’acquittant, ensuite, de la gestion du portefeuille de contrats- programmes et du suivi de leur état d’avancement. Mais au-delà, des résultats concrets sont d’ores et déjà palpables sur le terrain. Ils se traduisent par l’importance des investissements injectés dans les différentes filières agricoles.
Pas moins de 14 projets, d’une enveloppe globale de 2,5 milliards de DH, ont été lancés dans la filière agrumicole. Celle du lait a enregistré le lancement effectif de 4 projets totalisant un investissement de 1,2 milliard de DH. Il en est de même de la filière oléicole qui a bouclé 6 projets pour une enveloppe de 700 millions de DH. Le maraîchage, viandes rouges et avicoles ne sont pas en reste. Pour la première filière, le montant des investissements se chiffre à près de 310 millions de DH. Alors que les secteurs des viandes rouges et avicoles ont investi respectivement 306 et 50 millions de DH. Pour ce qui est de la filière céréalière dont la création de l’interprofession remonte à peine à quelques mois, elle a aussi lancé 2 grands projets pour une enveloppe de 54 millions de DH. Le tout a été bien évidemment stimulé par le Fonds de développement agricole dont la refonte a été menée à bon port. «Mais pour probantes qu’elles soient, les avancées enregistrées doivent inciter à plus de mobilisation aussi bien de la part des autres départements ministériels concernés que des professionnels», a souligné le ministre. Surtout que la composante régionale de la stratégie agricole nécessite une coordination sans faille.
Dans la continuité des actions entreprises pour soutenir l’investissement, 2 projets à fort impact sur le secteur agricole ont été annoncés. Il s’agit de la restructuration du système de vulgarisation. Ce projet a pour objectif le transfert des technologies via l’encadrement des agriculteurs. A cet effet, une organisation cible est à l’étude. Elle prévoit les structures, leur rôle, leurs moyens et leur articulation. Son financement a déjà fait l’objet d’une démarche de la tutelle auprès du département des Finances.
L’autre projet tient à la création du cadre juridique de l’interprofession. Jugée révolutionnaire par Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural, la loi se trouve déjà dans le circuit réglementaire pour son adoption par le gouvernement. Elle vise l’instauration d’un cadre juridique et institutionnel permettant la reconnaissance de l’interprofession en tant qu’entité. Dans l’objectif d’asseoir la bonne gouvernance, mais aussi d’assurer des ressources permanentes aux interprofessions. D’autres chantiers seront aussi bouclés en 2011. A commencer par l’assainissement des circuits de commercialisation au niveau du marché local. Sans occulter l’adaptation aux exigences de la commercialisation à l’extérieur. Car, il s’agit d’accompagner l’évolution attendue de l’offre agricole. Se range dans ce cadre, le lancement d’une stratégie marketing en faveur des produits du terroir. L’objectif est de valoriser ce patrimoine sur le marché intérieur et d’en créer l’identité «Terroir Maroc» sur les débouchés d’exportation. Et le dispositif sera complété par la mise en place d’un système d’assurance agricole à même d’accompagner le secteur selon ses nouveaux plans d’actions. Reste enfin, la refonte de la recherche/développement qui doit constituer la priorité en 2011.
Ateliers
Les travaux des ateliers ont été principalement consacrés aux réformes des circuits de commercialisation des fruits, légumes et viandes (rouges et avicoles). Histoire d’impliquer plus étroitement les professionnels à ces chantiers. Le volet logistique et commercialisation a été aussi examiné pour ce qui est des filières agrumicole, maraîchère, céréalière et oléicole. Mais pour l’ensemble, l’accent a été particulièrement mis sur la valorisation.
A. G.
leco
Slaoui October 11th, 2010, 05:37 PM Subventions, mécanisation, productivité accrue : des mesures pour la campagne agricole qui démarre
L'accès aux semences sélectionnées et aux engrais sera facilité.
Des programmes d'extension des superficies en arbres fruitiers sont prévus.
Des études à lancer sur la recherche agricole et la réhabilitation des produits du terroir.
Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime a donné lundi 4 octobre à Settat le coup d'envoi de la campagne agricole 2010-2011. Celle-ci comporte nombre de mesures destinées à consolider les résultats de la campagne agricole de l'année dernière, à promouvoir les investissements dans le secteur et à assurer le bon déroulement de la campagne agricole. Ces mesures portent sur le développement des chaînes de production, l'approvisionnement en facteurs de production, la gestion des eaux d'irrigation, la protection des plantes et la santé animale sans oublier l'encadrement des agriculteurs. Une des mesures phare de l'actuelle campagne, et très attendue par les professionnels, s'articule autour de la subvention des semences céréalières. Cette aide de l’Etat sera conséquente puisqu’elle atteindra 160 DH/quintal pour le blé tendre, 170 DH pour le blé dur et 150 DH pour l'orge. Le secteur céréalier est également concerné par une mesure qui prévoit la suppression des droits de douane sur les importations de blé tendre du 16 septembre au 31 décembre, et ce, afin de limiter la hausse des prix sur le marché. Toujours concernant les céréales, il est prévu la constitution d'un stock d'un million de quintaux en semences céréalières. Parmi les autres mesures programmées, on retiendra l'approvisionnement des agriculteurs en engrais à des tarifs convenables ainsi que la poursuite du programme d'approvisionnement des agriculteurs en plants d'arbres fruitiers subventionnés à 80% dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA), programme qui concerne 4 millions de plants dont 80% d'oliviers. La préservation de la santé du cheptel ainsi que l'amélioration de sa productivité et la valorisation des produits d'origine animale et la poursuite des campagnes prophylactiques contre les maladies et parasites des plantes rentrent aussi en ligne de compte de la nouvelle campagne.
De nouvelles agropoles dans le Tadla, le Gharb, le Tensift et le Souss
La campagne 2010-2011 comporte également un volet qui concerne les aides octroyées au secteur agricole dans le cadre du FDA, notamment pour l'extension des superficies plantées en arbres fruitiers, l'équipement des exploitations agricoles en systèmes d'irrigation économes en eau et en matériel agricole, la valorisation de la production agricole et le développement des produits du terroir. Enfin, une dernière mesure vise le soutien des zones touchées par les catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, etc).
A côté de ces mesures principales, la nouvelle campagne s'attachera à la poursuite de la concrétisation des dispositions du FDA conformément aux orientations du Plan Maroc Vert et les objectifs fixés dans le cadre des contrats programmes de développement des chaînes de production signés entre l'Etat et les professionnels.
Au cours de la campagne 2010-2011, il est également prévu que l'étude de la stratégie de vulgarisation agricole soit achevée et que l'étude sur la recherche agricole soit lancée. Une autre étude sera entamée et concernera la stratégie de développement et de réhabilitation des produits du terroir ainsi que l'extension de la labellisation à d'autres produits. Enfin, la politique de création des agropoles sera maintenue pour les régions de Meknès-Tafilalet et de l'Oriental et de nouveaux accords seront conclus pour la réalisation de nouvelles agropoles (Tadla-Azilal, Gharb-Chrarda-Bni Hssen, Marrakech-Tensift Al Haouz et Souss-Massa-Drâa).
A noter que le ministère de l'agriculture participera à une étude réalisée par le ministère de l'industrie et du commerce et le ministère de l'intérieur et qui porte sur la stratégie de modernisation des marchés de gros des fruits et légumes, ainsi que les abattoirs.
LVE
Slaoui October 11th, 2010, 05:38 PM Le Maroc veut planter un million de palmiers dattiers d'ici 2030
http://www.lavieeco.com/economie/17741-le-maroc-veut-planter-un-million-de-palmiers-dattiers-d-ici-2030.html/affiche_image?article=17741
La production sera portée à 160 000 tonnes dès 2020 au lieu de 70 000 à 100 000 tonnes actuellement.
Développement de clones, économie d'eau et modernisation des méthodes d'exploitation sont les trois piliers de la stratégie de l'Etat.
La productivité moyenne par arbre est de 20 kg par saison alors qu'elle peut aller jusqu'à 100 kg.
A vec la première édition du salon international des dattes du Maroc qui s’est déroulée à Erfoud du 30 septembre au 3 octobre, le Maroc veut donner une plus grande visibilité au secteur phoenicicole, mais aussi tirer vers le haut toutes les régions qui le produisent et en vivent.
Aujourd’hui, la superficie totale occupée par cet arbre dans les vallées du Ziz et du Draâ essentiellement (il y a quatre grandes-zones : Meknès Tafilalt, Souss-Massa Draâ, Guelmim-Smara et l’Oriental, à Figuig spécialement) est de l’ordre de 48 000 ha pour un total de 4,8 millions de pieds. La production annuelle peut aller de 70 000 à 100 000 tonnes pour une bonne année.
Actuellement, le palmier dattier n’entre que pour 40 à 60% dans les revenus de ceux qui le cultivent et l’entretiennent durant toute l’année. Cela veut dire qu’il faut qu’ils exercent d’autres activités d’appoint comme l’élevage ou d’autres cultures. Mais cela signifie surtout que le secteur souffre de plusieurs maux. D’abord, le bayoud, une maladie qui menace cette espèce, est venu à bout de 10 millions d’arbres durant les cent dernières années, selon les spécialistes du ministère de l’agriculture. Ensuite, le manque d’eau limite les horizons de développement de cette culture. Enfin, les moyens encore trop traditionnels d’exploitation réduisent considérablement le rendement.
A titre d’illustration, un arbre ne produit pas plus de 20 kg par an en moyenne. Mais dans certaines exploitations très modernes, cette moyenne peut se situer entre 50 kg et plus de 100 kg par an. Cela donne une idée de la marge de progression en termes de productivité et du potentiel de revenu.
Un contrat-programme entériné lors des 3e assises de l'agriculture
Le département de l’agriculture est décidé à mettre les bouchées doubles pour remédier à ces problèmes. En effet, si le Plan national de restructuration et de développement de la palmeraie remonte à 1986, relayé par d’autres actions comme l’inscription, en 2000, des oasis du sud marocain dans le réseau de biosphère de l’Unesco et la loi 01/06 relative au développement durable des palmeraies, a balisé le terrain, il reste encore beaucoup à faire. Et le ministère de l’agriculture, dans le cadre du plan Maroc vert (PMV) entend accélérer le processus en travaillant sur plusieurs chantiers.
Il y a par exemple (très important) l’action entreprise au niveau du choix de sélection des plants pour faire battre en retraite le bayoud (avec l’identification de variétés résistantes comme Najda et d’autres clones hybrides comme le «khalts» et d’autres cultivars mâles) qui, jusque-là, emporte annuellement 3 à 5% du capital de palmiers dattiers. En amont, sont engagés des programmes de sensibilisation à l’économie de l’eau et d’encouragement à l’optimisation de la ressource.
D’autres actions ont été entreprise, à l’exemple du contrat-programme entériné par les 3e assises de l’agriculture ou encore la création en novembre 2009 de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier. La finalité est de porter la production à 160 000 tonnes dès 2020 et de replanter, à l’horizon 2030, autour d’un million d’arbres en choisissant les plants sélectionnés et recommandés par l’Institut national de recherches agronomiques (INRA). D’ailleurs, le Millenium challenge account (MCA), qui court sur la période 2008-2013, a intégré la palmeraie dans le cadre de son projet «arboriculture», abondant dans le sens des efforts entrepris par le ministère de l’agriculture où l’on explique que la mise en place du contrat programme devrait drainer un investissement global de 7,6 milliards de DH couvrant des actions diverses du pilier I et du pilier II du PMV.
A noter que ce premier salon international des dattes du Maroc, qui ne veut nullement remplacer le festival qui se perpétue dans la région depuis les années 40, devait capter quelque 50 000 visiteurs, dont des touristes qui séjournaient dans la région. Il a attiré 140 exposants et 10 pays invités, entre autres les Emirats arabes unis (EAU), l’Algérie, la Tunisie et la Libye, et a été l’occasion pour l’ensemble des producteurs de la région de vendre une partie de leurs produits, qu’il s’agisse essentiellement de dattes mais aussi de confiture de dattes, de purée...
LVE
[Prinny Man] October 12th, 2010, 05:08 PM Au cœur des vignes des Zaërs
· La Ferme Rouge: un domaine qui s’étend sur 800 hectares
· Un investissement de plus de 20 millions de DH
· Le domaine à son deuxième millésime
A une soixantaine de kilomètres de Rabat, dans la région des Zaërs, se trouve un terroir vinicole historique souvent oublié. Sur ce territoire (site Merchouch) réputé pour son sol noir (tirs) et rougeâtre (hamri), un domaine appelé La Ferme Rouge contribue depuis 1908 à l’histoire viticole du Maroc. Le domaine s’étend sur près de 800 hectares où se côtoient parfaitement viticulture et oléiculture. A ces cultures nobles, s’ajoute un élevage de dindes. Mais ce sont les vins qui dominent l’exploitation. Les vignes de raisins rouges sont plantées sur des coupes orientées sud-ouest. Les principaux cépages en rouge plantés dans le domaine sont Cabernet-Sauvignon, Cinsault, Carignan, Syrah, Tempranillo, Malbec, Merlot, Tannat…
Pour sa part, la vigne des blancs est plantée sur des sables anciens et argilo-calcaires orientés sud-ouest également. Les variétés de cette vigne se composent principalement du Sauvignon, Chardonay et du Viognier. Après la 3e feuille (4 ans), les vignes donnent les premiers fruits. «En règle générale, l’on ne doit pas les cueillir pour ne pas abîmer les vignes», souligne Boris-Romain Bille, sommelier à La Ferme Rouge.
Les vendanges dans ce domaine se déroulent vers la fin du mois d’août. Une centaine de femmes et d’hommes de la région se retrouvent alors dans la plantation répétant les mêmes gestes depuis des générations. Début septembre, les Tempranillo (variété de grappe noire) sont triés avec soin puis déposés dans le chai de vinification. Après, intervient le processus de fermentations durant lequel les vignerons veillent quotidiennement au dosage du sucre et de l’alcool dans le vin. A cet effet, La Ferme Rouge dispose d’un laboratoire d’analyse dédié. «Mais nous envoyons régulièrement des échantillons au laboratoire public pour vérification», note Jacques Poulain, associé dans La Ferme Rouge. Une fois cette étape bouclée, vient alors la mise en bouteilles. Compte tenu des exigences en format et design, La Ferme Rouge importe ses bouteilles d’Espagne. Le domaine utilise aussi des bouchons synthétiques importés. Selon Allain Terra, vigneron à la ferme, «ce type de bouchons a la particularité de conserver le vin tout en évitant les dégâts que causerait la décomposition des bouchons en liège».
Pour la commercialisation, l’entreprise préfère ne pas recourir aux services d’un distributeur national. «Nous avons opté pour un réseau de distributions régionales pour mieux maîtriser le processus de commercialisation. Nous gardons également le volet démarchage», explique Jaques Poulain. Pour les grands clients (notamment certaines enseignes hôtelières prestigieuses), la société garde le contact direct pour la commercialisation de ses vins (1 gamme dans 3 couleurs: Terres Blanches, Le Rosé et Terres Rouges collection 2009).
Le marché de La Ferme Rouge se compose essentiellement d’hôtels, restaurants, épicerie fine et traditionnelle de proximité ainsi que les caves spécialisées. Aujourd’hui, le domaine a pu écouler plus de 80.000 bouteilles et s’est fixé comme objectif d’atteindre 140.000 bouteilles à fin décembre 2010. «Nous allons y arriver car le marché local s’y prête», affirme Poulain. Côté export, l’entreprise a déjà enregistré des commandes pour la France. Mais ce n’est pas encore une priorité. Le management devra y accorder plus d’attention début 2011. Pour l’heure, il se concentrera davantage sur le marché local.
Quant à l’engagement financier sur ce projet, il est estimé à plus de 20 millions de DH. L’entreprise prévoit un chiffre d’affaires potentiel de 24 millions de DH par an.
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Pour la petite histoire…
En 1908, les Birebent, une famille française, acquiert le domaine pour lui donner une configuration viticole. En 1933, et après la construction de la cave, le premier millésime est produit. En 1970, le domaine est racheté et se tourne vers la production de raisins. En 2009, Jacques Poulain, vigneron, a quitté le domaine Thalvin pour s’associer à une famille marocaine propriétaire des terres. Sa première vendange sera vinifiée la même année. Aujourd’hui, la ferme est à son deuxième millésime. Pour cette année, la nouveauté consiste en la production du vin gris. La cave a été réadaptée aux techniques modernes. La capacité des cuveries (en béton pour le vin rouge et en inox pour le blanc et le rosé) est estimée à 10.000 hectolitres.
J. B.
leco
[Prinny Man] October 12th, 2010, 05:24 PM Agriculture: 20 coopératives marocaines invitées en Allemagne
Une délégation marocaine de 20 représentants de coopératives agricoles et de représentants du département de l'Agriculture effectue une visite d’une semaine en Allemagne.
Le programme de cette visite consiste à permettre aux dirigeants de coopératives de s’enquérir du système allemand en tant que modèle pour la mise en place d’un cadre juridique spécifique adapté
leco
Gadiri October 13th, 2010, 11:14 PM Palmier-dattier
Le secteur phoénicicole en pleine mutation
Publié le : 13.10.2010 | 14h51
Longtemps délaissé, le secteur phoénicicole est plus que jamais sous la loupe. Objectif : passer d'une production moyenne de 100.000 à 450.000 tonnes.
Réhabilitation et extension sont les mots d'ordre de cette attention particulière dont bénéficie désormais le secteur phoénicicole. Réhabilitation pour ce qui en est des palmeraies traditionnelles qui s'étendent sur 48.000 ha. Un travail qui s'annonce de longue haleine et dont la complémentarité rime avec extension sur 17.000 ha supplémentaires. Actuellement, l'activité phoénicicole contribue à hauteur de 20 à 60% dans la formation du revenu agricole pour plus de 1,4 million d'habitants et assure, en plus de des dattes, divers matériaux destinés à l'artisanat, à la construction ou à la production d'énergie. Parallèlement, la production des dattes contribue à la création d'emplois et à la stabilisation des populations dans les zones présahariennes à équilibre agro-écologique fragile.
Parallèlement, les 48.000 ha occupés par le palmier-dattier représentent un effectif total de près de 4,8 millions de pieds, soit 4,5% du patrimoine phoenicicole mondial estimé à 105 millions de palmiers. L'aire géographique de cette culture au niveau national s'étale sur un vaste territoire englobant 13 provinces situées au Sud et Sud-Est du Maroc, dont Errachidia, Figuig, Tinghir, Ouarzazate, Tata, Zagora et Guelmim qui représentent près de 98% du patrimoine phoenicicole marocain. «A travers ces mesures de réhabilitation, nous estimons que le niveau de production actuel, qui tourne entre 60.000 et 120.000 tonnes, pourrait doubler et l'on peut passer à 200.000 tonnes à l'horizon 2020. Parallèlement, le programme d'extension permettra, lui aussi, d'atteindre des niveaux de production très intéressants», explique Dr Bachir Saoud, directeur de l'Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l'arganier (ANDZOA). Globalement, à travers ce programme de réhabilitation, il s'agit de replanter et de renouveler, mais aussi de faire de l'extension à travers 3 millions de plants qui seront progressivement productifs à partir de 2020 avant de monter en puissance, le palmier étant une espèce très lente. Pour l'ANDZOA, l'objectif stratégique est de produire 450.000 tonnes vers 2030, dont 20% de ''variété noble'' destinée à l'exportation, le Maroc étant détenteur de la meilleure génétique en l'espèce avec des variétés comme «Al-Majhoul», «Boufegouss» et d'autres qui n'existent nulle part ailleurs. En effet, le Maroc dispose d'une richesse variétale très importante (plus de 450 variétés) dont une soixantaine présentent beaucoup d'intérêt que ce soit sur le plan commercial ou agronomique.
Il s'agit donc de développer cette richesse afin de s'adapter au mieux au marché. De même, toute une partie du programme est dédiée au développement de la valorisation. Il s'agit de faire en sorte que les agriculteurs, en s'organisant et en se structurant, puissent s'intégrer dans des projets piliers du Plan Maroc vert. Des projets ayant une marque critique de production leur permettant de s'autonomiser et de devenir des acteurs économiques à part entière, l'objectif étant de contourner l'intermédiation trop forte qui caractérise le marché des dattes. «C'est une intermédiation dont résulte un transfert de valeur ajoutée produite dans les oasis vers les villes, alors que les agriculteurs, en s'organisant mieux, sont capables d'aller, par eux-mêmes, avec une logistique propre, sur les marchés national et international et peuvent rapatrier toute la valeur ajoutée et s'assurer, ainsi, une nette amélioration de leurs revenus», souligne Bachir Saoud.
En ce sens, le contrat-programme, qui a été signé lors des dernières Assises de l'agriculture à Meknès entre l'Etat et l'interprofession du palmier-dattier, englobe toute une dynamique de recherche et développement pour une perpétuelle adaptation, au fur et à mesure de ce travail de réhabilitation et d'extension. L'espace oasien étant un milieu précaire et sensible, il s'avère essentiel de le piloter en permanence dans un état de veille et d'alerte, d'où la nécessité de tout un pan de mesures de protection et de lutte contre la désertification, d'une meilleure adaptation et d'un meilleur moyen de résilience vis-à-vis du changement climatique et de ses impacts sur cet écosystème si fragile. Parallèlement, il s'agit de tirer le marché intérieur vers le haut. Actuellement, le Maroc présente des taux de consommation par habitant de 2 à 3 kilos par an, alors qu'au niveau des oasis, le même Marocain consomme jusqu'à 15 kilos.
«Il y a donc tout à gagner si l'on peut doubler, voire tripler la consommation du Marocain, nous assurerons ainsi à ces 450.000 tonnes un maximum de sécurité sur le marché intérieur. Il faut qu'on arrive à faire de la datte un fruit comme la banane, la pomme, etc.», indique le directeur de l'ANDZOA. Par ailleurs et de manière globale, le programme s'étale sur 10 ans et est doté d'une enveloppe de 7,5 milliards de DH, dont pratiquement 5,2 milliards au compte de l'Etat et le reste au compte de l'interprofession, l'Etat supportant essentiellement les aménagements hydro-agricoles, la subvention à 100% des 3 millions de plants, prenant aussi en charge à 100% leur plantation dans les oasis et à hauteur de 80% dans les 17.000 ha dans les zones d'extension. De même, le système d'irrigation en interne est subventionné à 100% pour la totalité des oasis, vu que les superficies ne dépassent pas les 5 ha. L'interprofession est appelée à contribuer en aval, à investir dans des unités modernes de conditionnement, de stockage et de conservation et, surtout, à faire l'effort qui s'impose pour le marketing et la logistique, afin qu'elles puissent élaborer des marques propres et contribuer à cette extension du marché aux niveaux national et international.
Un salon pour les dattes
La dynamique que connait le secteur phoénicicole a enfanté le Salon international des dattes du Maroc, événement qui a été organisé pour la première fois dans la ville d'Erfoud. En termes d'affluence, l'objectif de 50.000 visiteurs a largement été dépassé. Par rapport à l'autre objectif du salon, une dynamique économique a été introduite pour permettre aux petits producteurs de vendre directement leur production aux visiteurs. Objectif atteint puisque tous ceux qui se sont déplacés de Tata, de Zagora ou de Figuig ont pu écouler presque la totalité de leurs marchandises. «Le but était de doter le programme de développement global, voulu par Sa Majesté le Roi et qui s'intègre dans le cadre du Plan Maroc vert, d'un outil à même d'accompagner ce développement et de le sécuriser à un niveau supérieur, c'est pour cela que nous l'avons mis au niveau international pour que les paramètres d'organisation et les critères de répartition et de distribution soient conformes aux normes internationales», affirme Bachir Saoud.
En ce sens, les experts émiratis qui disposent d'une large avance dans ce domaine ont reconnu que l'organisation marocaine a mis la barre très haut à travers autant de thématiques et de pôles. Côté stands, l'attraction inédite du salon était indiscutablement un espace oasien réalisé par le Crédit Agricole et qui est, en fait, une magnifique galerie d'art dont le but était de faire en sorte que, pour le grand public, il y ait un espace didactique qui lui permette, à travers un cheminement, de prendre contact avec toute la thématique de l'espace oasien: le palmier-dattier, les cultures et les activités spécifiques aux oasis, la gestion de l'eau, les contraintes, la désertification… Bref, un espace académique, ludique et didactique qui permet, après un simple trajet, de sortir avec des idées, de la découverte de l'espace oasien.
Repères
Évolution
L'activité contribue à hauteur de 20 à 60% dans la formation du revenu agricole pour plus de 1,4 million d'habitants.
Le nombre de pieds est passé en un siècle de 15 à 4.8 millions.
Le niveau de production actuel tourne entre 60.000 et 120.000 tonnes.
L'extension se fera à travers 3 millions de plants qui seront progressivement productifs à partir de 2020.
Par Abdelhakim Hamdane | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=140301
Gadiri October 13th, 2010, 11:16 PM Entretien avec Dr Bachir Saoud, directeur de l'ANDZOA
«Nos palmeraies ont connu une forte régression»
Publié le : 13.10.2010 | 14h46
Le secteur phoenicicole est en pleine effervescence, les volontés et les initiatives s'enchaînent pour le tirer vers le haut. A la tête de l'Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l'arganier (ANDZOA), Bachir Saoud, passe le secteur au peigne fin. Entretien.
LE MATIN : Quelle évaluation faites-vous de l'état actuel du secteur ?
BACHIR SAOUD : Le secteur, pour être positif, connaît un envol et un élan de développement très intéressants. Bien entendu, nous partons d'une situation parfois assez critique, beaucoup d'oasis sont en état d'abandon à cause de la sécheresse, de la salinité, du «bayoud» et d'autres facteurs. Globalement, l'état de nos 48.000 ha d'oasis traditionnelles n'est pas très satisfaisant et on peut énormément faire mieux. Hors des oasis, nous avons beaucoup d'initiatives privées qui s'installent, à travers la plantation de palmiers dans une perspective d'intensification de la production et d'exploitation agricole, et qui permettent d'équilibrer le déficit constaté au niveau de nos palmeraies traditionnelles. Bien évidemment, si l'on prend quelques chiffres phares, il y a eu un recul trop important, nos palmeraies ont connu une forte régression. En effet, le nombre de palmiers était estimé au début du siècle dernier à près de 15 millions de pieds, nous sommes actuellement au tiers, autour de 5 millions. Cependant, la réactivité du secteur aux mesures prises par l'Etat, notamment à l'implication personnelle de Sa Majesté le Roi, qui a donné le coup d'envoi historique au développement de ce secteur à travers plusieurs mesures, a fait naître de l'espoir et de l'optimisme qui accompagnent désormais cette dynamique.
Justement, comment se décline la stratégie mise en place par l'ANDZOA ?
En ce qui concerne le secteur du palmier dattier, la stratégie mise en place vise à optimiser ce qui se fait actuellement, c'est-à-dire une réhabilitation totale des 48.000 ha, sans pour autant dénaturer nos palmeraies traditionnelles et sans prétendre intensifier la production. Parallèlement, il est question de générer un développement intensif productiviste moderne en dehors des palmeraies, là où les conditions agronomiques de production le permettent, notamment l'eau. Et nous avons un potentiel plus ou moins identifié de 17.000 ha. Les mesures prises s'inscrivent dans le cadre d'un contrat-programme qui a été signé lors des dernières assises de l'agriculture à Meknès entre l'Etat et l'interprofession du palmier dattier, visant ainsi à réhabiliter les palmeraies traditionnelles par des mesures de mise à niveau et d'optimisation des réseaux d'irrigation à travers des réaménagements hydro-agricoles, volet auquel est allouée une enveloppe de 2,5 milliards de DH sur une durée de 10 ans. De même, il est question de la réhabilitation du parc palmier actuel qui comprend beaucoup de pieds non productifs ou donnant un produit à la qualité moyenne à médiocre, et qu'il faudra remplacer, sans toucher à la structure traditionnelle de la palmeraie et sans aggraver les contraintes, par des palmiers plus productifs, mieux adaptés et plus résistants de manière à améliorer la production et assurer un revenu plus important aux agriculteurs.
Il est également question de formation des agriculteurs, en les organisant et en étendant le système coopératif pour qu'ils puissent mieux profiter des nouvelles technologies. Il s'agit aussi de les responsabiliser pour mieux entretenir leurs palmeraies, afin d'en tirer un meilleur profit sans aggraver leur état, mais plutôt en la sécurisant. C'est une démarche globale de développement durable dont le but est de sauvegarder ce patrimoine hérité des générations précédentes et de le conserver dans le meilleur état pour les générations futures.
Par rapport aux mesures prises pour la rationalisation et la gestion des ressources en eau, le patrimoine de «khettara» légué par nos ancêtres sera-t-il amené à jouer un rôle ou est-ce un système dépassé et obsolète ?
Absolument pas. C'est un système très adapté à son milieu, très performant et très opportun si l'on parle en termes de gestion, car il permet d'avoir l'eau qu'il faut, là où il faut et quand il le faut, tout en la protégeant puisque c'est une eau qui circule sous terre. D'ailleurs, dans le volet aménagement hydro-agricole, il y a un bon chapitre financier dédié à la réhabilitation des « khettara » sur des centaines de kilomètres. Certes, il s'agit de réhabiliter l'existant mais, aussi, de prospecter.
Quelle évaluation faites-vous du Salon international des dattes du Maroc dont la première édition vient de se dérouler à Erfoud ?
Pour un premier bilan, on ne peut qu'être satisfait de voir l'affluence au Salon, que ce soit par rapport à la population qui se l'est approprié, ou encore aux professionnels, à savoir les phoeniciculteurs qui ont exprimé une joie immense d'avoir leur propre salon, de se voir donner une reconnaissance qu'ils méritent largement et qu'ils sont en droit de réclamer historiquement. Donc, on retient déjà cette satisfaction au niveau de la ressource humaine qui permet de présager d'un accompagnement à l'envol nécessaire au développement. Sur un plan plus professionnel, le Salon a réalisé tous ces objectifs, notamment en termes de couverture et d'occupation, sachant que nous n'avons pas pu répondre à toutes les demandes… Au niveau international, pour une première édition qui a été organisée dans un rythme et un timing assez accéléré, il n'est pas évident d'avoir de répondant de la part de pays leaders dans le secteur et qui n'ont jamais entendu parler de ce genre de demande de la part de notre pays. Cependant, ça a été le cas lors de cette toute première édition, surtout si l'on considère la participation forte et intéressante de pays comme les Émirats Arabes Unis, considérés comme la bourse de la datte et du palmier dattier au niveau international, ou encore la Tunisie, etc. En ce qui concerne les journées scientifiques organisées en marge de l'événement, celles-ci ont connu la participation de plusieurs experts en provenance de pays producteurs importants, comme l'Arabie Saoudite, l'Égypte, les EAU, la Tunisie et l'Algérie.
Par A. H. | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=113&id=140297
[Prinny Man] October 14th, 2010, 02:53 PM Plus de 81 MDH pour soutenir quelque 2.395 projets agricoles dans la région de Chaouia-Ouardigha
Le nombre de demandes de soutien à des projets agricoles, traités par la Direction régionale de l'agriculture de la région Chaouia-Ouardigha jusqu'au mois de juin dernier, a atteint 2.395 au niveau cette région, nécessitant une enveloppe budgétaire de 81.185.000 dirhams, a indiqué la Direction.
Le nombre de dossiers rejetés, soit 121 jusqu'au mois de juin, auraient pu, en cas de validation, bénéficier d'un soutien d'environ 505.000 dirhams, a ajouté la Direction en marge du lancement de la nouvelle campagne agricole 2010-2011 dans la région.
Le nombre total de dossiers déposés au titre de la saison 2010 au niveau de la région de Chaouia-Ouardigha a atteint 1.070, et requièrent la mobilisation d'une enveloppe budgétaire de 21.843.000 dirhams, sans compter les dossiers reportés au titre de la saison 2009 qui ont atteint 2649 dossiers, soit une enveloppe budgétaire de 133.600 dirhams.
maroc journal
[Prinny Man] October 14th, 2010, 05:30 PM Le Plan Vert se concrétise à Khouribga
http://www.leconomiste.com/upload/article/XII_103363.jpg
· Valorisation de la filière viande rouge
· Augmentation de 30% de la production ovine et caprine
· Amélioration du chiffre d’affaires de 23 à 96 millions de DH
La viande rouge ovine et caprine a de meilleurs jours devant elle à Khouribga. C’est la première concrétisation du Plan régional Vert à Chaouia-Ouardigha. Et ce, grâce à une implication forte de la direction régionale agricole de la Chaouia-Ouardigha et ses autres partenaires: DPA de Khouribga (direction provinciale de Khouribga), l’Anoc (Association nationale des éleveurs ovins et caprins) et surtout les éleveurs.
Le projet coûtera un peu plus de 65 millions de DH et la durée de réalisation est fixée à quatre ans. Il compte améliorer la situation de plus de 2.000 éleveurs (2.200, précisément). D’une pierre deux coups, le marché de la viande rouge y sera aussi gagnant. «Nous nous attendons à une augmentation de 30% de la production ovine et caprine», affirme Mustapha Elassri, de la direction régionale agricole. Autre mérite du projet, c’est l’amélioration du chiffre d’affaires de la filière de 23 à 96 millions de DH. Mais aussi l’augmentation de la productivité de 26 à 38 kilogrammes par tête. Selon les initiateurs du projet, «ce dernier permettra la création de 600.000 jours de travail».
Qu’en est-il de l’avancement du projet? «Il est sur la bonne voie», affirment les partenaires. Les périmètres sont délimités. La convention a été aussi signée avec l’Anoc. Cette association a également mis en place un groupement. Et les travaux du sol ont bel et bien démarré. En tout, huit périmètres sont identifiés, tous des communes rurales qui sont au nombre de 22 (Od Gouaouch, Béni Zrantel, Béni Batao, Boukhraiss, Roachad, Chougrane, Beni Khlef, Od Boughadi, Gnandiz, Tachrafet, Kaicher, Madnaa, etc.). En effet, le projet de la filière viande rouge dans la province de Khouribga couvre la plupart des communes. «Ces dernières appartiennent aux différentes unités territoriales identifiées par le projet et se caractérisent de point de vue de leur vocation, le système agropastoral lié à la céréaliculture qui associe la pratique de l’élevage des petits ruminants», explique un expert de la DRA (direction régional de l’agriculture). Le choix des périmètres est commandé par des critères bien définis. Les communes choisies sont connues par un effectif important en cheptel, leur potentiel génétique et le réseau organisationnel développé. Mais aussi ce sont des zones ayant des ateliers d’engraissement et une superficie agropastorale et sylvopastorale importante.
Dans le détail, le projet qui tient à booster la filière de viande rouge ovine et caprine passe par le développement des cultures à biomasse. Et ce, par la reconversion des céréales en arbustes fourragers et cactus pratiqués en alley cropping (2500 hectares et 500 hectares) et cultures fourragères (1.500 hectares). De leur côté, les départements de tutelle sont obligés de créer deux centres d’approvisionnement en aliments de bétail et d’autres intrants. Autre création, c’est celle de mise en place de deux ateliers d’engraissement, utilisant les produits de l’élevage de la province.
En vue de donner une valeur ajoutée aux produits de l’élevage, et partant intéresser et motiver les éleveurs qui vont y trouver leur compte, un atelier de découpe et de conditionnement drainant les produits issus des ateliers d’engraissement est au menu.
L’objectif à long terme est l’augmentation de la production du cheptel ovin et caprin de 30 et 20% respectivement à l’horizon 2020. Trois axes de développement prioritaires sont définis et s’articulent autour de la consolidation et de la création de groupements d’éleveurs. Un second axe est celui qui porte sur le développement d’ateliers d’engraissement, utilisant les produits de l’élevage de la région de la Chaouia-Ouardigha. Un dernier palier est celui de l’intensification et la diversification des cultures à biomasse.
Le choix de Khouribga pour développer n’est pas fortuit. La région en a les capacités. D’abord la tradition de l’élevage bovin et caprin. D’ailleurs, Khouribga est réputée pour être le berceau d’une race bovine performante dite «Boujaâd». Autre atout: l’existence «d’un cheptel laitier mixte et allaitant qui peut être mieux valorisé dans la production des viandes rouges», indique un éleveur de la place. La facilité d’approvisionnement milite pour le choix de Khouribga, en particulier en facteurs de production, en raison de l’existence d’un marché développé de biens de consommation (intrants, services,…). Sans pour autant négliger l’importance de la superficie céréalière qui caractérise la région, notamment l’orge et qui peut être valorisé pour le cheptel.
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Les contraintes
Les initiateurs du projet (administration, éleveurs et Anoc) doivent tenir compte des nombreuses contraintes. D’abord «les conditions climatiques fluctuantes», reconnaissent les experts de la DRA. Ensuite, la faiblesse de la sole (unité de l’assolement formée de parcelles groupées en quartiers et consacrées à la même culture) réservée aux fourrages.
Et surtout l’enchérissement des aliments de bétail. L’analphabétisme pèse de tout son poids sur les éleveurs (81% des chefs des exploitations agricoles sont sans niveau d’instruction). La réussite de la valorisation de la filière viande rouge doit par ailleurs casser le circuit de commercialisation dominé par des intermédiaires au détriment du producteur et du consommateur.
Ali JAFRY
leco
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