View Full Version : Délocalisation des entreprises Françaises en Algérie


abdeka
April 27th, 2009, 06:30 PM
Des entreprises françaises pourraient délocaliser en Algérie, selon l’ambassadeur de France

L'ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, a évoqué, lundi 27 avril, l'éventualité d'une délocalisation des activités de certaines entreprises françaises en Algérie si la crise économique mondiale devait perdurer encore.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une visite de travail à Sétif, le diplomate français a expliqué qu'il « n'est pas impossible » que la crise financière mondiale puisse quelque peu contrarier la volonté des deux pays d'aller de l'avant dans la perspective de développer leur partenariat économique. Mais cette conjoncture mondiale, a-t-il ajouté, pourrait, d'un autre côté, amener des entreprises françaises à envisager la construction d'usines en Algérie pour une meilleure rentabilité.

Selon Xavier Driencourt, 330 entreprises françaises activent en Algérie, soit le double de ce qui existait il y a quatre ans. Le diplomate français a ajouté que ces entreprises sont "responsables de la gestion d'environ 35.000 emplois directs et plus de 90.000 autres indirects » et que leur « stock d'investissements est de l'ordre de 2,5 milliards d'euros ».

Abordant la question de l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, M. Driencourt a souligné que le projet de loi français, élaboré à ce sujet et qui sera soumis au vote du parlement, « ne fait pas de discrimination entre les victimes françaises, polynésiennes et algériennes ».

M. Driencourt était en déplacement à Sétif pour accompagner une mission itinérante d'entreprises françaises qui doit également se rendre à Constantine puis à Annaba. La délégation, conduite par la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie (CFCIA), est composée des représentants d'une dizaine d'entreprises activant notamment dans les secteurs de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique, de l'agroalimentaire, du transport et des équipements.

Par yasmine djaber - TSA

UtopianSkyscraper
April 27th, 2009, 06:55 PM
Intéressant.

UtopianSkyscraper
April 28th, 2009, 10:15 PM
Le nombre d’entreprises françaises activant en Algérie est évalué à 330 entreprises en 2009. " Un nombre qui a doublé depuis 2005 ", relève l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt.

Le diplomate français a déclaré, hier, au cours d’un point de presse, que ces entreprises creéent " environ 35 000 emplois directs et plus de 90 000 autres indirects " pour un stock d’investissements de l’ordre de 2,5 milliards d’euros. Concédant qu’il n’est pas impossible que la crise financière mondiale puisse freiner quelque peu la volonté des deux pays de développer leur partenariat, l’ambassadeur de France à Alger a néanmoins fait savoir que cela pourrait, conduire des entreprises françaises à envisager de construire des usines en Algérie dans le cadre de la délocalisation de leurs activités économiques notamment celles de l’agriculture. " L’Algérie de 2009 n’est plus celle de 1999 ", a estimé l’orateur qui a enchaîné sur la bureaucratie qui entrave l’élan des investissements. Des formules doivent être trouvées, selon lui, du côté algérien comme du côté français, pour alléger les procédures administratives. La délégation française, également conduite par la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie (CFCIA), est représentée par une dizaine d’entreprises activant dans les différents secteurs tel, la mécanique, l’électricité, l’électronique, l’agroalimentaire, le transport et les équipements. Une rencontre de prise de contact et de prospection des opportunités de partenariat les a réunis avec une vingtaine d’opérateurs locaux. Sur un autre chapitre, concernant l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, coïncidant avec la commémoration du 64e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945, le diplomate français, a répondu en déclarant faire " siennes ", les déclarations déjà faites à ce propos par ses prédécesseurs et par le Président Sarkozy lors de sa dernière visite à Constantine. " Le projet de loi français, élaboré à ce sujet, sera soumis au vote du parlement "a-t-il conclu.

Source: La Dépêche de Kabylie (28/04/09)

UtopianSkyscraper
May 3rd, 2009, 10:44 AM
L’évolution des IDE en Algérie vue par UbiFrance

http://f.imagehost.org/0790/09-05-03_01_37_44.jpg (http://f.imagehost.org/view/0790/09-05-03_01_37_44)

La course au marché algérien entre Américains et Français semble pencher pour les Yankees et ce, en dépit des efforts consentis, ces dernières années, par les investisseurs français pour reprendre leur position traditionnelle de premier fournisseur de l’Algérie. Dès le début de l’année 2000, la France, qui a senti la menace pesante des Américains sur un pays considéré, il n’y a pas si longtemps, comme sa chasse-gardée, a opté pour une croissance soutenue de ses flux d’IDE à destination de l’Algérie. Les investissements français en Algérie, orientés surtout dans les secteurs hors hydrocarbures, ont pratiquement doublé coup sur coup, ces dix dernières années, en particulier en 2005 (+75%) et en 2006 (+111%), selon l'Agence française pour le développement international des entreprises UbiFrance. 384 implantations françaises ont été recensées en Algérie, ces dix dernières années, parmi elles la Société Générale, premier investisseur français hors hydrocarbures en Algérie. Le flux des investissements français aurait atteint les 5 milliards de dollars. «La France demeure le premier investisseur européen en Algérie, mais aussi le premier investisseur hors hydrocarbures», soutient UbiFrance. Malheureusement, il fallait plus aux Français pour faire face au tsunami américain. Les investisseurs américains, presque absents durant les années 90, ont réussi à rattraper leur retard en injectant des sommes colossales dans le secteur des hydrocarbures et la fourniture des équipements. «Les Etats-Unis sont le premier investisseur étranger en Algérie, essentiellement dans le secteur des hydrocarbures. Les investissements américains, peu présents pendant la décennie noire, se sont surtout accrus depuis 2001 alors que les pays européens, tels que la France, l’Italie ou l’Espagne, sont présents sur des tendances de long terme», note l’agence française. Percée des IDE arabes Autre menace pour les investisseurs français est le durcissement des conditions d’investissements étrangers annoncé fin 2008 par le gouvernement algérien et qui risque, à moyen terme, de peser en particulier sur les Français qui avaient choisi d’investir dans des secteurs hors hydrocarbures. Le secteur de l’énergie et des mines, avec des contrats à long terme, reste régi par d’autres réglementations offrant relativement plus de souplesse aux investisseurs américains. Les français pourraient être les premières victimes du durcissement des conditions d’investissements étrangers en Algérie. Les nouvelles règles, entrées en vigueur au début de cette année, interdisent, notamment, aux groupes étrangers de détenir plus de 49% du capital dans tout projet en Algérie et les obligent à s'associer avec des investisseurs nationaux. En attendant, la France se stabilise depuis 2005 à la place de second investisseur tous secteurs confondus, derrière les Etats-Unis dont elle se rapproche. L’écart entre les flux des deux pays n’était plus que de 20% en 2006, contre 80% en 2003. Cependant, ces deux dernières années, sa position de second investisseur en Algérie semble menacée par une percée importante des investisseurs arabes et, en particulier, les Emirats arabes unis (EAU) qui viennent se placer en troisième position devant l’Espagne et l’Egypte. En 2008, les investissements directs étrangers en Algérie ont été pratiquement multipliés par dix, selon l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI). Ils dépassent ainsi les 5 milliards d’euros. Les pays arabes arrivent en tête dans la répartition par région des investissements étrangers hors hydrocarbures, enregistrés en Algérie, entre 2002 et fin 2007, avec 6 milliards de dollars, suivis de l’Europe (3,4 mds), de l’Asie (800 millions) et des Amériques (390 millions). Une conjoncture favorable Le plus gros pays investisseur, en termes de montant des projets, reste l’Egypte avec 2 milliards de dollars. Incontestablement, l’Égypte est l’un des plus importants investisseurs étrangers hors hydrocarbures en Algérie. En 2008, les quatre sources traditionnelles d’IDE que sont les Etats-Unis, la France, l’Espagne et l’Egypte ont chacune enregistré une baisse de leurs flux à destination de l’Algérie (respectivement -11%, -22%, -28% et -30%) alors que les investissements en provenance des EAU ont presque quadruplé. L’accélération des flux d’investissements directs étrangers (IDE) avait commencé en 1998: le flux entrant chaque année est désormais stabilisé au dessus de 1 milliards de dollars alors qu’il était encore inférieur à 500 millions de dollars avant 2000. Cette évolution traduit l’attractivité croissante du marché algérien pour les opérateurs étrangers, renforcée par l’amélioration du risque pays depuis 2006: la Coface avait notamment revu le classement de l’Algérie de B à A4, soit la même appréciation que celle du Maroc et de la Tunisie. En termes de flux cumulés, l’Algérie a reçu plus de 9 milliards de dollars d’investissements étrangers, dont 26% de la part des Etats-Unis, 14% de la France et 9% de l’Espagne, qui constituent les trois premières sources d’IDE sur la période 1998-2007. La tendance pourrait encore s’accélérer grâce au potentiel du marché algérien et la menace de la récession mondiale qui pèse sur les entreprises européennes et américaines.

Source : Le Financier (02/05/09)