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Tounsi
April 28th, 2009, 03:40 PM
50% de solaire en 2050



A travers le Programme national de maîtrise de l’énergie, la Tunisie table sur l’installation de 50.000 m² de capteurs solaires en 2009. Un nombre qui s’élèvera à 480.000 m² en 2011, selon le programme quadriennal: 390.000 m² pour le secteur résidentiel, 60.000 m² pour le tertiaire et 30.000 m² pour l'industriel.

«Ce secteur est en pleine progression. On compte actuellement 25 fournisseurs alors qu’ils n’étaient que 12 en 2005. Le nombre des installateurs éligibles a atteint 750 contre 325 en 2005. Le nombre de modèles a aussi augmenté, soit 110 contre 40 en 2005», a affirmé M. Tahar Achour, président de la Chambre syndicale nationale des énergies renouvelables, lors du forum scientifique et technologique euro-méditerranéen sur «les énergies renouvelables : une alternative incontournable», tenu en marge du premier salon international de maîtrise de l’énergie «ECOMED» à Yasmine Hammamet.

On estime la progression des énergies renouvelables à 4% d’ici 2011, avec une participation de 2% pour le photovoltaïque. Selon le programme quadriennal, le cumul en économie d’énergie serait de 20 Mégateps à l’horizon 2020. M. Abdelkarim Ghezal, sous-directeur à l’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie, a indiqué que l’utilisation du photovoltaïque hors réseau a permis d’équiper 13 mille ménages et 200 écoles rurales. Ajoutons à cela l’équipement de 90 puits par des stations solaires de pompage de l’eau potable. M. Ghezal a souligné que d’ici 2010, on table sur 1.200 toits solaires, soit 3.000 KWc, en réponse à la nouvelle loi promulguée en février dernier : 100 bâtiments par la STEG, 100 bâtiments publics et 100 dans le secteur résidentiel. Au cours de la période 2011-2014, on prévoit 5.100 toits.

Au niveau européen, Mme Christine Lins, secrétaire général du Conseil européen des énergies renouvelables, a signalé que le secteur de la maîtrise de l’énergie emploie près de 50.000 personnes en Europe. «Le plan énergétique européen prévoit, à l’horizon 2020, une réduction de 20% de l’émission du CO2 et une baisse équivalente en consommation d’énergie. On vise également à faire passer la part de l’électricité à base d’énergies renouvelables de 33% à 40%. La directive européenne compte, ainsi, établir un plan d’action pour chaque pays d’ici 2010 afin de fixer les objectifs assignés au plan», a-t-elle expliqué.

Notons que le Plan solaire méditerranéen mis en place en juillet 2008 et rassemblant près de 43 pays, dont la Tunisie, vise à renforcer la coopération technique en termes de maîtrise de l’énergie entre les pays méditerranéens. «Nous sommes actuellement en phase de rassemblement des projets en attendant de faire face au défi du master plan», a affirmé Mme Lins.

En Europe, c’est l’Allemagne qui remporte la plus grande part du marché du solaire thermique, à hauteur de 35%. La consommation d’énergie finale provient à hauteur de 49% du chaud et froid, 20% de l’électricité et 31% du transport. Un grand défi attend, donc, l’Europe.

Mais les ambitions sont encore plus grandes. «La demande en chaleur sera couverte par la chaleur solaire à 3,6% en 2020, 15% en 2030 et 50% en 2050», a lancé M. Olivier Drüke, industriel et représentant de la Fédération européenne de l’industrie du solaire thermique.

Tounsi
April 29th, 2009, 02:11 AM
La volonté des pouvoirs publics de diversifier les sources d’énergie pour alléger d’une part la facture du carburant et autres énergies fossiles et protéger l’environnement d’autre part. Othman Ben Arfa, PDG de la STEG qui tenait une conférence de presse mardi 21 avril pour exposer la contribution de l’entreprise nationale au développement de l’autoproduction d’électricité et des énergies renouvelables, a consacré une partie de son intervention à l’énergie solaire.
Il convient de noter que l’intérêt porté à cette énergie renouvelable date du début des années 1980: La première centrale photovoltaïque en Tunisie a été implantée à Hammam Biadha, du côté de Siliana avec une capacité de 30 kWc, soit 40 000 kWh/an).

Parmi les actions programmées par la STEG, il y a lieu de signaler l’alimentation de l’agence du siège de la STEG par des panneaux photovoltaïques, la construction d’un bâtiment pilote STEG économe en énergie dans le district d’El Mourouj, l’introduction du solaire thermique avec une première centrale thermo-solaire STEG de 25 MW prévue à l’horizon 2014.

Pour la période 2009-2010, la STEG prévoit l’installation de 3000 kWc de toits solaires Photovoltaïques, à raison de100 bâtiments STEG (500 kWc ), 100 bâtiments publics (500 kWc), 1000 logements résidentiels (2000 kWc).

Entre 2011 et 2014, les efforts seront étendus en vue de l’installation de 10 000 kWc de toits solaires Photovoltaïques pour 5000 logements résidentiels.
Pour bénéficier de ce service, l’usager suit une procédure simple. Il dépose une demande à la STEG. Une fois son dossier accepté, il signe un contrat de location d’équipements. Il bénéficie, entre autres, des conditions de crédit concessionnel obtenu par la STEG, de la subvention du FNME, de la participation financière de la STEG, d’une marge sur la valeur de l’électricité produite (réduction de sa facture d’électricité)… Sa part des dépenses revient à 1000 dinars environ. Son investissement est rentabilisé au bout de quelques années. L’installation devient sa propriété après 20 ans

Tounsi
May 4th, 2009, 01:01 PM
* Un leader français s’implante en Tunisie

*

C’est une évidence : quand l’investissement tant local qu’étranger commence à affluer vers un secteur d’activité, cela veut dire qu’il est porteur ou commence à le devenir.

Longtemps embryonnaire, le secteur des énergies commence à prendre son envol, avec l’arrivée de nouveaux opérateurs tunisiens et étrangers. Parmi ces derniers, il en est un d’un genre très particulier et qui est en train de prendre pied dans notre pays. Il s’agit de "3 E Habitat", une société française.

Outre qu’elle est l’un des leaders français dans le domaine des énergies renouvelables proposant «aux particuliers et professionnels des équipements de chauffage (pompe à chaleur, panneau thermique solaire, climatisation réversible), cette société –née de «l’association de professionnels du bâtiment et d’ingénieurs expérimentés dans la mise en place de solutions industrielles pour les particuliers et les professionnels»- présente la particularité de compter parmi ses fondateurs un Tunisien qui s’est fait un nom en France, avant d’être connu en Tunisie.

Société en forte croissance en France, "3 E Habitat" a fait entrer en janvier 2009 dans son capital le réseau français «Finaréa» qui y a investi 500.000 euros, afin de permettre à l’entreprise de «renforcer ses équipes commerciales et techniques ; puis de poursuivre le développement de son activité par la création de plus de vingt agences à travers le territoire national, apportant ainsi un service de proximité à haute valeur ajoutée.

"3 E Habitat" a également entrepris, début 2009, de mettre en place à Tunis une équipe technique et logistique pour la gestion de son back office en Tunisie. A cet effet, elle a lancé début mars 2009 un premier appel à candidatures en vue de recruter le manager de cette équipe qui sera en particulier appelé à «prendre en charge l’ensemble des approvisionnements et des plannings de ressources et affaires de ''3 E Habitat'', gérer les différentes données techniques dans le système d’information, garantir l’application des processus définis par ''3 E Habitat" lors de l’exécution des chantiers, et supporter le déploiement des fonctionnalités techniques et supply chain du système d’information de "3 E Habitat" à travers son réseau».

Directeur général de "3 E Habitat" depuis 2008, Farid Marouani a à son actif une autre expérience –elle aussi couronnée de succès- en matière de création d’entreprise.

En effet, en 2003, il a co-fondé avec deux amis une entreprise –baptisée «PC 30»- spécialisée dans le dépannage informatique à domicile, devenue au fil des ans leader de ce secteur. Mais en décembre 2007, Farid Marouani, alors directeur commercial, a décidé, à l’instar d’Arnaud Land, le directeur général en charge des opérations de PC 30, lui aussi co-fondateur, décide de vendre ses parts –représentant 13,9% du capital- à un fonds d’investissement, afin de se lancer dans une nouvelle aventure d’entrepreneur.

Tounsi
July 20th, 2009, 04:31 PM
A la Une
Energies renouvelables : le "Soleil de Nefta" rayonnera sur la Tunisie

Avec 340 jours de soleil ; le Sud tunisien est tout indiqué pour être un centre de rayonnement sur la région et sur le pays.

L’énergie solaire ; bien que encore coûteuse, figure en bonne place parmi les énergies renouvelables disponibles en Tunisie, pays du soleil par excellence. Pour un pays qui ne dispose pas d’une grande quantité d’énergies fossiles, il est vital de développer et de diversifier les sources. Il est important d’alléger la facture de carburant et de sauvegarder l’environnement. L’idée de "Soleil de Nefta" a germé dans la tête de Hassan Zargouni et ne manquera pas de susciter l’adhésion de plus d’une partie, au niveau national et à l’échelle internationale. L’hebdomadaire "Réalités" en a même fait sa couverture.

Dans son édition du 16 juillet 2009, "Réalités" a placé le projet sous sa loupe et donne le ton : « Le projet a été présenté aux acteurs associatifs tels que le Rotary International et l’association locale de l’environnement de Nefta qui ont d’emblée parrainé le projet. Divers acteurs de la sphère économique locale et internationale ont manifesté l’intérêt de contribuer au projet… »
A l’origine; une initiative de Hassen Zargouni, statisticien et économiste. Originaire de la ville de Nefta, M. Zargouni n’a pas raté l’occasion offerte par l’hebdomadaire pour exposer les lignes forces de ce projet fédérateur.

L’autoproduction d’électricité et des énergies renouvelables vise à doter la ville de Nefta des dernières technologies en la matière. Mais pourquoi Nefta ? Plusieurs éléments justifient ce choix. Avec sa communauté urbaine (25 mille habitants), ses oasis (500 mille palmiers) et ses unités touristiques (une dizaine d’hôtels), la ville séculaire est en droit de prétendre à des besoins énergétiques grandissants.

« L’ambition du projet est de placer la Tunisie au centre de l’effort mondial visant le développement d’une économie planétaire sans gaz à effet de serre. Il s’agit d’un projet créateur d’emplois sur le plan local et régional. Un projet innovant nécessitant une coopération parfaite entre investisseurs internationaux, centres de recherches et développement situés dans le Sud tunisien et l’adhésion-appropriation des populations bénéficiaires. La volonté de changement pour l’innovation est en effet une condition du succès du projet "Soleil de Nefta". Nefta, la ville aux cent coupoles, est attachante ; aujourd’hui son environnement est fragilisé ».

Hassen Zargouni précise que l’oasis de Nefta souffre, de plus en plus, de la rareté de l’eau, à cause d’une faible pluviométrie, et de l’augmentation des charges d’exploitation des parcelles, notamment pour les petits agriculteurs. A la merci des aléas de la conjoncture, ces derniers ont du mal à honorer leurs engagements vis-à-vis de la STEG, unique producteur d’énergie indispensable au pompage de l’eau d’irrigation.
Un autre facteur milite en faveur de l’expansion des énergies renouvelables. C’est la volonté des pouvoirs publics de repenser la politique énergétique du pays. L’énergie solaire photovoltaïque n’est plus une option. C’est une nécessité. Alléger la facture du carburant et autres énergies fossiles, accéder aux zones isolées et protéger l’environnement figurent en effet parmi les priorités du Programme national de maîtrise de l’énergie.

La Tunisie table sur l’installation de 50.000 m² de capteurs solaires en 2009. Ce nombre s’élèvera à 480.000 m² en 2011, selon le programme quadriennal: 390.000 m² pour le secteur résidentiel, 60.000 m² pour le tertiaire et 30.000 m² pour l'industriel. Le programme quadriennal de maîtrise de l’énergie (2008-2011), a pour objectif de réduire de 20% la demande d’énergie primaire à l’horizon de 2011. Le cumul en économie d’énergie devrait être de 20 Mégateps à l’horizon 2020.

M. Zargouni rappelle que la Tunisie, qui a déjà développé un plan ambitieux pour promouvoir l’installation d’un système solaire thermique ; « s’est engagée avec ses partenaires commerciaux (du Nord notamment) dans un plan visant la réduction des effets de serre. Ce plan permettra particulièrement de réduire la demande d’énergie importée sous forme d’hydrocarbures, de maximiser la génération d’énergie propre et de devenir l’une des pays clés dans la prestation des technologies renouvelables et l’établissement d’une politique d’avant-garde de la sécurité énergétique ».

Vu sous cet angle, "Soleil de Nefta", se présente comme un projet phare et de renommée mondiale qui utilisera les dernières technologies solaires. M. Zargouni en énumère quatre : le solaire thermique, le solaire réfrigérant, le solaire à concentration et enfin le solaire photovoltaïque.
Pour une enveloppe de 40 à 50 millions d’euros, ce projet permettra l'exploitation de l'énergie solaire pour l'électrification des foyers isolés, le pompage de l'eau des puits de surface, la fourniture de l’électricité à une dizaine d’unités touristiques et plusieurs unités de stockage frigorifique et de conditionnement de dattes.
Côté financement, M. Zargouni cite plusieurs intervenants intéressés par le projet : la Banque Mondiale, le Rotary international ; le Plan solaire méditerranée, la fondation Total, le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME, l’Association Locale de Protection de l’Environnement de Nefta (ALPEN), l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT), l’Agence Nationale de la Maîtrise de l’Energie (ANME) ainsi que d’autres structures publiques.

Ville parfaitement ensoleillée, Nefta connaîtra assurément de beaux jours. En communicateur confirmé, Hassan Zargouni ne manque pas d’arguments pour rallier à sa cause les pouvoirs publics, les investisseurs locaux et internationaux ainsi que la communauté nationale : « Le projet "Soleil de Nefta" ne peut que générer de la valeur ajoutée pour la localité, la région et le pays, sur le plan de l’image innovante High-tech et écologiquement responsable de la Tunisie. Le projet aura un impact positif sur le tourisme vert et saharien que peut offrir la région, sur le transfert de savoir-faire et la maîtrise technologique exportable et enfin sur la création de richesse, de croissance et d’emplois dans les zones ouest, priorité du pays sur les cinq prochaines années ».

Tounsi
August 15th, 2009, 06:37 PM
Deux compagnies pétrolières canadiennes fortement intéressées par l'investissement en Tunisie

La compagnie pétrolière canadienne Winstar Resources LTD vient de vendre la quasi-totalité de ses actifs à une entreprise privée canadienne. L’exécution effective de la transaction sera effectuée début septembre 2009. A la clôture de la transaction, Winstar sera exclusivement une société d'exploration et de production. Désormais, Winstar concentrera ses ressources en capital, pour le reste de 2009 et 2010 en Tunisie, la Roumanie et la Hongrie, des sites ayant des perspectives à fort impact. C’est ce que rapporte "Fox Business".

Il est à rappeler que Winstar exploite le champ de Sabria (Sud de la Tunisie). En avril dernier, BMO marché a attribué la note "super performant" à Winstar Resources Ltd à la suite du démarrage réussi et plus tôt que prévu de son gazoduc dans le sud de la Tunisie.

Au 30 Juin 2009, Winstar a reclassé les actifs canadiens comme détenus à des fins de vente et, en conséquence, seront rapportés à titre d'activités abandonnées, au cours du deuxième trimestre, dans les états financiers consolidés intermédiaires. Après la clôture de la transaction, la société s'attend à avoir un fonds de roulement d'au moins 7,0 millions de dollars.

Tounsi
August 24th, 2009, 04:32 PM
Tunisie-Italie : Le courant passera mieux grâce à Elmed


La visite du Premier ministre italien, Silvio Berlusconi en Tunisie, le 18 août dernier a permis de relancer un certain nombre de projets bilatéraux, dans les domaines du transport maritime, des grands travaux et du tourisme. Néanmoins le projet le plus ambitieux qui existe entre les deux pays demeure sans aucun doute le projet d’interconnexion électrique ELMED reliant la Tunisie à l’Italie.

Ce projet dont les débuts remontent au 16 juillet 2003, avec la signature d’un accord bilatéral en matière d’échange d’énergie, se présente sous la forme d’une joint-venture entre la Société Tunisienne d'Electricité et de Gaz (STEG) et la société italienne Terna . Il comprend la réalisation d’une centrale électrique en Tunisie couplée à l’établissement d’une ligne sous marine d’interconnexion d’une capacité de 1.000 MW reliant le Cap bon et la Sicile sur près de 200 Km, pour un coût estimé à 4 milliards de dinars.

Le projet comprend entre autres la construction d'une centrale électrique de 1.200 MW à El Haouria, par la société italienne «ENI SpA Divisione Gas & Power». La centrale électrique sera «à cycle combiné mono-arbre» fonctionnant au gaz naturel ou au charbon, avec la possibilité d’intégrer des sources d’énergies renouvelables, éolienne entre autres,la composante éolienne étant assurée par des investisseurs énergétiques privés italiens.

La centrale sera réalisée selon le schéma de l’acheteur unique (IPP), (Independent Power Production). Un tiers de sa production (à raison de 400 MW) est destiné à la Tunisie et sera vendu à la STEG dans le cadre d’un contrat à long terme. Les deux tiers restants seront vendus sur le marché italien.

En réalité, la centrale électrique sera mise en service en deux étapes: la première en 2012 avec une production de 800 mégawatts, destinés pour moitié à l'Italie et la seconde en 2015 pour la production de 400 mégawatts supplémentaires entièrement réservés à l'Italie.
Ce projet a pour vocation de devenir une plate-forme intégrée pour l’échange international d’énergie électrique qui favoriserait dans le cadre du projet Elmed (European Logistics Mediterranean), une intégration horizontale (Algérie, Libye) et verticale (avec l’Europe à travers l’Italie). Il devrait assurer les conditions techniques pour l’intégration du futur marché maghrébin de l’électricité au marché européen de l’électricité.

Le projet d’interconnexion électrique devrait aussi améliorer la sécurité des approvisionnements énergétiques des pays par un mix équilibré d’énergies primaires (mix entre charbon et gaz) et renouvelables (avec commercialisation des certificats verts par les pays maghrébins en Italie et en Europe)

Il est à signaler que les besoins de la Tunisie en énergie sont de l’ordre de 7% par an alors que ces besoins en Italie, particulièrement en Sicile augmentent de 2,1% , notamment à l’horizon (2009-2017). Ce projet assurera un approvisionnement électrique à moindre coût des régions sud de l’Italie ; il assurera par ailleurs avec les 400 MW réservées à la Tunisie la satisfaction des besoins futurs du pays en électricité. La fourniture de l’énergie provenant de la nouvelle centrale destinée aux besoins locaux se fera en 225 kilovolts à travers des lignes qui seront dimensionnées pour un fonctionnement futur en 400KV. Ces lignes relieront cette centrale en poste HT/MT de Grombalia en passant par le poste de Menzel Témime. Mieux encore, cette centrale permettra d’assurer la future liaison des réseaux interconnectés en 400KV depuis l’Espagne (Espagne, Maroc, Algérie, et Tunisie) jusqu’à l’Italie à travers la liaison sous-marine entre la centrale électrique à Haouaria et la Sicile

nidzz
December 17th, 2009, 10:51 AM
MEED reported that Tunisia’s Industry, Energy & Small & Medium Enterprises Ministry plans to issue a request for prequalification for the planned Cap Bon independent power project by December 17th 2009.

As per report, the ministry is likely to give companies 3 months to prepare prequalification submissions, but has not decided on a final date.

The source said that a total of 16 companies have expressed interest in the TND 2 billion scheme, which will have capacity of 1,200 MW of power. State owned utility Societe Tunisienne de l’Electricite et du Gaz will buy 400 MW of power from the plant and the remainder will be exported to Italy through 1,000 MW submarine cable. The winning bidder will develop the project on a build own operate basis under 20 to 30 year concession. The power plant will start operating commercially in 2015 or 2016.

Separately, the source said that the ministry could delay the bid deadline for the planned Bizerte IPP by 2 months from the current date of January 29th 2010 after potential bidders asked for more time.

The client has pre qualified 5 companies for the 350 MW to 500 MW project. They are the UK’s International Power; Japan’s Marubeni Corporation; Mitsui & Company also of Japan; Malaysia’s Powertek Berhad with Germany’s Siemens and France’s GdF Suez. The plant is scheduled to start operating in 2014.

Tounsi
January 5th, 2010, 05:55 PM
Tunisie : De l'énergie propre souffle à Bizerte

Le gouvernorat de Bizerte va accueillir l’installation de 91 aérogénérateurs afin de créer deux nouvelles centrales éoliennes à Metline (délégation de Ras Jebel) et Kchabta, entre Menzel Bourguiba et Utique.

Avec ses 300 jours venteux par an, la région va pouvoir exploiter cet atout naturel afin de produire 120 mégawatts (MW) d’une énergie propre ! L'investissement de l'ordre de 200 millions d'euros (environ 380 millions de dinars) est financé dans le cadre d'un projet intégral par un crédit du Fonds d'aide au développement (FAD) du gouvernement espagnol.

Réalisé en 30 mois, ce projet permettra à la STEG d'économiser annuellement plus de 120.000 tonnes équivalent pétrole (TEP) de combustible et de 43.000 mètres cubes (m3) d'eau. Il évitera également l’émission de 300.000 tonnes de gaz carbonique (CO2) ne seront pas rejetés dans l'atmosphère.

A terme, toujours dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable, de promotion des énergies renouvelables et de lutte contre l'effet de serre, la STEG prévoit l'extension du projet avec l'installation de 26 aérogénérateurs supplémentaires sur chacun des deux sites en vue d'augmenter la capacité des deux centrales de 120 à 190 MW.

Tounsi
February 9th, 2010, 05:17 PM
9-02-2010 : Tunisie : Parc éolien de 100 mégawatts

Un parc éolien sera réalisé en Tunisie. La création de ce parc avec une capacité de 100 Méga Watt fera de la Tunisie le plus important producteur d'énergie éolienne en Afrique. Si bien que, selon des études récentes, la Tunisie a le potentiel pour produire plus de 1000 MW de l'énergie éolienne.

L’objectif consiste à encourager les investisseurs de production électrique privée à exploiter le gisement éolien important dont dispose la Tunisie dans le but d’une meilleure exploitation et exportation vers les pays intéressés par l’énergie d’origine renouvelable.

Ce projet sera financé par le secteur privé en partenariat avec l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) avec une enveloppe de l’ordre de 280 MD. L’économie d’énergie attendue est de l’ordre de 75ktep par a

Tounsi
February 15th, 2010, 05:16 PM
15-02-2010 : Tunisie : Etude de faisabilité de la centrale nucléaire tunisienne
African Manager



En prévision de la mise en œuvre du programme électronucléaire tunisien qui fait appel à plusieurs activités d’infrastructures de base, de services et de fournitures d’équipements nécessaires à la construction et l’exploitation de la centrale électronucléaire, la STEG, en charge, par décision présidentielle du 3 novembre 2006, de l’étude de faisabilité de l’introduction de l’électronucléaire dans le système électrique tunisien, a sollicité le CETIME pour réaliser les activités mécaniques et électriques.

Le Centre a mobilisé durant 6 mois tous ses moyens pour mener à bien cette étude qui a abouti à la création d’une base de données couvrant les entreprises potentielles pouvant participer à ce programme ainsi que celles qui le pourront moyennant l’introduction de quelques améliorations dans leur fonctionnement (renforcement de capacités, programme de mise à niveau, etc.).

Il importe de signaler que ces activités constituent un levier de développement socioéconomique pour le pays et devraient être renforcées continuellement en vue de développer notre tissu industriel. L’étude de faisabilité de la première centrale nucléaire est à cet égard édifiante en ce sens qu’elle permet de déterminer le taux optimum d’intégration industrielle nationale dans la concrétisation de ce programme.

Tounsi
February 18th, 2010, 04:40 PM
Tunisie – Entreprises : Un partenaire tunisien rejoindrait le projet Desertec
Desertec, le projet géant de centrales solaires en Afrique et au Moyen-Orient, annonce par la voix de M. Paul van Son (PDG de DII la société qui mène l’initiative), que d'ici un mois quatre ou cinq nouveaux partenaires, en provenance notamment de France, du Maroc et de Tunisie, vont se joindre au groupement existant (pour le moment 12 sociétés, dont 10 allemandes).

Mais pas plus de précision n’est donnée sur l'identité des entreprises concernées.

Rappelons que le projet Desertec a pour objectif la mise en place d'ici 40 ans et pour environ 400 milliards d'euros d’un réseau d'installations éoliennes et solaires en Afrique du nord et au Moyen-Orient, qui fournirait à terme jusqu'à 15% de la consommation d'électricité de l'Europe.

LN.C.

Tounsi
June 3rd, 2010, 05:29 PM
Centrale électrique de Kalaat Landalous : bientôt un élu ?

Le rideau tombera incessamment sur les « nominés » pour la réalisation de la Centrale électrique à Kalaat Landalous. Les plis sur les offres techniques auraient été ouverts lundi après-midi et 3 soumissionnaires ont été sélectionnés.

La centrale électrique de Kalaat Landalous doit avoir une puissance nette comprise entre 350 et 500 MW et pouvoir fonctionner en parallèle avec les moyens de production d’électricité de la STEG, la société promotrice devant s’assurer de la compatibilité des équipements avec le système électrique existant.

aghiles11
July 20th, 2010, 05:33 PM
BAD: prêt de 150 M USD pour le développement d'un champ pétrolier en Tunisie


TUNIS - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé mardi la signature d'un accord de prêt de 150 millions de dollars américains pour le développement d'un champ pétrolier en Tunisie.

Ce prêt est destiné à soutenir un plan d'investissement de l'Entreprise tunisienne des activités pétrolières (Etap) et "principalement le développement du champ pétrolier et gazier Hasdrubal", a précisé la BAD dans un communiqué publié à Tunis, son siège provisoire.

Ce projet devrait permettre au gouvernement tunisien "d'engranger des revenus supplémentaires importants à travers dividendes et taxes" et d'améliorer la balance des paiements du pays, ajoute le communiqué.

Le champ "Hasdrubal", situé à 106 km au large de Sfax (sud), est exploité en concession à parts égales par l'Etap et BG Tunisie, filiale du groupe britannique.

Premier producteur de gaz naturel en Tunisie, BG deviendra, avec la mise en production du champ Hasdrubal, le premier producteur de gaz de pétrole liquéfié assurant plus de la moitié de la demande du pays.

Le gaz en provenance de Hasdrubal sera commercialisé sur le marché local à des quantités allant jusqu'à 100 millions de pieds cubes/jour, tandis que le pétrole et le condensat seront exportés.


AFP

aghiles11
July 20th, 2010, 05:37 PM
Les ambitions de Kevin Sara en Tunisie


http://www.kapitalis.com/images/stories/juillet/panneauxsolaires.jpg

L’homme d’affaires britannique Kevin Sara, patron de Nur Energy, qui développe des projets solaires dans la région méditerranéenne, a lancé, en Tunisie, un méga projet de centrale solaire thermique (Csp) de 2 gigawatts dans la région du sud et de câble transméditerranéen entre la Tunisie et l’Italie pour transporter l’énergie électrique ainsi produite en Europe.


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«La Tunisie est l’un des pays les plus ouverts aux affaires en Afrique du Nord et a d’excellentes ressources solaires, tandis que l’Italie a une longue expérience d’importation d’électricité, également par câble sous-marin», lit-on dans la présentation des projets de l’entreprise britannique en Tunisie sur son site web.
Nur Energie, qui participe déjà au développement d’un projet de concentration d’énergie solaire (Ces) en Grèce ainsi que le plus grand projet de bâtiment avec photovoltaïque intégrée (BiPV) de 11,5 mégawatts sur les toits du port de Marseille, en France, a également rejoint l’Initiative industrielle Desertec en tant que partenaire associé.

L’énergie du futur
«La stratégie de Nur Energie est de construire des partenariats locaux sur les marchés sur lesquels nous opérons. L’Union européenne (Ue) deviendra un marché d’exportation d’énergie renouvelable important dans l’avenir et l’initiative industrielle Desertec sera un partenaire clé en créant les conditions cadres des projets d’exportation d’énergie renouvelable d’Afrique du Nord vers l’Ue», explique M. Sara, cité par ‘‘Enerzine.com’’.
«Nous analysons depuis 2 ans l’opportunité commerciale des projets d’exportation d’énergie solaire depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe et nous sommes convaincus qu’ils constituent une option d’énergie future plus écologique, commercialement viable, qui dépend moins des combustibles fossiles volatiles et crée également des opportunités d’emploi et de développement économique dans toute la région du Maghreb», ajoute le Dr. Till Stenzel, directeur d’exploitation de Nur Energie.
L’objectif de la société britannique, dans le cadre de l’Initiative industrielle Desertec, est de développer le premier projet d’exportation d’énergie solaire depuis l’Afrique du Nord vers l’Europe incluant un câble de courant continu à haute tension (Ccht) traversant la Méditerranée.

Stabilité politique et ouverture économique
Dans un entretien accordé récemment au site web de l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, le PDG de Nur Energie revient sur les raisons qui l’ont amené à s’intéresser à l’Afrique du Nord et particulièrement à la Tunisie pour y monter un projet de centrale solaire thermique.
La jeune société a entrepris, ces dernières années, une étude des pays de l’Afrique du Nord en se focalisant sur l’évaluation de la stabilité politique et l’ouverture économique. Son intérêt pour cette région s’explique aussi par sa proximité géographique des marchés européens comme celui de l’Italie.
Tout au long de sa carrière, M. Sara s’est occupé de start-ups et d’entrepreneurs. Après sa maîtrise de gestion de l’Ecole nationales des ponts et chaussées, il a cofondé European Telecom and Media Investment banking chez Salomon Brothers, conseillant les gouvernements sur la privatisation, les entrepreneurs sur la manière de s’engager dans les marchés dérégulés ainsi que sur le déploiement des technologies émergentes telles que la téléphonie mobile et Internet. Par la suite, chez Nomura International, M. Sara a fondé un groupe d’investissement en capitaux du secteur technologique et investi dans 35 entreprises de technologies émergentes en Europe et aux Etats-Unis. Plus récemment, pendant qu’il préparait son doctorat sur les politiques de l’énergie à l’Imperial College à Londres, il a cofondé Hazel Capital, une entreprise de gestion d’investissement dans les technologies des énergies renouvelables du secteur privé.
C’est donc au sein de Hazel Capital que Nur Energy a été créée. Son capital est détenu par M. Sara et d’autres actionnaires privés, dont la Deutsche Bank. L’entreprise ambitionne de développer de larges centrales d’énergie solaire dans le désert du Sahara afin de produire de l’électricité avec une très faible empreinte carbone.
«Il faut comprendre que l’énergie solaire concentrée c’est vraiment et d’abord des financements et des structures financières», explique M. Sara. Il ajoute: «Avec l’énergie solaire concentrée, votre investissement est beaucoup plus étendu dans le temps qu’avec de l’énergie primaire fossile. Et puis, ce carburant est toujours gratuit pour les centrales d’énergie solaire concentrée.»
Pourquoi Nur Energy a-t-elle choisi de s’installer en Tunisie avant tout autre pays dans la région? Réponse de M. Sara: «D’après nos critères de sélection, la Tunisie répond à nos besoins de stabilité politique et économique et à l’accès au marché». Il ajoute: «La Tunisie fait partie de ces formidables histoires que l’on raconte le moins dans le développement de l’Afrique du Nord, et elle offre une myriade d’opportunités aux sociétés britanniques.»

Rehausser les relations tuniso-britanniques
M. Sara est, depuis le 21 juin, le deuxième vice-président de la Chambre de commerce tuniso-britannique (Cctb). Il y siège aux côtés de MM. Hassine Doghri (assurances Cartes, président), Mohamed Sakher El Materi (Princesse Holding, 1er vice-président), Naoufel Aissa (Shell Tunisie, secrétaire général), Wided Bouchammaoui (Groupe Bouchammaoui, trésorière), Hélène Msaddek, Noureddine Hajji, Ali Hjaiej, Mehdi Ben Abdallah (British Gas), Khaled Ben Jemaa (Tunisie Lait), Manel Ben Achour et Samira Zouari en tant que membres.
Analysant la coopération bilatérale entre le Royaume-Uni et la Tunisie dans le domaine de l’énergie, M. Sara a déclaré: «Nous sommes ravis de suivre les pas d’autres grandes sociétés britanniques qui ont largement contribué au développement du secteur de l’énergie en Tunisie. Nous avons pour ambition d’essayer de faire aussi bien.»
A cet égard, le protocole d’entente dans le secteur de l’énergie signé entre les deux pays en 2004 va consolider les relations déjà très denses dans ce domaine.

http://www.kapitalis.com/kapital/35-entreprise/804-les-ambitions-de-kevin-sara-en-tunisie-.html

Tounsi
September 22nd, 2010, 04:51 PM
Energie : La Tunisie a de plus en plus une vocation gazière

Le secteur des hydrocarbures, notamment sa composante gazière, a de beaux jours devant lui. Selon le rapport de la BCT 2009, les ressources du pays en gaz naturel (production et redevance) se sont accrues en 2009 de 8,2% pour atteindre 3,2 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), ce qui correspond à 44,6% du total des disponibilités d’énergie primaire contre 41,3% une année auparavant.

Le secteur est appelé à connaître, dans les prochaines années, une forte progression avec l’entrée en production des champs gaziers Hasdrubal et du Sud (El Borma), l’extension du réseau de distribution de gaz naturel vers les régions de l’intérieur du pays, mise en service de nouvelles centrales à cycle combiné à Ghannouch (Sousse) et dans la région de Bizerte.

Mention spéciale pour la reprise de production du Champ Miskar qui s’est élevée à 1,4 million de tep (62,5% de la production nationale (2258 mille tep).

AdnanK
October 12th, 2010, 07:55 PM
The European Investment Bank (EIB), the European Union's financing arm, will provide a 185 million euro loan to Tunisia for an electricity project, it said on Tuesday.

Link:

EU lends Tunisia 185 mln euros for power lines (http://af.reuters.com/article/investingNews/idAFJOE69B09J20101012)

amirabbas
November 3rd, 2010, 01:53 PM
50% de solaire en 2050



A travers le Programme national de maîtrise de l’énergie, la Tunisie table sur l’installation de 50.000 m² de capteurs solaires en 2009. Un nombre qui s’élèvera à 480.000 m² en 2011, selon le programme quadriennal: 390.000 m² pour le secteur résidentiel, 60.000 m² pour le tertiaire et 30.000 m² pour l'industriel.

«Ce secteur est en pleine progression. On compte actuellement 25 fournisseurs alors qu’ils n’étaient que 12 en 2005. Le nombre des installateurs éligibles a atteint 750 contre 325 en 2005. Le nombre de modèles a aussi augmenté, soit 110 contre 40 en 2005», a affirmé M. Tahar Achour, président de la Chambre syndicale nationale des énergies renouvelables, lors du forum scientifique et technologique euro-méditerranéen sur «les énergies renouvelables : une alternative incontournable», tenu en marge du premier salon international de maîtrise de l’énergie «ECOMED» à Yasmine Hammamet.

On estime la progression des énergies renouvelables à 4% d’ici 2011, avec une participation de 2% pour le photovoltaïque. Selon le programme quadriennal, le cumul en économie d’énergie serait de 20 Mégateps à l’horizon 2020. M. Abdelkarim Ghezal, sous-directeur à l’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie, a indiqué que l’utilisation du photovoltaïque hors réseau a permis d’équiper 13 mille ménages et 200 écoles rurales. Ajoutons à cela l’équipement de 90 puits par des stations solaires de pompage de l’eau potable. M. Ghezal a souligné que d’ici 2010, on table sur 1.200 toits solaires, soit 3.000 KWc, en réponse à la nouvelle loi promulguée en février dernier : 100 bâtiments par la STEG, 100 bâtiments publics et 100 dans le secteur résidentiel. Au cours de la période 2011-2014, on prévoit 5.100 toits.

Au niveau européen, Mme Christine Lins, secrétaire général du Conseil européen des énergies renouvelables, a signalé que le secteur de la maîtrise de l’énergie emploie près de 50.000 personnes en Europe. «Le plan énergétique européen prévoit, à l’horizon 2020, une réduction de 20% de l’émission du CO2 et une baisse équivalente en consommation d’énergie. On vise également à faire passer la part de l’électricité à base d’énergies renouvelables de 33% à 40%. La directive européenne compte, ainsi, établir un plan d’action pour chaque pays d’ici 2010 afin de fixer les objectifs assignés au plan», a-t-elle expliqué.

Notons que le Plan solaire méditerranéen mis en place en juillet 2008 et rassemblant près de 43 pays, dont la Tunisie, vise à renforcer la coopération technique en termes de maîtrise de l’énergie entre les pays méditerranéens. «Nous sommes actuellement en phase de rassemblement des projets en attendant de faire face au défi du master plan», a affirmé Mme Lins.

En Europe, c’est l’Allemagne qui remporte la plus grande part du marché du solaire thermique, à hauteur de 35%. La consommation d’énergie finale provient à hauteur de 49% du chaud et froid, 20% de l’électricité et 31% du transport. Un grand défi attend, donc, l’Europe.

Mais les ambitions sont encore plus grandes. «La demande en chaleur sera couverte par la chaleur solaire à 3,6% en 2020, 15% en 2030 et 50% en 2050», a lancé M. Olivier Drüke, industriel et représentant de la Fédération européenne de l’industrie du solaire thermique.


http://www.youtube.com/watch?v=RMuS7ZlZh_8

Tounsi
November 24th, 2010, 06:20 PM
Energie: 40% d’économie d’énergie en 2030 grâce au Plan solaire tunisien


Le Plan solaire tunisien (PST), qui couvre la période de 2010 à 2030, est un vaste chantier qui regroupe, rien que pour sa première tranche de 2010 à 2016, environ 40 projets. Mais au-delà de ses chiffres ambitieux, qu’est-ce que le PST nous fera gagner sur le plan écologique et de préservation de nos ressources. Car parler des années 30 de ce siècle c’est parler de l’avenir de nos enfants et même de nos petits-enfants !


Dans son numéro spécial du mois d’octobre 2010 consacré au Plan solaire tunisien, la Revue de l’Energie, éditée par le ministère de l’Industrie et de la Technologie, revient sur tous ces aspects. L’article de Najib OSMAN intitulé «Les enjeux énergétiques et environnementaux du PST» signale que le PST s’articule autour de 3 pôles générateurs de nouveautés pour la Tunisie qui sont le solaire, l’éolien et l’efficacité énergétique. Ainsi, la capacité installée de production d’électricité à partir du solaire et de l’éolien devrait atteindre 1.000 MW en 2016 et 4.700 MW en 2030.

Pour ce qui est de l’efficacité énergétique, le PST vise une réduction significative de l’intensité énergétique qui devrait atteindre 0,268 tep/1.000 DT en 2016 et 0,200 tep/1.000 DT en 2030. Ce qui se traduira en fait par une économie d’énergie de l’ordre de 24% en 2016 et de 40% en 2030, par rapport au niveau de l’intensité énergétique de 2004.

Les 40 projets planifiés entre 2010 et 2016 vont, en fait, engendrer une économie d’énergie que Les spécialistes estiment à environ 14 Mtep. Ces projets vont également nous faire éviter des émissions de gaz énormes que ce soit par l’usage du solaire et de l’éolien ou par les gains en efficacité énergétique.

Par ailleurs, les projets du PST sont des projets qui peuvent être pris en compte en tant que Projets MDP –pour “Mécanisme de développement propre“ qui est un mécanisme économique de la finance du carbone, élaboré dans le cadre du Protocole de Kyoto.

L'utilisation de mécanismes de marché vise à récompenser l'instauration de technologies de réduction d'émissions dans les pays en voie de développement, et à en monétariser la valeur, négociée en unités d'équivalent d'une tonne de CO2.

Sur la base de 10 euros la tonne d’équivalent CO2 (TCO2), les revenus additionnels des projets MDP sont estimés à 75.000 millions d’euros entre 2010 et 2016 et 300.000 millions d’euros sur toute la période de comptabilisation des crédits carbone