View Full Version : Plan Emergence II [2009-2015]


timo9
May 5th, 2009, 03:11 AM
Les trois piliers du Plan

Lors de la présentation du projet économique inédit qu’est Le Pacte national pour l'émergence industrielle, le ministre Ahmed Réda Chami a mis en exergue trois piliers sur lesquels reposent les 111 mesures préconisées.

Le premier concerne le développement des métiers mondiaux du Maroc, dont ceux orientés vers les investissements directs étrangers (offshoring, automobile, aéronautique et spatial, électronique) et les métiers traditionnels que sont l’agroalimentaire et textile et cuir. «Pour ces métiers où le Maroc est compétitif, l’objectif est d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs étrangers», souligne le ministre. Ce pilier concerne également la mise en place, selon les standards internationaux, de plateformes industrielles intégrées (P2i). A terme, 22 P2i devront être mises en place pour un coût global de 1 milliard de DH, financé par les 3 banques engagées dans le cadre du Plan. A cela s’ajoute le plan de réhabilitation des zones industrielles existantes qui relève du ministère de tutelle (122 millions de DH) et de celles relevant de la compétence des collectivités locales (22 millions de DH).

Le deuxième pilier a trait à l’amélioration de la compétitivité des PME qui dépend, entre autres, de la stratégie déclinée autour des plateformes de rating. Financées à hauteur de 3 milliards de DH par les banques partenaires, elles améliorent l’accès au crédit des entreprises. Ou encore le fonds d’amorçage de 1 milliard de DH. De plus, 4 cités PME permettront de faciliter l’installation de nouvelles entreprises.

Troisième pilier, l’adaptation de la formation aux besoins de l’industrie. Celle-ci passe aussi par l’introduction de modules d’entreprises dans les cours des grandes écoles publiques. Deux conventions ont été signées pour la création d’une école de métiers aéronautiques à Casablanca et une école d’ingénieurs en partenariat avec l’Ecole Centrale de Paris.

Ce que sont les 3 M

Le Pacte national pour l'émergence industrielle contient 56 mesures relatives aux métiers mondiaux du Maroc (MMM). Ces derniers se déclinent en deux catégories : les métiers orientés Investissements directs étrangers (IDE) et les métiers traditionnels. La première catégorie de métiers regroupe l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. Ces métiers bénéficieront, dans le cadre de ce programme, de la création de 22 plateformes industrielles intégrées (P2I) qui sont des sites d’accueil pour les investisseurs. Sur une superficie de plus de 2.000 hectares, ces P2I seront dotées également de guichets uniques complets. Les métiers de l’offshoring, quant à eux, leur seront accordées des aides à l’installation et à la formation ainsi que des avantages fiscaux.

Pour le secteur aéronautique, une convention a été signée pour la mise en place, la gestion et le développement de l'Institut des métiers de l'aéronautique de Casablanca. Concernant la seconde catégorie des MMM, elle est représentée par les métiers traditionnels, à savoir : le secteur du textile-cuir et de l’agroalimentaire. Pour le secteur du textile-cuir, l’Etat prévoit un appui à la commercialisation au niveau international.


Climat d’affaires, foncier, Doing Business…

Pour le climat des affaires, le plan définit des actions ciblées correspondant aux besoins immédiats des investisseurs. Il s’agit notamment du recours plus massif à la médiation et à l'arbitrage comme moyens efficaces de gestion des conflits, l'harmonisation et l'amélioration continue des outils d'accueil des investisseurs notamment les CRI et l'Agence marocaine de développement des investissements et la mise en place de guichets uniques complets au sein des plateformes industrielles intégrées (P2I). L'objectif est d'améliorer la position du Maroc dans les classements internationaux, dont le Doing Business par exemple.

Le même plan prévoit également une bonne gouvernance pour conduire les réformes de long terme, notamment dans le domaine du droit des affaires.

Pour répondre aux besoins en capacité d'accueil des investisseurs et résoudre la problématique récurrente du foncier pour le secteur, vingt-deux P2I, y compris les agropoles, s'étendant sur une superficie de plus de 2000 hectares, seront développées.

Ces P2I, promet-on, assureront les meilleurs services aux investisseurs avec une couverture sectorielle large, mais aussi territoriale pour tirer le meilleur parti des potentialités de chaque région.

Source (http://www.lereporter.ma/index.php?option=com_content&id=1640&view=article&Itemid=171)

Parmis les 22 zones prévus :
Zone Settat : 6.000 millions DH 400 Ha
Technopole Oujda : 1200 millions DH 350 Ha
Agropolis Meknés : 500 millions DH
Agropole Berkane