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Old February 26th, 2009, 03:05 PM   #1
Slaoui
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{ Health News }

· Les délais d’attente réduits

· Coût: 1,2 milliard de DH



Le secteur de la santé connaît une nouvelle dynamique avec l’ouverture récente du CHU Hassan II à Fès. En effet, cet établissement public couvre les besoins d’une population estimée à plus de 3 millions d’habitants issus des régions de Fès Boulemane, Meknès-Tafilalet et Taza-Al Hoceima-Taounate. C’est ce que disent ses responsables qui ont convié les représentants de la presse nationale à une visite guidée le 17 février dernier.

Lors de cette visite, les journalistes ont suivi les explications de Allal Amraoui et Khalid Aït Taleb, respectivement coordinateur régional de la santé, et directeur du CHU de Fès. Selon ces derniers, la réalisation de ce projet aura nécessité 5 ans pour un coût global de 1,2 milliard de DH. Ce centre est l’une des plus grandes infrastructures médicales réalisées au Maroc depuis l’indépendance, constate Amraoui.

D’une moyenne d’âge de 26 ans, les 1.242 personnels de santé (317 médecins et plus de 760 infirmiers), gèrent une capacité d’hospitalisation de 880 lits. En fait, le nouveau complexe hospitalier universitaire offre toutes les spécialités médicales et chirurgicales. Construit sur un terrain de 12 ha et couvrant une superficie de 78.102 m2, ce fleuron de l’infrastructure sanitaire marocaine est doté de technologies de pointe, de normes de sécurité technique et de bâtiments conformes au système ISO.

Côté architecture, le CHU est construit sous forme d’une main. Ici, on le compare assez souvent au bâtiment du Pentagone. Le CHU offre de grands espaces d’accueil pour les patients comme pour leurs familles.
Un intérêt particulier est donné à la médecine moderne qui tend vers des séjours courts ou des soins ambulatoires. Ce qui a nécessité la mise en place d’un lieu d’accueil économique à proximité immédiate de l’hôpital où les malades peuvent se loger avec leurs familles. Il s’agit des malades qui ont besoin d’un suivi régulier sans être obligés de séjourner à l’hôpital. D’autant plus qu’ils sont nombreux à venir des autres régions.

Côté infrastructure de soins, le complexe hospitalier compte 28 blocs opératoires dont 6 réservés aux urgences. Deux salles d’opération sont équipées en technologies multimédia permettant des retransmissions en direct des actes opératoires, via fibres optiques, vers la faculté de médecine et de pharmacie de Fès. L’enseignement médical étant une des missions du CHU Hassan II de Fès. Ce dernier a été particulièrement étoffé en plateaux radiologiques de haute performance. Le bâtiment central est équipé d’un scanner 64 barrettes réduisant de manière très importante le temps d’examen des patients et d’une imagerie par résonance magnétique (IRM) à 1.5 Tesla offrant une qualité inégalée des images diagnostics.

L’hôpital Mère et Enfant est également pourvu d’un scanner 4 barrettes et d’une mammographie stéréotaxique permettant au spécialiste de réaliser des actes de très grande précision.

D’autre part, bien que plusieurs postes budgétaires aient été créés cette année, il est très difficile de satisfaire tous les besoins du nouveau CHU en personnels médical et paramédical, notamment en cette période transitoire. A terme, il devrait y avoir 300 médecins enseignants et spécialistes, 870 infirmiers, 110 techniciens, 90 administratifs et 260 agents de soutien. Tous ensemble devront assurer la gestion de 880 lits, dont 750 lits «froids» (soins court séjour), 50 lits d’hôpital de jour (hospitalisation ne dépassant pas un jour comme le cas d’une intoxication par exemple), 50 lits de soins intensifs et des salles d’opération, dont des salles opératoires intégrées dédiées à la télémédecine.

Lesquelles permettent aux étudiants de suivre même depuis les amphithéâtres des opérations complexes et de rester en contact avec le monde de la médecine en pratique.

En tout cas, aujourd’hui les services de soins sont très complémentaires au niveau de la région. En plus du CHU Hassan II, l’offre sanitaire régionale est constituée d’un important réseau d’établissements de santé. Il s’agit notamment des hôpitaux Omar Drissi, Ibn Al Hassan, Ibn Al Khatib, Al Ghassani et Ibn Al Baitar à Sefrou, l’hôpital Mohammed V et à Boulemane, l’hôpital de la Marche verte et l’hôpital Sidi Ahmed Al Maissouri (Outate El Haj).

Ces infrastructures sont encadrées par 69 professeurs, 507 médecins (généralistes et spécialistes), et 1.930 personnels paramédicaux. Il y a également le secteur privé qui compte quelques 17 cliniques (466 lits), 356 cabinets, 17 laboratoires d’analyses, 16 radiologues, 144 dentistes et 333 officines.

Cependant, l’hôpital psychiatrique d’Ibn Al Hassan fait partie du CHU. Pourtant, c’est le seul établissement à ne pas avoir profité d’une mise à niveau depuis des années. Celle-ci serait prévue dans le cadre de la stratégie du ministère, qui prévoit l’ouverture de 25 établissements de ce genre dans le pays, indique le délégué de la Santé.


De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI
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Old September 8th, 2009, 01:08 PM   #2
VegaM
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Health care News

S.M. le Roi inaugure l'hôpital régional psychiatrique à Marrakech au coût de 22 MDH



Le Souverain remet au directeur de l'hôpital et au président de l'Association Al Insaf deux minibus, don de Driss Meskini et une ambulance offerte par la Fondation Mohammed V pour la solidarité

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inauguré, lundi dans la commune Essaada à Marrakech, l'hôpital régional psychiatrique réalisé par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, pour un coût global de 22 millions de dirhams.
Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique,
le Souverain a effectué une tournée à travers les différents services et dépendances de cet hôpital destiné à renforcer les infrastructures de soins des déficients et malades mentaux de la région.


D'une capacité de 194 lits, l'hôpital régional psychiatrique a été aménagé sur un terrain domanial d'une superficie de trois hectares au centre de la commune rurale Essaada.

Ce nouvel établissement hospitalier comprend un centre de santé, quatre blocs d'hébergement, une administration, un réfectoire, une cuisine, le siège de l'association Al Insaf et un espace pour les médecins résidents.Il dispose également de bains maures et de 14 magasins qui sont autant de projets générateurs de revenus au profit du centre.

Le projet a été financé grâce à un généreux don de Meskini Driss, d'un montant de 20 millions DH ayant servi à la construction et l'équipement, ainsi que par le ministère de la Santé qui a pris en charge le complément d'équipement (2 millions de DH).

Au terme de la cérémonie d'inauguration, S.M. le Roi a remis au directeur de l'hôpital et au président de l'association Al Insaf, qui accompagne les patients, deux minibus, don de Driss Meskini, et une ambulance d'une valeur de 300.000 DH, don de la Fondation MohammedV pour la solidarité.

L'hôpital régional psychiatrique de Marrakech a été donc réalisé avec la contribution de D. Meskini. A cette occasion, Sa Majesté le Roi Mohammed VI lui a remis une plaque commémorant cet évènement.

Publié le : 07.09.2009
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Old September 8th, 2009, 01:12 PM   #3
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S.M. Mohammed VI inaugure l'hôpital préfectoral Ben M'Sick au coût de 26 MDH dans le cadre de l'INDH



Le Souverain inaugure également un centre d'hémodialyse d'un montant de 19,5 MDH et destiné à renforcer la capacité hospitalière en faveur des populations de la ville

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inauguré, samedi à Casablanca, l'hôpital préfectoral Ben M'Sik, réalisé dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) pour un coût global de 26 millions de dirhams.
Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, le Souverain a effectué une tournée dans les différentes dépendances de cet hôpital, qui vise l'amélioration de l'accès de la population aux prestations de santé, l'encadrement sanitaire, tant qualitatif que quantitatif, ainsi qu'une répartition équitable et optimale des ressources disponibles dans ce domaine.


D'une capacité d'accueil de 80 lits, l'hôpital préfectoral Ben M'Sik permettra d'alléger la pression sur les autres centres hospitaliers préfectoraux du Grand Casablanca, en créant un nouveau pôle de développement en matière de santé dans la région.
Le nouvel établissement hospitalier, édifié sur une superficie de 4.145 m2, comporte les services médicaux de base, à savoir la médecine générale, la chirurgie, la gynécologie et la pédiatrie. Il dispose ainsi de services de chirurgie (24 lits), de médecine interne (30 lits), de pédiatrie (07 lits), de maternité (12 lits), en plus d'une unité de réanimation polyvalente (04 lits). L'hôpital comprend également un service des urgences (03 lits) doté de salles de consultation, de soins, d'observation et de petite chirurgie, ainsi qu'un laboratoire, une pharmacie et un service de radiologie composé notamment de deux salles de radio, une salle d'échographie et d'autres dépendances administratives et sanitaires.

La réalisation de l'hôpital préfectoral de Ben M'Sik est le fruit d'un partenariat entre l'INDH (400.000 dirhams), le ministère de la Santé (5 millions de dirhams), la Fondation Jamai des oeuvres sociales (15,6 millions de dirhams) et les conseils régional et préfectoral de Casablanca (5 millions de dirhams).
Par ailleurs, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a inauguré, samedi dans la préfecture d'arrondissement de Ben M'sik à Casablanca, un Centre d'hémodialyse réalisé dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), avec une enveloppe budgétaire de 19,5 millions de dirhams.

Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, S.M. le Roi a effectué une tournée dans les différents services et dépendances du centre, qui a été aménagé et équipé dans le cadre d'un partenariat entre l'INDH, le ministère de la Santé, l'association Amal, la commune urbaine de Casablanca et la préfecture d'arrondissement de Ben M'sik. A cette occasion, le Souverain a suivi des explications sur cette nouvelle infrastructure sanitaire, qui dispose de matériels et d'équipements modernes et comprend 15 générateurs de dialyse, une salle pour le traitement d'eau et une autre pour la consultation, en plus de structures d'accueil et de dépendances sanitaires.

La réalisation de ce centre, d'une capacité d'accueil de 90 personnes, s'inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l'offre hospitalière en faveur des personnes souffrant d'insuffisance rénale chronique à Ben M'sik, de rapprocher les soins de santé des citoyens et d'assurer une prise en charge adaptée aux patients inscrits sur les listes d'attente à Casablanca. Le Centre d'hémodialyse de Ben M'sik, qui a été érigé sur une superficie de 300 m2, vient répondre au besoin d'amélioration de la qualité des prestations fournies aux personnes souffrant d'insuffisance rénale chronique pour leur permettre de mener une vie normale.

Publié le : 06.09.2009 | 13h38
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Old September 8th, 2009, 01:14 PM   #4
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CNSS: Le traitement des dossiers informatisé



· Un nouveau système pour les déclarations de salaire
· Généraliser l’ensemble des prestations
· Un investissement de 2 millions de DH


Deux millions de pages traitées par an par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Autant de paperasse qui a manifestement motivé l’organisme à recourir à l’informatisation de ses documents.
Depuis juin 2009, les déclarations de salaires font l’objet d’un traitement informatisé avec le système de Lecture automatique des documents (LAD). Ce système permet la consultation et le traitement des dossiers directement sur écran. Il y a quelques mois encore, le traitement des dossiers se faisait manuellement, avec d’importants risques d’erreur de saisie. «Cela a aussi l’avantage de limiter le nombre de réclamations», explique Abdelhakim Hassani, directeur des affiliés à la CNSS. Déjà, quelque 20.000 entreprises, déclarant un million de salariés à la CNSS, utilisent le service internet Damancom pour la déclaration et les paiements des cotisations sociales. Le reste des affiliés (provenant de 90.000 entreprises) étant pris en compte par le nouveau système. Il s’agit à la longue de procéder au traitement en réseau de l’ensemble des prestations offertes aux assurés de la CNSS, soit plus de 2 millions de salariés.
Pour l’heure, la dématérialisation des supports d’information de la CNSS touche également les dossiers de soins de santé dans le cadre de l’assurance maladie obligatoire. L’ensemble des dossiers acheminés à la CNSS est automatiquement scanné et archivé. Ceci permet aux agences CNSS de consulter un dossier sans recourir au dossier de base (dossier physique). Idem pour le client qui pourra suivre son dossier en contactant le centre d’appels CNSS. «L’évolution de ce service devrait permettre à l’assuré d’accéder directement à son dossier via internet», indique Mohamed Afifi, directeur de la stratégie. Dans un futur proche, la dématérialisation des supports d’information devrait s’étendre à d’autres services, notamment le bordereau de payement des cotisations, l’ensemble des demandes d’immatriculation pour les affiliations…
Au-delà de l’aspect modernisation des prestations de la CNSS, la dématérialisation a l’avantage de permettre une certaine fluidité dans le travail et la disponibilité de l’information. «On n’a recours au dossier physique qu’en cas de vérification dans le cadre d’une fraude», explique un responsable de la CNSS. La mise en place du nouveau système a nécessité un investissement de près de 2 millions de DH.

L'économiste
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Old September 14th, 2009, 03:42 PM   #5
VegaM
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Déclarations de salaires et dossiers Amo : plus de 15 000 dossiers déjà numérisés par la CNSS

Le système est fonctionnel depuis juin dernier.
La CNSS traite chaque année deux millions de pages rien qu’au titre des déclarations de salaires.
L’objectif est de numériser 7 000 à 8 000 dossiers Amo par jour contre 2 200 actuellement.


Plus de paperasse sur les bureaux de la direction des affiliés de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ni sur les bureaux du service exploitation de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) ! La caisse qui traitait annuellement deux millions de pages au titre des déclarations de salaires a opté, depuis juin dernier, pour la dématérialisation des déclarations de salaires et des dossiers de l’Assurance maladie obligatoire (voir La Vie éco du 1er juin 2009). Les écrans remplacent en effet les énormes piles de bordereaux de déclarations de salaires et des dossiers maladies. Ces documents jusqu’ici traités manuellement font aujourd’hui l’objet d’un traitement informatisé avec le système de lecture automatique des documents. Dès la réception des dossiers de maladie ou de bordereaux de déclarations, les documents sont traités dans les différents services concernés pour être scannés et numérisés. Les documents en papier sont conservés au sein des différents services durant quinze jours avant d’être archivés. Toutes les informations portées dans le système, explique Mohamed Afifi, directeur stratégie à la CNSS, peuvent être consultées par les agences de la CNSS dans les différentes villes du pays. Et d’ajouter que cela permet d’assurer le suivi et surtout de donner, en cas de besoin, une réponse en temps réel aux réclamations des assurés. Cette réorganisation des méthodes de travail permet un gain de temps et une meilleure productivité des agents. «Notre service traite quotidiennement 7 000 pages et cette cadence est appelée à augmenter pour atteindre 8 000 à 9 000 pages», indique Abdelhakim Hassani, responsable de la direction des affiliés à la CNSS.

Un investissement de 2 MDH a été effectué pour cette première phase

Au service exploitation de l’Amo, les responsables s’attendent aussi à une augmentation de la cadence de traitement des dossiers. «Aujourd’hui, chacun de nos agents traite 80 dossiers par jour et nous comptons atteindre les 100 à 120 dossiers par jour», affirment les responsables de ce service qui ne manquent pas de préciser que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour faire face à l’augmentation des dossiers et particulièrement en octobre prochain, suite à l’extension de l’assurance maladie obligatoire aux soins ambulatoires. La CNSS traite actuellement 2 200 dossiers Amo par jour, la cadence passera, selon ses prévisions, à 7 000 ou 8 000 dossiers après l’extension à l’ambulatoire.
La numérisation sera étendue, avant la fin 2009, aux autres prestations de la CNSS, notamment le paiement des cotisations et des demandes d’immatriculation et d’affiliation. On notera que ce système permettra aussi d’établir les certificats de vie, de scolarité et de décès. Pour cette première étape de la numérisation, la caisse a investi 2 MDH. Une enveloppe additionnelle est prévue pour l’extension de ce système.
Selon un premier bilan, plus de 15 000 dossiers ont été numérisés. Auprès de la CNSS, on ne manque pas de préciser que les informations pourront être, en cas de besoin, transmises aux compagnies d’assurance dans le cadre de la gestion des produits complémentaires de l’Amo.

http://www.lavieeco.com/economie/145...r-la-cnss.html
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Old February 7th, 2010, 02:16 PM   #6
Slaoui
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* Health news *

Plan d'action 2010 :

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Pour ce qui est des projets, Mme Baddou a fait état de l’intention de son département de procéder à l’acquisition de plus de 120 ambulances, de kits médicaux et de fournitures pour les services de maternité et de lots d’antibiotiques, d’accélérer la construction et la réfection d’établissements de soins et l’extension du réseau hospitalier.

Le ministère a également affecté les ressources suffisantes à l’achèvement et l’équipement des Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Fès et Marrakech et compte accélérer le rythme d’édification du CHU d’Oujda, comme il envisage d’entamer les études pour la construction de CHU à Tanger et Agadir, a précisé Mme Baddou.

Le département de la santé maintiendra son programme de construction de nouveaux hôpitaux provinciaux et locaux et de mise à niveau d’établissements existants, a-t-elle ajouté.

Le ministère compte acquérir 60 voitures tout-terrain pour renforcer les unités mobiles opérant en milieu rural, mettre à niveau les services d’accouchement et rééquilibrer la répartition des ressources humaines de la santé à travers le territoire national.
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Old February 7th, 2010, 11:56 PM   #7
Gadiri
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Enfin un CHU à Agadir.

J'ai toujours pensé qu'un pays qui construit des stades de football (ou plutôt d'athlétisme en plus sans toit intégral) à la place de CHU avait un problème certains.
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Old April 23rd, 2010, 05:44 PM   #8
Slaoui
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Nouveaux services au CHU Ibn Rochd de Casablanca

C’est ce vendredi que Yasmina Baddou, la ministre de la Santé présidera la cérémonie de pose de la première pierre de la construction des services de maternité, de pédopsychiatrie et de neurologie. Cela à l’hôpital d’enfants du CHU Ibn Rochd de Casablanca.
l'eco
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Old May 6th, 2010, 03:09 AM   #9
midani
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Old May 11th, 2010, 04:13 PM   #10
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Établissements hospitaliers
Visite parlementaire
La mission d'information temporaire recommande de renforcer les ressources humaines et matérielles.



Publié le : 10.05.2010 | 14h41


Des parlementaires chargés de la mission d'information temporaire concernant 3 hôpitaux, ont recommandé de renforcer les ressources humaines et matérielles de ces établissements hospitaliers et d'accorder davantage d'intérêt aux services d'urgence et de la gynécologie- l'obstétrique.



Ces remarques ont été formulées lors d'une réunion de la commission des secteurs sociaux à la chambre des représentants organisée, jeudi, en présence de Yasmina Baddou, ministre de la Santé, et consacrée à la présentation d'une synthèse d'un rapport élaboré par les parlementaires chargés de la mission. Deux de ces hôpitaux sont installés à Casablanca. Les parlementaires chargés de la mission d'information temporaire ont ainsi visité, le 17 février 2009, les hôpitaux Moulay Rachid et Mohammed V. S'agissant de l'hôpital Moulay Rachid, les membres de la commission des secteurs sociaux à la chambre des représentants ont souligné la nécessité de moderniser cet établissement hospitalier afin d'améliorer la qualité des prestations. Pour leur part, les parlementaires chargés de la mission d'information temporaire ont recommandé d'éviter une gestion qui serait anarchique, relevant que la vétusté des structures du service des spécialités a un impact sur les prestations fournies.

En ce qui concerne l'hôpital Mohammed V, les remarques ont été centrées, notamment sur la nécessité de doter cet établissement en matériel de diagnostic et de réfrigérateurs à médicaments.
Les parlementaires ont également proposé la création d'une commission d'éthique à l'hôpital composée de professionnels et d'élus qui serait chargée de prendre des mesures pour lutter contre la corruption et de veiller au respect du cahier des charges par l'entreprise fournissant les denrées alimentaires. Les parlementaires se sont rendus aussi le 8 avril 2009, à l'hôpital local de Sidi Slimane.

Les remarques des membres de la commission des secteurs sociaux à la chambre des représentants concernant cette infrastructure se sont focalisées sur la capacité d'accueil réduite de l'hôpital (50 lits) qui fournit des prestations à 223.933 personnes dont la plupart est issue du milieu rural. L'insuffisance quantitative des ressources humaines constitue une entrave à l'amélioration de l'accès à des prestations médicales de qualité, ont-ils noté. Les responsables des établissements hospitaliers précités et les délégués du ministère de la Santé ont, quant à eux, souligné la nécessité de palier au manque de ressources humaines et matérielles qui constitue une problématique nationale affectant la plupart des hôpitaux.



Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=112&id=132929
__________________
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Old May 13th, 2010, 05:26 PM   #11
Slaoui
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L'hôpital mère et enfant de Marrakech à l'heure des NTIC

Marrakech- 13/05/10- Déterminé à réduire ostensiblement le taux de mortalité des femmes enceintes et à fournir des prestations médicales de qualité, le staff médical et paramédical de l'hôpital mère et enfant de Marrakech, a opté pour une approche inédite basée sur la promotion et la vulgarisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) en tant qu'outils indispensables de gestion mais aussi d'intervention.

Cette approche novatrice a fait de l'usage des NTIC sa cheville- ouvrière notamment à travers la mise en service d'un réseau de communication via téléphones mobile et l'Internet, mettant en connexion d'une part les services internes de l'hôpital et d'autre part, les centres de santé et les maisons de maternité sises à Marrakech, ainsi que dans les provinces d'Al Haouz, de Chichaoua et d'El Kelâa des Sraghna.

Une expérience ambitieuse à même d'améliorer les services de santé

Initiée par une équipe de professeurs jeunes et ambitieux, cette expérience pilote à l'échelle nationale ne cesse de connaître un franc succès et de permettre à l'hôpital mère et enfant de Marrakech d'apporter une véritable valeur ajoutée au secteur de la santé dans sa globalité, et de jouer son rôle en tant qu'acteur agissant dans la dynamique de développement que connaît la région.

Et pour preuve: l'expérience menée avec le Centre de Santé de la commune rurale de Loudaya située à plus d'une vingtaine de kilomètres de Marrakech, ne cesse de faire ses preuves, puisque l'équipe médicale locale, grâce à ce réseau interne de communication, s'est vue mise en contact permanent, voire même assistée à distance, par des professeurs de l'hôpital mère et enfant de Marrakech, notamment lorsqu'il s'agit de situations compliquées.

Dans des déclarations conjointes à la MAP, les professeurs, Abderraouf Soumani, Hicham Nejmi, et Adib El Ghassane en charge de ce programme, ont fait observer que la création et l'activation de ce réseau basé sur le contact permanent puise sa philosophie dans cette approche prônant la proximité et l'efficience dans la gestion, relevant que cette initiative ne peut qu'offrir au secteur de santé, des services de qualité et d'amener les populations autochtones notamment dans les zones reculées à opter pour les établissements hospitaliers spécialisés.

Le réseau de communication interne, un outil d'intervention efficient face aux cas compliqués

La création de ce réseau de communication interne mettant en contact permanent le staff médical de l'hôpital mère et enfant de Marrakech et ceux des autres centres de santé au niveau des différentes communes et province de la région, se veut le couronnement d'une série de colloques et de journées d'étude et de formation dans les domaines des techniques de prise en charge des femmes enceintes, ont-ils ajouté, soulignant que cette approche se veut aussi le résultat d'une étude très poussée menée auprès des centres de santé d'Al Haouz, de Chichaoua, d'El Kelâa des Sraghna, de Marrakech ainsi que des zones limitrophes.

Ils ont tenu à indiquer aussi que la création d'un SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente) au niveau de la région ne peut que contribuer à la concrétisation des objectifs de ce réseau dans la mesure où, il permet aux médecins spécialistes d'entrer en contact direct avec les staffs médicaux des centres de santé et des maisons de maternité, d'établir un diagnostic des cas, et de mesurer le degré de danger chez la femme enceinte, et de prendre en charge les cas délicats en attendant leur transfert par des ambulances équipées vers le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Mohammed VI de Marrakech.

"La mise en service de ce réseau est de nature à permettre de disposer de dossiers médicaux complets pour les femmes enceintes au niveau de la région et ce, grâce à un système informatique à même de permettre d'assurer un suivi efficient de l'évolution de l'état de santé des patientes ", ont-ils souligné, relevant que cette initiative ne pourra qu'atténuer la pression exercée sur l'hôpital de la mère et de l'enfant de Marrakech, lequel connaît un déficit en ressources humaines.

L'expérience de Loudaya, un modèle réussi

De par les contacts permanents et directs noués par le staff médical local et l'équipe des professeurs de l'hôpital de la mère et de l'enfant de Marrakech, l'expérience de la commune rurale de Loudaya se veut prometteuse et pourra servir de modèle à suivre, en attendant sa généralisation dans d'autres centres de santé et maisons de maternité au niveau régional.

Cette expérience, ont-ils poursuivi, a rendu facile de discuter des différents cas d'accouchement et donc, de fournir au staff médical du centre de santé de Loudaya, un ensemble d'informations utiles, tout en leur prodiguant des conseils et en les informant de manière scientifique sur les mesures adéquates à prendre chaque fois qu'il s'agit de traiter des cas délicats.

Le Dr. Mohamed Said Belkadi, chef du service des affaires professionnelles au CHU Mohammed VI, a fait observer quant à lui, que cette initiative louable se veut la concrétisation de la volonté des professeurs d'améliorer la qualité des prestations médicales offertes et surtout, de réduire le taux de mortalité chez les femmes enceintes, notant qu'un effort colossal est déployé en vue de former les staffs médicaux oeuvrant dans les centres de santé pour une parfaite maîtrise des NTIC ainsi que des nouvelles techniques d'accouchement, ou encore de transfert des conditions optimales, des cas délicats vers l'hôpital de la mère et de l'enfant.

Il s'est dit, dans ce contexte, satisfait des résultats obtenus grâce à cette expérience, estimant qu'il est indispensable d'œuvrer non seulement en vue de la généralisation de cette expérience mais aussi sa pérennisation.

Ayant reçu en 2009, quelque 10.942 cas d'accouchement, l'hôpital de la mère et de l'enfant de Marrakech, compte un pavillon composé de 9 salles d'accouchement, 8 lits d'attente, outre un complexe opératoire composé de 9 salles d'opération (4 pour enfants et 5 pour femmes).
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Old May 18th, 2010, 06:44 PM   #12
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L'OMS inscrit le Maroc sur la liste des pays ayant éradiqué le paludisme
Ce statut du Maroc fera l'objet d'un article dans le relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS.


L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé d'inscrire le Maroc sur la liste des pays qui sont parvenus à éliminer le paludisme.

L'attestation de certification de cette éradication, signée par la directrice générale de l'OMS, Dr. Margaret Chan, a été remise, mardi matin au Palais des Nations à Genève, par une responsable de l'Organisation onusienne, à la ministre de la Santé, Mme Yasmina Baddou à l'occasion de la 63-ème session de l'Assemblée mondiale de la Santé.

"Sur la base des conclusions concernant la situation du paludisme au Maroc auxquelles sont parvenues les équipes d'évaluation de l'OMS en 2008 et 2009, de l'examen ultérieur par des experts de l'OMS et de la recommandation finale du Président de la vingtième réunion du Comité OMS d'experts du Paludisme, l'OMS a décidé d'inscrire le Maroc sur la liste des pays qui sont parvenus à éliminer le paludisme", a indiqué Mme Chan dans ce document adressé à la ministre de la Santé.

Elle a ajouté que "ce statut du Maroc en tant que pays exempt de paludisme fera l'objet d'un article dans le relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS et sera annoncé au cours de la soixante-troisième Assemblée mondiale de la Santé", qui se tient jusqu'au 21 mai courant à Genève.

La Directrice générale de l'OMS a indiqué que "la confirmation de l'élimination du paludisme au Maroc repose sur la situation actuelle et sur la probabilité que l'élimination puisse être maintenue", ajoutant que"le Maroc devra continuer à rendre compte annuellement au Bureau régional de l'OMS de la Méditerranée orientale (EMRO) du maintien de son statut vis-à-vis du paludisme".

"Compte tenu de la somme de données d'expertise concernant l'élimination du paludisme au Maroc, nous espérons voir se poursuivre notre coopération technique avec votre pays dans ce domaine, notamment dans le cadre d'activités internationales de formation sur l'élimination du paludisme", a écrit Mme Chan à l'adresse de la ministre de la santé.

Dans une déclaration à MAP-Genève, Mme Baddou s'est félicitée de cette certification, soulignant que seuls le Maroc et les Emirats arabes Unis l'ont obtenue jusqu'à présent dans la région de l'OMS de la Méditerranée orientale. "Cette certification porte sur deux points essentiels, l'attestation d'une éradication du paludisme et la capacité du pays à maintenir cette élimination", a-t-elle précisé, rappelant que le dernier cas de paludisme au Maroc remonte à 2005.

Elle a fait remarquer qu'il s'agit là d'un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui a été atteint, "ce qui prouve que le Maroc dans le domaine de la santé, s'agissant surtout de certaines maladies comme le paludisme, a fait de très grands efforts qui sont aujourd'hui reconnus par l'OMS" .

Mme Baddou a également signalé que le Maroc n'a enregistré aucun cas de polio depuis de nombreuses années, indiquant que "ce sont là des victoires contre des maladies qui ont fait des ravages".

Par ailleurs, la ministre de la Santé, qui prend part à la tête d'une forte délégation aux travaux de cette session de l'Assemblée mondiale de la Santé, a rencontré, mardi, en marge de cette rencontre, le ministre chinois de la santé, M. Zhu Chen, avec lequel elle a passé en revue la coopération entre le Maroc et la Chine dans le domaine de la santé publique.
Source : MAP
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Hépatites
Trois millions de Marocains atteints


Publié le : 18.05.2010 | 15h30


Un véritable problème de santé publique. Les statistiques au Maroc et ailleurs témoignent du rôle des campagnes de sensibilisation.



A l'instar du monde entier, le Maroc célèbre aujourd'hui 19 mai la Journée mondiale des hépatites. Dans notre pays, ils sont environ trois millions de personnes atteintes des hépatites B et C. Toutefois, l'ampleur de la maladie reste toujours inconnue par le grand public. La journée mondiale est l'occasion pour sensibiliser contre cette affection qui touche 500 millions de personnes à travers le monde. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 80% des gouvernements considèrent l'hépatite B et C comme un problème urgent de santé publique. L'hépatite virale est un défi majeur pour la santé mondiale avec un nombre de mortalités avoisinant un million.

L'adoption de la résolution internationale représente un message clair à propos de l'urgence d'arrêter les morts dues à cette maladie et de fournir un cadre à même d'améliorer la vie des personnes atteintes à travers une meilleure sensibilisation, une meilleure information, une meilleure prévention et un meilleur accès aux traitements.

Un sondage mené par l'Alliance Mondiale des Hépatites pour le compte de l'Organisation Mondiale de la Santé a démontré un consensus international à propos du besoin d'un plan d'action global et coordonné concernant les hépatites. L'étude a montré aussi que quatre pays sur cinq souhaitent agir pour éradiquer les hépatites virales mais ont besoin d'aide et de soutien dans leur entreprise. De quoi il s'agit exactement? L'hépatite désigne toute inflammation aiguë ou chronique du foie. Les formes les plus fréquentes sont les formes virales (notées de A à G) et alcooliques. Mais l'hépatite peut aussi être due à certains médicaments ou à un trouble du système immunitaire de l'organisme. L'hépatite est dite aiguë lors du contact de l'organisme avec le virus et chronique lorsqu'elle persiste au-delà de 6 mois après le début de l'infection. L'hépatite peut évoluer ou non vers une forme grave ou fulminante, une cirrhose ou un cancer. L'hépatite grave peut mener à la destruction du foie et, sauf transplantation hépatique, à la mort.

Par ailleurs, l'hépatite aiguë commune, provoquée par le virus A (la plus bénigne) est la forme la plus fréquente (90 % des cas). C'est la jaunisse ou ictère. La maladie commence souvent par une semaine de troubles divers : arthralgies, céphalées, anorexie, nausées, douleurs abdominales, urticaire. Puis l'ictère apparaît, d'intensité variable, souvent prurigineux. Les urines sont rares et foncées. L'asthénie est importante. L'évolution est favorable en 2 à 6 semaines bien que la fatigue puisse persister quelques mois.
Désormais, dans certains cas, l'ictère est très léger ou absent : c'est l'hépatite anictérique dont le diagnostic n'est pas toujours facile. «Le problème avec les hépatites c'est que la plupart des gens infectés ne le savent pas. On accorde rarement de l'importance aux principaux symptômes de la maladie notamment la fatigue, la perte d'appétit, les maux d'estomac ou encore les vomissements», souligne le professeur Jamil Driss, spécialiste en maladie du foie, lors d'une conférence de presse organisée récemment à Casablanca. Et de préciser : «je tiens à signaler que même si les hépatites ne sont pas inscrites dans les objectifs du millénaire de l'OMS, plusieurs avancées ont été faites grâce notamment aux associations qui œuvrent pour la sensibilisation à la maladie».

Il est à noter que l'hépatite est un mal ravageur qui passe malheureusement sous silence. Le nombre des personnes infectées, selon les statistiques de l'OMS, dépasse de dix fois celui des personnes infectées par le Sida. Désormais, 1,5 million de personnes décèdent chaque année suite aux complications de l'hépatite. Dans la grande majorité des cas, l'évolution est favorable. Une polyurie annonce la disparition progressive de l'ictère. L'anorexie et les vomissements provoquent un amaigrissement important. Les symptômes sont impressionnants. On trouve l'encéphalopathie hépatique, hémorragies, troubles métaboliques : effondrement des facteurs de la coagulation, hypoglycémie, hyperammoniémie, troubles acido-basiques. Quant à la jaunisse, elle dure plus longtemps que d'habitude en cas d'hépatite aiguë A, mais ne devient jamais chronique. En revanche, en cas d'hépatite aiguë B, le passage à la maladie chronique est possible. Il n'existe pas de traitement de l'hépatite aiguë.

Sauf que la forme bénigne nécessite du repos, une alimentation normale. En cas de formes graves, l'hospitalisation est nécessaire pour traiter les symptômes et surveiller l'évolution. Il existe aujourd'hui des traitements pour les hépatites chroniques.


Une journée mondiale
La Journée mondiale des Hépatites se veut une opportunité pour réfléchir avec les pouvoirs publics sur les moyens et les méthodes pour assister les patients. Depuis trois ans, on célèbre le 19 mai la Journée Mondiale des Hépatites. Lancée par L'alliance mondiale des hépatites en 2008 à l'initiative d'un patient, cette journée a pour but d'informer et de sensibiliser le grand public à l'hépatite virale B et C mais aussi d'insister sur l'urgence de l'implication des autorités publiques pour lutter contre ce fléau comme c'est le cas pour VIH/SIDA, la tuberculose, et la malaria.

A long terme, cette campagne s'est fixée pour objectifs d'empêcher la contamination pour empêcher de nouveaux cas et de fournir aux patients des perspectives concrètes de guérison. L'alliance mondiale de l'hépatite a été sélectionnée par l'OMS pour mener cette recherche à travers tous les Etats membres (193), l'examen des politiques existantes, ainsi que les domaines dans lesquels l'OMS pourrait aider. Le rapport publié aujourd'hui rassemble des informations de 135 pays et met en évidence un besoin mondial pour lutter contre l'hépatite virale avec une approche plus unifiée.

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EXPLICATION : Professeur Jamil Driss • spécialiste des maladies du foie et de l'appareil digestif.

"Le traitement doit être préventif pour éviter la contamination"

De quoi s'agit-il exactement ?


L'hépatite est une inflammation du foie. Ses causes sont diverses. Elle peut être virale, toxique, médicamenteuse, immunologique...

Quels sont les types d'hépatite les plus répandus ?

Les plus fréquentes sont les hépatites virales et particulièrement l'hépatite B et C qui sont caractérisés par une évolution vers la chronicité ce qui explique leur gravite par le fait qu'on observe une atteinte progressive des cellules du foie pouvant aboutir à une cirrhose et ou à un cancer du foie.

Quelle est la particularité de ces deux types ?


La particularité des hépatites B et C c'est qu'elles sont muettes cliniquement. C'est-à-dire qu'aucune expression clinique n'est observée. Le patient ne présente aucun symptôme qui attire l'attention. Les symptômes sont sans spécificité.

Quels sont ses
symptômes ?


La plupart du temps, le patient se plaint d'une fatigue (asthénie), de douleurs abdominales surtout sur le flanc droit, des nausées, des vomissement et des douleurs articulaires. L'apparition de l'ictère (jaunisse) est très rare. D'où l'intérêt de penser à l'hépatite et de demander un test sanguin qui permet de faire le diagnostic.

Comment la maladie est transmise ?

C'est une affection qui se transmet d'une personne atteinte à une autre personne par le sang, lors d'une effraction de la peau par un objet tranchant, par des seringues à usage multiple, circoncision de façon traditionnelle, arracheurs de dents, tatouage, piercing, partage des objets de toilette (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles...)

Quel est le traitement préconisé ?

Le traitement doit être d'abord préventif pour éviter la contamination. Le traitement curatif comporte des injections une fois par semaine et des comprimés à prendre tout les jours pendant six mois à un an. C'est un traitement couteux qui nécessite une surveillance et un suivi régulier par le médecin traitant.



Repères

Personnes à risque


Les voyageurs (hépatites A, B et C), lors de comportements à risque tels que consommation d'aliments et d'eau contaminés, de rapports sexuels non protégés, les toxicomanes, les alcooliques, le personnel de santé, les polytransfusés, les hymodialysés et les personnes ayant des comportements sexuels non protégés.

Prévenir... prévenir

Il faut respecter les mesures d'hygiène telles que le lavage des mains; les précautions alimentaires (crudités et fruits de mer, surtout en voyage (hépatites A et E); les voyageurs doivent se vacciner.





Par Abderrahim Bourkia | LE MATIN

http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=116&id=133385
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Enseignement
Les étudiants ont leurs couverture médicale


Publié le : 03.06.2010 | 12h24


Le gouvernement se penche actuellement sur l'examen des mesures devant favoriser la mise en œuvre un régime de couverture médicale au profit des étudiants à partir de la prochaine année scolaire, a affirmé le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani.


S'exprimant mercredi lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, M. Rhmani a souligné que les bénéficiaires de ce régime sont les étudiants titulaires du baccalauréat et ceux inscrits aux établissements d'enseignement supérieur privé et dont l'âge varie entre 16 et 35 ans qui poursuivent leur études d'une manière régulière et qui ne bénéficient d'aucune couverture sanitaire en tant qu'ayant droit.

Le panier des soins est celui des prestations garanties par la loi relative à la couverture médicale de base, a-t-il dit, ajoutant que ces prestations sont celles assurées par la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (Cnops) à l'exception de la grossesse et de l'accouchement, eu égard que le nombre des étudiantes enceintes ne dépassent pas le taux de 1,1% qui ne disposent pas de couverture médicale en tant que conjointe.

Evoquant les cotisations, M. Rhmani a souligné que leur montant a été fixé entre 220 et 350 DH par an (selon les études réalisées dans ce sens en se basant sur 2008 comme année de référence), relevant que ce montant pourrait être revu à la hausse pour se situer entre 245 et 400 DH durant l'année universitaire 2010-2011 pour atteindre entre 290 DH et 460 DH à l'horizon 2015.

Concernant l'établissement qui sera chargé de la gestion de cette couverture, le ministre a indiqué qu'après concertations avec la Cnops et la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), il s'est avéré qu'il y ait plusieurs contraintes techniques et juridiques rencontrées dans ce sens, ce qui a amené le comité technique interministériel à réfléchir à la possibilité de confier la gestion de cette couverture à une société privée d'assurance.

La commission interministérielle se penche actuellement sur l'élaboration d'un cahier de charges dans la perspective de lancer un appel d'offres, a-t-il dit.

Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Expr....asp?id=134279
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Old June 8th, 2010, 01:59 PM   #15
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Meknès
S.A.R. la Princesse Lalla Salma procède à la pose de la 1re pierre de l'hôpital d'oncologie


Publié le : 07.06.2010 | 23h16


Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma, Présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (ALSC), a procédé lundi à Meknès, à la pose de la première pierre pour la construction de l'hôpital d'oncologie de la région de Meknès-Tafilalet.





Son Altesse Royale a, à cette occasion, suivi des explications sur cette structure qui sera réalisée au sein de l'hôpital Moulay Ismail, avec un montant global de 50 MDH. Cette réalisation est le fruit d'un partenariat entre le ministère de la Santé (30 MDH), l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer (10 MDH), le Conseil de la région (2.500.000 DH), le Conseil de la commune urbaine (2.500.000 DH) et le Conseil provincial de la région (5 MDH). Cet hôpital, qui sera érigé sur une superficie de 4.200 m2, sera doté d'un service d'hospitalisation d'une capacité de 47 lits, d'unités de chimiothérapie, avec une unité de préparation centralisée, d'un service de radiothérapie et d'autres dépendances.

Cette nouvelle structure, qui permettra la prise en charge d'environ 2.500 patients de toute la région de Meknès-Tafilalet, permettra de soulager les contraintes d'hébergement et les difficultés générées par l'éloignement et contribuera à améliorer les conditions de prise en charge et de traitement de la population.


Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=110&id=134510
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Une enveloppe de 1,4 milliard de DH pour l'achat de médicaments nécessaires aux structures hospitalières



La ministre de la santé, Mme Yasmina Baddou, a affirmé que le ministère a déployé des efforts "considérables et exceptionnels" à travers l'affectation d'une enveloppe de 1,4 milliard de DH pour l'achat des médicaments nécessaires aux structures hospitalières.

Le contrôle quotidien de tous les hôpitaux du Royaume mené sur le terrain par les commissions chargées de faire le suivi de l'exécution du plan d'action du ministère fait ressortir qu'il n'existe aucune insuffisance des médicaments utilisés pour le traitement des maladies chroniques, notamment le diabète, a assuré mercredi Mme Baddou en réponse à une question orale à la Chambre des conseillers, présentée par le groupe haraki sur "la répartition des médicaments dans les hôpitaux".

Le ministère a mis en place 8 dépôts qui seront opérationnels d'ici à la fin de cette année pour garantir une répartition équitable des médicaments dans les différentes régions du pays et éviter les insuffisances, a-t-elle poursuivi.

La ministre a noté que les pharmacies relevant des hôpitaux font l'objet d'une gestion informatique rigoureuse qui détermine les besoins et programme les achats à effectuer, précisant que ces efforts ont permis l'approvisionnement en plus de 350 types de médicaments, dont 127 médicaments vitaux, outre 212 types de fournitures médicales, y compris 150 fournitures vitales.

Les hopitaux sont tenus de publier et d'afficher la liste des médicaments importants et vitaux disponibles, et ce dans le but d'en moraliser et faciliter la distribution, a-t-elle insisté. (MAP)
MAP
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Assurance maladie : Le fiasco de la couverture des indépendants



· Inaya n’a pas connu l’engouement attendu

· Ratés techniques et organisationnels


C’est un échec! Près de quatre ans après son lancement, la couverture médicale des indépendants n’a pas eu le succès escompté. Connue sous le générique Inaya, l’offre mise en place en 2006 par le gouvernement Jettou est loin d’avoir atteint les objectifs fixés (cf. www.leconomiste.com).
Au départ, le projet était inédit. A l’origine de l’initiative, l’ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Adil Douiri, qui avait rêvé, légitimement, d’une couverture maladie pour les commerçants, artisans mais aussi d’autres corps de métier, lesquels, handicapés par leurs statuts indépendants, étaient limités pour les possibilités d’assurances. Pour ce projet il fallait donc des assureurs, le choix se portera sur la Mamda et Wafa Assurance et des distributeurs, ce qui sera pris en charge par Poste Maroc et la Banque populaire.
Au nom sans doute de l’innovation sociale et contre l’avis de quelques spécialistes qui s’interrogeaient déjà à l’époque sur la viabilité économique d’une assurance maladie à partir de 45 DH/mois, le gouvernement est sans doute allé trop vite. Sur une population cible de 2,7 millions de souscripteurs (les professionnels), ce sera finalement à peine quelque 2.000 clients qui ont franchi le pas. Mais très vite les annulations ont suivi, les assurés étant majoritairement mécontents des prestations selon nos informations.En réalité, dès sa création, l’opération avait la réputation d’être un projet mort-né. Tous les travers pouvant faire capoter l’initiative étaient cumulés: une vision d’usage avant une vision technique, une faible mobilisation du réseau de distribution, des déficits d’informations au niveau des hôpitaux. Beaucoup n’étaient même pas au courant de l’existence d’une telle couverture. Rapidement, sur le terrain, les premiers couacs sont apparus. Les assurés qui se présentaient dans les hôpitaux publics se sont vu refuser les soins sous le motif d’une absence de convention dans ce sens. Pour ces clients, il y avait donc tromperie sur la marchandise. Le fait de limiter les possibilités de soins aux seuls établissements publics allait figurer aussi parmi les multiples loupés du projet.

Refonte du système


Il y a aussi le caractère facultatif de la couverture. Par conséquent, l’adhésion reste limitée à une petite catégorie. Le reste, du moins une grande partie des artisans, des commerçants et des agriculteurs, préfèrent recourir au certificat d’indigence pour se faire soigner gratuitement dans les hôpitaux publics. Loin de répondre à un objectif de solidarité entre les différentes bourses, la formule Inaya pourrait être revue. Selon nos informations, des discussions sont en cours entre le ministère de la Santé et la Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS) pour mettre en place un nouveau système. «Il faut une couverture de base qui englobe la retraite et la maladie. Les indépendants ont besoin d’un régime de couverture sociale spécifique», affirme Abdelouahid Khouja, secrétaire régional du PAM à Casablanca et ancien secrétaire général au ministère de l’Emploi.
Ce spécialiste de la sécurité sociale (ancien directeur stratégie à la CNSS) explique que «l’erreur du gouvernement est d’avoir démarré par la catégorie qui ne dispose pas de revenus importants. Les professions organisées telles que les avocats, architectes ou encore les médecins en sont exclus». Or dans ce système qui doit concerner 2,7 millions de personnes (un chiffre qui n’inclut pas les ayants droit), les principes de l’équité et de la solidarité en vue de mutualiser le risque de maladie devraient jouer.
La couverture proposée actuellement aux indépendants porte sur trois paliers. Le premier Chifaa Assassi(1) consiste dans la prise en charge des soins prodigués dans les hôpitaux publics. Il s’agit précisément des hospitalisations, des examens et du suivi des affections de longue durée et de l’accouchement. Là, l’assuré est supposé s’acquitter d’un ticket modérateur fixé à 10% mais sans que la somme à décaisser ne dépasse 300 DH. La cotisation mensuelle est fixée à 45 DH par adulte et à 36 DH par enfant de moins de 18 ans. Des cotisations en principe exonérées de la taxe d’assurance.
Le second palier, Chifaa Moutakamil, est calqué sur la couverture médicale des assurés du privé. Les prestations garanties sont le suivi de la maternité et de l’enfant de moins de 12 ans, des affections coûteuses, des affections de longue durée et de l’hospitalisation. Le tout étant plafonné à 200.000 DH par an. Par rapport à ce deuxième palier, les soins dans les cliniques privées sont couverts à hauteur de 70% et ceux prodigués dans les hôpitaux publics à 90%. La liste des médicaments remboursables doit en principe être calquée sur celle de la CNSS. Pour bénéficier de ces prestations, la cotisation est fixée à 80 DH par mois et par adulte et à 70 DH par enfant.
Enfin, le troisième palier, Chifaa Chamil, est un produit d’assurance classique. Il inclut l’hospitalisation et les soins ambulatoires. Le tout étant plafonné à 200.000 DH par an. Ce produit propose des taux de couverture à la carte: 70% quand les soins sont prodigués dans les cliniques privées et 100% quand ils le sont dans les hôpitaux publics. La cotisation est fixée à 100 DH par mois pour un adulte et 80 DH par enfant.
Or, l’idéal serait la mise en place d’un palier de base pour tous les indépendants. Abdelouahid Khouja défend l’idée d’une couverture de base pour tous les indépendants assortie d’un panier de soins identique à celui mis en place par la CNSS et par la Cnops pour les fonctionnaires. «Des complémentaires pourraient également être proposés pour ceux qui veulent d’autres prestations», soutient Khouja pour lequel le système pourrait être géré soit par la CNSS soit par les assureurs privés. Mais auparavant, il faudra résoudre la problématique de l’absence de données exactes sur les indépendants. Dans le cas de la CNSS, toute la difficulté sera de cerner la population des indépendants. Car à part les professions organisées, il n’existe pas de répertoire des indépendants. C’est une des raisons pour laquelle la Caisse ne serait pas «chaude» pour gérer cette couverture.

Khadija MASMOUDI
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L’hôpital de Beaujon externalise vers le Maroc
13 juillet 2010

L’hôpital de Beaujon à Clichy-la-Garenne en France veut délocaliser la saisie de ses comptes-rendus médicaux au Maroc. Une mesure dénoncée par les syndicats.

La direction de l’hôpital de Beaujon pourrait revenir sur sa décision d’externalisation vers le Maroc après les nombreuses protestations des syndicats.

"Il ne s’agit pas du tout d’un programme de suppression de postes" a expliqué Anne Costa, directrice par intérim de l’hôpital, mais "d’une aide aux secrétaires médicales en cas de surcharge de travail ou quand plusieurs d’entre elles sont indisponibles".

La saisie de ces comptes rendus, réalisés pour l’instant par le groupe français M-Secure-IT, qui dispose d’une filiale au Maroc, coûterait à l’hôpital moins d’un euro la page en délocalisant.
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Rapports accablants pour les cliniques

· Les inspections ont révélé de nombreuses défaillances qu’on croyait à tort limitées aux hôpitaux publics


- Le groupe électrogène ne dispose pas d’un système de commande lui permettant de se déclencher automatiquement en cas de coupure du courant, ou bien il est placé en dehors du bloc médico-technique.
- Défaillance au niveau des fluides médicaux avec une seule bouteille d’oxygène pleine, la deuxième de secours est absente ou vide. Parfois absence de système by-pass sur le raccordement des bouteilles d’oxygène.
- Dans d’autres cliniques, la situation est plus grave puisque les manquements touchent carrément aux équipements médico-techniques, notamment les blocs opératoires. Les inspecteurs ont été effarés de découvrir l’absence d’unité de réanimation et des équipements spécifiques, du sas avant l’entrée au bloc et en salle de réveil.
- Dans certains établissements, il n’y a pratiquement pas de salle de stérilisation. Dans d’autres cas, le poupinel (système de stérilisation par chaleur), qui est censé faire partie des équipements de cette salle, est entreposé dans un local destiné aux équipements de la cuisine et de la buanderie (un véritable lit aux infections locales que la communauté médicale aime à désigner sous le terme savant d’infections nosocomiales).
- Dans certaines unités, il n’y a pas assez de prises électriques, du moins pas suffisantes pour alimenter toutes les machines nécessaires à la pratique des opérations de chirurgie.
- Dans d’autres situations, les enquêteurs ont découvert de véritables bric-à-brac. Le lavabo aseptique est dépourvu de filtre et le défibrillateur n’est pas fonctionnel.
- Les tables d’instruments sont anciennes et vétustes. Un appareil d’anesthésie supplémentaire existe mais non fonctionnel (dans un état d’oxydation avancé), qui plus est déposé dans la salle d’opération. La marche à deux pieds est oxydée et le scialytique présente des ampoules non fonctionnelles.
- La deuxième salle d’opération n’est pas épargnée : pas de négatoscope (sorte de petite armoire avec vitre translucide, munie d’un dispositif éclairant, sur lequel le médecin place les clichés).
- Les inspecteurs ont même relevé la présence de poussières et de tâches de saleté à l’intérieur de cette salle d’opération.
- La collecte d’aiguilles usagées se fait dans les bouteilles en plastique d’eau au lieu des collecteurs spécialement conçus à cet effet.
- Un système fermant à clé destiné aux produits pharmaceutiques et vénéneux est inexistant.
- Un flacon de produit anesthésiant entamé a été abandonné sur la table d’opération.
- A la salle obstétricale, il n’y a pas de lavabo, pas de lit spécial permettant de mettre la parturiente en position gynécologique et de déclive. Quant au lit qui s’y trouve, il est ordinaire. L’incubateur et la table de réanimation néonataux présentent des dysfonctionnements de chauffage et de l’afficheur de température.
- Les ressources humaines ne sont pas en reste (on s’en doutait un peu). Les cliniques n’emploient pas de médecin réanimateur à plein temps. Elles font appel aux médecins, anesthésistes particulièrement, ou aux infirmiers qui travaillent dans les hôpitaux publics (c’est le temps plein aménagé-TPA officieux ou au noir pour lequel privé et public ont trouvé un terrain d’entente). Parfois les infirmiers sont formés sur le tas.

M. C.
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Tout sur la santé familiale des Marocains


· Une enquête sera lancée bientôt par le ministère

· Des indicateurs actualisés




Le ministère de la Santé réalise une enquête nationale auprès des ménages sur la population et la santé familiale (EPSF). Un travail de terrain qui se fait périodiquement depuis plus de 30 ans. Ces résultats confirmeront-ils ceux du dernier recensement de la population? Il faudra attendre mi-janvier prochain pour le savoir. En tout cas, cette enquête permettra de produire des indicateurs de santé actualisés, notamment ceux relatifs à la santé de la mère et de d’enfant, un sujet auquel tient beaucoup Yasmina Baddou, la ministre de la Santé.
La cinquième enquête EPSF sera réalisée auprès d’un échantillon de 16.000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national. Elle a pour but de recueillir les informations nécessaires au calcul des taux démographiques dont les taux de fécondité et de mortalité maternelle et infanto-juvénile ou encore des données sur les préférences en matière de fécondité, y compris les besoins non satisfaits relatifs à la contraception. L’enquête s’intéressera aussi aux maladies chroniques, à la santé familiale et reproductive ainsi que la prévalence et le traitement de certaines maladies chez les enfants de moins de cinq ans. Les attitudes et le comportement des femmes au sujet des IST et du Sida sont aussi concernés par cette enquête. Ce travail a pour but également de mesurer les taux de prévalence contraceptive par méthode, les taux de couverture vaccinale et les proportions des naissances ayant bénéficié d’une consultation prénatale et le pourcentage des accouchements assistés par un personnel qualifié. Il s’agit aussi de mesurer l’état nutritionnel des enfants de moins de 6 ans via les mesures anthropométriques (poids et taille).
Pour réaliser cette enquête, deux questionnaires sont prévus : l’un pour les ménages et l’autre pour les femmes non célibataires âgées de 15 à 49 ans.
A noter qu’il a été décidé, en concertation avec la Direction de la Statistique, en tant que membre du comité technique de l’enquête, d’utiliser l’échantillon de l’enquête démographique à passages répétés 2009-2010 comme base de sondage pour l’enquête en question. La réalisation de l’enquête pilote sera précédée par un ensemble de travaux préliminaires dont la formation des enquêtrices et des contrôleurs. L’EPSF sera réalisée durant une période d’environ trois mois et demi à compter du mois d’Octobre 2010.
Rappelons qu’au cours de l’enquête 2003- 2004, 11.513 ménages et 16.798 femmes âgées de 15-49 ans ont été interviewés avec succès. (Voir aussi l’article sur les incompréhensibles paradoxes sociaux, cf, www.leconomiste.com, du 25/10/2004).

F. Z. T
L'Eco
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