daily menu » rate the banner | guess the city | one on oneforums map | privacy policy (aug.2, 2013) | DMCA policy | flipboard magazine

Go Back   SkyscraperCity > European Forums > Euroscrapers > Local discussions > Switzerland > Lausanne



Reply

 
Thread Tools Rating: Thread Rating: 8 votes, 5.00 average.
Old March 10th, 2012, 02:34 PM   #61
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Un quartier vert sans parking pour les locataires!

Quote:
09 mars 2012

Le quartier Burgunder à Bümpliz (BE) vient de fêter ses deux ans d'existence sans voitures
Les habitants des immeubles Burgunder sont de grands adeptes du vélo. Il y en a de toutes les tailles pour les 82 familles qui vivent ici depuis un à deux ans. Dans les nouveaux immeubles de ce quartier, il n'y a pas de places de parc pour les voitures des locataires.
Source: http://www.rts.ch/video/info/journal...-voitures.html
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote

Sponsored Links
 
Old March 15th, 2012, 08:14 PM   #62
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Lausanne: retour de la nature en ville

Quote:
Urbanisme

Lausanne veut favoriser le retour de la nature en ville

Par Alain Détraz . Mis à jour à 15h07 5 Commentaires


La Municipalité lausannoise veut une ville plus verte. A commencer par les toitures plates, dont elle encouragera la végétalisation.



Florence Germond entend inciter les propriétaires à verdir les nouvelles toitures plates, comme la ville l’a fait sur la bibliothèque d’Entre-Bois.
Image: Samuel Fromhold




Et si les villes, vues du ciel, se teintaient de vert? C’est un peu l’idée que développait l’an dernier la députée Béatrice Métraux en demandant au canton de favoriser l’apparition de verdure sur les toits. A Lausanne, plusieurs propositions ont également été faites dans ce sens. La municipale Florence Germond y répond avec des propositions pour encourager la présence de la nature en ville.
Si certaines communes imposent – par souci d’intégration au paysage – la verdure sur les nouvelles constructions à toitures plates, Lausanne entend le faire pour des questions environnementales. Retenue des eaux de pluies, filtration de l’air, absorption du bruit et meilleure isolation des bâtiments: la nature a bien des services à rendre à la ville. La phase d’urbanisation dans laquelle se trouve Lausanne nécessite d’autant plus la création d’espaces verts. Alors pourquoi pas sur les toits, un espace habituellement perdu, recouvert de gravier.
D’autres mesures sont envisagées dans un premier temps comme l’encouragement à la pratique du jardinage bio et la plantation d’espèces indigènes en remplacement des sempiternels thuyas. A terme, la ville compte se doter d’un véritable «plan directeur nature» qui s’axera autant sur le retour de la nature en ville que la sensibilisation des Lausannois à cette problématique.


(24 heures)Créé: 15.03.2012, 15h07
Source. http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/24804507
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old March 21st, 2012, 06:50 PM   #63
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Eau potable fournit éléctricité

Quote:
Vaud

De l’eau potable fournit de l’électricité à 130 ménages morgiens

Par Manon Germond. Mis à jour le 21.03.2012

Deux petites centrales hydroélectriques ont été inaugurées sur le réseau d'eau potable par la ville de Morges et la Romande Energie. De l’électricité verte pour 1.2 million de francs






Imaginez-vous remplir votre verre d’eau au robinet, et par ce même geste, produire de l’électricité. Dans le canton de Vaud, les projets se multiplient afin de développer ce qui s’appelle la « petite hydraulique ». Le principe ? L’eau potable qui circule dans les conduites actionne - par son énergie mécanique - une turbine, qui entraîne à son tour un alternateur produisant de l’électricité.

Suite de l'article
Source. http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/25769103
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old April 13th, 2012, 09:52 PM   #64
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Les nettoyages à la Javel, ce fléau des rivières

Quote:
POLLUTION
Les nettoyages à la Javel, ce fléau des rivières
Par Manon Germond. Mis à jour à 13h22 3 Commentaires
Depuis 2008, plusieurs pollutions de cours d’eau ont été causées par des produits toxiques utilisés par des amateurs.


Une année après la pollution à la javel utilisée pour nettoyer un toit, Philippe Tavel, garde-pêche cantonal, repeuple le ruisseau avec de jeunes poissons.
Image: ALAIN ROUÈCHE

Quote:
LES BONS GESTES À AVOIR:

- Utiliser de l’eau pour les travaux extérieurs

- Bien lire les étiquettes et les notices des emballages afin de respecter les dosages: «Le problème est le même qu’avec les herbicides, les engrais ou d’autres produits chimiques pour les ménages. L’application (dosage et temps d’application) doit se faire selon les consignes pour que le principe actif se dégrade correctement. Si le dosage n’est pas correct ou que le temps de traitement est trop court, des problèmes de pollution peuvent survenir» explique Steve Steiger, inspecteur des produits chimiques

- Récupérez les excédents de produits nocifs
Un seau à la main, Philippe Tavel arpente le ruisseau du Curbit, dans la région morgienne, à la recherche des zones de courant calme pour y déposer de jeunes poissons. But de l’opération: rempoissonner le ruisseau dévasté il y a une année par une pollution liée au nettoyage d’un toit à la javel. Bilan: 240 truites mortes et une faune et une flore totalement détruite sur 300 mètres. Il y a une année, l’odeur de la Javel dans le Curbit a permis au garde-pêche de remonter les deux kilomètres de canalisation du ruisseau jusqu’à la maison concernée.

On signalait un cas similaire dans Le Longeron à Puidoux, il y a une dizaine de jours. Cette fois, l’auteur de la pollution, un gitan de 57 ans et domicilié en France a pu être interpellé. Il a reconnu les faits. «Depuis la découverte du premier cas de pollution dans le canton, en 2008, nous avons interpellé huit fois des gens du voyage», relate Philippe Tavel.

Les services proposés par ces amateurs sont illégaux, car leur entreprise n’est pas homologuée. Ils ont des conséquences désastreuses pour la nature. «Tous les produits utilisés pour les travaux extérieurs de la maison terminent dans la rivière. L’eau qui passe par les grilles extérieures destinées à récupérer l’eau de pluie n’est pas traitée du tout», rappelle le garde-pêche.

Dans le canton, en moyenne soixante cas de pollution de cours d’eau sont recensés annuellement. La proportion exacte des dommages liés à ces services proposés au porte-à-porte n’est pas bien connue. Car le phénomène est trop récent et l’origine de la pollution ne peut pas toujours être détectée.

La police cantonale met en garde: il faut absolument refuser ces services. Et l’Association suisse des gardes-pêche souhaite relancer, l’année prochaine, sa campagne de sensibilisation intitulée «Sous chaque grille se cache une rivière». Celle-ci présente les bons gestes à avoir et rappelle que bon nombre de pollutions de cours d’eau proviennent des grilles d’eau claire.
(24 heures)

Créé: 13.04.2012, 13h32
Source: 24heures.ch

__________________
General Electric on Panoramio

Last edited by General Electric; April 13th, 2012 at 10:50 PM.
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old May 7th, 2012, 05:47 PM   #65
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Eoliennes: les projets retenus sur VD

Quote:
ENERGIE
Vaud dévoile sa planification éolienne
Par Isabelle Biolley . Mis à jour à 14h52
Neuf projets éoliens ont été retenus par le canton de Vaud, dix autres le sont sous condition. La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro présentait ce matin la planification éolienne qui sera intégrée au plan directeur cantonal.


Image: ODILE MEYLAN - Archives

La planification éolienne tant attendue a été présentée ce matin par la ministre de l’Energie Jacqueline de Quattro. Sur la cinquantaine de projets déposés, neuf ont été retenus et représentent un potentiel énergétique de 511 GWh (GigaWattheures), soit l’équivalent de 1,4 fois la centrale nucléaire de Muhleberg: Bel-Coster (Ballaigues), Bière, Daillens-Oulens, EolJoratNord (Corcelles-le-Jorat), EolJoratSud (Lausanne), EolJoux (Le Chenit), Sur Grati (Premier), Sainte-Croix et Tous-Vents (Essertines-sur-Yverdon). A noter que le projet EolJoux qui nécessite un redécoupage de l’IFP (Inventaire fédéral des paysages) aurait obtenu l’aval des services fédéraux avant une décision définitive du Conseil fédéral, selon Philippe Gmür, chef du Service du développement territorial.

Dix autres projets sont retenus sous conditions, pour un potentiel énergétique de 739 GWh. Il s’agit de ceux de Bottens, Chavannes-sur-Moudon, Cronay, Grandevent, Grandsonnaz (Bullet), Mollendruz, Provence, Vaudair (Chapelle-sur-Moudon), Villar-le-Terroir et Vuarrens. Pour une partie d’entre eux, le canton de Vaud doit encore se coordonner avec ses voisins Neuchâtel et Fribourg. D’autres, comme Cronay ou Vaudair attendent le feu vert de Skyguide pour des questions de navigation aérienne. Quant à celui du Mollendruz, c’est l’impact sur le paysage qui pose problème: la procédure de consultation du plan directeur qui se déroule jusqu’à l’été, devrait permettre d’en mesurer le degré d’acceptation de la population.

Si l’ensemble de ces 19 sites devaient se réaliser (170 éoliennes), ils permettraient de couvrir 27% de la consommation d’énergie du canton de Vaud de 2010.

(24 heures)

Créé: 07.05.2012, 14h52
Source: http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/18526226
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old May 8th, 2012, 03:00 PM   #66
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Des balises anti-gibier pour limiter le carnage sur les routes

Quote:
VAUD
Des balises anti-gibier pour limiter le carnage sur les routes
Par Renaud Bournoud. Mis à jour à 11h59
Le canton équipe le bord de ses routes d’installations lumineuses et sonores pour éloigner la faune. Il tente ainsi de faire diminuer les accidents.


Stéphane Mettraux, garde faune du district de Lausanne, avec l'un des quatre chevreuils tués sur la route cette nuit. La dépouille finira au zoo de Servion.
Gérald Bosshard


Avec 1268 morts en 2011, le gibier paie un lourd tribut au trafic routier dans le canton de Vaud. Pour limiter ce carnage, l’Etat installe des balises lumineuses et sonores le long de certains axes prisés par la faune. Mardi matin, lors d'un point presse au lieu dit Sainte-Catherine, près du Chalet-à-Gobet, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro s’est retroussé les manches pour fixer une de ses balises sur la route de Berne à la hauteur du Chalet-à-Gobet.

Cinq tronçons à travers le canton sont déjà équipés de ce type de matériel. Ils ont servi de test. Trente autres suivront ces deux prochaines années pour un coût de 130 000 fr.

Ces balises se divisent en deux types. L’un réfléchit tout simplement les lumières du véhicule qui s’approchent et effrayent les animaux. Le second, plus complexe, émet un sifflement. Il est alimenté par des petits capteurs solaires. La fréquence sonore varie selon la température pour que le gibier ne s’habitue pas.

Ces dispositifs sont particulièrement efficaces contre les chevreuils. Ce qui tombe bien vu que c’est dans leurs rangs qu’il y a le plus grand nombre de tués. En 2011, 689 d’entre eux ont mordu le bitume des routes vaudoises. Le bilan humain est heureusement plus léger. L’an dernier cinq personnes ont été blessées dans un accident de la route impliquant un animal.
(24 heures)

Créé: 08.05.2012, 12h24
Source: http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/22622805
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old May 10th, 2012, 12:46 AM   #67
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Mettre un prix sur les écosystèmes naturels?

Quote:
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Il faut mettre un prix sur les écosystèmes naturels
Par Pierre-François Besson . Mis à jour à 17h12
La croissance durable, notamment dans les pays en développement, n’ira pas sans la valorisation des biens naturels. Une position défendue par la Banque mondiale dans un rapport publié mercredi.


L’Inde souhaite devenir le premier pays de la planète à publier les compte de sa richesse naturelle en plus de mesures financières comme le PIB.
Image: Keystone

Lire la suite
Source: http://www.24heures.ch/economie/faut...story/11573181
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old June 4th, 2012, 04:33 PM   #68
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Le CO2 passe un cap jamais vu à l’échelle humaine

Quote:
EFFET DE SERRE
Le CO2 passe un cap jamais vu à l’échelle humaine
Par Pierre-François Besson . Mis à jour il y a 48 minutes
Un seuil psychologique vient d’être franchi. Plusieurs stations de mesure ont enregistré dans l’Arctique des concentrations de 400 parties par millions (ppm) de CO2 dans l’atmosphère.


Avec les activités humaines, la concentration du CO2 dans l'atmosphère augmente de plus en plus vite.


Le skieur Bode Miller appuyait l’idée. Avant le climax de la conférence climatique de Copenhague en 2009, une partie de la société civile s’était retrouvée autour d’un retour à 350 ppm.

L’idée était qu’il fallait absolument inverser la vapeur. Réduire les émissions de CO2 pour revenir vers ces 350 parties par million synonymes d’impact que notre atmosphère pourrait encore assumer, sans basculement irréversible.

Mais un nouveau cap vient d’être franchi, dans le sens inverse. Plusieurs stations de mesures en Alaska, au Groenland, en Norvège, en Islande mais aussi en Mongolie ont enregistré des pics de concentrations à 400 ppm ou plus. Une première à l’échelle de l’espèce humaine.

De plus en plus vite

A ce stade, la moyenne annuelle reste juste en deçà des 400 ppm. Mais plusieurs climatologues disent leur désarroi dans la presse américaine. «Déprimant», «jalon troublant», «seuil important» sont leurs mots.

Climatologue à l’institut fédéral WSL, Martine Rebetez confirme la dimension symbolique - mais «pas surprenante» - de ces mesures.

«Pendant plusieurs centaines de milliers d’années, la concentration de CO2 a varié entre 180 et 280 ppm. On naviguait entre périodes glaciaires et interglaciaires.»

Avec les activités humaines, et surtout la déforestation et la combustion du pétrole et du charbon, la concentration en CO2 a augmenté. De plus en plus vite. Deux ppm supplémentaires chaque année au moins actuellement.

Ces nouvelles molécules de CO2 représentent les deux-tiers de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, estime la professeure à l’uni de Neuchâtel.

500 dans trente ans

«Aujourd’hui, on atteint 400 ppm et 500 ppm dans une trentaine d’années. On va continuer comme ça, car on n’est pas en train de prendre les mesures qui arrêteraient le processus.»

Résultat: des températures à la hausse, un régime des pluies modifié, des événements climatiques extrêmes plus nombreux…

Revenir en arrière? Compliqué et pas obligatoirement efficace. En théorie, réduire les émissions maintenant stabiliserait les concentrations de CO2 avant une décrue dans un siècle. La durée de vie de ce gaz dans l’atmosphère est en effet de 100 à 150 ans.

«Mais il n’est pas du tout sûr que les choses se passeraient ainsi, avertit Martine Rebetez. Tout le système climatique est modifié. Et on pourrait avoir lancé un processus qui s’autoalimente.»
(Newsnet)

Créé: 04.06.2012, 15h40
Source: http://www.24heures.ch/sante-environ...story/25089349
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old June 10th, 2012, 07:51 PM   #69
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Reflexion sur le développement durable

Quote:
DÉVELOPPEMENT DURABLE
«La catastrophe est programmée!»
Par Charaf Abdessemed, 07 juin 2012


Professeur à l'Université de Lausanne, le philosophe Dominique Bourg s'interroge sur la pertinence du concept de développement durable.Il interviendra ce 8 juin à 18h30 lors de la conférence inaugurale du Festival de la Terre, sur l'Esplanade de Montbenon.L'humanité sera-t-elle capable d'opérer rapidement et sans violence la transition écologique rendue nécessaire par l'urgence environnementale?


La notion de développement durable n'est-elle pas galvaudée, une sorte de fourre-tout à la mode du politiquement correct?

Dominique Bourg : Oui, c'est incontestable. Car parler de développement durable aujourd'hui, c'est mettre en avant la durabilité dite faible qui implique que la destruction de notre capital naturel peut être toujours compensée par la création de capital reproductible via la technologie. Dans cette perspective, la disparition du ver à soie ne poserait pas de problème puisque celui-ci serait aisément remplacée par le nylon... C'est un peu un attrape-nigaud, parce qu'en réalité cela revient à continuer à faire ce que l'on a toujours fait. Avec les résultats que l'on voit aujourd'hui.

Pourquoi pense-t-on que le salut ne peut venir que de la technique?

C'est une croyance purement occidentale, et qui a une origine éminemment religieuse. Bacon et Descartes ont joué un grand rôle dans l'établissement de ce mythe, qui nous conduit à faire exploser la planète !

Pourtant, nous vivons plus longtemps que nos aïeux, en meilleure santé et nous connaissons un confort inégalé. La technique n'a-t-elle pas fait la preuve de son efficacité?

Certes, mais pour combien de personnes? Sur la planète, nous sommes à peu près un milliard et demi à vivre correctement. Mais 2 autres milliards vivent avec moins de deux dollars par jour ! Non seulement notre richesse exclut les autres, mais elle montre les premiers signes d'essoufflement. Pour la première fois en 2008, l'espérance de vie aux USA a commencé à diminuer !

Vers quoi allons-nous donc?

L'énergie va se raréfier et devenir très chère. Les minéraux également, de manière absolue ou relative. L'eau douce, les ressources biotiques et la biosphère, en termes de climat par exemple, posent déjà d'énormes problèmes. La catastrophe est donc programmée, et plus vite que ce que l'on pense. D'autant que si on laisse les choses aller selon leur cours actuel, on va vers une violence énorme. La situation en Grèce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous pend au nez !

Quelles solutions peut-on donc adopter?

Le modèle de société qui fonctionne bien en garantissant l'emploi et la qualité de vie, tout en se fondant sur une diminution drastique de la consommation des ressources est encore à inventer. En revanche, nous avons entre nos mains, les leviers d'une véritable transition écologique, concept que je préfère à celui de développement durable.

Quels sont ces leviers?

Il y a deux axes. En premier lieu, l'action publique avec des investissements massifs pour donner de l'emploi, rénover le bâti ancien, adapter le système productif à la diminution des ressources, mettre en place une réduction des flux d'énergie et de matières, car le marché ne pourra jamais à lui seul régler ce problème.

Pourtant, ne dit-on pas que le capitalisme est le système idéal pour gérer la rareté?

Bien sûr, mais au prix d'une explosion des inégalités! Et pour que la majorité puisse vivre dans des conditions décentes, seule une régulation forte comme celle que l'on a connue dans les années 60 peut garantir des conditions de vie décentes pour le plus grand nombre.

Quel est le second levier?

L'action citoyenne, car la transition écologique ne peut se faire qu'au prix d'une modification de nos habitudes, vers un mode de vie plus sobre et moins dispendieux.

L'humanité sera-t-elle capable d'opérer ces immenses changements sans violence?

Si on regarde comment le capitalisme s'est réorganisé au 19e siècle, avec une violence relativement faible, on peut entretenir un certain espoir. La solution peut venir de l'arrivée au pouvoir d'une social-démocratie renouvelée, limitant notre boulimie matérielle et ferme quant au rôle redistributif de l'Etat. Les forces de droite n'en sont actuellement pas capables car elles sombrent aujourd'hui dans une folie inégalitaire qui nous conduit vers un abîme de violences.
Source: http://www.lausannecites.ch/node/2969
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old June 30th, 2012, 12:58 PM   #70
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Bière: Parc éoliens

Quote:
VAUD
Bière cultive l’art d’accepter les sources de nuisances
Par Emmanuel Borloz. Mis à jour à 10h11
Dans le calme et sans sourciller, le village du pied du Jura accueille des équipements qui, ailleurs, seraient malvenus.


En composant coup sur coup avec une antenne de l’armée puis un parc éolien, Bière a un comportement admirable.?
Image: Alain Rouèche

L’armée et sa place de tirs, son antenne secrète, et désormais un parc éolien… Partout dans le canton, de tels équipements susciteraient une réaction épidermique. A Bière, on les accueille à bras ouverts. Au lieu de les sanctionner d’une vague d’oppositions, sa population fait preuve d’une tolérance exemplaire.

Il y a déjà l’armée et ses 1500 militaires à l’année (pour autant de Birolans), et dont les chars, les soldats et les mouvements de troupes rythment la vie du village depuis bientôt 150 ans. Ailleurs souvent critiquée, parfois moquée, la grande muette est très appréciée à Bière, où elle jouit d’un capital sympathie dont rêverait n’importe quel commandant de place d’armes.

«Bière sans l’armée, ce ne serait plus Bière», lance Walti Leuenberger, pour qui cette présence permet des échanges où les deux parties sont gagnantes. Ici, on sait que les nuisances ont une contrepartie positive et que les militaires ont été le moteur du développement du village. «Sans l’armée, le BAM ne serait jamais monté aussi haut», note l’ancien vice-président du Conseil communal.

Syndic des lieux, Jacques-Henri Burnier admet la bonne cohabitation: «Le village peut compter sur l’armée, et inversement. Bière possède la dernière place d’armes non grillagée du pays, ce qui favorise les contacts directs. Si, par exemple, nous venons à manquer d’eau en été, c’est l’armée qui nous en fournit.»

Côté gris-vert, le colonel EMG Alexandre Beau, commandant de la place d’armes, confirme cette excellente collaboration, qu’il qualifie même de partenariat. «Nous intégrons la commune à nos projets et vice versa», souligne le haut gradé, qui rappelle également que c’est l’armée qui a réglé la facture de la route d’évitement menant à la caserne il y a une dizaine d’années.

Conscient des bénéfices tirés de la présence militaire, Bière acceptait naturellement, l’an dernier, d’héberger l’antenne de l’armée initialement prévue au Mont-Tendre. Face à l’impressionnante levée de boucliers qu’avait provoquée le projet, le Département de la défense avait dû revoir sa copie. A Bière, «village de garnison», la mesure est passée comme une lettre à la poste. L’antenne sera érigée près des antennes Skyguide, sur le site du Cunay.

«Il fait bon vivre à Bière»

Et il y a les futures éoliennes, dont le mât de mesure des vents est actuellement soumis à l’enquête publique. A Sainte-Croix, le projet de premier parc éolien du canton avait déchaîné les passions. Un vent de colère, de suspicions et de craintes qui n’a pas soufflé jusqu’à Bière. «Notre parc éolien a été retenu, c’est une excellente nouvelle. On a tout fait pour y arriver», se réjouissait le syndic, courant mai, à l’heure de la présentation du programme de législature. Fin mars, la séance d’information au public n’avait pas fait apparaître de tensions particulières et avait permis de rassurer les Birolans, venus en nombre, sur les nuisances sonores notamment.

Vendredi matin, dans les rues du village, malgré quelques nuances, le constat était partagé par toutes les personnes interrogées: «Nous sommes heureux à Bière, où il fait bon vivre!» Aux mêmes questions posées il y a quelques semaines, le syndic ne répondait pas autre chose: «Pour nous, tout se passe bien! On ne va tout de même pas s’inventer des problèmes.»
(24 heures)

Créé: 30.06.2012, 10h11
Source: http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/17488191
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old June 30th, 2012, 02:22 PM   #71
HYPEster
Moderator
 
HYPEster's Avatar
 
Join Date: Feb 2009
Location: Lausanne
Posts: 1,273
Likes (Received): 8

Le genre d'article qui fait plaisir! Bravo à eux et nul doute que malgré ces équipements leur quotidien ne sera pas changé et ils auront participé à l'effort collectif. Que ça en inspire d'autres.
HYPEster no está en línea   Reply With Quote
Old July 5th, 2012, 06:15 PM   #72
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Le canton consacre 45 millions aux énergies renouvelables

Quote:
VAUD
Le canton consacre 45 millions aux énergies renouvelables
Mis à jour à 16h17 1 Commentaire
Le Conseil d'Etat a décidé jeudi de consacrer deux tiers à l'isolation des bâtiments et le reste à 618 nouvelles installations photovoltaïques.


600 m2 de cellules photovoltaïques à Yverdon.
Image: Jean-Paul Guinnard - A

Lire la suite
Source: http://www.24heures.ch/vaud-regions/...story/10994506
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old July 5th, 2012, 06:23 PM   #73
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Dangerosité des éoliennes?

On s'en doutait un peu, mais voici une étude qui le confirme...

Quote:
ENERGIE RENOUVELABLES
Les éoliennes ne sont pas dangereuses pour la santé
Mis à jour à 13h44 14 Commentaires
Le Gouvernement jurassien estime toutefois important de suivre des recommandations dans les domaines du bruit, des infrasons, de la sécurité et des paysages.


Image: Keystone

Lire la suite
Source: http://files.newsnetz.ch/story/1/9/2...topelement.jpg

Bien-sûre, il y aura toujours des individus quine seront pas du même avis, ou plutôt ont une autre lecture de l'étude publiée...

Quote:
SANTÉ
«Les éoliennes présentent un risque, comme la fumée passive»
Par Patrick Chuard. Mis à jour il y a 11 minutes
Une étude affirme que les éoliennes ne représentent pas de risques majeurs pour la santé. Faux, rétorque Félix Gueissaz, le médecin qui préside le front d'opposition antiéolien dans l'arc jurassien. Les atteintes sur la population sont réelles.


Au loin, le parc éolien du Peuchapatte sur la commune jurassienne de Muriaux.
Image: Keystone

Lire la suite
Source: http://www.24heures.ch/suisse/eolien...story/29005889
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old July 13th, 2012, 06:32 PM   #74
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Dans le Jorat, la résistance s'organise

Toujours le même cirque. Ce projet d'éoliennes est tout ce qu'il y a de plus respectueux des normes, et va même au-delà, mais rien n'y fait! Les opposants osent même parler de mitage du territoire, eux qui habitent dans cette région et donc qui mitent eux-même ce territoire. Quel nombrilisme.

Quote:
Dans le Jorat, la résistance s'organise
Par Philippe Kottelat, 12 juillet 2012


Un grand nombre d'habitants du Jorat ne veulent pas d'éolienne à proximité de leur village.

EOLIENNES • La résistance s'organise contre la volonté de la société Alpiq et de la Ville de Lausanne de construire un parc éolien dans le Jorat. Après la création d'une association regroupant les habitants du sud de la zone concernée, c'est au tour de ceux du nord d'entrer dans la danse. Avec une volonté commune: s'opposer à un projet qui va «défigurer» les Bois du Jorat.


«Nous ne sommes pas des Neinsager et nous ne sommes pas contre la construction d'éoliennes, mais pas n'importe où, là où elles sont rentables et où les habitants n'en font pas les frais». Les propos sont ceux de Jean-Luc Tappy. Cet habitant de Peney-le-Jorat, entouré par un petit groupe d'habitants du village, est à l'origine de la création de l'association «Queduvent» à la fin du mois d'avril dernier. Elle entend s'opposer au projet Eoljorat Nord qui vise à la construction d'éoliennes dans le secteur qui regroupe les localités de Corcelles-le-Jorat, Poliez-Pittet, Villars-Tiercelin, Froideville et Peney-le-Jorat. Elle vient de se doter d'un site internet et regroupe aujourd'hui une centaine d'adhérents.


Un réveil tardif
«Notre réveil a été quelque peu tardif, reconnaît Jean-Luc Tappy. Mais nous sommes aujourd'hui bien décidés à faire entendre notre voix sur un projet qui a péché par son manque de communication et de concertation». Ce projet, né à l'automne 2010 de la volonté de la société Alpiq et de Romande Energie, prévoit la construction de 13 éoliennes, dont 5 sur la zone nord du Jorat. Les turbines devraient être installées sur des mâts de 135 mètres destinés à capter les vents forts et réguliers qui balaient la région. Selon les modules, la hauteur des éoliennes pourraient toutefois atteindre 185 à 198 mètres. «On nous a expliqué que l'impact sur la flore et sur la faune serait minimal et que les éoliennes ne seraient pas érigées en un seul endroit, mais «fondues» dans le paysage, explique Jean-Luc Tappy. Peut-être, mais les autres inconvénients ont été passés sous silence». Et d'énumérer le bruit engendré, la décote prévisible des terrains de l'ensemble de la commune où les éoliennes seraient installées de même que la perte immobilière que pourraient subir les maisons ou autres constructions situées à proximité. Sans oublier l'impact visuel lié à la construction de «monstres» de près de 200 mètres qui modifieraient complètement le paysage. «En ce qui me concerne, c'est le point que me parle le plus», note pour sa part Esther Reymondin, l'une des premières opposantes au projet dans la localité voisine de Peney-le-Jorat. «Je ne serai pas directement concernée par la construction d'une éolienne sur le territoire de ma commune, mais je milite pour la sauvegarde globale d'un patrimoine qu'il convient de ne pas défigurer. Car si on commence à miter les Bois du Jorat, c'en est fini de cette région».


Au-delà des normes légales
«Nous sommes sensibles aux craintes émises par une partie de la population, explique pour sa part Christel Varone. C'est pourquoi nous avons multiplié les séances d'information et que nous avons travaillé main dans la main avec les Municipalités concernées». La porte-parole du groupe Alpiq tient également à préciser que le projet présenté ne vise qu'à l'installation d'une seule éolienne par commune et qu'il va bien au-delà des normes légales en matière de nuisance. Des explications qui ne convainquent pas les opposants qui entendent poursuivre leur combat avec, au programme, une prise de contact avec les Municipalités et une nouvelle séance d'information publique destinées aux habitants du secteur.
http://www.lausannecites.ch/node/3101
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old July 20th, 2012, 05:53 PM   #75
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

CH: Emissions CO2

Globalement, les émissions CO2 ont baissé en Suisse ces 20 dernières années, malgré une augmentation du CO2 des automobilistes...

[QUOTE]19 juillet 2012
Les émissions de CO2 ont diminué de quatre pour cent l'an dernier
L'amélioration est spectaculaire du côté des émissions de combustibles.
[QUOTE]
Source: http://www.rts.ch/video/info/journal...n-dernier.html
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old August 9th, 2012, 10:56 PM   #76
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Effet de la fermeture d'une route

1 route de fermée = 1 espèce de batracien + des espèces végétales rares + des oiseaux qui réapparaissent
Quote:
MATEGNIN
Le crapaud calamite est la nouvelle star de la route de Prévessin, fermée aux voitures
Par Anne-Elisabeth Celton. Mis à jour le 03.08.2012 3 Commentaires
Ce batracien jusqu'alors absent de cette partie du canton a traversé la frontière pour rejoindre les marais de Mategnin.


2010: La douane de Mategnin avant sa fermeture à la circulation
Pierre Abensur

Depuis avril 2011, la route de Prévessin, entre la frontière franco-suisse et le village de Mategnin, est fermée au trafic automobile. Le tronçon sur lequel circulaient en moyenne 6000 véhicules par jour entre les deux pays ne laisse désormais plus passer que piétons, cyclistes, petites bêtes et grosses bêtes.

Une nouvelle espèce de batracien dans le canton

La revitalisation de tout le secteur semble avoir porté ses fruits puisqu'un nouveau venu vient d'être recensé: le crapaud calamite! «Les modifications du marais ont attiré cette espèce présente en France voisine mais absente dans cette partie du canton. Quelques crapauds ont pris le risque de traverser la frontière» explique Alain Demierre, directeur du bureau d'étude Gren. «Mais il s'agit d'une population faible et fragile, on ne peut que croiser les doigts pour qu'ils se reproduisent!»

Plus de danger sur la route!

L'objectif premier du projet porté par Pro Natura Genève était de créer un corridor biologique entre les deux marais des Crêts et des Fontaines. Rappelons que ces derniers sont classés site d'importance nationale pour la reproduction des batraciens. Les fameuses petites grenouilles en ont-elles profité pour se multiplier? «Elles pondent par grappes, en général dans des gouilles, entre février et avril. Cette année, la ponte a été nettement plus importante» précise Alain Demierre. «D'autant qu'elles ne se font plus écraser en traversant la route, on a pu le remarquer cet hiver, saison à laquelle a lieu la migration de ces espèces.»

Une halte prisée des oiseaux migrateurs

Mais les batraciens ne sont pas les seuls bénéficiaires de la disparition des voitures sur ce tronçon de frontière. «La route de Prévessin s'inscrit dans un cadre plus large de revitalisation du secteur et l'impact biologique est nettement positif» explique Sébastien Miazza, de Pro Natura Genève. «Des plantes rares, de type carex, ont fait leur apparition sur le site. Des oiseaux migrateurs que l'on n'avait plus vu depuis les années 80 ont choisi Mategnin pour faire une halte cette année, comme le petit-gravelot ou encore la sarcelle d'hiver. C'est un signe révélateur.»

(TDG)

Créé: 03.08.2012, 12h07
http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevo...story/30620230
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old August 31st, 2012, 07:06 PM   #77
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

La Suisse n’est pas condamnée à l’étalement urbain

Quote:
URBANISME Samedi11 août 2012
«La Suisse n’est pas condamnée à l’étalement urbain»
Patricia Briel

Début août, l’Office fédéral de la statistique annonçait que le cap des 8 millions d’habitants serait franchi cet été, relançant ainsi le débat sur la surpopulation. Sommes-nous trop nombreux pour un territoire aussi exigu? Les réponses de Michel Matthey, vice-directeur de l’Office fédéral du développement territorial ARE.

Le Temps: la surpopulation, intox ou réalité?

Michel Matthey : Pour les aménagistes du territoire, cette nouvelle ne représente pas une surprise, car nous travaillons depuis très longtemps avec la perspective d’une Suisse peuplée de 8 à 10 millions d’habitants. L’aménagement du territoire vise à organiser le territoire de manière à ce qu’il puisse accueillir la population dont le pays a besoin. Ce n’est pas à nous de dire s’il y a trop ou pas assez de population, laissons cela aux politiciens.

Mais il y a effectivement un problème territorial en Suisse, du fait que les surfaces sont de plus en plus mises à contribution par l’urbanisation et les transports. La croissance de la population n’est qu’un des facteurs – et pas le plus important – qui expliquent l’augmentation des surfaces urbanisées. L’étalement urbain est avant tout dû aux exigences croissantes de la population et à la modification des manières de vivre. Par exemple, au début des années 70, chaque habitant disposait de 25 m2 de logement. Aujour*d’hui, nous en sommes à 50 m2 par habitant. L’évolution des loisirs et des transports a également créé un besoin accru de surfaces. 50% de la surface des villes sont aujourd’hui dévolus aux transports. Il y a eu une augmentation de 80 à 100% des déplacements et des distances parcourues en Suisse ces dernières années.

– Quels défis la croissance de la population pose-t-elle?

– Il faut trouver un équilibre entre le développement de l’économie, de la société et de l’environnement. Et remédier à la mauvaise occupation des sols, qui constitue un problème majeur. Maintenant, les gens travaillent en ville et habitent dans les villages. C’est un facteur qui aggrave les besoins en surfaces, car on a des villes pleines le jour mais vides la nuit et le dimanche, et des villages vides le jour et pleins la nuit. De plus, la nécessité de relier les villes et les villages implique l’accroissement des surfaces de transport et de stationnement.

– Quelles vont être les priorités de l’ARE ces prochaines années?

– La politique des agglomérations va rester une priorité. 75% de la population y habitent, et celles-ci offrent 80% de toutes les places de travail. Les agglomérations doivent conserver leur attractivité, il faut qu’elles deviennent des endroits où il fait bon habiter, et pas seulement travailler. La Confédération soutient le financement des infrastructures de transport dans les villes à condition que celles-ci coordonnent mieux l’urbanisation et les transports. Ces mesures permettent d’organiser au mieux la densification et de ralentir ainsi l’étalement urbain.

La révision de la loi sur l’aménagement du territoire votée en juin dernier par les Chambres fédérales permettrait quant à elle – en posant des limites plus claires quant au dimensionnement des zones à bâtir, en favorisant la mobilisation des terrains non construits et en facilitant la réduction des zones surdimensionnées – de mieux canaliser le développement des zones à bâtir et de les localiser prioritairement aux endroits bien desservis par les transports publics.

Enfin, il est essentiel de renforcer la collaboration entre la Confédération, les cantons et les communes. Les problèmes ne peuvent être résolus que si les trois niveaux de l’Etat travaillent ensemble. C’est l’ambition du Projet de territoire Suisse, élaboré en 2011. Il vise notamment à assurer une occupation plus rationnelle du territoire.

– Est-ce une ambition réaliste dans un système fédéraliste?

– Nous avons réussi à élaborer ce Projet de territoire Suisse ensemble avec les cantons, les villes et les communes. C’est la première fois dans l’histoire de la Confédération qu’un document politique est établi conjointement par les trois niveaux étatiques.

– A quoi ce document sert-il?

– Ce document est un début. Il essaie de fixer des objectifs qui soient communs aux trois niveaux en vue d’un développement territorial durable. Il fixe des principes d’application des objectifs qui sont détaillés. Il essaie aussi de proposer des mesures différenciées pour les différentes régions du pays.

– Ce projet ne vient-il pas un peu tard? Le mitage du territoire a commencé dans les années 70…

– Oui, c’est effectivement tard, mais je rappelle qu’il y a eu plusieurs tentatives de développer une vision du territoire suisse ces quarante dernières années. Le Projet de territoire Suisse constitue la quatr ième tentative de ce genre. Il y a une très grande résistance à entreprendre une action commune, car chaque autorité est jalouse de ses prérogatives. Mais nous vivons à une époque où la prise de conscience est plus large qu’il y a quarante ans, comme le montre le succès de l’initiative Weber.

– La Suisse n’est-elle pas condamnée à l’étalement urbain? Les tensions sur le marché du logement exercent une pression sur le territoire. Se loger en ville devient un luxe.

– Non, la Suisse n’est pas condamnée à l’étalement urbain. C’est vrai qu’il est plus facile et moins coûteux d’acheter une maison à la campagne que de vivre en ville. Mais l’aménagement du territoire est quelque chose de volontaire et demande une vision d’avenir. Les instruments dont nous disposons permettent à la fois de canaliser le développement de l’utilisation du sol et d’inciter à de nouveaux développements. L’aménagement du territoire demande des efforts constants de toutes les autorités concernées.

– La densification des zones urbaines constitue-t-elle vraiment une solution? On sait que c’est un processus coûteux et lent.

– La densification est une chose difficile, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Il sera nécessaire de prendre des mesures pour la faciliter. Plusieurs projets prometteurs existent, comme ceux du quartier de Malley à Lausanne, de la Praille à Genève et de la gare à Neuchâtel.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3441...350487f11a9a|0
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old October 2nd, 2012, 01:13 PM   #78
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Géothermie à Gland

Quote:
UN PARI DE 44 MILLIONS SUR LA GÉOTHERMIE
Les partenaires du projet GP La Côte estiment qu’il vaut la peine de creuser un puits pilote profond de 6000 mètres à Gland

Les études ont démontré que le sous-sol de la région de La Côte comprend des failles très profondes (jusqu’à 7000 mètres) permettant l’extraction d’eau très chaude (plus de 120 degrés). D’où la possibilité de produire de l’électricité en plus d’alimenter des chauffages à distance (CAD). Certains que la rentabilité du projet est ainsi assurée, les investisseurs sont prêts à prendre le risque de creuser un puits exploratoire pilote à 44 millions à Gland.

Le risque? Il ne s’agit pas de craindre des séismes, comme il y en avait eu à Bâle, car les travaux ne nécessiteront pas de fracturer la roche par injection d’eau sous haute pression. Les sites d’Aubonne, d’Etoy, de Gland et de Nyon, tous susceptibles d’avoir des puits, ont des failles naturellement fracturées. En fait, le risque, jugé minime, serait de ne pas trouver d’eau à cette profondeur.

Les millions investis seraient alors perdus. C’est pourquoi les quatre partenaires du consortium GP La Côte, à savoir la Société Sol-E Suisse SA, la Société électrique intercommunale de La Côte (SEIC), la Société électrique des forces de l’Aubonne (SEFA) et les Services Industriels de la ville de Nyon vont s’assurer que la Confédération, par l’entremise de Swiss*grid, couvrira le coût du forage à hauteur de 50% (au cas où il s’avèrerait non productif). Une participation de 25% est aussi attendue de la part de l’Etat de Vaud et d’instituts privés.

Une dernière phase d’études est nécessaire avant de forer ce puits pilote. Son coût, devisé à un million de francs, sera couvert par les quatre associés (et par les subventions de la Confédération, du Canton et des Communes de Gland, Etoy et Aubonne).

Si le puits exploratoire tient ses promesses, il faudra encore forer un puits de réinjection d’eau et construire une turbine. Au total, le projet de Gland est devisé à 104 millions. Il permettra de produire de l’électricité correspondant à la consommation de 10 000 ménages en une année, ou 30% de la consommation de la ville de Nyon.

Les revenus seront de l’ordre de 14,5 millions par an. En cas de succès du projet à Gland, la production d’énergie permettra de couvrir les investissements engagés et de dégager des fonds pour réaliser d’autres puits à Nyon et à Aubonne.
Y.M.
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old October 8th, 2012, 03:48 PM   #79
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Urbanisme & développement durable

Quote:
L’AVIS DE L’EXPERT Vendredi1 juin 2012
L’heure de la révolution urbaine a sonné
Antonio Da Cunha
A quoi ressemblera la ville de demain? Avant tout marqué par l’impératif écologique, l’avenir urbain bannira les voitures, bâtira des espaces plus économes, plus vivables et plus créatifs. Une vision sur laquelle la plupart des experts s’accordent. Reste à convaincre les politiques


On dit souvent que le monde devient urbain. Mais c’est l’urbain qui devient le monde. En Europe, la quasi-totalité de la population vit désormais dans les villes. D’ici au milieu de notre siècle, le monde urbain s’accroîtra en moyenne de deux millions de personnes supplémentaires par semaine.

Les villes constituent désormais le cœur des sociétés et leur miroir. La notion de transition urbaine désigne cette mutation quantitative mais aussi qualitative de l’habitat humain qui intervient dans toutes les parties du monde à des rythmes accélérés. Marquée par la variété, hybride, étalée, refoulant toujours plus loin des centres une partie des citadins, multipolaire, reliée et entrecoupée par des réseaux complexes, de plus en plus numérique, mais toujours inégale et énergivore, l’urbanité contemporaine nous invite à réfléchir en permanence sur notre modernité et à ses dysfonctionnements. Son analyse intègre désormais des échelles d’espace et de temps multiples et appelle à des représentations diverses et des savoirs partagés. Elle interroge aussi l’urbanisme contemporain, ses valeurs, ses objectifs, ses outils de gouvernance et le programme qu’il désigne: améliorer la qualité des cadres de vie de tous les citadins. Comment penser la ville au XXIe siècle? De quelles forces de renouveau nos sociétés urbaines ont-elles besoin pour prouver leur solidarité et leur volonté de renouer une nouvelle alliance avec la nature? Quels défis majeurs doivent-elles relever? A quoi vont-elles ressembler?

La prévision est un art difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir, disait Pierre Dac. S’il fallait pourtant se risquer à discerner le futur de nos villes à l’horizon des prochaines décennies, nous émettrions sans hésiter l’hypothèse suivante: la ville qui vient sera plus écologique. Certes, cette conviction ne sera pas jugée en phase avec une époque marquée par le désenchantement. Mais, au milieu de nos incertitudes, nous savons déjà que le futur de nos sociétés dépendra de notre capacité à changer de modèle énergétique et à inventer un autre modèle de croissance. Hyperconsommation d’énergie fossile, augmentation des coûts économiques du métabolisme urbain, pollution atmosphérique et réchauffement climatique composent un cocktail difficile à supporter. Il faut faire vite avant qu’il ne soit trop tard. Les villes seront au cœur de cette grande transformation.

Ce n’est pas un hasard si la conscience environnementale est contemporaine de la transition urbaine. Les logements, les bâtiments dans lesquels nous travaillons et les déplacements multiples au sein de nos agglomérations constituent environ deux tiers de notre facture énergétique et de nos émissions de gaz à effet de serre. En Suisse comme ailleurs, la hausse constante de la demande en surfaces bâties représente un défi auquel nous devons répondre par une architecture écologique conciliant confort, sécurité d’approvisionnement, maîtrise des coûts globaux, performance environnementale, diversité morphologique et qualité esthétique. Le changement est amorcé. En moins de trente ans, l’efficience énergétique des bâtiments a été multipliée par vingt. A l’avenir, des réseaux synergétiques relieront les producteurs d’électricité, des sources renouvelables de grande taille et des petites sources intermittentes individuelles aux consommateurs en ajoutant des appareils de mesure électroniques et des logiciels, afin d’accroître l’efficacité énergétique de l’habitat. Seule une faible partie des déchets devrait à l’avenir terminer en décharge. Ils seront recyclés ou incinérés à très haute température pour en tirer de l’énergie. Mais la régénération et la modernisation *écologique du bâti, de ces modes d’approvisionnement et de désapprovisionnement en énergie et en matière ne suffiront pas à faire la ville écologique.

Construire la ville en ce début de siècle signifie aussi accepter de nouvelles manières de réaliser la mobilité et d’agencer l’espace urbain. La transition écologique passe par une diversification de l’offre énergétique, mais aussi par la maîtrise de l’ensemble des consommations et tout particulièrement celles liées aux déplacements des citadins qui représentent un tiers de la facture. Les modes de réalisation de la mobilité fondés sur l’utilisation des énergies fossiles appartiendront bientôt au passé. Les voitures classiques seront bannies au profit de systèmes intégrant transports collectifs, mobilités douces et des moyens de transit personnel rapides, des véhicules électriques sans pilote, capables de transporter un ou plusieurs passagers à travers des réseaux intelligents. La voiture classique ne sera plus le spiritus rector de l’urbanisme. Les rues et les places pourront redevenir des lieux de rencontre investis par une pluralité d’usages. Science-fiction? La réalité des mutations urbaines va parfois plus vite que son anticipation, comme le montrent les nombreuses expériences européennes d’écoquartiers. Mais l’impératif écologique doit inévitablement intensifier la recherche de modèles de développement urbain régulant conjointement les flux de matière et d’énergie, l’habitat et les modes d’habiter, les déplacements, l’agencement des fonctions urbaines, les modes de croissance spatiale des villes et la qualité de leurs espaces publics.

L’impératif écologique offre une opportunité pour repenser l’aménagement urbain. Les nouveaux urbanistes savent que concevoir des quartiers et des villes plus économes en énergie et plus respectueux de l’environnement n’est pas seulement bon pour la planète. C’est également une excellente nouvelle pour la qualité de vie des citadins. Depuis quelques années, la qualification des espaces publics émerge comme un objectif majeur associé à des formes urbaines plus compactes et à la création de lieux accueillant une diversité d’ambiances et d’usages. La renaturation de la ville, l’art urbain, les scénographies nocturnes et de nouvelles conceptions du mobilier urbain investissent les places, les rues, les parcs et les jardins d’une ville de plus en plus créative. Embellissement des espaces publics, amélioration de l’accessibilité et nouvelles technologies fusionnent, constituant une alternative au couple que forment depuis plusieurs décennies l’hyper-commerce et l’automobile, produisant une «réalité urbaine augmentée» et offrant peut-être une nouvelle chance à une ville plus équitable.

Le nouvel urbanisme ne cherche pas seulement des réponses aux crises actuelles. Il cherche aussi des nouvelles manières de poser des questions, de réinterpréter la réalité, de s’interroger sur ce qui va advenir. A l’ère de l’écologie, à quels élargissements innovateurs du répertoire des outils de conception, de fabrication et de gestion de la ville la prise en compte de l’aspiration à la qualité urbaine nous oblige-t-elle? Comment toucher les sens, intensifier, embellir, enchanter, étonner par ce qu’offrent la ville et ses espaces communs? C’est à ces questions et à bien d’autres que tenteront de répondre 200 chercheurs et les représentants d’une trentaine d’instituts d’urbanisme réunis dans un colloque international qui aura lieu à l’Université de Lausanne du 5 au 7 juin*. Le cœur de la problématique en débat vise l’harmonisation des performances basées sur la production, la fourniture et la consommation d’énergie avec le respect de l’environnement et l’exercice du «droit à la ville».

Mais nous savons que les décisions relatives au développement urbain dépassent la raison technique des collèges d’experts. Elles sont d’essence politique. L’efficacité des politiques environnementales sera renforcée si nous parvenons à les intégrer dans des documents et des dispositifs d’aménagement urbain clairement orientés vers une exigence de qualité partagée des cadres de vie. *L’objectif est d’engager des changements économiques, technologiques, écologiques, etc. qui ne soient pas opposables à la qualité de vie des citadins. L’urbanisme devient ainsi une affaire de tous. De fait, l’ambition de la pensée urbanistique émergente ne se réalise ni dans une technocratie toujours prête à oublier la citoyenneté ni dans un projet urbain idéalisé et unique mais dans une gouvernance urbaine cherchant à produire la ville par un arbitrage démocratique des choix collectifs.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0a05...0#.UHLT0o7dN34

Quote:
OPINIONS Jeudi16 février 2012
La fin de l’éparpillement urbain? A nuancer

PAR M. SR
Peu à peu au cours du XXe siècle, on a cessé de construire dans les villes. Le retour, timide, à la densification s’observe depuis dix ans. Par Martin Schuler

La période d’avant 1919: le tissu urbain ancien
La Suisse du début du XXe siècle oppose la ville des constructions denses à la campagne à petits bâtiments comptant peu de logements, tels que les fermes ou les petites maisons ouvrières de Suisse orientale. Les villes moyennes, les bourgs historiques, les stations touristiques et les communes industrielles, notamment du Jura se distinguent par une présence plus forte d’habitations collectives.

La période 1919-1946: l’urbanisation de l’entre-deux-guerres
L’apport de nouvelles constructions s’est concentré spatialement sur les cinq grandes villes, largement dominées par la dynamique de Zurich, ainsi que sur le Plateau central (cantons d’Argovie et de Soleure) où s’est développé un tissu industriel diversifié. A part les villes de Genève et de Lausanne densément construites, où le secteur tertiaire régional et international a connu un fort essor, la construction de logements a souffert à cause de la stagnation économique. Le champ d’innovation architecturale de cette période s’est exprimé dans les quartiers nouveaux des villes, l’industrie moderne de l’époque a investi dans un rural dense et bien accessible.

La période 1947-1960: la suburbanisation
Cette période de forte croissance, d’exode rural et d’urbanisation a vu l’agrandissement des agglomérations. L’élément nouveau est l’extension des villes vers les zones suburbaines, où la construction de petits immeubles est devenue la caractéristique du processus. Les agglomérations de Genève et de Lausanne, tout comme celles de Neuchâtel ou Fribourg, sont restées plus circonscrites, tandis que Bâle et surtout Zurich ont connu une forte extension. La forte croissance démographique de cette période a été clairement concentrée sur l’urbain, des régions comme Fribourg ou le Gros-de-Vaud n’ont connu aucun développement.

La période 1961-1970: la forte dynamique urbaine
Cette période de croissance maximale a été marquée par la construction de nombreux et grands bâtiments. Le type de l’immeuble locatif a été dominant dans presque l’ensemble du pays: encore dans les villes, surtout dans les zones suburbaines en extension spatiales dans les régions industrielles du Jura, tout comme dans les stations touristiques en fort développement. Cette forme d’urbanisation a fait l’objet de critiques, pour des raisons de qualité des constructions, mais surtout à cause du changement très profond du paysage qu’elle entraînait. L’Exposition nationale de 1964 a joué un rôle important dans la transmission de cette vision critique de l’urbanisation.

La période 1971-1980: la rupture
Une période charnière de l’évolution économique et urbanistique du pays, caractérisée par le développement de modèles urbanistiques alternatifs (le fameux rapport CK73 [issu d’une Conférence fédérale de 1973], puis l’introduction de la Loi sur l’aménagement du territoire en 1979). La réalité économique oscillait entre la prolongation et l’expansion des tendances en cours et la réaction par rapport au choc pétrolier qui a conduit à la perte d’un quart des emplois industriels en quelques années. Prolongation du processus de suburbanisation avec l’achèvement de grands ensembles à Genève, Lausanne ou Berne, diffusion du modèle touristique dans un grand nombre de nouvelles stations en Valais et dans les Grisons notamment; rupture de la demande en logements dès 1974 et orientation vers le modèle de la villa. La crise (et la progression rapide du réseau autoroutier) ont réorienté l’urbanisation suisse vers un nouvel équilibre spatial.

La période 1981-1990: la périurbanisation et la force du périphérique
Jamais dans une période de croissance économique, la croissance urbaine n’est restée autant en retrait: trois quarts des nouveaux logements se sont construits dans des petites maisons, et essentiellement dans des larges zones périurbaines, bien visibles sur la carte par exemple dans les cantons de Fribourg, Bâle-Campagne ou en Argovie. Le Valais a pu poursuivre sa croissance dans la plaine et dans les stations touristiques, mais en renonçant aux grands gabarits. Une période ruralisante dans les esprits, dans la politique et dans les options urbanistiques prises.

La période 1991-2000: la période de métropolisation
Les deux cartes des années 1980 et 1990 se ressemblent assez fortement, puisque la construction de petites unités d’habitation reste dominante. Les différences entre les deux cartes sont perceptibles dans la croissance urbaine du Grand Zurich qui s’étend dorénavant vers la Suisse centrale.

La période 2001-2010: le renouveau urbain?
Depuis l’an 2000, une nouvelle couche de développement urbain s’est construite sur les sept anciennes. Celle-ci a dû répondre à une croissance démographique forte, à des exigences urbanistiques en faveur d’une densification accrue des villes et d’un frein à l’étalement urbain. Le résultat global laisse perplexe. La densification urbaine est perceptible, mais surtout en ville de Zurich, puis dans les régions métropolitaines. La périurbanisation se réduit quelque peu en faveur de nouvelles constructions dans les communes suburbaines, mais elle reste un élément dominant dans les cantons moins urbanisés. La densification du construit touche les stations touristiques les plus demandées; ailleurs, le processus ralentit légèrement.

Peut-on peut donc parler d’une réorientation de l’urbanisme? Oui, si l’on considère l’importance de la croissance des deux métropoles lémanique et zurichoise. Oui, si le lancement des constructions dans les villes est considéré. Non, si on constate que l’extension urbaine continue, malgré un léger ralentissement. Et oui, finalement, si on se rend compte que les régions en dehors des métropoles accusent à nouveau un retard économique, tant quantitatif, tant en ce qui concerne la spécialisation du travail. Mais il s’agit in fine bien plus d’un développement métropolitain étalé spatialement que d’un retour à la ville dense.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a20f...r#.UHLUwY7dN35

Quote:
URBANISME Mercredi5 septembre 2012
«Créer une alternative à la villa individuelle pour densifier le tissu urbain»
Géraldine Schonenberg
«L’idée est de pouvoir répondre à l’évolution socio-économqiue des ménages, en offrant une plus grande modularité des logements et une évolutivité accrue à l’intérieur des logements»

Le Temps: Où en est le projet Swisswoodhouse?
Emmanuel Rey:
Après la phase de recherche et développement, la demande de permis de construire pour la réalisation du premier bâtiment, à valeur de prototype, a été déposée cet été dans une commune lucernoise. La configuration projetée est un bâtiment de trois étages avec attique, totalisant 16 logements de typologies diverses. La mise en service de ce premier édifice devrait intervenir en principe en 2013.

– Comment en êtes-vous arrivés à adapter le concept de l’habitat modulaire au logement collectif?
– Disposant d’une longue expérience dans la construction modulaire en bois, notamment dans le domaine des écoles et de la maison individuelle (lire plus haut, ndlr), nous avons travaillé au développement d’un projet permettant de concilier la densification urbaine, la construction écologique, l’adaptabilité des logements et la qualité de vie.

Notre réflexion a notamment porté sur la définition de l’échelle adéquate pour les bâtiments de logement, en tentant de créer une alternative à la villa individuelle pour densifier le tissu urbain ou suburbain, tout en évitant le risque d’anonymat que peuvent présenter certains grands ensembles. Il en résulte un immeuble modulaire de trois à quatre étages, avec deux ou trois appartements par étage, et qui offre des espaces de rencontre.

– En quoi ce type de logement est-il évolutif?
– L’idée est de pouvoir répondre à l’évolution socio-économique des ménages, en offrant une plus grande modularité des logements et une évolutivité accrue à l’intérieur des appartements. Cette volonté d’augmenter les possibilités d’adaptabilité et d’individualisation du logement se retrouve au cœur du projet Swisswoodhouse. Le concept de base repose en effet sur un module de 22 m2 préfabriqué en bois, qui peut être affecté à divers types d’espaces tels que hall, cuisine et coin repas, salle à manger familiale, living, chambre avec sanitaire, chambre avec dressing, bureau, espace de jeux, loggia, etc. Sur la base de ce «catalogue», les usagers conçoivent le plan de leur futur appartement, en agrégeant le nombre de modules désirés. Dans le futur, il sera possible ainsi de modifier certains éléments intérieurs de manière plus aisée que dans une construction traditionnelle.

– Au niveau de la fabrication, en garantissez-vous l’écocompatibilité?
– Absolument. La construction en bois repose sur une ressource naturelle locale et renouvelable et se révèle en outre particulièrement rapide, la préfabrication permettant de réaliser la majeure partie des travaux dans un milieu protégé des variations climatiques auxquelles est soumis un chantier traditionnel.

– Avec quels matériaux travaillez-vous?
– La majeure partie de la construction repose sur l’utilisation de bois indigène, à l’exception d’éléments préfabriqués en béton pour l’épine dorsale regroupant les gaines techniques au centre du bâtiment et pour la couche supérieure des planchers (masse nécessaire au niveau acoustique).

– Atteignez-vous la norme *Minergie-P?
– Le projet s’est attaché à intégrer des aspects de haute qualité environnementale, grâce notamment à un standard énergétique élevé, équivalent à Minergie-P-ECO, à l’intégration d’énergies renouvelables (pompe à chaleur sur sondes géothermiques, panneaux photovoltaïques et capteurs solaires thermiques) et à la valorisation du bois indigène pour la construction. Le projet est en particulier compatible avec les objectifs de la société à 2000 watts (soit environ un tiers de la consommation moyenne actuelle).

– Comment pouvez-vous anticiper l’équilibre architectonique final en fonction des demandes diverses des propriétaires?
– Le concept du bâtiment, en particulier au niveau de sa structure, de ses façades et des ouvertures à choix, a été développé de sorte que l’expression architecturale de l’ensemble garde sa cohérence malgré les variations d’un appartement à l’autre.

– Pensez-vous que les habitats modulaires seront les logements de demain?
– S ’inscrivant dans une perspective à long terme, les réflexions sur le bâti ne peuvent plus faire l’impasse sur certaines évolutions démographiques déjà en cours, induites notamment par la mutation de la structure familiale et l’émergence d’une société de longue vie.

Les projections statistiques révèlent par exemple qu’en 2030, la part des ménages de plus de deux personnes ne sera plus que de 24% en Suisse. La majorité des ménages sera alors composée soit d’une personne seule (41%), soit de deux personnes (35%). Ces changements induisent de réels questionnements par rapport au parc immobilier existant, qu’il s’agira de transformer ou de remplacer. Dans ce contexte d’évolution continue des besoins, la demande de constructions modulaires va sans doute augmenter dans les années à venir.

Il peut sembler illusoire de vouloir réagir à la complexité des enjeux inhérents à la problématique du logement avec une seule et unique réponse. Néanmoins, dans la perspective d’une certaine inadéquation du parc immobilier existant aux besoins futurs et de la nécessité de développer des solutions à la durabilité accrue, les réflexions en termes de modularité et d’adaptabilité vont rencontrer un écho grandissant.

– Y a-t-il déjà une forte demande de la part des particuliers?
– Le projet suscite beaucoup d’intérêt de la part d’investisseurs souhaitant construire un immeuble entier (en location ou PPE), de particuliers intéressés par le concept ou encore de coopératives d’habitation en quête de nouvelles visions.

– Ce projet rentre-t-il dans les critères de l’écoquartier?
– Swisswoodhouse s’y inscrit pleinement tant par son échelle et sa philosophie que par sa flexibilité, son potentiel de mixité intergénérationnelle et ses performances environnementales. Le «catalogue» des modules permet aussi de créer des espaces communs et le toit peut être entièrement aménagé en terrasses propices aux réunions entre voisins, si tous les acquéreurs le souhaitent.

– Ce type d’habitat est-il meilleur marché qu’un logement traditionnel?
– Il ne s’agit pas ici de viser le segment du logement le moins cher possible. Notre projet a l’ambition d’atteindre une modularité fonctionnelle et un standard environnemental en avance sur son temps avec un coût de réalisation réaliste et abordable aujourd’hui.

Propos recueillis par G. S.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/41e7...2#.UHLWOY7dN34


Quote:
OPINIONS Jeudi22 septembre 2011
Comme Peter Pan, la Suisse refuse de voir ses villes grandir
Richard Quincerot
Grandir sans grandir, se développer sans s’étendre, renforcer les villes sans empiéter sur les campagnes: voilà le mot d’ordre dit de la «ville compacte» qui commande aujourd’hui l’aménagement du territoire en Suisse, à tous les échelons des responsabilités publiques. Cette consigne n’est pas durable. Par Richard Quincerot, urbaniste


Il y a 30 ans, Genève décidait qu’il fallait désormais «construire la ville en ville». Le slogan marquait un changement de cap fondamental de l’urbanisme genevois qui, après deux décennies de croissance accélérée, décidait de bloquer la consommation de sol agricole et de contenir le développement dans les secteurs déjà bâtis.

La nouvelle politique eut un résultat rapide: le rythme de construction de logements fut divisé par trois, passant de plus de 6000 logements en 1978 à moins de 2000 logements par an les trois décennies suivantes. La croissance ne s’est pas arrêtée pour autant et Genève s’est installée dans un double malaise structurel: d’une part, une crise aiguë du logement, qui n’a été que temporairement masquée par la récession des années 90; d’autre part, une exportation de l’immobilier résidentiel hors du canton, les ménages cherchant dans le canton de Vaud et en France les logements abordables qu’ils ne trouvent plus à Genève – des logements de plus en plus éloignés de leur lieu de travail, avec pour conséquences une explosion de la mobilité, une saturation des réseaux de transport, des impacts croissants sur la pollution et le bruit, une surconsommation de sol périurbain dans des communes submergées par la vague d’urbanisation genevoise, etc.

Dans cette trajectoire, Genève a été à l’avant-garde de la Suisse – comme elle le fut dans les années 60 pour la construction des «cités nouvelles». Aujourd’hui donnée au nom du développement durable, la consigne d’urbaniser vers l’intérieur («nach innen») est générale dans tout le pays. La doctrine de la «ville compacte» – densifier les villes pour préserver les campagnes – est présentée comme un moyen de lutter contre une série de tendances néfastes: l’étalement urbain, le mitage des paysages, le grignotage des terres agricoles, la dépendance automobile, la croissance de la mobilité, le coût des infrastructures, la dégradation de l’environnement, le réchauffement climatique, l’insécurité alimentaire, l’individualisme, l’identité nationale, etc. En pratique, sa mise en œuvre se traduit par une politique de peuplement, incitative dans les villes et malthusienne dans les campagnes. Comme chez Malthus, elle trouve sa justification de base dans le caractère non extensible du sol (bien «non renouvelable»): tout pays étant supposé avoir un besoin vital d’espaces libres (nourriture, biodiversité, paysages) et la Suisse étant par nature un petit pays (une taille critique constamment rappelée), il faudrait impérativement empêcher les villes d’envahir le territoire (une étrange menace, sachant qu’elles n’occupent que 7% du territoire national).

Cette doctrine témoigne d’une forte ambivalence à l’égard de la croissance – de l’idée que la Suisse puisse grandir. D’une part, le développement est incontestablement souhaitable: c’est la condition du niveau de vie élevé qui fait la fierté de la Suisse. Mais d’autre part, il est nuisible, perçu comme destructeur des territoires ruraux et naturels fondateurs de la qualité de la vie, de l’attractivité et de l’identité du pays. D’où la solution préconisée, présentée comme le seul choix possible, qui traite le développement comme un mal nécessaire: on accepte la croissance (puisqu’il en faut), mais en l’entassant dans des périmètres aussi limités et aussi denses que possible, sans empiéter sur les paysages. Autrement dit, avoir le beurre (le développement) et l’argent du beurre (un territoire préservé); ou encore, comme Peter Pan, jouir de la vie en refusant de grandir, profiter d’un destin métropolitain en restant à jamais une campagne.

Le «petit garçon qui refusait d’être adulte» vivait toute sorte d’aventures dans un «Pays de l’Imaginaire». De même, la politique de la «ville compacte» s’adresse à une Suisse imaginaire, très différente de la Suisse réelle, ce que ses promoteurs sont les premiers à constater. Elle n’a pas mis fin à l’étalement urbain: selon les autorités fédérales, la consommation de sol agricole par l’urbanisation se poursuit au rythme (supposé effréné) de 1 m2 par seconde (sur ce fantasme, voir Joëlle Salomon-Cavin et Pierre-Alain Pavillon, L’urbanisation: ennemie ou alliée du paysage suisse? espacestemps.net, 17.12.2009). Elle n’a pas diminué la dépendance automobile: au contraire, en 2010, le taux de motorisation du pays a dépassé le seuil d’une voiture pour deux habitants. Elle n’a pas freiné la croissance de la mobilité: la pénurie de logements pousse les ménages à habiter de plus en plus loin de leurs emplois, ce qui allonge leurs trajets, surcharge tous les réseaux de transport et aggrave les impacts sur l’environnement. Elle n’a pas préservé la qualité de la vie: la crise du logement, maximale dans les agglomérations où résident les trois quarts de la population, fait perdre des places à Zurich et Genève dans les classements internationaux. Et après avoir épuisé les programmes volontaristes des années 2000, les grandes villes voient baisser leur rythme de construction de logements, alors que l’immobilier résidentiel explose dans les communes de moins de 10 000 habitants.

La politique de la «ville compacte» est en crise: elle produit des effets qui contredisent les objectifs qui la fondent. Il est temps d’en changer, d’accepter que la Suisse grandisse et de faire face aux défis que va impliquer, très vite, la gestion d’un territoire hautement sophistiqué: avec un réseau de villes à rééquilibrer en permanence, des besoins en logements à satisfaire et des coûts de fonctionnement élevés qu’il faudra continuer de couvrir, malgré leur hausse programmée (transport, énergie).
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/89f3...0#.UHLa6I7dN34

Quote:
ARCHITECTURE Mercredi1 février 2012
En Suisse romande, l’idée de la hauteur mûrit
Lorette Coen
Trois projets de tours fortement débattus se profilent en Suisse


Zurich, avant toutes les autres, a repensé son urbanisme, ses méthodes et renversé bien des interdits, ouvrant la voie au regain de la construction dans les villes suisses restées si longtemps figées. Dès 2001, elle s’est donné des directives sur les tours. Sous la pression de la nécessité urbaine, le tabou de la hauteur se fissure et le succès de la Prime Tower y contribuera sans doute. L’heure est à la densification, investisseurs et promoteurs sont prêts à se lancer et les moyens ne manquent pas.

Prise comme baromètre, Zurich confirme d’ailleurs qu’en Suisse le secteur de la construction ne chôme pas. Swiss Prime Site, le groupe propriétaire de la Prime Tower, figure parmi les premiers protagonistes de ce boom. Principal investisseur immobilier du pays, il possède un portefeuille qui comprend surtout des bâtiments commerciaux excellemment situés à Zurich (Jelmoli, Sihlcity), à Genève (place du Molard, la Praille), à Bâle (Messeturm), à Lucerne et dans nombre d’autres villes. Fier de sa tour, il en projette ailleurs et regarde vers la Suisse romande. Et il n’est pas seul à s’intéresser à l’essor actuellement constaté dans l’Arc lémanique, chantier de vastes projets d’aménagement territoriaux.

De Genève à Lausanne
Or ici aussi, les résistances vacillent puisque l’option de construire en hauteur – longtemps exclue – est désormais sérieusement retenue. Trois cas retiennent l’attention. A Genève, des tours sont envisagées dans le périmètre Praille-Acacias-Vernets, là où la ville tient de belles possibilités de se densifier et de s’agrandir. Mais l’annonce de neuf tours, dont l’une de 175 mètres, formulée de manière hâtive et imprudente, a soulevé des vagues d’indignation. La situation se précisera bientôt puisque le premier concours du projet PAV, qui porte sur la construction d’immeubles dévolus au logement d’utilité publique, rue de la Marbrerie, non loin du Rondeau de Carouge, sera jugé en février prochain. Les architectes ont eu toute liberté de proposer des bâtiments en hauteur.

A Lausanne, la Tour Taoua, qui devait renforcer la mise en valeur du site de Beaulieu, suscite des remous politiques profonds. Le projet du bureau Pont12, lauréat du concours pour le Centre de congrès et d’exposition, prévoit un immeuble de 80 mètres de haut comportant 25 étages. La réalisation de ce nouvel équipement à vocation mixte (logements, hôtels, activités diverses) semblait progresser, en dépit de l’hostilité de nombreux voisins, des défenseurs du patrimoine, des Verts et d’une partie de la gauche. Mais de nouvelles exigences – une moitié des surfaces réservées à la location – ont été adressées au promoteur. En attendant, le projet a été retiré; l’avenir de cette tour, voulue en principe par la Ville, semble désormais plus aléatoire.

Débattu depuis une vingtaine d’années, annoncé plusieurs fois puis remisé, celui d’un nouveau centre urbain articulé autour d’une tour de près de 140 mètres de haut, dans le quartier des Cèdres, à Chavannes-près-Renens, a été récemment remis à l’ordre du jour. Située entre la ligne de métro M1 et l’autoroute de contournement sud de Lausanne, cette tour marquerait avec emphase l’entrée dans un Ouest lausannois nouvellement urbanisé. Pour l’heure, elle échauffe surtout les esprits. Pourtant, dans les trois cas, les débats prouvent que l’idée mûrit.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/97d4...0#.UHLZT47dN34
__________________
General Electric on Panoramio

Last edited by General Electric; October 8th, 2012 at 03:54 PM.
General Electric no está en línea   Reply With Quote
Old October 10th, 2012, 07:28 PM   #80
General Electric
Registered User
 
General Electric's Avatar
 
Join Date: Sep 2010
Location: Lausanne
Posts: 3,641
Likes (Received): 130

Vaud2030: l'agriculture de demain sur Vaud

Quote:
UNE PLATE-FORME POUR PENSER L’AGRICULTURE DE DEMAIN

Nelly Niwa, doctorante à l’UNIL, s’est penchée sur l’avenir de l’agriculture dans le cadre du projet Vaud2030

«Je pense qu’il faut faire des choix en matière d’agriculture. Soit on est d’accord de payer davantage pour produire local, soit on ne l’est pas, et il faut adopter des stratégies en conséquence.» Assistante doctorante à l’institut de géographie et de durabilité de l’Université de Lausanne et architecte urbaniste, Nelly Niwa s’intéresse à la gestion de l’espace agricole dans le cadre du projet Vaud2030.

Elle a monté un groupe de travail réunissant des acteurs des milieux agronomes, urbanistiques et économiques. Dont les associations agricoles Prométerre et Agridea. «Nous voulions accompagner cette réflexion et y apporter nos compétences», explique Joseph Mastrullo de Prométerre. David Bourdin, d’Agridea, souligne que «l’agriculture touche tous les consommateurs. Il faut essayer d’anticiper.» Après un état des lieux du monde agricole vaudois, le groupe a élaboré quatre scénarios futuristes, postulant pour une agriculture libéralisée, un soutien à l’économie vaudoise, un canton autosuffisant ou le statu quo. «Nous n’avons pas la prétention de prédire l’avenir, mais la réalité se trouve peut-être quelque part entre ces propositions», précise Nelly Niwa.

Les agriculteurs ont accueilli l’initiative avec méfiance. «Votre projet, c’est du pelletage de nuages», a-t-elle entendu. Après avoir écarté les appréhensions, elle a pu récolter le témoignage de cinq professionnels qui ont développé une alternative à leur métier de base. Elle en a fait un film.

Ce travail est à voir sous forme d’exposition virtuelle sur internet. Il permet à l’internaute de voter pour l’agriculture qu’il aimerait avoir d’ici vingt ans.
http://www.vaud2030.ch/
http://journal.24heures.ch/zoneabonnes
__________________
General Electric on Panoramio
General Electric no está en línea   Reply With Quote


Reply

Tags
développement, lausanne

Thread Tools
Rate This Thread
Rate This Thread:

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off



All times are GMT +2. The time now is 04:36 AM.


Powered by vBulletin® Version 3.8.8 Beta 1
Copyright ©2000 - 2014, vBulletin Solutions, Inc.
Feedback Buttons provided by Advanced Post Thanks / Like v3.2.5 (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2014 DragonByte Technologies Ltd.

vBulletin Optimisation provided by vB Optimise (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2014 DragonByte Technologies Ltd.

SkyscraperCity ☆ In Urbanity We trust ☆ about us | privacy policy | DMCA policy

Hosted by Blacksun, dedicated to this site too!
Forum server management by DaiTengu