daily menu » rate the banner | guess the city | one on oneforums map | privacy policy (aug.2, 2013) | DMCA policy | flipboard magazine

Go Back   SkyscraperCity > Continental Forums > Africa > North Africa > Maroc > Other Discussions > Polling Station



View Poll Results: Should Spain say sorry?
Yes 32 40.00%
No 48 60.00%
Voters: 80. You may not vote on this poll

Reply

 
Thread Tools
Old April 27th, 2007, 12:53 AM   #1
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0

Morisco genocide (1609 - 2009)

La déportation des Morisques, un génocide oublié

La déportation des Morisques, un génocide oublié
Les racines de l’exclusion

En 1492, avec la chute du dernier Royaume musulman de Abou Abdillah, les Rois-catholiques optent pour l'évangélisation des musulmans. En 1525, Charles Quint prescrit à tous les Morisques de se convertir. En 1605, la décision définitive de déporter tous les Morisques est prise par le Conseil d'État. Ce fut la fin de l’Islam espagnol.




• Le roi Ferdinand et Isabelle la Catholique.

L'histoire commence avec la mort de Wittiza, roi wisigoth de la péninsule ibérique qui s'était allié aux juifs pour combattre le catholicisme encore balbutiant dans ces contrées.
En 709, Wittiza est tué par un autre Wisigoth, Rodrigue, qui est proclamé Roi. Rodrigue est, pour sa part, un chrétien catholique de fraîche date qui s'attaque d'emblée aux juifs et aux ariens (des chrétiens qui rejettent la Trinité). Excédés par les exactions, les juifs durent rechercher des alliances pour mettre fin au règne de Rodrigue.
Aidés par les fils de Wittiza qui s’étaient repliés à Tanger après la mort de leur père, les juifs parviennent à convaincre Tarik de traverser le Détroit pour leur apporter un soutien. L'objectif immédiat est de se débarrasser de Rodrigue.
Tarik débarque en 711 à Gibraltar à la tête de 5.000 hommes, berbères et arabes selon certains, moins de mille, musulmans ou ariens, pour d'autres. La conquête fut facile, les ariens proches de Wittiza et les juifs avaient balisé le terrain de la conquête, permettant une avancée foudroyante des troupes venues de la rive sud de la Méditerranée. Rodrigue est tué. Un pouvoir musulman prend place.



• Juan Pareja, majordome morisque du peintre Velasquez .

La péninsule ibérique avait, en cette période, trois principales composantes religieuses: les juifs, les chrétiens et les ariens. S'y s'ajoute l'Islam, porté par des Arabes mais aussi, et surtout, par des Berbères, anciens juifs ou ariens. Des musulmans, peu nombreux en sommes, sont donc à la base de l'islamisation de cette partie de l'Europe.
À cette islamisation adhèrent les premiers Européens, des ariens wisigoths, qui seront suivis par des chrétiens, le brassage aidant. Ce sont les descendants de ce brassage, sujets d'un Roi, qui seront expulsés de la péninsule en 1609. Ce fut un génocide.

Les croisades

Le monde catholique a imposé la croisade. En fait il y eut deux sortes de croisades. L'une, qui eut plusieurs vagues, dont l'objectif était Jérusalem; c'est celle d'Orient qui débuta vers le XI ème siècle et cessa au XIII° siècle.
L'autre, moins connue, imperceptible, mais efficace, c'est celle de l’Occident. Elle débuta au XI ème siècle avec pour objectif la “reconquista”. Elle s'est complue dans l'inquisition née au XIII° siècle, ce tribunal ecclésiastique qui perdura dans la péninsule jusqu'en 1808.
Cette croisade devait “dé-judaïser” et “dés-islamiser” la péninsule ibérique. Pour la “dé-judaïsation”, ce sera fait en 1492 avec Isabelle la Catholique avec un édit qui accorda quatre mois aux juifs pour se convertir ou quitter la péninsule sous peine de mort. Des milliers d'entre eux quittèrent la péninsule. Ils sont les aïeux des juifs d'Europe.
Certains aussi, 30.000 au moins, s'installèrent au Maghreb, dont 70 à 80% au Maroc. Leurs noms témoignent de leur origine. Ils s'appellent: Koria, Ovadia, Toledano, Moreno, Berdugo...
Pour la “désislamisation", dès 1492, avec la chute du dernier royaume musulman de Abou Abdillah, les Rois-catholiques optent pour l'évangélisation des musulmans.
À partir de ce moment, sur la péninsule, il y eut deux catégories de catholiques: Les vieux-chrétiens qui se prévalent d'un sang pur, les nouveaux-chrétiens, les juifs ou musulmans convertis.
Ils seront appelés marranes pour les premiers et morisques pour les seconds; termes péjoratifs, suspects qu'étaient les marranes et les morisques de continuer à pratiquer leur religion d'origine mais en cachette. S'il y eut des conversions loyales et nombreuses au catholicisme, les faits retiennent qu'effectivement, nombre de morisques continuaient à pratiquer l'Islam, tout en participant, plus ou moins sincèrement, au culte catholique: Ils jeûnaient pendant le Ramadan, et pratiquaient le sacrifice de l'Aïd Al Adha... mais se rendaient aussi à
l'église.
Pouvait-il en être autrement? On ne change pas de religion du jour au lendemain aussi facilement.

Les Morisques

Passibles des tribunaux de l'Inquisition, soumis à une inégalité fiscale, brimés et dépouillés, les morisques se révoltent et se soulèvent contre l'injustice. Une première révolte à Grenade en 1499, durement réprimée, impose déjà aux mudéjars grenadins : :musulmans vivant sous un pouvoir chrétien -, de se convertir ou de s'expatrier à Valence.
En 1525, par décret, Charles Quint prescrit à tous les musulmans de se convertir. Ils avaient donc obligation de faire baptiser leurs enfants, d'observer la foi et de convertir leurs mosquées en églises. Les révoltes sont réduites par la violence. Sous le règne de Philippe II, une série de révisions foncières qui les lèsent, en plus de l'interdiction de l'utilisation de l'arabe, la destruction des textes arabes et le changement vestimentaires requis, débouchent, en 1568, sur la guerre d'Alpujaras, montagnes où se réfugient des morisques révoltés.
Cette insurrection réprimée durement dans le sang prit fin en 1571. Les morisques seront, une nouvelle fois, déplacés. Le soulèvement de 1568 consomme en quelque sorte le divorce entre les monarques catholiques et les morisques.
A partir de ce moment, réellement chrétiens ou non, accusés d'hérésie et de concussions avec l'empire ottoman ou, plus tard, de collaboration avec la France d'Henri IV, le sort des morisques est scellé : Ils seront déportés.
En attendant, il fallait préparer le terrain.

L’Inquisition

Dès 1582, Francisco de Sandoval Y Rosa, marquis Denia, futur Duc de Lerma, se charge de cette préparation.
Les morisques du royaume de Valence, préoccupés par leurs problèmes traditionnels : l'Inquisition, le prédicateur et les seigneurs censiers, ne pouvaient deviner que leur sort était désormais un jouet entre les mains du Duc de Lerma.
La mort de Philippe II en 1595, qui fut d'une extrême prudence dans ses décisions, permet à ce duc de mettre en place tous ses pions, à commencer par le nouveau monarque.
En 1605, la décision définitive de déporter tous les morisques est prise par le Conseil d'État.
Les derniers préparatifs se font en secret car il fallait réunir d'importantes forces terrestres et navales, le but de l'opération ne devant être divulgué qu'au dernier moment par le chef du dispositif militaire. La date est fixée à l'automne 1609.
L'on commence par le recensement discret des foyers morisques pour identifier les morisques avec exactitude pour ne pas les confondre avec les foyers de vieux-chrétiens.
Les troupes commencent à rejoindre leurs cantonnements près des lieux où résident les morisques.
Le Vatican est contre la déportation mais le pouvoir religieux dans la péninsule est puissant. Ce pouvoir opte pour la déportation, persuadé qu'il était par le duc de Lerma.
Les garnisons sont mises en état d'alerte au début de 1609. Une flotte de soixante-deux galères et quatorze galions avec 7.000 marins est consignée. Des vétérans de l'armée de Flandre sont mis directement à la disposition du Vice-Roi de Valence.
Le 4 août 1609, Philippe III signe les ordres de déportation, confiés au chef de la milice Augustin Mexia, et destinés au chef des opérations militaires, Miranda.
Le 20 août, Mexia constate que le doute s'installe chez les morisques de Valence qui soupçonnent une anormale mobilisation de troupes venues des quatre coins de la péninsule. Il faut faire vite.
Le 17 septembre 1609, les galères du marquis de Santa Cruz se portent à Denia.
Le 22 septembre 1609, l'édit d'expulsion est promulgué et crié dans les rues de Valence et sa région. C'est l'explosion de joie chez les vieux-chrétiens. Le malheur s'abat sur les morisques.

La déportation

Cet édit précise : “ Dans les 3 jours de la publication de cet édit, tous les morisques de ce Royaume (Valence) hommes, femmes et enfants, devront quitter leurs maisons et leurs villages et aller s'embarquer à l'endroit qui leur sera indiqué par ordre du commissaire chargé de cette affaire. Chacun pourra emporter la part de ses biens meubles qu'il pourra porter sur sa personne et devra s'embarquer sur les galères et les navires qui sont préparés pour les transporter en Berbérie où ils seront débarqués. "
Pour calmer les esprits, l'édit garantit qu'il ne sera fait aucun mal et proposait même un débarquement en France ou en Italie. Les femmes morisques mariées aux vieux-chrétiens pouvaient rester mais pas les hommes morisques ayant une épouse vieux-chrétiens. Ils devraient partir seuls sans les enfants. Les enfants de moins de quatre ans pourront rester si leurs parents morisques acceptent. L'immense machine militaire se met en marche. Les galères de la marine militaire ne suffisent pas, il est fait appel aux transporteurs privés et, comble de malheurs, ce sont les morisques qui payeront la traversée.
Les transporteurs privés se multiplient et les allers-retours devinrent rapides et plus fréquents car il était plus rentable de débarquer les morisques en mer. Certains, débarqués sur des parties de la rive africaine de la Méditerranée, furent la proie des autochtones : tués, volés, réduits à la mendicité. Ils étaient soupçonnés de vouloir occuper le pays et le doute subsistait quant à leur réelle religion.
Les conditions de déportations devenaient de plus en plus difficiles, plus dures, totalement inhumaines, d'où des révoltes et des tentatives de résistance vite réprimées par l'armada militaire réunie.
Un autre édit d'expulsion sera promulgué le 9 décembre 1609. Il décide de la déportation des morisques de Murcia, Grenade, Jaen, Cordoue et Séville, ainsi que d'une seule bourgade de l'Extremadura et du Leon : la bourgade d'Hornachos, exclusivement peuplée d'une importante communauté morisque constituée en une sorte de République.
C'est elle qui peuplera Rabat et maintiendra intact son style de vie. D'autres édits, jusqu'en 1613, seront pris lorsqu'on dénichera quelques lots de morisques oubliés dans l'arrière pays.
La description de la déportation des morisques de Valence donne une idée approximative de l'ensemble de l'opération. Il est dit que le transfert des populations morisques de l'intérieur se faisait évidemment à pied, dans des conditions tellement effroyables et que la majorité des déportés mourut.
Fray Jaime Bleda, inquisiteur conseiller du duc de Lerma dans la préparation et l'exécution de l'expulsion, était parfaitement informé. Parce qu'il y prit une part essentielle, il fut le témoin oculaire des déportations du Royaume de Valence. Voici ses conclusions :
“Ainsi, il est certain que des milliers de morisques qui quittèrent ce Royaume de Valence, même pas le quart survécut. Nombreux périrent en mer noyés, jetés par-dessus bord par les patrons des bateaux qui les volaient. D'autres naufragèrent sans pouvoir atteindre les plages de la Berbérie. Les Arabes en tuèrent un nombre infini. La plupart moururent de faim, de soif, de froid et d'affliction après leur arrivée en Afrique, où ils se voyaient exilés d'un paradis terrestre dans les sables, la sécheresse et la chaleur ardente de ces contrées, et aux mains de cette gent si féroce, inhumaine et barbare. C'eût été encore mieux pour l'Espagne, si tous avaient péri.''

Berbérie

Il s'agit de la première déportation humaine d'un système politique et d'un pouvoir organisés en Etat.. La seule aussi où l'on constate qu'une autorité étatique déporte en dehors de son cercle de souveraineté et d'influence des personnes qui relèvent directement de cette autorité. L'estimation des déportés varie entre 500.000 et 1.000.000 de personnes, voire plus. Plusieurs trouvèrent refuge en France, en Italie, au Maghreb et en Turquie, principalement. Mais nombreux furent ceux qui n'arrivèrent nulle part, voués dès le départ à une mort certaine : L'Etat organisateur de cette déportation n'avait-il pas estimé les pertes acceptables à 75% ?
Les morisques furent déportés mais aussi dépossédés de leurs biens qui revinrent à la Couronne, à ceux qui ont organisé la déportation tel que le Duc de Lerma dont la fortune personnelle dépassa les moyens financiers du Trésor Public. Ces biens revinrent aussi à l'inquisition pour une large part.
La corruption et l'inefficacité dominaient trop l'administration locale sous Philippe III pour que cette déportation soit réalisable en totalité. De nombreux morisques, heureusement pour eux, passèrent à travers le filet qui leur fut tendu, d'autres revinrent plus tard d'Afrique ou de France, d'autres surent encore acheter leur immunité.
Les morisques de Hornachos, méthodiques et gérant leurs malheurs, sont arrivés, par bateaux affrétés par eux, dans un premier temps à Salé. Considérés comme de curieux musulmans avec des mœurs particulières, ils durent opter pour une installation dans la ville jumelle de Salé, Rabat, dite Salé le neuf.
Ils ont perpétué leur mode de vie, de gestion et d'organisation, basé sur la solidarité et l'espoir du retour avec le rejet de tout ce qui n'est pas de leur essence. Repliés sur eux-mêmes, il vécurent jusqu'à l'indépendance en 1956 avec ce modèle social dont l'érosion avait débuté avec l'institution de Rabat comme capitale du Royaume par le Maréchal Lyautey en 1912.

Survivances

Ils portent tous un nom andalou à consonance ibérique: Moréno, Palimano, Trédano, Mouline, Ronda, Roudies (Rodriguez), Barco, Bargach pour Vargas, Caracso pour Carasco, Cérone, Toledano, Dinia, Koria, Frej, Farchado, Piro, Fennich, Balafrej…
Ils sont toujours fiers de leurs noms.
D'autres morisques, les Molato, les Torres, Médina... ont élu domicile à Tétouan, autre ville morisque du Maroc où, là aussi, ils perpétuent toujours le souvenir de leurs ancêtres par la culture, l'érudition et la musique dite andalouse.
A Fès, les nouveaux arrivants en ce début du 17°siècle sont joints aux premiers migrants andalous qui quittèrent l'Andalousie déjà dès les premières victoires de la “reconquista " au XIII° siècle n'acceptant pas de vivre comme mudéjars dans leur ancienne patrie.
Ces descendants de morisques perpétuent, pour l'Histoire, le souvenir de ceux pour lesquels le Cardinal Richelieu affirmait, dans ses mémoires, que « les commissaires de la déportation faisaient payer aux morisques lors de leurs déplacements forcés, l'eau des ruisseaux et l'ombre des arbres», et dont Ulysse Robert disait, dans son ouvrage les signes d'infamie au moyen-âge édité à Paris en 1891, que « les morisques reçurent, lors du règne de Jeanne la Folle, l'ordre de porter des croissants de lune en tissu bleu sur leurs chapeaux, croissant de lune de la taille d'une demi-orange.»
L'histoire de l'Islam dans cette partie de l'Europe commence avec Wittiza. Et donc, en définitif, quels destins pour les descendants des nombreux fils de Wittiza, des ariens, qui ont tout fait pour que Tarik prenne pied sur la péninsule.
Leurs descendants furent-ils vieux-chrétiens ou nouveaux-chrétiens?
Où sont-ils? A Rabat? A Alméria ou Barcelone, ayant échappé à une funeste fatalité ? Dans la région de Mâcon en France grâce à Henri IV l'humaniste? Ou bien le transporteur privé les a-t-il jetés en mer?… Chacun dans ses certitudes, pourra-t-il donner sa réponse?
Déjà, dès la disparition de Paul V, pontife qui régnait lors de la déportation, l'édit de 1609 commença à peser comme une grande dalle sur la conscience de la population de la péninsule et l'on a considéré comme injuste et inutile la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants.
Cette déportation scella le déclin de l’Espagne, alors forte, riche et conquérante : Les artisans de cette puissance avait disparu.

Youssef Elidrissi
Medy15 no está en línea   Reply With Quote

Sponsored Links
 
Old April 27th, 2007, 12:55 AM   #2
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0

http://andalus.blogspirit.com/archiv...de-oublie.html
Medy15 no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 12:57 AM   #3
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0

Spain, the first racist state:

http://www.monde-diplomatique.fr/1997/03/DE_ZAYAS/8003
Medy15 no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 01:00 AM   #4
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0

In October 2006, the Andalusian Parliament asked the three parliamentary groups that form the majority to support an amendment that would grant Morisco descendants facilities in access to Spanish citizenship. The proposal was originally made by IULV-CA, the Andalusian branch of the United Left. Spanish Civil Code Art. 22.1, in its current form, provides facilities to nationals of several countries historically linked with Spain and Sephardic Jews.

This measurement could benefit about five million Moroccan citizens, who are considered to be descendants of Moriscos. It could also benefit an indeterminate number of people in Algeria, Tunisia, Mauritania, Mali and Turkey.

This decision was a consequence of calls by some Spanish and Moroccan historians and academics since 1992 demanding similar treatment for Moriscos and Sephardic Jews. The bid was welcome by Mansur Escudero, the chairman of Islamic Council of Spain.
Medy15 no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 01:01 AM   #5
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0

Piden la nacionalidad española para los descendientes de moriscos

El II Encuentro Internacional de Educación y Cultura sobre Alianza de Civilizaciones, celebrado en Marruecos la semana pasada, con representantes de Libia, España, Marruecos, Estados Unidos, Vaticano, Arabia Saudí, Argelia, Irán y la Unesco, aprobó una declaración pidiendo la nacionalidad española para los descendientes de los moriscos expulsados de España en el siglo XVI.

La petición al estado español se refiere «al derecho preferente de adquisición de la nacionalidad española para quienes acrediten la condición de descendientes de andalusíes expulsados».



Además se pide que la concesión de la nacionalidad española en este caso se otorgue «en las mismas condiciones legales establecidas para los sefardíes y los nacionales de origen de países con una indeleble vinculación histórica y cultural con España».



La iniciativa que ha llevado a la llamada Declaración de Xauen surgió del curso de verano celebrado en Córdoba titulado «De Córdoba a Tombuctú: viaje del pasado al presente de la identidad cultural andalusí», organizado por la UCO, y patrocinado por la Fundación Tres Culturas y la citada Cátedra Unesco.



Además el el presidente de la Junta Islámica de España, Mansur Escudero, presentó en julio al Parlamento de Andalucía esta petición, a la que se ha sumado Izquierda Unida como Proposición no de Ley el 6 de septiembre, siendo calificada favorablemente y admitida a trámite.



En su exposición de motivos, se propone añadir el término «andalusíes» a la segunda excepción del artículo 22. 1 del Código Civil español. Así, bastarían dos años de residencia legal, continuada, ininterrumpida e inmediatamente anterior a la petición de la nacionalidad española, para que pudieran adquirirla los nacionales de origen de países iberoamericanos, Andorra, Filipinas, Guinea Ecuatorial, Portugal, sefardíes o andalusíes.



Se trata de una medida «simbólica, tanto por su indudable trascendencia sentimental, al reparar con una sola palabra un agravio histórico de siglos, como por su probable incidencia testimonial en la práctica migratoria, debido a los requisitos legales de residencia y sobre todo de acreditación que deberá reunir el solicitante».



Numerosos historiadores marroquíes y españoles han resaltado que en 1992 el rey de España en nombre del pueblo español pidió perdón por la expulsión de los judíos en 1492, pero aún no se ha hecho este gesto con las expulsiones de moriscos en 1609, recordando también el incumplimiento que Castilla hizo de las Capitulaciones que acabaron con el reino nazarí de Granada.



El II Encuentro recomienda la formación de un grupo de expertos que estudie jurídicamente las condiciones legales de concesión. A su juicio, «la naturaleza meramente indiciaria de los apellidos del peticionario, unida a la dificultad y la casuística probatoria de una condición personal de raíz histórica como ésta, obligará a la creación de una Oficina Pública para la Acreditación de la Condición Andalusí».



Esta medida podría beneficiar a unos cinco millones de ciudadanos marroquíes, que es el cálculo estimado de la población de origen andalusí en este país, más otro número indeterminado en Argelia, Túnez y Turquía.



La principal dificultad estriba en demostrar este origen, pues aunque los andalusíes en Marruecos están plenamente identificados y orgullosos de sus orígenes, estaría por ver el reconocimiento de documentos que exigiría el gobierno español para esta nacionalidad.



Pueden leer un completo reportaje sobre los andalusíes en Marruecos realizado por El Mundo en este enlace:



http://www.elmundo.es/suplementos/cr...156629601.html
Medy15 no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 01:03 AM   #6
Medy15
BANNED
 
Join Date: Feb 2007
Posts: 1,567
Likes (Received): 0



LOS HIJOS DE AL ANDALUS

Tienen apellidos españoles, hablan castellano y conservan la llave de la casa que dejaron en Granada. Cinco millones de marroquíes, descendientes de los moriscos expulsados por los Reyes Católicos, piden que se les reconozca el derecho a la nacionalidad española.En el año de la memoria histórica, se sienten exiliados de otra guerra civil

Unos trozos de madera, una cerradura y una llave. El viaje en el tiempo de Abdelghafar el Akel está ahora colgado, en forma de mural, sobre la chimenea de su casa en Chefchaouen. Son los restos de la puerta de la casa que su familia tenía en Granada pocos años antes de que el rey Boabdil, al salir para su exilio marroquí, «llorase como mujer lo que no pudo defender como hombre».Durante 500 años estuvieron metidos en un viejo saco que acompañó a todos sus ancestros como el más preciado de los tesoros. Han sobrevivido a guerras, emigraciones, pobrezas, historias de amores imposibles y odios irreversibles, pero siempre revestidos con el orgullo de ese recuerdo que sirve de cordón umbilical con su origen. Porque el día que Abdelghafar decidió sacarlos de aquel saco, limpiarlos y ordenarlos sobre un cuadro de madera consiguió exorcizar el pasado. No, ya no volvería a Granada, el paraíso perdido quedaba atrás definitivamente, aquella llave ya no abriría ninguna puerta ni esa cerradura bloquearía nuevos horizontes de futuro. Su reconquista se había acabado...
El hombre que metió esos símbolos en aquel saco se llamaba Ibrahim Ben Alí y fue uno de los 300.000 andalusíes que salieron del reino nazarí cuando los Reyes Católicos lo conquistaron. Más tarde cogió el sobrenombre de el Akel (mente lúcida) porque fue uno de los pocos que vio venir el fin que se avecinaba. En 1490 vendió sus numerosas propiedades, cogió a su familia y cruzó el Estrecho de Gibraltar para comenzar una nueva vida en estas severas montañas del Rif. Varios lustros después aquellos vecinos, tan ricos como él, que tenía en el Albaicín, llegaron empobrecidos a pedirle refugio tras ser expulsados de sus casas por aquel decreto, firmado el 14 de febrero de 1502 por la reina Isabel la Católica, en el que se les ordenaba que se convirtiesen a la fe cristiana o que se marchasen para siempre dejando todo lo que tenían. Ahora Abdelghafar, ya jubilado de su empleo de director de banco, tiene un coqueto hotel junto a una de las puertas de la muralla de Chefchaouen, una perrita que le regalaron en Granada y a sus hijos estudiando en aquella universidad. Ellos, por lo menos, sí han conseguido regresar.
No ya volver, como rezaban las profecías o jofores andalusíes, sino una «reparación moral» es lo que buscan los descendientes de aquellos andalusíes -cinco millones sólo en Marruecos, según algunos historiadores- en esta época donde las seculares instituciones empiezan a pedir perdón por sus errores pasados. Así, el último 24 de julio, el presidente de la Junta Islámica española, Mansur Escudero, presentó en el Registro de la Consejería de Presidencia de la Junta de Andalucía una solicitud oficial para que se reconozca el derecho preferente a la nacionalidad española a todos los descendientes de estos moriscos expulsados. «La Ley de Extranjería de 1985 ya había otorgado ese tratamiento preferencial, a través del artículo 22.1 del Código Civil, a los judíos sefardíes, equiparándolos a los iberoamericanos, portugueses, filipinos, andorranos, ecuatoguineanos y gibraltareños. Es decir, a todos aquellos que habían tenido alguna relación histórica o de sangre con España. Sin embargo, se olvidaron de los andalusíes, que eran más españoles que nadie porque nacieron y vivieron durante ocho siglos en la Península.Por eso consideramos que en este tiempo de alianza de civilizaciones ha llegado la hora de reparar este olvido histórico y ese agravio comparativo», explica Mansur.
En términos prácticos eso significa que, mientras que un marroquí, por ejemplo, tiene que estar hasta 10 años residiendo en nuestro país para obtener el pasaporte español, cualquier judío sefardí o ciudadano de esas naciones, podría conseguirlo en la tercera parte de tiempo. «Pero que no se preocupen los españoles porque no pretendemos invadirles ni creo que se de el caso de una petición en masa de nacionalidad jurídica. Afortunadamente, la mayoría de los descendientes andalusíes viven prósperamente y no necesitan emigrar para vivir mejor. Sólo pretendemos una satisfacción moral por el trauma que supuso la expulsión de los perdedores de aquella guerra civil entre españoles. Porque los musulmanes de Granada lo eran tanto como los cristianos que vinieron de Castilla», asegura por su parte el historiador chefchouaní Alí Raisuni.
Este intento de reparación histórica no es el primero. Otro historiador marroquí, el tetuaní Mohamed Ibn Azuz Hakim -con 14 apellidos españoles en su haber y cuya familia procede de la villa almeriense de Cariatiz- escribió en enero de 2002 una carta abierta al Rey Juan Carlos, coincidiendo con el quinto centenario del decreto de expulsión de Isabel la Católica, en el que le pedía «la revocación de todos los Edictos de expulsión y el reconocimiento público de los viejos errores cometidos en la misma ciudad de Granada y en presencia del rey de Marruecos».
En la misiva, Azuz le recriminaba al Monarca español su petición de perdón al presidente israelí mientras que se mostraba renuente a hacer lo mismo con los descendientes de los moriscos: «En las capitulaciones de Granada se repite hasta diez veces la fórmula para siempre jamás a la hora de garantizar los derechos de estos andalusíes a permanecer en su tierra si entregaban la ciudad.Y una década después fueron expulsados y perseguidos por la Inquisición.Todos sabemos, Majestad, la nefasta influencia que tuvieron estos hechos sobre las relaciones hispano-marroquíes durante cinco siglos y que, todavía hoy, son causa de tensión, recelo y desconfianza entre los dos países. Y, encima, con el agravante de que los reyes sucesores de Isabel se ocuparon sólo de ejecutar aquella cláusula que trata de «hacer la guerra al moro en sus propios lares». El Rey nunca llegó a leer esa carta -respaldada por historiadores como Ian Gibson y el escritor libanés Amín Maaluf- e incluso suspendió la visita que tenía prevista en aquel momento a Tetuán.


CIUDAD ESPAÑOLA

Parece increíble contemplar como Granada y el pasado andalusí permanece vivo en el inconsciente colectivo de estos descendientes moriscos que hoy viven en Marruecos. Cualquiera de los turistas españoles que pasean por las calles de Chefchaouen pueden sentirlo.La ciudad fue fundada por un grupo de moriscos llegados de España a finales del siglo XV y su semejanza con algunos pueblos del sur de Andalucía es asombrosa. La propia Alcazaba parece una copia diminuta de la majestuosa Alhambra, hay una mezquita llamada «de los andalusíes» y su laberinto de calles está surcado de nombres en castellano que evocan la grandeza del «paraíso perdido».
Las familias moriscas se identifican fácilmente porque regentan los mejores negocios y mantienen la prosperidad con la que llegaron hace 500 años. Durante mucho tiempo fue ciudad santa, cerrada a los extranjeros, que sólo entraban en ella para ser ajusticiados.Los españoles la conquistaron en 1920, después de amenazar con arrasarla a cañonazos si no se rendía. Cuentan las crónicas que cuando los soldados avanzaban, fusil en mano, por el interior de la medina, sus habitantes los saludaban desde detrás de las puertas con frases, en castellano antiguo, del tipo «Dios os guarde».
«A pesar de la expulsión nuestros padres y abuelos nunca nos aleccionaron contra los españoles, sino todo lo contrario. Siempre nos decían que una parte nuestra era española. Mi familia, por ejemplo, eran constructores y hasta hoy mismo hemos mantenido esa tradición de generación en generación. Ellos fueron los que trajeron los conocimientos de albañilería de Al Andalus aquí.Nos enseñaban a hablar castellano desde pequeño y mi madre, por ejemplo, hacía un tipo de arroz muy parecido a la paella que le enseñó su abuela. Vivimos bien aquí pero, de todas formas, cambiaría el 25% de un negocio en Granada por todos los míos», comenta entre risas Abdelghafar mientras nos enseña unos cuadros que ha pintado sobre Federico García Lorca con la esperanza de exponerlos algún día en Granada.


LA HIJA DE GRANADA

Tetuán es otro de los núcleos urbanos donde viven muchos de los descendientes andalusíes. De hecho, la ciudad fue refundada por un grupo de moriscos comandados por el capitán nazarí Al-Mandari -originario del pueblo granadino de Piñar- después de que permaneciese deshabitada durante casi un siglo tras su destrucción por las tropas enviadas por Enrique III de Castilla, en 1399. Protegida por su distancia de la costa -unos 10 kilómetros- y con el refugio seguro de las montañas rifeñas a sus espaldas, los expulsados andaluces encontraron allí una posición cercana a su patria perdida, un lugar ideal para «respirar los aires de España» y la llamaron la hija de Granada.
«Actualmente calculamos que, al menos, el 13% de sus 700.000 habitantes tiene origen andalusí. Y, según un censo de principios del siglo XX, hay localizados 821 apellidos españoles que todavía hoy permanecen. Algunos de ellos como Torres, Aragón, Grande o Molina pertenecen a importantes familias de esta ciudad. Tenemos recogidos 5.000 refranes que se utilizan popularmente en la ciudad que son de origen español. Y también aquí se da un fenómeno, casi único en el mundo, gracias a que el destino quiso que Tetuán fuese ocupada por los españoles dos veces consecutivas -en 1860 y durante el Protectorado (de 1912 a 1956)- lo que provocó que cohabitasen familias musulmanas, cristianas y judías con el mismo apellido y con probabilidades de que desciendan de los mismos antecesores», asegura Hasna Daoud, conservadora de la biblioteca particular Daoudia de Tetuán, donde se guardan miles de documentos sobre la historia de los andalusíes en la ciudad.
La familia de Rachid Mostfa es una de ellas. También historiador, y delegado de asuntos religiosos del Gobierno marroquí en la provincia de Tánger, su familia vivía entre Guadix y Granada donde fueron los pioneros en la fabricación de azulejos, costumbre que luego importaron al norte de Africa. Una de sus antepasadas estuvo casada con el fundador de Tetuán y nos muestra con orgullo su casa, de estilo andalusí -similar a cualquiera de las que existen en el casco viejo de Córdoba o Sevilla- repleta de fotos de la Alhambra y el Albaicín granadino.
«Todavía recuerdo a mi tío abuelo llorando cuando evocaba lo que sus abuelos le contaban de Granada. Yo creo que aquella generación sí habría vuelto. También me acuerdo de mi padre repitiendo refranes del tipo las paredes oyen o lo que no mata, engorda, a la hora de la cena y que sólo oí en mi época de estudiante en España.Yo me siento marroquí hasta la médula aunque soy consciente de que es como si tuviese dos madres: una que me echó y otra que me adoptó. Algo que dolió mucho fue cuando asistí a un festival que se organizó en Granada con motivo del quinto centenario de su capitulación. Hicieron una gran fiesta y a mí me resultó absurdo porque fue como si celebrasen la caída de ellos mismos porque aquello fue una guerra civil, la primera limpieza étnica de la era moderna», afirma Rachid, que responde a ese estereotipo de andalusí culto, rico y muy apegado a sus tradiciones.
Las aportaciones de la cultura andalusí a la sociedad marroquí son innumerables. «El reino nazarí era el más avanzado del mundo en aquella época. Y todo lo que perdieron los reyes españoles con la expulsión, lo ganaron aquí en Marruecos al acogerlos.Eran refugiados que llegaron con dinero e ideas para impulsar una nueva sociedad: introdujeron el riego, nuevas formas de cultivo, avances increíbles en el campo de la medicina, las técnicas de construcción, recetas de cocina, pusieron nombre a las flores, impusieron las armas de fuego en los ejércitos, fundaron bibliotecas, trajeron consigo la música andalusí... Vamos a pedir a nuestro monarca que nos apoye en la misma medida que lo hace con la cultura amatzig (beréber) que es dominante en esta parte del país», asegura por su parte Alí Raisuni.
Pero no sólo en esta zona de Marruecos se encuentra la influencia morisca. Uno de los tres barrios de Fez -la que fue capital del reino durante casi un milenio- lleva el nombre de los andalusíes y en la mismísima capital, Rabat, no muchos saben que su esplendor deviene de la actividad pirata de moriscos originarios del pueblo pacense de Hornachos. Estos hornacheros, como se les llegó a llamar, expulsados en 1609 por el decreto de Felipe III, establecieron lo que se ha llegado a llamar «la república de Sale», consiguiendo vivir casi de manera autónoma al sultán de entonces gracias a los pingües beneficios que obtenían del saqueo de barcos españoles y portugueses. En venganza por la expulsión, se aliaron con pilotos holandeses para esta actividad corsaria que llamaron «resistencia marítima de la Yihad islámica».
Otra epopeya fue la protagonizada por el morisco originario del pueblo almeriense de Cuevas de la Almanzora, Jaudar Baxa, que, al mando de un Ejército andalusí, se puso al servicio del sultán de Marraquech tras su expulsión de la Península y conquistó el reino negro del país Dogón -lo que hoy va desde Malí a la curva del río Níger, incluyendo el país de este nombre y Benín- instalando su capital de Tombuctú. Fundaron un nuevo imperio y una nueva etnia, la de los arma, que sobrevivió hasta 1741 cuando fue aniquilada por los europeos. Incluso una mujer morisca, natural de Alcalá de Henares, llegó a ser la esposa del soberano de Marruecos Maulái Zaidán, según escritos de 1648.
Por todos estos hechos, por la memoria de la llave de Abdelghafar y por la de los fundadores de estas ciudades, todavía hoy los poetas siguen cantando la pena por el «paraíso perdido» de Granada y la alegría de poder seguir con sus tradiciones en este rincón de Africa. Uno de ellos, el libanés Najib Abu Mulham, llegó a escribir en un maravilloso poema sobre Tetuán y los andalusíes donde se refleja ese cambio de situación cuando el refugiado se convierte en profeta de la tierra que le acogió: «Amigo, yo soy aquél huésped que se ha convertido en anfitrión, aquel visitante que se ha vuelto residente, aquel extraño que ya es un familiar más... Amigo, yo soy cautivo del embrujo andalusí...».
Medy15 no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 02:54 AM   #7
DonQui
BANNED
 
DonQui's Avatar
 
Join Date: Jan 2005
Location: The Free City-State of New York
Posts: 6,189
Likes (Received): 0

Spain as a country did not even exist de facto as an entity until 1516, and it was a country de jure only two centuries after that.

So no, the Spanish government should not apologize, as the Spanish government did not even exist! However, if we want to argue about cultural continuity, yes, the current Spanish state is the product of expansion against Al-Andalus.

But, if we want the Spanish to apologize, then, I think the Moroccans, being heirs of the invaders of the Iberian peninsula, should apologize to Spaniards and Portuguese for their occupation of Christian lands.

DonQui no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:06 AM   #8
MoroccanChica
Registered User
 
MoroccanChica's Avatar
 
Join Date: Mar 2007
Location: Washington DC
Posts: 531
Likes (Received): 60

the Human suffering is what's discussed here and not the invasions since Spain would have way more to answer for having invaded both the Americas and various parts of the world including Morocco in more recent history. As much as crying over spilled milk is useless, the fact that the massacres that accompanied the reconquista aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.
MoroccanChica no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:10 AM   #9
DonQui
BANNED
 
DonQui's Avatar
 
Join Date: Jan 2005
Location: The Free City-State of New York
Posts: 6,189
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by MoroccanChica View Post
the Human suffering is what's discussed here and not the invasions since Spain would have way more to answer for having invaded both the Americas and various parts of the world including Morocco in more recent history. As much as crying over spilled milk is useless, the fact that the massacres that accompanied the reconquista aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.
And Arab-speaking Moroccans either are (1) people that 1500 years ago did not speak Arabic but were pressured to forget their old identiy or (2) Arabs themselves who should only be in the Arabian peninsula.

You are right, crying over spilled milk is useless. As much as it is usless, the fact that the cultural massacres and potentially genetic manipulation of foreigners that accompanied the rapid expansion of Arabs bringing Islam to Morocco aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.
DonQui no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:16 AM   #10
MoroccanChica
Registered User
 
MoroccanChica's Avatar
 
Join Date: Mar 2007
Location: Washington DC
Posts: 531
Likes (Received): 60

Quote:
Originally Posted by DonQui View Post
And Arab-speaking Moroccans either are (1) people that 1500 years ago did not speak Arabic but were pressured to forget their old identiy or (2) Arabs themselves who should only be in the Arabian peninsula.

You are right, crying over spilled milk is useless. As much as it is usless, the fact that the cultural massacres and potentially genetic manipulation of foreigners that accompanied the rapid expansion of Arabs bringing Islam to Morocco aren't accounted for as one of the wrongs of the past is what's unacceptable.

think you're very uninformed about the history of Morocco...There was no Arab expansion in Morocco...Which is ok, but you shouldn't be if you want to make a point. All the Moroccan dynasties since the 8th century were all 100% Moroccan. The only place where we have Arab substantial Arab settlers are in the Sahara with nomads from Yemen

Last edited by MoroccanChica; April 27th, 2007 at 03:22 AM.
MoroccanChica no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:18 AM   #11
DonQui
BANNED
 
DonQui's Avatar
 
Join Date: Jan 2005
Location: The Free City-State of New York
Posts: 6,189
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by MoroccanChica View Post
I think you're very uninformed about the history of Morocco...There was no Arab expansion in Morocco...Which is ok, but you shouldn't be if you want to make a point. All the Moroccan dynasties since the 8th century were all 100% Moroccan. The only place where we have Arab substantial Arab settlers are in the Sahara with nomads from Yemen
So, then Arabic and Islam appeared out of no where?

We should mourn the cultural genocide wrought on those that inhabited Morocco and ask for an apology from Saudi Arabia.
DonQui no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:27 AM   #12
MoroccanChica
Registered User
 
MoroccanChica's Avatar
 
Join Date: Mar 2007
Location: Washington DC
Posts: 531
Likes (Received): 60

Quote:
Originally Posted by DonQui View Post
So, then Arabic and Islam appeared out of no where?
Sorry to say this DonQui but you're absolutely clueless! Which is kind of weird since you seem to have such strong feelings about Moroccan affairs.

Quote:
We should mourn the cultural genocide wrought on those that inhabited Morocco and ask for an apology from Saudi Arabia.
You mean we should mourn the cultural genocide of Moroccan Berbers (they are Moroccans, they didn't "inhabit" Morocco)? Yes, that's true too...But it's not Arab people's fault...And it's a totally different topic...We're speaking about actual massacres here, not how a language and customs disappeared.
MoroccanChica no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:47 AM   #13
DonQui
BANNED
 
DonQui's Avatar
 
Join Date: Jan 2005
Location: The Free City-State of New York
Posts: 6,189
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by MoroccanChica View Post
Sorry to say this DonQui but you're absolutely clueless! Which is kind of weird since you seem to have such strong feelings about Moroccan affairs.
So, tell me, how did the people that live on the other side of the African continent come to speak Arabic? As I said, either (1) they are Arabs or (2) they are another people whose cultural identity was supplanted by the occupiers.

Either case this is something that Saudi Arabia should apologize for.

Quote:
You mean we should mourn the cultural genocide of Moroccan Berbers (they are Moroccans, they didn't "inhabit" Morocco)? Yes, that's true too...But it's not Arab people's fault...And it's a totally different topic...We're speaking about actual massacres here, not how a language and customs disappeared.
Oh, with every conquest, there is blood shed.

And, even if the people that occupied Iberia did not kill one person, they should apologize for occupying this land for so many centuries. Perhaps if the Moroccan state apologizes for this occupation, there would be willingness to apologize for the awful treatment Iberian Jews and Muslims got from the predecesors of the current states in Iberia.
DonQui no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 04:14 AM   #14
MoroccanChica
Registered User
 
MoroccanChica's Avatar
 
Join Date: Mar 2007
Location: Washington DC
Posts: 531
Likes (Received): 60

DonQui, for the last time, there are no occupiers in Morocco. I guess by Saudi Arabia you mean Arabs, I will repeat myself, they're not responsible for the marginalization of local Moroccan culture by Moroccans themselves.

When you say that Moors occupied the Iberian Peninsula, how would you define occupation? They were there for 7 long centuries so doesn't that make the reconquista another occupation itself? And bloodshed doesn't accompany every expansion, the proof is that the Moorish rule of the Iberian Peninsula was one the greatest eras of that part of the world. While the Moorish invasion is recognized as being wrong even amongst Moroccans, the reconquista with all its blood is still celebrated in glory. I am personally not for an apology to Morocco per se since we don't really care. I just think that demonization of the Moors and applauding their massacres is one of the reasons for Spanish racism against Moroccans today.
MoroccanChica no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 05:09 AM   #15
Moroccanguy
BANNED
 
Join Date: Sep 2006
Location: Minneapolis,Rabat
Posts: 118
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by DonQui View Post
Spain as a country did not even exist de facto as an entity until 1516, and it was a country de jure only two centuries after that.

So no, the Spanish government should not apologize, as the Spanish government did not even exist! However, if we want to argue about cultural continuity, yes, the current Spanish state is the product of expansion against Al-Andalus.

But, if we want the Spanish to apologize, then, I think the Moroccans, being heirs of the invaders of the Iberian peninsula, should apologize to Spaniards and Portuguese for their occupation of Christian lands.


They apologised to the world jewish community for the genocide that took place during the inquisition. so,why shouldn't they apologise to the Muslim (Moroccan ) community ??
Moroccanguy no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 09:00 AM   #16
DonQui
BANNED
 
DonQui's Avatar
 
Join Date: Jan 2005
Location: The Free City-State of New York
Posts: 6,189
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by Moroccanguy View Post
They apologised to the world jewish community for the genocide that took place during the inquisition. so,why shouldn't they apologise to the Muslim (Moroccan ) community ??
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.
DonQui no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 09:33 AM   #17
MoroccanChica
Registered User
 
MoroccanChica's Avatar
 
Join Date: Mar 2007
Location: Washington DC
Posts: 531
Likes (Received): 60

Quote:
Originally Posted by DonQui View Post
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.
DonQui, they wouldn't apologize for defeating the Moors in the Iberian Peninsula but for the treatment of the Iberian Moorish population. And as for the Jewish apology, Spain apologized for their part of the tragedy which was Spanish Inquisition and not in the name of Muslim countries...To that extent, if you recongnize tragedies during a period you should recongnize all the ethnicities involved...That's just the fair thing...The way you say it it almost sounds like expelling the Muslim Moors was acceptable.

Yes, let bygones be bygones whether it's at 500 years old or a few decades old...So remove that flag you got as an avatar! The Sahara is Moroccan again so let's move on...And by the way, funny message you got! "End all Globally Recongnized Occupation Now", how about the unrecognized occupation because let's say the occupier is is a powerful country? ca passe?
MoroccanChica no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 10:04 AM   #18
Moroccanguy
BANNED
 
Join Date: Sep 2006
Location: Minneapolis,Rabat
Posts: 118
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by DonQui View Post
Well, I guess for some, it would be like France having to apologize to Germany for deciding to not let Germany walk all over her during WWI.

Sorry Kaiser Wilhelm for fighting you, hopefully no hard feelings!

The Sephardic Jews IMO had a more tragic experience, because the Moriscos were expelled into prodominantly Muslim countries. The Sephardim remained a visible and marginalized community STILL in these new countries.

In general, I think it is foolish to go back 500 years and ask for apologies. It was foolish for Britain to apologize for the slave trade when without Subsaharan and Northern Africans it would not have been possible. It is foolish when African Americans talk about wanting people to apologize for something they did not even do.

Why not ask Italy to apologize to France, Spain, Portugal, and Britian for occupying their territories during Roman times?

How far do we go back?

At 500 years, why don't we let bygones be bygones.
All this bla bla is not an answer . I will rephrase my question, both Jews and Muslims suffered expulsion from Spain which was a barbari act. Muslims faced similar discrimination,yet they 'the Spaniards' apologized to the Jews while they never thought of apologizing to the Muslims ..Why do u think they shouldn't apologize ???
Moroccanguy no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 10:50 AM   #19
Redalinho
Registered User
 
Redalinho's Avatar
 
Join Date: May 2006
Location: Casablanca
Posts: 8,062
Likes (Received): 732

If Spain should say sorry?

I say yes ! we were expelled between 1609 and 1614 by Philip III, and Spain was existing as a country since 1516

If they should give us Spanish nationality?

I say no, no, and no! We have never been Spanish !
Al Andalus isn't the actual Spain
Plus the 5 millions Moroccan moriscos are proud of having the Sherifian nationality
I think that now they are trying to divide us into Moriscos and Non-Moriscos after seing that they couldn't seperate Morocco from its Sahara
Redalinho no está en línea   Reply With Quote
Old April 27th, 2007, 03:59 PM   #20
Skylandman
BANNED
 
Skylandman's Avatar
 
Join Date: Nov 2002
Location: coming closer
Posts: 878
Likes (Received): 0

I say NO, first Fuc#ing invaders should say sorry for invading our territory not the people who expel the invaders. So first a sorry from your part and then we´ll see if we say you sorry or something.

BTW, what Spain should really do it´s to send its army to protec the half a million people who still hold real spanish passports and spanish ID cards living under the occupation of Morocco. They are Spanish citizens so they deserve our protection.
Skylandman no está en línea   Reply With Quote


Reply

Thread Tools

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off



All times are GMT +2. The time now is 09:31 AM.


Powered by vBulletin® Version 3.8.8 Beta 1
Copyright ©2000 - 2014, vBulletin Solutions, Inc.
Feedback Buttons provided by Advanced Post Thanks / Like v3.2.5 (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2014 DragonByte Technologies Ltd.

vBulletin Optimisation provided by vB Optimise (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2014 DragonByte Technologies Ltd.

SkyscraperCity ☆ In Urbanity We trust ☆ about us | privacy policy | DMCA policy

Hosted by Blacksun, dedicated to this site too!
Forum server management by DaiTengu