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Villes wallonnes » Charleroi | Liège | Mons | Namur | Wallonie Nord | Wallonie Sud



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Old January 5th, 2006, 01:37 PM   #1
Brussels-east
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WALLONIE | Economie et pôles de compétitivité

Les pôles de compétitivité sont en marche !

Pour relancer son économie, la Région wallonne a publié fin août une série d’actions prioritaires condensées dans son Plan Marshall, dont l'un des axes concerne le développement de pôles de compétitivité.

Le but : concentrer les efforts sur les domaines industriels où les entreprises wallonnes ont des atouts et peuvent augmenter leur visibilité et leur compétitivité sur la scène internationale. Comment ? En mettant en réseau l’ensemble des acteurs publics et privés pour stimuler des projets de partenariat et des démarches d’innovation.

Quels sont les acteurs concernés ? Les pôles de compétitivité vont rassembler grandes entreprises, PME, équipes universitaires, centres de recherche, centres de formation, autour de projets communs au caractère innovant en vue de raffermir la base industrielle wallonne et de déboucher sur plus d’activités et d’emplois.

Comme on le sait, 5 pôles ont été définis : Sciences du vivant, Agro-industrie, Transport & Logistique, Génie mécanique et Aéronautique & Spatial.

L’appel à proposition de pôles sera lancé par le Gouvernement wallon début décembre. Les propositions devront être rendues en mars 2006. Les pôles seront ensuite validés par un jury international d’experts dans le courant du mois d’avril 2006. Les premiers projets de recherche, d’investissement et de formation seront lancés à partir du second semestre et s’étaleront sur une période de 4 ans au moins.

L’UWE a maintes fois insisté pour qu’une politique industrielle digne de ce nom soit mise en en place en Wallonie. La constitution de pôles de compétitivité est une étape essentielle dans cette direction. Sa réussite demandera un effort soutenu de toutes les parties : au gouvernement pour dégager les fonds nécessaires au fur et à mesure de la montée en puissance des pôles, aux industriels pour mettre sur pied des projets ambitieux et innovants qui feront à nouveau de la Wallonie une terre industrielle d’avenir.

Les entreprises intéressées peuvent d’ores et déjà s’adresser à :

Pour le Pôle «Sciences du vivant» : Pierre HAUSER (GSK)
02/656.83.04, pierre.hauser@gskbio.com,
www.biowin.org

Pour le Pôle «Aéronautique & Spatial» : Jean-Jacque WESTHOF (UWE)
010/47.19.44, jean-jacques.westhof@uwe.be, www.uwe.be/poleaeronautique-espace

Pour le Pôle «Génie mécanique» : Jacques GERMAY (Agoria)
0475/76.76.17, jacques.germay@skynet.be

Pour le Pôle «Agro-industrie» : Anne REUL (Fevia)
02/550.17.46, ar@fevia.be

Pour le Pôle «Transport & Logistique» : Jean-Marie BECKER (Cluster Transport)
04/387.87.87, jmbecker@mmm.be, info@logisticsinwallonia.be, www.logisticsinwallonia.be

plus d'informations sur / meer inlichtingen op:

http://www.uwe.be/

Last edited by Meurisse; November 26th, 2008 at 08:09 PM. Reason: 2>1
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Old January 8th, 2006, 03:34 PM   #2
Moren-o
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Bien d'entendre qu'il y a des nouveaux projects en Wallonie.
Il y a des projets concrètes dans quelques villes?
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Old January 8th, 2006, 09:30 PM   #3
Brussels-east
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Je ne suis pas Wallon .. je suis bruxellois!

j'ai un regard critique sur la Wallonie .. mais en ce qui concerne l'aérospatial et l'aéronautique ils sont à la pointe du progrès et des nouvelles technologies spatiales... il faut reconnaitre ce qui est vrai. L'université de Liège s'est spécialisé dans l'industrie spatiale. C'est le meilleure centre aérospatiale de Belgique. Ils participent à de nombreux projets de la NASA et de l'ESA.
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Old December 10th, 2009, 09:52 PM   #4
Karnoit
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La Wallonie est la première région logistique en Europe !

La Wallonie est la première région logistique en Europe ! (09-12-2009)
Quote:
La Wallonie est devenue la première région logistique d'Europe. Telle est la conclusion d'une étude menée par Cushman & Wakefield et publiée par Logistics in Wallonia et l'AWEX. Cette étude a été présentée ce jeudi 10 décembre au cours d'une conférence de presse par Jean-Claude Marcourt, Vice-Président et Ministre de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles.


L’étude établit un classement des meilleures localisations européennes pour la logistique et la distribution, sur base de paramètres macroéconomiques. Ce classement se fonde sur une matrice échelonnée reprenant des données pertinentes pour 61 régions européennes, dans la perspective de l’établissement d’un centre de distribution européen (CDE), soit de taille supérieure à un centre logistique régional.

[...]
http://www.logisticsinwallonia.be/in...lay=416&lng=fr
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Old December 11th, 2009, 12:04 AM   #5
rsp87
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Originally Posted by Karnoit View Post
La Wallonie est la première région logistique en Europe ! (09-12-2009)


http://www.logisticsinwallonia.be/in...lay=416&lng=fr
quel titre mensonger quand on prend le temps de lire l article ! en gros, les provinces wallonnes ne sont pas les premieres en termes de quotas ou de marchandises transportees ; on nous dit que ce qui avantage nos provinces c'est la grande disponibilité de terrain à faible coût et de la main d'oeuvre disponible (en plus de la localisation)...pour caricaturer: on a de la place et bcp de chômeurs ; mais la wallonie n a rien de la premiere region logistique d europe et c est bien dommage!
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Old December 11th, 2009, 04:25 PM   #6
Le Bruxellois
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Voici un autre article, toujours à propos de cette étude :
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ECONOMIE

La Wallonie, l'Eldorado des investisseurs

Liège, le Hainaut et Namur font partie du Top 5 des régions européennes les plus attractives... pour les investisseurs.

Alan MARCHAL

Les meilleures localisations européennes pour la logistique et la distribution se trouvent en Wallonie. C'est en résumé ce que vient de démontrer une récente étude du bureau Cushman & Wakefield, présentée par l'Agence Wallonne à l'Exportation et par le ministre de l'économie Jean-Claude Marcourt.

« Cette étude définit un classement des régions européennes les plus attractives en matière de logistique, déclare Jef Van Doorslaer, responsable de l'enquête. Et c'est Liège qui se trouve à la tête de ce ranking car elle a un grand potentiel. Mais ce qui est intéressant dans cette étude, c'est qu'on se base uniquement sur des paramètres quantifiables et non une simple perception. »

[...]
http://www.actu24.be/article/societe...rs/383527.aspx
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Old December 14th, 2009, 02:01 PM   #7
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Dossier

Compétitivité : 245 millions pour les pôles
Philippe Lawson

Mis en ligne le 14/12/2009

C’est l’ardoise des aides publiques demandées en 5 appels à projets sur un total de 378 millions. Seuls 200 emplois ont été créés en quatre ans.

Quatre ans après le lancement de la première version du Plan Marshall (PM) qui a donné naissance aux cinq pôles de compétitivité wallons (Wagralim pour l’agroalimentaire, Skywin pour l’aérospatiale, Biowin pour les sciences du vivant, Mecatech pour le génie mécanique, Logistics in Wallonia/LIW pour la logistique), voici venue l’heure d’un premier bilan global. D’aucuns diront qu’il est trop tôt pour réaliser un tel exercice (lire les trois questions ci-contre), mais à quelques jours de la fin officielle du premier PM (fin décembre 2009) et du début du PM 2.Vert, la démarche ne peut qu’être bénéfique. En cinq appels à projets depuis 2005 dont un appel thématique en 2008 - consacré au développement durable et ouvert aux clusters -, les pôles wallons ont attiré 270 dossiers dont 123 ont été retenus (labellisés). Parmi ces derniers figurent 63 projets de recherche, 38 de formation, 14 d’investissement, 6 de soutien à l’exportation et à l’implantation d’investisseurs étrangers et 2 projets de financement d’infrastructures.

[...]
http://www.lalibre.be/economie/libre...les-poles.html
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Old December 14th, 2009, 03:45 PM   #8
Bazar
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Comme on le dit dans l'article, je crois qu'il est trop tôt (et relativement difficile) d'évaluer le résultat. Ainsi, peut-être y a-t-il aussi des emplois non-détruits plutôt que créés. Ce qui serait aussi un point plus que positif. De plus, je trouve déjà assez bien que des priorités soient fixées (il faut bien sûr s'y tenir). Ca évite l'éparpillement, souvent moins efficace, des moyens.
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Old November 15th, 2011, 06:49 PM   #9
Karnoit
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Le site de recensement du territoire wallon "Bspace" est lancé

Jean-Claude Marcourt, a lancé ce lundi "Bspace", un outil quadrilingue de recensement des terrains disponibles en Wallonie à destination des hommes d'affaires belges ou étrangers.

Quote:
Les hommes d’affaires qui désirent connaître l'offre immobilière disponible en Wallonie pour leur activité économique, que ce soit dans un parc d'activités économiques, près d'une zone portuaire ou qui sont à la recherche d'un immeuble inoccupé ou d'un terrain pour s'y installer, pourront désormais être facilement renseignés par le site internet Bspace, lancé ce lundi par le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.

"Bspace" recense, pour l'ensemble de l'offre disponible, un panel de renseignements d'implantation, leur environnement direct (gare, autoroute, etc.), ainsi que les personnes de contacts liés à chaque bien. Il a été mis sur pied en collaboration avec les intercommunales de développement économique et les ports autonomes. Il pourra mentionner à l'avenir les biens et terrains des aéroports, de la SNCB ou encore de l'ensemble des opérateurs privés.

"Bspace" est accessible par internet à l'adresse : www.bspace.be.

http://trends.levif.be/economie/actu...0005465196.htm
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Old March 9th, 2012, 09:59 PM   #10
Karnoit
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Wallonië al 1.700 onderzoeksjobs rijker
Eerste economische rapport van Waalse industriele heropbouw

Quote:
De uitbouw van competitiviteitspolen in Wallonië, een onderdeel van het Waalse Marshallplan, heeft al 1.700 extra banen opgeleverd.

‘De industriële heropbouw van Wallonië is aan het slagen', zegt Luc Vansteenkiste. De omgeving rond het Centre Spatial de Liège, waar hij de pers had uitgenodigd, lijkt zijn stelling te onderstrepen. Op de heuvel in de Luikse voorstad Angleur verdringen de moderne hightechbedrijven elkaar. Hun gebouwen bieden een riant uitzicht op de oude staalindustrie in het dal beneden.

De voormalige VBO-voorzitter Vansteenkiste speelt, samen met de Waalse minister van Economie Jean-Claude Marcourt (PS) een sleutelrol bij de industriële herbronning van Wallonië. Hij beoordeelt projectvoorstellen die passen in de competitiviteitspolen waarmee Wallonië de industrie wil vernieuwen.

Dat lijkt te lukken. Sinds 2006 is in totaal 581 miljoen euro gepompt in 209 projecten. Het merendeel (129) betreft projecten waarin kmo's en universiteiten de krachten bundelen bij de zoektocht naar nieuwe producten. De 209 projecten hebben tot nu toe ruim 1.700 extra jobs opgeleverd, blijkt uit een eerste economisch rapport. Het gaat wel stuk voor stuk om banen in onderzoek en ontwikkeling.

De volgende uitdaging is om ervoor te zorgen dat deze onderzoeksprojecten ook industriële banen creëren. Voorlopig staat de industrialisering van de nieuwe producten nog in de kinderschoenen, maar anno 2012 raamt Vansteenkiste het aantal nieuwe industriële banen toch al op 250.

De Waalse overheid mikt op zes industriële activiteiten die ze als toekomstgericht bestempelt. Het gaat van de voedingsnijverheid en logistiek tot farmaceutica. Vansteenkiste is vrij opgetogen over de prestaties tot nog toe van de competitiviteitspolen.

De oud-topman van Recticel en het VBO vind het bovendien bijzonder hoopvol dat de werkgelegenheid en de toegevoegde waarde van de 550 bedrijven die vandaag betrokken zijn bij de competitiviteitspolen, sneller groeien dan deze van de doorsnee Waalse industrie. Het aantal bedrijven dat lid is van de competitiviteitspolen is tussen 2005 en 2011 bijna verdrievoudigd. 80 procent van de bedrijven zijn kmo's.

De grote uitdaging voor de komende jaren volgens Vansteenkiste is investeerders te vinden die bereid zijn om geld te stoppen in deze nieuwe industrialisering van Wallonië. Dat kan via investeringsmaatschappijen die gelieerd zijn aan de Waalse overheid. Maar de Waalse minister van Economie Jean-Claude Marcourt stopte niet weg dat hij de komende jaren toch wel verwacht dat privé-investeerders mee op de kar zullen springen. Een woordvoerder van de competitiviteitspolen wees Marcourt er wel op dat een goed sociaal klimaat van cruciaal belang is voor het welslagen van de industriële herbronning
http://www.standaard.be/artikel/deta...kelid=GD3MSB7P




Les pôles wallons passent à l'âge adulte

Après six années de fonctionnement, les pôles de compétitivité wallons, lancés dans le cadre du «Plan Marshall», ont terminé la conception de quelque 140 produits innovants. Place maintenant à la phase de commercialisation.

Quote:
Mettre au point des agents de conservation des aliments qui soient naturels et les proposer comme substituts aux additifs de synthèse (les fameux E suivis d'un numéro), aujourd'hui pas toujours très bien perçus par les consommateurs en quête d'authenticité. Tel est un des projets menés par cinq entreprises et deux universités wallonnes dans le cadre du pôle de compétitivité agroalimentaire Wagralim. Leur solution ? Un mixte de deux types de molécules : des lactates et des polyphénols. Les derniers tests sont menés auprès des clients cibles. La mise en production pourrait démarrer l'an prochain.

Lancés en novembre 2005, les pôles de compétitivité wallons commencent à donner leurs premiers résultats concrets. Pour rappel, ils sont censés donner une nouvelle impulsion à l'industrie du sud du pays. Comment ? En appliquant la méthode du travail en réseau, déjà appliquée avec succès dans d'autres pays. Concrètement, six domaines dans lesquels les sociétés wallonnes ont atteint un certain niveau de performance ont été sélectionnés : les biotechnologies, la mécanique, l'alimentaire, l'aéronautique, la logistique et, depuis février 2011, les technologies environnementales.

Ensuite, la recette est la suivante. Susciter des rencontres entre entreprises et universités, entre multinationales et PME, entre ingénieurs et professeurs, entre spécialistes de disciplines différentes, etc... Puis, amener tous ces acteurs à imaginer des produits/services innovants. Obligations incontournables : viser une avancée technologique au minimum de niveau européen et posséder un potentiel commercial réel et chiffrable, faire reconnaître ces paramètres par un jury indépendant issu des mondes économique et académique. Ensuite, mettre ce petit monde au travail, en subsidiant leurs besoins. Enfin, faire en sorte que les nouveaux produits en question soient mis en production et créent de l'emploi. Le processus est censé s'auto-entretenir, de nouvelles idées jaillissant par après.

Un premier bilan chiffré

En six ans, sept appels à projets successifs ont ainsi été menés. Selon le bureau de conseils stratégiques M5, qui a été chargé de dresser un bilan, cela s'est traduit par l'engagement de 127 projets en matière de R&D, de 54 projets en matière de formation et de 28 projets en matière d'infrastructures. Coté financement, la Région wallonne a assuré au total 414 millions d'euros d'aides, à la fois aux entreprises, aux universités, aux centres de recherche et aux opérateurs de formation. Le privé, lui, a apporté 167 millions d’euros (voir graphique 1 : «La répartition du financement à l'heure actuelle»). Un millier de chercheurs ont été mobilisés. A l'heure d'aujourd'hui, 21 sur les 127 projets de R&D ont terminé la phase de conception. Ils ont débouché sur 138 produits ou services innovants, de même que 57 nouveaux procédés de fabrication. Pour passer à l'exploitation commerciale, 65 brevets ont déjà été déposés et 15 nouvelles entreprises ont été constituées.

Les résultats en matière d'emploi restent, eux, encore très timides. Une raison est invoquée. Les pôles doivent être vus comme un processus de long terme. Tous les acteurs impliqués l'affirment : il faut au minimum cinq ans pour définir une technologie nouvelle et à nouveau cinq ans pour l'amener sur les marchés. Seule la moitié du chemin a donc été accomplie. Lorsque la phase de production sera bien avancée, les créations d'emplois devraient alors s'accélérer. Les pôles promettent que 9.900 jobs pourraient alors voir le jour.

En attendant, il y a quand même des acquis. Pour Jean-Louis Mentior, le patron de M5, ils sont de deux ordres. «Le premier est que les pôles ont réussi à séduire une bonne partie des entreprises industrielles de la Région. Pour être précis, 550 ont décidé de participer à l'aventure (voir graphique 2 : «Les six pôles atteignent aujourd'hui 550 entreprises participantes»). Le second est que ces mêmes sociétés sont celles parmi les plus dynamiques. Elles représentent en effet 41 % de la valeur ajoutée et 23 % de l'emploi de l'ensemble du secteur industriel wallon. Bref, les pôles ont réussi leur premier pari : celui d'obtenir un effet de rayonnement».

Et pour l'avenir ?

Reste que «la route est encore longue», comme le soulignent les experts universitaires Benoît Bayenet et Henri Capron (ULB) dans une analyse-bilan des pôles à paraître dans le prochain numéro de la revue Reflets et Perspectives (pour rappel, ceux-ci sont partie prenante dans la conception générale de ce volet du «Plan Marshall»). Les innovations développées doivent, pour bien faire, connaître une réussite commerciale. Ce n'est jamais garanti à ce niveau.

Ensuite, les pôles eux-mêmes doivent continuer à grandir et à acquérir de la «masse critique». Histoire d'augmenter le spectre de leurs compétences et d'élever leur potentiel de recherche. C'est que «la concurrence est rude», car une flopée de pôles de compétitivité existe aux quatre coins de l'Europe. Selon les deux spécialistes, la prochaine mission est la suivante : «Faire en sorte que certains des pôles deviennent réellement des pôles européens de dimension mondiale». Cela passera par des partenariats à nouer avec ces pôles étrangers concurrents, justement. C'est surtout vrai pour des secteurs tels que les biotechnologies ou la mécanique où les applications et les marchés sont internationaux.

Jean-Christophe de Wasseige
http://trends.levif.be/economie/actu...0053803524.htm
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Old October 8th, 2012, 03:33 PM   #11
Karnoit
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Les 3 priorités du nouveau patron des patrons wallons

«Le redressement de la Wallonie passera par la croissance des entreprises», estime Jean-François Heris, le nouveau président de l'Union wallonne des entreprises. Mais il faut agir vite, assure-t-il, pour que la Région devienne une pépinière de talents et pour que le climat social y soit plus serein.

Quote:
«Il n'est pas moins cinq mais moins une !». Pour Jean-François Heris, le CEO d'AGC Glass Europe et nouveau président de l'Union wallonne des entreprises (UWE), il y a urgence à agir. «La sixième réforme de l'Etat donne moins de moyens aux Régions avec le transfert de compétences. Il faut s'organiser et éviter le syndrome de l'opéra. A l'ouverture, on annonce que l'on va se mettre en mouvement et au cinquième acte, on n'est toujours pas parti !» Industriel pur jus guidé par le bons sens, Jean-François Heris entame donc son mandat de président «en mode action». «Sous la houlette de mon prédécesseur Jean-Pierre Delwart, nous avons élaboré avec d'autres le programme Ambition 2020 qui fixe des objectifs et des priorités claires pour accélérer la relance de la Wallonie. On sait à présent ce qu'il faut faire, donc agissons !»

La priorité ultime du nouveau président est la croissance des entreprises. «Le bien-être des Wallons passe par plus d'activité économique. Pour ce faire, il faut plus d'entreprises et des entreprises plus grandes», résume-t-il en plaidant en faveur d'une réindustrialisation de la Région wallonne. Comment ? «Je crois à la création de filières industrielles à l'instar de ce qui existe en Allemagne notamment dans le secteur automobile. La Wallonie doit recréer des filières complètes et intégrées car le marché est ici. La seule chose que l'on ne délocalisera pas, ce sont les 500 millions d'Européens. L'Union européenne est la seule zone du monde où le pouvoir d'achat est si élevé.»

1. Développer les formations en alternance

Mais pour ce faire, la Wallonie doit devenir une «pépinière de talents». Et à ce niveau-là, il y a du pain sur la planche. «Il faut démultiplier les formations en alternance», propose le patron des patrons sudistes en citant l'exemple de la Communauté germanophone, où «97 % des jeunes qui passent par la filière école/entreprise trouvent un emploi à l'issue de leur formation.» Et de fixer des objectifs. «Il faut que pour la prochaine rentrée scolaire, le nombre d'élèves qui suivent une formation en alternance et le nombre de stages en entreprise soient en augmentation.» Deuxième chantier sur lequel l'UWE planche avec le cabinet de Marie-Dominique Simonet : le relèvement de notre enseignement. «Les élèves francophones sont en retard d'une année par rapport à leurs camarades flamands. C'est particulièrement vrai en matière d'acquis scientifiques et mathématiques. Il faut expliquer dès les primaires à quoi servent les sciences et les maths.» Enfin, last but not least : la promotion des études scientifiques. «On n'a produit que 1.000 ingénieurs en Fédération Wallonie-Bruxelles cette année alors qu'il y a 10.000 emplois vacants.»

2. Simplifiez la vie des entrepreneurs !

Un message-clé aux pouvoirs publics : «simplifiez, simplifiez et encore simplifiez !». On dénombre aujourd'hui 25 structures d'appui et 250 types d'aides différents pour les entreprises. Les jeunes entrepreneurs sont perdus dans ce dédale. Comment faire ? «Dans notre Plan Ambition 2020, nous préconisons de regrouper tout cela, à terme, autour de quatre agences : une agence pour l'emploi, une pour l'exportation, une pour l'entreprise et une pour l'innovation. C'est indispensable pour avoir une administration efficace qui soit au service des entreprises», explique Jean-François Heris. Le service public représente 21,5 % de l'emploi en Wallonie contre 15 % en Flandre. «C'est pour cela, estime-t-il, que la réforme de l'Etat avec le transfert de compétences qui l'accompagne est une opportunité pour la Région wallonne. Utilisons le surplus de fonctionnaires que nous avons pour gérer ces nouvelles compétences et profitons-en pour faire un saut en termes d'efficacité.»

3. Conclure un pacte social avec les syndicats

Quelque 95 % des conflits sociaux se déroulent dans 5 % des entreprises, constate Jean-François Heris. Cela donne une image dramatique de la Wallonie aux investisseurs étrangers et cela constitue un frein à la croissance. Je suis choqué de voir combien de sociétés de 47 ou 48 employés ne franchissent pas la barre des 50 pour éviter la présence d'une délégation syndicale.» Sa solution ? «Certains patrons parlent de délinquance syndicale. Il faut bien peser les mots. Je ne suis pas pour la suppression de la représentation syndicale. Dans 95 % des cas, le dialogue social se passe très bien. Mais nous devons évoluer vers un syndicalisme responsable et constructif.» Pour lui, l'objectif est d'établir avec les syndicats, dans les prochains mois, un pacte social régional qui doit assurer un climat social serein propice au développement de l'activité en Wallonie.

Mais avant tout cela, le chantier à régler dans l'immédiat est la signature d'un nouvel accord interprofessionnel. Et vu la crise et le peu de marges, les négociations s'annoncent délicates. Sans attendre le coup d'envoi des discussions, Jean-François Heris en appelle à la sagesse. Et d'en référer à notre coût salarial horaire qui plombe notre compétitivité : il est de 5 euros supérieur à la France et de 9 euros plus élevé qu'en Allemagne. «Sans accorder de revalorisation salariale, le coût du travail va tout de même croître, avec l'inflation, de quelque 6 % sur trois ans. Or, on ne peut pas continuer à creuser notre déficit de compétitivité par rapport à nos voisins. Il faut revoir le fonctionnement de l'indexation !»

Enfin, contrairement aux patrons flamands - qui par la voix du Voka et, récemment, de Luc Bertrand (Ackermans &van Haaren) - ne cessent de critiquer la politique trop à gauche du gouvernement Di Rupo, Jean-François Heris reste fidèle à la politique de l'UWE. «Notre priorité n'est pas de faire de la politique (Ndlr, les patrons flamands veulent arriver au confédéralisme) mais de redresser la Wallonie avec et par les entreprises. Et quoi qu'il arrive au niveau institutionnel, il est indispensable que la Wallonie soit dans une meilleure forme économique !» Alors, action !

Sandrine Vandendooren
http://trends.levif.be/economie/actu...0189623078.htm
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Old February 19th, 2014, 05:21 PM   #12
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La Wallonie dans la liste des régions/villes à investir du Financial Times


Quote:
Dans certaines sous-catégories, des villes belges se détachent également.
La Wallonie et la ville de Gand figurent dans la deuxième liste annuelle, établie par le Financial Times, des régions et villes où il est intéressant d'investir pour les entreprises. La Wallonie occupe la 16e place et la ville de Gand la 20e. La région la plus intéressante pour les investisseurs est, selon le FT, la Rhénanie-Westphalie. Cette région allemande est suivie par l'Ecosse et la région de Copenhague. La Région wallonne, seule région belge du classement, occupe la 16e place. Ce classement est dominé par le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Le top du classement des villes est occupé par Londres. A la deuxième et troisième place, on retrouve Helsinki et Eindhoven. Le top 25 est massivement dominé par les villes britanniques. Gand est la seule ville belge de ce classement des "villes du futur 2014-2015".

Dans certaines sous-catégories, des villes belges se détachent. Ainsi, Bruxelles réalise de bons résultats dans le capital humain (1), le potentiel économique (3), l'infrastructure (6) et le climat entrepreunarial (8). Dans la catégorie villes moyennes, Anvers se distingue dans le climat entrepreneurial (3), l'infrastructure (7) et la politique pour les investissements étrangers (8).

Ces classements sont basés sur une compilation indépendante de données sur l'enseignement, la population, les salaires, les prix et l'infrastructure.
http://www.lalibre.be/economie/actua...70c3993168f496



Gent en Wallonië in favorietenlijstje Financial Times

Quote:
Gent en Wallonië staan in de tweejaarlijkse ranglijsten van de Financial Times met steden en regio’s die voor bedrijven interessant zijn om te investeren. Gent staat op de twintigste plaats, het Waals gewest noteert er op de zestiende plaats.
De top van de algemene rangschikking voor steden wordt aangevoerd door Londen. Op de tweede en derde plaats staan respectievelijk Helsinki en Eindhoven. De top-25 wordt gedomineerd door Britse steden, met maar liefst acht vermeldingen. Gent is de enige Belgische stad in de algemene rangschikking van “steden van de toekomst 2014-2015”.

Bij de regio’s staat het Duitse Noordrijn-Westfalen op de eerste plaats, zes plaatsen hoger dan in de vorige editie. Nummer twee en drie zijn respectievelijk Schotland en het gebied Kopenhagen. Het Waals gewest is als enige Belgische regio goed voor een zestiende plaats, de algemene rangschikking wordt gedomineerd door het Verenigd Koninkrijk (13 vermeldingen) en door Nederland (5).

Daarnaast stelde de Financial Times nog deelcategorieën op, waar nog meer Belgische steden opduiken. Zo scoort de stad Brussel bij de grootsteden voor haar menselijk kapitaal (1), economisch potentieel (3), infrastructuur (6) en ondernemersklimaat (8). Antwerpen krijgt bij de middelgrote steden een vermelding voor ondernemersvriendelijkheid (3), infrastructuur (7) en beleid inzake buitenlandse investeringen (8). Mechelen duikt in de rangschikking van microsteden op voor infrastructuur (3), economisch potentieel en ondernemingsvriendelijkheid (10).

Ook Vlaanderen wordt in de deelcategorie grote regio’s genomineerd voor haar infrastructuur (3). De ranglijsten zijn gebaseerd op een onafhankelijke verzameling gegevens zoals onderwijs, beroepsbevolking, salarissen, prijzen en infrastructuur.
http://www.standaard.be/cnt/dmf20140217_00984408
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Old May 24th, 2014, 12:44 PM   #13
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« La Wallonie ne va pas bien, même si elle va mieux »


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« La Wallonie ne va pas bien, même si elle va mieux, martèle Jean-François Héris. Pour que l’on puisse un jour parler de bonne santé économique, une rupture est nécessaire. Il faut changer fondamentalement la façon dont on travaille pour créer de l’activité économique, qui constitue la seule et unique façon de s’en sortir. »

Se sortir de quoi ? Du marasme consécutif (notamment) à la crise économique et financière, qui laisse la Wallonie très affaiblie…mais pas exsangue. « C’est vrai, lorsque l’on regarde les chiffres, on constate que la Wallonie n’a pas trop mal résisté. Même sur la période 2009-2013, la croissance du PIB wallon est restée positive, alors qu’en zone euro on se retrouve avec des valeurs largement négatives. L’industrie manufacturière a été particulièrement touchée à cause de la baisse de la demande mondiale, mais l’emploi a été relativement préservé. » Un constat que l’UWE tient toutefois à nuancer : « C’est grâce essentiellement à la création d’emplois publics et subsidiés ! », s’indigne Jean-François Héris. Non seulement ce phénomène ne date pas d’hier, mais en plus il n’a pas empêché le chômage de progresser en Wallonie. « Au final, le marché du travail wallon reste profondément déséquilibré, et la création de richesse reste largement insuffisante », conclut-on à l’UWE.

Dans ces conditions et compte tenu du fait que la 6ème réforme de l’Etat va exercer une forte pression budgétaire sur les Régions, que faire ? « Ce gouvernement aura cinq ans pour agir ; il doit saisir l’occasion de faire changer les choses. Pour cela, il faudra poser des choix en faveur de la croissance des entreprises, en réduisant le coût du travail et les coûts énergétiques, en investissant dans l’enseignement pour que celui-ci soit résolument tourné vers l’emploi et en particulier vers les emplois en pénurie, en simplifiant le service public et en redynamisant l’industrie, qui reste la colonne vertébrale d’une économie en bonne santé », pointe Jean-François Héris, qui vise de ramener le chômage à 5,5% et la croissance à 3% en 2025. Le président déplore toutefois que ce message ne veuille visiblement pas être entendu. « L’UWE a réalisé des capsules vidéo qui illustrent son mémorandum, articulées autour de 7 grandes priorités ‘pour une Wallonie forte’. Elles ont été censurées par le CSA. Pour quel motif ? Ça n’est pas clair, mais nous comprenons qu’elles étaient tendancieuses et auraient probablement pu influencer le scrutin. Ce n’est franchement pas ce que l’on espère comme type de démocratie… »
http://trends.levif.be/economie/actu...0631188194.htm
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Old November 18th, 2014, 10:35 PM   #14
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La Wallonie plus attrayante que la Flandre pour l'e-commerce


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La Flandre se révèle moins attrayante que la Wallonie et d'autres régions voisines pour accueillir des centres de distribution dédiés à l'e-commerce, indique mardi une étude commandée par l'Institut flamand pour la Logistique (Vlaams Instituut voor de Logistiek - VIL). La Flandre se classe sixième alors que la Wallonie figure sur le podium.

Ces centres, où sont stockés les paquets commandés sur internet avant d'être livrés aux acheteurs, s'installent plus facilement dans les régions voisines, par exemple Coolblue à Tilburg aux Pays-Bas ou ******* à Erfurt en Allemagne.

Selon l'étude menée par PwC, le mauvais score de la Flandre s'explique notamment par le coût du travail, qui joue un rôle important dans un secteur comme l'e-commerce. La Flandre affiche le coût du travail le plus important parmi les régions figurant dans le top 6 de l'étude. Elle obtient également une mauvaise évaluation pour la congestion routière et la disponibilité d'entrepôts ou de terrains.

Les régions les plus attrayantes pour les centres de distribution destinés à l'e-commerce sont le land de Rhénanie-Palatinat et la Sarre en Allemagne, devant la Wallonie.
http://trends.levif.be/economie/entr...al-323669.html
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Old January 26th, 2015, 08:43 PM   #15
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La Wallonie a séduit les investisseurs étrangers en 2014, 2.000 emplois à la clé


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La Wallonie a attiré 113 investissements étrangers en 2014, contre 77 en 2013, représentant 1.951 emplois directs annoncés par les entreprises et un montant total de 640 millions d'euros investis, ont annoncé vendredi le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, et l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (AWEX).


Cette année 2014, qualifiée de "bon cru", ressort comme la meilleure année depuis 2008 (122 dossiers) au niveau du nombre de dossiers conclus et comme la meilleure année depuis 2011 (2.393 emplois) en terme d'emplois.

Les secteurs qui ont attiré le plus d'investissements étrangers en 2014 sont les services et logistique (722 emplois), l'aéronautique (255), la chimie (200), les sciences du vivant (140) et le développement durable (80 emplois).

La France reste le premier investisseur étranger en Wallonie (541 emplois), devant le Royaume-Uni (215), l'Allemagne (128), l'Irlande (100) et les Etats-Unis (87 emplois).

Entre 2000 et 2014, la Wallonie a capté 1.252 dossiers d'investissements étrangers pour un total de 25.970 emplois directs annoncés par les entreprises et plus de 10,6 milliards d'euros investis.
http://trends.levif.be/economie/entr...al-363061.html
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Old March 25th, 2015, 08:30 PM   #16
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Magnette: "Il faut re-métropoliser la Wallonie"


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Le ministre-président a prononcé ce mercredi matin son premier "Discours sur l'état de la Wallonie". Il a insisté sur l'utilisation du territoire, atout que la Wallonie a souvent, dit-il, " gaspillé ".

Le bourgmestre a-t-il influencé le ministre-président ou le ministre-président a-t-il influencé le bourgmestre ? Toujours est-il que dans son discours sur l'état de la Wallonie, Paul Magnette a longuement insisté sur la nécessité de " re-métropoliser le territoire wallon ", de développer des quartiers d'affaires autour des gares, d'impliquer le secteur privé dans la politique foncière... Autant d'éléments mis en pratique par le bourgmestre de Charleroi et qui ont par ailleurs fait l'objet d'un reportage dans le Trends-Tendances du 19 mars.

Paul Magnette évoque les défis territoriaux de la Wallonie pour une double raison. D'une part, il faut anticiper l'impact de la croissance démographique, qui apportera 500.000 nouveaux habitants d'ici 2040 et, d'autre part, les disponibilités foncières (16.000 ha, en incluant les friches reconvertibles) constituent l'un des meilleurs atouts économiques de la Région.

Le premier élément nécessitera la construction d'un millier de logements par mois, auxquels il faudra ajouter des investissements dans les infrastructures scolaires, culturelles, sportives ou de mobilité pour répondre aux besoins d'une population grandissante. De réelles opportunités pour le secteur de la construction mais qui impliquent un rôle politique majeur pour organiser cette évolution. " Nous devrons utiliser intelligemment notre territoire, déclare le ministre-président wallon. Nous devons montrer une vision stratégique et parcimonieuse alors que, admettons-le, la Wallonie a souvent cette formidable ressource qu'est son territoire. " Cela ne signifie pas un coup d'arrêt au développement des zones d'activités économiques. La programmation prévoit de libérer 200 ha/an afin de répondre aux besoins des entreprises. Il existe aujourd'hui 275 parcs en Wallonie, couvrant 12.000 ha.

Attirer l'économie de services

Il insiste sur le rôle des villes, car c'est là que l'économie de services se déploie. Or, dit-il, la Wallonie affiche " certaines carences en la matière ". Ainsi dans le domaine des banques et assurances, la Région ne capte que 15,3% de l'emploi et 12,6% de la valeur ajoutée en Belgique. " Nous avons amorcé la réindustrialisation, c'est bien, poursuit Paul Magnette. Mais si l'économie de services qui doit l'accompagner ne suit pas, nous ne redresserons jamais suffisamment le PIB régional. Nous devons re-métropoliser notre territoire pour que les sociétés de consultance, les bureaux d'étude, les services juridiques et autres s'y implantent. Aujourd'hui, ils sont à Bruxelles, Lille, Luxembourg ou Aix. "

Cela peut être utile pour tout le monde puisque, dit-il, les navetteurs vers Liège ou Charleroi perdent 40% de temps en moins que ceux qui vont travailler à Bruxelles ou Anvers. Dans son discours écrit (le passage n'a pas été prononcé au parlement), Magnette cite un professeur de l'université de Liverpool qui, après avoir fait le tour des Régions les plus compétitives d'Europe, concluait : "Les régions les plus compétitives sont les régions qui possèdent les villes les plus compétitives. Par contre, nous n'avons pas pu identifier de régions gagnantes où ne se trouvent pas de villes gagnantes ".

Aider les PME à grandir

Paul Magnette a bien entendu aussi évoqué les politiques économiques classiques menées par la Région wallonne, avec évidemment le Plan Marshall 4.0 comme " colonne vertébrale ". Sa hantise : que la Région ne manque pas la rupture numérique, comme elle a manqué le train des évolutions dans les années 50-60, en vivant sur ses lauriers. " La robotisation ne tue pas l'emploi, affirme-t-il. L'Allemagne a investi dans ce domaine, la France et l'Angleterre non. La différence est exemplative. Derrière la robotisation, il y a de la conception, de la construction, de la maintenance. Il faut ancrer cela chez nous. " La révolution numérique doit, poursuit le ministre-président, concerner tous les secteurs de la fonction publique à la santé, en passant par le commerce de détail " qui doit aussi vendre en ligne pour ne pas être dépassé ".

Paul Magnette a également annoncé la présentation imminente d'un " Small Business Act ", afin d'aider les PME wallonnes à grandir. Le plan intègrera le financement, l'internationalisation, le parrainage par des grandes entreprises... "Nos PME souffrent un peu trop du syndrome de Peter Pan, elles ne veulent pas grandir au-delà d'un certain stade, analyse le ministre-président. Or, nous avons des champions cachés, qui ont le potentiel pour capter des marchés bien larges que la Belgique et ses voisins immédiats. Notre rôle, en tant que pouvoirs publics, est les détecter et de les aider à grandir. "
http://trends.levif.be/economie/poli...al-373451.html
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Old May 11th, 2015, 10:51 PM   #17
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Retour à une croissance tendancielle pour les exportations wallonnes


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Avec 4,9% de croissance et un montant record de 42,3 milliards d'euros, les exportations wallonnes semblent avoir retrouvé en 2014 une croissance tendancielle qui se confirme sur le début de 2015, si l'on en croit les carnets de commandes des derniers mois, a indiqué lundi le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt.


Obtenu dans une conjoncture internationale hésitante, ce taux de croissance (hors gaz naturel) place la Wallonie parmi les bons élèves de l'Union européenne, en comparaison des 3,7% de l'Allemagne, 1,4% de la Flandre, 0,9% de l'UE15, 0,4% des Pays-Bas ou encore -0,3% de la France, selon les chiffres de l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (AWEX).

La Wallonie, de par la relative étroitesse de son marché à l'exportation, avait mieux résisté que ses voisins à la crise de 2008-2009 mais n'était pas parvenue, en 2012 (-2,3%) ni en 2013 (1,4%) à relancer la machine. "Peut-on dire que cette hirondelle fera le printemps ? Il est difficile en tout cas, sans hirondelle, d'affirmer que le printemps va arriver", a commenté M. Marcourt (PS).

La croissance tendancielle observée depuis mai 2013 (entre 2,9% et 7,7% par trimestre) et le redressement sur les derniers mois de 2015 de la courbe des carnets de commandes à l'exportation paraissent plaider pour une embellie, portée notamment par la parité favorable de l'euro et du dollar.

Le fait essentiel de l'année 2014 aura été le retour à la croissance des exportations en Union européenne (+5,9%) mais aussi hors UE (1%), ce dernier secteur moins performant faisant l'objet d'efforts tout particuliers, a souligné la directrice générale de l'AWEX, Pascale Delcomminette.

"Dans les secteurs des six pôles de compétitivité, les exportations wallonnes se sont élevées de 7,7%, tirées par les filières chimiques (+14,2%)", a-t-elle ajouté. A lui seul, le secteur pharmaceutique draine près d'un quart des ventes wallonnes à l'international.

Quant aux investissements étrangers en Wallonie, ils marquent le pas, chutant de 25% par rapport à 2013 pour arriver à 640 millions d'euros. Il s'agit toutefois d'une "bonne résistance", selon l'Agence, qui considère le nombre d'emplois promis (1.951, quatrième chiffre le plus élevé de ces quinze dernières années). Six dossiers sur dix concernent de nouvelles implantations. L'AWEX relève un bémol: la taille des dossiers, qui ne génèrent en moyenne que 18 emplois.

L'Agence se félicite enfin d'avoir rencontré 13 des 15 objectifs et indicateurs de son contrat de gestion. Parmi les deux objectifs manqué, le nombre d'emplois créés a raté la cible des 2.035 emplois à 4 points de pourcentage près.

Pas moins de 347 entreprises wallonnes - des PME pour la plupart - ont exporté pour la première fois l'an dernier, et 632 ont utilisé pour la première fois les services à l'exportation de l'AWEX.
http://trends.levif.be/economie/entr...al-394545.html
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Old May 22nd, 2015, 08:06 AM   #18
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Comment la Wallonie va convertir ses friches en lingots d'or


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Avec plusieurs milliers de chancres visuels sur son territoire, la Wallonie dispose d'un immense réservoir foncier. Elle vient, enfin, de se doter d'un cadastre des sites à réaménager. Le Vif/L'Express dévoile en exclusivité ce vaste inventaire de 3 795 hectares.

En 2011, la Wallonie initiait une vaste mission visant à actualiser l'inventaire de ses sites à réaménager. Ce travail de longue haleine, élaboré en partenariat avec les communes, avait été confié au consortium Lepur (ULg) - Converto - Walphot. Le Vif/L'Express s'est procuré en exclusivité le cadastre désormais finalisé. Celui-ci doit encore être validé par l'administration, le 6 juin. Il identifie 2 213 sites à réaménager (SAR) en Wallonie sur les 4 156 superficies répertoriées. Chaque entrée mentionne entre autres le degré d'accès et de visibilité des zones concernées, la qualité du relief, le nombre de bâtiments, la superficie et une évaluation des installations existantes. Pour l'ensemble du territoire wallon, les sites désaffectés représentent 3 795 hectares - sans compter les zones en cours de réhabilitation et les zones à surveiller.

La définition d'un site à réaménager reste plutôt large : un bien immobilier dont le maintien dans son état actuel est contraire au bon aménagement des lieux ou constitue une déstructuration du tissu urbanisé. "Les SAR ont des profils très variés, commente le ministre de l'Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (CDH). Le cadastre a l'ambition d'établir un état des lieux actualisé des espaces disponibles, que ceux-ci puissent faire aisément ou non l'objet d'une reconversion."

Quels enseignements tirer de cette précieuse feuille de route ? Logiquement, les anciens bassins industriels du Hainaut et de Liège affichent les plus grandes superficies de sites désaffectés. C'est à Charleroi que le réservoir de SAR est le plus important : 368,7 hectares, soit près de 4 % du territoire communal. "Certains terrains pourraient accueillir des microentreprises, voire du logement s'ils ne sont pas trop pollués", dévoile Paul Magnette, bourgmestre en titre de Charleroi et ministre-président wallon (PS). "Dans d'autres cas, par exemple au niveau de la Porte Ouest, les vastes connexions offrent plutôt de l'espace pour de nouvelles industries." La première ville wallonne devance la commune rurale de Sainte-Ode, (et son gigantesque domaine de l'aérodrome militaire de Saint-Hubert, sur 187 hectares), en province de Luxembourg et La Louvière.

Derrière, la superficie de SAR est collectivement élevée à Liège et dans les communes limitrophes de Seraing, Herstal, Ans, Saint-Nicolas et Beyne-Heusay. Les sites désaffectés y occupent près de 300 hectares, toujours sans tenir compte des zones en cours de reconversion. Enfin, Namur figure également dans le top 15 avec plus de 70 hectares de friches diverses, devant Sambreville (65 hectares).

Les défis restent considérables pour le gouvernement wallon : comment financer la reconversion de ces sites avec les maigres deniers publics ? Et comment convaincre les opérateurs privés de se tourner vers des terrains où le travail de démolition couplé à une éventuelle dépollution des sols grève lourdement l'investissement ? La collaboration du secteur privé et des intercommunales de développement économique sera indispensable pour sauver les chancres qui peuvent l'être.
[googlemap]zBxv0O28vi5E.k5qJmco3wQdY[/googlemap]
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Old June 1st, 2015, 06:59 PM   #19
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Le gouvernement wallon adopte le Plan Marshall 4.0


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Le gouvernement wallon a approuvé jeudi le Plan Marshall 4.0, troisième mouture du programme de redéploiement économique de la Wallonie lancé il y a dix ans. Il a décidé d'y consacrer 2,9 milliards d'euros autour de cinq axes au cours de la période 2015-2019.

Le qualificatif 4.0 correspond à la volonté de l'exécutif d'inscrire la Région dans la révolution numérique. L'équipe Magnette poursuit la volonté de ses prédécesseurs de réindustrialiser la Wallonie. L'emploi industriel représente 13% de l'emploi wallon, contre 20% en Allemagne mais seulement 10% en France et 8,5% en Grande-Bretagne.

Le nouveau plan entend recentrer les actions et renforcer les collaborations avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le premier axe visera la formation et l'enseignement. Le gouvernement entend ainsi amplifier la formation en alternance, qui ne représente que 5% en Wallonie contre 20% en Allemagne. La connaissance des langues étrangères et le renouvellement de l'équipement des centres de formation seront aussi privilégiés. Au total, 304,5 millions d'euros y seront consacrés.

L'axe 2 recevra 850 millions d'euros pour la politique économique et industrielle qui soutiendra l'innovation et veut à ce titre renouveler la stratégie des pôles de compétitivité ou réformer la recherche en vue d'une "spécialisation intelligente". Un accent particulier est mis sur la valorisation de la recherche dans le cadre des pôles. Le soutien à l'internationalisation des PME sera accru de même que le rôle des grandes entreprises dans la réindustrialisation.

L'axe 3, qui repose sur la mobilisation du territoire, reçoit 374 millions d'euros. Le gouvernement veut notamment optimaliser l'équipement et l'accessibilité des zones d'activité économique dans le cadre des "routes de l'emploi" qui viseront aussi les centres hospitaliers. En prenant tous les crédits disponibles, cette politique recevra 440 millions d'euros. Les ports autonomes seront davantage soutenus. Un droit de préemption régional sera en outre instauré pour les terrains à potentiel portuaire ou routier.

"Les zones d'activité économique doivent se mettre au goût du 4.0", a souligné le ministre des Travaux publics, Maxime Prévot.

Dans le domaine agricole, les ateliers de travail partagés seront mis à l'honneur ainsi que les halls-relais en vue d'une activité accrue de transformation des produits.

L'axe 4 se voit gratifier d'1,1 milliard d'euros dans un cadre d'"économie circulaire", visant le développement des énergies renouvelables, le soutien aux entreprises pour maîtriser les coûts de l'énergie et un recentrage de l'Alliance Emploi-Environnement sur la rénovation du bâti. Les PME pourront avoir accès à des accords de branche simplifiés pour les aider à réduire leur consommation. Une priorité sera aussi donnée à l'utilisation d'anciens sites d'activité.

L'axe 5 a une portée plus transversale puisqu'il vise l'élaboration d'un plan de transition numérique, une administration 4.0 ou encore une vision des villes en tant que "smart cities". Le gouvernement y consacrera 244,8 millions.

"Dans le domaine numérique, la Wallonie n'est ni en retard, ni en avance. On veut se placer en tête de peloton. Cet axe est transversal et doit contribuer à une révolution culturelle en Wallonie. Cela doit devenir un mot d'ordre général: se saisir de l'innovation numérique", a expliqué le ministre-président Paul Magnette.

"Certains le voient comme une menace pour l'emploi. Il faut au contraire le saisir comme une opportunité de modifier les pôles de l'emploi", a fait remarquer le ministre de l'Économie, Jean-Claude Marcourt.

Le budget du Plan Marshall sera "sanctuarisé", a assuré le ministre-président. Des 2,9 milliards d'euros, 468 millions seront issus du financement alternatif. Cette somme s'ajoute aux moyens tirés des fonds européens.
http://trends.levif.be/economie/poli...al-397665.html
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Old June 2nd, 2015, 06:56 PM   #20
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Faudra-t-il attendre encore 20 ans pour redresser la Wallonie ?


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Un nouveau plan - le Marshall 4.0 - vient de prendre la relève de tous ceux qui ont été adoptés, ces dix dernières années, dans le but d'opérer le redressement économique de la Wallonie.

Ce redressement aurait pu être accompli depuis belle lurette si les responsables wallons avaient usé efficacement des outils régionaux qu'ils ont eux-mêmes revendiqués et qui n'ont cessé de s'amplifier depuis l'adoption de la régionalisation définitive en 1980.

Hormis la parenthèse André Damseaux (PRL) et Melchior Wathelet (PSC), du 27 janvier 1982 au 4 février 1988, la ministre-présidence de la région a jusqu'ici été exercée par le PS, et ce comme si l'embarcation était sa propriété exclusive.

En dépit des communications de réconfort - on commence à percevoir le bout du tunnel... - qui sont délivrées régulièrement à la population, celle-ci, comme soeur Anne, ne voit malheureusement toujours rien venir.

Aujourd'hui, le professeur Guiseppe Pagano de l'Université de Mons déclare que les montants sont trop faibles pour avoir un véritable impact sur le PIB et que quatre plans Marshal sont encore nécessaires pour que la Wallonie revienne dans la moyenne belge en termes de PIB et de capacité fiscale. Quant à Didier Paquot, directeur du département économique à l'Union wallonne des Entreprises, il constate que le gouvernement wallon ne prend pas en compte les critères de simplification et d'efficacité et qu'il faudra encore attendre 10 ans, même 20 ans, pour reconstruire la Wallonie et retrouver une économie solide.

A la fin des années soixante, le professeur Robert Liénard avait rencontré à Paris le général de Gaulle, lequel, à propos de la situation de la Wallonie, avait tenu un langage clair : tâchez de vous trouver des chefs jeunes qui diront la vérité au peuple et mobiliseront ce qui en reste.

La vérité, aujourd'hui, est que la Wallonie se trouve confrontée, avec une dette de 18,6 milliards, à une situation catastrophique et qu'elle se révèle incapable de réaliser l'équilibre budgétaire.

La vérité, aujourd'hui, c'est que le taux de chômage se situe autour de 15%, alors que, depuis huit ans, les effectifs du Forem se sont accrus de 30%. Hypertrophie administrative !

La vérité, aujourd'hui, c'est que le gouvernement wallon, après avoir mis à mal l'industrie du photovoltaïque, ne parvient plus à payer les primes énergie et ne sera bientôt plus en mesure, selon Philippe Defeyt, le président du CPAS namurois, de financer ses maisons de repos.

La vérité, aujourd'hui, c'est que, pour chaque trimestre de 2014, la Flandre a réalisé un chiffre d'exportations supérieur à celui de la Wallonie sur l'entièreté de l'exercice.

La vérité, aujourd'hui, c'est que la Wallonie, en cas de scission de l'Etat belge (hypothèse dont je dis depuis longtemps qu'il ne faut en aucun cas l'exclure, écrivait Xavier Mabille, le président du CRISP, en 2007), serait dans l'impossibilité de s'assumer seule.

Sur base de chiffres qui ne peuvent être contestés, l'économiste liégeois Jules Gazon a calculé que si cette scission était intervenue en 2010, la Région wallonne se serait retrouvée avec un solde net à financer représentant quelque 22% de ses dépenses publiques. Ceci en considérant que le taux d'intérêt appliqué à la dette wallonne était celui appliqué alors à l'Etat belge, soit en moyenne 3,6%. Mais on connaît les taux usuraires qui ont été appliqués à la Grèce !

Il n'y a pourtant pas de fatalité. L'Irlande nous en apporte aujourd'hui la preuve. Encore faut-il, pour cela, que les dirigeants aient la volonté - et le courage ! - de mettre entre parenthèses leurs querelles de clocher pour trancher dans le vif.

Il ne faut pas vingt ans pour qu'un pays ou une région se redresse. Lors d'une conférence donnée à Charleroi, le 12 décembre 2012, l'économiste américain Jeremy Rifkin, qui avait été chargé d'une mission dans le cadre de la réindustrialisation du Nord-Pas-de-Calais, affirmait qu'avec un schéma directeur, sur lequel il était prêt à faire travailler ses équipes, les choses pourraient bouger très rapidement en Wallonie : Et je ne parle pas de vingt ans !

Voilà pourquoi il me semble essentiel que la population wallonne, et notamment ses jeunes espoirs, sorte de son apathie et entre en résistance. Seule, cette mobilisation, dont le général de Gaulle soulignait l'importance, peut contraindre les responsables politiques à changer radicalement de cap. Wallons, indignez-vous !

Jules Gheude
Essayiste politique
http://www.levif.be/actualite/belgiq...m_campaign=vif
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