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Old November 24th, 2014, 02:53 PM   #101
Gadiri
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Maroc : Le chômage baisse... grâce à l’informel !



137 000 emplois nets, en moyenne, sont créés chaque année entre 2000 et 2013. Parallèlement, quelque 180 000 personnes arrivent annuellement sur le marché du travail. La croissance est nécessaire mais insuffisante pour générer des emplois en quantité et en qualité.



Entre 2000 et 2013, l’économie marocaine a créé en moyenne 137 000 emplois par an. Pendant ce temps, 180 000 personnes sont arrivées chaque année sur le marché du travail. Il y a donc un déficit de 43 000 emplois rien que pour stabiliser le taux de chômage.

Et si, malgré tout, le chômage a baissé entre ces deux dates de 4,2 points, en passant respectivement de 13,4% à 9,2%, c’est parce que, il faut bien le dire, deux phénomènes en particulier y ont contribué: la baisse du taux d’activité des femmes, d’une part, et le développement des activités informelles, d’autre part. En 2000, le taux de participation des femmes était de 28,1%; il retombe à 25% en 2013, selon les données du Haut commissariat au plan (HCP) relatives au marché du travail. Juste pour se faire une idée sur les taux d’activité des femmes à travers le monde, il faut savoir qu’il est de quelque 65% en Europe et de 70% en moyenne dans l’Afrique sub-saharienne. En fait, les taux d’activité des femmes les plus bas sont enregistrés dans les pays arabo-musulmans, avec une exception pour le Qatar (51%) et le Koweït (43%), deux pays abritant des populations étrangères en nombre, en particulier dans le premier cas.

Mais plus que le taux d’activité des femmes, la «prospérité» pour ainsi dire des activités informelles est le phénomène qui semble avoir pesé le plus sur la régression du taux de chômage au Maroc.

Selon le diagnostic du ministère de l’emploi et des affaires sociales élaboré dans le cadre de la formulation de la Stratégie nationale de l’emploi (SNE), la baisse du taux de chômage observée depuis une dizaine d’années cache une réalité : de plus en plus de travailleurs se réfugient dans le secteur informel, avec des revenus plus faibles, des emplois plus vulnérables et moins protégés. Du fait que le secteur public offre de moins en moins d’emplois et que le secteur privé ne peut absorber toute l’offre de travail, l’informel est ainsi devenu un secteur refuge. Du coup, il y aurait une relation de cause à effet entre la baisse du chômage et le développement de l’informel : l’emploi dans le secteur informel a augmenté avec la baisse du taux de chômage. D’où le poids de l’informel dans l’économie nationale. Ainsi, le secteur informel pèse 14% du PIB, soit, sur la base du PIB de 2013, 122,2 milliards de DH. Il fournit 37% des emplois non agricoles : 81% dans le commerce, 34% dans l’industrie, 18% dans les services et 17% dans le BTP (sans doute bien davantage dans la filière bâtiment). Seulement 16% de l’ensemble des travailleurs du secteur informel sont des salariés.

Une hausse du PIB de 1 point crée 30 000 emplois

En réalité, la précarité ne caractérise pas seulement l’emploi dans l’informel. L’emploi dans le rural est tout aussi précaire et vulnérable. Et en effet, si le chômage en milieu rural n’est que de 4% en 2013, le sous-emploi y est plus élevé (10%) qu’en milieu urbain (8,4%). Surtout, 40% des emplois en milieu rural sont des emplois non rémunérés, contre 4% en milieu urbain. Ces activités non rémunérées dans le rural sont occupées par 78% des femmes actives et 68% des jeunes de moins de 25 ans. Le salariat n’y est que de 24% contre 65% en milieu urbain.

Il en résulte, globalement, que moins de 20% des actifs occupés, au niveau national, ont une couverture médicale en 2012. Par statut professionnel, le taux d’affiliation des salariés (pas de tous les travailleurs) à un système de couverture médicale est de 40% ! 60% de la population active occupée n’a pas de contrat de travail, et 17% des actifs occupés désirent changer d’emploi…

Tout cela pour dire qu’au Maroc, il y a une faible corrélation entre croissance économique et création d’emplois ; surtout des emplois de qualité. Ce qui veut dire que la croissance est certainement une condition nécessaire, mais sans doute insuffisante pour créer des emplois en quantité et en qualité à la mesure des attentes. Les statisticiens disent qu’au Maroc, lorsque le PIB augmente de 1 point, il génère la création d’environ 30 000 emplois. C’est clairement insuffisant au regard de l’offre de travail, dont on a déjà dit qu’elle augmentait en moyenne annuelle de l’ordre de 180 000 personnes.

C’est pourquoi il devient plus qu’évident que s’attaquer à la problématique du chômage et de l’emploi précaire, c’est nécessairement prendre des mesures volontaristes ayant trait à la valorisation du capital humain, au développement des programmes actifs de l’emploi et de l’intermédiation du marché du travail, à la territorialisation de la politique de l’emploi, entre autres.

L’agriculture, le commerce et le BTP emploient 62,3% des actifs occupés
Entre 2000 et 2013, l’emploi dans l’agriculture, forêt et pêche a diminué de 45,9% à 39,4% ; dans les services, il a augmenté de 33,4% à 39,7% ; et dans le secondaire (industrie et BTP) il a stagné à 20,8%. Les statistiques du HCP sur la répartition de l’emploi par branche d’activité, montrent que l’agriculture est le premier employeur, suivi du commerce et du BTP. Ces trois branches, où prédomine la précarité, à elles seules, emploient 62,3% des actifs occupés en 2012.

Sana Guessous. La Vie éco
www.lavieeco.com

2014-11-24
http://www.lavieeco.com/news/economi...el--31822.html
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Old November 24th, 2014, 09:22 PM   #102
TANGERIN
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Comment faire pour bénéficier de l’indemnité pour perte d’emploi?

L’indemnité pour perte d’emploi entre en vigueur le 1er décembre. Retour sur les conditions d’octroi et la nature de cette aide.

Après douze ans de négociation, l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE) a été promulguée en septembre dernier et entre en vigueur le 1er décembre. La CNSS, qui délivrera cette aide, est sur les starting block et finalise la formation de ses équipes. Ses responsables martèlent qu’il ne faut pas la confondre avec une allocation chômage, comme on peut en trouver à l’étranger. Elle est destinée « aux personnes qui ont eu un accident de parcours professionnel pour les aider à réintégrer le marché du travail », a expliqué Omar Souabni, chargé de la communication de la CNSS lors d’une conférence organisée le 21 novembre à la Chambre française de commerce et d’industrie. Pour en bénéficier, « il ne faut pas être dans la passivité mais être en recherche active d’emploi », ajoute son collègue Abdelhamid Azouaoui, directeur des prestations familiales et sociales.

Qui peut y prétendre ?

Comme toute aide, il faut répondre à plusieurs critères pour en bénéficier. Tout d’abord, la personne doit avoir perdu son travail de manière involontaire. Ensuite, elle doit avoir travaillé au moins 780 jours pendant les trois dernières années, dont 260 jours pendant la dernière année. Enfin, elle doit être inscrite à l’ANAPEC. D’après les estimations, 34 000 personnes par an pourraient être concernées. Une personne peut bénéficier d’une IPE plusieurs fois, si elle travaille à nouveau puis reperd son emploi.

Comment faire pour en bénéficier ?

La personne éligible au dispositif doit se rendre dans n’importe quelle agence de la CNSS (y compris agences mobiles, pour les zones rurales) au maximum deux mois après la perte de son emploi. Elle doit fournir une déclaration de perte d’emploi, que l’institution transmet le jour même à l’ANAPEC pour que celle-ci enregistre son inscription. « Nous avons essayé de limiter les démarches pour ne pas compliquer la vie de quelqu’un qui vient de perdre son emploi. L’idée est de soulager l’assuré », explique Abdelhamid Azouaoui. Ensuite, la personne doit fournir une déclaration de l’employeur. S’il est impossible de le retrouver, la CNSS s’aidera d’informations récupérées auprès de l’inspection du travail ou sur le terrain.

A combien s’élève l’aide ?

L’IPE est calculée à partir d’un salaire de référence. Il s’agit du salaire moyen perçu pendant les 36 derniers mois. L’IPE est de 70 % de ce salaire de référence, mais ne peut pas dépasser le Smig. Elle est versée pendant six mois maximum à partir de la date de perte d’emploi (et non à partir de la déclaration à la CNSS). Pendant cette période, le bénéficiaire garde son droit à la couverture médicale et aux allocations familiales. A cette aide financière doit s’ajouter un accompagnement de la part de l’ANAPEC et de l’OFPPT.

Comment est-elle versée ?

L’IPE est versée tous les mois, par virement si la personne est bancarisée, ou par mise à disposition auprès d’une agence BMCE si ce n’est pas le cas. La somme versée n’est pas exportable, contrairement aux pensions de retraite par exemple, étant donné que cette aide est censée aider un retour à l’emploi au Maroc.

A partir de quand peut-on en bénéficier ?

L’IPE n’a pas d’effet rétroactif avant son entrée en vigueur du 1er décembre. Autrement dit, ceux qui ont perdu leur emploi avant le 1er décembre ne peuvent pas bénéficier cette aide. Dans l’absolu, si un salarié est licencié le 1er décembre, qu’il entame les démarches le 2 décembre, il pourra recevoir une IPE pour le mois de décembre.

Comment l’IPE est-elle financée ?

Cette nouvelle indemnité est financée par les cotisations et un fonds d’amorçage pour permettre aux salariés d’en bénéficier dès maintenant, et ne pas attendre d’avoir collecté suffisamment de cotisations. Ce fonds financé par l’Etat est de 500 millions de dirhams, versés à la CNSS sur trois ans. Pour ce qui est de la cotisation, elle est de 0,57 % du salaire (plafonné de 6000 dirhams), dont les deux tiers assurés par l’entreprise et le tiers restant par l’employé. Ces cotisations sont estimées à 450 millions de dirhams par an environ.

Quelles conséquences pour l’entreprise ?

Au regard des nombreuses questions posées lors de la rencontre du 21 novembre par des responsables des ressources humaines notamment, les entreprises craignent que cette nouveauté leur complique la vie, dans l’établissement de la feuille de paie notamment. Saïd Ahmidouch, directeur général de la CNSS avait déjà martelé qu’il ne s’agissait pas « d’une usine à gaz » et Omar Souabni l’a rappelé : « cela ne va pas bouleverser la façon de faire des entreprises ». Concrètement, en face de la ligne prestations sociales, le chiffre sera juste augmenté de 0,57 %, passant de 12,89 % à 13,36 %. Un document sera envoyé la semaine prochaine aux entreprises « pour ne pas qu’elles soient surprises », assurent les responsables de la CNSS.

Le montant de l’IPE a-t-il vocation à augmenter ?

Lors du conseil d’administration de la CNSS qui a voté l’introduction de l’IPE, les membres se sont accordés sur « une progressivité » du dispositif. Une évaluation sera réalisée dans deux ans, à partir de laquelle le montant de l’IPE sera peut-être augmenté. Si certains regrettent déjà son montant et auraient aimé qu’il soit plus élevé, « c’est une révolution », remarque quand même Nawal Ghaouti, avocate et modératrice de l’événement. « On aimerait bien financer 6 000 voire 10 000 dirhams d’IPE mais qui va les financer ? », justifie Omar Souabni.

Ce qui risque de poser problème :

Lors de la conférence du 20 novembre, plusieurs intervenants regrettent le caractère trop flou de « perte involontaire » d’emploi, qualifiée par la CNSS comme étant un départ qui n’est pas « une démission, un départ volontaire ou un abandon de poste ». Nawal Ghaouti, explique notamment : « Quand il y a une véritable faute du salarié, comme un vol par exemple, c’est comme s’il avait rompu de manière volontaire, indirectement », alors que c’est l’employeur qui le licencie. On imagine que le fait inverse peut aussi poser problème, dans le cas d’un salarié qui est poussé à partir par la force. La CNSS tente de rassurer : « Si l’employeur refuse de délivrer la déclaration [établissant que le salarié est partit involontairement, ndlr], et que l’employé ne peut donc pas bénéficier de l’IPE, il peut toujours faire un recours administratif auprès de la CNSS, une commission statuera et on essayera d’être au plus près de ce qui est juste », précise Abdelhamid Azouaoui.
http://telquel.ma/2014/11/21/comment...emploi_1423689
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Old November 26th, 2014, 01:24 AM   #103
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Maroc: voici les secteurs et les villes qui recrutent !



Plus de 103.000 postes d’emploi sont envisagés au Maroc entre 2014 et 2015. Le potentiel est important par rapport au contexte de crise que connaît le marché national de l’emploi. Les secteurs les plus prometteurs sont les NTIC, l’offshoring, l’aéronautique et l’automobile.



Les résultats de la plus récente enquête de l’Anapec sur le marché national de l’emploi confirment bien les tendances du secteur de ces dernières années. La principale nouveauté est que les entreprises marocaines sont en pleine phase de recrutement.

En effet, selon les principales conclusions de la veille sur l’emploi pour la période 2014-2015, les chefs d’entreprises déclarent avoir besoin, hors projets d’investissements, d plus de 103.000 nouvelles recrues contre 80.494 en 2013-2014. Plus précisément, 60% des besoins recueillis sont prévus entre le 2e trimestre de cette année et le 4e trimestre de 2015.

La moitié des besoins exprimés est enregistrée au niveau de trois secteurs de l’économie. Sans surprise, les nouvelles technologies, l’offshoring, les métiers de l’automobile et l’aéronautique continuent d’accaparer la part du lion avec respectivement, plus de 22.000 et plus de 20.000 postes.

Viennent par la suite les secteurs des services avec 9.705 postes, le tourisme et la restauration 9.128 postes, la construction, 8.100 postes, le commerce et la distribution 7.928 postes et le secteur de l’enseignement avec 6.425 postes. La part des métiers mondiaux est donc de 40% sur l’ensemble des besoins exprimés par les entreprises interviewées.



Par régions, l’enquête révèle que 40% des postes pourvus sont concentrés sur l’axe Casablanca- Tanger.

- Casablanca: 25.436 postes

- Rabat-Salé-Zemmour-Zaer : 14.070 postes

- Tanger-Tétouan : 12.779

- Fès-Boulemane : 8.690

- Charb-Chrarda-Béni Hssen : 8.513 postes

- Marrakech Tensift Haouz : 7.197 postes


Par contre, il y a peu de postes à :

- Tadla-Azilal : 1.423 postes

- Oued Eddahab Lagouira : 542 postes

- Taza Taounate-Al Hoceima : 526 postes

- Guelmin-Smara : 207 postes






Par ailleurs, les projets d’investissements à l’horizon 2015 représentent plus de 20.800 opportunités d’emploi dont 60% dans le tourisme et 20% dans l’industrie automobile.

Par ville et par projet les plus grandes opportunités d’emploi se présentent comme suit :

- 3.000 emplois à Sous-Massa-Darâa grâce à la futur station balnéaire Taghazout.

- 2.500 postes d’emploi seront créés à Meknès-Tafilelt par le projet de l’usine de câblage de Yazaki.

- 1.500 postes à Tanger-Tétouan également dans le secteur automobile. Ces postes seront crées par la société Bordnetze Morocco.

- 750 emplois dans la région Taza-Taounate- Al Hoceima pour le projet agroalimentaire Taza Food services.

- 700 emplois sur Casablanca grâce aux projets hôtel Mariott et la Marina de Casa.

- 500 emplois seront crées dans la région de Marrakech Tensift Alhaouz suite à la construction de l’hôtel Môvenpick.

Pour les autres régions la création d’emploi concerne surtout les secteurs du commerce et de distribution, le tourisme ou encore le transport et l’entreposage. Notamment pour le projet Ikea à Casablanca, Marjane, à Tadla-Azila et l’hôtel Beach Resort dans l’Oriental.

Huitième du genre, la vieille prospective sur l’emploi a pour objectifs de mieux connaître le marché de l’emploi et son évolution, et surtout, d’anticiper les besoins en recrutements sur les plans quantitatif et qualitatif. Elle donne également aux chercheurs d’emploi la possibilité d’être orienté vers les formations et métiers en adéquation avec les besoins du marché.

L’enquête s’effectue d’une manière simultanée au cours de la même période dans les 16 régions du Maroc en vue d’harmoniser les objectifs et les horizons de l’actualisation.

Les résultats de l’enquête constituent également un des éléments d’entrée pour l’élaboration de la carte des formations qualifiantes et de reconversion de l’Anapec pour l’année suivante.






http://www.medias24.com/ECONOMIE/ECO...recrutent.html
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