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Old December 23rd, 2009, 09:54 PM   #1
Slaoui
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.: Transport/Logistic News :.

Logistique: Plus de 1.000 hectares mobilisés


· Le schéma directeur des plateformes arrêté



Le projet de contrat-programme logistique est prêt et sera bientôt paraphé entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de l’Equipement. Attendu depuis plusieurs mois, ce contrat donnera plus de visibilité aux opérateurs dans un secteur où la compétitivité est de mise. L’étude menée avec la Banque mondiale avait montré que les coûts logistiques totaux représentent 20% environ du PIB contre 10 à 16% pour les pays de l’Union européenne. Et donc le pays peut gagner plusieurs points du PIB en mettant en place une logistique plus performante.
La démarche qui sera poursuivie n’est autre que la mise en place de zones logistiques au niveau des principales villes. Un schéma directeur national des plateformes logistiques est arrêté et plus de 1.000 hectares seront mobilisés à cet effet. La problématique du foncier est levée puisque l’on recourt en grande partie à des terrains étatiques. A Casablanca par exemple, la zone logistique est localisée du côté de Tit Mellil. Cinq plateformes y sont prévues dont trois dédiées aux céréales, au textile et aux conteneurs.
Des plateformes conteneurs seront localisées dans sept grandes villes dont Casablanca et Tanger, l’agro-industrie dans toutes les grandes villes ainsi que les matériaux de construction.


Ces plateformes généreraient la mise en place d’opérateurs logistiques intégrés. C’est d’ailleurs un des points principaux du contrat-programme. Mais toute la question est de savoir comment transformer des opérateurs privés en champions nationaux. Le patronat suggère la mise en place d’un fonds à l’image de ce qui s’est fait à l’étranger. L’idée est de pouvoir accompagner les opérateurs pour qu’ils puissent offrir des prestations de «bout en bout». Ce volet ne serait pas intégré dans le contrat-programme qui constitue un cadre général. Une dizaine de «contrats d’application» par secteur seront par la suite adoptés. En tout cas, tout dépendra de la capacité de la CGEM à négocier des «avantages qui profiteraient d’abord aux opérateurs nationaux», commente un chef d’entreprise.
Troisième mesure du projet de contrat-programme, l'élaboration d’une cartographie des fonctions logistiques. Des modules de formation seront mis en place, sachant que dans cette activité 85% des emplois relèvent de l’opérationnel.
La stratégie logistique étant basée sur la performance, un observatoire pour la compétitivité logistique, géré par l’administration et la CGEM, sera mis en oeuvre. Il sera chargé de définir, mesurer et publier périodiquement la compétitivité logistique par flux et par sous-secteur.


l'éco
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Old January 25th, 2010, 02:51 PM   #2
Slaoui
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Exclusif : les détails du contrat programme logistique

Il sera signé entre l'Etat et la CGEM dans quelques semaines.
5 axes : zones logistiques, intensification des échanges, acteurs intégrés, formation et régulation.

Objectif : baisser les coûts de la logistique de 20% à 15% en 2015.
Valeur ajoutée additionnelle de 3 à 5% du PIB d'ici 5 ans déjà.


Enfin, le contrat programme pour la logistique ! La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le gouvernement s’apprêtent à signer cet engagement bilatéral tant attendu dans les semaines à venir. Ce contrat programme qui devait initialement s’étaler sur la période 2009-2015 est le résultat d’une réflexion entamée en 2008 déjà, renforcée par une étude menée par le cabinet McKinsey durant toute l’année 2009. Il constitue la base d’une nouvelle stratégie intégrée pour doper la compétitivité de la logistique au Maroc. Il est évident, en effet, que cette activité se trouve en décalage avec la politique des grands chantiers d’infrastructures réalisés durant ces dix dernières années ou en cours de réalisation (construction d’autoroutes, de ports, renforcement du réseau ferroviaire, etc.). Politique soutenue par la libéralisation et l’introduction de la concurrence dans le secteur du transport de marchandises.
Selon les experts, si le secteur de la logistique, qui contribue aujourd’hui à hauteur de 5% au PIB et emploie quelque 300 000 personnes, se situe à un stade intermédiaire aujourd’hui (voir notre supplément «Transport et logistique» en cahier détachable, dans ce même numéro), il présente un grand potentiel de développement, notamment au niveau de l’offre de service, de l’amélioration des coûts et des délais ainsi qu’au niveau du développement de certaines infrastructures spécialisées.
Le décor ainsi planté. Le contrat programme qui entrera en vigueur dès sa signature vise à établir le cadre global pour le développement de l’activité incluant toutes les branches (maritime, portuaire, ferroviaire, routière et plateformes). Il sera accompagné de contrats d’application sectoriels pour l’amélioration de la compétitivité. Une dizaine d’activités est ainsi concernée, dont les produits énergétiques, la distribution interne, l’import export et les matériaux de construction.

Un objectif environnemental aussi : 35% de CO2 en moins

De plus, des contrats spécifiques seront aussi élaborés pour le développement de zones logistiques dans les régions, principalement au niveau du Grand Casablanca et de Tanger-Tétouan. Ce qui suppose l’implication des opérateurs privés, des différents départements ministériels et des collectivités locales.
Ainsi, toutes les parties impliquées s’engageront sur des objectifs généraux clairs. Il s’agit de baisser les coûts de la logistique de 20% à 15% en 2015 et d’accélérer la croissance grâce à cette économie. On estime que l’émergence d’un secteur logistique performant avec des acteurs compétitifs et des plateformes de services professionnelles est en mesure de se traduire par une valeur ajoutée additionnelle qui peut atteindre 3 à 5% du PIB à l’horizon 2015, soit 15 à 20 milliards de DH à cet horizon, ce qui représenterait 0,5 à 0,7 de point de PIB annuellement.
Par ailleurs, tout un volet est consacré à l’apport logistique à l’économie en termes de réduction des nuisances et de décongestion des routes. Ainsi, la mise en œuvre du contrat devrait se traduire par une baisse de 35% des émissions de CO2 vers 2015 de même qu’une réduction de 30% du nombre de tonnes émises par kilomètre.

Un réseau national de zones logistiques multi-flux pour améliorer la connectivité

Cinq axes ont été définis pour atteindre ces objectifs. Ce sont la création d’un réseau national intégré de zones logistiques multi-flux (ZLMF), l’intensification des flux de marchandises (conteneurs, vrac et divers), l’incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et à la mise à niveau des acteurs existants, la mise en œuvre d’un plan de développement pour la formation aux métiers de la logistique et la création d’un organisme de régulation et de bonne gouvernance.
La mise en place des plateformes logistiques, pierre angulaire de toute cette stratégie, nécessite des préalables et particulièrement la mobilisation d’un foncier à des prix raisonnables à proximité des villes, des ports et des lieux où est concentrée la demande. Il faudra également des infrastructures adaptées pour une connectivité efficace, et surtout une régulation du transport de marchandises en milieu urbain et dans les zones périphériques (voir encadré sur le cas de Casablanca).
L’objectif étant d’avoir un service logistique de haut niveau tout en tenant compte des politiques d’aménagement du territoire et des exigences du développement durable, le contrat programme estime la superficie globale du foncier pour la réalisation de ce schéma à 1 980 ha à l’horizon 2015 et à 3 200 en 2030. L’Etat s’engage ainsi à utiliser largement le foncier lui appartenant et aura recours, en cas de besoin, au foncier du privé grâce à des mesures incitatives.
Mais l’attention sera focalisée en premier lieu sur les zones de Casablanca et Tanger-Tétouan. La superficie globale pour la première est estimée à 567 ha à l’horizon 2015 et 926 en 2030 avec un contrat d’application spécifique pour cette région, alors que la seconde nécessite 207 ha en 2015 et 358 en 2030.
Plus tard, seront ciblées Rabat, Meknès, Fès, Marrakech, Agadir, Oujda, Kénitra, Khouribga, Settat, Nador, El Jadida, Safi, Béni Mellal, Taza et Dakhla. Les zones peuvent être étendues à d’autres villes en cas de besoin, ou regroupées si cela s’avère nécessaire pour la gestion des flux.

Transport & équipement, commerce et industrie, agriculture, intérieur… plusieurs départements ministériels concernés

Ceci étant, cinq types de plateformes sont prévues dans le cadre de ce schéma national intégré. Les premières sont les plateformes à conteneurs, sous douane ou pas, qui offrent des aires de stockage de dépotage/empotage, de triage de conteneurs par destination pour être acheminées vers les plateformes des autres villes qui seront aussi au nombre de cinq dans un premier temps (Casablanca, Tanger, Marrakech, Fès-Meknès et Oujda-Nador).
En deuxième lieu, on a les plateformes de distribution et de sous-traitance logistique qui seront développées pour être au service de la grande distribution et pour organiser les réseaux traditionnels de distribution. Une douzaine de villes a été retenue pour accueillir ce genre de plateformes, ce qui permet de toucher tout le territoire.
Troisièmement, une quinzaine de villes a aussi été sélectionnée pour abriter des plateformes destinées à rationaliser le flux des produits agricoles à partir des lieux de production vers les lieux de consommation. L’objectif, au-delà de la commercialisation de ces produits, consiste à avoir des infrastructures de manutention et de stockage avec des capacités importantes d’entrepôts frigorifiques pour assurer la continuité des chaînes de froid et la traçabilité des produits dans le respect des conditions d’hygiène. A ce titre, un programme de mise à niveau des marchés de gros est prévu dans toutes les villes.
Les quatrièmes sont les plateformes céréalières qui doivent constituer une réponse aux fluctuations de la production nationale et aux fluctuations du prix des céréales sur le marché international. Ainsi, de nouveaux silos seront construits avec des capacités de stockage des céréales à proximité des ports et des bassins de production et de consommation locales pour sécuriser l’approvisionnement et agir sur les prix. Ces lieux de stockage offriront aussi d’autres services comme le groupage de la production nationale, le lavage, la classification et la fertilisation des semences. Une forte coordination est prévue dans ce sens avec la mise en œuvre du plan Maroc vert. Une capacité de stockage de 15 millions de tonnes est ainsi prévue dans 13 villes.
Enfin, 15 villes sont concernées par les plateformes dédiées aux matériaux de construction pour arriver à un meilleur flux de ces matériaux, de leur commercialisation et de leur stockage. L’objectif visé est l’harmonisation des prix de ces matériaux et l’instauration d’une saine concurrence en termes de qualité et de prix.
Il faut signaler que les matériaux de construction constituent le flux de marchandises le plus important avec 25 millions de tonnes qui circulent chaque année à travers le pays, pour une grande part en camions.
La mise en œuvre du contrat programme logistique avec toutes ses composantes va nécessiter un investissement total de 116 milliards de DH à l’horizon 2030 dont 63 milliards pour la période initiale de 5 ans qui devait être comprise entre 2010 et 2015. Ces investissements seront mobilisés grâce à des partenariats entre opérateurs privés et publics. En effet, la contribution du Budget de l’Etat va se limiter aux infrastructures de liaison entre les plateformes, la formation et à la mise en place de l’Agence de régulation et de l’Observatoire de la logistique.
Pour finir, il convient de signaler que si ce contrat programme est l’œuvre du département du transport et de l’équipement, sa mise en œuvre nécessitera la mobilisation de plusieurs acteurs publics dont les départements du commerce et de l’industrie, de l’agriculture, de l’intérieur ainsi que des entreprises et établissements publics. En ce sens, l’existence d’un organe de régulation est plus que nécessaire.
Malika Belemkadem
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Old January 25th, 2010, 03:46 PM   #3
Slaoui
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Découpage :Six zones logistiques multi-flux pour Casablanca


La nouvelle stratégie de développement logistique prévoit pour l’agglomération du Grand Casablanca la mise en place de six zones logistiques multi-flux qui seront logées dans les localités de Zénata, Nouaceur, Ouled Salah, Médiouna et Bouskoura.
Zénata accueillera la plus grande plateforme à conteneurs du pays qui sera développée progressivement en fonction de l’évolution de la demande. Pour accompagner le développement de cette zone, le gouvernement devra élaborer un nouveau schéma portuaire en relation avec cette zone par la construction d’une connexion routière et ferroviaire de 20 km permettant une liaison rapide et facile entre le port de Casablanca et la zone de Zénata.
Cela contribuerait à la décongestion de Casablanca, notamment par la régulation de la circulation des camions de marchandises. En effet, l’Etat s’engage dans cette optique à encourager la conclusion de partenariats entre les établissements publics et les entreprises pour développer un service de traitement des conteneurs dans cette zone et à interdire la circulation des poids lourds de grand tonnage et des camions porte-conteneurs à l’intérieur du périmètre urbain.
La ville, elle-même, sera approvisionnée par des camions à petits tonnages à partir de la zone logistique avec une régulation qui permettrait de limiter la congestion de la circulation. Le secteur privé s’engage, pour sa part, à promouvoir cette zone logistique et à sensibiliser les opérateurs économiques aux bienfaits du développement durable et à la congestion de la ville. Il s’agit notamment de sensibiliser les transporteurs poids lourds pour reconvertir une partie de leur activité en transport de petit tonnage.
La vie éco
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Old January 25th, 2010, 03:51 PM   #4
Slaoui
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La SNTL : futur champion national de la logistique ?


Au moment où la stratégie nationale de la logistique est sur le point de voir le jour, les opérateurs nationaux prennent déjà des positions. C’est le cas de la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL) –ex-Office national des transports– qui ouvrira son premier centre logistique à Mohammédia avant fin 2010. La première tranche de ce centre qui sera opérationnelle s’étendra sur 28 hectares. La SNTL annonce d’autres plateformes similaires à Tanger, Agadir, Fès et Marrakech. Selon des opérateurs privés, la SNTL a tout pour être le futur champion national du transport et de la logistique pour les années à venir.


LVE
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Old January 27th, 2010, 07:00 AM   #5
Gadiri
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Exclusif : les détails du contrat programme logistiqueIl sera signé entre l'Etat et la CGEM dans quelques semaines.



5 axes : zones logistiques, intensification des échanges, acteurs intégrés, formation et régulation.
Objectif : baisser les coûts de la logistique de 20% à 15% en 2015.
Valeur ajoutée additionnelle de 3 à 5% du PIB d'ici 5 ans déjà.




Enfin, le contrat programme pour la logistique ! La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le gouvernement s’apprêtent à signer cet engagement bilatéral tant attendu dans les semaines à venir. Ce contrat programme qui devait initialement s’étaler sur la période 2009-2015 est le résultat d’une réflexion entamée en 2008 déjà, renforcée par une étude menée par le cabinet McKinsey durant toute l’année 2009. Il constitue la base d’une nouvelle stratégie intégrée pour doper la compétitivité de la logistique au Maroc. Il est évident, en effet, que cette activité se trouve en décalage avec la politique des grands chantiers d’infrastructures réalisés durant ces dix dernières années ou en cours de réalisation (construction d’autoroutes, de ports, renforcement du réseau ferroviaire, etc.). Politique soutenue par la libéralisation et l’introduction de la concurrence dans le secteur du transport de marchandises. Selon les experts, si le secteur de la logistique, qui contribue aujourd’hui à hauteur de 5% au PIB et emploie quelque 300 000 personnes, se situe à un stade intermédiaire aujourd’hui (voir notre supplément «Transport et logistique» en cahier détachable, dans ce même numéro), il présente un grand potentiel de développement, notamment au niveau de l’offre de service, de l’amélioration des coûts et des délais ainsi qu’au niveau du développement de certaines infrastructures spécialisées. Le décor ainsi planté. Le contrat programme qui entrera en vigueur dès sa signature vise à établir le cadre global pour le développement de l’activité incluant toutes les branches (maritime, portuaire, ferroviaire, routière et plateformes). Il sera accompagné de contrats d’application sectoriels pour l’amélioration de la compétitivité. Une dizaine d’activités est ainsi concernée, dont les produits énergétiques, la distribution interne, l’import export et les matériaux de construction.


Un objectif environnemental aussi : 35% de CO2 en moins

De plus, des contrats spécifiques seront aussi élaborés pour le développement de zones logistiques dans les régions, principalement au niveau du Grand Casablanca et de Tanger-Tétouan. Ce qui suppose l’implication des opérateurs privés, des différents départements ministériels et des collectivités locales. Ainsi, toutes les parties impliquées s’engageront sur des objectifs généraux clairs. Il s’agit de baisser les coûts de la logistique de 20% à 15% en 2015 et d’accélérer la croissance grâce à cette économie. On estime que l’émergence d’un secteur logistique performant avec des acteurs compétitifs et des plateformes de services professionnelles est en mesure de se traduire par une valeur ajoutée additionnelle qui peut atteindre 3 à 5% du PIB à l’horizon 2015, soit 15 à 20 milliards de DH à cet horizon, ce qui représenterait 0,5 à 0,7 de point de PIB annuellement. Par ailleurs, tout un volet est consacré à l’apport logistique à l’économie en termes de réduction des nuisances et de décongestion des routes. Ainsi, la mise en œuvre du contrat devrait se traduire par une baisse de 35% des émissions de CO2 vers 2015 de même qu’une réduction de 30% du nombre de tonnes émises par kilomètre.


Un réseau national de zones logistiques multi-flux pour améliorer la connectivité

Cinq axes ont été définis pour atteindre ces objectifs. Ce sont la création d’un réseau national intégré de zones logistiques multi-flux (ZLMF), l’intensification des flux de marchandises (conteneurs, vrac et divers), l’incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et à la mise à niveau des acteurs existants, la mise en œuvre d’un plan de développement pour la formation aux métiers de la logistique et la création d’un organisme de régulation et de bonne gouvernance. La mise en place des plateformes logistiques, pierre angulaire de toute cette stratégie, nécessite des préalables et particulièrement la mobilisation d’un foncier à des prix raisonnables à proximité des villes, des ports et des lieux où est concentrée la demande. Il faudra également des infrastructures adaptées pour une connectivité efficace, et surtout une régulation du transport de marchandises en milieu urbain et dans les zones périphériques (voir encadré sur le cas de Casablanca). L’objectif étant d’avoir un service logistique de haut niveau tout en tenant compte des politiques d’aménagement du territoire et des exigences du développement durable, le contrat programme estime la superficie globale du foncier pour la réalisation de ce schéma à 1 980 ha à l’horizon 2015 et à 3 200 en 2030. L’Etat s’engage ainsi à utiliser largement le foncier lui appartenant et aura recours, en cas de besoin, au foncier du privé grâce à des mesures incitatives. Mais l’attention sera focalisée en premier lieu sur les zones de Casablanca et Tanger-Tétouan. La superficie globale pour la première est estimée à 567 ha à l’horizon 2015 et 926 en 2030 avec un contrat d’application spécifique pour cette région, alors que la seconde nécessite 207 ha en 2015 et 358 en 2030. Plus tard, seront ciblées Rabat, Meknès, Fès, Marrakech, Agadir, Oujda, Kénitra, Khouribga, Settat, Nador, El Jadida, Safi, Béni Mellal, Taza et Dakhla. Les zones peuvent être étendues à d’autres villes en cas de besoin, ou regroupées si cela s’avère nécessaire pour la gestion des flux.


Transport & équipement, commerce et industrie, agriculture, intérieur… plusieurs départements ministériels concernés

Ceci étant, cinq types de plateformes sont prévues dans le cadre de ce schéma national intégré. Les premières sont les plateformes à conteneurs, sous douane ou pas, qui offrent des aires de stockage de dépotage/empotage, de triage de conteneurs par destination pour être acheminées vers les plateformes des autres villes qui seront aussi au nombre de cinq dans un premier temps (Casablanca, Tanger, Marrakech, Fès-Meknès et Oujda-Nador). En deuxième lieu, on a les plateformes de distribution et de sous-traitance logistique qui seront développées pour être au service de la grande distribution et pour organiser les réseaux traditionnels de distribution. Une douzaine de villes a été retenue pour accueillir ce genre de plateformes, ce qui permet de toucher tout le territoire. Troisièmement, une quinzaine de villes a aussi été sélectionnée pour abriter des plateformes destinées à rationaliser le flux des produits agricoles à partir des lieux de production vers les lieux de consommation. L’objectif, au-delà de la commercialisation de ces produits, consiste à avoir des infrastructures de manutention et de stockage avec des capacités importantes d’entrepôts frigorifiques pour assurer la continuité des chaînes de froid et la traçabilité des produits dans le respect des conditions d’hygiène. A ce titre, un programme de mise à niveau des marchés de gros est prévu dans toutes les villes. Les quatrièmes sont les plateformes céréalières qui doivent constituer une réponse aux fluctuations de la production nationale et aux fluctuations du prix des céréales sur le marché international. Ainsi, de nouveaux silos seront construits avec des capacités de stockage des céréales à proximité des ports et des bassins de production et de consommation locales pour sécuriser l’approvisionnement et agir sur les prix. Ces lieux de stockage offriront aussi d’autres services comme le groupage de la production nationale, le lavage, la classification et la fertilisation des semences. Une forte coordination est prévue dans ce sens avec la mise en œuvre du plan Maroc vert. Une capacité de stockage de 15 millions de tonnes est ainsi prévue dans 13 villes. Enfin, 15 villes sont concernées par les plateformes dédiées aux matériaux de construction pour arriver à un meilleur flux de ces matériaux, de leur commercialisation et de leur stockage. L’objectif visé est l’harmonisation des prix de ces matériaux et l’instauration d’une saine concurrence en termes de qualité et de prix. Il faut signaler que les matériaux de construction constituent le flux de marchandises le plus important avec 25 millions de tonnes qui circulent chaque année à travers le pays, pour une grande part en camions. La mise en œuvre du contrat programme logistique avec toutes ses composantes va nécessiter un investissement total de 116 milliards de DH à l’horizon 2030 dont 63 milliards pour la période initiale de 5 ans qui devait être comprise entre 2010 et 2015. Ces investissements seront mobilisés grâce à des partenariats entre opérateurs privés et publics. En effet, la contribution du Budget de l’Etat va se limiter aux infrastructures de liaison entre les plateformes, la formation et à la mise en place de l’Agence de régulation et de l’Observatoire de la logistique. Pour finir, il convient de signaler que si ce contrat programme est l’œuvre du département du transport et de l’équipement, sa mise en œuvre nécessitera la mobilisation de plusieurs acteurs publics dont les départements du commerce et de l’industrie, de l’agriculture, de l’intérieur ainsi que des entreprises et établissements publics. En ce sens, l’existence d’un organe de régulation est plus que nécessaire.


Découpage :Six zones logistiques multi-flux pour Casablanca

La nouvelle stratégie de développement logistique prévoit pour l’agglomération du Grand Casablanca la mise en place de six zones logistiques multi-flux qui seront logées dans les localités de Zénata, Nouaceur, Ouled Salah, Médiouna et Bouskoura. Zénata accueillera la plus grande plateforme à conteneurs du pays qui sera développée progressivement en fonction de l’évolution de la demande. Pour accompagner le développement de cette zone, le gouvernement devra élaborer un nouveau schéma portuaire en relation avec cette zone par la construction d’une connexion routière et ferroviaire de 20 km permettant une liaison rapide et facile entre le port de Casablanca et la zone de Zénata. Cela contribuerait à la décongestion de Casablanca, notamment par la régulation de la circulation des camions de marchandises. En effet, l’Etat s’engage dans cette optique à encourager la conclusion de partenariats entre les établissements publics et les entreprises pour développer un service de traitement des conteneurs dans cette zone et à interdire la circulation des poids lourds de grand tonnage et des camions porte-conteneurs à l’intérieur du périmètre urbain.


La ville, elle-même, sera approvisionnée par des camions à petits tonnages à partir de la zone logistique avec une régulation qui permettrait de limiter la congestion de la circulation. Le secteur privé s’engage, pour sa part, à promouvoir cette zone logistique et à sensibiliser les opérateurs économiques aux bienfaits du développement durable et à la congestion de la ville. Il s’agit notamment de sensibiliser les transporteurs poids lourds pour reconvertir une partie de leur activité en transport de petit tonnage.


Synopsis :Les chiffres du contrat programme


116 milliards de DH à investir en 20 ans dont 63 milliards d’ici à 2015.

Baisse des coûts de logistique de 15 à 20 % d’ici à 5 ans.

3 200 ha de foncier à mobiliser en 20 ans dont 1 980 en 5 ans.

Cinq types de zones logistiques : conteneurs, produits finis, blé, produits agricoles, matériaux de construction.

Une trentaine de villes connaîtront des aménagements d’adaptation en matière d’infrastructures.


Ressources humaines :62 000 personnes à former d'ici à 2015


Pour faire face aux besoins en ressources humaines de ce contrat programme logistique, les pouvoirs publics s’engagent à former à l’horizon 2015 autour de 60 000 personnes tous profils confondus. Cette formation s’appuiera sur le système de l’enseignement supérieur, en l’occurrence les universités et les grandes écoles d’ingénieurs ainsi que les écoles de techniciens. Elle s’articulera autour du développement des masters spécialisés au sein des facultés et des écoles, mais il est aussi prévu de recourir au plan 10 000 ingénieurs avec l’adaptation de certaines filières aux besoins en logistique. Par ailleurs, on compte sur l’activation des filières généralistes Bac+3 et Bac+2. Pour les autres profils, il s’agira de mettre à contribution l’Office de formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) qui dispense déjà des formations aux métiers de la logistique dans certains de ses établissements, comme c’est le cas à Casablanca, en partenariat avec le ministère du transport et les professionnels. L’Etat mettra ainsi à la disposition de l’office des terrains à l’intérieur des zones logistiques pour lui permettre un accompagnement de proximité au sein de ces plateformes. A ce titre, 6 à 8 centres de formation de techniciens et opérateurs seront créés à Casablanca, Rabat, Tanger, Oujda, Fès et Marrakech.

Il est aussi prévu d’encourager les opérateurs privés à créer des instituts spécialisés de formation dans les domaines logistiques, notamment ceux non couverts par l’OFPPT comme le transport ferroviaire ou maritime. Ces instituts peuvent avoir le soutien de l’Etat y compris financier. L’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) peut aussi être mise à contribution pour des partenariats avec les opérateurs privés de formation spécialisée dans ces métiers. Toujours est-il qu’il est prévu de former à l’échéance 2015 quelque 800 managers, 1 500 ingénieurs, 12 950 techniciens et 46 300 opérateurs spécialisés, soit un total de 61 600 personnes.

Date de publication : 25/01/2010

Mohamed Moujahid
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Old January 27th, 2010, 09:29 PM   #6
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Tu as posté en double mon article Gadiri, ça fait brouillon là
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Old January 27th, 2010, 11:28 PM   #7
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Colis express: Déploiement stratégique pour TNT


Le groupe de transport express de colis et documents TNT a effectué un déploiement stratégique pour son hub marocain. L’enseigne a en effet inauguré une nouvelle unité sur Tanger, ce qui lui permet de diviser par trois les délais d’acheminement vers Madrid.


l'eco
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Old January 28th, 2010, 05:06 AM   #8
Gadiri
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Originally Posted by Slaoui View Post
Tu as posté en double mon article Gadiri, ça fait brouillon là
Désolé, tu l'as coupé en 3 parties et tu n'en a posté que 2 (il manque la partie synopsis-ressources humaines). Mails il est vrai que j'ai survolé ton article et il ma paru plus court que l'original donc je me suis dis qu'il n'avait pas été posté, alors que j'ai même pas comparé les titres.
Gadiri no está en línea   Reply With Quote
Old February 25th, 2010, 05:26 PM   #9
Slaoui
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GSE ouvre une filiale à Casablanca



Le groupe français GSE, spécialisé dans la livraison clés en main de bâtiments dans les secteurs logistique, industriel et tertiaire, s’apprête à ouvrir une filiale à Casablanca. Elle va démarrer avec un effectif de 10 expatriés et une vingtaine d’ingénieurs et directeurs de programmes locaux. La société d’ingénierie a déjà livré une plateforme logistique pour DHL Supplychain et Geodis. Elle participe actuellement à la création d’un parc logistique à Mohammedia de 90 000 m² pour le compte de la Société nationale des transports et logistique (SNTL) pour un investissement de 250 millions de dirhams sur deux ans.
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Last edited by Slaoui; March 4th, 2010 at 06:15 PM.
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Old February 26th, 2010, 06:22 PM   #10
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Good way

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Transports: Le ministère interdit l’homologation des camions Euro 3


La nouvelle est tombée comme un couperet. Les importateurs des camions normés Euro 3 se sont vus refuser l’homologation par les services compétents du ministère du Transport, «sans préavis».
C’était il y a près de 3 semaines. Raison avancée: «seuls les camions à la norme Euro 4 seront désormais homologués au Maroc», explique-t-on chez des entreprises concernées, notamment MAN, Volvo, Renault Trucks, Scania. Nous avons tenté sans succès de joindre le directeur des études et homologation, Zaïm.
l'eco

Last edited by Slaoui; March 4th, 2010 at 10:30 AM.
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Old March 4th, 2010, 10:29 AM   #11
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Contrat-programme logistique : Révolution en perspective



· La signature prévue dans quelques jours

· GIE, absence du privé dans le foncier, relocalisation des poids lourds… Les griefs



Passage forcé du contrat-programme logistique? La version finale de la feuille de route est prête. Elle devra être signée dans quelques jours entre le gouvernement et les professionnels. Mais à la veille de la signature, des opérateurs précisent que «seuls le contrat-programme relatif aux zones multiflux du Grand Casablanca et le contrat d’application concernant la formation sont prêts». Or, le contrat-programme du secteur de la logistique compte au total 10 contrats d’application, lesquels ne seront prêts que dans plusieurs mois. «Il reste beaucoup de travail à faire au niveau des contrats d’application», explique Mohamed Talal, président de la commission Logistique à la CGEM. Selon la présentation en séance plénière, organisée mardi 2 mars au siège du patronat, la dernière mouture du contrat-programme est loin de faire l’unanimité auprès des professionnels. C’est la raison pour laquelle ils ont introduit une série d’amendements en guise de «conditions sine qua non pour la signature du contrat-programme». Mais, jusqu’à présent, ces amendements n’ont toujours pas été pris en compte. Il s’agit d’abord de la réserve foncière prévue au niveau de la zone logistique multiflux (ZLMF) de Zenata. Une zone qui accueillera trois types de plateformes: conteneurs, distribution et sous-traitance ainsi que les céréales. Mais les professionnels s’opposent au choix de la plus importante plateforme industrielle.
Ce site est, selon la corporation, source de toutes «sortes de nuisances et concentre les plus grands flux». Par conséquent, en cas d’inondations par exemple, les dégâts pourraient être très importants. De plus, cette zone fait la part belle au public. En effet, elle est répartie entre quatre institutions: ONCF (100 ha), CDG (230 ha), ANP (30 ha) et SNTL (28 ha). Au total, la ZLMF s’étend sur environ 460 ha et atteindra 600 ha à l’horizon 2015. «Le foncier devrait être ouvert au privé puisque le contrat-programme a été conçu dans le cadre du partenariat public-privé», déclare Talal, lors de son exposé à la CGEM. Aujourd’hui, les opérateurs exigent d’être impliqués dans l’élaboration des cahiers des charges des plateformes logistiques.
De plus, au moment où le Maroc engage un processus de régionalisation, le contrat-programme ne prévoit que cinq plateformes dans cinq régions : Tanger, Casablanca, Fès-Meknès, Nador et Marrakech. Pourquoi n’a-t-on donc rien prévu pour la région d’Agadir, par exemple? s’interroge-t-on. Le Sud a ainsi été oublié dans la répartition des plateformes logistiques. L’absence d’une connexion ferroviaire explique-t-elle la mise à l’écart de cette région ? De plus, le contrat-programme logistique interdit la construction de zones logistiques en dehors des zones définies par ce même contrat.
Ce document favorise le transport ferroviaire au détriment des autres modes de transport. Le patronat réclame le libre choix. Autre grief tenu par les professionnels à l’encontre de la ZLMF de Zenata, son mode de gouvernance, confié à un GIE dont le tour de table est constitué de l’ONCF, la SNTL, l’ANP et la CDG. Le privé a été écarté dans la gestion de la ZLMF, reprochent les opérateurs. Ceux-ci estiment que le GIE, de par sa forme juridique, constitue un facteur de blocage à la libre concurrence. Or, le contrat-programme parle bien de partenariat public-privé. Par ailleurs, les professionnels sont déçus par l’absence de mesures incitatives pour le privé. De plus, ils redoutent la montée en force du GIE, qui pourrait devenir privatisable.
A l’heure où une charte de l’environnement est en gestation, la CGEM réclame également l’élaboration d’un contrat d’application spécifique à cette problématique. Les professionnels veulent également examiner les possibilités d’articulation entre les stratégies structurantes mises en œuvre par le gouvernement et le futur contrat-programme logistique. Autre doléance du patronat, l’implantation de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) à Casablanca, près des opérateurs.


Les poids lourds interdits en ville!


Autre point de discorde entre la tutelle et les opérateurs logistiques, l’interdiction qui sera faite aux camions poids lourds de plus de 5 tonnes de circuler en ville. Ce qui posera un problème au niveau de l’approvisionnement des commerces en ville. Les entreprises concernées devront donc être relocalisées ailleurs ou s’équiper de petits camions pour relier le port et Zenata. D’où un surcoût pour les entreprises. Raison pour laquelle la CGEM réclame un fonds pour l’accompagnement de cette opération et la restructuration des acteurs logistiques, industriels, prestataires logistiques et autres transporteurs.
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Slaoui
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Contrat-programme logistique : Les 5 axes de la feuille de route

· Plateformes, émergence de champions logistiques, formation, gouvernance

· Relocalisation des zones de stockage



Le contrat-programme logistique s’appuie sur une étude du cabinet McKinsey, qui avait placé le Maroc à la 94e place sur une liste de 150 pays. Le Maroc se classe ainsi loin derrière le Bahreïn (36e), le Soudan (64e), la Mauritanie (67e)… Le Maroc est ainsi pénalisé par le poids des coûts logistiques. Ces derniers représentent plus de 20% du PIB. L’objectif du contrat-programme est de ramener ce pourcentage à 15% à l’horizon 2015. Selon la même étude, le transport représente 60% des coûts globaux de la logistique. Le contrat-programme devrait se traduire par un impact direct de 15 à 20 milliards de DH (soit 0,5 à 0,7% du PIB par an). La feuille de route du secteur vise à définir un nouveau schéma pour la stratégie logistique nationale. Ainsi, la massification des flux et des plateformes permettra le décongestionnement des villes et des routes. L’enjeu est de sortir à terme toutes les zones de stockage et de logistique hors des villes. Le contrat-programme s’articule autour de cinq axes-clés. Il s’agit de développer et de mettre en œuvre un réseau national intégré de zones logistiques multiflux dans le Grand Casablanca (130 ha), Tanger (50 ha), Fès-Meknès (25 ha), Marrakech (25 ha) et Oujda-Nador (20 ha).
Ces plateformes seront dotées de connexions ferroviaires, routières et portuaires. Elles seront dédiées aux activités conteneurs, distribution et sous-traitance, céréales, matériaux de construction. L’agro-commercialisation sera également programmée puisque l’on parle de la création du Rungis du Maroc à Sidi Hejjaj, dans la région du Grand Casablanca. Ainsi, le marché de gros de fruits et légumes de Casablanca sera-t-il délocalisé à Sidi Hejjaj dans le cadre du contrat-programme logistique. Au total, 17 plateformes seront construites à l’échelle nationale et à l’horizon 2015. L’optimisation et la massification des flux de marchandises fait également partie des axes de la feuille de route. Le contrat-programme a également pour objectif la mise à niveau et l’incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés performants. Le développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique fait aussi partie des objectifs affichés par l’accord qui sera signé entre le gouvernement et le patronat. 50.000 personnes seront formées d’ici 2015.
La mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur sera confiée à l’Agence de développement de la logistique (AMDL). Cette structure sera chargée de la gouvernance et de la régulation du secteur.
Le Grand Casablanca comptera bientôt un véritable corridor logistique, avec six zones dédiées. Un couloir qui va de Zenata et remonte vers Nouaceur. Le couloir desservira les zones de Bouskoura, Mediouna, Sidi Hejjaj, Ouled Salah et Zenata. Pour l’heure, seule cette plateforme sera connectée au réseau routier, autoroutier et ferroviaire.


10 contrats d’application


Le contrat-programme logistique sera assorti de 10 contrats d’application. Des plans concernant le développement d’acteurs logistiques dans le Grand Casablanca, Tanger-Tétouan et d’autres régions, l’amélioration de la compétitivité des flux agricoles, des flux énergétiques, des flux de distribution interne. Les flux import-export, matériaux de construction et la formation seront également concernés par les contrats d’application dont la rédaction nécessitera pas moins de 12 mois. Le contrat d’application relatif à la mise à niveau des acteurs du transport routier de marchandises est le plus avancé.
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Old March 18th, 2010, 08:40 AM   #13
Gadiri
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Mohammedia
Plate-forme de logistique en gestation
Cet espace de 500 ha est déjà raccordé au réseau ferroviaire et se situe à proximité du port.

Publié le : 17.03.2010 | 15h03


Un grand projet est en gestation à Mohammedia. Il s'agit d'une plate-forme de logistique. Celle-ci élira domicile dans la partie sud-ouest entre la zone industrielle de Mohammedia et Aïn Harrouda.



L'objectif est de créer une avenue homogène sans refuge central.


Cet espace de 500 ha est déjà raccordé au réseau ferroviaire et se situe à proximité du port. Il sera tout près de l'échangeur autoroutier Mohammedia-Aéroport Mohammed V et de la nouvelle gare ferroviaire qui sera aménagée à Zenata. Ce projet s'ajoute à d'autres déjà réalisés. Ainsi, l'on annonce que les études d'aménagement approprié de la corniche sont bouclées et les travaux en cours de finalisation. Réalisée sur une superficie d'environ 13 ha, pour un coût de 700 millions de DH, une marina accueillera des restaurants, des hôtels, des lieux d'animation et de loisirs, un aquaparc, un port de plaisance, une zone résidentielle, des résidences touristiques et un centre commercial. « Cela va recentrer les grandes ambitions de la ville des roses comme un pôle d'attraction touristique », expliquent les promoteurs du projet. Dans cette optique, les autorités locales envisagent de rouvrir les unités hôtelières fermées depuis plusieurs années.

D'autres projets sont également programmés par la commune urbaine de Mohammedia. Des études sont en cours pour la réalisation d'un nouveau SDAU pour qu'il couvre aussi bien les communes urbaines que toutes les communes rurales. Une enveloppe de 18 millions de DH a été débloquée pour la construction des routes, de ponts et à l'acquisition de terrains pour les besoins d'infrastructures routières. Cette opération vise à faciliter l'accès au centre-ville de Mohammedia en assurant à cette préfecture une meilleure connexion au réseau routier et autoroutier.

Pour décongestionner la circulation et ouvrir la zone du littoral à l'urbanisation, des voies parallèles à la rue de Souss devraient être aménagées. De même, le boulevard Ryad qui va de Mesbahiate à l'ouest, à la Faculté de droit, à l'est, est opérationnel. Ce projet a permis la concrétisation d'efforts visant une meilleure desserte des différents quartiers et équipements publics, avec dédoublement de la pénétrante ouest à partir de l'autoroute vers le boulevard Sidi Mohammed Ben Abdellah. Le coût de ce projet est estimé à 160 millions DH. L'avenue de la Résistance a été prolongée pour qu'elle mène directement à la plage. Pour sa part, le boulevard Hassan II a été embelli et aménagé sur une longueur de 6 km. L'objectif est de créer une avenue homogène sans refuge central. L'embellissement intègre le mobilier urbain : abribus, éclairage, kiosques, taxiphones. Sur un autre registre et grâce à la collaboration positive de Lydec, chargée de la gestion de l'eau, de l'électricité et de l'assainissement dans la région du Grand Casablanca, l'éclairage public est aujourd'hui rétabli dans certaines zones de Mohammedia, qui étaient obscures et dangereuses.


Aménagement réussi de l'espace vert
Après le réaménagement paysager, très réussi, du parc des villes jumelées, qui s'étend sur plus de 3 hectares, le parc de la gare est récemment ouvert au public. Longtemps négligé, ce jardin est aujourd'hui réhabilité. Les travaux de clôture, l'entrée principale, la lagune, les airs de jeux, l'élagage et l'entretien des arbres, le bassin avec une nouvelle conception, le système d'éclairage, d'arrosage et autres, sont terminés. Quatre millions de DH ont été réservés à cette opération de rénovation. Situé à l'angle du Boulevard Hassan II et de la rue de Safi, il est devenu, avec le parc des villes jumelées, l'un des plus beaux espaces verts du Royaume. A noter qu'un budget de plus de 3 millions de DH a été consacré au parc des villes jumelées, dont l'entretien est à la charge de la raffinerie Samir. Le coût annuel de cette opération avoisine 1 M DH. D'autres projets dans les domaines de l'environnement et des infrastructures de base sont en cours de finalisation. Il s'agit de la réhabilitation du site des cascades (40 ha) et de la forêt (60 ha) d'Echellalate, située au nord de la commune urbaine de Mohammedia, par la création d'un acquaparc, un grand parc de loisirs et de distractions. Un plan d'aménagement de cette zone a prévu la construction d'un hôtel et d'un terrain de golf. Sur un autre plan et dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention intitulée «Ville sans bidonville» qui lie la commune urbaine à l'Etat, des lots de terrain sont aménagés pour recevoir les bidonvillois des quartiers insalubres.



Repères

Grand parc de jeux


- La forêt d'Echellalate est, quant à elle, aménagée en espaces verts pour l'exercice des sports de marche, jogging, vélos et randonnées.

- Sont aussi aménagés des sentiers, des lieux de promenade et de campement.

- De même, les autorités locales prévoient de doter la ville d'un grand parc de jeux à l'entrée ouest, en pleine forêt. L'investissement est estimé à 150 millions- de DH.



Par E.M.R | LE MATIN
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Old March 20th, 2010, 12:34 AM   #14
Slaoui
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ID Logistics étend sa toile en Espagne et s'installe au Maroc



L'entrepôt de Cortefiel approvisionne 1.590 sites dans plus de 60 pays (photo ID Logistics)
ESPAGNE / FRANCE / MAROC. Avec le Maroc depuis septembre 2009 et un nouveau contrat de poids en Espagne, le groupe français ID Logistics conforte sa présence dans le bassin méditerranéen.

En mars 2010, la société basée à Cavaillon, dans le sud de la France, a obtenu la gestion de la plateforme logistique monde du groupe Cortefiel, le géant de la mode espagnol.

Cet entrepôt de 100.000 m², entièrement automatisé et construit en 2008 à Aranjuez, au sud de Madrid, alimente plus de 1 590 points de vente dans une soixantaine de pays.

Pour ID Logistics qui a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 319,1 M€ avec un résultat net de 3,1 M€ (en hausse de 41%), c’est aussi l’élargissement à une nouvelle activité, le textile.

Le groupe français est présent en Espagne depuis qu’il a repris la gestion des approvisionnements du groupe de distribution Carrefour en 2006. Il y gère désormais un réseau de six plateformes dédiées représentant une surface de 275 000 m² et onze plateformes de distribution, et emploie 1 200 personnes sur total de 5 219 salariés.

L’année 2010 verra également l’entrée en vigueur du contrat signé en septembre 2009 avec les supermarchés marocains Label’Vie.
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Old March 21st, 2010, 03:26 PM   #15
Tetwani
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Transports: Le ministère interdit l’homologation des camions Euro 3


La nouvelle est tombée comme un couperet. Les importateurs des camions normés Euro 3 se sont vus refuser l’homologation par les services compétents du ministère du Transport, «sans préavis».
C’était il y a près de 3 semaines. Raison avancée: «seuls les camions à la norme Euro 4 seront désormais homologués au Maroc», explique-t-on chez des entreprises concernées, notamment MAN, Volvo, Renault Trucks, Scania. Nous avons tenté sans succès de joindre le directeur des études et homologation, Zaïm.
Excellente nouvelle!!! L'Europe peut écouler ses stocks de camions polluants ailleurs, mais pas au Maroc!
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Old March 29th, 2010, 08:04 PM   #16
anaowamessi
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Logistique : RREEF et Aurea signent une joint-venture au Maroc


RREEF, la filiale de gestion d´investissements immobiliers du groupe Deutsche Bank AG, et la société Aurea Real Estate ont annoncé la création d´une joint-venture dédiée au développement et à l´exploitation de parcs logistiques au Maroc. La nouvelle entité opèrera via la société Ardim, plateforme de RREEF dans la région. Elle aura pour objet la construction de parcs industriels et logistiques aux standards internationaux dans les grands pôles du Maroc. Ces installations seront destinées aux principaux logisticiens et chargeurs présents dans le pays.
« Le Maroc est la diversification géographique parfaite pour Aurea, par sa proximité avec les pays où nous sommes présents et par son fort potentiel de croissance en immobilier logistique. L´association avec RREEF donne de la visibilité et de la crédibilité à notre projet de devenir le promoteur immobilier logistique de référence au Maroc », souligne Maxime Barkatz, managing director d´Aurea.

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Old April 2nd, 2010, 07:22 PM   #17
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Logistique: Gefco Maroc remporte un marché auprès de Renault



La filiale marocaine du groupe Gefco a remporté un contrat auprès de Renault pour la distribution de 15.000 véhicules cette année. Ce nouveau marché doit d’ailleurs amener l’enseigne, qui distribue déjà près de 55.000 voitures pour Renault mais aussi Peugeot, Dacia et Citroën, à renforcer ses capacités de stockage.
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Old April 5th, 2010, 03:29 AM   #18
Gadiri
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Logistique : RREEF et Aurea signent une joint-venture au Maroc


RREEF, la filiale de gestion d´investissements immobiliers du groupe Deutsche Bank AG, et la société Aurea Real Estate ont annoncé la création d´une joint-venture dédiée au développement et à l´exploitation de parcs logistiques au Maroc. La nouvelle entité opèrera via la société Ardim, plateforme de RREEF dans la région. Elle aura pour objet la construction de parcs industriels et logistiques aux standards internationaux dans les grands pôles du Maroc. Ces installations seront destinées aux principaux logisticiens et chargeurs présents dans le pays.
« Le Maroc est la diversification géographique parfaite pour Aurea, par sa proximité avec les pays où nous sommes présents et par son fort potentiel de croissance en immobilier logistique. L´association avec RREEF donne de la visibilité et de la crédibilité à notre projet de devenir le promoteur immobilier logistique de référence au Maroc », souligne Maxime Barkatz, managing director d´Aurea.
Plateformes logistiques au Maroc
RREEF et Aurea en joint-venture
La nouvelle entité opèrera via la société Ardim, plateforme de RREEF dans la région.


Publié le : 04.04.2010 | 10h41


RREEF, la filiale de gestion d´investissements immobiliers du groupe Deutsche Bank AG, et la société Aurea Real Estate ont annoncé la création d´une joint-venture dédiée au développement et à l´exploitation de parcs logistiques au Maroc.



La nouvelle entité opèrera via la société Ardim, plateforme de RREEF dans la région. Elle aura pour objet la construction de parcs industriels et logistiques aux standards internationaux dans les grands pôles du Maroc. Ces installations seront destinées aux principaux logisticiens et chargeurs présents dans le pays. « Le Maroc est la diversification géographique parfaite pour Aurea, par sa proximité avec les pays où nous sommes présents et par son fort potentiel de croissance en immobilier logistique.

L´association avec RREEF donne de la visibilité et de la crédibilité à notre projet de devenir le promoteur immobilier logistique de référence au Maroc », souligne Maxime Barkatz, managing director d´Aurea.

Les plates-formes logistiques, sur le modèle européen ou américain, très peu développées au Maroc, sont l'un des objectifs majeurs des autorités marocaines. Ce type d'installations a largement permis de diviser les coûts logistiques par deux aux Etats-Unis dans les deux dernières décennies.

La mise en place de zones logistiques au niveau des principales villes du Royaume est d'actualité, d'autant qu'un contrat-programme public/privé est imminent. C'est ainsi qu'un schéma directeur national des plateformes logistiques est arrêté et plus de 1.000 hectares seront mobilisés à cet effet. Ce dernier définit l'emplacement d'un certain nombre de plates-formes dans plusieurs régions du pays en attendant d'être généralisé sur l'ensemble du territoire : une première au Maroc dont la finalité est d'avoir une meilleure visibilité pour tout ce qui est circulation et stockage des biens.

A Casablanca par exemple, la zone logistique, du côté de Tit Mellil, comptera 5 plateformes dont trois dédiées aux céréales, au textile et aux conteneurs. Des plateformes conteneurs seront localisées dans sept grandes villes, celles de l'agro-industrie et de matériaux de construction en couvriront plusieurs. Ces plateformes généreraient la mise en place d'opérateurs logistiques intégrés.



Par Réda Bennis | LE MATIN
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Old April 21st, 2010, 01:48 AM   #19
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Le Roi Mohamed VI lance 70 zones de développement

Le Roi Mohammed VI du Maroc a donné le coup d'envoi à Casablanca pour la création de 70 zones logistiques à travers le pays "afin de rendre l'économie plus compétitive au niveau de la Méditerranée", a déclaré mardi Karim Ghellab, le ministre de l'Equipement et des Transports.

"Cette stratégie a un caractère pionnier dans la région et en particulier en Afrique. Elle définit une vision de 20 ans pour un investissement de 60 milliards de dirhams (5,5 milliards d'euros) dont les deux-tiers seront assurés par le secteur privé marocain et étranger."

M. Ghellab lors de l'inauguration de ces chantiers.

A cette fin, le gouvernement a mis en place "l'Agence marocaine pour le développement de la logistique" afin de réaliser, d'ici 2015, 70 zones logistiques dans 17 villes, selon le ministre.

Ce dernier a également souhaité "voir les professionnels français (ndlr: la France est le premier partenaire économique du Maroc) de la logistique investir dans ce segment pour améliorer les performances du tissu industriel et commercial" implanté au Maroc.

Le secteur de la logistique tel que défini par ses promoteurs est un "ensemble d'activités de transport, de conditionnement, de stockage, d'approvisionnement et de services visant à gérer les flux de marchandises et d'informations dans des conditions de coût, de délai et de sécurité optimales".

Le plan de ces 70 zones logistiques "réduira ainsi les coûts logistiques de 20% du PIB, actuellement à 15%, afin de s'aligner sur les taux observés pour les pays émergents comme le Brésil et le Mexique", selon M. Ghellab.

Il "accélérera la croissance économique de 0,5 points de PIB par an pendant 10 ans, ce qui correspond à une plus-value économique directe de 20 milliards de dirhams (1,9 milliard d'euros)", a-t-il conclu.

AFP
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Old April 21st, 2010, 01:49 AM   #20
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Le Roi Mohamed VI lance 70 zones de développement

Le Roi Mohammed VI du Maroc a donné le coup d'envoi à Casablanca pour la création de 70 zones logistiques à travers le pays "afin de rendre l'économie plus compétitive au niveau de la Méditerranée", a déclaré mardi Karim Ghellab, le ministre de l'Equipement et des Transports.

"Cette stratégie a un caractère pionnier dans la région et en particulier en Afrique. Elle définit une vision de 20 ans pour un investissement de 60 milliards de dirhams (5,5 milliards d'euros) dont les deux-tiers seront assurés par le secteur privé marocain et étranger."

M. Ghellab lors de l'inauguration de ces chantiers.

A cette fin, le gouvernement a mis en place "l'Agence marocaine pour le développement de la logistique" afin de réaliser, d'ici 2015, 70 zones logistiques dans 17 villes, selon le ministre.

Ce dernier a également souhaité "voir les professionnels français (ndlr: la France est le premier partenaire économique du Maroc) de la logistique investir dans ce segment pour améliorer les performances du tissu industriel et commercial" implanté au Maroc.

Le secteur de la logistique tel que défini par ses promoteurs est un "ensemble d'activités de transport, de conditionnement, de stockage, d'approvisionnement et de services visant à gérer les flux de marchandises et d'informations dans des conditions de coût, de délai et de sécurité optimales".

Le plan de ces 70 zones logistiques "réduira ainsi les coûts logistiques de 20% du PIB, actuellement à 15%, afin de s'aligner sur les taux observés pour les pays émergents comme le Brésil et le Mexique", selon M. Ghellab.

Il "accélérera la croissance économique de 0,5 points de PIB par an pendant 10 ans, ce qui correspond à une plus-value économique directe de 20 milliards de dirhams (1,9 milliard d'euros)", a-t-il conclu.

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