daily menu » rate the banner | guess the city | one on oneforums map | privacy policy (aug.2, 2013) | DMCA policy | flipboard magazine
Old August 7th, 2010, 12:15 PM   #1
amine2
Registered User
 
Join Date: Apr 2009
Location: -
Posts: 338
Likes (Received): 0

{ Textile et habillement }

Quote:
Habillement

Un nouveau design pour Diamantine

· Un chantier qui sera bouclé fin 2011

· 16 magasins dédiés au vêtement traditionnel




Cure de jouvence pour Diamantine, la chaîne marocaine de prêt-à-porter traditionnel féminin ! Cette dernière vient de lancer un vaste chantier de refonte totale de son identité visuelle, du concept déco en magasin, du marchandising… Diamantine propose à sa clientèle des collections de châles, djellabas, tuniques et bijoux fantaisie depuis dix ans. «Il y a eu un saut qualitatif des produits qu’il fallait refléter au niveau des points de vente. Nous avons donc repensé tout le concept des magasins de manière à présenter et valoriser nos produits», explique Rita Bennani, responsable de communication et de marketing de Softgroup. Ainsi, le réaménagement intérieur des magasins a été revu par le cabinet 212 Conception. Désormais les locaux offrent à la clientèle des espaces modernes, épurés et accueillants. Le marchandising a été revu de façon à mettre en valeur les produits avec plus de visibilité et d’accessibilité. L’espace de vente et le choix des revêtements ont été conçus de manière à pouvoir accueillir les clientes dans un espace moderne. Le nouvel espace de vente Diamantine prévoit désormais trois zones: l’accueil, une zone articles quotidiens et une autre pour les vêtements de soirée. Chaque zone est segmentée à l’aide de bandes lumineuses pour faciliter le choix à la cliente.
Par ailleurs, une rosace évoquant l’artisanat marocain constitue le nouveau logo de la chaîne. Diamantine a opté pour une signature, «Pure création marocaine» pour marquer son positionnement et son «territoire métier».
Diamantine compte 16 points de vente à travers le pays, employant une soixantaine de personnes, sans compter les employés de la production. «L’objectif de la chaîne est de transformer l’ensemble des magasins d’ici fin 2011, et de continuer le développement de la marque», ajoute Rita Bennani.
Diamantine, qui développe deux collections de prêt-à-porter traditionnel marocain par an, envisage d’étoffer son réseau de points de vente. Un nouveau magasin ouvrir d’ailleurs bientôt un nouveau magasin à Rabat. La chaîne est également présente à l’international, notamment en Algérie et à Dubaï.
Diamantine est une filiale de Softgroup, une holding familiale qui opère à trois niveaux : textile, immobilier à travers Soft KLK et prises de participations dans diverses sociétés cotées en bourse. Softgroup est une holding intégrée et se situe en amont du textile. Une branche qui emploie 2.500 personnes et dont les usines s’étendent sur 120.000 m2. 50% du chiffre d’affaires du groupe provient du marché local, le reste est réalisé à l’export vers 30 pays.

H. E.
L'économiste Edition électronique du 6/8/2010
amine2 no está en línea   Reply With Quote
Old August 7th, 2010, 12:38 PM   #2
amine2
Registered User
 
Join Date: Apr 2009
Location: -
Posts: 338
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by amine2 View Post
Habillement
Un nouveau design pour Diamantine
· Un chantier qui sera bouclé fin 2011
· 16 magasins dédiés au vêtement traditionnel
Diamantine est une filiale du groupe marocain leader du textile Softgroup.

Portrait Mohamed Kabbaj fondateur du groupe.

Quote:
Portraits

Il a commencé aide-commerçant à Derb Omar, il est aujourd’hui un grand du textile
Publié le : 12/05/2006

Son père le destinait au commerce et l’encourageait à quitter l’école pour officier dans son magasin de Derb Omar.
Il a préféré l’industrie et dirige un groupe de 12 unités industrielles qui emploient 2 000 personnes.
Cet homme au parcours exemplaire dans les affaires a eu le temps de réunir les dictons marocains dans un livre de 200 pages publié à compte d’auteur.
Il s’investit sans relâche dans le mécénat.




Mohamed Kabbaj est un homme heureux et cela se voit de loin. Le bonheur qu’il affiche n’a rien à voir avec un quelconque signe extérieur de richesse, dont il n’est pourtant pas dépourvu. C’est du moins ce que laisse supposer son sourire rayonnant et qu’il voudrait contagieux. Sa devise : «N’arrêtons jamais de travailler, car ce n’est que de cette manière que nous pourrons semer la joie et la bonne humeur ». Pour notre homme, « le travail n’est pas synonyme de labeur ni de punition mais c’est un espace de créativité et d’émancipation».

Quand il visite les unités de production de son groupe, tout le monde sait qu’on peut parler de tout, y compris des problèmes, à condition de proposer une solution pour chaque problème soulevé, et pas n’importe laquelle. Et Mohamed Kabbaj de préciser sa pensée : «Le danger, le plus grand danger, ce ne sont pas les problèmes, ce sont les mauvaises solutions !».

Comment a commencé ce brillant industriel ? Né à Fès en 1943, dans une famille nombreuse de 8 enfants dont il est l’aîné, Mohamed commence comme aide - commerçant à Derb Omar dès l’âge de 12 ans. Son père attendait presque impatiemment qu’il redouble une classe pour l’installer comme dauphin dans le commerce de tissu qu’il détenait. Même sa mère était de la partie et le pressait d’en finir avec la classe, persuadée que son avenir était dans «sanaat bouk layghalbouk» (qu’on pourrait traduire par «capitalise sur le métier de ton père pour assurer ton avenir»). Il tiendra pourtant jusqu’au Bac, qu’il décroche en 1961 avant que son père ne le pousse à prendre en charge l’hanout (la boutique). En fait, il y a eu toute une période d’initiation pendant laquelle il savait qu’il n’échapperait pas à son destin. Ainsi en 1959, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, il avait été chargé par son père d’aller faire le marché des derniers produits en tissu à Lyon. Une chose courante à l’époque.

Sa première tentative de créer une unité industrielle en 1964 est un échec cuisant
Sauf que le jeune Mohamed, lui, ne voulait pas être commerçant mais plutôt industriel. C’est alors qu’il commence, en 1964-65, par monter une affaire avec des membres de sa famille. Malheureusement, cette première tentative fut un échec. Il n’est pas rebuté pour autant, mais doit battre en retraite et se «réfugier» momentanément dans la boutique de Derb Omar. Ce n’était pour lui que partie remise. Il se refait et, en 1970, met sur pied une petite unité de fabrication et d’impression de tissu. Il recrute une vingtaine de personnes pour commencer et comprend très vite qu’il doit maîtriser toute la chaîne pour ne pas être à la merci d’éventuels sous-traitants. En 1990, il se décide à ouvrir une plateforme à Dubaï, puis une seconde en Arabie Saoudite. C’est à partir de là qu’il distribue sa production sur les marchés du Moyen-Orient. Ses châles, foulards et autres écharpes..., dont il vend la moitié au Maroc, tiennent la dragée haute à des produits que fabriquent des pays pourtant réputés pour leurs capacités concurrentielles, comme l’Indonésie, Singapour ou encore la Malaisie.

Son credo ? Ne jamais produire ailleurs qu’au Maroc
M. Kabbaj n’aime pas parler chiffres, mais il suffit de dire qu’il emploie aujourd’hui plus de 2 000 personnes dans les douze unités de production que compte le groupe Soft qu’il dirige pour avoir une idée de l’ampleur des affaires de cet industriel visionnaire. Pour lui, le plus important, c’est de ne jamais songer à produire ailleurs que dans son pays, car, dit-il, «il est impératif pour moi que ce soient des Marocains qui fabriquent et continuent à imaginer et à produire ce que j’ai appris à commercialiser et à distribuer ailleurs». C’est en quelque sorte le patriotisme économique qu’il véhicule.

L’homme reste pourtant modeste et continue de travailler sans relâche. Ses journées commencent à 7h du matin, soucieux qu’il est de donner l’exemple à son personnel. Et, avec cela, il trouve le temps de recueillir les dictons marocains dans un livre de 200 pages, en arabe et français, qu’il publie en 1980 à compte d’auteur. Le succès ne se fait pas attendre et les deux premières éditions sont épuisées. Il travaille sur le même sujet et prépare un second livre où il veut consigner tous les aphorismes marocains à caractère humoristique, cette fois. Quand on l’interroge sur son dynamisme et sur les raisons qui le font se réveiller chaque jour aussi tôt, M. Kabbaj a un large sourire : «Une des raisons de mon succès, en dehors du fait que ma valeur à moi s’appelle le travail, c’est que je n’ai jamais rien entrepris pour gagner de l’argent. Pour moi, l’activité est une aubaine pour l’homme qui, en dehors, ne saurait rien faire de son énergie!».

Et quand, pour finir, on lui demande de raconter comment l’idée lui est venue de construire un hôpital à Sidi Bernoussi (100 lits toutes spécialités confondues), il devient subitement timide. Son explication est laconique. «Nombre de mes activités se trouvaient concentrées à Sidi Bernoussi et je ne pouvais pas ne pas remarquer qu’il y avait un besoin». Il ne tarda pas à concrétiser son idée. Après cette première action, qui a coûté 8 MDH, l’entrepreneur y prend goût. Il remet alors ça en finançant, pour 15 millions, l’unité cardiovasculaire du CHU Ibn Rochd de Casablanca.

la vie éco Mohamed El Mâaroufi
http://www.lavieeco.com/portraits/18...u-textile.html

Last edited by amine2; August 7th, 2010 at 01:12 PM.
amine2 no está en línea   Reply With Quote
Old August 7th, 2010, 01:10 PM   #3
amine2
Registered User
 
Join Date: Apr 2009
Location: -
Posts: 338
Likes (Received): 0

(rectification)

Créateur et propriétaire de l'enseigne Marwa, Karim Tazi http://videos.reussirmaboite.tv/video/iLyROoaf8g3j.html

Quote:
Portrait
Il voulait être tennisman, il sera textilien renommé

En dépit d'un bac avec mention, il laissera tomber les études supérieures après un BTS... en agriculture.
En 1991, il crée une entreprise chargée de faire le lien entre donneurs d'ordre étrangers et fournisseurs marocains.
En 1997, il crée ses propres marques de vêtements et accessoires, dont «Marwa».



Tout le monde rêve de faire des affaires. Mais l’on oublie, trop souvent, quele meilleur moyen d’en faire est de ne pas y penser de manière obsessionnelle.Les meilleurs businessmen ne se réveillent pas chaque jour que Dieu fait en furetantfébrilement, à l’affût de bonnes opportunités ou d’éventuelles victimes. Il fautjuste savoir observer et saisir des détails qui ont échappé à la majorité. Churchilldisait : «Ce qu’on appelle la chance est une illusion, il vaut mieux l’appelerle sens du détail».

Karim Tazi utilise rarement les cartes de visite et arbore toujours une tenuedécontractée. Il refuse opiniâtrement le traditionnel costume cravate de l’hommed’affaires classique. Comment diable ce personnage surprenant, qui a tout ducréatif déphasé, s’est-il mué en textilien avisé et redoutable, opérant aussibien dans l’export pour le compte de gros donneurs d’ordre étrangers que surle marché local avec sa marque Marwa désormais bien connue ?

Karim Tazi est né à Meknès en 1966 dans une famille conservatrice mais néanmoinsouverte sur le monde. Un père ingénieur topographe et une mère au foyer. Le papava faire preuve d’une patience à toute épreuve durant la scolarité de Karim.Au début, son parcours est normal. Mais, après un bac avec mention, obtenu à19 ans à la Mission française, il va afficher ce qui peut passer pour de l’excentricité.Il s’entiche de tennis et veut faire un parcours «sport-études». Pour ce faire,il va en France pour s’inscrire dans une école privée. Il va découvrir qu’iln’a pas le profil athlétique nécessaire et on lui conseille de faire autre chose.Il se lance alors dans un BTS en agriculture, dans la ville d’Albi.

Il commence par un bureau de liaison pour mettre en relation sous-traitants locauxet donneurs d’ordre étrangers
Karim Tazi fait donc son deuil d’un brillant parcours universitaire que sa famillea tout fait pour lui garantir. Il rentre au Maroc en 1987. Il a alors 21 ans.Il va s’occuper d’une exploitation agricole que sa famille a acquise dans lesenvirons de la cité ismaélienne. Il ne se passe rien de spécial durant troisannées et c’est à 24 ans qu’il va avoir une idée lumineuse, suite à une observationminutieuse du monde du textile. Il réalise que le monde de la confection quia, certes, appris à bien produire, ne sait pas vendre, n’élargit pas sa clientèleet, parfois, n’arrive pas à écouler correctement sa marchandise. Il constateégalement qu’il y a un problème de recouvrement, et évalue alors le taux de litigeà 40%. C’est ainsi qu’il crée, en 1991, un petit bureau de liaison, l’Agencepour le suivi de la production des industries de l’habillement (Aspih), et semet à prospecter les clients européens. Il explique qu’il n’a eu besoin que d’unfax puisqu’il a commencé à travailler à partir de chez lui. Cette entreprise,qui continue d’ailleurs à fonctionner, réalise un chiffre d’affaires de 200 MDHsur lequel elle est commissionnée. Son business : trouver des clients, négocierles prix, la nature des produits et leurs spécifications et débarrasser fournisseurset producteurs de toutes les tracasseries qu’ils ne savent pas gérer. En d’autrestermes, l’Aspih a pour vocation de négocier des prix pour le compte des donneursd’ordre étrangers et de suivre tout le processus de production, de la réceptiondu cahier des charges et des types techniques jusqu’à l’envoi final des produitsfinis.
Le portefeuille clients s’étoffera progressivement. Puis, dès qu’il se met enrapport avec le donneur d’ordres «La Redoute», le bureau va se concentrer surce gros carnet de commandes européen, tout en restant à l’affût de toutes lesopportunités.

En 1997, alors que le monde de la confection n’attire plus grand monde, il comprendque la valeur ajoutée sera désormais le nerf de la guerre. Il crée Monte Pull,une entreprise de maille, avec l’idée d’en faire une marque. En amont de la production,stylistes et modélistes scrutent le marché et créent des produits selon la demande.Même s’il a eu du mal à convaincre sa famille de le suivre, il réunit un capitalde 2 MDH et emprunte
3 autres millions auprès d’une banque. En deux ans, l’entreprise emploie 400personnes pour un chiffre d’affaires de 50 MDH. Karim Tazi dirigera cette nouvellesociété de 1997 à 2002.

Son enseigne Marwa s’est imposée dans le prêt-à- porter féminin
Une autre opportunité pointe à l’horizon : sachant que la matière première entextile est importée à plus de 80%, la tendance à la baisse des droits de douaneouvre de nouveaux horizons pour le business. Il crée une enseigne - qui est aussiune marque - de prêt-à-porter féminin, baptisée «Marwa». Il s’agit en quelquesorte d’une intégration verticale. Cette enseigne offre à la clientèle non pasun produit textile, mais une gamme entière qui intègre aussi sacs à main et chaussures.Dans ses magasins, on vient pour repartir avec un nouveau look et, comme, enla matière, l’offre est diversifiée, le client repartira forcément après avoirtrouvé... chaussure à son pied.

Ni la forte présence de l’informel ni les difficultés du secteur ne feront reculerKarim Tazi. Il mettra cependant une année pour constituer le tour de table. Lasociété démarre avec un capital de 20 MDH, qu’il contrôle à hauteur de 51 %.Le premier magasin, dont le local est loué avant d’être acheté pour 2 MDH, voitle jour au Maârif à la fin 2003. Le départ est poussif, mais la progression s’accèlèreensuite.

En attendant les ouvertures programmées cette année, l’enseigne compte 12 pointsde vente à Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir et, bien sûr, Meknès, la villenatale de l’entrepreneur. Quatre magasins sont gérés par des franchisés. A l’international,«Marwa» est commercialisée dans des magasins multimarques en France, Italie etEspagne. Karim Tazi se donne une année pour conclure des partenariats pour l’ouverturede points de vente de la marque en Espagne et au Moyen-Orient.

Mohamed El Maâroufi
www.lavieeco.com

2008-04-04
http://www.lavieeco.com/news/portrai...omme-3209.html

Last edited by amine2; April 30th, 2011 at 01:02 PM.
amine2 no está en línea   Reply With Quote
Old September 5th, 2010, 05:42 AM   #4
n.o.v.a
Registered User
 
Join Date: Aug 2010
Location: agadir
Posts: 53
Likes (Received): 0

Quote:
Sefita, créateur d’uniformes pour gradés!

· Police new-yorkaise, armée française… ses clients

· Créé en 1943 à Meknès, l’opérateur textile mise sur la R&D


LA découverte est surprenante. Ce sont des Marocains qui confectionnent les uniformes de la police new-yorkaise et de l’armée française. La société s’appelle Sefita et appartient à la famille Tazi, dont le père, Alami Tazi, a été ministre du Commerce et de l’Industrie sous l’ère Hassan II.
L’histoire de Sefita débute avec les Français en 1943 avant de basculer, dix ans plus tard, dans le giron du capitalisme made in Morocco. C’était une époque où «l’on travaillait beaucoup avec l’Algérie et qu’on livrait via le chemin de fer à partir de Meknès», se rappelle l’un des fils, Jamal Tazi. La nouvelle génération a repris depuis le flambeau. Ingénieur agronome de formation, il s’est mué en «défricheur de marché». Alors que ses deux autres frères gèrent respectivement l’industrie et les finances de Sefita. Finalement, c’est une affaire de famille.
Toujours est-il que c’est aussi une affaire qui donne des maux de tête parfois: «Nos plus gros problèmes, ce sont le dollar et l’euro (qui s’est effondré avec la crise grecque)». La devise compte lorsque 80% du chiffre d’affaires est réalisé à l’export. Désormais, il faut rester constamment «scotché» aux cours de la Bourse. «Une grosse partie du gain est réalisée à l’achat en assurant les négociations et en jouant sur les délais», poursuit Saïd Bennani Karim, responsable du département marchés administratifs. Ayant intégré la société en 1978, c’est lui qui gère le portefeuille clients composé d’offices dont celui des chemins de fer (ONCF), des Forces auxiliaires, de la Protection civile…
Sefita c’est aussi un chiffre d’affaires de 141 millions d’euros en 2009, 4.500 salariés. Elle réalise des vêtements, de la bonneterie et du tissage. «C’est un groupe textile intégré», affirme Tazi.
C’est d’ailleurs cette dernière activité, le tissage, qui draine la plus grosse part du CA (100 millions d’euros). Capacité annuelle de production? Tout dépend du type d’activité. Pour le tissage, c’est 10.000.000 mètres lineaires. Pour la confection, la production est de 6,5 millions de vêtements, et pour la bonneterie, c’est 850.000 articles.

Tissus intelligents


La percée du marché US date bien avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange en janvier 2006. «Avec la baisse des droits de douane (20%), nous avons coupé la poire en deux avec nos clients», affirme Tazi.
Sefita a réussi de gros coups comme le rachat des usines Roudière en France. Et qui étaient la propriété depuis 1988 du groupe Chargeurs, leader mondial de l’industrie lainière. La société compte aussi des clients de luxe comme Cerruti, Armor… Et avec qui l’entreprise a des contrats d’exclusivité. «Nous n’avons pas de marque. Nous travaillons dans la discrétion…», lance le porte-parole de Sefita. Ce qui n’empêche pas l’entreprise d’avoir son centre de recherche et développement. Ce sont 6% du CA qui y sont injectés. Tissu intelligent, sans odeur, antistress… la recherche se fait en France, le développement au Maroc.
Malgré toutes ses références, Sefita est ce que l’on pourrait appeler un opérateur discret. C’est justement la discrétion qui «nous fait travailler». A coup sûr, Tazi est un épicurien: «Vivons heureux, vivons cachés». Surtout lorsqu’on traite avec de gros clients qui sont aussi de gros concurrents.

Faiçal FAQUIHI
http://www.leconomiste.com/article.html?a=101006
http://www.leconomiste.com/article.html?a=101006
n.o.v.a no está en línea   Reply With Quote
Old November 11th, 2010, 03:33 PM   #5
Slaoui
BANNED
 
Join Date: Jan 2008
Location: Paris
Posts: 7,868
Likes (Received): 31

Quote:
SOFTGROUP : Construction d’un parc d’activité à Casablanca pour un investissement de M MAD 500
50millions d'€
Slaoui no está en línea   Reply With Quote
Old November 23rd, 2010, 05:47 PM   #6
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Industrie textile

France, Espagne,... débouchés en sursis


· Pour le Maroc, le défi est de sortir de la dépendance de ces marchés




Avec 40% des emplois industriels et une contribution importante au PIB et aux exportations, le textile figure parmi les secteurs qui occupent une position de premier plan dans Emergence. Comme l’automobile et l’électronique, il a bénéficié d’un traitement spécifique. Son avenir passe par un nouveau modèle économique intégré sur toute la chaîne de valeur.
Au regard de la saturation des marchés européens et de la stagnation du pouvoir d’achat des ménages, l’industrie textile va devoir se tourner vers des marchés émergents et profiter de l’extension des classes moyennes urbaines avides de consommation. «Durant ces dernières années, le Maroc a su tirer profit de la proximité du marché européen. Il s’est inscrit dans les nouvelles stratégies des distributeurs européens. Mais il devrait offrir une solution globale à ses clients», suggère Gildas Minvielle, responsable de l’Observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM). C’est ce qu’il n’a pas encore réussi à faire. Le gros des sous-traitants en sont encore à exécuter les exigences du donneur allant jusqu’au choix du fournisseur du tissu.
Dans le Pacte pour l’émergence industrielle, une panoplie de mesures est préconisée telle que la mise en place de plateformes d’approvisionnement et de nouvelles unités de finissage sur les métiers-clés, la teinture et l’imprimerie. Même si le secteur est en train de reprendre, la situation reste instable. En tout cas, comme le constate le responsable de l’Observatoire économique de l’IFM, les clients sont de plus en plus à la recherche d’une forte valeur ajoutée. La crise a également renforcée les préoccupations sociales et écologiques.
Pour les huit premiers mois de l’année, les importations européennes de textile et d’habillement ont progressé de 4,8% par rapport à la même période de 2009, selon les statistiques publiées dans la lettre mensuelle du Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (CEDITH). Cette progression recouvre ainsi une stagnation des importations d’habillement (+0,1%) et une forte poussée des importations de textiles (+20,9%).
Globalement, le Maroc conserve ses parts dans le marché européen. Ses exportations se sont même redressées en progressant de 4,1% à 1,5 milliard d’euros. «Pour l’instant, en Europe la reprise reste fragile. La France et l’Espagne ne sont pas les pays les plus dynamiques. Cette crise a causé beaucoup de dégâts: chômage, processus de désendettement. La reprise est aujourd’hui lente», soutient Gildas Minvielle. Or les exportations du Maroc restent concentrées sur ces deux pays.

K. M. & B. T.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old November 23rd, 2010, 05:48 PM   #7
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Industrie textile

L’indémodable jean joue les premiers rôles


· Les ventes en progression sur les principaux marchés

· Les vêtements confectionnés tirent le secteur vers le haut




Les mauvaises langues pourront toujours dire qu’il est usé, vieilli et que sa fabrication pollue. Le jean s’en moque. Il est là, jouant encore et toujours les premiers rôles dans la rue de la mode, au moment surtout où la conjoncture a cessé de se dégrader.
Avec une hausse de 0,6% des ventes, en valeur de janvier à juillet 2010 par rapport à 2009 sur le marché français, deuxième débouché de l’industrie du textile marocaine, le blue jean se porte mieux que le secteur de l’habillement en général (0,1%), relève Kantar Worldpan-Fashion(1) dans sa dernière enquête.
Le désormais ex-patron de Settavex, Badr Kanouni, nommé le week-end dernier à la présidence de la holding Al Omrane (voir page 8) dit croire dans le fort potentiel de la filière Jean & Sportswear, érigée au rang d’éclaireur du secteur textile dans la stratégie Emergence grâce à l’expertise qu’elle a développée. D’autant plus que, «son intégration -tissu, confection, délavage- permet de réaliser une synergie porteuse de valeur ajoutée à l’offre globale textile & habillement du Maroc», se réjouit-il. Le travail spécifique (en finalisation) pour relancer cette filière révèle déjà un potentiel certain. Autant dire que le coup de grisaille semble s’éloigner. Mois après mois, le constat se confirme. L’industrie textile marocaine a plus que redressé la tête. Certes, le redémarrage ne compense pas le recul subi en 2009, mais la plupart des indicateurs sont repassés dans le vert depuis le début du second semestre. Pour le seul mois d’octobre, les exportations ont atteint 3 milliards de DH, soit plus de 10% des réalisations annuelles, tirées par les vêtements confectionnés. Ces derniers ont bondi de plus de 33%, en cumul sur les dix premiers mois de l’année, à 15,6 milliards de DH. Pendant ce temps, toutes branches confondues, le secteur a réalisé 24 milliards de DH pour un chiffre d’affaires attendu en 2010 de 28 milliards de DH, en recul d’un milliard par rapport à 2009, selon les prospectives de l’Association marocaine des professionnels du textile et de l’habillement (Amith).
Le retour en forme des exportations du secteur est imputable à deux facteurs: la reprise de consommation chez les deux principaux clients, en l’occurrence l’Espagne et la France. Sur ces deux marchés, les commandes sont reparties à la hausse. La deuxième raison de ce dynamisme, c’est l’incroyable flambée des prix sur le marché chinois, du fait de l’enchérissement des matières premières. Incontestablement, les choses s’améliorent depuis quelques mois, mais «tout dépend de comment elles vont évoluer au niveau mondial notamment au niveau européen». Badr Kanouni confirme que la dégradation s’est arrêtée depuis quelques mois, mais la consolidation de cette reprise ne se fera pas avant quelques mois, voire années, bien que «le plus dur soit derrière nous». Mais l’important pour le secteur est que «la confiance revient chez le consommateur». De plus, on constate l’anticipation des distributeurs (chaînes de magasins, marques…), encouragée par une forte composante concernant la décision d’achat retrouvée. Et la révision de la stratégie de sourcing des distributeurs, qui reviennent sur le marché marocain redonne le moral aux textiliens. Même pour la filière jean, «les acheteurs sont en train de revenir et les choses se présentent beaucoup mieux», se félicite l’ex-directeur général de Settavex. Est-ce la tendance d’avant crise? «Peut être pas. C’est encore un peu tôt, mais la reprise est bien sensible».
Les dégâts causés par un début d’année 2009 morose pour le marché du textile en recul sur le premier semestre de 2% en valeur et de 3% en volume restent à réparer. La baisse du pouvoir d’achat des ménages français et espagnols continuent d’entretenir une très forte sensibilité du client au prix et aux promotions: 1 achat sur 2 est à prix barré au premier semestre 2009, un record!!!», selon l’Institut français de la Mode. Bien entendu, «les soldes flottants suivis par de nombreuses enseignes au printemps dernier, renforcent le phénomène promotionnel observé ici et là dont l’objectif était de faire retrouver aux clients le chemin des magasins». Malgré cela, les Français ont moins acheté (-1,4 article) et moins dépensé (-19 euros par individu). Ils sont moins nombreux à «vouloir mettre le prix pour un vêtement qui leur plait». De réels arbitrages budgétaires s’opèrent par ces temps de crise: «les consommateurs privilégiant ce qui se voit (prêt à porter et chaussures) et ce qui se renouvelle, au détriment des dessous et du linge de maison».
Dans ce contexte de reprise timide, pratiquement aucun marché ne tire vraiment son épingle du jeu (voir infographie en page 3). Au mieux, ils maintiennent leur part de marché avec la stratégie de sourcing des distributeurs.

B. T. & K. M.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Worldpanel Fashion: Nouveau panel de 10.000 femmes et hommes de 15 ans et +, permettant le suivi continu de leurs achats en Textile, que ce soit pour eux-mêmes ou pour d’autres personnes.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old November 26th, 2010, 05:12 PM   #8
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Textile: Les Suédois arrivent

Les rencontres B to B organisées la semaine dernière à Stockholm, par Maroc Export, ouvrent de nouvelles perspectives. Elles ont permis aux industriels du textile et cuir marocains et donneurs d’ordre, distributeurs de grandes marques suédoises (Kappal, Vicking, Ikea, Linex, H&M…), de nouer des contacts d’affaires.
Selon une source proche de l’Association marocaine des industriels du textile, une délégation de donneurs d’ordre suédois se rendra au Maroc dans les prochaines semaines.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old November 29th, 2010, 04:10 PM   #9
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Textile : 28 milliards DH de chiffre d’affaires pour le secteur

Après une année 2009 et un début de 2010 particulièrement éprouvants pour les exportateurs, le secteur du textile marocain reprend. Ainsi, à fin octobre 2010, la valeur globale de toutes les exportations de la filière du textile s’est établie à 24 milliards DH. Et, à la fin de l’année, le chiffre d’affaires escompté par l’association des professionnels marocains du textile (Amith) serait de 28 milliards DH contre 29 milliards de DH en 2009.
maroc journal
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old December 3rd, 2010, 05:11 PM   #10
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Textile: Marco prospecte au Sénégal

· Elle projette de lancer une unité de production pour les marchés de l’Afrique de l’Ouest

· Les équipements de protection individuels: un marché très porteur




Marco, entreprise spécialisée dans le textile et vêtements de travail vient de fêter ses 42 ans.
La saga commence en 1968 lorsque Mohamed Ksikes lance dans un petit atelier de 200 m2 de l’ancienne médina de Casablanca une entreprise de textile dénommée Marco. Ses fils Mohamed et Rachid rejoignent la société respectivement en 1980 et 1985. En 1984 la société déménage dans des locaux plus spacieux dans la ZI de Aïn Sebaâ. Aujourd’hui, l’usine s’étend sur plus de 5.000 m2. La faiblesse de la demande du marché local pousse l’entreprise à tenter une aventure sur les marchés étrangers. Elle commence avec la France en 1985 puis la Hollande en 1986, l’Allemagne en 1987 et l’Angleterre en 1996. Le développement durant les années 1990 de l’activité de l’entreprise a incité le management à investir en machines puis dans la robotisation de l’usine en 1998. Des investissements qui vont booster la productivité. A partir de l’an 2000, Marco produit 1 million de pièces/an. Après une longue absence sur le marché local, le management décide d’y revenir en 2005. Ce marché représente actuellement 20% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Ce dernier tournait en 2009 autour de 35,4 millions de DH.
Mais dès que le secteur du textile a commencé à montrer ses limites, le management décide en 2006 d’élargir son activité en important des équipements de protection individuels. «C’est un marché très porteur depuis quelques années», note Mohamed Ksikes. Quant à l’introduction en Bourse envisagée il y a quelques années, elle a été abandonnée car le marché ne s’y prête pas dans le contexte actuel.
La crise économique n’a pas manqué d’impacter l’activité de l’entreprise. Celle-ci va y laisser quelques marchés en Europe. «En revanche, l’activité a repris vers la France», souligne Ksikes.
Autre contrainte à laquelle font face l’entreprise et le secteur: la hausse des prix des matières premières. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure le management.
Sur le plan de développement, Marco a les yeux rivés sur le Sénégal. «Nous sommes en train de prospecter à Dakar pour l’installation d’une unité de production qui couvrirait le Sénégal et les pays avoisinant de l’Afrique de l’Ouest», annonce Ksikes. Mais pour le moment, rien n’a encore été décidé.

J. B.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old January 2nd, 2011, 08:18 PM   #11
omaro2266
Registered User
 
omaro2266's Avatar
 
Join Date: Jul 2009
Location: London-Casablanca
Posts: 791
Likes (Received): 13

Quote:
Textile : en attendant la reprise
Frappé de plein fouet par la crise économique, le secteur du textile n’est pas près de reprendre !
Il faut relativiser les chiffres, le secteur reprend depuis juin, lance d’emblée Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement). Selon lui, le secteur a connu une augmentation significative depuis le deuxième semestre 2010 et les mauvaises performances du secteur, courant 2009, sont désormais de mauvais souvenirs. Effectivement, le secteur s’est plus ou moins redressé après la crise. Cependant, il n’arrive toujours pas à voir le bout du tunnel et accumule les pertes, les licenciements et les fermetures d’usines…

Une reprise illusoire
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, côté exportations, les pires baisses sur les neuf premiers mois de cette année ont concerné particulièrement le secteur du textile-habillement, avec une chute vertigineuse de plus de 10% par rapport à la même période en 2009, selon l’Office des changes. Pis encore, alors que les exportations ont progressé timidement d’environ 1,4% en termes de quantité, elles ont chuté de plus de 8,5% quand il s’agit de valeur, impactant considérablement les recettes des textiliens marocains. Devenant ainsi un produit «low-cost» pour des donneurs d’ordre qui affichent sans vergogne leur diktat. Normal, diraient certains : un concurrent de taille est dans la course : les Chinois !

La menace chinoise
Les Asiatiques sont devenus de rudes concurrents pour les pays du pourtour Méditerranéen, bouleversant ainsi les habitudes d’achat des fournisseurs européens en particulier. «Il y a un changement des modes de sourcing, les Européens tendent vers des marchés de proximité comme le Maroc», estime M. Tazi. Un geste manifesté principalement par notre voisin espagnol qui a doublé carrément ses commandes en ce début d’année vers le marché marocain. Une véritable bouée de sauvetage. Du côté des autres pays européens, l’ambiguïté persiste quant à la compétitivité du Maroc. Il convient néanmoins de souligner que le secteur a bénéficié d’une attention très particulière de la part du gouvernement en 2009 et début 2010 grâce à des mesures de relance très attrayantes. Des mesures restées sans effet cependant vu, d’une part, le non-attrait du produit marocain qui manque de créativité et d’innovation et, d’autre part, par la perte de capacité de production des principales usines de confection du royaume, qui n’arrivent plus à honorer leurs engagements envers les donneurs d’ordre. Les Turques, les Tunisiens ou même les Chinois en ont profité pleinement malgré le renchérissement des matières premières. Reste un problème de grande acuité, à savoir celui de la main-d’œuvre dont le secteur est le grand pourvoyeur au pays. Dans ce sens M. Tazi se plaint du manque de main-d’œuvre qu’a subi le secteur en ce début du deuxième semestre 2010, arguant que les industriels n’arrivent plus à recruter vu l’absence de personnel motivé ! Que dire alors des chiffres officiels du ministère de l’Emploi qui relève que 40% de fermetures d’établissements et 75% des effectifs licenciés l’ont été dans le secteur du textile et du cuir durant le premier semestre 2010? Suivi très attentivement par le gouvernement, le secteur du textile peine toujours à redresser l’échine et à renouer avec le vert. La question à se poser est de savoir quelle est la solution pour rendre ce secteur plus compétitif et se placer parmi les fournisseurs privilégiés des Européens ? La réponse ne coule pas de source.

Mohamed Amine Hafidi
La grande distribution est en pleine effervescence. Best Financière compte en profiter grâce à un plan d’action ambitieux.

BRE se positionne
Forte d’un capital expérience indéniable dans la gestion des chaînes de distribution, Best Real Estate (BRE), filiale de la société Best Financière dirigée par Zouhair Bennani se repositionne et sort ses griffes. Objectif : maintenir son leadership et accompagner le développement du secteur au Maroc grâce à un programme d’investissement important pour les cinq prochaines années. Pour ce faire, M. Bennani a placé à la tête de BRE un spécialiste du conseil stratégique : Sami Grouz. Le nouveau directeur général a acquis une expérience confirmée dans le conseil stratégique. Il a collaboré avec Adil Douiri, ex-ministre du Tourisme, avec la CDG ou encore l’OCP sur des projets d’envergure.

Un objectif réalisable
«J’ai été attiré par les ambitions de Best Financière dans le secteur de la grande distribution et j’ai voulu relever le challenge en acceptant de diriger son pôle immobilier commercial», déclare M. Grouz avant d’ajouter : «Le marché marocain n’est pas saturé. Notre objectif est d’arriver à 150 000 m2 de surfaces commerciales à moyen terme». Un objectif qui semble ambitieux et réaliste selon lui. A en juger par les projets lancés récemment par, la société, l’objectif serait même dépassé.
En effet, et sans compter Al Mazar (le complexe commercial de Marrakech qui s’étale sur 100 000 m2), plusieurs projets de complexes commerciaux sont dans le pipe. A Fès, ce sont 25 000 m2 de surface commerciale qui seront dédiés au complexe BorjFez, nécessitant la somme de 400 MDH. Les travaux vont bon train pour une ouverture en 2012. Pour la ville de Tanger, il s’agira de plus de 30 000 m2 de surface commerciale pour le nouveau complexe baptisé Socco Alto. «Le projet a nécessité l’enveloppe de 400 MDH et il est en phase de terrassement pour une ouverture imminente en 2013», commente M. Grouz.

Agadir animée par BRE
A Agadir, un projet grandiose verra le jour. En effet, une petite ville sera édifiée à 10 mn du centre d’Agadir. «Nous avons remporté un appel d’offres lancé par la SMIT (Société marocaine d'ingénierie touristique) pour l’animation de ce qui deviendra le prochain coeur d’Agadir», déclare M. Grouz. En effet, la prochaine ville sera dotée d’une médina avec des riads sur une superficie globale de 55 000 m2. En parallèle, cinéma, bowling, bars et restos animeront la nouvelle ville. Une partie animation et commerciale sera prise en charge par Best Real Estate qui y construira un complexe commercial de 40 000 m2 en plus de 7 000 m2 de surface dédiée aux loisirs.
«Ces projets confirment la volonté du groupe de consolider sa position de leader et révolutionner le secteur de la grande distribution au Maroc grâce à des projets innovants», affirme M. Grouz. La clé du succès de BRE réside dans un équilibre partagé entre le vestimentaire, le shopping sous toutes ses options. La situation géographique des complexes commerciaux, leur environnement architectural et leur animation font des complexes commerciaux de Best Real Estate de véritables lieux de vie où l’on peut joindre l’utile à l’agréable.
M.A.H.
http://www.letemps.ma/archives/texti...rise24642.html
omaro2266 no está en línea   Reply With Quote
Old January 6th, 2011, 05:41 PM   #12
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Textile: Les donneurs d’ordre reviennent

· Les Turcs profitent de l’union douanière avec l’UE

· Un avantage qui ferait gagner au Maroc jusqu’à 20 points de compétitivité

· Le marché marocain estimé à 40 milliards de DH




«Le secteur du textile marocain va de l’avant». C’est en substance le constat dressé par la dernière lettre mensuelle du Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (Cedith). Le document reprend «les maîtres mots de l’Amith» et estime que la nouvelle politique du secteur va vers le professionnalisme, la compétitivité, le renforcement à l’international, le développement du marché national, et la rénovation de l’image.
A la recherche de valorisation de son offre produits/services sur les marchés internationaux, le secteur a mis en place un plan stratégique triennal 2010-2012. Objectif: accompagner les entreprises marocaines pour être plus compétitives aussi bien sur le marché local qu’à l’international. «Le plan a également pour objectif de rebâtir les fondamentaux du secteur sous forme d’une filière intégrée de l’amont jusqu’à l’extrême aval, de créer de la valeur ajoutée et d’obtenir des gains de compétitivité additionnelle», rappelle l’étude. A cet effet, l’Amith a procédé à la réorganisation de ses structures fonctionnelles. Ainsi, en plus des pôles de compétences et de progrès (logistique et réactivité, relations institutionnelles et sociales, bonne gouvernance), sept nouveaux pôles ont été créés. Il s’agit des pôles R&D et créativité, marques et distribution, industrialisation et compétitivité, développement à l’international, compétences, commerce et structuration du marché intérieur ou encore intégration et maillage. Ces mesures ont pour but de tirer profit du regain d’intérêt pour le made in Morocco des grands donneurs d’ordre. Ces derniers s’étant tournés pendant quelques années vers les pays asiatiques, principalement la Chine. La lettre mensuelle du Cedith souligne «que plusieurs groupes étrangers sont en négociations avec les opérateurs marocains pour le placement durable de commandes de réassortiment pour des raisons de réactivité». «L’offre marocaine va se diversifier, se renforcer et se valoriser, tout en créant de nouveaux débouchés commerciaux et un rebond de l’activité industrielle», note la lettre. Une ambition qui commence à se concrétiser puisque plusieurs textiliens marocains vont aujourd’hui sur des marchés lointains comme les Etats-Unis et les pays arabes. Quant au marché local, les marques nationales commencent à y gagner en notoriété. Mais l’informel qui range le secteur reste un grand obstacle à son développement. Selon une étude «en cours de finalisation», le marché marocain est évalué à près de 40 milliards de DH. Les conclusions de cette étude devraient aboutir à une feuille de route pour le secteur et permettre d’élaborer un plan d’actions pour l’organisation et l’exploitation de ce marché.
Pour les exportations de la Tunisie, le traditionnel concurrent du Maroc, la situation ne semble pas au top. «En effet, le taux de couverture export/import s’établit à 140,8 % contre 156,2 % à fin novembre 2009. La balance commerciale textile-habillement de la Tunisie se dégrade donc cette année», explique la lettre mensuelle du Cedith. L’année 2010 a également été marquée par «un essoufflement des échanges textile-habillement entre la Tunisie et la France».

Le secret turc


La Turquie, qui ne cesse de monter en puissance ces deux dernières décennies, est aussi perçue comme étant un sérieux concurrent du Maroc. Elle a pu croître ses ventes et consolider sa position en tant que deuxième exportateur en textile-habillement vers l’UE juste derrière la Chine. Dans les importations de l’Union européenne, sa part totale en habillement était de 12,5 % à fin septembre 2010. Soit trois fois plus que la Tunisie ou le Maroc. «Cette performance est d’autant plus remarquable et paradoxale que l’habillement est une industrie de main-d’œuvre, que le salaire minimum horaire (2,01 euros) est plus du double de celui du Maroc ou de la Tunisie, et que les autres coûts de facteurs tels que l’énergie y sont notoirement supérieurs à ceux du Maghreb», rappelle le Cedith. Mais quel est le secret de cette extraordinaire performance? «Les Turcs doivent leurs succès à un environnement favorable et à leur propre mérite», affirme le Cedith. Quant à l’environnement favorable, il est surtout lié à l’union douanière avec l’UE. Cette union profite aux exportateurs turcs qui bénéficient de la règle de la simple transformation. «Autrement dit, ils ont la possibilité d’exporter à droits nuls vers les marchés européens des vêtements produits à partir de tissus de n’importe quelle origine, par exemple chinoise ou indienne», explique le Cedith. C’est là un avantage que les exportateurs marocains et tunisiens n’ont pas pu avoir malgré les multiples tentatives auprès de l’UE. Selon le Cedith, «si cet avantage a été accordé à ces pays, ils gagneraient jusqu’à 20 points de compétitivité».

J.B.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old January 6th, 2011, 05:43 PM   #13
[Prinny Man]
Mah *****h
 
[Prinny Man]'s Avatar
 
Join Date: Feb 2010
Location: Tangier
Posts: 10,977
Likes (Received): 1000

Quote:
Textile: Inquiétante flambée du coton

· Les cours en hausse à partir de la mi-janvier à septembre 2011

· A l’origine, la limitation à 720.000 tonnes des exportations indiennes


LES Turcs ou les Tunisiens ne sont pas les seuls soucis des textiliens marocains. Ces derniers devront faire face à partir de la mi-janvier à la flambée du prix du coton. En effet, le prix du coton a pratiquement doublé au cours du second semestre 2010 pour atteindre 1,43 dollar la livre au 31 décembre 2010. Durant les deux dernières semaines, les prix ont fortement augmenté à la Bourse de New-York. Le cours du coton pour livraison en mars est passé de 1,1 dollar au 24 novembre 2010 à 1,5 au 14 décembre de la même année, soit une hausse de 36,3%. Pour Barclays Capital, «ce nouveau mouvement spéculatif à la hausse a principalement été provoqué par la décision prise le 1er décembre dernier par le gouvernement indien de limiter à 720.000 tonnes ses exportations de coton». Cette mesure, qui sera effective à partir de la mi-janvier, ne sera pas sans conséquence sur l’offre mondiale de coton. Déjà structurellement déséquilibrée, cette offre connaîtra une sérieuse réduction. De son côté, l’agence de notation Fitch Ratings estime que «le prix du coton restera à un niveau élevé au cours des prochains mois, jusqu’en septembre 2011».
Pour sa part, Plexus Cotton (maison de courtage) souligne que les Etats-Unis, premier producteur mondial de coton, ont écoulé sur le marché international d’importants volumes en fin d’année. «Une démarche qui a provoqué une correction au cours des dix derniers jours de décembre. Maintenant les agriculteurs américains n’ont pratiquement plus rien à vendre», ajoute Plexus Cotton. Cette nouvelle situation mettra les industriels marocains devant de sérieux problèmes à résoudre et impactera certainement les exportations marocaines.
Des exportations qui ont jusqu’à présent du mal à décoller. Elles sont passées de 4,2% à fin septembre 2007, à 4,1% en 2008, puis 3,4% en 2009 et 3,4% en 2010. Celles de la Tunisie sont passées de 4,4% en 2007 et 2008 à 3,8% en 2009 et 2010. «Et s’il est exact que les coûts salariaux en Chine, au Bangladesh ou au Cambodge ont récemment augmenté de manière significative, il n’en demeure pas moins que l’Asie demeure une terre de prédilection aux yeux des distributeurs occidentaux pour le sourcing en habillement», note la lettre mensuelle du Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (Cedith). Quant à la Chine, considérée comme l’usine du monde, la part de ses exportations en habillement vers l’UE à fin septembre 2010 s’élevait à 45,6% contre 44,8% à fin septembre 2009, 41,5% à fin septembre 2008 et 38,0% à fin septembre 2007. «La part relative de la Chine est donc en augmentation continue en Europe. L’on observe la même évolution pour les gros fournisseurs asiatiques comme le Bangladesh», note le Cedith.

Un made in conditionné


LE 15 décembre 2010, l’Union française des industries de l’habillement et l’Union des industries textiles déclarent qu’elles accepteraient une obligation de marquage de l’origine des produits textiles et d’habillement à la double condition.
Primo, cette obligation s’applique à tous les pays du monde, y compris les membres de l’UE. Secundo, que la définition de l’origine des produits soit celle fournie par le Code des douanes de l’UE pour l’origine dite «non préférentielle». «Autrement dit, l’origine d’un vêtement est le pays dans lequel il a été fabriqué quelle que soit l’origine des tissus ou des étoffes», explique le Cedith. Les deux associations françaises affirment qu’avec cette réglementation, « il y aurait une transparence complète pour les consommateurs européens et une meilleure traçabilité des produits».

J.B.
leco
__________________
RIP QuantumX...
[Prinny Man] no está en línea   Reply With Quote
Old January 6th, 2011, 06:38 PM   #14
boulie
Registered User
 
Join Date: Sep 2009
Posts: 2,016
Likes (Received): 2219

Je ne sais pas s'il y a aujourd'hui pour le Maroc, un véritable avenir dans le textile quand on voit la part des autres concurrents et surtout la volonté des industriels de trouver toujours moins cher ailleurs. A Tanger, la majorité des locaux industriels vides ont accueilli dans un passé récent des usines de textiles.
boulie no está en línea   Reply With Quote
Old January 7th, 2011, 06:02 PM   #15
Slaoui
BANNED
 
Join Date: Jan 2008
Location: Paris
Posts: 7,868
Likes (Received): 31

Quote:
Textile: El Corte Ingles opte pour Tanger
La chaîne espagnole met en place une représentation




· A terme, doubler la production annuelle au Maroc


C’est dans quelques semaines que le premier bureau de représentation de l’enseigne espagnole de grande distribution, El Corte Ingles, devrait ouvrir ses portes à Tanger.
Ce bureau aura pour mission de servir de base d’appui et de levier pour la mise en place de la nouvelle stratégie d’El Corte Ingles au Maroc, selon Kamal Mazari, président intérimaire de l’Amith-Nord. Cette stratégie a pour ambition de faire du Maroc un lieu d’approvisionnement face aux traditionnels fournisseurs orientaux en matière de prêt-à-porter.
L’objectif est de rester proches de leur réseau de sous-traitants de la région et de développer les approvisionnements à partir de Tanger des magasins d’El Corte Ingles en Espagne. Actuellement, le Groupe réalise annuellement environ 5 millions de pièces au Maroc, essentiellement dans la Région du Nord. Quantité qu’il compte doubler à court terme.
Selon Mazari, les usines tangéroises travailleront dorénavant directement avec la centrale logistique du groupe qui devra desservir à son tour les différents magasins de la chaîne. Le bureau de représentation a, en effet, pour mission de procéder à un audit qualité des différentes unités locales. Déjà, une cinquantaine de sociétés de la région ont été recensées lors d’un travail mené en collaboration avec l’Amith-Nord. Pour les autres sociétés de moindre taille, des séries de tests seront proposées avec l’option de création de consortiums afin d’augmenter leur attrait.
El Corte Ingles n’est pas le premier groupe espagnol à se tourner vers Tanger. Déjà, Inditex avait fait figure de pionnier en 2010 en installant un bureau de représentation dans la ville. Ce dernier est actuellement pleinement opérationnel avec des structures dédiées au suivi des activités du groupe au Maroc. Le bureau assure le suivi du projet d’augmentation de la capacité de production d’Inditex au Maroc. Le groupe dont le siège se trouve au nord de l’Espagne, en Galicie, entend porter la capacité de production au Maroc de 60 à 100 millions de pièces à moyen terme. A noter qu’une bonne partie de cette capacité supplémentaire sera puisée au sein de la région de Tanger. Cette dernière est appelée à devenir à moyen terme un véritable hub pour Inditex au Maroc. De là, il devra assurer des fonctions de suivi technique mais aussi d’audit social des usines textiles qui confectionnent les produits de son enseigne phare, Zara.
Inditex fabrique à Tanger un peu plus de la moitié de sa production marocaine. Plus d’une entreprise sur deux du total des 152 que compte la Région dans le secteur du textile et de l’habillement travaillent, en effet, pour lui. Ce sont, essentiellement, des vêtements pour femmes qui y sont produits. Le prêt-à-porter masculin est fabriqué dans d’autres villes, dont Casablanca.
Le choix du Maroc n’est pas fortuit. Inditex compte sur la proximité du Royaume avec l’Europe pour alimenter les chaînes logistiques d’approvisionnement de ses magasins. En particulier le montage du projet qui précise que la durée du transport ne doit pas dépasser 24 heures, transport routier et transit maritime inclus.
Ali ABJIOU
Slaoui no está en línea   Reply With Quote
Old February 8th, 2011, 10:45 PM   #16
VegaM
Registered User
 
Join Date: Jul 2008
Posts: 1,887
Likes (Received): 1

Textile
L'activité du textile reprend mais la main-d'oeuvre se fait rare à Fès et Rabat

Les ouvriers se sont reconvertis dans d'autres métiers ou ont migré vers Tanger où l'activité est dynamique. Certaines entreprises de Fès envisagent de délocaliser la production vers les petites villes environnantes.

Le retournement de tendance a été relativement rapide. Il y a un peu moins de deux ans, beaucoup d’entreprises de textile réduisaient leurs effectifs en raison d’une baisse drastique de la demande. A présent, la main-d’œuvre se fait rare. Si ce déficit ne fait que commencer dans certaines villes comme Casablanca, les industriels soulignent sa gravité dans les régions de Fès et Rabat, au point que plusieurs entreprises n’arrivent pas à tenir leurs engagements. Cette situation «nous pénalise fortement au moment où nous commençons à sortir la tête de l’eau», déplore Saïd Belkhayat, directeur de l’antenne régionale de l’Amith à Fès. Cette région où 7 000 emplois avaient été perdus à la suite de la fermeture d’une dizaine d’unités est la plus touchée par le manque de main-d’œuvre dû à deux faits conjoncturels. Le premier relève directement de la crise du secteur textile. En effet, confirme Tarik Guizhou, président de l’Amish Rabat, «les ouvriers sont allés chercher du travail dans d’autres secteurs d’activité comme l’industrie automobile». Dans cette région où plus d’une vingtaine d’entreprises exportatrices avaient fermé, celles qui souhaitent rouvrir sont bloquées.

Des tentatives pour relancer la formation professionnelle

Le second motif est que la main-d’œuvre a migré vers la région de Tanger qui réalise aujourd’hui 40 à 45 % de la production textile du Maroc. Saïd Belkhayat reconnaît que cette migration vers la zone nord est quelque peu légitime puisque les conditions de travail, aussi bien salariales que techniques (les usines sont neuves et modernes), y sont meilleures.
En guise de solution, les industriels fassis pensent à délocaliser des unités vers les petites villes comme Sefrou, Taounate, Guercif et Taza où les femmes désirent travailler tout en restant proches de leurs familles ou recruter des Subsahariens qui bénéficieront d’une formation dans les usines. Cette alternative peut cependant se heurter à des problèmes administratifs.
En outre, la profession tente de redynamiser la formation professionnelle textile en partenariat avec le ministère de l’emploi, l’Anapec, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) dont le DG a eu une réunion le 2 février avec l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amish), la troisième depuis le début de l’année. Une telle piste pourra en plus profiter de l’aide de l’INDH qui finance de telles formations. A ce titre, la région de Fès a bénéficié d’un budget de 600.000 DH sur trois ans mais le programme n’a pu démarrer, faute de candidats.

Aziza Belouas. La Vie éco - 08/02/2011
VegaM no está en línea   Reply With Quote
Old February 21st, 2011, 02:39 PM   #17
Slaoui
BANNED
 
Join Date: Jan 2008
Location: Paris
Posts: 7,868
Likes (Received): 31

Quote:
Textile cherche 20 000 personnes à recruter



Le Maroc récupère des commandes initialement destinées à la Chine, l'Egypte et la Tunisie. Les participants au salon «Zoom by Fatex» de Paris sont revenus avec des commandes fermes et urgentes.



En dépit d’une reprise incertaine de l’économie mondiale en 2011, le secteur textile national semble renouer avec une croissance régulière, depuis sa sortie du creux, à l’issue du premier trimestre 2010. Après avoir terminé l’année 2010 en stabilisant ses chiffres à 28,5 milliards de DH d’exportations, le secteur commence 2011 sur les chapeaux de roues. La dernière édition du «Zoom by Fatex», salon de la sous-traitance et du textile, qui s’est tenu à Paris du 8 au 10 février, fut quelque peu inhabituelle pour les industriels marocains. Les vingt-neuf entreprises de confection présentes au Salon ont été, raconte un participant, «assaillies par les donneurs d’ordre étrangers qui souhaitent placer, coûte que coûte, leurs commandes». Cette pression des donneurs d’ordre, qui s’étaient quelque peu détournés, depuis 2007, du Maroc au profit de la Chine, s’explique, selon l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith), par la nouvelle stratégie axée sur le recentrage sur le marché intérieur adoptée par ce pays.
A cela s’ajoute un fait conjoncturel. «De nombreux donneurs d’ordre ont annulé des commandes passées en Tunisie et en Egypte et veulent les réaliser au Maroc», raconte le patron d’une entreprise présente au Fatex. Cette même source souligne que des entreprises sont revenues avec des commandes fermes. C’est le cas du Consortium Mosaic qui regroupe quatre entreprises (Interlinge, Cabilux, Dounitex et VetWear) spécialisées dans le prêt-à-porter féminin et la lingerie, corsetterie et maillots de bain. Selon Boubker Idrissi Qaitouni, DG d’Interlinge, membre du Consortium, ces entreprises ont reçu d’importantes commandes à réaliser dans un délai d’un ou deux mois. Abdelmoula Ratib, patron du groupe éponyme, confirme l’afflux des donneurs d’ordre. Il ajoute que «le groupe Ratib qui exporte 70% de sa production vers l’Europe et 30% vers les USA a dû, faute de capacité, refuser des commandes de plusieurs millions de pièces».
Pour ce patron et pour bien d’autres industriels, le Maroc est aujourd’hui une alternative sérieuse pour les clients, même si, selon un ancien président de l’Amith, «le retour des grandes enseignes européennes est fébrile et ce transfert d’intérêt vers le Maroc peut changer à tout moment au gré des événements dans les diverses régions du monde».
Néanmoins, les industriels sont décidés à mobiliser les moyens pour profiter de l’aubaine. En effet, ils risquent d’être très vite submergés et les pouvoirs publics ont été saisis à ce sujet. Car, au-delà des problèmes de capacité que le secteur a pu, plus ou moins maintenir, en évitant la fermeture d’unités, grâce notamment aux mesures d’urgence initiées par l’Etat en 2009, le plus crucial aujourd’hui est de trouver de la main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande, «faute de quoi les commandes perdues seront placées ailleurs et un client de perdu est difficile à retrouver», explique un industriel. Il faut rappeler qu’en 2009 et au premier trimestre de 2010, les estimations officielles avaient fait état de la perte de 10 000 emplois dans le secteur du textile-habillement, en raison de la crise en Europe qui avait impacté plusieurs unités, notamment à Rabat et à Fès, beaucoup d’ouvriers ont migré vers le Nord ou se sont orientés vers d’autres activités industrielles comme l’automobile ou encore l’agroalimentaire. Or, cette main-d’œuvre perdue manque cruellement aujourd’hui. Selon les estimations de l’Amith, le secteur a besoin de 20 000 personnes à court terme…

Un plan d’urgence pour former 10 000 ouvriers...

Avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), l’Amith prépare donc la mise en place d’une formation accélérée sur les trois prochains mois pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre.
D’après une enquête récemment réalisée par l’association, le secteur a un besoin immédiat de 10 000 ouvriers. L’enquête révèle que c’est à Casablanca, Fès et Tanger que le déficit est plus important. Elle a aussi souligné que les besoins portent sur des profils spécifiques notamment des couturières qualifiées, des chefs de chaîne et des chefs d’ateliers. La formation concernera aussi des opérateurs de machine ayant une formation polyvalente. Outre les 10 000 ouvriers à former immédiatement, le plan de l’OFPPT comprend une deuxième fournée de 10 000 personnes à former au cours du deuxième trimestre de l’année 2011.
Pour appuyer le plan de l’office, plusieurs entreprises développent également des centres de formation par apprentissage (CFA) permettant la formation sur lieu de travail pour des besoins spécifiques. Ces structures couvrent une population de 30 à 40 apprentis par entreprise qui sont prêts à prendre la relève en cas de départ des ouvriers.
Enfin, et parallèlement au plan de formation, l’Amith discute avec les pouvoirs publics la mise en place d’un modèle économique pour régénérer les capacités de production détruites par la crise, explique Mohamed Tazi, directeur délégué de l’Amith. L’extension se fera, poursuit M. Tazi, par des redéploiements de capacités dans de petites villes. C’est l’exemple des industriels de la ville de Fès qui pensent à délocaliser certaines chaînes de production dans les petites villes de la région comme Sefrou, Taounate, Guercif ou encore Taza. Les entreprises s’engagent à alimenter en commandes ces unités délocalisées à créer par leurs soins ou ceux d’anciens responsables dans le cadre de l’essaimage.
lve
Slaoui no está en línea   Reply With Quote
Old February 21st, 2011, 02:47 PM   #18
bleedwell
Registered User
 
bleedwell's Avatar
 
Join Date: Oct 2010
Location: Brest - Rabat
Posts: 1,547
Likes (Received): 127

Les 1500 licenciés de Salé sont sauvés !! Bonne nouvelle alors !
bleedwell no está en línea   Reply With Quote
Old February 21st, 2011, 04:55 PM   #19
CasaTunisOran
BANNED
 
Join Date: Oct 2010
Posts: 923
Likes (Received): 0

Quote:
Originally Posted by bleedwell View Post
Les 1500 licenciés de Salé sont sauvés !! Bonne nouvelle alors !
je l espere ! car seul le travail peut nous hisser vers le haut, et non la destruction et la mort
CasaTunisOran no está en línea   Reply With Quote
Old February 24th, 2011, 08:30 PM   #20
Gadiri
Registered User
 
Gadiri's Avatar
 
Join Date: Oct 2009
Location: Paris-Agadir-Guelmim
Posts: 52,723
Likes (Received): 6979

Quote:
Textile : Les entreprises turques craignent une crise au Maroc


23.02.2011

Après la Tunisie et l’Égypte, les violences en Libye ont affecté les entreprises turques exportatrices du textile. Ces dernières craignent à présent une crise au Maroc, où elles font des affaires importantes, rapporte Daily News.

La Libye ne représente pas un grand marché pour l’exportation du textile turc. Cependant, « la Tunisie, l’Égypte et le Maroc sont nos principaux marchés », déclare İsmail Gülle, Directeur de Istanbul Textile et de l’Association des exportateurs de vêtements.

« J’espère que la crise ne se propagera pas au Maroc, qui est un pays très important pour les exportateurs du textile turc », ajoute M. Gülle.

Les Turcs organiseront, du 6 au 8 Octobres prochains, le Salon international du textile d'Istanbul qui sera l'occasion, selon Gülle, de regagner en crédibilité.

La rédaction
Copyright Yabiladi.com
http://www.yabiladi.com/articles/det...ent-crise.html
__________________


FBI Says 94% of Terrorist Attacks in the US Since 1980 Are by Non-Muslims


Gadiri no está en línea   Reply With Quote
Reply

Thread Tools

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

BB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off



All times are GMT +2. The time now is 11:33 PM. • styleid: 14


Powered by vBulletin® Version 3.8.11 Beta 4
Copyright ©2000 - 2018, vBulletin Solutions Inc.
Feedback Buttons provided by Advanced Post Thanks / Like (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2018 DragonByte Technologies Ltd.

vBulletin Optimisation provided by vB Optimise (Pro) - vBulletin Mods & Addons Copyright © 2018 DragonByte Technologies Ltd.

SkyscraperCity ☆ In Urbanity We trust ☆ about us | privacy policy | DMCA policy

tech management by Sysprosium