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Old June 6th, 2010, 08:22 PM   #1
Ωρτimuş
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Les Projets de Villes Nouvelles au Maroc

Les Projets des Nouveaux Pôles Urbains au Maroc
Villes Nouvelles / Zones Nouvelles d'Urbanisation


En cours de réalisation
  • Tamesna (Rabat)
  • Tamansourt (Marrakech)

En projet
  • Melloussa/Ch'rafate (Tanger)
  • Akrach (Rabat)
  • Al Boustane (Rabat)
  • Zenata (Casablanca)
  • Lakhyayta (Casablanca)
  • Tagadirt (Agadir)
  • Chwiter (Marrakech)
  • Bouknadel (Salé-Kénitra)

Proposés
  • Lghazoua (Essaouira)
  • Al Aroui (Nador)
  • Ajdir (Al Hoceima)
  • (Oujda)

Déjà réalisé
  • Sala Al Jadida (Salé)

(liste à completer)


jeuneafrique.com


marocurba.gov.ma / wikipedia
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"Nous donnâmes à Loth la science et la sagesse; nous le sauvâmes de la ville qui se livrait à des méfaits. Certes c'était un peuple méchant et pervers.
Nous comprîmes (Loth) dans notre miséricorde, car il était du nombre des justes."



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Old June 6th, 2010, 09:59 PM   #2
aaabbbccc
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any one have a model of what zenata will look like ?
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AND I AM PROUD TO BE MOROCCAN , FRENCH AND PUERTO RICAN
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Old June 7th, 2010, 01:14 AM   #3
Superanouar
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any one have a model of what zenata will look like ?
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Sinon Ωρτimuş, que dire de plus sinon que c'est une fois de plus une excellente idée ! Surtout que sur ce coup-ci, rien n'existe encore sur le net. Je savais pas qu'Al Arwi était en soit considéré comme une ville nouvelle. Pareil pour Ajdir !

Par contre, pour Akrach, je crois pas qu'on puisse considérer que ce soit une ville nouvelle si ? C'est quand même dans le prolongement immédiat de Hay Souissi et des banlieues sud de la ville non ?

Pour Marrakech, il y a aussi Chwiter du groupe Alliances sur la route d'Aït Ourir

C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
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Old June 7th, 2010, 01:22 PM   #4
Ωρτimuş
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Sinon Ωρτimuş, que dire de plus sinon que c'est une fois de plus une excellente idée ! Surtout que sur ce coup-ci, rien n'existe encore sur le net. Je savais pas qu'Al Arwi était en soit considéré comme une ville nouvelle. Pareil pour Ajdir !

Par contre, pour Akrach, je crois pas qu'on puisse considérer que ce soit une ville nouvelle si ? C'est quand même dans le prolongement immédiat de Hay Souissi et des banlieues sud de la ville non ?

Pour Marrakech, il y a aussi Chwiter du groupe Alliances sur la route d'Aït Ourir

C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
Pour Al Arwi j'ai vu qu'elle était mentionnée sur cette carte ici parue dans jeune afrique, Oujda également
Quand à Ajdir elle est citée sur marocurba.gov.ma ici au chapitre (SDAU d'Al Hoceima : Ville nouvelle d'Ajdir, un cas exceptionnel)
Sinon pour Akrach ça serait peut-être comme Sala Al Jadida qui n'est pas loin de certains quartiers périphériques de Salé, mais considérée administrativement comme une ville à part
À Marrakech ils parlent sur marocurba de "Harbil" et "Noors Zaer" je me demande si ce n'est pas les mêmes qui ont été renommé Tamensourt et Chwiter
En tout il y a une quinzaine de villes nouvelles annoncées sur certains articles
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Old June 7th, 2010, 04:37 PM   #5
Superanouar
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Ah ok, merci pour toutes ces précisions Ωρτimuş ! Pour Harbil, c'est effectivement le nom d'un assez gros douar à côté de Tamansourt. Apparemment, ils n'avaient pas encore fixé le nom de la ville à l'époque. Je me souviens que cette page existe depuis un bon bout de temps, et elle n'a pas l'air d'avoir été remise à jour

Pour Noor Zaer, il est dit sur le site (l.4 du premier paragraphe) qu'elle serait liée à Rabat. A mon avis, il s'agit de Tamesna, à côté de la petite ville de Sidi Yahya Zaer, vu que le nom de Tamesna ne figure nulle part sur le site ! A moins que ce soit Bab Zaer, de la société de Moulay Hicham. Mais apparemment, plus de nouvelle de ce projet, sans doute à cause des relations pas franchement chaleureuses entre Moulay Hicham et le reste de la famille royale ! Sinon Chwiter, c'est un projet d'Alliances dès le départ. Je crois pas que la société ait remporté d'appel d'offres donc je crois que ce n'est pas un projet planifié par le ministère
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Old June 7th, 2010, 04:51 PM   #6
Gadiri
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Chwuitter c'est 100% Alliances. Il n'y a pas d'autres opérateurs. 14 000 logements ou lots de terrains. Il y a un thread dessus.
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Old June 10th, 2010, 08:24 PM   #7
Ωρτimuş
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Les projets des nouveaux pôles urbains de l'agglomération Rabat-Salé-Témara
(Villes nouvelles / Zones nouvelles d'urbanisation)
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Originally Posted by [Prinny Man] View Post

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Old June 10th, 2010, 09:38 PM   #8
DepressedAli
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Oujda!!! What project will be there?
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Old June 14th, 2010, 11:16 PM   #9
timo9
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le nouveau pole de Aroui est deja lancé par le roi l'année derniere
Pour Oujda, ils ont choisis de construire des pôles au sein d'oujda meme a savoir l'Urba Pole et Le Rose Camp.
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timo9 no está en línea   Reply With Quote
Old June 15th, 2010, 09:11 AM   #10
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le nouveau pole de Aroui est deja lancé par le roi l'année derniere
Pour Oujda, ils ont choisis de construire des pôles au sein d'oujda meme a savoir l'Urba Pole et Le Rose Camp.
Ce qui en soi n'est pas une mauvaise idée, loin s'en faut ! Marrakech par exemple aurait bien eu besoin, en plus de la création de Tamansourt et accessoirement de Chwiter, de voir se requalifier certains pôles déjà existants, notamment du côté de Mhamid, et surtout de Douar El Koudia (Akioud)

Pour cette zone nouvelle d'urbanisation à Ain El Aouda mentionnée sur la carte d'Ωρτimuş, je crois qu'il s'agit comme je l'avais dit de la ville verte de Bab Zaër, projet en veilleuse à cause sans doute des dissensions entre Moulay Hicham et le reste de la famille royale.

Par contre, ça donne quoi cette ville nouvelle à Sidi Bouknadel ?
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Old June 15th, 2010, 12:09 PM   #11
adamelstar
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C'est fou de constater à quel point, parmi les grandes villes marocaines, les deux seules non représentées sont Meknès, et surtout Fès, qui pourtant souffre atrocement de la densité urbain excessivement élevée en médina !
Si à Fes il y a le nouveau pôle Ain chkef qui est oublié dans la carte
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Old February 17th, 2011, 03:32 PM   #12
Gadiri
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Éditorial
Tamesna, cité pilote



Publié le : 16.02.2011 | 15h30




En procédant mardi à l'examen de l'état d'avancement des travaux d'aménagement de la nouvelle ville de Tamesna, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a une nouvelle fois illustré sa méthode de travail: la présence et le suivi des chantiers. C'est une profession de foi, car le Souverain tient à ce que les délais fixés aux projets qu'il lance soient non seulement respectés, mais respectés dans la norme, en termes de temps et de qualité.

La nouvelle ville de Tamesna, dont le Souverain a posé la toute première pierre en mars 2007, s'étend sur une superficie globale de 870 hectares et mobilise un investissement total de près de 22,3 milliards de dirhams. C'est peu dire, en effet, qu'il s'agit d'un projet urbanistique majeur, en termes de conception architecturale, d'organisation spatiale, d'aménagement des sites et des segments qui le composent et, au-delà bien entendu, de mise en place d'un cadre de vie.

La nouvelle ville abritera à terme quelque 50.000 unités de logement dont 10.000 destinées à éradiquer les bidonvilles hérissés dans la région. Elle constitue aujourd'hui un modèle d'agglomération urbaine moderne, parce qu'elle réunit tous les critères, spatiaux, urbanistiques, architecturaux, sociaux, esthétiques et humains. Rien n'a été laissé au hasard pour offrir un espace intégré, avec ses services et ses prestations, ses infrastructures et ses projections futures.

C'est une ville dessinée dans le détail au service et le bonheur des citoyens comme l'exige Sa Majesté Mohammed VI. C'est dans cet esprit qu'il a présidé à la signature de deux conventions relatives à la desserte Tamesna-Rabat et la réalisation d'une série d'établissements scolaires dans la nouvelle ville. La réflexion sur l'organisation sociale et humaine est ici multiforme, elle est menée en amont et en aval.

Tant et si bien que l'on ne peut que se réjouir du chemin parcouru dans la mise en œuvre de cette vision: ce sont 8.280 unités de logement qui ont été achevées entre 2007 et aujourd'hui, ce sont aussi 10.142 autres qui sont en cours de réalisation et 95% des infrastructures de base qui sont aménagées. Il s'agit pour ce dernier volet des réseaux d'assainissement, de voirie, d'eau et d'électricité, dans la perspective aussi – ce qui n'est pas le moindre détail – de voir s'édifier incessamment une station d'épuration d'eau qui est à la ville ce qu'un organe vital est au corps. L'esprit du projet réside dans une conception urbanistique exigeante: offrir aux citoyens démunis un cadre de vie décente, mettre à leur disposition les infrastructures nécessaires, les services publics et, point central s'il en est, des établissements scolaires pour l'éducation de leurs enfants. La ville de Tamesna sera raccordée au réseau autoroutier, elle fera partie de l'ensemble régional que constituent Rabat, Salé et Témara. Une ville, ce n'est pas seulement des logements et des écoles, c'est aussi des centres commerciaux, des espaces culturels, sportifs, des mosquées et parcs verts.

Aussi, le premier programme vise-t-il la construction de 24 établissements scolaires, 1 lycée et 1 collège et initialement 3 mosquées, 2 centres de santé, 2 Maisons de jeunes, 1 club pour femmes, outre la réalisation de 2 zones industrielles qui seront le miroir économique de la nouvelle ville. Faut-il rappeler dans ces conditions que près de 80 hectares de l'espace seront dédiés aux activités économiques génératrices d'emplois et 120 hectares aux espaces verts, renforçant ainsi la vaste forêt de chêne-liège qui se trouve à proximité de la nouvelle cité.

Il convient de souligner que la nouvelle ville, inscrite dans le sillage de l'INDH, constitue un exemple significatif de l'engagement de Sa Majesté Mohammed VI pour, d'une part, assurer une mise à niveau globale du secteur du logement social, et, d'autre part, mettre en place les infrastructures nécessaires en faveur des catégories sociales démunies à revenus limités. Cependant, au-delà de la nouvelle ville de Tamesna, il s'agit d'élargir l'expérience au niveau du territoire national, puisqu'un programme est déjà entériné pour l'aménagement de quatre autres villes nouvelles, sur une superficie totale de près de 5.000 hectares, destinées à abriter jusqu'à 1,1 million d'habitants.

La création de cette nouvelle ville, si elle s'inscrit dans le cadre d'une politique de désengorgement et de décompression du bassin Rabat-Salé, entend également donner l'exemple pilote conforme à la conception d'une cité moderne, attirante pour les citoyens, distinguée en termes de création architecturale et bénéficiant d'un réseau efficient de services publics. Sa Majesté le Roi imprime, en effet, un esprit novateur à nos villes, il n'a de cesse – comme les tournées qu'il entreprend dans tout le Maroc en témoignent – de mettre à niveau l'ensemble des cités avec le critère de faire émerger ce suprême paradigme de l'harmonie de la ville avec ses habitants.



Par LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Jour...=110&id=146952
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Old May 8th, 2011, 04:05 AM   #13
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Villes nouvelles au Maroc
«10 milliards d'euros mobilisés par le projet phare»


Publié le : 07.05.2011 | 12h47


Quatre villes nouvelles, en cours de réalisation au Maroc, mobilisent un investissement de 10 milliards d'euros, a indiqué, samedi à Lyon (Centre de la France), le secrétaire d'Etat chargé du Développement territorial, Abdeslam Al Mesbahi.



Il s'agit de Tamansourt (région de Marrakech) Tamesna (près de Rabat), Cherafate (Tanger) et Lakhyayta (Casablanca) qui abriteront à terme plus d'un million d'habitants, a précisé le ministre à l'occasion de l'ouverture de la 3e édition de Simmeurope Lyon, le Salon de l'immobilier marocain en Europe.

Le chantier des villes nouvelles constitue un projet «phare» dans le cadre du programme national visant à résorber le déficit en matière de l'habitat social, qui constitue 60% de la demande effective, a-t-il rappelé. Il a rappelé les mesures incitatives prises par le gouvernement sur les plans législatif, fiscal, financier et foncier pour promouvoir les investissements dans le secteur de l'immobilier, particulièrement dans le logement social.
Le secrétaire d'Etat a aussi mis en exergue le climat des affaires au Maroc favorable aux investissements, comme en attestent les rapports des organismes internationaux de notation qui confirment leur confiance dans les réformes entreprises par le Royaume.

Evoquant le Simmeurope, dont la 3e édition se tient jusqu'au dimanche au Centre des congrès à Lyon, El Mesbahi a souligné qu'il présente une plate-forme de rencontres entre les opérateurs du secteur de l'immobilier et «un rendez-vous important» pour les futurs acquéreurs et investisseurs désirant s'informer de l'offre disponible au Maroc.

De son côté, l'adjoint au Maire de Lyon chargé des relations internationales, Jean-Michel Daclin, a mis en exergue l'initiative du franco-marocain Abdellatif Essadki, organisateur du salon, soulignant qu'elle atteste de la dynamique marocaine.

En plus d'être «un lieu de rêve pour tous les amis du Maroc», ce salon est aussi «la partie visible de l'iceberg» des denses relations entre la France et le Maroc, a estimé Daclin, citant à titre d'exemple la coopération décentralisée liant Lyon à Rabat.

Outre Daclin, l'inauguration officielle du Salon a été marquée notamment par la présence de maires de trois villes nouvelles françaises, liées ou intéressées par des actions de coopération décentralisée avec leurs homologues marocaines.

La cérémonie d'ouverture, à laquelle a pris part aussi le consul général du Maroc à Lyon, Saâd Bendourou, a été l'occasion pour les organisateurs et l'assistance de condamner l'attentat «barbare» de Marrakech et d'observer une minute de silence à la mémoire des victimes de cet acte terroriste qui a fait 17 morts, dont huit français et deux marocains.

L'assistance a, également, marqué sa solidarité avec les deux journalistes de France Télévisions, Hervé Ghesquière et Stephane Taponier retenus en otage depuis 494 jours par des taliban en Afghanistan.

Le Comité de soutien des deux journalistes et de leurs trois accompagnateurs afghans disposait d'un stand à ce Salon, où les visiteurs peuvent signer une pétition appelant à leur libération.

Par ailleurs, les organisateurs ont souligné que malgré l'attentat de Marrakech et la conjoncture politico-économique, «le Simme de Lyon a tenu à ouvrir ses portes, fermement convaincu d'un Maroc nouveau mis en œuvre par S.M. le Roi Mohammed VI».

Outre la présence de quelques grands noms de la promotion immobilière au Maroc et des établissements bancaires pour dispenser les renseignements nécessaires aux futurs acquéreurs de biens immobiliers, cette édition connaît la participation d'associations culturelles et sportives de Marocains établis en France.

Le Salon propose des rencontres entre les représentants du monde économique, mais aussi un programme inédit de conférences laissant une large place à la femme et à l'économie, sans oublier le cadre festif synonyme de retrouvailles entre les membres de la communauté marocaine établie à l'étranger.

Le programme culturel et économique, qui se veut une large promotion du Maroc nouveau, propose des conférences sous les thèmes de l'investissement dans l'immobilier au Maroc, de la coopération décentralisée entre les villes nouvelles françaises et marocaines Villefontaine et Tamansourt, la politique de voisinage et les relations entre l'Union européenne et le Marocain, ainsi que la question du genre en relation avec l'entreprenariat au service du développement.

Concernant le volet artistique, une soirée animée par les chanteurs Souiri et Mernissi et l'humoriste Khayari, aura lieu samedi soir.



Par MAP
http://www.lematin.ma/Actualite/Expr....asp?id=150733
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Old May 24th, 2011, 06:05 PM   #14
Gadiri
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Par ilyesdemars :

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LES VILLES NOUVELLES, UNE EXPÉRIENCE RATÉE?
LES CAS DE TAMESNA ET TAMANSOURT
CADRE DE VIE, TRANSPORT, SÉCURITÉ,… POINTÉS DU DOIGTS
11 CITÉS NOUVELLES EN PROJET




LE Conseil du développement et de la solidarité (CDS), un groupe de réflexion présidé par Mohamed Benamour, a placé la barre trop haut. Il a consacré sa première sortie, mercredi dernier, à un thème d’actualité: «Ville nouvelle, vies nouvelles». D’emblée, un consensus sur le constat d’échec des deux villes nouvelles: Tamesna et Tamansourt.
La difficulté liée à la mobilité et l’indisponibilité des équipements collectifs: pas d’écoles, problèmes de raccordement aux réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement. A croire que ces deux villes étaient conçues pour des couples sans enfants. Et surtout le problème de transport qui plombe les villes nouvelles de manière générale. Un des intervenants le dira beaucoup plus clairement: une ville nouvelle a besoin d’un moteur économique, des activités viables et un transport fluide. La sécurité est devenue aussi une composante essentielle.
La rencontre a été également l’occasion de poser la question de savoir quelles sont les motivations de la création des villes nouvelles. La finalité dominante porte sur la recherche d’opportunités foncières. En tout cas, dans le cas marocain, on s’est aperçu de l’absence de vocation économique et d’une préoccupation d’aménagement du territoire. Une ville suppose une vie sociale, avec des enseignes.
L’un s’est demandé où se trouvait le coiffeur, le cimetière?
Autant de questions auxquelles une ville nouvelle doit trouver des réponses. Ali Ghanam, ancien wali et actuel patron de la CGI, résumera la problématique en rappelant que la création des villes nouvelles a servi à désengorger les villes qui offraient de l’emploi. Abdellatif Jouahri, wali de Banque Al-Maghrib, avait prévenu: les villes nouvelles ne doivent pas être des réponses à l’exode rural et synonymes de «bidonvilles» où pourrait prospérer l’économie informelle qui plombe la croissance.
Pour Said El Hadi, président du conseil de surveillance de TMSA, il s’agit de trouver une articulation entre le projet économique portuaire et l’urbanisme. Chrafat, la ville nouvelle du côté de Tanger, et TMSA (pour son extension future) sont concurrentes sur le sol.

Pour Jean Luc Rolan, bourgmestre et président d’Ottignies-Louvain-la-Neuve en Belgique, la ville nouvelle a été pensée comme le modèle urbain italien qui est celui de la médina où se mélangent toutes les fonctions d’une ville. Avec un projet d’université intégrant toutes les fonctions urbaines.
Au Maroc, sur 15 sites potentiels, 2 ont été lancés. A cela s’ajoutent 11 villes qui ont déjà été identifiées comme la ville de Zenata entre Casablanca et Mohammedia, Tagadirt et Chrafate. La réalisation de ce programme met en exergue plusieurs enjeux, notamment la capacité de ces entités à attirer hommes et capitaux, le positionnement au niveau du développement urbain du territoire et la relation entre la ville-mère et son satellite. S’ajoutent aussi le mode de gouvernance, l’équilibre financier du projet ou encore la mise à disposition des infrastructures et des équipements collectifs.
Pour Saâd Hassar, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur et ancien pilote de la villes Sala Al Jadida, «la réussite des projets de ville nouvelles requiert l’implication de tous les acteurs concernés, qu’il s’agisse de l’Etat, des élus, du secteur privé ou des citoyens. Un management efficace est aussi l’une des clés de réussite d’une ville nouvelle». Chakib Benmoussa, président du Conseil économique et social, et ancien ministre de l’Intérieur, partage cet avis. Pour lui, «le succès d’une ville nouvelle est tributaire d’une bonne gouvernance et d’un management à la hauteur, qui implique la maîtrise des coûts et des délais».
Sur un autre registre, une étude réalisée par le cabinet Valyans Consulting a défini un certain nombre de pré-requis pour qu’une ville nouvelle puisse offrir un espace de vie intégré. Ainsi, elle doit être desservie par un réseau de transport interne et externe, autonome avec des services de santé et d’éducation. Elle doit également contribuer à la cohésion sociale et à l’accès à la propriété avec des habitations de qualité à prix attractifs pour toutes les catégories socioprofessionnelles. Pour Mohcine Jazouli, PDG de ce cabinet, «tous ces éléments doivent être pris en compte dans la réalisation du programme des villes nouvelles afin qu’elles soient de véritables leviers de développement».
A l’issue de la rencontre, les différentes conclusions retenues feront l’objet d’un livre blanc. «Celui-ci pourra contribuer à la mise en œuvre d’une véritable stratégie de villes nouvelles intégrées avec la pleine implication de tous les acteurs publics et privé du secteur», indique Mohamed Benamour, président du CDS. Le prochain thème de ce think tank portera sur la relation Sud-Sud à Ouarzazate.
l'économiste
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Old December 2nd, 2012, 09:24 PM   #15
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Villes nouvelles au Maroc : la tutelle veut accélérer la cadence


5 000 hectares à urbaniser pour 1 million d’habitants et un investissement de 100 milliards de DH. Selon les sources, 70 000 à 78 000 personnes vivent actuellement dans 26 800 unités bâties. La multiplicité des intervenants ne facilite pas la réalisation du chantier dans les délais.






Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est sans doute utile de rappeler que le gouvernement a inscrit parmi les priorités dans le cadre de son programme pour la période 2012-2016, la mise en place d’une politique de la ville. A ce titre, le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a engagé, dès l’adoption du programme gouvernemental, une large concertation avec l’ensemble des acteurs, notamment les différents départements ministériels, les opérateurs publics, les commissions parlementaires, mais également les organismes professionnels.

Ces concertations ont été couronnées par les premières assises de la politique de la ville tenues en juin 2012, et qui ont été l’occasion de restituer les enseignements tirés des concertations régionales et centrales avec les acteurs directement impliqués. Elles ont été également l’occasion de partager le référentiel de la politique de la ville. Aujourd’hui, le ministère a mobilisé l’ensemble de ses entités déconcentrés et les agences urbaines pour mettre au point les premiers projets qui donneront corps à cette politique, et ce, dans une démarche impérativement participative pour assurer l’adhésion des acteurs des territoires cibles. A ce propos, il y a lieu de souligner le rôle incontournable des professionnels qui seront sollicités dans toutes les phases de construction et de mise en œuvre des projets de ville. Il est évident que les acteurs locaux feront appel aux professionnels lors de la conception et la formalisation des projets mais également pour la réalisation des études de faisabilité, ainsi que pour la réalisation des actions inscrites dans le cadre des projets de ville proprement dit. Les professionnels seront également sollicités dans la phase post projet, notamment pour l’évolution de l’impact réel du projet sur les territoires et les populations cibles, et apporter un regard externe au projet.

Pour ce qui est à proprement parler des villes nouvelles, le programme déjà en cours de réalisation est ambitieux. En effet, il consiste en l’ouverture de 5 000 ha à l’urbanisation pour accueillir près d’un million d’habitants. Son coût d’investissement est estimé à 100 milliards de dirhams. De par sa dimension et son envergure, ce programme est une première du genre au royaume, laquelle a permis de réaliser des acquis importants, d’abord dans ses aspects quantitatifs (par l’ampleur des surfaces aménagées), puis dans le rythme de l’offre en logements qu’ils ont pu générer et la réalisation dans des délais relativement courts d’une partie importante des objectifs qui lui ont été assignés par les pouvoirs publics. On peut notamment évoquer l’équilibre du réseau régional et le renforcement de l’armature nationale ; la création d’une offre variée en logement selon le pouvoir d’achat de différentes couches sociales ; l’organisation et l’anticipation du développement urbain prévisionnel (grands équipements, offre en logement aux coûts adaptés, réponse en matière d’emploi, d’infrastructures, de services…) ; la création d’un cadre de vie répondant aux principes du développement durable ; et enfin le développement du partenariat entre le secteur public et privé.

Concrètement, ledit programme est composé de 4 projets phares, à savoir la ville de Tamansourt (travaux lancés le 21 décembre 2004 sur une superficie de 1 172 ha pour un coût global avoisinant les 24,5 milliards de DH et une population de 450 000 habitants) ; la ville de Tamesna (travaux lancés le 13 mars 2007 sur une superficie de 840 ha pour un coût global avoisinant 22 milliards de DH et une population de 250 000 habitants) ; la ville de Lakhyayta (travaux lancés le 30 novembre 2007 sur une superficie de 1560 ha, pour un coût global avoisinant 35 milliards de DH et une population de 300 000 habitants) ; et enfin la ville de Chrafate (travaux lancés le 8 janvier 200 sur une superficie de 770 ha pour un coût global avoisinant 18,5 milliards de DH et une population de 150 000 habitants.

Quid du bilan ? Selon le ministère de tutelle, à juillet 2012, le nombre de logements réalisés s’élève à 26 000 unités. Le nombre de logements en cours de réalisation est de 18 500 unités. 78 000 personnes vivent dans ces structures. Pour ce qui concerne les équipements réalisés, ils s’élèvent à 29 dont 13 scolaires (en cours de réalisation : 12 dont 5 scolaires). L’investissement réalisé en termes d’aménagement est de 3,5 milliards de DH et l’investissement induit en termes de développement s’établit à 10 milliards. Quant au partenariat public-privé, la surface conventionnée est de 446 ha ; le nombre de promoteurs se chiffre à 51 pour finalement afficher un total de logements conventionnés qui s’établit à 78 000 dont 21 500 réalisés et 14 000 en cours.

Des mesures d’accompagnement incontournables


Le ministère de tutelle tient aussi à mettre en œuvre une stratégie d’intervention en faveur du développement des villes nouvelles. En effet, ladite stratégie est axée essentiellement sur la redynamisation et l’activation de la mise en œuvre du programme actuel des 4 villes nouvelles, et ce, à travers des mesures d’accompagnement, telles qu’inscrire le développement des villes nouvelles dans la logique de la démarche de la politique de la ville ; activer le comité interministériel des villes nouvelles ; accélérer la promulgation de la loi sur les villes nouvelles proposée au niveau du code de l’urbanisme pour instaurer un cadre juridique et institutionnel spécifique aux villes nouvelles ; programmer la réalisation des équipements publics dans le cadre de la synergie gouvernementale ; activer la mise en œuvre des conventions déjà signés à ce sujet ; privilégier les villes nouvelles pour l’implantation des grands projets de développement (universités ; grandes écoles et instituts, projets touristiques…) ; activer la valorisation des zones industrielles, d’activités et des mails centraux et accompagner ces zones industrielles et d’activité par des mesures incitatives permettant leur valorisation rapide et la création d’emplois ; orienter autant que possible les investisseurs, à travers les autorités locales et les CRI, pour exploiter les potentialités des villes nouvelles tout en allégeant les procédures administratives ; assurer une bonne couverture en transports en commun modernes et adaptés ; définir des aires de délimitation des villes nouvelles afin de maîtriser l’urbanisation et assurer un développement cohérent de la zone ; et enfin généraliser les conventions de gestion partagée avec les collectivités locales et résoudre les problèmes des services de proximité.
S’il s’agit sans aucun doute d’un ambitieux programme susceptible de répondre avec pertinence à la problématique de l’habitat, il va sans dire que les mesures d’accompagnement citées ci-dessus sont incontournables. Or, vu l’ampleur de la tâche, la multiplicité des intervenants, les lourdeurs administratives…, il est légitime d’être dubitatif. «Activer» est un verbe qui revient tel un leitmotiv. D’aucuns souhaiteraient qu’on le conjugue à l’impératif !




La Vie éco
www.lavieeco.com

2012-11-28
http://www.lavieeco.com/news/economi...nce-23918.html
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2012/12/05


Villes nouvelles
Benabdellah peaufine son plan de relance

Objectif, pallier les dysfonctionnements enregistrés

Des projets pour animer l’activité économique dans ces citées

ZI, marchés de gros, campus universitaires et équipements sociaux


Comment ne l’a-t-on pas prévu plus tôt. Le seul moyen de faire vivre un tel projet de ville nouvelles c’est son accessibilité. Une des priorités actuelles du plan de relance du ministère de l’Habitat, le projet de l’autoroute de contournement de Rabat (41 km) en cours de réalisation. Il permettra de desservir la ville de Tamesna via un échangeur, et ainsi la désenclaver






UN mauvais départ, une organisation qui laisse à désirer, de quoi entacher l’image de ces projets de villes nouvelles, surtout celles de Tamesna et Tamensourt. Pour pallier ces insuffisances et donner un nouveau souffle à cette expérience, un plan de relance est en cours de finalisation par le ministère de l’Habitat. Ce travail prévoit une série d’actions portant sur plusieurs axes. Premièrement, faciliter l’accès et diversifier les modes de déplacement notamment pour le cas de la ville de Tamesna qui n’est pas bien intégrée dans son environnement. Pour ce faire, plusieurs projets sont lancés et d’autres sont programmés. Comme le projet de l’autoroute de contournement de Rabat (41 km) en cours de réalisation.
La ville de Tamesna figure parmi les sites qui seront desservis par ce projet via un échangeur. En principe, ce tronçon devrait être opérationnel en 2014. Une nouvelle voie routière de 13,5 km est également prévue pour relier cette ville à Rabat pour un coût de près de 80 millions de DH.
Le marché de la première tranche de 3,7 km est déjà adjugé et le démarrage des travaux est prévu prochainement
. 50% de ce projet seront financés par le groupe Al Omrane. De même pour le projet concernant l’élargissement de la route reliant actuellement Tamesna à Témara sur une longueur de 8 km. Encourager l’implantation des activités économiques créatrices d’emplois figure également parmi les priorités du plan de relance. Sur ce volet, on retient la création d’une zone industrielle au niveau de Tamesna sur 18 ha.

Les lots ont été distribués aux opérateurs sélectionnés. En principe, ces derniers devraient entamer les travaux de construction de leur unité à partir de janvier prochain, selon un responsable de la préfecture de Skhirate-Témara. Toujours sur le même registre, il faut noter le projet en cours à Tamesna concernant la construction d’un marché de gros aux poissons pour toute la région.
Le coût de l’investissement avoisine les 47 millions de DH. On prévoit, au niveau du même site, la construction d’un marché régional de gros de légumes et fruits dont les études sont bien avancées. Maîtriser l’urbanisation aux alentours des villes nouvelles figure également parmi les axes du plan de relance. Pour la ville de Tamesna, une convention de financement FSH (Fonds de solidarité habitat) a été signée en décembre 2011 pour un montant de près 24 millions de DH pour la mise à niveau de la commune rurale de Sidi Yahya Zaër.

Les infrastructures et les équipements de cette dernière se trouvent dans une situation lamentable. Cette mise à niveau porte sur les travaux de voirie, assainissement, éclairage public, dallage et trottoirs. Les travaux de la première tranche concernant la traversée de la commune ont été entamés en mai 2012 avec un taux d’avancement de 15%. Pour les projets structurants, il faut signaler le chantier relatif à la construction par l’ONEE d’une station de traitement des eaux usées (STEP).

Le taux d’avancement de ce chantier est de près de 90%. Le même taux est enregistré pour les travaux de réalisation par Al Omrane de la conduite d’amenée liant Tamesna à la Step (2 km) et la station de relevage. Pour les infrastructures sociales, la construction de 12 établissements scolaires est programmée à Tamesna dont les travaux pour 5 unités seront entamés incessamment. Sur le plan santé, un hôpital d’une capacité de 25 lits est aussi prévu. «La naissance d’une ville nouvelle demande du temps, et la réussite de cette expérience ne dépend pas uniquement du ministère de l’Habitat, mais également de l’implication des différents départements ministériels», conclut un responsable proche de ce dossier.


Villes universitaires

LES universités animent leur environnement. Cette donne est matérialisée dans le plan de relance du ministère de l’Habitat. Ainsi, ce dernier prévoit la construction d’un campus universitaire à Tamansourt sur 165 ha en vue d’accueillir les extensions des facultés de Marrakech, les écoles d’ingénieurs, les instituts de recherche, les universités privées, les résidences, les restaurants universitaires, les bibliothèques et les terrains de sport. De même, on prévoit un campus à Tamesna. Il sera réalisé par l’Université Mohammed V-Agdal. L’accord de la cession du terrain a été donné par le groupe Al Omrane, et les études d’architecture et techniques sont en cours d’établissement par l’Université.



Noureddine EL AISSI
http://www.leconomiste.com/article/9...lan-de-relance
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2012/12/05




Villes nouvelles: Pourquoi le projet prend l’eau

Manque d’organisation, et défaillance des promoteurs, le cocktail molotov

Trop d'éléments freinent l’achat

28.000 logements réalisés, 23.000 en cours pour 14 milliards de DH investis





Relever les dysfonctionnements et surtout s’employer à les corriger fait avancer les projets. Le ministère de l’Habitat compte redynamiser ses villes nouvelles pour soulager les centres urbains comme Casablanca, Rabat ou Tanger et Marrakech. Si pour Tamesna les travaux n’ont pas dépassé les 18% depuis leur lancement en 2007, les autorités comptent capitaliser sur les écueils rencontrés pour relancer la machine des autres projets.




Rush sans précédent. Dès leur lancement, les deux projets de villes nouvelles Tamansourt et Tamesna ont connu un très fort engouement de la part des acheteurs. «Les promoteurs immobiliers se précipitaient chez nous pour décrocher un projet dans ces villes», se rappelle un ex-responsable d’Al Omrane. Une demande dopée par un contexte favorable marqué par le boom immobilier. Mais à partir de 2010, les projets retombent comme des soufflés et perdent de leur attractivité. Certes, la crise économique a eu un impact sur le développement de ces deux villes. Mais au fur et à mesure que les projets prenaient forme, leurs défauts surgissaient. Des problèmes à n’en plus finir, de gestion et de pilotage des chantiers qui ont forcément conduit à des retards de réalisation des infrastructures et équipements sociaux, des écoles et des hôpitaux. Sans oublier l’absence d’animation économique et commerciale au niveau des ces deux villes. Plus fâcheux: l’épineux problème du transport, de nature à dissuader tout acheteur potentiel. Et pour couronner le tout, la défaillance de certains promoteurs notamment à Tamesna qui n’ont pas pu honorer leurs engagements envers leurs clients. Une kyrielle de problèmes qui suscite, non seulement, le mécontentement des propriétaires mais génère aussi des conflits, le tout abondamment relayé par la presse.

Où en est donc le programme des villes nouvelles lancé il y a près de 8 ans? Sur la construction des 4 villes prévues initialement seules deux ont pris forme avec une population déjà installée. Il s’agit de Tamansourt située dans la périphérie de Marrakech, et Tamesna dans la région de Rabat. Pour la première, les travaux ont été lancés en décembre 2004 sur une superficie de près de 1.900 ha pour un coût d’investissement global de 24 milliards de DH. Le projet est conçu pour abriter une population de 450.000 habitants. Actuellement, près de 95% de la première tranche s’étalant sur 1200 ha sont viabilisés avec 16.617 logements construits et plus de 6.000 en cours dont plus de 70% portent sur l’habitat social. Pour les lots, 22.400 unités sont aménagées et près de 3.000 sont en cours de réalisation. Quant aux équipements publics, une vingtaine a été réalisée et 6 en cours d’achèvement. L’ensemble de ces réalisations représente 25% du programme habitat, ce qui a permis l’installation à ce jour de 51.000 personnes, selon la direction d’Al Omrane. Pour la ville de Tamesna dont les travaux ont été lancés en 2007, le taux d’avancement du programme habitat dépasse les 18%. Ainsi, sur un total prévu de 55.000 logements, plus de 11.000 sont achevés et près de 15.000 unités en cours de réalisation. A cela s’ajoute l’aménagement de 9 équipements publics et 6 autres en cours de réalisation. Rappelons que le projet de Tamesna est projeté sur un site d’une superficie de 840 ha pour un coût global avoisinant 22 milliards de DH et une population de 250.000 habitants. Pour les deux autres villes nouvelles à savoir Lakhyayta, dans la région de Casablanca, et Chrafate, près de Tanger et Tétouan, les travaux ont été entamés en 2007 pour la première et 2009 pour la seconde. Mais celles-ci ne sont pas encore prêtes pour l’habitation.

Pour le moment, on s’attaque à la partie de viabilisation des deux sites dont les travaux sont avancés de 75% au niveau de la première tranche du pôle urbain qui s’étend sur 365 ha pour Lakhyayta de 60% au niveau de la première tranche et de 235 ha pour l’autre. Rappelons que pour cette dernière, il est prévu la réalisation d’un programme de construction de 31.000 logements sociaux et 3.000 villas économiques. Pour le moment, près de 2.300 unités sont en cours de construction. A noter que la superficie totale mobilisée pour cette ville avoisine les 1.300 ha dont 365 ha pour le pôle urbain pour abriter une population de 300.000 habitants. Ce qui va nécessiter un investissement global de près de 30 milliards de DH. Pour la ville du Nord, on prévoit plus de 22 milliards de DH. Ce qui va permettre la réalisation d’un programme immobilier de 30.000 unités sur une superficie de 770 ha. Actuellement, la réalisation du premier lot portant sur 6.000 logements en partenariat avec Diar Al Mansour est sur le point de démarrer, selon un responsable d’Al Omrane. Rappelons par ailleurs que l’expérience des villes nouvelles est une approche différente en matière de développement urbain initiée par le gouvernement pour apporter des réponses pratiques à certaines problématiques dont l’ampleur commençait à prendre de l’importance. Parmi les ambitions de ce programme, soulager certains grands centres urbains comme Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Tétouan qui connaissaient une forte pression urbaine. Et également accompagner le programme de logements sociaux initié par le gouvernement en vue de faciliter l’accès à la propriété aux familles à revenus modestes. Sans oublier la contribution aux relogements des familles des bidonvilles. L'aménagement et la viabilisation de ces nouvelles citées sont assurés par les Sociétés filiales dédiées du Groupe Al Omrane. Alors que la réalisation des programmes immobiliers est portée conjointement par les Sociétés filiales et des promoteurs publics et privés dans le cadre de conventions signées avec Al Omrane.


Enseignements

Les premiers projets lancés dans le cadre du programme des villes nouvelles a permis aux responsables de tirer des enseignements. Première leçon, éviter d’entamer l’aménagement et la viabilisation de l’ensemble du site comme cela a été le cas pour Tamesna. Il faut procéder par tranches en fonction des besoins de la population installée. Pour permettre à ces villes de produire des bassins de vie et d’emploi et d’assurer une meilleure insertion dans l’armature territoriale, plusieurs actions ont été initiées par le ministère. Parmi elles, la mise place d’un cadre réglementaire approprié. Un projet de loi sur les villes a été élaboré et transmis au SGG pour définir les modalités d’une convergence idoine des interventions publiques ainsi que les modalités de gestion de ces espaces. Au menu également, le lancement d’une étude portant sur le schéma national des villes à l’horizon 2040: rééquilibrage de l’armature urbaine, le devenir des grandes villes, le rôle des villes moyennes et centres émergents et les nouveaux pôles urbains à développer. Alors que pour les nouveaux pôles urbains à créer, une autre démarche a été adoptée pour les deux pôles urbains de Tagadirt et de Kénitra ayant fait l’objet récemment d’un mémorandum d’entente entre les parties intéressées.


Noureddine EL AISSI
http://www.leconomiste.com/article/9...et-prend-l-eau
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Old December 5th, 2012, 11:43 PM   #18
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Pourquoi toujours des plans, des programmes, des projections, des PDU, des visions, des assises 2020, 2030, 2040, 2050 pour tout et n'importe quoi?
Pourquoi ne pas mettre autour de la table des gens compétents et proposer des solutions pragmatiques et RAPIDES?
Ce mode de fonctionnement ne fait que masquer l'inefficacité de la gestion locale, les dysfonctionnements émanant des écarts entre les "visions stratégiques" et leur applicabilité sur le terrain.
Depuis 2007 qu'ont été entamés les travaux de Tamesna (et les études bien avant), où sont les infrastructures routières promises (à part un dédoublement)? La route de Ain Aouda qui devait être dédoublée? La liaison ferroviaire (ou au moins son emprise!)?
Walou. Par contre, à quelques encablures de là, la viabilisation des domaines royaux avec des R+4 en plein quartier Souissi (qui l'aurait cru!), ça par contre ça a été fait à la vitesse de la lumière avec des routes qui ont été tracées vite fait bien fait...mais bien sûr, sans voies de bus qui ont été prévues...
Quelqu'un disait qu'il fallait donner la gestion des jardins aux européens, wa rah c'est tout l'urbanisme et l'organisation des villes qu'il faut leur confier machi gher jradi ou l3arsat.
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Old March 10th, 2013, 08:01 PM   #19
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Le détail de la loi sur les villes nouvelles



Un organisme pour chaque ville nouvelle élaborera son plan d'aménagement, pourra exproprier les terrains, percevra les taxes de manière transitoire... Un comité interministériel veillera à la réalisation des équipements publics et à lever les obstacles financiers et techniques.




Le ministère de l’habitat veut donner un coup de fouet au développement des villes nouvelles. Un plan de relance doté d’une enveloppe de 100 MDH devrait être déroulé au courant de l’année et, plus que cela, le département de Nabil Benabdellah planche actuellement sur un projet de loi dédié à ces villes nouvelles. Bien avancé, le texte auquel La Vie éco a pu avoir accès, profite du retour d’expériences des villes installées depuis 2004 et introduit un cadre légal qui lève les obstacles ayant jusqu’à présent entravé le développement de ces pôles.

En effet, la nouvelle loi prévoit la création d’un comité interministériel des villes nouvelles. Placé sous l’autorité du chef du gouvernement, celui-ci devrait, entre autres, veiller à la réalisation des équipements publics au sein des nouveaux ensembles urbains. C’est là une nouveauté importante car plusieurs villes nouvelles, bien qu’étant aujourd’hui habitées par des milliers de familles, manquent toujours du minimum vital en termes d’équipements pour l’éducation, la santé, le transport… Ce que les équipes de l’Habitat expliquent justement par l’absence d’une instance interministérielle en charge de cet aspect.

Dans le prolongement logique de sa première mission, le nouveau comité aura également la charge de veiller à la mobilisation des financements nécessaires à la réalisation des programmes des villes nouvelles et de lever tout obstacle éventuel d’ordre technique et financier à leur réalisation. Le comité interministériel a une responsabilité plus stratégique encore puisqu’il devra même se prononcer en amont sur les projets de création de villes nouvelles en termes d’opportunité, de choix du site et de viabilité économique du projet.

Le périmètre des villes nouvelles sera délimité par décret

C’est en fait toute une nouvelle procédure de création des villes nouvelles qui est introduite par le nouveau texte. Là encore, il s’agit de combler un vide car les nouveaux pôles urbains n’ont jusqu’à présent pas de procédures d’autorisation spécifiques, ce qui ralentit leur réalisation. Pour y remédier le projet de loi prévoit que la création des villes nouvelles soit prescrite par décret, après avis du comité interministériel. Ce décret délimite, entre autres, le périmètre de la ville nouvelle et, surtout, gèle momentanément les opérations de construction, de lotissement et les transactions immobilières sur le terrain devant accueillir la ville nouvelle. Plus encore, la nouvelle loi introduit la notion d’«organisme en charge de la mise en œuvre de la ville nouvelle» qui fait office d’autorité au sein du périmètre légal de la ville nouvelle. En effet, cet organisme, qui peut consister en un établissement public ou une société de droit privé, élabore en concertation avec les collectivités locales concernées, le plan de la ville nouvelle qui est l’équivalent juridique et technique du plan d’aménagement et qui prévaut même sur les documents d’urbanisme en vigueur ou sur tout autre plan sectoriel. Et ce n’est pas tout, puisque l’organisme en charge se substitue à l’autorité locale pour la mise en œuvre du plan de la ville nouvelle, la constatation des infractions à la loi, et il dispose même des droits reconnus à l’Etat en matière d’expropriation à l’intérieur de la ville nouvelle.

Compte tenu de sa responsabilité de gestionnaire, l’organisme bénéficie des produits des taxes parafiscales prélevées au niveau de la ville nouvelle, et, pour cela, la nouvelle loi confère à la ville en construction le statut de commune urbaine à part entière. Il ne s’agit toutefois que d’une situation transitoire en attendant la remise de la ville nouvelle à la commune concernée. Telle que prévue par la loi, cette remise est effectuée après la réalisation des travaux d’infrastructure et de construction d’au moins 30% des logements et l’emménagement d’au moins 25% des populations attendues.

Cette nouvelle disposition rétablit une certaine justice, car en l’état actuel des choses les taxes sont perçues par les communes rurales abritant les villes nouvelles, alors que la gestion au quotidien est assurée par la structure en charge de la mise en œuvre de la ville nouvelle.


Réda Harmak. La Vie éco
www.lavieeco.com

2013-03-01
http://www.lavieeco.com/news/economi...les-24759.html
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