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Old August 25th, 2011, 04:48 PM   #1
ilyesdemars
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Classement Géneral des villes du Maroc !!

J'ai retrouvé plusieurs articles sur le classement général des villes selon plusieurs critères sa a été publié sur la Vie éco

Classement Géneral

Quote:

Classement général des grandes villes
Rabat allie qualité de vie et poids économique



La capitale administrative, la mégapole économique et la destination touristique phare trustent le podium en raison de leurs atouts : infrastructures, environnement économique et qualité des prestations sociales.


Le classement général récompense la capitale du Royaume, Rabat, qui dispose de la meilleure qualité de vie et du 3e poids économique au sein des villes de plus de 300 000 habitants. La capitale baigne dans un environnement social des plus favorables, avec un indice de développement humain élevé, un bon niveau de sécurité et un taux de pauvreté relativement faible. Elle est également le siège de manifestations culturelles importantes comme le festival d’envergure internationale Mawazine. Elle enregistre, en outre, du taux d’analphabétisme le plus faible. De plus, sa population dispose d’un pouvoir d’achat relativement élevé. Ses infrastructures, ses nombreux services administratifs, et la qualité de ses ressources humaines en font donc le numéro 1 du classement.

Casablanca, la capitale économique, qui compte pour pas moins de 30% du PIB national, arrive en seconde position. Plus grande ville du Maghreb, elle bénéficie des meilleures infrastructures du pays et constitue la 3e destination touristique après Marrakech et Agadir (700 000 visiteurs par an). Casablanca se classe deuxième pour la qualité de vie, avec l’indice de développement humain le plus élevé du pays, de bonnes infrastructures sanitaires et des performances correctes en éducation.

Le bémol pour ce duo gagnant est évidemment son attractivité foncière qui est des plus basses, compte tenu de la forte demande en logements et de la pression qu’elle exerce sur les prix. Autre point faible, le climat humide, accompagné d’un taux de pollution élevé.
Marrakech complète le podium. Elle dispose du meilleur climat des grandes villes, d’une activité culturelle importante lui octroyant un rayonnement international, et de bonnes performances générales en éducation et accès au logement. Captant à elle seule 30 % des touristes du Maroc, elle se hisse comme le second poids économique marocain, et dispose d’infrastructures très solides.

Enfin, Oujda, Tétouan et Kénitra ferment la marche avec des scores faibles. Kénitra arrive en dernière position, affichant un retard aussi bien sur la qualité de vie que sur le plan économique. Une population au pouvoir d’achat faible (environ
8 000 DH par an par ménage), des infrastructures vétustes et encombrées, ainsi qu’une faible présence administrative freinent l’arrivée de nouvelles entreprises. L’accès au logement reste difficile et le taux de pauvreté y atteint les 20%.


La Vie éco
www.lavieeco.com
Education

Quote:

Education : être Oujdi ou ne pas être




En termes d’offre en éducation, la ville d’Oujda occupe la première place au classement en affichant des performances constantes sur tout le cursus éducatif.


Dans la catégorie des grandes villes, c’est Oujda qui crée la surprise. Malgré des taux de scolarisation primaire, secondaire et universitaire moyens (98%, 91% et 78%), la ville enregistre un taux d’encombrement des salles relativement faible (38 élèves par salle contre une moyenne de 48 pour les autres grandes villes) et pour ce qui est du taux de réussite au baccalauréat, la ville se positionne au dessus de la moyenne des grandes villes avec 47,3% de réussite. Seul bémol, le taux de scolarisation primaire (population de 6 à 11 ans) est l’un des plus faibles de ce classement (40e/51) et démontre qu’il est nécessaire d’agir à ce niveau.
Le podium est complété par les villes de Rabat et Meknès, cette dernière affichant l’un des meilleurs taux de réussite au baccalauréat (48,5% et 47,6%). Mais ces deux villes ont un taux de scolarisation primaire en-deçà de leur capacité ainsi qu’un taux d’encombrement des salles assez élevé avec respectivement 41 et 41,4 élèves par classe. Il convient de noter tout de même que ces taux sont inférieurs aux moyennes nationales. Enfin, la ville de Rabat, avec un taux de scolarisation universitaire de 93%, se classe 2e classement national, juste derrière El Jadida.
A l’inverse, Agadir et Tanger sont à la traîne : des taux de scolarisation dans le secondaire décevants (77,9% et 73,6%), doublés d’un fort encombrement des salles de cours avec respectivement 54 et 56,2 élèves par classe. De plus, outre un taux de scolarisation universitaire faible (31% et 33%), les deux villes présentent des taux de réussite au baccalauréat légèrement inférieurs à la moyenne des grandes villes (45,4 et 45,3% contre une moyenne de 45 ,6%). D’importants efforts sont donc à entrevoir pour ces deux villes en plein boom touristiques afin de doter leur population d’un enseignement de qualité et représentatif.
Dernière de ce classement, la ville de Kénitra offre des capacités et des taux de scolarisation nettement plus faibles que ses concurrentes. Avec l’un des taux de réussite au baccalauréat des plus faibles du Royaume (38,8%), 48e ville sur 51, Kénitra se doit d’entreprendre d’importantes remises à niveau. Le taux de scolarisation dans le secondaire est de seulement 61,8% de la population de 12 à 14 ans et le taux d’encombrement des salles de classe est de 52,7 élèves par classes, plaçant la ville dans les dernières du classement national (toutes villes comprises). Par ailleurs, il est à noter que les villes à la réception de l’exode rural ont tendance à bénéficier de forts taux de scolarisation et à souffrir de taux d’encombrement importants .

38 élèves par classe à Nador

En ce qui concerne les villes de moyenne taille, c’est aux villes de Khémisset, Mohammédia, et Nador que reviennent les honneurs du classement. La ville de Khémisset obtient le meilleur taux de réussite au baccalauréat de sa catégorie avec 47,6% de réussite et des taux de scolarisation dans le primaire et dans le secondaire qui la placent dans le top 10 sur ces 3 critères, toutes villes confondues. Par ailleurs, on note que Khémisset ne possède pas les infrastructures universitaires nécessaires à son bon développement avec un taux de scolarisation universitaire de seulement 26%.
Quant à Mohammédia, la ville présente du très bon avec des taux de scolarisation primaire, secondaire et universitaire qui la placent dans les places d’honneur national, et du moins bon avec un taux de réussite au baccalauréat de 43,4% et un taux d’encombrement des salles de 48,9 élèves par classe.
Enfin, la ville de Nador offre des résultats plutôt encourageants : taux d’encombrement des salles de classe de 38,1 élèves, taux de réussite au baccalauréat de 47,3 % contre une moyenne de 42,3% dans sa catégorie. Mais cela n’est pas sans cacher un net retard de scolarisation, que ce soit dans le secondaire (60% de la population) ou dans l’enseignement supérieur (52%). Ainsi, les villes de taille moyenne possèdent majoritairement un bon taux de scolarisation primaire, qui se dégrade néanmoins lors de l’arrivée au collège. En outre, pour cette catégorie de villes, on observe que la déperdition scolaire lors du passage à l’université fait loi, à l’exception d’El Jadida qui enregistre le taux de scolarisation universitaire le plus élevé du Maroc (100%). Cette dernière offre un paradoxe intéressant puisque ses taux de scolarisation dans le primaire (118%) et dans le secondaire (58%, le plus faible de sa catégorie) montrent une perte de vitesse et l’existence de certaines lacunes : taux de réussite au baccalauréat de 41,4%, taux d’encombrement des salles de classe 49,2 élèves par classe. Ce taux de scolarisation universitaire impressionnant n’est donc pas le fruit de son travail en amont mais de l’attraction de ses structures universitaires.
Dernière du classement des villes moyennes, la ville de Larache possède des statistiques bien trop faibles. On remarque ainsi des taux de scolarisation fortement décroissants (104% dans le primaire, 50% dans le secondaire et 49% dans le supérieur) et un taux d’encombrement des salles de classe élevé de 49,8.

64% de réussite au Bac à Dakhla !

Dans la catégorie des petites villes, on remarque que ces dernières ne sont pas à la hauteur des grandes et moyennes villes en matière d’éducation. De nombreux efforts sont donc à promouvoir dans ce secteur afin d’offrir une chance égale à chacun. Une distinction spéciale est cependant nécessaire pour la ville de Dakhla qui connaît le taux de réussite au baccalauréat le plus élevé du pays (64%). De même, ses taux de scolarisation dans le primaire (118%) et dans le secondaire (91%) en font l’une des meilleures du Royaume, toutes catégories confondues, le taux d’encombrement des salles de classe, de 32,3 élèves par classe (2ème du Maroc), n’y étant sans doute pas étranger. Mais encore une fois, le manque d’infrastructures universitaires et sa mauvaise répartition pèsent sur le développement de la ville avec un taux de scolarisation universitaire de 41%.
Ainsi, les villes de Mdiq et Fnideq enregistrent des taux de scolarisation à l’université parmi les plus faibles du Royaume avec respectivement 24% et 17%. De plus, le phénomène de dégression rapide du taux de scolarisation y est aussi vérifié : de 102% dans le primaire à 66% dans le secondaire.
Enfin, d’autres villes comme Sidi Slimane, Sidi Kacem ou encore Ouezzane affichent les performances les plus faibles concernant le taux de réussite au baccalauréat (moins de 40%).
Santé

Quote:

Casa et Rabat trustent l’offre de soins



Revers de la médaille de la forte attractivité de Rabat et de Casablanca dans le secteur de la santé publique, un déséquilibre important s’est créé sur le plan national avec les autres grandes villes marocaines.


Avec une couverture en infrastructures de santé et un taux d’encadrement médical parmi les plus élevés du Royaume (19,3 lits hospitaliers et 20,3 médecins pour 10 000 habitants), l’offre de santé de Rabat domine presque tous les indicateurs. Le centre hospitalier et universitaire d’Ibn Sina, qui compte plus de 2 500 lits et 10 établissements de soin et d’hospitalisation, est la structure médicale la plus importante du pays. Avec une telle infrastructure, Rabat propose certes des statistiques intéressantes mais encore insuffisantes, le nombre de lits hospitaliers ne dépassant pas les 3 600. Par ailleurs, le nombre important de médecins, 3 735, qui lui permet d’occuper la 1ère place du classement, est à mettre en comparaison avec un manque important de personnel paramédical public, avec 2 877 membres.

Casablanca offre le même nombre de lits d’hôpitaux que Rabat (grâce notamment à la présence du centre hospitalier universitaire Ibn Rochd (1 630 lits), mais ayant une population nettement plus importante, est nettement en-deçà de sa voisine avec seulement 11,1 lits et 9,1 membres de personnel paramédical par tranche de 10 000 habitants. Pour ce qui est du nombre de médecins, Casablanca ressort avec la deuxième place du classement avec 16,1 médecins pour 10 000 habitants. Mais ces résultats sont très faibles et de nombreux efforts sont à envisager afin d’atteindre un niveau acceptable.
Fès, elle, arrive en 2e position du classement des grandes villes grâce à ses bonnes dispositions hospitalières. Proposant un ratio d’infrastructures médicales comparable à celui de Rabat, avec 19,3 lits pour 10 000 habitants (le centre hospitalier universitaire Hassan II ayant une capacité d’accueil de 880 lits), Fès pêche toutefois par un manque de ressources humaines de santé publique avec 10,3 médecins et 14,3 membres du personnel paramédical par tranche. L’évolution des infrastructures de santé publique fassies, via le CHU Hassan II, laisse espérer une amélioration rapide de son système de santé et de ses ressources humaines.
A l’inverse, la ville de Tétouan, qui possède 3 fois moins de médecins par habitant que Rabat, termine dernière de ce classement de grandes villes avec un très faible nombre de médecins (6,3 pour 10 000 habitants) et de personnel paramédical public (2,5 pour 10 000 habitants), l’absence de centre hospitalier universitaire y étant pour beaucoup. Rapportée à l’échelle nationale, Tétouan occupe la 13e place quant à sa capacité hospitalière avec 26,5 lits par tranche de 10 000 habitants. Revers de la médaille de la forte attractivité de Rabat et de Casablanca dans le secteur de la santé, un déséquilibre important s’est créé sur le plan national avec les autres grandes villes marocaines.

El Jadida surclasse de loin les villes moyennes

Les villes de Marrakech, Tanger, Agadir, Oujda et Meknès ont un nombre de médecins pour 10 000 habitants inférieur à 10. Autre élément important, seule la moitié des villes du top 10 possède un centre hospitalier universitaire : Rabat, Casablanca, Agadir, Marrakech et Fès.
Pour les villes moyennes, c’est El Jadida qui arrive en tête, la ville étant dotée d’infrastructures importantes (plus de 26 lits hospitaliers pour 10 000 habitants), d’un bon taux d’encadrement du personnel de santé (plus de 38 membres du personnel paramédical pour 10 000 habitants) et d’un nombre de médecins de 19,9 pour 10 000 habitants. Ces chiffres sont ainsi à comparer avec les moyennes des autres villes : 22,7 lits hospitaliers pour 10 000 habitants et 10,4 médecins pour 10 000 habitants.
De son côté, Mohammédia souffre de sa proximité avec Casablanca : le nombre de médecins y est largement insuffisant (4,5 médecins pour 10 000 habitants contre une moyenne de 10,4 pour les villes moyennes) et la capacité d’accueil y est faible puisque l’on dénombre uniquement 20 centres dispensant des soins pour une ville qui compte près de 250 000 habitants. Le constat est le même pour Laâyoune et Guelmim souffrent d’un manque important de médecins avec respectivement 6,1 et 5,2 médecins pour 10 000 habitants.
L’offre de santé est généralement le maillon faible des petites villes. Le déficit y est particulièrement notable : absence de CHU, taux d’encadrement du personnel de santé insuffisant. Les petites villes ont du mal à séduire les médecins qui leur préfèrent généralement les métropoles. La bonne surprise est pour la ville d’Al Hoceima, véritable pôle de santé avec un nombre important d’infrastructures de santé hospitalières qui, avec ses 525 lits soit 94,7 lits par 10 000 habitants, permettent à la ville de bien se classer. Le nombre de médecins y est très important avec pas moins de 31 médecins par tranche de 10 000 habitants (soit 173 médecins), et offre ainsi à Al Hoceima la 1ère place nationale sur ce critère.

Ouarzazate arrive en 2e position avec de très bon indicateurs : 17,5 médecins par tranche de 10 000 habitants (2e du classement), 47,6 membres du personnel paramédical public par tranche de 10 000 habitants (4e du classement), 65,8 lits d’hôpitaux par tranche de 10 000 habitants (4e du classement national).
Enfin, à l’instar des villes de tailles moyennes, les villes des régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra et Oued Ed-Dahab-Lagouira occupent les dernières places du classement. Boujdour ne dispose que de 36 lits, soit un 6,3 lits par tranche de 10 000 habitants, et presque autant de médecins (30 médecins répertoriés). Si on reporte ces médecins sur la population, il n’y a que 5,2 médecins par tranche de 10 000 habitants ! Les chiffres ne sont guère mieux à Dakhla avec seulement 5,4 médecins et 6,5 lits par tranche de 10 000 habitants.


CHU : Depuis 2008, Fès a rejoint le cercle fermé des villes dotées d’un CHU de haut niveau

Le secteur de la santé connaît une nouvelle dynamique dans la région et le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Fès est le premier d’une nouvelle génération de centres programmée à Oujda, Tanger et Agadir et dont le but est de faire disparaitre les déséquilibres sanitaires entre les régions.
Ainsi, ce centre, qui a été réalisé dans l’objectif de combler le déficit en infrastructures sanitaires de la région, est pris d'assaut par une population estimée à plus de 3 millions d’habitants issue des régions de Fès-Boulemane, Meknès-Tafilalet et Taza-Al Hoceima-Taounate.
La réalisation du projet a demandé 5 ans pour un coût global de 1,2 milliard de DH. Il est aujourd’hui l’une des plus grandes infrastructures médicales au Maroc, et on y pratique toutes les spécialités médicales. On y dénombre plus de 1 240 personnels de santé (dont 317 médecins et plus de 760 infirmiers) occupés à gérer une capacité d’hospitalisation de 88O lits. Le complexe compte 28 blocs opératoires, dont 6 réservés aux urgences. Le CHU Hassan II s’est également donné pour mission l’enseignement médical : deux salles d’opération sont donc munies de technologies multimédia permettant des retransmissions en direct des actes opératoires vers les universités de médecine et de pharmacie de Fès. Notons aussi la présence de scanners ultra modernes qui réduisent considérablement le temps d’examen des patients et d’une imagerie par résonnance magnétique (IRM) offrant de meilleurs diagnostics que par le passé. Cela a pour conséquence un nouveau défi relatif à la formation de cadres hautement qualifiés pour la manipulation et l’utilisation optimale de ce matériel sophistiqué. En ce sens, le CHU fait partie de la stratégie globale du ministère de la Santé qui vise la formation de 3 800 médecins d’ici 2020.

CHU : 525 MDH pour ouvrir en 2011 un CHU de 560 lits à Oujda

D’un investissement estimé à 525 millions de DH, le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Oujda répond aux normes internationales de prestations sanitaires, et s'inscrit dans le cadre du projet d'appui à la gestion du secteur de la santé (PAGSS). Ce centre, dont la réalisation est prévue courant 2011, s’étendra sur une superficie de 90 000 m², dont 50 000 m² couverts. Il aura une capacité d’accueil de 1 100 étudiants et de 560 lits et profitera à une population estimée à 3 millions d’habitants. Son implantation facilitera non seulement la formation de différents spécialistes mais les incitera à rester dans la région.
En outre, la région bénéficiera également de la construction d’un hôpital psychiatrique qui comprendra, sur une superficie couverte de 6 953 m², les services d’urgences, de physio psychologie et de psychothérapie, des groupes d’ergothérapie et des salles d’éveils. Des espaces seront également consacrés à l’accueil et au traitement des toxicomanes ainsi que des personnes âgées. Le personnel médical sera composé de 3 médecins, 40 infirmiers et infirmières, en plus d'un staff paramédical et administratif. Ce projet nécessitera un investissement de 24 MDH.
Signalons que le PAGSS est un projet de partenariat conclu en décembre 1998 entre le Royaume du Maroc et l’Union Européenne dans le cadre du programme MEDA. C’est un projet qui a pour objet le renforcement du processus de régionalisation en intervenant au niveau de toute la filière de soins et de mise à niveau des diverses structures administratives et sanitaires. L’objectif in fine est d’améliorer la performance du système de santé régional en le dotant de plus d’autonomie et de ressources plus adaptées aux besoins et mieux gérées.

La Vie éco
Culture

Quote:
La culture à Marrakech, El Jadida et… Taroudant



Les petites villes restent défavorisées par la faiblesse de la place du cinéma et des bibliothèques de niveau très moyen. Festivals et sites classés restent l’atout des grandes villes.


Dans le domaine culturel, ce sont les anciennes cités impériales (Fès et Marrakech) ainsi que la capitale qui tirent leur épingle du jeu. Avec de nombreux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces villes comptent également de nombreuses bibliothèques de dimension nationale, un grand nombre d’écrans de cinéma et organisent divers festivals connus du monde entier.

Marrakech, de par son rayonnement touristique, est la première ville artistique et culturelle du Royaume. La ville propose une diffusion cinématographique importante (17 écrans de cinéma) et une production sérieuse de festivals nationaux comme le Festival des arts populaires, et d’envergure internationale comme le Festival International du Film. A cela vient s’ajouter un important patrimoine culturel avec 30 sites classés dont 2, figurant au patrimoine mondial de l’UNESCO (La médina de Marrakech et l’Espace culturel de la place Jamaa El Fna). En revanche, Marrakech ne compte qu’une seule bibliothèque d’envergure, la bibliothèque Ben Youssef, et aucune bibliothèque régionale.

Pour ce qui est de Fès, la ville offre de très bon résultats avec 40 sites classés dont un qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO : la médina de Fès. La ville dispose en outre d’une bibliothèques patrimoniale (Quaraouiyine) et 3 bibliothèque régionales, 23 festivals (3e ville du Maroc), dont un festival international, celui des Musiques sacrées du monde. Ce bilan honorable est toutefois tâché par une mauvaise note : on ne dénombre que 6 cinémas, ces derniers ne permettant pas de répondre aux attentes de la population fassie.
Tout comme Fès, Rabat offre des résultats très intéressants : 1ère du classement national en termes de bibliothèques (Une bibliothèque nationale, 2 bibliothèques patrimoniales : Bibliothèque Chellah et Bibliothèque des Oudayas, et 8 bibliothèques régionales) et de festivals (27 festivals) dont le Festival international du cinéma d’auteur, la ville n’en accuse pas moins un important retard sur la scène cinamatographique avec seulement 6 cinémas ! De plus, aucun d’entre eux ne peut être considéré comme moderne en comparaison aux salles de cinéma européennes. Rabat est tout même présent dans le domaine de l’art avec l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) et les galeries d’art : Bab Rouah, Bab El Kebir et Mohamed El Fassi, et du théâtre avec le Théâtre national Mohammed V. Enfin, notons que l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) siège dans la capitale.
Ainsi, on remarque que le nombre d’écrans de cinéma reste globalement faible sur tout le territoire, les grandes villes ne comptant que 82 écrans de cinéma avec une forte concentration à Casablanca (40%, soit 32 écrans de cinéma) qui, malgré cette forte domination, reste en-deçà des taux européens. La métropole économique qui occupe seulement la 5e place du classement culturel pêche par l’insuffisance de ses infrastructures culturelles et cela malgré sa 2e place en termes de festivals (27 festivals annuels).
A la dernière place, on retrouve une nouvelle fois la ville de Kénitra qui, avec seulement 1 écran de cinéma, 3 festivals et 4 bibliothèques régionales, est encore une fois la grande perdante de ce classement. De plus, son patrimoine culturel (9 sites classés) ne permet pas d’équilibrer la balance puisque aucun d’entre eux n’est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En ce qui concerne les villes de taille moyenne, l’essor culturel n’est pas de la même envergure : aucune d’entre elles ne possède de festival d’envergure internationale ni de bibliothèque patrimoniale. Mais, la ville d’El Jadida sort du lot grâce à son site de Mazagan protégé par l’UNESCO et ses 17 sites classés. A cela vient s’ajouter la présence de 4 bibliothèques régionales, une galerie d’art et la représentation de 4 festivals dont le Festival international d'été Jawhara, mais aucun cinéma n’est dénombré.
Derrière, les villes de Taza et Settat offrent quelques bibliothèques (respectivement 4 et 2 bibliothèques régionales) et divers festivals nationaux (4 chacune). De plus, la présence d’un cinéma leur permet de se classer correctement. Par ailleurs, Taza possède un conservatoire de musique.
Outre ces 3 villes, l’offre culturelle demeure très faible : on dénombre 5 écrans de cinéma pour les 9 villes restantes (à Safi, Mohammédia, Larache, Khouribga et Berrechid). Les villes de Mohammédia, Khouribga, Laâyoune, Nador, Khémisset et Guelmin ne possèdent aucun site culturel remarquable et des villes comme Khémisset et Berrechid accusent un retard important en termes d’offre culturelle (aucun festival). Enfin, la ville de Berrechid est la seule à ne posséder aucune bibliothèque alors que Khouribga propose pas moins de 6 bibliothèques régionales (1ère de sa catégorie et 3e sur le plan national).
Par ailleurs, l’ensemble des petites villes reste pauvre en matière culturelle : seulement 12 d’entre elles proposent des festivals, et 11 ont des sites culturels remarquables. Ainsi, hormis Taroudant et Tiznit qui ont des performances comparables à El Jadida, les petites villes ont un attrait culturel bien trop faible. Taroudant, qui possède 2 sites classés, 1 cinéma et 1 bibliothèque (seule ville de sa catégorie à en posséder une), propose en plus 1 festival : «Dakka Roudania et rythmes soussi». Ces performances en font un leader incontesté de sa catégorie. Quant à Tiznit, l’absence de festivals est compensé par l’attrait de 4 sites classés et la présence d’un cinéma.

Enfin, les villes de Ouarzazate et d’Essaouira occupent seulement les 7e et 8e places du classement. Ouarzazate, malgré le fort engouement qu’elle provoque pour les grands studios de cinéma, ne dénombre aucune salle de cinéma ! De plus, on y compte seulement 2 bibliothèques régionales et 2 festivals : Alazalay (Festival des musiques d’Afrique) et Ahwach. Pour Essaouira, le classement de la Médina (ancien Mogador) au patrimoine mondial de l’UNESCO et la représentation de 9 festivals dont le Festival Gnaoua, mais aucun d’envergure internationale, ne permettent pas à la ville de pallier son retard en termes d’infrastructures culturelles : 1 seule bibliothèque régionale et pas de cinéma.


Culture : Mawazine, le giga festival inscrit dans l’agenda mondial

Après une édition 2010 phénoménale, le Festival Mawazine, Rythmes du Monde, est revenu pour une 10e édition riche en culture, en musique et en échanges. Concerts, expositions, fanfares, danses, ateliers : les spectacles se sont succédé sur 8 scènes et dans la rue au grand bonheur des festivaliers. Venant des cinq continents, de grandes stars à l’aura internationale ont célébré la diversité des rythmes et des cultures et emporté les millions de spectateurs aux quatre coins de la planète pour plus de découverte et d’échange.
Pour l’édition de 2011, Joe Cocker, Lionel Richie ou encore Shakira étaient en tête d’affiche pour la scène internationale. Côté musique orientale ont aura vu défiler une dizaine de stars arabes comme Kadem Saher, Saber Robaï, Mayada El Hannaoui et bien d’autres. Le festival a également offert aux mélomanes un voyage musical à travers les musiques africaines et leurs rythmes endiablés. On a ainsi pu admirer à l’oeuvre Youssou N’dour, Salif Keita, Tiken Jah Fakoly, Femi Tuki et beaucoup d’autres. La nouvelle scène marocaine est aussi largement représentée avec la participation des pionniers de ce style (Hoba Hoba Spirit, Rebab Fusion, N’hass) mais également des stars actuelles (Komy, Nacer Megri, Yassin Beniaz, Braml’z) lors d’un concert final de 8 heures non stop !
Enfin, les spectacles de rue ont, comme à l’habitude, été au rendez-vous avec pas moins de 9 troupes. Mais Mawazine ce n’est pas que de la musique : Des ateliers ont été inscrit au programe (danse, musique, talk avec les artistes et producteurs) ainsi que des expositions. Cette année, c’est le photographe marocain Fouad Maazouz qui a été à l’honneur.

Culture : Musiques sacrées de Fès : l’esprit enchanteur rayonne toujours aussi fort

Autre festival, autre ambiance ! Chaque année, pendant une semaine, Fès devient le carrefour des musiques sacrées pour une communication universelle. En effet, le Festival des Musiques sacrées du Monde se veut être porteur de l'esprit de Fès. Il fut ainsi désigné en 2001, par l’O.N.U., comme l’un des événements marquants ayant contribué, d’une façon remarquable, au dialogue des civilisations.
L'effet en retour sur la ville est considérable à la fois en terme d'image et en terme de retombées économiques à travers la promotion du tourisme culturel. La ville historique, théâtre de ce festival, est valorisée d'une façon exceptionnelle. Au-delà de Fès, c'est une image positive qui est donnée, à travers cet événement, du génie de notre pays, capable grâce à ses richesses et traditions culturelles millénaires de s'insérer dans un enjeu culturel mondial de grande envergure qu'il gère d'une façon particulièrement éloquente. Ce sont toutes ces traditions qui se trouvent valorisées et qui peuvent aussi devenir un point d'attrait, de plus en plus fort, pour un public international.
Cette année, la capitale spirituelle a vibré aux rythmes des arts traditionnels d’Asie, d’Afrique et ceux d’un Orient et d’un Occident qui s’entrelacent constamment. De grands noms de la musique spirituelle se sont succédé sur les scènes du festival : les danseuses déesses du Ballet royal du Cambodge ; The Blind Boys of Alabama, source d’inspiration pour des musiciens contemporains ; Shahram Nazeri, symbole du chant classique persan ; Sabah Fakhri et Dhafer Youssef, grandes voix d’Alep à l’origine d’une nouvelle approche du chant soufi, et bien d’autres artistes de renommée internationale. Ainsi, Fès, à l’occasion de cette XVIe édition, continue a être le centre d’une effervescence musicale et festive, où le sacré peut être le fil conducteur d’un véritable dialogue culturel, mais aussi le ferment d’une nouvelle vision de l’art.

La Vie éco
Climat et Environement

Quote:
Climat et environnement : allez au Sud



La répartition inégale de la densité démographique du pays et le développement plus accentué de sa partie Nord font des villes du Sud mais également de celles de l’Oriental de bons choix.


Rien d’étonnant que les villes d’Agadir et de Marrakech trustent le haut du classement, pour les grandes villes puisqu’elles possèdent un niveau de pollution acceptable et de véritables atouts géographiques. Agadir, bénéficiant d’un emplacement privilégié à proximité à la fois de la mer et des montagnes, d’un climat tempéré (température moyenne annuelle de 18°C) avec une faible amplitude thermique (8°C) et d’un taux d’humidité relativement bas pour une ville côtière (74%) arrive donc sans surprise en tête du classement. De plus, la ville peut jouir d’un environnement agréable, une pollution industrielle encore faible (2e meilleur taux du classement) et une production de déchets ménagers correcte.

Marrakech est une destination reconnue pour ses températures agréables (température moyenne annuelle de 20°C), son arrière-pays montagneux, et son microclimat offrant le plus faible taux d’humidité des dix grandes villes avec 57%. Mais ce climat continental n’a pas que des vertus puisque Marrakech pâtit davantage de la pollution liée à son parc automobile, aux déchets ménagers (elle représente la 4e plus grande production d’ordures marocaine) et à l’activité industrielle (16 548 employés industriels répartis dans plus de 160 entreprises). Par ailleurs, la ville fait de grands efforts pour équilibrer la balance puisque qu’elle enregistre plus de 1 100 hectares de superficie reboisée.

La ville de Tétouan est troisième de ce classement grâce notamment à sa proximité avec la Méditerranée et les montagnes du Rif. Le nombre d’entreprises de moins de 25 employés, qui représente près de 65% de l’activité tétouanaise, ne produit pas une importante pollution industrielle et permet ainsi à la ville de se classer à la 3e place du classement sur ce critère. Les conditions climatiques y sont plutôt bonnes avec une température moyenne annuelle de 17°C et une amplitude thermique moyenne de 11°C. Enfin, des efforts sont à entreprendre quant au reboisement des forêts puisque seulement 257 hectares ont été replantés.
Les mauvais élèves s’avèrent être les villes de Casablanca, Fès et Rabat qui souffrent d’un niveau de pollution important du fait de leur développement industriel. Casablanca est de loin la grande ville la plus polluée du Maroc (le niveau de pollution à Casablanca est dix fois supérieur à celui de Marrakech) et cela malgré l’avantage d’être à proximité de l’océan Atlantique. Cette même proximité en fait la ville avec l’environnement climatique le moins appréciable parmi les dix grandes, avec un taux d’humidité moyen de 81%. La forte pollution est principalement due au parc automobile qui représente plus de 45% de celui des grandes villes, et à l’importante pollution industrielle.

Pour les villes moyennes, c’est Guelmim et Laâyoune qui arrivent en tête grâce, entre autres, à leur climat agréable toute l’année (température moyenne autour de 19°C avec une amplitude thermique de 8°C), à un taux d’humidité moyen faible (62%), à leur proximité océanique, et à une pollution parmi les moins élevées du Royaume. Notons tout de même que Guelmim est la ville qui est la plus faiblement motorisée et que sa pollution industrielle ne peut être importante lorsque l’on dénombre moins de 10 grandes entreprises industrielles. Quant à Laâyoune, sa pollution est bien plus importante mais sa production de déchets ménagers est l’un des plus faibles du Royaume avec un peu plus de 200 tonnes de déchets managers annuelles.
Notons la bonne place de Béni-Mellal qui se classe 3e du classement avec une température moyenne de 18°C (amplitude thermique moyenne de 18°C) et un taux d’humidité moyen de 59,5%. La proximité des montagnes de l’Atlas permet de compenser un bilan environnemental moyen avec un parc automobile important. Autre atout, une superficie reboisée de plus 500 hectares au cours de l’année 2009.

Par ailleurs le mauvais classement des villes de Mohammédia, Settat et Berrechid est directement lié à leur proximité avec Casablanca. En effet, le climat y est moins clément (taux d’humidité supérieur à 80%) et la pollution tant industrielle qu’automobile y est très importante. Enfin les superficies reboisées y sont très faibles. D’un point de vue général, les petites et moyennes villes offrent tout de même un climat bien plus agréable que ces grandes métropoles.
Pour ce qui est des villes de plus petite taille, elles affichent majoritairement un climat et un environnement agréables : les niveaux de pollution y sont très inférieurs à ceux des grandes villes car l’activité industrielle y est moins développée.
Les villes du sud marocain sont les grands vainqueurs de ce classement où les provinces de Souss-Massa-Drâa (OuladTaïma, Tiznit, Taroudant, Ouarzazate), de Guelmim-Es Smara (Tan-tan) et de Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra (Dakhla, Boujdour) trustent le top 10. Ainsi, les villes d’Ouled-Taïma et Tiznit sont les bons élèves grâce à leur climat favorable avoisinant les 18°C toute l’année avec une amplitude thermique moyenne de 8°C et un taux d’humidité faible de 57,5%. De plus, les deux villes entreprennent des travaux de reboisement encourageant mais encore largement insuffisant avec 574 hectares pour Ouled-Taïma et 400 pour Tiznit.

Fqih Ben Salah se hisse à la 8e position du classement, juste après les villes du Sud. En effet, malgré une pollution industrielle un peu plus élevée que la moyenne, la ville se distingue par une importante superficie reboisée (plus 600 hectares) au vu de sa taille. De plus, le climat y est plutôt agréable avec une température moyenne de 18°C (équivalente à son amplitude thermique moyenne) et un taux d’humidité moyen de 59,5%.
En revanche, Errachidia arrive en queue de classement des petites villes, son climat étant marqué par une forte volatilité de la température annuelle (avec un écart moyen de 15 degrés entre la moyenne supérieure et inférieure) et son taux d’humidité étant relativement élevé. De plus, son éloignement de la mer et des montagnes (à plus de 180 km), couplé à la pollution liée à un parc automobile conséquent, ne permettent pas à Errachidia de bien figurer dans ce classement.


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Old August 25th, 2011, 04:53 PM   #2
ilyesdemars
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Suite du classement des petites et moyennes villes !

Moyenne villes

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Mohammédia s’en sort grâce à sa proximité avec deux grandes villes



Mohammédia, El Jadida, puis Settat. Le trio présente des avantages économiques considérables et des ressources humaines de bon niveau qui lui permettent de compenser ses faibles atouts en termes de qualité de vie.


Malgré une position défavorable en termes de qualité de vie et tirant parti au maximum de sa proximité avec Casablanca et Rabat qui lui offrent un avantage compétitif substantiel au niveau de la compétitivité économique, Mohammédia décroche la palme dans le classement général des 13 villes dont la population est comprise entre 100 000 et 300 000 habitants. Située à mi-chemin entre Casablanca et Rabat, la ville offre un cadre d’investissement intéressant et se place de surcroît comme un point de convergence idéal grâce à sa zone industrielle aux normes modernes. Son foncier est cher mais ne souffre cependant pas de rareté. Elle affiche de bonnes performances en termes d’environnement social et du taux de diplômés de l’enseignement supérieur. En définitive, même si elle se classe 10e sur 13 en termes de qualité de vie, les critères économiques lui permettent de contrebalancer cette mauvaise tendance et de s’imposer comme meilleure ville moyenne du Maroc.

El Jadida talonne Mohammédia. La ville balnéaire combine un environnement économique incitatif et des atouts indéniables sur le plan de la qualité de vie. Certes, sur ce volet elle ne se place que 8e, même si elle occupe la tête du classement en termes d’offre de santé et d’offre culturelle. Elle se rattrape par sa compétitivité économique puisque la ville dispose du PIB le plus important de sa catégorie. Elle est également dotée de bonnes infrastructures avec une bonne accessibilité routière et ferroviaire, des ressources humaines bien formées ainsi qu’un taux de diplômés important, ce qui lui permet de tenir la comparaison avec les cadors de ce classement.

Arrive ensuite la ville de Settat qui dispose des mêmes atouts économiques qu’El Jadida. Elle génère le 3e PIB de sa catégorie et attire plusieurs grandes entreprises grâce à sa proximité avec l’aéroport Mohammed V, son axe autoroutier et son foncier peu cher.
En queue de classement, on retrouve Larache et Guelmim qui présentent l’attractivité économique la plus faible de leur catégorie. Larache, malgré son potentiel agricole et sa proximité avec Tanger, a un poids économique faible du fait notamment du pouvoir d’achat très limité de sa population. La ville de Guelmim est, quant à elle, trop en retard sur le plan du développement et possède des infrastructures de piètre qualité qui freinent son développement. Cela sans compter le fait que son taux d’analphabétisme est élevé (33,5%) et ses ressources humaines sont peu qualifiées.
De façon globale, les villes moyennes présentent des profils équilibrés entre qualité de vie et compétitivité. En outre, l’attractivité de leur foncier pour les entreprises laisse présager d’un dynamisme économique dans le futur.


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Petites villes

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On vit bien et on fait des affaires à Ouarzazate !



3e en qualité de vie et 1ère en compétitivité économique, Ouarzazate s’impose comme un bon compromis entre la quiétude d’un centre urbain et le dynamisme d’une ville où l’essentiel est disponible.


Parmi les 28 villes dont la population oscille entre 50 000 et 100 000 habitants, c’est finalement Ouarzazate qui s’impose dans une lutte très serrée. La ville, appréciée pour son tourisme et terre d’accueil du cinéma, allie à la fois confort de vie pour lequel elle se classe 3e sur 28 et compétitivité économique où elle surclasse sa catégorie. Même si Essaouira et Dakhla ont un poids économique supérieur au sien, ses 300 000 touristes annuels dopent considérablement son dynamisme économique. Elle est dotée d’un bon environnement social et s’adjuge la 2e place au niveau des infrastructures tout en proposant un foncier très attractif.

Vient ensuite Errachidia, ville de 90 000 habitants, qui combine bonne qualité de vie et poids économique important puisqu‘elle se classe 4e dans le classement de la compétitivité. Son foncier est également très intéressant (200 DH/ mètre carré de terrain nu), ses ressources humaines sont de qualité (1ère du classement) et son accès aux logements et aux services de base est satisfaisant(2e).

Par ailleurs, les politiques publiques mises en place dans la ville de Dakhla portent leurs fruits puisque la ville se classe à la 3e place. Joussiant de nombreux projets d’infrastructures en cours de réalisation, Dakhla a également une bonne renommée touristique, qui plus est, en amélioration constante. La ville est aujourd’hui le 2e poids économique et le 1er PIB de sa catégorie et sa population dispose d’un pouvoir d’achat relativement important (14 100 DH de dépense annuelle moyenne par ménage). Elle représente indéniablement la ville qui monte.
Tout comme Ouarzazate, Essaouira surfe également sur la vague du tourisme. Ainsi, ses hôtels et maisons d’hôtes accueillent 100 000 visiteurs chaque année et en font un bon marché de consommation. Si son climat peu clément, la ville se rattrape toutefois par son offre de santé et son éducation, critères sur lesquels elle occupe la 5e place.

On retiendra enfin que les villes de Boujdour, Guercif et Fnideq occupent le bas du classement, sans doute parce que leur statut de petites villes où la vie est paisible est entachée d’un manque cruel de moyens, d’infrastructures sociales ou économiques. Ces villes enregistrent les taux d’analphabétisme les plus élevés (35,6% pour Guercif) et les dépenses de consommation les plus faibles (9 000 DH/ménage/an pour Guercif).


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Old August 27th, 2011, 02:04 AM   #3
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Compétitivité Economique
Casablanca s’offre une city, le Maroc gagne deux point de croissance




Le poids économique de la ville de Casablanca sera amplifié par le projet Casablanca Finance City qui ambitionne de donner une nouvelle dimension financière à la ville, et de la positionner comme véritable hub de la finance à l’échelle de la région et du continent.
Casablanca

Ce pôle financier international s'inscrit dans le cadre d'une stratégie financière et économique visant à faire du Maroc un centre régional et international des services financiers, des investissements et de l'assurance.
La future «City» de la ville compte attirer de grandes institutions financières, nationales ou étrangères, pour qu’elles y installent leurs sièges régionaux ou internationaux. Pour ce faire, des mesures incitatives sont prévues comme, par exemple, un taux d’impôts sur les sociétés très faible. De plus, les revenus versés aux personnes résidant à l’étranger et appelées à travailler pour une entreprise jouissant du statut CFC seraient soumis à un taux d’impôts sur le revenu de 20%, soit une réduction de 18 points par rapport au taux en vigueur.
Selon le ministère de l’Economie et des Finances, ce projet d’envergure participera à augmenter le PIB marocain de 2% par an grâce aux flux des investissements étrangers et à la transformation du Maroc en pôle régional au niveau de l’Afrique.
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Old August 27th, 2011, 02:06 AM   #4
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El Jadida, la ville qui monte



La ville d’El Jadida s’est beaucoup développée ces dernières années, profitant notamment de l’ouverture de la station balnéaire Mazagan.

La ville d’El Jadida a connu un développement rapide ces dernières années, portée par la présence d’un nombre important d’entreprises qu’elle accueille dans sa nouvelle zone industrielle. Autre atout économique, le port de Jorf Lasfar, à 17 km au sud de la ville, est le premier port minéralier d’Afrique.

Ouvert au commerce international depuis 1982, ce port constitue l’un des maillons de l’infrastructure portuaire du Maroc abritant nombre de grandes entreprises.
Dotée en outre de bonnes ressources humaines et d’infrastructures opérationnelles (2 lignes ferroviaires et un axe autoroutier reliant El Jadida à Casablanca depuis 2006), la ville devrait devenir l’une des villes les plus touristiques du Maroc car de nombreux projets sont en cours pour en faire une nouvelle ville toujours plus attractive.
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Old August 27th, 2011, 02:08 AM   #5
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Poids économique : Marrakech surclasse Rabat



Le classement du poids économique, caractéristique déterminante pour la compétitivité d’une ville, donne Casablanca et Marrakech en tête des grandes villes. El Jadida talonne Mohammédia.
Poids économique


Casablanca et Marrakech occupent les deux premières places du classement en ce qui concerne le poids économique dans la catégorie «Grandes villes». Une position non étonnante pour Casablanca, pôle urbain de plus de 3 millions d’habitants qui enregistre une croissance démographique importante et un pouvoir d’achat parmi les plus élevés du Royaume, créant ainsi un marché de consommation locale extrêmement important. C’est également la 3e destination prisée par les touristes (700 000 par an), particulièrement les hommes d’affaires. Enfin, son développement industriel et commercial n’a pas de précédent au Maroc. Il est poussé par un PIB environ 4 fois supérieur à celui des autres grandes villes (plus de 29 milliards de dirhams) et participe à hauteur de 30% au PIB national.
Quant à Marrakech, ses bons résultats s’expliquent principalement par ses performances touristiques. En effet, la ville ocre capte à elle seule 30% des touristes étangers (près de 1,6 millions de touristes consommant un nombre important de nuitées), ce qui augmente significativement son marché de consommation. La ville ocre à un population de 925 000 habitants dépensant en moyenne 11 230 dirhams par ménage. Son dynamisme économique lui permet d’occuper, avec plus de 5 milliards de dirhams, la 3e position de sa catégorie en termes de PIB.
La dernière place de ce classement des grandes villes est occupée par Kénitra qui ne parvient pas à capter suffisamment de touristes (35 000 par an quand les autres villes en accueillent en moyenne 440 000) et dont le marché de consommation locale est qualitativement faible. Cette ville dispose néanmoins d’un développement industriel et commercial dans la moyenne.
Pour la catégorie des villes moyennes, la palme est décernée, sans trop de surprise également, à Mohammédia qui profite de sa proximité avec la ville de Casablanca. En effet, son poids économique est le plus important de sa catégorie. Ce résultat s’explique par le fort pouvoir d’achat de la population de cette ville : la dépense annuelle par ménage s’élève à plus de 14 800 dirhams, pour une moyenne de 11 700 dirhams pour les autres villes de la catégorie. De plus, la ville de Mohammédia suscite l’intérêt de nombreux touristes consommant le nombre moyen de nuitées le plus important de la catégorie. Enfin, son tissu d’entreprises industrielle est large avec 40 entreprises de moins de 25 salariés, 30 entreprises dont l’effectif est compris entre 25 et 100 salariés et 22 entreprises de plus de 100 salariés, soit un total de 92 entreprises comptabilisées dans le cadre de l’analyse. Par conséquent, cette présence importante d’acteurs économiques dope le développement industriel et commercial de la ville ainsi que son PIB.
A l’inverse, la ville de Guelmim se trouve en queue de classement avec près de
110 000 habitants et dispose de la population la moins nombreuse de la catégorie. Notons toutefois que cette population dispose d’un pouvoir d’achat parmi les plus élevés de de villes moyenne : la dépense annuelle par ménage s’élève à 14 100 dirhams, plaçant la ville de Guelmim en 4e position de sa catégorie concernant ce critère. En dépit de cette performance, la ville est pénalisée par un impact touristique très faible : 5 326 touristes ont été recensés pendant l’année 2008 pour une moyenne de 15 710 pour la catégorie des villes moyennes. S’ajoute à cela un développement industriel et commercial largement inférieur aux autres villes de la catégorie. Ainsi, avec un taux d’activité qui peine à dépasser les 37%, la ville enregistre la plus mauvaise performance que ce soit au sein de sa catégorie, mais aussi toutes catégories confondues. Cette situation est corrélée à la très faible présence des acteurs économiques puisque seules 3 entreprises industrielle sont comptabilisées dans la ville, ces dernières employant un effectif de moins de 25 salariés !
Une mention spéciale revient à la ville d’El Jadida. Elle est deuxième du classement de la catégorie des villes moyennes, portée par un important développement industriel et commercial, lui permettant d’afficher de bonnes performances : un taux d’activité de 48,4% et plus de 60 entreprises industrielles comptabilisées. Aussi, la ville se distingue par le PIB le plus élevé dans sa catégorie, atteignant ainsi un niveau de création de richesse similaire à Rabat et Marrakech. La ville de Larache, qui arrive en 11e position, est, quant à elle, handicapée par les faiblesses de son impact touristique et de son développement industriel et commercial, et ce, malgré le potentiel agricole de la Région.
C’est Essaouira qui tient le haut du pavé pour le classement des petites villes. En effet, la ville surfe parfaitement sur la vague du tourisme ; elle se classe ainsi seconde en nombre de touristes accueillis (plus de 100 000 par an) et également 2e en nombre de nuitées passées. Cependant, les 77 400 habitants de la ville disposent d’un pouvoir d’achat à peine plus élevé que la moyenne des petites villes : la dépense annuelle par ménage est estimée à plus de 11 200 dirhams, tandis que la moyenne se situe à près de 11 000 dirhams. Outre sa performance touristique, la ville se distingue également par l’un des taux d’activité les plus élevés du Royaume : 62% pour une moyenne nationale de 48,5% et une moyenne de la catégorie de 51,8%.
La ville de Dakhla complète le podium grâce à son importante population (plus de 100 000 habitants) dont le pouvoir d’achat est largement supérieur à la moyenne de sa catégorie : 14 100 dirhams de dépense annuelle par ménage. En 3e position du classement, Ouarzazate est sans contexte la première ville de la catégorie pour le nombre de touristes. Avec près de 300 000 visiteurs étrangers, cette ville dépasse largement les villes de sa catégorie pour concurrencer des villes de taille plus importante comme Rabat ou Fès.
La ville d’Oued Zem, en 5e position, est handicapée par le plus faible développement industriel et commercial du classement. De plus sa population relativement nombreuse (près de 90 000 habitants) dispose d’un pouvoir d’achat plutôt faible
(10 100 dirhams de dépense annuelle par ménage). Et c’est la ville de Ben Guérir qui récolte les mauvais points, plombée d’une part par un impact touristique très faible : seulement 250 arrivées touristiques recensées par les établissements touristiques de la ville, et un nombre tout aussi faible de nuitées. D’autre part, cette ville est également pénalisée par un développement économique insuffisant, et ce, en dépit des nombreux projets programmés et lancés telle que la création de la nouvelle ville de Ben Guerir.
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Old August 27th, 2011, 02:11 AM   #6
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Les villes aux économies les plus dynamiques




Le classement général de la compétitivité économique fait la part belle aux villes de Casablanca, Mohammédia et Ouarzazate. Rabat, Tanger, El Jadida, Settat, Laâyoune et Essaouira, ont également leurs atouts.
Competitivite economique


Le palmarès des villes selon la compétitivité économique combine 5 critères : le poids économique (coefficient : 3), les infrastructures et accessibilité (3), les ressources humaines (2), la présence administrative (1) et l’attractivité foncière (1).
Et c’est sans surprise que Casablanca se hisse tout en haut de ce classement général. Avec ses 3 millions d’habitants, ses 700 000 touristes annuels, et son PIB qui représente 30% de la richesse nationale, la métropole possède sans conteste le poids économique le plus important du Maroc. De plus, ses infrastructures et son accessibilité (le plus aéroport marocain avec plus de 200 vols par jour, 7 lignes ferroviaires, 3 axes autoroutier) en font le cœur du développement économique marocain. Toutefois, en concentrant la majorité des demandes d’emplois et des logements, Casablanca doit logiquement faire face à un foncier rare et cher et des ressources humaines globalement insuffisantes. Ces dernières présentent tout de même un des meilleurs taux d’analphabétisme du Royaume (3e sur le plan national avec 21,4% de la population) et la plus grande proportion de la population ayant un diplôme d’enseignement supérieur (15,5%).
Rabat, dont les habitants sont dotés du pouvoir d’achat le plus élevé du Royaume, talonne Casablanca. S’appuyant sur des infrastructures solides : 1 aéroport international, 2 lignes ferroviaires et 3 axes autoroutiers, la capitale possède des ressources humaines de qualité : plus fort taux de réussite au baccalauréat (47,6%), plus faible taux d’analphabétisme (19%) ; ainsi qu’une plateforme industrielle intégrée (P2I) opérationnelle.
Tanger et Agadir arrivent en 3e et 4e position grâce à leur attractivité foncière et leurs promesses industrielles via la matérialisation des plateformes industrielles intégrées programmées (P2I). En effet, la ville du Détroit reste abordable avec un foncier industriel attractif compris entre 3 250 et 5 250 DH/m², et ce en dépit de son faible dynamisme économique.De plus, la présence d’une zone franche aide à son développement économique.
En queue de classement, Tétouan se caractérise par un poids économique relativement faible en comparaison avec les autres villes de sa catégorie : faible PIB (il ne pèse que 7% de celui de sa voisine Tanger) et un marché de consommation plus faible (400 000 habitants). Mais c’est par ses infrastructures (l’aéroport ne dessert aucune ville nationale, absence de voies ferrées) que Tétouan pêche. S’ajoute à cela l’absence de projet de P2I et le manque partiel de structure administrative : absence d’un tribunal de commerce, faible présence consulaire et partage d’un centre régional d’investissement (CRI) avec la ville de Tanger. Tétouan accuse un net retard économique sur ses concurrentes qui limite les opportunités d’investissement.
Dans la catégorie des villes moyennes, pas de surprise non plus. Dominant la majorité des classements, la ville de Mohammedia bénéficie du poids économique le plus élevé (plus de 20 entreprises de plus de 100 employés, 5e ville sur le plan national), d’infrastructures adaptées (1ère capacité de restauration, 2 lignes ferroviaires, un axe autoroutier), et des ressources humaines et naturelles les plus importantes de la catégorie. Mais, même si Mohammédia tire largement partie de sa proximité avec Casablanca et Rabat (deux aéroports internationaux à moins 90 km), ce voisinage engendre des manques importants sur le plan administratif (aucune institution administrative) et sur le prix moyen du m² foncier (compris entre 4 750 et 8 000 DH/m², le plus cher de sa catégorie). Ainsi, le développement de Mohammédia est directement lié à celui de ses voisines et donc limité : absence de projet P2I.
El Jadida et Settat la talonnent avec un développement économique tout aussi important mais combiné à un foncier bien plus accessible. La première s’appuie sur un tourisme important (1ère ville touristique de sa catégorie avec plus 41 800 touristes locaux et internationaux recensés), de bonnes infrastructures et accessibilité et un foncier intéressant (prix moyen du m² foncier compris entre 3 000 et 8 000 DH/m²).
Pour pallier le faible pouvoir d’achat de sa population (avec une dépense annuelle par ménage estimée à près de 9 000 dirhams) et une présence administrative limitée (à l’exception d’une Cour d’appel). De plus, il est à noter qu’El Jadida jouit de ressources humaines de qualité avec un taux d’analphabétisme faible (4e sur le plan national avec 21,7% de la population) et du plus fort taux de diplômés (14,5% de la population possédant un diplôme d’enseignement supérieur). De son côté, Settat surfe sur des performances économiques correctes avec un très bon PIB (5e du Royaume, représentant 4,38% du PIB marocain) et cela malgré une faible population (130 000 habitants) et un fort taux d’analphabétisme (29,5%).
Toujours dans le volet des villes moyennes, la ville de Laâyoune représente la bonne surprise de ce classement et cela malgré son manque en infrastructures et accessibilité (absence d’un axe autoroutier et d’une ligne ferroviaire). Il faut dire que la ville dispose d’un poids économique correct : bon pouvoir d’achat (dépense annuelle dépassent les 14 000 dirhams par ménage), nombre de touristes en forte augmentation (+21% avec 16 000 touristes par an). Laâyoune compte également sur une présence administrative large avec un Centre régional d’investissement (CRI), une Cour d’appel, une wilaya ; et une très bonne attractivité foncière : présence d’une zone franche et d’un projet P2I.
Enfin, dernières du classement, Larache et Guelmim, souffrent d’une activité industrielle et commerciale limitée.
Ouarzazate est élue ville la plus compétitive dans la catégorie des petites villes. En effet, la ville se caractérise par une présence administrative marquée : une Cour d’appel et une wilaya, et de très bonnes infrastructures hôtelières : avec plus de 7 000 lits, Ouarzazate représente la 6e capacité hôtelière nationale. Ses ressources humaines de qualité et son accueil permettent d’attirer plus de 300 000 touristes par an. Essaouira profite également de son rayonnement touristique mais son foncier reste relativement élevé.
Guercif, Boujdour et Fnideq clôturent ce classement : ces villes se caractérisent par un pouvoir d’achat des populations locales parmi les plus faibles du Maroc, une très mauvaise accessibilité et des infrastructures médiocres, ainsi que des ressources naturelles et humaines très faibles.

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2011-08-26
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Old August 27th, 2011, 04:37 AM   #7
timo9
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Ceux qui lisent la partie concernant Casa, Rabat et kech diront que le Maroc ressemble a un pays scandinave

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infrastructures, environnement économique et qualité des prestations sociales
Hamdoulah qu'il y a les inondations pour prouver le contraire.

Quote:
En termes d’offre en éducation, la ville d’Oujda occupe la première place au classement en affichant des performances constantes sur tout le cursus éducatif.
Alah ya3tena waj7ak a l'auteur !!!

Quote:
Marrakech est une destination reconnue pour ses températures agréables

Last edited by timo9; August 27th, 2011 at 04:44 AM.
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Old August 27th, 2011, 01:13 PM   #8
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Marrakech est vraiment une ville pour ses temps agreable c'est vrai ca juste le probleme avec ca c'est L'ETE !!! entre Juin et Septembre il fait trop chaud
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Old August 30th, 2011, 04:37 AM   #9
ShinobiNYC
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Il fait seulement trop chaud dans les journées. La nuit est bien plus tempéré que la plupart des ville du Maroc et même qqs villes Européennes et Américaines(vu que c'est sec et t'as un courant frais le soir). D'ailleurs la température en Été a Marrakech la nuit c'est entre 17 et 22 degrées donc plutôt agréable(je suis a Marrakech maintenant donc je sais dont je parle :p).
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Old August 30th, 2011, 04:38 AM   #10
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Infrastructures : le Nord et l’Oriental pénalisés



De même que pour le poids économique, les villes de Casablanca, Mohammédia et Essaouira occupent les premières places du classement en termes d’infrastructures et d’accessibilité.


Encore une fois, la ville de Casablanca joue les premiers rôles dans la catégorie des grandes villes. Elle bénéficie, d’une part, de sa position privilégiée pour l’accessibilité routière (trois axes autoroutiers), aérienne (plus de 69 villes desservies par son aéroport contre 20 en moyenne pour les villes de sa catégorie) et ferroviaire (7 lignes). D’autre part, elle apparaît comme la ville la mieux équipée : 1ère en offre de restauration (318 établissements officiellement recensés) et 3e en capacité hôtelière (près de 12 800 lits hôteliers).

En queue de peloton, on retrouve la ville d’Oujda qui pâtit de sa mauvaise accessibilité : la ligne ferroviaire Fès-Taourit-Oujda est irrégulière, et l’accessibilité routière est rendue très difficile par la position excentrée de la ville et l’absence d’un axe autoroutier (seule ville de la catégorie dans ce cas de figure. Un gap qui sera enfin comblé avec l’ouverture de l’autoroute Fès-Oujda). Enfin, Oujda a une capacité d’hébergement insuffisante avec seulement 1 900 lits dans les établissements classés (soit 25 fois moins que la ville de Marrakech qui, avec près de 44 400 lits hôteliers, occupe sans surprise la première position du classement concernant cet indicateur).

Notons que la ville de Fès tire son épingle du jeu pour se classer 3e : malgré son absence d’ouverture sur la mer, la ville se rattrape par sa bonne accessibilité aérienne (son aéroport dispose d’une capacité de 500 000 passagers et dessert 13 villes internationales) et sa capacité hôtelière élevée (4e ville du Maroc pour cet indicateur, avec plus de 7 200 lits hôteliers recensés dans les établissements classés).

La ville de Tétouan se retrouve en avant dernière position du classement des grandes villes, même si elle dispose d’un aéroport international - encore peu dynamique - et qu’elle bénéficie de la présence d’un axe autoroutier et de la proximité du port de Tanger. En effet, cette ville est lourdement handicapée par l’absence de desserte ferroviaire (seule ville de la catégorie dans ce cas de figure), et par des capacités hôtelières et touristiques dans la moyenne (environ 4 400 lits hôteliers recensés dans les établissements classés de la ville et 27 restaurants), mais relativement faibles eu égard aux potentialités de la ville.
C’est encore Mohammédia qui arrive en première position en ce qui concerne les villes moyennes. Forte de sa proximité avec Rabat et Casablanca, Mohammédia dispose de très bonnes infrastructures ferroviaires avec l’existence de deux lignes et une très bonne accessibilité routière marquée par la présence d’un axe autoroutier. En outre, cette ville possède la meilleure capacité de restauration des villes moyennes avec 19 établissements, mais sa capacité hôtelière demeure relativement faible eu égard aux potentialités de la ville (646 lits, soit deux fois que des villes comme El Jadida ou Béni Mellal).
La ville de Berrechid bénéficie également de la proximité de l’aéroport de Casablanca et d’une excellente accessibilité ferroviaire, ce qui lui permet d’occuper la 3e position du classement, et ce, en dépit de la faiblesse de ses capacités hôtelières et touristiques (moins de 100 lits et un restaurant recensés plaçant l’offre de la ville parmi les plus faibles du Royaume).

A l’inverse, l’étude révèle une insuffisance notoire pour la ville de Guelmim qui souffre d’une très mauvaise accessibilité aérienne du fait de l’éloignement de l’aéroport de Tan-Tan, d’une absence de desserte ferroviaire, et d’une mauvaise accessibilité routière du fait de la position géographique de la ville.
De même, en avant dernière position du classement, la ville de Béni Mellal est fortement pénalisée par sa très faible accessibilité aérienne (l’aéroport le plus proche étant celui de Marrakech) et son absence de desserte ferroviaire ; et ce, malgré le fait que la ville dispose, avec plus de 1 200 lits hôteliers, d’une capacité touristique parmi les plus importantes de sa catégorie, contrebalancée toutefois par son offre de restauration (seuls quatre restaurants classés).

Dans la catégorie des petites villes, Essaouira confirme sa bonne tendance en dominant également ce classement. En effet, la ville est dotée d’un aéroport dynamique (1ère ville de la catégorie avec une capacité de 300 000 passagers), d’une très bonne accessibilité portuaire et d’excellentes capacités hôtelières (3 300 lits) et de restauration (33 restaurants). Ses performances en termes d’infrastructures et d’accessibilité sont étroitement liées à ses performances touristiques.
La ville d’Essaouira est talonnée par Ouarzazate qui bénéficie d’une bonne accessibilité générale : un aéroport relativement dynamique d’une capacité de 260 000 passagers et une bonne accessibilité routière. De plus, la ville confirme sa position en tant que destination touristique par excellence en proposant de bonnes capacités hôtelières (plus de 7 000 lits recensés) et d’excellentes capacités de restauration : avec 63 restaurants, la ville de Ouarzazate dépasse de loin les autres villes de sa catégorie (deux fois plus que la ville d’Essaouira par exemple), et propose une offre similaire à celle de villes dont la taille est plus importante (même capacité de restauration que les villes de Fès et Tanger).

La ville de Ben Guérir qui affiche une très mauvaise performance en termes de poids économique (dernière du classement des petites villes) crée la surprise et arrive en 3e position dans le classement des villes en fonction de leurs infrastructures et de leur accessibilité. En effet, cette ville bénéficie de la proximité de l’aéroport de Marrakech dont le dynamisme n’est plus à prouver (une capacité de 2 500 000 passagers et plus de 50 villes internationales desservies). Elle bénéficie aussi de la présence d’une ligne ferroviaire et d’un axe autoroutier. Toutefois, à noter que cette ville ne compte aucun établissement hôtelier classé.
A l’opposé, les dernières positions du classement sont occupées par les villes de Taourirt, Guercif et Boujdour qui sont handicapées par de faibles infrastructures générales. Ainsi, la ville de Boujdour qui occupe le dernier rang, pâtit d’une accessibilité routière et aérienne très faible (l’aéroport le plus proche étant celui de Laâyoune), et ce, en dépit de la présence d’un port.


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Old August 30th, 2011, 04:41 AM   #11
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Autoroute Fès-Oujda et rocade méditerranéenne : le nécessaire maillage routier

L’accessibilité est une condition sine qua non de la compétitivité. Deux grands chantiers lancés depuis plusieurs années, permettront de rendre le nord et le nord-est plus attractifs.


Des infrastructures d’envergure sont en cours de mise en place pour améliorer l’accessibilité et soutenir le développement économique de la région de l’Oriental.
Ainsi, la région verra la création de l’autoroute reliant Fès à Oujda. Le coup d’envoi des travaux a été donné par SM Mohammed VI le 16 janvier 2007, et à l’heure où nous mettions sous presse, il était prévu que l’autoroute soit opérationnelle en juin 2011. Longue de 320 km, elle permettra un gain de temps considérable : de 5 heures on passera à 2h40 de trajet.

Maillon important du réseau autoroutier national, la liaison autoroutière Fès-Oujda prolonge l’autoroute Rabat-Meknès-Fès, aujourd’hui en service, pour former, à terme, un grand axe structurant Est-Ouest. Elle constitue aussi un tronçon important de l’Autoroute maghrébine qui prend son origine à Nouakchott, capitale de la Mauritanie et dessert les principales métropoles de l’UMA pour arriver à Tobrouk en Lybie. Le projet autoroutier Fès-Oujda se subdivise en 12 sections.
Le coût de cette autoroute est estimé à plus de 10 milliards de dirhams, montant ne comprenant pas l’acquisition des terrains. Pour financer les travaux de réalisation de l’autoroute, une convention a été signée entre Autoroutes du Maroc (ADM) et le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social le 6 avril 2005 pour la participation de ce dernier au financement de l’autoroute Fès – Oujda sous forme d’une recapitalisation d’ADM à hauteur de 2 milliards de dirhams. Le montage financier du projet fait intervenir les bailleurs de fonds suivants :
- La BID (Banque interaméricaine de développement) : 2 milliards de dirhams ;
- La BEI (Banque Européenne d’Investissement) : 1,98 milliard de dirhams ;
- Le FADES (Fonds arabe pour le développement économique et social) : 1,8 milliard de dirhams;
- Le FKDEA (Fonds koweitien pour le développement économique arabe) : 900 millions de dirhams;
- Le FAD (Fonds Africain de Développement) : 400 millions de dirhams;
- Le fonds OPEC : 225 millions de dirhams.

La rocade méditerranéenne constitue un autre axe structurant à fort impact sur le développement économique et social du Nord du Maroc. En effet, cette route longeant la côte nord du Royaume, permettra de relier la ville de Tanger à celle de Saïdia en passant par Ksar Seghir, Fnideq, Tétouan, Jebha, Al Hoceima, Nador et Kebdana. Son opérationnalisation permettra de réduire le temps de trajet de 11 à 7 heures. Elle s'étirera lors de son achèvement sur près de 550 km, dont 112 km d'autoroutes ou de voies rapides, 180 km de routes existantes qui ont été réaménagées et 300 km de routes nouvellement créées. Le tronçon entre Saïdia et Al Hoceima est déjà opérationnel, la fin des travaux étant prévue pour 2012. Ce projet d’envergure est doté de 2,4 milliards de dirhams sur la période 2008-2012. Les effets attendus de la rocade porteront principalement sur :
- l’aménagement du territoire, notamment en permettant d’atténuer les déséquilibres territoriaux constatés dans la région ;
- le développement socio-économique et touristique, en assurant la liaison des centres d’activité maritimes (7 ports, 9 abris de pêche et 54 sites touristiques), en améliorant le rendement des ports sur la Méditerranée (ports de pêche et de plaisance) et en permettant de valoriser 200 km de côtes et de sites touristiques.

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Old August 30th, 2011, 04:43 AM   #12
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Ressources humaines : les petites villes surprennent

Les villes de Rabat, Mohammédia et Essaouira enregistrent les meilleures performances de leurs catégories en termes de ressources humaines. Oujda et El Jadida bien cotées également.


Une forte concentration de cadres et de fonctionnaires font bénéficier la ville de Rabat de des meilleures compétences du pays. En outre, la ville possède le meilleur taux d’alphabétisation du royaume (81% contre 74% pour les autres villes de la catégorie) et un taux de réussite au baccalauréat supérieur à la moyenne (47,6% pour une moyenne 45,6% pour les autres grandes villes). Enfin, près de 11% de sa population est diplômée de l’enseignement supérieur.
Oujda et Casablanca complètent le podium. En effet, Oujda affiche un taux de réussite au baccalauréat de 47,3% et un taux d’alphabétisation de 73,8% relativement bons. Par ailleurs, 10% de sa population dispose d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
Casablanca, contrairement à Rabat, souffre d’un taux de réussite au baccalauréat relativement faible (43,4%). Ce taux inférieur à la moyenne des villes de la catégorie s’explique notamment par un plus grand nombre de candidats libres sur la capitale économique du pays. Toutefois, la ville possède le taux de diplômés de l’enseignement supérieur le plus élevé (15,5%) et affiche une bonne performance concernant le taux d’alphabétisation (78,6%).
L’une des surprises de ce classement est l’occupation par la ville de Fès de la dernière position, et ce en dépit de l’importance de son tissu industriel. En effet, cette ville se présente comme l’une des moins «qualifiées» du Royaume, les plus «instruits» se déplaçant vers d’autres grandes villes comme Casablanca, Rabat ou Tanger. De plus, elle affiche, avec moins de 69%, un des taux d’alphabétisation les plus faibles au Maroc. Enfin, elle dispose d’une proportion de diplômés de l’enseignement supérieur très faible (5,4% de la population contre une moyenne de 9,7% pour les autres villes de la catégorie).
La ville de Marrakech occupe, quant à elle, la 7e place du classement, pénalisée par la faiblesse du taux de sa population diplômée de l’enseignement supérieur inférieur à la moyenne constatée pour les autres villes de la catégorie (7,5%), et ses performances moyennes en termes de taux d’alphabétisation et de taux de réussite au baccalauréat (respectivement 70% et 45,7%).

11,5% de la population de Mohammédia constitués de diplômés de l’enseignement supérieur

Dans la catégorie des villes moyennes, Mohammedia écrase la concurrence avec une note proche des grandes villes. La ville affiche l’un des taux d’analphabétisme les moins élevés de sa catégorie (23,2%), grâce à sa proximité avec Rabat et Casablanca qui attirent une main-d’œuvre relativement qualifiée. Par ailleurs, Mohammédia connaît un taux de diplômés de l’enseignement supérieur élevé bénéficiant des pôles universitaires et des Ecoles Supérieures de l’axe Rabat-Mohammedia-Casablanca.
Par conséquent, la ville affiche une des meilleures performances au niveau national quant à la proportion de sa population diplômée de l’enseignement supérieur (11,5%, lui permettant de dépasser la ville de Rabat et d’occuper la 5e position au niveau national quant à cet indicateur).
Notons que la ville de Khémisset se place en seconde position grâce notamment à son taux de réussite au baccalauréat (47,6%) supérieur à la moyenne. Elle affiche toutefois un taux d’analphabétisme supérieur à la moyenne des villes de la catégorie (30,9% contre une moyenne de 28,6%), et moins de 9% de sa population est diplômée de l’enseignement supérieur, ce qui la place à la 23e position du classement national concernant cet indicateur.
La ville d’El Jadida occupe la 3e place en affichant un taux de diplômés de l’enseignement supérieur de 14,5% (ce qui la place en seconde position du classement national pour ce critère après la ville de Casablanca) et un taux d’analphabétisme particulièrement faible (moins de 22%). Elle est néanmoins pénalisée par un faible taux de réussite au baccalauréat (41,4%).
La ville de Nador crée la surprise en se plaçant en 4e position du classement des ressources humaines grâce à sa performance concernant le taux de réussite au baccalauréat (47,6% au même titre que Khémisset, Rabat-Salé ou encore Oujda).
Dans le bas du classement des villes de taille moyenne, on retrouve une nouvelle fois Guelmim qui affiche le plus faible taux d’alphabétisation de sa catégorie avec moins de 67%, un faible taux de réussite au baccalauréat (40,7%) et une très faible proportion de diplômés de l’enseignement supérieur avec seulement 6,3% (dernière ville de la catégorie, la moyenne pour les villes moyennes sur cet indicateur étant de 9,1% et la moyenne nationale de 8,4%).
Avant-dernière, Safi se retrouve handicapée par un taux très faible de diplômés de l’enseignement supérieur (seulement 7,4%), un taux d’analphabétisme supérieur à la moyenne de la catégorie (29,3%) et un taux de réussite au baccalauréat relativement faible (41,4% contre une moyenne de 42,3% pour les villes de la catégorie).

Un taux d’analphabétisme de 21,2% seulement à Errachidia

Errachidia arrive en pole position des petites villes. Cette ville enregistre le taux d’analphabétisme le plus faible du Royaume avec 21,2% (une performance meilleure que celle affichée par la ville de Casablanca), un taux de réussite au baccalauréat qui approche les 50% et un taux de diplômés de l’enseignement supérieur d’environ 11% (soit une performance comparable à celle d’une ville comme Rabat). Boujdour clôture encore une fois le classement : elle fait face à des taux d’alphabétisation et de diplômés de l’enseignement supérieur très faibles (respectivement 61% et 5%). De même, sa performance concernant le taux de réussite au baccalauréat la place parmi les plus faibles du Royaume (39,1% contre une moyenne de 44,7% pour la catégorie des petites villes).
La ville de Taourirt, dont le taux d’alphabétisation peine à atteindre 58%, affiche la plus mauvaise performance au niveau national en ce qui concerne cet indicateur ; tandis que la ville de Ouarzazate arrive 5e au classement national avec un taux d’alphabétisation qui dépasse 76%.
Par ailleurs, avec près de 12%, la ville d’Al Hoceima possède le taux de diplômés de l’enseignement supérieur le plus élevé de la catégorie, ce qui lui permet d’occuper la 3e position dans le classement national (toutes catégories confondues) concernant cet indicateur. Enfin, la ville de Ouarzazate se démarque par une excellente performance en affichant un taux de diplômés de l’enseignement supérieur de 11,6%, ce qui la place en 4e position du classement national.
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Old August 30th, 2011, 07:39 AM   #13
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La capitale administrative, la mégapole économique et la destination touristique phare trustent le podium en raison de leurs atouts : infrastructures, environnement économique et qualité des prestations sociales.


Le classement général récompense la capitale du Royaume, Rabat, qui dispose de la meilleure qualité de vie et du 3e poids économique au sein des villes de plus de 300 000 habitants. La capitale baigne dans un environnement social des plus favorables, avec un indice de développement humain élevé, un bon niveau de sécurité et un taux de pauvreté relativement faible. Elle est également le siège de manifestations culturelles importantes comme le festival d’envergure internationale Mawazine. Elle enregistre, en outre, du taux d’analphabétisme le plus faible. De plus, sa population dispose d’un pouvoir d’achat relativement élevé. Ses infrastructures, ses nombreux services administratifs, et la qualité de ses ressources humaines en font donc le numéro 1 du classement.
safi sdina mab9at hedra
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Old August 30th, 2011, 10:53 AM   #14
Tetwani
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Plus je lis ces classements, plus je me rends compte de l'injustice dans laquelle est plongée Tétouan.

Aucun projet de liaison ferroviaire, pourtant ce n'est pas difficile par la côte!
Aéroport marginalisé au profit de celui de Tanger!
Zones industriels en friche au profit de Tanger et des ses free zones!
Pas de CRI pour Tétouan (ville de 400.000 habitants)
Pas de tribunal du commerce!
Pas d'investissements en industrie, agriculture ni offshoring (Tétouan Offshore n'a pas encore vu la lumière du jour)
Les investissements touristiques se font sur la côte et cette côte a été séparée de Tétouan avec la création d'une préfecture Mdiq-Fnideq qui inclus même Martil (ville où se situe la principale Z.I de Tétouan)!!!!!!!!!
...
Il faut dire que Tétouan n'est située que sur le détroit de Gibraltar, à 14km de l'Europe, qu'elle a une civilisation radieuse dès sa création par les Andalous, qu'elle est la destination touristique préférée de millions de marocains, d'MRE et même du Roi! qu'elle avait 3 Marinas alors que d'autres villes Marocaines ne rêvaient même pas d'en avoir, qu'elle fût capitale du protectorat espagnol et qu'elle a des bâtiments coloniaux et arts déco qui n'ont rien à envier à ceux de Casa...

Bref, Tétouan n'arrête pas de grandir, mais les infrastructures ne suivent pas. Ses jeunes partent travailler ailleurs, ses vieux partent se soigner ailleurs, ses industriels partent investir ailleurs et ses médecins partent exercer ailleurs...

...C'est tout simplement affligeant!
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Old August 30th, 2011, 05:31 PM   #15
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Old August 30th, 2011, 06:05 PM   #16
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Safi aussi
C'est toujours les mêmes régions qui trinquent!
L'aménagement du territoire n'est pas un sujet qu'ils maitrisent

J'ai l'impression que Tétouan est considérée comme une antenne de Tanger, à une différence près et c'est que Tétouan fait partie des 10 plus grandes villes du pays.

Ce qu'il faut que ces gens là comprennent c'est que Tétouan doit être totalement autonome de Tanger et qu'il n'y a aucune raison pour qu'on soit rattaché à une ville qui n'était guerre plus grande que la notre il y a à peine 20 ans!!!! C'est comme si les gens d'Agadir devait se déplacer à Marrakech pour aller au tribunal du commerce.

-> Si vous voulez investir à Tétouan? Il faut aller au CRI de Tanger!
Pourquoi installer votre usine à Tétouan si à Tanger vous trouverez toute l'administration dont vous avez besoin et des zones franches.
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Old August 30th, 2011, 08:41 PM   #17
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Plus je lis ces classements, plus je me rends compte de l'injustice dans laquelle est plongée Tétouan.

Aucun projet de liaison ferroviaire, pourtant ce n'est pas difficile par la côte!
Aéroport marginalisé au profit de celui de Tanger!
Zones industriels en friche au profit de Tanger et des ses free zones!
Pas de CRI pour Tétouan (ville de 400.000 habitants)
Pas de tribunal du commerce!
Pas d'investissements en industrie, agriculture ni offshoring (Tétouan Offshore n'a pas encore vu la lumière du jour)
Les investissements touristiques se font sur la côte et cette côte a été séparée de Tétouan avec la création d'une préfecture Mdiq-Fnideq qui inclus même Martil (ville où se situe la principale Z.I de Tétouan)!!!!!!!!!
...
Il faut dire que Tétouan n'est située que sur le détroit de Gibraltar, à 14km de l'Europe, qu'elle a une civilisation radieuse dès sa création par les Andalous, qu'elle est la destination touristique préférée de millions de marocains, d'MRE et même du Roi! qu'elle avait 3 Marinas alors que d'autres villes Marocaines ne rêvaient même pas d'en avoir, qu'elle fût capitale du protectorat espagnol et qu'elle a des bâtiments coloniaux et arts déco qui n'ont rien à envier à ceux de Casa...

Bref, Tétouan n'arrête pas de grandir, mais les infrastructures ne suivent pas. Ses jeunes partent travailler ailleurs, ses vieux partent se soigner ailleurs, ses industriels partent investir ailleurs et ses médecins partent exercer ailleurs...

...C'est tout simplement affligeant!
C'est vrai qu'ils pourraient au moins faire l'effort de relier Tetouan a Tanger ou Tanger med par le rail, c'est pas le bout du monde quand meme

C'est l'une des raisons de mon opposition au TGV, on a encore des villes de plus de 400 000 hab, non relier au rail ...
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Old August 30th, 2011, 08:44 PM   #18
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C'est toujours les mêmes régions qui trinquent!
L'aménagement du territoire n'est pas un sujet qu'ils maitrisent

J'ai l'impression que Tétouan est considérée comme une antenne de Tanger, à une différence près et c'est que Tétouan fait partie des 10 plus grandes villes du pays.

Ce qu'il faut que ces gens là comprennent c'est que Tétouan doit être totalement autonome de Tanger et qu'il n'y a aucune raison pour qu'on soit rattaché à une ville qui n'était guerre plus grande que la notre il y a à peine 20 ans!!!! C'est comme si les gens d'Agadir devait se déplacer à Marrakech pour aller au tribunal du commerce.

-> Si vous voulez investir à Tétouan? Il faut aller au CRI de Tanger!
Pourquoi installer votre usine à Tétouan si à Tanger vous trouverez toute l'administration dont vous avez besoin et des zones franches.
L'axe fort economiquement du Maroc, penche de plus en plus vers le couloir Atlantique Tanger Kenitra Rabat Casablanca, le reste du pays est a la marge et parait moins develloper...

D'ailleurs Tanger, Kenitra et Casablanca sont les plus gros poles industriels du pays... et le seront plus a l'avenir (Renault melloussa, Kenitra automotive city, et pas besoin de presenter Casablanca...)
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Old September 28th, 2011, 03:03 AM   #19
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Lorsque on fait confiance aux chiffres officielles ça donne ça...

www.lavieeco.com

Nador est 9eme parmi les villes moyennes
Économiquement Taourirt pèse plus que Berkane alors que cette dernière exporte ses produits a l’étranger

L'article sur l’éducation, sur l'infrastructure l’offre de soin me fait dire que la Vie'Eco voulait juste vendre plus en faisant ces soit disant enquêtes et surtout faire plaisir a certains noms.

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Lorsque on fait confiance aux chiffres officielles ça donne ça...

www.lavieeco.com

Nador est 9eme parmi les villes moyennes
Économiquement Taourirt pèse plus que Berkane alors que cette dernière exporte ses produits a l’étranger

L'article sur l’éducation, sur l'infrastructure l’offre de soin me fait dire que la Vie'Eco voulait juste vendre plus en faisant ces soit disant enquêtes et surtout faire plaisir a certains noms.
C'est quoi ce classement ? Il prend en compte quels parametres ?

Et il manque Sale dans les grandes villes
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